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Liturgie - Page 5

  • Le Très Saint Nom de Marie

    Préface de la messe ambrosienne :

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    Vere quia dignum tibi gratias agere, æterne Deus. Qui beatissimam Mariam virginem Unigeniti tui genitricem esse voluisti: quoniam nec alia Deum mater decebat, quam virgo; nec virginem alius filius, quam Deus. Sicut autem divinæ Majestati tuæ in nomine Jesu omne genu flectitur cœlestium, terrestrium et infernorum; sic audito Mariæ nomine, inclinantes se cœli, terra procumbens, trepidantes inferi tuam in Virgine Matre adorandam omnipotentiam confitentur. Et ideo cum Angelis...

    Car il est vraiment digne de vous rendre grâces, Dieu éternel qui avez voulu que la bienheureuse Vierge soit la mère de votre Fils unique ; car il ne convenait pas qu’un Dieu ait d’autre mère qu’une vierge, ni une vierge d’autre fils qu’un Dieu. Comme au nom de Jésus tout genou fléchit devant votre divine Majesté, au ciel, sur la terre et dans les enfers, de même, quand est prononcé le nom de Marie, les cieux s’inclinent, la terre se prosterne, l’enfer tremble, confessant votre adorable toute-puissance. C’est pourquoi donc, avec les Anges…

    On trouvera ci-dessous mon récit de la journée du 12 septembre 1683, tel que je l’ai publié l’an dernier pour le dixième anniversaire de ce blog.

    Mais voici une nouvelle vidéo : le lever de la Reine de Pologne le 27 août dernier à 6 heures, avec la nouvelle couronne qu’elle a reçue la veille, 300e anniversaire de son couronnement par le pape (et la nouvelle couronne du Fils, qu’on ne voit quasiment pas tellement elle réfléchit la lumière).

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  • Versa est in luctum

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    Antiphonaire du couvent des Cordeliers, Fribourg, vers 1300.

    ℟. Versa est in luctum cíthara mea, et órganum meum in vocem fléntium:
    * Parce mihi, Dómine, nihil enim sunt dies mei.
    ℣. Cutis mea denigráta est super me, et ossa mea aruérunt.
    ℟. Parce mihi, Dómine, nihil enim sunt dies mei.

    Ma cithare s’est changée en deuil, et ma flûte en voix de pleureuses. Epargne-moi, Seigneur, car mes jours sont néant. Ma peau s’est noircie sur moi, et mes os se sont desséchés. Epargne-moi, Seigneur, car mes jours sont néant.

    Répons des matines, extrait de Job 30, 31 et 7, 16b (avec ajout de Domine), puis 30, 30 (avec suppression de « prae caumate »). Le livre de Job est la lecture biblique du moment.

    Il est curieux de constater que saint Jérôme, avec « caumate », a repris le mot grec de la Septante (καύματος), qui veut dire « chaleur brûlante », dans le contexte : « forte fièvre ». Le Gaffiot donne ce texte de Job comme seule référence, en le déclinant comme en grec : cauma, caumatis. Pourtant le texte de Job dans la Vulgate est souvent très différent du texte de la Septante.

    La première phrase a été une antienne associée à la liturgie des défunts, du moins en Espagne, comme on le voit dans les œuvres de Victoria et Lobo.

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  • 14e dimanche après la Pentecôte

    Il n’est pas rare que la liturgie s’empare de textes de l’Ecriture pour leur faire dire autre chose que ce qu’ils disent dans le contexte, ou au moins pour leur donner une couleur différente. Dans la messe de ce dimanche nous avons deux exemples de versets qui se suivent matériellement dans un psaume, mais qui ne se suivent pas quant au sens.

    L’introït dit :

    Protéctor noster, áspice, Deus, et réspice in fáciem Christi tui : quia mélior est dies una in átriis tuis super mília.

    Dieu, notre protecteur, jetez les yeux sur nous, et regardez la face de votre Christ ; car un jour passé dans vos parvis vaut mieux que mille autres.

    Le quia (car, parce que) paraît relier logiquement les deux parties de l’antienne. On constate toutefois que le lien n’est pas évident, ce qui permet de méditer sur la question… En réalité, dans le psaume (83), le quia relie ce verset à ce qui suit : « Parce que un jour dans tes parvis est meilleur que mille, j’ai choisi d’être abaissé dans la maison de Dieu, plutôt que d'habiter dans les tentes des pécheurs. »

    On retrouve le phénomène dans l’antienne d’offertoire :

    Immíttet Angelus Dómini in circúitu timéntium eum, et erípiet eos : gustáte et vidéte, quóniam suávis est Dóminus.

    L’ange du Seigneur environnera de son assistance ceux qui craignent Dieu et les arrachera au danger ; goûtez et voyez combien le Seigneur est doux.

    Ici il n’y a même pas de liaison entre les deux parties. Dans le psaume (33), la première partie est la suite du verset précédent : « Ce pauvre a appelé, et le Seigneur l’a exaucé, et de toutes ses tribulations il l’a sauvé ; l’ange du Seigneur enverra autour de celui qui le craint, et l’arrachera. »

    Et la deuxième partie est le début de ce qui suit : « Goûtez et voyez combien suave est le Seigneur : bienheureux l’homme qui espère en lui. »

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    Il est remarquable que le chant unit étroitement les deux parties en une seule mélodie. Car s’il y a deux phrases musicales, la deuxième commence comme la première s’est terminée : par une variation sur la dominante. Le lien est ainsi fait : c’est à ceux-là (eos) que l’Ange du Seigneur a arrachés aux périls que l’antienne demande (instamment, en insistant sur la dominante) de goûter et de voir comme le Seigneur est suave.

    On remarque aussi comment la mélodie montre que la vraie « crainte du Seigneur » est l’amour : les cinq do (deux plus trois : distropha et tristropha) de « timentium » renvoient aux mêmes notes d’Angelus. Or l’ange ne craint pas, il aime, et en outre cet Ange est le Seigneur lui-même, et Domini se termine par un accent de tendresse qu’on retrouve ensuite sur la dernière syllabe de timentium, par un demi-ton do-si qui devient, juste un peu plus bas (l'homme juste un peu plus bas que les anges, psaume 8), en se renversant, la-si bémol.

    14th Sunday after Pentecost: Offertory from Corpus Christi Watershed on Vimeo.

  • De la Sainte Vierge le samedi

    Sacraméntum reconciliatiónis nostræ, ante témpora æterna dispósitum, nullæ implébant figuræ; quia nondum supervenerat Spíritus Sanctus in Vírginem, nec virtus Altíssimi obumbraverat ei, ut, et intra intemeráta víscera, ædificante sibi Sapiéntia domum, Verbum caro fieret, et, forma Dei ac forma servi in unam conveniénte personam, Creator témporum nascerétur in témpore, et, per quem facta sunt ómnia, ipse inter ómnia gignerétur. Nisi enim novus homo, factus in similitúdinem carnis peccati, nostram susciperet vetustátem, et, consubstantialis Patri, consubstantialis esse dignarétur et matri, naturámque sibi nostram solus a peccáto liber uníret; sub jugo diaboli generáliter tenerétur humana captivitas.

    Le mystère de notre réconciliation, ordonné avant tous les siècles, ne s’accomplissait par aucune figure de l’Ancien Testament ; parce que le Saint-Esprit n’était pas encore survenu en Marie, et que la vertu du Très-Haut ne l’avait pas encore environnée de son ombre, afin que la Sagesse éternelle se bâtissant elle-même une maison le Verbe se fît chair dans les chastes entrailles de cette sainte Vierge, et que par l’union de la forme de Dieu avec la forme d’esclave en une seule personne, le Créateur des temps naquît dans le temps, et celui par qui toutes choses ont été faites fût engendré lui-même parmi toutes les choses qui ont été faites par lui. Car tout le genre humain serait demeuré captif sous le joug du démon, si le nouvel homme ne se fût revêtu de la nature du vieil homme, en prenant la ressemblance de la chair du péché ; si le fils consubstantiel au Père n’avait daigné se faire aussi consubstantiel à sa mère, et si celui qui est seul exempt du péché n’avait uni notre nature à la sienne.

    Extrait de la lettre 31 de saint Léon le Grand, à l’impératrice Pulchérie. Traduction, du Breviarium benedictinum de 1725, venant sans doute de Port Royal.

  • Nativité de la Sainte Vierge

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    L’icône de la Nativité de la Theotokos est sur le modèle de celle de la Nativité du Christ (la naissance de la Première Née annonce celle du Premier Né), mais avec quelques différences qui les font reconnaître tout de suite (en dehors de l’inscription, bien sûr).

    La plus grande différence est que la Nativité du Christ se situe dans un désert, devant une grotte, et que l’enfant est déposé dans un cercueil dans la grotte. Dans la Nativité de la Saint Vierge, la scène se passe dans une somptueuse demeure (conformément à ce que disent les évangiles apocryphes de la fortune de Joachim) et dans la ville (Jérusalem), et la nouvelle-née est déposée dans un petit lit. Les « filles de Jérusalem » qui assistent sainte Anne (voire Joachim) portent éventuellement un flabellum…

    Souvent, d’autre part, il y a un jardin, plus ou moins stylisé ou plus ou moins exubérant, en bas de l’icône. C’est le jardin où Anne, selon les apocryphes, se lamentait amèrement de ne pas avoir d’enfants.

    Il y a souvent aussi d’autres scènes, notamment la rencontre d’Anne et Joachim après leurs annonciations respectives, qui sont éventuellement peintes également (voir la dernière icône ci-dessous).

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  • Lux ecce surgit aurea

    Lux ecce surgit aurea,
    Pallens fatiscat cæcitas,
    Quæ nosmet in præceps diu
    Errore traxit devio.

    Hæc lux serenum conferat,
    Purosque nos præstet sibi :
    Nihil loquamur subdolum,
    Volvamus obscurum nihil.

    Sic tota decurrat dies,
    Ne lingua mendax, ne manus
    Oculive peccent lubrici,
    Ne noxa corpus inquinet.

    Speculator astat desuper,
    Qui nos diebus omnibus
    Actusque nostros prospicit
    A luce prima in vesperum.

    Deo Patri sit gloria,
    Ejusque soli Filio,
    Cum Spiritu Päraclito,
    Et nunc et in perpetuum. Amen

    Le soleil renaissant redore la Nature,
    Laissons évanouir l’indigne aveuglement
    Qui nous précipita dans l’erreur et l’ordure
    D’un long et sale égarement.

    D’un visage serein recevons la lumière,
    Que son éclat nous rende un esprit net et pur ;
    Que la fraude aux discours n’offre plus de matière,
    Ni la malice rien d’obscur.

    Que jamais de la bouche un mensonge ne sorte,
    Que la main fuie et l’air et l’ombre du péché,
    Qu’à rien de criminel le regard ne se porte,
    Qu’en rien le corps ne soit taché.

    Songeons qu’il est là-haut un arbitre sévère
    Qui voit tout ce qu’on fait, entend tout ce qu’on dit,
    Du matin jusqu’au soir que sa justice opère,
    Que jusque dans l’âme elle lit.

    Gloire soit à jamais au Père inconcevable,
    Gloire au Verbe incarné, gloire à l’Esprit divin,
    Gloire à leur unité, dont l’essence immuable
    Règne sans borne et sans fin.

    Hymne des laudes, de Prudence, traduction Pierre Corneille. On peut comparer avec celle de Jean Racine.

  • Quis mihi tribuat, ut in inferno protegas me ?

    ℟. Quis mihi tribuat, ut in inferno protegas me, et abscondas me, donec pertranseat furor tuus Domine, nisi tu, qui solus es Deus ?
    * Et constituas mihi tempus, in quo recorderis mei ?
    ℣. Numquid sicut dies hominis, dies tui, ut quaeras iniquitatem meam ; cum sit nemo, qui de manu tua possit eruere ?
    ℟. Et constituas mihi tempus, in quo recorderis mei ?

    Quel autre que vous, Seigneur, qui êtes le seul Dieu véritable, me fera la grâce que vous me mettiez à couvert dans quelque lieu sous la terre, et que vous me cachiez jusqu’à ce que votre fureur soit entièrement passée, et que vous me marquiez un temps où vous vous souviendrez de moi ?
    Vos jours sont-ils semblables aux jours de l’homme pour vous informer de mes iniquités, n’y ayant personne qui puisse me tirer d’entre vos mains. Et que vous me marquiez un temps où vous vous souviendrez de moi ?

    Ce répons des matines est constitué de citations du livre de Job, qui est la lecture biblique de cette semaine : Job 14 verset 13, avec ajout, au milieu, de la fin du verset 4. Et chapitre 10 versets 5a, 6a, 7b. Traduction du “Bréviaire monastique en latin et en français à l’usage des bénédictines”, 1725. En dehors du début, qui a été revu à cause de l’ajout d’un morceau de verset au milieu d’un autre verset, la traduction est, sans surprise, celle de Lemaître de Sacy.

  • Saint Laurent Justinien

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    Saint Laurent Justinien, "Traité de la spirituelle et chaste alliance du Verbe avec l'âme", extrait du chapitre 4.

  • Splendor Paternæ gloriæ

    L’hymne des laudes, par les moines de la Grande Chartreuse.


    podcast

    Splendor Patérnæ gloriæ
    De luce lucem próferens
    Lux lucis et fons lúminis
    Diem dies illúminans

    Splendeur de la gloire du Père, Lumière née de la Lumière, source vive de clarté, jour illuminant le jour,

    Verúsque sol illábere
    Micans nitóre pérpeti
    Jubárque Sancti Spíritus
    Infúnde nostris sénsibus

    Vrai soleil éclatant, descends sur nous, brille d'un éclat sans fin, verse dans nos cœurs les rayons du Saint-Esprit.

    Votis vocémus et Patrem
    Patrem perénnis glóriæ
    Patrem poténtis grátiæ

    Culpam reléget lúbricam

    Qu'il nous donne de chanter le Père, Père de gloire éternelle, Père de grâce puissante, qui éloigne notre faute.

    Confírmet actus strénuos
    Dentes retúndat ínvidi
    Casus secúndet ásperos
    Donet gerendi gratiam

    Qu'il donne force à nos actes, qu'il brise les dents de l'ennemi, qu'il aide dans les circonstances difficiles, qu’il nous donne la grâce de bien faire.

    Mentem gubérnet et regat
    Casto fideli corpore
    Fides calóre férveat
    Fraudis venéna nésciat

    Qu'il dirige notre intelligence, dans un corps fidèlement chaste, que notre foi soit ardente, qu'elle soit simple et sans détour.

    Christúsque nobis sit cibus,
    Potúsque noster sit fides:
    Læti bibámus sóbriam
    Ebrietatem Spíritus.

    Que le Christ soit notre nourriture, la foi notre breuvage, que la sobre ivresse de l'Esprit soit la joie de ce jour.

    Lætus dies hic tránseat
    Pudor sit ut dilúculum
    Fides velut merídies
    Crepúsculum mens nésciat

    Que ce jour s'écoule joyeux, que la pudeur soit comme le point du jour, la foi comme le midi, que l’esprit ne connaisse pas le crépuscule.

    Auróra lucem próvehit
    Cum luce nobis pródeat
    In Pátre totus Fílius
    Et totus in Verbo Pater

    L’aurore fait venir la lumière, qu’elle nous apporte avec la lumière le Fils, tout entier dans le Père, et le Père, tout entier dans le Fils.

    Deo Patri sit glória,
    Ejúsque soli Fílio,
    Cum Spíritu Paráclito,
    Nunc et per omne sǽculum.
    Amen.

    La gloire soit à Dieu le Père, et à son Fils unique, avec l’Esprit Paraclet, maintenant et pour tous les siècles. Amen.

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  • Il y a 50 ans

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    Il y a 50 ans, le dimanche 3 septembre 1967, Mgr Pierre Boussard, évêque de Vannes, consacrait l’autel et bénissait la chapelle de Notre Dame de Joie, accolée au château de Pontcalec.

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    (Notre Dame de Joie, correspondance de l'abbé Berto, Nouvelles Editions Latines)

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