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Liturgie - Page 5

  • Saint Joseph de Cupertino

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    Extrait de "Le lotissement du ciel", de Blaise Cendrars. Le chapitre est intitulé "Le nouveau patron de l'aviation".

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    Extrait de "Blaise Cendrars vous parle..."

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  • Impression des stigmates de saint François

    Parmi les premières représentations.

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    Le "maître de la Croix", 1250.

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    Dietisalvi di Speme, 1270.

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    Dietisalvi di Speme, 1270.

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    Guido di Graziano, fin XIIIe.

     

  • Saints Corneille et Cyprien

    Dernière partie du texte de saint Cyprien sur l’oraison dominicale.

    Quant à l’heure de la prière, nous voyons que les trois enfants captifs à Babylone observaient l’heure de tierce, de sexte et de none, pour figurer sans doute la Trinité divine qui devait se manifester plus tard. De la première heure ou de prime jusqu’à tierce nous trouvons trois heures ; nous trouvons le même nombre de tierce à sexte et de sexte à none : la Trinité se manifeste donc par trois espaces réguliers, composés chacun de trois heures. Déjà depuis longtemps les serviteurs du vrai Dieu, éclairés par l’Esprit-Saint, avaient déterminé ces heures pour les consacrer à la prière, et les événements ont montré que cette conduite des justes avait quelque chose de mystérieux et de sacré. Car c’est à l’heure de tierce que le Saint-Esprit descendit sur les apôtres pour accomplir la promesse divine. C’est à l’heure de sexte que Pierre, priant sur le toit de sa maison et doutant encore s’il devait accorder aux idolâtres le sacrement de la régénération, entendit la voix de Dieu qui lui ordonnait d’admettre tous les hommes à la grâce du salut. C’est à l’heure de sexte que le Seigneur, crucifié pour nous, lava jusqu’à l’heure de none nos péchés avec son sang, et remporta cette victoire qui fut pour nous la rédemption et la vie.

    Mais pour nous, mes frères bien-aimés, les mystères de la loi nouvelle nous font une obligation de prier plus souvent. Nous devons prier le matin, pour célébrer, par cet hommage, la résurrection du Seigneur. C’est ce que l’Esprit nous enseigne dans les psaumes : Mon roi et mon Dieu, je vous adresserai ma prière et dès le matin vous entendrez ma voix. Dès le matin je me tiendrai en votre présence et je vous contemplerai (Psal. V). Le Seigneur nous dit encore par la bouche d’un de ses prophètes : Dès le point du jour ils veilleront devant moi en disant : Allons et convertissons-nous au Seigneur notre Dieu (Os. VII).

    Au coucher du soleil et à la fin du jour, nous devons encore remplir le devoir de la prière. Le Christ est le véritable soleil et la véritable lumière. Lorsqu’au déclin du jour, nous demandons que la lumière brille de nouveau sur nous, nous implorons la venue du Christ qui nous donnera la grâce de l’éternelle clarté. Or, que le Christ soit désigné par le jour, c’est ce que l’Esprit-Saint nous apprend dans les psaumes. La pierre que les ouvriers ont repoussée est devenue pierre angulaire de l’édifice. C’est le Seigneur qui a fait cette pierre et elle est admirable à nos yeux. C’est le jour que le Seigneur a fait ; marchons et réjouissons-nous à sa lumière (Os. VII).

    Le Christ est de même désigné par le soleil comme nous l’atteste Malachie : Pour vous qui craignez le nom du Seigneur, le soleil de justice se lèvera sur vous et ses rayons apporteront le salut (Malach. IV). Si l’Écriture nous représente le Christ comme le véritable soleil et le véritable jour, il n’y a pas d’heure où les chrétiens ne doivent l’adorer. Nous donc qui jouissons de la lumière de la nouvelle alliance, passons tout le jour en prière, et, quand les lois de la nature nous ramènent la nuit, que les ténèbres ne nous inspirent aucun effroi, car nous sommes fils de la lumière et le jour brille toujours pour nous. Celui qui porte la lumière dans son cœur peut-il être dans les ténèbres ? Celui qui trouve dans le Christ et le jour et le soleil peut-il regretter l’absence d’un astre matériel ? Donc, encore une fois, puisque la lumière du Christ brille toujours sur nous, n’interrompons pas notre prière, même pendant la nuit. Ainsi Anne, la veuve de Phanuel, priant et veillant sans relâche, mérita de voir le Christ, comme le rapporte l’Évangile : Elle ne s’éloignait pas du temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière (Luc, II).

    Les gentils qui n’ont pas encore été éclairés ou les juifs déserteurs de la lumière, qui sont restés dans les ténèbres, peuvent ignorer ces vérités. Pour nous, mes frères bien-aimés, qui sommes toujours dans la lumière du Seigneur et qui nous rappelons la dignité où nous élève la grâce divine, ne mettons aucune différence entre le jour et la nuit. Sachons que nous marchons toujours à la lumière, et ne nous laissons pas arrêter par les ténèbres que nous avons quittées. Dans la nuit, ne suspendons pas nos prières, acquittons-nous-en avec le même soin. Rendus par la grâce de Dieu et par notre seconde naissance à la vie spirituelle, commençons sur la terre la vie du ciel. Là, sans craindre la nuit, nous posséderons le jour véritable ; veillons donc ici-bas comme si nous étions toujours dans la lumière. Au ciel nous prierons toujours, toujours nous rendrons à Dieu des actions de grâces ; agissons de même sur la terre, et que nos prières et nos actions de grâces ne cessent jamais.

  • La lettre pour la messe

    La « Lettre des fidèles attachés à la messe traditionnelle aux catholiques du monde entier » fait désormais l’objet d’un site internet Stop Traditionis custodes sur lequel le texte est en six langues et peut être signé par qui le souhaite.

  • Notre Dame des 7 douleurs

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    (Peinture aujourd'hui attribuée à un assistant de Jan Van Eyck, début du XVe)

    Cette Reine des Vierges est aussi Reine des martyrs ; mais c’est encore en son cœur que le glaive la transperça, car chez elle tout se passe au-dedans !... Oh ! qu’elle est belle à contempler durant son long martyre, si sereine, enveloppée dans une sorte de majesté qui respire à la fois la force et la douceur… C’est qu’elle avait appris du Verbe Lui-même comment doivent souffrir ceux que le Père a choisis comme victimes, ceux qu’Il a résolu d’associer à la grande œuvre de la rédemption, ceux qu’il « a connus et prédestinés pour être conformes à son Christ », crucifié par amour.

    Elle est là au pied de la Croix, debout, dans la force et la vaillance, et voici mon Maître qui me dit : « Ecce mater tua », Il me la donne pour Mère… Et maintenant qu’Il est retourné au Père, qu’Il m’a substituée à sa place sur la croix, afin que « je souffre en mon corps ce qui manque à sa passion, pour son corps qui est l’Église », la Vierge est encore là pour m’apprendre à souffrir comme Lui, pour me dire, pour me faire entendre ces derniers chants de son âme, que nul autre qu’elle, sa Mère, n’a pu surprendre.

    Quand j’aurai dit mon « consummatum est », c’est encore elle, « Janua coeli », qui m’introduira dans les parvis divins, me disant tout bas la mystérieuse parole : « Laetatus sum in his quae dicta sunt mihi, in domum Domini ibimus !... »

    Sainte Elisabeth de la Trinité, Dernière retraite, quinzième jour.

  • Exaltation de la Sainte Croix

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    « Exaltation universelle (pancosmios) de la vénérable et vivifiante Croix », dit la liturgie byzantine. Sur l'icône, on voit saint Macaire, l'évêque de Jérusalem, présentant la vraie Croix, avec à gauche saint Constantin et à droite sainte Hélène.

    Voici le tropaire et le kondakion, qui sont toujours et plus que jamais d’actualité, même si l’on cherche les rois qui pourraient y correspondre (mais Orban mérite la couronne de saint Etienne). On remarque en tout cas qu’il n’y a pas eu de réforme liturgique pour modifier ces textes qui auraient été sévèrement censurés dans ce que le pape prétend être « l’unique expression de la lex orandi du rite romain » (ils sont allés jusqu’à supprimer militantem de la collecte de saint Ignace de Loyola…)

    A Palazzo Adriano, le tropaire lors des vêpres le 13 septembre 2020, dans une mélodie spécifique des paroisses byzantines de Sicile, et le kondakion lors de la divine liturgie, le lendemain.

    Ὁ ὑψωθεὶς ἐν τῷ Σταυρῷ ἑκουσίως, τῇ ἐπωνύμῳ σου καινῇ πολιτείᾳ, τοὺς οἰκτιρμούς σου δώρησαι, Χριστὲ ὁ Θεός. Εὔφρανον ἐν τῇ δυνάμει σου, τοὺς πιστοὺς Βασιλεῖς ἡμῶν, νίκας χορηγῶν αὐτοῖς, κατὰ τῶν πολεμίων· τὴν συμμαχίαν ἔχοιεν τὴν σήν, ὅπλον εἰρήνης ἀήττητον τρόπαιον.

    Toi qui t'es volontairement élevé sur la croix, ô Christ Dieu, accorde tes miséricordes au nouveau peuple qui porte ton Nom. Réjouis par ta puissance tes rois fidèles et donne-leur la victoire sur les ennemis ; afin qu'ils trouvent secours dans ta croix, arme de paix et trophée invincible.

    Ὁ ὑψωθεὶς ἐν τῷ Σταυρῷ ἑκουσίως, τῇ ἐπωνύμῳ σου καινῇ πολιτείᾳ, τοὺς οἰκτιρμούς σου δώρησαι, Χριστὲ ὁ Θεός. Εὔφρανον ἐν τῇ δυνάμει σου, τοὺς πιστοὺς Βασιλεῖς ἡμῶν, νίκας χορηγῶν αὐτοῖς, κατὰ τῶν πολεμίων· τὴν συμμαχίαν ἔχοιεν τὴν σήν, ὅπλον εἰρήνης ἀήττητον τρόπαιον.

    Toi qui t'es volontairement élevé sur la croix, ô Christ Dieu, accorde tes miséricordes au nouveau peuple qui porte ton Nom. Réjouis par ta puissance tes rois fidèles et donne-leur la victoire sur les ennemis ; afin qu'ils trouvent secours dans ta croix, arme de paix et trophée invincible.

  • 13 septembre

    En ce jour le martyrologe romain n’a aucun saint martyr à Rome. Il commence par saint Philippe, préfet d’Egypte (romain, certes) qui, devenu chrétien, démissionna, et fut tué par son successeur. Comme ce martyrologe est bref, on remarque d’autant plus les quatre saints « français » : saint Ligoire (ou Lidoire) évêque de Tours, saint Maurille évêque d’Angers, saint Amé (ou Aimé) de Sion, patron de Douai, saint Amé (ou Aimé) de Remiremont. (Saint Amand - ou Armand, cinquième évêque de Vannes, n’a pas les honneurs du martyrologe.)

    La liturgie byzantine célèbre ce jour l’anniversaire de la dédicace de la basilique de la Résurrection à Jérusalem (l’Anastasis) le 13 septembre 335, et la vigile de l’Exaltation de la vénérable et vivifiante Croix. Elle fait aussi mémoire du centurion Corneille, le premier païen que baptisa saint Pierre.

    Τὸν ζωοποιὸν Σταυρὸν τῆς σῆς ἀγαθότητος, ὃν ἐδωρήσω ἡμῖν τοῖς ἀναξίοις Κύριε, σοὶ προσάγομεν εἰς πρεσβείαν. Σῷζε τοὺς βασιλεῖς καὶ τὴν πόλιν σου, εἰρηνεύοντας διὰ τῆς Θεοτόκου, μόνε φιλάνθρωπε.

    Nous te présentons, Seigneur, en manière d’intercession, la vivifiante croix que dans ta bonté tu nous as accordée, indignes que nous sommes. Sauve les rois et ta ville qui te supplient, par ta Mère, ô seul Ami des hommes.

    Οὐρανὸς πολύφωτος ἡ Ἐκκλησία, ἀνεδείχθη ἅπαντας, φωταγωγοῦσα τοὺς πιστούς· ἐν ᾧ ἑστῶτες κραυγάζομεν· Τοῦτον τὸν οἶκον, στερέωσον Κύριε.

    Tu as fait de l’Eglise un ciel resplendissant qui éclaire tous les fidèles. C’est pourquoi, debout dans cette sainte demeure, nous te crions : Affermis cette maison, Seigneur.

  • 16e dimanche après la Pentecôte

    Timébunt gentes nomen tuum, Dómine, et omnes reges terræ glóriam tuam. ℣. Quóniam ædificávit Dóminus Sion, et vidébitur in majestáte sua.

    Les nations craindront votre nom, Seigneur, et tous les rois de la terre votre gloire. Parce que le Seigneur a bâti Sion et qu’il sera vu dans sa majesté.

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    Le texte du graduel vient du psaume 101. Un psaume relativement long, qui commence par une supplique personnelle mais abondamment utilisée par la liturgie (Domine exaudi orationem meam et clamor meus ad te veniat), et s’épanouit dans une perspective universaliste, si frappante dans les psaumes, et que les israélites n’ont toujours pas comprise…

    La mélodie est composée pour l’essentiel de formules centons, mais bien agencées et qui correspondent parfaitement au texte : premier accent sur le « Nom » du Seigneur, deuxième sur « tous les rois de la terre », troisième sur « ta » gloire. Il en est de même dans le verset, où la mélodie culmine sur « Sion », la Jérusalem mystique où tous les rois adoreront le Seigneur, le « Nom » qui était le premier point culminant du répons.

  • De la sainte Vierge le samedi

    Beáta María Virgo, inter hómines audíre sola méruit præ ómnibus: Invenísti grátiam. Quantam? Quantam díxerat: plenam. Et vere plenam, quæ largo imbre totam fúnderet et infúnderet creatúram: Invenísti enim grátiam apud Deum. Hæc cum dicit, et ipse Angelus mirátur, aut féminam tantum, aut omnes hómines vitam meruísse per féminam: stupet Angelus, totum Deum veníre intra virginális úteri angústias, cui tota simul angústa est creatúra. Hinc est, quod remorátur Angelus, hinc est, quod vírginem vocat de mérito, de grátia compéllat, vix causam prodit audiénti, sane ut sensum promóveat, vix longa trepidatióne compónit.

    Bienheureuse est la Vierge Marie ! Seule parmi les humains elle a mérité de s’entendre dire avec tant d’excellence : « Tu as trouvé grâce ! » Combien grâce ? La quantité est dite : pleine. Et vraiment elle est pleine, cette grâce qui fuse en une pluie généreuse et se diffuse en toute la créature. En vérité, tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Et disant cela, l’ange lui-même s’étonne : est-ce une femme seulement qui mérite la vie ou bien sont-ce tous les hommes grâce à une femme ? L’ange reste interdit : Dieu, auprès de qui la créature tout entière ramassée est limitée, va se mettre tout entier dans les limites d’un sein virginal. C’est pourquoi l’Ange s’attarde ; c’est pourquoi il appelle la Vierge en parlant de mérite, en parlant de grâce il la presse ; devant celle qui l’écoute, à peine il livre son message, assez cependant pour émouvoir sa sensibilité, à peine il compose avec un trouble qui se prolonge.

    Saint Pierre Chrysologue, sermon (142) sur l’Annonciation. Lecture du bréviaire.

  • Saint Nicolas de Tolentino

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    Véritable image du glorieux thaumaturge S. Nicolas de Tolentino, consolation des affligés, réconfort des infirmes, et protecteur spécial contre les fièvres, qui est vénérée à Bologne en l’église paroissiale de la Très Sainte Trinité. Il entra dans l’ordre Augustinien, où il vécut pieusement, et puis il mourut saintement le 10 septembre de l’année 1306. Il fut canonisé par le Pontife Eugène IV en l’an 1446.

    Il fut un temps où les images des saints vendues (ou données) aux fidèles étaient toujours la « véritable image », alors que la plupart du temps on ne savait pas du tout à quoi pouvait ressembler le saint en question.

    En tout cas ce Nicolas-là ne ressemble pas à celui de Piero della Francesca, qui date des années suivant la canonisation (on dirait saint Thomas d’Aquin, non ?):

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    Il ne ressemble pas davantage à celui du Pérugin (1507):

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    Lequel Pérugin est aussi le peintre de ce superbe tableau représentant le miracle des perdrix : Nicolas ne mangeait pas de viande, mais pour le rétablir après une grave maladie on lui prépara des perdrix. Le saint bénit les oiseaux… qui s’envolèrent.

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