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Le blog d'Yves Daoudal - Page 5

  • Vive le Gabon !

    J’avais vu passer cette information d’une église construite à Libreville, au Gabon, par l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, avec la façade entièrement décorée d’azulejos. La dernière Lettre de Paix liturgique évoque également cet événement, en publiant notamment un article très élogieux de la presse gabonaise. Cela m’a permis de découvrir un communiqué de la présidence de la République du Gabon, qui paraît complètement surréaliste si l’on songe à notre officiel laïcisme antichrétien. D’autant plus que le président du Gabon, Ali Bongo, est musulman…

    Voici le début de ce long communiqué :

    Grâce à la vision et au soutien personnel du Président de la République, les catholiques de Libreville mais aussi tous les Gabonais - connus pour leur amour de la beauté et des arts - pourront bientôt profiter d’un chef-d’œuvre architectural au quartier STFO : l’église paroissiale Notre-Dame-de-Lourdes et sa façade ornée de faïences bleues.

    Puis la présidence explique que cette église est l’œuvre de l’ICRSP, et qu’elle « rassemble déjà de nombreux fidèles du quartier et de toute la ville qui apprécient particulièrement la beauté de la liturgie latine et le chant grégorien »…

    Elle est devenue église paroissiale en 2008, et « un pas décisif vers l’achèvement de cette nouvelle église paroissiale sera la finalisation de la façade, rendue possible grâce à un don personnel du Chef de l’État qui, avec ce geste généreux, a voulu contribuer à la construction d’un chef d’œuvre d’art et de foi au milieu de la capitale gabonaise »…

    Et le communiqué est illustré de quatre photographies de l’église et des ses faïences portugaises…

  • Une perle du chanoine Osty

    La lecture biblique du jour, quoique occultée par la fête de sainte Agathe, c’est le début du chapitre 4 de la Genèse.

    Or Adam connut Eve, sa femme, qui conçut et enfanta Caïn (…) ; elle enfanta de nouveau, son frère Abel (…).

    Note du chanoine Osty : « Le texte actuel (sic) rattache ainsi à Eve Caïn et Abel, comme s’ils étaient ses fils »

    Sic : quel est le chrétien demeuré qui peut encore croire que Caïn et Abel soient les fils d’Eve ?

    Et ce n’est pas tout. Le chanoine Osty ajoute :

    « … et ses deux seuls fils. »

    Or la Genèse dit ensuite :

    Adam connut encore sa femme, et elle enfanta un fils, et elle l’appela du nom de Seth. (...) Et les jours d'Adam, après qu'il eut engendré Seth, furent de 800 ans, et il engendra des fils et des filles.

    Même la Bible de Jérusalem ne va pas aussi loin dans le négationnisme primaire.

    Plus amusante est la note sur le mot « connut » : « Euphémisme qui exprime les relations de la vie conjugale ». Bref, on explique un euphémisme par un autre euphémisme…

    Le grand leitmotiv de la Bible Osty, c’est : « le texte est corrompu ». On finirait par se demander à quoi ça sert que l’Eglise conserve un texte si souvent corrompu. Mais ce n’est pas le texte de l’Eglise, c’est le texte soi-disant original, c’est-à-dire le texte des rabbins du IXe siècle. Chaque fois je dis intérieurement au chanoine Osty : mais va donc voir la Vulgate et la Septante, le texte n’y est pas corrompu…

    Variante du « texte corrompu » : le « texte actuel ». Comme le chanoine ne comprend pas que la Genèse, dans un génial raccourci (qui est une synthèse de la suite du péché originel), nous raconte en même temps la naissance de Caïn et Abel premiers enfants du premier couple, et la vie de Caïn et Abel dans un monde où il y a d’autres hommes et même une civilisation, il en déduit que, donc, Caïn et Abel n’étaient pas les enfants d’Adam et Eve…

    Par ce raisonnement primaire, permanent, on détruit méthodiquement toute la Bible.

    Et il y a même des tradis qui croient que la Bible Osty est une Bible catholique…

  • Sainte Agathe

    Martyris ecce dies Agathe
    Virginis emicat eximiae
    Christus eam sibi qua sociat,
    Et diadema duplex decorat.

    Voici le jour de la Martyre Agathe, le jour illuminé par cette illustre Vierge ; c’est aujourd’hui qu’elle s’unit au Christ, et qu’un double diadème orne son front.

    Stirpe decens, elegans specie,
    Sed magis actibus atque fide,
    Terrea prospera nil reputans,
    Jussa Dei sibi corde ligans.

    Noble de race et remarquable en beauté, elle brillait plus encore par ses œuvres et par sa foi ; le bonheur de la terre ne fut rien à ses yeux ; elle fixa sur son cœur les préceptes de Dieu.

    Fortior haec trucibusque viris,
    Exposuit sua membra flagris,
    Pectore quam fuerit valido
    Torta mamilla docet patulo.

    Plus indomptable que le bras des bourreaux, elle livre à leurs fouets ses membres délicats ; sa mamelle arrachée de sa poitrine montre combien invincible est son courage.

    Deliciae cui carcer erat,
    Pastor ovem Petrus hanc recreat
    Inde gavisa magisque flagrans,
    Cuncta flagella cucurrit ovans.

    Le cachot est pour elle un séjour de délices ; c’est là que Pierre le Pasteur vient guérir sa brebis ; pleine de joie et toujours plus enflammée, elle court avec une nouvelle ardeur au-devant des tourments.

    Ethnica turba rogum fugiens
    Hujus et ipsa meretur opem ;
    Quos fidei titulus decorat,
    His Venerem magis ipsa premat.

    Une cité païenne en proie à l’incendie l’implore et obtient son secours ; qu’elle daigne bien plus encore éteindre les feux impurs en ceux qu’honore le titre de chrétien.

    Jam renitens quasi sponsa polo,
    Pro miseris supplica Domino,
    Sic tua festa coli faciat,
    Te celebrantibus ut faveat.

    O toi qui resplendis au ciel comme l’Épouse, supplie le Seigneur pour les pauvres pécheurs ; que leur zèle à célébrer ta fête attire sur eux tes faveurs.

    Gloria cum Patre sit Genito,
    Spirituique proinde sacro,
    Qui Deus unus et omnipotens
    Hanc nostri faciat memorem. Amen.

    Gloire soit au Père, au Fils et à l’Esprit divin ; daigne le Dieu unique et tout-puissant nous accorder l’intercession d’Agathe. Amen.

    Hymne composée par le pape saint Damase, traduction dom Guéranger.

  • "Ces catholiques persécutés"

    Couv-HS18.jpgLe nouveau hors série de L’homme nouveau est consacré aux catholiques du Proche Orient. On y trouve notamment des entretiens avec des patriarches et des évêques des diverses Eglises orientales catholiques.

    On y trouve aussi un article où j'ai tenté de brosser un panorama synthétique des diverses liturgies…

    Une fois encore on constate la qualité de la mise en page et des illustrations. Superbe photo double page de l’église Saint-Julien le Pauvre à Paris, avec le patriarche grec melkite catholique.

    Sommaire, éditorial et présentation vidéo de Philippe Maxence, sur le site de L’homme nouveau. 68 pages, 7 €.

    N.B. – On appréciera que L’homme nouveau parle du « Proche Orient », selon l’usage français (on disait autrefois « le Levant »), alors que presque tout le monde (mais pas Le Monde, ni le Figaro) a fini par adopter la formule anglaise « Moyen Orient ».

     

  • Les Tchadiens contre Boko Haram

    L’armée tchadienne a lancé hier une offensive contre Boko Haram au Nigeria à partir du Cameroun… Selon un bilan provisoire de l’état major, il y aurait eu 9 morts et 21 blessés dans l’armée tchadienne, et du côté de Boko Haram plus de 200 morts, une dizaine de véhicules équipés d'armes lourdes et des centaines des motos détruites, un canon de 105 mm sans recul récupéré.

    L’armée tchadienne serait donc plus efficace que l’armée nigériane ? Et l’armée camerounaise elle fait quoi pendant ce temps-là ?

  • Et réciproquement

    Après qu’un pilote jordanien a été brûlé vif dans une cage par l’Etat islamique, Al-Azhar appelle à « tuer, crucifier et amputer les mains et les pieds » des « terroristes » de l’Etat islamique…

  • Frankenstein

    Les députés britanniques ont voté hier, par 382 voix contre 128, l’autorisation de la conception de bébé à partir de trois ADN différents. Soi-disant pour éviter la transmission de maladies dégénératives dues à un dysfonctionnement mitochondrial.

  • Saint André Corsini

    Chaque année je me demande pourquoi, lors de la révision du calendrier par Jean XXIII, on a gardé cette fête de saint André Corsini. Car si la sainteté de l’évêque de Fiesole ne fait aucune doute, il n’y a rien à en dire qui distingue cet André de tant d’autres saints évêques. Sinon qu’il s’appelait Corsini, et qu’il fut propulsé sur le calendrier par Clément XII, Lorenzo Corsini, par vanité familiale… et personnelle : alors que l’évêque florentin de grande famille avait toujours vécu dans la plus austère pauvreté, Clément XII fit construire en son honneur la plus riche chapelle de Saint Jean de Latran. Et c’est au fronton de saint Jean de Latran que s’étale en lettres d’or le nom de Clément XII, ce pape qui dès son élection créa cardinal… son neveu, qui était devenu son secrétaire après avoir été l’ambassadeur de Côme III de Medicis, et qui construira à Rome le somptueux palais Corsini…

    On remarque que dom Guéranger, qui s’efforce de toujours magnifier le choix des fêtes, est ici particulièrement laconique et montre qu’il n’est pas dupe : « Moins célèbre dans l’Église que beaucoup d’autres saints Confesseurs, il doit à Clément XII, membre de l’illustre famille Corsini, l’honneur de briller avec plus d’éclat au Cycle de la sainte Église. Mais le Pontife n’était que l’instrument de la divine Providence. Le saint Évêque de la petite ville de Fiesole a toujours cherché l’obscurité durant sa vie, et Dieu a voulu le glorifier dans toute l’Église, en inspirant au Pasteur suprême la pensée de le placer sur le Calendrier universel. »

  • Quand Merkel fait la leçon à Orban

    Angela Merkel était en visite hier à Budapest. Après trois heures de tête à tête avec Viktor Orban s’est tenue la conférence de presse commune, qui a été quelque peu tendue. Reprenant un mot utilisé l’été dernier par le Premier ministre hongrois, Angela Merkel a déclaré : « Honnêtement, je ne peux pas comprendre ce que veut dire “illibéral” quand on parle de démocratie ». Orban a répliqué : « Toutes les démocraties ne sont pas obligées d’être libérales. Ceux qui disent que la démocratie est nécessairement libérale tentent de mettre une école de pensée au-dessus des autres et nous ne pouvons pas admettre cela. »

    Mais Angela Merkel a continué à faire la leçon à Orban sur le… dialogue, sur le respect des opinions divergentes… « Il est très important dans une démocratie, notamment quand on a une large majorité, de reconnaître le rôle de l’opposition, de la société civile et des médias. »

    Elle en a remis une couche ensuite devant une centaine d’étudiants de l’université germanophone Andrassy (devant laquelle venait d’avoir lieu une manifestation anti-Orban), insistant lourdement sur la nécessité du pluralisme des médias, et de la liberté de la société civile (sauf quand elle manifeste contre l’islamisation en Allemagne ou quand elle critique l’Union européenne, semble-t-il…) « Dans une démocratie, l’opposition n’es pas un ennemi, la majorité doit protéger la minorité… »

    Après le départ d’Angela Merkel, Viktor Orban n’a pas voulu commenter ces critiques. Il a souligné la qualité des relations économiques entre les deux pays, grâce auxquelles le taux de chômage hongrois est au plus bas, car les entreprises allemandes ont créé 300.000 emplois dans le pays et les exportations hongroises vers l’Allemagne battent des records. « Tout ce que je peux dire à la chancelière est : merci à l’Allemagne… »

  • L’euthanasie pour dépression

    Un jour d’avril 2012, Tom Mortier a appris que sa mère avait été euthanasiée, pour « dépression non soignable ». Après avoir saisi en vain l’ordre des médecins et la justice belges, il se tourne vers la Cour européenne des droits de l’homme. Voir le blog de Jeanne Smits.

  • En Suisse, un jihad très pacifique…

    « Il est important qu’enfin l’islam soit reconnu officiellement » en Suisse, disait le président de la Coordination des organisations islamiques de Suisse (KIOS), Farhad Afshar, après les récents attentats parisiens.

    Déjà en décembre une conseillère nationale socialiste, Ada Marra, avait déposé un postulat exhortant le Conseil fédéral à favoriser les démarches pour faire de l’islam une religion officielle.

    Les deux premiers cantons devraient être Bâle-ville et Vaud. En janvier, deux organisations de musulmans ont noué des contacts avec les autorités pour préparer leur candidature au statut d’institution d’intérêt public : l’Union vaudoise des associations musulmanes (UVAM) et le Centre islamique de Lausanne.

    « La reconnaissance simplifie les relations et le dialogue avec les autorités. Le bénéfice est surtout symbolique. C’est d’abord la reconnaissance que ces organisations font partie de la société vaudoise», souligne Eric Golaz, délégué aux Affaires religieuses du canton de Vaud.

    Pas seulement symbolique, même si le symbole est déjà plus qu’inquiétant. Le statut d’intérêt public garantit un droit de consultation et la présence d’aumôniers dans les prisons et les hôpitaux (une pratique actuellement tolérée), et l’accès au registre du contrôle des habitants…

  • Maaloula à Béziers

    On sait que le maire de Béziers, Robert Ménard, a jumelé sa ville avec Maaloula, pour témoigner de la solidarité des Biterrois avec les chrétiens persécutés de Syrie. Ce n’était pas qu’un geste symbolique. Il y a du coup, à Béziers, une association « SOS Maaloula », qui a organisé une soirée caritative, demain 5 février, au Palais des congrès de la ville, au profit de Maaloula, autour du P. Toufik Eid, qui est le prieur du monastère Saints Serge et Bacchus de Maaloula et qui fait office de curé des grecs-catholiques du village.

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    Le P. Toufik Eid sera également à la cathédrale de Toulon le 5 à 18 h:

     

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    et il participera à un dîner de soutien à Lyon, au restaurant La Sainte Russie… Un dîner russe dans un haut lieu de la gastronomie française pour aider les chrétiens de Syrie…

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  • Mort de Mgr Shi Enxiang

    Du moins on suppose que Mgr Cosmas Shi Enxiang, évêque « clandestin » de Yixian (Hebei, Chine) est mort en détention, à l’âge de 94 ans. Car les autorités ont délicatement signalé à sa famille qu’ils allaient recevoir son corps… Mgr Shi Enxiang avait été de nouveau arrêté le vendredi saint 13 avril 2001 et il était détenu depuis lors au secret sans qu’aucune charge n’ait été publiquement retenue contre lui. Il aura passé en tout 53 ans en prison ou en « camp de rééducation par le travail ». Il mérite assurément le titre de martyr que certains lui décernent déjà sur les réseaux sociaux.

    Il ne reste désormais plus qu’un seul évêque « clandestin » en détention, Mgr James Su Zhimin, 84 ans, évêque de Baoding, dont quasiment aucune nouvelle n’a filtré depuis son arrestation en… 1997.

    Mais il y a aussi le cas mystérieux de l’auxiliaire de Mgr Shi Enxiang, Mgr Zhang Qingtian, ordonné en 1992, et qui a disparu, sans que personne n’en connaisse la raison.

  • Saint Blaise

    Vu le grand nombre de lieux qui portent son nom, en France, et un peu partout en Europe, on pourrait croire que saint Blaise est un saint de chez nous. En fait c’est un martyr arménien du début du IVe siècle, dont les reliques ont été rapportées par des croisés, notamment à Savigny-sur-Clairis, dans l’Yonne, où une croix avait été érigée pour célébrer l’événement, en 1120.

    Saint Blaise était un médecin tellement efficace qu’il était célèbre, il fut fait évêque de Sébaste par acclamation populaire. Lors de la persécution de Licinius, en 316, il fut arrêté et mis à mort.

    Chez nous, on représente souvent saint Blaise avec deux cierges allumés et croisés devant une femme qui porte son enfant : l’enfant est en train de mourir étouffé par une arrête de poisson, et saint Blaise le guérit avec les cierges… de la chandeleur.

    Dans les actes de saint Blaise, en grec, c’est au moment où l’on conduit l’évêque en prison qu’une femme se jette à ses pieds avec son enfant en train de mourir asphyxié. Et le saint le guérit. Mais il n’est pas fait mention de cierges. D’autant qu’à l’époque il n’y avait pas de chandeleur. Quoiqu’une chandelle apparaisse dans la Légende dorée, en rapport avec un autre miracle : Blaise oblige un loup à restituer à une pauvre veuve le cochon qu’il lui a ravi. Cette veuve ira assister le saint en prison, en lui apportant notamment la tête du cochon, et une chandelle.

    Dans le cours de médecine d’Aétios d’Amida, qui date de la fin du Ve siècle ou du début du VIe, il est recommandé de dire, lorsqu’on doit retirer un corps étranger du pharynx : « Sors ou descends, le martyr Blaise et le serviteur de Jésus-Christ te le commandent. »

    En divers endroits, en la fête de saint Blaise, on bénit des cierges en croix (voir la belle prière de bénédiction sur Introibo), comme une sorte de prolongement « spécialisé » de la chandeleur, contre les maux de gorge, et on bénit aussi du pain, du vin, de l’eau et des fruits, pour le même usage.

    Il est remarquable de constater qu’en Italie du nord on mange ce jour un morceau de panettone gardé depuis Noël, pour se protéger la gorge, et qu’à Metz, en l’église Saint-Eucaire qui garde des reliques du saint, on bénit des petits pains garnis de picots pour se garder des maux de gorge ou les guérir.

  • Purification de la Très Sainte Vierge

    L’antienne de la procession des cierges, en ce jour (Adorna thalamum tuum, Sion), est le début des apostiches des vêpres byzantines, dont voici le texte intégral :

    Orne ta chambre nuptiale, Sion, accueille le Christ notre Roi; embrasse Marie, la porte du Ciel: c'est elle, le nouveau trône des Chérubins; elle porte le Roi de gloire, nuée lumineuse portant en la chair le Fils avant l'aurore engendré; Siméon, le recevant dans ses bras, révèle à tous les peuples qu'il est le Maître de la vie et de la mort, le Rédempteur de nos âmes.

    Maintenant, ô Maître, laisse ton serviteur
    s'en aller en paix selon ta parole,
    car mes yeux ont vu ton salut.

    Le Soleil qui s'est levé du Père avant les siècles, puis du sein de la Vierge en ces temps, les derniers, dans le temple est porté par la Mère inépousée, et celui qui légiféra sur le mont Sinaï obéit aux préceptes de sa loi; la Vierge le présente au saint et juste vieillard auquel fut révélé qu'il verrait le Christ, le Seigneur; Siméon, le recevant dans ses bras, d'allégresse jubile et s'écrie: Le Dieu consubstantiel au Père, le voici, le Rédempteur de nos âmes.

    Lumière qui dissipera les ténèbres des nations
    et gloire de ton peuple Israël.

    Celui que portent les Chérubins comme un char et que célèbrent les Séraphins par leurs chants, celui qui de façon virginale a pris chair de Marie, l'Auteur de la loi, qui en accomplit les prescriptions, dans les bras de la Mère divine est porté, et la Vierge le confie aux mains du saint Vieillard; portant la Vie, il demande congé de la vie, s'écriant: Ô Maître, laisse-moi m'en aller à présent, pour que je puisse informer Adam que j'ai vu un nouveau-né, le Dieu d'avant les siècles, sans changement, le Rédempteur de nos âmes.

    Gloire au Père...
    Maintenant…

    Celui qui siège sur le trône des Chérubins et que chantent les Séraphins selon la loi est porté en ce jour dans le temple divin; il est intronisé dans les bras de Siméon, il apporte, par les mains de Joseph, des présents vraiment dignes de Dieu: comme un couple de tourterelles, l'Eglise immaculée et le nouveau peuple élu des Gentils, deux jeunes colombes, comme chef de l'Ancien et du Nouveau. Voyant accompli l'oracle le concernant et bénissant la Vierge Marie, la Mère de Dieu, Siméon lui révèle en symbole la Passion de son Fils, auquel il demande sa délivrance en disant: Laisse-moi m'en aller selon ta parole, Seigneur, car j'ai vu ta lumière qui précède les temps, Sauveur et Seigneur du peuple chrétien.

  • Le pape, le pallium, et Kasper

    A priori la décision du pape de donner désormais le pallium aux archevêques en catimini, et de transférer la cérémonie publique dans les diocèses, n’attire pas tellement l’attention. Sinon, comme je l’ai dit, que le pape supprime un beau symbole, ce qui n’a rien d’étonnant puisqu’il ne sait pas ce que c’est.

    Mais Luc Perrin, sur le Forum catholique, a mis le doigt sur ce qui est important :

    Déplacer l'accent de Rome à l'Église locale, c'est très exactement la thèse du théologien de référence du pape, à savoir le cardinal Kasper : thèse à laquelle saint Jean-Paul II et le cardinal Ratzinger s'étaient opposés dans une controverse ecclésiologique majeure et publique au début des années 2000.

    La controverse était née du document publié en 1992 par la congrégation pour la doctrine de la foi (présidée par le cardinal Ratzinger) intitulé Lettre aux évêques de l’Eglise catholique sur certains aspects de l’Eglise comprise comme communion. Le texte rappelait, face à certaines dérives postconciliaires (notamment à Walter Kasper qui n’était pas nommé), en s’appuyant sur les textes de Vatican II (Lumen gentium et Christus Dominus) ainsi que des pères, de Paul VI et de Jean-Paul II, que « l’Eglise une et unique » précède ontologiquement et chronologiquement les « Eglises particulières ».

    En 1999, Walter Kasper publiait un livre où il reprenait une fois encore ses thèses. Le 27 février 2000, le cardinal Ratzinger, dans une conférence tenue en tant que préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, défendait le document de 1992 et condamnait explicitement la thèse inverse de Walter Kasper sur les Eglises particulières qui précèdent l’Eglise universelle.

    L’année suivante, Walter Kasper publiait un grand article (en anglais et en allemand) pour répondre à Joseph Ratzinger, c’est-à-dire au gardien du dogme.

    Il suffit de lire ce texte pour comprendre que le « débat » dont parle Kasper n’existe pas. Il s’agit de deux discours qui ne se situent pas du tout sur le même plan. Le cardinal Ratzinger parle d’abord de la révélation, de la théologie de l’Eglise mystère, corps du Christ. Le cardinal Kasper parle essentiellement de l’Eglise comme d’une réalité sociologique. De ce fait il ne voit qu’un jeu de pouvoir entre ce qu’il dit être l’Eglise universelle qui est pour lui le pape et la curie, et les Eglises locales, les diocèses, donc les évêques, qui sont brimés par Rome qui ne leur laisse prendre aucune initiative…

    Le discours du cardinal Kasper est en fait politique. Il est significatif que lorsqu’il parle des évêques il parle de leur « pouvoir », et non de leur charge.

    En fait il suffit même de lire le premier paragraphe de son texte (après le paragraphe introductif) pour comprendre de quoi il s’agit. Il explique en effet que sa position « ne résulte pas d’un raisonnement abstrait mais d’une expérience pastorale ». Ce que le cardinal Kasper appelle « raisonnement abstrait », c’est l’Eglise vue comme mystère, comme corps du Christ, comme communion. Et ce qu’il appelle « expérience pastorale », ce sont les revendications progressistes à l’égard du pouvoir central romain conservateur. Il est ainsi tout à fait remarquable que dès ce premier paragraphe le cardinal Kasper évoque… « le refus catégorique de la communion à toutes les personnes divorcées et remariées » !

    A la lumière de ce débat qui n’en est pas un, on comprend que l’initiative du pape quant au pallium s’inscrit dans cette tentative de subversion de la constitution divine de l’Eglise. C’est un petit pas vers la reconnaissance de l’autonomie politique, en quelque sorte, des évêques. Ce qui est souligné par le fait que c’est le nonce apostolique qui remettra publiquement le pallium à l’archevêque. Le nonce, représentant du pape auprès des autorités politiques d’un Etat, et auprès de l’épiscopat de la nation en question. Et cela permet aussi d’aller dans le sens d’une reconnaissance des Eglises non seulement locales mais nationales, et de leurs conférences épiscopales, auxquelles François veut donner même des compétences « doctrinales » - ce qui est évidemment contraire à la doctrine catholique. Même Kasper ne va pas aussi loin. Il parle plus prudemment de compétences en matière de « discipline » - c’est toute la manœuvre à laquelle on assiste avec les synodes sur la famille.

    N.B. - On constate que Walter Kasper a une conception de l'Eglise qui est celle de Vatican I et non de Vatican II, et une conception de l'épiscopat qui est la conception scolastique depuis longtemps obsolète.

  • Septuagésime

    Le dimanche de la Septuagésime inaugure le temps qui va nous conduire à Pâques. Aux matines on commence la lecture de la Genèse, c’est-à-dire le récit de la création et de la chute, le péché originel qui nous vaudra l’incarnation d’une personne divine et sa mort sur la croix.

    Le premier répons de ce premier jour de l’histoire sacrée qui nous mènera de la chute à la rédemption commence par le premier mot de l’Ecriture sainte : In principio. Ἐν ἀρχῇ. Dans le principe. A l’Origine.

    . In principio creavit Deus caelum et terram, et fecit in ea hominem, * Ad imaginem et similitudinem suam.
    . Formavit igitur Deus hominem de limo terrae et inspiravit in faciem eius spiraculum vitae.
    . Ad imaginem et similitudinem suam.

    A l’Origine Dieu créa le ciel et la terre, et il fit l’homme sur elle, à son image et ressemblance. Dieu donc forma l’homme du limon de la terre et insuffla sur sa face un souffle de vie.

  • Enfin Cazeneuve signalé

    A la rubrique « Dénoncez votre voisin (musulman) » du site internet du ministère de la police et de la délation, quelqu’un a enfin signalé l’individu Cazeneuve pour qui « prôner le jihad n’est pas un délit ». Ce qui est très inquiétant étant que le dit Cazeneuve est le ministre qui est censé  mener la « lutte contre les filières jihadistes »…

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    (Vu sur le Salon Beige. On attend avec intérêt la réponse du ministère, puisqu’il est dit : « Vous serez recontacté très rapidement. »)

  • Oui, c’était la volonté du pape

    On savait déjà que c’est François qui avait explicitement voulu que les paragraphes du rapport final du synode rejetés par les pères y figurent quand même. Il se confirme aujourd’hui que le pape avait explicitement approuvé l’immonde rapport intermédiaire (celui qui donnait le droit à la communion aux divorcés remariés et reconnaissait des « aspects positifs » aux paires homosexuelles).

    C’est le cardinal Baldisseri, le secrétaire général du synode, qui l’a avoué, à l’ouverture d’une conférence internationale de mouvements familiaux à Rome le 22 janvier, à la faveur d’une question sur l’approbation par le pape des 46 questions des Lineamenta pour le prochain synode :

    « Les documents ont tous été vus et approuvés par le pape. Même les documents pendant le synode, comme la Relatio ante disceptationem, et la Relatio post disceptationem, et la Relatio synodi, ont été vus par lui avant d’être publiés. »

    Et il a ajouté :

    « Ce point est important, non seulement à cause de son autorité, mais aussi parce qu’il met le secrétaire général à l’aise. »

    Sic. C’est pas nous. C’est lui.

  • Saint Jean Bosco

    A neuf ans j'ai fait un songe qui m'est resté profondément gravé dans l'esprit pendant toute ma vie. Dans ce songe, il me semblait que j'étais près de notre maison dans une cour très spacieuse où étaient rassemblés une foule d'enfants qui jouaient. Les uns riaient, beaucoup blasphémaient. En entendant ces blasphèmes je me suis tout de suite jeté au milieu d'eux, donnant du poing et de la voix pour les faire taire.

    A ce moment, apparut un Homme imposant, noblement vêtu. Son visage était si lumineux qu'on ne pouvait pas le regarder en face. Il m'appela par mon nom et me dit : “Ce n'est pas avec des coups mais avec la douceur et la charité que tu devras faire d'eux tes amis. Commence dont tout de suite à leur parler de la laideur du péché et de la valeur de la vertu”.

    Intimidé, craintif, je répondis que j'étais un pauvre enfant ignorant. Alors, les garçons, cessant de se battre et de crier, se groupèrent tous autour de Celui qui parlait. Comme si je ne savais plus ce que je disais, je demandai :

    “Qui êtes-vous pour m'ordonner des choses impossibles ?

    – C'est justement parce que ces choses te paraissent impossibles que tu devras les rendre possibles en obéissant et en acquérant la science.

    – Comment pourrai-je acquérir la science ?

    – Je te donnerai une institutrice. Sous sa conduite, tu pourras devenir savant.

    – Mais qui êtes-vous ?

    – Je suis le Fils de cette Femme que ta mère t'a appris à prier trois fois par jour. Mon nom, demande-le à ma Mère.”

    Aussitôt, je vis à ses côtés une Dame d'aspect majestueux, vêtue d'un manteau qui resplendissait comme le soleil. S'approchant de moi tout confus, elle me fit signe d'avancer et me prit par la main avec bonté :

    “Regarde ! dit-elle”.

    En regardant, je m'aperçus que les enfants avaient tous disparu. A leur place je vis une multitude de cabris, de chiens, de chats, d'ours et beaucoup d'autres animaux.

    “Voilà ton domaine ! Voilà où tu devras travailler. Deviens humble, courageux, et vigoureux : et ce que tu vois arriver en ce moment à ces animaux, tu le feras pour mes enfants”.

    Je tournai donc les yeux et voilà qu'à la place des bêtes sauvages apparurent autant de paisibles agneaux qui sautaient, couraient, bêlaient autour de cet Homme et de cette Femme comme pour leur rendre hommage.

    Alors, toujours dans mon rêve, je me mis à pleurer et je priai cette Dame de vouloir bien s'expliquer d'une façon plus claire, car je ne comprenais pas ce que tout cela signifiait.

    Elle posa sa main sur ma tête et me dit :

    “Tu comprendras tout au moment voulu”.

    Elle avait à peine dit cela qu'un bruit me réveilla. Tout avait disparu. J'étais abasourdi. J'avais l'impression que les mains me faisaient mal à cause des coups de poings que j'avais distribués et que le visage me cuisait d'avoir reçu des gifles de tous ces galopins.

    Le matin, j'ai raconté le songe d'abord à mes frères qui se mirent à rire, puis à ma mère et à la grand-mère. Chacun donnait son interprétation : “Tu deviendras berger”, dit Joseph. “Chef de brigands”, insinua perfidement Antoine. Ma mère : “Qui sait si tu ne deviendras pas prêtre”. C'est la grand-mère qui prononça le jugement définitif : “Il ne faut pas s'occuper des rêves”. J'étais de l'avis de l'aïeule et pourtant je ne réussis jamais à m'ôter tout cela de l'esprit. »

    Don Bosco, Souvenirs autobiographiques

    (Photo: la dernière photographie de saint Jean Bosco vivant, 1887.)

  • La musique sacrée et le magistère

    Una Voce.jpgDans le numéro 300 d’Una Voce, sous le titre : De Jacques Duèze à Vatican II, j’ai cherché ce que le magistère de l’Eglise a dit sur la musique sacrée au cours des siècles. En fait, malgré le motu proprio de saint Pie X, c’est plutôt un non-enseignement…

    (Una Voce, 42 rue de la Procession, 75015 Paris.)

  • Pakistan : un lycée chrétien attaqué

    Quelque 300 jeunes musulmans ont attaqué le lycée chrétien de Bannu, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa (anciennement province de la frontière du nord-ouest), lundi dernier. Ils sont passés par dessus le mur d’enceinte et ont envahi les locaux, cassant les vitres et vandalisant les locaux. Quatre élèves chrétiens ont été blessés. Les musulmans protestaient contre Charlie Hebdo, réclamant que le lycée soit fermé pour cause de blasphème. (Les chrétiens étant assimilés aux Occidentaux et les Occidentaux à Charlie Hebdo, les chrétiens du Pakistan sont donc responsables des caricatures de Charlie Hebdo…)

    Le chef de la police du district a confirmé l’incident mais a déclaré qu’il ne pensait pas que ce soit une attaque antichrétienne…

  • Du nouveau en Inde

    Le Premier ministre du Bengale-Occidental, Mamata Banerjee, a ordonné à la police d’ouvrir une enquête visant le président national du mouvement hindou radical Vishnu Hindu Parishad, et son secrétaire général, pour « incitation à la haine ».

    Cette initiative fait suite à une nouvelle série de « conversions » de chrétiens (et de musulmans) à l’hindouisme, au cours de ces cérémonies rituelles appelées « retour à la maison ». Mercredi dernier, 17 familles chrétiennes et deux familles musulmanes ont ainsi été « reconverties » à l’hindouisme. Mais deux jeunes ont refusé et ont porté plainte. Dans un autre cas où une quinzaine de familles ont été « reconverties », ce sont les missionnaires de Don Bosco qui ont porté plainte.

    (Mamata Banerjee est la présidente du Congrès indien Trinamool, scission du Congrès national indien, qui a repris le Bengale-Occidental aux communistes (Front de gauche) qui dirigeait l’Etat depuis 1977. Sur le plan national elle est donc dans l’opposition au nouveau pouvoir hindouiste.)

  • Sainte Martine

    Tu natále solum prótege, tu bonæ
    Da pacis réquiem Christíadum plagis ;
    Armórum strépitus, et fera prælia
    In fines age Thrácios.

    Protège le sol qui t’a vue naître, donne au pays des Chrétiens le repos d’une paix utile, repousse jusqu’aux confins de la Thrace le bruit des armes et les cruels combats.

    Et regum sócians ágmina sub crucis
    Vexíllo, Sólymas néxibus éxime,
    Vindéxque innócui sánguinis hósticum
    Robur fúnditus érue.

    Rassemble tous les rois avec leurs bataillons sous l’étendard de la croix, délivre Jérusalem de la captivité, et, vengeant un sang innocent, renverse jusque dans ses fondements la force de l’ennemi.

    Tu nostrum cólumen, tu decus ínclytum,
    Nostrárum obséquium réspice méntium ;
    Romæ vota libens éxcipe, quæ pio
    Te ritu canit, et colit.

    O toi, notre appui, toi, notre gloire éclatante, agrée l’hommage de nos cœurs : reçois les vœux de Rome, qui te chante avec piété et t’honore avec joie.

    A nobis ábigas lúbrica gáudia,
    Tu, qui Martyribus dexter ades, Deus
    Une et Trine : tuis da fámulis jubar,
    Quo clemens ánimos beas.
    Amen.

    Éloignez de nous les joies dangereuses, ô Dieu, dont la droite soutient les Martyrs ; vous qui êtes Un et Trois, donnez à vos serviteurs la lumière par laquelle vous faites, dans votre clémence, le bonheur des âmes. Amen.

    Soulignant que les hymnes de la fête de sainte Martine ont été écrits par le pape Urbain VIII, dom Guéranger commente :

    C’est par ces chants, ô Vierge magnanime, que Rome chrétienne continue de remettre entre vos mains le soin de sa défense. Elle est captive ; si vous la protégez, elle reprendra possession d’elle-même et reposera dans la sécurité. Écoutez ses prières, et repoussez loin de la ville sainte les ennemis qui l’oppriment. Mais souvenez-vous qu’elle n’a pas seulement à craindre les bataillons qui lancent la foudre et renversent les remparts ; même dans la paix, des attaques ténébreuses n’ont jamais cessé d’être dirigées contre sa liberté. Déjouez, ô Martine, ces plans perfides ; et souvenez-vous que vous fûtes la fille de l’Église romaine, avant d’en être la protectrice. Détruisez de plus en plus la puissance du Croissant ; affranchissez Jérusalem, amenez l’Europe à sentir enfin ses entrailles émues pour les Églises de Syrie.

  • Palliums de province…

    Burke_Pallium[1].jpgDésormais, a décidé François, les archevêques recevront leur pallium des mains du pape « en privé », et c’est le nonce qui le leur remettra publiquement au cours d’une cérémonie dans leurs diocèses respectifs.

    Il paraît que cela exprime mieux « la synodalité ». Ah bon. J’aimerais qu’on m’explique…

    Ce qu’on voit surtout, c’est que le pape supprime un beau symbole de communion catholique.

    Mais ça permettra aux nonces de se promener un peu…

    (Photo: Mgr Raymond Burke, archevêque de Saint-Louis, recevant le pallium des mains de saint Jean-Paul II.)

  • La Cour de cassation viole le droit international

    L’idéologie homosexualiste est au-dessus des lois, y compris du droit international. Ainsi en a décidé la Cour de cassation, qui a validé le « mariage » d’un Marocain et d’un Français, alors qu’une convention franco-marocaine stipule qu'en cas de mariage chacun des deux membres du couple doit se conformer aux lois de son pays.

    L’argument de la Cour de cassation (institution qui déshonore la France une fois de plus) est que l'article 4 de la convention prévoit que la loi d'un des deux pays peut être écartée lorsqu'elle est « manifestement incompatible avec l'ordre public ».

    Autrement dit, la reconnaissance du seul mariage naturel par le Maroc est incompatible avec l’ordre public en France. Ce qu’on appelle ordre public est donc désormais, plus encore que jusqu’ici, le désordre institutionnalisé.

  • La propagande semble avoir un certain résultat

    Selon un sondage Ipsos/Sopra-Steria pour Le Monde et Europe 1, 66% des Français penseraient que l’islam est « une religion aussi pacifiste que les autres » et que « le jihadisme est une perversion de cette religion »…

    J’en vois qui se marrent dans les mosquées…

  • Pourtant l’Eglise interdit le suicide

    Interdiction de prêcher et de parler au nom de l’Eglise : telle est la sanction décidée par l’évêque de Munster à l’encontre du Père Paul Spätling.

    Quel est son crime ?

    Avoir participé à un rassemblement de Pegida à Munster, et y avoir pris la parole pour dire :

    - Je suis là pour la première fois, parce que, quand on a éteint les lumières de la cathédrale de Cologne, cela a été très triste ;

    - Il y a 1.400 ans que l’Europe lutte contre l’islam ;

    - Il n’est pas possible que Mme Merkel dise que l’islam fait partie de l’Allemagne.

    Le porte-parole du diocèse a indiqué que « la vision historique simpliste » du père Paul n’était « pas compatible avec le message chrétien d’amour, de bonté et d’inclusion ».

    Il va falloir mettre un certain nombre de saints à l’index…

    (Via Novopress)

     

     

    Addendum

     

    La paroisse de l’Assomption de Clèves (dont on a dit que c’était celle du P. Spätling) s’est empressée de faire savoir qu’elle n’a aucune sympathie pour Pegida et qu’au contraire elle est active dans l’aide aux réfugiés… Et elle souligne que ce prêtre ne fait pas partie de « l’équipe pastorale » de l’église de l’Assomption, mais qu’il célèbre seulement la messe le dimanche en l’église du Sacré-Cœur… « dans le rite extraordinaire en latin et le dos aux fidèles ».

     

    Ah, voilà…

     

  • En Inde

    L’église protestante du village de Tadur, district de Mahabubnagar, dans le nouvel Etat indien de Telangana, a été incendiée et complètement rasée. Des objets de culte, des livres et des bibles ont disparu.

    « Avant cet incident, dit le pasteur Srinivas, les extrémistes hindous m’ont menacé à différentes occasions, m’intimant l’ordre de ne plus venir dans le village et de ne pas construire d’église ».

    Dans ce district ont été enregistrés, ces derniers mois, plus d’une douzaine d’attaques antichrétiennes.

  • Les croix d’Arabie saoudite

    Intéressant article sur les croix gravées d’un « taille ostentatoire », datant du Ve siècle, avec de nombreuses inscriptions, en Arabie saoudite.