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Le blog d'Yves Daoudal - Page 5

  • Le venin de la Bible de Jérusalem

    « Venez, retournons vers Yahvé. Il a déchiré, il nous guérira ; il a frappé, il pansera nos plaies ; après deux jours, il nous fera revivre, et le troisième jour, il nous relèvera, et nous vivrons en sa présence. »

    Telle est la traduction de Osée 6, 1-2 dans la Bible de Jérusalem. La Vulgate dit : « Il nous ressuscitera », et la Septante : « nous serons ressuscités ». Mais il faut éviter à tout prix cette prophétie de la résurrection le troisième jour. Cette expression « après deux jours... Le troisième jour », nous dit doctement une note de la Bible de Jérusalem, « désigne un court laps de temps ». Et rien d’autre. Certes, « depuis Tertullien, la tradition chrétienne a appliqué ce texte à la résurrection du Christ le troisième jour. Mais il n’est jamais cité dans le NT » (le Nouveau Testament). « Cependant il est possible » que la résurrection le troisième jour  « selon les Ecritures », comme dit le kérygme, fasse allusion à ce verset, « interprété selon les règles exégétiques du temps ». Qui naturellement ne sont plus du tout les nôtres.

    Au chapitre 13, le verset 14 est ainsi traduit : « Et je les libérerais du pouvoir du Shéol ? De la mort je les rachèterais ? Où est ta peste, ô mort ? Où est ta contagion, ô Shéol ? »

    Une note nous explique : «  Le contexte exige d’interpréter ce v. 14 comme une menace. Les deux premières questions appellent une réponse négative, les deux suivantes sont un appel invitant la mort et le Shéol à envoyer ses fléaux sur le peuple rebelle. Saint Paul cite ce texte pour annoncer que la mort est vaincue, 1 Cor 15 55 ; mais il l’interprète selon les usages de son temps où l’on ne craignait pas (sic) d’isoler une phrase de son contexte. »

    Bref, on savait déjà que la tradition chrétienne à partir de Tertullien est dans l’erreur, à cause de son exégèse absurde, voici donc que cela commence avec saint Paul…

    En réalité, saint Paul se contentait de citer le véritable texte de la Bible selon la Septante. Où il n’y a pas deux premières questions, mais deux affirmations : « Je les tirerai des mains de l’enfer, et je les délivrerai de la mort », suivies de ces deux questions reprises par saint Paul et qui sont donc des exclamations de la victoire contre la mort : « ô mort, où est ta victoire ? ô enfer, où est ton aiguillon ? »

    Pour faire bonne mesure, ajoutons que, au début du chapitre 11, Dieu dit par la bouche d’Osée : « et d’Egypte j’appelai mon fils ». Il y a ici une longue note, qui ne fait pas la moindre allusion au fait que ce verset est cité explicitement par saint Matthieu comme une prophétie de la fuite en Egypte et du retour d’Egypte…

    Mais la citation existe bien. Bref, c’est à partir de l’Evangile que l’exégèse commence à errer… Et il a fallu attendre le XXe siècle pour savoir que tout cela était bidon.

    Cette traduction et ces notes sont a priori de « E. Osty PSS », autrement dit du chanoine Osty qui a par ailleurs donné une traduction complète de la Bible sous son nom. Et dans « sa » Bible, pour Osée 6, 1-2, c’est pire. Car après l’indication sur le « court laps de temps », il ajoute : « L’expression est peut-être empruntée au culte d’Hadad, dieu qui ressuscitait trois jours après sa mort ». Sic.

    Ce que n’ose pas dire le chanoine Osty, ni aucun de ses confrères de l’exégèse moderne, c’est que l’exégèse qui a toujours été celle de l’Eglise n’a pas commencé avec Tertullien, ni avec saint Paul, ni même avec saint Matthieu. C’est le Christ lui-même qui en a donné le principe, sur le chemin d’Emmaüs : « Et, commençant par Moïse et tous les prophètes, il leur interprétait dans toutes les Ecritures ce qui était dit de lui. » Ce qu’il avait déjà fait à maintes reprises, notamment en montrant comment David avait prophétisé à son sujet, dans des psaumes qui pour nos doctes exégètes ne sont pas de David et ne parlaient pas du Christ…

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  • Saint Jean de la Croix

    Les théologiens enseignent que la foi est une habitude certaine et obscure, infuse dans l'âme; on l'appelle une habitude obscure, parce qu'elle nous incline à croire les vérités que Dieu nous a révélées, cl qui surpassent nos lumières naturelles et la capacité de notre esprit. Cette lumière étant infiniment plus grande que la nôtre, elle est, à l’égard de l'âme, aussi obscure que des ténèbres très épaisses, parce qu'une lumière très éclatante éteint une lumière très petite, comme nous voyons que les rayons du soleil font disparaître les autres lumières, et qu'ils nous éblouissent la vue, ou plutôt nous aveuglent, n'y ayant nulle proportion entre la grandeur excessive de leur lumière et la faiblesse extrême de nos yeux. De la même manière, la lumière de la foi surpasse, par sa grandeur excessive et par son infusion surnaturelle, la lumière de notre entendement, parce qu'il ne peut connaître de lui-même que les choses naturelles, quoique Dieu puisse l'élever par une puissance extraordinaire à la connaissance des choses surnaturelles. C'est pourquoi il ne saurait avoir la connaissance des objets, de quelque nature qu'ils soient, que par le moyen des sens extérieurs et des images que l'imagination lui présente, comme des tableaux ressemblant aux choses que les sens perçoivent; si bien que c'est la puissance et l’objet qui forment la connaissance. De sorte que si on racontait à un homme des choses dont il n'aurait ni acquis la connaissance, ni vu la ressemblance en peinture ou en quelque autre manière, il ne les connaîtrait pas plus que si on ne lui en avait point parlé. Par exemple, si on lui soutenait qu'il y a, dans une île, une espèce d'animal qu'il n'aurait jamais vu, et dont il ne trouverait aucune ressemblance dans les animaux qui lui sont connus, il n'en concevrait aucune idée, quoiqu'on lui en rapportât beaucoup de choses. De même, si on faisait à un aveugle-né la description de la couleur blanche ou rouge, il ne lui en resterait ni espèce dans l'imagination, ni connaissance dans l'esprit, parce qu'il n'en aurait point de figure ressemblante, n'ayant rien vu de semblable.

    Ainsi, avec quelque proportion, la foi nous propose des choses que nous n'avons vues ni dans elles-mêmes, ni dans des objets naturels qui puissent nous en tracer l'image ; si bien que, n'étant pas proportionnées à nos sens, nous ne pouvons pas les connaître naturellement. Il faut donc que Dieu nous les révèle, et que, quand on nous les enseigne, nous les croyions, en soumettant notre entendement et ses lumières naturelles aux lumières divines de la foi, et en nous aveuglant nous-mêmes pour suivre ses connaissances obscures ; car, comme dit saint Paul, la foi vient de l'ouïe, et l'ouïe de la parole de Jésus-Christ (Rom., X, 17). Ce n'est pas une science qui entre dans l'esprit par nos sens, mais c'est le consentement que l'âme donne aux choses qui entrent par l'ouïe.

    Cependant les exemples que nous avons apportés ne font pas assez concevoir combien la foi surpasse notre entendement. Il est constant qu'elle est beaucoup plus élevée au-dessus de nos lumières naturelles, que nous ne l'avons fait comprendre ; car, bien loin de nous donner une science évidente, elle surmonte tellement toutes nos connaissances, qu'on n'en peut juger comme il faut, quelque parfaite contemplation que nous ayons. Nous parvenons aux autres sciences par la lumière de l'entendement ; mais il est nécessaire de renoncer à ces lumières pour obtenir de Dieu la connaissance que la foi nous donne. L'entendement s'obscurcit même par sa propre lumière, afin d'être éclairé des lumières de la foi, selon le langage d'Isaïe: Si vous ne croyez pas, dit-il, vous ne persévérerez pas (Isaï., VII, 9). Il est donc constant que la foi est une obscure nuit au regard de l'âme, que c'est par cette obscurité que la foi l'éclaire; que plus elle l'obscurcit, plus elle lui communique ses lumières et ses connaissances; car, pour reprendre la pensée du prophète, la foi l'éclairé en l'aveuglant, puisqu'elle ne l'élève à l'intelligence surnaturelle des choses divines que par la créance que l'âme y donne aveuglément.

    Ainsi la foi est très bien figurée par la nuée qui couvrait les Israélites en entrant dans la mer Rouge, et qui les dérobait à la vue des Égyptiens lorsque ceux-ci les poursuivaient : de sorte néanmoins que la même nuée éclairait ce peuple fidèle, et qu'elle était tout à la fois ténébreuse et éclatante : ce qui est digne d'admiration, et ce qui nous montre que la foi est tout ensemble obscure et claire, et qu'elle obscurcit, comme une nuit, la lumière naturelle de l'entendement, et éclaire l'âme d'une lumière surnaturelle, afin que le disciple devienne semblable à son maître (Exod., XIV, 19, 20). Car l'homme, vivant comme il vit dans les ténèbres, ne pouvait être illuminé d'une manière convenable que par les ténèbres, comme le prophète-roi nous l'apprend par ces belles paroles : Le jour découvre la parole au jour, et la nuit enseigne la science à la nuit (Psal., XVIII, 5) : c'est-à-dire, le jour, qui est Dieu considéré dans sa félicité éternelle, où il y a un jour perpétuel, découvre et communique sa divine parole, qui est son Fils, aux anges et aux bienheureux qui sont appelés des jours, afin qu'ils le connaissent parfaitement et qu'ils en jouissent sans interruption. Et la nuit, qui est la foi que les chrétiens suivent sur la terre, enseigne la science a l'Église militante, et conséquemment à chacune des âmes qui sont aussi appelées des nuits, parce que la lumière de gloire ne les éclaire pas, et que la foi les dépouille de leurs lumières naturelles.

    Il faut donc conclure que la foi est une nuit très obscure, et qu'elle éclaire néanmoins l'âme dans ses ténèbres, comme David l'exprime dans un autre psaume, quand il dit que la nuit l'illumine et fait toutes ses délices. Comme s'il disait que la nuit de la foi est sa lumière, et qu'elle le conduit dans les douceurs de ses plus hautes contemplations et de sa plus étroite union avec Dieu, pour nous faire entendre que l'âme doit être dans les ténèbres afin d'être remplie de lumières divines, et d'aller sûrement à Dieu par le chemin qu'elle a commencé de tenir.

    La montée du Carmel, livre II, chapitre 3

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  • 24e dimanche après la Pentecôte

    La liturgie prévoit 24 dimanches après la Pentecôte (bien que les chants du propre s’arrêtent au 23e). Mais il y a généralement davantage de dimanches entre la Pentecôte et l’Avent. Il est rare qu’il y ait juste 24 dimanches et qu’on n’ait pas besoin de compléter avec les dimanches après l’Epiphanie qui n’ont pas été célébrés. C’est le cas cette année. Et si j’en crois le calendrier liturgique tridentin perpétuel, ce n’était pas arrivé depuis 2003.

    A son second avènement, le Christ, comme il le dit lui-même dans l’évangile de cet ultime dimanche, sera « comme l’éclair sort de l’orient et paraît jusqu’à l’occident ». Lors du premier avènement, il était caché, au second avènement « nul n’aura besoin de se demander si le Christ est venu », comme dit saint Jean Chrysostome, car « quand un éclair se produit nous n’avons pas besoin de demander s’il y a eu un éclair ».

    Cet éclair part de l’orient et va vers l’occident comme le soleil. Comme le soleil qui est l’image du Christ dans le psaume 18, qui bondit comme un géant et va d’une extrémité du ciel à l’autre.

    La différence est que l’éclair est instantané. Car alors il n’y a plus de temps (cf. Apocalypse 10, 6).

    Et « partout où sera le corps, là s’assembleront les aigles ».

    Le corps, au sens de cadavre, souligne saint Jérôme, car le mot traduit le grec ptoma. Or ptoma, c’est ce qui est tombé, comme en latin cadaver vient du verbe cadere, tomber. L’image renvoie au livre de Job, quand Dieu, parlant de l’aigle, dit : « partout où sera le cadavre, il sera là aussitôt. » Du moins selon la Vulgate… car si saint Jérôme a écrit « cadaver », la Septante dit : « des tués ».

    Ce corps est tombé foudroyé. C’est le corps du Christ foudroyé par l’éclair qui est le Christ (« J’ai le pouvoir de donner ma vie et de la reprendre »). Le corps tombé en terre et qui meurt pour pouvoir fructifier. Le corps eucharistique qui nourrit les élus devenus des aigles. Saint Jérôme : « On dit que les aigles et les vautours (les vautours ne sont pas dans l’évangile, mais dans Job, auquel saint Jérôme renvoie implicitement) sentent les cadavres, même d’au-delà des mers, et se rassemblent sur cette proie. Si donc des oiseaux sans raison sentent par leur sens naturel où gît un petit cadavre, et dont ils sont séparés par de si grands espaces et par les flots de la mer, combien plus nous et toute la multitude des croyants nous nous empresserons vers Celui dont l’éclair sort de l’orient et paraît jusqu’à l’occident ! »

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  • Les veillées pour la vie naissante

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    En 2010 Benoît XVI avait demandé que soient organisées dans tous les diocèses des veillées de prière pour la vie naissante, le soir du samedi précédant le premier dimanche de l’Avent.

    En 2010, beaucoup d’évêques et de prêtres avaient traîné les pieds, mais il y en avait eu tout de même plus de 500, surtout sur pression des familles catholiques.

    On peut y avoir un effet Benoît XVI de préparation à la Manif pour tous.

    Je ne sais si on peut voir un effet François au fait qu’il y en ait cette année (samedi prochain 29 novembre) à peine plus d’une centaine, et que les évêques qui y ont appelé se comptent sur les doigts d’une seule main…

    Un site y est dédié. La carte des veillées en France est ici.

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  • Rien à voir avec l’islam, bien entendu

    Des chababs somaliens ont attaqué un bus ce matin au Kenya. Ils ont séparé les musulmans des non-musulmans, ont fait sortir les musulmans et sont repartis avec les 28 non-musulmans, qui devaient sans doute devenir des otages. Mais le bus s’est embourbé, alors les chababs ont tué tous les non-musulmans, comme dit l’information officielle. Puis ils sont retournés en Somalie.

    De même qu’on dit « non-musulmans » et non pas « chrétiens », l’attaque des chababs n’a évidemment rien à voir avec l’islam.

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  • Turquie : des mosquées dans toutes les universités

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    Mehmet Görmetz, le directeur des Affaires religieuses (Diyanet isleri), a annoncé qu’une mosquée sera construite dans toutes les universités de Turquie. Plus de 80 sont en construction, 15 sont terminées, a-t-il précisé.

    Elles seront « davantage que des maisons de prière », insiste Mehmet Görmetz : « Ces mosquées ne doivent pas être ouvertes avant la prière et fermées après la prière. Nous voulons qu’elles deviennent des institutions. »

    On rappellera que le Diyanet fut créé par Ataturk précisément pour éviter ce genre de chose…

    (Photo : la mosquée du campus de l’université Eren de Bitlis.)

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  • Sacré François…

    La présence des migrants « nous rappelle la nécessité d’éradiquer les inégalités ». (François au congrès mondial de la pastorale des migrants, hier.) VO : La loro presenza è un richiamo alla necessità di sradicare le ineguaglianze.

    Celui qui a faim « demande la dignité, pas l’aumône ». (François à la conférence internationale de la FAO sur la nutrition, avant-hier.) VO : Ci chiede dignità, non elemosina.

    (Je précise que je n’ai pas trouvé ces citations en cherchant la petite bête dans des discours… que je ne lis pas. Elles font les titres de dépêches d’AsiaNews.)

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  • Sainte Cécile

    Le culte de sainte Cécile a sans doute donné lieu au plus étonnant quiproquo de l’histoire de l’Eglise, et de la musique.

    Elle est la sainte patronne des musiciens à cause de la première antienne des laudes et des vêpres :

    Cantantibus organis Caecilia Domino decantabat, dicens : Fiat cor meum immaculatum, ut non confundar.

    Tandis que résonnaient les instruments de musique, Cécile répétait sans cesse au Seigneur : Que mon cœur soit sans tache, afin que je ne sois pas confondue.

    Le verbe « decantare » veut dire d’abord chanter sans discontinuer, mais il perd le plus souvent son origine musicale et ne veut plus dire que « répéter tout le temps la même chose », ce qui est le cas ici.

    Donc sainte Cécile répète, plutôt qu’elle ne chante. Elle répète « dans son cœur », comme le précise le premier répons des matines (qui reproduit le texte exact de la Passion de sainte Cécile). Donc en silence. Quoique dans ce répons le mot le plus chanté soit decantabat...

    « Cantantibus organis » : pendant que jouaient les instruments de musique. A partir du moyen âge on a même pris « organis » pour des orgues (de fait le mot vient de là), et l’on a commencé à représenter sainte Cécile jouant de l’orgue, et on l’a ensuite représentée sur des buffets d’orgues.

    Or, non seulement elle ne jouait d’aucun instrument de musique, mais elle n’écoutait pas cette musique dont parle l’antienne. Cette musique était celle du cortège de ses noces. Et elle ne voulait pas se marier. Pendant que jouait la musique, elle s’enfermait à l’intérieur d’elle-même pour répéter : Seigneur, faites que je reste pure de cœur et de corps : « Fiat, Domine, cor meum et corpus meum immaculatum », comme le chante le répons.

    Bref, non seulement sainte Cécile n’est pas musicienne, mais elle ne veut pas entendre la musique...

    Voici le répons, dans le codex 611(89) d’Einsiedeln, début du XIVe siècle :

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    ℟. Cantantibus organis Caecilia virgo in corde suo soli Domino decantabat, dicens: * Fiat, Domine, cor meum et corpus meum immaculatum, ut non confundar.
    ℣. Biduanis et triduanis ieiuniis orans, commendabat Domino quod timebat.
    ℟. Fiat, Domine, cor meum et corpus meum immaculatum, ut non confundar.

    Au son des instruments de musique, la vierge Cécile répétait en son cœur au seul Seigneur, disant : Que mon cœur et mon corps soient purs, Seigneur, pour que je ne sois pas confondue. Elle recommandait au Seigneur, par des prières et des jeûnes de deux et trois jours, ce qu’elle craignait (de perdre).

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  • Sir James Dyson pour la sortie de l’UE

    Alors qu’il annonçait une extension de son site de Malmesbury, avec 300 emplois à la clé, sir James Dyson, fondateur de l’entreprise qui porte son nom, et directeur aujourd’hui de son centre de recherche, a également déclaré qu’il voterait pour quitter l’UE, car « nous n’avons pas à être brutalisés par les Allemands ».

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    James Dyson est surtout connu comme l’inventeur de l’aspirateur sans sac et sans perte de puissance, mais il a inventé d’autres procédés, et n’arrête pas d’en inventer. Il y a déjà 14 ans, le Telegraph publiait une série de six cahiers intitulée L'Histoire des Grandes Inventions de James Dyson

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  • L’Ukip a un deuxième député aux Communes

    Mark Reckless, qui était passé du parti conservateur à l’Ukip et avait donc abandonné son mandat de député (car c’est ce qui se fait dans une vraie démocratie), a été réélu sous l’étiquette Ukip, avec 42% des voix, contre 35% au candidat conservateur (malgré les cinq visites de David Cameron) et 17% au candidat travailliste qui était le député précédent… (Quant aux libéraux démocrates alliés de Cameron au gouvernement, ils sont passés de 16% à… 1%.)

    Si l’élection du premier député Ukip ex-conservateur à Clacton était attendue, et si elle fut expliquée par le fait que la circonscription était pauvre et peuplée de petits blancs sans dents vieillissants europhobes et xénophobes, il n’en était pas de même pour la circonscription de Rochester, et selon les politologues officiels l’Ukip ne devait pas pouvoir remporter ce siège. Du reste l’Ukip avait placé cette circonscription en 271e position sur sa liste des circonscriptions jugées gagnables aux élections générales de l’an prochain. « Si on a gagné à Rochester, on peut gagner partout ailleurs », dit Mark Reckless.

    Nigel Farage annonce deux nouvelles défections de députés conservateurs dans les prochains jours… David Cameron affirme que ce n’est pas vrai…

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  • L’école trop blanche et trop britannique

    L’école de Market Rasen, localité rurale du Lincolnshire, région encore préservée de l’immigration massive et musulmane, pensait obtenir le label « excellent » à la suite de la nouvelle inspection académique. L’école était déjà passée de « satisfaisante » à « bonne » lors de la dernière inspection. Mais le troisième et dernier échelon lui a été refusé, pour deux ou trois raisons mais surtout parce que l’école ne correspond pas aux exigences de l’idéologie multiculturaliste obligatoire :

    « L’immense majorité des élèves sont des Britanniques blancs. Très peu sont d’autres groupes ethniques, et actuellement il n’y a aucun élève qui parle anglais comme langue supplémentaire. L’école doit développer la compréhension des élèves de la diversité de la Société Britannique moderne, en créant des opportunités d’interaction personnelle avec leurs homologues de différents milieux au-delà de leur voisinage immédiat. »

    « C’est le politiquement correct devenu fou », a réagi le député local, Sir Edward Leigh.

    Pourtant récemment les élèves avaient visité une usine et une mosquée, dit la directrice, qui cherche désormais à établir un partenariat avec une école d’une ville pleine d’immigrés…

    Le mois dernier, une école chrétienne a été menacée de voir sa note dégradée pour ne pas avoir encore invité « un responsable d’une autre religion » à ses réunions, et même de fermeture si elle ne faisait pas la promotion active de la diversité.

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  • Raffinement islamiste

    Des chrétiens de Mossoul réfugiés au Kurdistan reçoivent par téléphone des menaces de l’Etat islamique, leur indiquant que la maison qu’ils ont dû abandonner sera détruite par explosifs s’ils ne payent pas rapidement une certaine somme.

    D’autres affirment avoir été contactés par d’anciens voisins déclarant qu’ils ont trouvé des photos dans leurs maisons abandonnées et qu’ils s’apprêtent à les diffuser sur les réseaux sociaux après les avoir transformées en images choquantes…

    (Fides)

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  • Présentation de la bienheureuse Vierge Marie

    Venue d’Orient où elle était célébrée depuis très longtemps, cette fête est arrivée dans la liturgie latine de façon 100% française.

    En effet, c’est Philippe de Maizières, chancelier du roi de Chypre Pierre II de Lusignan, qui, envoyé en Avignon, vanta tellement cette fête (il y avait assisté à Jérusalem) que le pape Grégoire XI, Pierre Roger de Beaufort, l’inscrivit au calendrier de la curie. C’était en 1372.

    En 1373, le roi de France Charles V introduisait la fête dans sa chapelle. En 1374, il écrivait au Collège de Navarre (le plus important de Paris, fondé 70 ans plus tôt par Jeanne de Navarre, femme de Philippe le Bel, sur les lieux qui sont aujourd’hui ceux de Polytechnique) :

    « Charles, par la grâce de Dieu roi des Francs, à nos bien-aimés : salut en Celui qui ne cesse point d’honorer sa Mère sur la terre. Entre les autres objets de notre sollicitude, souci journalier et diligente méditation, le premier qui occupe à bon droit nos pensées est que la bienheureuse Vierge et très sainte Impératrice soit honorée par nous d’un très grand amour et louée comme il convient à la vénération qui lui est due. Car c’est un devoir pour nous de lui rendre gloire ; et nous qui élevons vers elle en haut les vœux de notre âme, nous savons quelle protectrice incomparable elle est pour tous, quelle puissante médiatrice auprès de son béni Fils pour ceux qui l’honorent avec un cœur pur... Et c’est pourquoi, voulant exciter notre fidèle peuple à solenniser ladite fête comme Nous-même nous proposons de le faire, Dieu aidant, chacune des années de notre vie, nous en adressons l’Office à votre dévotion à cette fin d’augmenter vos joies. » (Cité dans L’Année liturgique)

    La fête de la Présentation de la Sainte Vierge au Temple de Jérusalem se répandit donc en France, puis dans le reste de l’Eglise latine, à partir de Rome où le pape retourna en 1376.

    En 1568, saint Pie V supprimait cette fête (comme celle de sainte Anne), parce qu’elle n’avait pas de fondement scripturaire et qu’il ne fallait pas donner d’arguments aux protestants… Mais elle ne disparut pas et Sixte-Quint la rétablit en 1585. En 1602 Clément VIII l’élevait au rang de double majeur en lui donnant un nouvel office, qui est en fait (comme la messe) le commun des fêtes de la Sainte Vierge, mais avec une oraison propre, un texte de saint Jean Damascène qui rappelle le fait de la présentation de Marie au Temple, et la très belle antienne du Magnificat :

    Beata Dei genitrix, Maria, Virgo perpetua, templum Domini, sacrarium Spiritus Sancti : sola sine exemplo placuisti Domino Jesu Christo, alleluia.

    Bienheureuse Marie, Mère de Dieu toujours vierge, temple du Seigneur, sanctuaire du Saint-Esprit, vous seule avez plu à notre Seigneur Jésus-Christ d’une manière sans exemple, alléluia.

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  • L’Allemagne de l’Est qui y retourne

    Suite aux dernières élections en Thuringe, les trois partis de gauche (le SPD, la gauche radicale de Die Linke et les Verts très rouges) ont conclu un accord de coalition, selon lequel Bodo Ramelow, qui était le président du groupe de La Gauche au Parlement de Thuringe, va devenir Ministre-Président du Land.

    C’est la première fois qu’une telle coalition voit le jour en Allemagne. Et c’est la première fois qu’un Mélenchon teuton devient président d’un land.

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  • Une lettre ouverte de Bernard Antony, président de l’Agrif, au président du Stade Français

    A propos de la pub pour un « sacré dimanche ».

    Où Bernard Antony évoque son ami Pierre Fabre, catholique, soutien de Castres Olympique, et son ami l’abbé Pistre, le « pape du rugby ».

    A lire sur le site de l’Agrif.

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  • Le nouveau gouverneur de Jakarta est un chrétien chinois…

    Basuki Tjahaja Purnama, dit Ahok, est devenu officiellement hier le nouveau gouverneur de Jakarta, la capitale de l’Indonésie. Ce n’est pas une surprise, dans la mesure où il était déjà vice-gouverneur, quand le gouverneur était Joko Widodo, dit Jokowi, qui est désormais président de la République. La cérémonie a d’ailleurs eu lieu à la présidence de la République, et non comme d’habitude au ministère de l’Intérieur.

    Histoire aussi de souligner que Ahok a le plein soutien des autorités indonésiennes.

    Déjà en 2012, le « ticket » Jokowi-Ahok pour Jakarta avait été la cible de virulentes critiques et d’une campagne de dénigrement et de diffamation menée par les militants musulmans refusant qu’un chrétien, d'ethnie chinoise de surcroît, devienne vice-gouverneur de la capitale (ayant ainsi autorité sur des institutions musulmanes).

    Cette fois encore, des centaines d’islamistes ont manifesté contre la prise de fonctions de Ahok. Mais celui-ci est très populaire parce qu’il est connu pour son intégrité et son intransigeance dans la lutte contre la corruption.

    Et il est soutenu par le président Jokowi qui a parmi ses principaux objectifs la défense de la liberté religieuse et des minorités.

    Ce qui ne sera pas facile, commente AsiaNews. Et ici on note un tournant spectaculaire de l’agence des missions étrangères. Alors que jusqu'ici tout article sur l’Indonésie se concluait invariablement par le rappel que le plus grand pays musulman du monde était celui de l’islam modéré, celui-ci se conclut ainsi :

    « Cependant, cela ne va pas être un objectif facile dans le pays musulman le plus peuplé du monde, où un large secteur de la société – et de la classe politique – adhère à une vision extrémiste de l’islam et montre de l’hostilité envers les minorités ethniques et religieuses. »

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  • Chine : un évêque clandestin libéré

    Mgr John Peng Weizhao, évêque « clandestin » de Yujiang, a été remis en liberté le 14 novembre.

    Citée par Ucanews, une source proche de l’évêque précise que Mgr Peng « est désormais relativement libre », qu’il « peut accomplir son ministère sacerdotal mais pas son ministère épiscopal ». En clair, les autorités, qui le détenaient au secret depuis six mois, le préfèrent aujourd’hui libre mais refusent toujours qu’il exerce son autorité en tant qu’évêque de Yujiang.

    Mgr John Peng Weizhao avait été nommé évêque de Yujiang en avril dernier. Il avait été arrêté le 30 mai, avant même que les fidèles apprennent sa nomination.

    Pour l’Eglise « officielle » le diocèse de Yujiang n’existe plus depuis 1985, quand les cinq diocèses de la région ont été regroupés en un seul, le diocèse de Nanchang.

    (Eglises d'Asie)

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  • Asia Bibi : ce que disent les juges

    Le 16 octobre dernier, la « Haute Cour » de Lahore a confirmé la condamnation à mort d’Asia Bibi pour « blasphème envers le Prophète ».

    Le texte écrit du jugement date du 5 novembre et a été envoyé à la Cour suprême le 6. Les juges Muhammad Anwaarul Haq et Syed Shahbaz Ali Rizvi ont rendu public ce texte (oui il est en anglais, qui est langue officielle et langue de l’administration), à la fin duquel ils déclarent qu’ils le font parvenir aussi au gouvernement, car ils considèrent que la loi sur le blasphème doit être modifiée.

    A lire ce jugement, il semble que la « Haute Cour » de Lahore soit davantage une cour de cassation qu’une cour d’appel. En effet elle ne réexamine pas les faits, elle examine seulement le jugement de première instance. Pour conclure, comme on le sait hélas, que ce jugement est inattaquable en l’état actuel des lois du Pakistan.

    La première chose que l’on constate est que les juges sont d’une très grande sévérité pour les avocats d’Asia Bibi au cours du procès en première instance. A propos du premier témoin à charge (l’une des deux femmes qui l’ont accusée de blasphème), ils déclarent trouver « stupéfiant » que les avocats n’aient mené aucun contre-interrogatoire du témoin. Et après avoir évoqué le second témoin, ils ajoutent qu’ils ont été « surpris que pas la moindre suggestion n’ait été faite pour réfuter cette partie de sa déclaration ».

    On sait que le principal avocat d’Asia Bibi avait déjà déclaré qu’il n’avait pas contesté les témoignages parce qu’en reprenant les propos allégués il se serait rendu lui-même coupable de « blasphème ».

    La cour conclut : « Il apparaît que la défense n’a pas défendu son affaire avec le sérieux requis, en ce que l’aspect le plus important de la poursuite est resté non réfuté. »

    Or, c’est un principe constant et entériné par la Cour suprême que si un fait n’est pas sujet à contre-interrogatoire il est considéré comme admis.

    Et ce blasphème ne peut être puni que par la peine de mort depuis que le Tribunal fédéral de la charia, en 1991, a fait supprimer la peine de prison à vie comme étant « contraire aux enseignements de l’islam tels qu’ils sont prescrits dans le Saint Coran et la Sunna par le Saint Prophète ».

    Mais si les juges attirent l’attention du gouvernement, c’est sur un autre aspect de la question. Dont ils ont conscience depuis la manœuvre d’un des avocats d’Asia Bibi, qui avait tenté de faire déférer sa cliente devant un… tribunal islamique puisque la justice civile paraissait paralysée. Or cet avocat avait découvert que pour le crime de blasphème, qui ne peut être puni que par la peine de mort, le tribunal de la charia doit acquérir la certitude que le blasphème a réellement été commis. Et pour cela, notamment, il y a une procédure qui s’appelle tazkiyah al shuhud : le tribunal doit enquêter sur les témoins pour s’assurer de leur crédibilité, en examinant de façon précise leur piété, leur droiture et leur intégrité.

    Les juges ne le disent pas, mais cela est évident au Pakistan : si les tribunaux de l’Etat appliquaient cette disposition, la condamnation à mort de Sawan Masih, en mars dernier, n’aurait pas été possible, puisque son accusateur était manifestement ivre.

    Les juges pointent donc du doigt ce qui apparaît comme une faille dans la procédure des tribunaux de l’Etat, et dans la loi elle-même.

    Et ce faisant ils donnent évidemment un argument à la Cour suprême qui soit statuer sur le sort d’Asia Bibi.

    La président du Conseil des oulémas du Pakistan, Hafiz Tahir Ashrafi, défenseur acharné des lois sur le blasphème, s’est déclaré favorable à cette demande, car « dans tous les cas la preuve doit répondre aux normes prescrites dans la jurisprudence islamique »… Mais Ghulam Mustafa Chaudhry, conseil des accusatrices d’Asia Bibi, et président du mouvement d’avocats « Irrévocabilité de la Prophétie », a déclaré que « les lois anti-blasphème sont parfaitement bonnes, il n’y a aucune nécessité d’y introduire une modification de procédure. Ou alors il faut aussi nommer les juges selon les critères de l’islam. D’ailleurs la société tout entière doit fonctionner selon les principes islamiques, et ne pas chercher à grappiller des lois qui conviennent aux intérêts de certains »…

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  • Bravo Mgr Conley

    Mgr James Conlay, évêque de Lincoln dans le Nebraska, a publié dans son journal diocésain un article dans lequel il explique les raisons de célébrer la messe ad orientem, déclare que les prêtres de la cathédrale célébreront ad orientem les dimanches de l’Avent, et que lui-même célébrera ad orientem la messe de minuit. Il saisit l’occasion de l’Avent pour expliquer la symbolique de l’assemblée et du pasteur tous tournés vers le crucifix, vers l’autel, vers l’Orient d’où vient le Seigneur.

    Sa cathédrale est la cathédrale du Christ ressuscité, en anglais « the risen Christ » : le Christ qui s’est levé, Oriens.

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  • Saint Félix de Valois

    Deus, qui beatum Felicem Confessorem tuum ex eremo ad munus redimendi captivos coelitus vocare dignatus es: praesta, quaesumus; ut per gratiam tuam ex peccatorum nostrorum captivitate, ejus intercessione liberati, ad coelestem patriam perducamur. Per Dominum nostrum Jesum Christum…

    O Dieu, qui, par une inspiration céleste, avez daigné appeler votre bienheureux confesseur Félix, de la solitude du désert à l’œuvre du rachat des captifs ; faites, s’il vous plaît, que son intercession nous obtienne de vous la grâce d’être délivrés de l’esclavage de nos péchés, et de parvenir à la patrie céleste.

    Voir ma note de l’an dernier sur ce saint qui n’existe pas mais qui continue d’être fécond et a même encore donné son nom à une paroisse 27 ans après sa suppression du calendrier pour non-existence. Je donnais alors le lien vers le site des Trinitaires de Cerfroid. Il paraît être en sommeil, mais il y a aussi, notamment, un blog.

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  • Allah sans fin

    A l’issue, pensait-on, d’un très long parcours judiciaire, l’évêché de Kuala Lumpur avait perdu en appel : perdu le droit d’appeler Dieu « Allah » dans son hebdomadaire en langue malaise, les organisations musulmanes ayant réussi à faire admettre cette absurdité que seuls les musulmans peuvent appeler Dieu « Allah ».

    Mais il y a un « troisième degré » de juridiction. L’archevêché a déposé un recours le 9 septembre, et la « Cour fédérale de Malaisie » a fixé au 21 janvier prochain la première audience.

    Selon l’équipe d’avocats, le recours se fonde sur les articles de la Constitution qui garantit la liberté religieuse et la protection des droits des minorités.

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  • Evidemment

    Voyant le titre suivant (comme une citation entre guillemets) dans une série de titres de dépêches et d’articles, je me suis demandé qui pouvait dire une ânerie pareille :

    « Le discours de l’EI ne peut prendre que chez ceux qui n’ont aucune culture musulmane ».

    Je suis donc allé voir de plus près. Il s’agit d’un article du Monde. D’une interview… d’un professeur de Sciences Po.

    Dont Wikipedia nous affirme qu’il est un « spécialiste de l’islam contemporain ». Bien sûr.

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  • Les futures lordesses évêquesses

    Je croyais que c’était fini, mais non. Pour aller jusqu’au bout de leur délire, les anglicans y mettent les formes. Il n’a pas suffi que les trois collèges du synode général votent à la majorité des deux tiers en faveur de l’ordination épiscopale des femmes, en juillet dernier, puis que le Parlement vote dans le même sens, et que la reine ratifie la chose. Il fallait encore un vote à main levée du synode général, ce qui a eu lieu lundi. Il y a eu une trentaine de votes contre, sur environ 480 présents. On remarque que le 14 juillet il y avait eu 72 opposants. Bref, l’opposition (qui plus est divisée entre évangéliques conservateurs et anglo-catholiques) est devenue ultra-minoritaire.

    Justin Welby, retraité de l’industrie pétrolière (et qui a comme hobby d'être primat de son club anglican), a dit qu’il avait écrit au Premier ministre David Cameron pour lui demander une loi qui permette de faire en sorte qu’une évêquesse puisse intégrer la chambre des lords dès qu’elle sera choisie.

    Normalement les évêques doivent faire la queue (en dehors de ceux de Canterbury, York, Winchester, Durham et Londres qui sont lords d’office) pour devenir l’un des 26 membres ecclésiastiques de la chambre des lords. Mais Justin veut un passe-droit légal pour que des femmes puissent le devenir rapidement. La loi pourrait être votée vers Noël et entrer en application à Pâques…

    Il y a aujourd’hui neuf sièges vacants. Donc neuf évêquesses potentielles. Le retraité de l’industrie pétrolière prédit que d’ici 15 ans la moitié des prétendus évêques de sa prétendue Eglise d’Angleterre seront des femmes. (Sans se demander s’il y aura encore des fidèles.)

    Toutefois, si la première lordesse évêquesse n’est pas une lesbienne noire mariée (éventuellement divorcée), il me semble qu’il subsistera un soupçon de discrimination dans l’Eglise d’Angleterre.

    Or, s’il y a une femme noire qui pourrait postuler, Rose Hudson-Wilkin, qui est la première femme noire aumônière de la Chambre des communes, elle n’est pas lesbienne puisqu’elle est mariée à monsieur Wilkin, qui est quant à lui aumônier de prison. En outre, alors qu’elle est en bonne place sur toutes les listes de futures évêquesses, elle a déjà dit que ce n’était pas du tout son ambition, et que « s’il y en a qui passent leur temps à mourir d’envie d’être évêques, eh bien elles doivent avoir de très tristes vies… »

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  • Sainte Elisabeth de Hongrie

    A l’âge de 18 ans, Ludovic, après la mort de son père, commença à régner sur la Thuringe. Mais Elisabeth devint l’objet de critiques voilées, car sa façon de se comporter ne correspondait pas à la vie de la cour. Ainsi, la célébration du mariage se déroula elle aussi sans faste, et les dépenses pour le banquet furent en partie dévolues aux pauvres. Dans sa profonde sensibilité, Elisabeth voyait les contradictions entre la foi professée et la pratique chrétienne. Elle ne supportait pas les compromis. Un jour, en entrant dans l’église en la fête de l’Assomption, elle enleva sa couronne, la déposa devant la croix et demeura prostrée au sol, le visage couvert. Lorsque sa belle-mère lui reprocha son geste, elle répondit: «Comment moi, misérable créature, puis-je continuer de porter une couronne de dignité terrestre, lorsque je vois mon Roi Jésus Christ couronné d’épines?». Elle se comportait devant Dieu comme envers ses sujets. Dans les Dépositions des quatre demoiselles de compagnie, nous trouvons ce témoignage: «Elle ne consommait aucune nourriture sans s’assurer auparavant qu’elle provenait des propriétés et des biens légitimes de son époux. Tout en s’abstenant des biens procurés de façon illicite, elle se prodiguait pour dédommager ceux qui avaient subi une violence» (nn. 25 et 37). Un véritable exemple pour tous ceux qui occupent des rôles de guide: l’exercice de l’autorité, à tous les niveaux, doit être vécu comme un service à la justice et à la charité, dans la recherche constante du bien commun.

    Elisabeth pratiquait assidûment les œuvres de miséricorde: elle donnait à boire et à manger à ceux qui frappaient à sa porte, elle procurait des vêtements, elle payait les dettes, elle prenait soin des malades et enterrait les morts. En descendant de son château, elle se rendait souvent avec ses servantes dans les maisons des pauvres, apportant du pain, de la viande, de la farine et d’autres aliments. Elle remettait la nourriture personnellement et contrôlait avec attention les vêtements et les lits des pauvres. Ce comportement fut rapporté à son mari, qui non seulement n’en fut pas ennuyé, mais qui répondit aux accusateurs: «Tant qu’elle ne vend pas le château, j’en suis content!». C’est dans ce contexte que se situe le miracle du pain transformé en roses: alors qu’Elisabeth marchait sur la route avec son tablier rempli de pain pour les pauvres, elle rencontra son mari qui lui demanda ce qu’elle portait. Elle ouvrit son tablier et, au lieu du pain, apparurent des roses magnifiques. Ce symbole de charité est présent de nombreuses fois dans les représentations de sainte Elisabeth.

    Son mariage fut profondément heureux: Elisabeth aidait son mari à élever ses qualités humaines à un niveau surnaturel, et lui, en échange, protégeait sa femme dans sa générosité envers les pauvres et dans ses pratiques religieuses. Toujours plus admiratif en raison de la foi profonde de son épouse, Ludovic, se référant à son attention envers les pauvres, lui dit: «Chère Elisabeth, c’est le Christ que tu as lavé, nourri et dont tu as pris soin». Un témoignage clair de la façon dont la foi et l’amour envers Dieu et envers le prochain renforcent la vie familiale et rendent l’union matrimoniale encore plus profonde.

    Benoît XVI

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  • Pakistan : des familles chrétiennes chassées de leur village

    Eglises d’Asie :

    Toutes les familles chrétiennes d'un village du district de Sahiwal ont été contraintes à abandonner leurs maisons, sous la menace des musulmans qui reprochait à l’un d’entre eux d’avoir épousé une jeune fille de leur communauté.

    « Ils se sont mariés en octobre dernier, rapporte Abid Masih, un ami du couple, au Press Trust of India du 13 novembre. [Dès qu’ils ont appris la nouvelle], les musulmans du village nous ont ordonné de « rendre la fille » ou de devoir en subir les conséquences. »

    Les nouveaux mariés n’habitent pourtant pas le village d’où la jeune femme, Rukhsana Kausar, âgée d’une vingtaine d’années, est originaire, mais se sont installés dans un autre district, celui de Khanewal où vivait déjà le jeune chrétien Shahab Masih. Les deux futurs époux s’étaient rencontrés et fréquentés dans le village de Sahiwal, où Shahab venait régulièrement voir ses parents.

    Mais à la nouvelle du mariage entre les deux jeunes gens, c’est à la famille de Shahab et aux autres foyers chrétiens du village, que les musulmans de Sahiwal s’en sont pris, exigeant le retour immédiat de la jeune fille, selon la loi islamique qui interdit à une femme musulmane d’épouser un homme d’une autre religion.

    « Nous leur avons dit que Shahab vivait maintenant à Khanewal avec sa femme, et que ce serait mieux d’aller en discuter avec lui sur place, mais en vain », explique encore Abid. Le père de la jeune musulmane, Jamil Hussain, a alors porté plainte pour enlèvement auprès de la police de Shahkot, accusant Shahab et deux autres membres de sa famille, tandis que l’ensemble de la communauté musulmane menaçait de tuer les parents de Shahab et tous les chrétiens du village.

    Craignant pour leur vie, et n’ayant reçu aucune aide de la police qu’elles avaient pourtant sollicitée, les neuf familles chrétiennes résidant à Sahiwal, soit 25 personnes, ont finalement dû fuir, en abandonnant leurs maisons et leurs commerces.

    C'est la troisième fois en quelques semaines que des familles chrétiennes au Pendjab sont contraintes par les musulmans à quitter leur village. Les cas précédents se sont produits dans les districts de Sargodha et de Narowal.

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  • Une grande honte française

    Le 26 novembre prochain sera votée une résolution réaffirmant le « droit fondamental » à l’avortement. La proposition, a souligné le Salon Beige, est signée par tous les chefs de groupes de l’Assemblée nationale.

    Gènéthique publie le texte de cette proposition.

    On constate que dans les attendus, les textes de la Convention des Nations Unies de 1979, de la Conférence du Caire de 1994 et de celle de Pékin de 1995 sont interprétés comme étant des justifications d’un droit à l’avortement, ce qui est tout simplement un mensonge. (A la conférence du Caire, l’avortement fut même explicitement exclu.)

    On constate surtout le terrible mensonge du « rappel » que « le droit universel des femmes à disposer librement de leurs corps est une condition indispensable pour la construction de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, et d’une société de progrès ».

    Oui, les femmes ont le droit de disposer, dans certaines limites, comme les hommes, de leurs corps. Mais elles n’ont pas le droit de disposer du corps des autres. Or le fœtus n’est pas leur corps, c’est le corps d’un autre être vivant, d’une autre personne humaine.

    C’est pourquoi l’avortement, qui n’est reconnu par aucun texte international, est et restera un meurtre.

    C’est pourquoi cette résolution sera une honte pour la France, et d’autant plus odieuse qu’elle aura été votée par une immense majorité (l’unanimité ?) de la représentation nationale.

    Eh bien non, ces gens-là ne me représentent pas.

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  • Dédicace des basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul

    « Pour célébrer les saints Apôtres, dit malicieusement L’Année liturgique, il nous plaît d’emprunter aux bibliothèques de nos frères séparés d’Angleterre cette Séquence que la vénérable Église d’York chantait encore, il y a quatre siècles, en leur honneur. »

    In sollemni memoria
    Apostolorum principis,
    Piæ laudis harmonia
    Lætis resonet canticis.

    En cette mémoire solennelle du Prince des Apôtres, que l’harmonie de notre louange, inspirée par l’amour, se fasse jour en cantiques joyeux.

    Veneremur simul pari
    Dignum laude venerari
    Apostolum gentium;
    Ut quos amor vita junxit,
    Nec mors ipsa post disjunxit
    Jungat et præconium.

    Avec lui vénérons, digne comme lui de nos chants, l’Apôtre des nations ; ainsi la louange réunira ceux que l’amour unit dans la vie et que la mort elle-même n’a pu séparer.

    Horum laus est quod destructa
    Romanæ potentiæ idolatria,
    Jam fundata et firmata
    Ibidem orbem gubernat Ecclesia.

    Leur louange, c’est que dans Rome, siège de l’empire, ils renversèrent l’idolâtrie ; que dans cette Rome, l’Église fondée et soutenue par eux gouverne l’univers.

    Fide Petri fundamentum
    Pauli tenet firmamentum
    Dogmate Ecclesia;
    Clavis huic potentiæ,
    Illi cessit scientiæ
    Juncta ad officia.

    Le fondement de l’Église, c’est la foi de Pierre, comme la doctrine de Paul en est le soutien ; au premier la clef signifiant la puissance, au second celle qui ouvre les horizons de la science : toutes deux concourent à l’œuvre commune.

    Petro namque sub pastore
    Gratulatur et rectore
    Inter fluctus sæculi;
    Pauli viget ex doctrina,
    Vitæ sumpta medicina
    Grex fidelis populi.

    Car c’est ainsi que le troupeau, que le peuple fidèle se félicite, au milieu des tempêtes de cette vie, d’avoir en Pierre un pasteur et un guide ; tandis que Paul par ses enseignements le fortifie, l’anime et le guérit dans ses maux.

    Iste verbo instruit,
    Ille cœlum aperit
    Verbo vitæ credulis,
    Et quod unus prædicat
    Alter verum comprobat
    Crebris hoc miraculis.

    L’un répand la parole de vie, l’autre aux croyants de cette parole ouvre les cieux ; ce que l’un prêche, l’autre en montre la vérité par des miracles sans nombre.

    Hic Judæos, ille gentes
    Viam vitæ nescientes
    Ad salutem convocat;
    Ambo præsunt convocatis,
    Ambo certant desolatis,
    Hostis ne prevaleat.

    Ils appellent au salut, celui-ci les Juifs, celui-là les nations ignorantes du chemin de la vie ; tous deux dirigent les appelés, tous deux combattent pour eux, repoussant l’assaut de l’ennemi,

    Contra summæ potentiæ
    Consurgunt imperium,
    Unus crucis, alter ensis
    Perpessus supplicium.

    Ne craignant pas de faire face à la force toute-puissante de l’empire, encourant l’un le supplice de la croix, l’autre celui du glaive.

    Sicque una urbe mortem
    Una die passi, sortem
    Ad justorum transmeant;
    Qui malorum nos exsortes
    Sua prece et consortes
    Beatorum faciant. Amen.

    En la même ville, en un même jour, ils souffrent la mort et passent aux cieux où sont récompensés les justes. Puissent-ils, priant pour nous, nous préserver de tout mal, et nous amener à partager leur bienheureux sort. Amen.

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  • Le Royaume Uni face à l’eurozone

    Ce que Open Europe a retenu d’un texte de David Cameron publié dans le Guardian :

    « L’eurozone vacille au bord d’une possible troisième récession… En revanche, il y a une croissance de l’économie britannique… (avec) une hausse de l’emploi de 1,75 million sur quatre ans : davantage que dans tout le reste de l’UE. »

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  • Chine : l’athéisme vacille et menace

    Il y a eu récemment plusieurs salves de critiques officielles ou officieuses, émanant de cercles du pouvoir chinois, sur les responsables qui ne respectent pas l’athéisme. Il semble que la question inquiète sérieusement le pouvoir depuis l’affaire des enlèvements de croix sur les églises pour raison « d’urbanisme ». Il est en effet apparu que parmi les protestataires il y avait nombre de membres du parti, et qui ne protestaient pas seulement par solidarité avec les chrétiens…

    Le Comité central pour l’inspection disciplinaire du parti a lui-même dénoncé l’appartenance religieuse de nombreux membres du parti, suite à sa seconde tournée d’inspection de cette année, admettant pour la première fois qu’il y avait des chrétiens et des bouddhistes dans le parti.

    Le président de la Commission pour les Affaires religieuses et ethniques de la Conférence politique consultative du peuple chinois (sic), Zhu Weiqun, a publié vendredi dernier un éditorial dans le Global Times (version internationale du Quotidien du peuple) rappelant fermement : « Les membres du parti communiste ne peuvent suivre aucune religion. C’est l’important principe idéologique et organisationnel qui est tenu depuis la fondation du parti. Il n’y a aucun doute à ce sujet. »

    Zhu Weiqun se pique de faire de l’histoire. Il écrit notamment :

    « Si une société était d’autant plus morale que sa religion est plus forte, alors le moyen âge en Europe, sous l’influence du Vatican, aurait été l’âge d’or de la moralité humaine, et il n’y aurait pas eu besoin de la Renaissance. » Sic.

    D’autre part, à propos des universitaires qui demandent la liberté religieuse, il résout ainsi le problème : « Ce sont des gens qui se sont convertis au christianisme depuis longtemps. »

    Le léninisme à la sauce chinoise, c’est quand même curieux.

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