Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 2502

  • Un collabo parmi d’autres

    « Nous sommes des amis de la Chine et nous souhaitons le rester. Je crois que l’ouverture de la Chine sur le monde est une nécessité. Il faut respecter le peuple chinois. Pour les asiatiques la notion de ne pas perdre la face est quelque chose de très important. Il ne faut pas humilier le peuple chinois. Il ne faut pas les froisser. »

    Propos de Gérard Mestrallet, patron de Suez, qui confond sciemment le « peuple » chinois avec le gouvernement communiste chinois. Et rappelle dans la foulée que Suez a annoncé, « le jour même du passage de la flamme » à Paris, le rachat de 15% du capital de la « première société d’eau chinoise », pour 140 millions d’euros.

  • La cote de Carla

    La fameuse photographie de Carla Bruni nue, datant de 1993, mise aux enchères chez Christie’s à New York, a été adjugée à un Chinois pour 91.000 dollars.

    La photographie, signée Michel Comte, avait été estimée par Christie’s à environ 4.000 dollars. Vu le retentissement médiatique de l’affaire, le commissaire priseur avait décidé d’emblée de commencer les enchères à 10.000 dollars.

    Comme quoi il peut être gratifiant de voir sa femme à poil sur internet.

  • Les cellules souches embryonnaires en Allemagne

    Au terme d’un vif débat, le Bundestag a assoupli la législation sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Par 346 voix pour, 228 contre et 6 abstentions, les députés allemands ont adopté un texte qui permet l’importation de cellules « cultivées » avant le 1er mai 2007.

    La « production » de cellules souches embryonnaires demeure interdite. L’importation avait été permise en janvier 2002, mais seulement de lignées de cellules cultivées avant la promulgation de la loi. Lesquelles pourront ainsi passer d’une vingtaine à environ 500.

    Annette Schavan, ministre de la Recherche , a plaidé pour cette évolution de la législation, sous la pression des scientifiques qui font planer le risque d’une « fuite des cerveaux ». La position d’Annette Schavan a fait scandale dans son parti, la CDU , et dans l’Eglise : elle a été vice-présidente du Conseil central des catholiques d’Allemagne. Au cours du débat, elle a demandé qu’on laisse aux chercheurs un « corridor strictement défini » permettant des travaux « de manière responsable ». « Tuer les embryons ne sera jamais responsable », a répliqué Mgr Zollitsch, archevêque de Fribourg et président de la conférence épiscopale.

    L’AFP rappelle que « la question des travaux de génétique est particulièrement sensible en Allemagne en raison du poids des Eglises et surtout du fait du passé nazi, marqué par des expérimentations, sélections et pratiques eugénistes ». Voilà qui nous ramène au procès du Téléthon.

    On note l’hypocrisie qui consiste à interdire la « production » de cellules souches embryonnaires mais à en permettre l’importation. On rappellera à ce sujet, et en rapport avec ce qui vient d’être dit, que l’Allemagne importe des cellules souches embryonnaires... d’Israël (pays où est autorisée non seulement la recherche sur des cellules embryonnaires issues des embryons surnuméraires résultant d'une fécondation in vitro, mais aussi la « création » d'embryons humains spécifiquement destinés à produire des cellules embryonnaires, et le clonage dit « thérapeutique »...).

  • Suspense polonais

    Le président polonais Lech Kaczynski a signé hier la loi votée par le Parlement adoptant le traité de Lisbonne. Mais le ministère des Affaires étrangères a souligné que cette signature n’équivalait pas à la ratification définitive du traité. En effet, la loi qu’il a signée l’autorise à ratifier le traité. Ce qu’il n’a pas fait...

    En vertu de l’accord passé avec le Premier ministre Donald Tusk, la ratification doit s’accompagner d’une résolution des députés concernant la souveraineté polonaise et le respect du caractère chrétien de la société polonaise, résolution qui s’accompagne elle-même d’un amendement précisant les modalités de la coopération entre le gouvernement, le Parlement et le président de la République dans les dossiers européens (en clair, une prééminence du Président). Or, si la résolution a été adoptée par les députés, l’amendement ne l’a pas encore été.

    Mais tout cela est hélas sans importance.

  • Le procès du Téléthon

    Le Dr Michel Villette était poursuivi hier en diffamation par l’AFM (Association française contre les myopathies), organisatrice du Téléthon, devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Le Dr Villette avait publié sur son site internet lunivers.info, le 6 novembre 2006, un article contre le Téléthon, dans lequel il soulignait que les fameux « bébéthons » que l’association présentait à la télévision n’étaient pas des bébés soignés grâce au Téléthon mais seulement des bébés rescapés de la sélection embryonnaire. L’AFM « ne soigne pas les malades, elle les élimine », insistait-il, et il demandait : « Combien de bébés a-t-on tué pour en avoir un beau ? », avant de remarquer que « Hitler, dès 1933, ne faisait pas autre chose avec les malades mentaux ».

    Telles sont les expressions que l’AFM veut faire reconnaître comme diffamatoires. Ce qui apparaît d’abord est le caractère extravagant de la plainte de l’AFM. Le Dr Villette ne faisait que reprendre à son compte des propos qui circulaient dans les médias. L’affaire des bébéthons avait choqué jusqu’à une marraine du Téléthon qui avait démissionné en disant pourquoi, et le rapprochement entre le tri des embryons et l’eugénisme nazi avait été fait très clairement par diverses personnalités, et par la fondation Jérôme Lejeune. L’AFM n’a poursuivi personne d’autre que le Dr Villette. Sans doute l’association voulait-elle faire un exemple, mais sans faire de vagues, en choisissant un bouc émissaire ne disposant pas d’une aura médiatique importante.

    A l’audience, le Dr Villette a soigneusement expliqué le sens de ses propos, et leur véracité. Les bébéthons sont des enfants qui ont toujours été sains : ils ont survécu au diagnostic pré-implantatoire (DPI), tandis que les embryons atteints par la maladie étaient « éliminés », c’est-à-dire tués. Car l’embryon est un être humain. (Significativement, comme dans tous les procès de ce genre, on entendra parler de la « maman » par ceux-là mêmes qui nient que l’embryon soit un être humain.) Quant au caractère eugénique du tri embryonnaire, il a été vigoureusement dénoncé par des sommités comme le Pr. Testard ou par Didier Sicard, président du Comité consultatif national d’éthique, celui-ci faisant explicitement le lien avec l’eugénisme nazi. Le Dr Villette a rappelé qu’à l’époque où l’eugénisme était en vogue, au début du XXe siècle, des médecins regrettaient de pas avoir de technique permettant d’éliminer les tarés dès la conception... En outre, les bébéthons n’ont pas pu être soignés, pour la bonne raison que le Téléthon n’a encore abouti à aucune, strictement aucune, avancée thérapeutique permettant de guérir la myopathie. Même si le raccourci est brutal, il est donc vrai que « l’AFM ne soigne pas les malades, elle les élimine ». L’AFM engloutit l’argent des dons dans la recherche censée permettre de guérir « demain » les maladies génétiques, et elle finance notamment la recherche sur les embryons, sur les cellules souches embryonnaires, ce qui est une autre grave atteinte à la vie.

    L’AFM était représentée par son directeur général Christian Cottet. Celui-ci se livra à un discours digne des grandes compassions télévisuelles. Il insista lourdement sur le fait que l’AFM est une association de malades, et que les malades se sont sentis profondément blessés par des propos tellement contraires aux « valeurs qui nous animent ». Sans cesse il parlait des « valeurs » de l’AFM, des « valeurs fondatrices » : « refuser, résister, guérir », lesquelles commandent les axes d’action : « aider et guérir ».

    Il devra admettre que « guérir » veut dire : « avancer vers des thérapeutiques ». Il fera aussi ce formidable aveu, en réponse à une question du procureur sur ce qu’il en est réellement des bébéthons : « On va dire que c’est de la communication. » Sic.

    Il soulignera naturellement que l’AFM n’agit que dans le respect de la loi. Mais il reconnaît aussi que l’AFM a « milité pour la légalisation du DPI », tout en prétendant que l’association ne fait aucun prosélytisme en la matière, laisse les couples libres de leur choix, d’autant que le procédé ne fonctionne que dans 20% des cas, etc. « Personne n’a le droit d’influencer ces parents », tonnait-il, mais l’on comprenait qu’il s’agissait de ceux qui tenteraient de se mettre en travers de l’AFM. Car il soulignait aussi que le DPI « permet de reconstruire un projet parental » (on notera le vocabulaire psycho-matérialiste). C’est donc bien ce que dit l’AFM aux parents. Et c’est donc bien une incitation. De toute manière les chiffres parlent d’eux-mêmes : 100% des enfants diagnostiqués par DPN comme porteurs de la myopathie dont s’occupe l’AMF ont été avortés, constatait en 2003 l’Agence de biomédecine.

    Christian Cottet a également tenté, à plusieurs reprises, de faire croire que l’AFM... n’avait rien à voir avec le DPI, parce que c’est un acte médical reconnu par la loi et remboursé par la sécurité sociale...

    En ce qui concerne la recherche sur les cellules souches embryonnaires, il a affirmé que cela permettait de constituer des modèles importants pour la recherche, et que là encore les parents étaient libres de leur choix, car « on demande au couple qui a produit les embryons surnuméraires » (sic : les couples sont des producteurs d’embryons, et il y a surproduction pour le DPI) s’il veut les conserver, les détruire ou les donner à la recherche.

    Il a également insisté sur le fait que cette recherche-là n’utilise « que quelques % » du budget. Comme si la proportion faisait quelque chose à l'affaire quand on parle de respect de la vie : on n'imagine guère un médecin plaidant son acquittement parce qu'il ne tue délibérément qu'un patient sur dix... (Lors de la suspension d’audience, il précisera que c’est 3 millions d’euros sur les 60 millions affectés globalement à la recherche le Téléthon rapporte plus de 100 millions d’euros).

    Et il a conclu que l’AFM était une association « en lutte pour la vie », un mouvement populaire comme le montre le succès du Téléthon, et que les propos du Dr Villette étaient donc très condamnables.

    Le Dr Villette avait fait venir des témoins pour renforcer sa défense. Il y eut notamment le Dr Jean-Pierre Dickès, père et grand-père de myopathes, qui témoigna de l’aide effective qu’apporte l’AFM aux familles sur le plan de la vie quotidienne, mais qu’il n’y a plus personne quand on a besoin d’une aide médicale d’urgence. Car l’AFM est « plus préoccupée de sa notoriété que de soigner », et elle s’est orientée exclusivement sur la recherche génétique alors qu’il s’agit d’une « bulle », comme nombre de spécialistes le reconnaissent aujourd’hui. Mais les gens de l’AFM sont des idéologues, et les faits leur importent peu. Seule l’idée compte, l’idée de gène, de cellule souche.

    Edouard Belaga, chercheur au CNRS (Russe qui fut expulsé d’Union soviétique pour avoir témoigné dans un procès...) fit valoir que si les propos du Dr Villette pouvaient être qualifiés de violents, ils n’en étaient pas pour autant diffamatoires, et il cita les propos au moins aussi violents de la présidente de l’AMF répondant aux détracteurs du Téléthon.

    Le Dr Dor souligna « l’excellence du dossier » sur le Téléthon publié sur le site du Dr Villette, il montra que l’AFM « se cache derrière un fatras affectif et compassionnel », et qu’elle est gouvernée par l’idéologie de la culture de mort.

    Le juge (er) Jean-Bernard Grenouilleau rappela le processus législatif de la culture de mort : la loi sur l’avortement permet les avortements thérapeutiques tardifs, ce qui conduit à légaliser le DPN (dépistage prénatal), ce qui conduit à légaliser le DPI. Nous sommes en présence de « deux conceptions différentes de la vie : celle qui juge qu’il faut supprimer les anormaux, et celle qui considère que toute vie est respectable ». Il fit valoir que le Dr Villette n’avait pas tenu de propos diffamatoires, mais « des expressions hyperboliques, pour réveiller la conscience », pour « faire sortir la vérité de sa gangue », comme on en voit dans l’Evangile dans la bouche de saint Jean-Baptiste et du Christ lui-même.

    Après les plaidoiries synthétisant ce qui avait déjà été dit, ce fut le réquisitoire du procureur. Et là ce fut une surprise, un coup de théâtre. Dans ce genre d’affaire entre une institution célèbre et un quidam, le quidam est quasiment assuré de perdre (La Fontaine parlait pour toutes les époques). En outre, le Dr Villette était poursuivi par le parquet, sur plainte de l’AFM. Or le procureur a demandé la relaxe du Dr Villette, soulignant que si ses propos pouvaient être blessants, ils ne méritaient pas un procès, mais une réponse plus intelligente, si possible...

    Le jugement sera rendu le 29 mai.

  • Le pape évoque une victime du satanisme

    L’agence Zenit souligne que le pape, à la fin de son audience de mercredi, saluant en italien les Filles de la Croix et les laïcs vivant de la même spiritualité, a évoqué le martyre de la religieuse Maria Laura Mianetti qui, « fidèle au don total d'elle-même, a sacrifié sa vie en priant pour qui la frappait ».

    La religieuse avait été victime, à Chiavenna, d'un guet-apens tendu par trois adolescentes qui avaient soi-disant besoin d'aide, au soir du 6 juin 2000. Les jeunes filles ont avoué avoir frappé la religieuse à l'arme blanche dans le cadre d'un rite satanique. Dans son agonie, la religieuse a prié pour ces trois jeunes et leur a dit qu'elle leur pardonnait. La congrégation romaine pour les Causes des saints a reconnu cette mort violente comme un « martyre », ce qui ouvre la voie à la béatification de la religieuse.

    Information à l’intention du directeur de la sécurité publique de Charente-Maritime, pour qui le satanisme n’a pas de rapport avec la religion.

  • Saint Léon le Grand

    Le Concile de Chalcédoine - repoussant l'hérésie d'Eutichios, qui niait la véritable nature humaine du Fils de Dieu - affirma l'union dans son unique Personne, sans confusion ni séparation, des deux natures humaine et divine. Cette foi en Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme, était affirmée par le pape dans un important texte doctrinal adressé à l'évêque de Constantinople, qui s'intitule Tome à Flavien, qui, lu à Chalcédoine, fut accueilli par les évêques présents avec une acclamation éloquente, dont la description est conservée dans les actes du Concile : « Pierre a parlé par la bouche de Léon », s'exclamèrent d'une seule voix les Pères conciliaires. C'est en particulier de cette intervention, ainsi que d'autres effectuées au cours de la controverse christologique de ces années-là, qu'il ressort de manière évidente que le pape ressentait avec une urgence particulière la responsabilité du Successeur de Pierre, dont le rôle est unique dans l'Eglise, car « à un seul apôtre est confié ce qui est communiqué à tous les apôtres », comme affirme Léon dans l'un de ses sermons pour la fête des saints Pierre et Paul (83, 2). Et le pape sut exercer ces responsabilités, en Occident comme en Orient, en intervenant en diverses circonstances avec prudence, fermeté et lucidité à travers ses écrits et au moyen de ses légats. Il montrait de cette manière que l'exercice du primat romain était alors nécessaire, comme il l'est aujourd'hui, pour servir efficacement la communion, caractéristique de l'unique Eglise du Christ.

    Conscient du moment historique dans lequel il vivait et du passage qui se produisait - à une période de crise profonde - entre la Rome païenne et la Rome chrétienne, Léon le Grand sut être proche du peuple et des fidèles à travers l'action pastorale et la prédication. Il anima la charité dans une Rome éprouvée par les famines, l'afflux des réfugiés, les injustices et la pauvreté. Il fit obstacle aux superstitions païennes et à l'action des groupes manichéens. Il relia la liturgie à la vie quotidienne des chrétiens : en unissant par exemple la pratique du jeûne à la charité et à l'aumône, en particulier à l'occasion des Quatre Temps (*), qui marquent pendant le cours de l'année le changement des saisons. Léon le Grand enseigna en particulier à ses fidèles - et aujourd'hui encore ses paroles restent valables pour nous - que la liturgie chrétienne n'est pas le souvenir d'événements passés, mais l'actualisation de réalités invisibles qui agissent dans la vie de chacun. C'est ce qu'il souligne dans un sermon (64, 1-2) à propos de la Pâque, à célébrer à chaque époque de l'année « pas tant comme quelque chose de passé, mais plutôt comme un événement du présent ».

    Benoît XVI, 5 mars 2008

    (*) Il est hélas significatif que tous les comptes-rendus et toutes les traductions, y compris sur le site du Saint-Siège, laissent l’expression Quattro Tempora, comme s’il s’agissait d’une antique tradition italienne qui ne correspond plus à rien aujourd’hui, et qu’on se garde bien de traduire, ne sachant pas trop ce qu’elle veut dire. On remerciera le pape d'avoir tenté de le rappeler.

  • Une pitoyable saynète

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Contrairement à ce que l’on entend ici et là, le projet de loi sur les OGM, ou du moins l’agitation qu’il a suscitée, est bien dans la ligne du Grenelle de l’environnement. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit d’amuser la galerie pour masquer le fait que les décisions sont prises ailleurs.

    L’impromptu Kosciusko-Morizet sert utilement à masquer le fait que le projet de loi n’est rien d’autre que la transposition d’une directive européenne, elle-même élaborée sous la pression de lobbies mondialistes.

    Comme la politique de la France ne se fait plus au Parlement français, les politiciens n’ont plus guère d’autre initiative que d’improviser de pitoyables saynètes.

  • Une jolie gaffe de Lagarde

    Le ministre de l’Economie Christine Lagarde a déclaré lundi, lors d’un forum sur la fiscalité à Bruxelles, que la France allait « apporter sa pierre » au projet du commissaire Lazslo Kovacs de créer une assiette commune pour l’impôt sur les sociétés au sein de l’UE, car il s’agit d’un des sujets « les plus urgents » en matière de fiscalité, et c’est « certainement une question que nous voulons pousser ».

    Ce propos a semé le trouble et la consternation en Irlande, où il est quasiment perçu comme un appel indirect à voter non au référendum. L’un des grands arguments de la propagande officielle est en effet que l’Irlande préservera son système fiscal très avantageux pour les entreprises, qui a permis le développement du « tigre celtique ».

    « Nous ferons clairement comprendre notre opposition » à ce projet « venant à un mauvais moment, inutile et inapproprié », a déclaré mardi le secrétaire d’Etat irlandais aux Affaires européennes, Dick Roche, devant le Sénat, soulignant que Mme Lagarde avait « admis qu’il s’agit d’un sujet controversé et qu’il pourrait ne pas y avoir d’accord rapide sur la question ».

    Depuis lors, les officiels irlandais et les thuriféraires de l’Europe, à commencer par le Premier ministre Bertie Ahern en personne, s’emploient à marteler que le projet ne peut aboutir que s’il y a unanimité, que le traité de Lisbonne n’y change rien, et que l’Irlande opposerait évidemment son veto. Ruairi Quinn, président de l’Alliance irlandaise pour l’Europe, a qualifié les propos de Christine Lagarde de « fantasme grotesque »...

    L’inquiétude est manifeste, d’autant qu’il ne s’agit pas seulement de Christine Lagarde, mais d’un réel projet de la Commission , et que l’affaire est naturellement exploitée par les partisans du non...

  • La lutte contre les discriminations au Sénat

    Le Sénat a voté dans la nuit le projet de loi transcrivant les injonctions de la Commission européenne concernant la lutte contre les discriminations.

    Les sénateurs ayant voté des amendements, contre l’avis du gouvernement (!), le texte devra retourner à l’Assemblée nationale.

    Le gouvernement, représenté par Nadine Morano, a néanmoins obtenu le rejet de trois amendements identiques qui avaient pourtant été adoptés à l’unanimité en commission. Ils visaient à supprimer l’une des dérogations à la non-discrimination universelle, directe ou indirecte, etc., autorisant « l’organisation d’enseignements par regroupement des élèves en fonction de leur sexe ».