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Le blog d'Yves Daoudal - Page 5

  • « La » religion ?

    Remarquable réflexion de Bernard Antony sur « la » religion et « la » radicalisation.

  • Le pape LGBT

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    La conférence épiscopale du Paraguay n’a rien de plus urgent et de plus important à nous annoncer que ceci : au cours de sa visite du 10 au 12 juillet, le pape François rencontrera Simon Cazal, chef du principal lobby LGBT local Somosgay.

    La conférence épiscopale explique : « Il est temps d’apprendre à concevoir une culture qui privilégie le dialogue comme forme de rencontre, la recherche de consensus et d’accords, mais sans séparer cela du souci d’une société juste, mémorielle et sans exclusions. » Sic.

    Cette rencontre est très importante, dit Cazal, parce que « la grande majorité des personnes LGBT au Paraguay sont également profondément catholiques », et donc « beaucoup de personnes gay, lesbiennes, bisexuelles ou transgenre au Paraguay restent tourmentées par une contradiction fictive que les secteurs réactionnaires de l’Eglise ont établie entre la foi religieuse et l’orientation sexuelle »…

  • Le pape François et ses bénisseurs

    J’ai longtemps hésité à publier ces photos, parce que je les trouve très choquantes, et parce que je ne pensais vraiment pas que Jorge Mario Bergoglio devenu pape oserait refaire ce qu’il avait fait à Buenos Aires en tant qu’archevêque.

    Mais si. Il l’a refait. Se faire « bénir » par des dizaines de « pasteurs évangéliques ». Lui le vicaire du Christ. C’était le 7 mai au Vatican.

    Il y avait déjà eu ces photos choquantes du pape se faisant bénir par un retraité de l’industrie du pétrole qui se dit archevêque de Cantorbéry, mais c’était un peu atténué par le costume du personnage, et le fait que la fonction qu’il usurpe est très vénérable. Ici on voit clairement que ce sont des laïcs, et ces laïcs ne sont pas catholiques, et ils sont anticatholiques. Ils « bénissent » le pape en espérant que le pape devienne « évangélique » - ou en reconnaissant qu’il l’est déjà. Plus grave encore, il ne s'agit pas d'une simple bénédiction, mais d'une imposition des mains. Ce qui indique toujours, d'une façon ou d'une autre, la transmission du Saint-Esprit. Or on ne voit pas comment des laïcs non catholiques, tout "pasteurs pentecôtistes" qu'ils soient, pourraient transmettre le Saint-Esprit à un évêque qui a donc reçu par imposition des mains la plénitude du sacerdoce du Christ.

    Bref, voici ces photos, parce qu’il faut connaître la vérité.  C’était le 7 mai au Vatican. L’entrevue était parrainée par le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. L’homme qui tient le pape dans ses bras est son fameux ami Giovanni Traettino, déjà protagoniste de la triste farce de Buenos Aires) à qui il rendit visite le 28 juillet 2014 à Caserte. Le 28 juillet, et non pas le 26 comme le prétendait Radio Vatican. La visite avait bel et bien été programmée pour le 26, mais au dernier moment quelqu’un s’était aperçu que ça ferait très mauvais effet : le 26 est la fête de sainte Anne, et sainte Anne est la patronne de Caserte. Chez les catholiques. Comme le pape est néanmoins le pape des catholiques et que son voyage avait été programmé pour le 26, il est allé à Caserte le 26… pour fêter sainte Anne... et il est retourné le 28 pour rencontrer la communauté évangélique de son ami Traettino, devant laquelle il a prononcé un discours heureusement « privé » (mais... diffusé par le Vatican) sur l’unité des « Eglises réconciliées dans la diversité »…

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  • Saint Antoine de Padoue

    La passion du Christ attire de très nombreuses personnes à lui, plus que tout le reste de sa vie. Se réalise ainsi son dicton (Jean 13,32) : Lorsque je me soulèverai de terre, j'attirerai tout le monde à moi !

    D'après moi, le Seigneur montra ses mains, son flanc et ses pieds aux apôtres pour quatre raisons.

    Premièrement, pour rendre évident qu'il était vraiment ressuscité et nous ôter tout doute.

    Deuxièmement, afin que la colombe, c'est-à-dire l'Eglise ou l'âme fidèle, puisse faire son nid dans ses plaies et se cacher de l'épervier qui menace de l'enlever.

    Troisièmement, pour imprimer dans nos cœurs, en tant que signaux,les stigmates de sa passion.

    Quatrièmement, pour les montrer, en nous priant de partager ses souffrances, afin que nous évitions de le crucifier à nouveau avec les clous des péchés.

    (Extrait d’un de ces sermons qui ont valu à saint Antoine de Padoue d’être fait docteur de l’Eglise par Pie XII.)

    • Une grande grâce et une grande joie : ce matin, une fois encore, grand-messe (de saint Pie V) célébrée par mon évêque…

  • Au Pakistan

    On sait que la loi sur le blasphème est souvent utilisée par les musulmans pour mettre la main sur des terres ou des bâtiments appartenant à des chrétiens.

    En général on accuse le propriétaire d’avoir insulté le prophète de l’islam ou d’avoir brûlé des papiers contenant des versets du Coran. Et le propriétaire se retrouve pour longtemps en prison, et n’a d’autre choix que de vendre son bien (à bas prix) puisque même s’il est innocenté il ne peut retourner chez lui : il sera un « blasphémateur » jusqu’à sa mort : jusqu’à ce qu’un musulman vertueux le tue.

    Mais à Karachi il semble qu’on passe à la vitesse supérieure… Des spéculateurs ont jeté leur dévolu sur l’église d’une communauté protestante intitulée « Eglise de Jérusalem ». Et depuis un mois les membres de cette communauté reçoivent des lettres de menace afin qu’ils renoncent à la propriété de l’église, sous peine de fausses accusations de blasphème. Sic.

  • Etat islamique

    Des commandos de Boko Haram ont entièrement détruit, mardi, trois villages de l’Etat de Borno au Nigeria, faisant au moins 43 morts.

    Dans la nuit de mercredi à jeudi, cinq autres villages ont été attaqués ; 37 personnes ont été tuées.

    Il convient de rappeler que le nom officiel de ce que les sources d’information continuent d’appeler Boko Haram est désormais « Etat islamique d’Afrique de l’Ouest ».

    D’autre part, l’Etat islamique en Libye a pris mardi le contrôle de Syrte, et poursuit sa progression vers l’ouest.

  • Une nouvelle église à Abou Dhabi

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    50 ans après l’ouverture de l’église Saint Joseph, aujourd’hui la cathédrale Saint-Joseph à Abou Dhabi, une deuxième église a été inaugurée hier, par le cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin, le vicaire apostolique d’Arabie du Sud Mgr Paul Hinder, et le ministre de la Culture des Emirats le cheikh Nahyan bin Mubarak Al Nahyan. L’église, dédiée à saint Paul, a été consacrée aujourd’hui par le cardinal Parolin en présence de milliers de fidèles (surtout philippins et indiens).

  • Le Sacré-Cœur

    Vere dignum et justum est, æquum et salutáre,
    nos tibi semper et ubíque grátias ágere :
    Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus :

    Qui Unigénitum tuum, in Cruce pendéntem,
    láncea mílitis transfígi voluísti :
    ut apértum Cor, divínæ largitátis sacrárium,
    torréntes nobis fúnderet miseratiónis et grátiæ :

    et, quod amóre nostri flagráre numquam déstitit,
    piis esset réquies
    et poeniténtibus pateret salútis refúgium.

    Et ídeo cum Angelis et Archángelis,
    cum Thronis et Dominatiónibus,
    cumque omni milítia cæléstis exércitus,
    hymnum glóriæ tuæ cánimus,
    sine fine dicéntes…

    Il est vraiment juste et nécessaire,
    c’est notre devoir et c’est notre salut,
    de vous rendre grâces toujours et partout,
    Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant :

    Vous avez voulu que votre Fils unique suspendu à la Croix,
    fût transpercé par la lance d’un soldat,
    afin que son Cœur ouvert, sanctuaire de la libéralité divine,
    répande sur nous des torrents de miséricorde et de grâce :

    Et que brûlant sans cesse d’amour pour nous,
    il soit pour les âmes pieuses une paisible retraite,
    et pour les âmes pénitentes l’asile du salut.

    C’est pourquoi, avec les Anges et les Archanges,
    avec les Trônes et les Dominations,
    avec la troupe entière de l’armée céleste,
    nous chantons une hymne à votre gloire,
    redisant sans fin…

    Cette belle préface de la messe de la fête du Sacré Cœur n’existe que depuis 1929, quand Pie XI fit composer une nouvelle messe et un nouvel office pour cette fête. Jusque-là, en raison des oppositions à cette dévotion, la liturgie romaine du Sacré-Cœur (qui n'existait que depuis 1856) parlait très peu du Sacré Cœur, et la préface était celle de la Sainte Croix.

    Mais il n’en était pas partout comme à Rome. Je découvre en effet, dans un livre intitulé Heures à l’usage du diocèse de Lyon, de 1814, cette préface qui évoque explicitement le Sacré Cœur (curieusement seulement en français, alors que l’ordinaire de la messe est bilingue, et que les psaumes sont seulement en latin…) — la fête du  Sacré Cœur avait été instituée en 1765 dans tous les diocèses français :

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  • Cohérence vallsienne

    Manuel Valls avait fait remarquer que la présence de ses enfants dans l’avion qu’il avait emprunté pour aller voir le FC Barcelone à Berlin n’avait « pas impacté le coût » du déplacement. Ce qui est vrai, tout en laissant intacte l’immoralité de la chose.

    Or voilà qu’il a « décidé d'assumer la prise en charge du voyage pour [ses] deux enfants, c'est à dire 2.500 euros ».

    Je donne 2.500 euros pour rembourser ce qui n’a rien coûté…

    D’autre part, il reconnaît « une erreur de communication », « mais il n’y a pas eu de faute ».

    Où ça, une erreur de communication ? Parce qu’il aurait dû se vanter de son voyage avant de partir ?

  • L’étrange retour du maire de Venelles

    Robert Chardon, le maire de Venelles, est revenu chez lui et à sa mairie.

    Il explique dans une lettre étrange qu’il a voulu se faire soigner « dans une sphère totalement privée »... à l’hôpital d’Aix, hospitalisation qui « n’a, à aucun moment, été faite sous contrainte », et il explique ses tweets anti-islam par un « épisode aigu et transitoire d’exaltation d’humeur » dû à la lourdeur de son traitement.

    Le problème, comme le détaille Novopress, est que ça ne correspond pas à ce que l’on savait de l’histoire.

  • On ne parle pas de boudin à Tourcoing

    La municipalité de Tourcoing, qui organise ce samedi une fête de la musique, a annulé un spectacle de la compagnie belge Thank You For Coming à cause de son titre : « Boudin & Chansons ».

    « Nous avons reçu un coup de fil pour annuler au motif que ça pouvait choquer. On a d’abord cru à une blague et on a demandé un mail dans lequel on nous explique que le premier adjoint juge dangereux de faire jouer un spectacle contenant le mot boudin dans son titre. »

  • Cinglé.e.s racistes

    Le 14 juin aura lieu une « journée de l’intersectionnalité » (sic), organisée notamment par les "AssiégéEs", journée durant laquelle tous les ateliers seront « en non mixité racisé.e.s » (sic). Comprendre : pas pour les Blancs. Pardon, pas pour les blanc.he.s.

    (Via Fdesouche)

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  • Par tous les moyens

    Le patriarcat latin de Jérusalem dénonce la façon dont un important complexe appartenant à l’Eglise presbytérienne en territoire palestinien (huit édifices sur 4 hectares) est passé sous propriété juive.

    Selon ce qu’indiquait ces jours derniers la presse locale, les travaux de restructuration, qui ont débuté il y a deux mois, permettront bientôt d’installer dans le complexe immobilier les vingt premières familles de colons juifs. La structure comprend huit édifices répartis sur une surface de près de 4 ha et occupe une position stratégique pour les plans d’expansion des colonies juives dans une zone parsemée de villages palestiniens (entre Bethléem et Hébron).

    Les presbytériens ont vendu le domaine en 2007 à une société « suédoise » qui a subitement disparu après l’avoir revendu à l’American Friends of the Everest Foundation, organisme financé par le milliardaire américain Irving Moskowitz, activement engagée dans l’acquisition, à n’importe quel prix, de propriétés immobilières palestiniennes dans la zone est de Jérusalem. Il y a trois ans, le domaine a été « revendu » au militant d’extrême droite Aryeh King, l’« agent immobilier de la colonisation » (Israel Land Fund), qui avait commencé sa carrière comme agent de sécurité de… Irving Moskowitz.

  • Pakistan : un catholique pendu

    aftab-1.jpgAftab Bahadur Masih, un catholique de 36 ans, a été pendu hier matin, en application d’un jugement de 1992, malgré les appels des autorités catholiques et des organismes de défense des droits de l’homme.

    En 1992, alors qu’il avait 15 ans, Aftab Bahadur Masih avait été arrêté, soupçonné d’un triple homicide, sur un homme et ses deux fils. Il était apprenti d’un plombier, Ghulam Mustafa, qui fut arrêté le lendemain. Le plombier était impliqué dans le triple meurtre, et il fut torturé pour y impliquer le chrétien comme principal coupable.

    L’année dernière, le gouvernement pakistanais a suspendu son moratoire sur la peine de mort, afin de pouvoir condamner à mort les terroristes.

    Ghulam Mustafa a alors consenti à témoigner sous serment qu’il avait menti et que Aftab Bahadur Masih n’était en rien coupable du triple meurtre.

    Mgr Joseph Coutts, évêque de Karachi et président de la conférence épiscopale, a écrit au président du Pakistan pour que soit suspendue l’exécution le temps d’une nouvelle enquête. En vain.

    Ghulam Mustafa devait être lui aussi pendu hier. Mais il ne l’a pas été. Parce que, au dernier moment, la famille des victimes lui a « pardonné ». Et que le pardon islamique prime le droit pénal.

    Les anglophones pourront lire sur Asianews l’émouvante lettre que Aftab Bahadur Masih a écrite après avoir reçu l’avis de son exécution.

    Au Pakistan, ce n’est qu’une exécution parmi beaucoup d’autres, et celle d’un chrétien innocent n’émeut personne. Il y a eu 147 exécutions capitales depuis le début de l’année au Pakistan, ce qui est un record mondial haut la main, l’Arabie saoudite n’en étant encore qu’à 90.

    Ci-dessous une des nombreuses peintures réalisées par Aftab Bahadur Masih pendant sa longue incarcération.

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  • Etranges menaces contre un cardinal

    Le cardinal Telesphore Toppo, archevêque de Ranchi, dans le centre de l’Inde, a reçu une lettre lui donnant 15 jours pour verser 50 millions de roupies (700.000 €), sous menace de mort.

    « Vous vous êtes fait de l’argent à répandre la religion, c’est pourquoi vous devez en donner une part à l’organisation. » L’organisation est le Front de libération du peuple de l’Inde, scission du parti communiste de l’Inde (maoïste). Et la lettre est nommément signée par Raj Kujur, « commandant de la région Bengali de Jharkhand ».

    Le cardinal fait remarquer que la demande est quelque peu paradoxale, puisqu’on accuse aussi faussement qu’habituellement les chrétiens de donner de l’argent aux hindous pour les convertir « de force ».

    « la police s’occupe de la situation, nous continuons notre apostolat de manière désintéressée, en particulier auprès des pauvres et des marginalisés, nos populations tribales et Dalits », dit le cardinal qui est lui-même d’origine tribale et qui ne se montre pas inquiet. Mais la police a décidé de lui fournir une protection rapprochée.

  • Un médecin « catholique »

    « Ce qui est difficile à comprendre pour nos téléspectateurs, c'est qu'avec cette vidéo, ils pourraient avoir le sentiment que Vincent est comme vous et moi. Si on stimule le corps, par des images ou des sons, il réagit. Le corps est vivant, mais malheureusement l’âme, la pensée, la conscience, l’intellect sont totalement anéantis. »

    Propos du docteur Kariger, catholique pratiquant… Il ne croit même pas à l’immortalité de l’âme… Il est vrai que son attitude montre depuis longtemps qu’il ne croit en rien, sinon à son pouvoir de donner légalement la mort.

  • Jean-Paul II et l’état “végétatif”

    Très opportun rappel, sur le Salon Beige, d’un discours de Jean-Paul II entièrement consacré à l’« état végétatif ».

  • L’encyclique…

    Le pire n’est jamais sûr, mais il n’est jamais exclu non plus…

    On apprend que, le 18 juin, trois personnes présenteront officiellement l’encyclique Laudato Si de François au Vatican.

    Ces trois personnes sont le cardinal Peter Turkson, président du Conseil pontifical Justice et paix, Mgr Johannis Zizioulas, métropolite orthodoxe de Pergame, et le professeur Hans Joachim ("John") Schellnhuber, fondateur et directeur de l'Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique.

    C’est évidemment la première fois qu’un évêque orthodoxe est appelé à présenter officiellement une encyclique pontificale.

    Mais ce qui est surtout inquiétant est la présence de John Schellnhuber. Ce personnage est un extrémiste du « réchauffement climatique anthropique ». Selon lui la Terre ne peut pas supporter durablement plus d’un milliard d’être humains. Il veut une « Constitution de la Terre », un « Conseil mondial » élu au suffrage universel du monde entier (sic), et une « Cour planétaire » pour juger les violations de la « Constitution de la Terre ». Il est, en compagnie du désormais célèbre Jeffrey Sachs (dont on dit partout qu'il est un des principaux inspirateurs de l'encyclique), le co-auteur du rapport parrainé par l’Académie pontificale des sciences intitulé « Climate Change and the Common Good: A statement of the problem and the demand for transformative solutions », qui n’a pas été traduit en français (il a même disparu du site de l’Académie pontificale). L’objectif est d’atteindre très rapidement un « monde zéro-carbone ». Sic. Ça c’est scientifique ! Et si c’est dans l’encyclique on n’a pas fini de rigoler. Enfin, façon de parler…

  • Saint Barnabé

    Le saint appartient au cercle des Apôtres de second rang. Mais, dès l’antiquité chrétienne, on lui donnait le titre honorifique d’Apôtre. Il s’appelait Joseph et était surnommé Barnabé, c’est-à-dire le fils de la consolation. Il était issu de la tribu de Lévi. C’était un Helléniste, c’est-à-dire un Juif parlant grec et demeurant en dehors de la Palestine ; il était originaire de Chypre. Il se convertit peu de temps après la mort du Christ et fut membre de la communauté primitive de Jérusalem. Un de ses principaux mérites fut de prendre la défense de Paul converti, alors que les disciples n’avaient pas abandonné toute défiance contre l’ancien persécuteur des chrétiens. Il le conduisit aux Apôtres. Il rendit un plus grand service encore à l’Église universelle en reconnaissant, le premier, l’importance de Paul pour la cause de l’Évangile, et en allant le chercher à Tarse pour l’amener à Antioche. Ils firent ensemble le premier voyage de mission (vers 45-48 après J.-C.). Il semble bien que, tout au moins dans la première partie du voyage, Barnabé fut le chef (Act. chap. 13-14). Barnabé était d’une stature imposante ; c’est pourquoi les habitants de Lystres voulurent voir en lui Jupiter. A l’assemblée dite concile de Jérusalem, Barnabé était présent avec Paul, (vers 50). Avant le second voyage de mission ; les deux Apôtres se séparèrent par suite de différence d’avis (au sujet de Marc) et s’en allèrent prêcher l’Évangile chacun de son côté. Barnabé s’en alla avec l’évangéliste Marc vers Chypre. Avec ce voyage, Barnabé disparaît de l’histoire apostolique et même de l’histoire en général. Tout ce que nous dit encore la Sainte Écriture, c’est que, comme Paul, il vivait du travail de ses mains (1 Cor., IX, 5-6). On ne sait rien de certain sur le lieu et la date de sa mort. Le corps du saint aurait été découvert à Salamine, vers 488. Au Canon, son nom est cité depuis l’antiquité.

    Dom Pius Parsch

    Comme le remarque le bienheureux cardinal Schuster, c’est saint Paul lui-même qui donne à Barnabé le titre d’apôtre, que la liturgie a conservé. Les Actes des Apôtres aussi : 14, 13. C’est pourquoi la messe de saint Barnabé est la seule d’une fête de troisième classe à avoir le Credo.

    Le cardinal Schuster relève également que l’apostrophe de saint Paul aux Corinthiens mentionnant Barnabé est étonnante : « N’avons-nous pas le pouvoir de mener partout avec nous une femme qui soit notre sœur en Jésus-Christ, comme font les autres apôtres, et les frères de notre Seigneur, et Céphas ? Serions-nous donc seuls, Barnabé et moi, qui n’aurions pas le pouvoir d’en user de la sorte ? » (I Cor 9, 5-6). En effet, selon ce que l’on sait avec certitude, c’est que Paul et Barnabé se sont séparés (et fâchés) au début de la deuxième mission de Paul. Barnabé est allé dans son île de Chypre, et donc il n’est pas allé à Corinthe, où Paul a séjourné de l’hiver 50 à l’été 52. Comment se fait-il donc que Paul, plusieurs années après, parle de Barnabé aux Corinthiens comme s’ils le connaissaient ? Or manifestement ils le connaissaient, et donc Barnabé n’est certainement pas resté à Chypre… Et Paul s’est évidemment réconcilié avec Barnabé, comme il s’est également réconcilié avec Marc, mais si l’on sait que Marc était près de lui à Rome, on ne sait rien de Barnabé à cette époque-là.

  • Une campagne d’Amnesty

    Amnesty International a lancé hier une campagne mondiale afin d’obliger l’Irlande à modifier sa Constitution sur l’avortement.

    Naturellement, cette campagne fait explicitement suite au référendum sur le soi-disant « mariage » homosexuel. Puisque les Irlandais ont accepté de modifier la Constitution sur ce point, ils doivent maintenant la modifier sur l’avortement.

    Une campagne évidemment fondée sur le mensonge. Par exemple ce prétendu « témoignage » (en gras) :

    « Je craindrais pour ma vie si je devais avoir un autre enfant en Irlande. »

    Alors que l’Irlande est un des pays les plus sûrs en termes de maternité, avec le Chili qui lui aussi refuse (pour le moment) l’avortement.

    Et aussi :

    « La législation draconienne de l'Irlande a créé un climat de peur, dans lequel les accompagnants risquent des amendes s'ils disent aux femmes comment obtenir des soins médicaux. »

    C’est le mensonge de la « santé reproductive », où l’on appelle « soins médicaux » l’assassinat des innocents.

  • A propos de Vincent Lambert

    La vidéo publiée hier, et que j’ai moi aussi répercutée, fait beaucoup de bruit. Parce qu’elle montre clairement un homme qui n’est pas « en fin de vie », qui n’est pas intubé, et qui réagit à des propos ou à des regards. En fait ce n’est pas la première fois qu’on peut voir de telles images, mais le choc vient du contraste entre ce que l’on voit et l’arrêt de la CEDH qui affirme tranquillement qu’on peut tuer cet homme-là.

    Naturellement ceux qui veulent la mort de Vincent Lambert sont très mécontents. Le médecin tueur (et catholique) Kariger n’hésite pas à dénoncer une « manipulation » et un « acharnement » et il ose dire, lui qui a déjà tenté de tuer Vincent Lambert : « C’est irrespectueux pour le malade, pour son épouse et sa fille, qui ne peuvent pas faire le deuil ». Sic.

    Vu aussi à la télévision le terrifiant « docteur » Bernard Devalois, doublement terrifiant quand on sait que c’est un ponte des « soins palliatifs » (et qui soutient à 100% la loi d’euthanasie Claeys-Leonetti), affirmant lui aussi que les images de la vidéo sont une « manipulation », ce qui est un mensonge éhonté, et affirmant droit dans ses bottes, le regard fixe, qu’il faut bien évidemment tuer Vincent Lambert… euh, pardon, mettre fin à une « nutrition artificielle déraisonnable »… ce qui implique un autre mensonge, car il s’agit de faire mourir de soif.

    Jeanne Smits publie le témoignage du frère de Terri Schiavo, qui a vu sa sœur mourir de soif dans les longues et atroces douleurs inhérentes à cette mort. Et elle publie l’effroyable photo de Terri Schiavo en train de mourir de soif, avec en légende le non moins effroyable mensonge de son avocat : « elle était belle, je ne l’avais jamais vue aussi paisible et belle ».

    A ce propos je voudrais une fois de plus préciser que si l’on arrête l’alimentation et l’hydratation on meurt de soif, et non pas « de faim et de soif ». Je l’ai déjà souligné plusieurs fois, manifestement en vain, puisque tout le monde dit que Vincent Lambert mourrait « de faim et de soif ». Je le souligne une fois encore, même si cela ne servira à rien, mais il est quand même bon que la vérité soit dite de temps en temps… Lorsqu’on arrête l’alimentation et l’hydratation on ne peut pas mourir de faim, car on est mort de soif très longtemps avant de pouvoir mourir de faim. On meurt de soif en moins de deux semaines, alors que mourir de faim prend au moins 40 jours, le plus souvent davantage. La différence est qu’on meurt de soif dans de terribles souffrances, alors qu’on meurt de faim tranquillement, dans une torpeur qui s’installe peu à peu. La confusion est faite évidemment à dessein par ceux qui veulent tuer les patients : laisser quelqu’un « mourir de faim », ce n’est pas si inhumain. Il faut le « laisser partir », comme dit Kariger. Mais faire mourir de soif, ce n’est pas du tout « laisser partir ». C’est une insupportable et permanente torture de très longs jours.

    D’autre part, il est stupéfiant, en un temps où se multiplient les récits d’expérience de mort imminente (EMI), de pouvoir parler des patients comme Vincent Lambert comme s’ils étaient absolument inconscients.

    Ce que les expériences de mort imminente montrent de façon indiscutable, c’est que des gens dans le coma, et même des gens qui ont un encéphalogramme plat, sont capables, quand ils se « réveillent », de dire ce qui s’est passé pendant qu’ils étaient « inconscients », en donnant des détails qu’ils n’ont pas pu inventer. Ces patients ont vu sans les yeux et ont entendu sans les oreilles. Il est aujourd’hui établi que des personnes avaient un état de conscience extrêmement éveillé au moment où leur encéphalogramme était plat.

    Les médecins font-ils semblant de ne pas le savoir ? Et les juges de la CEDH ?

    Car, quand on sait cela (et certains de ces phénomènes sont courants, j’ai eu moi-même le témoignage direct d’une personne qui était dans le coma et qui entendait distinctement tout ce qui se disait : « Il est foutu, il n’y a plus rien à faire… », pour ne rien dire des... jeux entre médecins et infirmières), comment peut-on traiter Vincent Lambert comme un déchet ?

    PS. - Petite note sans rapport direct avec Vincent Lambert : quand on parle de ces témoignages à des neurologues ou à des neurochirurgiens, ils répondent que l’encéphalogramme n’enregistre que l’activité de la surface du cortex, et qu’il peut donc y avoir une activité cérébrale dans les couches profondes du cerveau. Fort bien. Toutefois cela n’explique pas comment une telle éventuelle activité cachée permettrait de voir et d’entendre quand le patient ne peut rien voir ni entendre. Mais surtout, la question qui se pose, et que je n’ai encore vu poser nulle part, est celle-ci : vu que l’encéphalogramme plat est la définition de la mort, est-ce qu’on déclare donc sciemment quelqu’un « mort » en sachant qu’il continue d’avoir une activité cachée du cerveau ? Par exemple pour lui prélever ses organes, en sachant qu’on ne peut prélever d’organes que sur un corps vivant ? Ou bien est-ce qu’on nous ment une fois de plus, comme pour la « manipulation » des images de Vincent Lambert ?

    *

    Extrait de ma conférence sur saint Maximilien Kolbe:

     

    Un jour qu’on ne peut déterminer avec certitude, entre le 30 juillet et le 2 août, le commandant du camp désigne dix otages en représailles de l’évasion d’un prisonnier. L’un des dix, tout proche du P. Maximilien, évoque ses enfants qu’il ne reverra plus. Le religieux ose sortir du rang et il se plante devant le commandant. — Qui es-tu ? lui demande–t-il. — Je suis un prêtre catholique, et je veux prendre la place de cet homme. Le commandant ricane et accepte. Les dix sont conduits au bloc de la mort, où l’on ne meurt pas « de faim et de soif », contrairement à ce qu’on lit trop souvent, mais de soif, et la précision est importante. Car on peut survivre longtemps sans manger, et l’on meurt lentement d’inanition, alors qu’on ne survit que quelques jours sans boire, et l’on meurt dans d’atroces souffrances.

     

    Ce bloc de la mort, le sous-sol du bloc 11, est pour cette raison un lieu où l’on n’entend que cris et gémissements. Le P. Maximilien va en faire un lieu où l’on n’entend que prières et cantiques, à la stupéfaction des gardiens, dont l’un témoignera : « J’avais l’impression d’être à l’église. » Le 14 août, il ne reste que quatre survivants, dont le P. Maximilien. Ils sont achevés d’une piqûre de phénol. C’est la veille de l’Assomption.

     

  • Sainte Marguerite d’Ecosse

    En 1093, Malcolm III défendait l’Ecosse contre Guillaume le Roux, fils de Guillaume le Conquérant, quand, le 13 novembre, à Alnwick (Northumberland), il fut tué au combat, avec son fils aîné, comme la reine en eut le pressentiment.

    « Le jour même de la mort du monarque, la reine apparaît triste et pensive. Elle confie à ses suivantes : Aujourd'hui, ce 13 novembre, peut-être l'Ecosse est-elle frappée d'un malheur si grand qu'elle n'en éprouva pas de semblable depuis de longues années. Le quatrième jour, lors d'une accalmie de santé car elle est malade depuis six mois, la souveraine se fait porter dans son oratoire. De retour en ses appartements, la fièvre qui redouble et les douleurs qui augmentent, l'obligent à s'aliter. Les chapelains recommandent son âme à Dieu. Elle envoie chercher une croix. Marguerite embrasse délicatement le crucifix et forme à plusieurs reprises, sur elle-même, le signe sacré du salut. Ensuite, serrant la croix entre ses mains, la pieuse reine y fixe don regard et récite le Miserere... Sur ce, arrive du front son fils Edouard qui croit prudent d'énoncer la pieuse restriction mentale : Malcolm se porte bien ! La reine réplique doucement : Certes, il se porte si bien que je vais vite le rejoindre là-haut. Et puis, tous les assistants, émus jusqu'aux larmes, écoutent la dernière prière de la moribonde : Dieu tout-puissant, merci de m'avoir envoyé si grande peine, à la fin de ma vie. Puisse-t-elle, avec votre miséricorde, me purifier de mes péchés ! Seigneur Jésus qui, par votre mort, avez donné la vie au monde, délivrez-moi du mal !

    « Il y avait dans sa mort tant de tranquillité, tant de paix, qu’on ne saurait douter que son âme ait été admise dans le séjour de l’éternelle tranquillité, de la paix éternelle. Chose prodigieuse ! son visage sur lequel la mort avait mis sa pâleur habituelle, reçut, après la mort même, une teinte si pure et si parfaite de rose et de blanc, qu’on eût pas dit que la reine était décédée, mais qu’elle dormait. »

    (Source. Voir aussi ma note de 2010.)

  • Vincent Lambert

    Je soutiens Vincent

  • Les enfants de Valls

    On a appris que deux des enfants de Manuel Valls accompagnaient le Premier ministre lors de son déplacement privé à Berlin pour assister au match du FC Barcelone aux frais du contribuable. Dans le Falcon où se trouvait déjà « le personnel technique habituel », soit plusieurs officiers de sécurité, un technicien télécom, un aide de camp, et un médecin. Car ces gens-là sont de grands malades.

    Manuel Valls s’est empressé de faire savoir par son « entourage » que « la présence de personnes supplémentaires n'impacte pas le coût ».

    Certes. Mais elle « impacte » grave l’éducation civique des enfants.

  • Bronca italienne

    Le ministre italien de l'intérieur Angelino Alfano, lors d’une conférence de presse commune avec le commissaire européen aux migrations Dimitris Avramopoulos, a fustigé le refus des régions italiennes du nord de ne plus accepter de « migrants ». C’est « une attitude de haine insupportable envers le sud » du pays, a-t-il dit, soulignant que le gouvernement demandait une « égale répartition des migrants sur le sol italien, comme nous demandons une égale répartition des migrants en Europe ».

    Alors que le nombre de « migrants » ayant débarqué sur les côtes italiennes a dépassé les 50.000 depuis le début de l’année, les régions du nord ont en effet déclaré que la coupe était pleine.

    Roberto Maroni, le gouverneur de la Lombardie, a affirmé qu'il allait écrire aux maires et préfets de sa région pour leur demander de ne plus accueillir d'immigrants illégaux, dont la répartition est décidée par Rome, menaçant dans le cas contraire de leur réduire les fonds alloués par la région. Giovanni Toti, le président nouvellement élu de Ligurie, l'a soutenu en affirmant notamment: « Nous ne recevrons plus de migrants, et la Lombardie, la Vénétie et le Val d'Aoste feront de même. »

    Le président de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, s'est dit de son côté dit « prêt à occuper la préfecture » de Milan si celle-ci décide de réquisitionner des lieux pour l'accueil des « migrants ».

  • La dictature homo

    Le « conseil des directeurs de la Fierté de la Communauté LGBT+ de Londres » a décidé d’interdire le défilé, qui doit avoir lieu le 27 juin, au groupe LGBT de l’UKIP.

    « Cette décision a été prise après de minutieuses consultations afin de protéger les participants et de veiller à ce que l’événement se déroule en toute sécurité et dans un bon esprit, elle n’a pas été faite sur une base politique. »

    On ne voit pas du tout en quoi la présence d’homosexuels de l’Ukip feraient courir un risque à la gay pride. On voit en revanche qu’il s’agit évidemment d’une décision politique.

    J’invite ceux qui ont du temps à perdre à lire le communiqué intégral, qui est un interminable (près de 10.000 caractères) dégueulis d’hypocrisie dégoulinant de protestations d’inclusion, de tolérance, de respect de la liberté d’expression même pour ceux qui ne nous aiment pas, d’unité de la communauté LGBT+ sans discrimination d’aucune sorte, et bla-bla-bla.

    Seul intérêt de cette poisseuse logorrhée, en dehors du fait qu’elle montre clairement ce qu’est la dictature homosexualiste, elle donne une définition de « LGBT+ » :

    (lesbian, gay, bisexual, trans*, queer, questioning, intersex, non-binary, asexual, polysexual, genderqueer and gender variant)

    Je le laisse en anglais, n’étant pas sûr de la définition de toutes les perversions...

  • « Droits de l’enfant »

    Le « Défenseur des droits », Jacques Toubon, et la « Défenseure des enfants » (mais pas de la langue française), Geneviève Avenard, ont présenté un rapport sur la mise en œuvre en France de la Convention internationale des droits de l’enfant.

    Ils soulignent « des difficultés importantes d'accès à leurs droits pour les enfants les plus vulnérables ». Non, il ne s’agit pas de ceux qui sont assassinés avant de naître. Car ceux-là n’ont aucun droit, au contraire on a le droit de les tuer (les frais sont même remboursés). Il s'agit d'abord des enfants d'immigrés, évidemment.

    Ils demandent de « prendre les mesures de nature à garantir à l’enfant né à l’étranger d’une gestation pour autrui la possibilité de faire établir sa filiation à l’égard de ses parents ».

    A savoir des parents qui ne sont pas ses parents, au moins pour l’un d’entre eux. Donc de faire des faux. En validant la vente et l’achat d’enfants pourvu que ce soit à l’étranger.

    Ce ne sont pas des défenseurs des droits, mais de la barbarie.

  • Pakistan : encore un chrétien accusé de “blasphème”

    Yaqoob Bashir, chrétien pakistanais, a été inculpé de blasphème pour avoir brûlé les pages d’un livret comprenant des versets du coran dans la zone de Mirpur Khas, province du Sindh (sud du Pakistan). L’accusation vient d’un chef musulman local, Talib Hussain, qui affirme avoir récupéré le livret brûlé dans les ordures. Yaqoob Bashir, inculpé sur la base de l’article 295b du Code pénal (outrage au coran) a été emmené dans une localité inconnue par crainte de rétorsions ou d’une exécution sommaire.

    Ainsi que cela a été indiqué à Fides par des avocats locaux, la mère de Yaqoob Bashir, Kausar Bibi, a déclaré que son fils était innocent et que, même si les faits étaient vérifiés, il s’agirait d’un accident ou d’un acte commis sans aucun caractère volontaire. Les familles chrétiennes du district ont désormais peur et craignent une violence de masse. Récemment, un autre cas de blasphème avait concerné Humayun Masih. Après qu’il ait été accusé, une foule de musulmans avait attaqué le quartier chrétien de Sanda à Lahore, où seule l’intervention rapide de la police a évité un massacre.

    (Fides)

  • Martyrs du communisme

    A la suite de l'audience accordée le 5 juin au Cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le pape a ordonné la promulgation des décrets relatifs au martyre :

    — du Serviteur de Dieu Frederico da Berga (Martí Tarrés Paigpelat), capucin espagnol, et de ses 25 compagnons prêtres et laïcs du tiers ordre, tués en haine de la foi en 1936.

    — du Serviteur de Dieu Joseph Thao Tiên, prêtre séculier laotien, et de ses 10 compagnons, prêtres des Missions étrangères de Paris et des Oblats missionnaires de l'Immaculée, et le leurs 4 compagnons laïcs, tués en haine de la foi au Laos entre 1954 et 1970.

  • Saints Prime et Félicien

    Prime et Félicien étaient frères. Pendant la persécution de Dioclétien et de Maximien, ils furent accusés de professer la religion chrétienne et jetés dans les fers ; mais un Ange brisa leurs liens et les rendit à la liberté. On ne tarda pas à les amener devant le préteur, et là ils persévérèrent énergiquement dans la foi chrétienne ; alors on les sépara l’un de l’autre. La constance de Félicien fut d’abord mise à l’épreuve de diverses façons. Mais les conseillers d’impiété désespérant d’obtenir quoi que ce soit par leurs paroles, clouèrent ses pieds et ses mains à un tronc d’arbre, et le laissèrent ainsi suspendu pendant trois jours sans boire ni manger. Le lendemain, le préteur fit mander Prime et lui dit : « Vois combien ton frère est plus sage que toi : il a obéi aux empereurs, et ils l’ont comblé d’honneurs. Si tu veux l’imiter, tu partageras les mêmes faveurs et les mêmes grâces. Prime répondit : « J’ai appris par un Ange ce qu’on a fait à mon frère. Plaise à Dieu que je lui sois uni dans le martyre comme je lui suis uni par la volonté ! » A ces paroles le préteur s’emporta et, sans compter les tourments qu’il fit subir à Prime, cette fois sous les yeux de Félicien, il ordonna encore de lui verser du plomb fondu dans la bouche. Bientôt il les fit conduire tous deux à l’amphithéâtre, où deux lions furent lâchés sur eux ; mais ces animaux se couchèrent à leurs pieds et les caressèrent de la tête et de la queue. Sur plus de douze mille hommes venus à ce spectacle, cinq cents embrassèrent avec leurs familles la religion chrétienne. Le préteur troublé de ces faits, donna l’ordre de trancher la tête à Prime et à Félicien.

    (Bréviaire)

    Cela se passait à Nomentum (aujourd’hui Mantana). Au VIIe siècle la ville fut dévastée par les Lombards, et le pape Théodore décida de transférer les reliques de Prime et Félcien en l’église romaine Saint-Etienne sur le Coelius (ou Saint-Etienne-le-Rond). Au-dessus de leur tombe il fit ériger une coupole décorée de mosaïque, qui existe toujours :

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