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Laïcité

  • Au Québec

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    Alors que le nouveau Premier ministre François Legault avait affirmé qu’il n’était pas question d’enlever le crucifix de l’Assemblée nationale, son gouvernement a fait adopter la motion, jeudi dernier, « que l’Assemblée nationale mandate le Bureau de l’Assemblée nationale, suivant l’adoption du projet de loi no 21 “Loi sur la laïcité de l’État”, afin que ce dernier déplace le crucifix du Salon bleu pour le mettre en valeur dans l’enceinte du Parlement ».

    On remarque la même hypocrisie que pour le retrait du crucifix du conseil municipal de Montréal : la « mise en valeur » dans un endroit où on ne le verra plus. Et aussi que c’est en application d’une loi… qui n’est pas encore votée.

    La motion a été adopté à l’unanimité des députés présents. 21 députés étaient absents.

    Un sondage commandé par le parti au pouvoir fait apparaître que 63% des citoyens sont favorables au maintien du crucifix.

  • Au musée

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    La municipalité de Montréal a décidé de décrocher le crucifix de la salle du conseil municipal.

    « C’est vraiment pour nous une façon d’honorer, de reconnaître la laïcité de l’institution », dit le maire, Valérie Plante.

    Avant on honorait, on reconnaissait le Christ. Mais c’était avant. Aujourd’hui on honore l’athéisme et l’islam.

    « Le crucifix sera éventuellement installé dans un espace muséal au sein de la mairie de Montréal », dit-on à la mairie.

    Eventuellement.

    L’assemblée des évêques catholiques du Québec considère que placer le crucifix dans un espace muséal est un geste respectueux : « Cela va rappeler notre histoire, notre culture et les évêques s’en réjouissent. »

    Et en effet le christianisme au Québec, c’est du passé…

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    Le maire, Valérie Plante. Au centre. En attendant que ce soit l’une des deux autres…

    N.B. Plus de 70% de l'immigration au Québec s'installe à Montréal. A la déchristianisation et à l'offensive laïciste s'ajoute l'exigence du "vivre ensemble". Mais la municipalité de Québec n'a pas l'intention de décrocher son crucifix.

  • Pouëssel et Hardy

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    Ce monsieur c’est Pierre Pouëssel, le nouveau préfet de l’Hérault. Comme on le voit, il n’a rien à faire, et il s’ennuie ferme. Alors il s’est demandé ce qu’il pourrait faire d'autre que se tourner les pouces. Comme il n’a aucune imagination, il s’est dit qu’il allait saisir la justice pour interdire la crèche de la mairie de Béziers. Bon, ça a déjà été fait, mais puisque le maire recommence, je vais le faire aussi. Et comme ça je serai reconnu comme un bon préfet qui fait respecter les valeurs de la République.

    Donc il a saisi la justice administrative. Le tribunal a confié l’affaire à Mme Marianne Hardy, qui n’avait rien à faire non plus, ça tombait bien. Et Marianne Hardy a pondu un jugement, comportant pas moins de dix longs considérants, au terme desquels il est signifié à Robert Ménard qu’il doit enlever la crèche, sous astreinte de 2.000 € par jour de retard.

    Vous avez dit : Marianne Hardy ? Mais oui. C’est la même qui, en 2014, avait dit exactement le contraire de ce qu’elle dit maintenant : « Il ne résulte pas de l'instruction, ni des explications apportées à l'audience que la décision d'installer une crèche dans le hall serait de nature à porter atteinte aux principes de laïcité et de neutralité », avait-elle jugé. Ah oui, mais ensuite la Cour administrative d’appel de Marseille avait interdit la crèche. Donc Marianne Hardy a retourné sa veste…

    En 2014, elle avait jugé la crèche acceptable alors qu’il s’agissait d’une très simple installation, minimale, avec des santons très banals. Une crèche inacceptable selon les critères définis en 2016 par le Conseil d’Etat (où l’on s’ennuie ferme aussi), puisqu’elle a une référence seulement religieuse. Or la crèche que Marianne Hardy interdit cette année est une grande crèche provençale qui répond aux critères… Et ses longs considérants ne changent rien au fait que sa décision est d’une injustice criante, même au regard du laïcisme d’Etat.

    N.B. Je n'ai pas fait attention au fait que le jugement que je cite est celui de l'an dernier. Le tribunal n'a pas encore mis en ligne celui de cette année. Mme Hardy récidive donc.

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  • La Suède en dhimmitude

    Un cabinet suédois de traducteurs, Semantix, a été condamné à payer 40.000 couronnes, soit un peu moins de 4.000 €, à une jeune femme qui se plaignait de « discrimination ».

    Lors de son entretien d’embauche, Farah Alhajeh avait refusé de serrer la main du dirigeant qui la recevait. Lequel lui fit savoir que l’entretien était terminé avant de commencer, car on ne pouvait pas accepter une personne qui rejette la politesse élémentaire de serrer la main de ses collègues.

    Farah Alhajeh a porté plainte auprès du tribunal du travail, lequel lui a donné raison, au motif que le refus de serrer la main de quelqu'un du sexe opposé est une manifestation religieuse protégée par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme…  Ainsi fait-on dire à la Convention européenne des droits de l'homme que la loi islamique prime nos us et coutumes. Et le tribunal justifie ouvertement la charia : « La politique de l'entreprise est particulièrement préjudiciable aux (...) musulmans, pour qui la poignée de main entre les femmes et les hommes qui ne sont pas étroitement liés est interdite. »

    L’entreprise aurait pu souligner qu’il y a là aussi une discrimination, si la poignée de mains n’est interdite qu’avec des personnes de l’autre sexe. Mais Farah Alhajeh (ou ceux qui sont derrière elle) avait prévu le coup. Comme elle le répète avec complaisance dans les médias, elle respecte aussi scrupuleusement la loi suédoise que la loi islamique : la loi suédoise interdisant la discrimination entre homme et femme, elle ne serre pas la main des femmes davantage que celle des hommes…

    Elle souligne aussi que l’important n’est pas qu’elle reçoive 4.000 € mais qu’elle ait « fait respecter ses droits ».

    En attendant la suite des droits islamiques à faire respecter par la laïque Suède…

    Alors même qu’en mars dernier un rapport de l'Agence de la protection civile (MSB) tirait la sonnette d’alarme à propos de la constitution et du développement inquiétant d'une « société parallèle » dans le pays, promue par des groupes musulmans, « de nature à menacer la cohésion de la communauté nationale ».

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    Je vous ai bien eus... Passons à la suite...

  • Un acharné

    Bernard Favot est un authentique héros de l’obscurantisme étiqueté « libre pensée ». Il habite l’île d’Houat, qui compte moins de 300 habitants l'hiver. Et il est parti en guerre contre… la procession des Rameaux.

    En 2014, en compagnie d’un autre héros de la libre pensée, venu du continent, il avait tenté d’empêcher la procession. Mais les fidèles avaient eu vent du projet et avaient modifié l’organisation, de sorte qu’elle avait quand même eu lieu. Alors il avait demandé au préfet d’interdire désormais cette manifestation religieuse sur la voie publique, qui n’a ni l’accord de la préfecture ni d’autorisation municipale.

    Demande (évidemment) rejetée.

    Bernard Favot saisit alors le tribunal administratif de Rennes. En juin dernier il a été débouté, et le tribunal a bien voulu lui donner un petit cours de jurisprudence de la loi de 1905 : « compte tenu de son caractère ancien, traditionnel et généralisé sur l’ensemble du territoire national, la procession organisée à l’occasion de la fête religieuse des rameaux sur l’île de Houat […] doit être tenue comme conforme aux usages locaux ». Le manque de déclaration à la mairie ? Le tribunal souligne que ce genre de manifestation n’est pas soumis à déclaration. Le trouble à l’ordre public et à la dangerosité de la procession (sic), n’ont pas été non plus retenus…

    Bien entendu, Bernard Favot fait appel. Devant la cour administrative d’appel de Nantes. Laquelle lui a benoîtement fait savoir qu’une manifestation n’est interdite que si elle constitue une menace sérieuse à l’ordre public, ce qui n’est pas le cas d’une procession des Rameaux.

    Mercredi dernier, Bernard Favot a saisi le Conseil d’Etat… Et il déclare à Ouest France : « L’espace public doit rester neutre pour ne pas être pollué par les religions, lesquelles ont droit à la parole dans les familles et les temples, mais certainement pas dans la rue. »

    Il n’a aucune chance d’être entendu davantage par le Conseil d’Etat, dont la jurisprudence indique clairement, que les processions conformes aux usages locaux sont légales et qu’elles sont dispensées de demande préalable. Le jugement de première instance n’était d’ailleurs qu’un rappel de la jurisprudence du Conseil d’Etat…

    Et après, où va-t-il aller ? Notre pauvre laïcard n’aura plus qu’à se barricader chez lui le dimanche des Rameaux, avec du persil dans les oreilles. Car ce ne sera vraiment pas la peine de tenter la Cour européenne des droits de l’homme, qui ne prend pas du tout en compte le délire laïciste.

    Bernard Favot n’en est pas à son premier échec. Aux municipales de 2014 il avait voulu faire invalider la candidature du maire sortant. En vain. Il s’était présenté lui-même et avait obtenu… 7 voix.

  • Laïcité

    Le Figaro nous apprend que le ministère dit de l’Education nationale doit envoyer aujourd’hui aux chefs d’établissement et aux enseignants un nouveau guide de conduite à tenir sur les questions de laïcité. Il doit remplacer celui concocté par la Vallaud-Belkacem. Celui-là avait 33 pages. Le nouveau en a 80…

    Il s’agit bien évidemment de conseils de comportement face à l’offensive de l’islam. Sauf que, à en croire l’article du Figaro, le mot n’est jamais prononcé. En revanche on trouve une fois « sikh », pour condamner le turban, et l’on rappelle l’interdiction des « crèches de Noël »…

  • Jean-Paul II à Ploërmel

     

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    Le conseil municipal de Ploërmel a voté hier à l’unanimité moins trois abstentions la vente de la statue de Jean-Paul II (avec sa croix...) au diocèse de Vannes, pour 20.000€.

    Cette décision a été prise en commun par la municipalité et le diocèse.

    La statue sera déplacée de… 40 mètres pour se trouver sur le terrain de l’école du Sacré-Cœur (qu’on voit derrière la statue sur la photo).

    Mgr Centène précise :

    Afin que cette statue soit un signe efficace du témoignage de foi qu’a incarné saint Jean Paul II, le diocèse va aménager pour l’accueillir, face à l’école du Sacré-Cœur, un espace cultuel de recueillement et de prière dédié à saint Jean Paul II.

    Cet espace répondra ainsi au vœu de tous ceux qui se sont mobilisés au cours de ces derniers mois pour maintenir présents, visibles et vivants les signes chrétiens légués par notre Histoire.

    En bref, elle sera encore plus ostensiblement visible qu’aujourd’hui. Les bouffe-curé ont perdu…

    L’évêque ajoute :

    Pour financer ce programme d’aménagement, d’entretien, de promotion et de communication de l’« espace saint Jean Paul II », le diocèse lance une souscription « Sauvons la statue de saint Jean-Paul II ».

    Les frais de déplacement de la statue sont évalués à 97.000€.

    Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi la municipalité n’a pas donné la statue, qui était un cadeau du sculpteur.

    Addendum. Et voilà. Mes lecteurs sont formidables, comme disait l'autre. A peine le temps de poser la question qu'on me donne la réponse: c'est l'"interdiction faite aux personnes publiques de consentir des libéralités".

  • Radicalisés

    Le préfet Gilles Clavreul a rendu hier son rapport sur l'état de la laïcité en France, qui lui avait été demandé par le ministère de l'Intérieur, sur proposition de l'Observatoire de la laïcité.

    On y apprend que « l'affirmation identitaire progresse dans certains territoires, rendant difficile la pédagogie de la laïcité et le partage des valeurs républicaines ».

    En effet, c’est très mal d’être identitaire, on le savait déjà. Mais encore ?

    Eh bien il y a des agglomérations qui présentent « des phénomènes de radicalisation anciens » avec « un communautarisme fort et un prosélytisme religieux virulent ».

    Il ne va pas dire de quelle religion il s’agit ?

    Mais si : ces manifestations « identitaires » sont « le fait, dans la grande majorité des cas, d’un islam rigoriste voire radical, mais concernent également catholiques intégristes, mouvements évangéliques et juifs orthodoxes ».

    Et toc.

    Cela dit, on ne peut pas reprocher au préfet laïcard de parler comme le pape…

  • La Schiappa

    Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, est une militante de la culture de mort et une laïcarde de choc, comme papa, qui s’appelle Jean-Marc, qui est le président de l’Institut de recherches et d’études de la Libre Pensée, et dont le tout dernier livre est carrément intitulé « La France n’a pas de racines chrétiennes », avec une couverture ouvertement blasphématoire.

    En 2015 elle était adjointe au maire du Mans, et elle accueillait le congrès de la Ligue des droits de l’homme en disant notamment :

    Le premier communiqué de presse faisant état d’une LDH au Mans date de l’an 1900, Messieurs Cottereaux et Mercier l’ont partagé avec nous et je les en remercie, ce communiqué mentionne une « lutte contre le cléricalisme, le nationalisme, pour la séparation de l’Eglise et de l’Etat. » La création de la LDH au Mans a été fortement appuyée alors par Louis Crétois, président de la Libre Pensée – et je salue les camarades libre-penseurs notamment bien sûr ceux du groupe Louis Crétois présents dans la salle.

    Je le souligne, car elles ne sont pas si nombreuses, par les temps qui courent, les organisations qui affirment leur combat contre le cléricalisme, les cléricalismes, la doctrine sociale de l’Eglise, et encore 100 ans après pour la défense de la laïcité de l’Etat telle que définie par la loi de 1905 et son article 2 : L’Etat ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte.

    Au soir du 8 décembre dernier, pour l’anniversaire de la loi de 1905, elle a reçu le prix spécial de la laïcité décerné par le Grand Orient de France, et elle a rappelé que la laïcité est un « combat politique ».

    Sur son compte Twitter, quelqu’un a alors fait remarquer qu’il y avait tout de même une incohérence dans le fait que la même Marlène Schiappa mette ses enfants dans une école catholique, dont on donnait le nom.

    Sylvie Tolmont, ancien député socialiste du Mans (avant la déferlante Macron) a cliqué son approbation à ce message, puis a supprimé cette approbation quelques instants plus tard, considérant que si elle devait souligner l’incohérence du comportement de la Schiappa elle devait le faire elle-même.

    Mais Marlène Schiappa a manifestement dans son cabinet quelqu’un qui est chargé de suivre de près ses réseaux sociaux. Et elle a réagi en envoyant à Sylvie Tolmont le charmant SMS suivant :

    « Je savais que tu étais une personne inculte, méprisable, aigrie mais de là à "aimer" sur Twitter le fait que quelqu'un donne l'adresse de l'école de mes enfants : c'est juste à vomir. Tu n'as jamais été capable d'en avoir toi même donc peut être ne sais tu pas que c'est un principe de vie : on ne touche pas aux enfants et on ne s'en sert pas politiquement. Je saurai m'en souvenir en tous lieux et en tous temps et particulièrement au moment de ma plainte pour atteinte à la vie privée. »

    Et elle a de fait porté l’affaire devant la justice.

    Le parti de Macron appuie Marlène Schiappa et en rajoute une couche dans la dénonciation de l’horrible socialiste qui donne l’adresse de l’école des enfants pour qu'on aille les agresser, voire les tuer, mais certains responsables locaux s’élèvent toutefois contre « les attaques et intimidations dont Sylvie Tolmont a fait l'objet par Marlène Schiappa », tandis que le PS, notamment par la voix de Stéphane Le Foll, soutient Sylvie Tolmont…

  • Laïcité

    La laïcité à la hongroise

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    Suite à la polémique sur la suppression des croix sur les emballages de certains produits (notamment de yaourts grecs), des Hongrois ont installé un imposant crucifix devant leur magasin Lidl…

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    La laïcité à la française

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    Le maire de Saint-Sulpice-le-Guérétois, dans la Creuse, va faire enlever la croix du portail du cimetière, pour être en conformité avec la loi de 1905 (et, comme on le voit, il en est fier)…