Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 2546

  • Analphabètes

    La chaîne de magasins britannique Woolworths a dû retirer de ses rayons un ensemble lit-bureau pour fillettes de six ans, qui sur son site internet portait le nom de Lolita, suite à une campagne menée par des mères de famille. Tout est parti d’une question d’une mère sur un site de conseils en éducation des enfants : « Suis-je particulièrement sensible ou bien est-ce que quelqu’un pense qu’il est de mauvais goût d’avoir un lit nommé Lolita ? »

    « Ce qui s’est passé, explique un porte-parole de Woolworths, c’est que le personnel en charge du site internet (de la chaîne) n’a jamais entendu parler de Lolita, et, pour être honnête, personne d’autre non plus. »

    Le roman, en anglais, de Nabokov, qui a fait l’objet de deux célèbres adaptations cinématographiques, a été vendu à plus de 50 millions d’exemplaires de par le monde. Mais chez Woolworths, « personne » n’en a entendu parler...

  • Le syndicat de la magistrature tel qu’en lui-même

    Le syndicat de la magistrature apporte son soutien à Marina Petrella, écrouée en Fresnes en attente de son extradition vers l’Italie.

    Ancienne activiste des Brigades rouges, Marina Petrella a été condamnée en 1992 en Italie à la prison à perpétuité pour avoir assassiné un commissaire de police et grièvement blessé son chauffeur, et pour séquestration d’un magistrat.

    Réfugiée en France, bénéficiant de la protection que François Mitterrand accordait à tous les terroristes qui disaient avoir rompu avec le terrorisme, Marina Petrella a été arrêtée en août dernier à Argenteuil, et, le 14 décembre, la cour d’appel de Versailles s’est prononcée en faveur de son extradition.

    Le syndicat de la magistrature dénonce « une procédure d’extradition qui ne tient aucun compte de l’ancienneté des faits et de l’évolution » de la coupable, devenue assistante sociale...

    Le syndicat s’élève contre cette « remise en cause de la doctrine Mitterrand », car Marina Petrella a « parfaitement respecté cet engagement moral à rompre avec l’activisme violent ».

    Je m’engage à ne plus séquestrer de magistrats et à ne plus tuer de commissaires, donc on n’a pas le droit de me mettre en prison...

  • Heurs et malheurs de l’ouverture

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Lors de la mise en place de la Commission Pochard sur l’avenir de la condition d’enseignant, j’avais proposé la candidature de Jean-Richard Sulzer, universitaire renommé et professeur titulaire à l’Université Paris Dauphine, pour représenter le Front National.

    Ma lettre était restée sans suite, car Monsieur Darcos et le Gouvernement n’avaient pas souhaité heurter Monsieur Michel Rocard, qui avait également été pressenti.

    On voit aujourd'hui les résultats de cette ouverture en trompe l’œil : Monsieur Rocard vient de claquer la porte de la Commission Pochard , laquelle s’est privée, pour rien, de l’expérience du Doyen Sulzer, pourtant éminemment représentatif des grandes traditions académiques françaises.

  • Reconquête N° 244

    ffb21ca38e0f0a9f1728070bb7c12e5d.jpg

    Reconquête N° 244

  • Une mission pour Wieviorka

    En effet, cela manquait : une « mission d’études sur la question de la diversité dans l’enseignement supérieur et le monde de la recherche ». Elle vient d’être créée par le ministre ad hoc, Valérie Pécresse. Et elle est confiée au sociologue Michel Wieviorka, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), directeur du CADIS (Centre d'analyse et d'intervention sociologiques du CNRS, président de l'Association internationale de sociologie...

    Auteur de nombreux ouvrages sur le racisme et l’antisémitisme, dont La France raciste (sic), Michel Wieviorka est aussi président du conseil scientifique du CRAN, le prétendu Conseil représentatif des associations noires. (Non, ce n’est pas raciste, c’est la défense d’une identité de victime...).

    Dans Le Monde du 4 octobre dernier, il concluait un article, intitulé La diversité à reculons, en indiquant ce que peut être la « vision de gauche » des statistiques ethniques, « les statistiques de la diversité », permettant de lutter contre les discriminations, opposée à la « vision de droite » qui peut « venir à l’appui des pires politiques, notamment en matière d’immigration ».

    Voilà le personnage auquel le gouvernement de Nicolas Sarkozy demande de pondre un rapport sur la « diversité » dans l’enseignement supérieur.

    On rappellera aussi que dans son livre La Tentation antisémite : haine des juifs dans la France d'aujourd'hui, Michel Wieviorka expliquait doctement que le Front national a repris à son compte le négationnisme, que l’antisémitisme violent qu’il exprime a servi de « facteur d’union » entre les différents courants de « l’extrême droite », que le « détail » de Jean-Marie Le Pen était prémédité et visait à renforcer la cohésion du parti et à augmenter son nombre d’adhérents... Cela ne s’appelle pas de la sociologie, mais du mensonge et de la diffamation. Il est vrai qu’on n’en attend pas moins d’un fonctionnaire de l’idéologie dominante.

  • National Hebdo N° 1228

    « Comment l’Irlande peut faire capoter le “mini-traité“ de Sarkozy ». Dans mon édito, je m’appuie sur l’analyse alarmiste du Center for european reform, opportunément signalé par Henri Védas dans son blog Bruges-Europe.

    Mon article sur le parti européen des nationaux reprend ce que j’ai écrit dans mon blog, avec des précisions suite à un entretien avec Jean-Marie Le Pen. Notamment, c’est Bruno Gollnisch qui est chargé d’établir les contacts avec les divers partis et entre les partis intéressés.

    Topoline se penche sur « la folle dérive du “droit à...“ : le droit à l’adoption par les lesbiennes, le droit à l’enfant de la Camerounaise clandestine mariée à un séropositif camerounais, et cette histoire qui dépasse tout : une femme stérile qui était devenue enceinte par procréation assistée et avait voulu avorter. Devant l’équipe médicale atterrée, elle a dit : « En vertu de quoi serais-je la seule femme enceinte de ce pays qui n’ait pas droit à l’avortement ? » Elle a donc avorté. Deux ans plus tard, elle a redemandé une FIV, qui lui a été accordée. Et cette fois elle a mené à son terme son « désir d’enfant ». Une pédopsychiatre explique que cette femme avait raison en terme de droit : elle avait droit à l’enfant, elle avait droit à n’en plus vouloir, elle avait droit à en re-vouloir. C’est en effet, conclut Topoline, ce que proclame la campagne d’affiches du Planning familial : « Un droit, un choix, notre liberté ».

    Michel Limier fait le portrait de Christine Boutin, et s’intéresse aussi à ses relations avec Fadela Amara.

    Alexandre Marin fait le point sur les milliards perdus de la Société Générale. Conclusion : « L’état major de Daniel Bouton se moque du monde. On espère une enquête sérieuse. Sous la Sarkozye , rien n’est moins sûr. »

    Daniel Chardon revient sur le Droit au logement, le DAL aujourd’hui « opposable ». Pourquoi seulement le logement ? Il propose donc le DAN opposable (droit à la nourriture), et divers autres droits nécessaires à l’épanouissement physique et psychique, comme le DVRMMPC (droit aux vacances de rêve à la mer ou à la montagne avec une personne de votre choix), et finalement le DAB, le droit au bonheur opposable.

    Béatrice Pereire cite le livre d’Anna Bitton sur Cécilia. Quelques citations d’anthologie de la dame, et de Nicolas... En voici une qui est tristement révélatrice du personnage. C’était lors de l’escapade de Cécilia à New York : « Si elle veut revenir, il faut qu’elle fasse vite, la liste est longue de celles qui aimeraient prendre sa place. Je peux avoir n’importe quelle femme... »

  • Saint Ignace d’Antioche

    Aucun Père de l'Eglise n'a exprimé avec autant d'intensité qu'Ignace l'ardent désir d'union avec le Christ et de vie en Lui. C'est pourquoi nous avons lu le passage de l'Evangile sur la vigne qui, selon l'Evangile de Jean, est Jésus. En réalité, en Ignace confluent deux "courants" spirituels:  celui de Paul, entièrement tendu vers l'union avec le Christ, et celui de Jean, concentré sur la vie en Lui. A leur tour, ces deux courants débouchent sur l'imitation du Christ, proclamé plusieurs fois par Ignace comme "mon" ou "notre Dieu". Ainsi, Ignace supplie les chrétiens de Rome de ne pas empêcher son martyre, car il est impatient d'être "uni au Christ". Et il explique:  "Il est beau pour moi de mourir en allant vers (eis) Jésus Christ, plutôt que de régner jusqu'aux confins de la terre. Je le cherche lui, qui est mort pour moi, je le veux lui, qui est ressuscité pour moi... Laissez-moi imiter la Passion de mon Dieu!" (Romains 5, 6). On peut saisir dans ces expressions ardentes d'amour le "réalisme" christologique prononcé, typique de l'Eglise d'Antioche, plus que jamais attentive à l'incarnation du Fils de Dieu et à son humanité véritable et concrète:  Jésus Christ, écrit Ignace aux Smyrniotes, "est réellement de la  souche  de  David", "il  est  réellement né d'une vierge", "il fut réellement cloué pour nous" (1, 1).

    L'irrésistible aspiration d'Ignace vers l'union au Christ donne naissance à une véritable "mystique de l'unité". Lui-même se définit comme "un homme auquel est confié le devoir de l'unité" (Philadelphiens, 8, 1). Pour Ignace, l'unité est avant tout une prérogative de Dieu qui, existant dans trois personnes, est Un dans l'unité absolue. Il répète souvent que Dieu est unité, et que ce n'est qu'en Dieu que celle-ci se trouve à  l'état  pur  et originel. L'unité à réaliser sur cette terre de la part des chrétiens n'est qu'une imitation, la plus conforme possible à l'archétype divin. De cette façon, Ignace arrive à élaborer une vision de l'Eglise qui rappelle de près certaines des expressions de la Lettre aux Corinthiens de Clément l'Evêque de Rome. "Il est bon pour vous", écrit-il par exemple aux chrétiens d'Ephèse, "de procéder ensemble en accord avec la pensée de l'Evêque, chose que vous faites déjà. En effet, votre collège des prêtres, à juste titre célèbre, digne de Dieu, est si harmonieusement uni à l'Evêque comme les cordes à la cithare. C'est pourquoi Jésus Christ est chanté dans votre concorde et dans votre amour symphonique. Et ainsi, un par un, vous devenez un chœur, afin que dans la symphonie de la concorde, après avoir pris le ton de Dieu dans l'unité, vous chantiez d'une seule voix" (4, 1-2).

    Benoît XVI

  • Le christianisme à l’est

    Au détour d’une dépêche de l’AFP sur un débat en Bulgarie concernant un projet d’enseignement laïque sur les religions, on apprend que depuis 2001 le gouvernement bulgare prête serment sur la Bible et devant la Croix , que les églises sont pleines, que l’inauguration de nouveaux locaux ou de nouvelles entreprises est accompagnée d’un service religieux.

    La ville de Presov dans l’est de la Slovaquie envisage d’ériger une statue du Christ de 33 mètres de haut, qui serait la plus grande d’Europe (celle de Rio fait 38 mètres). Actuellement, la statue la plus haute de Slovaquie est celle d’un soldat soviétique, faisant partie d’un mémorial à Bratislava. (J’ai connu Presov du temps du communisme : la chape de plomb était très pesante. J’ai connu Presov peu après la chute du communisme : la chape de plomb était toujours là, comme si la ville retenait son souffle en se demandant si c’était bien vrai...)

    Les plus fortes ventes de livres de ces dernières années en Pologne sont (dans l'ordre) les écrits de Jean-Paul II, les Mémoires de son ancien secrétaire le cardinal Dziwisz, Harry Potter... et les livres de cuisine de sœur Anastasia. La religieuse en a vendu un million, et se lance dans le DVD. « Beaucoup de mes recettes me viennent la nuit dans mes rêves, explique-t-elle. Ce qui est le plus dur, c'est de se souvenir d'écrire la recette quand je me lève, avant que j'oublie. » Sœur Anastasia fait depuis longtemps la cuisine pour la maison d'édition des jésuites de Cracovie, qui servent de cobayes et éditent ses livres. Les prochains projets dépendront de l'inspiration divine de la sœur, déclare malicieusement le père Pietras. Quand on demande à la religieuse ce que représente pour elle cette notoriété, elle répond : « Ma vie n'a pas vraiment changé. Parfois, j'ai un peu moins de temps, mais je fais en sorte d'en garder pour la prière,, c'est le plus important. Les livres sont secondaires. »

  • La miséricorde

    L’Eglise organisera à Rome du 2 au 6 avril, à l’occasion du troisième anniversaire de la mort de Jean-Paul II, un congrès sur la miséricorde, thème qui était cher au pape défunt.

    Le « premier congrès apostolique mondial de la Miséricorde  » sera présidé par le cardinal Schönborn, archevêque de Vienne.

    Il pourrait se pencher sur cette anomalie qui ne paraît émouvoir personne : dans le psautier officiel de l’Eglise catholique latine, le mot misericordia apparaît 129 fois. Dans le psautier officiel de l’Eglise qui est en France, censé traduire le psautier latin, le mot miséricorde apparaît... deux fois.

  • Quelques premières de la stupidité ambiante

    Un prof de Berlaimont (Nord) sera jugé fin mars pour « violence aggravée sur mineur ». Il avait donné une gifle (sans conséquence) à un élève qui l’avait traité de connard. (Addendum. Les policiers sont allés le chercher chez lui, et il a subi 24 heures de garde à vue.)

    La promotion de la Légion d’honneur du 1er janvier respecte scrupuleusement la parité homme femme. (Sa publication a dû être retardée parce que la promotion dans l’ordre du mérite ne respectait pas la parité : il a donc fallu modifier celle-ci pour que celle-là puisse être publiée, puisque l’une ne va pas sans l’autre. La parité dans l’ordre du mérite est également une première.) Mais on attend toujours la parité homo-hétéro, souchiens-non souchiens, etc.

    Un groupe d’intellectuels (sic) européens, créé par la Commission européenne et présidé par Amin Maalouf, propose la promotion d’une « langue personnelle adoptive », qui ne « serait pas du tout une seconde langue étrangère, mais plutôt, en quelque sorte, une seconde langue maternelle ». Pour avoir deux langues maternelles, il faut avoir deux mères. Les intellectuels ne précisent pas si leur proposition implique une discrimination positive en faveur des paires de lesbiennes franco-étrangères.