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Macron

  • Toujours Ursule

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    Le président chinois vient en France à l’occasion du 60e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Chine communiste. C’était bien avant l’Union européenne, et c’était de la part de de Gaulle un geste de non-alignement, affirmant l’indépendance française. Or Macron inflige à Xi la présence d’Ursule. Elle n’a rien à faire là, sauf si c’est pour montrer aux Chinois et aux Français, au monde entier, que la France dépend de Bruxelles, que le président français ne peut rien faire sans l’aval et la présence de la Commission européenne.

    Bref, c’est le contraire de ce qui s’était passé il y a 60 ans.

    Nul doute que Macron ait fait venir Ursule dans le cadre de la campagne pour les élections européennes. Il souligne ainsi son européisme forcené, sa soumission à Bruxelles. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée…

  • Irresponsable Ier

    Macron récidive : dans un entretien à The Economist, il évoque de nouveau la possibilité, voire la nécessité, d’envoyer des troupes en Ukraine :

    « Si les Russes devaient aller percer les lignes de front, s'il y avait une demande ukrainienne - ce qui n'est pas le cas aujourd'hui - on devrait légitimement se poser la question. »

    Et il rappelle qu’au début de la guerre les pays de l’OTAN excluaient d’envoyer des chars et des avions, et qu’ils ont changé d’avis. Il en sera de même pour des troupes au sol.

    On remarque que la première condition est remplie. Car c’est désormais tous les jours que les Russes libèrent un village du Donbass. Avant-hier, au nord-est de Donetsk, c’était Berdytchi, hier Novokalino et Keramik, aujourd’hui ils sont à Arkhangelskoye. A l’ouest de Bakhmout, ils ont atteint le canal Seversky Donets-Donbass qui longe Tchassov Iar.

    Il ne manque donc plus que la demande de Zelensky pour que la France soit officiellement en guerre, avec les conséquences que cela implique ?

  • Grossier Ier

    Recevant le président serbe Aleksandar Vucic, Macron a déclaré que l’avenir de la Serbie est « au sein de l'Union européenne et nulle part ailleurs », et d’ajouter :

    « Il est important que la Serbie continue de concrétiser ce choix, notamment par un plus grand alignement sur nos décisions de politique étrangère. Ce choix, il faut aussi le conforter en poursuivant, en accélérant les réformes relatives au renforcement de l'État de droit, de l'indépendance, de la justice, du pluralisme des médias. »

    Telle est la grossière arrogance du donneur de leçons de l’Elysée. La Serbie doit « s’aligner » sur ses positions bellicistes et irresponsables, et renforcer l’état de droit que Macron démolit chez nous consciencieusement sur tous les plans.

    Assurément ce n’est pas le genre de propos qui peut impressionner les dirigeants serbes. En revanche, si cela peut les inciter à trouver une voie différente, finalement ce n’aura pas été peine perdue…

  • Grotesque Ier

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    Dans Nice Matin, Gaspard Gantzer explique :

    "Que veut-il nous dire en faisant ça? Sans doute que le Président est un Français comme les autres, qui a une vie personnelle, qui fait du sport. Ensuite, qu'il est en pleine forme physique, il est au sommet de sa forme et reste quelqu'un d'énergique, motivé. Enfin, qu'il a envie d'en découdre."

    Nice Matin ajoute :

    Cette séance de boxe, au comble de la virilité, n'est pas sans rappeler Vladimir Poutine, torse nu et à cheval en Sibérie en 2009 ou en train de faire du judo, lui qui est 8ème dan, l'un des grades les plus élevés de la discipline.

    Et Morandini conclut :

    Et si tout cela était aussi un message destiné à Vladimir Poutine pour lui dire que la France est prête à se battre et ne baissera pas les bras ?

    Mais voici la deuxième photo remise dans son contexte :

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  • Macron à vomir

    Dans une interview à une télévision ukrainienne, Macron reçoit cet ordre de la journaliste à propos des Russes :

    — Demandez-leur d'arrêter le feu pendant les Jeux Olympiques. Ils doivent le faire.

    Macron répond :

    — Il le sera demandé, oui.

    Juste avant, Macron avait justifié l’exclusion de la Russie des Jeux Olympiques, car c’est le « message de paix » du Comité olympique.

    Donc les Russes doivent respecter une trêve pendant les Jeux Olympiques dont ils sont exclus… Et il ose dire cela sérieusement…

    Maria Zakharova a réagi :

    Je fais une proposition de réponse à Macron : cesser de fournir des armes qui servent à tuer des civils, et aussi cesser de soutenir le terrorisme. Et présenter une proposition similaire aux parties au conflit au Proche-Orient. Beaucoup de choses dépendent probablement de ce que dit la France…

    On remarquera que le « message de paix » du Comité olympique ne concerne pas Israël, puisque ce pays est officiellement invité à concourir aux Jeux. Le génocide des Palestiniens de Gaza ne mérite pas l’attention de la morale olympique…

  • Oubli…

    Le Figaro publie un long article sur la Cour des comptes qui s’inquiète : « La situation des finances publiques est préoccupante, voire au-delà », dit Moscovici, en présentant le rapport annuel de l’institution.

    On n’en est plus aux 10 milliards de gel de crédits annoncés au début du mois, ni des 20 milliards de coupes annoncés quelques jours plus tard, mais il s’agit de faire 50 milliards d’économies, et la Cour des comptes rappelle que c’était déjà ce qu’elle demandait avec insistance il y a un an.

    Ce qui est curieux, ou plutôt significatif, est que nulle part dans ce long article, qui souligne que la France a « la situation la plus dégradée de la zone euro », il n’y a la moindre allusion à l’aide à l’Ukraine, « autant qu’il faudra et aussi longtemps qu’il faudra », dixit Macron. Comme si les milliards déversés à Kiev venaient d’ailleurs…

  • Macron en avorteur universel

    Ce midi, le droit de tuer les enfants à naître a été scellé dans la Constitution française. Le président de la République a dit ceci :

    « Aujourd’hui est un très grand jour pour notre République. Le sceau de la République scelle en ce jour un long combat pour la liberté. (…) Est français celui qui se montre intranquille tant que la promesse d’égalité n’est pas tenue. Pour l’humanité. Pour l’universel. Aujourd’hui n’est pas la fin d’une histoire. C’est le début d’un combat. La France est devenue aujourd’hui le seul pays au monde dont la Constitution protège explicitement le droit à l’interruption volontaire de grossesse en toute circonstance. Et nous ne trouverons le repos que lorsque cette promesse sera tenue partout dans le monde. Nous mènerons ce combat sur notre continent, dans notre Europe (…) Je souhaite l’inscription de cette liberté garantie de recourir à l’interruption volontaire de grossesse dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. (Applaudissements nourris de la foule.) Car aujourd’hui dans notre Europe plus rien n'est acquis et tout est à défendre. Au-delà de l’Europe, nous nous battrons pour que ce droit devienne universel et effectif. (…) C’est un combat universel, (…) et parce que ce combat pour la liberté du corps des femmes emporte tous les autres, nous n’aurons de cesse d’agir. (…) Et tous, lorsque le droit à l’avortement sera enfin devenu universel, nous nous souviendrons que tout a commencé ce jour-là, ce 8 mars 2024, où la France a été grande, parce qu’elle a voulu l’être, universellement. »

    Puis Catherine Ringer a interprété la Marseillaise :

    « Aux armes citoyens, citoyennes, marchons, chantons cette loi pure dans la Constitution. »

  • Macron implose

    Hier à Prague, le Macron-Napoléon a repris son discours de chef de guerre contre la Russie :

    « J’assume pleinement le sursaut stratégique auquel j'ai appelé…. La clarté de mes propos est ce dont l'Europe a besoin… Si chaque jour nous expliquons quelles sont nos limites face à Poutine qui, lui, n'en a aucune et a lancé cette guerre, je peux déjà vous dire que l'esprit de défaite est là qui rôde. » Et d’enjoindre les alliés de Kiev à « ne pas être lâches ».

    Les journaux tchèques publiaient le même jour ce qu’il leur avait dit la veille :

    « Nous ne voulons pas d'escalade, nous n'avons jamais été dans la cobelligérance. »

    Sic. Le « en même temps » qui implose…

    Et le soir il répétait devant la communauté française :

    « Il nous faudra être à la hauteur de l'Histoire et du courage qu'elle implique. »

    Le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius a répliqué :

    « Nous n'avons pas besoin de discussions sur le fait d'avoir plus ou moins de courage. Cela n'aide pas vraiment à résoudre les problèmes que nous avons lorsqu'il s'agit d'aider l'Ukraine autant que nous le pouvons. »

    Il y a vraiment de l’eau dans le gaz du couple franco-allemand…

    Et le porte-parole du Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis, John Kirby :

    « Il n'y aura pas de troupes américaines engagées au sol en Ukraine. Et vous savez quoi ? Ce n'est pas ce que demande le président Zelensky. Il demande des outils et des capacités. Il n'a jamais demandé que des troupes étrangères combattent pour son pays. »

    Macron, à la niche !

  • Naufrage diplomatique

    Ce n’est pas nouveau, mais ça s’aggrave, comme tout le reste. Avec aujourd’hui le petit gay d’Orsay à la manœuvre, la diplomatie française passe un nouveau seuil dans l’ubuisme.

    Chacun souligne que le petit gay d’Orsay, censé représenter la France à l’étranger, est incapable de prononcer deux phrases sans faire trois fautes de français. Mais hier il a fait encore plus fort, et cela ouvre d’abyssales perspectives pour la suite de la politique étrangère de la France. Il a dit, à l’Assemblée nationale, papier en main, que la politique de la France concernant Gaza consistait à « permettre de garantir les souffrances des Palestiniens ».

    Terrible lapsus. Tellement absurde que je n’arrive même pas à restituer ce qui était écrit sur son papier. Car il ne s’est pas repris, encore moins excusé, comme si c’était bien ce qu’il voulait dire. (La phrase complète est : « Le président de la République a toujours tenu une position d’équilibre, je vous la rappelle : condamner le terrorisme ; œuvrer à un cessez-le-feu immédiat pour permettre de garantir les souffrances des Palestiniens ; rétablir un horizon politique pour avancer vers deux États. »)

    Cela dit, l’essentiel de sa déclaration est ailleurs : dans l’affirmation implicite que la France n’acceptera pas le verdict de la Cour internationale de justice (la plus haute juridiction de l’ONU, dont la France est un membre éminent…) si elle condamne Israël pour génocide :

    « Accuser l’État juif de génocide, c’est franchir un seuil moral. On ne peut exploiter la notion de génocide à des fins politiques. C’est notre position constante, nous l’avons dit quand la Russie a utilisé ce justificatif pour justifier l’injustifiable : sa guerre en Ukraine. »

    Il est évident que le petit gay d’Orsay ne sait rien, mais on aurait pu lui dire que cela ne fait pas un an que l’Assemblée nationale française à dominante macronienne a reconnu l’Holodomor comme « génocide », ce qui était bien évidemment « exploiter la notion de génocide à des fins politiques » dans le contexte de la propagande antirusse, et que l’année précédente elle avait reconnu comme « génocide » la politique chinoise vis-à-vis des Ouïgours, ce qui était tellement « exploiter la notion de génocide à des fins politiques » que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme avait rejeté cette accusation. Bref, la « position constante » de la France est d’« exploiter la notion de génocide à des fins politiques ».

    Il est très improbable que la Cour internationale de justice condamne Israël pour génocide. Mais si par hasard cela arrive, il sera intéressant de voir comment Macron (et non son petit gay d’Orsay qui n’est qu’un mauvais perroquet) se mettra au ban des Nations Unies… ou mangera son chapeau et fera une fois de plus mentir la voix de la France.

  • Leur idéologie

    Macron a annoncé hier dimanche (bien sûr un dimanche, dies Dominicus) qu’il allait envoyer au Parlement d’ici la fin de l’année un projet de loi constitutionnelle inscrivant le droit à l’avortement dans la Constitution (« la liberté des femmes à recourir à l’IVG », selon le jargon officiel).

    Concrètement, cela ne changera strictement rien. Sinon que ça permettra aux parlementaires d’avoir un bon gueuleton à Versailles aux frais de la princesse pour célébrer la grande boucherie républicaine des fœtus humains.

    Car évidemment ce sera par un vote du Congrès. Le pouvoir dit explicitement qu’on ne fera pas de référendum parce que ça donnerait « une tribune disproportionnée aux opposants du texte »…

    Inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution, c’est proclamer que l’idéologie de la République française est celle de la culture de mort.

    Contrairement à ce que bêle la propagande officielle, ce n’est pas du tout « irréversible » : il suffit d’une majorité pro-vie pour l’enlever. Cela dit je sais que je ne la verrai pas. Et si la France se relève un jour, ce sera avec une autre Constitution.