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Liturgie - Page 128

  • Sainte Claire

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    Le retable de sainte Claire, 1283, basilique Sainte-Claire d'Assise.

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    Le dimanche des Rameaux, tandis que les autres jeunes filles se précipitent vers l'autel pour prendre la palme, Chiara, par humilité, reste à sa place : et l'évêque descend de l'autel pour lui donner la palme.

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    La nuit suivante Claire s'échappe de la maison de son père et arrive à la Portioncule. Elle est accueillie par François et ses frères qui prient à la lueur des torches.

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    Agenouillée devant l'autel, Claire change sa belle robe pour un habit grossier, François lui coupe les cheveux.

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    L'oncle de Claire, avec d'autres membres de la famille, essaie d'emmener la jeune fille du monastère de bénédictines où François l'avait conduite. Claire s'accroche aux nappes d'autel et, enlevant son voile, lui montre sa tête rasée.

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    Alors que Claire est au monastère de Sant'Angelo di Panzo, et qu'elle est rejointe par sa sœur Agnès, leurs parents furieux essaient de les ramener à la maison, mais le corps de Claire devient plus lourd que le plomb. En haut on voit l'épilogue: François coupe les cheveux d'Agnès.

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    Un jour qu'il ne restait plus qu'un seul petit pain au couvent, Claire ordonna d'en envoyer une partie aux frères et de couper le reste en cinquante tranches, qui furent distribuées aux religieuses.

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    Alors que Claire est sur son lit de mort, une sœur a la vision de la Reine du Ciel entrant dans la pièce avec un groupe de vierges couronnées et couvrant son corps d'un tissu d'une merveilleuse beauté.

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    Les funérailles de Claire, célébrées par le pape Innocent IV et les cardinaux.

  • Saints Tiburce et Suzanne

    Il y eut d’abord à Rome une messe de saint Tiburce, fils du préfet Chromatius, martyr sous Dioclétien. Puis il y eut, aussi, une messe de sainte Suzanne, deuxième nommée du martyrologe, elle aussi martyre de Dioclétien. Puis on fusionna les deux messes. Puis ce ne fut plus qu’une commémoraison dans l’octave de saint Laurent.

    En 1802 on découvrit dans la catacombe de Priscille un nouveau tombeau, contenant les ossements d’une toute jeune fille et une ampoule de sang séché, avec trois plaques de terre cuite :

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    Si on change l’ordre des plaques, on obtient :

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    Pax tecum Filumena.

    De fait, il est normal que la palme (du martyre) soit en tête de l’inscription.

    Le transfert des reliques de sainte Philomène, le 10 août 1805, fut jalonné de miracles. Puis il y eut la célèbre guérison de Pauline Jaricot, dont fut témoin le pape Grégoire XVI en personne. Lequel inscrivit sainte Philomène au catalogue des saints et fixa sa fête au 11 août (le 10 étant celle de saint Laurent). Puis il y eut tous les miracles attribués par le curé d’Ars à sainte Philomène, qui contribuèrent beaucoup à la diffusion du culte de la petite martyre, même si cette revendication est quelque peu sujette à caution, sainte Philomène paraissant plutôt l’alibi du curé d’Ars pour ses propres miracles.

    Pie IX, Léon XIII et saint Pie X confirmèrent le culte de sainte Philomène.

    Mais Jean XXIII, rendant un culte au scientisme, la supprima du calendrier liturgique, et du martyrologe.

    Pour en savoir plus, on s’adressera à un chat, pardon, un « maître-chat », curieusement appelé Lully, qui tient un excellent blog et qui est concerné au premier chef puisqu’il écrit près d’une statue de sainte Philomène victime du négationnisme ecclésiastique…

    (Et puis c'est le nom de l'école de plusieurs de mes petits-enfants.)

  • Saint Laurent

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    Après la messe de la vigile de saint Laurent, le graduel dit des séquences de Notker donne logiquement la messe du jour de la fête : In nat(ale) eius die. (L’inscription est précédée du début de l’antienne de communion de la vigile : « Qui vult ven(ire) ».)

    Curieusement, si l’introït est orné comme il se doit d’une belle lettrine, il n’en est donné que les premiers mots, sans indication de mélodie : « Confessio et pul(chritudo) ». Je ne sais pas pourquoi. Etait-il alors utilisé en une autre occasion ? Toujours est-il que le graduel commence immédiatement, complètement noté quant à lui.

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    On remarque la plongée dans la nuit (nocte), au-dessous de la tonique, et, dans le verset, la montée en flammes sur est, au-dessus de l’octave de la tonique.

    Le voici par les moniales d’Argentan.


    podcast

    Probásti, Dómine, cor meum, et visitásti nocte. ℣. Igne me examinásti, et non est invénta in me iníquitas.

    Vous avez éprouvé mon cœur, Seigneur, et vous m’avez visité de nuit. Vous m’avez fait passer par le feu, et il ne s’est pas trouvé d’iniquité en moi. (Psaume 16)

  • Vigile de saint Laurent

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    Le début de l’introït dans le graduel dit des séquences de Notker, Einsiedeln Xe siècle. L’antienne qui précède et qui se love dans la lettrine est la communion de la messe de saint Cyriaque, le 8 août.

    Dispérsit, dedit paupéribus : iustítia eius manet in sǽculum sǽculi : cornu ejus exaltábitur in glória.

    Il répand ses largesses, il donne aux pauvres : sa justice demeure d’âge en âge : sa puissance sera élevée dans la gloire.

    A... Saint-Pétersbourg :

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    L’introït dans le « Missale parisiense » (XIIIe siècle) de la Bibliothèque nationale.

  • 11e dimanche après la Pentecôte

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    Gravure de Girolamo Frezza, d'après Carlo Maratti, Rome, 1704 (British Museum)

    Honóra Dóminum de tua substántia, et de primítiis frugum tuárum : et implebúntur hórrea tua saturitáte, et vino torculária redundábunt.

    Le bienheureux cardinal Schuster :

    L’antienne pour la Communion est tirée des Proverbes (3, 9-10), en vertu d’une exception aux règles ordinaires de l’antiphonie classique, mais elle s’adapte trop bien au caractère de ces messes d’été, durant la saison de la moisson, pour que le rédacteur du sacramentaire grégorien ait pu renoncer à s’en servir : « Honore le Seigneur selon ton avoir, et offre-lui les prémices de ta moisson. En récompense, tes greniers seront remplis de blé, et ton pressoir distillera le vin en abondance. »

    Le sens général de cette antienne est d’inculquer qu’il convient d’offrir au Seigneur et à l’Église les prémices des fruits de la terre, comme pour consacrer en elles la récolte tout entière. Bien plus, il était de règle, dans l’antiquité, que cette bénédiction des fruits nouveaux eût lieu peu après l’anamnèse, et c’est à elle que se rapportent, dans le Canon romain, ces paroles : Per quem haec omnia — c’est-à-dire les fruits — semper bona creas, sanctificas, vivificas, etc.

    Il y a dans cette antienne, qui est longue pour une antienne de communion, une plénitude de joie, de confiance et d’amour, dans une profonde paix, sans accent particulier, sauf sur « horrea », cri d’admiration devant les greniers remplis grâce à Dieu. On notera aussi le clin d’œil vraiment amusant sur « vino ». Le neume de vino se termine sur fa-sol, et le sol prolongé, donc sur la tonique suivie de la note supérieure, ce qui est dans le plain chant la façon d’exprimer le point d’interrogation. On a récolté les fruits de la terre, certes, et les greniers sont pleins de blé, mais qu’en est-il du vin ? Le Seigneur bénirait-il aussi le vin ? Mais oui, les pressoirs débordent ! Telle est l’eucharistie : nous venons de communier au vin de la Vie.

  • Bravo et merci !

    On connaît bien Mgr Salvatore Cordileone, l’archevêque de San Francisco, qui fait honneur à son prénom et à son nom sur tous les sujets. Concernant le motu proprio de François qui entre en guerre contre la messe traditionnelle, j’avais été un peu déçu de sa réaction, seulement verbale et floue : « La messe est un miracle sous toutes ses formes : Le Christ vient à nous dans la chair sous l'apparence du pain et du vin. Ce qui compte, c'est l'unité dans le Christ. Par conséquent, la messe traditionnelle en latin continuera d'être disponible ici dans l'archidiocèse de San Francisco et fournie en réponse aux besoins et aux désirs légitimes des fidèles. »

    Cela ne répondait pas clairement aux diktats du motu proprio, particulièrement au fait que les évêques sont chargés d’empêcher la constitution de nouveaux groupes de fidèles, et doivent interdire la messe traditionnelle dans les églises paroissiales.

    Ah oui, dans les églises paroissiales… Ah bon. Il n’a pas dit les cathédrales. Aussi Mgr Cordileone institue-t-il une messe traditionnelle mensuelle dans sa cathédrale !

    La première a été célébrée le 4 août. Et comme c’était la fête de saint Dominique, elle a même été célébrée en rite dominicain.

    Maintenant on sait clairement comment Mgr Cordileone va (ne pas) appliquer le motu proprio.

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    Mgr Cordileone célébrant la messe traditionnelle en la basilique du sanctuaire national de l’Immaculée Conception de Washington, le 16 novembre 2019. L’archevêque de Washington, très défavorablement connu sur tous les sujets, vient d’interdire la messe que devait y célébrer Mgr Thomas Gullickson, ancien nonce en Suisse, le 14 août. En faisant référence de façon lapidaire au motu proprio.

  • Saint Gaétan de Thiène

    Lettre de Pie XII au R. P. Giovanni Llabrès, préposé général des Théatins, le 7 août 1947, à l’occasion du IVe centenaire de la mort de saint Gaétan de Thiène.

    Se confier à la divine Providence et s'abandonner soi-même et tout entièrement à elle non seulement donne aux âmes des humains le repos et la paix la plus complète, mais aussi les excite avec force et les porte avec suavité à espérer les secours opportuns dont ils ont besoin. Telles sont les pensées rappelées à Notre esprit en ce quatrième centenaire du jour où saint Gaétan de Thiène qui a traduit si ardemment et si attentivement cette pensée de l'Evangile dans sa vie, s'est envolé après une mort très pieuse vers les chœurs des citoyens du ciel.

    Il vécut à une époque très troublée, où la société humaine courait les plus grands dangers par suite des agitations désordonnées et des conflagrations guerrières et où l'Eglise catholique elle-même, affaiblie par la corruption des mœurs privées et publiques, ébranlée d'une manière effrayante par les furieuses tempêtes des erreurs croissantes et déchirée par de cruelles divisions, semblait devoir être bientôt entraînée à sa ruine, si la force surnaturelle qui ne peut jamais lui manquer en vertu des divines promesses de Jésus-Christ ne l'avait préservée du grave danger de mort et ne l'avait rendue à son ancienne splendeur.

    Il Nous plaît certes de rappeler à Notre esprit le rôle de Gaétan de Thiène dans la restauration de la foi et le renouvellement des mœurs et de le proposer brièvement par cette lettre non seulement à votre admiration et à votre exemple, mais à l'admiration et l'exemple de tous.

    Né à Vicence de noble extraction, il brilla dès son plus jeune âge par un caractère très doux, une piété rare et une grande libéralité envers les malheureux ; ayant parcouru avec les plus brillants succès le cycle des études et grandi par le sacerdoce, il n'eut rien de plus à cœur, rien de plus agréable que de se consacrer au service de Dieu et de se donner tout entier aux œuvres d'apostolat et de charité. A Rome d'abord, puis à Vicence, à Vérone et à Venise, il s'occupa avec ardeur à développer et organiser des associations laïques d'hommes qui se donnaient pour but de professer ouvertement et en actes la religion catholique, d'aider les pauvres selon leurs ressources, de soigner, réconforter et consoler de tout leur pouvoir les malades de toutes sortes et spécialement les incurables ; leurs membres prenaient particulièrement soin d'aviver la foi et de ranimer les sentiments chrétiens de telle sorte que les préceptes évangéliques s'enracinent plus profondément dans les âmes et revivent et refleurissent en fruits de salut dans la vie privée et publique.

    Comme Gaétan constatait cependant que rien ne pouvait davantage contribuer à assurer le renouveau des mœurs qu'il recherchait que la parfaite formation et instruction du clergé, il mit son attention et son cœur à trouver la manière la plus convenable de les procurer. Après avoir imploré par d'ardentes prières la lumière du ciel et le secours de Dieu, après avoir pris conseil d'hommes éminents par leur prudence et leur sainteté, il se décida à fonder un nouvel Institut religieux d'hommes. C'est pourquoi, de concert avec un autre fondateur Jean-Pierre Caraffa, évêque de Theate [Chieti], élevé ensuite au souverain pontificat sous le nom de Paul IV, il institua sous d'heureux auspices l'Ordre des Clercs réguliers qui, à la vérité, dès ses débuts produisit des fruits abondants et salutaires. Mener la vie commune sans posséder aucun revenu fixe ni solliciter d'aumône, vivre des seuls dons offerts spontanément, se confier avec toutes ses entreprises à la Providence divine qui procure au lis des champs le plus beau vêtement et prodigue aux oiseaux du ciel la nourriture nécessaire (cf. Matth. 6,26) ; rester très étroitement uni au Siège apostolique et être toujours à ses ordres ; prêcher la religion moins par la parole et les discours que par l'éclat de l'exemple ; nourrir et accroître sans arrêt cette vie intérieure qui se fortifie par la piété, la méditation des réalités surnaturelles et la divine eucharistie ; réfuter les erreurs qui s'insinuaient partout ; placer dans sa lumière la vérité catholique, animer et pousser le plus grand nombre d'âmes à l'acquisition de la vertu ; tels furent les caractères originaux et les mérites singuliers du nouvel Institut.

    Aussi Notre prédécesseur d'heureuse mémoire Clément VII, par la lettre apostolique Exponi Nobis, du 24 juin 1524, après « avoir loué dans le Seigneur » ce dessein et « ce louable désir » approuva de grand cœur de son autorité apostolique l'Ordre des Clercs réguliers. Et de même que cet Ordre a déjà bien mérité au cours des quatre derniers siècles de la religion catholique et surtout de la bonne formation du clergé, Nous espérons et avons confiance qu'avec l'aide de Dieu il continuera de même à l'avenir. Que ses membres s'appliquent avec soin et zèle surtout à cette bonne instruction et formation du clergé qui a été certes le principal objectif et but de ses fondateurs. Qu'ils apprennent d'eux à se comporter tant dans la prédication sacrée que dans l'administration du sacrement de pénitence, de telle sorte que l'enseignement de la parole de Dieu soit réellement la semence salutaire d'où germent les plus abondantes vertus, et que le plus grand nombre possible d'hommes pleurent leurs fautes et rentrent heureusement grâce à eux dans la bonne voie. Dans la lamentable ignorance et négligence des choses divines de notre temps, alors que les mœurs ne s'écartent pas moins peut-être de la voie droite qu'il y a quatre siècles, cet apostolat paraît plus opportun que jamais.

    Que saint Gaétan de Thiène y aide du haut du ciel par sa puissante intercession et son secours très actuel, lui qui « à l'exemple de la vie apostolique a nourri les vertus, dompté les vices, broyé les hérésies et propagé admirablement la splendeur du culte divin ». Méditez avec un esprit très attentif les beautés de son âme, et suivez d'une volonté agissante ses éclatants exemples ; car vous répondrez de la sorte non seulement aux devoirs de la vie religieuse à laquelle vous avez été appelés par une inspiration surnaturelle, mais vous pourrez aussi, aidés de la grâce céleste, veiller au salut surnaturel des autres, particulièrement de ceux qui sont confiés à vos soins. Quant à Nous, confiant dans cet espoir très doux, tandis que Nous augurons d'heureux fruits de salut de cette prochaine célébration centenaire, Nous vous accordons de très grand cœur tant à vous, chers fils, et à tous les membres de votre Ordre qu'à tous les participants de quelque manière à ces mêmes fêtes, en gage des grâces célestes et en témoignage de Notre paternelle bienveillance, la Bénédiction apostolique.

  • Transfiguration

    Les quatre chants propres de la divine liturgie de la fête, à la cathédrale Saint Nicolas de Myre de Lungro (Eglise grecque catholique italo-albanaise) le 6 août 2020.

    Apolytikion

    Μετεμορφώθης ἐν τῷ ὄρει Χριστὲ ὁ Θεός, δείξας τοῖς Μαθηταῖς σου τὴν δόξαν σου, καθὼς ἠδύναντο. Λάμψον καὶ ἡμῖν τοῖς ἁμαρτωλοῖς, τὸ φῶς σου τὸ ἀΐδιον, πρεσβείαις τῆς Θεοτόκου, φωτοδότα δόξα σοι.

    Tu t'es transfiguré sur la montagne, ô Christ notre Dieu, tu as montré à tes disciples ta gloire autant qu'ils le pouvaient : fais briller aussi sur les pécheurs que nous sommes ta lumière éternelle, par les prières de la Mère de Dieu. Ô toi qui donnes la lumière, gloire à toi.

    Kondakion

    Ἐπὶ τοῦ ὄρους μετεμορφώθης, καὶ ὡς ἐχώρουν οἱ Μαθηταί σου τὴν δόξαν σου, Χριστὲ ὁ Θεὸς ἐθεάσαντο, ἵνα ὅταν σε ἴδωσι σταυρούμενον, τὸ μὲν πάθος νοήσωσιν ἑκούσιον, τῷ δὲ κόσμῳ κηρύξωσιν, ὅτι σὺ ὑπάρχεις ἀληθῶς, τοῦ Πατρὸς τὸ ἀπαύγασμα.

    Tu t'es transfiguré sur la montagne, et autant qu'ils le pouvaient supporter, tes disciples ont contemplé ta gloire pour que, te voyant crucifié, Christ Dieu, ils comprennent que ta passion était volontaire et qu'ils proclament au monde que tu es vraiment la splendeur du Père.

    Mégalynaire

    Νῦν τὰ ἀνήκουστα ἠκούσθη· ὁ ἀπάτωρ γὰρ Υἱὸς ἐκ τῆς Παρθένου, τῇ πατρῴᾳ φωνῇ, ἐνδόξως μαρτυρεῖται, οἷα Θεὸς καὶ ἄνθρωπος, ὁ αὐτὸς εἰς τοὺς αἰῶνας.

    Maintenant a été entendu ce qui n’avait pas été entendu : car le Fils sans père de la Vierge, par la voix paternelle a reçu le glorieux témoignage qu’il est à la fois Dieu et homme pour les siècles.

    Kinonikon

    Ἐν τῷ φωτὶ τῆς δόξης τοῦ προσώπου σου, Κύριε, πορευσόμεθα εἰς τὸν αἰῶνα. Ἀλληλούϊα.

    A la lumière de la gloire de ton visage, Seigneur, nous irons pour toujours. Alléluia.

    La brève antienne chantée pendant la communion de l'évêque ou du prêtre et des éventuels concélébrants est ici étirée sur 8 minutes parce que c’est une messe d’ordination et qu’il y a beaucoup de prêtres, et qu’il ne doit pas y avoir de silence au cours de la divine liturgie. On ne peut qu’admirer le talent du chantre.

  • Dédicace de Sainte-Marie-aux-neiges

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    La « Fondation de Sainte Marie Majeure » ou le « Miracle de la Neige », par Masolino a Panicale, 1423.

    Après la chute de neige sur l’Esquilin dans la nuit du 4 au 5 août 358, le pape Libère trace à la houe sur la neige le plan de la future basilique mariale.

  • Saint Dominique

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    Antienne de procession à la fin des complies, dans le bréviaire dominicain.

    O lumen Ecclésiae,
    Doctor veritatis,
    Rosa patiéntiae,
    Ebur castitátis,
    Aquam sapiéntiae propinásti gratis,
    Praedicátor grátiae nos junge beátis.

    Ô lumière de l’Église,
    Docteur de vérité,
    Rose de Patience,
    Ivoire de chasteté,
    Vous nous avez abreuvés gratuitement de l’eau de la Sagesse,
    Prédicateur de la grâce, unissez-nous à la vie bienheureuse.