24 mars 2014

Une nouvelle avancée de la charia en Angleterre

Les nouvelles « lignes directrices » envoyées par le Barreau aux avocats d’Angleterre et du pays de Galles intègrent la charia pour ce qui est des testaments.

Elles permettent ainsi aux avocats non musulmans d’aider à rédiger des testaments conformes à la charia.

Elles expliquent comment, en vertu de la coutume islamique, les héritages sont répartis dans une liste définie d'héritiers déterminés par des liens de parenté et non entre des individus nommés. Elles reconnaissent ouvertement la polygamie : plusieurs conjoints peuvent hériter. Elles reconnaissent ouvertement la discrimination envers les femmes en précisant que « dans la plupart des cas, les héritiers de sexe masculin reçoivent le double de la part successorale des héritières de la même classe ». Elles reconnaissent ouvertement la discrimination religieuse : les non-musulmans n’ont pas le droit d’hériter, et donc l’héritier qui se marie à l’église ou civilement perd tout droit à héritage. De même les enfants illégitimes ne peuvent pas hériter.

Et puis, tant qu’on y est, les « lignes directrices » recommandent que certains testaments comprennent une déclaration de foi en Allah rédigée dans une mosquée locale, et que la responsabilité de rédiger certains documents soit renvoyée aux tribunaux de la charia (il y en a aujourd’hui une centaine au Royaume Uni, reconnus comme compétents pour les affaires familiales).

Le président du Barreau, Nicolas Fluck, a déclaré que ces lignes directrices favoriseront les « bonnes pratiques » dans l’application des principes islamiques au sein du système juridique britannique…

(The Telegraph, version française Poste de veille, via FDesouche)

16:41 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (2)

529 condamnations à mort pour un policier tué

« Un tribunal de Minya, en Egypte, a condamné à mort 529 membres du mouvement des Frères musulmans pour avoir tué un officier de police (1). Le verdict vient après 26 sentences de mort portées la semaine dernière, et après que les dirigeants militaires de l’Egypte ont tué plus de 1.000 partisans des Frères musulmans  lors des troubles de l’année dernière. »

(1) Certaines sources parlent toutefois de deux policiers tués.

Ils débarquent par milliers

L’Organisation internationale des migrations déclare que 4.457 migrants sont arrivés en Sicile ces derniers jours, et que dix autres bateaux sont en train d’arriver. Ils viennent de Libye et transportent des gens venant d’Erythrée, du Nigeria, de Syrie, du Mali, de Gambie, de Guinée Bissau, et du Sénagal.

Comme quoi Kadhafi ne bluffait pas quand il disait qu’il était un rempart contre la migration.

Six chrétiens tués au Kenya

Quatre personnes ont été tuées dimanche dans une église évangélique d’un faubourg de Mombassa, au Kenya. Deux des personnes blessées sont ensuite décédées.

Les agresseurs, deux individus masqués, ont crié dans une langue étrangère avant d’ouvrir le feu, ont indiqué des témoins. Ils ont ensuite tenté de pénétrer dans une deuxième église, mais l'arrivée d'une patrouille des forces de l'ordre les a mis en fuite.

Il s’agit vraisemblablement, une fois de plus, de « chebab » somaliens, qui se vengent sur les chrétiens ultra-minoritaires à Mombassa (contrairement au reste du pays) de l’offensive de l’Union africaine en Somalie.

Samedi, le ministre kényan de l’Intérieur avait fait savoir que la sécurité avait été renforcée à Mombassa…

Le président normal

François Hollande se pique de continuer de voter à Tulle, son « fief électoral » (où il fut parachuté et où il n’a jamais habité). Il a donc pris un Falcon, aller-retour.

Coût : environ 15.000 €.

C’est le prix du vote d’un président normal.

La loi naturelle reste à Fontgombault

Les prétendus « indignés de Fontgombault », qui avaient monté une liste pour éjecter la municipalité « homophobe », ont réussi à faire radier 10 moines (qui sont pourtant toujours des moines de Fontgombault même s’ils sont détachés à Wisques), mais ont néanmoins totalement échoué dans leur tentative électorale. Le dernier de la liste du maire sortant a obtenu 140 voix (le premier en a eu 148), le premier de la liste des « indignés » n’a obtenu que 83 voix.

Malgré les radiations, ce sont quand même les moines qui ont fait gagner le maire sortant ?

Même pas. Si l’on enlève les 54 moines, c’est toujours la liste du maire sortant, tout entière, qui l’emporte.

Les habitants de Fontgombault trouvent donc normal qu’on refuse la parodie de mariage homosexuel au nom du respect de la loi naturelle qui doit s’imposer aux lois civiles.

Lundi de la troisième semaine de carême

La messe de ce jour est étroitement liée à la catéchèse baptismale des catéchumènes. La première lecture raconte comment le général syrien Naaman a été guéri de sa lèpre : le prophète Elisée lui demande de se baigner sept fois dans le Jourdain, et il est purifié.

On insiste généralement sur le fait que Naaman doit se dépouiller de son orgueil pour être guéri : il est un grand personnage, et il croit qu’il va être reçu par Elisée avec tous les honneurs, et qu’Elisée va accomplir un miracle spectaculaire à la hauteur de son rang. Or Elisée ne le reçoit même pas et lui fait dire qu’il doit se baigner dans le fleuve – comme s’il n’y avait pas des fleuves en Syrie… Après un dernier mouvement d’orgueil, Naaman obéit au prophète, et il est purifié.

Mais l’humilité requise de l’homme qui veut être guéri de sa lèpre (du péché) a son pendant (préalable) dans l’humilité de Dieu qui, de façon habituelle, ne fait pas de miracles éclatants, mais se sert des éléments les plus courants de la création pour faire passer sa grâce – sa vie éternelle et bienheureuse : l’eau du baptême, l’huile des diverses onctions, le pain de l’eucharistie… Ce qui est la suite logique de l’incarnation.

C’est ce que Jésus tente de faire comprendre à ses concitoyens de Nazareth qui voudraient le voir accomplir un miracle, comme s’il était sur une scène de théâtre, ou sur une piste de cirque. Non seulement il ne fera pas de miracle devant des gens qui refusent de comprendre qui il est (alors qu’il vient de leur expliquer qu’il est le Messie dont Isaïe a prophétisé la venue), mais il leur déclare de façon à peine voilé, notamment par l’exemple de Naaman, que le salut sera apporté aux païens puisque les juifs refusent de croire.

Alors on passe du baptême à une annonce de la Passion : les habitants de Nazareth sont en colère, ils se lèvent, ils le jettent « en dehors de la ville », et ils le conduisent « au sommet de la montagne » pour le précipiter en bas. Mais ce n’est pas encore son heure. Et l’évangile se termine par une affirmation de la toute-puissance divine de Jésus : « Mais lui, passant au milieu d’eux, allait. » L’imparfait montre la divine sérénité et majesté de Celui qui, à travers un assaut ponctuel, continue son chemin. Pourtant ils l’ont saisi, et ils vont le tuer. Mais il leur glisse entre les mains, en fait il disparaît. Et c’est la fin de la 22e section de l’évangile de saint Luc selon la numérotation d’Eusèbe de Césarée.

06:16 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (3)

23 mars 2014

Troisième dimanche de carême

« Si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, assurément le royaume de Dieu est arrivé jusqu’à vous. »

Le doigt de Dieu. Cette expression ne nous surprend pas. Sans doute parce qu’on l’entend chaque année dans cet évangile. Car en fait elle est unique dans le Nouveau Testament, de même qu’on ne la rencontre également qu’une seule fois dans l’Ancien Testament.

Quand saint Marc relate le même épisode, il ne reproduit pas ce propos. Chez saint Matthieu il est légèrement différent : « Si moi c’est par le Saint-Esprit que je chasse les démons, alors le royaume de Dieu est arrivé jusqu’à vous. »

Il ressort du parallélisme que le « doigt de Dieu » (Luc) est le Saint-Esprit (Matthieu), conformément au symbolisme du bras (image fréquente de la puissance de Dieu), de la main (qui opère la puissance) et du doigt de Dieu : Père, Fils et Saint-Esprit consubstantiels.

La seule fois que l’on trouve l’expression « doigt de Dieu » dans l’Ancien Testament, c’est dans l’épisode des plaies d’Egypte. Ce ne peut évidemment pas être un hasard que Jésus emploie une expression qui ne se trouve qu’une fois dans toute l’Ecriture : il y fait référence.

Moïse envoyé par Dieu vers Pharaon va utiliser la puissance divine, par l’intermédiaire d’Aaron, pour convaincre Pharaon de laisser partir les Hébreux. D’abord Aaron change son bâton en serpent. Mais les magiciens égyptiens en font autant. Alors Aaron change les eaux en sang. Mais les magiciens égyptiens en font autant. Alors Aaron fait venir les grenouilles. Mais les magiciens égyptiens en font autant. Alors Aaron transforme la poussière en une nuée de moustiques (en fait des phlébotomes : sciniphes) qui couvre toute l’Egypte. Et là les magiciens ne peuvent pas faire la même chose, parce qu’il ne reste plus de poussière à transformer, semble-t-il, et ils disent à Pharaon : « Le doigt de Dieu est ici. » Seule la puissance divine est capable de réaliser un tel phénomène.

C’est précisément ce que veut faire comprendre Jésus. C’est par la puissance divine qu’il vient d’accomplir cet exorcisme, chasser le démon muet. Lui aussi a été envoyé par Dieu. Mais il y a plus que Moïse et Aaron ici. L’envoyé, qui agit spontanément et non sur ordre, est le Fils de Dieu, Le Fils du Père, qui agit par l’Esprit, et c’est pourquoi « le royaume de Dieu est arrivé jusqu’à vous », parmi vous, en vous.

Erratum

Comme me le signale un commentaire, on trouve également le "doigt de Dieu" dans Exode 31, 18: les dix commandements sont écrits sur la pierre par le doigt de Dieu. (Je me disais aussi que je l'avais vu ailleurs...) Et bien entendu Jésus fait également référence à ce verset : c'est par le doigt de Dieu qu'il écrit les commandements de la Nouvelle Alliance.

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22 mars 2014

Reconquête N° 306

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Une liste 100% turque

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Contrairement à la liste turque « Union de la diversité » de Villefranche-sur-Saône qui a un Français de souche et quelques noms arabes, la liste turque de Bischwiller est 100% turque ; mais elle ne se dit pas de la « diversité ». Elle veut seulement un « nouvel élan »…

(via FDesouche)

République de Venise : le retour

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Hier soir a été proclamée sur la place du Seigneur, à Trévise, devant quelque 8.000 personnes, l’indépendance de la « République de Venise », suite à la proclamation des résultats du référendum organisé par Plebiscito. Référendum informel mais quelque peu impressionnant :

Votes valides : 2.360.235, soit 63,23% des personnes ayant le droit de vote en Vénétie.

Oui à l’indépendance : 2.102.969, soit 89,10%.

Les promoteurs de ce référendum n’entendent pas en rester là mais comptent aller jusqu’au bout, en soumettant un projet de référendum au conseil régional, qui sera ensuite soumis au Parlement. Si le référendum se fait, il « sera probablement déclaré anticonstitutionnel par le gouvernement, mais la région fera appel » jusqu'à ce qu'elle parvienne à ses fins.

Rappelons que la République de Venise fut indépendante jusqu’en 1797.

On a le droit de souhaiter davantage de Marocains

Geert Wilders est l’objet d’une gigantesque polémique, et la cible d’une multitude de plaintes judiciaires, pour avoir dit lors de la campagne des municipales qu’il voulait qu’il y ait « moins de Marocains » à La Haye. Surtout depuis la soirée électorale où il a demandé :

- Voulez-vous plus ou moins de Marocains dans votre ville et aux Pays-Bas ?

- Moins! Moins!

- Nous allons nous en charger.

Car on a seulement le droit de dire qu’on veut plus de Marocains.

Ou bien simplement on cherche à abattre Geert Wilders, dont le parti (anti-immigration mais aussi anti-UE) obtiendrait 30% des voix aux européennes selon les sondages (ce qui en fait le premier parti du pays).

16:24 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

Ils sont vraiment devenus fous

Le juge fédéral Bernard Friedman, dans un jugement de 31 pages, décrète, comme un certain nombre de ses congénères l’ont déjà fait dans d’autres Etats, que la constitution du Michigan est contraire à la Constitution des Etats-Unis lorsqu’elle prétend que le mariage est entre un homme et une femme.

Mais il va encore plus loin que les autres. Il a osé faire une mise en scène judiciaire de deux semaines pour appuyer son diktat. Il a demandé aux uns et aux autres de venir présenter leurs arguments, afin de prendre une décision « scientifique ». Sic.

Puisque la plainte émanait de deux (grosses) lesbiennes (moches) qui veulent adopter en couple (ce qui nécessite qu’elles soient mariées), le juge a demandé qu’on lui fournisse des données sur ce qui advient des enfants élevés par des homosexuels et des enfants élevés dans des familles.

L’Etat du Michigan a fourni une étude montrant que les enfants issus des familles avaient de meilleurs résultats. Le juge a balayé cette étude en disant que les experts de l’Etat ne sont « pas crédibles ». Le juge a également considéré que quatre des témoins « représentent clairement un point de vue marginal rejeté par la grande majorité de leurs collègues dans un large spectre des sciences sociales », et qu’un autre était « totalement non crédible et pas digne d’un examen sérieux ». L’un des témoins était le professeur Mark Regnerus, professeur de sociologie à l’université du Texas… qui a été désavoué par son université !

En revanche ont été considérés comme tout à fait crédibles les experts et les témoins de la partie adverse, et le juge a donc scientifiquement décidé que les homosexualistes avaient raison. Et qu’il fallait en conséquence déclarer inconstitutionnelle la constitution du Michigan, au nom de la « protection » et de « l’équilibre » des enfants. Sic.

L’attorney général de l’Etat a immédiatement fait appel de ce jugement.

Note. Tous les médias anglophones ou francophones qui évoquent cette affaire, comme les autres du même type, parlent de l’interdiction du mariage homosexuel. Or il n’y a aucune interdiction. Parler d’interdiction c’est faire le jeu des homosexualistes. Il y a dans le Michigan comme dans d’autres Etats l’indication dans la Constitution que le mariage se fait entre un homme et une femme. Il s’agit de la définition d'une réalité. Et même d’un simple rappel.

Un missionnaire exemplaire

Longue interview, dans Eglises d’Asie, d’un « missionnaire » au Japon. Un prêtre, dois-je souligner… Extraits :

Ici, nous avons trois centres au total ; je m’occupe plus particulièrement du centre pour les jeunes, depuis vingt-cinq ans. (…) J’en suis le directeur. Nous sommes laïcs et indépendants. Il y a une trentaine de personnes environ qui font vivre ce lieu.

Je vis aussi avec l’évêque émérite de Tokyo (…). C’est une personne très ouverte aux problèmes du monde. Il s’appelle Mgr Mori Kazuo, mais il n’aime pas du tout être appelé Monseigneur !

…quand je dis que je suis missionnaire – je n’aime pas le terme mais je suis quand même obligé de le dire quand on m’interroge…

Quel est le cœur du message chrétien, catholique ? Et comment votre grande expérience du Japon et de l’Asie a-t-elle enrichi, approfondi votre foi ?

Je pense avoir acquis, grâce aux Japonais, une sensibilité nouvelle vis-à-vis de la nature, ainsi que pour ce qui a trait au contact humain, à la beauté, au sens de la vie.

Du point de vue chrétien, ici, je parle moins. Et surtout je ne commence pas par assommer les jeunes avec le vocabulaire du péché. Cette idée, présentée de manière abrupte, à mon avis, ce n’est pas l’Evangile, et c’est une grande erreur.

Je me suis beaucoup intéressé au bouddhisme. Pendant dix ans, j’ai fait du zazen toutes les semaines avec un groupe et des bonzes.

Mes confrères m’ont toujours approuvé. Et j’ai eu un confrère qui était beaucoup plus avancé que moi dans ce domaine. Tous les matins, il faisait zazen.

Dans les temples, les gens, hommes et femmes, qui joignent les mains, qui disent « kamisama »..., elles croient autant que nous, le cœur est le même. Il ne faut pas regarder les mots, il faut regarder la personne, ce qui se passe dans son cœur. La source est la même.

Le culte des ancêtres est quelque chose de commun à toutes les religions. La communion des saints, c’est ça : les ancêtres sont là et on y croit.

En ce moment je lis l’excellent Anticathéchisme pour un christianisme à venir, écrit par une femme sous le pseudonyme de Pietro de Paoli (2).

(2) Il s’agit de Christine Pedotti, co-fondatrice de la Conférence catholique des baptisé-e-s francophones.

[C’est dans la rubrique « Pour approfondir », sous-rubrique « Trajectoires missionnaires »…]

14:48 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (2)

Un monastère bénédictin en Thaïlande

Evénement historique en Thaïlande : l’installation du premier monastère bénédictin dans le pays (où il y a déjà sept couvents de carmélites et de clarisses, mais aucune communauté d’hommes).

L’inauguration a eu lieu le 18 janvier (d'après ce que nous dit aujourd'hui Asianews), en présence de Mgr Vira Arpondranata, évêque de Chiang Mai (où est implanté le monastère), et de Mgr Mattiazzo, archevêque de Padoue, qui avait suggéré et soutenu le projet.

Les moines sont en fait vietnamiens. Car les trois monastères bénédictins du Vietnam regorgent de vocations, mais le pouvoir verrait d’un mauvais œil la création d’un quatrième monastère.

13:37 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0)

Les obsèques (prophétiques ?) de Mgr Fan

Quelque 5.000 catholiques dont 70 prêtres, tant de l’Eglise "clandestine" que de l’Eglise "officielle", ont participé ce matin aux obsèques de Mgr Joseph Fan Zhongliang, évêque clandestin de Shanghai, mort le 16 mars, en résidence surveillée, à l’âge de 96 ans.

Le pouvoir ayant refusé que la messe ait lieu dans la cathédrale, elle s’est déroulée dans un funérarium. La banderole funéraire parlait d’un « pasteur », mais toute la liturgie et les interventions ont évoqué l’« évêque ». Y compris le prêtre "officiel" qui présidait la cérémonie. Et tous les prêtres avaient une étole rouge, couleur du martyre.

Mgr Savio Hon Tai-fai, le secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples (et seul Chinois de la Curie romaine) avait demandé en vain aux autorités que les obsèques soient célébrées par Mgr Ma Daqin. Mais cela été refusé.

Mgr Fan ne pouvant pas être enterré dans la cathédrale, il a été incinéré et ses cendres ont été placées au cimetière de Sheshan, non loin du sanctuaire de la Vierge… et du séminaire où Mgr Ma Daqin est interné.

13:30 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (2)

Une bonne surprise à Liverpool

Le pape a nommé Mgr Malcolm Patrick MacMahon archevêque de Liverpool. Il était évêque de Nottingham, il devient archevêque du plus grand diocèse britannique en terme de fidèles.

Mgr MacMahon déclare qu’il est ouvert à toute proposition de célébration de la messe selon la « forme extraordinaire », qu’il célèbre lui-même quand on le lui demande. Ainsi le 15 avril 2013, lors de la messe d’ouverture d’une session de formation de la Latin Mass Society à la messe de saint Pie V :

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Samedi de la deuxième semaine de carême

Pour dom Pius Parsch, la messe de ce jour, aux chants « extraordinairement joyeux », est une « messe d’action de grâce et de joie ». « Le sacrifice eucharistique est le banquet joyeux que le Père nous prépare à tous, aux pénitents et aux catéchumènes, comme avant-goût du Jeudi Saint et de la nuit de Pâques », après la messe d’hier qui était une messe de la Passion.

D’où l’antienne de communion, reprise de l’évangile du fils prodigue, et qui parle de mort et de résurrection :

Opórtet te, fili, gaudére, quia frater tuus mórtuus fúerat, et revíxit : períerat, et invéntus est.

Il faut te réjouir, mon fils, parce que ton frère était mort et qu’il est revenu à la vie ; parce qu’il était perdu, et qu’il est retrouvé.

« L’Église nous dit, pour ainsi dire : Réjouissez-vous, car vos frères, les catéchumènes et les pénitents, sont ressuscités des morts. C’est ce qui nous explique le caractère joyeux de ces chants. C’est le thème pascal : nous nous voyons déjà à la fin de notre travail de jeûne et de conversion. Le soleil de Pâques se lève déjà aux yeux des convertis. »

Et c’est ce mouvement qui est suggéré par les antiennes du Benedictus, le matin, et du Magnificat, le soir, également tirées de l’évangile du fils prodigue :

Vadam ad patrem meum, et dicam ei : Pater, fac me sicut unum ex mercenáriis tuis.

Je me lèverai et j’irai vers mon père et je lui dirai : Père, fais de moi un de tes journaliers.

Dixit autem pater ad servos suos : Cito proférte stolam primam, et indúite illum, et date ánulum in manu ejus, et calceaménta in pédibus ejus.

Le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la première robe et revêtez-l’en, mettez-lui un anneau à sa main et des chaussures à ses pieds.

Ce mouvement est celui du ferme propos de faire pénitence, que le Père, dans sa souveraine miséricorde, transforme en sacre royal.

06:50 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

21 mars 2014

Chevaliers

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Le groupe Shaka Ponk a été décoré des insignes de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres par Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, dans les salons de son ministère, le 18 mars.

Sur le T-shirt de la chanteuse (?) il est écrit : « On n’en a rien à foutre ».

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Aurélie Filippetti a déclaré que les membres de Shaka Ponk sont « les représentants d'une nouvelle génération d'artistes qui a su s'emparer des innovations technologiques pour placer le public au cœur du projet artistique et de toutes les audaces créatives ».

Les faux titres

« Un rappeur noir exécuté au Texas » (20 minutes, RTL, etc.)

Non. Un meurtrier a été exécuté au Texas. Un homme qui avait organisé le cambriolage d’un studio d’enregistrement et avait tué le propriétaire pour qu’il ne puisse pas témoigner.

Ce n’est pas un artiste de couleur qui a été condamné à mort par haine des noirs et des rappeurs…

Comment interdire les partis européens non conformes

Au bout de 18 mois d’interminables discussions, les eurocrates ont mis au point de nouvelles règles pour les « partis politiques européens », notamment quant à la transparence de leur financement. Elles doivent encore être approuvées en plénière par le Parlement européen, pour être appliquées en 2017. Le point le plus ardu a été, nous dit-on, la question des sanctions contre les partis qui enfreindraient les « valeurs de l’UE », et leur dissolution. Car, déclare benoîtement le commissaire ad hoc, il ne faudrait pas qu’on ait l’air de dissoudre les partis eurosceptiques parce qu’ils sont eurosceptiques… Mais comment faire, puisque c’est évidemment de cela qu’il s’agit ?

Finalement, on s’est résolu à… rester au statu quo. On va dire bien solennellement que les partis politiques européens doivent respecter les valeurs de l’UE énumérées dans l’article 2 du traité européen :

« L'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'État de droit, ainsi que de respect des droits de l'homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l'égalité entre les femmes et les hommes. »

C’est une bonne décision eurosoviétique, car on se contente de rappeler ce qui paraît être un consensus, alors qu’il s’agit d’une suite de mots piégés : la combinaison de la « non-discrimination » et des « droits des minorités » (sans compter ce qu’implique aujourd’hui « l’égalité entre les femmes et les hommes ») permet de condamner tous les partis non conformes à la pensée unique.

18:03 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

Grandiloquence de la gesticulation

Les dirigeants de l'UE et le « Premier ministre ukrainien » ont signé ce matin, lors d’une grandiose cérémonie, « le volet politique » de l’accord d’association avec l’Ukraine (soit 2% du texte).

C’est un « symbole », a dit Hollande, ne pouvant cacher que c'est une pure gesticulation politique antirusse.

Pourtant, l’accord complet existe depuis le mois de novembre. L’accord prêt à être signé. C’est le texte que Viktor Ianoukovitch avait refusé de signer, in extremis.

Alors, pourquoi ne pas avoir signé ce texte, qui est le seul véritable accord ?

On ne nous le précise pas, mais on nous annonce qu’il sera signé après la présidentielle ukrainienne.

La seule raison est donc que les dirigeants de l’UE savent parfaitement que le gouvernement ukrainien actuel n’est pas légitime.

Mais il ne faut pas le dire…

16:06 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2)

Contrordre : pas besoin de carte d’identité

Un décret a été publié hier au Journal Officiel, qui annule la disposition du décret du 18 octobre 2013 pris en application de la loi du 17 mai 2013 : finalement, les votants ne seront pas obligés de justifier de leur identité dans les communes de moins de 1.000 habitants.

Décision prise en catastrophe afin d’éviter une plus grande abstention, et parce que les maires avaient crié très fort, le président de l’association des maires des petites communes ayant même affirmé qu’il n’appliquerait pas la loi.

D’autant que les candidats aux municipales dans les petites communes ont un autre sujet de mécontentement : l’obligation pour toute liste d’avoir une couleur politique. Ce qui est tout simplement aberrant pour ces communes.

On sait que si la liste ne donne pas sa couleur politique, la préfecture lui en attribue une d’office. C’est officiellement pour mieux cerner politiquement les résultats – mais ce qui est aberrant au départ reste aberrant à l’arrivée…

Ce qui n’est pas aberrant, toutefois, est que les préfectures sont aux ordres du ministère de l’Intérieur… Il ne m’étonnerait pas qu’il y ait une inflation de listes « divers gauche » dans les communes de moins de 1.000 habitants…

Beurk : Juppé à fond LGBT…

Alain Juppé s’engage auprès du lobby LGBT pour que tous les supports de communication de Bordeaux relaient les campagnes LGBT, pour que la ville subventionne un centre LGBT, multiplie les partenariats (notamment avec la « maison des adolescents »….), à donner une place aux LGBT dans les cérémonies de commémoration de la déportation, à les faire parler devant le conseil municipal des enfants et le conseil des jeunes, à soutenir la marche des fiertés, la semaine des sexualités, un festival cinématographique gay, etc.

Officiel : les Femen ne sont pas une secte…

Suite aux témoignages de deux anciennes Femen décrivant de façon très claire leur ancien groupe comme une secte, Georges Fenech avait saisi la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). Après examen du dossier, la Miviludes conclut que les Femen ne sont pas une secte.

Circulez, il n’y a rien à voir.

Pourtant le premier critère de la Miviludes et l’emprise mentale, et c’est précisément de quoi parlaient les anciennes adeptes.

Mais il n’y a évidemment rien d’étonnant à ce que la Miviludes prenne cette décision : il s’agit d’un organisme « interministériel », donc aux ordres du gouvernement socialiste, et son président est Serge Blisko, à qui les socialistes ont donné ce poste parce qu’aux dernières législatives ils ont donné sa circonscription aux Verts…

La profanation de Brie-Comte-Robert

On a beaucoup parlé des tags anarchistes sur le Sacré-Cœur de Montmartre, mais beaucoup moins de la profanation de Brie-Comte-Robert. Là ce ne sont pas des slogans peints, c’est le tabernacle contenant une vingtaine d’hosties consacrées qui a été volé, dans la nuit du 9 au 10 mars.

Deux portes ont été forcées, mais rien d’autre n’a été volé dans l’église…

16:02 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (2)

Vendredi de la deuxième semaine de carême

Quatre semaines avant la Passion, voici la première messe de la Passion, en prophétie et en parabole.

La prophétie est celle de Joseph, le fils bien-aimé de Jacob. Dans deux songes imagés, il voit ses frères se prosterner devant lui. Envoyé par son père auprès de ses frères, ceux-ci décident de le tuer. Dans la suite de l’histoire, qui ne fait pas partie des textes de la messe, Joseph n’est finalement pas tué mais vendu pour vingt pièces d’argent. Et il finira par sauver ses frères menacés par la famine.

L’évangile est la parabole des vignerons homicides. Elle était d’autant plus transparente pour les juifs qu’elle reprenait un passage d’Isaïe :

« Mon bien-aimé avait une vigne sur une colline fertile. Il l'entoura d'une haie, il en ôta les pierres, et y mit un plant excellent; il bâtit une tour au milieu, et il y construisit un pressoir; et il attendit qu'elle produisît de bons raisins, et elle en a produit de sauvages. Maintenant donc, habitants de Jérusalem et hommes de Juda, soyez juges entre moi et ma vigne. Qu'ai-je dû faire de plus à ma vigne que je n'aie point fait? Ai-je eu tort d'attendre qu'elle portât de bons raisins, tandis qu'elle en a produit de sauvages? Et maintenant je vous montrerai ce que je vais faire à ma vigne. J'en arracherai la haie, et elle sera exposée au pillage; je détruirai son mur, et elle sera foulée aux pieds. Je la rendrai déserte; elle ne sera ni taillée ni labourée; les ronces et les épines y grandiront, et je commanderai aux nuées de ne plus pleuvoir sur elle. La vigne du Seigneur des armées c'est la maison d'Israël, et les hommes de Juda sont le plant auquel Il prenait Ses délices; et j'ai attendu qu'ils pratiquassent la droiture, et je ne vois qu'iniquité; et qu'ils portassent des fruits de justice, et je n'entends que des cris de détresse. »

La parabole reprend textuellement le début, mais modifie ensuite l’histoire. Dans le texte d’Isaïe, la vigne, c’est-à-dire Israël, produit de mauvais fruits, et Dieu punit Israël en livrant le pays à ses ennemis (comme dans le psaume 79). Dans la parabole, nous avons les vignerons : les chefs d’Israël, ses chefs religieux, à qui Jésus s’adresse. Ils ne veulent pas obéir à Dieu, ils maltraitent les envoyés de Dieu, et même ils tuent son Fils « en dehors de la vigne ». La parabole se transforme en prophétie. Une prophétie qui rejoint en partie celle d’Isaïe quant au sort de la « vigne », mais qui ajoute le fait que la vigne sera louée à d’autres vignerons. Et, en clair, au cas où ils n’auraient pas compris : « Le royaume de Dieu vous sera enlevé, et il sera donné à une nation qui en produira les fruits. »

Comme le remarque dom Pius Parsch : « Le Christ annonce, sans réticence, aux Juifs, sa mort, sa filiation divine, la réprobation du peuple élu, la vocation des païens. Dans cette parabole, se trouve contenue toute l’histoire du salut. »

Chez les bénédictins, c’est la fête de saint Benoît. Car saint Benoît est né au ciel le 21 mars (543), en plein milieu du carême, pour montrer que le chemin du salut passe toujours par la pénitence.

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20 mars 2014

Jeudi de la deuxième semaine de carême

Le pauvre s’appelle Lazare. Le riche n’a pas de nom. Parce que le riche, c’est moi. Comme le souligne la liturgie, par l’antienne du Benedictus, le matin :

Fili, recordáre quia recepísti bona in vita tua, et Lázarus simíliter mala.

Fils, souviens-toi que pendant ta vie, tu as reçu les biens, de même que Lazare les maux.

Et par l’antienne du Magnificat, le soir :

Dives ille guttam aquæ pétiit, qui micas panis Lázaro negávit.

Ce riche demanda une goutte d’eau à Lazare, lui qui lui avait refusé quelques miettes de pains.

Cette assimilation au riche est accentuée par le « Fili ». Dans la parabole, c’est Abraham qui dit « mon fils » au riche. Dans la liturgie, c’est Dieu qui m’appelle son « fils », et qui m’avertit de ne pas continuer à vivre comme le riche de la parabole. Dans l’antienne du Magnificat il y a aussi une accentuation. Plus forte encore : le texte glose le texte évangélique pour dire que je refuse des miettes de pain à Lazare. Mais le riche n’a rien refusé, il a seulement ignoré le pauvre. C’est que, l’ignorer, c’est le mépriser, c’est le rejeter. Et c’est le riche qui, au final, sera rejeté. Dans l’enfer.

Et le pauvre s’appelle Lazare. Parce que le riche demande que celui-ci ressuscite pour aller avertir ses frères qu’ils doivent changer de vie. Et parce que les pharisiens se moquent de Jésus et ne cessent de lui demander des signes. Or Abraham ne va pas ressusciter Lazare, mais Jésus va bel et bien le faire : il va ressusciter Lazare, le frère de Marthe et Marie (qui, par symbolisme croisé, est riche, celui-là, un bon riche). Et par la résurrection de Lazare, il va prouver que le riche de la parabole a tort, et les pharisiens avec lui. Abraham dit au riche : « S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne croiront pas quand bien même quelqu'un ressusciterait des morts. » Or Lazare est effectivement ressuscité des morts. Et les pharisiens (et les grands prêtres), non seulement n’ont pas cru, mais ont condamné à mort celui qui venait de ressusciter un mort…

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19 mars 2014

Quand les Saoudiens ont peur du livre…

La police religieuse saoudienne a saisi plus de 1.000 exemplaires de 420 titres lors du Salon international du livre qui vient de se tenir à Riyad. Un salon évidemment islamique où il n’y avait pas l’ombre d’un livre chrétien ou crypto-chrétien. Mais cela n’empêche pas nombre de livres arabo-musulmans de sentir le fagot ou de constituer « une menace pour la sécurité » du royaume…

Ont été notamment saisis les ouvrages de Mahmoud Darwish (1941-2008), le plus grand poète arabe de sa génération (dont une vingtaine de titres ont été traduits en français), à cause de « passages blasphématoires ».

Et aussi ceux de Badr Shaker al-Sayyab, le plus célèbre poète irakien actuel, et d’autres représentants de la poésie palestinienne ou irakienne contemporaine.

Un éditeur saoudien a vu son stand carrément supprimé par la police religieuse et tous les livres confisqués : il est réputé proche des Frères musulmans, que le gouvernement vient de décréter « terroristes ».

Parmi les autres livres confisqués, une Histoire du hijab, Le féminisme en Islam, et bien sûr le trop provocateur Quand les Saoudiennes conduiront-elles une voiture ?

Les essais d’Azmi Bechara ont également été saisis. Non pas parce que c’est un Arabe israélien, mais parce qu’il vit aujourd’hui au Qatar et qu’il est un proche de l’émir. Or le torchon brûle entre le royaume saoudien et l’émirat…

17:04 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (2)

La Madunnuccia

Le 18 mars 1536, la Vierge Marie apparut à un vieux paysan, Tonio Botta, près de Savone et lui dit : « N'aie pas peur ! Je suis la Vierge Marie. Dis au peuple de faire pénitence en l'honneur du Christ et de sa Mère. »

En 1645, un marin, Orto, rapporta à Ajaccio une statuette de la Vierge. Lors d'une rixe, un ordre jaillit de la statuette et les combattants, effrayés, s'arrêtent sur le champ.

Une grande statue de Notre Dame de la Miséricorde fut alors placée à l'église des Jésuites, aujourd'hui église Saint-Erasme où est célébrée chaque dimanche la messe dans la forme extraordinaire du rite romain.

En 1656, une peste ravagea la cité de Gênes et menaçait de toucher Ajaccio. Les habitants d'Ajaccio mirent toute leur confiance en Notre Dame de la Miséricorde, qui préserva leur ville de ce mal.

Le 18 mars 1661, les Magnifiques Anciens (conseil municipal) prononcèrent à genoux, à la cathédrale, le vœu définitif et solennel par lequel ils acceptaient la Très Sainte Vierge pour Protectrice, Patronne et Avocate d'Ajaccio, la remerciant pour tous ses bienfaits, et promettant que chaque année, le doyen d'âge des Magnifiques Anciens mobiliserait ses collègues pour célébrer le jour du 18 mars à la perfection.

Depuis, les solennités débutent le soir du 17 mars par les prières traditionnelles devant la statue de Notre Dame de la Miséricorde située sur la place des Palmiers.

Le 18 mars, le conseil municipal se rend en cortège à la cathédrale afin d'assister à la grand-messe. L'après midi, la procession fait le tour de la ville et la statue de Notre Dame de la Miséricorde est suivie par toute la population.

Le 18 mars, c’était hier. On verra sur le Forum catholique, à la suite du texte que je viens de reprendre, une série de photos qui témoignent qu’Ajaccio est toujours fidèle à son vœu. Des photos qu’on ne peut voir qu’avec émotion, voire stupéfaction quand on ne connaissait pas (ce qui est mon cas) cette tradition de la Madunnuccia.