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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2498

  • Une fatwa du Conseil de l’Europe

    Le 16 avril, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté une résolution pour le droit à l’avortement dans tous les pays membres (voir ma note précédente). La veille, la même Assemblée a adopté une résolution appelant les Etats membres à promouvoir l’islam (un islam compatible avec les droits de l’homme, la démocratie, etc., bien sûr...). Si certains voient dans cette coïncidence une volonté de remplacer les bébés européens par des musulmans d’importation, ils n’ont sans doute pas tort.

    Voici des extraits de cette résolution :

    « L’Assemblée parlementaire met en garde contre toute confusion qui pourrait être faite entre l’islam en tant que religion et l’intégrisme islamique en tant qu’idéologie. L’islam est la deuxième religion en Europe et une composante des sociétés européennes: dans certains Etats membres du Conseil de l’Europe, c’est la religion traditionnelle de la majorité de la population; dans d’autres, c’est la religion de la majorité des immigrés et des citoyens issus de l’immigration, qui représentent une proportion grandissante de la population. L’intégrisme islamique, par contre, est une idéologie extrémiste qui poursuit des objectifs politiques et promeut un modèle de société incompatible avec les valeurs des droits de l’homme et les normes de la démocratie; dans sa pire forme, l’intégrisme islamique préconise l’usage de la violence pour atteindre son but. »

    «Il appartient aux gouvernements européens en particulier de s’attaquer aux causes qui forment le terreau fertile de l’extrémisme – pauvreté, discrimination et exclusion sociale; de garantir le plein respect de la liberté de pensée, d’expression et de religion, telle qu’énoncée dans la Convention européenne des Droits de l’Homme, et de contribuer à instaurer un climat de respect de toutes les religions quelles qu’elles soient, ou de l’absence de religion. A cet égard, les Etats membres du Conseil de l’Europe doivent continuer à être vigilants dans leur action de prévention et de lutte contre le phénomène de l’islamophobie. »

    Parmi la longue liste de recommandations faites aux gouvernements, on note que l’Assemblée les invite « à promouvoir la cohésion sociale, l’intégration, la participation politique et civique des immigrés et des citoyens issus de l’immigration », en « accordant aux immigrés en situation régulière le droit de vote et d’éligibilité, au moins aux élections locales et régionales, afin qu’ils puissent avoir une influence sur l’administration publique et les autorités au niveau local », en « supprimant tout obstacle juridique ou administratif sans objet à la construction d’un nombre suffisant de lieux de culte adaptés à la pratique de la religion islamique », en « s’assurant que les manuels d’école ne donnent pas de l’islam l’image d’une religion hostile ou menaçante ».

    Ce qui est hallucinant dans ce texte est que les parlementaires se piquent de donner une leçon d’islam. On a vu qu’ils commencent par expliquer doctement qu’il ne faut pas confondre la religion islamique et l’idéologie islamiste politique (alors que Tariq Ramadan lui-même dit clairement que l’islam est une doctrine globale qui peut « difficilement » entrer dans la catégorie religion). Ou encore ils invitent les gouvernements « à lutter contre toutes les formes de discriminations et de violences (en particulier les mariages forcés, les mutilations sexuelles féminines, les crimes dits « d’honneur ») qui, au nom d’une interprétation erronée des textes religieux ou des coutumes, bafouent les droits fondamentaux des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes ».

    Car les parlementaires du Conseil de l’Europe savent ce qui est et n’est pas « une interprétation erronée des textes religieux ».

    Ce 15 avril 2008, le Conseil de l’Europe aura donc promulgué une fatwa...

    La résolution se termine par une série d’autres recommandations par lesquelles les parlementaires invitent « en outre » les « organisations, les dirigeants et les chefs d’opinion musulmans européens » à « encourager les jeunes musulmans européens à devenir imams », « à encourager les médias à rendre compte de façon équitable de la réalité musulmane et des opinions des musulmans, en veillant notamment à donner la parole aussi aux modérés », ou « à encourager le développement d’une intelligentsia laïque ». Sic. On voit qu’ils ont tout compris.

  • Le Conseil de l’Europe insiste sur le « droit » à l’avortement

    L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté hier par 102 voix contre 69 et 14 abstentions une résolution visant à faire pression sur les gouvernements européens pour qu’ils aillent toujours plus loin dans le respect du « droit » à l’avortement.

    Naturellement, cela commence par le rappel que l’avortement doit être évité autant que possible (sans aller toutefois jusqu’au sommet d’hypocrisie de la loi Veil rappelant le droit à la vie). Mais ensuite c’est une charge de cavalerie pour le droit à l’avortement, qui doit pouvoir s’exercer dans des « délais de gestation raisonnable ». Sic. Mais les parlementaires du Conseil de l’Europe ne précisent pas s’il est « raisonnable » de tuer les bébés à 10 semaines, 12 semaines ou 8 mois de grossesse.

    Ce que l’on retient surtout de ce texte est l’insistance à parler du « droit » à l’avortement, alors que même en France l’accès à l’avortement n’est pas explicitement un droit sur le plan juridique.

    « Les conditions ne sont pas toujours réunies pour garantir à la femme l’accès effectif à ce droit », dénoncent les parlementaires, et parmi les « restrictions » (« discriminatoires », bien sûr) qui « entravent » l’accès à l’avortement figurent « les consultations médicales répétées » et les « délais de réflexion ».

    Et voici ce qui constitue le cœur de la question :

    « L’Assemblée affirme le droit de tout être humain, y compris des femmes (sic), au respect de son intégrité physique et à la libre disposition de son corps. Dans ce contexte, le choix ultime d’avoir recours ou non à un avortement devrait revenir à la femme, qui devrait disposer des moyens d’exercer ce droit de manière effective. »

    La vieille revendication du féminisme révolutionnaire est donc désormais l’idéologie officielle du Conseil de l’Europe. On n’envisage pas une seconde la question de l’intégrité physique de l’enfant que porte la femme, et l’on affirme la libre disposition de son corps alors qu’il s’agit du droit de vie ou de mort sur un corps qui n’est pas le sien.

    Avec une ironie diabolique, la résolution se conclut par un appel à « promouvoir une attitude plus favorable à la famille »...

    La délégation française à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe comprend 18 députés et sénateurs. Ils étaient 9 en séance. 4 ont voté pour, 4 ont voté contre, 1 s’est abstenu (leurs noms sont ici).

  • Des économies ridicules et scandaleuses

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Après le grotesque cafouillage sur la carte famille nombreuse de la SNCF , voici le couac infâme sur la remise en cause des majorations d’allocations familiales.

    A l’issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement assure que rien n’est prévu pour l’instant. Quelques heures plus tard, le Premier ministre fait savoir que le décret va être publié.

    Par cette modification des majorations d’allocations, l’Etat va voler 138 millions d’euros par an aux familles : 600 euros par enfant de 11 à 20 ans.

    La création d’un secrétariat d’Etat à la Famille avait-elle donc pour but, non de promouvoir la famille, mais au contraire de trouver ce que l’on peut gratter aussi de ce côté-là ?

    Ces économies que l’on veut réaliser, dans l’anarchie la plus totale, sur les prestations familiales, sur les lunettes, sur les soins dentaires, etc., sont aussi ridicules sur le plan budgétaire que scandaleuses sur le plan de la morale politique.

    Ce gouvernement donne de plus en plus l’impression d’être aux abois.

  • Et maintenant les allocations familiales

    Hier, à l’issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel répond ainsi à une question sur ce qu’il en est du décret modifiant les majorations d’allocations familiales : « J’ai eu un échange avec Morano ce matin sur ce sujet qui m’a indiqué que rien n’était prévu pour l’instant. »

    Quelques heures plus tard, un communiqué de Matignon, signé du Premier ministre, nous informe que ce décret sera publié « dans les prochains jours » et sera donc appliqué au 1er mai comme prévu...

    Selon un membre du gouvernement que cite l’AFP, Nadine Morano, hostile à la réforme, a explicitement demandé à Luc Chatel de dire aux journalistes que rien n’était prévu. Ce que celui-ci a fait. Ce qui a rendu « fou furieux » François Fillon.

    Le projet de décret avait été discrètement présenté le 5 février à la CNAF (la caisse nationale des allocations familiales) qui avait fait part de sa « vive insatisfaction ». Il y avait eu d’autres réactions, comme celle de la CGC qui dénonçait une mesure induisant « un recul des prestations familiales, déjà insuffisantes pour les familles ».

    En effet, les majorations d’allocations, qui interviennent à l’âge de 11 ans et de 16 ans, sont supprimées pour être remplacées par une majoration unique à 14 ans. Selon les calculs de la CNAF , cette réforme permet à l’Etat d’économiser 138 millions d’euros par an au détriment des familles : 600 euros par enfant de 11 à 20 ans. Alors que les allocations familiales ont perdu 24,5% de leur valeur en 25 ans par rapport au revenu médian, selon les calculs de l’OFCE.

    François Fillon reconnaît que cette mesure entraînera une baisse des prestations, mais prétend qu’il « ne s’agit en aucun cas pour l’Etat de faire des économies sur les dépenses de la branche famille », car l’argent récupéré servira à financer d’autres mesures : l’allocation pour garde d’enfants sera majorée... Autrement dit on déshabille Paul pour faire semblant d’habiller Jacques.

    Nicolas Sarkozy a paraît-il annoncé au conseil des ministres, à propos des couacs à répétition au gouvernement, que « la prochaine fois c’est la porte ». La prochaine fois, c’était juste après... Et c’en est un sévère. Nadine Morano va-t-elle être débarquée pour avoir, par extraordinaire, mais de façon extraordinairement maladroite, défendu les familles ?

    On a appris le même jour que François Fillon était réélu président de la communauté de communes de Sablé. Car, naturellement, le Premier ministre a tout le temps de s’occuper de Sablé et des communes avoisinantes...

  • National Hebdo N° 1239

    « Gouvernement : un vrai boxon ! »

    Dans mon édito, « le grand cafouillage », j’analyse l’affaire de la carte de famille nombreuse de la SNCF.

    Topoline se penche sur la dérive des valeurs, à travers les affaires Spaggiari, Mosley et Fourniret.

    Michel Limier évoque Nathalie Kosciusko-Morizet, « le vilain petit canard du gouvernement ».

    Alexandre Martin montre le gouvernement incapable de trouver la parade à la mobilisation des lycées, en pleine célébration de Mai-68…

    Jean Roberto, faisant notamment état de la première étude de l’OSCE sur l’immigration, constate que la France a le record européen en la matière.

    Sauf erreur, le Figaro Magazine n’avait jamais parlé de National Hebdo. Il l’a fait dans son dernier numéro :

    « Le magazine proche du Front national National Hebdo ayant cessé sa parution, Marine Le Pen songerait à lancer un nouveau titre baptisé Le National. »

    Ben non, National Hebdo n’a pas « cessé sa parution ».

    Dans le numéro de Minute paru le mercredi précédent, on pouvait lire cette autre « information » :

    « Jean-Marie Le Pen tiendra la chronique des livres dans Le National, le nouveau journal bimensuel que doit lancer à la fin du mois une équipe issue de National Hebdo, qui doit cesser de paraître sous peu. La direction de la rédaction du National sera assurée par Nicolas Gauthier, un proche de Marine Le Pen et un fidèle de Jean-Marie Le Pen. Parmi les collaborateurs devrait figurer Alain Soral mais vraisemblablement pas l’actuel éditorialiste de NH Yves Daoudal. »

    Les commentaires viendront en leur temps. Pour l'heure, le numéro 1239 de National Hebdo est en kiosque.

  • Jubilate

    Jubilate Deo, omnis terra, psalmum dicite nomini ejus, date gloriam laudi ejus.

    Dicite Deo : Quam terribilia sunt opera tua, Domine ! in multitudine virtutis tuæ mentientur tibi inimici tui.

    Omnis terra adoret te, et psallat tibi ; psalmum dicat nomini tuo.

    Venite, et videte opera Dei : terribilis in consiliis super filios hominum.

    Qui convertit mare in aridam ; in flumine pertransibunt pede : ibi lætabimur in ipso.

    Qui dominatur in virtute sua in æternum ; oculi ejus super gentes respiciunt : qui exasperant non exaltentur in semetipsis.

    Benedicite, gentes, Deum nostrum, et auditam facite vocem laudis ejus :

    qui posuit animam meam ad vitam, et non dedit in commotionem pedes meos.

    Quoniam probasti nos, Deus ; igne nos examinasti, sicut examinatur argentum.

    Induxisti nos in laqueum ; posuisti tribulationes in dorso nostro ; imposuisti homines super capita nostra.

    Transivimus per ignem et aquam, et eduxisti nos in refrigerium.

    Poussez vers Dieu des cris de joie, terre entière, chantez un hymne à Son Nom, rendez glorieuse Sa louange.
    Dites à Dieu: Que Vos œuvres sont terribles, Seigneur ! A cause de la grandeur de Votre puissance, Vos ennemis Vous adressent des hommages menteurs.
    Que la terre Vous adore et chante en Votre honneur, qu'elle dise un hymne à Votre nom.
    Venez et voyez les œuvres de Dieu; Il est terrible dans Ses desseins sur les enfants des hommes.
    Il a changé la mer en une terre sèche; ils ont passé le fleuve à pied, c'est là que nous nous réjouirons en Lui.
    Il règne à jamais par Sa puissance, Ses yeux contemplent les nations; que ceux-là qui l'irritent ne s'élèvent point en eux-mêmes.
    Nations, bénissez notre Dieu, et faites entendre les accents de Sa louange.
    C'est Lui qui a conservé la vie à mon âme, et qui n'a point permis que mes pieds soient ébranlés.
    Car Vous nous avez éprouvés, ô Dieu; Vous nous avez fait passer par le feu, comme on y fait passer l'argent.
    Vous nous avez fait tomber dans le piège; Vous avez chargé nos épaules de tribulations;  Vous avez mis des hommes sur nos têtes.
    Nous avons passé par le feu et par l'eau; et Vous nous en avez tirés pour nous mettre en un lieu de rafraîchissement.

    (Psaume 65, versets 1 à 12, traduction Fillion. Ce psaume porte en titre, dans la version des Septante et dans la Vulgate, « cantique du Psaume de la résurrection ». Le début est l'introït de la messe de dimanche dernier et de toute la semaine.)

  • La liberté

    Extrait du discours de Benoît XVI à la Maison Blanche

    La liberté n’est pas seulement un don, mais aussi un appel à la responsabilité personnelle. Les Américains le savent par expérience – presque chaque ville de ce pays possède ses monuments qui rendent hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie pour la défense de la liberté, soit sur leur propre terre, soit à l’étranger. La défense de la liberté appelle à cultiver la vertu, l’autodiscipline, le sacrifice pour le bien commun et un sens de la responsabilité envers les plus démunis. Elle exige en outre le courage de s’engager dans la vie civile et de porter ses croyances religieuses et ses valeurs les plus profondes dans le débat public raisonnable. En un mot, la liberté est toujours neuve. Il s’agit d’un défi lancé à chaque génération, et il doit être constamment relevé en vue du bien (cf. Spe Salvi, 24). Peu ont compris cela avec autant de lucidité que le vénéré pape Jean-Paul II. En réfléchissant à la victoire spirituelle de la liberté sur le totalitarisme dans sa Pologne natale et en Europe orientale, il nous a rappelé combien l’histoire met en évidence, en de nombreuses occasions, que « dans un monde sans vérité, la liberté perd son propre fondement » et qu’une démocratie sans valeurs peut perdre son âme (cf. Centesimus annus, 46). Ces paroles prophétiques font écho, d’une certaine manière, à la conviction du président Washington, exprimée dans son discours d’adieu, selon laquelle la religion et la moralité constituent « les soutiens indispensables » à la prospérité politique.

    (traduction de La Croix)

  • En Irak

    Titre d’une dépêche AFP, 16 avril, 9h 21 :

    « Irak : les habitants de Bassorah croient au calme retrouvé. »

    Titre d’une dépêche AFP, 16 avril, 10h 27 :

    « Irak : quatre morts dans un raid aérien américain à Bassorah.

  • Un délégué interministériel à la communication

    Le conseil des ministres a approuvé la nomination d'un délégué interministériel à la communication, Thierry Saussez, qui va également prendre la responsabilité du Service d'information du gouvernement (SIG), a annoncé le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. « Ce poste au sein du SIG était vacant depuis l'été dernier, la nomination de M. Saussez était envisagée depuis un certain temps, il fallait simplement qu'il se libère de ses obligations professionnelles », a précisé Luc Chatel.

    Quant au poste de délégué interministériel à la communication auprès du Premier ministre, il avait été créé hier par décret paru au journal officiel. Ça urgeait…

    Reste à savoir si cela aboutira à éviter les cafouillages ou à en rajouter dans la cacophonie…

  • Il s’appelle Islam

    Les parents d’Islam Alaouchiche, 9 ans, de Colombes (Hauts-de-Seine) vont porter plainte pour discrimination parce que leur enfant n’a pas été retenu dans un jeu télévisé de la chaîne Gulli.

    Selon la mère d’Islam, une personne de la production lui a dit que son fils « ne pouvait pas garder son prénom » parce que « s’appeler Islam pour un garçon c’est comme porter le voile pour une fille », et que ce nom « représente une religion qui n’est pas aimée par les Français ».

    Fadela Amara, qui dans les journaux algériens est une musulmane algérienne convaincue, a réagi : « Ça me scandalise, je trouve ça dégueulasse, c’est une vraie violence faite à un petit bout de chou nié dans sa propre identité. »

    La première violence est d’appeler son fils Islam et de lui donner une telle « identité ». Rappelons simplement que Islam veut dire, pour faire court, « soumission totale et irraisonnée à Allah qui commande le jihad ».

    Addendum. Arnaud Lagardère a appelé la famille pour lui présenter ses excuses, il a demandé une enquête interne, et a proposé à Islam de venir comme candidat à une prochaine émission du jeu, indique un porte-parole de Gulli...