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Le blog d'Yves Daoudal - Page 5

  • Saint Guillaume

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    (Dom Guéranger, les Institutions liturgiques.)

    C’est en 1785 que Pie VI « établit » la fête de saint Guillaume de Verceil dans le calendrier romain.

    Curieusement, la fête de ce fondateur d’une branche bénédictine ne fut pas introduite dans le calendrier bénédictin général. C’est sans doute un cas unique dans l’histoire des congrégations religieuses, et je n’en trouve nulle part la raison. C’est d’autant plus étrange qu’elle figurait déjà par exemple dans le « breviarium benedictinum » de Chelles publié en 1725. Peut-être figurait-elle aussi dans le calendrier de la congrégation de Subiaco, ou du moins sa mémoire, puisque c’est ainsi qu’elle apparaît dans le calendrier du Barroux (mais curieusement, là aussi, dans le propre de la province de France, alors que saint Guillaume n’a jamais mis les pieds dans notre pays).

    Deus, qui infirmitáti nostræ ad teréndam salútis viam in Sanctis tuis exémplum et præsídium collocásti : da nobis, ita beáti Guliélmi Abbátis mérita venerári ; ut eiúsdem excipiámus suffrágia et vestígia prosequámur. Per Dóminum.

    O Dieu, pour aplanir à notre faiblesse la voie du salut, vous nous avez donné l’exemple et la protection de vos Saints : faites que nous honorions les mérites du bienheureux Guillaume, Abbé, de manière à mériter le secours de ses prières et à marcher sur ses traces.

    • La lettre de Pie XII.

    • La Madone de saint Guillaume.

  • Nativité de saint Jean Baptiste

    Comme hier, voici deux extraits du Graduel de St Katharinental : l’introït et la communion de la messe de la fête, dans la version propre de ce couvent de dominicaines, par les moines d'Einsiedeln.

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    De ventre matris meæ vocávit me Dóminus in nómine meo : et pósuit os meum ut gládium acútum : sub teguménto manus suæ protéxit me, et pósuit me quasi sagíttam eléctam.
    Audite, insulæ, et attendite, populi de longe : Dominus ab utero vocavit me.

    Dès le sein de ma mère, le Seigneur m’a appelé par mon nom : il a rendu ma bouche semblable à un glaive acéré, il m’a protégé à l’ombre de sa main, il a fait de moi comme une flèche choisie.
    Îles, écoutez, et vous, peuples lointains, soyez attentifs. Le Seigneur m’a appelé dès le sein de ma mère.

    Là encore, ce qui devrait être un verset de psaume est ce qui précède immédiatement l’antienne dans le livre d’Isaïe.


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    Tu, puer, Propheta Altíssimi vocaberis : præíbis enim ante fáciem Dómini paráre vias eius.

    Toi, petit enfant, tu seras appelé le prophète du Très-Haut : car tu marcheras devant la face du Seigneur pour préparer ses voies.


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  • Le ministre de la Culture

    rend hommage à Jean Raspail :

    « C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons appris le décès de Jean Raspail, grand écrivain, qui fut le porte-parole, l’avocat et le défenseur de notre culture et notre civilisation. »

    C’est bien sûr le ministre polonais, Piotr Gliński (qui est aussi vice-Premier ministre, et docteur en sciences humaines, professeur de sociologie, membre de l’Académie des sciences).

  • Vigile de la Nativité de saint Jean Baptiste

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    Je remarquais en 2018 que le très long introït de ce jour, tiré de l’évangile et non d’un psaume, laisse penser qu’il pourrait être récent, mais qu’il est au contraire très ancien, puisqu’on le trouve dans les plus anciens livres que nous ayons. J’en ai trouvé une interprétation par les moines d’Einsiedeln. A l’occasion de la parution du facsimile du Graduel de St Katharinental ils chantèrent des pièces de ce livre réalisé vers 1312 pour les dominicaines de la Vallée Sainte-Catherine (Thurgovie). Dont l’introït et le graduel de cette vigile. On remarquera les variantes par rapport au livre romain, et surtout que l’antienne d’introït n’introduit pas un psaume mais le verset précédent, néanmoins suivi du Gloria Patri…

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    podcast

    Ne tímeas, Zacharía, exaudíta est orátio tua : et Elísabeth uxor tua páriet tibi fílium, et vocábis nomen eius Ioánnem : et erit magnus coram Dómino : et Spíritu Sancto replébitur adhuc ex útero matris suæ : et multi in nativitáte eius gaudébunt.
    Apparuit autem illi angelus Domini, stans a dextris altaris incensi.

    Ne crains pas, Zacharie : car ta prière a été exaucée et ta femme Élisabeth enfantera un fils, auquel tu donneras le nom de Jean : il sera grand devant le Seigneur : et il sera rempli du Saint-Esprit dès le sein de sa mère : et beaucoup se réjouiront de sa naissance.
    Or un ange du Seigneur lui apparut, debout à droite de l’autel des parfums.

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    Fuit homo missus a Deo, cui nomen Joánnes erat : hic venit, ut testimónium perhibéret de lúmine, et paráre Dómino plebem perféctam.

    II y eut un homme envoyé de Dieu, dont le nom était Jean. Il vint pour rendre témoignage à la lumière et préparer au Seigneur un peuple parfait.


    podcast

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  • L’Eglise en Chine

    Sandro Magister fait le point de façon précise.

    Où l’on voit François en petit acolyte du régime communiste qui est (sans surprise) le seul bénéficiaire de l’accord secret.

  • Saint Paulin de Nole

    La conversion de Paulin impressionna ses contemporains. Son maître Ausone, un poète païen, se sentit "trahi", et lui adressa des paroles amères, lui reprochant d'une part le "mépris", jugé insensé, des biens matériels et, de l'autre, l'abandon de la vocation de lettré. Paulin répliqua que son don aux pauvres ne signifiait pas le mépris des choses terrestres, mais plutôt leur valorisation pour l'objectif plus élevé de la charité. Quant aux engagements littéraires, ce dont Paulin avait pris congé n'était pas le talent poétique, qu'il aurait continué à cultiver, mais les thèmes poétiques inspirés de la mythologie et des idéaux païens. Une nouvelle esthétique gouvernait désormais sa sensibilité:  il s'agissait de la beauté du Dieu incarné, crucifié et ressuscité, dont il se faisait maintenant le chantre. En réalité, il n'avait pas abandonné la poésie, mais il puisait désormais son inspiration dans l'Evangile, comme il le dit dans ce vers:  "Pour moi l'unique art est la foi, et le Christ est ma poésie" ("At nobis ars una fides, et musica Christus":  Chant XX, 32).

    Ses chants sont des textes de foi et d'amour, dans lesquels l'histoire quotidienne des petits et des grands événements est comprise comme l'histoire du salut, comme l'histoire de Dieu parmi nous. Un grand nombre de ces compositions, intitulées "Chants de Noël", sont liées à la fête du martyr Félix, qu'il avait élu comme Patron céleste. En rappelant saint Félix, il entendait glorifier le Christ lui-même, ayant la ferme conviction que l'intercession du saint lui avait obtenu la grâce de la conversion:  "Dans ta lumière, joyeux, j'ai aimé le Christ" (Chant XXI, 373). Il voulut exprimer ce même concept en agrandissant les dimensions du sanctuaire avec une nouvelle Basilique, qu'il fit décorer de manière à ce que les peintures, expliquées par des légendes appropriées, puissent constituer une catéchèse visible pour les pèlerins. Il expliquait  ainsi son projet d'un Chant consacré à un autre grand catéchète, saint Nicetas de Remesiana, alors qu'il l'accompagnait pendant la visite dans ses Basiliques:  "Je désire à présent que tu contemples les peintures qui se déroulent en une longue série sur les murs des portiques peints... Il nous a semblé utile de représenter grâce à la peinture des thèmes sacrés dans toute la maison de Félix, dans l'espérance que, à la vue de ces images, la figure peinte suscite l'intérêt des esprits émerveillés des paysans" (Chant XXVII, vv. 511.580-583). Aujourd'hui encore, on peut admirer les restes de ces réalisations, qui placent à juste titre le saint de Nole parmi les figures de référence de l'archéologie chrétienne.

    Benoît XVI

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  • 3e dimanche après la Pentecôte

    Il leur propose une parabole pleine de bonhomie et comprime dans leur cœur la tumeur de l’abcès qui les blesse. Il leur dit en effet : «Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui s’est perdue ?» Voyez comme la Vérité, dans sa bonté, sait bien pourvoir à tout en nous donnant une telle comparaison : l’homme peut en reconnaître en soi le bien-fondé, quoiqu’elle concerne plus spécialement le Créateur des hommes lui-même. Puisque cent est le nombre de la perfection, Dieu eut cent brebis quand il créa la nature des anges et des hommes. Mais une brebis vint à se perdre lorsque l’homme, en péchant, quitta le pâturage de la vie. Le Créateur laissa alors les quatre-vingt-dix-neuf brebis dans le désert, car il abandonna les très hauts chœurs des anges dans le Ciel.
    Mais pourquoi le Ciel est-il appelé désert, sinon parce que désert veut dire «abandonné» ? C’est quand l’homme pécha qu’il abandonna le Ciel. Quatre-vingt-dix-neuf brebis demeuraient au désert, pendant que le Seigneur en cherchait une seule sur la terre : les créatures raisonnables, anges et hommes, qui toutes avaient été créées pour contempler Dieu, voyaient en effet leur nombre diminué par la perte de l’homme, et le Seigneur, voulant rétablir au Ciel le nombre complet de ses brebis, cherchait sur la terre l’homme qui s’était perdu. Car là où notre évangéliste dit «au désert», un autre évangéliste dit «dans les montagnes» (Mt 18, 12), pour signifier «dans les hauteurs», puisque les brebis qui n’avaient pas péri se tenaient dans les hauteurs du Ciel.

    «Et quand il l’a trouvée, il la met sur ses épaules, tout joyeux.» Il a mis la brebis sur ses épaules, parce qu’ayant assumé la nature humaine, il a porté lui-même nos péchés.

    «Et de retour chez lui, il assemble ses amis et ses voisins, et leur dit : ‹Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue!›» La brebis une fois retrouvée, il retourne chez lui, puisque notre Pasteur, ayant sauvé l’homme, retourna au Royaume céleste. Là, il retrouve ses amis et voisins, c’est-à-dire les chœurs des anges, lesquels sont bien ses amis, du fait que désormais fixés [en Dieu], ils gardent continûment sa volonté, et aussi ses voisins, parce qu’ils jouissent assidûment de l’éclat de sa vision. Il faut aussi remarquer qu’il ne dit pas : «Réjouissez-vous avec la brebis que j’ai retrouvée», mais : «Réjouissez-vous avec moi», car notre vie est toute sa joie, et notre retour au Ciel porte à leur plénitude ses solennelles réjouissances.

    «C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie dans le Ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentir.» Il nous faudrait ici examiner, mes frères, pourquoi le Seigneur déclare qu’il y a plus de joie dans le Ciel pour la conversion des pécheurs que pour la persévérance des justes; mais l’exemple quotidien de ce que nous avons sous les yeux nous l’enseigne : souvent, ceux qui ne se sentent pas coupables de grands péchés demeurent bien dans la voie de la justice, et ils ne commettent aucune action défendue, mais ils ne ressentent pas non plus beaucoup d’ardeur pour la patrie céleste, et ils se privent d’autant moins des choses permises qu’ils ne se souviennent pas d’en avoir commis de défendues. Ainsi demeurent-ils souvent paresseux dans la pratique des bonnes œuvres élémentaires, se sentant en pleine sécurité du fait qu’ils n’ont jamais péché de façon vraiment grave.
    Au contraire, certains de ceux qui se souviennent d’avoir accompli des actions défendues, se trouvant transpercés de componction1 par leur douleur même, s’enflamment d’amour pour Dieu et s’exercent à de grandes vertus; ils entreprennent tous les difficiles combats de la sainteté, ils abandonnent tous les biens du monde, fuient les honneurs, se réjouissent des outrages reçus, brûlent de désir [pour la vie éternelle] et aspirent à la patrie céleste. Et considérant qu’ils s’étaient écartés de Dieu, ils rachètent leurs pertes du passé par les profits qu’ils font dans la suite de leur vie.

    Il y a donc plus de joie dans le Ciel pour la conversion d’un pécheur que pour la persévérance d’un juste, de même qu’un chef préfère dans la bataille le soldat qui, revenu après s’être enfui, charge l’ennemi avec vigueur, à celui qui n’a jamais tourné les talons devant l’ennemi, mais ne l’a jamais non plus vraiment combattu avec courage. Ainsi, le paysan préfère la terre qui, après les épines, porte des fruits abondants, à celle qui n’a jamais eu d’épines, mais ne produit jamais non plus de riche moisson.
    5. Cependant, il faut savoir qu’il y a bien des justes dont la vie est une telle joie [pour le Ciel] qu’elle ne le cède en rien à la vie pénitente des pécheurs. Car il en est beaucoup qui, tout en n’ayant conscience d’aucune mauvaise action, font pourtant paraître une douleur aussi grande que s’ils étaient chargés de tous les péchés. Ils refusent toutes choses, même celles que Dieu autorise; ils s’enveloppent d’un souverain mépris pour le monde, s’interdisent absolument tout, se privent même des biens licites, se détournent du visible et s’enflamment pour l’invisible; ils mettent leur joie dans les lamentations et s’humilient eux-mêmes en tout; d’autres pleurent les péchés de leurs actions, mais eux, ils pleurent les péchés de leur pensée. Aussi, que dire de ces hommes, sinon qu’ils sont à la fois justes et pénitents, puisqu’ils s’humilient dans la pénitence pour les péchés de leur pensée, sans jamais cesser de persévérer dans la droiture par leurs œuvres ? Il nous faut donc reconnaître quelle immense joie un juste doit donner à Dieu par les larmes de son humilité, quand un pécheur en cause déjà une si grande dans le Ciel en se punissant, par la pénitence, de ce qu’il a fait de mal.

    Saint Grégoire le Grand, homélie 34 sur l’évangile.

  • Les clandestins dans les Litanies

    François a décidé d’ajouter trois nouvelles invocations aux Litanies à la Sainte Vierge. Une nouvelle couleuvre pour le cardinal Sarah qui vient d’être reconduit dans ses fonctions précisément pour signer ce genre de choses…

    Après « Mater Ecclesiae » on ajoute « Mater misericordiae », après « Mater divinae gratiae » on ajoute « Mater spei », et après « Refugium peccatorum » on ajoute « Solacium migrantium ».

    Les deux premiers ajouts ont manifestement pour but d’amortir le choc du troisième.

    On ne sait pas encore ce que sera la traduction de « solacium migrantium ». On voit dans le choix du premier mot toute la malice du pape furbo. « Solacium » peut vouloir dire consolation, mais aussi « aide », « assistance », « secours » : dans ce cas on demande à la Sainte Vierge d'aider les migrants, à savoir les clandestins, et elle nous montre l’exemple : il faut aider les clandestins islamistes et musulmans à envahir l’Europe. Ce qui est hélas l’enseignement constant de l’actuel évêque de Rome.

     

    P.S. Un lecteur me fait remarquer dans les commentaires que le mot solacium veut dire "compensation", "indemnisation", dans le recueil de jurisprudence publié par Justinien en 533...

  • Foldingos

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    Une statue de Lénine a été inaugurée aujourd’hui à Gelsenkirchen, près de Dortmund.

    Il est vrai que parmi les millions de morts dont est directement responsable Lénine, il n’y avait pas de noirs.

    (Toutefois le marxisme-léninisme a ensuite montré en Afrique que pour lui « black lives » ne « matter » pas vraiment non plus…)

  • Catholiques allemandes

    Lifesite attire l’attention sur Maria Flachsbarth. Elle est député CDU (chrétien démocrate) de Hanovre depuis 2002, et secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Coopération économique et du développement depuis 2018.

    Et présidente de l’Association catholique des femmes allemandes (KDFB) depuis 2011.

    Or Maria Flachsbarth fait partie des soutiens (« champion ») de l’organisation « She decides ».

    « She decides » a été créé en 2017 pour contrer le décret de Donald Trump interdisant le financement américain d’organisations internationales qui pratiquent l’avortement.

    Son manifeste commence ainsi : « Elle décide où, quand et avec qui elle a des relations sexuelles (…), elle a le droit à l’information, aux soins de santé, de choisir (…), elle est libre d’avoir du plaisir, d’utiliser la contraception, d’avoir accès à un avortement sûr, de décider. »

    Cela dit, avec les évêques (?) qu’elles ont, on ne s’étonne plus de rien.