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Le blog d'Yves Daoudal - Page 5

  • Le Très Saint Nom de Jésus

    Introït :

    In nómine Iesu omne genu flectátur, cæléstium, terréstrium et infernórum : et omnis lingua confiteátur, quia Dóminus Iesus Christus in glória est Dei Patris.

    Qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et dans les enfers ; et que toute langue proclame que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père.

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    Par la schola Ereski de Saint-Sébastien (Donosti en basque) :

  • Octave de la Nativité

    Allelúia, allelúia. Multifárie olim Deus loquens pátribus in Prophétis, novíssime diébus istis locútus est nobis in Fílio. Allelúia.

    Allelúia, allelúia. Après avoir, à plusieurs reprises et en diverses manières, parlé autrefois à nos pères par les Prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils. Alléluia.

    L’alléluia (dont le verset est la première phrase de l’épître aux Hébreux) est la seule pièce qui ne soit pas reprise de la messe du jour de Noël.

    Voici ce qu’en dit dom Ludovic Baron :

    Comme toutes les mélodies du VIIe mode, elle est caractérisée par de grand intervalles, par sa teneur élevée sur la dominante, par la variété de ses rythmes, la grâce de son mouvement, l’élan qui l’emporte jusqu’aux limites du mode et au-delà, et surtout par l’admirable composition de ses phrases qui s’allongent, au gré de l’inspiration sans qu’on ait jamais l’impression de l’effort, de l’excès ou du forcé. Elle est un chef-d’œuvre de mélodie libre dans le genre improvisation. Tout cela, qui lui donne une vie intense, contribue très heureusement à exprimer l’attitude de l’âme qui se laisse aller toute à la joie. Tous les mots en sont imprégnés. Quelques-uns, caractéristiques, le sont plus que d’autres : Déus, prophétis, diébus istis et nobis surtout. Filio suo n’est qu’une réplique de l’Alleluia, mais, placé soudain dans le grave, il évoque admirablement la reconnaissance émue de l’âme devant l’amour du Père, qui est allé jusqu’à nous donner son Fils.

    Et le voici par les maîtres de chœur réunis à Fontevraud l’été 1990 sous la direction de dom Louis Le Feuvre :

     
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    • Les subimes antiennes du jour, ici.

  • La suppression de la commission Ecclesia Dei

    Une rumeur insistante évoque la suppression de la commission Ecclesia Dei par François. Ce serait, ou plutôt ce sera, une catastrophe pour les communautés régies par cette commission, car elles seront impitoyablement détruites par François au moindre prétexte. Comme on l’a vu et on le voit détruire les communautés d’esprit traditionnel qui ne bénéficient pas de la protection de la commission. Et après la suppresssion de la commission viendra la suppression de Summorum Pontificum... et le retour à la persécution de Paul VI... Marco Tosatti a écrit un article sur ce qu’il sait ou croit savoir de la question. Une de mes lectrices vient de le traduire et de me l’envoyer. Le voici.

    Le motu proprio qui signe la fin d’Ecclesia Dei en tant que Commission indépendante, et son intégration comme un simple bureau au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi est prêt, signé par le pontife, et aurait dû être publié jeudi dernier. Nous ignorons les raisons pour lesquelles le document n'a pas encore été publié.

    C'est un texte de style juridique, plutôt court, dans lequel il est dit que l'urgence pastorale liée à la célébration de Vetus Ordo, et qui a conduit il y a trente ans à la création de la Commission Ecclesia Dei est venu à cesser, et par conséquent aussi, la Commission dans sa forme actuelle n'a plus de raison d'exister.

    Rappelons-nous que le motu proprio de Jean-Paul II, du 2 juillet 1988, est né en réaction à la consécration de quatre évêques par Mgr Marcel Lefebvre. Certains de ses pouvoirs et fonctions ont été modifiés par Benoît XVI en 2009. Le document de Jean-Paul II donnait à la Commission le droit d’ « accorder à toute personne le demandant, l'utilisation du Missel romain selon l'édition typique en vigueur en 1962, et ceci selon les règles déjà proposées par la Commission des cardinaux » institué à cet effet « en décembre 1986 après avoir informé l'évêque diocésain ».

    En outre, la Commission a été le dernier recours pour les fidèles qui ont demandé la célébration de la Messe selon la forme extraordinaire, et n'ont pas eu une réponse positive soit de leur pasteur ou de leur évêque.

    En outre, à la suite du motu proprio Summorum Pontificum du Pape Benoît XVI (2007), la Commission veille à son application étudie les mises à jour possibles dont les textes liturgiques de 1962 ont besoin: par exemple la présence de nouveaux Saints dans le calendrier. Nous devons maintenant voir combien, et lesquels de ces pouvoirs peuvent continuer à être exercés par ce qui sera le nouveau "bureau" Ecclesia Dei au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi; et dont le dernier référent, évidemment, ne sera plus le Secrétaire responsable, comme auparavant, mais le préfet à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

    Et il y a un doute plus que légitime dans la déclaration initiale qui stipule que l'urgence pastorale liée au Vetus Ordo serait terminée. À une époque où, lors de l'Assemblée de la Conférence épiscopale italienne, des voix d'évêques et de spécialistes refusent la validité juridique du motu proprio "Summorum Pontificum" de Benoît XVI, et au moment où des évêques contrarient directement ou de manière sournoise la célébration de la messe selon le Vetus Ordo, dire que cette urgence pastorale n'existe pas, peut apparaître un peu risqué.

  • Mystère au Vatican

    Il y a deux ans, l’Américain Greg Burke était nommé en fanfare et sous les acclamations de la franciscosphère directeur de la Salle de presse du Saint-Siège. Le pape avait trouvé la perle rare, le top du top de la communication.

    Ce 31 décembre, alors que tout le monde pense à autre chose, Greg Burke, et la directrice adjointe Paloma Garcia Ovejero, « démissionnent » de leurs fonctions. Démissions « acceptées » par François. Qui a nommé directeur par intérim Alessandro Gisotti, le coordinateur des réseaux sociaux du dicastère pour la communication.

    Le préfet du dit dicastère, Paolo Ruffini, remercie Greg Burke et Paloma Garcia Ovejero et respecte leur « libre choix » de se retirer.

    Libre choix, de tous les deux, en même temps ?

    Greg Burke a publié trois tweets qui n’en apprennent pas davantage :

    - Paloma et moi avons démissionné, avec effet le 1er janvier. Dans ce temps de transition dans la communication du Vatican, nous pensons qu’il est mieux que le Saint-Père soit complètement libre de rassembler une nouvelle équipe.

    - J’ai rejoint le Vatican en 2012. L’expérience a été fascinante, c’est le moins qu’on puisse dire. Merci Pape François. Un abrazo muy fuerte. [traduction Google : « Un gros câlin ».]

    - Nouvelle année, nouvelles aventures.

    Paloma n’a publié qu’un tweet :

    - Fin d’une étape. Merci, Saint-Père, pour ces deux ans et demi ! Merci Greg pour ta confiance, ta patience et ton exemple.

    On en saura peut-être un peu plus « après les fêtes »…

    D'autre part, j'avoue être quelque peu décontenancé par la bannière du compte Twitter de Greg Burke. C'est le pape en action de grâces devant l'Eglise en ruines ?

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  • 7e jour dans l’octave de la Nativité

    Séquence du bienheureux Notker (840-912), abbaye de Saint-Gall. Traduction de dom Guéranger.

    Eia, recolamus
    Laudibus piis digna
    Hujus diei carmina,
    In qua nobis lux oritur
    Gratissima.

    Oui, reprenons nos cantiques pieux, et qu’ils soient dignes de ce jour où sur nous se lève la plus chère lumière.

    Noctis inter nebulosa,
    Pereunt nostri criminis
    Umbracula.

    Au milieu des ténèbres de la nuit, s’effacent les ombres de nos péchés.

    Hodie saeculo Maris Stella
    Est enixa
    Novae salutis gaudia.

    Aujourd’hui, l’Étoile de la mer enfante au monde les joies d’un salut nouveau :

    Quem tremunt barathra,
    Mors cruenta pavet ipsa,
    A quo peribit mortua.

    Celui qui fait frémir l’enfer qui frappe de terreur l’affreuse mort ; car elle doit périr sous ses coups.

    Gemit capta
    Pestis antiqua
    Coluber lividus perdit spolia.

    L’antique peste gémit captive ; le dragon livide a perdu ses dépouilles.

    Homo lapsus,
    Ovis abducta,
    Revocatur ad aeterna
    Gaudia.

    L’homme tombé, brebis égarée, est ramené aux joies éternelles.

    Gaudent in hoc die agmina
    Angelorum caelestia,
    Quia erat drachma décima
    Perdita,
    Et est inventa.

     Jour d’allégresse pour les célestes bataillons des Anges ;  Car elle était perdue, la dixième drachme, et la voilà retrouvée.

    O proles Nimium beata,
    Qua redempta
    Est natura.
    Deus, qui creavit omnia,
    Nascitur ex femina.

    O heureux Enfant ! qui rachètes la nature humaine ! Le Dieu qui a tout créé, prend naissance de la femme.

    Mirabilis natura,
    Mirifice induta,
    Assumens quod non erat,
    Manens quod erat.

    Sa nature admirable se revêt de chair par un merveilleux prodige ; elle prend ce qu’elle n’était pas ; elle demeure ce qu’elle était.

    Induitur natura
    Divinitas humana :
    Quis audivit talia,
    Dic, rogo, facta ?

    La divinité se couvre de la nature humaine ; dites-moi si jamais vous ouïtes un tel prodige.

    Quaerere venerat
    Pastor pius quod perierat
    Induit galeam,
    Certat ut miles armatura.

    Le bon Pasteur venait chercher ce qui avait péri. Il prend le casque, il combat armé comme un soldat.

    Prostratus
    In sua propria
    Ruit hostis spicula.

    Terrassé, l’ennemi tombe sur son propre dard.

    Auferuntur tela
    In quibus fidebat,
    Divisa sunt illius spolia,
    Capta praeda sua.

    On lui arrache ses armes dans lesquelles il se confiait ; ses dépouilles sont livrées en partage, sa proie lui est ravie.

    Christi pugna
    Fortissima
    Salus nostra est vera,

    C’est la forte bataille du Christ, c’est notre salut véritable,

    Qui nos suam
    Ad patriam
    Duxit post victoriam.

    Du Christ qui, après sa victoire, nous mène en sa patrie :

    In qua sibi laus est
    Aeterna. Amen.

    Là soit à lui louange éternelle. Amen.

  • Dimanche dans l’octave de la Nativité

    Le graduel de la messe a comme particularité d’une part de ne pas être un centon, d’autre part d’avoir le verset de même forme que la première partie : une phrase dans la région supérieure du mode (et qui fait davantage penser à un deuxième mode), qui se termine les deux fois par la même formule, et en fait trois fois parce qu’elle est doublée dans le verset (hominum, bonum, regi), et une phrase dans la région médium et grave qui se termine également les deux fois par la même formule (tuis, scribentis).

    Speciósus forma præ filiis hóminum : diffúsa est gratia in lábiis tuis. ℣. Eructávit cor meum verbum bonum, dico ego ópera mea Regi : lingua mea cálamus scribæ, velóciter scribéntis.

    Tu surpasses en beauté les enfants des hommes ; la grâce est répandue sur tes lèvres. Mon cœur a roté une belle parole ; je dédie mes œuvres au roi. Ma langue est le roseau d'un scribe qui écrit très vite. (Psaume 44)

  • 5e jour dans l’octave de la Nativité

    Puisque ce jour tombe cette année un samedi, voici pour saluer la Mère de l’Enfant divin l’Alma Redemptoris Mater, dans son ton solennel, par les moines de l’abbaye de Beuron, en 1952.


    podcast

    Alma Redemptóris Mater,
    quæ pérvia caeli porta manes,
    Et stella maris,
    succúrre cadénti
    súrgere qui curat pópulo :
    Tu quæ genuísti, natúra miránte,
    tuum sanctum Genitórem :
    Virgo prius ac postérius,
    Gabriélis ab ore
    sumens illud Ave,
    peccatórum miserére.

    Sainte mère du Rédempteur,
    qui demeure la porte ouverte du Ciel,
    et l’étoile de la mer,
    porte secours au peuple qui tombe
    et cherche à se relever :
    Toi qui a engendré, à l’étonnement de la nature,
    ton saint Créateur,
    vierge avant et après,
    et, de la bouche de Gabriel,
    recevant cette salutation,
    aie pitié des pécheurs.

    Et le beau motet de Tomas Luis de Victoria, par l’ensemble Plus ultra, mis en ligne avec des tableaux de l’époque (Antolínez, Murillo, Yáñez, Juan de Juanes).

  • Les Saints Innocents

    Antienne de communion

     

    Vox in Rama audíta est, plorátus, et ululátus : Rachel plorans fílios suos, et nóluit consolári, quia non sunt.

    Une voix a été entendue en Rama, des plaintes et des cris lamentables : Rachel pleurant ses enfants, et elle n’a pas voulu être consolée, parce qu’ils ne sont plus.

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    Genèse 35,16-20

    Après qu’il fut parti de ce lieu-là, Jacob vint au printemps sur le chemin qui mène à Ephrata, où Rachel étant en travail, et ayant grande peine à accoucher, elle se trouva en péril de sa vie. La sage-femme lui dit : Ne craignez point ; car vous aurez encore ce fils. Mais Rachel qui sentait que la violence de la douleur la faisait mourir, étant près d’expirer, nomma son fils Bénoni, c’est-à-dire, le fils de ma douleur ; et le père le nomma Benjamin, c’est-à-dire, le fils de la droite. Rachel mourut donc ; et elle fut ensevelie dans le chemin qui conduit à la ville d’Ephrata, appelée Bethléem. Jacob dressa un monument sur son sépulcre. C’est ce monument de Rachel que l’on voit encore aujourd’hui.

    Matthieu 2,16-18

    Alors Hérode voyant que les mages s’étaient moqués de lui, entra dans une grande colère ; et il envoya tuer dans Bethléem, et dans tout le pays d’alentour, tous les enfants âgés de deux ans et au-dessous, selon le temps dont il s’était enquis exactement des mages. On vit alors s’accomplir ce qui avait été dit par le prophète Jérémie : Une voix dans Rama a été entendue ; des cris de douleur et de lamentation : Rachel pleurant ses enfants, et elle n’a pas voulu être consolée, parce qu’ils ne sont plus.

    Jérémie Vulgate 31,15-16

    Voici ce que dit le Seigneur : Une voix de lamentation a été entendue sur une hauteur, deuil et pleur de Rachel pleurant ses enfants, et ne voulant pas en être consolée, parce qu’ils ne sont plus. Voici ce que dit le Seigneur : Que ta voix cesse ses gémissements, et tes yeux leurs larmes ; parce qu’il est une récompense à tes œuvres, dit le Seigneur, et ils reviendront de la terre de l’ennemi.

    Jérémie Septante 38

    Voici ce que dit le Seigneur : une voix dans Rama a été entendue, de chant funèbre et de pleur et de lamentation. Rachel pleurant n’a pas voulu être consolée à propos de ses enfants parce qu’ils ne sont plus. Voici ce que dit le Seigneur : Que s’arrêtent la voix de tes pleurs et les larmes de tes yeux, car il y a une récompense pour tes œuvres, et ils reviendront de la terre des ennemis.

  • Saint Jean

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    Saint Jean sur le retable de saint Thomas d’Aquin du couvent dominicain Saint-Thomas d’Avila. Œuvre de Pedro Berruguete, 1485.

    Vere dignum et justum est, aequum et salutare, nos tibi gratias agere. Pater omnipotens, beati Apostoli tui Joannis Evangelistae natalitia venerantes. Qui Domini nostri Jesu Christi Filii tui vocatione suscepta, terrenum respuit patrem, ut posset invenire coelestem: retia saeculi, quibus implicabatur, abjecit, ut aeternitatis dona mente libera sectaretur: nutantem fluctibus navem reliquit, ut in ecclesiasticae gubernationis tranquillitate consisteret: a piscium captione cessavit, ut animas mundanis gurgitibus immersas, calamo doctrinae salutaris abstraheret: destitit pelagi profundari mari, secretorum scrutator redditus divinorum. Eo usque procedens, ut et in coenae mysticae sacrosancto convivio in ipsius recumberet pectore Salvatoris; et eum in cruce Dominus constitutus, vicarium sui, Matri Virgini Filium subrogaret, et in principio Verbum, quod Deus erat apud Deum, prae caeteris ostenderet praedicandum.

    C’est une chose digne et juste, équitable et salutaire, de vous rendre grâces, Père tout-puissant, en ce jour où nous vénérons la naissance de votre bienheureux Apôtre, Jean l’Évangéliste. Ayant été appelé par notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, il laissa un père terrestre pour trouver un Père céleste. Il jeta loin de lui les filets du siècle dans lesquels il était embarrassé, pour rechercher d’un cœur affranchi les biens de l’éternité ; il abandonna sa barque agitée par les flots, pour goûter la tranquillité dans le gouvernement de l’Église ; il renonça à la pêche des poissons, pour retirer, par la ligne de la doctrine du salut, les âmes plongées dans les abîmes du monde ; il cessa de sonder les profondeurs de la mer, pour devenir le scrutateur des secrets divins. Il s’est élevé jusqu’à reposer sur la poitrine du Sauveur lui-même, au festin sacré de la Cène mystique. Le Seigneur, attaché à la Croix, le subrogea en sa place pour être le fils de la Vierge-Mère ; et Jean prêcha avec plus de lumière que les autres écrivains sacrés, le Verbe qui, au commencement, était Dieu en Dieu.

    Préface du sacramentaire léonien, traduction dom Guéranger.

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    Le portrait de saint Jean est le troisième en bas en partant de la gauche.

  • Découverte

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    Les autorités actuelles de Syrte en Libye annoncent avoir découvert dimanche les corps de 34 Ethiopiens et Erythréens chrétiens assassinés par l’Etat islamique en avril 2015. Une vidéo avait été réalisée et diffusée par les mêmes jihadistes qui avaient également assassiné les 21 coptes dont les corps ont été retrouvés en 2017 dans la même région. Cette découverte est également due à des confessions de jihadistes capturés lors de la prise de Syrte il y a deux ans.

    Les Ethiopiens et Erythréens avaient été divisés en deux groupes : on en voit 16 en combinaison noire tués par arme à feu, et 12 égorgés sur la plage.

    La vidéo avait provoqué des manifestations en Ethiopie et le gouvernement avait décrété trois jours de deuil. Mais par la suite il s’était montré très discret et peu enclin à rechercher les coupables, au contraire du gouvernement égyptien. La sinistre dictature érythréenne était restée muette.