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chômage

  • Un RMIste sur trois n’est pas inscrit à l’ANPE...

    Une étude fait apparaître qu’un RMIste sur trois seulement est inscrit sur les listes de l’ANPE (338.800 sur 1.067.700). Et l’étude est digne de foi : elle émane de l’Observatoire de l’ANPE.

    Or, par définition, les RMIstes sont au chômage.

    Faut-il rappeler que ce sont les statistiques de l’ANPE qui donnent les « chiffres du chômage » ? En novembre, Martin Hirsch avait explicitement avoué que s’il y a si peu de RMIstes inscrits à l’ANPE, c’est qu’« on leur demande de ne pas s’y inscrire pour ne pas alourdir les statistiques ». Mais il était largement en dessous de la réalité : il parlait de la moitié des RMIstes...

    En outre, les effectifs de RMIstes inscrits à l’ANPE sont en baisse, notamment en raison... de « la forte hausse des du nombre de bénéficiaires de contrats aidés ».

    Mais seules trois sorties de l’ANPE sur dix correspondent à une « reprise d’emploi » (aidé ou non). Car les « motifs de sortie d’ordre administratif » (en clair, les radiations) sont plus courantes (sic) pour les RMIstes...

  • Baisse du chômage et hausse du « sous-emploi »...

    Au troisième trimestre, le taux de chômage est descendu en dessous de 8%, à 7,9%, et le gouvernement s’en félicite bruyamment, jusqu’à prétendre qu’on est sur la voie du plein emploi en cinq ans, comme l’a promis Sarkozy...

    Il y aurait donc 2,2 millions de chômeurs « au sens du BIT ». L’INSEE précise toutefois que si l’on ajoute les personnes souhaitant travailler, mais n’étant pas immédiatement disponibles, ou n’ayant pas effectué de « démarches actives de recherche d’emploi », leur nombre dépasse 2,8 millions.

    L’INSEE ajoute encore qu’au cours de ce trimestre 1,4 million de personnes étaient en situation de sous-emploi : travaillant à temps partiel subi ou en chômage technique. Ce qui représente désormais 5,6% des personnes ayant officiellement un emploi.

    La part des personnes en sous-emploi « augmente depuis début 2006, soit depuis le début de la baisse du chômage »...

  • Revoilà le taux de chômage

    L’INSEE a refait son enquête emploi et redonne le taux de chômage au sens du BIT. « Le taux de chômage est désormais établi à partir d’une définition qui le rapproche des statistiques européennes », et n’est « pas comparable » à la série provisoire publiée pendant la campagne présidentielle qui était basée sur une extrapolation « fragile »...

    Donc, le taux de chômage a été de 8,8% en 2004, 2005 et 2006 (sic), mais il a atteint 9,1% au premier trimestre de 2006 avant de baisser régulièrement jusqu’à 8,1% au deuxième trimestre de 2007.

    Ah bon...

  • Les « chiffres » du « chômage »

    Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE a baissé de 1,4% en septembre pour atteindre 1,94 millions. Christine Lagarde se félicite de la « poursuite de la baisse du chômage » qui « s’est confirmée au troisième trimestre ».

    Le taux de chômage au sens du BIT (le seul qui ait un sens au niveau international) sera communiqué le 12 novembre. On se souvient que selon le rapport IGF-IGAS la baisse du chômage est surestimée d’environ 20%.

    L’OFCE pointe « les dangers » de « ne commenter tous les mois que l’évolution des demandes d’emploi en fin de mois, au risque de l’identifier à celle du chômage, sans attendre le chiffre (désormais) trimestriel du BIT ». En l’absence de ce chiffre, « le citoyen se focalise sur les statistiques de l’ANPE qui donnent une mauvaise image du chômage », car elles sont « toujours susceptibles de connaître une évolution biaisée par des changements dans la gestion des demandeurs d’emploi ». Comme c’est joliment dit...

  • Les chiffres du « chômage »

    Mauvaise nouvelle pour le gouvernement : le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE a augmenté de 0,6% en août.

    L’intérêt de la polémique sur les chiffres du chômage, engagée depuis Noël dernier par les cadres mêmes de l’ANPE et de l’INSEE, est qu’on ne parle plus du nombre des « chômeurs » mais du nombre des personnes inscrites à l’ANPE, ce qui est un notable progrès. Même si ces chiffres sont eux-mêmes toujours sujet à caution.

    Le gouvernement a décidé de ne plus publier en même temps le taux de chômage au sens du BIT, qui était trop manifestement manipulé, et qui ne correspondait plus en fait à aucune réalité depuis que l’enquête emploi avait été mise sous le coude en raison de ses trop mauvais résultats. Désormais, ce taux, qui seul permet les comparaisons internationales, sera publié tous les trimestres.

    Mais quel taux, tant que l’enquête emploi n’a pas été refaite et validée ? Eh bien le gouvernement a décidé d’adopter le mode de calcul suggéré dans le rapport des inspections des finances et des affaires sociales, qui concluait que la baisse du chômage au sens du BIT était surestimée d’environ 20%. En bref, il faudrait ajouter 0,8 point au taux publié pour obtenir un taux plausible. C’est en fait ce que dit l’office européen Eurostat, qui en l’absence de chiffres sérieux fournis par la France (seul pays de l’UE dans ce cas...), a estimé que le taux de chômage en France devait être supérieur de 0,8 point à ce que dit le gouvernement français. Mais il ne s’agit pas d’un calcul, il s’agit d’une estimation !

    On verra dans deux mois (normalement) ce que le gouvernement nous sortira comme taux de chômage, et si les résultats de l’enquête emploi, qui avaient été promis pour l’automne, auront permis d’y voir plus clair...

  • Chiffres du chômage : on annonce la transparence...

    Le gouvernement a confié une mission à l’Inspection générale des finances, à l’Inspection générale des affaires sociales, avec le concours de l’Inspection générale de l’INSEE, « afin de dresser un état des lieux des concepts et méthodes d’évaluation en vigueur, d’en apprécier la fiabilité et, le cas échéant, de formuler des propositions » sur les modalités de calcul des chiffres du chômage. Car, comme le dit le communiqué de Matignon à propos de la « grande diversité » des sources statistiques (c’est-à-dire de leurs contradictions), « la période récente a montré que cela nuisait à leur lisibilité ». Sic. Surtout quand on refuse de publier l’enquête emploi de l’INSEE... La mission permettra de « faire toute la transparence sur les chiffres du chômage », affirme Matignon. Mais il est permis d’en douter, quand on voit de quelle façon alambiquée on présente la manipulation des chiffres, devenue si voyante au premier trimestre qu’il faut bien faire quelque chose pour sortir de cette situation devenue intenable. Le rapport doit être remis fin juillet.

  • Le chômage beaucoup plus haut

    Selon une étude de l’OFCE (observatoire français des conjonctures économiques), il y a bien eu une baisse du chômage depuis la mi-2005, mais beaucoup plus faible que ce qu’annoncent mois après mois les statistiques gouvernementales. La baisse réelle serait de 1,1 point sur deux ans.

    On sait que l’enquête emploi 2006 de l’INSEE, qui sert de base au calcul pour le taux de chômage au sens du BIT, a été rejetée pour cause « d’incertitudes techniques », et qu’elle doit être refaite pour être publiée à l’automne. Selon l’OFCE, les résultats de cette enquête ne semblent pas « moins satisfaisants en 2006 qu’au cours des années précédentes », car ils sont « en ligne » avec l’évolution de la population active et des créations d’emplois.

    De ce fait, l’estimation définitive du taux de chômage pour 2006 sera « probablement très proche » du résultat de l’enquête emploi de l’INSEE qui a été rejetée, à savoir un taux de 9,8%, taux stable par rapport à 2005... Et il faudra réviser en forte hausse le taux annoncé pour avril 2007 : de 8,3% à environ 8,9%...

    C’est donc bien pour cacher la réalité aux Français que l’enquête emploi de l’INSEE a été rejetée. Il fallait que le gouvernement mente aux Français jusqu’aux élections, afin que les citoyens croient à la baisse du chômage, et que M. Borloo puisse continuer à être ministre...

  • Le Pen et les chiffres du chômage

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Nicolas Sarkozy avait une bonne occasion de montrer la « rupture » en suspendant la publication des chiffres du chômage, désormais contestés par tous les économistes et statisticiens, y compris ceux du ministère de l’emploi.

    Mais il a laissé ce ministère publier des chiffres dont tout le monde sait désormais qu’ils n’ont plus aucun sens, mais qui lui servent sur le plan électoral.

    En fait de rupture, il s’inscrit dans la plus déplorable continuité.

  • Chiffres du chômage : on attend la « rupture »

    Sarkozy avait promis la rupture, mais c’est la continuité que l’on voit, à propos des chiffres du chômage. La continuité dans le mensonge.

    Le ministère de l’emploi a en effet publié, sans sourciller, les chiffres d’avril, alors que chacun sait qu’ils ne correspondent à rien, puisque l’enquête annuelle qui permet de les établir a été reportée en raison des résultats non conformes qu’elle révélait... Pour février, Eurostat avait considéré que le taux de chômage était sans doute de 8,8%, et non de 8,4 comme l’avait annoncé le gouvernement.

    Les statisticiens du ministère ont même fait grève le mois dernier contre la parution de leurs propres chiffres... Aujourd’hui ils organisent des « Etats généraux des chiffres du chômage et de la précarité », et vont encore plus loin en déclarant notamment : « La publication mensuelle d’un chiffre du chômage entretient inévitablement des controverses stériles que les informations disponibles ne permettent pas de trancher. Ce bruit médiatique, qui peut parfois servir la communication gouvernementale, n’apporte rien au débat démocratique qui devrait être organisé dans une plus grande sérénité sur des bases statistiques précises et incontestables. »

    Mais le bruit médiatique qui sert la communication gouvernementale, c’est tout ce que veut Sarkozy...

  • Chômage : la double claque d’Eurostat

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Selon Eurostat, le taux de chômage en France en janvier n’était pas de 8,4 %, mais de 8,8 %. Et pour l’année 2006 il était de 9,4 %, et non de 9 %.

    C’est une claque retentissante pour le gouvernement, qui se félicitait hier d’annoncer le taux de chômage le plus faible depuis 1983.

    Eurostat utilise la fameuse enquête de l’INSEE, dont la publication a été repoussée... à l’automne. Et l’organisme européen de statistiques précise que non seulement cette enquête est utilisable, mais qu’elle présente « plus de fiabilité » que les chiffres fournis par l’ANPE.

    C’est une deuxième claque retentissante pour le gouvernement.

    Et une double preuve que les chiffres du chômage sont honteusement manipulés.

  • Chômage : l’imposture continue

    On ne pouvait pas attendre la publication des chiffres, il fallait annoncer aussitôt la bonne nouvelle aux Français : le chômage a reculé en février, de 1%, et le taux de chômage au sens du BIT a baissé de 0,1 point à 8,4%. « Depuis 24 ans, juin 1983, il s’agit du taux le plus faible enregistré », s’est félicité Jean-Louis Borloo.

    On se moque du monde, et, comme dit Jean-Marie Le Pen dans son communiqué, « cette annonce tombe à plat, car personne ne prend plus au sérieux les chiffres de l’ANPE, dont on voit mois après mois comment ils sont manipulés ».

    Alors voici les chiffres, publiés peu après le cri de victoire du gouvernement. Il y a eu en février 19.900 demandeurs d’emploi de moins sur les listes de l’ANPE. Un chiffre à comparer aux 28.000 entrées en stage, et aux 170.000 radiations. Et l’on constate que les radiations administratives sont en hausse de... 16,2% « sur trois mois glissants », à savoir sur les trois derniers mois par rapport aux mêmes trois mois de l’année précédente, ce que l’ANPE considère comme les meilleurs termes de comparaison. Et sur ces trois mois glissants, les sorties de l’ANPE pour reprise d’emploi ont... baissé de 1,3%...

    « Le clou de l’imposture », comme dit Jean-Marie Le Pen, est d’oser publier un taux de chômage au sens du BIT, alors qu’on ne dispose pas des résultats de l’enquête qui permet de calculer ce taux. On sait en effet que les résultats de cette enquête ont été jugés tellement aberrants qu’on va tout refaire et qu’il faudra attendre l’été prochain... (Comprenez que les résultats obtenus ne corroborent pas du tout la spectaculaire baisse de chômage dont on nous parle sans arrêt.) Or non seulement on nous présente un taux de chômage « au sens du BIT » qui n’est appuyé sur rien, sinon sur les taux précédents dont on sait qu’ils sont erronés, mais en outre Jean-Louis Borloo claironne que ce taux est un record historique...

    Dans un sens, c’est en effet un record historique : de l’imposture et du mépris des citoyens.

  • Chômage : les chiffres du mensonge

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Le gouvernement s’empresse de faire savoir, avant même la publication officielle des chiffres, que le chômage a baissé de 1 % en février.

    Il ne pouvait en être autrement, à l’approche des élections...

    Mais cette annonce tombe à plat, car personne ne prend plus au sérieux les chiffres de l’ANPE, dont on voit mois après mois comment ils sont manipulés.

    Le clou de l’imposture est que le gouvernement ose aussi publier le taux de chômage au sens du BIT, également en baisse bien entendu, alors même qu’il a repoussé à plus tard (après les élections), les résultats de l’enquête qui permet de le calculer.

    La fin de l’ère Chirac : un sommet de mensonge et de mépris des citoyens.

  • Chômage : les chiffres interdits

    A la mi-janvier, l’INSEE faisait savoir que la publication de son enquête emploi annuelle, qui a lieu traditionnellement au mois de mars, était reportée à l’automne. Or cette enquête est celle qui établit chaque année le taux de chômage « au sens du BIT » (c’est-à-dire selon les normes du Bureau international du travail, et non selon les magouilles de l’ANPE).

    Cette annonce a légitimement provoqué une polémique : comme par hasard on serait privé du taux de chômage au sens du BIT en pleine campagne présidentielle. Et voici que les prétextes invoqués par l’INSEE étaient démentis par des agents de l’INSEE et de l’ANPE.

    Selon l’INSEE, le report de cette publication était uniquement dû à des « difficultés techniques », principalement au taux important de non-réponses à son enquête. Selon des syndicalistes de l’INSEE et de l’ANPE, le taux de réponses a été de 80,7% en 2006 contre 80,9% en 2005, soit une variation minime qui en aucun cas ne peut justifier le sabordage.

    La polémique continuant d’enfler, l’INSEE a entrepris, hier 8 mars, de convoquer la presse pour y mettre un point final en donnant toutes les explications et en dissipant les malentendus. Le résultat est l’inverse.

    L’institut a expliqué qu’il n’était pas en mesure de valider un taux de chômage annuel en raison de « résultats incohérents » de l’enquête, faisant état au pire d’un taux stable à 9,8% en 2006, au mieux d’une baisse à 9,2% (alors que le gouvernement, sur la foi des chiffres de l’ANPE, claironne une baisse à 8,6%...).

    Ce sont des incohérences « constatées entre l’enquête emploi et les autres sources d’information sur le marché du travail, sur l’emploi comme sur le chômage », affirme l’INSEE.

    C’est là en effet que se situe le problème. L’ANPE livre mois après mois des statistiques du chômage qui sont particulièrement bidouillées depuis juin 2005, afin de montrer une baisse du chômage. Chaque mois, l’ANPE revoit donc aussi le taux de chômage « au sens du BIT » en estimant l’évolution de ce taux selon ses mirifiques statistiques. Mais voici qu’arrive le moment où il ne s’agit plus d’extrapoler, mais de donner le véritable taux annuel. Celui qui est calculé, non à partir des chiffres de l’ANPE, mais de l’enquête auprès des gens : qui travaille ? qui ne travaille pas ? qui cherche un emploi ?

    Et c’est la catastrophe. Car cette enquête fait apparaître un fossé entre les statistiques de l’ANPE et la réalité du chômage. « Au mieux », comme dit l’INSEE, en tirant sur toutes les ficelles, on aboutit à un taux de 9,2%, très nettement supérieur au taux estimé par l’ANPE d’après ses statistiques, et désastreux en terme d’image, puisqu’il montre que l’on n’est toujours pas descendu au-dessous de 9%, et « au pire », comme dit l’INSEE, ce taux est de 9,8%, c’est-à-dire exactement le même que l’année précédente.

    C’est le travail de l’INSEE de resserrer cette fourchette, selon les divers paramètres dont il dispose, pour donner un taux qui soit le plus proche possible de la réalité. Mais il n’en est pas question, puisque déjà la branche inférieure de la fourchette fait exploser le mythe de la forte baisse du chômage.

    Il faut donc reporter la mauvaise nouvelle après les élections...

  • La propagande officielle sur le chômage

    L’annonce de la baisse du chômage en décembre a été plus tonitruante que d’habitude, car il faut tenter de couvrir les voix qui s’élèvent et se multiplient pour dénoncer les magouilles de l’ANPE.

    Villepin et Borloo ont essayé hier tous les registres, depuis l’invective du premier contre les « polémiques stériles et aberrantes qui font le jeu des extrêmes », jusqu’à la fausse humilité du second : « Que le baromètre ne soit pas une analyse parfaite du marché du travail, j’en suis conscient mais les chiffres du chômage, je ne les gère pas, je ne les organise pas. » Comme si l’ANPE était un organisme indépendant…

    Le plus fort est qu’il suffit de s’en tenir aux chiffres publiés par l’ANPE pour constater la supercherie. Les sorties des listes ne cessent d’augmenter, parmi elles les radiations augmentent encore plus, tandis que les sorties pour reprise d’emploi ont baissé de 1,7% en un an. Que sont ceux qui sont sortis des listes sans avoir trouvé d’emploi, sinon des chômeurs non comptabilisés par l’ANPE ? Et quel est l’intérêt de parler d’une légère baisse du nombre de chômeurs de plus de 50 ans, quand on sait que 440.000 chômeurs quinquagénaires sont « dispensés de recherche d’emploi », donc absents des statistiques, et que ce chiffre (en hausse constante) est lui-même en dessous de la réalité puisqu’il est celui des quinquagénaires indemnisés par l’Unedic ?

    L’économiste Marc Touati, que l’AFP interroge souvent, et avec raison, car ses analyses sont généralement intéressantes, fait remarquer que la dernière fois que le taux officiel de chômage a été de 8,6% (comme le mois dernier) c’était en juin 2001. Or, souligne-t-il, à l’époque, l’indice de confiance des ménages atteignait un sommet, ce qui n’est pas du tout le cas aujourd’hui. En décembre, il avait encore baissé, à – 26 (moins vingt-six !) : « Aujourd’hui, les ménages ont compris que le recul récent du chômage est en partie artificiel et qu’il ne leur offrait pas de perspective durablement positives. » Telle est la réalité face à la propagande.

  • La polémique sur le chômage

    A la veille de la publication des chiffres du chômage de décembre, et donc de l’année 2006, le collectif « Les autres chiffres du chômage » (ACDC) a relancé le débat sur la réalité du chômage en présentant lors d’une conférence de presse une note d’analyse des statistiques de l’ANPE.

    Il n’y a là rien qui n’ait déjà été dit, sur la hausse constante des sorties des listes de l’ANPE, qui ne correspondent que faiblement à des reprises d’emploi, sur le boom des radiations (plus 39% entre 2003-2004 et 2005-2006), sur les non-renouvellements d’inscription de ceux qui n’ont plus droit à l’indemnisation, etc. Mais ce qui est intéressant est que le « collectif » réunit, comme son nom l’indique, des organisations d’extrême gauche (Sud, AC, etc.) dont des syndicats de l’ANPE et de l’INSEE, ce qui lui donne une crédibilité médiatique à laquelle le Front national, par exemple, ne peut prétendre, et donc un important retentissement.

    Ce qui est intéressant, de ce fait, est que l’ANPE se trouve obligée de répondre. Et l’on constate que l’agence… ne peut pas répondre.

    Dans l’entretien que publie l’AFP avec le directeur général de l’ANPE, celui-ci, pour indiquer le nombre des chômeurs, commence par débiter longuement le nombre des demandeurs d’emploi selon les catégories de l’ANPE. Ce que tout le monde peut lire sur le bulletin mensuel publié par le ministère de l’Emploi, et ne répond pas à la question du nombre des chômeurs réels. A moins de faire croire qu’il s’agit en effet du nombre des chômeurs réels, et là c’est prendre les gens pour des imbéciles.

    Finalement, l’AFP lui demande tout de même : « Tous les chômeurs sont-ils inscrits à l’ANPE ? » Réponse : « Je ne dis pas que tous les chômeurs ou tous les gens qui se considèrent comme chômeurs parce qu’ils n’ont pas de travail et en cherchent un (sic), sont inscrits à l’ANPE. Je n’en sais rien. » Pourtant, peu avant, il a affirmé que les sorties de listes pour reprise d’emploi ont « plutôt tendance à augmenter ». C’est donc qu’il y a de très nombreuses « sorties de listes » qui ne correspondent pas à une reprise d’emploi.

    Enfin il admet qu’il y a « peut-être » des jeunes sans emploi qui ne sont pas inscrits. « C’est possible. » Mais après les émeutes, ajoute-t-il, « on a inscrit plusieurs milliers de jeunes ». Ceux-là n’étaient donc pas inscrits précédemment. Et combien de milliers ne le sont toujours pas ?

    Et il ne dit pas un mot des radiations, pas un mot de ceux qui abandonnent l’ANPE après avoir épuisé leurs droits, etc.

    Dernier argument, en désespoir de cause : « On ne conteste jamais les chiffres quand le chômage monte. C’est toujours quand il baisse qu’on le conteste, c’est quand même un peu surprenant. »

    Ce n’est pas vrai. Quand le chômage officiel montait, on constatait que la hausse avouée était bien en deçà de la réalité. Mais il est évident que la contestation a un tout autre impact quand les chiffres officiels baissent. Si l’on dit que le chômage monte plus qu’on ne le dit, on ne fait que renforcer la tendance officiellement avouée. Si l’on dit que le chômage monte alors que les chiffres officiels baissent, on casse l’effet que l’on voulait produire sur l’opinion. Et quand les gauchistes s’en mêlent, suivis pas les médias, ça fait mal…

  • La réalité du chômage

    L’INSEE publie une enquête de recensement portant sur… 2005. Sur le début de l’année 2005. On y apprend notamment qu’il y a deux ans, donc, alors que le nombre officiel de demandeurs d’emploi était de 2.461.600 personnes, 3,3 millions de personnes se déclaraient chômeurs. Ce qui donne une image claire de l’imposture des statistiques officielles, ou plutôt de la présentation qui en est faite. Car il y a longtemps que les « chiffres de l’ANPE », consciencieusement « nettoyés », ne reflètent plus du tout la réalité du chômage.

    Dans le même temps, on apprend que l’INSEE achèvera cette année seulement en septembre, au lieu de mars, son enquête annuelle sur l’emploi qui lui sert de base pour calculer mensuellement le taux de chômage selon les critères du BIT. « Cela n’a rien à voir avec les échéances électorales », déclare le responsable de l’INSEE. Ah bon. Non, c’est à cause de « problèmes statistiques intervenus dans l’enquête 2006 ». Plus précisément : « Face à l’augmentation du nombre de sans-réponses à l’enquête dans certaines régions, notamment l’Ile-de-France, nous devons procéder à un travail d’approfondissement sur les non-répondants. »

    Sans doute ces « non-répondants » sont-ils aussi, globalement, les non-inscrits à l’ANPE… De vrais chômeurs qui n’existent pas dans les statistiques, et qui sont en augmentation constante.

  • Toujours plus de « stages » !

    « On va devoir aller beaucoup plus loin, à l'évidence, sur les stages », a déclaré le Premier ministre, à l'occasion d'une table ronde organisée mercredi dans une ANPE parisienne. Constatant une nouvelle fois les difficultés des jeunes à entrer dans la vie active, Dominique de Villepin a évoqué l'éventuelle création d'une « bourse des stages », insistant sur la nécessité d'être « beaucoup plus volontariste » pour « créer des opportunités » pour les jeunes en quête d'emploi. Et d’insister sur l'importance d'assurer une « égalité des chances » face aux stages (sic).

    Jacques Delors, président du Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion (Cerc), dont le rapport doit servir de base à la Conférence sur l'emploi et les revenus du 14 décembre, a récemment affirmé que l'insertion des quelque 190.000 jeunes sortis sans diplôme du système éducatif ne se fera qu'au prix d'un gros effort de formation permanente, avec des « stages coûteux ».

    Mais oui. Les stages, comme l’avaient montré les gouvernements socialistes, restent le meilleur moyen de faire baisser les statistiques du chômage. Certes, c’est très « coûteux ». Mais ce sont les contribuables qui paient.

    Mais plus ils paient, moins il se crée d’emplois…

  • Toujours la baisse du chômage

    La baisse de 1,4 % « du chômage » en septembre est une telle merveille que Jacques Chirac l’a annoncée lui-même, avant le ministère de l’emploi, par le biais d’une interview au Figaro de ce jour diffusée dès hier aux agences de presse. Après la « pause » du mois d’août, qui avait donné des sueurs froides au gouvernement, c’est une grande nouvelle, médiatiquement célébrée comme il se doit.

    On remarque que les analystes indépendants ne participent pas vraiment de l’enthousiasme gouvernemental. Ils font remarquer que la population active augmente moins qu’avant, ce qui a un effet mécanique sur le nombre de demandeurs d’emploi, et ils constatent que la forte augmentation des « emplois aidés » joue un rôle considérable. Quant au petit « retour de la croissance », elle n’a même pas l’effet qu’on on aurait pu en attendre en terme de véritables embauches

    On constate aussi que la hausse des sorties des fichiers pour reprise d’emploi déclaré est négligeable, et qu’en revanche les radiations sont en augmentation constante…

    D’où la réaction de Jean-Marie Le Pen :

    « Dans l’état où se trouve la France, quand le chômage baisse dans les chiffres de l’ANPE, c’est que le mensonge augmente. » Et après avoir détaillé  « le cocktail qui entraîne cette baisse du chômage », il ajoute : «  Jacques Chirac "veut" faire descendre le taux de chômage à 8 % l’an prochain. "C’est possible", dit-il. Il est en effet toujours possible d’en rajouter au mensonge et aux combines. Surtout en période électorale. »