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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2287

  • Jésus et le droit canon

    L'évangile de ce jour (Jean 8) :

    Alors les scribes et les pharisiens lui amenèrent une femme surprise en adultère; et ils la placèrent au milieu de la foule. Et ils dirent à Jésus: Maître, cette femme vient d'être surprise en adultère. Or Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Toi donc, que dis-tu? Ils disaient cela pour le tenter, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus, se baissant, écrivait avec son doigt sur la terre. Et comme ils persistaient à l'interroger, il se releva, et leur dit: Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette la pierre le premier. Puis, se baissant de nouveau, il écrivait sur la terre. Mais, ayant entendu cela, ils se retirèrent l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés; et Jésus demeura seul avec cette femme, qui était debout au milieu. Alors Jésus, se relevant, lui dit: Femme, où sont ceux qui t'accusaient? Personne ne t'a-t-il condamnée? Elle dit: Personne, Seigneur. Jésus lui dit: Moi non plus, Je ne te condamnerai pas; va, et désormais ne pèche plus.

    C'est le même Jésus qui dit ailleurs (Matthieu 5) :

    Ne pensez pas que je sois venu abolir la loi ou les prophètes; je ne suis pas venu les abolir, mais les accomplir. Car en vérité, je vous le dis, jusqu'à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait ne disparaîtra pas de la loi, que tout ne soit accompli. Celui donc qui violera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera les hommes à le faire, sera appelé le plus petit dans le royaume des Cieux; mais celui qui fera et enseignera, celui-là sera appelé grand dans le royaume des Cieux.

    La clef se trouve dans le verset suivant :

    Car Je vous dis que si votre justice n'est pas plus abondante que celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume des Cieux.

  • A Gaza, c’était une guerre sainte contre les païens

    Lors de l'offensive de décembre et janvier contre le Hamas à Gaza, des aumôniers juifs de l'armée israélienne martelaient aux soldats qu'ils menaient une guerre sainte contre les païens, révèle le journal libéral Haaretz.

    "Leur message était très clair : nous sommes le peuple juif, nous devons à un miracle d'être venu sur cette terre. Dieu nous y a ramenés et il nous faut maintenant combattre pour expulser les païens qui s'opposent à notre conquête de cette terre sainte", a confié au journal un officier protégeant son anonymat sous le pseudonyme de Ram.

    Déjà, fin janvier, l'armée avait "sévèrement réprimandé" l'aumônier juif principal de l'armée, le général Aichaï Rontzki, pour avoir distribué à la troupe durant le conflit une plaquette rédigée par un rabbin civil ultra-nationaliste qui incitait les militaires à se montrer sans pitié envers un "ennemi cruel".

    Les révélations parues vendredi dans Haaretz interviennent au lendemain de la publication par ce même journal de récits d'exactions des soldats à Gaza, dont le rapporteur spécial de l'Onu pour les territoires palestiniens, Richard Falk, a jugé qu'elles relevaient des crimes de guerre.

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  • La Commission européenne rappelle Sarkozy à son bon souvenir

    La Commission européenne fait savoir qu'elle va demander à la France des explications sur la décision de Renault de rapatrier une partie de sa production en Slovénie vers la France, annoncée ce matin par le porte-parole du gouvernement Luc Chatel sur Europe 1 et confirmée par la firme automobile.

    Le porte-parole de la Commission européenne Jonathan Todd juge "surprenant" qu'un responsable du gouvernement français fasse le lien entre ce rapatriement de production et les milliards d'aides attribués par Paris dans le cadre de son plan automobile : cette décision peut sembler "contradictoire" avec les promesses françaises de ne pas faire de lien entre les aides attribuées et la production des différentes usines européennes des groupes automobiles français.

    En effet (cf. Daoudal Hebdo N°25), la Commission avait avalisé le plan français de soutien à l'automobile parce que « les autorités françaises se sont engagées à ne pas mettre en œuvre de mesures d'aide au secteur automobile qui contreviendraient aux principes du marché intérieur ». En clair, la France s'est engagée à ce que « les conventions de prêt avec les constructeurs automobiles ne contiennent aucune condition relevant de la localisation de leurs activités ou de l'approvisionnement en priorité auprès de fournisseurs installés en France ».

    Une condition soigneusement passée sous silence par Nicolas Sarkozy, qui s'était une fois de plus couché devant Bruxelles.

  • L’épiscopat français soutient Benoît XVI…

    "Notre détermination en faveur de ceux qui souffrent va se poursuivre, nous considérons le préservatif comme une composante majeure de la lutte contre la maladie." Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France.

    (déclaration à l'AFP)

  • Une autre nouvelle tchèque

    Mardi, Mirek Topolanek a retiré in extremis de l'ordre du jour de la chambre tchèque des députés la ratification du traité avec les Etats-Unis sur l'installation de bases du bouclier antimissile en République tchèque (déjà votée par le Sénat).

    La raison officielle est qu'il n'était pas sûr d'avoir la majorité et qu'il ne voulait pas alourdir encore le climat dans cette assemblée sans majorité stable et qui s'apprête à débattre d'une motion de censure.

    C'est une vraie raison, mais il y en une autre, c'est que Barack Obama a gelé pour le moment le programme du bouclier antimissile, et qu'il n'y a donc aucune urgence pour ratifier ce traité dans un tel climat.

    Le problème est que les sénateurs ODS ont fait savoir il y a déjà plusieurs semaines que le vote sur le traité sur le bouclier antimissile était lié au vote sur le traité de Lisbonne : sans l'un, il n'y aura pas l'autre.

    Y a-t-il un danger de tuer le traité de Lisbonne ? a demandé jeudi aktuálne.cz au Premier ministre. Réponse :

    - Je pense que c'est possible. Mais je soulignerai que ce n'est pas entièrement de notre responsabilité. Je ne donnerai à personne, et en aucun cas, de consigne de vote. Je l'ai déjà dit plusieurs fois.

    (On notera aussi sa réponse plutôt sympathique à la question de savoir si son gouvernement peut survivre à la motion de censure : « Cela ne m'inquiète pas. C'est ce à quoi je suis confronté depuis juin 2006. S'il se manifeste une volonté que quelqu'un d'autre dirige, qu'il en soit ainsi, quelqu'un d'autre peut diriger à ma place. C'est toujours dans l'ordre du probable, et tout homme politique doit être prêt à affronter cela. »)

  • République tchèque : le traité de Lisbonne à petits pas

    La Chambre des députés tchèques (qui a approuvé la ratification du traité de Lisbonne le mois dernier) a adopté, hier, une réglementation visant à empêcher le gouvernement de transférer des compétences nationales à l'Union européenne sans l'accord des deux chambres du Parlement. L'adoption de cette réglementation était une condition formulée par les sénateurs de l'ODS pour une éventuelle ratification du traité de Lisbonne à la Chambre haute.

  • Carpentras : une chapelle vandalisée

    Communiqué de Marie-Odile Rayé

    Marie-Odile Rayé, secrétaire départementale du FN, conseiller régional PACA, s'indigne et condamne une fois de plus, devant la récidive, par des voyous, de la dégradation d'un nouveau lieu de culte catholique à Carpentras.

    Après le pillage des vases sacrés de la Cathédrale Saint Siffrein, c'est aux vitraux de la célèbre et populaire chapelle de Notre Dame de Santé qu'ils s'en prennent.

    Le Front National dénonce avec force et indignation, dit NON à ce pillage du patrimoine français et chrétien.

    Le FN, s'étonne d'autre part du silence des autorités locales; anticléricalisme ou non, profanation ou non, c'est encore d'une discrimination religieuse qu'il s'agit.

    Avec Jean-Marie Le Pen et le Front National, aux européennes faites vous respecter. Faites respecter l'identité française et chrétienne.

    [La chapelle Notre-Dame de Santé a été construite au début du XVIe siècle sous le vocable de Notre-Dame du Salut. Elle a été reconstruite en 1748. Chaque année, la neuvaine qui se tient au mois de juillet célèbre le miracle qui permit à la ville d'échapper à l'épidémie de peste et qui lui a donné son nom actuel en 1630. Elle se trouve tout près des deux principales mosquées.]

  • La télé d’Etat milite contre le pape

    Selon Le Point, en réponse à Benoît XVI, le logo du Sidaction, c'est-à-dire de l'idéologie du tout préservatif, sera incrusté dimanche dans les émissions religieuses de France 2, dont la messe.

    (On rappellera que c'est un journaliste de France 2 qui a posé au pape la question sur le préservatif.)

  • La réconciliation

    Extrait du discours de Benoît XVI, hier, aux membres du Conseil spécial pour l'Afrique du Synode des évêques.

    Selon le Concile Œcuménique Vatican II, « l'Église est, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c'est-à-dire le signe et l'instrument de l'union intime avec Dieu et de l'unité de tout le genre humain » (Lumen gentium 1). Pour bien remplir sa mission, l'Église doit être une communauté de personnes réconciliées avec Dieu et entre elles. De cette manière, elle peut annoncer la Bonne Nouvelle de la réconciliation à la société actuelle, qui connaît malheureusement en de nombreux lieux des conflits, des violences, des guerres, et de la haine. Votre continent n'a pas été épargné, hélas, et il a été et est encore le triste théâtre de graves tragédies qui appellent à une vraie réconciliation entre les peuples, les ethnies et les hommes. Pour nous chrétiens, cette réconciliation s'enracine dans l'amour miséricordieux de Dieu le Père et elle se réalise à travers la personne du Christ-Jésus, qui, dans l'Esprit Saint, a offert à tous la grâce de la réconciliation. Les conséquences se manifesteront alors par la justice et la paix, indispensables pour construire un monde meilleur.

    En réalité, qu'y a-t-il de plus dramatique, dans le contexte sociopolitique et économique actuel du continent africain, que le combat souvent sanglant entre groupes ethniques ou peuples frères ? Et si le Synode de 1994 a insisté sur l'Église-Famille de Dieu, quel peut être l'apport de celui de cette année à la construction de l'Afrique, assoiffée de réconciliation et à la recherche de la justice et de la paix ? Les guerres locales ou régionales, les massacres et les génocides qui se déroulent sur le continent doivent nous interpeller de manière toute particulière : s'il est vrai qu'en Jésus Christ, nous appartenons à la même famille et partageons la même vie, puisque dans nos veines circule le même Sang du Christ, qui fait de nous les fils de Dieu, membres de la Famille de Dieu, il ne devrait donc plus y avoir de haines, d'injustices et de guerres entre frères.

  • La famille de Simon de Cyrène

    Extrait du discours que le pape Benoît XVI a adressé hier aux malades au Centre national Cardinal Léger de réhabilitation des handicapés à Yaoundé.

    Face aux tourments, nous nous sentons démunis et nous ne trouvons pas les mots justes. Devant un frère ou une sœur plongé dans le mystère de la Croix, le silence respectueux et compatissant, notre présence habitée par la prière, un geste de tendresse et de réconfort, un regard, un sourire, en font plus parfois que bien des discours. Cette expérience a été vécue par un petit groupe d'hommes et de femmes, dont la Vierge Marie et l'Apôtre Jean, qui ont suivi Jésus au cœur de sa souffrance lors de sa passion et de sa mort sur la Croix. Parmi eux, nous rapporte l'Évangile, se trouvait un Africain, Simon de Cyrène. Il fut chargé d'aider Jésus à porter sa Croix sur le chemin du Golgotha. Cet homme, bien involontairement, est venu en aide à l'Homme des douleurs, abandonné par tous les siens et livré à une violence aveugle. L'histoire rapporte donc qu'un Africain, un fils de votre continent, a participé, au prix de sa propre souffrance, à la peine infinie de Celui qui rachetait tous les hommes, y compris ses bourreaux. Simon de Cyrène ne pouvait pas savoir qu'il avait son Sauveur devant les yeux. Il a été « réquisitionné » pour l'aider (cf. Mc 15, 21) ; il a été contraint, forcé à le faire. Il est difficile d'accepter de porter la croix d'un autre. Ce n'est qu'après la résurrection qu'il a pu comprendre ce qu'il avait fait. Ainsi en va-t-il de chacun de nous, frères et sœurs : au cœur de la détresse, de la révolte, le Christ nous propose sa présence aimante même si nous avons du mal à comprendre qu'Il est à nos côtés. Seule la victoire finale du Seigneur nous dévoilera le sens définitif de nos épreuves.

    Ne peut-on pas dire que tout Africain est en quelque sorte membre de la famille de Simon de Cyrène ? Tout Africain et tout homme qui souffrent, aident le Christ à porter sa Croix et montent avec lui au Golgotha pour ressusciter un jour avec lui. En voyant l'infamie dont Jésus est l'objet, en contemplant son visage sur la Croix, et en reconnaissant l'atrocité de sa douleur, nous pouvons entrevoir, par la foi, le visage rayonnant du Ressuscité qui nous dit que la souffrance et la maladie n'auront pas le dernier mot dans nos vies humaines. Je prie, chers frères et sœurs, pour que vous sachiez vous reconnaître dans ce 'Simon de Cyrène'. Je prie, chers frères et sœurs malades, pour que beaucoup de 'Simon de Cyrène' viennent aussi à votre chevet.