L’Agence des Droits Fondamentaux de l’Union européenne, sise à Vienne avec toutes ses majuscules, tonne, dans son premier rapport annuel (elle a été créée en 2007) que les violences racistes, antisémites, ou relevant de l’extrême droite (?), et les comportements discriminatoires, augmentent dans l’UE et sont insuffisamment sanctionnés (sic), sauf au Royaume-Uni…
L’Agence semble s’intéresser particulièrement aux « discriminations » nationales à l’emploi, c’est-à-dire à ce qui peut rester de préférence nationale, notion honnie par dessus tout et qui doit être fermement réprimée.
Ainsi, l’Agence se félicite que « le Royaume-Uni possède la législation anti-discrimination la plus efficacement appliquée de toute l’UE » et qu’avec « 95 sanctions sur la période 2006-2007, il a prononcé plus de sanctions que tous les Etats membres réunis. » (Ce n’est pas sans rapport avec la galopante dhimmitude britannique.)
A l’inverse, l’Agence s’étrangle devant ce qu’elle voit en Irlande ou en Belgique : « des offres d’emploi discriminatoires énonçant que les étrangers doivent s’abstenir de les postuler ».
Et il est intolérable que dans 12 pays de l’UE aucune sanction n’ait été appliquée, alors que des procédures ont été engagées. Ces affreux sont la République tchèque, l’Allemagne, le Danemark, l’Estonie, la Grèce, l’Espagne, Chypre, la Lituanie, le Luxembourg, la Pologne, le Portugal et la Slovénie.
La France fait partie des pays qui « ont mis en application une législation relativement efficace », mais où « les condamnations demeurent rares en comparaison avec le Royaume-Uni »...
