Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 2289

  • Daoudal Hebdo N° 27

    27.jpg
    Dans ce numéro

    Page 2
    La TVA sur la restauration, suite sans fin
    L’allaitement maternel

    Page 3
    Un mystère maçonnique
    La véritable liberté de conscience

    Page 4
    Les députés européens ne doivent plus dire « Madame »
    Fabrique d’hilotes

    Page 5
    Les évêques espagnols s’engagent
    L’euthanasie légale au Luxembourg

    Page 6
    Vers une grande mosquée à Metz
    Milli Görüs

    Page 7
    La lettre historique de Benoît XVI

    Page 8
    Ce que dit l’ange de l’Annonciation
    Dimanche prochain…

  • Saint Joseph

    Rappelez-vous maintenant le patriarche de ce nom qui fut vendu en Egypte; non seulement il portait le même nom, mais encore il eut sa chasteté, son innocence et sa grâce. En effet, le Joseph qui fut vendu par ses frères qui le haïssaient et conduit en Egypte, était la figure du Christ qui, lui aussi, devait être vendu; notre Joseph, de son côté, pour fuir la haine d'Hérode, porta le Christ en Egypte (Matth., II, 14), Le premier, pour demeurer fidèle à son maître, ne voulut point partager le lit de sa maîtresse (Gen., XXXIX, 12); le second, reconnaissant sa maîtresse dans la mère de son Seigneur, la vierge Marie, observa lui-même fidèlement les lois de la continence. A l'un fut donnée l'intelligence des songes, à l'autre il fat accordé d'être le confident des desseins du ciel et d'y coopérer pour sa part. L'un a mis le blé en réserve non pour lui, mais pour son peuple; l'autre reçut la garde du pain du ciel non seulement pour son peuple, mais aussi pour lui. On ne peut douter que ce Joseph, à qui fut fiancée la mère du Sauveur, n'ait été un homme bon et fidèle, ou plutôt le serviteur même fidèle et prudent que le Seigneur a placé près de Marie pour être le consolateur de sa mère, le père nourricier de son corps charnel et le fidèle coopérateur de sa grande oeuvre sur la terre. Ajoutez à cela qu'il était de la maison de David, selon l'Evangéliste; il montra qu'il descendait en effet de cette source royale, du sang même de David, ce Joseph, cet homme noble par sa naissance; mais plus noble encore par le coeur. Oui, ce fut un digne fils de David, un fils qui n'était point dégénéré de son père; irais quand je dis qu'il était un digne fils de David, je dis non seulement selon la chair, irais pour sa foi, pour sa sainteté et pour sa dévotion. Dieu le trouva en effet comme son aïeul David un homme selon son coeur, puisqu'il lui confia son plus saint mystère, lui révéla les secrets les plus cachés de sa sagesse, lui fit connaître une merveille qu'aucun des princes de ce monde n'a connu, lui accorda la garde de voir ce dont la vue fut ardemment désirée mainte fois par une foule de rois et de prophètes, d'entendre celui qu'ils n'ont point entendu; non seulement il lui fut donné de le voir et de l'entendre, mais il eut l'honneur de le porter dans ses bras, de le conduire par la main, de le presser sur son coeur, de le couvrir de baisers, de le nourrir et de veiller à sa garde. Il faut croire que Marie ne descendait pas moins que lui de la maison de David, car elle n'aurait point été fiancée à un homme de cette royale lignée, si elle n'en eût point été elle-même. Ils étaient donc l'un et l'autre de la famille royale de David; mais ce n'est qu'en Marie que se trouva accomplie la promesse véridique que le Seigneur avait faite à David, Joseph ne fut que le témoin et le confident de son accomplissement.

    (saint Bernard, homélie 2 sur Missus)

  • Washington, capitale africaine

    A Washington, 3% des habitants sont séropositifs, un pourcentage équivalent à celui observé dans certains pays d'Afrique comme le Nigeria ou le Tchad, selon un rapport officiel.

    Les chiffres publiés par les services de santé municipaux révèlent que le nombre de personnes séropositives dans la capitale des Etats-Unis a progressé de 22% de 2006 à 2007, pour s'établir à 15.120 personnes.

    Certains spécialistes estiment que les véritables chiffres de l'infection pourraient être encore supérieurs. "Je pense que le taux de prévalence réel (la proportion de séropositifs dans la population de la ville) pourrait être 30 à 50% plus élevé", dans la mesure où nombre d'habitants sont probablement contaminés par le VIH sans le savoir, a déclaré lors d'un entretien téléphonique le Dr Shannon Hader, qui dirige les services municipaux chargés de la lutte contre le VIH/sida.

    Avec 6,5% de séropositifs, les hommes afro-américains représentent la population la plus concernée par l'infection par le VIH. Globalement, 76% des habitants de Washington infectés par le VIH sont des Afro-Américains, alors que ceux-ci ne représentent que 53% du demi-million d'habitants de la ville.

    D'après les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), les organismes chargés de la veille sanitaire aux Etats-Unis, Washington est la ville confrontée à l'épidémie la plus sévère du pays.

    (Reuters)

    Et ils n'ont pas de préservatifs, à Washington ?

  • Et encore 16 mesures

    Nicolas Sarkozy a annoncé au commissariat de Gagny, devant la presse, 16 mesures policières et judiciaires pour combattre le phénomène des bandes violentes.

    On attendait la 17e, mais elle n'est pas venue :

    L'application des lois...

  • Un « groupe catholique »

    Titre d'une dépêche de l'AFP :

    USA: un groupe catholique condamne les propos du pape sur le préservatif

    Il s'agit de « Catholics for choice ».

    Mais un groupe qui milite pour le droit à l'avortement ne peut pas être catholique...

  • Propos d’évêques

    Le cardinal Théodore-Adrien Sarr, archevêque de Dakar : « Je demande aux Occidentaux de ne pas nous imposer leur unique et seule façon de voir. Dans des pays comme les nôtres, l'abstinence et la fidélité sont des valeurs qui sont encore vécues. Avec leur promotion, nous contribuons à la prévention contre le sida ». « Nous ne pouvons pas promouvoir l'utilisation du préservatif, mais prêcher les valeurs morales qui, pour nous, demeurent valables, afin d'aider nos populations à se prémunir du sida : l'abstinence et la fidélité. »

    Mgr Simon Ntamwana, archevêque de Gitega au Burundi, dénonce « le glissement de pensée » de l'Occident et son « hédonisme sexuel devenu comme un chemin incontournable » : « Ce n'est pas le préservatif qui va diminuer le nombre d'infections du sida, mais certainement une discipline que chacun doit s'imposer pour pouvoir changer d'attitude, une attitude qui va l'aider à échapper à un hédonisme qu'il ne peut plus contrôler. »

    Mgr Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa (RDC) : le préservatif « aggrave le problème car il donne une fausse sécurité, une sécurité qui n'en est pas toujours une ».

  • Au C“F”CM, la guerre algéro-marocaine a repris

    Les représentants de la Grande Mosquée de Paris et de celle de Lyon au bureau exécutif du Conseil français du culte musulman ont décidé de "geler leur participation" au CFCM.

    Dans un communiqué, ils "constatent avec regret les dérives personnelles dans la gestion" du CFCM "dont la mission est strictement au service de tous les musulmans de France". Ils "s'inquiètent de l'ingérence étrangère dont est l'objet le CFCM (sic)", et "dénoncent l'accaparement du CFCM au profit d'intérêts particuliers d'une composante majoritaire et hégémonique du CFCM". A savoir la composante marocaine qui a évincé les Algériens du pouvoir aux dernières élections.

    Le motif de cette nouvelle poussée de fièvre est le colloque qui s'est tenu à Fès (Maroc) le 15 mars à l'invitation du Conseil des Marocains de l'étranger auquel était invité David Sénat, conseiller chargé des religions auprès du ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.

    Au ministère de l'Intérieur, on indique que ce colloque universitaire n'était qu'un "prétexte" pour les Algériens de la Grande Mosquée de Paris de marquer leur mécontentement après la victoire des Marocains aux élections.

    Il s'agit aussi d'une réaction de la Grande Mosquée de Paris au refus du ministère de l'Intérieur du projet de création d'une sorte de "Crif musulman" sur le modèle du Conseil représentatif des institutions juives de France, qui serait une représentation "laïque" de la communauté musulmane (pilotée par les Algériens, bien sûr) à côté de la représentation "cultuelle" du CFCM (phagocytée par les Marocains).

    Le "Crif musulman" devait être lancé le 25 mars lors d'un dîner à l'ambassade du Qatar. Mais David Sénat est allé rencontrer l'ambassadeur pour lui dire que ce dîner ne serait "pas opportun".

    Le 15 mars, au colloque de Fès, David Sénat a répondu à une question sur le sujet qu'il déplorait la "tentation" d'un "glissement vers une représentation laïque et communautariste" des musulmans de France.

    Alors que l'idée avait été lancée par Malika Benlarbi, la sous-préfète d'Ile-de-France (en liaison avec la Grande Mosquée de Paris), avec l'accord d'Henri Guaino, le conseiller de Nicolas Sarkozy...

  • Mgr Di Falco…

    On peut craindre le pire (comme d'habitude) avec les réactions des évêques français à « l'affaire » du préservatif et du sida.

    Le premier à s'exprimer a été Mgr Di Falco. Et il ne craint pas d'inventer ce que le pape a dit et ce qu'il a voulu dire...
    Invité à réagir sur le propos : « on ne peut pas surmonter ce drame avec la distribution de préservatifs, qui au contraire augmentent le problème », il déclare :

    « On peut dire que c'est la phrase de trop parce que dans les raccourcis médiatiques ça ne lui permet pas vraiment de s'expliquer. Je pense qu'il a voulu dire que ce n'était pas suffisant mais qu'il devait y avoir derrière de l'éducation, de la responsabilisation. »

    Eh bien non, il n'a pas « voulu dire » cela. Car il a explicitement dit ceci :

    « La solution peut être double, une humanisation de la sexualité et une vraie amitié envers les personnes souffrantes, la disponibilité, même avec des sacrifices personnels, à être avec les souffrants. Ceci est notre double force : rénover l'homme intérieurement, lui donner la force spirituelle et humaine pour avoir un comportement juste et en même temps la capacité de souffrir avec les souffrants dans les situations d'épreuve. Cela me semble la juste réponse que l'Église donne, une contribution importante. »

    Mgr Di Falco prétend encore :

    « Ce qu'a dit le pape dans la première partie de son intervention c'est l'idéal (de la fidélité) proposé aux chrétiens. Mais, dans la réalité, si on n'arrive pas à vivre la situation telle qu'il la propose on ne doit être ni criminel, ni suicidaire et on doit utiliser le préservatif. »

    Eh bien non. Le pape n'a pas parlé d'« idéal ». Il ne parle d'ailleurs jamais d'« idéal ». Car l'Eglise ne propose pas des « idéaux ». Elle propose la vérité, donc la vraie réalité. Et ce qu'il a dit « dans la première partie de son intervention » c'est que « la réalité la plus efficace, la plus présente et la plus forte dans la bataille contre le Sida est vraiment l'Église catholique avec ses structures, ses mouvements et communautés ».

  • Juppé se distingue

    Parmi les réactions des hommes politiques, celle d’Alain Juppé mérite le détour :

    « Ce pape commence à poser un vrai problème. »

    Evoquant la réintégration d'évêques « dont l'un est l'apôtre - si j'ose dire - du négationnisme », et « l'excommunication » au Brésil, il ajoute :

    « Aller dire en Afrique que le préservatif aggrave le danger du sida, c'est d'abord une contrevérité et c'est inacceptable pour les populations africaines et pour tout le monde. Il y a un vrai problème. Je sens autour de moi un malaise profond. J’ai l'impression que le pape vit dans une situation d'autisme total. »

    Qu’est-ce qu’il faut faire ? Un putsch ?

  • « Plus il y a de préservatifs, plus il y a de sida »

    Dans le déluge de réactions aux propos du pape sur le préservatif (alors qu'il n'y a rien de nouveau), on note la réaction officielle de la France, par la voix du porte-parole du Quai d'Orsay, qui dit en termes mesurés ce que beaucoup d'autres disent de façon brutale contre ce pape « criminel » :

    « La France exprime sa très vive inquiétude devant les conséquences de ces propos de Benoît XVI. S'il ne nous appartient pas de porter un jugement sur la doctrine de l'Eglise, nous estimons que de tels propos mettent en danger les politiques de santé publique et les impératifs de protection de la vie humaine. »

    A cela on répondra par deux citations de Mgr Slattery, évêque de Tzaneen, en Afrique du Sud, dont le documentaire sur le sida a obtenu le Grand Prix au 22e festival international multimédia catholique Niepokalanow 2007 :

    « L'Afrique du Sud et les pays voisins du Botswana et du Swaziland ont les taux d'infection les plus élevés au monde et les taux de distribution de préservatifs également les plus élevés. La conclusion est évidente : plus de préservatifs signifie plus de cas de sida et plus de morts ». Mais « il est bien sûr politiquement incorrect aussi bien ici que dans le monde occidental, d'envisager l'éventualité que le préservatif puisse en réalité alimenter cette maladie mortelle au lieu de la freiner. »

    « L'Ouganda a été le premier pays à combattre résolument l'épidémie du sida au début des années 90. La position forte et claire du président Museveni a constitué l'élément décisif qui a ralenti la diffusion du sida, faisant passer le taux de personnes affectées de plus de 25% à 6% en 2002. Il a prêché le bon sens et non le préservatif, encourageant l'abstinence avant le mariage et la fidélité dans le mariage, comme des valeurs culturelles. »