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Liturgie - Page 2

  • Saint Robert Bellarmin

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    Dans les écrits de cet homme de gouvernement on perçoit de manière très claire, malgré la réserve derrière laquelle il cache ses sentiments, le primat qu'il accorde aux enseignements du Christ. Saint Bellarmin offre ainsi un modèle de prière, âme de toute activité: une prière qui écoute la Parole du Seigneur, qui se satisfait d'en contempler la grandeur, qui ne se replie pas sur elle-même, mais est heureuse de s'abandonner à Dieu. Un signe distinctif de la spiritualité de Robert Bellarmin est la perception vivante et personnelle de l'immense bonté de Dieu, grâce à laquelle notre saint se sentait vraiment le fils bien-aimé de Dieu et c'était une source de grande joie que de se recueillir, avec sérénité et simplicité, en prière, en contemplation de Dieu. Dans son livre De ascensione mentis in Deum — Elévation de l'esprit à Dieu — composé sur le schéma de l'Itinerarium de saint Bonaventure, il s'exclame: «O mon âme, ton exemple est Dieu, beauté infinie, lumière sans ombres, splendeur qui dépasse celle de la lune et du soleil. Lève les yeux vers Dieu dans lequel se trouvent les archétypes de toutes les choses, et dont, comme d'une source d'une infinie fécondité, dérive cette variété presque infinie des choses. C'est pourquoi tu dois conclure: celui qui trouve Dieu trouve toute chose, qui perd Dieu perd toute chose».

    Dans ce texte, on entend l’écho de la célèbre contemplatio ad amorem obtineundum — contemplation pour obtenir l’amour — des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola. Robert Bellarmin, qui vit dans la société fastueuse et souvent malsaine de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle, tire de cette contemplation des aspects pratiques et y projette la situation de l’Eglise de son temps avec un vif souffle pastoral. Dans l’ouvrage De arte bene moriendi — l’art de bien mourir — il indique, par exemple, comme règle sûre d’une bonne vie, et également d’une bonne mort, de méditer souvent et sérieusement le fait que l’on devra rendre compte à Dieu de ses propres actions et de sa propre façon de vivre, et de chercher à ne pas accumuler de richesses sur cette terre, mais à vivre simplement et avec charité de manière à accumuler des biens au Ciel. Dans l’ouvrage De gemitu colombae — le gémissement de la colombe, où la colombe représente l’Eglise — il rappelle avec force tout le clergé et les fidèles à une réforme personnelle et concrète de leur propre vie, en suivant ce qu’enseignent les Saintes Ecritures et les saints, parmi lesquels il cite en particulier saint Grégoire de Nazianze, saint Jean Chrysostome, saint Jérôme et saint Augustin, en plus des grands fondateurs des Ordres religieux, tels que saint Benoît, saint Dominique et saint François. Robert Bellarmin enseigne avec une grande clarté et à travers l’exemple de sa propre vie qu’il ne peut pas y avoir de véritable réforme de l’Eglise si auparavant il n’y a pas notre réforme personnelle et la conversion de notre cœur.

    Benoît XVI

  • Saint Pancrace

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    La grâce divine qui vous appelait à la couronne du martyre alla vous chercher jusqu’au fond de la Phrygie, ô Pancrace, pour vous conduire dans la capitale de l’empire, au centre de tous les vices et de toutes les erreurs du paganisme. Votre nom, confondu avec tant d’autres plus éclatants ou plus obscurs, ne semblait pas devoir laisser de trace dans la mémoire des hommes ; à quatorze ans, votre carrière était déjà terminée. Aujourd’hui cependant, votre nom est prononcé par toute la terre avec l’accent de la vénération ; il retentit à l’autel dans les prières qui accompagnent le Sacrifice de l’Agneau. D’où vous vient, ô jeune martyr, cette célébrité qui durera autant que le monde ? C’est qu’il était juste qu’ayant été associé à la mort sanglante de notre Christ, la gloire de son immortalité rejaillît jusque sur vous. Gloire soit donc à lui qui honore ainsi ses compagnons d’armes ! et gloire à vous, ô martyr, qui avez mérité une telle couronne ! En retour de nos hommages, daignez, ô Pancrace, jeter un regard de protection sur nous. Parlez de nous à Jésus votre chef et le nôtre. Dans cette vallée d’exil, nous chantons l’Alléluia pour sa résurrection qui nous a remplis d’espérances ; obtenez qu’un jour nous répétions avec vous au ciel ce même Alléluia, devenu éternel, et qui alors signifiera non plus l’espérance, mais la possession.

    Dom Guéranger

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  • Saints Philippe et Jacques

    Tanto témpore vobíscum sum, et non cognovístis me ? Philíppe, qui videt me, videt et Patrem meum, allelúia : non credis, quia ego in Patre, et Pater in me est ? Allelúia, allelúia.

    Il y a si longtemps que je suis avec vous, et vous ne me connaissez pas ? Philippe, celui que me voit, voit aussi mon Père, alléluia : ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Alléluia, alléluia.

    Le texte de l’antienne de communion de la messe de ce jour est tiré du dialogue de Jésus d’abord avec Thomas, puis avec Philippe qui finit par lui dire : « Montre-nous le Père et cela nous suffit. » (Jean 14). C'est aussi dans l'évangile, et c'est l'essentiel des antiennes de l'office. On ne peut assez remercier Philippe d'avoir posé la question qui nous a valu une réponse aussi éclairante sur la personne du Christ et sur la Trinité.

    Le texte est en deux parties, séparées par un alléluia. La première partie est déjà le texte du second alléluia d’avant le chant de l’évangile. Pour la communion est ajoutée, non pas la phrase suivante, mais celle d’après. En effet, entre les deux, il y a le reproche insistant : « Comment peux-tu dire : montre-nous le Père ? »

    Or cette phrase qui est en quelque sorte cachée dans l’antienne nous est adressée intérieurement au moment de la communion, insistant sur la signification très précise du propos de Jésus au moment où nous communions à son corps : nous qui le voyons et le goûtons, nous voyons et nous goûtons le Père. Jésus est dans le Père et le Père est en Jésus, et si Jésus est en nous, nous sommes en Jésus et donc dans le Père.

    Le chant de cette antienne est très beau, avec ce léger accent de reproche qui se dissout dans la contemplation.

  • Saint Paul de la Croix

    « Que le nom de Jésus soit béni !

    Moi, Paul-François, pauvre et indigne pécheur, et le dernier des serviteurs des pauvres de Jésus-Christ, environ deux ans après que l'infinie bonté de Dieu m'eut appelé à la pénitence, passant vers le soir par la rivière de Gênes, je vis une petite église située sur une montagne au-dessus de Sestri, et appelée la sainte Madone du Gazzo, et en la voyant, j'éprouvai un désir sensible de me fixer dans cette solitude ; mais obligé par devoir de charité d'assister mes parents, je ne pus jamais en venir à l'exécution, et je dus me contenter de le garder dans mon coeur. Quelque temps après, (je ne me souviens plus au juste ni du mois ni du jour), j'eus une nouvelle inspiration, mais beaucoup plus forte de me retirer dans la solitude; et ces inspirations, le bon Dieu me les donnait avec une grande consolation intérieure. Dans ce même temps, la pensée me vint de prendre pour vêtement une tunique noire de gros drap fait de la laine la plus commune du pays, de marcher nu-pieds, de vivre dans la plus grande pauvreté, en un mot, de mener avec la grâce de Dieu une vie pénitente. Cette pensée ne me quitta plus; un attrait toujours plus puissant me portait à me retirer, non plus auprès de la petite église dont j'ai parlé, mais n'importe en quelle solitude, et cela pour suivre les invitations amoureuses de mon Dieu dont l'infinie bonté m'appelait à quitter le monde. Mais comme je ne pouvais donner suite à cette pieuse inspiration, parce que j'étais nécessaire à ma famille, c'est-à-dire à mon père, à ma mère et à mes frères, je tenais toujours ma vocation secrète, excepté que j'en conférais avec mon père spirituel. Je ne savais pas ce que Dieu voulait de moi; c'est pourquoi je ne songeais à autre chose qu'à me dégager des embarras domestiques pour pouvoir me retirer ensuite. Mais le Souverain Bien qui, dans sa bonté infinie, avait d'autres vues sur ce misérable ver de terre, ne permit jamais que j'eusse ma liberté en ce temps-là. Quand j'étais sur le point de me dégager entièrement, il s'élevait de nouvelles difficultés ; elles ne faisaient qu'augmenter mes désirs. Quelquefois, il me vint aussi la pensée de réunir des compagnons pour vivre en communauté et promouvoir la crainte de Dieu dans les âmes: c'était là mon plus ardent désir; mais pour ce projet de réunir des compagnons, je n'en tenais pas compte, et cependant il restait fixé au fond de mon cœur. En somme, pour ne pas m'étendre davantage, je dirai combien de temps durèrent ces désirs et ces inspirations, jusqu'à ce que je reçusse la nouvelle lumière dont je vais parler. Je ne saurais le dire précisément, parce que je n'en ai pas tenu note; je dirai du plus au moins: deux ans et demi environ. L'été dernier, je ne sais à quelle époque, car je ne me souviens ni du mois ni du jour, ne l'ayant pas écrit, je sais seulement que c'était le moment de la moisson, un jour de la semaine, je fis la sainte communion dans l'église des capucins de Castellazzo, et je me rappelle que j'entrai alors dans un profond recueillement. Après cela, je partis pour retourner à la maison et je marchais par les rues, aussi recueilli que dans l'oraison. Quand je fus au coin de la rue voisine de la maison, je fus élevé en Dieu avec un recueillement très profond, un oubli de toutes choses et une très grande suavité intérieure, et dans ce moment, je me vis en esprit revêtu, de noir jusqu'à terre avec une croix blanche sur la poitrine; sous la croix, je portais écrit le saint nom de Jésus eu lettres blanches. Dans ce même instant je m'entendis adresser ces propres paroles : «Ceci est un signe pour marquer combien doit être pur et sans tache le cœur qui doit porter écrit le Très Saint Nom de Jésus». Cette vue et ces paroles me firent répandre des larmes, et puis je m'arrêtai. A peu de temps de là, je vis en esprit qu'on me présentait la sainte tunique avec le nom sacré de Jésus et la croix toute blanche; la tunique toutefois était noire, et je l'embrassai dans l'allégresse de mon cœur.

    Le lecteur saura que loue je me vis présenter la sainte tunique, je ne vis point de forme corporelle, comme par exemple, la figure d'un homme; pour cela, non; mais je le vis en Dieu; l'âme en effet connaît que c'est Dieu, parce que lui-même le lui fait comprendre par les mouvements intérieurs du cœur et par les lumières qu'il répand dans l'esprit, mais d'une manière si sublime qu'il est très difficile de l'expliquer. Ce que l'âme entend alors est quelque chose de si grand qu'on ne saurait le dire ni l'écrire. Pour être mieux compris, je dirai que c'est là une sorte de vision spirituelle, comme Dieu a daigné m'accorder plusieurs fois dans sa bonté, lorsqu'il a voulu m'envoyer quelque épreuve particulière.

    Pendant que j'étais en oraison, je vis un fouet entre les mains de Dieu, et ce fouet avait des cordes comme les disciplines. Au-dessus était écrit ce mot: «Amour»; dans le même instant, le Seigneur m'éleva à une très haute contemplation: mon âme comprit que Dieu voulait la flageller, mais par amour. Elle s'élançait avec vitesse vers ce fouet pour l'embrasser et le baiser en esprit. Dans le fait, chaque fois que Dieu a daigné m'accorder cette vision, il ne tardait pas à m'arriver quelque tribulation très sensible, et je savais d'une manière certaine qu'il en serait ainsi, parce que Dieu m'en donnait l'intelligence infuse.

    Or, j'écris ces choses pour m'expliquer et pour dire d'après l'intelligence que Dieu me donne, que je tiens ce que je vois en esprit par la lumière sublime de la foi pour plus assuré que si je le voyais des yeux du corps : ceux-ci pourraient me séduire par quelque fantôme; il n'y a au contraire aucun danger d'erreur d'autre part à raison de l'intelligence que Dieu me donne, d'autant plus que je m'en réfère au jugement de mes supérieurs, me soumettant aux décisions que le Saint-Esprit leur inspirera.

    Ainsi, quand j'ai dit que j'avais vu dans les mains de Dieu, je ne veux pas dire que j'ai vu, je veux dire seulement que l'âme sent d'une manière très relevée qu'elle se trouve dans Celui qui est immense, et c'est ce qui m'est arrivé à propos de la sainte tunique.

    Qu'on sache en outre que depuis qu'il a plu à Dieu de me retirer des exercices de la méditation, qui consiste à discourir sur les mystères, en passant d'un point à un autre, je n'ai plus de formes imaginaires.

    Or, pour poursuivre mon récit des merveilles de Dieu, après la vision de la sainte tunique et du signe sacré, Dieu me donna un désir et un attrait plus grands de réunir des compagnons et de fonder avec l'approbation de la sainte Église une congrégation qui aurait pour titre: «les pauvres de Jésus». Après cela, Dieu a imprimé dans mon esprit la forme de la sainte règle qui devait être observée par les pauvres de Jésus et par moi, son très humble et très indigne serviteur. On m'a ordonné de l'écrire; et je vais le faire par obéissance avec le secours du Saint-Esprit.

    Qu'on sache que le but qui m'a été assigné de Dieu dans cette congrégation ne consiste en autre chose, sinon, en premier lieu, d'observer parfaitement la loi du bon Dieu par la pratique parfaite des conseils évangéliques, et particulièrement du détachement total de toutes les créatures, en nous exerçant parfaitement à la sainte pauvreté; si nécessaire pour garder les autres conseils, nous maintenir dans la ferveur de l'oraison, avoir du zèle pour l'honneur de Dieu, exciter sa crainte dans les âmes, travailler à la destruction du péché, en un mot, pour être infatigables au milieu des saintes fatigues du zèle afin que notre bon Dieu soit ainsi aimé, craint, servi et loué par tous, dans les siècles des siècles, amen.

    Que le nom de Jésus soit béni ! »

  • Saint Pierre Canisius

    La spiritualité de saint Canisius se caractérise par une profonde amitié personnelle avec Jésus. Il écrit, par exemple, le 4 septembre 1549 dans son journal, parlant avec le Seigneur: «Toi, à la fin, comme si tu m'ouvrais le cœur du Très Saint Corps, qu'il me semblait voir devant moi, tu m'as commandé de boire à cette source, en m'invitant pour ainsi dire à puiser les eaux de mon salut à tes sources, ô mon Sauveur». Puis il voit que le Sauveur lui donne un vêtement en trois parties qui s'appellent paix, amour et persévérance. Et avec ce vêtement composé de paix, d’amour et de persévérance, Canisius a mené son œuvre de renouveau du catholicisme. Son amitié avec Jésus — qui est au centre de sa personnalité — nourrie par l'amour de la Bible, par l'amour du Sacrement, par l'amour des Pères, cette amitié était clairement unie avec la conscience d'être dans l'Eglise un continuateur de la mission des Apôtres. Et cela nous rappelle que chaque évangélisateur authentique est toujours un instrument uni — et cela même le rend fécond — avec Jésus et avec son Eglise.

    Saint Pierre Canisius s’était formé à l’amitié avec Jésus dans le milieu spirituel de la Chartreuse de Cologne, dans laquelle il était en contact étroit avec deux mystiques chartreux: Johann Lansperger, latinisé en Lanspergius, et Nicolas van Hesche, latinisé en Eschius. Il approfondit par la suite l’expérience de cette amitié, familiaritas stupenda nimis, avec la contemplation des mystères de la vie de Jésus, qui occupent une grande partie des Exercices spirituels de saint Ignace. Son intense dévotion au Cœur du Seigneur, qui atteint son sommet dans la consécration au ministère apostolique dans la Basilique vaticane, trouve ici son fondement.

    Dans la spiritualité christocentrique de saint Pierre Canisius s’enracine une conviction profonde: il n’y a pas d’âme soucieuse de sa propre perfection qui ne pratique chaque jour la prière, l’oraison mentale, moyen ordinaire qui permet au disciple de Jésus de vivre dans l’intimité du Maître divin. C’est pourquoi, dans les écrits destinés à l’éducation spirituelle du peuple, notre saint insiste sur l’importance de la liturgie avec ses commentaires des Evangiles, des fêtes, du rite de la Messe et des autres sacrements, mais, dans le même temps, il a soin de montrer aux fidèles la nécessité et la beauté de la prière personnelle qui accompagne et imprègne la participation au culte public de l’Eglise.

    Benoît XVI

  • Saints Clet et Marcellin

    Au témoignage de saint Irénée, Clet ne ferait qu’un avec Anaclet qui gouverna l’Église après Lin et avant Clément. De sa vie nous ne savons rien, sauf ce que nous dit la notice du Liber Pontificalis : qu’il embellit les tombes des Princes des Apôtres, et qu’il fut enseveli au Vatican. Le fait que Clet fut élevé au suprême pontificat alors que des disciples immédiats de Pierre et de Paul vivaient encore, témoigne de ses grands mérites, prophétisés par son nom même [du grec Cletos, appelé].

    Plus obscure est l’histoire du pape Marcellin, sur le compte duquel coururent dès l’antiquité les plus bizarres légendes. Selon quelques écrits apocryphes de l’époque des contestations qui suivirent l’élection du pape Symmaque, il aurait d’abord offert de l’encens aux idoles, puis aurait expié comme Pierre cette apostasie, en affrontant spontanément le martyre.

    Dans la liste des depositiones episcoporum son nom, il est vrai, est omis, mais cette absence, qu’il ne faut pas se hâter d’expliquer par une damnatio memoriae, peut simplement être attribuée au copiste du laterculum philocalien. En effet, le pape Marcellin non seulement eut une honorable sépulture au cimetière de Priscille près du martyr Crescention, mais sa tombe était pieusement visitée par les pèlerins, si bien qu’il a le titre de Saint dans le livre De locis Sanctorum Martyrum. Les mêmes apocryphes qui lui attribuent le martyre attestent indirectement la vénération dont au Ve siècle le pape Marcellin était l’objet à Rome, car, dans l’intérêt de la cause du pape Symmaque, ils cherchent à l’exploiter, en proposant le pontife Marcellin comme un premier exemple de la chute d’un pape et de sa réhabilitation postérieure. Une certaine obscurité sur le compte de Marcellin demeure toujours, mais l’antiquité de son culte est bien démontrée par les itinéraires des Catacombes. (…)

    Dieu garde et venge jalousement la réputation de ses serviteurs, conformément à ce qui est écrit au sujet de Joseph : Sapientia... mendaces ostendit qui maculaverunt illum [La Sagesse a montré que ceux qui l’avaient sali étaient des menteurs – Sagesse 10,13]. Ainsi des personnes intéressées ont pu émettre les plus étranges jugements sur le compte de Marcellin ; cependant sa tombe, au cimetière de Priscille, est en vénération de toute antiquité, et l’Église, qui est certainement assistée par le Saint-Esprit, se recommande aujourd’hui à ses pieuses prières en le proposant à la vénération des fidèles.

    Bienheureux cardinal Schuster

  • Saint Marc

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    Icône de Victor Fakhoury

    Doxologie de saint Marc (liturgie copte):

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  • Bréviaire dominicain

    Le site Dominican Liturgy propose désormais en téléchargement PDF le Bréviaire dominicain de 1909, qui est considéré comme la meilleure édition avant le bouleversement du bréviaire romain par saint Pie X - bizarrement adopté par les dominicains.

    C’est dans la colonne de gauche où il y a profusion de documents téléchargeables :

    Tome 1.

    Tome 2.

  • Triste Irlande

    L’évêque de Limerick, Mgr Brendan Leahy, a décidé qu’il n’y aurait aucune messe dans son diocèse demain mardi. Soi-disant pour alerter les fidèles sur la diminution dramatique du nombre des prêtres.

    En fait, même si en Irlande aussi il y a de moins en moins de (jeunes) prêtres, dans le diocèse de Limerick il y a néanmoins 83 prêtres en activité pour 60 paroisses, ce qui n’est pas exactement le désert…

    En fait, l’évêque a pris prétexte d’une réunion de « formation », à laquelle tous ses prêtres doivent assister, pour appeler à la célébration d’ADAP, des assemblées sans prêtre, afin, dit-il, de préparer les fidèles à l’absence de prêtres.

    Quoi qu’il en soit, l’impact ne peut qu’être limité, un jour de semaine, même si c’est la fête de saint Marc.

    Mais on retiendra que, de la volonté d’un évêque, il n’y aura pas de messe dans ce diocèse pour la première fois depuis la fin de la persécution anglicane…

    Quant à l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, il fait savoir qu’il y aura néanmoins deux messes demain dans le diocèse : ses deux messes de saint Pie V…

  • Saint Fidèle de Sigmaringen

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    Il a déployé la plénitude de sa charité en soulageant et en secourant extérieurement son prochain ; ouvrant à tous les malheureux des bras paternels, il faisait vivre de véritables troupes de pauvres par les aumônes qu'il recueillait de partout. Il remédiait à l'abandon des orphelins et des veuves en leur procurant du secours auprès des puissants et des princes. Sans relâche il apportait aux prisonniers tout le réconfort, spirituel et corporel, dont il était capable ; il visitait assidûment tous les malades, leur apportait de la joie et, après les avoir réconciliés avec Dieu, les fortifiait pour le dernier combat. En ce genre, il n'a jamais moissonné plus de mérites que lorsque l'armée autrichienne, cantonnée dans les Grisons, presque tout entière frappée par une épidémie, s'offrait à la maladie et à la mort comme une proie digne de pitié.

    Cet homme de foi, Fidèle par son nom et par sa vie, se distingua, en même temps que par sa charité, par son ardeur pour défendre la foi. Il la prêcha inlassablement, et peu de jours avant de la confirmer par son sang, dans son dernier sermon, il laissa comme son testament en prononçant ces paroles :

    « O foi catholique, comme tu es ferme, comme tu es inébranlable, bien enracinée, bien fondée sur la pierre solide ! Le ciel et la terre disparaîtront, mais tu ne pourras jamais disparaître. Dès le commencement, le monde entier t'a contredite, mais tu as triomphé de tous par ta grande puissance. La victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi. Elle a fait plier des rois très puissants sous le joug du Christ, elle a conduit les peuples à obéir au Christ. Qu'est-ce qui a fait que les saints apôtres et martyrs ont subi de durs combats et de cruels supplices, sinon la foi, principalement la foi en la résurrection ? Qu'est-ce qui a conduit les anciens moines à dédaigner les plaisirs, à mépriser les honneurs, à piétiner les richesses pour mener au désert une vie céleste, sinon la foi vive ? De nos jours, qu'est-ce qui entraîne les Chrétiens à rejeter la facilité, à renoncer au confort, à supporter les épreuves, à souffrir une vie pénible ? C'est la foi vive qui agit par la charité. C'est elle qui fait abandonner les biens présents par l'espérance des biens futurs et, en échange des biens présents, recevoir les biens du monde à venir. »

    Benoît XIV, lors de sa canonisation, le 29 juin 1746

    Timbre poste du Liechtenstein 1982