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  • Les prétendues « dérogations »

    En France, jusqu’à présent, la recherche sur l’embryon humain est interdite. Sauf « dérogation ». Or on apprend, à la faveur des troisièmes Journées de l’Agence de la biomédecine, que depuis 2005 « plus de 70 projets de recherche sur les embryons ou les cellules souches embryonnaires ont été autorisées à titre dérogatoire».

    Et que 12 projets seulement ont été rejetés.

    Il ne s’agit donc en aucune manière de « dérogations », puisque c’est la grande majorité des projets qui est acceptée. Il s’agit simplement d’une autorisation préalable. Et d’un énorme scandale de la culture de mort.

  • Eurozone : eurogalère

    Ce n’est pas seulement en France, c’est dans toute l’eurozone que le chômage ne cesse de battre des records : 12,2% en avril. Et si l’Union européenne c’est l’avenir, je ne sais pas comment on va pouvoir l’expliquer aux jeunes qui ne trouvent pas de travail, qui sont plus de 40% en Italie, 42,5% au Portugal, et… 56,4% en Espagne.

  • Ça bouge en Allemagne

    Dans une tribune du FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung), Hans Hugo Klein, ancien juge (1983-1996) à la Cour constitutionnelle allemande, écrit que « le principe de subsidiarité doit être défini plus en détail » et qu’ensuite il faut faire « un examen approfondi des lois existantes de l’UE ». Alors que les eurocrates se succèdent pour dire à David Cameron qu’il est impossible de rapatrier des compétences, Hans Hugo Klein affirme que pour ne pas s’aliéner les peuples, « un rapatriement de compétences et un élagage des règles et règlements est nécessaire ».

  • Royaume-Uni : la Commission lance une grenade

    La Commission européenne a décidé de déférer le gouvernement britannique devant la Cour de Justice européenne parce qu’il soumet les immigrants européens à un contrôle intitulé « droit de résider » pour leur permettre de percevoir certaines prestations sociales. Le ministre du Travail Iain Duncan Smith a déclaré qu’il « se battra à chaque étape », accusant la Commission d’un « flagrant accaparement de terrain ». Son homologue travailliste du shadow cabinet défend la même position : « Nous devons mettre en place des contrôles pour nous assurer que les gens montrent leur engagement envers ce pays avant qu’ils en tirent bénéfice. »

    Réaction de Stephen Booth, d’Open Europe : « La Commission européenne a lancé une grenade dans un débat déjà passionné sur la poursuite de l’adhésion du Royaume-Uni à l’UE. C’est le pire sujet que la Commission pouvait chercher à contester, au pire moment possible. »

  • Les cartons rouges de William Hague

    William Hague, ministre britannique des Affaires étrangères, demande que soit mis en place un système de « carton rouge » qui permette aux parlements nationaux de bloquer les lois européennes inopportunes. William Hague parle de « carton rouge » en référence à ce qu’il appelle le « carton jaune » qui permet aux parlements, dans le traité de Lisbonne, de demander à la Commission européenne de reconsidérer sa proposition. C’est seulement en donnant plus de pouvoir aux parlements nationaux, et non au Parlement européen, dit-il, qu’on pourra réduire le « déficit démocratique ».

  • Vietnam : la persécution des Montagnards continue

    Un tribunal vietnamien a condamné un groupe de Montagnards (membres des ethnies des hauts plateaux) à des peines de 3 à 11 ans de prison pour « menaces à l’unité de l’Etat ». Certains sont accusés de connivences avec des groupes d’exilés pour constituer un Etat montagnard indépendant, d’autres sont accusés d’avoir incité les Montagnards à protester contre la déportation de villageois pour cause d’installation d’un barrage hydroélectrique. En réalité, les 8 condamnés sont coupables de faire partie d’une organisation catholique « non reconnue », et de prendre au nom de leur foi la défense des minorités ethniques opprimées par le gouvernement communiste.

    (Asianews)

  • « Génération garde à vue »

    Un blog qui témoigne sobrement mais implacablement d’un aspect particulièrement honteux de la dictature Hollande-Taubira-Valls.

     

  • SOS Homophobie a de nouveau le label Education nationale…

    Le ministère de Vincent Peillon a de nouveau donné l’agrément national au lobby homosexualiste SOS Homophobie pour qu’il puisse librement faire sa propagande homosexuelle dans les écoles.

    Le ministre de Sarkozy Luc Chatel avait déjà donné l’agrément national à SOS Homophobie en 2009, mais il avait été annulé par le tribunal administratif de Paris en novembre dernier sur plainte de la Confédération nationale des associations familiales catholiques.

    On nous rappelle que le tribunal avait rejeté le « module de sensibilisation », au motif que la « formulation de certaines des réflexions de ce document est susceptible de porter atteinte aux convictions religieuses et philosophiques tant des élèves que de leurs parents ou des enseignants ».

    On suppose donc que la formulation a été revue de façon cosmétique…

    Mais il ne faut pas oublier que le jugement du tribunal était un  jugement de fond : les interventions de SOS Homophobie dans les écoles, affirmait-il, « méconnaissent les principes de neutralité politique et philosophique, de liberté de conscience, de laïcité et du droit des parents sur l’éducation de leurs enfants ».

    Ce sera toujours le cas. Mais le climat a tellement changé ces derniers mois que le même tribunal n’affirmerait sans doute plus cela. Et la dictature homosexualiste a atteint un tel degré que la CNAFC ne se hasardera sans doute pas à réitérer son action : elle pourrait bien être condamnée pour homophobie…

  • La Pentecôte Summorum Pontificum de l’archevêque de Ferrare

    geppy_toglia_vescovo-7778.jpgIl n’est déjà pas si fréquent de voir un évêque célébrer la messe dans l’usus antiquior. Mais ce qu’a fait Mgr Negri me semble exceptionnel : c’est en effet la messe de la Pentecôte qu’il a célébrée ainsi, et c’était pour le premier pèlerinage organisé par « le peuple Summorum Pontificum » au sanctuaire marial du Poggetto, à Sant’Egidio près de Ferrare. Et c’est la seule église de la région qui n’ait subi aucun dommage lors du tremblement de terre de l’an dernier.

    On connaissait déjà Mgr Luigi Negri comme évêque de Saint-Marin. Il n’avait pas sa langue dans sa poche, sur divers sujets… Devenu archevêque de Ferrare, il ne semble pas avoir l’intention de nous décevoir…

    Dans son homélie, il a souligné que la liturgie traditionnelle n’est pas « une alternative à la liturgie réformée du Concile Vatican II », mais qu’elle « vit avec sa pleine dignité, sa pleine physionomie, en toute liberté et en toute responsabilité aux côtés de la liturgie réformée ».

    Il a rappelé que Benoît XVI avait « demandé à l'Eglise tout entière, à commencer par les évêques, d'être respectueux de son intention d'étendre les trésors de l'Église, concédant à ceux qui en ressentent légitimement le désir, de favoriser le droit d'avoir accès à ce trésor “antique” et de le vivre avec plénitude dans le monde moderne pour la vérité de la foi aujourd'hui et la mission aujourd'hui ».

    Quant aux « groupes de fidèles »  dont parle le motu proprio, ce sont « tous ces fidèles qui ont le droit et le devoir de pouvoir accéder à cette liturgie. Vous l'avez entre les mains, l'Église vous permet de l'introduire en toute liberté. Il ne peut exister aucun diocèse, en Italie ou dans le monde entier, qui vous dise non. Dès lors qu'il y aurait un seul non, l'évêque doit être appelé à rendre compte. »

    Et après avoir fait la confidence qu’il avait reçu une lettre de Benoît XVI pour le féliciter de la façon dont il avait mis en œuvre le motu proprio à Saint-Marin, il a dit aussi : « J'étais parmi les évêques (je dois dire à la vérité, peu nombreux) qui ont gagné de tout cela un approfondissement de leur propre identité par rapport à l'expérience de Dieu. C'est quelque chose de grand, non seulement pour ceux qui la pratiquent, mais pour toute l'Eglise. »

    Merci à Mgr Negri. Merci à Benoît et moi qui a traduit toute l’homélie, qui vaut d’être lue en entier (sur la Pentecôte, bien sûr, et sur le reste, dont la petite phrase sur les divorcés remariés...).

  • La bienheureuse Vierge Marie Reine

    Cette fête a été inventée par Pie XII en 1954. Quatre ans avant, le même pape avait promulgué le dogme de l’Assomption. J’avoue ne voir l’intérêt ni de l’un ni de l’autre. L’Assomption a toujours été célébrée en Orient comme en Occident, et le dogme ne définit rien de plus que ce que la tradition a toujours dit (et nettement moins que ce qu’en dit la tradition orientale). D’autre part l’Assomption est véritablement ce qui illustre la royauté de Marie, et c’est le 15 août qu’a toujours été fêtée Marie Reine de France (et Marie reine de bien d’autres pays le même 15 août).

    En outre, la liturgie de cette fête qui ne s’inscrit dans aucune tradition liturgique a été conçue selon la nouvelle traduction des psaumes, qui porte le nom du cardinal Bea et qui est une aberration. Le ver était déjà dans le fruit… Et cette messe est typique de l’arrogance des novateurs qui n’hésitent pas à contredire les pères et docteurs de l’Eglise. Dans l’office, on a laissé la citation du psaume 44 que fait saint Athanase lui-même cité par saint Pierre Canisius : « La Reine s’est tenue à ta droite, dans un vêtement d’or ». Mais dans la messe le même verset est devenu, © Bea : « La Reine se tient à sa droite, ornée d’or d’Ophir ».

    C’est bien pire en latin. La version traditionnelle dit :

    Astitit regina a dextris tuis, in vestitu deaurato.

    La version Bea dit :

    Regina adstat ad dexteram eius, ornata auro ex Ophir.

    Le rythme paisible et solennel est détruit, il devient heurté, haché, avec deux hiatus rédhibitoires : regina adstat, ornata auro.

    Voilà comment on détruisait la liturgie avant même la grande destruction…

    Consolons-nous avec le bienheureux Fra Angelico, qui n'avait pas besoin d'une nouvelle fête liturgique pour peindre ceci :

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  • Hollande toujours

    François Hollande, lors de sa conférence de presse commune avec Angela Merkel :

    « Nous sommes d'accord pour qu'il y ait plus de sommets européens avec un président à temps plein de l'Eurogroupe. »

    Pour que personne ne nous dise ce que nous devons faire, bien sûr…

  • Au fait...

    Le Forum Catholique fonctionne à nouveau.

    Le seul problème, pour y participer de nouveau, est qu'il faut se souvenir du mot de passe qu'on avait utilisé la première fois... (Moi j'ai réussi à la deuxième tentative!)

  • Traitement rationnel

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  • La phrase politique la plus débile d’hier

    Elle est de François Hollande :

    « La Commission n'a pas à nous dicter ce que nous avons à faire. »

    Il paraît qu’à Bruxelles ils n’avaient pas autant rigolé depuis longtemps.

  • Au Pakistan

    Les évêques du Pakistan profitent des élections et du changement de gouvernement pour rappeler les demandes de l’Eglise. La commission Justice et Paix attire l’attention du nouveau Premier ministre, Nawaz Sharif, sur la discrimination religieuse contenue dans les manuels scolaires et enseignée dans les écoles.

    Selon une étude publiée par la commission, 55 chapitres de 22 manuels utilisés de l’école primaire au lycée dans les provinces du Sindh et du Punjab contiennent des affirmations erronées, offensantes et discriminatoires envers les minorités religieuses.

    La commission note que les affirmations discriminatoires ont augmenté au fil des années. En 2009, les cas signalés dans les manuels étaient au nombre de 45 contre 122 en 2013.

    La Commission suggère au nouveau gouvernement de revoir les politiques de l’instruction et demande des interventions afin de mettre fin aux « leçons discriminatoires vis-à-vis des minorités ». Pour ce faire, pourrait être constituée une Commission indépendante composée de chercheurs et d’historiens. En outre, l’organisme ecclésial demande à ce que les élèves non musulmans ne soient pas contraints à suivre les leçons d’études islamiques mais qu’ils puissent étudier leurs religions respectives ou suivre des études alternatives.

    (Fides)

  • Inauguration de l’université de Madaba

    Cet après-midi a lieu en Jordanie l’inauguration solennelle de l’Université de Madaba, dont Benoît Xvi avait posé la première pierre le 9 mai 2009.

    A cette inauguration participent le roi Abdallah II de Jordanie, le patriarche latin de Jérusalem S.B. Fouad Twal, et le préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, le cardinal Leonardo Sandri. « La présence du roi, du patriarche et du cardinal – explique à l’Agence Fides le Père Rifat Bader, Directeur du Center of catholic studies and formation for media – confirme de manière forte que le chemin de la nouvelle institution universitaire doit être encadré dans le contexte de la mission, vaste et durable, réalisée par le Patriarcat latin en Jordanie dans le domaine de l’instruction. Voici 160 ans, la première école du patriarcat latin était créée au-delà du Jourdain, dans ce qui paraissait alors un monde clos et marginal. Aujourd’hui, cette même mission en arrive à favoriser la naissance d’une Université aux standards élevés et disposant de relations académiques internationales, au service du peuple jordanien, des chrétiens comme des musulmans. »

    L'« American University » de Madaba a ouvert ses portes en octobre 2011. Les étudiants sont actuellement au nombre de 800 environ même si, à plein régime, l’institution pourra en accueillir 8.000. Les parcours activés sont une vingtaine, concentrés dans les secteurs des technologies informatiques, des sciences économiques et des carrières médicales et sanitaires. Le patriarcat latin a contribué de manière importante à la construction des bâtiments. Le patriarche est membre du conseil d’administration qui gère désormais de manière pleinement indépendante l’université sur les plans académique et financier, sur le modèle d’autres universités proche-orientales accréditées par les organismes de certification universitaire américains.

    (Fides)

  • Ave Maria…

    Le premier attentat légal contre le mariage a eu lieu hier à Montpellier. Accompagné d’un blasphème :

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    h8xw6cr2.gifUne comtesse de Maguelonne donna Montpellier à l'évêque Ricuin, qui plaça la ville sous le patronage de la Vierge, d'où dans les armes les initiales A et M (Ave Maria), et qui en investit son vassal, Guilhem Ier, branche de la dynastie des Guilhem, dont l'emblème au tourteau de gueules (au rond rouge) se retrouve sur le blason.

    Ce matin, après la procession de la Fête Dieu, on chantait :

    Ô Marie conçue sans péché, priez, priez, priez pour la France…

  • Un sabotage

    A l’audience du 3 avril, François disait qu’il reprenait les catéchèses de l’année de la foi sur le Credo. Et il parlait de la Résurrection.

    Or Benoît XVI avait juste entamé son explication du Credo : il en était encore à la création.

    Je me suis dit que le nouveau pape embrayait sur les événements de l’année liturgique, et qu’il reviendrait ensuite en arrière.

    Puisqu’il avait évoqué la Résurrection, fatalement il poursuivait par l’Ascension, puis par le Saint-Esprit.

    Le 22 mai, il en arrivait à « Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique ».

    Le 27 mai, il annonçait une nouvelle série de catéchèses. Sur l’Eglise.

    Bref, il n’y aura pas de catéchèse sur le Credo. Ce que Benoît XVI avait programmé a été sciemment saboté.

    On me dira que, vu ce que dit le nouveau pape, ça n’a guère d’importance. En effet. C’est juste une question de principe. Disons même de politesse…

    Au fait, ceux qui ont du temps à perdre ont peut-être constaté que la « catéchèse » du 22 mai était ponctuée de trois citations de Paul VI. François paraît vraiment coincé dans les années 70…

  • Messe pour la France…

    Le cardinal Jean-Pierre Ricard a célébré hier la traditionnelle messe pour la France, en la chapelle Sainte-Pétronille de la basilique Saint-Pierre.

    Il a fait l’éloge de la fidélité, notamment « aux valeurs de la République », à laquelle il faut former les jeunes. Sic.

  • Fête Dieu

    Au moment de l’adoration, nous sommes tous sur le même plan, agenouillés devant le Sacrement de l’Amour. Le sacerdoce commun et le sacerdoce ministériel se trouvent réunis dans le culte eucharistique. C’est une expérience très belle et très significative que nous avons vécue à différentes reprises dans la basilique Saint-Pierre, ainsi que lors des inoubliables veillées avec les jeunes — je me souviens par exemple de celles de Cologne, de Londres, de Zagreb, de Madrid. Il est évident pour tous que ces moments de veillée eucharistique préparent la célébration de la Messe, préparent les cœurs à la rencontre, si bien qu’elle en devient elle aussi plus féconde. Etre tous en silence de façon prolongée devant le Seigneur présent dans son Sacrement, est l’une des expériences les plus authentiques de notre être Eglise, qui est accompagnée de façon complémentaire par celle de célébrer l’Eucharistie, en écoutant la Parole de Dieu, en chantant, en s’approchant ensemble de la table du Pain de vie. Communion et contemplation ne peuvent pas être séparées, elles vont de pair. Pour communier vraiment avec une autre personne, je dois la connaître, savoir rester auprès d’elle en silence, l’écouter, la regarder avec amour. Le vrai amour et la vraie amitié vivent toujours de cette réciprocité de regards, de silences intenses, éloquents, pleins de respect, et de vénération, afin que la rencontre soit vécue en profondeur, de façon personnelle et non pas superficielle. Et hélas, s’il manque cette dimension, même la communion sacramentelle peut devenir, de notre part, un geste superficiel. En revanche, dans la vraie communion, préparée par l’entretien de la prière et de la vie, nous pouvons dire au Seigneur des paroles de confiance, comme celles qui viennent de résonner dans le psaume responsorial : « Je suis ton serviteur fils de ta servante, / tu as défait mes liens. / Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâces, / j'appellerai le nom du Seigneur ».

    Benoît XVI, jeudi 7 juin 2012, basilique Saint-Jean de Latran

  • L’homme qui veut effacer son baptême

    La cour d’appel de Caen a examiné hier le jugement du tribunal de Coutances qui obligeait l’évêché à effacer un baptême de ses registres, au nom du droit au respect de la vie privée.

    L’avocat du diocèse a souligné que le baptême est un acte public, et non privé, et qu’il est impossible de supprimer la trace de cet acte public. Lequel figure dans un registre sous clé auquel n’ont accès que le curé et l’évêque. En outre, la loi de 1905 stipule que chaque culte est libre de s’organiser comme il l’entend.

    L’avocat de l’homme qui veut effacer son baptême a mis en avant un précédent : selon lui, le nom d’un baptisé a été effacé d’un registre paroissial de Tulles l’an dernier. L’avocat du diocèse a rétorqué qu’il s’agissait d’un montage destiné à se débarrasser d’un demandeur tenace, et que le vrai registre était intact…

    Le parquet a clairement demandé que la cour infirme le jugement de première instance, au motif que « la seule mention d’un nom sur un registre ne saurait constituer une atteinte à la vie privée ».

    On remarquera que l’homme qui veut effacer son baptême est un fieffé menteur. Il dit et répète à qui veut l’entendre qu’il n’a « aucune animosité à l'égard de la religion » mais que simplement il n’en « fait plus partie » et que l’Eglise doit donc en prendre acte.

    Mais ce n’est pas vrai. Il est un militant de la « Libre Pensée », si peu libre qu’elle déclare dans ses statuts que les religions sont « les pires obstacles à l’émancipation de la pensée ».

    C’était la Libre Pensée qui avait crié victoire en publiant le jugement de première instance passé inaperçu, et le vice-président de l’organisation était présent à l’audience d’appel.

    La cour rendra sa décision le 10 septembre.

  • Le Saint-Siège dénonce les persécutions des chrétiens

    Environ 100.000 chrétiens sont tués chaque année à cause de leur foi, a souligné Mgr Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège près les Nations Unies, à Genève lors de la 23e session du dialogue interactif entre le Conseil des droits de l’Homme et le Haut-Commissaire.

    A ce nombre de morts s’ajoute bien d’autres plaies. Les chrétiens, dénonce Mgr Tomasi, sont contraints de tout quitter, de supporter la destruction de leurs lieux de prière ; ils subissent les viols et les enlèvements de leurs chefs comme récemment en Syrie avec les deux évêques orthodoxes. Le Proche-Orient, l’Afrique et l’Asie sont les régions ou les continents où se sont déroulées le plus de violations contre la liberté religieuse. Elles sont le « fruit du sectarisme, de l’intolérance, du terrorisme et de lois d’exclusion » a expliqué le représentant du Saint-Siège.

    L’Europe, territoire où la présence chrétienne « fait partie intégrante de la société », n’est pas épargnée. « Une tendance émerge qui tend à marginaliser le christianisme dans la vie publique, à en ignorer l’apport historique et social et même à restreindre les capacités des communautés de foi à mener leurs œuvres sociales. »

    Lundi, Mgr Toso, secrétaire du Conseil pontifical Justice et Paix, traitait de la même question à la conférence sur la tolérance et la non-discrimination de l’OSCE, à Tirana en Albanie.

    Dix-sept siècles après la promulgation par l’empereur Constantin de l’édit de Milan (avril 313) qui mettait un terme aux persécutions visant les chrétiens dans l’empire romain, force est de constater, a-t-il souligné, que les « épisodes d’intolérance et de discrimination envers les chrétiens non seulement n’ont pas diminué mais ont augmenté » : les premières victimes des atteintes à la liberté religieuse sont les chrétiens.

    « Il est souvent rappelé aux chrétiens, dans le débat public, (et de plus en plus dans les tribunaux), qu’ils peuvent croire tout ce qu’ils veulent dans leur maison ou dans leur tête, et qu’ils peuvent rendre leur culte comme ils le désirent dans leurs églises privées, mais qu’ils ne peuvent pas agir sur la base de ces croyances en public ». Il s’agit « d’une distorsion délibérée et d’une limitation de ce que signifie vraiment la liberté religieuse ». Ces limitations agissent dans deux domaines bien précis. Le premier est « l’intolérance envers le discours chrétien ». Le second concerne celui de la « conscience chrétienne », principalement dans le domaine professionnel. « Dans toute l’Europe, il existe de nombreux cas de chrétiens éloignés de leur lieu de travail seulement parce qu’ils ont cherché d’agir selon leur conscience. » Mgr Toso a également mentionné les profanations de lieux de culte.

    Le Saint-Siège demande donc à l’OSCE que les discriminations envers les chrétiens, même là où ils représentent la majorité, « soient considérées comme une grave menace envers la société entière et qu’elles soient combattues de la même manière que le sont l’antisémitisme ou l’islamophobie ».

  • « En croyant, qu'ils aient la vie »

    Cet intitulé est celui de la « Journée Evangelium Vitae » organisée à Rome les 15 et 16 juin prochains. Il y aura notamment une procession aux flambeaux le samedi soir (avec des groupes venant du monde entier), et le pape présidera la messe du dimanche matin pour « le peuple de la vie ».

  • Fête Dieu : une adoration eucharistique planétaire

    Dans le cadre de l'Année de la foi, ainsi que cela avait été programmé par Benoît XVI, une adoration eucharistique solennelle sera célébrée en la Basilique vaticane dimanche 2 juin (solennité de la Fête Dieu) de 17h à 18h, et simultanément dans un grand nombre de cathédrales, d’églises et de communautés religieuses du monde entier (bon courage aux Néo-Zélandais : il sera 3h du matin – et ce sera lundi).

    Les adorateurs prieront aux intentions (un peu bavardes) du pape :

    1 - Pour l'Eglise répandue de par le monde et unie aujourd'hui dans l'adoration eucharistique : Que le Seigneur la rende toujours plus obéissante à sa parole, afin qu'elle se montre au monde plus belle, sans tache ni ride, sainte et immaculée. Que par le biais d'une annonce fidèle, la Parole puisse résonner comme présage de miséricorde, et provoquer un renouveau d'amour qui donne du sens à la souffrance, rende joie et sérénité.

    2 - Pour tous ceux qui souffrent de par le monde, victimes de nouveaux esclavages, de la guerre, de la traite, du narcotrafic. Pour les enfants et les femmes victimes de violences, afin que leur cri silencieux soit entendu par l'Eglise et qu'ils demeurent confiants dans le Crucifié, que l'on n’oublie pas nos frères et sœurs soumis à la violence. Pour tous ceux qui sont en état de précarité matérielle, les chômeurs, les personnes âgées et les émigrés, les sans abri et les détenus, tous les marginaux. Que la prière et la solidarité de l'Eglise les soutiennent dans l'espérance, leur donne la force de défendre leur dignité.

  • Sainte Marie-Madeleine de Pazzi

    « Ou souffrir, ou mourir », disait sainte Thérèse dans son carmel espagnol. Gagne petit, pour Marie-Madeleine de Pazzi, qui lança : « Souffrir, ne pas mourir. » Où l’on voit que la furia italiana peut aller plus loin que la furia española… mais en approchant dangereusement les limites de la psychiatrie. Car si Marie-Madeleine de Pazzi croyait pouvoir faire plus fort que sainte Thérèse, il n’en demeure pas moins qu’elle est morte… Et même qu’elle est morte jeune… Et qu’une fois morte elle ne souffrait plus…

    Bref tout cela est assez dérisoire. Et l’on aura compris que sainte Marie-Madeleine de Pazzi n’est pas vraiment de ma paroisse. Pire encore est la révérence qu’on lui fait parce qu’elle fit vœu de chasteté à l’âge de 10 ans, ce qui est tout simplement idiot.

    Il n’en demeure pas moins qu’elle est une véritable sainte, parce que l’Eglise le dit, et parce qu’elle souffrit vraiment pendant cinq ans d’une nuit mystique, avant de souffrir physiquement pendant trois ans de la tuberculose qui allait l’emporter.

    Son corps resté intact repose dans son couvent de Florence qui est devenu le séminaire.

  • En Lituanie, l’avortement va revenir devant le Parlement

    Les députés lituaniens de la minorité polonaise avaient déposé une proposition de loi interdisant l’avortement sur le modèle de la loi polonaise. Le Parlement, par 46 voix contre 19 et 25 abstentions, a décidé de renvoyer la proposition en commission. Il a donc accepté d’en débattre.

    Actuellement la loi sur l’avortement en Lituanie est similaire à la loi française.

    Comme quoi on peut très bien chercher à revenir sur une loi votée, promulguée et appliquée.

  • La Papouasie Nouvelle-Guinée étend la peine de mort

    La peine de mort existait théoriquement en Papouasie Nouvelle-Guinée, mais elle n’avait jamais été prononcée. Le Parlement, sous pression de l’opinion publique, la met pleinement en vigueur et étend les crimes qui en sont passibles. Jusqu’au viol aggravé et au vol avec violence.

    Une preuve parmi d’autres qu’on peut « revenir » sur une loi, y compris sur un sujet « sensible » selon la pensée unique.

  • "Le Figaro" en est là…

    « Venezuela : après le papier toilette, les hosties touchées par les pénuries »

    Le pire est que le journaliste doit être fier de son titre et le trouver amusant…

    (En outre il ne correspond que très partiellement à l’article, qui évoque les pénuries en général.)

  • « La France appelle à agir contre les islamistes du Sud libyen »

    Non, ce n’est pas une blague. C’est ce que dit Laurent Fabius. Aux Africains. Nous avons mis le chaos en Libye et fait du sud du pays un repaire pour islamistes en tout genre. Maintenant c’est à vous de vous débrouiller pour nettoyer tout ça, parce que ça commence à sentir vraiment mauvais…

  • Rappel aux forces de l’ordre de l’interdiction d’exécuter des ordres illégaux

    Communiqué de l’Agrif

    L’AGRIF et ses avocats constatent les faits suivants :

    Un peu partout, des forces de police et de gendarmerie sont détournées par le gouvernement Hollande à des fins de répression idéologique contre l’immense mouvement d’objection de conscience morale face à la loi radicalement anti-humaine imposée par la dictature LGBT-OGM.

    Le pouvoir provisoirement en place emploie contre ce mouvement de défense de la dignité humaine toute la panoplie des moyens des régimes totalitaires :

    - Déshonorante tentative d’instauration d’un climat de peur par le ministre des gaz et matraques, Manuel Valls, pour essayer, en vain, de dissuader les familles de venir clamer leur détermination de ne pas accepter une loi de désintégration de l’humanité.

    - Arrestations nombreuses, incessantes et totalement arbitraires de personnes pacifiques, pour simple « délit de bonne gueule », ou par exemple pour simple port de vêtements siglés « la Manif pour tous », voire pour simple port d’un drapeau français, manifestement non prisés par les ministres de la dictature socialiste et de l’écologie subvertie.

    - Cas de mères de familles attendant leurs enfants à la sortie des écoles, ignoblement embarquées dans les fourgons par de pauvres exécutants sans souci des droits des personnes et du sort des enfants ;

    - Placements sur écoutes, filatures, arrestations, rétentions, mises en garde à vue à des fins d’intimidation et de fichage, et en violation flagrante du droit se succèdent ainsi comme aux époques annonciatrices des persécutions jacobines, nazies et communistes.

    Cependant, la police et la gendarmerie ne font plus face à la délinquance grandissante dont on occulte des faits très graves. Et rien n’est fait contre les actes de profanation d’églises et de cimetières qui se multiplient et contre lesquelles, malgré les plaintes de l’AGRIF, les enquêtes ne sont pas diligentées.

    Les dirigeants et avocats de l’AGRIF constatent, comme des millions de Français, que l’actuel gouvernement, imposant une loi immorale de déni d’humanité par tous les moyens de manipulation et de violation d’une authentique démocratie respectueuse de la loi morale naturelle et éternelle, s’est enfermé dans l’illégitimité et sombre désormais dans l’illégalité la plus grossière.

    Ils vont riposter à cette situation d’iniquité par tous les moyens de justice et de droit encore subsistants et en appellent aux magistrats protecteurs de la défense des libertés.

    Les forces de l’ordre sont aujourd’hui employées à des missions de répression et d’intimidation des honnêtes gens qui ne réclament que de pouvoir s’exprimer.

    Elles savent pourtant que prévaut désormais fermement depuis 1945 dans le droit international et national la doctrine dite des « baïonnettes intelligentes ». Celle-ci dispose que les agents de l’État sont responsables pénalement s’ils exécutent des ordres manifestement illégaux (article 122-4 du code Pénal), notamment les atteintes arbitraires à la liberté individuelle qui sont réprimées par l’article 432-4.

    Ce dernier article fait encourir 7 ans d’emprisonnement aux auteurs et aux donneurs d’ordre portant atteinte arbitrairement à la liberté individuelle.

    Des dizaines de plaignants, notamment soutenus par l’AGRIF et assistés par ses avocats, et bien d’autres encore en concertation avec eux, vont saisir dans les prochains jours les instances judiciaires de plaintes contre les atteintes aux droits les plus fondamentaux de la personne humaine.

    Bernard Antony