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  • Téléthon : la lettre ouverte du Dr Villette à Hervé Mariton

    Sur le site de l’Univers se poursuit la publication, chaque jour qui nous rapproche du Téléthon 2008, d’un document concernant cette manifestation.

    Sont déjà parus les témoignages au procès du Dr Doublier Villette du du Dr Dor, du juge (er) Grenouilleau, de J-P Maugendre, du Pr Edward Belaga, du Dr Jean-Pierre Dickès, du Dr. Emmanuel Tremblay, ainsi qu’un résumé de l'argumentation (avec liste des pièces fournies) du Dr Villette, le 10 avril 2008, à la 17è Chambre Correctionnelle de Paris. Rappelons que le Dr Villette a gagné ce procès en première instance, mais que l’AFM a fait appel (contre l’avis du parquet).

    Aujourd’hui, le Dr Villette a publié la lettre ouverte qu’il a adressée au maire de Crest, l’ancien ministre Hervé Mariton :

    Monsieur le Ministre,

    Je ne peux croire que vous refusiez le débat que je vous propose depuis le mois de septembre à propos des dérives du Téléthon que vous couvrez en acceptant que la ville de Crest soit "ville ambassadrice" du Téléthon pour les régions Auvergne et Rhône-Alpes, les 5 et 6 décembre prochain.

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  • Le procès du Téléthon

    Le Dr Michel Villette était poursuivi hier en diffamation par l’AFM (Association française contre les myopathies), organisatrice du Téléthon, devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Le Dr Villette avait publié sur son site internet lunivers.info, le 6 novembre 2006, un article contre le Téléthon, dans lequel il soulignait que les fameux « bébéthons » que l’association présentait à la télévision n’étaient pas des bébés soignés grâce au Téléthon mais seulement des bébés rescapés de la sélection embryonnaire. L’AFM « ne soigne pas les malades, elle les élimine », insistait-il, et il demandait : « Combien de bébés a-t-on tué pour en avoir un beau ? », avant de remarquer que « Hitler, dès 1933, ne faisait pas autre chose avec les malades mentaux ».

    Telles sont les expressions que l’AFM veut faire reconnaître comme diffamatoires. Ce qui apparaît d’abord est le caractère extravagant de la plainte de l’AFM. Le Dr Villette ne faisait que reprendre à son compte des propos qui circulaient dans les médias. L’affaire des bébéthons avait choqué jusqu’à une marraine du Téléthon qui avait démissionné en disant pourquoi, et le rapprochement entre le tri des embryons et l’eugénisme nazi avait été fait très clairement par diverses personnalités, et par la fondation Jérôme Lejeune. L’AFM n’a poursuivi personne d’autre que le Dr Villette. Sans doute l’association voulait-elle faire un exemple, mais sans faire de vagues, en choisissant un bouc émissaire ne disposant pas d’une aura médiatique importante.

    A l’audience, le Dr Villette a soigneusement expliqué le sens de ses propos, et leur véracité. Les bébéthons sont des enfants qui ont toujours été sains : ils ont survécu au diagnostic pré-implantatoire (DPI), tandis que les embryons atteints par la maladie étaient « éliminés », c’est-à-dire tués. Car l’embryon est un être humain. (Significativement, comme dans tous les procès de ce genre, on entendra parler de la « maman » par ceux-là mêmes qui nient que l’embryon soit un être humain.) Quant au caractère eugénique du tri embryonnaire, il a été vigoureusement dénoncé par des sommités comme le Pr. Testard ou par Didier Sicard, président du Comité consultatif national d’éthique, celui-ci faisant explicitement le lien avec l’eugénisme nazi. Le Dr Villette a rappelé qu’à l’époque où l’eugénisme était en vogue, au début du XXe siècle, des médecins regrettaient de pas avoir de technique permettant d’éliminer les tarés dès la conception... En outre, les bébéthons n’ont pas pu être soignés, pour la bonne raison que le Téléthon n’a encore abouti à aucune, strictement aucune, avancée thérapeutique permettant de guérir la myopathie. Même si le raccourci est brutal, il est donc vrai que « l’AFM ne soigne pas les malades, elle les élimine ». L’AFM engloutit l’argent des dons dans la recherche censée permettre de guérir « demain » les maladies génétiques, et elle finance notamment la recherche sur les embryons, sur les cellules souches embryonnaires, ce qui est une autre grave atteinte à la vie.

    L’AFM était représentée par son directeur général Christian Cottet. Celui-ci se livra à un discours digne des grandes compassions télévisuelles. Il insista lourdement sur le fait que l’AFM est une association de malades, et que les malades se sont sentis profondément blessés par des propos tellement contraires aux « valeurs qui nous animent ». Sans cesse il parlait des « valeurs » de l’AFM, des « valeurs fondatrices » : « refuser, résister, guérir », lesquelles commandent les axes d’action : « aider et guérir ».

    Il devra admettre que « guérir » veut dire : « avancer vers des thérapeutiques ». Il fera aussi ce formidable aveu, en réponse à une question du procureur sur ce qu’il en est réellement des bébéthons : « On va dire que c’est de la communication. » Sic.

    Il soulignera naturellement que l’AFM n’agit que dans le respect de la loi. Mais il reconnaît aussi que l’AFM a « milité pour la légalisation du DPI », tout en prétendant que l’association ne fait aucun prosélytisme en la matière, laisse les couples libres de leur choix, d’autant que le procédé ne fonctionne que dans 20% des cas, etc. « Personne n’a le droit d’influencer ces parents », tonnait-il, mais l’on comprenait qu’il s’agissait de ceux qui tenteraient de se mettre en travers de l’AFM. Car il soulignait aussi que le DPI « permet de reconstruire un projet parental » (on notera le vocabulaire psycho-matérialiste). C’est donc bien ce que dit l’AFM aux parents. Et c’est donc bien une incitation. De toute manière les chiffres parlent d’eux-mêmes : 100% des enfants diagnostiqués par DPN comme porteurs de la myopathie dont s’occupe l’AMF ont été avortés, constatait en 2003 l’Agence de biomédecine.

    Christian Cottet a également tenté, à plusieurs reprises, de faire croire que l’AFM... n’avait rien à voir avec le DPI, parce que c’est un acte médical reconnu par la loi et remboursé par la sécurité sociale...

    En ce qui concerne la recherche sur les cellules souches embryonnaires, il a affirmé que cela permettait de constituer des modèles importants pour la recherche, et que là encore les parents étaient libres de leur choix, car « on demande au couple qui a produit les embryons surnuméraires » (sic : les couples sont des producteurs d’embryons, et il y a surproduction pour le DPI) s’il veut les conserver, les détruire ou les donner à la recherche.

    Il a également insisté sur le fait que cette recherche-là n’utilise « que quelques % » du budget. Comme si la proportion faisait quelque chose à l'affaire quand on parle de respect de la vie : on n'imagine guère un médecin plaidant son acquittement parce qu'il ne tue délibérément qu'un patient sur dix... (Lors de la suspension d’audience, il précisera que c’est 3 millions d’euros sur les 60 millions affectés globalement à la recherche le Téléthon rapporte plus de 100 millions d’euros).

    Et il a conclu que l’AFM était une association « en lutte pour la vie », un mouvement populaire comme le montre le succès du Téléthon, et que les propos du Dr Villette étaient donc très condamnables.

    Le Dr Villette avait fait venir des témoins pour renforcer sa défense. Il y eut notamment le Dr Jean-Pierre Dickès, père et grand-père de myopathes, qui témoigna de l’aide effective qu’apporte l’AFM aux familles sur le plan de la vie quotidienne, mais qu’il n’y a plus personne quand on a besoin d’une aide médicale d’urgence. Car l’AFM est « plus préoccupée de sa notoriété que de soigner », et elle s’est orientée exclusivement sur la recherche génétique alors qu’il s’agit d’une « bulle », comme nombre de spécialistes le reconnaissent aujourd’hui. Mais les gens de l’AFM sont des idéologues, et les faits leur importent peu. Seule l’idée compte, l’idée de gène, de cellule souche.

    Edouard Belaga, chercheur au CNRS (Russe qui fut expulsé d’Union soviétique pour avoir témoigné dans un procès...) fit valoir que si les propos du Dr Villette pouvaient être qualifiés de violents, ils n’en étaient pas pour autant diffamatoires, et il cita les propos au moins aussi violents de la présidente de l’AMF répondant aux détracteurs du Téléthon.

    Le Dr Dor souligna « l’excellence du dossier » sur le Téléthon publié sur le site du Dr Villette, il montra que l’AFM « se cache derrière un fatras affectif et compassionnel », et qu’elle est gouvernée par l’idéologie de la culture de mort.

    Le juge (er) Jean-Bernard Grenouilleau rappela le processus législatif de la culture de mort : la loi sur l’avortement permet les avortements thérapeutiques tardifs, ce qui conduit à légaliser le DPN (dépistage prénatal), ce qui conduit à légaliser le DPI. Nous sommes en présence de « deux conceptions différentes de la vie : celle qui juge qu’il faut supprimer les anormaux, et celle qui considère que toute vie est respectable ». Il fit valoir que le Dr Villette n’avait pas tenu de propos diffamatoires, mais « des expressions hyperboliques, pour réveiller la conscience », pour « faire sortir la vérité de sa gangue », comme on en voit dans l’Evangile dans la bouche de saint Jean-Baptiste et du Christ lui-même.

    Après les plaidoiries synthétisant ce qui avait déjà été dit, ce fut le réquisitoire du procureur. Et là ce fut une surprise, un coup de théâtre. Dans ce genre d’affaire entre une institution célèbre et un quidam, le quidam est quasiment assuré de perdre (La Fontaine parlait pour toutes les époques). En outre, le Dr Villette était poursuivi par le parquet, sur plainte de l’AFM. Or le procureur a demandé la relaxe du Dr Villette, soulignant que si ses propos pouvaient être blessants, ils ne méritaient pas un procès, mais une réponse plus intelligente, si possible...

    Le jugement sera rendu le 29 mai.

  • Le Téléthon et les lois de la République

    La présidente de l'AFM Laurence Tiennot-Herment, qui s’était déjà déclarée outrée et choquée par les critiques catholiques contre le Téléthon, en remet une couche contre l’Eglise. « Avoir attendu la veille du Téléthon pour rouvrir ce débat éthique sur lequel le législateur a tranché n’est pas correct », a-t-elle dit ce matin sur France Inter. Ce n’est pas politiquement correct, en effet, mais c’est juste et opportun, au regard de la défense de la vie. Une fois de plus, Mme Tiennot-Herment fait appel à la loi, et elle condamne les « quelques représentants de l’Eglise » qui, en mettant en cause certains aspects du Téléthon, « contestent les lois de la République ».

    Cette escroquerie morale a déjà beaucoup servi. Notamment contre ceux qui manifestent contre l’avortement. C’est un argument absurde, a priori, de disqualifier des gens qui « contestent les lois de la République ». Les partisans de la dépénalisation de l’avortement contestaient les lois de la République quand la République interdisait l’avortement. Les gens de l’AFM de Mme Tiennot-Herment contestaient les lois de la République il y a peu, quand la République interdisait les recherches sur les embryons. Et nombre de personnalités de l’AFM contestent aujourd’hui les lois de la République qui interdisent encore le clonage.

    Mais cet argument répété de façon obsessionnelle a un sens profond. C’est la fameuse phrase de Chirac en réponse à l’encyclique Evangelium Vitæ : « Non à une loi morale qui primerait la loi civile. » Il ne peut ni ne doit rien y avoir au-dessus de la loi civile. S’opposer à la loi civile au nom de valeurs supérieures est un blasphème contre la République qui nie ces valeurs.

    C’est à ce niveau-là que se situe l’importance des réactions épiscopales. On ne peut que souhaiter que les évêques en soient conscients. Enfin. Et qu’ils poursuivent dans cette voie. Car ils résonnent  toujours dans nos oreilles, les propos du Pr Israël Nisand : si en 1975  les évêques s’étaient « vraiment déclarés hostiles » à la loi sur l’avortement, elle « ne serait pas passée, Simone Veil me l’a d’ailleurs confirmé ». (Golias, décembre 2000).

  • Téléthon : le témoignage d'une "marraine"

    Raphaëlle Monod-Sjöström, ancienne championne du monde de ski acrobatique, avait été choisie comme marraine du Téléthon 2006 pour la région Rhône-Alpes. Elle a pris son rôle au sérieux, et a cherché à savoir pourquoi certains critiquaient le Téléthon. Elle a vite compris, et a rejoint le Comité pour sauver l’éthique du Téléthon. Elle explique :
    « En tant que sportive, j’ai été très touchée d’être sollicitée pour parrainer le Téléthon dans ma région. C’est une aventure magnifique : je veux aider ceux qui sont frappés par ces maladies et encourager la recherche pour soigner et guérir. Quand j’ai entendu des critiques à la radio, j’ai voulu en savoir plus. J’ai découvert que l’on se servait des embryons pour la recherche. Quelque chose m’a beaucoup choquée à cause de l’amitié qui s’est nouée avec des jeunes malades rencontrés pour l’organisation du Téléthon. J’ai réalisé que je n’aurais peut-être pas la joie de connaître mon filleul aujourd’hui si les pratiques du tri embryonnaire ava
    ient existé il y a vingt ans. Le Téléthon doit prendre en compte l’avis des Français et respecter ceux qui considèrent qu’expérimenter sur des vies humaines est inhumain.Ma démarche est difficile et j’espère qu’elle sera comprise. Mais je pense à Théodore Monod, qui s’est battu jusqu’à sa mort pour que l’humanité ne gâche pas son avenir, et ça me donne du courage pour prendre la parole. »
    Le Comité pour sauver l’éthique du Téléthon (CSET), fondé en 2003 quand l’AFM a revendiqué la légalisation du clonage, rassemble des personnes concernées par la maladie et le handicap (personnes malades, familles, soignants, sympathisants) qui veulent faire entendre leur voix pour que la recherche médicale et scientifique soit vraiment au service des malades et de leur guérison, respecte une éthique de la vie, et refuse toute forme d’eugénisme.

  • Jean-Pierre Dickès et le Téléthon

    Communiqué du Dr Jean-Pierre Dickès, président de l'Association Catholique des Infirmières et médecins

    J'écris à la fois en tant que médecin et père d'un enfant myopathe décédé maintenant il y a 8 ans à l'âge de 18 ans et grand-père d'un petit myopathe : à l'époque il s'avérait que ma fille n'était probablement pas vectrice de la maladie. Lors de la découverte de la maladie de notre fils, il me fut déclaré que par génie génétique un traitement allait être trouvé dans les deux ans.

    25 ans plus tard cet objectif n'a pas été réalisé. Il s'est fait rapidement une dérive dans le cadre du Généthon (alimenté par le Téléthon), dont le but est de tamiser les embryons par le diagnostic pré-implantatoire (DPI), et d'affûter des armes pour le diagnostic préalable in utero (DPN) afin de pratiquer des avortements parfois même la veille de l'accouchement de l'enfant. Si bien qu'en pratique nos malheureux enfants servent de canard d'appel pour obtenir de l'argent servant à éliminer d'autres myopathes.

    Par ailleurs le Généthon s'échine à trouver des moyens de traitement par les cellules souches embryonnaires qui à ce jour n'ont jamais guéri personne, ne donneront des résultats que dans 10 ou 20 ans, s'ils en donnent. Pendant ce temps nos enfants meurent. Or parallèlement "en aval" des succès thérapeutiques nombreux ont été obtenus. Le plus récent est du 15 novembre dernier (Le Fig. du 17 nov.). Une équipe de Milan a guéri des chiens myopathes avec des cellules souches dites adultes récupérées sur le chien même (allogreffe) ou sur d'autre chiens (hétérogreffes). Une fois de plus l'AFM se trompe de chemin et trompe l'opinion publique.

  • Chirac et le Téléthon

    Jacques Chirac a apporté son soutien au Téléthon, dans un discours prononcé à l’Elysée. Il va de soi que l’homme du droit à l’avortement, de la substitution de population par l’immigration, et de toutes les subversions, ne pouvait que s’opposer à des critiques portant sur le droit à la vie.

    Et bien entendu il a lourdement insisté sur le fait que les recherches sur l’embryon financées par le Téléthon sont légales, puisque la loi de bioéthique permet de considérer l’embryon humain comme une chose : « C’est dans le strict respect de cette loi, je le répète, dans le strict respect de cette loi, que le Téléthon agit, à juste titre. Je tenais à le rappeler pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté. »

    Il n’y a en effet aucune ambiguïté. C’est aussi dans le strict respect de la loi que plus de 200 000 enfants sont massacrés chaque année dans le sein de leurs mères.

    Quand on pose en principe « Pas de loi morale qui primerait la loi civile », la loi civile peut permettre tout ce que condamne la plus élémentaire loi morale.

  • Téléthon : touché !

    L’association française contre les myopathies a fait injonction à la fondation Jérôme Lejeune de retirer du site Généthique toute référence à sa marque Téléthon ainsi qu’à son sigle.

    C’est minable ? Oui, bien sûr. Mais c’est surtout une belle reconnaissance de l’efficacité de la campagne de la Fondation Jérôme Lejeune et de Généthique contre la manipulation de la charité publique par le Téléthon. Et un bel hommage involontaire à ce très grand défenseur de la vie, et magnifique catholique, que fut le professeur Jérôme Lejeune.

    Cette année, enfin, cette campagne a porté ses fruits. Grâce à Mgr Rey, le courageux évêque de Toulon, qui dans un premier temps a laissé dire par un comité diocésain de bioéthique ce qu’il en était du Téléthon, et a ensuite repris les critiques à son compte, indiquant clairement qu’on ne pouvait pas donner de l’argent pour manipuler les embryons. Puis deux ou trois autres évêques ont pris le relais, si bien que la critique est (enfin !) devenue un événement médiatique. Obligeant les organisateurs du Téléthon à se défendre, et à contre-attaquer. A la façon qui est la leur depuis le début : ce qu’ils font est « légal », par conséquent il est interdit de les critiquer.

    Rappelons que la critique des méthodes eugéniques du Téléthon ne sont pas venues initialement de milieux catholiques, comme on veut le faire croire, mais du professeur Jacques Testard, qui n’est pas de notre paroisse, dès 1999.

    Pour savoir ce qu’il en est, le meilleur document demeure celui qu’avait publié la Fondation Jérôme Lejeune il y a un an.