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Liturgie - Page 5

  • Saint Bruno

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    Jean-Bernard Restout, 1763 (Louvre)

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    Bienheureux cardinal Schuster

  • Saint Placide et ses compagnons

    Dans mon bréviaire bénédictin, l’office du 5 octobre est tout à fait insolite. On célèbre théoriquement la fête de « saint Placide et ses compagnons martyrs de notre ordre ». C’est une grande fête. Or le nom même de saint Placide n’y apparaît nulle part, et l’office ne fait aucune allusion à de quelconques martyrs bénédictins.

    Si c’est une grande fête, c’est parce qu’il s’agit a priori du disciple de saint Benoît dont saint Grégoire parle dans ses Dialogues. Selon une histoire qui a commencé à circuler au XIIe siècle, Placide aurait été envoyé en Sicile où il aurait fondé un monastère, et tous les moines auraient été tués par une troupe de Sarrasins dirigée par Mamucha, amiral de la flotte du roi des Sarrasins Abdallah. Sauf l’un d’eux qui réussit à s’enfuir et raconta le drame.

    Cela se passait le 5 octobre 539 (ou 541). Le problème est qu’à l’époque il n’y avait pas de Sarrasins…

    En 1588 on découvrit sur le site du monastère des restes de corps martyrisés. Sixte Quint certifia qu’il s’agissait des corps de saint Placide disciple de saint Benoît et de ses compagnons, martyrs du cruel Mamucha (devenu Manucha), et inscrivit la fête au calendrier romain.

    Or selon les plus anciens martyrologes il y avait bien eu, le 5 octobre, une fête de saint Placide et de ses compagnons martyrs en Sicile. Mais au IVe siècle. Donc bien avant saint Benoît. Non pas martyrs des Sarrasins, ni des « pirates païens » comme on a essayé de le corriger, mais sans doute des grandes persécutions impériales.

    Et c’est ainsi que des martyrs de Sicile sont devenus des bénédictins compagnons du disciple de saint Benoît, et ont gardé leur fête dans le bréviaire même après qu’on eut dépouillé leur office de toute référence, jusqu’au nom même de saint Placide qui ne se trouve plus que dans l’intitulé.

  • Saint François d’Assise

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    Prédelle provenant de l’église Saint François d’Assise de Pise. Œuvre manifestement de Giotto. Elle se trouve au Louvre. Sous la scène des stigmates, trois autres célèbres scènes de la vie de saint François : le songe du pape Innocent III qui voit un moine soutenant la basilique du Latran en train de s’écrouler, le pape approuvant la règle de saint François, et le prêche aux oiseaux. (Photos Le Louvre).

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  • Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

    Les sacristines du carmel

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    Ici-bas notre doux office
    Est de préparer pour l'autel,
    Le pain, le vin du Sacrifice
    Qui donne à la terre : « Le Ciel ! »

    Le Ciel, ô mystère suprême !
    Se cache sous un humble pain
    Car le Ciel, c'est Jésus Lui-Même,
    Venant à nous chaque matin.

    Il n'est pas de reines sur terre
    Qui soient plus heureuses que nous.
    Notre office est une prière
    Qui nous unit à notre Epoux.

    Les plus grands honneurs de ce monde
    Ne peuvent pas se comparer
    A la paix céleste et profonde
    Que Jésus nous fait savourer.

    Nous portons une sainte envie
    A l'ouvrage de notre main,
    A la petite et blanche hostie
    Qui doit voiler l'Agneau divin.

    Mais son amour nous a choisies
    Il est notre Epoux, notre Ami.
    Nous sommes aussi des hosties
    Que Jésus veut changer en Lui.

    Mission sublime du Prêtre,
    Tu deviens la nôtre ici-bas
    Transformées par le Divin Maître
    C'est Lui qui dirige nos pas.

    Nous devons aider les apôtres
    Par nos prières, notre amour
    Leurs champs de combats sont les nôtres
    Pour eux nous luttons chaque jour.

    Le Dieu caché du tabernacle
    Qui se cache aussi dans nos cœurs
    A notre voix, ô quel miracle !
    Daigne pardonner aux pécheurs !

    Notre bonheur et notre gloire
    C'est de travailler pour Jésus.
    Son beau Ciel voilà le ciboire
    Que nous voulons combler d'élus !...

    Photo : mise en scène extérieur jour du travail des sacristines (depuis la confection des hosties). Sainte Thérèse (à droite), avec ses trois sœurs, et, devant, la cousine. Tant il est vrai que le carmel de Lisieux fut, aussi, une affaire de famille… (On voit ensuite le brouillon, et la mise au propre pour la sacristine Sœur Marie-Philomène de Jésus.)

    Dans les œuvres complètes de sainte Thérèse co-éditées par Le Cerf et DDB, la note sur ce poème contient une horreur. Elle indique que la deuxième partie « apporte une réponse à l'apparent défi du Manuscrit B: Thérèse y proclamait, entre autres aspirations brûlantes, son désir du sacerdoce », ce qui est vrai, mais ajoute : « irréalisable du fait des circonstances ». Or il ne s’agit pas de « circonstances », mais d’une raison ontologique irréformable qui subsistera jusqu’à la fin du temps quelles que soient les circonstances. Je ne sais pas qui est l’auteur de la note, mais il s’agit de quelqu’un qui a donc réussi à glisser dans son commentaire son souhait hérétique d’une ordination des femmes. Ce qui est grave est que le livre est publié sous le patronage de Mgr Guy Gaucher et du général des Carmes.

  • Les saints anges gardiens

    Aniele Boży, stróżu mój,
    Ty zawsze przy mnie stój.
    Rano, wieczór, we dnie, w nocy
    Bądź mi zawsze ku pomocy,
    Strzeż duszy i ciała mego,
    Zaprowadź mnie do żywota wiecznego.

    Ange de Dieu, mon gardien,
    Tu te tiens toujours à mes côtés.
    Le matin et le soir, le jour et la nuit,
    Sois toujours à mon aide.
    Veille sur mon âme et sur mon corps
    Et conduis moi à la vie éternelle.

    Cantique polonais, dans la version de Paweł Bębenek, lors de la 13e édition des Ateliers liturgiques et musicaux nationaux, à Gietrzwałd, « Chants sur les anges », en novembre 2011.

  • 19e dimanche après la Pentecôte

    Dirigátur orátio mea, sicut incénsum in conspéctu tuo, Dómine.
    Elevatio mánuum meárum sacrifícium vespertínum.

    Que ma prière soit dirigée comme l’encens qui monte en votre présence, Seigneur.
    Que l’élévation de mes mains vous soit agréable comme le sacrifice du soir.

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    Le graduel de ce dimanche demande que ma prière s’élève devant Dieu comme l’encens du sacrifice du soir, et la mélodie montre l’encensoir qui se balance et surtout les volutes d’encens qui montent et se répandent, avec la première élévation sur oratio, puis une élévation plus haute sur incensum, avant la longue révérence sur Domine, avec l’encens qui retombe, mais qui remonte encore plus haut sur… elevatio

    C’est aussi l’occasion d’écouter cet enregistrement historique des moines de Solesmes sous la direction de dom Gajard en avril 1930. Une alliance unique de rusticité et de raffinement, qu’on ne retrouvera jamais.


  • Saint Michel

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    Icône de la première moitié du XIVe siècle, musée byzantin d’Athènes. Saint Michel porte le bâton du messager céleste, et le globe du monde, où tout est pour lui transparent. Le globe est surmonté de la croix, et marqué des lettres X D K, Khristos Dikaios Kritis : le Christ juste juge.

    L’inscription en haut dit : Ο ΑΡΧ(ΩΝ) ΜΙΧΑΗΛ Ο ΜΕΓΑΣ ΤΑΞΙΑΡΧΗΣ. O Arkhon Mikhaïl o mégas taxiarkhis : le chef Michel, le grand taxiarque (commandant en chef de l’armée céleste).

    Dans le sacramentaire léonien, qui comporte pas moins de cinq formulaires de messe pour ce jour, la fête est indiquée ainsi : « Pridie kalendas octobres : Natale basilicae Angeli in Salaria » : la veille des calendes d’octobre, naissance (sic, c’est-à-dire en l’occurrence consécration, dédicace) de la basilique de l’Ange sur la voie Salaria. » L’Ange, sans autre précision, c’était saint Michel. Les églises ou châteaux Saint-Ange sont donc dédiés à saint Michel. (La veille des calendes d'octobre, cela veut dire que le calendrier léonien était toujours le calendrier romain, où septembre avait 29 jours, avant la réforme julienne qui avait été édictée par César cinq siècles auparavant...)

    Dans le calendrier byzantin est célébrée le 8 novembre la « synaxe des archistratèges Michel et Gabriel et des autres puissances angéliques ».

    Tropaire :

    Grands chefs des milices célestes, nous vous supplions, indignes que nous sommes, de nous protéger par vos prières et de nous garder à l’ombre des ailes de votre immatérielle gloire, nous qui, à genoux, instamment vous implorons: « Délivrez nous des dangers, ô Princes des Puissances d’en haut ».

  • Saint Venceslas

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    Screenshot_2018-09-27 Statue de saint Venceslas.png

    La statue de saint Venceslas (Václav), en haut de la « place Venceslas », une très large allée au centre de Prague. Autour du « prince éternel des Tchèques », les quatre autres saints patrons de la Bohême : sainte Ludmila (grand-mère de Venceslas), saint Procope (ermite puis fondateur du monastère de Sázava), sainte Agnès (fondatrice de l’hôpital Saint-François de Prague, supérieure de clarisses, fondatrice de l’ordre des Croisés à l’étoile rouge), et saint Adalbert (Vojtěch, second évêque de Prague, martyr en Prusse). C’est l’œuvre la plus célèbre de Josef Václav Myslbek (1848-1922), qui était considéré de son vivant comme le fondateur de la sculpture tchèque moderne. Elle est le point de ralliement aux moments historiques : 1918, 1938, 1968-69, 1989... Elle a été restaurée en 2004.

    Sur le socle est inscrit un extrait d’une version du choral de saint Venceslas : « Saint Venceslas, ne nous laisse pas périr, nous et nos descendants... »

    Saint Venceslas duc de La Bohême, notre prince,
    Prie pour nous, Dieu et le Saint Esprit, Kyrie eleison.
    Toi, héritier de la Bohême, n’oublie pas ton peuple.
    Saint Venceslas, ne nous laisse pas périr, ni les générations futures,
    Kyrie eleison.
    Nous demandons ton aide, aie pitié de nous, réconforte les tristes gens,
    Saint Venceslas chasse le mal, Kyrie eleison.

    Voir ici et .

  • Saints Côme et Damien

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    Novgorod, XIVe siècle

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    Russie XVe siècle

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    Pologne, XVIIe siècle

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    Et... Budapest, XXe siècle:

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  • Saints Cyprien et Justine

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    De gauche à droite

    Magicien païen converti, Cyprien brûle ses livres de magie. Il se confesse à l’évêque Anthime. Il est baptisé par l’évêque, assisté du diacre Eusèbe ; derrière l’évêque, sainte Justine, qui par sa foi a résisté aux sortilèges et a converti Cyprien. L’évêque ordonne Cyprien qui fait Justine diaconesse.

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    Saint Cyprien et sainte Justine évangélisent. Arrêtés, ils sont plongés dans un chaudron de poix dont ils sortent intacts grâce à la protection de l’ange du Seigneur. Comme ils prêchent de nouveau, ils sont de nouveau arrêtés et cette fois décapités. L’ange apporte leurs âmes au Seigneur : « Bien, serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton maître. »