Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Macron

  • L’euthanasie macronienne

    Mardi dernier avait lieu à l’Elysée le premier des trois dîners organisés par Emmanuel Macron dans le cadre de la révision des lois de bioéthique : sur l’euthanasie, sur la PMA, sur l’intelligence artificielle.

    Extraits du récit de La Vie :

    Comme le Président l’avait promis lors de ses vœux aux autorités religieuses, les cultes aussi ont eu leur place. Le président de la Fédération protestante de France François Clavairoly, le président du Conseil Français du culte musulman (CFCM) Ahmet Ogras, ainsi que le grand rabbin Haïm Korsia étaient présents. Pour l’Église catholique, c’est finalement Michel Aupetit qui a participé. L’archevêque de Paris remplaçait Georges Pontier, président de la conférence des évêques, initialement invité. En revanche, aucun représentant de la franc-maçonnerie n’avait été convié… 

    « Cela m’inquiète, assure Philippe Foussier, grand maître du Grand Orient de France. Les cultes sont en décalage avec les aspirations profondes de la société, il y a un risque de radicalisation du débat sur ces sujets sensibles, convier les cultes en priorité c’est prendre le risque d’un débat qui monte en tension. » Et de déplorer « une grande confusion entre le temporel et le spirituel, un retour à l’esprit concordataire. » Si Philippe Foussier n’a pas reçu de bristol, plusieurs convives partageant la même ligne étaient présents comme l’un de ses amis, le député LREM et président du groupe d’études sur la fin de vie à l’Assemblée Jean-Louis Touraine, franc-maçon assumé. Il était placé à côté du Président et choyé : Emmanuel Macron l’a immédiatement tutoyé et a échangé avec lui quelques clins d’œil complices. Assis à la gauche de la ministre Agnès Buzyn dînait le militant pro-euthanasie Jean-Luc Romero, président de l’association pour le droit à mourir dans la dignité. 

    Noëlle Châtelet, dont la présence avait été suggérée à Emmanuel Macron par Jean-Louis Touraine, a longuement témoigné sur le cas de sa mère qui avait choisi de se suicider. Présente aussi, Christiane Vienne, ministre wallonne de la santé de 2004 à 2007 fit part de son expérience sur l’aide active à mourir dans son pays.

    Michel Aupetit en est resté à son expérience de médecin, de ce qu’il a pu observer des soins palliatifs, insuffisamment développés, pour faire valoir le point de vue de l’Église catholique. Pourtant ce n'est pas l'archevêque de Paris mais le Grand rabbin de France qui a mis les pieds dans le tartare mi-cuit de langoustines aux agrumes, le filet de daurade au curry et la douceur citron praliné. Haïm Korsia est monté au créneau en rappelant son opposition totale à l’euthanasie : « Toute l'éthique médicale est basée sur le refus absolu de ce qui s'est passé dans les camps de la mort et plus particulièrement à Auschwitz. » En évoquant le code de Nüremberg, il a rappelé le contexte historique et les fondements qui sous-tendent l’appréciation de l’éthique médicale d’aujourd’hui. Et il n’a pas hésité à lâcher le mot « assassinat », feignant un lapsus, mais provoquant des remous indignés autour des verres de Corton grand cru 1999.

  • Macron grand imam

    « Nous travaillons à la structuration de l'islam de France et aussi à la manière de l'expliquer, ce qui est extrêmement important. »

    Ce propos absolument stupéfiant est du président de la République, Emmanuel Macron. Le président de la République laïque veut carrément « structurer » l’islam et dire comment il faut l’expliquer… Dans la ligne de ce qu’il avait dit le 4 janvier quant à sa « vision du travail à effectuer pour organiser l'islam en France ».

    Jean-Christophe Lagarde, « président de l’UDI » est d’accord : « Je pense que c'est du devoir de l'État, d'un État laïc, que d'organiser cette religion, d'abord pour la protéger contre les influences étrangères. » Jean-Christophe Lagarde est le premier élu à avoir construit une mosquée municipale, à Drancy.

    L’un et l’autre parlent comme s’il n’existait pas un Conseil français du culte musulman et une Fondation pour les œuvres de l’islam, déjà mis en place par la République laïque qui faisait ainsi de l'islam la religion d'Etat en France. Il faut inventer d’autres structures ? Mais ce n’est pas la faute de la République si elles ne fonctionnent pas. C’est parce que l’islam est étranger et que ces structures sont paralysées par les luttes d’influence entre les Etats islamiques… L’imam Macron n’y changera rien.

  • Deux non à Macron

    Macron voulait des listes transnationales aux européennes pour relancer l’idée européenne, et il ne voulait plus du système de « Spitzenkandidaten ». Hier, les députés européens ont voté contre les listes transnationales, et pour le système de Spitzenkandidaten…

    Il était possible de constituer des listes transnationales grâce au Brexit qui va libérer 73 sièges. L’idée était d’en affecter 46 à des députés élus sur des listes européennes, évidemment pour tenter d’imposer l’européisme idéologique. Lors du débat, Guy Verhofstadt a déclaré que c’était « la seule façon de créer un démos européen : on a besoin de créer un démos européen, et cela ne peut pas arriver spontanément par accident ». Et il a argumenté que s’il y avait une seule circonscription aux Etats-Unis c’est Hillary Clinton qui aurait été élue… Argument qui a été retourné par Paul Rangel, pourtant social-démocrate (mais portugais) : « Si nous ne sommes pas une fédération, pourquoi devrions-nous avoir une circonscription unique que même les fédérations n’ont pas ? » Et finalement c’est l’amendement du Hongrois György Schöpflin, du parti de Viktor Orban (suppression de toute mention d’une liste transnationale), qui a été adopté…

    La résolution du Parlement européen propose de réduire de 751 à 705 le nombre de députés, et de distribuer les 27 sièges restants à divers pays pour rétablir l’équité. La France devrait ainsi avoir 5 sièges de plus.

    D’autre part les députés européens ont soutenu, sans surprise, le principe de Spitzenkandidaten, qu’ils avaient inventé : le chef de file du parti européen qui remporte les élections devient automatiquement le président de la Commission européenne. Au nom, comme toujours, de la démocratie et de la transparence. Bien que ce soit contraire au traité européen. Lequel stipule que ce sont les chefs d’Etat et de gouvernement qui choisissent le président de la Commission. Mais on sait depuis longtemps que les traités sont des chiffons de papier… sauf quand il s’agit de chercher des poux sur la tête des Polonais ou des Hongrois…

  • Boubakeur boude (encore)

    Dalil Boubakeur est très vexé de ne pas avoir été invité aux vœux du président de la République aux autorités religieuses.

    « Prenant acte de cette injuste et inexplicable mise à l’écart, la grande mosquée de Paris décide, par conséquent, de se retirer de toutes les instances du CFCM et de ne plus participer à toute initiative émanant des pouvoirs publics sur l’organisation du culte musulman. »

    On en est tout retourné…

    La question est : est-ce que se retirer de quelque chose qui n’existe pas en modifie le fonctionnement ?

  • "Fake news"

    Qui aurait prédit, il y a quelques décennies, que l’Europe occidentale, au XXIe siècle, s’acheminerait vers une authentique dictature du politiquement correct et de la censure des idées et informations non conformes ?

    Il ne se passe plus de mois qu’on annonce ici ou là une nouvelle loi liberticide. La dernière en date est celle qu’annonce Macron contre les « fake news ». Pour protéger la démocratie. Sic. Une loi qui permettra de saisir le juge afin de « supprimer le contenu, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l'accès au site internet ».

    Ce sera donc aux juges de décider si une information est vraie ou fausse… Or, en vertu de l’« indépendance de la justice » (selon l’inversion des valeurs de la société orwellienne), on sait que ce qui déplaira au pouvoir (au vrai pouvoir idéologique) sera fausse nouvelle, et que ce qui le confortera sera vraie nouvelle.

    Pour le moment, la loi ne sera activée qu’en période électorale. Et je viens de voir sur BFM un spécialiste de la question déplorer cette restriction, car il faut faire la chasse aux « fausses nouvelles »© toute l’année. Au nom de la défense de la démocratie…

  • Démocrassouille

    C’est une première dans la République française, et sans doute bien au-delà…

    Le 21 novembre, Olivier Dussopt, député socialiste, vote contre le budget préparé par le gouvernement d’Emmanuel Macron.

    Le 24 novembre, Olivier Dussopt est nommé secrétaire d'État chargé de la Fonction publique.

    Le 27 novembre, Olivier Dussopt défend le budget devant les sénateurs.

    En moins d’une semaine, le député qui se battait contre un mauvais budget est devenu le ministre qui défend le même (bon) budget.

    Olivier Dussopt est ce personnage qui ne comprend pas comment 4% des trisomiques peuvent encore échapper à l’extermination. Ce champion de la culture de mort est donc aussi le champion du monde de retournement de veste.

    Dans le même genre on a Virginie Calmels, qui va devenir vice-présidente des Républicains quand Laurent Wauquiez aura réussi son coup. L’Express raconte par le menu comment Virginie Calmels a fait des pieds et des mains pour entrer dans le gouvernement de Macron…

  • Pollueurs

    L’Assemblée nationale a voté hier l’extension de 3 à 11 du nombre de vaccins obligatoires pour les pauvres enfants qui naîtront en France à partir du 1er janvier 2018.

    L’Assemblée nationale, c’est-à-dire 63 députés contre 3.

    Il y avait donc 511 députés absents.

    La France (sic) anticipe ainsi le programme de la Commission européenne, qui soulignait mardi qu’elle allait « aider » les Etats membres à injecter davantage de poisons dans le corps des enfants.

    Par un curieux hasard, le site européiste Euractiv publiait hier un article qui était tout simplement une publicité de Pfizer France, présentée comme les autres articles, avec seulement la mention « sponsored » pour ceux qui y feraient attention. Publicité présentée sous forme d’un « sondage »…

  • Macron et son drapeau

    Comme il l’avait annoncé, Emmanuel Macron a officiellement reconnu le drapeau européen, en marge du sommet européen à Bruxelles.

    Concrètement, il a signé la déclaration 52 annexée au Traité de Lisbonne sur les « symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union ».

    La France devient ainsi le 17e pays à signer cette déclaration. Par un diktat du prince qui ne reconnaît pas le vote populaire.

    Si les symboles de l’Union avaient été relégués dans une déclaration annexe, c’est parce que les citoyens français avaient rejeté par référendum la Constitution européenne, qui proclamait ces symboles antinationaux dans son article IV-1.

    Les citoyens ont dit non. Macron dit : Je m’en tape.

    C’est la nouvelle démocratie. Enfin, pas si nouvelle que ça. Mais là c’est d’une évidence brutale.

    Et tout ça pour quoi ?

    Pour rien.

    Macron voulait répondre à Mélenchon qui ne veut pas voir le drapeau européen à l’Assemblée nationale.

    Mais que la déclaration soit signée ou pas ne change strictement rien à la situation. Les déclarations annexées aux traités n’ont (comme leur nom l’indique) aucune valeur juridique contraignante. En outre il n’existe aucun texte sur la présence de drapeaux dans l’hémicycle. La présence du drapeau européen est due à une décision du bureau de l’Assemblée en 2008 (sous la présidence de Bernard Accoyer). Le drapeau tricolore avait été installé l’année précédente par Jean-Louis Debré.

  • Macron ne cassera pas Visegrád

    Propos de Jan Zahradil, député tchèque au Parlement européen, président du groupe de l’Alliance des conservateurs et réformistes européens :

    Je pense qu’Emmanuel Macron se soucie en réalité assez peu de l’Europe centrale et de l’Est. Son but est de se présenter comme un nouveau leader européen qui remettra tout en ordre. Dans sa conception de l’Europe, la France est aux manettes, l’Allemagne finance et tous les autres suivent. C’est, bien sûr, une simplification, mais je pense que pour lui, l’Europe centrale n’est qu’un outil qui lui permet de se valoriser. C’est ce qu’illustre son approche du groupe de Visegrád. Pendant son tour d’Europe, il a rencontré les dirigeants tchèque et slovaque, mais pas polonais et hongrois.

    Il y a un conflit entre les pays d’Europe centrale et la France, à cause de la lutte contre les salaires bas et les tentatives d’entraver la liberté de circulation des travailleurs. Il est logique de parler à Emmanuel Macron de ces questions. Je ne pense cependant pas que nous devrions nous rapprocher de lui simplement parce qu’il nous a fait un cours de realpolitik et a appliqué la règle du « diviser pour mieux régner ».

    Il essaie de démanteler le groupe de Visegrád parce que celui-ci s’est montré trop rebelle récemment. Nous ne devrions pas nous prêter au jeu. La République tchèque ne devrait pas tenter de devenir un intermédiaire entre l’ouest et les « méchants » que sont Jarosław Kaczyński et Viktor Orbán. Ça ne marchera pas. Nous ne ferions qu’enrager la Hongrie et la Pologne, tout en étant considérés comme un laquais par l’ouest.

    Tout comme nous le faisons sur la question de la réinstallation des migrants, le groupe de Visegrád doit garder une position ferme sur le travail détaché. Nous devons faire pression, utiliser des arguments fondés sur le droit primaire européen et prouver que la France enfreint les règles du marché unique.

  • Un radicalisé à l’Elysée

    « Bruno Roger-Petit est nommé conseiller, porte-parole de la Présidence de la République, à compter du 1er septembre 2017. Il aura pour mission de relayer la parole publique de l’Elysée, et utilisera pour ce faire tous les moyens à sa disposition, notamment le compte twitter de la Présidence. »

    Et Bruno Roger-Petit s’est empressé de supprimer son compte Twitter personnel, afin qu’on ne trouve plus les horreurs qu’il y écrivait, particulièrement contre les catholiques, contre la Manif pour tous et tous ceux qui s’opposent au nihilisme actuel.

    Car ce qui caractérise Roger-Petit est qu’il est un frénétique anticatholique.

    Et donc il est sûr qu’il y aura avant la fin de ce siècle un président musulman à l’Elysée. Ce n’est hélas pas impossible. Mais lui il s’en félicite.