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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2686

  • L’avatar

    Un groupe de propriétaires d’un vieil immeuble plusieurs fois rafistolé avait décidé de construire un nouvel immeuble. Certains copropriétaires, constatant que cet immeuble était empoisonné et mettait leur vie en danger, n’en ont pas voulu. Alors on a détruit le nouvel immeuble. Après lui avoir enlevé ses ornements, on l’a mis en miettes. Et on a repris les morceaux pour les intégrer dans le vieil immeuble.  Et l’on a repeint les morceaux pour qu’ils passent inaperçus, avec une couche supplémentaire sur ceux qui étaient les plus toxiques, en espérant qu’ils passeraient ainsi inaperçus, et surtout que leur toxicité ne serait pas trop affaiblie.

    Telle est à peu près, vue en images, l’histoire du nouveau traité européen.

    L’immeuble est cassé : il n’y a plus de Constitution européenne. Il n’est pas inutile de le souligner. Et l’on voit que les plus fervents européistes accusent le coup. Le nouveau traité ne sera pas un texte complet qu’on peut lire du début à la fin, un tout formé d’articles qui se suivent, mais, comme le traité de Nice, une série d’adjonctions aux traités antérieurs. Ce sera strictement illisible pour un non-spécialiste, et cela d’autant plus qu’aux modifications des traités sont ajoutés nombre de protocoles et de déclarations : un diplomate a déclaré ironiquement qu’on devrait l’appeler « traité des notes en bas de pages ».

    En dehors de l’architecture constitutionnelle, et des symboles étatiques, qui disparaissent, on note diverses modifications du texte de la Constitution. Il n’est plus question de « lois » européennes ; on est reste aux « directives ». L’article sur la primauté du droit européen sur les droits nationaux disparaît ; il est remplacé par une « déclaration » rappelant la jurisprudence de l’UE (qui est celle de la... primauté du droit européen, mais ce n’est pas posé en principe). Il y aura un article sur la « personnalité juridique » de l’UE, mais avec une déclaration soulignant que cela « n’autorisera en aucun cas l’Union à légiférer ou à agir au-delà des compétences que les Etats membres lui ont attribuées dans les traités ». Il n’y a plus de ministre des Affaires étrangères, mais comme aujourd’hui un « Haut représentant ». Certes, il gagne du galon, mais la « politique étrangère » de l’UE est en retrait par rapport à la Constitution européenne. Le paragraphe sur les Etats membres qui doivent l’« appuyer sans réserve » est supprimé, et une déclaration souligne que les dispositions en la matière « ne portent pas atteinte aux compétences des Etats membres quant à leur propre politique étrangère » ni à leur représentation propre dans les instances internationales. On signalera aussi cette nouveauté que « les traités peuvent être révisés pour accroître ou pour réduire les compétences de l’Union ». Et enfin que, contrairement à ce que souhaitait Sarkozy, il n’y a aucune extension supplémentaire des domaines soumis au vote à la majorité qualifiée par rapport à ce qui était prévu dans la Constitution européenne.

    Cela étant dit, le poison de la Constitution européenne est bien présent. Ce poison, c’est la « personnalité juridique » de l’Union, qui en fait une entité de droit international. C’est la présidence « stable » de l’Union, qui crée une nouvelle autorité supranationale. C’est l’extension des domaines soumis à la majorité, et plus généralement toutes les avancées européistes plus ou moins camouflées ou amendées par un déluge de « déclarations » et de « protocoles ». C’est enfin le fait de rendre « contraignante » la charte des droits fondamentaux, même si elle n’ajoute guère de droits à ceux déjà définis dans les traités antérieurs.

    Tout au long du texte, on remarque un effort permanent et pathétique pour bien souligner que toute décision doit respecter le principe de subsidiarité. Cela commence par la modification de l’article 11 pour dire que l’UE « n’agit que dans les limites de compétences que les Etats membres lui ont attribuées ». Et cela se poursuit dans un déluge d’ajouts, de déclarations, de protocoles, déclinant ce principe de toutes les façons possibles. Le problème est que tous ces efforts sont vains (et ceux qui accepté ces textes le savent fort bien), car le poison originel les réduit à néant. Ici le poison est celui du traité de Maastricht, où avait été défini le principe de subsidiarité d’une façon exactement contraire à ce qu’il est. Les précisions apportées dans le nouveau traité seront inopérantes tant que cette définition n’aura pas été changée. Et il n’est évidemment pas question de la changer, puisque c’est cette définition qui permet précisément d’aller toujours plus loin dans la construction d’un super-Etat, tout en protestant qu’il n’en est rien...

    Voilà, grosso modo, ce qui se passait à Bruxelles, pendant qu’on amusait la galerie avec le système de vote. Puisque l’essentiel du contenu de la Constitution européenne est maintenu dans le traité, il va de soi que les citoyens doivent être consultés. Mais pour être consultés, ils doivent d’abord être informés de ce qui se passe. C’est ce que Nicolas Sarkozy ne veut pas. Avec la complicité de toute la classe politicienne, il veut faire passer le traité en catimini, pour que les Français ne sachent pas ce qu’il cache. Et l’on n’en parle déjà plus... Il reviendra pourtant dans l’actualité, lors de la conférence intergouvernementale chargée de le rédiger, puis lors de la signature du texte au Portugal. C’est alors que se posera la question de la ratification. Or les Irlandais ont déjà fait savoir qu’en raison de l’importance des modifications entraînées par le traité ils le soumettraient à référendum...

  • Saint Guillaume

    Roger Ier, roi de Naples, désirait vivement s'entretenir avec saint Guillaume de Verceil; il le fit donc venir à sa cour. Sa conversation tout angélique l'édifia tellement qu'il ordonna de bâtir un couvent de son Ordre à Salerne, juste en face de son palais, afin de pouvoir jouir plus souvent de ses célestes entretiens et de ses sages avis. Saint Guillaume profita de son influence pour porter le roi à la pratique de la vertu et lui rappeler ses importants devoirs. Il exhortait les grands seigneurs de la même façon, tâchant de leur inspirer l'horreur du péché et l'amour de la piété.

    Comme la dévotion trouve des ennemis partout, quelques courtisans persuadèrent le roi Roger d'éprouver la vertu du Saint, qui n'était selon eux, que pure hypocrisie. On chargea une prostituée de le solliciter au mal et de le faire tomber dans le péché. Saint Guillaume feignit d'abord d'acquiescer à ses honteuses propositions et la pria de revenir vers le soir. La prostituée se félicitait de sa réussite, mais lorsqu'elle retourna chez le Saint, elle resta fort perplexe en le voyant se coucher sur un lit de charbons ardents tout en l'invitant à faire de même.

    Ce prodige bouleversa tellement cette misérable femme, que fondant en larmes, elle demanda pardon au serviteur de Dieu en se prosternant jusqu'à terre. D'infâme pécheresse, elle devint abbesse d'un couvent de religieuses fondée par saint Guillaume, à Venosa. Elle est connue sous le nom de la bienheureuse Agnès de Venosa.

    (Bollandistes)

  • Nativité de saint Jean-Baptiste

    La fête du Précurseur prime le dimanche. Ce jour, sur l’ordo du monastère du Barroux, on peut lire : « Ad Benedictus pulsatur campana maior ». C’est-à-dire : au Benedictus, on fait sonner la grande cloche. En effet, le Benedictus est le chant par lequel Zacharie annonce, sous l’impulsion du Saint-Esprit, que son fils qui vient d’être circoncis et auquel il vient de donner le nom de Jean, sera le Précurseur du Celui qui apporte le salut. Le Benedictus est chanté tous les jours aux laudes. Mais aujourd’hui il prend une importance toute particulière. C’est donc la cloche la plus solennelle qui, accompagnant le chant du Benedictus, annonce au monde, en ce jour, la naissance de celui qui annonce la venue du Sauveur.

    « Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, de ce qu'Il a visité et racheté Son peuple, et nous a suscité un puissant Sauveur dans la maison de David, Son serviteur, ainsi qu'Il a dit par la bouche de Ses saints prophètes des temps anciens, qu'Il nous délivrerait de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent, pour exercer Sa miséricorde envers nos pères, et Se souvenir de Son alliance sainte, selon le serment qu'Il a juré à Abraham, notre père, de nous accorder cette grâce, qu'étant délivrés de la main de nos ennemis, nous Le servions sans crainte, marchant devant Lui dans la sainteté et la justice, tous les jours de notre vie. Et toi, petit enfant, tu seras appelé le prophète du Très-Haut: car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer Ses voies, afin de donner à Son peuple la connaissance du salut, pour la rémission de leurs péchés, par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu, grâce auxquelles le soleil levant nous a visités d'en haut, pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort, pour diriger nos pas dans la voie de la paix. »

  • Karzai en colère

    Alors que 25 civils, dont neuf femmes et trois bébés, ont été tués dans une frappe aérienne nocturne de l'Otan sur leur village, le président afghan Hamid Karzai a lancé une charge sévère contre les forces internationales. « Depuis une semaine ou dix jours, à la suite d'opérations imprécises et menées sans discernement par les forces de l'Otan et de la coalition, notre peuple a souffert. Cela n'est pas acceptable. Cela ne sera plus toléré », a-t-il dit devant la presse. « Dans le district de Chora, les forces de l'Otan et de la coalition ont effectué des tirs d'artillerie et, selon nos dernières informations, 52 de nos concitoyens sont tombés en martyrs. » Il a également mis en cause les forces internationales pour la mort dans le district de Khas de plus de 10 civils dans de « mystérieux bombardements ».

    Il a poursuivi : « Si l'Otan veut gagner sa guerre contre la terreur, si elle veut sécuriser l'Afghanistan, alors elle doit coopérer véritablement avec le gouvernement afghan. A partir d'aujourd'hui, elles doivent travailler comme nous leur dirons de travailler ici. Point à la ligne. »

    La réaction des Américains sera évidemment : cause toujours, et si tu n’es pas content on mettra un autre à ta place. La réaction de Hamid Karzai, obligé des Américains, est néanmoins significative du ras le bol afghan.

    Pendant ce temps-là les affaires continuent. L’Afghanistan sous contrôle américain est plus que jamais le premier producteur d’héroïne du monde.

  • La vie des homos

    La dernière enquête (réalisée fin 2004) publiée par l'Institut de veille sanitaire (InVS) confirme en France l'augmentation des pratiques sexuelles « à risques » entre homosexuels : 19% des hommes ayant répondu au questionnaire affirmaient en avoir pratiqués en 1997, 26% en 2000 et 33% en 2004, rapports « pour 60% pratiqués avec des partenaires » dont le répondant ignore s'il est porteur ou non du virus du sida.

    D’autre part, « les indicateurs de mal être dépeignent des situations préoccupantes, particulièrement parmi les jeunes hommes où les taux de dépression et de tentative de suicide sont bien supérieurs à ceux de la population en général ». 26% des moins de 25 ans déclarent avoir connu une dépression dans l'année écoulée. « La prévalence de tentative de suicide est élevée (19%) et en augmentation de 2 points entre 2000 et 2004 », une proportion « presque 5 fois plus importante que pour les hommes en population générale ».

  • Des droits comme s’il en pleuvait

    Devant le Conseil national de la Jeunesse (CNJ) qui tient sa 9e université d'été à Strasbourg, Roselyne Bachelot a déclaré que parmi les grands axes de sa politique pour la jeunesse il y aura le « droit à l'éducation et la formation » tout au long de la vie, un « droit à l'excellence » dans l'éducation, le « droit à la deuxième chance », ainsi qu'un « droit à une première expérience professionnelle »…

    Elle n’a pas précisé si tous ces nouveaux « droits » seraient « opposables »…

    Elle n’a pas non plus indiqué si à ces nouveaux « droits » correspondaient des devoirs...

  • Vigile de saint Jean-Baptiste

    Un Ange du Seigneur lui apparut, se tenant debout à droit de l'autel de l'encens. Zacharie fut troublé en le voyant, et la frayeur le saisit. Mais l'Ange lui dit: Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée, et ta femme Elisabeth t'enfantera un fils, auquel tu donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance, car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira pas de vin ni de liqueur enivrante, et il sera rempli du Saint-Esprit dès le sein de sa mère; et il convertira un grand nombre des enfants d'Israël au Seigneur leur Dieu. Et il marchera devant Lui dans l'esprit et la vertu d'Elie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les incrédules à la prudence des justes, de manière à préparer au Seigneur un peuple parfait.

    (Luc 1, 11-17)

  • Enfin les évêques français évoquent le martyre irakien

    Le cardinal Ricard publie le message qu’il envoie au patriarche chaldéen, pour témoigner de la solidarité des évêques de France avec les chrétiens d’Irak. Enfin. Il y a quelques semaines, lors de la messe annuelle de l’œuvre d’Orient, Mgr Vingt-Trois avait réussi à ne même pas citer l’Irak dans son homélie…

    Extraits :

    « Les nouvelles qui nous parviennent d’Irak, jour après jour, manifestent l’extension de la violence armée avec son cortège de meurtres, de souffrances, de drames humains. Toute la population est ainsi victime de cette situation dramatique, mais celle des chrétiens l’est tout particulièrement. (…) Les catholiques de France se sentent particulièrement concernés par la situation de leurs frères irakiens, membres du même corps du Christ.
    Nous assurons Sa Béatitude Emmanuel III Delly, patriarche de Babylone des Chaldéens, de notre profonde solidarité dans l’épreuve. Nous exhortons la communauté des nations et les gouvernements responsables à agir avec détermination pour arrêter la violence et assurer la paix civile en Irak. Nous implorons le Dieu de Paix et de Justice pour que la conscience de chacun soit interpellée, pour que des actions courageuses soient entreprises par les responsables politiques et religieux et que la force de l’amour du Christ puisse toujours habiter le cœur de ses fidèles. »

    Le texte intégral est publié sur le site de la conférence épiscopale.

  • Une armée de plus en plus désarmée

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Si l’on en croit le ministre dit de la Défense Hervé Morin, la destruction de la défense nationale engagée par Jacques Chirac doit se poursuivre et s’accélérer sous Nicolas Sarkozy.

    Selon ses déclarations au Bourget, même des programmes déjà engagés ne pourront pas être tenus.

    La perspective est donc celle d’une armée de plus en plus désarmée.

    On ne comprend que trop pourquoi Nicolas Sarkozy a choisi comme ministre de la Défense un euromondialiste : ce ministre peut ainsi annoncer sans le moindre état d’âme que la France a vocation à ne plus être la France.

  • Intéressant...

    Dans une tribune que publie Le Figaro, le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon estime que Nicolas Sarkozy pourrait ne pas trouver de majorité au Parlement pour faire passer le nouveau traité européen.

    En effet, comme le traité nécessite une réforme constitutionnelle, il lui faut une majorité des trois cinquièmes. On sait que la plupart des socialistes sont européistes, mais ils sont aussi dans l’opposition... D’autre part, Ségolène Royal avait promis que si elle était élue elle organiserait un référendum sur le nouveau traité. Empêcher Sarkozy d’avoir une majorité des trois cinquièmes, ce serait le contraindre à organiser ce référendum...