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Le blog d'Yves Daoudal - Page 5

  • La phrase du jour

    Non seulement personne n’évoque plus l’inéluctable apocalypse dans laquelle allait s’autodétruire le Royaume-Uni, mais il y a maintenant des experts qui prévoient que le Brexit va être très bon pour les Anglais et mauvais… pour l’UE. Bernard Antony l’a lu dans Le Figaro :

    « N’en doutons pas : si les Britanniques s’en tirent trop bien, les Danois et les Suédois, dans quelques années, seront tentés de sortir eux aussi de l’Union Européenne. »

  • Reductio ad Hitlerum

    Aux dernières élections en Thuringe, la gauche radicale est arrivée en tête (31%). L’AfD a doublé son score, devenant le deuxième parti (23%) devant la CDU. Le petit parti libéral a obtenu cinq députés avec 5%.

    Hier avait lieu l’élection du président du Land. Et c’est le chef local des libéraux, Thomas Kemmerich, qui a été élu. Par les députés… de l’AfD, et la plupart de ceux de la CDU. C’est la première fois qu’un président est élu avec les voix de l’AfD.

    Les élus du SPD ont demandé des explications à Angela Merkel, menaçant de faire sauter la coalition. Angela Merkel a déclaré que cette élection était un acte impardonnable, et elle exige… une nouvelle élection. Le secrétaire général de la CDU, Paul Ziemiak, a accusé la CDU régionale d'avoir enfreint les règles édictées au plan national en mêlant leurs votes à ceux de « nazis ».

    Des manifestations ont éclaté en divers endroits pour dénoncer l’alliance des libéraux avec des « nazis ». Guy Verhofstadt a mis en parallèle sur Twitter la photo de la poignée de mains entre Thomas Kemmerich et le chef régional de l’AfD Björn Höcke et la photo de la poignée de mains entre Hindenburg et Hitler. Jacques Attali tonne que « des démocrates ont accepté le soutien d’un parti nazi pour prendre le pouvoir, (…) pas à Berlin en 1932 mais en Thuringe en 2020 ».

    Björn Höcke s'est félicité du « nouveau départ politique en Thuringe », espérant qu'il s'agisse d'un signal qui sera « remarqué » dans tout le pays. Le moins qu’on puisse dire est que c’est remarqué…

     

    Addendum

    Thomas Kemmerich a démissionné...

  • Vive Buttigieg !

    Peter Buttigieg a le vent en poupe. Inconnu il y a quelques mois, il vient d’obtenir le plus de délégués au caucus démocrate de l’Iowa, au coude à coude avec le vieux gauchiste Sanders.

    Une électrice de Buttigieg a appris après le scrutin que le fringant candidat à qui elle avait apporté son suffrage est un inverti notoire. Elle a demandé à changer son vote.

    On ne peut qu’espérer que Buttigieg devienne le candidat démocrate. Il est évident que l’Amérique profonde libérale ou de gauche ne votera pas comme un seul homme pour un homme qui vit ouvertement avec un homme ('sur la photo c'est celui qui est à droite).

    Screenshot_2020-02-06 Chasten Buttigieg Is Winning the 2020 Spouse Primary.png

  • Sans surprise

    Le Sénat américain a, comme prévu depuis le début de la comédie démocrate de destitution, acquitté Donald Trump.

    Les démocrates pensaient entacher l’image de Trump dans l’opinion. Ils ont obtenu l’effet inverse…

  • Saint Tite

    Comme un astre, saint Tite, tu fis route avec Paul, ce soleil. Clairement vous avez illuminé la terre et chassé l'obscurité. Sur l'île de Crète, Bienheureux, te couchant dans la mort, à tous tu laissas comme rayons divins tes peines et tes paroles sans déclin. Jouissant de leur clarté, pieusement nous te célébrons et te disons d'une même voix : Intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu'il accorde le pardon de leurs péchés à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.

    Liturgie byzantine, matines.

     

  • A la trappe…

    Ubu François a encore frappé, de toute la force de sa miséricorde. Cette fois, c’est Mgr Gänswein qui passe à la trappe. Coupable de crime de lèse-majesté pour avoir laissé paraître le livre de Benoît XVI et du cardinal Sarah sur le sacerdoce.

    Cela dit, on ne sait pas de quel côté est la plus grande hypocrisie.

    On se souvient que Mgr Gänswein avait affirmé que Benoît XVI, dont il est le secrétaire particulier, « n’avait approuvé aucun projet pour un livre à double signature, ni n’avait vu et autorisé la couverture ». Pas de bol, le cardinal Sarah publiait dans la foulée deux lettres de Benoît XVI qui disaient le contraire. Et on apprenait ensuite que c’était Mgr Gänswein qui avait donné à l’éditeur le bon à tirer du livre et de la couverture.

    Le site du Tagespost a annoncé tout à l’heure que le pape avait « suspendu le préfet de la Maison pontificale pour une durée indéterminée ».

    Le Tagespost disait avoir reçu cette confirmation du Vatican : « Le secrétaire particulier du pape émérite reste en fonction en tant que chef de la préfecture responsable de la procédure des audiences publiques du pape mais a été libéré de ses fonctions afin de pouvoir consacrer plus de temps à Benoît XVI. »

    Le titre du Tagepost était : « Le pape François suspend (beurlaubt) l’archevêque Gänswein. » Répercutant l’information, The Tablet a titré : Le pape congédie – renvoie, relève de ses fonctions (« dismisses ») Gänswein de son haut poste ».

    L’Associated Press a cherché à en savoir davantage. L’agence constate que la dernière fois qu’on a vu Mgr Gänswein à une audience publique de François, c’était le 15 janvier (le lendemain du pataquès sur le livre). Et à une audience privée, le 20 janvier. Depuis, il a disparu. Le Bureau de presse du Vatican nie qu’il ait été officiellement suspendu… Son absence est due « à une redistribution ordinaire des différents engagements et devoirs du préfet de la Maison pontificale ». Et de rappeler que Gänswein est aussi secrétaire personnel du pape émérite.

    Commentaire de l’Associated Press : cette déclaration suggère que le Saint-Siège cherche à trouver une façon élégante de justifier le renvoi officieux de Gänswein en disant qu’il consacre plus de temps à Benoît.

    Ah bon. Je ne vois pas ce qu’il y a d’élégant dans ces mensonges en cascade.

  • Sainte Agathe

    L’Alléluia de la messe chante un verset du psaume 118 illustrant l’intrépidité de la jeune Agathe face à ses juges.

    Allelúia, allelúia. Loquébar de testimóniis tuis in conspéctu regum, et non confundébar. Allelúia.

    Allelúia, allelúia.  Je parlais de vos préceptes devant les rois, et je n’étais pas confondue. Alléluia.

    Par les moines de Solesmes sous la direction de dom Jean Claire :

  • Orbán, le PPE et le souverainisme

    Le PPE devait décider hier du sort des députés européens du Fidesz, le parti de Viktor Orbán, suspendu depuis près d’un an. Le nouveau président du PPE, Donald Tusk, ne faisait pas mystère de sa volonté d’expulser le Fidesz. Dans son discours, il a souligné que la situation s’était encore détériorée depuis la suspension. Mais le PPE a perdu beaucoup de plumes aux dernières élections, et le parti du Premier ministre de la petite Hongrie… est l’un de ceux qui ont le plus de députés (13, contre 8 pour Les Républicains, par exemple). Il est donc plus urgent de sauver les meubles que l’idéologie. Malgré les objurgations de Tusk et des excités belges, il n’y a pas eu de majorité pour exclure le Fidesz. Lequel reste donc suspendu… pendant un an supplémentaire.

    Lundi soir, Viktor Orbán était à Rome, pour l’ouverture d’une « conférence nationale-conservatrice » intitulée « Dieu, honneur, patrie, le président Ronald Reagan, le pape Jean-Paul II, la liberté des nations », organisée par la Fondation (américaine) Edmund Burke, en collaboration avec divers « think tanks » conservateurs dont Nazione Futura, proche de la Ligue. Matteo Salvini était donc également prévu comme participant, avec le président du groupe ECR au PE Ryszard Legutko, le président de Vox Santiago Abascal, Marion Maréchal, Rod Dreher, Yoram Hazony (auteur de La vertu du nationalisme, récemment paru en italien), etc.

    On a appris hier soir que Matteo Salvini ne serait pas là. Aucune raison n’a été donnée. Certains persiflent que c’est parce que toutes les interventions sont en anglais…

    Viktor Orbán en a profité pour avoir hier un entretien avec le Premier ministre italien Giuseppe Conte, et pour déjeuner aujourd’hui avec Silvio Berlusconi.

  • Sainte Jeanne de Valois

    Le calendrier de 1960 donne toujours à fêter aujourd’hui saint André Corsini, qui ne doit cet honneur qu’à l’importance de sa famille à Florence et au Vatican. On ne saurait assurément mettre en doute sa sainteté, mais des dizaines (ou des centaines, espérons-le) de saints évêques n’ont pas leur fête au calendrier.

    Tout en bas du martyrologe de ce jour on lit : « A Bourges, en Aquitaine (sic), sainte Jeanne de Valois, Reine de Gaule, fondatrice de l’ordre de la très sainte Annonciation de la bienheureuse Vierge Marie, illustre par sa piété et sa singulière participation à la Croix, inscrite aux fastes des saintes par le pape Pie XII. »

    Louis XI fit épouser sa fille Jeanne à Louis d’Orléans. Lorsque Louis devint roi il s’empressa de faire décréter par Alexandre VI la nullité de son mariage, afin de se marier avec Anne de Bretagne pour annexer le duché à la France.

    Jeanne de Valois, un temps donc « Jeanne de France », puis duchesse de Berry, fonda la congrégation dite de l’Annonciade (sous les auspices d’Alexandre VI) à Bourges, où elle mourut en 1505.

    Jean-Jacques Boucher:

    Screenshot_2020-02-03 Jeanne de France.png

    Sa réputation de sainteté fut confirmée par de nombreux miracles après sa mort : 133 furent reconnus et notés, en vue de sa canonisation. Elle ne fut béatifiée que près de deux siècles et demi plus tard, en 1742 par Benoît XIV, et canonisée par Pie XII (p. 241) en 1950.

    Dom Guéranger :

    Nous honorons, ô sainte Princesse, les vertus héroïques dont votre vie a été remplie, et nous glorifions le Seigneur qui vous a admise dans sa gloire. Mais que vos exemples nous sont utiles et encourageants, au milieu des épreuves de cette vie ! Qui plus que vous, a connu les disgrâces du monde ; mais aussi qui les a vues venir avec plus de douceur, et les a supportées avec plus de tranquillité ? Les grâces extérieures vous avaient été refusées, et votre cœur ne les regretta jamais; car vous saviez que l'Epoux des âmes ne recherche pas dans ses élues les agréments du corps, qui trop souvent seraient un danger pour elles.  Le sceptre que vos saintes mains portèrent un instant leur échappa bientôt, et nul regret ne s'éleva en vous, et votre âme véritablement  chrétienne ne vit dans cette disposition de la Providence qu'un motif de reconnaissance  pour la  délivrance qui lui était accordée La  royauté de la terre  n'était pas assez pour vous ; le Seigneur vous destinait à celle du ciel. Priez pour nous, servante du Christ dans ses pauvres, et faites-nous l'aumône de votre intercession.  Ouvrez nos yeux sur les périls  du monde, afin que nous traversions ses  prospérités sans ivresse, et ses revers sans murmure.  Souvenez-vous de la France  qui vous a  produite, et qui a droit à votre patronage. Un jour, la tombe qui recelait votre sainte dépouille fut violée par les impies, et des soupirs s'échappèrent de  votre poitrine, au sentiment des malheurs de la patrie. C'était alors le prélude des  maux  qui  depuis se sont appesantis sur la nation française ; mais du moins la cause de la foi trouva, dans ces temps, de généreux défenseurs, et l'hérésie fut contrainte de reculer. Maintenant, le mal est à  son comble ; toutes les erreurs dont  le  germe était renferme dans la prétendue Réforme  se sont développées, et menacent d'étouffer ce qui reste de bon grain. Aidez-nous, conservez la  précieuse semence  de vérité et de vertus qui semble prête à périr. Recommandez-nous à Marie, l'objet de votre tendre dévotion sur la terre, et obtenez-nous des  jours meilleurs.

  • Délire

    Grosse tragicomédie entre le Parlement, le gouvernement, le Président, le Medef, les médias : le deuil d’un enfant dure-t-il cinq jours ou douze jours ?

    La sensiblerie sur le dos des entreprises (salauds de patrons) aura le dernier mot, bien sûr.

    Toutefois, le congé ne s’appliquera pas aux parents des 220.000 bébés avortés, qu’on se le dise. D’ailleurs ils ne sont pas en deuil ; c’est un droit fondamental.