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Macron

  • Benalla dans le texte

    Alexandre Benalla ne voulait pas aller devant la commission d’enquête du Sénat. On lui a gentiment fait remarquer qu’il n’avait pas le choix. Alors il s’est lâché, montrant, sans surprise, toute sa morgue de parvenu :

    Aujourd'hui, on me contraint, envers et contre tous les principes de la démocratie française. (...) Je vais venir m'expliquer devant la commission d'enquête, en tout cas la mission d'information qui s'est vue attribuer les prérogatives d'une mission d'enquête, mais qui n'en a aucun droit, et qui bafoue notre démocratie. Qui la foule de son pied. M. Philippe Bas, je mesure très bien mes propos, ce petit marquis m'impose aujourd'hui de venir devant lui, sinon il m'envoie la police ou la gendarmerie. Je viendrai devant M. Philippe Bas. (...) Et je dirai ce que j'ai à lui dire. (…) Ce sont des petites personnes qui n'ont aucun droit et aucun respect pour la République française et la démocratie. Ces gens-là ne sont pas juges… Ce sont des petites gens, qui n'ont jamais existé dans le paysage politique français et qui aujourd'hui, à travers Benalla, veulent essayer d'avoir le président Macron. Mais ils n'y arriveront pas ! Le Sénat français, qui bafoue les règles constitutionnelles de notre pays, très sincèrement, je vous le dis franchement, j'ai aucun respect pour eux.

    On sait aujourd’hui qu’Alexandre s’appelait « Maroine » quand il était petit. Maroine, ou Marouane (qui est la vraie transcription de l’arabe), ou Marwan en anglais. Ce n’est pas le nom du Conquérant, mais tout de même celui de plusieurs califes, et d’un sultan marocain.

    Sur l’un des nombreux sites traitant des prénoms, et qui prétendent faire le portrait psychologique de l’enfant d’après son prénom, je suis tombé sur ceci :

    Energique et viril, courageux et combatif, Marouane rêve de commander et de diriger. Il est facilement ombrageux, susceptible et agressif, particulièrement lorsqu'il ne maîtrise pas la situation. Rapide et souvent pressé, il est impulsif et irritable. Ses crises de colère sont fréquentes, parfois violentes. Il vise l'obtention d'un pouvoir et, par là même, supporte mal l'autorité des autres. Il se montre entêté, pas toujours de bonne foi et reconnaît difficilement ses torts. Bien armé pour la vie, il sait se montrer actif et entreprenant et capable de saisir les opportunités qui s'offrent à lui. (...)

    Etonnant, non ?

  • Irréprochable

    Agnès Saal a été nommée « haute (sic) fonctionnaire à l’égalité, la diversité et la prévention des discriminations auprès du secrétaire général du ministère de la Culture ».

    Evidemment, ça a l’air d’une blague. Agnès Saal, c’est cette personne qui a été condamnée pour détournement d’argent public quand elle dirigeait l’INA, puis le Centre Pompidou (48.000 € de taxi…).

    Mais l’information est vraie, et le ministre de la Culture, Françoise Nyssen, n’hésite pas à vanter « la qualité de son engagement et de son travail au service de ces valeurs fondamentales »…

    Françoise Nyssen se débattant quant à elle dans trois affaires de fric, on doit comprendre sans doute que ce sont là les « valeurs fondamentales ».

    L’avocat d’Agnès Saal a aussitôt souligné que cette nomination n’entraînait aucune augmentation de salaire pour cette employée du ministère de la Culture qui avait été réintégrée au même niveau malgré sa condamnation… L’avocat a seulement oublié de préciser que dès le 3 août Agnès Saal a été promue à l'échelon spécial du grade d'administrateur général, avec l’augmentation de salaire qui va avec, et l’indemnité de résidence, et une autre indemnité qui lui permettra d’augmenter sa retraite… (Avec effet rétroactif au 1er janvier. Non mais...)

    Telle est la république irréprochable de monsieur Macron.

    Au fait, comment va monsieur Benalla ?

  • Le plus faux cul

    Dans l’affaire Benalla, il y avait eu ce matin le délicieux euphémisme de Mme Belloubet, ministre de la « Justice », reconnaissant du bout des lèvres que le tabasseur en chef de l’Elysée avait eu, au vu de la malencontreuse vidéo, des « gestes absolument inadaptés ». Mais qu’elle n’y pouvait rien.

    Mais depuis lors on a eu les propos hallucinants de Christophe Castaner, délégué général de La République en Marche et secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement :

    Personne n'est protégé dans ce pays, quel que soit son statut. L'Elysée se tient totalement à la disposition de la justice et je peux prendre l'engagement, même si je ne suis pas l'employeur de M. Benalla, je peux prendre l'engagement qu'il n'y aura aucun obstacle à ce que la justice puisse faire son travail le mieux du monde.

    Sauf que Benalla était protégé par l’Elysée depuis le 1er mai et qu’il aurait continué à l’être s’il n’avait pas été révélé que le cogneur de la vidéo, usurpant en plus la fonction de policier, était le chef de la sécurité du président de la République, adjoint à son chef de cabinet.

    Quant au responsable de cette chienlit, Emmanuel Macron, il a seulement dit, drapé dans sa très haute dignité présidentielle :

    La République est inaltérable.

    C’est beau comme du Robespierre. Mais il a mal fini…

  • Commandeur

    Screenshot_2018-07-07 (27) Ambassade de France en Hongrie - Francia Nagykövetség - Accueil.png

    Eric Fournier, ambassadeur de France à Budapest, limogé par Macron, a été décoré hier de l’Ordre du Mérite de Hongrie... alors qu'il n'est plus ambassadeur de France en Hongrie depuis le 28 juin...

  • Réfugié syrien…

    Parmi les messages de Macron au Nigeria, il y avait celui-ci :

    Screenshot_2018-07-06 «Le père de Steve Jobs était un réfugié syrien» quand Macron prend des libertés avec la réalité .png

    "Le père de Steve Jobs était un réfugié syrien. Il semble que la nationalité n'ait rien à voir avec la capacité à réussir. Si vous croyez qu'être Nigérian vous empêchera de réussir, alors vous ne réussirez pas. Si vous vous battez et que vous réussissez, vous deviendrez un modèle !"

    Mais le père de Steve Job n’était pas du tout un réfugié syrien. Il est le rejeton d’une famille de riches propriétaires de Homs. Il a commencé ses études à l’université américaine de Beyrouth et les a poursuivies à Madison dans le Maryland. C’est alors que sa petite amie, étudiante comme lui, est tombée enceinte. Face à l’hostilité de ses parents elle est allée accoucher à San Francisco et a fait adopter son enfant par M. et Mme Jobs.

    Steve Jobs n’a jamais vu son père biologique. Donc, non seulement il n’était en rien un réfugié syrien, mais en outre la réussite du fils n’a strictement aucun rapport avec l’origine du père…

  • Jackpot

    La limitation de vitesse a pour unique but de récolter du fric, beaucoup de fric, sur le dos des automobilistes, et d’abord de ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler. C’est ignoble. C’est du Macron pur jus.

    Il est inscrit dans la loi de finances 2018 que les amendes via les radars automatiques vont dépasser le milliard d’euros cette année.

    Il est bien évident qu’il suffit de mettre quelques radars mobiles sur les nationales, ici et là, pour récolter 10, 20 ou 30 milliards d’euros (étant entendu qu’il faut moduler en fonction de la jacquerie prévisible).

    Et pas seulement sur les nationales. Chez moi il y a une départementale très large avec de longues lignes droites, où la plupart des conducteurs vont à plus de 100 km/h (voire 110), parce qu’il n’y a strictement aucun danger. Et… qu’il n’y a jamais de radar. Il suffira de mettre de temps en temps un radar, et ce sera le pactole.

  • Totalitaire

    Le dictateur Macron, très fier d’avoir instauré un délit d’opinion, prétend que la décision de déposer le cadavre de Simone Veil au Panthéon a été « celle de tous les Français », et que « c’est intensément, tacitement, ce que toutes les Françaises et tous les Français souhaitaient ».

    Le mensonge à l'état brut.

    Un propos totalitaire chimiquement pur.

  • Il s’appelle Eric Fournier

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    L’ambassadeur de France à Budapest (photo du 14 juillet 2016) a envoyé le 18 juin dernier une note diplomatique au ministère des affaires étrangères et à la présidence de la République, où il fait l’éloge du gouvernement Orbán et fustige les médias français et anglo-saxons qui font de la désinformation sur ce pays.

    La Hongrie est « un peu le Real Madrid du monde politique moderne », dit Eric Fournier, en référence au club de foot triple champion de la Ligue des champions. Halte à la « magyarophobie » de la presse ! La Hongrie est « un modèle ayant su anticiper les problèmes posés par les mouvements migratoires illégaux ».

    Il dénonce « l'habitude intellectuelle » qu'ont « les médias anglo-saxons et français à qualifier de populiste tout régime élu démocratiquement mais ne correspondant pas à leur vision du monde ». Or « aucun autre gouvernement européen ne peut se prévaloir d'une triple victoire électorale consécutive avec deux tiers des suffrages ».

    En agitant la menace de la procédure de l’article 7, la Commission européenne « cherche à faire payer à la Hongrie son discours critique », et aussi les récents amendements constitutionnels, dont celui qui stipule que toutes les institutions du pays doivent défendre la culture chrétienne : « Quoi de plus normal, a priori, de la part d’une nation qui continue depuis 1.018 ans de faire de saint Etienne l’un de ses pères fondateurs ? »

    Quant aux accusations d’antisémitisme (par la campagne anti-Soros), c’est un « fantasme » de journalistes étrangers, et aussi un moyen de faire diversion quant au « véritable antisémitisme moderne » qui est « le fait des musulmans de France et d’Allemagne ».

    La note, évidemment confidentielle, a été révélée hier par Mediapart. Le Quai d’Orsay en a confirmé l’existence, soulignant que ces propos « ne reflètent nullement la position des autorités françaises », mais relèvent au contraire d’« un commentaire non sollicité et malvenu de son auteur, auquel il a été fermement rappelé la nécessité d’une expression précise et mesurée, dans le strict champ de ses compétences ».

    Emmanuel Macron a été interrogé à ce sujet lors de sa conférence de presse à l’issue du sommet européen. Il a répondu lui aussi que la note ne correspondait « en rien à la position officielle française », ce qu’on avait remarqué. Il a ajouté : « Si une preuve m’était apportée que de tels propos aient été tenus publiquement, alors cet ambassadeur serait révoqué. » Mais, soulignant qu’il s’agissait d’une note confidentielle exprimant une opinion personnelle, il a conclu : « Est-ce qu'il appartient à l'autorité de révoquer un ambassadeur parce qu'il dit ce qu'il pense ? Je ne le crois pas, ou alors nous créerions un délit d'opinion dans la fonction publique. »

     

    Addendum

    Macron vient de le virer, par un décret daté du 28 juin (la veille de sa réponse aux journalistes). Macron est donc un fieffé menteur. Ou plutôt : il a donc créé un délit d'opinion dans la fonction publique.

    On voit aussi que Edwy Plenel poursuit avec constance son travail de corbeau, qu'il commença il y a 36 ans au Monde quand ce "journaliste d'investigation" était informé directement par le ministère de l'Intérieur.

  • C'est salaud et con

    « Les Bretons, c’est la mafia française ».

    Le propos est d’Emmanuel Macron, présentant Jean-Yves Le Drian au pape.

    Je ne savais pas que je faisais partie de la mafia française, et je ne saurai sans doute jamais ce que cela veut dire.

    Mais il est tout simplement ignoble de dire cela au pape, qui sans doute ignore tout de la Bretagne, mais condamne la mafia de façon obsessionnelle.

  • Macron au Vatican

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    Emmanuel Macron était ce matin en visite officielle au Vatican. Cet après-midi il sera à Saint Jean de Latran, la cathédrale du pape, mère de toutes les églises, pour prendre possession de sa stalle de chanoine… d’honneur.

    Vive la France.

    Erratum

    Je suis allé trop vite. C'est demain mardi.