Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, premier conseiller de Sarkozy et principale plume du président, déclare sur Europe 1 à propos de la nationalité de Carla Bruni : « Quelqu’un qui épouse une personne française devient automatiquement français. »
Claude Guéant ne connaît même pas la loi que Sarkozy a fait voter en juillet 2006. Toute la presse avait souligné que parmi les principales dispositions de cette loi, le délai de communauté de vie pour devenir français par mariage passait de deux à quatre ans. C’était une disposition censée « lutter contre les mariages de complaisance »...
Art. 79 : « L'étranger ou apatride qui contracte mariage avec un conjoint de nationalité française peut, après un délai de quatre ans à compter du mariage, acquérir la nationalité française par déclaration à condition qu'à la date de cette déclaration la communauté de vie tant affective que matérielle n'ait pas cessé entre les époux depuis le mariage et que le conjoint français ait conservé sa nationalité. »
Avant cette loi, il fallait deux ans de vie commune. Claude Guéant ne connaît ni la loi de Sarkozy, ni la loi antérieure.
Le quotidien 20 minutes a contacté l’Elysée pour savoir s’il s’agissait d’un malentendu ou d’un lapsus. Réponse de Franck Louvrier, responsable de la communication de l’Elysée : « Si, si, Carla Bruni devient française par le seul fait de son mariage avec Nicolas Sarkozy. »
Sarkozy est-il au-dessus des lois, y compris de celles qu’il fait voter ?
Mais la vraie question est : pourquoi Carla Bruni deviendrait-elle française, alors qu’elle se félicite de ne pas l’être et pense le plus grand mal des Français, en dehors de Napoléon et de Nicolas ?