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Le blog d'Yves Daoudal - Page 5

  • Un évêque, une Eglise

    Mgr Peter Ding Lingbin a été sacré évêque de Changzhi, en Chine, ce matin.

    Mgr Ding, 54 ans, ancien médecin hospitalier, a été sacré dans la cathédrale « officielle » de Changzhi, en présence de centaines de prêtres et de 2.000 fidèles. Il a été sacré comme évêque de l’Eglise officielle, mais par cinq évêques tous en communion avec Rome, et avec un mandat du pape qui lui a été donné il y a plus de deux ans (il était administrateur apostolique du diocèse).

    Le mandat de la conférence épiscopale qui dépend du pouvoir communiste a été lu en public, le mandat de Rome en privé devant le clergé…

    Etait présent Mgr Andrew Jin Daoyuan, l’un des cinq prêtres qui avaient été sacrés évêques sans l’accord de Rome à l’Epiphanie 2000, évêque « officiel » de Changzhi, qui en 2008 avait obtenu le pardon de Rome et était devenu « évêque légitime sans juridiction » (il avait presque 80 ans) sous la condition qu’il reconnaisse comme ordinaire l’évêque clandestin Mgr Paul Li Yi, qui est mort en 2012.

  • Le Vatican…

    A propos de l’élection de Donald Trump, en dehors des félicitations d’usage et des propos diplomatiques (et du fait qu’il avait beaucoup besoin de prières), le cardinal Parolin, secrétaire d’État du Saint Siège, n’a évoqué que la question de l’immigration. Du fameux mur entre les Etats-Unis et le Mexique. Pour dire que les propos d’un candidat et ceux d’un élu n’étaient pas forcément les mêmes et qu’il fallait attendre.

    Parolin Perroquet fait comme son pape, qui dans l’avion, à propos de Trump, n’avait parlé que du mur. Pour pontifier que celui qui construit un mur n’est pas chrétien. On se souvient de la réaction de Trump, pouffant que le pape ferait bien de regarder autour de lui, vu qu’il habite un endroit entièrement entouré de murs…

    Donc, Trump, c’est le mur. Pas un mot du fait que Trump, c’était le candidat pro-vie, qui peut faire de la Cour suprême un instrument du respect de la morale naturelle et de l’autonomie des Etats (cela s’appelle la subsidiarité, monseigneur), pas un mot de la trentaine de conseillers catholiques de Trump (catholiques pour le conseiller du point de vue catholique), pas un soupir de soulagement d’avoir évité la furie du droit à l’avortement sans limite et de la dictature des droits LGBTQI+ (qui il est vrai a les complaisances du pape régnant notamment aux Etats-Unis), pas un mot non plus du fait que Donald Trump pouvait être un atout pour la paix dans le monde (thème pourtant récurrent dans le discours du Vatican).

    Et sur Radio Vatican on a invité une « politologue » française chargée de dire au monde catholique de quoi il retourne :

    Pendant les 18 mois de campagne, le Républicain aura su séduire les Américains malgré la brutalité de ses discours, les insultes ou les propos racistes. Le candidat des exclus a fait campagne avec un programme anti-élite et anti-immigration, dénonçant la corruption de l’establishment et promettant de retrouver la grandeur de l’Amérique à une classe moyenne blanche inquiète des changements.

    Les Républicains reprennent donc la tête des États-Unis avec un nouveau président très impopulaire (sic !) qui n’a pas de véritable programme politique mais un vrai projet pour les Américains.

    Et l’on s’étonne que des Pence et des Hofer, de vieilles familles catholiques, soient devenus "évangéliques"… Chez nous aussi, il suffit de lire la prose épiscopale pour comprendre à quel point il est devenu difficile de rester catholique quand on veut faire de la politique pour le bien commun…

  • Saint André Avellin

    Deus, qui in corde beáti Andréæ Confessóris tui, per árduum cotídie in virtútibus proficiéndi votum, admirábiles ad te ascensiónes disposuísti : concéde nobis, ipsíus méritis et intercessióne, ita eiúsdem grátiæ partícipes fieri ; ut, perfectióra semper exsequéntes, ad glóriæ tuæ fastígium felíciter perducámur. Per Dóminum…

    « Seigneur qui, au moyen du vœu difficile de progresser chaque jour dans la vertu, avez préparé dans le cœur du bienheureux André d’admirables élévations jusqu’à vous ; ah ! par ses mérites et son intercession, accordez-nous d’avoir part à cette grâce, en sorte que, poursuivant toujours ce qui est plus parfait, nous puissions arriver heureusement au faîte de votre gloire. »

    Dans la vie présente, la sainteté ne saurait être envisagée comme quelque chose d’extérieur, comme un vêtement tout fait, qu’il suffit de prendre sans plus avoir à y penser. La grâce baptismale dépose en nous le Christ comme un germe, — quos iterum parturio, donec formetur Christus in vobis [vous que j’enfante à nouveau jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous – Galates 4,19], — et il nous appartient de le faire mystiquement revivre. Ce Christ est le principe d’une vie intense et surabondante, qui croît et se développe jusqu’à cette mensura aetatis plenitudinis Christi [la mesure de l’âge de la plénitude du Christ – Ephésiens 4,13] établie par Dieu pour chacun de nous. Quand cette mesure ou cette conformité est atteinte, notre séjour ici-bas n’a plus de but, et au temps succède alors l’éternité. Nous sommes sur cette terre comme des statues dans l’atelier d’un sculpteur ; lorsque l’artiste a donné sa dernière retouche, le chef-d’œuvre est retiré de l’atelier et placé à l’endroit pour lequel il a été fait.

    Bienheureux cardinal Schuster

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    (Procession de saint André Avellin, le 10 novembre 2011 à Monasterace, en Calabre)

     

  • Laïcité allemande

    Les élèves de troisième année de l’école élémentaire d’Ebersberg, dans la banlieue de Munich, faisaient chaque année une visite à l’église de la ville. Cette année, le directeur a interdit la visite, parce qu’il n’est pas admissible de faire subir cela à des élèves qui ne sont pas de la foi catholique.

    Dans le même temps, à Rendsburg, près de Kiel, des parents ont été condamnés à une amende de 300€ pour avoir refusé que leur enfant participe à la visite de la mosquée, où on leur donnait un cours de prière islamique.

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  • Le Conseil d’Etat casse tout

    Dans une décision passablement embarrassée, sur les crèches de Noël dans les lieux publics, le Conseil d’Etat indique qu’il casse les trois décisions de justice administrative qui lui sont parvenus : l’arrêt de Paris jugeant que la laïcité interdisait toute installation de crèche de Noël, celui de Nantes qui permettait l’installation d’une crèche de Noël, et celui de Melun qui permettait également l’installation d’une crèche de Noël.

    Après avoir tout cassé dans tous les sens, le Conseil d’Etat édicte (logiquement) qu’on peut installer une crèche de Noël à condition que ce ne soit pas une crèche de Noël (conformément à la laïcité).

    Plus précisément, il donne quatre critères de légalité. Il faut tenir compte :

    1- du « contexte de l’installation », qui doit être « dépourvu de tout élément de prosélytisme ». Rien ne doit indiquer qui est qui, ni pourquoi ni comment.

    2- des « conditions particulières de l’installation ». Les « conditions particulières » sont encore soulignées dans la suite du texte, sans qu’on nous dise de quoi il s’agit. Ça donnera du travail aux avocats…

    3- de l’existence ou de l’absence d’usages locaux. En bref il est interdit d’installer une crèche de Noël là où ce n’est pas une coutume immémoriale.

    4- du lieu de l’installation. Ce ne peut pas être dans un bâtiment siège d’une collectivité publique ou d’un service public (donc dans une mairie), « sauf si des circonstances particulières permettent de lui reconnaître un caractère culturel, artistique ou festif »… Et dans les autres emplacements publics on peut installer une crèche de Noël, « sauf si elle constitue un acte de prosélytisme ou de revendication d’une opinion religieuse ».

    Bref on en est toujours au même point, conformément au respect de la loi de 1905. On peut éventuellement installer une crèche de Noël, à condition de pouvoir prouver qu’elle ne fait pas référence à Noël.

    Si l’on a du temps à perdre, on pourra lire l’affligeante réaction de la Conférence des évêques de France, qui croit nécessaire de rappeler que la présence de crèches dans les lieux publics « n’est pas une revendication de l’Eglise », et que « Noël est une fête de la paix et que c’est ensemble qu’il faut en préserver le sens », « croyants et non croyants »…

  • Apocalypse

    Titre du Figaro économie

    Victoire de Trump: «Le début du chaos commence peut-être aujourd'hui».

    Dans le Financial Times :

    « La démocratie américaine va être mise à l'épreuve comme elle ne l'a pas été depuis la guerre civile il y a 150 ans. »

    Jean-François Robin, économiste chez Natixis

    « S'il applique ne serait-ce que la moitié de ce qu'il a prévu, le monde va basculer. »

    Anne Sinclair :

    « Comme pour le monde entier, comme pour l'Europe », la victoire de Donald Trump est un cataclysme. Le résultat de ce scrutin, c’est « dix Brexit à la fois ».

  • Juppé l’extrémiste

    Finalement c’est Alain Juppé qui a eu la réaction la plus violente à l’élection de Donald Trump, et la plus méprisante à l’égard des Français :

    « Je prends acte de la décision souveraine du peuple américain. Aux Français, je veux souligner tous les risques que la démagogie et l'extrémisme font courir à la démocratie et le caractère vital des choix qu'ils ont à faire. »

  • Raté

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    Euractiv, hier

  • Rappel

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  • Hollande minable

    La réaction fuligineuse de notre Président :

    « Des leçons sont forcément tirées de tout scrutin. Nous devons prendre conscience des inquiétudes provoquées par les désordres du monde. Nous devons trouver les réponses, elles sont en nous et doivent être capables de dépasser les peurs tout en respectant nos principes. Ces principes sont notamment la démocratie et le modèle social. Plus que jamais, cette élection nous conduit à prendre nos responsabilités. »

    Heureusement, Stéphane Le Foll est plus viril, il est prêt à faire la guerre…

    « Il y avait déjà eu des conséquences de tirées après le Brexit et une démarche avait été engagée par la France avec l'Allemagne pour renforcer l'Europe de la Défense. Donc c'est un axe qui a été déjà décidé et qui, au vu de ce qui s'est passé, nécessite que l'Europe évidemment, effectivement, se renforce en particulier dans le domaine de sa sécurité et de sa défense. »

    Sic.

    Quant à Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, elle affirme que Donald Trump « ne peut pas empêcher la mise en œuvre » de l'accord de Paris sur le climat conclu l'an dernier. Sauf si Donald Trump, pour qui le dérèglement climatique est un « canular », montre que la ratification de l’accord par Obama était nulle et non avenue en l’absence d’un vote du Congrès…

  • Ambassadeur de France

    Gérard Araud est paraît-il ambassadeur de France à Washington.

    Le 16 octobre il twittait ceci :

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    Et ce matin :

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    Il a quand même supprimé ce dernier tweet. Mais il a eu le temps de salir la France. D'autant qu'entre temps il était aussi intervenu sur Fox News pour déclarer: "C'est catastrophique, le monde est dans un cataclysme."

  • Voici trois bonnes nouvelles et un petit plaisir

    L’élection de Donald Trump est une bonne nouvelle pour la paix dans le monde, car il n’est pas lié aux ex-trotskistes néo-cons qui ont plongé le Proche Orient dans le chaos, et dont Hillary Clinton est curieusement proche (voire pire). On notera au passage que la diabolisation de Trump comme ami du diable Poutine n’a pas marché (alors qu'on pouvait craindre en outre l’effet du forcing russe pro-Trump manquant quelque peu de discrétion). Or l’estime réciproque entre les deux hommes est évidemment un élément positif pour la marche du monde.

    Autre bonne nouvelle, peut-être encore plus importante, même pour le monde : il s'agit de la Cour suprême des Etats-Unis. Hillary Clinton l’aurait bloquée pour longtemps dans la culture de mort et la dictature de toutes les déviances. Alors que Donald Trump va nommer un juge pro-vie, pro-mariage et pro-famille, et on espère qu’il pourra en nommer au moins un autre au cours de son mandat, donnant ainsi à la Cour suprême une claire majorité favorable à la morale naturelle, et mettant aussi un coup d’arrêt à la dérive d’une institution qui en est venue à dicter sa loi contre les lois et les citoyens des Etats.

    La troisième bonne nouvelle est pour l’Europe et pour les patriotes des pays européens : Donald Trump était partisan du Brexit et il a félicité les Britanniques d’avoir « repris le contrôle de leur pays ». Pour la première fois on a un président américain qui n’est pas un lobbyiste de la « construction européenne ».

    Le petit plaisir, c’est – je ne m’en lasse pas – de voir, comme chaque fois qu'ils prennent une déculottée, la tronche des politiciens et des faiseurs d’opinion, et d’imaginer celles que je ne vois pas. Par exemple celle du concepteur du modèle du New York Times qui donnait obstinément à Hillary Clinton 88% de chances de l’emporter, du concepteur de cet autre modèle qui lui donnait 77%, des analystes qui disaient que la victoire de Clinton ne relevait même pas de la politique mais simplement de la démographie (parce que les Etats susceptibles de basculer vers Trump ont subi une forte immigration latino et que les Latinos votent démocrate), ou de l’auteur de cette analyse dont je voyais chaque jour le titre sur un des sites que je consulte quotidiennement : « Pourquoi Trump ne l’emportera jamais »…

    On rappellera d’autre part que son vice-président Mike Pence a un score de 100% dans le classement du Comité national du droit à la vie, et un score de 0% dans le classement du Planning familial. Et puis, même si ça n’a strictement aucune importance ni aucun intérêt (c’est juste mon arbitraire à moi), je suis content que la Première Dame soit une Slovène…

  • Dédicace de l’archibasilique du Très Saint Sauveur

    Fête de la dédicace de la cathédrale de Rome, qu’on a fini par appeler curieusement « basilique de saint Jean de Latran », du nom de son baptistère (et du palais), alors qu’elle fut consacrée comme basilique du Très Saint Sauveur par le pape saint Sylvestre.

    En dehors des lectures des deux premiers nocturnes des matines, l’office et la messe sont du commun de la dédicace des églises.

    Le texte de l’introït de la messe est l’exclamation de Jacob (Genèse 28) à son réveil, après avoir Dieu en songe en haut de l’échelle où montaient et descendaient des anges : « Que ce lieu est terrible! C'est véritablement la maison de Dieu et la porte du ciel. » Il prit la pierre qu’il avait mise sous sa tête pour dormir, en fit une stèle qu’il oignit d’huile : « et cette pierre que j'ai dressée comme un monument s'appellera la maison de Dieu. » La première église.

    Voici cet introït par les moines de Randol, enregistré précisément pour la Dédicace de leur abbatiale, le 5 octobre 1985.

    Terríbilis est locus iste : hic domus Dei est et porta cæli : et vocábitur aula Dei.

    Quam dilécta tabernácula tua, Dómine virtútum ! concupíscit, et déficit ánima mea in átria Dómini.

    Ce lieu est terrible : c’est la maison de Dieu et la porte du ciel, et on l’appellera le palais de Dieu.

    Que vos tabernacles sont aimables, ô Dieu des armées ! Mon âme soupire et languit après les parvis du Seigneur. (Psaume 83)

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    La même exclamation, dans une version légèrement différente, est l’antienne de Magnificat.

    O quam metuendus et venerandus est locus iste ! Vere non est hic aliud nisi domus Dei et porta caeli.

    Comme ce lieu est digne de crainte et de vénération ! Vraiment ce n’est ici rien d’autre que la maison de Dieu et la porte du ciel.
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  • Charette au Vendée Globe

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    La devise de Charette accompagne Romain Attanasio dans la course autour du monde.

    En outre ses « sponsors » sont plutôt originaux : un apiculteur du Maine-et-Loire, « Famille Mary », et un fabricant de produits d’entretien écologique pour la maison : « Etamine du Lys ».

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  • En Pologne

    Le Parlement polonais a adopté vendredi une loi, dans le cadre du programme gouvernemental « Pour la vie », prévoyant une aide de 4.000 zlotys (926€) aux mères qui garderont leur bébé naissant avec un « handicap irréversible » ou avec une « pathologie incurable » plutôt que de recourir à l’avortement. Cette aide s’ajoutera à l’allocation de 1.300 zlotys (300€) donnée aux mères d’enfants qui ont besoin de soins constants.

    Le président du PiS (et véritable dirigeant du pays) Jaroslaw Kaczynski a déclaré qu’il espérait que cette nouvelle allocation inciterait les femmes à mettre au monde même des enfants qui n’ont pas de chance de survie, afin qu’ils puissent bénéficier du baptême.

    La majorité des avortements légaux en Pologne (entre 700 et 1.000 par an) concerne des fœtus trisomiques. Ce sont ces avortements que le gouvernement polonais cherche à réduire par cette allocation.

  • Total en Iran

    Ces dernières années, on pouvait croire que les gisements gaziers en Iran étaient devenus la chasse gardée (ou plutôt le réservoir exclusif) des Chinois (grâce aux « sanctions internationales », qui ont été levées en janvier). Aussi est-ce assez surprenant de voir que Total a signé ce matin à Téhéran un accord pour l’exploitation d’un grand champ gazier, avec à la clef 4,8 milliards de dollars d’investissements, signant du même coup son grand retour en Iran. Total détiendra 50,1% des parts du consortium, le groupe chinois CNPC 30%, et le groupe iranien Petropars 19,9%.

    En juin 2009, Téhéran avait signé un accord avec la société chinoise CNPC pour le développement de cette même « phase 11 du champ de Pars Sud ». L’accord avait été annulé début 2013 parce que la compagnie chinoise n'avait pas honoré ses engagements, selon Téhéran.

  • Orban et Jobbik

    Il a manqué deux voix, au Parlement hongrois, pour inscrire dans la Constitution l’illégalité de la réinstallation en Hongrie de populations étrangères.

    Cet amendement, qui nécessite une majorité des deux tiers, était la suite du référendum du mois dernier. Référendum qui avait donné 98,3% de votants contre la relocalisation en Hongrie de « réfugiés », mais qui n’était pas contraignant parce qu’il avait mobilisé moins de 50% des inscrits.

    Viktor Orban avait besoin de voix du parti d’extrême droite Jobbik pour faire passer l’amendement. Jobbik en a profité pour faire du chantage : il voterait l’amendement si le gouvernement cesse d'accorder des permis de résidence aux riches extra-européens qui, pour 300.000€, peuvent ainsi être de plain pied dans l’espace Schengen. Viktor Orban a refusé. Jobbik s’est donc abstenu, non sans déployer une banderole incendiaire : « Le traître, c'est celui qui laisse entrer les terroristes contre de l'argent », faisant allusion à des ressortissants de pays du Golfe devenus « résidents » hongrois.

    C’est la première fois que Viktor Orban, qui a fait voter plus de 600 lois et six amendements constitutionnels, essuie un échec. En fait il aurait pu s’en passer, car cet amendement n’aurait rien changé en Hongrie sur le plan juridique. C’était juste un pied de nez à Bruxelles. Or c’est raté, et toute l’intelligentsia européiste le souligne à qui mieux mieux...

  • Rector potens

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    (Interprété par une communauté sédévacantiste. Désolé, c'est tout ce que j'ai trouvé sur internet. Mais c'est bien chanté.)

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  • 16h34

    Il paraît qu’à partir de 16 heures, 34 minutes et 7 secondes, aujourd’hui, « les femmes » travaillent bénévolement jusqu’à la fin de l’année, puisqu’elles sont payées 15,1% de moins que « les hommes ». Elles sont donc appelées, par un « collectif Les Glorieuses », à quitter leur travail à cette heure-là, pour protester contre cette injustice.

    Les médias rapportent cela sans ciller, et BFM fait un micro-trottoir où une jeune femme, en compagnie d’un homme, s’exclame qu’elle n’accepterait jamais un travail où à poste égal elle serait payée « moins que monsieur ».

    Il n’y a personne pour expliquer à cette dinde que cela ne risque pas de lui arriver et qu’elle est victime de la propagande « féministe » complaisamment colportée par les médias. Au contraire, la voilà propulsée porte-parole de la révolte contre l’injustice…

    Cela ne risque pas de lui arriver, parce ce que c’est évidemment interdit, et que toute entreprise qui s’y risquerait serait sanctionnée : ce n’est pas pour rien qu’il y a des syndicats et des prud’hommes.

    L’écart de salaire, en moyenne, est dû simplement au fait qu’il y a beaucoup plus de femmes que d’hommes qui ont un bas salaire. On peut éventuellement le déplorer, mais ça n’a rien à voir avec une inégalité salariale selon le sexe pour un même poste. Il n’est pas interdit d’autre part de se demander s’il n’y a pas des raisons objectives à cet état de fait (par exemple que de nombreuses femmes travaillent à temps partiel pour un salaire d’appoint pour la famille, qui peut difficilement être un poste de cadre dirigeant…).

  • Le grain de sable néerlandais

    Le gouvernement des Pays-Bas cherche toujours le moyen de se sortir du problème créé par le référendum d’avril dernier, par lequel les Néerlandais ont rejeté le traité UE-Ukraine déjà célébré comme une étape historique de l’accession de l’Ukraine à l’UE et plus encore comme une claque au vilain Poutine.

    La solution qui se profile est que, comme d’habitude (et comme pour le CETA avec les trublions wallons), on va annexer au traité une déclaration (bien sûr « juridiquement contraignante »…) prenant en compte les doléances du peuple néerlandais : ce traité ne conduit pas automatiquement à l’adhésion de l’Ukraine à l’UE, il n’implique aucune dépense supplémentaire des Pays-Bas, et il n’oblige à aucune coopération militaire avec l’Ukraine.

    La Commission européenne est évidemment très favorable à cette solution (qui a déjà beaucoup servi, et encore ces jours-ci pour le CETA), mais le gouvernement de Mark Rutte risque fort de ne pas trouver de majorité parlementaires pour la ratifier…

    Et comme un malheur n’arrive jamais seul, voici que les opposants néerlandais au CETA annoncent qu’ils ont déjà recueilli 190.000 signatures pour l’organisation d’un référendum sur l’accord commercial de l’UE avec le Canada. Soit près des deux tiers de ce qui est nécessaire pour rendre le référendum obligatoire… Or on ne peut récolter de signatures qu’après la signature d’un accord international. Comme le CETA a été signé le 30 octobre, cela veut dire que les 190.000 signatures ont été récoltées en une semaine…

  • L’islam pas suisse

    Selon un sondage réalisé pour les journaux Matin Dimanche et SonntagsZeitung, 61% des Suisses ne veulent pas que l’islam soit officiellement reconnu dans leur canton, comme le sont le christianisme ou le judaïsme.

    Et même 62% considèrent que l’islam n’a pas sa place en Suisse.

    Telle est la réponse au président du parti socialiste, Christian Levrat, qui appelait en août dernier à reconnaître l’islam comme une des « religions officielles », parce que, prétendait-il, cela éviterait de laisser « la formation et le financement des imams à des cercles étrangers, voire fondamentalistes ».

    On n’a pas la réaction du célèbre Suisse Tariq Ramadan…

  • Nunc Sancte Spiritus

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    Par les chartreux:

    La seconde strophe de cet hymne est le coeur de cette prière. Nous implorons de Dieu trois dons, les dons essentiels de la Pentecôte, de l'Esprit Saint: confessio, caritas, proximos. Confessio: c'est la langue de feu qui est "raisonnable", qui donne la juste parole et fait penser à l'obstacle de Babel surmonté lors de la fête de la Pentecôte. La confusion née de l'égoïsme et de l'orgueil de l'homme, dont l'effet est celui de ne plus pouvoir se comprendre les uns les autres, doit être dépassée par la force de l'Esprit qui unit sans uniformiser, qui donne l'unité dans la pluralité: chacun peut comprendre l'autre, même dans les diversités des langues. Confessio: la parole, la langue de feu que le Seigneur nous donne, la parole commune dans laquelle nous sommes tous unis, la cité de Dieu, la sainte Église, dans laquelle est présente toute la richesse des différentes cultures. Flammescat igne caritas. Cette confession n'est pas une théorie, mais elle est la vie, elle est l'amour. Le coeur de la sainte Église c'est l'amour, Dieu est amour et se communique en communiquant l'amour. Et enfin le prochain. L'Église n'est jamais un groupe fermé en soi qui vit pour soi comme un des nombreux groupes existant au monde, mais elle se distingue par l'universalité de la charité, de la responsabilité envers le prochain.

    (Petit extrait du grand commentaire de cette hymne par Benoît XVI. L'hymne est peut-être de saint Ambroise, le commentaire est digne de saint Augustin - dont vient la double définition du mot "confessio".)

  • 25e dimanche après la Pentecôte

    La messe de ce dimanche vue par dom Pius Parsch :

    L’Église et l’âme attendent « le jour du Christ ». Déjà nous entendons l’amicale invitation du Roi clément, déjà nous voyons les exilés se rendre dans la patrie (Intr.) ; l’Oraison implore protection pour les derniers jours : « Garde ta famille ; elle n’a d’autre appui que la grâce céleste. »

    Maintenant l’Église nous met au cœur deux enseignements :

    a) La fin est proche ; c’est maintenant qu’il faut atteindre l’idéal ; vivons donc comme si le jour du Christ devait venir demain. Menons, dans la perspective du retour, une vie chrétienne idéale : « revêts-toi, pour recevoir le grand Roi, du vêtement de la miséricorde, de la bonté, de l’humilité, de la modestie, de la patience »

    b) Il y a un enfer et un ciel ; l’ivraie est brûlée, le bon grain va dans les greniers célestes. C’est une image saisissante du jugement dernier que le Sauveur esquisse ici : Là, les gerbes embrasées des malheureux damnés éclairent les profondeurs de la nuit de leurs abominables flammes rouges et les remplissent de leurs inutiles cris de désespoir ; mais, là-haut, brillant comme de magnifiques soleils à l’heure du coucher, les bienheureux franchissent la porte ouverte de l’éternel royaume.

    Les pensées de la parabole peuvent nous inspirer de réciter les versets suppliants du De profundis (Off., Allél.). Combien d’ivraie dans mon âme ! Puisse l’actuel sacrifice de « la réconciliation » écarter l’ivraie et relever nos « cœurs chancelants » (Secr.). L’Eucharistie est le « gage du salut » ; reportons-nous à l’Évangile : dès aujourd’hui, le Divin Moissonneur place nos gerbes mûres dans les greniers célestes (Postc.).

  • En Indonésie

    Des dizaines de milliers de musulmans ont manifesté hier à Djakarta, à l’appel du Front des défenseurs de l’islam, contre le gouverneur chrétien de la ville, Basuki Thahaja Purnama, plus connu sous le surnom de “Ahok”, accusé d’avoir « blasphémé ».

    Les organisateurs de la manifestation, qui réclament la peine de mort contre le gouverneur, exigeaient une entrevue avec le président indonésien Joko Widodo. Mais celui-ci avait décidé d’aller visiter le chantier d’un nouvel aéroport… Les manifestants clamaient qu’ils resteraient toute la nuit si nécessaire. D’où de violents affrontements avec la police anti-émeute qui les a dispersés dans la soirée.

    Les musulmans s’énervent parce que « Ahok » fait campagne pour sa réélection en février prochain, et qu’il a toutes les chances d’être réélu, bien que chrétien… et ethniquement chinois, ce qui ne plaît pas non plus aux islamistes indonésiens. Or si Ahok est réélu, cela pourrait l’amener à la présidence de l’Indonésie : l’actuel président est l’ancien gouverneur de Djakarta. Et il serait intolérable que le plus grand pays musulman du monde ait un président chrétien…

    L’affaire se complique sur le plan politique par le fait que le principal adversaire d’Ahok est le fils de l’ancien président, et donc que l’ancien président, dans l’opposition, soutient les manifestants…

    Pour l’heure, malgré les plaintes en justice, Ahok n’est toujours pas mis en examen.

     

  • “Théologie orthodoxe”

    Le début du chapitre 44 d’Ezéchiel dit ceci, selon la traduction de la TOB :

    L’homme me ramena vers la porte extérieure du sanctuaire, celle qui fait face à l’orient ; elle était fermée. Le Seigneur me dit : « Cette porte restera fermée, on ne l’ouvrira pas ; personne n’entrera par là ; car le Seigneur, le Dieu d’Israël, est entré par là ; elle restera fermée. »

    Une note dit ceci :

    La théologie orthodoxe voit ici une préfiguration de Marie qui a été vierge avant la naissance et est restée vierge après la naissance de Jésus.

    Merci aux orthodoxes de nous donner l’interprétation orthodoxe de ces versets.

    Mais cette note souligne l’effroyable réalité quant à ce que sont les prétendus spécialistes « catholiques » qui traduisent la Bible.

    Car il a donc fallu un orthodoxe pour dire ce qui est... la tradition catholique attestée depuis les pères de l’Eglise.

    Non seulement l’interprétation « orthodoxe » est celle que donnent saint Jérôme, saint Ambroise, saint Augustin, saint Thomas d’Aquin citant saint Augustin, etc., tous les auteurs catholiques qui traitent de la virginité perpétuelle de Marie, mais en outre elle se trouve deux fois dans la liturgie traditionnelle. Par un répons des matines de l’Avent, et par la lecture des matines de la Sainte Vierge le samedi au mois d’avril (citation de saint Jérôme).

    Autrement dit, les prêtres catholiques qui ont collaboré à la TOB étaient tellement savants qu’ils ignoraient que les pères de l’Eglise latine, et après eux toute la tradition occidentale, donnait de ce passage exactement la même interprétation que la « théologie orthodoxe ».

    Franchement, ça me dépasse.

  • La bienheureuse Françoise d’Amboise

    Le bienheureux Jean Soreth, général de l'ordre des Carmes, qui faisait la visite des couvents de Bretagne, arriva à Nantes. La sainte eut un entretien avec lui ; elle comprit, en écoutant ce saint religieux, que le Seigneur l'appelait à embrasser l'ordre du Carmel, et elle commença sans retard à préparer l'exécution de son pieux dessein.

    Il y avait, près de Vannes, un monastère de Carmes, nommé le Bon-Don, situé sur un petit tertre, environné de prairies et de bocages. Ce monastère était particulièrement propre au recueillement et à la contemplation. Françoise choisit ce lieu pour y fonder son couvent de Carmélites. L'entrevue de la Bienheureuse et du révérend Père Jean Soreth avait eu lieu dans le courant et probablement vers la fin de l'année 1459 ; et dès le 16 février 1460, la sainte duchesse obtenait du pape Pie II une bulle qui autorisait la fondation projetée.

    Elle vint alors à Vannes avec trois de ses nièces et quelques jeunes filles qui partageaient ses désirs de vie religieuse. Toutes ensemble, elles commencèrent à mener une vie commune et à prendre les habitudes du cloître, récitant l'office divin, gardant le silence, observant les jeunes, ne sortant que rarement et toujours deux à deux.

    Un spectacle si nouveau devait nécessairement attirer l'attention, et le monde dédaigné par Françoise se mit à la poursuivre de sa colère et de ses railleries. La persécution lui vint de sa propre famille. Son père, le seigneur d'Amboise, forma le projet de la marier avec un prince de la maison de Savoie. Françoise était jeune encore, elle était douée des plus belles qualités et pouvait prétendre aux plus nobles alliances. Louis XI, qui occupait le trône de France, avait épousé Charlotte de Savoie, et c'était un frère de cette princesse que le seigneur d'Amboise destinait à sa fille. Le roi embrassa avec ardeur un projet qui pouvait servir sa politique ambitieuse.

    Pendant que tous ces desseins se formaient à la cour de France, la Bienheureuse résolut de rompre d'une manière éclatante avec le monde. Elle se trouvait alors à son château de Rochefort avec sa mère et sa petite communauté naissante. Un jour donc elle se rendit à l'église de la paroisse. Son aumônier, Jean Houx, homme de sainte vie, célébra la messe. Au moment de la communion, Françoise se lève, va s'agenouiller au pied de l'autel, et là, pendant que le prêtre tient entre ses mains la sainte hostie, elle prononce à haute voix ces paroles : « Dès à présent, je fais vœu à Dieu et à la Vierge Marie du Mont Carmel de garder chasteté, sans ,jamais e marier, Dieu inspirant mon désir de me rendre religieuse, afin de vivre en perpétuelle continence. En signe de quoi je reçois le précieux corps de Notre Seigneur Jésus-Christ et vous en serez tous témoins ».

    La sainte duchesse était désormais armée pour le combat. L'épreuve ne se fit pas attendre. Un de ses oncles, le seigneur de Montauban, arriva peu de temps après à Rochefort, pour lui faire connaître les projets formés à la cour de France et la presser à un second mariage. La Bienheureuse fut inébranlable.

    (…)

    Louis XI partit pour retourner en France, après sa visite à la sainte duchesse ; mais, loin d'abandonner ses projets, il avait, en partant, donné l'ordre d'enlever de force la Bienheureuse et de la conduire en France. Les seigneurs de Beaurepaire et de Montauban disposèrent tout pour exécuter les ordres du roi. Ils firent amener des bateaux derrière le jardin des Frères prêcheurs, à l'endroit où se trouve aujourd'hui le Port-Maillard, et s'étant mis d'intelligence avec les serviteurs de Françoise, ils résolurent de se saisir de sa personne à minuit, et de la conduire par la Loire hors des limites du duché, pour la mettre sous la puissance de Louis Xl.

    Au milieu de toutes ces agitations des hommes, Françoise eut recours à Dieu et se mit en prière. Ce fut alors qu'arriva le fait raconté par les plus anciens historiens de la Bienheureuse et qu'il ne parait guère possible de révoquer en doute. On était à la fin du mois de mai ; la Loire se trouva subitement gelée, au milieu de la nuit, jusqu'à Mauves, dans un espace de deux lieues. Le reste de son cours demeura libre. Il était impossible de ne pas reconnaître le doigt de Dieu dans la merveille qui venait de s'opérer. Les oncles de Françoise partirent immédiatement pour retourner en France, et la sainte duchesse, si admirablement délivrée des persécutions dont elle avait été l'objet, se rendit à l'église des Carmes pour y témoigner à Dieu sa reconnaissance. En rentrant dans sa maison, elle dit à ses filles qui se réjouissaient autour d'elle : « Eh bien !  avez-vous pas vu comment Dieu a fait miracle en notre faveur ? Oh ! qu'il est bon à ceux qui colloquent leurs espérances en lui, et non pas dans les enfants des hommes ! Qu'il mérite d'être aimé et servi ! Encourageons-nous donc à le louer et persévérons constamment au saint propos que nous avons fait de lui consacrer tous les jours et toutes les actions de notre vie ».

    Dieu avait levé les obstacles qui s'opposaient aux pieux desseins de Françoise ; elle se hâta d'en procurer la complète réalisation. Les Carmélites que le bienheureux Soreth faisait venir de Liège pour la nouvelle fondation arrivèrent à Vannes, et, le 21 décembre 1463, elles furent mises en possession de leur couvent du Bon-Don, dédié sous le nom et l'invocation des Trois Maries.

    Extraits d’un résumé de la Vie de la bienheureuse Françoise d’Amboise par Mgr Richard, vicaire général du diocèse de Nantes (puis archevêque de Paris et cardinal). On trouve sur internet les constitutions de Françoise d'Amboise pour les carmels féminins de Bretagne (il y en aura quatre), un siècle avant sainte Thérèse, un siècle et demi avant les premiers carmels féminins en France.

  • Savile Town, Yorkshire

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    La ville britannique la plus ethniquement et religieusement homogène est Savile Town, la banlieue de Dewsbury dans la boucle de la rivière Calder, à une vingtaine de kilomètres au sud de Leeds : selon le recensement de 2011, il n’y avait plus que 48 habitants, sur 4.033, à être des « Britanniques blancs ». La quasi totalité des autres sont d’origine indo-pakistanaise, et musulmans fondamentalistes. La mosquée est l’une des plus grandes d’Europe, elle est le quartier général du mouvement Tabligh en Europe, et elle est évidemment flanquée d’un tribunal de la charia et d’une madrasa. La plupart des hommes portent le long vêtement tabligh, les femmes sont voilées, même la marchande de glaces porte la burqa.

    Au recensement de 2001, plusieurs villes britanniques avaient déjà une majorité de la population indo-pakistano-islamique. Au recensement de 2011 se sont ajoutées Leicester et Luton. Et sans doute aujourd’hui Birmingham, puisque entre 2001 et 2011 la population « blanche » était passée de 65,6 à 53,1%.

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  • Saint Charles Borromée

    Extrait d’un discours du cardinal Dionigi Tettamanzi, archevêque de Milan, sur le quatrième centenaire de la canonisation de Charles Borromée. La lettre de Benoît XVI n’existe pas en français…

    Je me permets de signaler seulement quelques faits, rappelant avant tout le début de ce centenaire qui a connu, comme événement important, la lettre apostolique de Benoît XVI Lumen caritatis, du 1er novembre 2010, le jour anniversaire de la canonisation; événement important et, pour moi, particulièrement joyeux car j’ai eu la possibilité de lire et de présenter la lettre du Pape aux fidèles ambrosiens dans la solennité de saint Charles, le 4 novembre dernier. Dans sa lettre, le Saint-Père propose une synthèse de quelques-uns des aspects fondamentaux de la sainteté de Borromée.

    Je voudrais les rappeler.

    Le premier aspect renvoie à son œuvre d’évêque réformateur. Saint Charles, appliquant avec sagesse et originalité les décrets du Concile de Trente, a réformé l’Église qu’il aimait profondément; plus encore, précisément parce qu’il l’aimait d’un amour sincère, il a voulu la rénover, contribuant à lui redonner son plus beau visage, celui de l’Épouse du Christ, une épouse sans tache et sans ride.

    Second aspect de la sainteté de Charles Borromée: il a été un homme de prière, de prière convaincue, intense, prolongée, vigoureuse et florissante dans sa vie de pasteur. Si saint Charles aima l’Église, ce fut parce que, avant encore, il aima le Seigneur Jésus, présent et agissant dans l’Église, dans sa tradition doctrinale et spirituelle, présent dans l’Eucharistie, dans la Parole de Dieu. Surtout il aima le Christ crucifié, comme nous le montre l’iconographie qui, ce n’est pas un hasard, a voulu nous transmettre l’image de ce saint en contemplation et en adoration devant la Passion et la Croix du Seigneur.

    Enfin Charles Borromée fut saint – nous rappelle le Pape – parce qu’il sut incarner la figure du pasteur zélé et généreux qui, pour le troupeau qui lui a été confié, est prêt à sacrifier toute sa vie: saint Charles fut vraiment “omniprésent” dans le diocèse de Milan, à travers les visites pastorales, il fut attentif de manière prophétique et incisive aux problèmes de son temps et surtout, comme les grands évêques du Moyen Âge, il fut authentiquement un pater pauperum, un père des plus pauvres et des plus faibles: il suffit de penser à ce qu’il sut réaliser dans le domaine de la charité et de l’assistance pendant les moments dramatiques des famines et de la peste de 1576. La lettre du Pape s’intitule justement Lumen caritatis, parce qu’elle se réfère explicitement à la charité pastorale que, quotidiennement et de manière héroïque, saint Charles sut vivre et pratiquer.

    À l’imitation du Crist qui a donné sa vie pour notre salut, saint Charles a littéralement “dissous” sa vie dans la charité pastorale. Du moment où il devint évêque de Milan, il mit systématiquement au premier rang dans ses projets la cause de l’Évangile et le bien de l’Église: il les fit passer avant ses propres aises, avant ses intérêts privés et personnels, avant les intérêts de sa famille ou du cercle de ses amis, avant son temps libre. C’est au point qu’il n’avait jamais de temps pour lui-même, vu que tout le temps qu’un évêque a à sa disposition – disait saint Charles – doit être consacré au salut des âmes.

    Addendum

    "La lettre de Benoît XVI n'existe pas en français." Le site Benoît et moi y a vu comme un appel... et en a réalisé la traduction.

  • La croix du 31 octobre

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    Ceci était le logo officiel du voyage du pape en Suède. Le logo officiel de l’Eglise catholique.

    Il s’agit d’une œuvre d’un artiste luthérien, Christian Chavarria Ayala, qui lui a été commandée par le secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale…

    Le site Aleteia en langue anglaise a publié le 1er novembre un texte d’une protestante, intitulé « J’aime avoir un pape dans ma vie protestante », qui explique comment ce pape, avec ses propos et ses gestes, la confortent merveilleusement dans son protestantisme (et ce n’est pas au second degré, et sur ce site c'est à la louange du pape).

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