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Le blog d'Yves Daoudal - Page 5

  • Inclusif

    Sur le site du Figaro, un « avis de disparition d'une personne mineure », Lucien, portant « un jean bleu ainsi qu'un blouson de la même couleure ».

    Ben oui. Comme mineure, auteure, professeure…

    On n’est pas sorti de l’auberge…

  • Une découverte à Cluny

    Lors de fouilles destinées à délimiter exactement l’infirmerie de l’abbaye de Cluny, les chercheurs sont tombés sur un sac contenant 2.200 pièces d’argent et 21 dinars d’or, toutes de la première moitié du XIIe siècle (les dinars provenant de l’Espagne musulmane).

    Il y avait aussi une feuille d’or pliée, un petit objet en or et un anneau sigillaire en or avec une intaille de l’empire romain.

    C’est une découverte d’une ampleur exceptionnelle. Mais l’ampleur de Cluny était telle que ces pièces ne représentaient qu’une semaine d’approvisionnement du monastère…

  • Saint Albert le Grand

    Comme le remarque Peter Kwasniewski sur New Liturgical Movement, la comparaison entre la collecte traditionnelle de la messe de saint Albert le Grand et celle du nouveau missel est particulièrement emblématique du… changement de paradigme dans la liturgie, dira-t-on pour employer une expression à la mode.

    La collecte traditionnelle dit ceci :

    Deus, qui beátum Albértum Pontíficem tuum atque Doctórem in humána sapiéntia divínæ fídei subiiciénda magnum effecísti : da nobis, quǽsumus ; ita eius magistérii inhærére vestígiis, ut luce perfécta fruámur in cælis.

    Traduction littérale :

    Dieu, qui avez fait grand le bienheureux Albert, votre évêque et docteur, en ce qu’il a soumis la sagesse humaine à la foi divine: donnez-nous, nous vous le demandons, de suivre les traces de son magistère, afin que nous puissions jouir de la lumière parfaite dans les cieux.

    Nouvelle collecte :

    Deus, qui beátum Albértum epíscopum in humána sapiéntia cum divína fide componénda magnum effecísti, da nobis, quǽsumus, ita eius magistérii inhærére doctrínis, ut per scientiárum progréssus ad profundiórem tui cognitiónem et amórem perveniámus.

    Traduction officielle :

    Tu as voulu, Seigneur, que saint Albert mérite le nom de grand pour avoir su concilier sagesse humaine et foi divine, accorde-nous, à l'école d'un tel maître, à travers nos progrès dans les sciences, de mieux te connaître et de t'aimer davantage.

    Dans la première collecte, Albert est grand parce qu’il a soumis la sagesse humaine à la foi divine, selon l’enseignement de saint Paul et des pères. Et c’est en suivant ses traces, en éclairant et en redressant la sagesse humaine par la foi, en soumettant tout à la lumière de la foi, que nous pourrons nous élever jusqu’à jouir de la lumière parfaite du paradis.

    Il y a une hiérarchie de la sagesse, qui est celle que manifestaient les universités, qui commençaient à se constituer à l’époque même de saint Albert : les sciences profanes, la philosophie, la théologie. La science a besoin de la raison, la raison a besoin de la foi, et il ne faut jamais perdre de vue l’unité de « l’université » dans la vérité. C’était un des beaux leitmotive de Benoît XVI.

    Mais dans la nouvelle oraison Albert n’est grand que parce qu’il a su « concilier » la sagesse humaine et la foi divine, toutes deux mises sur le même plan, et s’il faut les « concilier » c’est qu’elles seraient antagonistes, ce qui est contraire à ce que pensait saint Albert et à la conception même de l’université catholique. On remarquera que la traduction aggrave le texte latin, car celui-ci a un verbe neutre : componere : mettre ensemble, sans hiérarchie, mais aussi sans antagonisme.

    Et puisque tout est sur le même plan, il n’y a donc plus de montée vers le ciel. Il n’y a plus de perspective de la « lumière parfaite » dont nous jouirons. Seulement une connaissance plus profonde de Dieu et un amour plus profond de Dieu « par les progrès des sciences ». Sic. La traduction officielle dit : « à travers nos progrès dans les sciences », ce qui ne correspond pas au texte, qui dirait « in scientiis », et qui de toute façon ne vaut pas mieux.

    Je crois que le mot « progressus » ne se trouve dans aucune oraison traditionnelle. Mais il fallait bien le placer dans la néo-liturgie… progressiste. En se faisant patronner par saint Albert le Grand de façon frauduleuse.

  • Mauvaise nouvelle pour François

    Les évêques américains ont élu à la tête de leur Commission pour les activités pro-vie Mgr Joseph Naumann, archevêque de Kansas-City.

    Mgr Joseph Naumann est connu pour son engagement sans faille pour la vie et contre la culture de mort.

    Donc a priori ce n’est pas une nouvelle.

    Sauf que dans les temps que nous vivons ça devient digne d’intérêt qu’un pro-vie soit à la tête d’une organisation épiscopale pour la vie. (Il suffit de voir ce qui se passe au Vatican, avec Mgr Paglia, pour le comprendre.)

    Et surtout c’est, de toute façon, une surprise. Car le favori était Mgr Cupich, archevêque de Chicago, nommé par François, fait cardinal par François, nommé par François à la Congrégation qui choisit les évêques, et proche de François. Celui qui dit comme François que le chômage et la faim c’est aussi affreux que l’avortement. Celui qui qualifie d’« évangélisateur de premier plan » le P. James Martin, chantre des relations LGBT.

    Le Wall Street Journal résume : « La conférence des évêques catholiques américains a choisi mardi un archevêque conservateur pour un poste clef, donnant un signe de résistance à la vision du pape François pour l’Eglise parmi la hiérarchie catholique aux Etats-Unis. Mgr Joseph Naumann, archevêque de Kansas-City, a été élu président de la Commission pour les activités pro-vie. Par un vote de 96 contre 82, il a battu le cardinal Blase Cupich, de Chicago, qui est vu comme un libéral dans l’Eglise et un proche du pape. »

    Le National Catholic (sic) Reporter titre quant à lui que les évêques ont « brisé la tradition », qui veut que les commissions importantes soient présidées par un cardinal, et celle-ci a toujours été présidée par un cardinal : donc c’est Cupich qui devait être élu.

    On rendra hommage à ces progressistes qui tiennent tant au respect de la tradition… Mais pas à leur grossièreté, quand ils écrivent après avoir donné le score : « Sans vouloir trop insister là-dessus, cela revient à dire que les évêques ont fait un doigt d’honneur au pape François. »

    Les Prêtres pour la Vie ont aussitôt salué cette élection. « Nous le connaissons depuis près de 25 ans, dit le P. Frank Pavone, depuis qu’il était directeur de la commission diocésaine pour la vie de Saint-Louis. ll a toujours encouragé nos efforts. »

    En mai dernier, Mgr Naumann avait fait sensation et montré son « conservatisme » en demandant que l’archidiocèse de Kansas-City coupe les ponts avec les « Girl Scouts USA » en raison de leurs liens avec le Planning familial. « Il est essentiel que nos programmes pour la jeunesse et nos paroisses affirment des vertus et des valeurs cohérentes avec notre foi catholique », avait-il dit.

    Life Site cite une excellente question qu’avait posée Mgr Naumann à propos du sénateur Tim Kaine qui se dit à titre personnel contre l’avortement mais vote pour toutes les lois favorisant l’avortement : « Pourquoi le sénateur Kaine est-il personnellement opposé à l’avortement s’il ne croit pas que cela consiste à prendre une vie innocente ? »

  • Ça alors…

    Je découvre par hasard que le saint du jour, selon la Conférence des évêques de France, est… "saint Grégoire Palamas".

    Ce sont les byzantins catholiques qui doivent être bien étonnés, eux qui n’ont pas comme les orthodoxes la mémoire de Grégoire Palamas au deuxième dimanche de carême puisqu’ils savent que ce n’est pas un saint catholique…

  • Europe de la Défense

    Hier, les ministres de la Défense de 23 pays de l’UE ont signé un document comportant 20 « engagements » censés jeter les bases d’une « coopération structurée permanente » (CSP).

    Bien sûr, Federica Mogherini a aussitôt commenté : « Nous vivons un moment historique pour la défense européenne. »

    Dans un sens c’est vrai, puisqu’il y a 60 ans que le projet de défense européenne a… échoué.

    Mais, nous dit-on, tout est nouveau désormais. A cause de la « crise en Crimée », de Poutine en général, mais aussi de Trump… Ces gens-là sont bien dangereux et il faut donc se serrer les coudes…

    Voilà donc un petit pas de plus vers l’Etat européen. Tout petit, cependant, pour l’instant. Car les décisions de la CSP devront être prises à l’unanimité. Autant dire que, dans un domaine où les intérêts des uns et des autres demeurent largement divergents, il n’y en aura pas beaucoup…

  • Le patriarche maronite à Riyad

    Les déclarations publiques, d’un côté comme de l’autre, sont purement diplomatiques et sans intérêt, comme en témoigne le communiqué officiel saoudien sur la rencontre entre le patriarche et le roi qui est, si l’on veut, assez amusant (comme exemple extrême de langue de bois) :

    « Lors de la réception ont été évoquées les relations fraternelles entre le Royaume et le Liban, et soulignée l'importance du rôle des différentes religions et cultures dans la promotion de la tolérance et de la non-violence, contre l'extrémisme et le terrorisme, et pour instaurer la paix et la sécurité pour les peuples de la région et du monde. »

    Le patriarche a rencontré le roi et le prince héritier. Les photos officielles montrent, sans surprise, le patriarche avec la croix pectorale non apparente. Mais il y a d’autres photos où la croix apparaît de façon spectaculaire, et sans aucun doute historique, au centre même de l’islam qui ne permet aucune manifestation religieuse autre que musulmane et a la croix en particulière horreur.

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    Le patriarche a également rencontré comme prévu Saad Hariri, qui ne paraît pas affecté d’être « retenu » (?) dans ce pays dont il a la nationalité et où vivent habituellement sa femme et ses enfants…

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  • Ah oui, quand même…

    Hier c’était le jour où l’on rendait « hommage » aux victimes du terrorisme. Avec notamment force ballons colorés, ça fait joli… Et au moins ça amuse les terroristes.

    Mais il y avait aussi une « Marche des musulmans contre le terrorisme ». Mais oui. Place de la République. Mais oui.

    Ils étaient… 25. (Devant une nuée de journalistes, dont l'AFP bien sûr, qui allaient rendre compte de l'événement...)

    Addendum

    Le Salon Beige rapporte que selon RTL il s'agissait de musulmans venus "de la planète entière"...

  • Evêques intersexes

    La Cour constitutionnelle allemande exige que le Parlement légalise un troisième sexe sur les registres des naissances, à côté de « masculin » ou « féminin ».

    Depuis 2013 il était possible de laisser vide la mention du sexe, afin que l’enfant puisse ensuite choisir… En 2016, la Cour fédérale avait rejeté la demande d’une personne de sexe féminin qui voulait être enregistrée comme « intersexuelle » (je suppose qu’on doit écrire intersexuel·le). Ce·tte person·ne s’était tourné·e vers la Cour constitutionnelle, qui lui donne donc raison et intime l’ordre au Parlement de voter une loi en ce sens avant fin 2018.

    La Conférence épiscopale allemande a qualifié cette décision de « compréhensible ». Son porte-parole Matthias Kopp a déclaré : « Si une personne ne peut pas être clairement classée dans la classification binaire en tant que femme ou homme, elle ne doit pas être contrainte par des règles légales ou sociales, à s’associer, contrairement à ses propres sentiments, à un genre qui ne lui convient pas. »

    On remarquera que le porte-parole de la conférence des évêques d’Allemagne utilise explicitement le vocabulaire et l’idéologie LGBTQI+ (etc.) : la « classification binaire » des sexes, qu’il est urgent de dépasser, le « sentiment » d’être associé à un « genre qui ne convient pas »…

    Ce qui ne convient plus du tout, c'est le salaire mirobolant qui est versé à des gens qui se disent évêques catholiques et qui ne ne sont que des serpillères de la pensée unique.

  • Saint Josaphat

    Cette année est celle du 150e anniversaire de la canonisation de saint Josaphat, le 29 juin 1867, par Pie IX. C'est le seul saint byzantin du second millénaire qui soit célébré dans le calendrier romain. En 1923, pour le troisième centenaire de son martyre, Pie XI lui dédia une encyclique.

    Le 25 juin dernier avait lieu un pèlerinage de l’Eglise grecque catholique ukrainienne à Rome où se trouvent ses reliques après diverses vicissitudes. Une divine liturgie solennelle a été célébrée en la basilique Saint-Pierre par S.B. Sviatoslav Schevchuk, archevêque majeur de Kiev, qui s’est ensuite rendu auprès du corps de saint Josaphat qui est sous l’autel dédié à saint Basile.

     

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