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Liturgie - Page 4

  • Saint Alexis

    Menées, 17 mars.

    Saint Alexis, l’homme de Dieu. Il était issu d’une famille illustre de Rome mais il choisit de suivre la voie de la chasteté et de l’ascétisme. Il mourut en 410.

    Apolytikion

    Tu as germé d’une racine célèbre et renommée, tu as fleuri d’une ville royale et glorieuse, ô très sage Alexis. Mais, méprisant tout cela comme périssable et passager, tu t’es hâté de rejoindre le Christ Seigneur. Aussi implore-le toujours pour nos âmes.

    Par le P. Nicodème Kabarnos.

    Ἐκ ῥίζης ἐβλάστησας, περιφανοῦς καί κλεινῆς, ἐκ πόλεως ἤνθησας, βασιλικῆς καί λαμπρᾶς, Ἀλέξιε πάνσοφε· πάντων δ᾽ ὑπερφρονήσας, ὡς φθαρτῶν καί ῥεόντων, ἔσπευσας συναφθῆναι, τῷ Χριστῷ καί Δεσπότῃ. Αὐτόν οὖν ἐκδυσώπει ἀεί, ὑπέρ τῶν ψυχῶν ἡμῶν.

  • 6e dimanche après la Pentecôte

    Introït

    Dóminus fortitudo plebis suæ, et protéctor salutárium Christi sui est : salvum fac pópulum tuum, Dómine, et benedic hereditáti tuæ, et rege eos usque in sǽculum.

    Ad te, Dómine, clamábo, Deus meus, ne síleas a me : ne quando táceas a me, et assimilábor descendéntibus in lacum.

    Le Seigneur est la force de son peuple et le protecteur salutaire de son Christ: sauvez votre peuple, Seigneur, et bénissez votre héritage, régissez-les jusqu’aux siècles sans fin.

    Je crierai vers vous, Seigneur, mon Dieu, ne gardez pas le silence à mon égard : de peur que, si vous ne répondez pas, je ne sois semblable à ceux qui descende dans la fosse.

    6th Sunday after Pentecost: Introit from Corpus Christi Watershed on Vimeo.

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    Dans le graduel de Nokter, la lettrine de l’introït de ce dimanche (la hampe du d) rejoint la lettrine de l’introït de dimanche dernier.

  • Saint Henri II

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    Enluminure du Sacramentaire d’Henri II, exaltant son sacre impérial (1014). C’est le Christ lui-même qui le couronne. A droite, saint Emmeran de Ratisbonne l’aide à prendre l’épée impériale que lui donne un ange, à gauche saint Ulrich d’Augsbourg l’aide à prendre la Sainte Lance que lui présente un autre ange.

    Le sacramentaire fut réalisé du vivant d’Henri II (et pour lui) à l'abbaye Saint-Emmeran (ou Emmeram) de Ratisbonne.

  • Saint Bonaventure

    Début du chapitre 2 de l’Explication des cérémonies de la Sainte Messe.

    Le nom de messe vient de mittere, envoyer, et il exprime l'ambassade établie entre Dieu et les hommes. Dieu nous envoie Jésus-Christ, son Fils, sur l'autel, et l'Eglise fidèle envoie à son tour ce même Seigneur à son Père afin qu'il intercède pour les pécheurs.

    Au commencement de la messe, le prêtre fait l'aveu de ses fautes; car, bien qu'il soit l'envoyé et le légat des fidèles, il doit cependant savoir qu'il est pécheur et s'accuser de ses péchés, selon cette parole du Sage : « Le juste commence par s'accuser soi-même. » Cette confession marque aussi que Jésus-Christ est mort pour nos péchés, lui qui était juste pour les injustes, afin de nous offrir à Dieu. Et le Seigneur, parlant en la personne des pécheurs au livre des Psaumes, dit : « Le cri de mes péchés est cause que le salut est bien éloigné de moi. » Comme s'il eut voulu dire : Les péchés de mon peuple ne me permettent pas de vivre; mais il faut que je meure pour les pécheurs, et que je les offre à mon Père en les lui réconciliant.

    Après la confession, le prêtre s'étant approché de l'autel, le baise, indiquant ainsi que par l'Incarnation et la Passion de Jésus-Christ, le salut et la paix ont été annoncés aux Juifs et aux Gentils convertis à la foi. Les Juifs sont désignés par le côté droit de l'autel, et les nations, par le côté gauche On commence. la messe au côté droit parce que c'est de la race des Juifs que le Seigneur a pris notre humanité; car la bienheureuse vierge Marie , qui a conçu Jésus-Christ par l'opération de l'Esprit Saint, descendait de David.

    Enfin le chœur ou le prêtre commence l'introït que tous les clercs doivent chanter debout et avec accord , car le mot chœur veut dire concorde, union. On répète l'introït, et par là on exprime le désir des anciens Pères en la personne desquels Isaïe a parlé ainsi de l'Incarnation du Sauveur si ardemment désirée par les Patriarches et les Prophètes : « O Dieu ! si vous vouliez ouvrir les cieux et en descendre ! » Le Seigneur écouta enfin ces soupirs: il vint en ce monde, selon cette parole du Psaume : « Je me lèverai maintenant à cause de la misère de ceux qui sont sans secours, et à cause du gémissement des pauvres, dit le Seigneur. »

    L'introït est chanté deux fois pour nous marquer que celui qui devait venir serait à la fois Dieu et homme en une seule personne. Au milieu on y loue la sainte Trinité par le verset : « Gloria Patri, etc., pour nous rappeler que Jésus-Christ étant né de la Vierge, a paru en ce monde afin de nous annoncer la foi en la Trinité, et qu'ensuite il s'est élevé de cette terre pour entrer de nouveau au ciel. Beaucoup de saints ont marché sur ses traces. Bien que venus au monde par la naissance commune à tous les hommes, bien qu'enfants de la nature humaine par leurs parents selon la chair, par la foi à la sainte Trinité, ils ont pris une naissance nouvelle dans le baptême ou dans l'effusion de leur sang pour Jésus-Christ, et ils sont entrés dans la société des anges. Ainsi l'on chante neuf fois Kyrie eleison parce que la dixième drachme, qui est notre nature et qui était perdue, a été réunie par l'Incarnation de Jésus-Christ aux neuf chœurs des anges.

    Lorsque nous chantons le Kyrie, nous provoquons la miséricorde de notre Dieu et nous le conjurons de prendre pitié de nous. Par ces mots : Kyrie eleison, nous nous écrions : Seigneur Dieu le Père, ayez pitié de nous. Les suivants : Christe eleison, signifient : Jésus, fils de David, ayez pitié de nous. Et ces derniers: Kyrie eleison, veulent dire : Esprit Saint, ayez pitié de nous. Le mot grec a la signification que nous venons d'exprimer. L'Eglise catholique semble donc s'écrier : « Père saint qui avez envoyé votre Fils afin qu'il naquît de la Vierge, ayez pitié de nous, et réunissez-nous aux neuf chœurs des anges. Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, qui avez daigné naître de la vierge Marie, ayez pitié de nous. Esprit Saint, qui avez rempli Marie de votre grâce lorsqu'elle conçut le Sauveur, ayez pitié de nous. » C'est ainsi que par ces mots Kyrie eleison, Christe eleison, nous invoquons la Trinité.

  • Une deuxième église à Preston

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    L’évêque de Lancaster, Mgr Michael Campbell, avait déjà confié le sanctuaire de Sainte Walburge de Preston, en 2014, à l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre. L’église allait être abandonnée. C’est aujourd’hui le plus haut clocher du monde dédié à la messe traditionnelle.

    Rebelote avec l’église des Martyrs anglais, également à Preston (une des deux églises de la paroisse Saint-Jean XXIII, dessinée par Pugin). Mgr Campbell la confie également à l’Institut du Christ Roi.

    Il dit : « Nous sommes très reconnaissants envers l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre et son dévouement pour évangéliser selon la forme extraordinaire. L’institut a fait preuve d’une colossale énergie pour transmettre le sens du sacré à travers son ministère qui a fait ses preuves à Sainte-Walburge et dans le monde entier. Nous sommes particulièrement heureux que ses soins et son ministère dans de grandes églises historiques puisse également jouer un rôle déterminant dans la préservation de l’église des Martyrs anglais. »

    Espérons que l’apostolat de l’Institut du Christ Roi lui permette d’entretenir ces églises, qui allaient être abandonnées par le diocèse par manque de fidèles, donc de moyens.

    *

    Aux Etats-Unis, une nouvelle messe régulière de saint Pie V est désormais célébrée tous les dimanches à 14h à Notre-Dame de Lourdes, village du Connecticut au nord de New London sur la Tamise (sic), et au sud de… Preston. Pour l’heure c’est une messe basse mais on espère qu’elle sera bientôt chantée...

  • "Psaume 151"

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    « Voici le psaume autographe de David et surnuméraire quand il combattit contre Goliath ».

    Ainsi est présenté le psaume que l’on appelle aujourd’hui « 151 » parce qu’il est placé après les 150 psaumes canoniques dont le Sinaiticus, photo ci-dessus.

    Ce psaume qui n’est donc pas reconnu se trouve pourtant dans diverses liturgies, et il est même cité dans un répons des matines latines du mois de juillet, le premier des « répons tirés du livre des Rois » dans l’antiphonaire de Hartker (c’est le deuxième de ce jeudi) :

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    ℟. Deus omnium exauditor est : ipse misit Angelum suum, et tulit me de ovibus patris mei: * Et unxit me unctione misericordiae suae. ℣.  Dominus, qui eripuit me de ore leonis, et de manu bestiae liberavit me. * Et unxit me unctione misericordiae suae.

    Dieu exauce les prières de tous : lui-même a envoyé son Ange et m’a pris du milieu des brebis de mon père. Et il m’a oint de l’onction de sa miséricorde. C’est le Seigneur qui m’a arraché de la gueule du lion, et des griffes de la bête féroce. Et il m’a oint de l’onction de sa miséricorde.

    J’ai mis en gras ce qui vient du « psaume surnuméraire ». La citation ne correspond exactement ni au texte latin du psaume tel qu’on le trouve dans les principaux manuscrits, ni au texte grec.

    Le texte latin dit littéralement :

    Lui-même a envoyé son ange et il m’a pris des brebis de mon père, et il m’a oint dans la miséricorde de son onction.

    Cette version traduit exactement le texte grec du Sinaiticus (et de l'Alexandrinus), qui dit bien ἐν τῷ ἐλέει, dans la miséricorde, et non ἐν τῷ ἐλαίῳ, dans l’huile, comme le disent les éditions de la Septante : « il m’a oint de l’huile de son onction ». (Oralement la différence est mince, entre « éléi » et « éléo ».)

    On voit que le répons dit : « il m’a oint de l’onction de sa miséricorde », ce qui est la plus belle version…

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  • Saints Nabor et Félix

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    Avant l’inscription dans le calendrier de saint Jean Gualbert, la fête de ce jour était celle des martyrs Nabor et Félix, dont demeure la mémoire. Ils étaient des soldats romains venus de Maurétanie, membres de l’armée de Maximien en garnison à Milan. Au début de la persécution de Dioclétien ils furent repérés comme chrétiens et décapités à Lodi (Laus Pompeia) après qu’ils eurent refusé de sacrifier aux dieux de l’empire. Ils furent enterrés à Milan où ils firent l’objet d’une grande vénération. Saint Ambroise parle d’eux dans son commentaire de saint Luc (à propos du grain de sénevé), et il composa l’hymne suivante. (Saint Victor eut ensuite une sépulture séparée et une fête particulière, sous le nom de saint Victor de Milan ou saint Victor le Maure.)

    Victor Nabor Felix pii
    Mediolani martyres,
    solo hospites, Mauri genus
    terrisque nostris advenae,

    Saints Victor, Nabor et Félix
    Les martyrs de Milan,
    Hôtes sur notre sol, de race Maure,
    Etrangers sur notre terre,

    Torrens harena quos dedit
    Anhela solis aestibus,
    Extrema terrae finium
    Exulque nostri nominis.

    Que nous a donnés le sable brûlant
    Haletant sous les feux solaires,
    Aux derniers confins de la terre,
    Exilé loin de notre nom.

    Suscepit hospites Padus
    Mercede magna sanguinis,
    Sancto replevit Spiritu
    Almae fides Ecclesiae,

    Le Pô les accueillit en hôtes,
    Riche salaire de leur sang,
    La foi de l’Eglise leur mère
    Les a remplis du Saint-Esprit;

    Et se coronavit trium
    Cruore sacro martyrum
    Castrisque raptos impiis
    Christo sacravit milites.

    Mais elle, s’étant couronnée
    Du sang sacré des trois martyrs
    Arrachés à un camp impie,
    Les consacra soldats du Christ.

    Profecit ad fidem labor
    Armisque docti bellicis
    Pro rege vitam ponere,
    Decere pro Christo pati,

    Leurs travaux ont servi leur foi:
    Instruits dans les armes guerrières
    À risquer leur vie pour le prince,
    À devoir souffrir pour le Christ,

    Non tela quaerunt ferrea,
    Non arma Christi milites;
    Munitus armis ambulat
    Veram fidem qui possidet.

    Point ne cherchent de traits de fer,
    Point d’armes, les soldats du Christ;
    Il marche équipé de ses armes
    Celui qui détient la vraie foi.

    Scutum viro sua est fides
    Et mors triumphus, quem invidens
    Nobis tyrannus ad oppidum
    Laudense misit martyres.

    Sa foi est bouclier du brave,
    La mort son triomphe; un tyran
    Qui nous l’enviait les envoya
    Subir le martyre à Lodi.

    Sed reddiderunt hostias;
    rapti quadrigis corpora,
    revecti in ora principium
    plaustri triumphalis modo.

    Mais on a rendu ces victimes:
    Leurs corps, enlevés en quadriges,
    Reviennent sous les yeux des princes
    Comme sur un char de triomphe.

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    Sarcophage (VIe-VIIe siècle) des saints Nabor et Félix, Materne (l’évêque qui transféra de Lodi à Milan les corps des martyrs) et Valérie, dans la basilique Saint-Ambroise de Milan.

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  • Saint Benoît

    Ce jour est une férie dans le calendrier traditionnel, avec mémoire de saint Pie Ier. Au moyen âge on fêtait souvent, le 11 juillet, la translation des reliques de saint Benoît (à l’abbaye de Fleury, qui devient Saint-Benoît sur Loire). Chez les bénédictins, c’est devenu la solennité de saint Benoît, qui permet de célébrer avec plus d’éclat le père des moines d’Occident, dont le dies natalis tombe toujours pendant le carême (le 21 mars). Il y a donc dans les cloîtres une Saint-Benoît d’hiver et une Saint-Benoît d’été, avec deux formulaires liturgiques différents bien que les antiennes et répons de l’un et de l’autres soient pris de l’histoire de saint Benoît par saint Grégoire le Grand. Les hymnes du 11 juillet sont de saint Pierre Damien. Voici celle des vêpres.

    Gemma caelestis pretiosa regis,
    Norma justorum, via monachorum,
    Nos ab immundi, Benedicte, mundi,
    Subtrahe caeno.

    Joyau précieux du Roi des cieux, norme des justes, voie des moines, retire-nous, Benoît, de la boue immonde de ce monde.

    Tu solum spernens, cor in astra figens,
    Cogis haeredes fieri parentes,
    Vas Deo plenum reparare fractum
    Promeruisti.

    Toi, méprisant la terre, fixant ton cœur dans les cieux, tu contrains tes parents à devenir tes héritiers ; vase empli de Dieu, tu as mérité de réparer celui qui était brisé.

    Magnus in parvis eremetia membris,
    Vincis aetatem, superas laborem;
    Arcta districtae rudimenta vitae
    Fervidus imples.

    Grand ermite aux petits membres, tu triomphes de l’âge, tu surmontes le labeur ; l’austère apprentissage de la vie d’ermite, c’est avec ferveur que tu le vis.

    Strage saxorum puerum sepultum
    Mox ut orasti, preces suscitasti,
    Sensus hinc carni, caro sanitati
    Redditur aeque.

    Le serviteur enseveli sous un monceau de pierres, à peine as-tu prié que tu l’as ressuscité. L’âme est rendue à la chair, de même que la chair recouvre la santé.

    Jure sub blandae specie columbae,
    Nesciam fellis animam sororis,
    Summa stellati penetrare caeli
    Culmina cernis.

    Sous la forme d’une douce colombe tu mérites de voir l’âme de ta sœur, qui ne connaissait pas le fiel, pénétrer les hauteurs du ciel étoilé.

    Ipse post clarum referens triumphum,
    Celsa devicto petis astra mundo,
    Luce flammantem radiante calem
    Pallia sternunt.

    Tu remportes à ton tour un triomphe éclatant : ayant vaincu le monde tu gagnes le ciel ; des tentures recouvrent le chemin qu’illumine une lumière rayonnante.

    Gloria Patri, Genitaeque Proli,
    Et tibi, compar utriusque semper
    Spiritus alme, Deus unus, omni
    Tempore saecli. Amen.

    Gloire au Père et au Fils qu'il engendre, à toi honneur égal, Esprit de l'un et de l'autre, gloire au Dieu unique dans tout le cours des siècles. Amen.

    Par les moines de Tyniec, en Pologne (un peu endormis...):

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  • Les 7 Frères et les saintes Rufine et Seconde

    L’alléluia de la messe de ce jour fut celui de la messe de divers duos ou groupes de saints, et de communs de plusieurs martyrs. Il est toujours celui de la fête de saints Jean et Paul et Côme et Damien.

    Allelúia, allelúia. Hæc est vera fratérnitas, quæ vicit mundi crímina : Christum secuta est, ínclita tenens regna cæléstia. Allelúia.

    Alléluia, Alléluia. Voici la vraie fraternité, qui a vaincu les crimes du monde : ils ont suivi le Christ et possèdent la gloire du Royaume céleste. Alléluia.

    Il ne faut pas le confondre avec un répons qui commence de la même façon :

    Haec est vera fraternitas quae numquam potuit violari certamine qui effuso sanguine secuti sunt dominum contemnentes aulam regiam pervenerunt ad regna caelestia.

    Voici la vraie fraternité, qui jamais ne put être altérée au combat : et, en versant leur sang, ils se sont mis à la suite du Seigneur, en dédaignant la sphère royale, ils sont parvenus jusqu’au royaume céleste.

    Cet alléluia est doublement de mise en ce jour, puisque la double fête célèbre sept frères, les fils de sainte Félicité, ainsi que les saintes Rufine et Seconde, qui étaient deux sœurs.

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    Par les moines de Solesmes :
    podcast

  • 5e dimanche après la Pentecôte

    La lecture biblique de ce jour est le début du deuxième livre des Rois (que les juifs, servilement suivis par les modernes, appellent deuxième livre de Samuel). Il s’agit de la mort à la guerre du roi Saül et de ses fils, dont Jonathan, le grand ami de David. Cet épisode est marqué par la poignante lamentation de David sur la mort de Saül et de Jonathan, premier exemple du génie du futur roi psalmiste en matière de poésie (et de musique, mais il ne nous en reste rien).

    Un extrait de cette lamentation faisait jusqu’en 1960 dans le bréviaire romain (et toujours dans le bréviaire monastique) la matière du cinquième répons des matines, que l’on retrouvait tous les dimanches de juillet (et le vendredi).

    ℟. Montes Gélboë, nec ros nec plúvia véniant super vos, * Ubi cecidérunt fortes Israël. ℣. Omnes montes, qui estis in circúitu eius, vísitet Dóminus ; a Gélboë autem tránseat. * Ubi cecidérunt fortes Israël.

    Monts de Gelboé, que ni pluie ni rosée ne viennent sur vous, où les forts d’Israël sont tombés. Que le Seigneur visite toutes les montagnes qui sont alentour, mais qu’il passe loin de Gelboé, où les forts d’Israël sont tombés.

    Au Magnificat du samedi avant le 5e dimanche, l’antienne très développée est également basée sur le chant de David. Le texte est beaucoup plus proche de celui de la Vulgate que des traductions du grec, et il est redécoupé : ce sont les versets 21, 25, 23. On constate qu’il n’est pas identique dans le bréviaire et dans l’antiphonaire…

    Montes Gelboë, nec ros nec plúvia véniant super vos : quia in te abjéctus est clýpeus fórtium, clýpeus Saul, quasi non esset unctus óleo. Quómodo cecidérunt fortes in bello ? Jónathas in excélsis interféctus est : Saul et Iónathas, amábiles et decóri valde in vita sua, in morte quoque non sunt divísi.

    Monts de Gelboé, que ni pluie, ni rosée ne viennent sur vous : parce que là a été jeté un bouclier de forts, le bouclier de Saul, comme s’il n’avait pas été oint avec l’huile. Comment des forts sont-ils tombés dans la bataille ? Jonathan a été tué sur tes hauteurs. Saül et Jonathan, aimables et beaux dans leur vie, même dans la mort n’ont pas été séparés.

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    Par les moines de Kergonan (dont le chant n'est pas exactement celui du Liber usualis ci-dessus):