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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2504

  • Grotesque

    Le ministère des Affaires étrangères a annoncé hier la fin de la « mission humanitaire » dépêchée le 2 avril en Colombie pour secourir Ingrid Betancourt. Car la France et les deux autres pays embarqués dans cette galère (l’Espagne et la Suisse ) ne peuvent faire autrement que « prendre acte de la décision du secrétariat de l’état-major central des Farc de rejeter la mission médicale qui était destinée à venir en aide à Ingrid Betancourt et aux autres otages les plus affaiblis ».

    Les terroristes communistes ont en effet refusé la mission médicale, à cause de « la mauvaise foi d’Uribe envers le gouvernement français ». En clair, ils redoutent que le président colombien se serve d’une telle mission pour repérer leurs camps.

    On se souvient que, déjà, fin mars, la France avait envoyé un avion médicalisé en Guyane, après les informations selon lesquelles Ingrid Betancourt était quasiment mourante (avant que Kouchner dise qu’elle n’allait peut-être pas si mal qu’on ne le pensait...). L’avion était reparti de Guyane au bout de deux jours...

    Toute cette agitation, coûteuse, n’a aucun sens. Elle est commandée par la popularité artificielle de la sénatrice colombienne en France, par le tam-tam politico-médiatique monté autour du fait qu’elle a eu la nationalité française (par mariage avec un homme dont elle est divorcée). Nicolas Sarkozy veut donc se mettre en avant et apparaître comme le sauveur d’Ingrid. A tout prix, à n’importe quel prix. En reconnaissant des terroristes communistes comme des partenaires. En acceptant de recevoir en France ceux qui seraient libérés par Bogota en échange d’Ingrid...

    Mais il risque fort de faire les frais de cette sinistre farce, et cela a commencé. Chaque fois qu’il prend une initiative, c’est un fiasco. Parce qu’il ne sait pas de quoi il parle.

    Pour en rester à la « mission médicale », il ne sait pas que les terroristes colombiens n’ont jamais, absolument jamais, permis la moindre opération de ce genre. Même sous l’égide de la Croix Rouge. Pour la bonne raison que toute opération de ce genre les met en danger d’être repérés, alors qu’ils sont traqués par l’armée colombienne. Et c’est plus vrai encore depuis que leur chef Paul Reyes a été abattu il y a un mois en Equateur par un raid aérien.

    Le spécialiste de la question interrogé par l’AFP, Alfredo Rangel, constate que la France a fait preuve de « naïveté » en pensant que la promesse d’Uribe de suspendre les opérations militaires serait suffisante pour dénouer la situation. Le gouvernement français, constate-t-il, a cherché « un bénéfice sur le plan intérieur à travers un geste médiatique ». On voit que M. Rangel connaît aussi bien Nicolas Sarkozy que les Farc... Mais plus Sarkozy fait de gestes médiatiques, lui-même ou par l’intermédiaire de son préposé aux gestes médiatiques Bernard Kouchner, plus il s’enfonce...

  • Voici le jour glorieux

    Voici le jour glorieux : la lumière succède aux ténèbres, la résurrection à la mort. Que la joie fasse place à la tristesse ; car la gloire est plus grande que ne fut l'ignominie. L'ombre fuit devant la vérité, l'antique loi devant la nouvelle; la consolation a remplacé le deuil.

    Venez fêter la Pâque nouvelle; que les membres espèrent pour eux-mêmes la gloire qui déjà brille en leur chef. Notre nouvelle Pâque, c'est le Christ, lui qui souffrit pour nous, Agneau sans tache.

    L'ennemi qui rôde autour de nous avait saisi sa proie; le Christ la lui arrache. C'est la victoire que figurait Samson, lorsqu'il déchira le lion furieux; et David, jeune et robuste, lorsqu'il sauva le troupeau de son père des griffes du lion et de la dent de l'ours.

    Samson immolant par sa mort ses nombreux ennemis, présageait encore le Christ, dont la mort a été la victoire; Samson, dont le nom exprime le Soleil, rappelle le Christ, lumière des élus que sa grâce illumine.

    Sous le pressoir sacré de la croix, la grappe s'épanche dans le sein de l'Eglise bien-aimée; exprimé par la violence, le vin coule, et sa liqueur plonge dans une joyeuse ivresse les prémices de la gentilité.

    Le sac lacéré par tant de blessures devient un ornement royal : cette chair qui a vaincu la souffrance est transformée en une parure de gloire.

    Pour avoir immolé le roi, le juif a perdu le royaume ; nouveau Caïn, il est exposé en exemple, et le signe dont il est marqué ne s’effacera pas.

    La pierre qu'il a rejetée et réprouvée est maintenant la pierre élue ; posée à la tête de l'angle, elle y brille comme un trophée. Par elle le péché est ôté, mais non la nature ; elle donne à l'homme un nouvel être, et réunis par elle, les deux peuples n'en forment plus qu'un seul.

    Donc soit gloire au Chef, et concorde entre les membres ! Amen.

    (Une des belles séquences de Pâques d’Adam de Saint-Victor, que Dom Guéranger donne à lire en ce jour dans son Année liturgique.)

  • Puisque c’est satanique, ce n’est pas contre la religion...

    Les profanations de tombes chrétiennes à La Rochelle n’ont pas le même impact que les profanations de tombes musulmanes près d’Arras. Pourquoi ? La réponse est donnée par le directeur départemental de la sécurité publique de Charente-Maritime, Philippe Cussac. Après avoir souligné que les dessins autour de « Léviathan » et « Lucifer » étaient des pentacles, il ajoute :

    « A Arras, c'est clairement orienté sur la religion, ici on est plutôt sur du satanique. »

    Quand c’est antimusulman, c’est une atteinte à la religion. Quant c’est satanique, ce n’est pas antireligieux...

    C’est Satan qui rigole...

  • Plus de 100.000 Autrichiens demandent un référendum

    Les organisateurs de l’initiative populaire « Sauvons l’Autriche » indiquent avoir recueilli 103.313 signatures pour réclamer un référendum sur le traité de Lisbonne.

    La pétition devait être remise cet après-midi à la présidente du Parlement. Une nouvelle manifestation devait être organisée dans la soirée devant le siège du gouvernement.

    Au-delà de 100.000 signatures, le Parlement est tenu d’examiner la demande (mais pas de l’accepter...).

    Le Parlement autrichien doit ratifier le traité mercredi.

  • Ils disent non à l’euthanasie

    Sept associations de professionnels confrontés aux problèmes de la fin de la vie publient dans La Croix une tribune pour dire non à l’euthanasie :

    « Nous réaffirmons avec force que, quels que soient les choix que notre société pourrait faire dans le futur, donner la mort ne relève en aucune façon de la compétence du médecin et que nous, professionnels de santé, n’assumerons pas ce rôle. Cela entrerait en conflit de valeurs avec la mission fondamentale des soignants médicaux comme non médicaux, qui est bien de toujours soigner et prendre soin de l’autre et ce jusqu’au bout de sa vie. »

    Les signataires sont la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, la Société française d’étude et de traitement de la douleur, la Société française de gériatrie et de gérontologie, la Société française d’anesthésie-réanimation, la Société française d’hématologie, le Groupe de réflexion sur l’accompagnement et les soins de support pour les patients en hématologie et en oncologie et l'Association nationale des médecins généralistes exerçant à l’hôpital local.

    Hier, La croix publiait une interview de Jean Léonetti, chargé d’une « mission » d’évaluation de la loi qui porte son nom. Il reconnaît qu’il va travailler sur « une exception d'euthanasie »...

  • La famille homo...

    Les homosexuels disposent désormais d’un « carré » dans le cimetière de Copenhague. L’espace est décoré par un triangle de graviers avec, au milieu, une grosse pierre sur laquelle va être déposé un drapeau arc-en-ciel.

    « Notre but est que les homosexuels et les lesbiennes puissent être enterrés les uns à côté des autres. Nous ne souhaitons pas nous isoler mais nous ressentons aussi le besoin d’être ensemble. Nous considérons cela comme une tombe familiale qui sera entretenue par notre famille », a déclaré Ivan Larsen, l’un des quatre fondateurs du lobby qui a obtenu cet espace.

  • La flamme olympique

    Ce que l’on peut retenir de l’ubuesque impromptu de la flamme olympique, hier à Paris, c’est que les communistes chinois faisaient la loi dans la capitale française. Avec la police française à leurs ordres, qui s’est montrée moins efficace que la police chinoise. Comme en Chine, les drapeaux tibétains étaient interdits et ont été confisqués. Même la banderole de la Licra a été arrachée. Elle disait : « Les droits de l’homme ne se négocient pas, ils se respectent ! ». Propos intolérables quand les Chinois contrôlent la rue. Avec des drapeaux rouges.

    Mais ce qui est ubuesque aussi est de voir tous ces manifestants se réveiller tout-à-coup, de façon si résolue, pour le Tibet. Il n’est question que du Tibet. Parce qu’il y a eu une répression de plus au Tibet. Comme si le Tibet ne souffrait pas du joug chinois depuis 60 ans. Comme si le Tibet était le seul problème. Comme si les victimes du régime chinois n’étaient pas aussi et d’abord tout le peuple chinois, passé de la dictature socialiste-communiste à la dictature capitaliste-communiste, qui a ajouté aux maux du communisme maoïste les maux du libéralisme sans frein, avec des centaines de milliers de paysans prolétaires devenus ouvriers pour construire les mégalopoles, exploités à mort, dépourvus de tous droits sociaux (ils ne peuvent rien revendiquer puisque « leur » parti est au pouvoir), et même étrangers dans leur propre pays, puisque leurs « passeports » leur interdit d’entrer dans les villes...

    Il est scandaleux d’oublier les conditions faites à ces ouvriers, comme les conditions faites aux paysans, comme les persécutions antireligieuses, comme l’absence totale de liberté politique, et de ne réagir qu’à une répression anti-tibétaine.

    C’est au moment où il a été décidé que les JO auraient lieu à Pékin qu’il fallait se mobiliser.

    Début novembre, Bernard Antony avait lancé une pétition de contestation des Jeux Olympiques à Pékin. A l’époque, c’est tombé dans le vide. Il n’y avait alors personne pour reprendre cette idée, pour la reprendre à son compte, pour la phagocyter, pour dire qu’il ne fallait pas laisser à Chrétienté-Solidarité l’exclusivité d’une telle campagne, que c’était à la gauche bien pensante de le faire, etc. Rien. Alors, tout le monde trouvait normal que les JO se déroulent au pays du Laogaï.

    Il est bien temps de gémir aujourd’hui, et de faire semblant de s’agiter.

  • Bayrou et ses sénateurs... UDF

    Le sénateur et ancien ministre Jean Arthuis quitte le MoDem et veut « faire revivre l’UDF ». Le député européen Thierry Cornillet avait lancé la semaine dernière une pétition pour un « congrès de renaissance de l’UDF », réclamant une réunion du comité directeur de l’UDF (qui avait été désigné lors de la création du MoDem pour veiller sur les « intérêts juridiques, matériels et moraux » de l’UDF pendant une période transitoire de trois ans). Jean Arthuis réclamait la réunion de ce comité depuis les municipales. François Bayrou a décidé qu’elle aurait lieu le 16 avril, tout en prévenant qu’il n’y aurait pas de retour en arrière et qu’il ne « cédera rien ».

    Le groupe centriste du Sénat a gardé le nom UDF. 10 de ses membres siègent au bureau exécutif du MoDem, et 5 sont au Nouveau Centre...

    En toile de fond de cette agitation, les prochaines élections sénatoriales et les recompositions qui pourraient en résulter. Le MoDem, qui n’a que 3 députés, reçoit 1 million d’euros de subventions grâce à ses 18 sénateurs (Arthuis compris, pour cette année...).

  • Bruno Gollnisch fait condamner Alain Morvan

    L’ancien recteur de l’Académie de Lyon, Alain Morvan, a été condamné pour « injure non publique » envers Bruno Gollnisch, à qui il devra verser 400 euros de dommages et intérêts.

    Lors d’une réunion du conseil académique de l’Education nationale, le 17 novembre 2004, Alain Morvan avait stigmatisé « un universitaire dont je ne citerai pas le nom, non par crainte de quelque réaction que ce soit, mais tout simplement par souci d’hygiène ».

  • Pas de publicité après 20 h. Peut-être.

    Nicolas Sarkozy avait annoncé de but en blanc, comme il aime faire, qu’il allait supprimer la publicité sur les chaînes de télévision publique.

    Hier, à Cannes, Christine Albanel a déclaré, lors d’un point de presse au MIPTV : « J’ai le sentiment que l’on s’oriente plutôt vers une suppression de la publicité lors de la séquence soirée, à savoir pas de publicité après 20 h. »