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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1602

  • Mais oui !

    — Une vague de froid paralyse une bonne partie de l'Europe depuis des semaines alors que nous sommes au printemps. Comment l'expliquer ?

    — La présence d'anticyclones entre l'Islande et la Scandinavie justifie les importantes chutes de neige sur le nord du continent. Mais cette vague de froid s'explique également par le réchauffement climatique qui joue un rôle majeur sur les perturbations actuelles. Habituellement, c'est une période plus douce.

    Signé François Gourand, prévisionniste à Météo France. Qu’il fasse froid ou qu’il fasse chaud, de toute façon c’est à cause du réchauffement climatique… Et il paraît que l’homme moderne a chassé les superstitions…

  • Le mépris du peuple et de la vérité : on en remet une couche, et on étale bien avec le pied

    La préfecture de police de Paris a confirmé son comptage de 300.000 personnes ayant défilé dimanche contre le projet de loi sur le "mariage" homosexuel…

    Ce gouvernement a perdu toute légitimité. De façon caricaturale. Les dictateurs arabes avaient plus de dignité.

  • Egypte : nouveau bras de fer entre la justice et le gouvernement

    La cour d’appel du Caire ordonne l’annulation du limogeage du procureur général Abdel Meguid Mahmoud et le retour de celui-ci à son poste.

    Le problème est que l’arrêt est exécutoire mais que la décision du président Morsi de remplacer Mahmoud par Talaat Abdallah est protégée par la « déclaration constitutionnelle » qu’il avait prise notamment pour se débarrasser du procureur général nommé par Moubarak…

  • L’audience du speaker

    Lors de l’audience générale du mercredi, Benoît XVI délivrait une puissante catéchèse en italien, puis il la résumait en français, et il saluait en français les groupes francophones présents.

    Avec François, il y a des propos en italien, puis un résumé en français dit par un « speaker » (sic).

    Puis le pape dit :

    « Saluto con gioia i pellegrini di lingua francese… »

    Sic.

    Puis le « speaker » traduit en français.

    (Quant aux propos du pape, on les connaissait déjà, c'est ce qu’il répète depuis le conclave. De même que cette audience est à mettre en perspective avec son refus de la langue diplomatique officielle du Saint-Siège, il n'est pas sans intérêt de relire ces propos en les mettant en perspective avec le "catholicisme évangélique".)

  • Pologne : vers un référendum

    Jusqu’ici, le Premier ministre polonais Donald Tusk refusait l’idée d’un référendum sur l’adoption de l’euro, au motif que l’on ne peut pas demander au peuple de se prononcer sur ce qui est obligatoire. De fait, le traité européen oblige tout pays qui répond aux critères à adopter l’euro. Le problème est que le gouvernement n’a pas la majorité des deux tiers qui lui permette de modifier la Constitution (celle-ci stipulant que la monnaie nationale est le zloty). Il lui faut les voix du PiS, lequel réclame un référendum…

    Hier, Donald Tusk a fini par accepter l’idée d’un référendum en échange de la promesse du PiS qu’il vote la modification de la Constitution…

    Lequel référendum serait donc tout autant contre la modification de la Constitution que contre l’euro…

    Quoi qu’il en soit il ne se passera sans doute rien avant les élections de 2015.

  • Giscard confirme que pour les eurocrates les traités ne sont que des chiffons de papier

    Dans une interview à l’édition polonaise de Newsweek, Valéry Giscard d’Estaing déclare que l’eurozone devrait cesser de s’élargir après l’entrée de la Pologne :

    « Je pense que le processus d'acceptation de nouveaux pays dans l’eurozone doit être gelé. On ne peut pas se permettre une autre comédie comme celle que nous avons aujourd'hui avec Chypre, qui a été accepté dans la zone euro inutilement. Mais il y a une exception à cette règle et c’est la Pologne. Vous soutenez la poursuite de l'intégration européenne et vous avez une économie fondée sur des bases solides. »

    « Au fil des décennies, la base de l'existence de l'UE a changé, nous sommes passés de la recherche de la paix à la recherche de la grandeur. L'objectif est clair : nous devons devenir l'un des trois principaux acteurs dans le monde, de sorte que dans 20 ans, les États-Unis, la Chine et l'UE contrôlent les trois devises mondiales les plus importantes : le dollar, le yuan et l'euro. »

    « La Pologne est confrontée à un choix : soit rester dans l'Union apathique de 27 pays, ou rejoindre le noyau dur de l'UE.

    Selon Giscard, l'Union à 27 est « fragile, instable et divisée ». Mais le club des 17 membres de l’eurozone est formé de pays qui « veulent une Europe forte et bien organisée, une Union budgétaire, fiscale et monétaire. »

    Et le « noyau dur » devrait expulser les pays qui ne partagent pas cette vision :

    « Si un pays ne veut pas d'approfondir l'intégration, il faut l’écarter. C'est pourquoi nous devons créer un mécanisme pour laisser les pays sortir de l'euro le plus rapidement possible. Mais il serait bon que les six pays fondateurs, plus l'Espagne, le Portugal et l'Autriche, restent à l’intérieur. Je ne dirai rien à propos des autres. »

    « Le niveau de l'UE à 27 survivra aussi, mais ses compétences devraient être limitées à ses domaines d'origine : le commerce, la concurrence ou la pêche... Si dans 20 ans, nous sommes confrontés à la question de l'adhésion de l'Ukraine, que chacun puisse dire ce qu’il en pense. L'UE à 27 peut continuer de s’élargir. La zone euro, certainement pas. »

    J’ai traduit (de la version anglaise) l’essentiel des propos de Giscard pour montrer jusqu’où peut aller un homme qui a participé à la rédaction du traité de Maastricht et qui fut l’un des principaux auteurs du projet de Constitution européenne, autrement dit du traité de Lisbonne, qui sur le plan économique et monétaire ne change rien au traité de Maastricht.

    Le traité de Maastricht a institué une « Union économique et monétaire ». Et monétaire. Il y est indiqué que la monnaie de l’Union est l’euro. La monnaie de l’Union et donc de tous les pays de l’Union. En dehors du Royaume Uni et du Danemark qui ont obtenu une dérogation.

    Il en résulte que tous les pays qui adhèrent à l’UE doivent ipso facto adopter l’euro. Cela ne paraît pas évident, parce qu’on accepte dans l’UE des pays qui ne répondent pas, qui ne répondent pas encore, aux critères qui permettent d’entrer dans l’eurozone. Mais tout pays qui entre dans l’UE est censé adopter l’euro le plus vite possible. A proprement parler, il n’y a pas d’eurozone : il y a l’UE, avec des pays qui n’ont pas encore l’euro (et des pays qui n’en veulent pas, comme la Suède qui est de ce point de vue hors la loi, puisqu’elle répond à tous les critères).

    On voit que par ses propos Valéry Giscard d’Estaing bafoue le traité européen. Il parle comme si le traité n’existait pas, comme si c’était une charte évolutive dont chacun peut faire ce qu’il veut. Il invente une configuration de l’UE absolument contraire au traité. Et sans s’en expliquer.

    En ce qui concerne la Pologne, il sait bien qu’une large majorité de Polonais ne veut pas de l’euro. Mais il prédit que lors des élections de 2015 la configuration aura changé parce que la crise de l’euro sera terminée (sic) : « J’ai le grand espoir que lorsque la crise se terminera enfin, l’opinion publique soutiendra l’adoption de l’euro. »

    On remarquera enfin qu’en faisant de la Pologne le dernier pays à entrer dans l’eurozone parce que c’est le seul candidat qui soit au niveau, il insulte gravement par exemple les Tchèques, et plus encore les Lettons, qui remplissent tous les critères et dont le gouvernement vient de demander à entrer dans la zone euro…

  • Loi Taubira : envoyez un carton rouge à votre sénateur

    Le Collectif Famille Mariage vous permet d’envoyer un « carton rouge » à votre sénateur pour dire non à la loi Taubira (avec des explications), en quelques clics. C’est bien fait et facile à utiliser. Il ne faut pas s’en priver.

  • Au Dakota du Nord

    Le gouverneur du Dakota du Nord, Jack Dalrymple, a signé et promulgué trois lois pro-vie d’un coup. Trois lois qui entreront en application le 1er août prochain, sauf si elles sont combattues devant la justice de l’Etat et la Cour suprême, ce qui est plus que probable.

    Il a signé la loi que j’évoquais le 23 mars, qui exige pour tout avortement la présence d’un spécialiste en gynécologie-obstétrique titulaire d’un « privilège d’admission » en milieu hospitalier. Si cette loi passe l’épreuve de sa remise en cause judiciaire, elle pourra à elle seule mettre fin concrètement aux avortements, puisqu’il n’y a qu’un seul avortoir dans cet Etat, et qu’il n’a aucun spécialiste hospitalier. (En théorie on peut en trouver un, mais ce ne sera pas facile, car déjà les avorteurs viennent d’un autre Etat, aucun médecin du Dakota du Nord ne voulant faire cette sinistre besogne…)

    Il a signé une loi qui interdit les avortements réalisés uniquement pour des raisons génétiques ou dans le but de choisir le sexe de l'enfant.

    Et il a signé une loi qui interdit tout avortement dès le premier battement de cœur du fœtus. Cette disposition est également en cours d’adoption dans l’Arkansas et dans le Mississipi. Mais elle sera sans doute annulée par la Cour suprême, car elle revient à interdire l’avortement à six semaines, et la Cour suprême veille au respect de l’arrêt Roe contre Wade…

    Quoi qu’il en soit, bravo aux députés et aux sénateurs et au gouverneur du Dakota du Nord pour leur détermination permanente dans le combat pour la vie.

  • Recherches sur l'embryon : l’Assemblée nationale, Mgr Vingt-Trois, et le Téléthon

    L’Assemblée nationale va examiner demain une proposition de loi maçonnique (euh… des radicaux de gauche), soutenue par le gouvernement, visant à autoriser la recherche sur les embryons et les cellules souches.

    Cette proposition de loi a déjà été votée au Sénat en décembre. Elle pourrait ne pas passer l’épreuve du Palais Bourbon, car plus de 300 amendements ont été déposés, et en théorie la proposition de loi ne bénéficie que d’une « niche » d’une journée.

    Le cardinal André Vingt-Trois a clairement manifesté son opposition à un texte qui revient à dire que l’embryon « n’est rien et que c’est un matériau de laboratoire ». Il souligne aussi, excellemment : « C’est une erreur d’investissement puisque depuis un certain nombre d’années on nous annonce que les cellules embryonnaires vont être la source de traitement régénératif des maladies nerveuses, et à ce jour il n’y a même pas, dans ce domaine, de protocole d’essai, on est toujours dans la promesse que cela va venir incessamment sous peu mais cela n’arrive jamais ». Et il ajoute qu’on a « d’autres pistes de recherche beaucoup plus prometteuses qui ont été d’ailleurs couronnées par un prix Nobel ».

    Et il va plus loin, en posant la question : « Qui a intérêt ? »

    Et là il critique le Téléthon ; sans le dire, mais il s’agit évidemment du Téléthon, et du financement des recherches de Marc Peschanski :

    « C’est-à-dire qui a intérêt à drainer les financements et les subventions à la recherche sur tel ou tel laboratoire plutôt que sur tel autre ? Et là-dessus on n’a aucune information claire ni transparente. Il faudra donc bien un jour que l’on sache pourquoi ce pouvoir économique des laboratoires pharmaceutiques ou des laboratoires de recherche reste obstinément dans l’ombre - quand il n’utilise pas les fonds de collecte publique qui sont recueillis avec des procédés de mobilisation affective considérable, mais dont finalement l’investissement n’est pas toujours absolument contrôlable. »

    Et signez AUJOURD'HUI, si vous ne l'avez pas encore fait, la pétition de la Fondation Jérôme Lejeune "Vous trouvez ça normal ?".


    Addendum Vendredi Saint 29 mars

    L'examen du texte n'a pas pas pu être terminé dans la journée. La proposition de loi est donc caduque (tant qu'elle n'est pas reprise par un autre groupe ou par le gouvernement).

  • Mercredi Saint

    Aujourd’hui on lit la Passion du Seigneur selon saint Luc (XXII, 1-71 et XXIII, 1-53) qui reflète mieux que tout autre la prédication évangélique de saint Paul, avec lequel il s’accorde même dans les termes de la formule de l’institution eucharistique.

    La citation d’Isaïe faite par Jésus lors de la dernière Cène : Et cum iniquis deputatus est, se rapporte au passage lu précédemment [première lecture : Isaïe 53, 1-12], qui reçoit de la sorte une signification authentiquement messianique. On s’explique que les apôtres aient apporté des épées en montant au Cénacle, si l’on tient compte de la coutume des Galiléens, qui avaient en horreur les habitants de la Judée, à ce point qu’ils montaient armés à Jérusalem, pour y célébrer la solennité pascale. Et que les apôtres eux-mêmes ne portassent pas l’épée en vertu d’une simple formalité, on le vit par la suite dans le jardin de Gethsémani, où un ordre de Jésus dût intervenir pour faire remettre l’arme au fourreau. L’Église n’entend pas vaincre en tuant, mais en se laissant tuer.

    Sur la route du Golgotha, Jésus réconforte les pieuses femmes qui pleurent sur son supplice, et il les avertit que leur dévotion à sa passion ne doit pas s’arrêter à une sentimentalité stérile, mais servir à corriger leur vie. Celui qui s’afflige, en effet, de la mort du Seigneur, doit arracher et déraciner le péché de son propre cœur, car c’est le péché qui a été le bourreau de Jésus. Si in viridi ligna haec faciunt, in arido quid fiet ? C’est-à-dire, si la divine justice est si rigoureuse pour punir le péché sur son propre Fils innocent, que ne fera-t-elle pas sur le pécheur obstiné, quand, au moment du dernier jugement, le temps sera passé de la miséricorde, et commencera celui de la sainte et terrible justice ?

    Après la mort de Jésus, Joseph d’Arimathie et Nicodème paraissent, et, en un moment, quand les apôtres eux-mêmes se cachent, ces deux hommes qui jusqu’alors avaient été timides et n’avaient pas osé trop se compromettre dans la cause de Jésus, sortent à l’improviste de leur réserve, affrontent sans crainte l’opinion publique et sont les premiers à rendre au Crucifié l’hommage de leur dévouement.

    Il ne faut jamais juger trop défavorablement notre prochain. La grâce gouverne les cœurs, et, en un instant, peut les transformer conformément à ses desseins.

    Bienheureux cardinal Schuster