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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2687

  • Minuit : en panne. Midi : en panne. Pourvu que ça dure.

    Hier soir à minuit, le projet de traité simplifié n’avait pas avancé d’un pouce. Ce midi, on en est au même point. Malgré d’intenses discussions, les Polonais continuent de faire de la résistance. Et le problème n’est pas seulement polonais : en fin de soirée, Angela Merkel reconnaissait qu’il « reste beaucoup de questions ouvertes, et des questions très compliquées ».

    Selon le porte-parole de la présidence française, Nicolas Sarkozy a obtenu que soit retiré du texte l’objectif d’une « concurrence libre et non faussée », dont la gauche avait fait un argument contre la Constitution. Cela ne change rien, puisque la « concurrence libre et non faussée » figure déjà dans les traités. Mais cela pourrait être très mal pris par la Commission européenne. « Il est hors de question que la Commission accepte d’abandonner même une parcelle de ses compétences », a déclaré un anonyme à l’AFP : un propos dont le ton est significatif de la dictature de Bruxelles.

    Toujours selon le porte-parole, Nicolas Sarkozy a obtenu également que soit ajouté au texte le principe selon lequel l’Union « contribue à la protection de ses citoyens ». On croyait que c’était un principe de base de l’Union. On ne voit pas à quoi cela peut servir de le rappeler, sinon de souligner que ce n’est pas le cas ; or ce n’est certainement pas le nouveau traité qui changera quoi que ce soit à la dérive mondialiste de l’UE.

    Pour débloquer la situation avec la Pologne, Nicolas Sarkozy, toujours lui, a proposé cette nuit de recourir au « compromis de Ioannina », qui permet à un petit groupe de pays proches de la minorité de blocage sans l’atteindre de demander le réexamen d’une décision adoptée à la majorité qualifiée. Mais un diplomate polonais a dit que ce n’était qu’un « slogan » qui ne pouvait avoir de valeur que si on y « ajoutait des paramètres », notamment le report (éventuellement à 2020...) de l’entrée en application du système de double majorité.

    Ce même diplomate a ajouté que la Pologne n’était pas pressée d’arriver à un accord et que, « vu l’intérêt grandissant » des autres pays membres pour sa position, il était envisageable que le sommet se termine sans compromis et qu’on en reparle dans six mois...

    On n’a aucun écho d’une éventuelle discussion sur la « personnalité juridique » de l’Union, qui lui donne le statut de super-Etat, ni sur l’extension (ou la « généralisation » que veut Sarkozy) des domaines soumis à la majorité qualifiée.

  • Le Bouchelaleg de Sarkozy

    L’Algérien Cherif Bouchelaleg a été condamné hier à quatre ans de prison, dont deux ferme, pour avoir forcé un barrage de gendarmerie près d’une réunion d’où sortait le Premier ministre Dominique de Villepin, le 29 août 2006, à Sallanches. La gendarmerie s’était empressée de faire savoir que l’intrusion de l’énergumène n’avait rien à voir avec la présence du Premier ministre, preuve en était que l’individu, dont elle ne donnera le nom que plus tard, en était à son troisième vol de voiture de la journée, après avoir commis plusieurs vols avec violence les jours précédents...

    Mercredi soir, à la télévision, Nicolas Sarkozy s’est une nouvelle fois vanté d’être l’homme qui a aboli la prétendue « double peine ». C’est précisément le cas Bouchelaleg qui l’avait fait changer d’avis sur la question. Il avait été ému par le « contexte familial » de ce voyou, qui avait au moins huit condamnations à son actif, et qui était sorti de prison en juin 2002, sous le coup d’un arrêté d’expulsion : il s’était marié en France et avait six enfants (aujourd’hui il en a huit). Le ministre de l’Intérieur fit voter une loi supprimant la « double peine » pour que Cherif Bouchelaleg reste en France. Cette loi fut votée à l’unanimité (c’est-à-dire que même des gens réputés de droite comme Thierry Mariani ou Jacques Myard la votèrent).

    Cherif Bouchelaleg, qui était venu en France à l’âge de 11 ans dans le cadre du regroupement familial (son histoire est vraiment emblématique de bout en bout), est donc resté en France et a pu continuer ses activités... A Sallanches, il est connu pour son comportement violent, notamment envers ses voisins, et envers les employés de l’office HLM qu’il menace régulièrement pour obtenir un appartement plus grand que son... cinq pièces.

    Il vient donc d’être condamné pour une trentaine de délits, dont une vingtaine commis dans les 48 heures avant l’incident Villepin. Tous délits qui auraient été évités si Nicolas Sarkozy n’avait pas été « ému » par le personnage.

    Rappelons que lorsqu’il décida d’assigner Bouchelaleg à résidence, en attendant le vote de la loi, Nicolas Sarkozy n’avait pas abrogé l’arrêté d’expulsion. Il disait alors que tout nouveau trouble à l’ordre public, de la part de Bouchelaleg, entraînerait l’application immédiate de cet arrêté. Et il ajoutait : « Je ne peux pas prendre la responsabilité de balayer tout ce qui s’est passé. S’il refaisait une connerie dans six mois, on dirait que je suis inconscient. » Puis il a fait voter la loi qui empêche d’expulser Bouchelaleg. Lequel a commis non pas une connerie, mais une trentaine de conneries, dont bon nombre avec violence. Plus de six mois après, certes, mais on ne voit pas ce que ça change.

    On peut donc affirmer, sans craindre d’être contredit par l’intéressé, même s’il est aujourd’hui président de la République, que Nicolas Sarkozy est inconscient.

    Et l’on en aura sans doute bientôt d’autres preuves : dans quelques mois, Cherif Bouchelaleg sortira de nouveau de prison...

  • La droite de la République

    J’ai dîné hier soir avec Marek Jurek, en compagnie de Christophe Geffroy (le directeur de La Nef , qui m’avait averti que l’ancien président de l’Assemblée nationale polonaise était à Paris) et du vice-président de la commission des Affaires étrangères de la Diète Marian Pilka (Marek Jurek est membre de cette commission, dont il a été président).

    Il y avait bien longtemps que je n’avais rencontré Marek Jurek. Je l’ai retrouvé tel qu’en lui-même, n’ayant pas changé d’un iota sur ses convictions politiques, bien qu’il soit parvenu à de hautes fonctions en intégrant le parti majoritaire, ni bien sûr sur sa profonde foi catholique.

    Il avait rencontré dans la journée des sénateurs français. Il a été très surpris d’entendre l’un d’eux, à qui il posait la question, lui répondre qu’à titre personnel il reconnaissait évidemment les racines chrétiennes de l’Europe mais que c’était impossible à traduire dans un texte parce que la laïcité de la République ne le permet pas. Pourtant Marek Jurek connaît bien la France. Mais un Polonais ne peut pas comprendre en quoi la laïcité ne permet pas de reconnaître l’évidence. Nous pouvons ainsi mesurer quelle est l’aberration de « notre » laïcisme.

    Marek Jurek nous a expliqué pourquoi il avait démissionné de son poste de « maréchal de la Diète  ». En bref, dans l’affaire des amendements constitutionnels visant à reconnaître le droit à la vie, il a été trahi par un certain nombre de parlementaires du PiS. C’est pourquoi il a également quitté le PiS, pour fonder un autre parti politique, qui s’appelle « la droite de la République » (Prawica Rzeczpospolitej), comprenant actuellement six députés (dont Marian Pilka), qui se situe « entre le PiS et la Ligue des familles », dans la majorité mais pas dans la coalition gouvernementale.

    Quant à ce qui le sépare de la Ligue des familles, je ne crois pas pouvoir reproduire ce qui relève de propos privés, mais c’est tout un ensemble qui englobe certaines conceptions politiques et attitudes de communication de ce parti.

    (A propos de « la droite de la République », il convient de rappeler que le mot république en polonais n’a pas la connotation idéologique qu’il a en français. Du temps de la royauté élective, le régime s’appelait déjà république : république nobiliaire, république des deux nations – Pologne-Lituanie. Il s’agit de la res publica. La « droite », ce sont les valeurs traditionnelles, que la gauche cherche à démolir, sur le plan national, sur le plan économique et social, et sur le plan de la société. C’est notamment la culture de vie contre la culture de mort.)

  • Saint Paulin

    Celui qu’on appelle saint Paulin de Nole s’appelait Meropius Pontius Anicius Paulinus. Il était le rejeton de la branche bordelaise de la gens Anicia, l’une des plus grandes familles romaines. Il était donc extrêmement riche et puissant. Son précepteur était Ausone, qui fut sans doute le premier à célébrer dans ses écrits le vin de Bordeaux (mais aussi de Moselle et d’Italie), et qui est l’un des trois grands poètes de cette époque (les deux autres étant Prudence et Paulin lui-même, mais à leur différence Ausone resta païen). A la mort de son père, Paulin devint automatiquement sénateur. Et le nouvel empereur Gratien (dont Ausone était conseiller) le fit consul en remplacement de l’empereur Valens qui venait de mourir à la guerre. Paulin fit donc comme il se doit une entrée triomphale à Rome, tandis que ses largesses tombaient sur le peuple romain... A la fin de son mandat il fut nommé gouverneur de Campanie, où il possédait de grandes propriétés, comme en Aquitaine et en Espagne. C’est alors qu’il fut touché par la grâce, au tombeau de saint Félix de Nole. Puis il repartit à Bordeaux, et se maria avec une riche Espagnole rencontrée sur ses terres de Barcelone. Ce n’est que dix ans après son séjour en Campanie qu’il se fait baptiser, en 389, par l’évêque de Bordeaux, saint Delphin. Il a alors 36 ans. La mort d'un fils en bas âge et semble-t-il d’autres épreuves font qu’il se tourne vers Dieu, au point de renoncer à ses richesses et de vivre dans une relative pauvreté, en étudiant l’Ecriture. Il entretient alors une correspondance avec saint Martin, saint Augustin (baptisé deux ans avant lui), saint Jérôme, saint Ambroise... Puis il est ordonné prêtre, finit de se débarrasser de ses richesses, et part s’installer à Nole, où il édifie un hospice, dans lequel il vit lui-même. Chaque année il écrit un poème à la gloire de saint Félix pour le jour de sa fête. Puis il finit par être sacré évêque de Nole, en 409, sans rien changer à son mode de vie. Il meurt en 431, un an après saint Augustin.

  • Sommet UE : manœuvre frauduleuse

    Communiqué de Bruno Gollnisch

    Une des principales décisions du Conseil européen sera de convoquer une conférence intergouvernementale (CIG), et de définir le mandat de négociation de celle-ci, pour élaborer un nouveau traité européen.

    Le projet de mandat de négociation de la CIG , tel qu'il circule depuis hier sous embargo, n'est pas un mandat, c'est une dictée ! Il n'y a rien à négocier : le document explique précisément sous quelle forme et à quel endroit des traités actuels introduire un à un les articles de la défunte Constitution européenne. Il préconise d'évacuer les mots qui pourraient attirer l'attention de l'opinion (Constitution, loi européenne, ministre des affaires étrangères, etc.), sans toutefois rien changer à leur substance. Dans ce pur exercice de réécriture, la Charte des Droits fondamentaux ne ferait plus l'objet que d'une référence, et deviendrait par là-même contraignante. Seul champ d'improvisation laissé aux gouvernements : la dénomination du Ministre européen des Affaires étrangères, pour l'instant appelé "[XXX]".

    En bref, on repasse les plats à l'identique. Toute la Constitution européenne telle que rejetée massivement par les peuples français et néerlandais, est là : la présidence fixe, qui privera les Etats membres de l'accès à la direction de l'Union, les institutions, les procédures de décision à la majorité, qui nous auraient entraîné dans la guerre en Irak si elles avaient existé, la personnalité juridique internationale de l'Union, ainsi promue au rang de Super-Etat, les clauses "passerelles" et de révision simplifiée des traités, et les politiques que le candidat Sarkozy avait évacué de son propre projet de mini-traité.

    Le Président de la République peut d'ailleurs mesurer à l'aune de ce document la portée de son influence en Europe. A moins que son "mini-traité" n'ait été qu'un tour de passe-passe et qu'il s'apprête à faire ce qu'il recommande à la Pologne : ne rien toucher, ne rien bloquer.

    Ne serait-ce que pour sa crédibilité personnelle, M. Sarkozy a le devoir d'opposer son veto à ce mandat. Dans le cas contraire, les Français seraient en droit de se considérer comme abusés.
  • « TABM » écrit au Télégramme

    Un « groupuscule anti-ecclésiastique » (sic) a revendiqué les récentes profanations de monuments religieux dans le Finistère, notamment l’incendie de a chapelle de la Croix de Loqueffret, par une lettre envoyée au Télégramme. La lettre est signée TABM, ce qui veut dire « True Armorik Black Metal » : ainsi est souligné une fois de plus le lien entre la « musique » dite « Metal » et le passage à l’acte profanatoire.

    « Nous, groupuscule extrémiste anti-ecclésiastique, ayant seulement frappé dans le Finistère-Sud pour le moment, rendons justice et ferons tomber les icônes symbolisant la faiblesse d’esprit »...  Le Télégramme, reproduisant cette phrase, ajoute : Le contenu de courrier, dont nous ne publions ici qu’une petite partie, est une vraie déclaration de guerre à l’encontre des religions, christianisme en tête. Un vrai défi aussi pour la cellule de quinze enquêteurs mobilisés depuis un mois sur cette affaire. Les quatorze lignes sont précédées d’une fresque représentant un parchemin sur lequel sont gravées des initiales sanguinolentes : « TABM ». Initiales séparées, au milieu, par une croix inversée. C’est la signature laissée sur chacune des dégradations qui ont visé, depuis le 8 mai dernier, huit calvaires et chapelles du Sud-Finistère. »

    TABM dit aussi : « Nous allons frapper encore, encore et encore. »

  • Benoît XVI : l’« authentique martyre » des chrétiens d’Irak

    Le pape Benoît XVI a reçu successivement aujourd’hui le patriarche de l'Eglise assyrienne d'Orient, le catholicos Mar Dinkha IV, puis des évêques catholiques de différents pays du Proche Orient.

    Devant le premier, le pape a évoqué les souffrances « à la fois matérielles et spirituelles » vécues par les chrétiens d'Orient, « particulièrement en Irak ». Dans ce pays, a-t-il souligné, « les familles et les communautés connaissent une insécurité, des agressions et un sentiment d'abandon croissants », et « beaucoup ne voient pas d'autre solution que de quitter leur pays ». « Ces difficultés sont pour moi une source de grande préoccupation, et je veux exprimer ma solidarité envers les pasteurs et les fidèles des communautés chrétiennes qui restent là-bas, souvent au prix de sacrifices héroïques. »

    Devant les évêques catholiques, Benoît XVI a évoqué la mémoire du prêtre et des trois diacres assassinés le 3 juin en Irak. « L'Eglise entière accompagne avec affection et admiration tous ses fils et ses filles et les soutient en ce moment d'authentique martyre au nom du Christ », a-t-il déclaré. « J'assure encore une fois que la Terre Sainte , l'Irak et le Liban sont présents, avec l'urgence et la constance qu'ils méritent, dans la prière et l'action du Saint Siège et de toute l'Eglise. »

    Le pape s'est adressé « au cœur de ceux qui ont des responsabilités particulières afin qu'ils accomplissent leur grave devoir d'assurer la paix à tous, sans distinction, en la libérant de la maladie mortelle de la discrimination religieuse, culturelle, historique ou géographique ».

  • Reconquête

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    Reconquête N° 238

  • Chiffres du chômage : on annonce la transparence...

    Le gouvernement a confié une mission à l’Inspection générale des finances, à l’Inspection générale des affaires sociales, avec le concours de l’Inspection générale de l’INSEE, « afin de dresser un état des lieux des concepts et méthodes d’évaluation en vigueur, d’en apprécier la fiabilité et, le cas échéant, de formuler des propositions » sur les modalités de calcul des chiffres du chômage. Car, comme le dit le communiqué de Matignon à propos de la « grande diversité » des sources statistiques (c’est-à-dire de leurs contradictions), « la période récente a montré que cela nuisait à leur lisibilité ». Sic. Surtout quand on refuse de publier l’enquête emploi de l’INSEE... La mission permettra de « faire toute la transparence sur les chiffres du chômage », affirme Matignon. Mais il est permis d’en douter, quand on voit de quelle façon alambiquée on présente la manipulation des chiffres, devenue si voyante au premier trimestre qu’il faut bien faire quelque chose pour sortir de cette situation devenue intenable. Le rapport doit être remis fin juillet.

  • Christine Boutin. Et le DAL...

    Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville ( la Ville de Ni putes ni soumises) a reçu une délégation du groupuscule anarcho-trotskiste DAL, spécialiste du squat révolutionnaire, soutien des « sans-papiers », etc. A l’issue de l’entretien, elle s’est dite « disposée à prendre en considération et à développer toutes les initiatives constructives », et s’est engagée à reconsidérer le comité de suivi de la loi sur le droit au logement opposable afin de « permettre une meilleure représentativité des acteurs impliqués dans l’application » de cette loi. Autrement dit elle accède à la revendication du DAL, et un comité ministériel va être ouvert à l’un des groupuscules les plus subversifs de la scène politico-sociale.