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Liturgie - Page 4

  • 24e dimanche après la Pentecôte

    Le grain de sénevé est le Christ mystique qui atteint la taille d’un arbre puissant. Chaque saint, qui lui a été incorporé par le baptême, forme un rameau et le demeure après sa mort. Le nombre des élus est déterminé par Dieu ; aussitôt que le dernier rameau sera fixé sur l’arbre du Christ mystique, la mission de l’Église sera terminée. Maintenant, à la fin de l’année liturgique, nous regardons l’arbre pour voir dans quelles proportions le sénevé s’est développé.

    Le levain, c’est la vie divine en nous ; elle doit pénétrer tous les domaines. Les saints nous font mieux comprendre ce que cela signifie. Toute leur vie en a été pénétrée. Mais nous avons trouvé la voie pour réaliser, nous aussi, personnellement, cette double parabole. Il convient particulièrement à la fin de l’année liturgique de nous demander : Comment le Christ a-t-il grandi en nous ? Comment a-t-il agi en nous à la manière d’un levain ? Ici, nous pouvons nous faire l’application de l’Épître : avons-nous « une foi agissante, un amour prêt au sacrifice, une espérance ferme en Notre Seigneur Jésus Christ ? »

    Encore une pensée : L’Eucharistie est aussi un grain de sénevé ; elle est le levain. Tous les dimanches, le Divin Semeur jette ce grain dans notre âme et, pendant la semaine, ce grain doit devenir un arbre qui porte feuilles, fleurs et fruits. Tous les dimanches, la « femme », l’Église, mêle à la farine de l’âme le levain de l’Eucharistie ; maintenant notre âme a besoin d’un levain. C’est le rôle de l’Eucharistie : elle n’est pas un arbre, ni un pain levé, mais un petit grain et un levain ; elle est une force et une grâce qui ne deviennent efficaces qu’avec la collaboration de la volonté humaine.

    Dom Pius Parsch

  • Dédicace des Basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul

    L’histoire, affirme Eusèbe de Césarée, nous apprend que sous le règne de Néron « Paul fut décapité et Pierre crucifié à Rome ».

    Et Eusèbe ajoute (Histoire ecclésiastique, II, 25) :

    Ce fait, du reste, nous est encore garanti par Gaïus, homme ecclésiastique, qui vivait sous Zéphyrin, évêque de Rome [199-217]. Dans un écrit où il argumente contre Proclus, le chef de la secte des Cataphrygiens, il parle des lieux où furent déposés les saintes dépouilles des deux apôtres; il dit : « Je puis montrer les trophées des apôtres. Va au Vatican ou sur la voie d'Ostie ; tu trouveras les trophées des fondateurs de cette église. »

    Cette indication est très précieuse, car elle montre que dès le IIe siècle au moins il y avait un oratoire sur les tombeaux des deux apôtres, qui allaient devenir Saint-Pierre de Rome et Saint-Paul hors les murs.

    On remarque aussi le mot utilisé par Eusèbe (ou cité par lui) : les « trophées ». Le sens exact de ce mot grec est : monument célébrant la défaite de l’ennemi. Martyrs, les apôtres sont vainqueurs. Et leur Eglise a vaincu le paganisme.

    La fête de la dédicace des basiliques quant à elle ne remonte qu’à saint Pie V (sur le fondement d’une inscription au martyrologe romain, au XIe siècle pour la dédicace de Saint-Pierre, au XIIe siècle pour la dédicace de Saint-Paul).

    *

    Du graduel de la messe de la dédicace, Bruckner a fait un de ses beaux motets, souvent interprété dans les pays germaniques lors de l’anniversaire de la dédicace de l’église. Le voici par les Sixteen.

    Locus iste a Deo factus est, inæstimábile sacraméntum, irreprehensíbilis est.

    Ce lieu a été fait par Dieu même : c’est un mystère inappréciable, il est exempt de toute souillure.

     

  • Saint Grégoire le Thaumaturge

    Extrait de son "Remerciement à Origène" (éd. Sources chrétiennes).

    Celui-ci [Origène] nous accueillit dès le premier jour, car ce fut vraiment pour moi le premier jour, le plus précieux de tous, s’il faut ainsi parler, celui où la première fois le vrai soleil commença à se lever devant moi. Au début cependant, pareils aux bêtes sauvages, aux poissons ou aux oiseaux qui sont tombés dans des filets ou des seines et qui s‘efforcent de s’échapper et de se sauver, nous voulions nous éloigner de lui pour gagner Beyrouth ou notre patrie. Mais il mit tout en œuvre pour nous attacher à lui : il déroulait des discours de toute sorte, il larguait, comme dit le proverbe, toutes les voiles, il y employait toutes ses forces.

    Il accordait à la philosophie et à ses amants les grands et nombreux éloges qui leur sont dus, disant que seuls mènent vraiment la vie qui convient à des êtres doués de raison ceux qui s’appliquent à bien vivre, connaissant tout d'abord ce qu’ils sont eux-mêmes, connaissant ensuite les vrais biens que l‘homme doit poursuivre et les vrais maux qu'il doit éviter. Il blâmait l’ignorance et tous les ignorants : or, nombreux sont ceux qui, à la manière des animaux, l’esprit aveugle, ne sachant même pas exactement ce qu’ils sont, errant comme des êtres privés de raison, bref, sans savoir eux-mêmes ce que peuvent être le bien et le mal et sans vouloir l’apprendre, s’élancent et s’envolent, comme s'il s’agissait du bien, vers la richesse, vers la renommée, vers les honneurs que donne la foule, vers le bien-être du corps. Ils font grand cas de ces faux biens, et c’est même pour eux la valeur unique, ainsi que les métiers qui peuvent les procurer et les genres de vie qui les leur donneront, vie militaire, métier d’avocat, étude des lois. Avec de tels propos il nous secouait, disant surtout, de façon très habile, que nous négligions la raison, faculté dominante de notre être intérieur.

    Je ne puis maintenant dire combien de paroles de ce genre il nous fit entendre, en nous exhortant à philosopher, et cela, non pas seulement un jour, mais plusieurs, les premières fois que nous allions auprès de lui. Nous avions été frappés comme d’un trait, dès le premier jour, par sa parole, car il y avait en elle un mélange de grâce et de douceur, de persuasion et de contrainte, mais nous nous détournions encore et nous réfléchissions, sans nous décider tout à fait à nous attacher fortement à la philosophie ; et cependant nous ne pouvions, je ne sais pourquoi, nous en aller, attirés sans cesse vers lui par ses paroles comme par de fortes contraintes. Il déclarait en effet qu'il est impossible de pratiquer une parfaite piété envers le Maître de toutes choses - ce sentiment que, seul, parmi tous les êtres qui vivent sur la terre, l‘homme eut l’honneur et la dignité d‘avoir, et naturellement tout homme, sage ou ignorant, le possède, s‘il n’a pas tout à fait perdu le bon sens par suite de quelque folie -, il proclamait, dis-je, avec raison, qu’il est impossible de pratiquer une parfaite piété sans philosopher : et cela jusqu’à ce que, ayant accumulé les uns sur les autres quantité de discours de ce genre, il nous eût enfin immobilisés par ses procédés sans artifice, comme des gens ensorcelés, et qu’il nous eût fixés auprès de lui par ses paroles, je ne sais comment, avec une sorte de force divine.

    Et voici qu'il nous frappa de l’aiguillon de l’amitié, - difficile à repousser, acéré, pénétrant -, l’aiguillon de son affabilité et de ses bonnes dispositions, toute la bienveillance qui apparaissait dans ses paroles elles-mêmes, quand il se trouvait avec nous et s’adressait à nous. Il n'essayait pas de nous circonvenir par ses discours ou autrement, mais de nous sauver avec une intention aimable, charitable et très bonne et de nous faire communier aux biens que donne la philosophie, surtout à tous les autres biens que la Divinité lui accorda à lui seul plus qu’à la plupart des hommes, et peut-être plus qu’à tous les hommes d'aujourd'hui : je veux dire au Maître de piété, au Verbe salutaire, qui visite beaucoup d‘hommes et mène à la perfection ceux chez qui il se rencontre. Il n’est personne qui puisse lui résister, car il est et il sera Roi de toutes choses : mais il est caché, et, avec ou sans peine, la plupart ne peuvent le connaître, au point d’avoir quelque chose de clair à dire de lui quand on les interroge. Telle une étincelle lancée au milieu de nos âmes, voici que s’allumait et s'embrasait en nous l’amour du Verbe sacré, tout aimable, qui par son ineffable beauté attire à lui tous les hommes, et l’amour de cet homme, son ami et son interprète.

    Profondément blessé par cet amour, je me laissai persuader de négliger toutes les affaires et études qui semblaient nous convenir, entre autres mes belles lois elles-mêmes, ma patrie et mes parents, ceux d’ici, pour qui nous étions partis. Une seule chose m‘était chère et aimée, la philosophie et son guide, cet homme divin.

  • Sainte Gertrude

    Extrait du Héraut de l’amour divin, livre IV, chapitre 58, De la fête de la dédicace de l’église, paragraphes 6-8.

    À Matines, comme elle portait son attention sur Dieu et sur elle-même, pendant le répons : " Vidi civitatem : J'ai vu la cité ", le Seigneur lui rappela une parole qu'elle répétait souvent pour animer le prochain à la confiance en Dieu, et il lui dit : " Pour que tu saches avec plus de certitude combien j'aime la confiance, je veux te montrer la bonté avec laquelle je reçois l'âme qui, après avoir failli, revient à moi, regrette sa faute et se propose, avec le secours de ma grâce, d'éviter le péché. " En disant ces paroles, le Fils du Roi suprême, revêtu des insignes de sa souveraineté, s'avança devant le trône de Dieu le Père et chanta d'une voix douce et sonore ce répons : Vidi civitatem sanctam Jerusalem : J'ai vu Jérusalem, la cité sainte. A ces paroles, elle comprit l'ineffable consolation que ressent le Cœur du Seigneur lorsqu'une âme se propose d'éviter les fautes et les imperfections, parce qu'elle se souvient des bienfaits dont Dieu l'a entourée, et parce qu'elle confesse s'être éloignée de lui par manque de vigilance sur ses affections, ou sur ses paroles, ou sur l'emploi de son temps. Chaque fois que l'âme éprouve ces regrets, le Fils de Dieu, avec un nouveau transport de bonheur et de joie, chante à Dieu le Père les paroles de ce répons ou d'autres analogues.

    Il sembla encore à celle-ci qu'entre les paroles : " Et audivi vocem magnam de throno dicentem : Et j'entendis une voix forte qui partait du trône et qui disait ", et celles qui suivent, le Fils de Dieu intercalait le gémissement du pécheur qui s'écrie dans la componction de son cœur : Hélas ! que je suis misérable ! Comment ai-je passé tout ce temps sans songer au Dieu qui m'aime ! etc. Le Fils de Dieu, comme homme, chantait ces mots sur les cordes basses, dans une harmonie parfaite avec la voix de Dieu le Père, qui, sur les cordes élevées, propres à la Divinité, disait: " Ecce tabernaculum Dei cum hominibus : Voici le tabernacle de Dieu parmi les hommes ", et les esprits bienheureux écoutaient cette mélodie dans une profonde admiration. Cette vision donnait à entendre que l'âme repentante qui veut sincèrement fuir le mal et accomplir le bien devient en vérité le tabernacle dans lequel daigne habiter, comme en sa propre maison, le Dieu de majesté, cet Époux de l'âme aimante, toujours béni dans les siècles des siècles.

    En ce moment Dieu le Père, de sa main vénérable, donna la bénédiction en disant : " Ecce nova facio omnia : Je vais renouveler toutes choses " pour faire comprendre que tout se trouve suppléé et renouvelé dans l'âme fidèle par la componction, la bénédiction divine et la vie très sainte du Fils de Dieu. C'est pourquoi il est dit qu'il y a plus de joie au ciel pour un pécheur faisant pénitence que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de pénitence, car l'infinie Bonté de Dieu daigne verser elle-même ses délices dans l'âme repentante. Le Seigneur ajouta : " Quand je fais passer l'âme fidèle de cette vie présente au palais du ciel, je la comble de délices, et de plus je lui chante avec douceur ce cantique : Vidi civitatem sanctam Jerusalem novam ascendentem de terra : J'ai vu la cité sainte, la nouvelle Jérusalem s’élevant de la terre. Et quand j'arrive à ces paroles : Je vais renouveler toutes choses, je la remplis à l'instant même des délices que l'armée céleste a ressenties avec moi, toutes les fois qu'un pécheur a fait pénitence. "

    On remarque, comme d’habitude, à quel point les révélations de sainte Gertrude sont étroitement liées à la liturgie. Ici tout vient du dernier répons des matines de l’office de la dédicace, c’est même un commentaire de ce répons. Mais avec quelque chose de véritablement extraordinaire. Jésus modifie le texte, et l’inverse, même, pour que le chant qui célèbre en l’église de la terre l’image de la Jérusalem céleste « descendant du ciel » (descendentem de cælo) devienne - sans crier gare - un chant qui célèbre l’âme fidèle « montant de la terre » (ascendentem de terra) : c’est elle qui est l’église, qui est l’image de la Jérusalem céleste, et qui y va…

  • Le cardinal Müller continue…

    Dans une interview à un journal allemand, le cardinal Gerhard Müller déclare que donner le dernier mot aux conférences épiscopales sur les traductions liturgiques « détruirait » l’unité de l’Eglise :

    « L’autorité ultime en cas de doute ne peut résider dans les conférences épiscopales, ce qui détruirait l’unité de l’Eglise catholique dans la foi, la confession et la prière. »

    En disant cela il s’oppose ouvertement à François qui a publiquement humilié le cardinal Sarah en disant que le préfet de la Congrégation pour le culte divin avait mal interprété son motu proprio…

    Le cardinal Müller souligne qu’il a « souvent fait l’expérience que les traducteurs employés par les évêques ont dilué les textes bibliques et liturgiques sous prétexte d’une meilleure compréhension ».

  • Saint Albert le Grand

    Comme le remarque Peter Kwasniewski sur New Liturgical Movement, la comparaison entre la collecte traditionnelle de la messe de saint Albert le Grand et celle du nouveau missel est particulièrement emblématique du… changement de paradigme dans la liturgie, dira-t-on pour employer une expression à la mode.

    La collecte traditionnelle dit ceci :

    Deus, qui beátum Albértum Pontíficem tuum atque Doctórem in humána sapiéntia divínæ fídei subiiciénda magnum effecísti : da nobis, quǽsumus ; ita eius magistérii inhærére vestígiis, ut luce perfécta fruámur in cælis.

    Traduction littérale :

    Dieu, qui avez fait grand le bienheureux Albert, votre évêque et docteur, en ce qu’il a soumis la sagesse humaine à la foi divine: donnez-nous, nous vous le demandons, de suivre les traces de son magistère, afin que nous puissions jouir de la lumière parfaite dans les cieux.

    Nouvelle collecte :

    Deus, qui beátum Albértum epíscopum in humána sapiéntia cum divína fide componénda magnum effecísti, da nobis, quǽsumus, ita eius magistérii inhærére doctrínis, ut per scientiárum progréssus ad profundiórem tui cognitiónem et amórem perveniámus.

    Traduction officielle :

    Tu as voulu, Seigneur, que saint Albert mérite le nom de grand pour avoir su concilier sagesse humaine et foi divine, accorde-nous, à l'école d'un tel maître, à travers nos progrès dans les sciences, de mieux te connaître et de t'aimer davantage.

    Dans la première collecte, Albert est grand parce qu’il a soumis la sagesse humaine à la foi divine, selon l’enseignement de saint Paul et des pères. Et c’est en suivant ses traces, en éclairant et en redressant la sagesse humaine par la foi, en soumettant tout à la lumière de la foi, que nous pourrons nous élever jusqu’à jouir de la lumière parfaite du paradis.

    Il y a une hiérarchie de la sagesse, qui est celle que manifestaient les universités, qui commençaient à se constituer à l’époque même de saint Albert : les sciences profanes, la philosophie, la théologie. La science a besoin de la raison, la raison a besoin de la foi, et il ne faut jamais perdre de vue l’unité de « l’université » dans la vérité. C’était un des beaux leitmotive de Benoît XVI.

    Mais dans la nouvelle oraison Albert n’est grand que parce qu’il a su « concilier » la sagesse humaine et la foi divine, toutes deux mises sur le même plan, et s’il faut les « concilier » c’est qu’elles seraient antagonistes, ce qui est contraire à ce que pensait saint Albert et à la conception même de l’université catholique. On remarquera que la traduction aggrave le texte latin, car celui-ci a un verbe neutre : componere : mettre ensemble, sans hiérarchie, mais aussi sans antagonisme.

    Et puisque tout est sur le même plan, il n’y a donc plus de montée vers le ciel. Il n’y a plus de perspective de la « lumière parfaite » dont nous jouirons. Seulement une connaissance plus profonde de Dieu et un amour plus profond de Dieu « par les progrès des sciences ». Sic. La traduction officielle dit : « à travers nos progrès dans les sciences », ce qui ne correspond pas au texte, qui dirait « in scientiis », et qui de toute façon ne vaut pas mieux.

    Je crois que le mot « progressus » ne se trouve dans aucune oraison traditionnelle. Mais il fallait bien le placer dans la néo-liturgie… progressiste. En se faisant patronner par saint Albert le Grand de façon frauduleuse.

  • Saint Josaphat

    Cette année est celle du 150e anniversaire de la canonisation de saint Josaphat, le 29 juin 1867, par Pie IX. C'est le seul saint byzantin du second millénaire qui soit célébré dans le calendrier romain. En 1923, pour le troisième centenaire de son martyre, Pie XI lui dédia une encyclique.

    Le 25 juin dernier avait lieu un pèlerinage de l’Eglise grecque catholique ukrainienne à Rome où se trouvent ses reliques après diverses vicissitudes. Une divine liturgie solennelle a été célébrée en la basilique Saint-Pierre par S.B. Sviatoslav Schevchuk, archevêque majeur de Kiev, qui s’est ensuite rendu auprès du corps de saint Josaphat qui est sous l’autel dédié à saint Basile.

     

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  • De recul en recul

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    Photo de la messe d’installation d’une nouvelle « équipe pastorale », dans une église de Marseille, « présidée » par Mgr Pontier.

    Il n’est plus question, bien sûr, de célébrer la messe au maître autel. Et l’on a installé un autel permettant de célébrer la messe « face au peuple ».

    Mais cet autel est encore beaucoup trop digne et fait trop référence au sacré. Alors on a mis… une table devant. Pour être plus proche du peuple. Et pas en haut des marches, comme si les prêtres étaient supérieurs aux fidèles…

    Sans considérer qu’en faisant ainsi les fidèles qui ne sont pas dans les premiers rangs ne voient rien…

    Comme se le demande Perepiscopus, on verra bientôt l’autel au milieu du peuple, et à force de reculer, derrière le peuple : la messe face au dos du peuple…

     

    N.B. Je vois aux commentaires que mon intention n'a pas été comprise. Je suis assez vieux pour savoir qu'il y a longtemps qu'on célèbre des "messes" au plus près des gens, voire parmi les gens, et tous en rond, etc. Ce qui m'a frappé dans la photo est le fait qu'on a d'abord abandonné le maître autel pour un autel qu'on a placé devant, puis qu'on abandonne cet autel pour une table qui est encore devant, et il n'y a pas de raison que ça s'arrête... C'est l'impression visuelle, c'est tout.

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  • Saint Diègue

    Au moment de la canonisation de l’humble frère franciscain Diego, on a inventé à Rome une étymologie qui le fit devenir « Didacus » dans le martyrologe. Alors qu’il suffisait de demander aux Espagnols d’où venait ce nom, un nom si courant… altération de « saint Jacques » (de Compostelle) : Santiago, Sant Iago, devenu San Tiago, Diego, en français Diègue, et non « Didace ».

    Ce frère lai était tellement apprécié de ses supérieurs du couvent d’Arizafa qu’on l’envoya diriger la jeune communauté franciscaine de Fuerteventura, aux Canaries : l’île de « Fortaventure », colonisée et christianisée peu avant par Jean de Béthencourt, qui avait fondé la capitale de l’île à laquelle il donna son nom : Bethencourie, devenue Betencuria.

    Le couvent Saint-Bonaventure où saint Diègue demeura quatre ans (avant d’aller à Rome où il se fit connaître par ses soins aux malades, puis de retourner mourir en Espagne) fut détruit, ainsi que le village, par les Berbères en 1593. Il a été reconstruit au XVIIe siècle. Non loin de là a été construite une église appelée Ermitage de saint Diègue, sur la grotte où le saint allait prier.

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  • 23e dimanche après la Pentecôte

    Les chants du 23e dimanche sont ceux de tous les dimanches à partir de celui-ci jusqu’à l’Avent. Cette année il y en a trois.

    L’introït annonce déjà discrètement la venue du Sauveur, par la voix de Jérémie : la venue du Berger qui au dernier jour, après la tribulation, rassemblera ses brebis dispersées.

    Dicit Dóminus : Ego cógito cogitatiónes pacis, et non afflictiónis : invocábitis me, et ego exáudiam vos : et redúcam captivitátem vestram de cunctis locis.
    Benedixísti, Dómine, terram tuam : avertísti captivitátem Iacob.

    Moi, j’ai des pensées de paix et non d’affliction, dit le Seigneur ; vous m’invoquerez et je vous exaucerai, et je ramènerai vos captifs de tous les lieux.
    Vous avez béni, Seigneur, votre terre, vous ayez délivré Jacob de la captivité.

    Voici le texte de Jérémie d’où est tirée l’antienne d’introït, avec en gras ce qui se trouve dans le chant (traduction Fillion).

    Ego enim scio cogitationes quas ego cogito super vos, ait Dominus, cogitationes pacis et non afflictionis, ut dem vobis finem et patientiam. Et invocabitis me, et ibitis : et orabitis me, et ego exaudiam vos. Quæretis me, et invenietis, cum quæsieritis me in toto corde vestro. Et inveniar a vobis, ait Dominus : et reducam captivitatem vestram, et congregabo vos de universis gentibus et de cunctis locis ad quæ expuli vos, dicit Dominus, et reverti vos faciam de loco ad quem transmigrare vos feci.

    Car Je connais les pensées que J'ai sur vous, dit le Seigneur, pensées de paix et non d'affliction, afin de vous donner la fin de vos maux et la patience. Vous M'invoquerez, et vous partirez; vous Me prierez, et Je vous exaucerai. Vous Me chercherez, et vous Me trouverez, lorsque vous M'aurez cherché de tout votre cœur. Alors Je serai trouvé par vous, dit le Seigneur, et Je ramènerai vos captifs, et Je vous rassemblerai du milieu de tous les peuples et de tous les lieux où Je vous aurai chassés, dit le Seigneur, et Je vous ferai revenir du lieu où Je vous aurai fait déporter

    Le commentaire de Dom Baron :

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