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Le blog d'Yves Daoudal - Page 5

  • Héroïne afghane

    L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime fait savoir que les cultures de pavot (pour la fabrication d’héroïne) en Afghanistan sont passées de 209.000 ha en 2013 à 224.000 ha en 2014, soit une augmentation de 7%.

    Les surfaces totales dans le monde sont de 310.891 ha, un record depuis la fin des années 1930.

    La production d’opium est passée de 3.700 tonnes en 2012 à 7.554 tonnes en 2014 : elle a doublé en deux ans. L’Afghanistan produit 85% du total.

    Le nombre de morts par overdose d’héroïne aux Etats-Unis est passé de 5.925 en 2012 à 8.257 en 2013.

    Et plus la production augmente, plus l’héroïne est bon marché…

  • Fin du mariage aux Etats-Unis

    Dans un arrêt qui était attendu depuis longtemps et dont on se doutait qu’il n’irait pas dans le bon sens, la Cour suprême des Etats-Unis a décidé, par 5 voix contre 4, que la Constitution garantit le droit au mariage aux couples de même sexe.

    Le soi-disant mariage homosexuel devient donc légal sur tout le territoire des Etats-Unis.

    Et je suppose que toutes les constitutions locales qui avaient défini le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme sont ipso facto anticonstitutionnelles…

  • Fin des quotas de “demandeurs d’asile”

    Sans surprise, le diktat de répartition des « demandeurs d’asile » par quotas entre les différents pays de l’UE a été rejeté. Les militants européistes tentaient de faire croire que les pays qui le rejetaient n’étaient pas assez importants ni assez nombreux pour constituer une minorité de blocage (compte tenu du fait que le Royaume-Uni n’a pas de droit de vote sur cette question). « La commission impose son idée d’une répartition obligatoire du traitement des demandes », titrait Jean Quatremer le 2 juin. Mais il est apparu qu’il n’était pas possible de faire passer le texte (il est probable que la France ait fait savoir discrètement qu’elle voterait contre).

    C’était acquis dès avant le sommet, puisque le dernier état du projet (qui avait banni depuis longtemps le mot de quota) ne comportait plus le mot « obligatoire ».

    Bref, les dirigeants des Etats de l’UE se sont mis d’accord sur le principe d’un mécanisme de répartition de 40.000 demandeurs d’asile échoués en Grèce et en Italie et de 20.000 réfugiés, mécanisme dont on dit qu’il est basé sur le volontariat… mais le mot « volontaire » lui-même n’y figure pas…

    Autant dire qu’il n’y a plus rien. Ce qui a d’ailleurs mis en colère le Premier ministre italien.

    On constate en revanche que Donald Tusk, actuel président du Conseil européen, a dit fermement que « les migrants qui n’ont aucun droit à entrer dans l’UE doivent être renvoyés ». « Aujourd’hui, a-t-il ajouté, nous nous sommes mis d’accord pour accélérer les accords de réadmission avec les pays tiers. »

    Les pays membres se sont également mis d’accord pour mettre en quarantaine les personnes qui débarquent en Italie, en Grèce ou à Malte, dans des structures qui permettent leur identification et la prise de leurs empreintes digitales. Un prochain sommet à Malte permettra de préciser tout cela.

    Enfin, l’agence Frontex a donné raison à Viktor Orban en faisant savoir que la plus grosse augmentation du flux de migrants, et de loin, est celle de la « route des Balkans ». Plus de 50.000 sont passés par là entre janvier et mai, ce qui représente une augmentation de 880%. Donald Tusk a commenté : « Depuis le début de l’année, un tiers des demandeurs d’asile ont été enregistrés en Hongrie, soit davantage qu’en Italie. »

    Et tout à coup la Commission est muette…

  • Au Pakistan

    Le ministre pakistanais de l’Intérieur, Nisar Chaudhry, a demandé aux gouvernements des provinces de mener une enquête sur la sécurité des minorités et de préparer un « plan de sécurité » au profit des communautés non musulmanes, notamment des lieux de culte.

    C’est un progrès, commente une ONG contactée par l’agence Fides, mais « il faut urgemment lutter contre la mentalité extrémiste et contre la haine croissante envers les chrétiens et les autres minorités religieuses qui vivent au Pakistan », et aussi d’intervenir « sur la législation discriminant les minorités », notamment les lois sur le blasphème.

  • L’attentat islamique

    L’attentat de Saint-Quentin-Fallavier dans l’Isère était à l’évidence un attentat islamiste : drapeaux jihadistes, victime décapitée (une première sur le sol français)… Il a fallu cependant quelques heures pour que les médias le disent. Le premier à titrer sur un « attentat islamiste » a été le site de L’Indépendant (de Perpignan), le bien nommé pour le coup.

    Je constate que Manuel Valls a parlé de « terrorisme islamiste », et qu’à l’heure où j’écris personne n’a encore dit – ça devient spectaculaire – que l’attentat de Daniel Dupont… euh… de Yassine Salhi, n’a rien à voir avec l’islam.

    Il y a juste Cambadélis qui a twitté qu’il ne fallait pas faire d’amalgame. Mais il n’a pas dit avec quoi… Avec le radicalisme évangélique ?

    Aux drogués du padamalgam qui ne se sont pas encore réveillés, on se dépêchera de faire connaître la première réaction de la femme du jihadiste, contactée par Europe 1 :

    Je ne sais ce qui se passe ? Ils l'ont arrêté ?... Il est parti au travail ce matin à 7 heures. Il fait des livraisons. Il n'est pas rentré entre midi et deux, moi je l'attends pour l'après-midi. Ma belle-sœur m'a dit Allume la télé, il y a le journal. Et là, elle est en train de pleurer. Moi j'ai le cœur qui va s'arrêter… Moi je le connais c'est mon mari. On a une vie de famille normale. Il part au travail, il rentre… Nous sommes des musulmans normaux. On fait le ramadan. On a trois enfants et une vie de famille normale…

  • Saints Jean et Paul

    Les destructeurs de la liturgie ont décidé que les martyrs saint Jean et saint Paul n’avaient jamais existé. Par conséquent leur fête a été supprimée dans le calendrier de 1969, et leur culte n’est permis que dans la basilique qui porte leur nom à Rome sur le mont Celius (en attendant sans doute qu’on la détruise au nom de la vérité historique).

    C’est sans doute le sommet de l’imposture des experts post-conciliaires.

    En effet saint Jean et saint Paul sont les derniers martyrs de Rome. Ils furent mis à mort en 362, et leurs corps ensevelis sur le mont Celius, dans leur maison, dont on fit l’église qui leur est dédiée.

    En 366, quatre ans plus tard, le pape saint Damase composait une inscription votive en l’honneur des deux martyrs.

    L’année suivant, en 367, saint Hilaire leur consacrait une église à Poitiers.

    Et les deux saints étaient inscrits au canon de la messe.

    Les fouilles attestent que le culte des martyrs est très ancien dans cette basilique du Celius, culte rendu à des martyrs sur leur tombeau.

    Saint Ambroise, devenu évêque de Milan 12 ans après le martyre des deux frères, écrivit une préface pour leur messe : « Les bienheureux martyrs Jean et Paul ont véritablement accompli ces paroles de David : “Ah! que c'est une chose bonne et agréable que les frères soient unis ensemble” (Ps. 132) ; le même sein leur donna le jour, la même foi les unit, le même martyre les couronna et la même gloire est leur partage dans le même Seigneur. »

    Contre tout cela, le seul argument des négationnistes, semble-t-il, est que l’on n’enterrait jamais les martyrs dans l’enceinte de Rome. Objection qui n’est plus de saison au IVe siècle, d’autant que ceux-là ont été tués dans leur maison.

    Quǽsumus, omnípotens Deus : ut nos gemináta lætítia hodiérnæ festivitátis excípiat, quæ de beatórum Ioánnis et Pauli glorificatióne procédit ; quos eadem fides et pássio vere fecit esse germános. Per Dóminum…

    Nous vous prions, Dieu tout-puissant : faites-nous entrer dans la joie de cette double fête, joie qui provient de la glorification des bienheureux Jean et Paul ; qu’une même foi et un même martyre ont rendus vraiment frères.

  • La Pologne hélas

    Les députés polonais viennent d’adopter, par 261 voix contre 176 et 6 abstentions, un projet de loi qui encadre la Fécondation In Vitro.

    Le Premier ministre Ewa Kopacz déclare que c’est un « succès pour la liberté de la Pologne » (?) et une chance de « donner du bonheur » aux couples (mariés ou non) qui pourront ainsi fabriquer des enfants.

    Les députés du PiS font valoir que la FIV viole le droit constitutionnel à la vie et traite les embryons comme un objet plutôt qu’un être vivant. Ils envisagent donc de contester la constitutionnalité de la loi.

    Le texte doit maintenant être voté par le Sénat, puis approuvé par le président de la République. Le nouveau président, Andrzej Duda, un catholique du PiS…

    La FIV était déjà plus ou moins permise, ou tolérée, en Pologne, dans des cliniques spécialisées.

  • Un tout petit pas dans l’Ohio

    Suivant l’exemple de la Caroline du Sud, du Wisconsin et de la Virginie occidentale, les sénateurs de l’Ohio ont adopté (par 23 voix contre 9) une loi interdisant l’avortement après 20 semaines de grossesse, avec une exception si la grossesse met en péril la vie de la mère.

    Quatorze Etats ont voté une loi similaire. Le parlement de l’Ohio avait adopté en mars une proposition de loi prévoyant d’interdire l’avortement après six semaines de grossesse, mais comme attendu, le sénat l’a rejetée. La législation actuelle autorise l’avortement jusqu’à 24 semaines de grossesse.

  • A propos de Medjugorje

    La position de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui sera suivie d’un décret du pape (source) :

    L'unique concession est pour Medjugorje, reconnue comme lieu de prière, parce que Dieu sait récolter même là où Il n'a pas semé", a expliqué le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la CDF, au cours de la Session plénière de la Congrégation qui s'est réunie hier pour s'exprimer sur l'authenticité des apparitions présumées de la Vierge aux six "voyants" de cette petite localité de Bosnie-Herzégovine, lesquels affirment recevoir depuis 34 ans les messages de la "Gospa". Pour le reste, le jugement de l'ex-Saint-Office est absolument négatif, sur la base de la relation finale de la "Commission Ruini" constituée par Benoît XVI pour faire la lumière sur ces phénomènes.

    Pour la CDF, les "apparitions" ne témoignent d'aucun caractère surnaturel : il est par conséquent interdit aux fidèles de participer aux "extases" des six "voyants", et interdit à ces derniers de diffuser les textes des messages reçus de la Vierge.
    A la paroisse Saint-Jacques de Medjugorje est infligé un autre NON : elle ne deviendra pas sanctuaire marial, comme le voulaient les "voyants". Cela va même plus loin : il est interdit aux Évêques d'accueillir dans leurs diocèses les "voyants" pour des rencontres ou témoignages publics comme cela s'est fait jusqu'ici. Il est juste permis d'assurer aux pèlerins qui iraient à Medjugorje l'assistance d'un prêtre. Les pèlerins eux-mêmes ne devront pas non plus reconnaître par leur présence l'authenticité des apparitions ; ils devront aussi éviter tout contact avec les "voyants", se concentrant seulement sur la prière et la fréquentation des sacrements.

    Pourquoi une telle sévérité du Vatican ? Avant tout, à cause de l'incohérence théologique des messages ; mais aussi à cause de l'intéressement économique des "voyants", lesquels ont investi dans des hôtels et des agences de voyages. Autres raisons : les rivalités qui ont émergé entre eux, la désobéissance montrée tant envers l'évêque de Mostar qu'envers le Pape. Ce dernier en effet leur avait ordonné à travers la Commission Ruini de consigner par écrit les dix secrets qu'ils auraient reçus de la Gospa.

    L'argent est l'un des points essentiels qui ont poussé le Vatican à user d'une poigne de fer : on n'a jamais vu de vrais voyants qui se seraient enrichis sur leurs propres apparitions.

    Addendum

    Il ne s'agissait pas de la session plénière qui aura lieu en septembre. Donc il ne s'agit pas encore de la position arrêtée de la CDF. En dehors de cela, le "Suisse romain" maintient ses informations (qui me paraissent plausibles, c'est pourquoi je les ai répercutées). Voir aussi ce qu'en dit Andrea Tornielli.

  • En Suède

    Trois ministres du gouvernement suédois ont présenté des mesures qui permettront de faciliter l’expulsion de migrants originaires d’autres pays de l’UE qui se sont installés dans le pays sans travail et sans moyens de subsistance.

    Les mesures sont présentées par le ministre de la Justice, le ministre des enfants, des vieux et de l’égalité de genre (sic) et le ministre de la culture et de la démocratie – bref les ministères du politiquement correct…

  • Après la Hongrie, la Bavière…

    A peine la Hongrie venait-elle de faire marche arrière après avoir lancé un spectaculaire ballon d’essai, que la Bavière lui emboîte le pas, d’une autre façon, en annonçant qu’elle va réintroduire des contrôles à sa frontière avec l’Autriche.

    Or il est contraire aux accords de Schengen, dont au traité européen, de rétablir des contrôles durables aux frontières. Seuls sont acceptés des contrôles ponctuels pour une raison précise. Mais, justement, la Bavière avait pu établir un contrôle de ce type pour protéger le G7 qui se réunissait chez elle le 7 juin dernier. Et à cette occasion la police a constaté près de 6.000 infractions aux droits de séjour, et des dizaines de criminels, parmi lesquels des trafiquants de drogues et de personnes humaines, ont été arrêtés. Argument décisif pour le ministre-président de Bavière, Joachimm Hermann, pour rétablir les contrôles de façon permanente… et demander aux autres Länder d’en faire autant…

  • Une nouvelle église catholique en Angleterre

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    Le 19 juin dernier, l’église méthodiste de Chelston, à Torquay (Devon) est devenue l’église Saint-Cuthbert-Mayne. Elle a été achetée aux méthodistes par la « mission » locale de l’Ordinariat Notre-Dame de Walsingham (anciens anglicans).

    (Saint Cuthbert Mayne est un prêtre catholique anglais mort martyr en 1575.)

  • Mort d’un patriarche

    eglises-catholiques-bedros.jpgSB Nersès Bédros XIX Tarmouni (Pierre XIX), patriarche de Cilicie des Arméniens, 19e primat de l’Eglise catholique arménienne (dont le siège est au Liban), est mort brutalement ce matin, à l’âge de 75 ans.

    Contrairement à la majorité des catholiques arméniens, qui sont libanais (descendants de rescapés du génocide), il était né à Alexandrie et avait été évêque arménien de sa ville.

    Il avait succédé en 1999 à SB Hovhannes Bédros Kasparian (Pierre XVIII).

    Il aura eu la joie de voir saint Grégoire de Narek proclamé docteur de l’Eglise.

  • Saint Guillaume

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  • La Hongrie réagit

    Le gouvernement hongrois a « brisé un tabou »,  c’est-à-dire a commis un crime de lèse-majesté européenne, hier, en décidant de suspendre l’application du règlement dit « Dublin III ».

    Ce règlement stipule que les migrants doivent faire leur demande d'asile dans le premier pays d'entrée lorsqu'ils arrivent sur le territoire de l'Union européenne, et que s'ils se rendent dans un autre pays de l'Union, ils doivent être renvoyés dans le premier pays d'arrivée.

    Or « le système hongrois d'asile est saturé, le plus saturé de tous les pays membres de l'UE affectés par l'immigration illégale », a déclaré un porte-parole du gouvernement de Viktor Orban. La Hongrie n'acceptera donc plus le retour de migrants arrivés sur son sol puis arrêtés dans un autre pays membre.

    L'Union européenne a immédiatement réagi à cette annonce en demandant « une clarification immédiate » à Budapest. D’autant qu’au sommet de demain et après-demain la Commission va tenter d’imposer ses quotas de demandeurs d’asile…

    Et l’Autriche a violemment protesté, puisque c’est sur son sol qu’arrivent beaucoup des « migrants » devenus demandeurs d’asile en Hongrie.

    Le mur que la Hongrie entend construire sur la frontière serbe devrait tarir le flux en grande partie, mais il est tout autant la cible des critiques de l’UE…

    Rien ne doit gêner l’invasion.

    Addendum

    La Hongrie renonce à suspendre Dublin III. Du moins si l'on en croit le ministre des Affaires étrangères qui a "informé son homologue autrichien que la Hongrie n'allait suspendre aucune règle de l'Union européenne".

  • La pression sur l’Irlande

    La pression sur l’Irlande, pour que l’avortement y soit légalisé, est constante. Maintenant, c’est un rapport du Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies, qui (entre autres choses très diverses) exprime la préoccupation de l’ONU quant au fait qu’on ne puisse pas tuer librement les enfants à naître, et demande au gouvernement irlandais « de prendre toutes les mesures nécessaires » - référendum compris - pour réviser sa loi sur l’avortement.

  • Revoici « Women on waves »

    Il y avait longtemps que je n’avais pas entendu parler de ces furies de l’avortement, dont le bateau avortoir allait ou tentait d’aller sur les côtes des pays où l’avortement est interdit.

    Mais il ne s’agit pas du bateau. Les avortueuses délaissent les vagues pour les airs et se mettent au goût du jour : le 27 juin, elles feront décoller depuis Francfort un drone qui « acheminera des pilules abortives » en Pologne. Le drone doit se poser à Slubice, juste derrière la frontière.

    On suppose qu’il y aura de bonnes âmes pour aller réceptionner le colis avant les éventuelles militantes locales de l’avortement.

  • L’accueil des pèlerins interdit…

    Trois anciens pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle s’étaient installés sur la route du pèlerinage, près du Puy-en-Vely, pour accueillir les pèlerins. La communauté d’agglomération du Puy-en-Velay entend le leur interdire…

    Voir l’article du Salon Beige, le site de « L’Hospitalité », et la pétition.

  • Albert de Mun expulsé de l'Assemblée nationale ?

    Ce serait une nouvelle honte, une grande honte, pour leur République.

    Voir la lettre de Jean-Frédéric Poisson :

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    (Via Le salon Beige)

  • L’encyclique et le milad

    Ce matin, en prenant une route qui tourne énormément et qui débouche sur une portion refaite en voie express, je repensais à cet extrait de l’« encyclique » de François :

    Chaque année, disparaissent des milliers d’espèces végétales et animales que nous ne pourrons plus connaître, que nos enfants ne pourront pas voir, perdues pour toujours. L’immense majorité disparaît pour des raisons qui tiennent à une action humaine. À cause de nous, des milliers d’espèces ne rendront plus gloire à Dieu par leur existence et ne pourront plus nous communiquer leur propre message. Nous n’en avons pas le droit.

    Je suppose que « l’immense majorité » est là pour exonérer l’homme de la disparition des dinosaures…  Mais cette affirmation (qui vient tout droit des extrémistes pour lesquels l’homme n’est qu’un fléau pour la mère Terre) montre que, sur ce point comme sur d’autres, on est passé de la défense de la nature à une idéologie délirante. En l’occurrence, pour en revenir à ma route qui tourne, on est passé de la défense de la diversité biologique à une idéologie insensée.

    Car s’il est interdit de rectifier cette route, c’est parce que sur le bord poussent des asphodèles, et que les asphodèles – ceux-là, en tout cas - sont protégés. Quand j’ai entendu cela, je ne l’ai d’abord pas cru. Parce que les asphodèles sont l’une des pires mauvaises herbes de la région. Ils ne servent à rien d’autre qu’à pourrir la vie des paysans. En breton c’est « milad », et l’on n’a jamais prononcé ce mot qu’en le chargeant de mépris.

    Je suppose que pendant les plus de 30 ans pendant lesquels j’ai quitté la Bretagne les paysans sont plus ou moins venus à bout du « milad », au point de l’éradiquer de leurs champs. Et donc l’asphodèle est devenu rare, et donc il est interdit de toucher aux endroits où il pousse encore. Pour rien. Juste pour empêcher qu’une route soit moins tordue. Et, comme catholique, je serais censé me ranger à cette idéologie ? Je serais censé considérer que ma foi impose de protéger le « milad » ?

    Sans blague…

  • La mésaventure de Larminat

    Le Washington Post nous apprend (via Riposte catholique) que le professeur Philippe de Larminat, docteur ès sciences, ingénieur ENSM, expert en modélisation des processus, climatosceptique notoire, a tenté de participer au symposium sur le climat organisé par l’Académie pontificale des sciences à Rome le 28 avril dernier, avec notamment Ban Ki-Moon, Jeffrey Sachs, et toute l’élite des prophètes du réchauffement climatique anthropique. Dans le seul but de faire entendre une autre voix dans une assemblée à 100% « réchauffiste ».

    Dans un premier temps, il a été bien reçu par le cardinal Turkson, co-organisateur du symposium en tant que président du Conseil pontifical Justice et Paix. Le cardinal, quoique totalement gagné aux thèses officielles, a promis de lui obtenir une place.

    Mais Mgr Marcelo Sánchez Sorondo, le chancelier de l’Académie pontificale, argentin et proche du pape, et d’une incroyable (et très inquiétante) agressivité envers ceux qui pensent autrement, a mis son veto.

    Cinq jours avant le symposium, alors que Larminat avait acheté son billet d’avion, on lui a fait savoir par courriel qu’il n’était pas invité.

    Quand on a demandé pourquoi au chancelier, il a répondu que Larminat « n’est pas une autorité académique en ce domaine, ni une autorité religieuse, ni une autorité de l’ONU ». Bref il a écrit en vain son livre Changement climatique, identification et projections, où il montre que c’est l’activité solaire et non l’activité de l’homme qui cause le réchauffement climatique.

    Le cardinal Turkson a dit quant à lui que c’est seulement parce que le symposium était « surbooké ».

    « Ils ne voulaient pas entendre une note discordante », souligne Philippe de Larminat.

    Schellnhuber quant à lui a déclaré qu’il était étonné que Larminat ait presque réussi à participer au symposium. Cela montre, selon lui, que « même à l’intérieur du Vatican il y a des gens qui voudraient voir quelque chose qui présente les deux côtés ». Sic.

  • Saint Jean Baptiste

    Adsunt, Domine, principia christianæ lætitiæ, quibus olim nasciturum in carne Verbum vox sanctificata præcessit, et luminis ortum lucis protestator insigniter nuntiavit : ex quo et christianæ fidei sacramenta, et salutaris lavacri prodierunt insignia : cujus conceptus miraculum, cujus nativitas gaudium approbatur ; quæsumus ergo, ut qui natalem nunc Præcursoris tui ovantes suscipimus, ad festum quoque natalis tui purgatis cordibus accedamus : ut vox, quæ te prædicavit in eremo, nos purget in sæculo ; et qui viam venturo Domino præparans corpora viventium suo lavit baptismate, nostra nunc corda suis precibus a vitiis et errore depurget : qualiter Vocis sequentes vestigia, ad Verbi mereamur pervenire promissa.

    Voici, Seigneur, les prémices de la joie chrétienne : le Verbe à naître dans la chair est précédé d’une Voix qui l’annonce dans la sainteté ; le lever de la lumière a pour avant-coureur un insigne témoin de ses rayons. Par lui éclatent les mystères de la foi nouvelle ; il manifeste le bain du salut. Sa conception est un prodige ; sa naissance est proclamée la joie du monde. Nous donc qui dans l’allégresse accueillons maintenant la naissance de votre précurseur, puissions-nous solenniser aussi, avec un cœur purifié, la fête de votre naissance ! Que la voix qui vous prêcha au désert nous purifie dans le siècle. Préparant les sentiers du Seigneur qui devait venir, le Précurseur lavait dans son baptême les corps de ceux qui vivaient en ce temps ; que maintenant, par sa prière, il délivre nos cœurs des vices et de l’erreur : en sorte que, marchant à la suite de la Voix, nous méritions de parvenir aux promesses du Verbe.

    (Capitule de la liturgie mozarabe)

  • Euthanasie : ça coince au Sénat

    Alors que la première loi Leonetti avait été adoptée à l’unanimité (ou presque) au Sénat comme à l’Assemblée nationale, la nouvelle loi vient d’être rejetée par le Sénat.

    Les sénateurs de droite avaient supprimé le « droit » à la sédation profonde et continue jusqu’à la mort. Ils avaient également ajouté que la nutrition et l’hydratation ne sont pas des traitements.

    Bref ce n’était plus une loi d’euthanasie. Donc la gauche a voté contre, mais aussi un certain nombre de sénateurs centristes et de droite.

    Marisol Touraine regrette ce vote mais exprime sa satisfaction « que la proposition de loi dénaturée ait été rejetée ».

    Retour à l’Assemblée nationale…

  • Le Royaume-Uni et l’UE

    Dans une lettre ouverte à David Cameron, le directeur général de la Chambre de commerce britannique, John Longworth, écrit :

    Nous avons besoin de clauses d’exemption en béton pour nous assurer de ne pas entrer comme des somnambules dans une « union toujours plus étroite ». Dans une Europe dans laquelle les décisions sont prises par et pour la zone euro – un club dont nous ne serons jamais membre – la Grande-Bretagne doit avoir des garanties absolues pour protéger notre économie et nos autres intérêts à l’intérieur de l’UE.

    Les autres priorités, ajoute-t-il, doivent être de parvenir à un marché « significativement » libre des services, une plus grand protection contre les règlements de l’UE, et une approche « claire et équilibrée » de l’immigration. Et il avertit que les entreprises « seront profondément préoccupées si les questions qui sont centrales pour la prospérité du pays sont négligées ou compromises à la table de négociations ».

  • Le « déséquilibré » de Graz

    Un homme au volant du 4x4 a foncé à plus de 100 km/h sur la foule dans une rue de Graz. Trois morts, 34 blessés dont 10 grièvement.

    Pour nos journaux, c’est un « déséquilibré mental », un « forcené », ou même… « un véhicule fou » (Ouest France).

    Nulle part semble-t-il, dans les gros médias français, on ne signalait que l’homme est un musulman.

    Il s’appelle Alen Rizvanović, il a 26 ans, il est arrivé de Bosnie en 1993, et il est devenu autrichien.

    Sa page Facebook est éloquente, comme le montre Novopress. Au chapitre des livres, ce sont des livres musulmans, et le « saint Coran ». Les sites préférés sont « islam : la Religion avant la Culture », « Les Etats-Unis chiens d’Israël » et « Convertir à l’Islam », et des dizaines de pages proclament sa dévotion à Allah, le Coran et les Hadiths.

    Comme le rappelle Novopress, le porte-parole de l’État islamique Abu Mohammed al-Adnani avait déjà appelé les musulmans vivant dans les pays occidentaux à mener le djihad sur une petite échelle personnelle plutôt que de s’unir pour former des groupes facilement repérables.
    Son message exact était le suivant :

    « Nous répétons notre appel aux musulmans en Europe à cibler les croisés dans leurs pays d’origine et partout où ils se trouvent… tout musulman qui peut verser une goutte de sang d’un croisé se doit de le faire avec une bombe, un couteau, une voiture, une pierre ou même à coup de pied ou à coup de poing. »

  • François et les « vaudois »

    François restera donc dans l’histoire comme le premier pape à être entré dans un temple « vaudois » (une secte pour laquelle l’Eglise catholique est l’Antichrist), et y avoir fait un acte de repentance :

    De la part de l’Eglise catholique, je vous demande pardon. Je vous demande pardon pour les attitudes et pour les comportements non-chrétiens, et même non-humains, qu’au cours de l’histoire nous avons eus à votre encontre. Au nom du Seigneur Jésus Christ, pardonnez-nous!

    On pourra rappeler ce que disait à ce propos Benoît XVI au clergé polonais le 25 mai 2006 :

    Le Pape Jean-Paul II, à l'occasion du grand Jubilé, a plusieurs fois exhorté les chrétiens à faire pénitence pour les infidélités passées. Nous croyons que l'Eglise est sainte, mais en elle se trouvent des hommes pécheurs. Il faut repousser le désir de s'identifier uniquement à ceux qui sont sans péché. Comment l'Eglise aurait-elle pu exclure les pécheurs de ses rangs? C'est pour leur salut que Jésus s'est incarné, est mort et ressuscité. Il faut donc apprendre à vivre avec sincérité la pénitence chrétienne. En la pratiquant, nous confessons les péchés individuels en union avec les autres, devant eux et devant Dieu. Il faut toutefois se garder de la prétention de s'ériger avec arrogance au rang de juges des générations précédentes, qui ont vécu en d'autres temps et en d'autres circonstances. Il faut une humble sincérité pour ne pas nier les péchés du passé, et toutefois ne pas tomber dans des accusations faciles en absence de preuves réelles ou en ignorant les différents préjugés de l'époque. En outre, la confessio peccati, pour reprendre une expression de saint Augustin, doit toujours être accompagnée par la confessio laudis - par la confession de la louange. En demandant pardon pour le mal commis dans le passé, nous devons également rappeler le bien accompli avec l'aide de la grâce divine qui, bien que déposée dans des vases d'argile, a souvent porté des fruits excellents.

    Cela dit, plus que la repentance envers les « vaudois » (je mets entre guillemets pour bien les distinguer des Vaudois dont un bon tiers est catholique), ce qui me choque dans le discours du pape, c’est ceci :

    Parmi de nombreux contacts cordiaux dans différents contextes locaux, où l’on partage la prière et l’étude des Ecritures, je voudrais rappeler l’échange oecuménique de dons accompli à l’occasion de Pâques à Pinerolo, par l’Eglise vaudoise de Pinerolo et par le diocèse. L’Eglise vaudoise a offert aux catholiques le vin de la célébration de la Veillée pascale et le diocèse catholique a offert à ses frères vaudois le pain de la Sainte Cène du dimanche de Pâques. C’est, entre les deux Eglises, un geste qui dépasse de beaucoup la simple courtoisie et qui d’une certaine façon fait goûter à l’avance  - goûter à l’avance d’une certaine façon – cette unité de la table eucharistique à laquelle nous aspirons.

    Cela ne peut que faire croire aux gens qu’il y a une sorte d’équivalence entre l’eucharistie catholique et la Cène vaudoise, alors que pour les « vaudois » l’eucharistie est une idolâtrie. A quelle unité aspirons-nous ?

    Et cette équivalence est aggravée par l'emploi de l'expression non seulement absurde mais d'abord hétérodoxe "les deux Eglises", donnant ainsi le nom d'Eglise à un groupuscule qui n'a pas de sacerdoce, et qui en outre ne se donne même pas à lui-même le nom d'Eglise (leur nom est la "Table vaudoise") !

  • Vigile de la nativité de saint Jean-Baptiste

    Les textes liturgiques de cette première messe nous transportent jusqu’au temple de Jérusalem, à l’heure décisive où s’accomplissait l’oblation de l’encens. L’antienne de l’introït, que relève une mélodie des plus gracieuses, est empruntée à l’évangile même de la messe. Elle ne reproduit pas servilement le texte de saint Luc mais le simplifie et l’abrège pour satisfaire aux exigences de la phrase musicale et donner plus de relief au message angélique. Elle nous met en présence des trois personnages qui tiennent le plus de place dans la liturgie du jour, et, d’un mot, nous indique la part qui revient à chacun dans l’accomplissement du mystère :

    « Ne crains point, ZACHARIE, ta prière est exaucée ; ÉLISABETH, ton épouse, t’enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de JEAN ; et il sera grand devant le Seigneur, et il sera rempli du Saint-Esprit dès le ventre de sa mère, et beaucoup se réjouiront de sa naissance. »

    Voici d’abord Zacharie dont l’ardente prière a obtenu pour le salut du peuple ce fils auquel il imposera lui-même le nom choisi du ciel : Ne timeas, Zacharia, exaudita est oratio tua. Puis c’est Élisabeth qui, par la sainteté de sa vie, a mérité l’insigne privilège de concevoir le Précurseur du Christ : Et Elisabeth uxor tua pariet tibi filium. Enfin et surtout c’est le fruit de ce couple parfait, Jean lui-même, déjà si grand dans le sein maternel que sa naissance doit être pour l’Église entière le sujet d’une immense allégresse : Et erit magnus coram Domino, et Spiritu sancto replebitur adhuc ex utero matris suæ : et multi in nativitate ejus gaudebunt.

    Nombre de pièces liturgiques, antiennes et répons, sont inspirées de ce même passage de saint Luc dont lecture est faite comme évangile de la messe.

    L’évangéliste commence très justement son récit par l’épisode de l’annonciation du Précurseur, car saint Jean-Baptiste appartient à l’Évangile non moins par le mystère de sa naissance que par l’œuvre de sa vie publique. Il est en son origine si étroitement uni au Christ que l’annonce de sa conception merveilleuse doit être considérée comme le point de départ du salut et l’annonce de notre rédemption.

    Dom Emmanuel Flicoteaux

  • L’européisme à marche forcée

    Il ne se passe pas de semaine qu’une personnalité européenne fasse pression pour qu’on accélère l’intégration de la zone euro, pour que celle-ci se dote d’institutions économiques uniques. Quand ce n’est pas le président de la Commission Jean-Claude Juncker, dont c’est un des thèmes essentiels, c’est Sylvie Goulard qui insiste (Sylvie Goulard est depuis longtemps la cheville ouvrière du « Mouvement européen » qui avait été créé par la CIA pour fabriquer des Etats-Unis d’Europe), c’est Emmanuel Macron et son homologue allemand qui signent une tribune commune en ce sens, etc. Et voici maintenant un « rapport » intitulé « Compléter l’union économique et monétaire de l’Europe », signé par les « cinq présidents » : Commission européenne, Conseil européen, Eurogroupe, Parlement européen, Banque centrale européenne, qui souligne la nécessité d’une union toujours plus étroite et fixe comme objectifs la création d’un Trésor européen unique, puis d’un ministère des Finances unique.

    On remarque que le « rapport » (qui à ma connaissance n’existe qu’en anglais...) parle de l’union économique et monétaire « de l’Europe », comme si seuls faisaient vraiment partie de l’Europe les Etats de l’eurozone…

    Cette agitation, en dehors de la constante de la propagande européiste, vise aujourd’hui d’une part à conjurer le mauvais sort de la crise grecque, et d’autre part à préparer la façon dont on pourrait satisfaire le Royaume-Uni en séparant clairement la vraie Europe, celle de l’euro, d’une Europe périphérique, celle qui n’a pas l’euro. Ce qui est contraire au traité. Mais cela on sait depuis toujours que tout le monde s’en moque.

  • Au Danemark

    Le parti libéral a fait échouer hier le projet de gouvernement majoritaire des quatre partis de droite, parce qu’il refuse tout compromis avec le Parti du peuple danois sur l’Union européenne et le contrôle des frontières.