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Liturgie - Page 3

  • Adaperiat Dominus

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    ℟. Adapériat Dóminus cor vestrum in lege sua et in præcéptis suis et fáciat pacem in diébus vestris:
    * Concédat vobis salútem, et rédimat vos a malis.
    . Exáudiat Dóminus oratiónes vestras et reconciliétur vobis nec vos déserat in témpore malo.
    ℟. Concédat vobis salútem, et rédimat vos a malis.

    Que le Seigneur ouvre votre cœur à sa loi et à ses préceptes, et qu’il fasse la paix en vos jours : qu’il vous accorde le salut, et qu’il vous rachète du mal. Que le Seigneur exauce vos prières, et qu’il se réconcilie avec vous, et qu’il ne vous abandonne pas au temps mauvais.

    Répons des matines, composé à partir de Maccabées II 1, 4-5.

    Illustration: antiphonaire des cordeliers de Fribourg, autour de 1400.

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  • Saint Raphaël

    Dans le calendrier byzantin, il y a le 8 novembre la « synaxe des archistratèges Michel et Gabriel et des autres puissances incorporelles » ou « angéliques ». Saint Raphaël n’est pas nommé dans les textes liturgiques de ce jour. La raison en est qu’il n’est nommé que dans le livre de Tobie et que ce livre a eu quelque mal à entrer dans le canon biblique. Saint Jérôme n’y voyait qu’une histoire édifiante utile à lire, ce qui fut repris par nombre de théologiens et encore en Russie au XIXe siècle où l’on s’en tenait au canon de saint Athanase et de saint Cyrille qui excluait les livres deutérocanoniques.

    De ce fait il n’existe pas d’icône canonique de saint Raphaël, alors qu’il y en a une de saint Michel, une de saint Gabriel, et une des deux « archistratèges ».

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    Toutefois saint Raphaël se trouve sur une mosaïque de la Pammakaristos (église de la Theotokos pammakaristos, la Mère de Dieu toute bénie, à Constantinople, transformée en mosquée, puis en musée). Le personnage serait un ange anonyme si son nom n’était clairement inscrit.

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    Sous l’influence occidentale, saint Raphaël a pu aussi apparaître avec les deux autres, comme ici sur cette peinture de Georgios Kortezas, qui vivait à Corfou dans la première moitié du XVIIe siècle. Raphaël est sur le poisson dont le foie grillé fait fuir le démon et le fiel guérit de la cécité. (Gabriel se reconnaît parce qu’il porte l’icône de la Mère de Dieu, et Michel est représenté en psychopompe : debout sur un homme qui vient de mourir, il tend son âme vers le ciel.)

  • Saint Antoine-Marie Claret

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    Extrait de son autobiographie

    Prière que je récitais au début de chaque mission :

    Ô Vierge et Mère de Dieu, mère et avocate des malheureux pécheurs, vous savez bien que je suis votre enfant et le ministre que vous avez formé dans la forge de votre miséricorde et de votre amour. Je suis comme une flèche dans votre main puissante. Ô ma mère, lancez-moi avec toute la force de votre bras contre Satan, le prince du monde, semblable au cruel Achab, époux de Jézabel, qui a fait alliance avec la chair.

    A vous, ma mère, la victoire ! Vous remporterez une éclatante victoire, vous, à qui a été donné le pouvoir de dissiper les hérésies et les vices. Et moi, animé de la plus entière confiance en votre protection, j’engage la bataille non seulement contre la chair et le sang, mais aussi contre les puissances des ténèbres, comme dit l'apôtre ; j’aurai à mon bras le bouclier du saint rosaire et je brandirai l'épée à deux tranchants de la parole de Dieu.

    Ô Reine des anges, envoyez à mon secours les esprits célestes, vous qui connaissez ma faiblesse et la force de mes ennemis.

    Ô vous, la reine de tous les saints, commandez-leur de prier pour moi et dites-leur que notre triomphe sera pour la plus grande gloire de Dieu et pour le salut de leurs frères.

    Par votre humilité, réprimez l'audace de Lucifer et de ses acolytes, qui veulent entraîner en enfer les âmes rachetées par le sang de Jésus, le fruit de votre sein virginal.

    Je disais aussi cet exorcisme :

    Satan, moi, ministre de Jésus-Christ et de la sainte Vierge, quoique indigne, je t'ordonne, à toi et à tes acolytes, les esprits infernaux, de quitter ces lieux et de t'en aller loin d'ici. Je te le commande au nom du Père qui nous a créés, au nom du Fils qui nous a délivrés de ta tyrannie, et au nom de l’Esprit Saint qui nous a apporté la consolation et la sanctification. Amen.

    Je te le commande aussi au nom de la très sainte Vierge Marie, Mère du Dieu vivant, qui t'a écrasé la tête.

    Va-t-en, Satan, va-t-en, orgueilleux et jaloux, n’empêche jamais la conversion et le salut des âmes.

  • Ornaverunt

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    Antiphonaire cistercien du XIIIe siècle, Bibliothèque nationale d'Autriche

    ℟. Ornavérunt fáciem templi corónis áureis, et dedicavérunt altáre Dómino:
    * Et facta est lætítia magna in pópulo.
    . In hymnis et confessiónibus benedicébant Dóminum.
    ℟. Et facta est lætítia magna in pópulo.

    Ils ornèrent le devant du Temple de couronnes d’or, et ils dédicacèrent l’autel au Seigneur. Et ce fut une grande joie dans le peuple : par des hymnes et des louanges ils bénissaient le Seigneur.

    (Répons des matines, résumé de Macchabées I, 4, 56-58)

  • 22e dimanche après la Pentecôte

    Allelúia, allelúia. Qui timent Dóminum sperent in eo : adjútor et protéctor eórum est. Allelúia.

    Alléluia, alleluia. Que ceux qui craignent le Seigneur mettent en lui leur espérance, il est leur soutien et leur protecteur. Alléluia.

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    Le mot amour/aimer n’est pas absent des psaumes, tant pour désigner l’amour de Dieu pour ceux qui l’aiment que pour désigner cet amour que lui portent ceux qui l’invoquent. Toutefois il y a deux mots beaucoup plus fréquents qui caractérisent ces deux amours, ou plutôt cet amour unique et réciproque selon sa modalité divine et sa modalité humaine : de la part de Dieu c’est la miséricorde, de la part de l’homme c’est la crainte de Dieu. Ces deux mots indiquent que l’homme et Dieu ne sont pas au même niveau, sur le même plan. La créature et le Créateur sont distincts et un abîme sépare le Créateur qui est par lui-même et la créature qui n’est que par le Créateur. D’autant que la créature s’est coupée du Créateur par le péché originel et il a fallu toute la miséricorde de Dieu pour réparer les dégâts. La réponse de l’homme racheté par le sang de Dieu fait homme est la crainte. A savoir un amour qui sait ce qu’il en est des positions respectives, qui se prosterne devant l’Etre aimé et qui attend tout de lui, à savoir la vie éternelle. Cette crainte est celle dont l’Ecclésiastique nous dit qu’elle est « gloire et glorification, et joie, et couronne d’exultation », etc.

    C’est ce que chante l’Alléluia de ce dimanche. Une joie profonde, intense, mais dans la plus grande paix. Cette joie dont Jésus dit par la bouche du maître au bon et fidèle serviteur qui a fait fructifier les talents : « Entre dans la joie de ton maître. » Je ne te donne pas la joie : je te fais entrer dans ma joie éternelle, ma joie divine, la joie de l’amour trinitaire.

    On peut constater qu’il n’y a rien de « craintif » dans le long mélisme sur « timent », mais une paix aimante et joyeusement sereine. Le plus long mélisme, après cela, sera sur « protector », et il décrit la protection de Dieu sur le fidèle, qui est l’amour de miséricorde qui descend sur le fidèle pour l’entourer avec tendresse, le garder, le conduire vers l’éternel alléluia.

  • Saint Jean de Kenty

    Lorsque Clément XIII canonisa Jean de Kenty, en 1767, il voulut que le saint polonais ait une messe propre, et même qu’il y ait dans l’office des hymnes propres. Ce n’est pas une coïncidence si la première apparition de ces hymnes eut lieu en 1772. C’est l’année de la première partition de la Pologne, qui allait aboutir quelques années plus tard à la disparition du pays sur la carte d’Europe. Le pape confiait la Pologne à un nouveau saint patron, avec des hymnes qui allaient témoigner que les Polonais continuent d’exister et que leur pays renaîtrait. Voici l’hymne des vêpres.

    Gentis Poloniae gloria
    Clerique splendor nobilis,
    Decus Lycei, et patriae
    Pater, Ioannes inclyte.

    Gloire du peuple polonais, noble splendeur du clergé, parure de l’université et père de la patrie, illustre Jean.

    Legem superni Numinis
    Doces Magister, et facis.
    Nil scire prodest : sedulo
    Legem nitamur exequi.

    Maître,tu enseignes la loi divine et tu la mets en pratique. Savoir ne sert à rien : efforçons-nous de suivre la loi avec zèle.

    Apostolorum limina
    Pedes viator visitas ;
    Ad patriam quam tendimus
    Gressus viamque dirige.

    Voyageur, à pieds tu visites Rome ; dirige nos pas et notre route vers la patrie à laquelle nous voulons aller.

    Urbem petis Ierusalem ;
    Signata sacro sanguine
    Christi colis vestigia,
    Rigasque fusis fletibus.

    Tu te rends à Jérusalem ; tu vénères les traces du Christ signée du sang sacré, et tu les inondes de tes pleurs.

    Acerba Christi vulnera
    Haerete nostris cordibus,
    Ut cogitemus consequi
    Redemptionis pretium.

    Cruelles blessures du Christ, restez fixées dans nos cœurs, afin que nous pensions à comprendre le prix de la Rédemption.

    Te prona mundi machina
    Clemens adoret Trinitas,
    Et nos novi per gratiam
    Novum canamus canticum. Amen.

    Trinité clémente, que tout l’appareil du monde t’adore et se prosterne, et nous, renouvelés par la grâce, chantons un cantique nouveau. Amen.

  • Saint Pierre d’Alcantara

    Traité de l’oraison, deuxième série de méditations pour chaque jour de la semaine, fin de la méditation du vendredi :

    Enfin, vous pourrez méditer les sept paroles que Notre Seigneur fit entendre sur la croix. La première : Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. La seconde, qui fut dite au larron : Aujourd'hui vous serez avec moi dans le paradis. La troisième, à sa très sainte Mère : Femme, voilà votre fils. La quatrième : J'ai soif. La cinquième : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné. La sixième : Tout est consommé. La septième : Mon Père, je remets mon âme entre vos mains.

    Regarde, ô mon âme, avec quel excès de charité il recommanda dans ces paroles ses ennemis à son Père ; avec quelle miséricorde il reçut le larron qui confessait sa divinité ; avec quelle tendresse filiale il recommanda sa très aimante Mère au disciple bien-aimé ; vois quelle soif et quel ardent désir il montra du salut des hommes ; avec quelle voix douloureuse il répandit sa prière, et exprima sa tribulation en présence de la très-sainte majesté de son Père ; comment il persévéra, jusqu'à la dernière heure, dans l'obéissance qu'il lui avait vouée ; et comment, enfin, il lui recommanda son âme, et se remit tout entier entre ses divines mains.

    Il est facile de voir que chacune de ces paroles renferme une admirable leçon de vertu. Dans la première, le divin Maître nous recommande la charité envers les ennemis ; dans la seconde, la miséricorde envers les pécheurs ; dans la troisième, l'amour envers les parents ; dans la quatrième, le désir du salut du prochain ; dans la cinquième, la prière dans les tribulations et dans les délaissements de Dieu ; dans la sixième la vertu de l'obéissance et la persévérance ; enfin dans la septième, la parfaite résignation entre les mains de Dieu, qui est l'abrégé et le comble de toute notre perfection.

  • Saint Luc

    Préface de l'évangile selon saint Luc dans l'édition et traduction de Lemaistre de Sacy, édition de 1705 "chez Guillaume Desprez imprimeur et libraire ordinaire du Roi".

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  • Sainte Marguerite-Marie Alacoque

    Parmi les frères de sainte Marguerite-Marie il y avait le curé et le maire de Bois Sainte-Marie, Jacques et Chrysostome Alacoque. A la fin de l’année 1686, Jacques tomba si gravement malade que « trois médecins qui le voyaient l’avaient abandonné ». Une nuit, voyant son frère mourant, Chrysostome fit parvenir un billet à leur sœur pour le recommander à ses prières. Marguerite-Marie fit répondre qu’elle ne croyait pas que son frère fût à l’agonie, puis elle alla prier devant le Saint Sacrement. Elle fit une série de promesses « au Sacré Cœur de Jésus-Christ », engageant le curé, et le Sacré Cœur les accepta et Jacques guérit. Il restait à Marguerite-Marie de faire connaître à son frère ce à quoi elle s’était engagée à son nom :

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    Plus tard elle lui écrivit une autre lettre pour le remercier d'avoir rempli les promesses qu'elle avait faites en son nom...

  • Sainte Hedwige de Silésie

    Illustrations de la Vie de sainte Hedwige, commandée en 1353 par le duc Louis Ier de Legnica et Brzeg et sa femme Agnès. A sa mort, le duc laissa le manuscrit au sanctuaire de sainte Hedwige, où il fut considéré comme une relique de la sainte. Photos du musée Paul Getty (sur le site on peut voir les images en haute résolution, ce qui permet d'apprécier les détails).

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    Sainte Hedwige, avec le duc Louis et Agnès. Dans sa main droite elle tient une statuette de la Vierge à l’Enfant. Sur son avant-bras on voit ses bottes : elle marchait pieds nus par mortification, et son mari Henri, duc de Silésie, trouvait cela inconvenant. Il persuada donc le confesseur d’Hedwige de lui ordonner de porter des chaussures. Au nom de l’obéissance, elle accepta donc de « porter » des chaussures. Un chapelet est fixé à sa robe. Dans sa main gauche elle tient un livre dont elle marque une page avec les doigts, indiquant qu’elle retourne à sa prière.

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    En haut : la famille de Berthold IV, comte d’Andechs et duc de Méranie, comte de Tyrol et prince de Carinthie et d’Istrie, père de sainte Hedwige. En bas : le mariage de sainte Hedwige avec Henri Ier le Barbu, duc de Silésie.

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    En haut : le duc Henri dort, Hedwige prie. En bas : le couple et ses enfants : Gertrude, abbesse de Trebnica, Agnès, Henri II le Pieux mort à la bataille de Legnica, Boleslas ; Sophie et Conrad assis. (Il manque Ladislas, mort enfant ; en dehors de Gertrude et d’Henri, les autres sont morts jeunes.)

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    La bataille de Legnica. En haut on distingue Henri grâce à son écu frappé de l’aigle. En bas on le voit tomber, décapité, mais en haut du dessin on le voit porté au ciel par les anges. La bataille de Legnica est une défaite pour les armées chrétiennes, mais les Mongols n’iront pas plus loin et repartiront bientôt.

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    En haut : les Mongols brandissent la tête d’Henri devant les remparts de Legnica. En bas : sainte Hedwige voit en songe l’âme de son fils portée au ciel (à gauche), et elle dit à sa belle-fille Anne et à Gertrude : « Puisque telle est la volonté de Dieu, nous devons souscrire à ce qu'il a résolu. » Puis elle va prier ainsi : « Seigneur, je vous rends grâces de ce que vous m'avez donné un fils qui, aussi longtemps qu'il a vécu, m'a toujours aimée et respectée, et qui ne m'a jamais fait la moindre peine. Assurément j'aurais voulu le conserver, et cependant je suis fière de penser qu'il a répandu son sang pour vous, ô mon Dieu, et que vous l'avez appelé à jouir de votre gloire. Mon Dieu, je le recommande à votre miséricorde. »

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    En haut : Henri et Hedwige font vœu d’abstinence devant l’évêque Laurent. En bas : Hedwige secourt les pauvres.

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    En haut : Hedwige loge de pauvres religieux. En bas, elle présente sa fille Gertrude au monastère cistercien de Trebnica (avec prise d’habit bénie par l’évêque).

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     Sainte Hedwige baisant les stalles, les escaliers et les serviettes du monastère de Trebnica (ou plutôt les voiles des religieuses).

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    En haut : le Christ détache son bras de la croix pour bénir Hedwige. En bas, elle lave son petit-fils avec l’eau dans laquelle les moniales se sont lavé les pieds (il lui arrivait de se laver elle-même avec l'eau qui avait déjà servi).

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    En haut, sainte Hedwige lave et baise les pieds des lépreux. A droite : « Dans toutes ses relations elle évitait la colère et les reproches sévères, elle était bonne pour tout le monde et adressait à chacun des paroles de consolation ; mais c'était surtout à l'égard de ses domestiques qu’elle portait loin la condescendance. Un jour, un de ses chambellans, un nommé Chwalislas qui devint ensuite dominicain, avait été cause de la perte de trois vases d'argent d'un grand prix ; il fut extrêmement affligé de ce malheur parce que la princesse, au lieu de lui parler durement, de lui adresser des paroles sévères, s'était bornée à lui dire : « Peut-être que, en cherchant bien, vous pourriez les retrouver ; avec un peu plus de soin, cela ne serait pas arrivé. » Cette bonté de la princesse fit sur lui plus d'impression que les reproches les plus sévères, ainsi qu'il l'avoua lui-même. »

    En bas : les funérailles du duc Henri. C’est elle qui console les religieuses : « Pourquoi vous laisser aller à cet excès de douleur ? Prétendez-vous vous opposer à la sainte volonté de Dieu ? Cela n’est pas raisonnable, mes sœurs bien-aimées ; le Créateur a le droit de disposer de ses créatures, ainsi qu'il lui plaît. Nous devons nous incliner devant ses arrêts, parce que nous sommes sous sa dépendance. »