Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Deux autres résultats (importants) des Midterms

    Les élections américaines sont toujours l’occasion de référendums sur tel ou tel sujet. Il y en avait sur l’avortement en Virginie-Occidentale et en Alabama.

    En Virginie-Occidentale a été adopté l’amendement 1 à la Constitution de l’Etat, qui dit : « Rien dans cette constitution ne garantit ou protège un droit à l'avortement ou ne requiert le financement de l'avortement. »

    Cet amendement vise à contrecarrer un jugement de 1993 de la cour suprême de l’Etat qui oblige Medicaid à financer l’avortement comme « droit constitutionnel ». Et désormais la Constitution ne pourra plus servir de base pour abroger les lois pro-vie votées par les parlementaires de Virginie-Occidentale.

    Selon le politologue Michael New, spécialiste des lois restreignant l’avortement et professeur associé à l’université Ave Maria, cet amendement sauvera la vie de centaines de bébé chaque année. La présidente de SBA List (qui a dépensé 500.000 dollars dans la campagne) déclare : « Au fil des ans, les contribuables de Virginie-Occidentale ont été contraints de financer la destruction de plus de 35.000 enfants à naître – y compris des avortements tardifs - pour un coût de près de 10 millions de dollars. Cet abus scandaleux prend fin maintenant. »

    En Alabama a été voté également un amendement à la Constitution de l’Etat : « La politique de cet État est de reconnaître et de soutenir le caractère sacré de la vie à naître et les droits des enfants à naître, en particulier le droit à la vie, de toutes les manières et en prenant les mesures appropriées et légales. » Et aussi : « La Constitution de cet État ne protège pas le droit à l'avortement ni ne requiert le financement de l'avortement. »

    Ces amendements ont un autre double but.

    D’une part, la militante pro-vie Rebecca Kiessling a averti en juillet que des lobbies de l’avortement, dans plusieurs Etats, engageaient des poursuites judiciaires fondées non plus sur « Roe contre Wade » mais sur un prétendu droit à l’avortement qu’on peut déduire de la Constitution de l’Etat. Il s'agit donc de contrecarrer et d'empêcher ces poursuites.

    D’autre part, et en fonction même de ce qui précède, il s’agit, soulignent les militants,  de prévenir ce qui risque de se passer si la Cour suprême renverse la jurisprudence Roe contre Wade : il faut éviter que les partisans de l’avortement puissent se fonder sur les constitutions des Etats.

    Ces considérations sont en elles-mêmes une excellente nouvelle : on a l’impression de changer d’ère…

  • Pourris pourrisseurs

    Les écoles publiques d’Ecosse vont désormais enseigner les droits des invertis et l’histoire de la lutte pour la reconnaissance de ces droits. « L’Ecosse est déjà considéré comme l’un des pays les plus progressistes sur les droits LGBTI+, j’ai le plaisir d’annoncer que nous serons le premier pays au monde à intégrer dans ses programmes une éducation inclusive LGBTI+ », a déclaré au Guardian John Swinney, le ministre de écossais de « l’Education ».

    Au lieu de parader au Guardian et sur Twitter où il répète cela sur un drapeau arc-en-ciel, John Swinney devrait être en prison pour corruption de mineurs.

  • Pologne

    La journée du centenaire du recouvrement de l’indépendance de la Pologne à Varsovie a débuté par une grand-messe au Temple de la Divine Providence en présence des autorités civiles et militaires, s’est poursuivi par les cérémonies militaires, par une réception au palais royal pour les invités du président de la République, puis par le grand défilé auquel ont participé quelque 250.000 personnes, y compris le président, le Premier ministre, le président du PiS Jaroslaw Kaczynski… et les dirigeants de l’opposition. Le soir un feu d’artifice a été tiré sur la Vistule, et à l’Opéra il y a eu le concert du centenaire, avec le concerto pour piano d’Ignace Paderewski, qui fut l’un des trois principaux acteurs de l’indépendance, le Beatus Vir de Gorecki et le Te Deum de Penderecki.

    Rappelons que jeudi EUobserver titrait : « La réputation de la Pologne en jeu en raison d’un défilé néo-nazi interdit », et expliquait : « Les rues de Varsovie risquent de devenir un champ de bataille pour les néo-fascistes – et pour la réputation de la Pologne dans l’UE – dimanche prochain après que les autorités locales ont interdit le défilé d’extrême droite. »

    Mais c’est bien pire : c’est tout un peuple qui a célébré – avec « l’extrême droite » - son indépendance nationale…

    100pl.jpg

    uid_db304a5a35661b23d5010d542cd7cbf81541925894017_width_720_play_0_pos_0_gs_0_height_405.jpg

    1541966309.jpg

    img_0052_RXbe1sz.jpg

    0007POYBBRTUVSEM-C122-F4.png0007PP68VSDF4A2H-C122-F4.png

    0007PPA54MUFKK7A-C122-F4.png3f112f25-b734-4a81-9182-7924bdcd6048.jpg

    11listopada_marsz.jpg

     

    0007PPBC2ETW4W78-C122-F4.png

    0007PPT9HP8WX085-C122-F4.jpg

     

    Addendum

    Notre ami Bertrand me signale qu'il y avait dans le défilé de dangereux fascistes (reconnaissables à leur uniforme noir) :

    DrzI0HDWsAUtvYe.jpg

  • Saint Martin Ier

    Des odes des matines dans la liturgie byzantine le 13 avril.

    Toi qui pour le Christ notre Dieu souffris tant de peines, Martin, puis vers la vie sans peine es parti après avoir si bien combattu, allège les pénibles douleurs de mon âme, afin qu'illuminé par tes prières je te puisse chanter.

    L'Un de la sainte Trinité, tu as enseigné qu'il avait deux natures, deux volontés et doubles énergies: tel est le Christ, suprême Dieu, et tous ceux qui ne l'ont pas ainsi vénéré, tu les as rejetés, saint pontife Martin.

    Ces infirmes d’esprit qui, sans raison, attribuaient au Christ une seule volonté, clairement tu les réfutas, pape Martin, dans la vérité de ta doctrine et l'éminence de ta foi; aussi dans l'allégresse tu t'écrias: Chantons pour le Seigneur, car il s'est couvert de gloire.

    Etant plein de zèle pour Dieu, tu réunis un synode sacré et tu fis prévaloir la doctrine de l'Eglise, bienheureux pape Martin.

    Vénérable Père, tu réfutas au milieu du synode Serge et Pyrrhus ainsi que Théodore et Cyr et ceux qui avec eux imitèrent leur folie.

    Emmené de force, Père saint, exilé de Rome, tu as dû circuler, éclairer le monde, tel un soleil émettant les rayons de la vraie foi.

    Injustement chassé de ton trône, tu préféras, en juste, souffrir l'injustice des humains, afin de garder sain et sauf le juste enseignement de l'Eglise, Père saint.

    Au milieu des iniques tenant bon en loyal athlète, Pontife divin, accablé par eux et ridiculisé, traîné de force, mais en vain, tu demeuras immuable en ton esprit.

    Tu considéras comme flèches d'enfants les outrages de ceux qui vainement t'accablèrent, pape Martin: fermement tu supportas, Bienheureux, d'être déplacé, chargé de chaînes et mis en prison.

    Par tes paroles sacrées, tu as clairement affermi la doctrine sainte et renversé la foule des hérétiques, en supportant les outrages, la prison et l'exil.

    Vénérable Père, à tes yeux tu n'as pas donné de repos que tu ne sois devenu l'habitation de Dieu et n'aies renversé l'erreur de l'hérésie grâce aux leviers de tes combats de témoin.

    Furieusement, comme fauves, les ennemis, te liant avec des chaînes, t'ont traîné au milieu de la ville en se moquant de toi, t'accablant d'insultes, de calomnies et te rudoyant sans pudeur.

    A tes pieds de pontife gît le Malin et les bouches indiscrètes des méchants par ta parole furent fermées, alors que le divin enseignement, Père Théophore, s'est montré plus resplendissant que le soleil.

    Ils ont tendu tes bras sans pitié et de cordes t'ont lié les égarés, pontife sacré, pape Martin, toi qui enchaînais toute erreur et déchirais les liens des hérésies grâce aux arrêts de tes divins enseignements.

    Devant le tribunal qui te jugeait tu comparus, condamnant l'erreur de ceux qui professaient une seule volonté en Christ; et la couronne des Témoins fut ta parure, pour avoir mérité la gloire qui leur revient.

    Ceux qui voulaient priver le Christ de la double énergie et volonté, Père, t'ont privé de ton trône en reléguant dans un lointain exil celui qui chantait: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

    Passant des années sous bonne garde comme gardien d'une foi sans faille, tu as dissipé les ténèbres des hérésies et tu as éclairé les fidèles pour qu'ils chantent: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

    Alors que tu luttais contre le froid et le gel, en tes longues infirmités, la grâce de Dieu vint te réchauffer en fortifiant celui qui chantait dans l'Esprit: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

    Comme un lion tu t'élanças avec assurance et fermeté sur les iniques Théodore, Serge, Cyr et Pyrrhus; et ceux qui partageaient leur doctrine, tu les as chassés de l'Eglise du Christ.

    Unie par nature, en personnes est distinguée la très-sainte Trinité: le Père tout-puissant, le Fils consubstantiel et l'Esprit saint; chantons-lui: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

    Affligé que tu étais par la dureté de l'exil, les maladies et toutes sortes de vexations, en témoin tu as reçu la couronne des martyrs.

    Persécuté pour la justice, tu méritas la béatitude que Dieu même a formulée, pape Martin qui as chassé du milieu de l'Eglise l'injuste hérésie.

    De Pierre ayant orné le trône divin et sur sa pierre sainte ayant gardé l'Eglise inébranlable, Martin, avec lui tu as été glorifié.

    Reprenant l'hymne du Trois fois saint à la langue enflammée des Anges divins, chantons, fidèles: «Saint, saint, saint» d'un même chœur à la divine Trinité.

    Devenu confesseur et martyr, pontife sacré, sublime Martin, tu as mérité de te réjouir avec les chœurs des patriarches: c'est pourquoi nous, les fidèles, te disons bienheureux.

    Comme soleil resplendissant ayant surgi, bienheureux, du couchant, c'est toute la terre que tu éclairas des rayons de la foi, et tu chassas les profondes ténèbres de l'hérésie.

    Debout dans sa maison de notre Dieu, célébrons à nouveau les combats, les exploits de confesseur de notre Père Martin aux célestes pensées, et de tout cœur disons-le bienheureux.

    Ta mémoire bienheureuse a resplendi comme l'astre du Jour illuminant jusqu'au bout du monde tous ceux qui t'acclament par des hymnes méritées, Père Martin que Dieu même a glorifié.

  • Æterne rerum Conditor

    Lorsque saint Benoît dans sa Règle fixe l’ordonnancement de l’office divin, il utilise plusieurs fois le seul mot « ambrosianum » pour indiquer l’hymne. On chante « l’ambrosien ». Personne n’aurait alors mis en doute, ni longtemps après, que toutes ces hymnes étaient de saint Ambroise. Bien entendu la critique moderne a enlevé à l’évêque de Milan la paternité de ces poèmes, sauf pour quatre d’entre eux, parce qu’il y a un problème : on a la preuve formelle qu’ils sont de saint Ambroise. Ainsi en est-il de l’hymne des laudes du dimanche, que cite saint Augustin en disant explicitement que c’est de saint Ambroise. Or personne me semble-t-il n’a encore osé mettre en doute la parole de saint Augustin parlant de son père spirituel…

    Voici cette hymne, avec la traduction de Lemaistre de Sacy pour les Heures de Port Royal. Il est alternativement proche et loin du texte… Ce qui est curieux est que, alors que le thème conducteur du poème est le chant du coq (on l’appelait « ad galli cantum », au chant du coq), puisque c’est l’heure où l’on chante les laudes, Lemaistre de Sacy dit obstinément « l’oiseau »…

    A la fin de la strophe « Hoc nauta… », la traduction suppose qu’on a compris le texte latin : Pierre « devient l’immobile rocher » parce qu’il a lavé sa faute dans les larmes au chant du coq. Quant au premier vers de la traduction de cette strophe, il ne correspond à rien dans le texte (« l’œil du monde » est le soleil que le chant du coq annonce).

    Ætérne rerum Cónditor,
    Noctem diémque qui régis,
    Et témporum das témpora,
    Ut álleves fastídium.

    Dieu dont l'art conduisant les étoiles errantes
    Au vif éclat des jours mêle l'horreur des nuits,
    Et par leurs courses différentes
    Soulage nos travaux, et charme nos ennuis.

    Præco diéi jam sonat,
    Noctis profúndæ pérvigil,
    Noctúrna lux viántibus
    A nocte noctem ségregans.

    L'oiseau qui hait la nuit et qui veille en son ombre,
    Appelant la clarté, frappe l'air de ses chants.
    Et déjà quelque lueur sombre,
    Formant un jour sans jour fait entrevoir les champs.

    Hoc excitátus Lúcifer
    Solvit polum calígine:
    Hoc omnis errónum cohors
    Viam nocéndi déserit.

    L'astre qui du soleil devance la carrière
    De l'Olympe obscurci tire le voile épais,
    Et chasse en montrant sa lumière
    Le timide voleur dans les sombres forêts.

    Hoc nauta vires cólligit,
    Pontíque mitéscunt freta:
    Hoc, ipsa petra Ecclésiæ,
    Canénte, culpam díluit.

    Au chant de cet oiseau qui prévient l'œil du monde,
    La mer calmant ses flots rassure le nocher,
    Pierre sort de sa nuit profonde
    Et devient pour jamais l'immobile rocher.

    Surgámus ergo strénue:
    Gallus jacéntes éxcitat,
    Et somnoléntos íncrepat,
    Gallus negántes árguit.

    Loin donc, loin le sommeil dont l'appât nous surmonte,
    La voix de cet oiseau condamne nos froideurs;
    Sa diligence est notre honte.
    Et ses cris redoublés réveillent les pécheurs.

    Gallo canénte, spes redit,
    Ægris salus refúnditur,
    Mucro latrónis cónditur,
    Lapsis fides revértitur.

    À ce chant l'aquilon retient sa fière haleine,
    Le malade en ses maux trouve soulagement
    Le voleur fuit, craignant la peine,
    Et la mourante foi renaît heureusement.

    Jesu, labéntes réspice,
    Et nos vidéndo córrige:
    Si réspicis, lapsi stabunt,
    Fletúque culpa sólvitur.

    Ô Jésus, vois du ciel nos chutes lamentables,
    Et que ton doux regard guérisse nos langueurs.
    C'est ce regard qui nous rend stables
    C'est lui qui nous relève et nous lave en nos pleurs.

    Tu, lux, refúlge sénsibus,
    Mentísque somnum díscute:
    Te nostra vox primum sonet,
    Et vota solvámus tibi.

    Sans toi, divin flambeau, l'âme d'ombre est couverte.
    Rayonne dans sa nuit, frappe-la de tes feux,
    Que par toi notre bouche ouverte
    Ferme ses premiers sons pour te rendre nos vœux.

    Deo Patri sit glória,
    Eiúsque soli Fílio,
    Cum Spíritu Paráclito,
    Nunc et per omne sǽculum.
    Amen.

    Adorons un Dieu seul en trois indivisible,
    Père, Fils, Esprit-Saint, d'éternelle grandeur.
    Le Père, soleil invisible,
    Le Fils, son clair rayon, l'Esprit, leur vive ardeur.

    Sans titre1.jpeg

    Sans titre.jpeg

  • En Chine

    CHINA-_Shao_Zhumin-pastorale.jpeg

    L’évêque de Wenzhou (Zhejiang), Mgr Pierre Shao Zhumin, a été une fois de plus arrêté hier par la police et sera absent de son diocèse pendant « 10 à 15 jours ».

    Il a déjà été arrêté cinq fois. La dernière fois ça avait duré sept mois.

    On pensait qu’il avait peut-être fini par accepter de rejoindre l’Eglise officielle. Ce n’est manifestement pas le cas.

    Honneur à lui.

    Même s’il contrarie les plans de François…

  • "La Pologne a gagné"

    Jeudi soir, le tribunal de district de Varsovie a annulé l’interdiction par la mairie du défilé nationaliste du 11 novembre. Le juge a rappelé que le droit de réunion était garanti par la Constitution et qu’il fallait des raisons convaincantes pour interdire une manifestation, ce qui n’est pas le cas.

    On sait que dès l’interdiction le président de la République et le Premier ministre avaient fait savoir que serait organisé un défilé officiel, et que tous les Polonais étaient conviés.

    Hier soir, les organisateurs du défilé nationaliste et le gouvernement sont parvenus à un accord pour un défilé commun.

    Le porte-parole du Premier ministre a déclaré : « La Pologne a gagné. Le 11 novembre il y aura un grand défilé commun pour célébrer le 100e anniversaire de l’indépendance. »

    Et Hanna Gronkiewicz-Waltz (maire de Varsovie) et sa clique ont perdu trois fois…

  • Saint André Avellin

    Décret de canonisation du bienheureux André Avellin, tel qu’il figure à la fin de l’Abrégé de la vie de S. André Avellin par Olympe du Marché (1713).

    Sur le bruit de la sainteté et des miracles qui ont rendu célèbre le Bienheureux André Avellin, les procès furent faits selon les Décrets de la sacrée Congrégation des Rites, et les rapports des trois Auditeurs de la sacrée Rote ayant été entendus : la Congrégation des Rites ayant elle-même examiné et approuvé les vertus et les miracles du Bienheureux, elle prononça le 31 août de l'an 1614 le Décret que l'on pourrait avec la permission du Saint-Père procéder à la Béatification et à la Canonisation : c'est pourquoi le Pape Urbain VIII d'heureuse mémoire, accorda par des Lettres en forme de Bref la Béatification du fidèle serviteur de Dieu Avellin. Et ayant prononcé ensuite ses Décrets généraux dus au Culte, la cause fut reprise dans son entier, l'an 1652, et il fut déclaré par la sacrée Congrégation que le Culte des Bienheureux lui était dû.

    Le bruit de la sainteté et des miracles du serviteur de Dieu Avellin croissant de jour en jour, on en fit de nouveaux procès dans les villes de Naples et d'Anglone, et des relations de tout ce qui était arrivé depuis qu'on avait accordé le Culte audit Bienheureux ; et le tout ayant été trouvé en forme, par la Congrégation des Rites, fut rapporté par le Cardinal Pamphile, dans une Congrégation tenue devant le Saint-Père, le 31 mai 1701, qui ayant demandé s'il y avoir eu des miracles certains et avérés depuis la béatification du fidèle serviteur de Dieu, en choisit trois parmi le nombre qu'on en rapporta, avec les suffrages des Consulteurs et des Eminentissimes et Révérendissimes Cardinaux.

    Le premier, de la guérison soudaine de Jacques Sorio, dont la moitié du corps était devenue paralytique.

    Le second, la guérison soudaine que reçut Jean-Baptiste Corizzo d'un grand mal de tête, sans qu'il parût rien au dehors.

    Et le troisième la guérison soudaine de Scipion Arleo, d'une grande contusion au front, et d'un relâchement de tous les nerfs du col.

    Le 18 novembre de l’an 1704, les Consulteurs ayant été appelés de nouveau, et le Cardinal Pamphile ayant pris selon le Décret une Relation pleine et distincte de tout ce qui était contenu dans les procès touchant la sainteté, les vertus du Bienheureux, et les miracles qu'il a faits depuis sa Béatification, la sacrée Congrégation a déclaré d'un consentement unanime que l'on pouvait, avec la permission du Saint-Père, procéder selon le Rit de la Sainte Eglise Romaine, et les règles des saints Canons, à une solennelle Canonisation du Bienheureux André Avellin. C'est pourquoi afin que l'Ordre des Théatins, que les vertus du Bienheureux rendent déjà si éclatant, puisse encore avec son secours profiter de son exemple, afin que tous les autres Ordres religieux puissent croître de plus en plus en observance, en zèle des âmes, et en amour de Dieu, afin que dans ces temps de trouble, au milieu des fléaux de la guerre, et des ténèbres de l’erreur, qui se répand de tous côtés, la paix et la lumière céleste soient accordées à tout le monde : N. S. P. le Pape Clément XI, après avoir prié, et ordonné des prières publiques, après avoir entendu plusieurs fois le Secrétaire et le Promoteur de la Foi, a ordonné que l'on expédiât ce présent Décret de Canonisation le douzième jour de mai 1707, et il en célébra la solennité le 22 mai 1711, et le douzième juin suivant fit expédier une Bulle, pour accorder une Indulgence plénière pour tous les fidèles qui, confessés, et communiés, visiteront l'église des Théatins, un des jours de l'octave qu'on célébrera la Canonisation, et la dite Bulle a été visée par son Eminence Monseigneur le Cardinal de Noailles archevêque de Paris, et permis d’être publiée.

    La canonisation eut lieu le 22 mars 1712. Les temps de trouble sont la guerre de succession d’Espagne qui ravage toute l’Europe, et les ténèbres de l’erreur sont sans doute le jansénisme (Clément XI est l’auteur de la bulle Unigenitus). On notera aussi que Clément XI doit être un des très rares papes (le seul après le premier siècle ?) à avoir été consacré « évêque de Rome » (en 1700 il était cardinal depuis 10 ans mais fut ordonné prêtre à la mort d’Innocent XII, juste avant le conclave, et fut ordonné évêque une semaine après son élection au siège de Pierre). Pourquoi c’est le cardinal de Noailles qui a visé la bulle, au moment même où il était impliqué dans le parti janséniste, mystère…

  • Ça en dit long…

    Plusieurs pays occidentaux ont plus ou moins déclaré ou laissé entendre qu’ils accueilleraient volontiers Asia Bibi.

    Selon Wilson Chowdry, président de l’Association des chrétiens pakistanais de Grande-Bretagne, il n’y a en fait que deux pays qui ont formellement offert l’asile à Asia Bibi. Il ne dit pas lesquels, mais il précise que le Royaume-Uni n’est pas l’un d’eux. Pour des raisons de sécurité, parce que cela provoquerait « de l’agitation dans certains secteurs de la population »… Les Anglais, même d’origine pakistanaise, sont décidément des virtuoses de l’understatement…

  • Un petit reste…

    Selon une consultation de 3.500 médecins généralistes irlandais réalisée par leur association, 32% d’entre eux sont prêts à réaliser des avortements.

    43% disent qu’ils ne peuvent pas ou ne veulent pas pratiquer d’avortements mais qu’ils dirigeront les femmes vers un collègue.

    25% disent qu’ils ne pratiqueront pas d’avortements et qu’ils ne dirigeront pas les femmes vers un collègue.

    Ce dernier quarteron de médecins respectueux de la vie risque d’avoir un problème, car il est vraisemblable que si on leur laisse un droit à l’objection de conscience on leur fasse obligation de permettre à la femme de pouvoir exercer son droit à l’avortement… (Cf. par exemple le nouveau texte de l’AMM sur l’avortement soi-disant thérapeutique.)