30 avril 2013
Shanghai privé d’évêque
Mgr Aloysius Jin Luxian, évêque de Shanghai, est mort samedi dernier à l’âge de 91 ans. Ses obsèques ont eu lieu hier, en présence de 60 prêtres et d’un millier de fidèles. Elles auraient dû être célébrées par son successeur Mgr Thaddeus Ma Daqin, mais celui-ci a été arrêté dès son ordination, le 7 juillet dernier, parce qu’il venait de déclarer qu’il quittait l’Association patriotique (l’Eglise officielle). D’abord interné au séminaire de Sheshan, Mgr Ma a disparu. Selon certaines rumeurs il aurait été envoyé à Pékin pour des « études »…
Mgr Jin Luxian a passé au total 18 ans de sa vie en prison et 9 ans en résidence surveillée, avant de se rapprocher du régime et de devenir évêque officiel de Shanghai, sans mandat du pape. En 2005 il s’est réconcilié avec Rome. Il faisait donc partie de l’Eglise officielle tout en étant en communion avec Rome. Et ce devait être le cas de Mgr Ma, prêtre de l’Eglise officielle ordonné évêque avec mandat du pape. Mais après le coup d’éclat de Mgr Ma, les autorités de l’Eglise officielle l’ont privé de son titre d’évêque coadjuteur de Shanghai. Pour Rome, a rappelé Mgr Savio Hon, secrétaire de la congrégation pour l’évangélisation des peuples (et ami personnel de Mgr Jin Luxian), Mgr Thaddeus Ma Daqin est l’évêque de Shanghai.
Mgr Jin Luxian avait fait le choix de l’Eglise officielle en se disant que le temps finirait par réconcilier les deux parties de l’Eglise en Chine…
11:51 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chine
05 avril 2013
En Chine
Li Wenxi tient une librairie chrétienne à Pékin. En décembre dernier, il est allé à Taiyuan, la capitale du Shanxi, avec un stock de livres, pour aider les chrétiens locaux à ouvrir une librairie du même type. Juste après l’ouverture, des policiers sont arrivés et ont confisqué tous les livres. Quelques jours plus tard, ils ont téléphoné à Li Wenxi pour lui dire qu’ils allaient lui restituer les livres. Il s’est donc rendu au siège de la police… et depuis lors on n’a plus de nouvelles de lui. Sa femme Li Caihong a juste pu apprendre qu’il était inculpé de commerce illégal, et qu’il ne pouvait pas être libéré sous caution en raison de la gravité de son crime…
C’est pourquoi Li Caihong a fini par faire connaître ces faits par internet. Son message a été répercuté plus de 4.000 fois, et a donné lieu à de très nombreux commentaires, dont celui-ci : « Shanxi est l’un des endroits où les chrétiens sont persécutés le plus durement. »
Les autorités ont tenté de répliquer en publiant sur leur site internet un article où elles se félicitaient d’avoir lutté avec succès contre un groupe de chrétiens clandestins. Le site a été tellement inondé de commentaires virulents que le texte a été retiré…
Mais ça fait plus de trois mois que l’on n’a aucune nouvelle de Li Wenxi.
(Asianews)
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08 mars 2013
Ploutocratie communiste
L’Assemblée nationale populaire de la Chine communiste, qui est réunie ces jours-ci, compte 31 membres dont la fortune personnelle est supérieure à 1 milliard de dollars. Le plus riche est Zong Qinghou, patron d’un groupe alimentaire : 12,5 milliards. La Conférence consultative politique du peuple chinois, elle aussi réunie ces jours-ci, compte 52 délégués milliardaires. Le plus riche est Li Ka-shing, de Hong Kong : 32 milliards de dollars.
Ce qui fait 83 milliardaires en tout dans les deux instances représentatives suprêmes de la Chine communiste.
Il n’y a pas de milliardaires dans les instances représentatives américaines. Le plus riche député du Congrès américain, Michael McCaul, a une fortune estimée à un petit demi-milliard de dollars…
19:16 Publié dans Dans le monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine
05 mars 2013
D’autres évêques, en Chine…
Le Congrès national du peuple chinois se réunit à partir d’aujourd’hui, et la Conférence consultative politique du peuple chinois est réunie depuis avant-hier.
On constate que l’évêque de Shantou, Huang Bingzhang, ordonné illicitement et officiellement excommunié, fait désormais partie du Congrès (le Parlement).
A la Conférence consultative, on note la présence de trois autres évêques illicitement ordonnés : Ma Yinglin, le président de la prétendue « Conférence des évêques chinois », Zhan Silu, le vice-président de la dite conférence, et Lei Shivin, vice-président de l’Association patriotique (c’est le nom officiel de l’Eglise inféodée au pouvoir), lui aussi excommunié.
Dans le secteur « religions » de la Conférence consultative il y a cinq autres évêques, dont l’archevêque de Pékin qui s’y trouve pour la première fois.
La « Conférence consultative politique du peuple chinois » est la représentation, sous la conduite du parti communiste, des huit partis démocratiques indépendants et autres organisations qui ont fait alliance avec le parti communiste (on ne rit pas). Son nouveau président est Yu Zhengsheng, membre permanent du bureau politique du parti et secrétaire du parti à Shanghai. Il remplace Jia Qinglin, qui avait reçu les participants à la 8e « Assemblée nationale des représentants catholiques », en décembre 2010. Il les avait exhortés à « défendre le principe de l’indépendance et de l’autogestion de l’Eglise » et à « résister à l’infiltration de forces étrangères ». Le Saint-Siège avait vivement réagi à cette réunion.
12:58 Publié dans Dans le monde, Eglise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine
23 février 2013
Le cardinal Zen : Benoît XVI, le Saint-Siège et la Chine
L’agence Asianews publie un texte fort intéressant du cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong, auteur des méditations du chemin de croix du pape en 2008, et qui n’est pas, comme on le sait, un adepte de la langue de bois. Voici une rapide traduction de ce texte.
Benoît XVI est un grand pape, un homme amoureux de la vérité. Pour lui, Dieu est la vérité, et l’homme ne peut pas vivre sans la vérité. Malheureusement, aujourd’hui, la vérité n’est pas « à la mode », et ce qui domine réellement est ce que Benoît XVI a qualifié de « dictature du relativisme ». Mais il a toujours tenu la barre pour garder le cap selon la vérité. Cela est sa contribution à la culture mondiale, et aussi à la Chine. Il faut ajouter que ce pape a fait pour la Chine ce qu’il n’a fait pour aucun autre pays : à aucune autre Eglise particulière il n’a écrit une lettre spécifique, aucun pays n’a une commission spéciale issue des deux plus importants dicastères du Saint-Siège, d’une trentaine de membres, qui lui soit dédiée. Nous devons lui en être profondément reconnaissants.
Mais, malheureusement, je dois ajouter que, souvent, il a été une voix isolée dans le désert. Je l’ai dit et je le répète : son travail a été ruiné par d’autres qui sont proches de lui, qui ne suivaient pas sa ligne. Je n’ai pas à juger les consciences : il est probable que ces conseillers pensaient que peut-être il n’en savait pas assez sur la situation, qu’il n’était pas en mesure de suivre la bonne stratégie. Quoi qu’il en soit, ces gens-là n’ont pas mis en œuvre ce que Benoît XVI avait établi comme lignes directrices pour l’Eglise en Chine.
15:00 Publié dans Benoît XVI, Eglise | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chine
16 janvier 2013
Chine : un séminaire contraint de fermer
Les évêques des huit diocèses « officiels » du Shanxi ont dû prendre la décision de fermer, au moins provisoirement, le grand séminaire de la région, au lendemain d’une réunion, le 6 janvier, où le Bureau des affaires religieuses a exigé la réintégration du P. Anthony Chang Tongxi comme recteur du séminaire.
En 2010, les évêques avaient choisi le P. Anthony Chang Tongxi pour remplacer le recteur qui devenait évêque. Mais il apparut rapidement qu’il n’était pas à la hauteur, et qu’il se montrait trop proche des autorités communistes. L’année suivante, Mgr John Huo Cheng, l’évêque « officiel » du diocèse de Fenyang, président du conseil d’administration du séminaire, démettait de ses fonctions le P. Chang. Depuis lors c’était un bras de fer entre les évêques et le pouvoir. Il semble que la volonté des autorités communistes soit de fermer les séminaires des provinces pour ne garder que ceux de Pékin. On remarque qu’au grand séminaire de Seshan (qui est celui de Shangaï), où a été interné Mgr Ma Daqin depuis son coup d’éclat, les cours ont été suspendus sine die. Il y a quatre ans, deux autres séminaires avaient été fermés. Il n’en reste plus que six en activité en dehors des deux de Pékin.
Davantage d’explications sur Eglises d’Asie.
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04 janvier 2013
Le nouveau code pénal chinois et les catholiques
En Chine, et particulièrement dans le Hebei, prêtres et fidèles se sont mis à espérer après la mise en œuvre, le 1er janvier, du nouveau code pénal. Selon le nouveau texte, personne ne peut être obligé de s’incriminer soi-même, toute arrestation doit être fondée sur une preuve obtenue de façon légale, les parents du suspect doivent être informés des circonstances et du lieu de détention, et personne ne peut être détenu plus de six mois sans accusation.
Il en résulte notamment que, si ces dispositions sont appliquées, tous les prêtres et évêques emprisonnés sans procès sans qu’on sache où ils sont, parfois depuis 15 ans, comme Mgr James Su Zhimin, doivent être libérés.
Mais d’autres chrétiens ne partagent pas ces espoirs. Ils font remarquer que le pouvoir judiciaire dépend toujours du parti communiste, lequel a le dernier mot sur toute décision. Et qu’en 2004, déjà, un amendement à la Constitution stipulait « le respect et la protection des droits de l’homme », comme le nouveau code pénal…
(Asianews)
13:47 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine
21 décembre 2012
Vous connaissez le frère jésuite Giuseppe Castiglione ?
C’est ça :
Etonnant, non ?
Là, il s’appelait Lang Shining, « homme des mers occidentales », et il fut (pendant 50 ans !) le peintre préféré des empereurs de la dynastie Qing. Un film va être réalisé sur sa vie par le studio de production télévisuel des Jésuites de Taipei (Taiwan) et il sera diffusé sur la chaîne de télévision d’Etat de la Chine communiste (CCTV) et d’autres chaînes de la Chine continentale. Les précédents documentaires tournés par le même studio, sur Paolo Xu Guangqi, disciple de Matteo Ricci, et sur le Père Adam Schall, avaient eu plus de 200 millions de téléspectateurs. « Les documentaires veulent donner une image véritable et aussi complète que possible des meilleurs exemples de l’activité missionnaire initiale des Jésuites en Chine. Nous pensons que ces productions sont parvenues à corriger et à améliorer la perception que la majorité des Chinois a de l’activité missionnaire catholique », déclare le Père Jerry Martinson S.J., vice-président du studio.
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Persécution dans le diocèse de Wuhan (Chine)
Fin novembre, au cours d’une retraite, les prêtres du diocèse de Wuhan décidaient un remaniement des affectations des curés, car cela n’avait pas été fait depuis longtemps. Des prêtres reçurent aussitôt des avertissements d’autorités disant que la réunion était invalide et illégale.
Lors d’une messe solennelle, le 30 novembre, le P. Shen Guoan, administrateur du diocèse, annonçait les transferts de curés. Des prêtres furent alors interrogés par des représentants du gouvernement, les mettant en garde contre tout changement.
Néanmoins, le 8 décembre, les prêtres officialisaient les transferts et envoyaient des notifications aux autorités.
Le 13 décembre, 15 prêtres étaient interpellés et emmenés dans une réunion où on leur fit savoir que le P. Shen était était démis de ses fonctions, ainsi que le P. Shu Zigeng, secrétaire général de l'Association patriotique et de la commission des cultes de la province. Et qu’un nouveau comité de gestion était mis en place, sous la direction du P. Cui Qingqi, qu’on avait fait revenir de Pékin où il suivait des études…
Asianews rappelle que le gouvernement avait désigné le P. Shen Guoan comme évêque de Wuhan, en 2011, mais que le Saint-Siège n’avait pas donné son autorisation. Le P. Shen et les fidèles avaient alors refusé une ordination épiscopale illicite. Même chez les communistes, la vengeance est un plat qui se mange froid.
19:14 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine
11 décembre 2012
Provocation chinoise
Après son coup d’éclat du 7 juillet, quand, tout juste ordonné évêque, il avait annoncé qu’il quittait l’Association patriotique, Mgr Ma Daqin avait été aussitôt assigné à résidence au grand séminaire de Sheshan, avec interdiction de porter ses ornements épiscopaux. Et les prêtres et religieuses avaient subi des cours de rééducation patriotique… Aujourd’hui, selon diverses sources concordantes, il a été révoqué de sa charge d’évêque auxiliaire de Shangaï par la Conférence (officielle) des évêques catholiques de Chine, et en outre suspendu de ministère presbytéral pour deux ans. C’est l’aboutissement de l’« enquête » qui avait été ouverte par les autorités de l’Eglise officielle dès le 11 juillet sur l’ordination épiscopale de Mgr Ma.
Cette ordination avait reçu l’aval à la fois de Rome et de l’Eglise officielle. Mais le fait que Mgr Ma quitte l’Association patriotique a été un casus belli, d’autant que sa décision avait été accueillie par de longs applaudissements des évêques et prêtres présents…
Sur le blog de Mgr Ma, le dernier texte est du 3 novembre.
12:45 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chine
06 octobre 2012
Séances de rééducation à Shangaï
Oui, le régime chinois est toujours communiste, marxiste-léniniste. En témoignent les intenses séances de rééducation « patriotique » auxquelles ont été soumis en septembre les quelque 80 prêtres et quelque 80 religieuses du diocèse de Shangaï.
Divisés en trois groupes, ils ont dû subir des sessions de trois jours, à raison de 12 heures de « cours » par jour, sur leurs devoirs envers la nation, les réglementations religieuses, et les principes d’indépendance de l’Eglise chinoise. Ces cours étaient strictement obligatoires, sanctionnés par un examen oral, et écrit : les participants devaient rédiger un rapport sur ce qu’ils avaient appris.
Il s’agissait d’une des mesures de rétorsion du gouvernement chinois après le coup d’éclat de Mgr Thaddeus Ma Daqin, ordonné le 7 juillet comme évêque auxiliaire « officiel », et qui annonça ce jour-là qu’il quittait l’Association patriotique (l’Eglise officielle). Depuis son ordination, on n’a pas revu Mgr Daquin qui observe, selon les autorités, un « temps de retraite »…
13:32 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chine
10 juillet 2012
Evêques de Chine
La réaction du Saint-Siège à l’ordination de Harbin ne s’est pas fait attendre : le Père Joseph Yue Fusheng, ordonné sans mandat pontifical et donc de manière illégitime, est automatiquement excommunié, « les Evêques qui ont pris part à l’ordination épiscopale illégitime et se sont exposés aux sanctions prévues par la loi de l’Eglise doivent référer au Saint-Siège de leur participation à la cérémonie religieuse ».
Le communiqué poursuit :
« L’ordination du Père Taddeus Ma Daqin intervenue samedi 7 juillet en tant qu’Evêque auxiliaire du Diocèse de Shanghai constitue en revanche un motif d’approbation et d’encouragement. »
Mais Mgr Taddeus Ma Daqin a disparu depuis son ordination. A la fin de la cérémonie, il avait déclaré qu’il souhaitait se consacrer entièrement à son ministère épiscopal et que par conséquent il démissionnait de ses fonctions à l’Association patriotique (l’Eglise officielle). Ce qui avait déclenché de longs applaudissements… Au banquet qui a suivi, les trois tables réservées aux représentants du pouvoir sont restées vides. Le lendemain, dimanche, le nouvel évêque n’est pas venu célébrer la messe d’action de grâce. Certains prêtres ont reçu un SMS censé provenir de l’évêque, qui disait qu’il avait « besoin d’un temps de repos et de retraite personnelle ». Toute mention de son ordination a disparu des sites catholiques chinois…
Addendum
Les instances de l’Eglise officielle annoncent qu’elles ont ouvert une enquête sur l’ordination de Mgr Ma Daquin, « soupçonnée d’avoir gravement enfreint les règlements de la Conférence épiscopale de Chine à propos de l’élection et de l’ordination des évêques ».
19:15 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine
09 juillet 2012
Un effet de la politique de l’enfant unique
La police chinoise a mis au jour un gigantesque trafic d’enfants. L’opération a mobilisé plus de 10.000 policiers dans 15 provinces. Il y a eu 802 arrestations dans les cliniques et les hôpitaux : les femmes enceintes se voyaient promettre une grosse somme d’argent si elles vendaient leur enfant. D’autre part des enfants de plus de deux ans étaient vendus aux enchères (des enfants nés en contravention avec la règle de l’enfant unique). Les médecins gagnaient 700 € par enfant vendu. C’est un « consortium » que les enquêteurs ont découvert, avec des ramifications en Chine et à l’étranger.
17:16 Publié dans Culture de mort, Dans le monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine
06 juillet 2012
Harbin: l’ordination a eu lieu
Le P. Joseph Yue Fusheng a été sacré évêque de Harbin ce matin contre la volonté du pape. La cérémonie était présidée par Mgr Johan Fang Xinyao, président national de l’Association patriotique (l’Eglise officielle). Il y avait quatre évêques co-consécrateurs, tous quatre en communion avec Rome et « réquisitionnés » par le pouvoir. L’administrateur apostolique de Harbin, qui avait été « invité à dîner », a été relâché aussitôt après l’ordination.
16:00 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine
05 juillet 2012
Le Vatican « barbare et irrationnel », selon la Chine communiste
En Chine, l’Administration d’Etat des Affaires religieuses (nouveau nom du Bureau des Affaires religieuses) a publié une note en réponse à la note du Saint-Siège concernant le projet d’ordination épiscopale illicite de Harbin.
L’organisme officiel chinois juge la note du Saint-Siège « outrangeante », « choquante », « pleine de menaces », « barbare et irrationnelle » et il accuse Rome « d’étouffer la liberté » : le Vatican « par son interférence et ses allégations, restreint la liberté, et par son intolérance sape le sain développement de l’Eglise catholique en Chine, ce qui n’est d’aucun bénéfice pour l’Eglise universelle. »
Le candidat à l’épiscopat, le P. Joseph Yue Fusheng, est « d’une foi fervente, moralement irréprochable et honnête », ajoute l’Administration d’Etat des Affaires religieuses, c’est-à-dire le régime communiste chinois athée, qui souligne que les évêques choisis par le Parti selon la méthode « d’auto-élection et auto-ordination » (sic), sont « les égaux de tous les autres évêques du monde », sont « légitimes », et dispensent des sacrements « valides ». Se disant toujours ouvert au dialogue avec Rome, l’Administration annonce qu’elle poursuivra cette politique…
Dans la perspective de l’ordination (qui doit avoir lieu demain), de nombreux prêtres du diocèses ont pris la fuite et se sont cachés, pour ne pas être obligés d’y assister. Mais l’administrateur apostolique nommé par le pape à la fin de l’année dernière, le P. Joseph Zhao Hongchun, a été quant à lui « invité à dîner », hier mercredi, par des responsables gouvernementaux. Dans la soirée, il a téléphoné à son assistant pour lui dire qu’il ne pouvait pas rentrer dans l’immédiat parce que les fonctionnaires du bureau des affaires religieuses avaient besoin de parler avec lui et que « la conversation allait durer plusieurs jours »…
En bref il est mis à l’ombre pour l’empêcher de tenter quelque chose contre l’ordination. Tandis que six évêques en union avec Rome ont également disparu, mais eux ont vraisemblablement été réquisitionnés pour participer de force à l’ordination…
Et la cathédrale est un no man’s land sous contrôle de la police.
16:54 Publié dans Dans le monde, Eglise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine
26 avril 2012
Le gros malaise de la nouvelle ordination chinoise
Hier, le P. Methodius Qu Ailin a été sacré évêque en la cathédrale de l’Immaculée Conception à Changsha, capitale de la province du Hunan, pour le service de ce diocèse, vacant depuis 10 ans.
Mgr Qu Ailin est directeur adjoint de la branche du Hunan de l’Association patriotique des catholiques chinois (nom de l’Eglise officielle), et membre de la conférence consultative politique du peuple de la ville de Hengyang. Il devient néanmoins pleinement évêque catholique, étant ordonné avec mandat du pape.
Sauf que pour Rome il est évêque de Changsha, l’un des quatre diocèses du Hunan, alors que pour l’Eglise officielle chinoise il est évêque de l’unique diocèse du Hunan.
Mais le plus grave n’est pas là. L’évêque consécrateur principal était l’évêque de Pékin, Mgr Joseph Li Shan, dont le statut est douteux depuis qu’il a participé à une ordination épiscopale illicite. En outre, il y avait à la cérémonie Mgr Liu Xinhong, un évêque excommunié en 2006 pour s’être fait sacrer sans mandat pontifical.
Et cette cérémonie était en tout point celle d’une ordination « patriotique », soigneusement conçue ainsi par le régime, avec présence de nombreux dignitaires dont le vice-président de l’Association patriotique venu délivrer le message du « Front uni » et du bureau gouvernemental des Affaires religieuses. Le nouvel évêque a juré d’aider le clergé et les fidèles à « respecter les lois de la nation, sauvegarder l’unité nationale, l’unité et la stabilité sociales, promouvoir le développement économique du Hunan, la prospérité culturelle et l’harmonie sociale »…
Cette très particulière ambiance explique que s’il y avait 6 évêques et plus de 25 prêtres, il n’y avait que 200 fidèles, pour un diocèse qui compte 80.000 catholiques…
16:15 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine
23 mars 2012
Chine : la dictature communiste se renforce
Le ministère chinois de la Justice a publié le nouveau serment que devront désormais prononcer les avocats.
« Je veux devenir avocat de la République populaire de Chine, et je m’engage à remplir la mission sacrée d'un travailleur du droit du socialisme aux caractéristiques chinoises, à être loyal envers la patrie, à être loyal envers le peuple, à soutenir la direction du Parti communiste, à soutenir le système socialiste, à protéger la Constitution et l'autorité de la loi. »
C’est la première fois qu’il est demandé aux avocats de soutenir le parti communiste.
L’objectif est d’en finir avec les avocats militants de la dissidence. Nombre d’entre eux ont été menacés ou emprisonnés en 2011.
Jusqu’à la fin des années 90, la justice était aux ordres du parti. Mais depuis lors des avocats ont commencé à faire appel de jugements, en se fondant simplement sur la loi, et à défendre gratuitement des dissidents. Et le mouvement s’est étendu, notamment grâce à l’exemple donné par certains d’entre eux. Au premier chef Gao Zhisheng, qui était considéré comme l’un des dix meilleurs avocats chinois. Après sa conversion au christianisme, il a décidé d’aider les membres de groupes sociaux ou religieux persécutés. Il a été arrêté à maintes reprises depuis 2006, et il a été de nouveau condamné en décembre dernier à trois ans de prison.
On connaît aussi Chen Guangcheng, « l’avocat aux pieds nus », aujourd’hui assigné à résidence après avoir purgé une peine de quatre ans de prison. Il a surtout défendu les femmes forcées à être stérilisées ou à avorter.
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09 février 2012
L’Eglise en Chine
La volée de bois vert envoyée par le cardinal Zen à la Communauté de Sant’Egidio et à Communion et Libération (via “30 jours”) permet de mieux comprendre ce qui se passe en Chine… et au Vatican concernant la Chine. A lire sur Chiesa.
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03 janvier 2012
Hu Jintao et les « forces internationales hostiles »
Les gazettes nous rapportent que le président chinois Hu Jintao, dans le journal du comité central du parti communiste (qui s’appelle Qiu Shi : A la recherche de la vérité…), s’en prend aux « forces internationales hostiles » qui « redoublent d’efforts » pour « occidentaliser » et « diviser » les Chinois dans les « domaines idéologiques et culturels », et où il appelle à prendre conscience de la « gravité » de la menace et à « prendre des mesures fortes » pour les contrecarrer.
Les gazettes omettent de nous signaler que cet article est en réalité une partie jusqu’ici non publiée du discours de Hu Jintao devant le comité central, en octobre dernier, et qui était d’abord une charge contre le christianisme. Car quand il demande de combattre les « infiltrations culturelles » occidentales, il s’agit du christianisme, vu par les dirigeants chinois comme l’essence même de la culture occidentale.
C’est également en référence à cette partie du discours que le même journal A la recherche de la vérité avait publié en décembre un violent article de Zhu Weiqun, vice-président du Département de Travail du Front uni, contre les membres du parti qui adoptent des « superstitions religieuses », rappelant fermement que lorsqu’on est communiste on ne croit en rien d’autre qu’en l’idéologie communiste, et que le parti doit lutter contre les superstitions.
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20 octobre 2011
Le cardinal Zen et l’école (et la Chine)
Le cardinal Joseph Zen Ze-kiun, évêque émérite de Hong Kong, a entamé hier un jeûne de trois jours, pour « souligner la mauvaise décision de la Cour suprême, qui est une grande injustice pour l’Eglise et le territoire de Hong Kong et qui menace de détruire le système d’éducation de Hong Kong, considéré comme le meilleur de la région. »
La Cour suprême a rejeté le recours de l’Eglise sur l’inconstitutionnalité de la loi sur l’éducation de 2004. L’Eglise avait déjà perdu en première instance en 2005, puis en appel en 2010.
Cette loi prévoit la disparition des conseils d’administration des écoles privées sous contrat d’association avec l’Etat, dont les membres sont nommés par le diocèse ou les congrégations religieuses. Ces conseils doivent être remplacés par un "comité de gestion intégré", qui doit comprendre des représentants des enseignants, des parents d'élèves et des anciens élèves, de manière à ce que l'ensemble de ces groupes représente au minimum 40 % des sièges. Et le comité de gestion sera indépendant des organes de tutelle (en l’occurrence de l’Eglise).
Il s’agit bien entendu d’une ingérence du gouvernement chinois qui a décidé de mettre la main sur les écoles privées de Hong Kong (tant catholiques que protestantes ou bouddhistes) qui font l’essentiel de l’enseignement sur le territoire.
L’arrêt de la Cour suprême coïncide étrangement avec une campagne sur internet concernant des dons importants reçus par le cardinal Zen ces dernières années. On parle de l’équivalent de 300.000 euros par an, qui viendraient de l’homme d’affaires Jimmy Lai, devenu catholique, et connu comme militant de la démocratie à Hong Kong et en Chine. « On » soupçonne donc le cardinal Zen d’avoir mis une partie de cet argent dans sa poche… ou de l’utiliser pour soutenir la contestation du gouvernement chinois. Dans une conférence de presse, le cardinal Zen a détaillé l’utilisation de l’argent : soutien à la scolarité d’étudiants chinois, aide aux évêques chinois, soutien aux diocèses confrontés à des catastrophes naturelles, traduction de documents de l’Eglise. « Si j’avais utilisé cet argent pour moi-même, j’aurais acheté une voiture de luxe et engagé un chauffeur. Mais j’utilise toujours ma vieille voiture que je conduis moi-même… »
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06 août 2011
Prêtres en Chine
Hier, on a appris qu’un prêtre de l’Eglise catholique clandestine chinoise, Joseph Chen Hailong, ordonné il y a deux ans dans le diocèse de Xuanhua (Hebei), qui avait été arrêté le 9 avril, a été libéré. Pendant au moins deux mois il a été mis à l’isolement total, sans presque de nourriture, pour le contraindre à adhérer à l’Association patriotique (l’Eglise officielle). Apparemment en vain.
Aujourd’hui, on a appris que 4 prêtres du diocèse de Heze (Shangong) ont été arrêtés, le 3 août. Il s’agit des PP. Wang Chengli, Zhao Wuji, Fr Li Xianyang, et Sun Guichun. Ils ont été mis à l’isolement sans nourriture et sans boisson pendant 36 heures, à la suite de quoi on leur a demandé d’adhérer à l’Association patriotique. Comme ils ont refusé, les autorités cherchent des prétextes, au besoin en intimidant les fidèles, pour les faire passer en justice.
16:44 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine
15 juillet 2011
Nouvelle provocation chinoise contre Rome
Une nouvelle ordination illégitime d’évêque a eu lieu hier en Chine. Cette fois, pas moins de huit évêques légitimes participaient à l’ordination, dont les quatre qui avaient été enlevés par le régime quelques jours auparavant pour être sûr qu’ils seraient présents. Il manquait un 9e évêque, Mgr Pei Junmin : les prêtres du diocèse avaient décidé d’occuper la cathédrale jour et nuit, pour garder l’évêque. Les autorités ont laissé tomber.
C’est la 2e ordination illégitime cette année, la 3e depuis l’an dernier. L’Association patriotique a annoncé son intention de sacrer 40 évêques…
18:52 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine
27 juillet 2010
La situation de l’Eglise en Chine
Le 10 juillet, un prêtre chinois a été consacré évêque de Taizhou, en Chine populaire. Non seulement il est reconnu par Rome et par le gouvernement chinois, mais ses quatre co-consécrateurs étaient des évêques reconnus par Rome et par le gouvernement chinois. Il y a eu une autre consécration de ce type le 15 juillet. En fait, il y en a déjà eu quatre autres cette année, et l'intronisation d'un évêque qui n'était pas reconnu jusque-là par le gouvernement. Que se passe-t-il en Chine ? Les interprétations sont divergentes. Sandro Magister fait le point.
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14 juillet 2010
Du nouveau en Chine
La salle de presse du Saint-Siège confirme que, samedi dernier, l'Abbé Antoine Xu Jiwei (75 ans, 25 ans de sacerdoce) a été consacré évêque de Taizhou (Chine populaire), diocèse dont il était l'administrateur depuis 1999. Le Saint-Siège le destinait à ce siège et récemment le gouvernement chinois a approuvé cette consécration.
La cérémonie, à laquelle a pris part un millier de fidèles, a été présidée par Mgr Joseph Li Mingsu, évêque de Qingdao, assisté de Mgr Joseph Zhao Fengchang, évêque de Liaocheng, de Mgr Joseph Xu Honggen, évêque de Suzhou, et de Mgr Joseph Han Yingjin, évêque de Sanyuan, tous en communion avec le Siège apostolique et reconnus par le gouvernement.
Le diocèse était vacant depuis 1962.
(VIS)
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03 décembre 2009
Chine : le trouble jeu du cardinal Bertone
Un très intéressant article de Sandro Magister. A lire en pensant à nos martyrs qui ont refusé la constitution civile du clergé.
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13 avril 2009
Chine : un plan d’action communiste pour les droits de l’homme…
La presse officielle chinoise a présenté lundi un "plan d'action pour les droits de l'homme" dont le Parti communiste au pouvoir est le garant. [sic]
15:48 Publié dans Dans le monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine
26 août 2008
Arrestation d’un évêque en Chine
Au dernier jour des Jeux Olympiques, les autorités chinoises ont arrêté Mgr Jia Zhiguo, évêque de Zhengding.
Dimanche, vers 10 h 45, des représentants officiels du gouvernement se sont rendus à la cathédrale du Christ Roi de WuQiu et ont emmené l’évêque « non enregistré ». Son diocèse compte quelque 110.000 catholiques, au moins 80 prêtres et 90 religieuses.
Selon la fondation cardinal Kung qui relate l’affaire, c'est la 12e fois que Mgr Jia, âgé aujourd’hui de 73 ans, est arrêté. Sa dernière arrestation datait du 23 août 2007. Il avait été libéré le 14 décembre suivant, sans qu'on ait su où il était détenu. Aujourd'hui encore, on ne sait pas où les autorités l'ont conduit.
Après sa libération il était resté en résidence surveillée dans les bâtiments attenants à la cathédrale et ses activités pastorales étaient de ce fait grandement entravées : il ne pouvait recevoir de visites à quelques exceptions, très contrôlées par les autorités qui avaient installé un poste de contrôle, 24 h sur 24, à proximité de la cathédrale.
Asianews rappelle que la sécurité publique avait interdit tout rassemblement de chrétiens pendant la durée des JO, pour « éviter des tensions et des problèmes qui auraient pu endommager l’image de la Chine aux yeux du monde ». Néanmoins, un millier de fidèles du diocèse de Zhengding avaient bravé l’interdit et s’étaient rassemblés poour célébrer la fête de l’Assomption dans la cathédrale. La police, pour éviter les troubles, avait permis à l’évêque de célébrer la messe, tandis qu’elle surveillait dans la cour.
L'évêque est sérieusement malade, indique la fondation Kung, et sa main droite souffre d'un tremblement permanent. Les autorités lui ont refusé des consultations à l'extérieur de la résidence.
Mgr Jia a été consacré évêque le 19 décembre 1980, par mandat pontifical. Il a déjà passé 18 ans en prison. Il est connu pour son aide aux orphelins handicapés : il a pris en charge une centaine d'entre eux qui ont un besoin urgent d'aide.Selon la fondation Kung, la Chine compte 40 évêques catholiques dits « clandestins », plus précisément, non officiellement enregistrés, et fidèles à l'autorité au Successeur de Pierre. Il sont tous soit sous surveillance, soit en résidence surveillée, soit en prison, ou ils ont « disparu ».
Ainsi, les évêques Su Zhimin, de Baoding, et Shi Enxiang, de Yixian, ont été arrêtés respectivement en octobre 1997 et en avril 2001. On n'a depuis plus aucune nouvelle d'eux.
Mgr Han DinXiang, de Yong Nian, a été arrêté en décembre 1999. Il est mort en prison le 9 septembre 2007 dans des circonstances « mystérieuses et très suspectes », indique la fondation Kung : sa sépulture a eu lieu moins de six heures après sa mort.
La fondation cardinal Kung dénonce cette situation où les droits humains des évêques catholiques chinois sont bafoués et où la persécution des croyants reste très violente, en dépit de la tenue des Jeux Olympiques à Pékin.
(via Zenit et Asianews)
L’arrestation de cet évêque ajoute encore à la longue liste des violations des droits de l’homme recensée par Asianews au cours des JO, permettant de conférer à la Chine, comme le titrait l’agence, la médaille d’or des violations de la liberté et de la dignité humaine.
13:15 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine
21 août 2008
Au Tibet non plus, les JO ne changent rien
Au journaliste du Monde qui lui demande si la répression a continué au Tibet malgré la trêve olympique, le dalaï lama répond que « l'armée chinoise a encore tiré sur la foule, lundi 18 août, dans la région de Kham, dans l'est du Tibet », et il ajoute: « 140 Tibétains auraient tués, mais ce chiffre demande à être confirmé. » Il affirme aussi que depuis le début des émeutes, le 10 mars, « des témoins fiables ont pu établir que 400 personnes ont été tuées dans la seule région de Lhassa. Tuées par balles, alors qu'elles manifestaient sans armes », et que « 10.000 personnes ont été arrêtées. On ne sait pas où elles sont incarcérées ».
Il constate qu'« aucune ouverture n'a été enregistrée » dans les discussions avec Pékin. « Après les émeutes de mars et les Jeux Olympiques, nous avions cru à des signaux positifs. Nous avons vite déchanté. Nos émissaires se sont heurtés à un mur. »
Un jour, peut-être, on comprendra que la Chine est une dictature communiste…
13:21 Publié dans Dans le monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chine
18 août 2008
Pendant les JO, la répression continue. Et s’aggrave
L'attribution en 2001 de la XXIXe Olympiade à la capitale chinoise avait fait naître l'espoir que, désormais sous les regards du monde, Pékin serait obligé de relâcher la pression sur les voix déviant de la doctrine du régime, nous dit l’AFP. C’est ce que pouvaient croire les indécrottables naïfs de tout poil, en effet. Or le résultat est inverse, comme c’était prévisible : à l’occasion des JO, le monde médiatique fait la promotion du régime chinois, comme un rideau de fumée dont le régime profite…
Voici la suite de cette dépêche :
Durant les compétitions, les ONG ont continué à espérer que les autorités, accueillant des dizaines de journalistes et de touristes internationaux, seraient contraintes de laisser plus de place à la liberté d'expression, à la liberté de culte ou aux dissidents.
Les dix premiers jours des compétitions n'ont rien montré de tout cela: l'accès à l'internet a été partiellement restreint, des militants pro-Tibet ont été interpellés et les dissidents arrêtés juste avant les Jeux n'ont pas refait surface.
"Jusqu'à aujourd'hui, ce qui avait été annoncé publiquement ne se traduit pas dans les faits, ce qui soulève un certain nombre de questions", a déclaré samedi Giselle Davies, porte-parole du Comité international olympique (CIO).
Par exemple Zhang Wei, une résidente de Pékin qui a tenté d'obtenir une compensation pour la démolition de sa maison, a été condamnée à trente jours de détention pour "troubles à l'ordre public".
Elle avait demandé la permission de manifester dans l'une des trois zones où les autorités voulaient cantonner les protestations, a expliqué son fils, Mi Yu. Le régime avait fait des promesses sur le droit à manifester.
"Ils ont fait cette annonce pour le monde extérieur mais, à l'intérieur du pays, ils répriment la population", a déclaré à l'AFP M. Mi.
Pour Nicholas Bequelin, de l'organisation Human Rights Watch (HRW), les jeux Olympiques n'ont "pas favorisé" les réformes en matière de droits de l'Homme, "ils ont en fait ralenti le travail en cours et provoqué l'augmentation des abus".
"La stratégie adoptée par Pékin pour la préparation des Jeux a été d'éradiquer toutes les voix critiques en les empêchant de répercuter un message dans les médias internationaux", dit-il.
L'épouse du dissident emprisonné Hu Jia a disparu depuis la veille de l'ouverture des JO. Depuis cette date, toutes les tentatives pour joindre Zeng Jinyan ont échoué.
Hu Jia, l'une des voix les plus critiques du régime, avait été condamné en avril pour "tentative de subversion".
La disparition de Zeng "est clairement liée aux jeux Olympiques, car nous avons perdu le contact juste avant le début des Jeux", a déclaré à l'AFP Li Fangping, l'avocat du dissident.
Lui-même a expliqué avoir quitté Pékin, la pression se faisant trop importante.
Un opposant chinois a écrit au président du CIO, Jacques Rogge, pour l'alerter d'une détérioration des conditions de vie en prison en amont des jeux Olympiques.
He Depu, qui purge une peine de huit ans, a affirmé que le sort des prisonniers politiques s'est particulièrement aggravé en dépit des espoirs que les JO serviraient de catalyseur pour un changement, dans cette lettre transmise à la presse par Human Rights in China, basée à New York.
11:56 Publié dans Dans le monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : chine
30 juillet 2008
En Chine, la censure c’est pour tout le monde
Grande émotion dans les médias : aux JO de Pékin, les journalistes n'auront qu'une version censurée d'internet, comme tous les citoyens chinois qui n’ont accès à aucun des sites considérés comme « subversifs » par les autorités.
« Depuis le MPC, l'AFP a pu constater l'impossibilité d'accéder à des sites dissidents, pro-tibétains ou ceux d'organisation de défense des droits de l'homme, comme Amnesty International ou Reporters sans frontières. Lors d'un entretien exclusif avec l'AFP il y a deux semaines, le président du CIO Jacques Rogge s'était pourtant félicité de la liberté accordée à la presse étrangère. »
La promesse, soulignent les autorités chinoises, était qu’il n’y aurait pas de censure sur le travail des journalistes étrangers et que ceux-ci auraient « suffisamment » accès à inernet…
Les journalistes et les responsables olympiques sont indignés…
Tous ces blaireaux vont peut-être finir par découvrir qu’ils vont dans un pays communiste…
Mais aujourd’hui, Le Figaro titre sans rire :
« Les Chinois, champions des nouveaux usages du Web »…
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