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Liturgie - Page 3

  • Saint Pierre Canisius

    Extrait de son catéchisme (qui connut plus de 200 éditions de son vivant):

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  • Saints Clet et Marcellin

    Cletus ann. VI m. duo dies. X. fuit temporibus Vespasiani et Titi et initia Domitiani, a cons. Vespasiano VIII et Domitiano V usque Domitiano VIIII et Rufo.

    Clet six ans, deux mois, dix jours. Ce fut au temps de Vespasien et Titus et au début de Domitien, depuis le consulat de Vespasien pour la 8e fois et de Domitien pour la 5e fois jusqu’à celui de Domitien pour la 9e fois et de Rufus.

    Telle est la notice du « Chronographe de 354 » pour le pape saint Clet. Les dates qu’indiquent les consulats pour ce pontificat sont 77 et 83.

    Et voici la notice du « Chronographe de 354 » pour le pape saint Marcellin :

    Marcellinus ann. VIII m. III d. XXV. fuit temporibus Diocletiani et Maximiani ex die prid. kal. Iulias a cons. Diocletiano VI et Constantio II usque in consul.  Diocletiano VIIII et Maximiano VIII. || quo tempore fuit persecutio et cessavit episcopatum ann. VII m. VI d. XXV.

    Marcellin huit ans, trois mois, 25 jours. Ce fut au temps de Dioclétien et de Maximien, depuis la veille des calendes de juillet depuis le consulat de Dioclétien pour la 6e fois et de Constance pour la 2e, jusqu’au consulat de Dioclétien pour la 9e fois et de Maximien pour la 8e. [Soit de 296 à 304.] En ce temps il y eut une persécution et l’épiscopat cessa pour sept ans, six mois et vingt-cinq jours.

    Cette dernière précision ne coïncide pas avec la chronologie officielle de l’Eglise, selon laquelle saint Marcellin a subi le martyre le 25 octobre 304 et a été suivi comme évêque de Rome par saint Marcel Ier le 27 mai 308, soit après une longue vacance de plus de trois ans et demi (due à l’intensité de la persécution), mais pas de 7 ans et demi. Ce qui est étrange est que, juste après, le même Chronographe nous dit qu’après Marcellin il y eut Marcel, à partir de la dixième fois que Maximien fut consul, soit en 308, ce qui correspond à la chronologie officielle de l’Eglise. Cela montre que le « Chronographe de 354 » est une compilation (postérieure à 354 pour cette période), et qu’on se souciait encore assez peu de cohérence historique...

  • Saint Marc

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    L’évangéliaire de Lindisfarne date de la fin du VIIe siècle ou du début du VIIIe. Il a été réalisé par saint Eadfrith, évêque de Lindisfarne, selon ce qu’atteste un colophon du Xe siècle.

    Chaque évangile commence par une présentation, où l’on voit ce qui est une caractéristique de cet évangéliaire : quelqu’un a ajouté entre les lignes des mots de vieil anglais qui traduisent des mots latins. C’est la plus ancienne traduction « anglaise » des évangiles.

    Puis vient le portrait de l’évangéliste, avec en regard une sorte de tapisserie, puis il y a la première page, très ornée, du texte.

    Chaque évangéliste est accompagné de son symbole, donc Marc est avec le lion. Un lion à trompette, comme pour souligner le rugissement… de saint Jean Baptiste qui commence cet évangile. Il est amusant de constater que Eadfrith a indiqué « image de lion », comme s’il n’était pas sûr d’avoir réussi son dessin, alors que selon les spécialistes actuels ce lion est particulièrement réussi par rapport aux autres représentations de l’époque. On note aussi que l’inscription imite celle des icônes byzantines, au point de reprendre le mot grec pour « saint », en le latinisant (et avec l’article grec) : O Agius Marcus.

    Et l’on pourra passer un certain temps à déchiffrer la première page qui dit pourtant tout simplement : « Initium Evangelii Iesu Christi, Filii Dei. Sicut scriptum est in Esaia propheta »…

  • Qui c’est l’patron ?

    Matthew Hazel, le spécialiste de l’histoire de la réforme liturgique sur le blog New Liturgical Movement s’est demandé pourquoi et comment le dimanche du Bon Pasteur a été transféré du deuxième au troisième dimanche après Pâques (qui sont devenus les troisième et quatrième dimanches DE Pâques, histoire de bien perdre ceux qui croyaient suivre…).

    Matthew Hazel est donc allé voir les documents. Et il a découvert que lors des discussions du « Coetus XI » sur le nouveau lectionnaire, au cours de l’année 1966, on avait longuement évoqué la possibilité de déplacer le dimanche du Bon Pasteur afin de consacrer les trois premiers dimanches de Pâques aux évangiles de la Résurrection, puis on avait pris la décision, à l’unanimité moins une voix, d’en rester au statu quo.

    De ce fait l’Ordo lectionum distribué aux évêques en 1967 gardait le dimanche du Bon Pasteur à sa place traditionnelle.

    Et deux ans plus tard, surprise ! l’Ordo lectionum définitif et obligatoire reculait d’une semaine le dimanche du Bon Pasteur…

    Parce que, dira beaucoup plus tard Annibale Bugnini (en 1990), l’ordo fut « radicalement révisé » en 1968 sur la base des 460 observations d’évêques et d’experts. Donc on doit supposer que de nombreux évêques et experts avaient dit le contraire des experts du groupe ad hoc… Combien ? on ne saura pas. Bugnini a décidé, le pape a acquiescé, l’Eglise a obéi…

  • Saint Georges

    Doxastikon du grand martyr saint Georges le Victorieux (littéralement le « porteur de trophée »), par Georgios Siaperopoulos, protopsalte de l’église Saint Nicolas de Thermi (Thessalonique), et éditeur de livres liturgiques.

    Δόξα Πατρὶ καὶ Υἱῷ καὶ Ἁγίῳ Πνεύματι...

    Ἀνέτειλε τὸ ἔαρ, δεῦτε εὐωχηθῶμεν, ἐξέλαμψεν ἡ Ἀνάστασις Χριστοῦ, δεῦτε εὐφρανθῶμεν ἡ τοῦ Ἀθλοφόρου μνήμη, τοὺς πιστοὺς φαιδρύνουσα ἀνεδείχθη· διὸ φιλέορτοι, δεῦτε μυστικῶς αὐτὴν πανηγυρίσωμεν· οὗτος γὰρ ὡς καλὸς στρατιώτης, ἠνδρίσατο κατὰ τῶν τυράννων, καὶ τούτους κατῄσχυνε, μιμητὴς γενόμενος τοῦ πάθους τοῦ Σωτῆρος Χριστοῦ, οὐκ ἠλέησε τὸ σκεῦος τὸ πήλινον τὸ ἑαυτοῦ, ἀλλὰ γυμνὸν ἀνεχάλκευσεν, ἐν βασάνοις αὐτὸ προσαμειβόμενος, αὐτῷ βοήσωμεν· Ἀθλοφόρε ἱκέτευε, εἰς τὸ σωθῆναι τὰς ψυχὰς ἡμῶν."

    Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit…

    Le printemps s'est levé: dans l'allégresse fêtons-le, voici que brille la Résurrection du Christ: jubilons; et puisque la mémoire du victorieux Martyr illumine les croyants, amis de la fête, venez, célébrons cette mystique solennité, car saint Georges, avec le courage d'un bon soldat, a combattu les tyrans et les a couverts de confusion en imitant les souffrances du Sauveur; et sans pitié pour ce vase d'argile, son propre corps, il en a fait un vase d'airain en le dépouillant sous les tourments. Chantons-lui: Martyr victorieux, intercède auprès du Christ notre Dieu pour le salut de nos âmes.

  • 3e dimanche après Pâques

    L’introït Jubilate jubile de... cinq alléluias pour un verset et demi de psaume…

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    Dom Baron note judicieusement :

    Il semblerait que l’auteur, prenant les mots dans leur sens précis, ait vu dans Jubilate omnis terra un appel à toute la création pour une acclamation générale et, dans le psalmum dicite, une invitation à la louange liturgique, d’où cette nuance assez marquée de réserve et de gravité. Le texte et la mélodie, serrés de près, prêtent à cette interprétation ; d’autant plus qu’en maints autres cas la même expression musicale se trouve sur psallere, psalmum dicere, psallentes, psallat…(Voir entre autres l’Introït du Dimanche dans l’Octave de l’Epiphanie, celui du IIe Dimanche après l’Epiphanie ainsi que l’Offertoire de ce même Dimanche, l’Offertoire de la Septuagésime et celui du IVe Dimanche de Carême).

    Par le chœur des Pères du Saint-Esprit de Chevilly, 1957-58 :


    podcast

  • Saint Anselme

    26e et dernier chapitre du Proslogion ou Alloquium de Dei existentia et attributis. Traduction semble-t-il anonyme de la Bibliothèque ecclésiastique, Chefs-d’œuvre des Pères de l’Eglise, tome 15e, 1838.

    Mon Seigneur et mon Dieu, vous qui êtes mon espoir et la joie de mon cœur, dites à mon âme si c'est là le bonheur que vous nous avez promis, en disant par la bouche de votre divin Fils : « demandez, et vous recevrez, et votre félicité sera pleine et entière » ? J'ai trouvé un bonheur plein et plus que plein ; car il inonde le cœur, il inonde l'esprit, il inonde l’âme, il inonde l'homme tout entier, et il reste toujours immense, inépuisable. Ce ne sera donc pas cet océan de joie qui entrera tout entier en nous ; c'est nous qui seront plongés tout entiers dans cet océan de joie. Dites, Seigneur, dites à mon âme si c'est là le bonheur réservé à ceux qui entreront dans votre céleste royaume, le bonheur mystérieux, inouï, incompréhensible qui attend vos élus dans l'autre vie ? Ma bouche pourrait-elle exprimer, mon esprit pourrait-il concevoir toute l'étendue de leur félicité ? Sans doute l'étendue de leur félicité sera égale à celle de leur amour, l'étendue de leur amour égale à celle de leur intelligence ; mais quelle sera l'étendue de leur intelligence, de laquelle dépend celle de leur amour ? Qui pourrait dire ici-bas jusqu'à quel point les justes vous connaîtront, et combien ils vous aimeront dans l'autre vie ? Seigneur, écoutez ma prière, faites que je vous connaisse et que je vous aime, afin que je puisse vous posséder. Si la faiblesse de mon esprit m'empêche de vous connaître tout entier, et si la faiblesse de mon cœur m'empêche de vous aimer avec plénitude ici-bas, que mon cœur du moins s'agrandisse et que mon esprit s'éclaire de jour en jour ; que la connaissance et l'amour de vos perfections croissent de plus en plus dans mon âme, afin qu'il me soit donné de vous connaître et de vous aimer pleinement dans le ciel, et qu'après avoir obtenu ici-bas un avant-goût du bonheur suprême par l'espérance, je puisse le posséder réellement et tout entier dans la vie éternelle.

    Seigneur, vous nous ordonnez, ou plutôt vous nous conseillez, par la bouche de voire divin Fils, de demander ce que nous désirons, et vous promettez de nous l'accorder et de faire en sorte que notre joie finit pleine. Seigneur, je vous implore, suivant le conseil que vous nous donnez par la bouche de votre divin Fils, accordez-moi ce que vous nous promettez, vous dont la promesse est toujours fidèle ; faites que ma joie soit pleine. Entendez ma voix, Dieu de vérité; que je reçoive un jour en partage la félicité sans bornes que donnent aux élus la connaissance complète et l'ardent amour de vos perfections. Cependant que ce bien suprême soit sur la terre l'objet des méditations de mon esprit et de l'amour de mon cœur ; que ma bouche ne cesse d'en parler, mon âme d'aspirer après lui, ma chair d'en être altérée, et tout ce que je suis de le désirer, jusqu'au jour où je pourrai entrer dans les joies du Seigneur, du Dieu unique en trois personnes. Que son nom soit béni dans les siècles. Ainsi soit-il.

  • Regina Cœli

    Dom Gajard faisait remarquer que l'antienne mariale est l'unique allusion à la Sainte Vierge dans la liturgie du temps pascal.

    Ton simple et ton solennel, par les moines de Nursie:

    Screenshot-2018-4-19 The Marian Antiphons i Regina Caeli i .png

    Regina Cœli, laetare, alleluia,
    quia quem meruisti portare, alleluia.
    Resurrexit, sicut dixit, alleluia.
    Ora pro nobis Deum, alleluia.

    V. Gaude et laetare, Virgo Maria, alleluia.
    R. Quia surrexit Dominus vere, alleluia.

    Oremus : Deus, qui per resurrectionem Filii tui, Domini nostri Jesu Christi, mundum lætificare dignatus es, præsta, quæsumus, ut per ejus Genitricem Virginem Mariam, perpetuæ capiamus gaudia vitæ. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

    Reine du ciel, réjouissez-vous, alléluia
    car Celui que vous avez mérité de porter dans votre sein, alléluia
    est ressuscité comme Il l'a dit, alléluia
    Priez Dieu pour nous, alléluia.

    V. Soyez dans la joie et l'allégresse, Vierge Marie, alléluia.
    R. Parce que le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.

    Prions : Dieu, qui, par la Résurrection de Votre Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, avez bien voulu réjouir le monde. Faites-nous parvenir, par la prière de la Vierge Marie, sa mère, aux joies de la vie éternelle. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

    Une curiosité : le Regina Cœli chanté par Benoît XVI. On n’est pas obligé d’ingurgiter la mélasse qui suit. Mais on peut couper le son pour voir les images…

  • Resurgens Jesus

    Cette "vidéo" (uniquement sonore) donne trois chants ambrosiens du temps pascal, par le "Groupe de chant ambrosien" sous la direction de Luigi Benedetti. Plusieurs membres de ce groupe font partie du chœur de la cathédrale de Milan, dont Luigi Benedetti est l’ancien directeur.

    1. Confractorium du premier dimanche après Pâques. C’est l’antienne que le chœur chante au moment de la fraction de l’hostie, juste après la consécration.

    Resurgens Jesus Dominus noster, stans in medio discipulorum suorum, dixit: Pax vobis. Hallelujah. Gavisi sunt discipuli viso Domino. Hallelujah.

    Notre Seigneur Jésus ressuscitant, debout au milieu de ses disciples, dit : La paix soit avec vous. Alléluia. Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur. Alléluia.

    2. Transitorio (antienne de communion) du 5e dimanche après Pâques.

    Diligamus nos invicem, quia caritas Deus est: et qui diligit fratrem suum, ex Deo natus est, et videt Deum, et in hoc caritas Dei perfecta est: et qui facit voluntatem Dei, manet in aeternum. Hallelujah.

    Aimons-nous les uns les autres, parce que Dieu est amour : et celui qui aime son frère est né de Dieu, et il voit Dieu, et en cela l’amour de Dieu atteint sa perfection : et celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement, alléluia.

    3. Transitorio du jour de Pâques.

    Venite, populi: sacrum immortale mysterium illibatum agendum cum timore, ac fide. Accedamus manibus mundis, paenitentiæ munus communicemus: quoniam Agnus Dei propter nos Patri sacrificium propositum est. Ipsum solum adoremus, ipsum glorificemus, cum Angelis clamantes: Hallelujah, hallelujah.

    Venez, peuples : c’est le pur mystère sacré immortel qui est accompli avec crainte et foi. Venons avec des mains propres, communions au don de la pénitence : car l’Agneau de Dieu a été offert en sacrifice au Père pour nous. C’est lui seul que nous adorons, lui seul que nous glorifions, criant avec les anges : Alléluia, alléluia.