13 novembre 2009

La dictature du laïcisme

Le village d'Amelia, dans l'Ohio, était connu pour son défilé de Noël, qui attirait des gens de toute la région. Jusqu'ici il était organisé par les commerçants, qui ont déclaré forfait cette année parce que les frais (notamment d'assurances) étaient trop élevés. La municipalité a voulu relever le flambeau, mais son avocat lui a fait remarquer qu'elle risquait d'être poursuivie pour atteinte à la « séparation de l'Eglise et de l'Etat »* par les activistes de l'athéisme. La municipalité a décidé de changer le nom du défilé, et de faire de la « Christmas Parade » une « Holiday Parade » : un défilé « des fêtes ». Mais elle a été assaillie de récriminations, et l'église baptiste a décidé de ne pas prêter son parking, qui est nécessaire au défilé. La municipalité a alors décidé de tout annuler. Aux dernières nouvelles, les habitants seraient en train de s'organiser pour que le défilé de Noël ait lieu quand même.

* Selon une interprétation abusive du « premier amendement », qui a, au contraire, explicitement pour but de protéger la liberté religieuse, mais qui est devenue récemment l'interprétation d'une Cour suprême gangrenée par le laïcisme.

04 novembre 2009

Le crucifix contre les droits de l’homme. Réactions.

La Cour européenne des droits de l'homme a condamné hier la présence de crucifix dans les salles de classe en Italie. Réactions.

La conférence des évêques italiens

Les évêques italiens expriment leur « amertume » et leur « perplexité », et déplorent une vision « partiale et idéologique ». Ils regrettent de voir qu'on « ignore » ou que l'on « néglige » « la multiple signification du crucifix » qui n'est « pas seulement un symbole religieux mais aussi culturel », et que l'on ne « tienne pas compte » du fait qu'en réalité, « dans l'expérience italienne, l'exposition du crucifix dans les lieux publics est dans la ligne de la reconnaissance des principes du catholicisme » comme faisant « partie du patrimoine historique du peuple italien » rappelé par le concordat de 1984.
On risque ainsi, ajoutent-ils, de séparer artificiellement l'identité nationale de ses matrices spirituelles et culturelles, alors « que ce n'est certes pas l'expression de la laïcité mais de sa dégénérescence en laïcisme, l'hostilité à toute forme d'importance politique et culturelle de la religion ; en présence en particulier de tout symbole religieux dans les institutions publiques ».

Le P. Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège :

« La sentence de la Cour européenne a été accueillie au Vatican avec stupeur et amertume. Le crucifix a toujours été un signe d'offrande d'amour de Dieu et d'union et d'accueil pour toute l'humanité. On regrette qu'il soit considéré comme un signe de division, d'exclusion, ou de limitation de la liberté. Ce n'est pas cela, et cela ne l'est pas dans la perception commune de notre peuple. En particulier, il est grave de vouloir mettre aux marges du monde éducatif un signe fondamental de l'importance des valeurs religieuses dans l'histoire et dans la culture italienne. La religion apporte une précieuse contribution pour la formation et la croissance morale des personnes, et elle est une composante essentielle de notre civilisation. C'est une erreur myope que de vouloir l'exclure de la réalité éducative. On est ensuite stupéfait qu'une cour européenne intervienne lourdement dans une matière très profondément liée à l'identité historique, culturelle, spirituelle du peuple italien. Ce n'est pas le chemin pour être attiré à aimer et à partager davantage l'idée européenne, qu'en tant que catholiques italiens, nous avons fortement soutenue depuis l'origine. Il semble que l'on veuille méconnaître le rôle du christianisme dans la formation de l'identité européenne, qui, au contraire, a été et demeure essentielle ».

Le sénateur Mauro Cutrufo, vice-maire de Rome :

« La sentence de la cour européenne des Droits de l'homme de Strasbourg, me laisse stupéfait. En ne reconnaissant pas les racines judéo-chrétiennes et en ne les insérant pas dans la Constitution, l'Union européenne a commis une première erreur, parce qu'elle a tenté d'effacer d'un coup l'histoire et l'identité de l'Europe elle-même, au nom d'un laïcisme pas mieux précisé qui n'a rien à voir avec la laïcité. C'est maintenant la tour de la Cour européenne des Droits de l'homme qui rejette de fait la présence du crucifix dans les salles de classe et cela me semble objectivement un peu trop. L'Italie et l'Europe ont une histoire et une culture qu'une sentence ne pourra pas effacer. Le dialogue interreligieux passe par la tolérance et le respect, non par une guerre contre le crucifix, qui est au contraire un symbole de bonté et de paix qui, par tradition, trouve depuis toujours sa place dans les salles de classe de nos écoles. ».

03 novembre 2009

Le crucifix à l’école viole les droits de l’homme…

La Cour européenne des droits de l'homme a condamné l'Italie pour « violation de l'article 2 du Protocole n° 1 conjointement avec l'article 9 de la Convention » européenne des droits de l'homme, en raison de la présence de crucifix dans les salles de classe, et elle « alloue 5.000 euros (EUR) à la requérante pour dommage moral ».

La requérante était une femme d'origine finlandaise qui avait porté plainte en 2002 parce qu'il y avait des crucifix dans les salles de classe de ses enfants.

En 2005, le tribunal administratif avait rejeté le recours de cette femme, jugeant que le crucifix était à la fois le symbole de l'histoire et de la culture italiennes, et par conséquent de l'identité italienne. En 2006, le Conseil d'Etat avait rejeté son pourvoi, en déclarant que la croix était un « symbole adéquat pour illustrer les fondements de nos valeurs civiques ». Elle s'était alors adressée à la Cour européenne des droits de l'homme.

Digne réaction de Mariastella Gelmini, ministre italien de l'Education, à l'arrêt de la Cour :

« La présence du crucifix dans les classes ne signifie pas une adhésion au catholicisme, mais c'est un symbole de notre tradition. L'histoire d'Italie passe aussi à travers des symboles: en les supprimant on supprime une partie de nous-mêmes. Dans notre pays, personne ne veut imposer la religion catholique. Personne, et encore moins une cour européenne idéologique, ne réussira à supprimer notre identité. Notre Constitution reconnaît en outre, justement, une valeur particulière à la religion catholique. »

12 septembre 2009

Toujours Grosdidier

sans titre.jpgDes habitants de Woippy s'étant émus de ce que les onze nouveaux lampadaires de l'avenue de Thionville portent le croissant de l'islam (c'est la rue de la mosquée), le maire François Grosdidier a fait installer une croix sur le lampadaire situé près d'une porte de l'église Saint-Etienne...

Et maintenant (maintenant seulement) il se trouve en butte aux laïcards qui lui rappellent l'article 28 de la loi de 1905, qui interdit d'apposer des symboles religieux dans les lieux publics...

04 septembre 2009

Egalité républicaine

Le Grand Orient de France s'est prononcé vendredi contre la liberté pour ses loges d'initier des femmes ou d'affilier des "soeurs" d'autres obédiences, lors de son convent annuel (assemblée générale) organisé à Lyon.

Ce sont les mêmes (eux qui se définissent comme la conscience de la République) qui réclament partout l'égalité entre les hommes et les femmes (l'égalité de genre...) et jugent scandaleux et rétrograde que l'Eglise n'ordonne pas de femmes...

02 septembre 2009

Brésil : les crucifix dans les lieux publics

Une leçon de laïcité de l'archevêque de Sao Paulo.

13 août 2009

Le président croate a un accès de fièvre anticatholique

Le président croate Stipe Mesic a créé la surprise en se déclarant contre la présence de symboles religieux dans les institutions publiques. Il a déclaré à la radio nationale : « Seuls les emblèmes de la République et éventuellement le drapeau, et rien d'autre, peuvent être affichés. Puisque nous sommes un Etat laïque, je pense qu'il faut mettre ça en vigueur. »

Il a également mis en garde contre la présence de symboles religieux dans des locaux militaires, ajoutant que leur place était « seulement dans des chapelles et dans des lieux où se déroulent des cérémonies religieuses ».

Et d'insister : « Les symboles religieux n'ont pas leur place dans des institutions de l'Etat », qu'il s'agisse de la police, de l'administration ou des municipalités. (Il ne semble pas qu'il ait mentionné les écoles...)

En fait, la loi n'interdit pas d'afficher des symboles religieux, comme dans tous les pays catholiques qui n'ont pas connu la loi de 1905 et respectent une saine laïcité. Il y a donc des crucifix partout en Croatie.

« La croix est le symbole d'une civilisation et non pas d'une religion ou d'une Eglise », a répondu à la télévision nationale le directeur de l'hebdomadaire de l'archevêché de Zagreb, ajoutant que ce symbole était partie intégrante de l'identité croate.

29 juin 2009

La montée de l'intégrisme laïque

Deux examinatrices à l'oral du baccalauréat de français se sont plaintes jeudi et vendredi de la présence de croix dans des salles d'examen du lycée privé Saint-André de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), a-t-on appris lundi de sources concordantes.

"Deux professeurs ont demandé à retirer les croix mais c'est chose impossible car il n'y a pas de raison de le faire, comme me l'a indiqué le directeur de la maison des examens d'Arcueil (SIEC)", a déclaré à l'AFP Gérard Meunier, le proviseur de ce lycée catholique.

"Je comprend, je suis d'une grande tolérance mais il est difficile de retirer tous les signes religieux d'une école catholique", a-t-il ajouté, en précisant qu'il s'agissait du "premier" incident de ce type dans son établissement, qui est un centre d'examen depuis une dizaine d'années.

Les deux examinatrices, qui enseignent dans d'autres lycées, ont été remplacées pour cette épreuve, selon le SNES-FSU de Créteil.

Dans un communiqué, le syndicat déplore "l'attitude de la direction du SIEC qui préfère le remplacement des enseignants à l'application de la loi républicaine et de ses principes laïcs". Il appelle à "une mise au point officielle" de la part du SIEC.

Le directeur du SIEC n'a pas pu être joint dans l'immédiat par l'AFP.

"Tous les candidats doivent avoir les mêmes conditions d'examen et la consigne de bon sens est de tout retirer des murs d'une salle d'examen pour ne pas influencer les candidats", a souligné Dominique Chauvin, secrétaire général adjoint du syndicat.

(AFP)


13 avril 2009

Echec à la « Libre Pensée »

La Fédération girondine de la Libre Pensée a fait savoir le vendredi saint (sic) que le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa requête concernant le retrait de salles d'audience de la cour d'appel de Bordeaux de peintures du Christ en croix.

Le tribunal a souligné dans ses attendus que "les trois tableaux en litige ont été installés dans les salles d'audience de la cour d'appel avant la publication de la loi du 9 décembre 1905" sur la séparation des églises et de l'Etat. Cette loi stipule qu'"à l'avenir", les emblèmes ou signes religieux sont interdits sur les monuments publics ou emplacements publics, est-il souligné dans le jugement daté du 31 mars. "La présence de ces tableaux (...) ne peut être considérée comme l'apposition d'un quelconque signe ou symbole religieux postérieure à cette loi et ne contrevient pas au principe de laïcité."

12 mars 2009

Les francs-maçons, Darwin et les sectes

Trois obédiences maçonniques : le Grand Orient de France, la Grande Loge féminine de France et la Fédération française du Droit humain, ont annoncé hier dans un communiqué la création d'une mission commune de vigilance sur les mouvements sectaires.

A l'occasion de l'anniversaire de la publication de l'ouvrage de Darwin "De l'origine des espèces au moyen de l'évolution naturelle" (sic), elles jugent "opportun de rappeler leur position très ferme vis-à-vis des mouvements sectaires ou à tendance sectaire qui, par leurs dérives, portent atteinte aux libertés fondamentales des citoyens et constituent une menace pour la démocratie et les Droits de l'Homme".

Sic.

On doit donc supposer que toute critique de Darwin relève d'une attitude sectaire qui porte atteinte aux libertés fondamentales des citoyens et constitue une menace pour la démocratie...

On rappellera à ces farouches défenseurs des droits de l'homme et du darwinisme réunis que le titre exact du livre de Darwin est De l'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle, ou la préservation des races les meilleures dans la lutte pour la vie.

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