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Liturgie - Page 3

  • Saint Pantaléon

    Liturgie byzantine, au 27 juillet :

    Pantéléïmon, toi le bien-nommé, lorsque tu déployas l'amour des hommes sur tous, en veillant sur les âmes et des corps prenant soin, alors tu as reçu le nom qui te convient, pour prix de ta vertu, comme honoraires de ta piété, et t'es montré un invincible soldat couronné par notre Dieu: * prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes.

    Ayant reçu le pouvoir des guérisons, lorsqu'à toute chose tu préféras la piété, t'adonnant à la foi que ta mère pratiquait et détestant l'impiété de ton père, alors te donna son éclat divin le Verbe de Dieu, cet océan de clartés, dont la prescience prévoyait la splendeur que tu allais montrer au monde par ta vie.

    Toi qui puises sans cesse la grâce des guérisons aux sources immatérielles du Sauveur, qui les verses largement et distribues à qui s'approche de toi, éclaire par grâce divine tous les fidèles célébrant ta glorieuse, sainte et lumineuse festivité, Bienheureux dont le nom et la bonté sont à l'image du Dieu compatissant; prie-le de prendre tous tes chantres en pitié.

    En ce jour a brillé la vénérable mémoire de l'Anargyre, convoquant les fidèles à son banquet mystique et menant tous les amis de la fête à sa célébration festive; car voici l'admirable médecin guérissant toute maladie, le vaillant martyr Pantéléïmon, qui prie sans cesse le Seigneur pour le salut de nos âmes.

    Icône du XIIIe siècle, monastère Sainte-Catherine du Sinaï :

    St_Panteleimon.jpg

    Sur le sang de saint Pantaléon, voir ici.

  • Sainte Anne


    podcast

    D: D'or Mamm Zantez Anna,
    D'an Itron Varia;
    D'or Zalver benniget,
    Ni 'vo fidel bepréd.

    R: À notre Mère, Sainte Anne,
    À Marie, notre Dame,
    À notre Sauveur béni,
    Nous resterons toujours fidèles.

    Joa deom oll kristenien,
    Gand gouel Santez Anna.
    A ra joa d'an êlez
    O veuli Mab Doue.

    Joie pour nous tous, chrétiens,
    Avec la fête de Sainte Anne.
    Elle fait la joie des anges
    Qui louent le Fils de Dieu.

    Ni 'zo gwir gristenien,
    Krouadurien Doue,
    Savet en e lezenn,
    Hag en e garante.

    Vrais chrétiens, nous sommes
    Les créatures de Dieu,
    Vivant de sa loi
    Et de son amour.

    Ni 'zo gwir gristenien,
    Prenet gand gwad Jezuz,
    Maget dre c'hourhemenn
    Gand e gorv presiuz.

    Nous sommes, vrais chrétiens,
    Rachetés par le Sang de Jésus,
    Et nourris, sur sa demande
    Par son Corps précieux.

    Gwerhez, or Mamm Zantel
    Roit sikour heb dale;
    E plegou ho mantell,
    Kuzit ho pugale.

    Vierge, notre Sainte Mère,
    Secourez-nous sans tarder ;
    Dans les plis de votre manteau,
    Protégez vos enfants.

    Rag c'hwi 'zo gallouduz
    War galon or Zalver.
    Bezit madelezuz,
    C'hwi 'zo eur vamm dener.

    Car vous êtes puissante
    Sur le cœur de notre Sauveur.
    Soyez bienfaisante,
    Vous êtes une tendre mère.

    Anna1.jpeg

    Anna2.jpeg

    Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon

    Et aussi

    Intron Santez Anna

    O Mater patriæ

    Fœcunda radix Isaï

    Lucis beatæ gaudiis

    Sic fingit tabernaculum Deo

  • Saint Jacques

    Il a pu participer, avec Pierre et Jean, au moment de l’agonie de Jésus dans le jardin du Gethsémani, et à l’événement de la Transfiguration de Jésus. Il s’agit donc de situations très différentes l’une de l’autre : dans un cas, Jacques avec les deux Apôtres fait l’expérience de la gloire du Seigneur. Il le voit en conversation avec Moïse et Elie, il voit transparaître la splendeur divine en Jésus ; dans l’autre, il se trouve face à la souffrance et à l’humiliation, il voit de ses propres yeux comment le Fils de Dieu s’humilie, en obéissant jusqu’à la mort. La deuxième expérience constitua certainement pour lui l’occasion d’une maturation dans la foi, pour corriger l’interprétation unilatérale, triomphaliste de la première : il dut entrevoir que le Messie, attendu par le peuple juif comme un triomphateur, n’était en réalité pas seulement entouré d’honneur et de gloire, mais également de souffrances et de faiblesse. La gloire du Christ se réalise précisément dans la Croix, dans la participation à nos souffrances.

    Cette maturation de la foi fut menée à bien par l’Esprit Saint lors de la Pentecôte, si bien que Jacques, lorsque vint le moment du témoignage suprême, ne recula pas. Au début des années 40 du I siècle, le roi Hérode Agrippa, neveu d’Hérode le Grand, comme nous l’apprend Luc, "se mit à maltraiter certains membres de l’Église. Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter". La concision de la nouvelle, privée de tout détail narratif, révèle, d’une part, combien il était normal pour les chrétiens de témoigner du Seigneur par leur propre vie et, de l’autre, à quel point Jacques possédait une position importante dans l’Église de Jérusalem, également en raison du rôle joué au cours de l’existence terrestre de Jésus. Une tradition successive, remontant au moins à Isidore de Séville, raconte un séjour qu’il aurait fait en Espagne, pour évangéliser cette importante région de l’empire romain. Selon une autre tradition, ce serait en revanche son corps qui aurait été transporté en Espagne, dans la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle. Comme nous le savons tous, ce lieu devint l’objet d’une grande vénération et il est encore actuellement le but de nombreux pèlerinages, non seulement en Europe, mais du monde entier. C’est ainsi que s’explique la représentation iconographique de saint Jacques tenant à la main le bâton de pèlerin et le rouleau de l’Évangile, caractéristiques de l’apôtre itinérant et consacré à l’annonce de la "bonne nouvelle", caractéristiques du pèlerinage de la vie chrétienne.

    Nous pouvons donc apprendre beaucoup de choses de saint Jacques : la promptitude à accueillir l’appel du Seigneur, même lorsqu’il nous demande de laisser la "barque" de nos certitudes humaines, l’enthousiasme à le suivre sur les routes qu’Il nous indique au-delà de toute présomption illusoire qui est la nôtre, la disponibilité à témoigner de lui avec courage, si nécessaire jusqu’au sacrifice suprême de la vie. Ainsi, Jacques le Majeur se présente à nous comme un exemple éloquent de généreuse adhésion au Christ. Lui, qui avait demandé au début, par l’intermédiaire de sa mère, à s’asseoir avec son frère à côté du Maître dans son Royaume, fut précisément le premier à boire le calice de la passion, à partager le martyre avec les Apôtres. Et à la fin, en résumant tout, nous pouvons dire que le chemin non seulement extérieur, mais surtout intérieur, du mont de la Transfiguration au mont de l’agonie, symbolise tout le pèlerinage de la vie chrétienne, entre les persécutions du monde et les consolations de Dieu. En suivant Jésus comme saint Jacques, nous savons que, même dans les difficultés, nous marchons sur la bonne voie.

    Benoît XVI

    Et aussi, bien sûr, plus que jamais d’actualité :

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  • Sainte Christine

    Pour moi aujourd’hui, conformément à mon bréviaire, c’est la vigile de saint Jacques.

    Naguère, dans le bréviaire romain (mais pas dans le bréviaire monastique), elle s’accompagnait de la commémoraison de sainte Christine.

    Selon le calendrier de 1962, c’est une férie avec mémoire de sainte Christine.

    Il y a deux saintes Christine fêtées en ce jour. En Orient c’est sainte Christine de Tyr, dite « Christine mégalomartyre ». Dans l’Eglise latine sainte Christine martyre de Bolsène. Des historiens bas de plafond (il y en a beaucoup) ont avancé que la fête latine de sainte Christine n’était en fait qu’une reprise de la fête orientale. Mais elle est attestée depuis le IVe siècle, et l'autre depuis le Ve. Et en 1880 on a découvert son tombeau, dans la… grotte de sainte Christine qui se trouve dans la… basilique Sainte-Christine de Bolsène, avec les ossements d’une jeune fille de 14 ans.

    La façade de la basilique :

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    Le tombeau de sainte Christine (de Buglioni, début du XVIe siècle, sans reliques de la martyre jusqu’en 1880) - à son côté la pierre qui ne réussit pas à la noyer :

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    La grotte de sainte Christine, avec à l’entrée l’autel (entouré d'une balustrade) du miracle eucharistique (souvent appelé d’Orvieto parce que c’est là qu’a été déposé le corporal taché de Sang) :

    Bolsena-chiesa_santa_cristina-altari.jpg

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  • 7e dimanche après la Pentecôte

    L’introït et l’Alléluia ont le même texte, le début du psaume 46 :

    Omnes gentes, pláudite mánibus : jubiláte Deo in voce exsultatiónis.

    Tous les peuples, frappez des mains, jubilez à Dieu en faisant entendre votre exultation.

    Les voici par les moines de Triors :


    Sur l’évangile de ce dimanche, voir ici.

    Sur l’offertoire, qui est très particulier, voir .

  • Sainte Marie Madeleine

    Stichères des vêpres de la liturgie byzantine, par l’archimandrite Spyridon Skordilis, monastère de la Très Sainte Mère de Dieu de Magouladès, Corfou.

    Μύρα προσεκόμισας Χριστῷ, τεθειμένω μνήματι, καὶ τοῖς νεκροῖς τὴν ἀνάστασιν, πᾶσιν ἐμπνέοντι, καὶ ἰδοῦσα τοῦτον, πρώτη προσεκύνησας, Μαρία θεοφόρε δακρύουσα. Διὸ ἱκέτευε, δωρηθῆναι ταῖς ψυχαῖς ἡμῶν, τὴν εἰρήνην, καὶ τὸ μέγα ἔλεος.

    Tu préparas des onguents pour le Christ déposé au tombeau, pour celui qui insuffle la résurrection à tous les morts; et, l'ayant vu la première, théophore Marie, tu te prosternas devant lui en pleurant. Prie-le d'accorder à nos âmes la paix et la grâce du salut.

    Σταυρῷ καθηλούμενον Χριστόν, καθορῶσα ἔκλαιες, Μαγδαληνὴ καὶ ἐκραύγαζες· Τὶ τὸ ὁρώμενον, ἡ ζωὴ πῶς θνῄσκει, καὶ ἡ κτίσις βλέπουσα κλονεῖται, καὶ φωστῆρες σκοτίζονται; Διὸ ἱκέτευε, δωρηθῆναι ταῖς ψυχαῖς ἡμῶν, τὴν εἰρήνην, καὶ τὸ μέγα ἔλεος.

    Voyant le Christ mis en croix, Madeleine, tu pleurais, t'écriant: «Quelle est cette vision, et comment peut mourir notre Vie? A cette vue la création est ébranlée et les astres sont obscurcis.» Prie donc le Christ d'accorder à nos âmes la paix et la grâce du salut.

    Ἐπλήσθης συνέσεως πολλῆς, ἀληθοῦς τε γνώσεως, ἐν τῷ συνεῖναι τῷ κτίσαντι, Μαρία ἔνδοξε, καὶ αὐτοῦ τὰ πάθη, καὶ τὴν συγκατάβασιν, ἐκήρυξας λαοῖς παναοίδιμε. Διὸ ἱκέτευε, δωρηθῆναι ταῖς ψυχαῖς ἡμῶν, τὴν εἰρήνην, καὶ τὸ μέγα ἔλεος.

    En compagnie du Créateur, illustre Marie, tu fus comblée d'intelligence et de véritable savoir et tu prêchas aux peuples, Toute-digne de nos chants, sa passion, sa condescendance envers nous. Prie-le d'accorder à nos âmes la paix et la grâce du salut.

  • Sainte Praxède

    Depuis 1960 la fête de sainte Praxède a été supplantée par celle de saint Laurent de Brindes, proclamé docteur de l’Eglise par Jean XXIII. Saint Laurent de Brindes eut aussi une part très importante dans une victoire contre l’invasion musulmane en 1611 (ici et ).

    Sainte Praxède était la sœur de sainte Pudentienne. Leur aïeul était le sénateur Pudens (de la gens Cornelia, l’une des plus importantes familles de l’empire), qui avait accueilli saint Pierre à Rome, et elles avaient fait des palais de la famille des églises et des baptistères. Le pape Pie Ier y officiait, dans les années 140-150. Pudentienne mourut martyre lors de la persécution d’Antonin, dans sa maison, où s’élève aujourd’hui la basilique qui porte son nom.

    Praxède continua d’accueillir les chrétiens et de les aider. Lors de la persécution de l’empereur « philosophe » Marc Aurèle, de nombreux chrétiens furent arrêtés chez elle et massacrés, sans doute au lieu où s’élève aujourd’hui la basilique qui porte son nom. Elle continua à s’occuper des chrétiens. « Elle cachait ceux-ci dans sa demeure, exhortait ceux-là à la constance dans la foi, ensevelissait les corps des autres. A ceux qui étaient enfermés dans les cachots, elle apportait tout le nécessaire. Incapable de supporter davantage la vue des terribles persécutions des chrétiens, elle supplia le Seigneur, si telle était sa volonté, de l’arracher à cette vallée d’épreuves. Dieu exauça sa demande et l’appela, le 21 juillet, à recevoir au ciel la récompense de sa piété. On déposa son corps dans le sépulcre de son père et de sa sœur, au cimetière de Priscille » (Bréviaire).

    Au IXe siècle, le pape Pascal Ier fit transférer les corps de très nombreux martyrs des catacombes, dont celui de sainte Praxède.

    « Il existe encore une copie de l’inscription de Paschal Ier, avec le nom de tous les martyrs extraits par lui des cimetières suburbains et déposés dans la basilique de Sainte-Praxède. Ce sont d’abord les Pontifes de la crypte papale du cimetière de Callixte, et ceux du cimetière de Priscille ; viennent ensuite les martyrs des voies Cornelia, Tiburtine, Appienne, Latine, lesquels semblent s’être donné rendez-vous en ce lieu de l’Esquilin où s’élevaient jadis les demeures des Pudens chrétiens. L’inscription ne mentionne rien moins que deux mille trois cents corps de saints, dont la plus grande partie repose encore dans l’hypogée sous l’abside de l’édifice, qui est devenu dès lors un des plus vénérables sanctuaires de Rome chrétienne. » (Cardinal Schuster)

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    Mosaïque de l’abside de Sainte-Praxède. On y voit les deux saintes amenées au Christ par saint Paul et saint Pierre (très reconnaissables), avec d’un côté le pape Pascal (au nimbe carré parce que la mosaïque est faite de son vivant) et de l’autre côté saint Zénon auquel est consacré la chapelle de la nef droite (dont les murs et le plafond sont recouverts de mosaïques, et où est conservé ce qui serait un morceau de la colonne de la flagellation).

  • Sainte Marguerite

    Depuis 1769, la fête de sainte Marguerite, supplantée par celle de saint Jérôme Emilien, n’est plus qu’une commémoraison. Voici ce que vécut sainte Gertrude lors d’une fête de sainte Marguerite, qui avait un office propre comme en témoigne le répons cité.

    En la fête de l'illustre vierge la bienheureuse Marguerite, comme elle assistait aux Vêpres avec dévotion cette glorieuse vierge lui apparut toute brillante dans la splendeur de l'immortelle béatitude. Elle était parée du vêtement incomparable de la gloire et se tenait devant le trône de la divine Majesté. Lorsqu'on entonna le répons : Virgo veneranda, une lumière éclatante fut projetée par la parfaite pureté de la très innocente et virginale Humanité du Seigneur Jésus pour accroître encore la beauté virginale de la bienheureuse Marguerite. Le Seigneur semblait vouloir ainsi renouveler et redoubler en elle le mérite de la chaste virginité, comme le peintre vernit un riche tableau pour le faire briller davantage. A cette parole : in magna stans constantia : conservant une grande fidélité, le Fils de Dieu, pour augmenter la gloire de son épouse et mettre le comble aux mérites de ses souffrances, dirigea de nouveau vers elle une lumière merveilleuse, qui provenait de la gloire incomparable de la très innocente et très amère Passion du Christ, et qui fit resplendir dans l'âme de cette vierge une ineffable beauté. Ensuite, comme on chantait dans l'hymne ces paroles : « Sponsisque reddens præmia : qui récompense ses épouses », le Seigneur, s'adressant avec tendresse à son épouse, lui dit : « O Vierge, n'ai-je pas suffisamment augmenté la récompense due à vos mérites, pour qu'on me demande encore pour vous de nouvelles faveurs ? » Et la caressant avec amour, il attira en lui-même la dévotion de tous ceux qui, dans le monde entier célébraient la fête de la bienheureuse Marguerite. Par toute cette dévotion il augmenta encore les inestimables récompenses de la glorieuse vierge.

    Alors la bienheureuse Marguerite se tourna vers celle-ci et lui dit : « Réjouis-toi et sois dans l'allégresse, ô toi que le Seigneur a élue, parce que en vérité, après avoir souffert un peu de temps2 en ce monde diverses maladies et adversités, tu te réjouiras éternellement dans la gloire du ciel. Pour chaque instant de souffrance corporelle, ton Époux et l'ami de ton âme te rendra mille et mille années de consolations célestes. Les souffrances que tu éprouves en ton cœur ou que tu rencontres dans tes travaux, c'est lui qui te les envoie par une disposition toute spéciale de son amour ; par ce moyen, il te sanctifie d'une façon admirable d'heure en heure, de jour en jour, et te prépare à la béatitude éternelle. Songe qu'à l'heure de ma mort, c'est-à-dire au jour où je reçus cette gloire dans laquelle je tressaille maintenant, je n'étais pas vénérée par tout l'univers comme je le suis ; j'étais au contraire méprisée et regardée à peu près comme une misérable. Crois donc fermement qu'au terme heureux de ta vie, tu jouiras dans une gloire sans fin des doux embrassements de l'Époux immortel, au sein de ces célestes délices que l’œil n'a pas vues, que l'oreille n'a pas entendues, que le cœur de l'homme n'a pas conçues et que Dieu prépare à ceux qui l'aiment. »

    Le héraut de l'amour divin, IV, 45

    Le répons Virgo veneranda, tel qu’il figure dans le bréviaire de Constance édité à Augsbourg en 1499, cité dans l’Année liturgique :

    ℟. Virgo veneranda, in magna stans constantia, verba contempsit judicis : * Nil cogitans de rebus lubricis. ℣. Cœlestis præmii spe gaudens, in tribulatione erat patiens. * Nil cogitans de rebus lubricis.

    La vierge vénérable, demeurant ferme en sa constance, méprisa les paroles du juge : Loin était sa pensée de la concupiscence. Joyeuse dans l’espoir de la céleste récompense, elle souffrait patiemment l’épreuve. Loin était sa pensée de la concupiscence.

    Dans l’antiphonaire de Klosterneuburg, Autriche, XIIe siècle (même texte hormis « reputans » au lieu de « cogitans » :

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    L’hymne des vêpres et des laudes du commun des vierges (Sponsisque reddens præmia est à la fin de la deuxième strophe) :

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  • Saint Vincent de Paul

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    Vie de S. Vincent de Paul, par Louis Abelly, évêque de Rodez

  • Saint Camille de Lellis

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    Bibliothèque régionale d'Aoste

    Il naquit en 1550, dans une petite ville des Abruzzes. Sa mère mourut quand il était encore au berceau, et son père, qui était officier, négligea fort son éducation. Il envoya pourtant son fils à l’école. L’enfant y apprit à lire et à écrire, mais, abandonné à lui-même, il se lia avec de jeunes vauriens et fit des jeux de dés et de cartes son occupation principale.

    À dix-huit ans, Camille de Lellis embrassa la carrière des armes. Passionné pour le jeu au-delà de tout ce qui se peut dire, il ne tarda pas à perdre aux cartes toute sa fortune et, au bout de trois ans, un ulcère à la jambe, suite d’une égratignure négligée, l’obligea de quitter le service.

    L’hôpital des Incurables de saint Jacques, à Rome, était alors desservi par les meilleurs chirurgiens. Dans l’espoir de faire guérir plus vite sa jambe, le jeune Napolitain s’y rendit, et sa fierté et son dénuement lui firent demander une place d’infirmier.

    Le néant des choses humaines lui apparaissait souvent dans une vive lumière, il aurait voulu se faire capucin.

    Mais, malgré les graves pensées qui le travaillaient, malgré les pertes énormes qu’il avait faites au jeu, la vue des cartes et des dés exerçait encore sur lui une fascination irrésistible.

    Le futur fondateur des Frères du bien mourir abandonnait le service des malades pour aller jouer. Aussi on ne tarda pas à le renvoyer, non seulement comme joueur, mais encore comme fantasque, emporté et cherchant querelle, sur le moindre prétexte, aux employés de la maison.

    Tels furent les débuts du saint dans une carrière où il devait aller jusqu’au bout des forces humaines dans l’abnégation et la charité.

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