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  • Immondice télévisuel

    Un médium, un prince, un faux couple, un couple de lesbiennes, un Don Juan "revendiquant 780 conquêtes", une mère et sa fille issue d'un couple mixte, un ado déjà parent, une personne vivant "avec une balle dans la tête", et un… « prêtre anglican » figurent parmi les candidats de la deuxième saison de "Secret Story", émission de « télé-réalité » sur TF1.

  • Les préparatifs de la guerre en Iran

    Lu sur Altermedia :

    Selon une dépêche RIA Novosti, les troupes américaines en Irak ont créé durant ces quatre derniers mois quatre bases militaires avancées le long de la frontière iranienne, se référant à une source interne à la sécurité irakienne.

    Selon cette source, ces bases dont l’une “est située à 30 km de la ville iranienne la plus proche”, sont équipées de rampes de lancement de missiles téléguidés et de systèmes de radar.

    La création de bases à la frontière avec l’Iran “ne témoigne pas d’intentions belliqueuses” et ne constitue qu’“une mesure de précaution en cas de frappe iranienne contre Israël”, a précisé la source.

    Pourtant, les manœuvres israéliennes, les propos de plus en plus belliqueux des pays occidentaux et les rumeurs de préparatifs militaires laissent supposer le contraire.

    Selon le New York Times, les frappes aériennes israéliennes contre les sites nucléaires iraniens ne sont plus qu’une question de temps. Bien entendu, si l’Iran persiste à développer ses technologies d’enrichissement de l’uranium. C’est la conclusion d’un article sur les récents exercices des forces navales israéliennes dans l’Est de la Méditerranée. Ces exercices ont fait beaucoup de bruit et suscité de nouvelles thèses de la part des experts sur l’éventualité d’un raid aérien contre les ouvrages nucléaires de l’Iran. Cette fois, le rôle de l’exécutant est réservé à Israël. Des “officiels anonymes de l’administration américaine et du Pentagone” ont déclaré au New York Times, qui avait “découvert” ces exercices, qu’ils devaient être considérés comme une “répétition d’un bombardement potentiel” des sites nucléaires iraniens. (L’article est longuement analysé ici.)

  • A quoi sert votre euro-dictature ?

    Intervention de Marine Le Pen au conseil régional d'Ile-de-France, le 26 juin, lors de l’audition de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, dans le cadre de la présidence française de l’Union Européenne.

    Monsieur le Ministre,

    Plus l’Europe de Bruxelles avance, plus elle recule dans les cœurs et les esprits.
    Le récent « non » irlandais porte à trois les pays de l’Union qui ont clairement rejeté la Constitution européenne (puisqu’entre nous la constitution que nous avons, ainsi que les Pays-Bas, rejeté en 2005 est le même texte que celui du traité simplifié).

    De l’aveu même des dirigeants des pays de l’Union, tout référendum organisé dans un quelconque des pays de l’Union déboucherait sur un NON plus ou moins massif.

    Votre Europe se construisant contre la volonté des peuples à cause d’une oligarchie sourde et aveugle aux besoins et aux désirs de ces mêmes peuples est devenue une euro-dictature !

    Or, la seule solution qui vous vient à l’esprit est de faire revoter l’Irlande, solution juridiquement aussi absurde que si vous nous proposiez aujourd'hui de rejouer l’euro 2008, jusqu’à ce que la France gagne !

    Bruxelles est à l’évidence incapable de mettre en place la moindre protection collective des peuples européens, comme le démontre son impuissance face à l’OPEP pour faire baisser le prix du pétrole.

    Ce qui ne l’empêche pas de multiplier les obstacles afin que les Etats-nations ne puissent pas amortir le choc de cette flambée qui ruine le pouvoir d’achat des européens.

    Alors, Monsieur le Ministre, à part l’arrachage de milliers d’hectares de vigne, la prime à la casse de nos bateaux de pêche, l’interdiction du camembert cru, ou l’obligation des gilets fluos dans les voitures, notre question est : « à quoi sert votre euro-dictature ? ».

    Et accessoirement, « à quoi servez-vous ? »

  • Le Dr Villette et le Téléthon

    J’avais fait un long compte rendu du « procès du Téléthon », au lendemain de l’audience, le 11 avril dernier. J’avais signalé que le jugement serait rendu le 29 mai. Ce jour-là, à ma grande surprise, le Dr Villette était relaxé. Mais notre ami ne voulait pas le claironner, pour ne pas inciter l’AFM à faire appel. L’AFM a néanmoins fait appel. J’ai donc signalé discrètement cette issue dans ma chronique sur la culture de mort dans le numéro de Reconquête qui vient de paraître. Sur son site, le Dr Villette la rend publique à son tour, et renvoie à l’automne pour la suite des événements. Il publiera alors les étonnants attendus du jugement.

    Il convient de souligner que si l’AFM fait appel, elle n’est pas suivie par le parquet. Lequel s’était déjà déjugé entre la plainte et l’audience, et ne tient pas à réitérer la plaisanterie…

  • Curieuse nomination

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    Le pape a nommé Mgr Raymond L. Burke, archevêque de Saint-Louis (Missouri), Préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, en remplacement du cardinal Agostino Vallini dont il vient de faire son vicaire pour le diocèse de Rome, le cardinal Ruini ayant pris sa retraite.

    C’est une curieuse nomination, dans la mesure où Mgr Burke était un très remarquable évêque de Saint-Louis, et qu’il ne pourra donc pas continuer lui-même le travail qu’il a commencé, et dans la mesure où le Tribunal suprême de la signature apostolique (cour d’appel et de cassation  ressemble, vu de l’extérieur du Vatican, à un placard doré. On n’a jamais entendu ses prédécesseurs, que ce soit le cardinal Vallini ou avant lui le cardinal Pompedda. Je n’ai connu l’existence du cardinal Pompedda qu’en mai 2003 lorsqu’il représenta le pape lors des festivités du 700e anniversaire de la mort de saint Yves à Tréguier. Mais on peut aussi considérer que ce poste peut être un tremplin, et ce n’est certainement pas pour le mettre au placard que Benoît XVI fait venir à Rome cet évêque qui aura demain 60 ans, et qu’il avait nommé aussi, le 6 mai dernier, membre de la congrégation pour le clergé et membre du conseil pontifical pour les textes législatifs.

    En août 2007, à l’approche de la date de mise en application du Motu Proprio sur la messe, Mgr Burke s’était dit prêt à travailler avec les prêtres des paroisses pour satisfaire de manière appropriée et généreuse les demandes de célébration régulière de la forme extraordinaire du rite de la messe. Il avait annoncé des cours de formation liturgique, et décidé que les séminaristes de l’archidiocèse recevraient une formation adéquate. Quelques jours plus tard, le séminaire du diocèse de Saint-Louis annonçait que pour accéder au sacerdoce il faudrait désormais savoir dire la messe de saint Pie V.

    Le 3 juillet, il ordonnera deux séminaristes de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre à Gricigliano.

    (Photo: Mgr Burke lors de son installation au diocèse de Saint-Louis, dans les ornements qu'il avait commandés pour l'occasion.) 

  • Vigile des saints Pierre et Paul apôtres

    A un triple reniement répond une triple confession, afin que la langue ne soit pas moins au service de l’amour qu’elle ne le fut de la crainte, et que la mort imminente ne parût pas lui arracher plus de paroles que la vie présente. Que l’office de l’amour soit de paître le troupeau du Seigneur, si le reniement fut la preuve de la crainte !
    Ceux qui paissent les brebis du Christ, dans l’idée de vouloir en faire leurs brebis, et non celles du Christ, ceux-là apportent eux-mêmes la preuve que ce n’est pas le Christ qu’ils aiment.  Ils agissent par la cupidité qui porte à rechercher la gloire, la domination, les richesses, et non par la charité qui porte à vouloir obéir, se dévouer, plaire à Dieu.

    C’est contre ceux-là que veille cette parole insistante du Christ, et c’est tout autant contre ceux-là que l’Apôtre gémit qu’ils cherchent leur avantage, et non celui de Jésus-Christ.

    Que signifie, en effet : « M'aimes-tu ? Pais mes brebis ! », si ce n’est : Songe à ne pas te paître toi-même ? Mais pais mes brebis non pas comme étant les tiennes, mais les miennes. Cherche à travers elles ma gloire, non la tienne ; mon empire, et non le tien ; mon profit, non le tien ; afin que tu ne sois pas dans la société de ceux qui, s’aimant eux-mêmes, se livrent à ces temps périlleux, et s’attachent à ce qui se sera à l’origine de leurs maux.

    A juste titre, il dit à Pierre : As-tu de l’affection pour moi ? Et il répond : Je t’aime, et lui, en retour : Pais mes agneaux, et une deuxième fois, et trois fois. Et ici il est démontré que l’amour et l’affection sont une seule et même chose. Car à la fin le Seigneur ne dit plus : Est-ce que tu as de l’affection pour moi ? mais : M’aimes tu ? Ne nous aimons donc pas nous-mêmes, mais aimons-le, lui, et, à paître ses brebis, cherchons son avantage et non pas le nôtre.

    Je ne sais de quelle façon inexplicable il se fait que quiconque s’aime lui-même, et non Dieu, ne s’aime pas ; et quiconque aime Dieu, et non lui-même, s’aime en réalité. Car celui qui ne peut vivre en se détachant de lui-même, meurt de s’aimer lui-même. Il ne s’aime donc pas, celui qui s’aime de façon à ne pas vivre.

     

    Ces quelques extraits du 123e traité de saint Augustin sur l’évangile de saint Jean, qui forment la lecture des matines de ce jour, sont un exemple flagrant de l’extrême difficulté que l’on rencontre à traduire les pères de l’Eglise, et c’est d’autant plus frustrant quand il s’agit de saint Augustin, qui s’attache à parler le plus simplement possible, dans une langue latine aussi facile que possible. Mais aussi avec une concision et une précision qui rendent impossible une traduction littérale. La traduction que l’on trouve sur le site Jésus-Marie est une lointaine adaptation qui affaiblit ce que dit saint Augustin (ce qui est très fréquent dans ces traductions du XIXe siècle). Ici, la tâche est rendue littéralement impossible par les mots qu’emploie le Christ en parlant à Pierre : d’abord diligere, ensuite amare. En français on n’a que le verbe aimer. J’ai mis « avoir de l’affection » pour montrer qu’il y a une différence, mais ce n’est évidemment pas le terme adéquat. Diligere, c’est aimer après réflexion et par choix. Amare, c’est aimer tout court, c’est l’amour parfait. Et c’est une seule et même chose, quand il s’agit de l’amour de Dieu. Dans le texte grec originel, les deux verbes sont agapao, traiter avec affection, avoir une préférence pour, puis phileo, aimer d'amitié (cf. je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis).