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Le blog d'Yves Daoudal - Page 5

  • Vraie nouvelle

    Le projet de loi de chasse aux fausses nouvelles™ a été adopté à l’Assemblée nationale en première lecture à une très forte majorité de… 54 voix.

    Le site de l’Assemblée nationale l’expose sans rire : il y avait 77 votants. La « majorité absolue » était donc de 38…

    Et le site conclut triomphalement : « L’Assemblée nationale a adopté. »

    Vive la démocratie parlementaire.

    Screenshot_2018-07-05 Analyse du scrutin n° 999 - Deuxième séance du 03 07 2018 - Assemblée nationale.png

  • Toutes les conventions de Rouen

    Le site normand TVNC a repéré un article de Ouest France du 22 juin qui relatait une polémique entre deux responsables de la culture, celle de la municipalité de Rouen, Christine Argelès, et celle du conseil départemental de la Seine-Maritime, Charlotte Masset. La première avait envoyé à la seconde une demande de subvention rédigée en soi-disant écriture inclusive. La seconde a répondu à la première que dans son courrier « certaines expressions ne semblent pas faire partie, ni du dictionnaire, ni de notre vocabulaire commun », et qu’elle n’a donc « pas vraiment compris » de quoi il s’agissait.

    L’autre s’est mise en colère et a déclaré : « Je ne referai pas ma lettre. Toutes les conventions de la ville sont rédigées en écriture inclusive. »

    Toutes les conventions de la ville.

    Commentaire du TVNC :

    L’aveu est de taille. Il ne s’agit pas de la foucade d’une militante en mal de notoriété, mais bel et bien d’un plan concerté pour imposer un système que le bon sens commun, l’Académie française et le Ministre de l’Éducation nationale condamnent comme étant une atteinte intolérable à notre langue et, surtout, à la compréhension entre toutes les personnes formées à un usage de la lecture qui ne date pas d’hier.

    Le site souligne aussi que l'article de Ouest France est d'une « troublante partialité ».

  • Saint Antoine-Marie Zaccaria

    À mes Angéliques et divines Filles dans le Christ :
    la Mère Prieure, la Mère Vicaire, Madame et Angélique
    Paola Antonia et toutes mes autres filles dans le Christ,
    qui sont aussi filles de saint Paul Apôtre

    demeurant au Monastère de Saint-Paul Apôtre
    À MILAN

    Mes très douces et bien chères filles, qui êtes un unique esprit avec moi et mon réconfort, j'éprouve une grande consolation rien qu'à la pensée de pouvoir rencontrer brièvement le groupe si noble et si généreux de mes aimables Filles, ma couronne et ma gloire, au point de susciter la jalousie du divin Paul.

    Mes filles, en effet, n'ont pas moins d'amour pour le Christ que les siennes ni moins de désir de souffrir pour Lui. Elles ne le cèdent pas aux siennes pour le mépris de toute chose et même d'elles-mêmes. Elles n'ont pas moins que les siennes la volonté bien arrêtée d'entraîner le prochain à acquérir le véritable esprit du Christ, méprisé et crucifié. Que dis-je ? Mes filles, non seulement l'une ou l'autre, mais toutes, bannissant toute recherche d'amour-propre et toute consolation intérieure – dont les filles de saint Paul étaient pour la plupart avides – voudraient être des apôtres non seulement pour écarter des âmes l'idolâtrie et les autres gros défauts, mais pour détruire en elles la pire ennemie de Jésus Crucifié, cette peste qui règne aujourd'hui [en tant de chrétiens] : je parle de « madame » la tiédeur.

    Très chères filles, déployez vos bannières car bientôt le Crucifié va vous envoyer répandre partout la ferveur et l'élan spirituel. Seigneur, je te remercie vivement de m'avoir donné une descendance si généreuse.

    En attendant, mes très chères filles, appliquez-vous à me contenter encore davantage pour qu'à mon arrivée parmi vous je puisse constater que vous avez progressé à l'envi. Je voudrais constater que l'une a acquis une telle fermeté et une ferveur si constante dans la vie spirituelle qu'elle ne soit plus jamais sujette à des variations d'humeur, tantôt pleine d'élan, tantôt n'ayant goût à rien, mais qu'elle soit animée d'une ferveur sainte et stable qui est comme une source d'eau fraîche d'où elle tire une vigueur toujours nouvelle.

    Qu'une autre, ayant reçu le don d'une foi puissante, trouve aisées les choses les plus difficiles, sûre qu'elle ne se laissera pas tenter par la présomption ou la vaine gloire.

    Qu'une troisième apporte toute la perfection possible dans les travaux manuels, même les plus insignifiants, qu'elle y mette avec constance le plus grand soin sans se laisser abattre par la fatigue ou se croire avilie parce qu'il s'agit d'humbles travaux.

    Qu'une autre encore s'oublie complètement elle-même, n'ayant plus en vue que le service du prochain. Qu'elle méprise son propre intérêt, convaincue qu'elle a tout à gagner à ne pas se soucier d'elle-même pourvu qu'elle aide les autres à faire des progrès. Mais qu'elle ne s'écarte pas de la discrétion et de la maturité dans tout ce qu'elle fait.

    Que d'autres enfin s'appliquent, qui à dompter une mélancolie dénuée de fondement, qui à réprimer sa susceptibilité, qui la peur de ne pas faire de progrès, qui à ne pas perdre courage devant la difficulté à se vaincre, qui à triompher de l'entêtement, qui à chasser les distractions, et ainsi de suite, chacune pour ses difficultés personnelles.

    Qu'il me soit donné ainsi de reconnaître que vous avez reçu le Maître de la justice, de la sainteté, de la perfection, je veux dire l'Esprit consolateur qui vous préservera de toute erreur et vous enseignera toute chose. Il ne vous laissera pas céder au découragement car il sera toujours avec vous. Vous n'éprouverez aucun besoin car il pourvoira à tout, vous donnant surtout une continuelle paix du cœur, tout en vous laissant sur la croix humiliante. Il vous fera mener une vie conforme à celle du Christ, à l'exemple des grands Saints. Alors vous pourrez dire, comme osait le dire votre Père : « Imitatores nostri estote, sicut et nos Christi – Soyez nos imitateurs comme nous le sommes du Christ » (1 Co, 4, 15 ; 11, 1).

    Souvenez-vous que l'un et l'autre de nos bienheureux Pères, [l'Apôtre Paul] et fra Battista, ont témoigné une telle grandeur d'âme et une telle générosité envers le Crucifié, devant les difficultés et le mépris d'eux-mêmes, un tel désir de conquérir les âmes et de les mener à la perfection que, si nous n'avions pas un désir sans borne de ces choses, nous ne mériterions plus d'être appelés ses Fils et ses Filles mais des bâtardes et des mules.

    Cela, je suis sûr que vous ne le voudrez pas, surtout à cause de votre grand désir d'être à Jésus Christ et de me contenter, moi votre père que vous aimez et qui ne laisse pas passer une heure sans penser à vous avec tendresse, en attendant l'heureux moment de venir vous rejoindre.

    Je vous recommande au Christ Crucifié ainsi qu'à vos dignes supérieurs. Qu'ils ne cessent pas d'avoir bien soin de vous, selon leur habitude, car ils sont désireux de votre perfectionnement. Pour ma part, je m'unis à eux dans la prière, comme il convient à un fidèle ministre du Christ. À tout moment, je vous recommande à Lui. Je vous prie de nouveau de leur dire de contenter mon grand désir de vous voir faire des progrès, et que j'en fasse moi aussi.

    Que le Christ réalise cela. Qu'il vous accorde, à toutes, ses bénédictions les plus larges et les plus parfaites pour vous unir à Lui. Amen.

    Ma Mère ainsi que Cornelia et notre cher Battista vous saluent. Un bonjour tout spécial de ma chère Isabella et de Giuditta.

    Encore une fois, que le Seigneur vous bénisse. Crémone, le 26 mai 1537.

    P.S. Saluez bien la petite Giulia.

    J'insiste pour que vous correspondiez aux nobles et saints efforts de votre, et mienne aussi, divine Paola [Torelli] et que vous donniez pleine satisfaction à notre Père commun, notre saint Père supérieur [Giacomo Antonio Morigia].

    Votre Père dans le Christ
    et même votre Esprit dans le Christ
    Antoine-Marie Zaccaria
    Prêtre.

  • Préférence indigène

    Depuis le 1er juillet, les entreprises suisses doivent mettre en œuvre la « préférence indigène ».

    C’est le résultat du long processus de l’initiative populaire « contre l’immigration de masse », lancée par l’UDC (et combattue par tous les autres partis) en 2011. En 2012 l’UDC remettait les 100.000 signatures nécessaires. L’initiative a été votée (de justesse) le 9 février 2014. Il a fallu trois ans pour que les autorités réussissent à concocter une loi négociée avec l’UE qui respecte plus ou moins l’initiative populaire sans s’attirer les foudres de Bruxelles et de la Cour européenne des droits de l’homme (au nom de la "liberté de circulation").

    Finalement, la loi impose la « préférence indigène » aux métiers qui ont un taux de chômage supérieur à 8%. Cela jusqu’en 2020, où le taux sera abaissé à 5%.

    En pratique, les employeurs (sous peine de lourdes sanctions financières) doivent annoncer les postes vacants aux offices régionaux de placement, et pendant cinq jours seuls les résidents suisses peuvent consulter ces offres d’emploi.

    La plupart des médias continuent de tirer à boulets rouges sur cette disposition xénophobe anti-européenne qui ne sert à rien puisque le taux de chômage en Suisse est de 2,4% et qu’il n’y a aucun secteur qui soit concerné, mais la réalité est que plusieurs secteurs ont un taux de chômage supérieur à 8%, et que tant le secrétariat d’Etat à l’Economie que l’Association des offices du travail s’attendent à un effet bénéfique…

  • Le renouveau de l’Eglise

    Le 26 juin, le pape a nommé président de l’Administration du patrimoine du siège apostolique Mgr Nunzio Galantino, en remplacement du cardinal Calcagno, qui a eu 75 ans au début de l’année.

    Quelques jours avant, François avait dit à un journaliste de Reuters : « Je cherche des candidats qui ont une attitude renouveau, une personne nouvelle, après tant d’années. Calcagno connaît bien le fonctionnement, mais peut-être faut-il renouveler la mentalité. »

    Citations de Galantino :

    Dans le passé, nous nous sommes concentrés exclusivement sur le non à l'avortement et à l'euthanasie. Il ne peut pas en être ainsi, au milieu, il y a l'existence qui se développe. Je ne m'identifie pas avec les visages sans expression de ceux qui récitent le chapelet à l'extérieur des cliniques qui pratiquent l'interruption de grossesse, mais avec ces jeunes qui sont opposés à cette pratique et luttent pour la qualité des personnes, pour leur droit à la santé, au travail.

    Aujourd'hui, accueillir les immigrés est une sorte de réparation, une réparation pour les dommages que nous avons accomplis pendant des années et pour les vols que nous avons commis.

    La Réforme fut, est, et sera à l’avenir un événement de l’Esprit… La Réforme commencée par Martin Luther il y a 500 ans fut un événement du Saint-Esprit… La Réforme correspond à la vérité exprimée dans la formule Ecclesia semper reformanda.

    Tel est le renouveau de l’Eglise selon François...

  • Exaudisti, Domine

    ℟. Exaudísti, Dómine, oratiónem servi tui, ut ædificarem templum nómini tuo:
    * Bénedic et sanctífica domum istam in sempitérnum, Deus Israël.
    . Dómine, qui custodis pactum cum servis tuis, qui ámbulant coram te in toto corde suo.
    ℟. Bénedic et sanctífica domum istam in sempitérnum, Deus Israël.

    Vous avez exaucé, Seigneur, la prière de votre serviteur : ainsi ai-je bâti un temple à votre nom : bénissez et sanctifiez cette demeure pour l’éternité, Dieu d’Israël.
    Seigneur, qui gardez votre alliance avec vos serviteurs qui marchent devant vous de tout leur cœur.

    Ce répons des matines est un des très antiques répons « de Regum », tirés des livres des Rois, qui rythment les matines entre la Pentecôte et la fin juillet. En réalité on n’en trouvera pas le texte exact dans les livres des Rois, mais il résume une partie de la grande et superbe prière de Salomon lors de la dédicace du Temple qu’il vient d’édifier (III Rois, 8). C’est pourquoi ce répons fit aussi partie de certains offices de la dédicace des églises. La première phrase est également l’antienne des premières vêpres du 8e dimanche après la Pentecôte (le soir du 14 juillet cette année).

  • Saint Irénée

    En 602, l’évêque de Lyon Aetherius (saint Ethère) écrit à saint Grégoire le Grand notamment pour lui demander des éléments sur la vie et l’œuvre de son prédécesseur Irénée, car il n’a rien à son sujet. Le pape répondit qu’il avait déjà cherché minutieusement mais qu’il n’avait rien trouvé… De son grand exposé contre les hérésies, dont le texte grec était donc déjà perdu, il y avait pourtant une traduction latine, mais manifestement confidentielle. Et l’on a aussi une traduction arménienne de deux livres de cet ouvrage. En 1904, on a découvert une traduction arménienne du dernier traité d’Irénée, l’Exposé de la prédication des apôtres. En voici un extrait, dans la première traduction française qui en fut faite, par le missionnaire Joseph Barthoulot. On ne peut qu’être frappé par la fermeté de la doctrine trinitaire, alors que nous ne sommes qu’à la fin du IIe siècle.

    Or, voici ce que nous assure la foi telle que les presbytres, disciples des apôtres, nous l'ont transmise. Tout d'abord, elle nous oblige à nous rappeler que nous avons reçu le baptême pour la rémission des péchés, au nom de Dieu le Père, et au nom de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, qui s'est incarné, est mort et est ressuscité, et dans l'Esprit saint de Dieu. Par elle, nous savons que ce baptême est le sceau de la vie éternelle et la régénération en Dieu, afin que nous soyons, non plus seulement les fils des hommes mortels, mais aussi les enfants de ce Dieu éternel et indéfectible. Nous devons nous rappeler que Dieu est l'être éternel, qu'il est au-dessus de toutes les choses créées; tout est placé sous son domaine. Tout ce qui dépend de lui a été créé par lui. Dieu n'est pas maître et seigneur de biens d'autrui mais de ce qui lui appartient. Tout est à lui. Voilà pourquoi Dieu est le Maître souverain et tout vient de lui.

    En effet, les choses créées tirent nécessairement le principe de leur existence d'une cause première. Or Dieu est le principe de tout, parce qu'il n'a été créé par personne et que tout a été créé par lui. Il est donc nécessaire d'admettre qu'il y a un Dieu, Père, qui a fait et façonné toutes choses, qui a mené à l'existence, qui contient tout et que rien n'étreint. Ce tout comprend également l'univers, et dans l'univers, l'homme. Or l'univers a été créé par Dieu.

    Voici donc l'exposé de la doctrine. Un seul Dieu, le Père, incréé, invisible, créateur de tout, au-dessus duquel il n'y a pas d'autre Dieu. Ce Dieu est intelligence, et c'est pourquoi il a fait les créatures par le Verbe. Et Dieu est esprit, aussi est-ce par l'Esprit qu'il a embelli toutes choses, comme dit le prophète: «Par la Parole du Seigneur, les cieux ont été créés, et dans son Esprit est toute leur force» (Ps 32, 6). C'est le Verbe qui pose la base, c'est-à-dire qui travaille pour donner à l'être sa substance et le gratifie de l'existence, et c'est l'Esprit qui procure à ces différentes forces leur forme et leur beauté; c'est donc avec justesse et convenance que le Verbe est appelé Fils, tandis que l'Esprit est appelé Sagesse de Dieu. Aussi l'apôtre Paul dit très justement: «Un seul Dieu, le Père, qui est au-dessus de tous, et par tous et en nous tous» (Ep 4, 6). En effet, celui qui est au-dessus de tous, c'est le Père; mais celui qui est avec tous, c'est le Verbe, puisque par son moyen tout a été fait par le Père; et celui qui est en nous tous, c'est l'Esprit, qui crie: «Abba, Père!» (Ga 4, 6) et qui façonne l'homme à la ressemblance de Dieu. Or, l'Esprit montre le Verbe, et pour cette raison, les prophètes annonçaient le Fils de Dieu. Mais le Verbe sert de lien à l'Esprit; et c'est pourquoi l'interprète des prophètes, c'est lui: il a conduit et élève l'homme jusqu'au Père.

    Voici la règle de notre foi, la base de l'édifice et le fondement de notre conduite: Dieu le Père, incréé, insaisissable, invisible, Dieu unique, créateur de tout: c'est le premier article de notre foi. Quant au second, le voici: c'est le Verbe de Dieu, le Fils de Dieu, Jésus-Christ, notre Seigneur, qui est apparu aux prophètes en la forme décrite dans leurs oracles, et selon l'économie du Père. Par lui tout a été fait; à la fin des temps pour récapituler et contenir toutes choses, il s'est fait homme, né des hommes, il s'est rendu visible et palpable, afin de détruire la mort et de manifester la vie et rétablir l'union entre Dieu et l'homme.

    Quant au troisième article, c'est le Saint-Esprit, par qui les prophètes ont prophétisé, les pères ont appris les choses divines, les justes ont été guidés, dans la voie de la justice; c'est lui qui dans les derniers temps a été répandu d'une manière nouvelle sur l'humanité, pour ramener à Dieu l'homme renouvelé sur toute la terre.

    Pour cette raison, lors de notre nouvelle naissance, le baptême évoque ces trois articles, en nous faisant renaître en Dieu le Père, par la médiation de son Fils, avec le Saint-Esprit. Car ceux qui portent l'Esprit de Dieu sont amenés au Verbe, c'est-à-dire au Fils, et le Fils les prend et les offre à son Père, et le Père leur communique l'incorruptibilité. Ainsi donc sans l'Esprit, on ne peut voir le Verbe de Dieu; et sans le Fils, nul ne peut arriver au Père; puisque la connaissance du Père, c'est le Fils, et la connaissance du Fils de Dieu s'obtient par le moyen de l'Esprit saint; mais c'est le Fils qui, par office, distribue l'Esprit, selon le bon plaisir du Père, à ceux que le Père veut et comme le Père le veut.

  • Les chiens aboient

    Le « collège des commissaires » européens a décidé le 27 juin « d’habiliter le premier vice-président Frans Timmermans à engager la procédure d'infraction contre la Pologne selon la procédure prévue à l’article 7, conformément à la menace du 20 décembre 2017 si la Pologne ne venait pas à résipiscence. Or, comme le gouvernement polonais ne se met pas la corde au cou, et que demain 3 juillet entre en vigueur la très horrifique loi sur la retraite des juges de la Cour suprême, la Commission déclenche ce jour la terrifiante procédure de l’article 7… qui ne peut pas aboutir (notamment grâce à l’ami Orbán).

    Voici l’essentiel du communiqué :

    Vu l'absence d'avancées en ce qui concerne le dialogue sur l'état de droit, et compte tenu de la mise en œuvre imminente du nouveau régime de retraite pour les juges de la Cour suprême, la Commission a décidé d'engager la procédure d'infraction dans les plus brefs délais. Le gouvernement polonais disposera d'un délai d'un mois pour répondre à la lettre de mise en demeure de la Commission.

  • Le mot en M

    On sait qu’aux Etats-Unis, le pays de la démocratie et de la liberté d’expression constitutionnellement garantie, il y a des mots tabous, que l’on ne désigne que par leur première lettre. Le plus connu est le « mot en N ». Nous en avons nous aussi, dans certaines circonstances. Ainsi, en cas d’attentats, nous avons le « mot en M ». Le terroriste est tout ce que l’on veut, habituellement un « radicalisé », mais il ne se caractérise pas par le « mot en M ». (Autrefois on interdisait aux enfants de prononcer un mot en M, mais non, ce n’est pas celui-là.)

    Le vicaire général du diocèse de Bambari, l’abbé Firmin Gbagoua, a été tué par balle vendredi dernier.

    Vatican News en fait un article, qui ne donne aucune indication sur l’assassin, plus exactement sur le groupe d’assaillants dont faisait partie l’assassin.

    Il faut aller chercher ailleurs, pour découvrir ici que c’était « des Peuls », et là des « rebelles de la Seleka ».

    Autrement dit des musulmans fanatiquement antichrétiens.

    Mais il ne faut pas le dire, parce que ce ne serait pas bon pour le « dialogue » avec nos frères musulmans dépositaires de la religion d’amour et de paix.

  • Jackpot

    La limitation de vitesse a pour unique but de récolter du fric, beaucoup de fric, sur le dos des automobilistes, et d’abord de ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler. C’est ignoble. C’est du Macron pur jus.

    Il est inscrit dans la loi de finances 2018 que les amendes via les radars automatiques vont dépasser le milliard d’euros cette année.

    Il est bien évident qu’il suffit de mettre quelques radars mobiles sur les nationales, ici et là, pour récolter 10, 20 ou 30 milliards d’euros (étant entendu qu’il faut moduler en fonction de la jacquerie prévisible).

    Et pas seulement sur les nationales. Chez moi il y a une départementale très large avec de longues lignes droites, où la plupart des conducteurs vont à plus de 100 km/h (voire 110), parce qu’il n’y a strictement aucun danger. Et… qu’il n’y a jamais de radar. Il suffira de mettre de temps en temps un radar, et ce sera le pactole.