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Liturgie - Page 3

  • Samedi des quatre temps de carême

    Benedíctus es, Dómine, Deus patrum nostrórum
    Et laudábilis et gloriósus in sǽcula.

    Et benedíctum nomen glóriæ tuæ, quod est sanctum
    Et laudábile et gloriósum in sǽcula.

    Benedíctus es in templo sancto glóriæ tuæ
    Et laudábilis et gloriósus in sǽcula.

    Benedíctus es super thronum sanctum regni tui
    Et laudábilis et gloriósus in sǽcula.

    Benedíctus es super sceptrum divinitátis tuæ
    Et laudábilis et gloriósus in sǽcula.

    Benedíctus es, qui sedes super Chérubim, íntuens abýssos
    Et laudábilis et gloriósus in sǽcula.

    Benedíctus es, qui ámbulas super pennas ventórum et super undas maris
    Et laudábilis et gloriósus in sǽcula.

    Benedícant te omnes Angeli et Sancti tui
    Et laudent te et gloríficent in sǽcula.

    Benedícant te cæli, terra, mare, et ómnia quæ in eis sunt
    Et laudent te et gloríficent in sǽcula.

    Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto
    Et laudábili et glorióso in sǽcula.

    Sicut erat in princípio, et nunc, et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
    Et laudábili et glorióso in sǽcula.

    Benedíctus es, Dómine, Deus patrum nostrórum
    Et laudábilis et gloriósus in sǽcula.

    Vous êtes béni, Seigneur, Dieu de nos pères
    Et digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Et le nom de votre gloire, qui est saint, est béni
    Et digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Vous êtes béni dans le temple saint de votre gloire
    Et digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Vous êtes béni sur le trône saint de votre royaume
    Et digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Vous êtes béni sur le sceptre de votre divinité
    Et digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Vous êtes béni, vous qui, étant assis sur les Chérubins, voyez le fond des abîmes
    Et digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Vous êtes béni, vous qui marchez sur les ailes des vents, et sur les flots de la mer
    Et digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Que tous les Anges et les Saints vous bénissent
    Qu’ils vous louent et vous glorifient dans les siècles.

    Que les cieux, la terre et la mer, et tout ce qu’ils renferment, vous bénissent.
    Qu’ils vous louent et vous glorifient dans les siècles.

    Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit
    Et à celui qui est digne de louange et de gloire dans les siècles

    Comme c’était au commencement, et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
    Et à celui qui est digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Vous êtes béni, Seigneur, Dieu de nos pères.
    Et digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Ce très bel hymne, qu’on ne trouve que dans la liturgie du samedi des quatre temps de l’Avent, du Carême et de septembre (aux quatre temps de Pentecôte il n’y en a qu’un verset d’alléluia) commence comme l’hymne des Hébreux dans la fournaise (Daniel 3, 52-60) et se poursuit par quelques versets de psaumes.

    Voici ce chant par les moines de Solesmes sous la direction de Dom Gajard (1959) – il manque deux versets – et par les moniales d’Argentan (1973) – les deux premiers versets et la doxologie.


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  • Vendredi des quatre temps de carême

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    ℟. Paradísi portas apéruit nobis jejúnii tempus: suscipiámus illud orántes, et deprecántes:
    * Ut in die resurrectiónis cum Dómino gloriémur.
    ℣. In ómnibus exhibeámus nosmetípsos sicut Dei minístros in multa patiéntia.
    ℟. Ut in die resurrectiónis cum Dómino gloriémur.

    Le temps du jeûne nous ouvre les portes du paradis : accueillons-le en priant et suppliant, afin qu’au jour de la résurrection nous soyons glorifiés avec le Seigneur.
    Montrons-nous en toutes choses comme des ministres de Dieu, par une grande patience.

    Dans les anciens manuscrits (comme ici sur l’antiphonaire de Saint-Gall) ce répons avait un deuxième verset, tiré lui aussi de la seconde épître aux Corinthiens :

    ℣. Ecce nunc tempus acceptabile, ecce nunc dies salutis, nemini dantes ullam offensionem.

    Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut, ne donnons à personne aucune occasion de chute.

    Sur l'évangile de la "piscine probatique", voir ici.

  • Jeudi de la première semaine de carême

    L’évangile de ce jour ressemble beaucoup à celui des noces de Cana. Pourtant celui-ci est en saint Jean, celui-là en saint Matthieu, et tout est différent, sauf l’essentiel.

    Jésus est dans la région de Tyr et Sidon. Une femme cananéenne lui demande un miracle : guérir sa fille. Jésus ne répond pas. Dans l’évangile de saint Jean Marie demande à Jésus un miracle, il lui répond par une fin de non recevoir, ajoutant « Mon heure n’est pas encore venue. » Ce qui est l’explication du silence de Jésus face à la cananéenne, puis de ce qu’il va lui dire sur l’insistance des apôtres : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis d’Israël. » L’heure de s’adresser aux païens n’est pas venue, elle ne viendra qu’une fois la rédemption accomplie, par la mort et la résurrection. Et Jésus ajoute une parole dure : « Ce n’est pas bien de prendre le pain des enfants (les juifs) pour le jeter aux petits chiens (les païens). » La femme répond : « Mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres » A cette parole Jésus s’exclame que la foi de cette femme est grande, et il accomplit le miracle demandé. De même qu’il a accompli le miracle de Cana à cause de la foi de Marie. Voici donc que, deux fois, deux femmes ont devancé « l’heure » du Christ. Les deux fois on voit que le miracle est lié à l’eucharistie : le vin et le pain.

    Ce que Marie et la cananéenne ont obtenu, tout fidèle peut aussi l’obtenir : avancer l’heure de Dieu, le contraindre à nous exaucer, par la foi et par l’amour. pas pour des miracles extérieurs, mais pour l’avancement de notre vie chrétienne.

  • Mercredi des quatre temps de carême

    Dimanche dernier le Christ jeûnait 40 jours. Dans la liturgie de ce jour nous voyons Moïse et Elie jeûner 40 jours (avant de voir Dieu). Dimanche prochain (et déjà samedi), nous verrons le Christ transfiguré entre Moïse et Elie, qui symbolisent la Loi et les Prophètes authentifiant la mission de Jésus. La liturgie de ce jour c’est aussi le signe de Jonas. Sur tout cela voir ma note de l’an dernier.

    La « station » de ce jour est, comme à tous les mercredis des quatre temps, Sainte Marie Majeure, l’église mère des églises dédiées à la Mère de Dieu. Est-ce pour cela que l’évangile composite de ce jour se termine par la tentative de visite de la mère et des frères de Jésus ? Les pieux commentateurs tentent désespérément de voir dans la réponse de Jésus un éloge de Marie. En fait la présence de la Sainte Vierge et des cousins du Sauveur est seulement pour le Christ l’occasion de faire comprendre que la vraie famille n’est pas la famille charnelle mais la famille divine : la « mère », le « frère » ou la « sœur » de Jésus, c’est celui qui fait la volonté du Père qui est dans les cieux. Celui qui fait la volonté du Fils entre dans la famille du Père. Sa très sainte Mère s’y trouve déjà, mais ce n’était pas encore le moment de l’expliciter. Ce sera à l’Eglise (dont Marie est le type) de le dire, plus tard…

  • Lundi de la première semaine de carême

    La messe de ce jour ne peut que paraître paradoxale à ceux qui colportent le vieux cliché du Dieu terrible de l’Ancien Testament et du Dieu d’amour du Nouveau Testament.

    En effet, l’« épître » est un émouvant passage du prophète Ezéchiel où Dieu est le bon pasteur qui va chercher ses brebis dispersées pour les rassembler et les faire paître dans les meilleurs pâturages. « Moi je paîtrai mes brebis, moi, je les ferai reposer, dit le Seigneur Dieu. Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade… »

    Tandis que l’Evangile nous brosse la scène terrible du jugement dernier où Jésus est le Juge implacable : « Retirez-vous de moi, maudits ; allez au feu éternel ! »

    Il y a là tout un jeu de miroirs. Le Juge de l’évangile est aussi le bon pasteur : il sépare les brebis des boucs et donne aux brebis la possession de son Royaume. Et le bon pasteur d’Ezéchiel, juste après le passage lu à cette messe, dit : « Voici que moi je vais juger entre brebis et brebis, béliers et boucs… » Puis il ajoute qu’il suscitera un berger pour ses bonnes brebis, ce sera son serviteur David qui les paîtra et qui sera leur pasteur… Annonce de la venue du Christ, et il est bien évident que le Christ fait allusion à la prophétie d’Ezéchiel dans l’évangile du jugement dernier, mais aussi dans les autres passages où il se décrit comme le bon pasteur, et particulièrement dans celui-ci, dont le texte d’Ezéchiel paraît un commentaire écrit quelques siècles plus tôt :

    Quel est l'homme parmi vous qui a cent brebis, et qui, s'il en perd une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert, pour s'en aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la trouve ? Et lorsqu'il l'a trouvée, il la met sur ses épaules avec joie ; et venant dans sa maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j'ai trouvé ma brebis qui était perdue. Je vous le dis, il y aura de même plus de joie dans le Ciel pour un seul pécheur qui fait pénitence, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de pénitence.

    Tel est le message du carême.

  • Premier dimanche de carême

    « Alors Jésus fut conduit par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable. »

    Dans la deuxième tentation, le diable cite le psaume 90 : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; et ils te porteront dans leurs mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre. » Quoniam angelis suis mandavit de te, ut custodiant te in omnibus viis tuis. In manibus portabunt te, ne forte offendas ad lapidem pedem tuum.

    Et une fois le diable vaincu, « voici que des anges vinrent auprès de Jésus, et le servaient ».

    Le psaume 90 est la source unique de tous les chants de la messe de ce premier dimanche de carême, et il est même presque entier dans le trait. « Nous le répéterons à l’introït, au graduel, à l’offertoire et à la communion, comme pour faire acte de protestation et de réparation pour la suggestion téméraire. D’autre part, le psaume 90 exprime si bien les sentiments de l’âme qui revient à Dieu par la pénitence et met en lui toute sa confiance, que l’Église en a fait comme le chant quadragésimal par excellence », dit le bienheureux cardinal Schuster. Plusieurs de ses versets rythmeront en effet toutes les heures de l’office du carême.

    Voici l’introït par les moines de Solesmes.

    Invocábit me, et ego exáudiam eum : erípiam eum, et glorificábo eum : longitúdine diérum adimplébo eum.
    Qui hábitat in adiutório Altíssimi, in protectióne Dei cæli commorábitur.

    Il m’invoquera et je l’exaucerai ; je le sauverai et je le glorifierai, je le comblerai de jours.
    Celui qui habite sous l’assistance du Très-Haut demeurera sous la protection du Dieu du ciel.

    L’an dernier j’avais mis les antiennes d’offertoire et de communion, qui sont sur le même texte.

    En 2015 j’avais donné une analyse du début de la liturgie du carême, à savoir des premières vêpres de ce dimanche.

    • Sur les 40 jours et les tentations, on peut voir aussi ma brève note de 2010.

    • Pendant le carême la divine liturgie byzantine est celle de saint Basile. Avec notamment une hymne à la Mère de Dieu spécifique.

  • Samedi après les Cendres

    L’Évangile nous offre une grande consolation. L’image est saisissante. Les Apôtres rament. avec le vent contraire et ne peuvent avancer ; pendant ce temps, le Christ prie sur la montagne ; puis il vient, à la quatrième veille de la nuit, dans la barque ; la traversée devient alors facile jusqu’à la rive du lac. C’est l’image de notre vie. Nous ramons dans la barque de notre vie avec le vent contraire et, apparemment, nous n’avançons pas. Nous nous plaignons : je ne fais pas de progrès. C’est la vérité, l’enfant de Dieu navigue toujours contre le vent. La chair, le monde, Satan unissent leurs forces contre nous. Et cependant là-haut, sur la montagne céleste, quelqu’un prie pour nous : le Christ, notre médiateur auprès du Père. Cette prière du Christ sur la montagne est aussi la prière du Christ mystique, de l’Église. Cela n’est pas encore tout ; à la quatrième veille de la nuit, le Christ vient lui-même dans la barque de notre vie ; à la messe, il est vraiment là, il vient en personne ; avec son secours, tout est facile. Avec son secours, nous accomplirons la difficile traversée du Carême et nous débarquerons heureusement sur la rive de fête de Pâques.

    Dom Pius Parsch

  • Vendredi après les Cendres

    Dómine, non secúndum peccáta nostra, quæ fécimus nos : neque secúndum iniquitátes nostras retríbuas nobis.
    . Dómine, ne memíneris iniquitátum nostrarum antiquarum : cito antícipent nos misericórdiæ tuæ, quia páuperes facti sumus nimis.
    (Hic genuflectitur.)
    . Adjuva nos, Deus, salutáris noster : et propter glóriam nóminis tui, Dómine, libera nos : et propítius esto peccátis nostris, propter nomen tuum.

    Seigneur, ne nous traitez pas selon nos péchés, et ne nous punissez pas selon nos iniquités.
    Seigneur, ne vous souvenez plus de nos anciennes iniquités ; que vos miséricordes viennent en hâte au-devant de nous, car nous sommes réduits à la dernière misère.
    (Ici on s’agenouille.)
    Aidez-nous, ô Dieu notre Sauveur, et pour la gloire de votre nom, Seigneur, délivrez-nous et pardonnez-nous nos péchés, à cause de votre nom.

    L’une des particularités liturgiques du carême est ce trait qui est chanté trois fois par semaine, les lundis, mercredis et vendredis. C’est aussi la prière prescrite pour les temps de calamité. Il est composé de versets du psaume 102 et du psaume 78. Le verset du psaume a été transformé, de façon à ce que ce qui était un constat devienne une prière.

    Selon le bienheureux cardinal Schuster, ce trait « semble avoir été introduit dans la liturgie par le pape Hadrien Ier, qui ordonna de le réciter à la demande de Charlemagne ».

    Le voici par les moines de Solesmes sous la direction de dom Gajard, 1953.
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  • Jeudi après les Cendres

    Le centurion s'étant donc approché du Seigneur par l'intermédiaire des anciens (selon saint Luc), saint Matthieu a pu dire pour abréger: « Un centurion s'approcha de lui. » C'est une façon de parler que tout le monde est capable d'entendre.

    Il ne faut pas du reste négliger de considérer la vérité profonde que révèle dans le sens mystique le langage du saint Évangéliste et qu'expriment ces paroles d'un Psaume : « Approchez-vous de lui, et vous serez illuminés (Accedite ad eum, et illuminamini). » Aussi bien, la foi du centurion ayant été l'objet de ce magnifique éloge du Sauveur : « Je n'ai point trouvé une si grande foi dans Israël », l'Évangéliste a voulu dire qu'à raison de cette vertu qui nous approche véritablement de Jésus, le centurion s'était plutôt lui-même approché de lui que ceux qu'il avait chargés de lui présenter sa requête. Quant à saint Luc, s'il a expliqué comment tout s'est passé, c'est pour nous faire comprendre dans quel sens saint Matthieu, également infaillible, a dit que le centurion s'était approché de Jésus. C'est ainsi qu'en touchant seulement la frange du vêtement du Sauveur, l'hémorroïsse le toucha mieux que la foule dont il était pressé. De même donc qu'elle toucha d'autant plus le Seigneur qu'elle avait plus de foi en lui, ainsi le centurion s'approcha d'autant plus de Lui que sa foi fut plus vive.

    Saint Augustin

    • Sur le répons qui correspond à cet évangile, voir ma note de l'an dernier.

  • Deux bonnes nouvelles

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    En Irlande, le prieuré bénédictin de Silvestream (Stamullen, à 35 km au nord de Dublin) vient d’être érigé en monastère par Mgr Michael Smith, l’évêque de Meath. Et c'est annoncé en bonne place sur le site du diocèse.

    Ils sont actuellement 8 moines venus du diocèse de Tulsa, aux Etats-Unis, où ils avaient fondé en 2007 le monastère Notre-Dame du Cénacle. Ils chantent la messe et l’office traditionnels.

    Une bénédiction pour un pays qui est à la fois un quasi désert monastique (depuis les persécutions anglo-protestantes) et un quasi désert de la liturgie traditionnelle.

    *

    En Italie, la communauté bénédictine du Père Jehan de Belleville (Villatella, non loin de Vintimille), ancien moine du Barroux, va être érigée en institut diocésain le 21 mars prochain.

    Cela aurait du se faire en 2015, mais l’approbation des constitutions par le Saint-Siège était arrivée le jour même où Mgr Oliveri était viré par François. Le nouvel évêque « a dû prendre du temps pour faire connaissance avec son nouveau diocèse », comme dit le P. Jeahan. Mais l’essentiel est qu’il accepte cette communauté dont il ne partage pas du tout la « sensibilité traditionnelle ».

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