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Liturgie - Page 2

  • Saint Pascal Baylon

    Lettre apostolique Providentissimus Deus de Léon XIII

    Ad perpetuam Dei memoriam

    Le Dieu de toute providence, en organisant le monde, d’une main forte et douce à la fois, a entouré l’Église d’une sollicitude toute spéciale. Aux heures les plus critiques, il tire pour elle, de la difficulté même du temps, des consolations inespérées. Ce fait, maintes fois constaté, peut être remarqué plus nettement que jamais dans le circonstances que traversent actuellement la religion et la société. Alors, en effet, que les ennemis de l’ordre commun, se montrant de jour en jour plus audacieux, s’efforcent par des attaques quotidiennes et très vigoureuses d’anéantir la foi chrétienne et de bouleverser la société tout entière, la bonté divine se plait à opposer comme une digue puissante à ces flots soulevés, d’admirables manifestations de piété.

    Cela est clairement prouvé par l’extension qu’a prise la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus ; par l’ardeur avec laquelle, dans tout l’univers, on travaille à promouvoir le culte de Marie ; par les honneurs dont est l’objet l’illustre Époux de la Mère de Dieu ; par les réunions diverses organisés par les catholiques pour défendre leur foi ; enfin par un grand nombre d’institutions que l’on fonde ou auxquelles on donne un nouvel essor et qui tendent à la gloire de Dieu ou à l‘accroissement de la charité mutuelle des chrétiens.

    Bien que toutes ces manifestations procurent à Notre cœur une joie bien douce, Nous pensons que la grâce la plus signalée qui nous a été accordée par Dieu, c’est le progrès de la dévotion envers le Sacrement de l‘Eucharisties parmi les fidèles, à la suite des célèbres Congrès tenus à cette fin dans ces dernier temps. Ainsi que nous l’avons déclaré ailleurs, pour animer les catholiques à professer vaillamment leur foi et à pratiquer les vertus qui conviennent aux chrétiens, aucune moyen n’est plus efficace que de nourrir et d’augmenter la piété des peuples envers ce gage ineffable d’amour, lien de la paix et de l’unité.

    Comme le sujet est très important et Nous tient fort à cœur, après avoir souvent loué les Congrès et les Associations eucharistiques, mu par l’esprit de les voir produire des fruits plus abondants. Nous jugeons maintenant utile de leur assigner un Patron Céleste, choisi entre les saints qui ont été embrasés d’un plus ardent amour envers le très Saint Sacrement de l’Eucharistie.

    Screenshot-2018-5-16 Image Maribel Sansano Queridos amigos, hoy celebra la Iglesia a San .jpgOr parmi les saints dont la piété à l’égard de ce sublime mystère a paru se manifester avec une ferveur plus ardente, Pascal Baylon tient le premier rang. Doué d’un goût très profond pour les choses célestes, après avoir saintement passé sa jeunesse à la garde de son troupeau, il embrassa une vie plus sévère dans l’Ordre de Frères Mineurs de la stricte observance, et par la contemplation habituelle de l’auguste mystère, il parvint à une connaissance plus parfaite de se Sacrement d’amour. Cet homme, dépourvu de notions et d’aptitudes littéraires, devint capable de donner des réponses sur les dogmes les plus difficiles et d’écrire même des livres de piété. Il professa ouvertement en face des hérétiques la vérité de l’Eucharistie, ce que lui attira de graves persécutions. Émule du martyr Tarcisius, il fut menacé plusieurs fois de la mort. Enfin l’affectueuse ardeur de sa piété parut se prolonger au delà de sa vie mortelle. On dit en effet, que, pendant son service funèbre, étendu dans son cercueil, Pascal ouvrit deux fois les yeux, au moment des deux élévations.

    Nous croyons que les Associations catholiques dont Nous parlions ne sauraient être confiées à un meilleur patronage. C’est pourquoi, de même que Nous recommandons la jeunesse studieuse à Saint Thomas d’Aquin, les Associations charitables à Saint Vincent de Paul, les malades et ceux qui s’occupent de les soulager à Saint Camille de Lellis et à saint Jean de Dieu ; de même, espérant que Notre décision favorisera l’intérêt et le bien et la chrétienté,

    Nous déclarons et Nous constituons, de Notre autorité Suprême, et en vertu des présentes Lettres, Saint Pascal Patron spécial des Congrès et de toutes les Associations qui ont pour l’objet la divine Eucharistie, tant de celle qui ont été constitués jusqu’à ce jour que de celles qui se seront dans l’avenir.

    Nous formons des vœux pleins d’espoir pour que les exemples et le patronage de ce grand saint aient pour fruit l’augmentation du nombre de ceux qui, parmi les fidèles, consacrent chaque jour leur zèle, leurs projets, leur amour, au Christ Sauveur.

    Donné à Rome, auprès de Saint-Pierre, sous l’anneau du Pêcheur, le vingt-huit novembre mil huit cent quatre-vingt-dix-sept, la vingtième année de Notre Pontificat.

    Léon XIII

  • Saint Ubald

    Auxílium tuum nobis, Dómine, quǽsumus, placátus impénde : et, intercessióne beáti Ubaldi Confessóris tui atque Pontíficis, contra omnes diáboli nequítias déxteram super nos tuæ propitiatiónis exténde. Per Dóminum nostrum.

    Laissez-vous fléchir, Seigneur : que l’intercession du bienheureux Ubald votre Confesseur et Pontife nous obtienne votre secours ; étendez sur nous votre main miséricordieuse pour nous défendre contre toutes les perfidies du démon.

    Autre traduction :

    Apaisez-vous, Seigneur, en nous accordant votre secours ; et par l’intercession du bienheureux Ubald, votre Pontife et confesseur, étendez sur nous votre bras miséricordieux contre toute malice diabolique.

    Dom Pius Parsch :

    La puissance de saint Ubald se manifesta surtout dans l’expulsion des mauvais Esprits. La liturgie, qui insiste tant sur la proximité des anges, compte aussi avec la forte influence des mauvais Esprits, car elle lutte continuellement contre eux. C’est pourquoi il n’est pas rare de trouver, dans la liturgie, des exorcismes. Il y a également un grand nombre de sacramentaux institués contre l’influence des mauvais Esprits, par exemple l’eau bénite, les cierges, les rameaux bénits. Ne méprisons pas ces moyens.

    De saint Ubald à saint Thiébaut.

  • Saint Jean-Baptiste de la Salle

    Ç’a été par ces deux occasions, savoir par la rencontre de Monsieur Niel, et par la proposition que me fit cette Dame [madame de Croyères], que j’ai commencé à prendre soin des écoles des garçons. Je n’y pensais nullement auparavant: ce n’est pas qu’on ne m’en eût proposé le dessein. Plusieurs des amis de M. Roland avaient tâché de me l’inspirer; mais il n’avait pu entrer dans mon esprit, et je n’avais jamais eu la pensée de l’exécuter: si même j’avais cru que le soin de pure charité que je prenais des maîtres d’écoles eût dû jamais me faire un devoir de demeurer avec eux, je l’aurais abandonné: car comme naturellement je mettais au-dessous de mon valet ceux que j’étais obligé surtout dans les commencements d’employer aux écoles, la seule pensée qu’il aurait fallu vivre avec eux m’eût été insupportable. Je sentis en effet une grande peine dans le commencement que je les fis venir chez moi; ce qui dura deux ans. Ce fut apparemment pour cette raison que Dieu, qui conduit toutes choses avec sagesse et avec douceur, et qui n’a point coutume de forcer l’inclination des hommes, voulant m’engager à prendre entièrement le soin des écoles, le fit d’une manière fort imperceptible et en beaucoup de temps; de sorte qu’un engagement me conduisit dans un autre, sans l’avoir prévu dans le commencement.

    Extrait d’un Mémoire perdu, cité dans La vie de monsieur Jean-Baptiste de la Salle, instituteur des Frères des écoles chrétiennes, par l’abbé Jean-Baptiste Blain, chanoine de Noyon, publié anonymement en 1733.

  • Omnis pulchritudo Domini

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    Antiphonaire des cordeliers de Fribourg, fin du XIVe siècle

    ℟. Omnis pulchritúdo Dómini exaltáta est super sídera:
    * Spécies eius in núbibus cæli, et nomen eius in ætérnum pérmanet, allelúia.
    . A summo cælo egréssio eius, et occúrsus eius usque ad summum eius.
    ℟. Spécies eius in núbibus cæli, et nomen eius in ætérnum pérmanet, allelúia.
    . Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
    ℟. Spécies eius in núbibus cæli, et nomen eius in ætérnum pérmanet, allelúia.

    ℟. Toute la beauté du Seigneur a été exaltée au-dessus des astres : * Son rayonnement est dans les nuées du ciel, et son nom demeure éternellement, alléluia.
    . A l’extrémité du ciel est sa sortie, et le terme de sa course à son extrémité.
    ℟. Son rayonnement est dans les nuées du ciel, et son nom demeure éternellement, alléluia.

    Ce répons des matines de l'Ascension, repris ce jour, et qui fut ici ou là chanté au matin de l'Ascension à la fin d'une procession des reliques (les saints accompagnant le Christ dans son entrée au Ciel), est une composition ecclésiastique qui ne reprend littéralement aucun texte biblique (mais le verset vient exactement du psaume 18). Le plus proche est le début du chapitre 43 de l’Ecclésiastique, qui célèbre le soleil : « Altitudinis firmamentum pulchritudo ejus est, species cæli in visione gloriæ » : le firmament de la hauteur est sa beauté, l’aspect du ciel dans sa vision de gloire. Et plus loin, le chapitre 46 célèbre les Juges : « et nomen eorum permaneat in æternum… » : et que leur nom demeure éternellement.

    Ce texte a été parfois repris par des auteurs spirituels, par exemple le P. Jacques Nouet (grand pourfendeur des jansénistes) dans son dernier livre La dévotion vers nostre Seigneur Jésus-Christ :

    Que sera-ce donc de le voir un jour dans la plénitude de sa gloire, où il déploie tous les charmes de sa beauté, ayant quitté le voile de la mortalité, dont il la couvrait durant sa vie passible, pour en modérer l’éclat ? Certes les Anges en furent ravis, quand ils le virent monter au Ciel, qu’ils s’écrièrent par un amoureux transport, que toute la beauté du Seigneur avait été enlevée de la terre, pour être placée au-dessus des Cieux : Omnis pulchritudo Domini exaltata est super sidera. Et véritablement l’on peut dire que Jésus-Christ est un raccourci de toutes les beautés : qu’il enferme toutes les beautés incréées dans sa personne divine, toutes les beautés spirituelles dans son âme, et toutes les beautés visibles dans son corps.

  • Dimanche après l’Ascension

    Introït

    Exáudi, Dómine, vocem meam, qua clamávi ad te, allelúia : tibi dixit cor meum, quæsívi vultum tuum, vultum tuum, Dómine, requíram : ne avértas fáciem tuam a me, allelúia, allelúia.
    Dóminus illuminátio mea et salus mea : quem timébo ?

    Exaucez, Seigneur, ma voix, qui a crié vers vous, alléluia ; mon cœur vous a dit : mes yeux vous ont cherché ; votre visage, Seigneur, je le rechercherai, ne détournez pas de moi votre face, alléluia, alléluia.
    Le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui craindrai-je ?

    Par les moniales d’Argentan.


    podcast

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  • 4e dimanche après Pâques

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    La mélodie de l’introït de ce dimanche est apparentée à celle du premier dimanche après Pâques (« Quasi modo »). « Alleluia ; quia mirabilia fecit Dominus » est même identique à « Alleluia ; rationabiles, sine dolo ». C’est un chant contemplatif, de joie sereine, qui n’extériorise pas le triomphe de la Résurrection, alors que pourtant le texte nous dit que le Seigneur a révélé sa justice devant les peuples… Mais cette justice est le salut de notre âme, et elle chante la tendresse de Dieu, par le motif sol-si bémol-la qu’on a déjà entendu sur mirabilia. On constate cependant que la mélodie s’élargit un peu : d’abord elle tient dans une quarte (ré-la), puis elle parcourt une quinte (ré-si bémol), puis une sixte (do-si bémol), prenant donc sa plus grande extension (et puissance) quand il s’agit de la révélation aux peuples. Mais c’est amené de façon très discrète, et la mélodie reste toujours centrée sur le fa (qui est la tonique).

    Voici cet introït par les Pères du Saint-Esprit de Chevilly (1957-58) :


    podcast
     

  • Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

    Fin du Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge

    Il faut faire ses actions en Marie.

    Pour bien comprendre cette pratique il faut savoir:

    1º Que la Très Sainte Vierge est le vrai paradis terrestre du nouvel Adam, et que l'ancien paradis terrestre n'en était que la figure. Il y a donc, dans ce paradis terrestre, des richesses, des beautés, des raretés et des douceurs inexplicables, que le nouvel Adam, Jésus-Christ, y a laissées. C'est en ce paradis qu'il a pris ses complaisances pendant neuf mois, qu'il a opéré ses merveilles et qu'il a étalé ses richesses avec la magnificence d'un Dieu. Ce très saint lieu n'est composé que d'une terre vierge et immaculée, dont a été formé et nourri le nouvel Adam, sans aucune tache ni souillure, par l'opération du Saint-Esprit, qui y habite. C'est en ce paradis terrestre où est véritablement l'arbre de vie qui a porté Jésus-Christ, le fruit de vie; l'arbre de science du bien et du mal qui a donné la lumière au monde. Il y a, en ce lieu divin, des arbres plantés de la main de Dieu et arrosés de son onction divine, qui ont porté et portent tous les jours des fruits d'un goût divin; il y a des parterres émaillés de belles et différentes fleurs des vertus, qui jettent une odeur qui embaume même les anges. Il y a dans ce lieu des prairies vertes d'espérance, des tours imprenables de force, des maisons charmantes de confiance, etc. Il n'y a que le Saint-Esprit qui puisse faire connaître la vérité cachée sous ces figures de choses matérielles. Il y a encore en ce lieu un air pur, sans infection, de pureté; un beau jour, sans nuit, de l'humanité sainte; un beau soleil, sans ombre, de la Divinité; une fournaise ardente et continuelle de charité, où tout le fer qui est mis est embrasé et changé en or; il y a un fleuve d'humilité qui sourd de la terre et qui, se divisant en quatre branches, arrose tout ce lieu enchanté; ce sont les quatre vertus cardinales.

    2º Le Saint-Esprit, par la bouche des saints Pères, appelle aussi la Sainte Vierge:
    1. la porte orientale, par où le grand prêtre Jésus-Christ entre et sort dans le monde; il y est entré la première fois par elle, et il viendra la seconde;

    2. le sanctuaire de la Divinité, le repos de la très Sainte Trinité, le trône de Dieu, la cité de Dieu, l'autel de Dieu, le temple de Dieu, le monde de Dieu. Toutes ces différentes épithètes et louanges sont très véritables, par rapport aux différentes merveilles de grâces que le Très-Haut a faites en Marie. Oh! quelles richesses! Oh! quelle gloire! Oh! quel plaisir! Oh! quel bonheur de pouvoir entrer et demeurer en Marie, où le Très-Haut a mis le trône de sa gloire suprême !

    Mais qu'il est difficile à des pécheurs comme nous sommes d'avoir la permission et la capacité et la lumière pour entrer dans un lieu si haut et si saint, qui est gardé non par un chérubin, comme l'ancien paradis terrestre, mais par le Saint-Esprit même qui s'en est rendu le maître absolu, de laquelle il dit: Hortus conclusus soror mea sponsa, hortus conclusus, fons signatus. Marie est fermée; Marie est scellée; les misérables enfants d'Adam et d'Eve, chassés du paradis terrestre, ne peuvent entrer à celui-ci que par une grâce particulière du Saint-Esprit, qu'ils doivent mériter.

    3° Après que, par sa fidélité, on a obtenu cette insigne grâce, il faut demeurer dans le bel intérieur de Marie avec complaisance, s'y reposer en paix, s'y appuyer avec confiance, s'y cacher avec assurance et s'y perdre sans réserve, afin que dans ce sein virginal:
    1. L'âme soit nourrie du lait de sa grâce et de sa miséricorde maternelle;

    2. y soit délivrée de ses troubles, craintes et scrupules;
    3. y soit en sûreté contre tous ses ennemis, le démon, le monde et le péché, qui n'y ont jamais eu entrée: c'est pourquoi elle dit que ceux qui opèrent en elle ne pècheront point: Qui operantur in me, non peccabunt, c'est-à-dire ceux qui demeurent en la Sainte Vierge en esprit ne feront point de péché considérable;
    4. afin qu'elle soit formée en Jésus-Christ et que Jésus-Christ soit formé en elle: parce que son sein est, comme disent les Pères, la salle des sacrements divins, où Jésus-Christ et tous les élus ont été formés: Homo et homo natus est in ea.

    4° Enfin il faut faire toutes ses actions pour Marie, Car, comme on s'est tout livré à son service, il est juste qu'on fasse tout pour elle comme un valet, un serviteur et un esclave; non pas qu'on la prenne pour la dernière fin de ses services, qui est Jésus-Christ seul, mais pour sa fin prochaine et son milieu mystérieux, et son moyen aisé pour aller à lui. Ainsi qu'un bon serviteur et esclave, il ne faut pas demeurer oisif; mais il faut, appuyé de sa protection, entreprendre et faire de grandes choses pour cette auguste Souveraine. Il faut défendre ses privilèges quand on les lui dispute; il faut soutenir sa gloire quand on l'attaque; il faut attirer tout le monde, si on peut, à son service et à cette vraie et solide dévotion; il faut parler et crier contre ceux qui abusent de sa dévotion pour outrager son Fils; il ne faut prétendre d'elle, pour récompense de ses petits services, que l'honneur d'appartenir à une si aimable Princesse, et le bonheur d'être par elle uni à Jésus, son Fils, d'un lien indissoluble dans le temps et l'éternité. GLOIRE A JESUS EN MARIE! GLOIRE A MARIE EN JESUS! GLOIRE A DIEU SEUL!

  • Saint Pierre Canisius

    Extrait de son catéchisme (qui connut plus de 200 éditions de son vivant):

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  • Saints Clet et Marcellin

    Cletus ann. VI m. duo dies. X. fuit temporibus Vespasiani et Titi et initia Domitiani, a cons. Vespasiano VIII et Domitiano V usque Domitiano VIIII et Rufo.

    Clet six ans, deux mois, dix jours. Ce fut au temps de Vespasien et Titus et au début de Domitien, depuis le consulat de Vespasien pour la 8e fois et de Domitien pour la 5e fois jusqu’à celui de Domitien pour la 9e fois et de Rufus.

    Telle est la notice du « Chronographe de 354 » pour le pape saint Clet. Les dates qu’indiquent les consulats pour ce pontificat sont 77 et 83.

    Et voici la notice du « Chronographe de 354 » pour le pape saint Marcellin :

    Marcellinus ann. VIII m. III d. XXV. fuit temporibus Diocletiani et Maximiani ex die prid. kal. Iulias a cons. Diocletiano VI et Constantio II usque in consul.  Diocletiano VIIII et Maximiano VIII. || quo tempore fuit persecutio et cessavit episcopatum ann. VII m. VI d. XXV.

    Marcellin huit ans, trois mois, 25 jours. Ce fut au temps de Dioclétien et de Maximien, depuis la veille des calendes de juillet depuis le consulat de Dioclétien pour la 6e fois et de Constance pour la 2e, jusqu’au consulat de Dioclétien pour la 9e fois et de Maximien pour la 8e. [Soit de 296 à 304.] En ce temps il y eut une persécution et l’épiscopat cessa pour sept ans, six mois et vingt-cinq jours.

    Cette dernière précision ne coïncide pas avec la chronologie officielle de l’Eglise, selon laquelle saint Marcellin a subi le martyre le 25 octobre 304 et a été suivi comme évêque de Rome par saint Marcel Ier le 27 mai 308, soit après une longue vacance de plus de trois ans et demi (due à l’intensité de la persécution), mais pas de 7 ans et demi. Ce qui est étrange est que, juste après, le même Chronographe nous dit qu’après Marcellin il y eut Marcel, à partir de la dixième fois que Maximien fut consul, soit en 308, ce qui correspond à la chronologie officielle de l’Eglise. Cela montre que le « Chronographe de 354 » est une compilation (postérieure à 354 pour cette période), et qu’on se souciait encore assez peu de cohérence historique...

  • Saint Marc

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    L’évangéliaire de Lindisfarne date de la fin du VIIe siècle ou du début du VIIIe. Il a été réalisé par saint Eadfrith, évêque de Lindisfarne, selon ce qu’atteste un colophon du Xe siècle.

    Chaque évangile commence par une présentation, où l’on voit ce qui est une caractéristique de cet évangéliaire : quelqu’un a ajouté entre les lignes des mots de vieil anglais qui traduisent des mots latins. C’est la plus ancienne traduction « anglaise » des évangiles.

    Puis vient le portrait de l’évangéliste, avec en regard une sorte de tapisserie, puis il y a la première page, très ornée, du texte.

    Chaque évangéliste est accompagné de son symbole, donc Marc est avec le lion. Un lion à trompette, comme pour souligner le rugissement… de saint Jean Baptiste qui commence cet évangile. Il est amusant de constater que Eadfrith a indiqué « image de lion », comme s’il n’était pas sûr d’avoir réussi son dessin, alors que selon les spécialistes actuels ce lion est particulièrement réussi par rapport aux autres représentations de l’époque. On note aussi que l’inscription imite celle des icônes byzantines, au point de reprendre le mot grec pour « saint », en le latinisant (et avec l’article grec) : O Agius Marcus.

    Et l’on pourra passer un certain temps à déchiffrer la première page qui dit pourtant tout simplement : « Initium Evangelii Iesu Christi, Filii Dei. Sicut scriptum est in Esaia propheta »…