10 octobre 2014

Un premier député Ukip aux Communes

Comme prévu, Douglas Carswell, qui avait démissionné du parti conservateur et de son poste de député pour rejoindre l’Ukip, a été réélu dans sa circonscription de Clacton, et devient donc le premier député Ukip de la Chambre des communes.

Mais ce qui n’était pas prévu est son score : 60% des suffrages. Le deuxième étant le candidat conservateur, avec… 25%.

On note aussi que dans l’autre élection partielle d’hier, à Heywood & Middleton, fief travailliste près de Manchester, le candidat de l’Ukip a obtenu 38,7% des voix et que le travailliste ne l’a emporté que de peu, avec 40,1%.

Les politologues de la pensée unique tentent de se rassurer en disant que Clacton est un cas spécial, une circonscription « très blanche, très âgée, très ouvrière » (sic*, comme l’électeur FN qui est un petit blanc inculte, on sait cela depuis des décennies maintenant), et qu’aux élections générales, vu le système britannique, il n’y aura guère qu’une dizaine de candidats Ukip élus… Sauf que d’ici là il suffit d’une très légère accélération du mouvement pour que le presque 39% qu’on a vu à Heywood & Middleton devienne un bon 40%. Par exemple. L’Ukip a été le premier parti aux européennes, cela finira par se traduire d’une façon ou d’une autre sur la scène nationale.

* Il est significatif aussi que désormais toutes les agences de presse, donc tous les journaux de la pensée unique, désignent l'Ukip comme un parti "europhobe" (et non plus "eurosceptique"): c'est une déclaration de guerre, car "europhobe", c'est comme "homophobe" ou "islamophobe", c'est très mal...

14:45 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (4)

Knayeh sous la botte islamiste, suite

On apprend que, parmi la vingtaine de personnes enlevées par les miliciens du Front al-Nosrah à Knayeh en Syrie, cinq hommes, dont un oncle du curé, restent détenus par les islamistes. Ces cinq hommes sont des employés des couvents franciscains de Knayeh et de Yacoubieh.

On sait maintenant qu’il ne s’agissait pas à proprement parler d’un enlèvement, mais d’une arrestation, décidée par le tribunal islamique de Darkush, devant lequel le P. Hanna Jallouf s’était plaint des vexations que subissait son couvent.

Le P. Hanna Jallouf est « assigné à résidence » dans le couvent dans l’attente de la décision du tribunal islamique dans le cadre d’un procès où il est inculpé de collaborationnisme avec le régime syrien…

13:45 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0)

Le cardinal Burke parle clairement

Le cardinal Burke a réagi fermement au témoignage de ce couple au synode pour qui l’amant de leur fils homosexuel est « aussi leur fils » et qu’il était donc normal qu’il soit présenté à la famille le jour de Noël.

En bref, le cardinal Burke répond simplement par ce qu’enseigne l’Eglise sur la question, et qu’on ne doit pas scandaliser les enfants. Les parents doivent rester proches de leur enfant homosexuel, mais « ce type particulier de relation ne doit pas être imposé aux membres de la famille, et spécialement aux enfants impressionnables ». Parce qu’on ne doit pas avoir l’air d’approuver les comportements peccamineux.

Il ajoute ceci qui est très beau :

« Cela constitue certainement une source de grande souffrance, mais s’efforcer de faire ce qui est juste et bon implique toujours de la souffrance. Et dans ce cas, il en sera certainement ainsi. Mais cette souffrance aura toujours, au bout du compte, une valeur rédemptrice. »

Puis le cardinal Burke se met à expliquer longuement – alors qu’on ne lui pose pas la question – que de même on ne doit pas confier quelque responsabilité que ce soit à des homosexuels actifs dans les paroisses. Il conclut :

« D’un côté, cela est certainement occasion de scandale pour les paroissiens par rapport à une part très essentielle de notre vie, notre sexualité et ce qu’elle signifie. De l’autre, ce n’est pas bon pour les deux personnes impliquées dans la relation désordonnée car cela leur donne également à elles l’impression que d’une façon ou d’une autre, l’Eglise approuve ce qu’elles font. »

Or cela est clairement une critique du cardinal Schönborn. En 2012, dans une paroisse de l’archevêché de Vienne, un homosexuel militant avait été élu à la tête d’un conseil paroissial. Le curé avait refusé l’élection. L’homosexuel était allé voir l’archevêque. Celui-ci avait désavoué le curé. Et il avait dit : « Je connais les règles, mais je sais aussi que Jésus est venu pour l'homme et non pas pour les règles. Je pense que ce jeune homme est à la bonne place, et pour cela, je donne mon consentement à son élection. » Et le curé avait démissionné.

Ce qui fut salué par la presse comme une victoire contre l’homophobie.

On voit que le cardinal Burke n’a pas oublié la fausse miséricorde de son collègue, qui est un vrai scandale.

NB. Petit rappel sur le cardinal Schönborn.

13:35 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (4)

Saint François de Borgia

Lu sur le site Tombes et sépultures dans les cimetières et autres lieux :

L’idée d’un saint présent au cœur de la sulfureuse famille Borgia a des airs de pure galéjade et pourtant…

Petit-fils de Juan Borgia, le duc de Gandie, arrière-petit-fils du pape Alexandre VI, Borgia était le plus grand seigneur du royaume de Valence. Il alla parfaire son éducation à la cour royale de Tordesillas où la reine d’Espagne, Jeanne la Folle, était enfermée. Il devint  un ami très proche de Charles Quint dont il jouissait  de toute la faveur et qui le nomma vice-roi de la Catalogne.

Ecuyer de l’impératrice Isabelle, femme de Charles Quint, il eut en charge d’accompagner sa dépouille mortelle jusque Grenade. Déjà très éprouvé par sa mort, François dut faire face à une épreuve qui le bouleversa. Arrivé à Grenade, le clergé voulant s’assurer qu’il s’agissait bien de la dépouille de la souveraine ouvrit le cercueil et découvrit un corps dans un état de décomposition avancée.  François Borgia, à la vue de ce corps décomposé, fit vœu de se consacrer à Dieu s’il perdait sa femme.

Devenu veuf, ordonné prêtre en 1551, il entra dans la Compagnie de Jésus, en fut nommé général et n’eut de cesse de développer et d’organiser son ordre. On le retrouva aussi sur le front de missions diplomatiques comme tenter de marier Marguerite de France à Sébastien, roi de Portugal, plutôt qu’à l’hérétique futur Henri IV.

Son humilité et sa réputation de saint homme le firent surpasser en tout ses illustres prédécesseurs. Quand Charles Quint se retira à Yuste, François était l’un des rares dont l’empereur acceptait les visites avec plaisir.

Puis un jour, pour avoir négligé de soigner une pleurésie, François tomba gravement malade à Ferrare et mourut peu après à Rome dans les échos du massacre de la Saint-Barthélemy.

Ses funérailles romaines furent à la hauteur de sa renommée. Il fut inhumé un temps dans l'église du Gesù à Rome. Puis, en 1607, à la demande de son petit-fils, premier ministre du roi Philippe III d’Espagne, et de Gaspard de Borgia alors ambassadeur d’Espagne, on entama la procédure de béatification.

En 1617, sa dépouille fut transférée à Madrid dans un délire de solennités. Sept ans plus tard, le 21 novembre 1624, jour de sa béatification, son corps fut promené dans un Madrid en liesse.

François de Borgia fut canonisé le 11 avril 1671. Épargné par le décret de Joseph Bonaparte qui, en 1809, ordonnait la confiscation de tous les lieux saints et des objets précieux, le reliquaire d'argent contenant les restes du saint, après des diverses vicissitudes, fut confié, en 1901, à l'église de la compagnie de Jésus de Madrid. En mai 1931, lors des manifestations anticléricales, ses reliques disparurent en grande partie dans l’incendie qui ravagea l’église.

Voir aussi :

Le témoignage de sainte Thérèse

La mort de saint François de Borgia

06:10 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (6)

09 octobre 2014

La novlangue au synode

Extrait de la Pravda sur la septième congrégation générale :

« Etant dans l'impossibilité de reconnaître le mariage entre personnes du même sexe, l'Eglise peut toutefois développer une approche respectueuse et non discriminatoire. »

Cette formulation n’est évidemment pas catholique. L’Eglise n’est jamais « dans l’impossibilité ». En l’occurrence, le « mariage entre personnes du même sexe » n’existe pas. Le mariage n’existe qu’entre un homme et une femme. L’Eglise n’est ni dans la possibilité ni dans l’impossibilité de reconnaître ce qui n’existe pas.

Mais il est vrai que l’Eglise doit adopter un « nouveau langage », la novlangue qui prétend qu’il peut y avoir mariage entre deux personnes du même sexe. Donc :

« On a redit la nécessité d'un nouveau langage qui permette à l'Eglise d'impliquer ensemble croyants et non croyants en vue d'identifier des modèles familiaux permettant le développement des individus et le bien-être de la société. Il faut parler avec une simplicité qui porte au cœur des gens. »

Il convient de répéter cette aberration, pour comprendre où l'on en est: « un nouveau langage qui permette à l'Eglise d'impliquer ensemble croyants et non croyants en vue d'identifier des modèles familiaux permettant le développement des individus et le bien-être de la société ». L'Eglise a besoin des non-croyants pour "identifier" des "modèles familiaux" qui permettent le développement, non pas des familles, non pas des personnes, mais des "individus", sur un plan strictement laïque et social... Pas besoin de trouver un nouveau langage : ça, c'est un langage tout à fait nouveau dans l'Eglise. Mais qui n'est plus de l'Eglise.

N.B. Je découvre qu'en italien le communiqué officiel de la Pravda s'intitule "synthèse non officielle des débats". Si, si...

Commissaires européens : un de chute

Finalement, quatre des cinq candidats commissaires (dont Moscovici) tangents ont été repêchés en session de rattrapage. Mais la Slovène Alenka Bratusek n’a pas eu cette chance. Elle est irrémédiablement exclue, les députés européens ayant considéré qu’elle n’avait pas les compétences requises pour être vice-présidente de la Commission, chargée de l’Union énergétique.

Alenka Bratusek est l’ancien Premier ministre de Slovénie. Elle a dû démissionner après avoir été mise en minorité par son propre parti en raison d’une affaire de corruption pour laquelle elle est mise en examen, et juste avant de démissionner elle s’était auto-nommée futur commissaire européen… (C'était une première, mais ça n'a donc pas marché.)

16:32 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

Pressées de vivre sous la charia...

wish.jpg

Les Australiennes, dont des « célébrités », se bousculent sur Facebook pour publier leurs « selfies en hijab ». C’est le mouvement WISH : Women In Solidarity with Hijabs (contre le gouvernement qui veut interdire le port du hijab dans l'espace public). En quelques jours, la page Facebook des « femmes solidaires avec le hijab » a récolté plus de 27.000 « J’aime ».

Comme le dit avec un bel élan de lyrisme ému le site oumma, elles « vont, à terme, composer une belle mosaïque de visages radieux sous les voiles de la tolérance religieuse et du respect des différences »…

16:19 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (10)

Syrie : le franciscain « assigné à résidence »

Le père franciscain Hanna Jallouf, enlevé dans la nuit du 5 au 6 octobre par des miliciens du Front al-Nosrah, a été « assigné à résidence » dans son couvent de Knayeh par un « tribunal islamique ».

Les quatre femmes enlevées avec lui avaient été relâchées hier.

Mais on n’a pas de nouvelles des hommes également enlevés. Le groupe comprenait une vingtaine de personnes en tout.

16:05 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0)

Deux chrétiens tués dans le sud musulman des Philippines

Deux chrétiens ont été tués et trois autres blessés lors d’une attaque à la grenade d’une église protestante à Pikit, dans la province de Cotabato, au centre de l’île de Mindanao.

« Ces dernières années, dit Asianews, la province de Cotabato a été le théâtre de nombreuses attaques de la part de gangs criminels liés à des dirigeants politiques locaux ou aux extrémistes islamiques Abou Sayyaf et le Front Moro de libération islamique (Milf). Souvent, ces actes restent impunis en raison du climat d’impunité qui caractérise la région majoritairement musulmane de Mindanao, qui a souffert de plus de 40 ans de guerre entre les rebelles musulmans et l’armée. Pikit, en particulier, est une base bien connue pour les criminels et les combattants liés aux mouvements islamiques extrémistes. L’accord de paix entre le Milf et manille aurait dû mettre fin à la violence, mais les groupes extrémistes, comme les Combattants islamiques pour la liberté de Bangsamoro et le Front Moro de libération nationale, ont cherché plusieurs fois à entraver sa mise en œuvre. »

15:59 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0)

Les laïcs qu’on ne veut pas entendre au synode

Comme je l’ai déjà signalé, il existe un Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, qui réunit des gens d’une grande compétence, spirituelle, ecclésiale et universitaire, sur ces thèmes, et qui est le seul organisme du saint-siège qui leur soit spécifiquement dédié : or François n’a invité aucun membre de cet Institut au synode sur la famille…

Du 2 au 4 octobre a eu lieu l’assemblée du Conseil des conférences épiscopales d’Europe, sur le thème : « La famille et l’avenir de l’Europe ».

Y sont intervenus des évêques, dont plusieurs sont au synode, et aussi, notamment, un couple de laïcs polonais, Ludmila et Stanislaw Grygiel, qui enseignent à l'Institut pontifical créé par Jean-Paul II, et qui étaient des amis de Jean-Paul II.

Sandro Magister publie une partie de la contribution de ces deux personnes. C’est d’une grande qualité et d’une grande profondeur, dans la ligne, naturellement, de l’immense enseignement de Jean-Paul II sur la question, et très loin des aberrations qui font les choux gras du synode.

Voici de brefs extraits, mais tout est à lire :

De Ludmila Grygiel

Chesterton a dit que nous avons besoin non pas d’une Église qui soit mise en mouvement par le monde mais d’une Église qui mette le monde en mouvement. En paraphrasant ce propos, nous pouvons dire que les familles d’aujourd’hui, aussi bien celles qui traversent des crises que celles qui sont heureuses, n’ont pas besoin d’une pastorale qui soit adaptée au monde mais d’une pastorale qui soit adaptée à l'enseignement de Celui qui sait ce que désire le cœur de l’homme.

Le paradigme évangélique de cette pastorale, je le vois dans le dialogue entre Jésus et la Samaritaine, dialogue dont émergent tous les éléments qui caractérisent la situation difficile que connaissent actuellement aussi bien les gens mariés que les prêtres qui sont engagés dans cette pastorale.

Le Christ accepte de parler avec une femme qui vit dans le péché. Le Christ n’est pas capable de détester, il est seulement capable d’aimer. C’est pour cette raison qu’il ne condamne pas la Samaritaine, mais qu’il réveille dans le cœur de celle-ci le désir originel qui a été estompé par les événements de la vie désordonnée qu’elle mène. Il lui pardonne seulement à partir du moment où elle reconnaît qu’elle n’a pas de mari.

Ainsi ce passage de l’Évangile nous rappelle que Dieu ne fait pas le don de sa miséricorde à ceux qui ne la demandent pas et que, pour obtenir miséricorde, il faut reconnaître que l’on a péché et désirer se convertir. La miséricorde n’est jamais un don offert à quelqu’un qui n’en veut pas, ce n’est pas un produit qui est soldé parce que personne n’en veut. La pastorale demande une adhésion profonde et convaincue des pasteurs à la vérité du sacrement. (…)

La pastorale de la famille (…) ne peut pas faire comme si les difficultés n’existaient pas mais elle ne doit pas non plus s’y arrêter et admettre sa défaite avec découragement. Elle ne peut pas s’adapter à la casuistique des pharisiens modernes. Elle doit accueillir les Samaritaines non pas pour dissimuler la vérité à propos de leur comportement mais afin de les conduire à la conversion. (…)

J’ai l'impression que nous autres chrétiens parlons trop des mariages qui ont échoué mais pas beaucoup des mariages où les époux sont fidèles, que nous parlons trop de la crise de la famille mais pas beaucoup du fait que la communauté constituée par le mariage et la famille assure à l’être humain non seulement le bonheur terrestre mais également le bonheur éternel et du fait qu’elle est le lieu où se réalise la vocation des laïcs à la sainteté.

De Stanislaw Grygiel

(…) Ils parlent de la miséricorde de Dieu comme s’il s’agissait d’une tolérance teintée de commisération. On perçoit, dans une théologie conçue de cette manière, un certain mépris envers l’homme. D’après ces théologiens, l'homme n’est pas encore suffisamment mature pour être capable de regarder avec courage, à la lumière de la miséricorde divine, la vérité du fait qu’il peut devenir amour, comme l’est "depuis l’origine" cette même vérité (Mt 19, 8). Étant donné qu’ils ne connaissent pas "le don de Dieu", ces théologiens adaptent la Parole divine aux désirs des cœurs sclérosés. (…)

Les chrétiens qui, parce qu’ils ont peur qu’on leur reproche d’être des ennemis de l'humanité, se plient à des compromis diplomatiques avec le monde déforment le caractère sacramentel de l’Église. Le monde, qui connaît bien les faiblesses de l’être humain, s’en est pris principalement à l’"une seule chair" d’Adam et Ève. Il cherche à déformer en premier lieu le sacrement de l'amour conjugal et, à partir de cette déformation, il va chercher à déformer tous les autres sacrements. En effet ils constituent l'unité des lieux de la rencontre de Dieu avec l'homme. […] Si les chrétiens se laissent convaincre par le monde que le don de la liberté qui leur est fait par Jésus rend leur vie difficile ou même insupportable, ils se mettront à la suite du Grand Inquisiteur des "Frères Karamazov" et ils banniront Jésus. Qu’arrivera-t-il alors à l’homme ? Qu’arrivera-t-il à Dieu qui est devenu homme ?

15:31 Publié dans Eglise, Famille | Lien permanent | Commentaires (1)

La méchante blague du couple islamo-chrétien

Grande trouvaille de la cinquième congrégation du synode, le témoignage de Jeannette Touré, présidente de l’Association des femmes catholiques de Côte d’Ivoire, mariée à un musulman, Mohammed : 52 ans de vie commune dans la plus parfaite tolérance, les enfants baptisés catholiques avec l’accord de l’époux musulman, etc. Bref, le paradis islamo-chrétien.

C’était tellement gros que le P. Lombardi – oui, le père Lombardi !, comme quoi il ne faut jamais désespérer de rien – a jugé nécessaire de revenir sur cette intervention pour dire aux journalistes que ce cas personnel était hélas très éloigné de ce qui se vit dans la plupart des pays musulmans, et qu’il vaudrait mieux se demander comment on peut aider les chrétiennes converties de force à l’islam (car la charia impose que la femme d’un musulman soit musulmane, et même si le musulman tolère que sa femme reste provisoirement chrétienne, les enfants sont forcément musulmans).

« L'Eglise doit être une maison paternelle aussi pour les couples gays »

Tel est le titre que donne Vatican Insider à l’article sur l’intervention au synode du cardinal Assis, archevêque d’Aparecida, président de la conférence des évêques du Brésil. A lire l’article, il ne semble pas que l’archevêque l’ait dit littéralement, mais c’est évidemment ce qu’on comprend et ce qu’on retient de son propos, et c’est désormais habituel. On lira l’article chez Benoît et moi, et surtout l’excellent commentaire qui en est fait.

A propos d’« apprendre ensemble l’art de l’accompagnement », j’ajouterai seulement qu’il y en a marre d’entendre quotidiennement cette litanie : qu’il faut accompagner la souffrance des autres, que l’Eglise doit être un hôpital de campagne, etc. Chaque fois c’est une insulte envers ceux qui nous ont précédés. Il faut vraiment ne rien connaître à l’histoire de l’Eglise, ne rien connaître à la vie des saints et des institutions religieuses, c’est-à-dire faire semblant de ne rien y connaître (quand on est évêque ou théologien) pour prétendre que jusqu’ici l’Eglise était rigidement enfermée dans ses dogmes et ne songeait pas à soigner les blessures de l’homme (tiens, on oublie aussi de préciser : « l’homme blessé par le péché originel »…). L’Eglise a toujours été l’Eglise du bon Samaritain, elle a toujours multiplié les initiatives pour sortir les hommes des chemins des ronces et des brigands pour leur montrer le chemin de la miséricorde.

Mais si on le tait sur ces réalités historiques, c’est parce que ce n’est plus ce que l’on veut faire. Ce que l’on appelle miséricorde aujourd’hui, c’est laisser le pécheur dans son péché. Qui suis-je pour juger ? L’Eglise doit accueillir les « couples gays », et ne surtout pas leur parler de péché… Telle est « l’approche pastorale et non légaliste » dont on nous rebat les oreilles.

Le pire est que sur cette lancée, à force de tourner le dos à la vérité, on en vient à traiter la doctrine d’« idéologie ». Là, on entre dans le blasphème. Parce que la doctrine de l’Eglise, c’est le Verbe de Dieu, c’est la seconde personne de la Sainte Trinité. Le Samaritain, précisément. Qui veut nous emmener à l’auberge éternelle, et non nous laisser crever sur place dans nos péchés avec de « bonnes » paroles.

Saints Denis, Rustique et Eleuthère

IRHT_08649-p.jpg

Décollation de saint Denis, missel de l’abbaye Saint-Denis, XIIIe siècle. L’enluminure est le D qui commence la collecte de la messe de la fête (on remarque que Dionysium est écrit « dyoni(sium) ») :

Deus, qui hodiérna die beátum Dionýsium, Mártyrem tuum atque Pontíficem, virtúte constantiæ in passióne roborásti, quique illi, ad prædicándum géntibus glóriam tuam, Rústicum et Eleuthérium sociáre dignátus es : tríbue nobis, quǽsumus ; eórum imitatióne, pro amóre tuo próspera mundi despícere, et nulla eius advérsa formidáre. Per Dóminum…

O Dieu, qui, en ce jour, avez fortifié le bienheureux Denis, votre Martyr et Pontife, lui donnant la constance dans l’épreuve du martyre, et qui avez daigné lui associer Rustique et Éleuthère, pour annoncer votre gloire aux Gentils ; faites-nous, s’il vous plaît, la grâce de mépriser, à leur exemple et pour l’amour de vous, les prospérités du monde et de ne craindre aucune de ses adversités.

IRHT_068254-p-1.jpg

Décollation des saints Denis, Rustique et Eleuthère, dans une édition française de la Légende dorée de Jacques de Voragine, datant de 1380 environ. On peut lire : « Denys ariopagite fu conútis a la foy jesu crist de pol le beneoit (apostre) » (Denys l’aréopagite fut converti à la foi de Jésus-Christ par l’apôtre saint Paul).

Ces deux livres sont conservés à la Bibliothèque Mazarine.

06:42 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

08 octobre 2014

« Sens commun » ?

IMG_3521.jpg

Ils ont l’air bien gentils, avec leur sourire de publicité pour des yaourts, ces militants de droite issus de la Manif pour tous et autres lieux, qui ont créé « Sens commun ». Mais il va être temps qu’ils apprennent un peu comment fonctionne la « démocratie » française. Surtout quand il s’agit du Sénat.

Voilà qu’ils « s’étonnent vivement de la nomination du sénateur Alain Milon au poste de président de la commission des Affaires sociales du Sénat ». Une élection « totalement consternante », disent-ils : parce que le sénateur Milon, quoique UMP, est favorable à la loi Taubira, à la PMA et à la GPA.

On a l’impression qu’ils tombent de la lune.

Ils ne s’étonnent pas que la socialiste Michèle André soit élue (par la droite) présidente de la commission des Finances.

Ni que le questeur soit, bien sûr, l’UMP Bernard Saugey… président d’honneur de la Fraternelle parlementaire…

Car c’est par là qu’il faut commencer. La politique, au Sénat, est réglée par la franc-maçonnerie.

C’est pourquoi je n’ai pas bondi d’enthousiasme en apprenant que Bruno Retailleau devenait président du groupe UMP. Pour accéder à ce poste, il lui a fallu donner des gages. Ou pire. En tout cas, parmi les gages, il y a précisément Alain Milon aux affaires sociales. Aux côtés de Michèle André aux Finances. Michèle André, vice-présidente de la Fraternelle parlementaire. Ces deux-là, en janvier 2010, avaient signé conjointement (suivis par bien d’autres naturellement, dont Bernard Saugey) une proposition de loi légalisant la GPA.

C’est un combat de longue date. En 2008, déjà, Michèle André, avec Alain Milon (et Henri de Richemont) avaient pondu un « rapport d’information » favorable à la légalisation de la gestation pour autrui. En octobre 2008, à l’assemblée générale de la Fraternelle parlementaire, la seule intervention, en dehors des allocutions d’usage, avait été l’exposé de la « Sœur Michèle André » sur la GPA. Qui commençait ainsi : « La maternité pour autrui constitue une pratique séculaire permettant de remédier à l’infertilité d’une femme. » Et donc il faut mettre fin à la loi de « prohibition ».

Sur les questions « sociétales », il n’y a aucune différence, dans les instances dirigeantes du Sénat, entre la droite et la gauche. Le programme unique est celui de la franc-maçonnerie. N’en déplaise à Bruno Retailleau et autres leurres (les francs-maçons ayant oublié, hélas, d’être idiots).

Valls et Sapin jouent sur les mots

C’est d’abord le ministre des Finances Michel Sapin qui a affirmé :

« La Commission ne peut pas rejeter les budgets nationaux, le budget français. Le seul endroit où l'on rejette, adopte ou censure des budgets ce sont les parlements nationaux. »

Et Manuel Valls a embrayé :

« Il n'y a qu'un seul Parlement (...) qui a en charge d'approuver ou non le budget de la France (...) c'est le Parlement français. (…) De toute façon la Commission européenne ne peut pas (...) rejeter (le budget), elle peut faire des remarques, c'est tout à fait son droit. »

Depuis l’année dernière, les Etats membres doivent impérativement présenter leur projet de budget à la Commission avant le 15 octobre. La Commission donne son avis avant le 30 novembre. (Ce devrait être le 15 novembre cette année.) La Commission peut demander à un Etat membre de revoir son budget et de lui présenter un budget révisé. De fait il ne s’agit pas à proprement parler d’un rejet, au sens d’un veto. Mais si l’Etat membre refuse de modifier le budget que la Commission juge mauvais, et qu’il se révèle effectivement mauvais dans ses conséquences, la Commission est alors en droit d’infliger à l’Etat en question une sanction financière allant de 0,2% à 0,5% du PIB - soit pour la France entre 4 et 10 milliards d'euros.

Alors, Valls et Sapin, on continue ?

Miracle en Belgique

Le Palais royal a annoncé ce matin la formation d’un gouvernement, qui sera investi samedi. Moins de cinq mois après les élections ! Le Premier ministre est le libéral francophone Charles Michel, qui, à 38 ans, sera le plus jeune Premier ministre belge de l’histoire, et le premier chef de gouvernement libéral depuis 1938.

La coalition réunit les libéraux, les chrétiens-démocrates et la N-VA flamande, qui se sont mis d’accord sur le budget et sur le report de 65 à 67 ans de l’âge de la retraite.

"François ! Strasbourg c’est d’abord chez nous !"

A lire, la réaction de Bernard Antony apprenant que le pape va aller au Parlement européen et au Conseil de l’Europe sans poser les pieds sur la terre d’Alsace.

De fait, le programme indique clairement que le pape ira de l’aéroport aux deux bâtiments officiels européens et retournera aussitôt à l’aéroport.

On est loin, assurément, de la visite de Jean-Paul II (Benoît XVI quant à lui n’avait pas eu le droit de s’exprimer devant les hémicycles européens…). Jean-Paul II avait profité des célébrations du bimillénaire de la fondation de Strasbourg, et avait célébré une messe dans la cathédrale, et une autre au stade de la Meinau. Il avait rencontré les bateliers et les travailleurs du port sur le Rhin… Il était allé au Mont Saint-Odile et avait encore célébré une messe au stade de Mulhouse…

Mais François n’a pas de temps à perdre avec les vieilleries et périphéries alsaciennes…

JP_2_00764.jpg

Jean-Paul II sur le parvis de la cathédrale de Strasbourg, le 9 octobre 1988. Derrière à droite, la maison Kammerzell, restaurant réputé depuis… 1427.

Jihad à Hambourg

A Hambourg, des Kurdes manifestaient contre l’Etat Islamique. Des musulmans favorables à l’Etat islamique les ont attaqués à coups de machettes et de couteaux.

16:04 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (1)

La vie des chrétiens dans les villes tenues par les islamistes

Les circonstances de l’enlèvement du P. Hanna Jallouf illustrent les conditions dans lesquelles vivent les chrétiens soumis à la dictature des jihadistes. Synthèse des témoignages recueillis par l’agence Fides :

Au cours de ces trois dernières années, le Père Hanna Jallouf était parvenu à conduire et protéger la communauté catholique locale, même lorsque le territoire était tombé sous le contrôle des rebelles. Avec le temps, les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ont pris des positions de force dans cette zone sise au nord de la Syrie suivis par la suite par les qaedistes de Jabhat al-Nusra. En présence des groupes antigouvernementaux – combattant souvent entre eux dans de sanglantes luttes intestines – les abus au détriment de la population avaient débuté : demandes de taxes, séquestre de propriétés et de maisons vides qui étaient occupées par les miliciens jihadistes.

La Paroisse et le couvent étaient restés ouverts et actifs, tout en devant renoncer aux sonneries de cloches et en ayant l’obligation de couvrir les statues et images sacrées exposées en plein air. Le Père Hanna Jallouf était parvenu, avec difficulté, à conserver des contacts avec les groupes de miliciens afin de garantir un minimum de praticabilité aux activités de la paroisse. Tous les cinq ou six mois, il était également sorti pour de brèves périodes de la zone contrôlée par les rebelles – la dernière fois moins de deux mois en arrière afin de se soumettre à une intervention chirurgicale au Liban – après quoi il était toujours revenu, reprenant sa mission pastorale. L’école était, elle aussi, restée ouverte, même si elle avait dû se soumettre aux règles imposées par le nouveau régime islamique.

Ces derniers temps, la situation s’était compliquée. Les expropriations et les saccages de la part des miliciens se sont intensifiés et ont pris pour cible directement le couvent. Les groupes armés ont mis la main sur des terrains, séquestré la récolte des olives, commençant à avoir des prétentions sur le couvent des religieuses. A ce point, le curé franciscain s’est rendu au tribunal islamique – l’organe institué dans la zone sous le contrôle des islamistes pour administrer la justice selon la loi islamique – dans le but de dénoncer les vexations subies. Quelques jours plus tard a été déclenchée l’expédition de la brigade qui l’a enlevé en compagnie de ses jeunes paroissiens.

16:01 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0)

Des nouvelles des Franciscains « suspens »

Les six Franciscains de l’Immaculée suspendus a divinis de façon illégale par le commissaire Volpi sont un Nigérian, considéré comme le chef de la « rébellion » dans son pays, et cinq Philippins, qui avaient trouvé refuge dans l’archidiocèse de Lipa, au sud de Manille. Non seulement l’archevêque, Mgr Ramon Cabrera Arguelles, leur avait accordé un celebret en toute connaissance de cause, mais les Franciscains ont pu créer un embryon de nouvel institut conforme à leurs souhaits : l’archevêque a érigé le 28 juin ce qui est pour l’heure une « association publique de fidèles ».

15:33 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (8)

C’est quoi ce bordel ?

Ainsi, au synode, les évêques ont pu voir et entendre, comme dans une de ces émissions trash d’exhibitionnisme et de voyeurisme de la télévision, un couple raconter en détail ses adultères, sa séparation, ses nouveaux adultères et ses retrouvailles… Un autre couple raconter que les mariés doivent « vénérer l’union sexuelle comme un élément essentiel de leur spiritualité » et que la relation sexuelle est la « plus haute expression » du mariage « sacrement sexuel » (une immonde caricature de la théologie du corps de saint Jean-Paul II), un troisième raconter que pour Noël ils sont accueilli le compagnon de leur fils en expliquant aux petits-enfants qu’il était aussi leur fils…

Décidément, ce synode a démarré très fort…

Voir sur Benoît et moi les articles d’Andrea Tornielli, de Francesco Colafemmina et d'Alexandre Gnocchi, et sur le blog de Jeanne Smits le premier d'une série.

Addendum

Je lis dans le compte rendu de la Pravda sur la cinquième congrégation du synode:

« On a enfin rappelé la nécessité de mieux préparer les époux au mariage, notamment au niveau sexuel et affectif, en prônant une mystique familiale de la sexualité. »

Je ne peux que renvoyer au titre de ma note, en attendant qu'on m'explique ce qu'est, sinon, une "mystique familiale de la sexualité".

Sainte Brigitte

Ce qui suit est le chapitre 41 du premier livre des Révélations de sainte Brigitte. Il n’est pas du tout dans mon intention d’appliquer au pape actuel ce qui est dit du pape d’alors. Mais seulement de montrer qu’être catholique ne signifie pas être à plat ventre devant le pape quel qu’il soit.

*

Je suis le Créateur de toutes choses.  Je suis engendré du Père avant les astres, et suis inséparablement en mon Père, et mon Père est en moi, et un Esprit en tous deux. 

Partant, le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne sont pas trois dieux, mais un seul Dieu.  Je suis celui qui a promis à Abraham l’héritage éternel.  J’ai tiré, par Moïse, mon peuple de l’Égypte.  Je suis le même qui parlait par la bouche des prophètes.  Mon Père m’a envoyé dans les entrailles de la Vierge, ne se séparant pas de moi, mais demeurant inséparable avec moi, afin que l’homme, se retirant, retournât à Dieu par mon amour.

Or, maintenant, en la présence de mes troupes célestes, de vous, qui voyez en moi et savez en moi toutes choses, néanmoins, pour l’instruction de mon épouse ici présente, qui ne peut comprendre les choses spirituelles que par les choses corporelles, je me plains devant vous de cinq hommes qui sont ici présents, parce qu’ils m’offensent en plusieurs choses. Car comme autrefois par le mot Israël j’entendais en la loi ancienne tout le peuple d’Israël, de même par ces cinq hommes, j’entends tous les hommes du monde.

Le premier est le gouverneur de l’Église ; le deuxième son clergé ; les Juifs sont le troisième, les païens le quatrième, mes amis le cinquième.

Mais de vous, ô Judée ! j’en excepte tous les Juifs qui sont secrètement chrétiens, et qui me servent avec un amour sincère, une foi droite et par des œuvres parfaites.  Mais de vous, païens, j’en excepte tous ceux qui marcheraient par la voie de mes commandements, s’ils savaient comment et s’ils étaient instruits, et ceux qui font de bonnes œuvres autant qu’ils peuvent ; ils ne seront aucunement jugés avec vous.

Donc, maintenant, je me plains de vous, ô chef de mon Église ! qui êtes assis sur le siège que j’ai donné à Pierre et à ses successeurs, pour y être assis avec une triple dignité et une triple autorité :

1° afin qu’ils aient le pouvoir de lier et de délier les âmes du péché ;

2° afin qu’ils ouvrent le ciel aux pénitents ;

3° afin qu’ils le ferment aux maudits et à ceux qui me méprisent.

Mais vous, qui deviez délier les âmes et me les présenter, vous en êtes le meurtrier ; car j’ai établi Pierre pasteur et gardien de mes brebis, et vous en êtes le dispensateur et celui qui les blesse.  Or, vous êtes pire que Lucifer, car lui m’enviait et ne désirait tuer autre que moi, afin qu’il régnât à ma place, mais vous êtes pire que lui, attendu que, non seulement vous me tuez, me repoussant de vous par plusieurs mauvaises œuvres, mais vous tuez les âmes par votre mauvais exemple.

J’ai racheté de mon sang les âmes, et je vous les ai confiées comme à un fidèle ami : mais vous, vous les livrez à mon ennemi duquel je les avais rachetées.  Vous êtes plus injuste que Pilate, qui ne condamnait à mort autre que moi : mais non seulement vous me jugez comme celui qui n’a aucun pouvoir et qui est indigne de tout bien, mais vous condamnez même les âmes innocentes et vous pardonnez aux coupables.  Vous m’êtes plus ennemi que Judas, qui me vendit seul : et vous, vous ne me vendez pas seul, mais aussi les âmes de mes élus par un sale lucre et par une vanité de nom : Vous êtes plus abominable que les Juifs, car ils crucifièrent seulement mon corps, mais vous
crucifiez et punissez les âmes de mes élus, auxquelles votre malice et votre transgression sont plus amères que le couteau tranchant.

Et partant, parce que vous êtes semblable à Lucifer, que vous êtes plus injuste que Pilate, plus cruel que Judas et plus abominable que les Juifs, je me plains avec raison de vous.

Lire la suite

06:23 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

07 octobre 2014

Premier veto : le Hongrois, bien sûr

La commission de la Culture et de l'éducation du Parlement européen a voté par 14 voix contre 12 contre la désignation de Tibor Navracsics comme commissaire chargé de l'Education, la culture, la jeunesse et la citoyenneté.

Il pourra être commissaire à autre chose, en tout cas il faudra impérativement lui enlever le portefeuille de la « citoyenneté ».

Pourquoi ?

Pour la seule et unique raison qu’il a été deux fois ministre (de la Justice, puis des Affaires étrangères) du gouvernement de Viktor Orban. Donc c’est, grosso modo, un nazi. On est bien obligé de prendre un sbire d'Orban, mais il faut faire remarquer qu'on n'est pas content...

En bon politicard prêt à toutes les bassesses, Tibor Navracsics (qui était encore ministre il y a trois mois) a pris ses distances avec Viktor Orban, soulignant qu’il n’appartenait plus au gouvernement hongrois (ben oui, évidemment, on ne peut pas être ministre et commissaire européen…) et regrettant « que ce gouvernement n'ait pas accordé une importance suffisante à cet aspect important » qu’est « la liberté de la presse et la pluralité des médias »…

Mais si les députés sont sectaires, il ne faut pas trop les prendre pour des imbéciles…

17:35 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

Immonde

homos.jpgLe « premier congrès mondial des associations homosexuelles catholiques » s’est ouvert hier au Portugal. Pour créer une organisation mondiale représentant les homosexuels catholiques, et réclamer un changement urgent d’attitude de la part des autorités catholiques.

On remarquera que le slogan est un de ceux de François : « Construisant des ponts. »

Il y a 30 « organisations invitées et participantes ».

Les organisateurs attendaient « 15 à 20 personnes ». Sic.

Justification de Francis De Bernardo, directeur exécutif de « New ways ministry » :

« Jésus a commencé avec 12 apôtres, voyez ce que ça a donné. »

Sanctionné pour avoir parlé français au Palais Bourbon

Julien Aubert, député UMP du Vaucluse, a fait l’objet d’un « rappel à l’ordre avec inscription au procès verbal », assorti de la privation pendant un mois du quart de son indemnité parlementaire (1.378€), parce qu’il a appelé le président de séance, Sandrine Mazetier, « Madame le Président ».

Ce qui ne l’a pas empêché ensuite de dire « Madame le Ministre » à Ségolène Royal…

Je pense qu’il faut frapper plus fort, et envoyer en prison un député qui ose parler conformément aux règles de la langue française.

L’hypocrisie de la Cour suprême des Etats-Unis

La Cour suprême des Etats-Unis a refusé hier de se saisir des appels de jugements de cours d’appel fédérales jugeant inconstitutionnelles les lois interdisant le « mariage » homosexuel (c’est-à-dire rappelant que le mariage est entre un homme et une femme).

En conséquence (je ne comprendrai jamais rien à la « justice » américaine), le soi-disant « mariage » homosexuel est désormais légal dans les cinq Etats en question : Utah, Indiana, Oklahoma, Virginie, Wisconsin.

En fait, la position de la Cour suprême ne contente personne. C’est une décision « tragique et indéfendable », a déclaré  le sénateur républicain texan Ted Cruz. Et Chad Griffin, le président du principal lobby de promotion du mariage entre personnes de même sexe a publié un communiqué où l’on peut lire : « Que les choses soient claires : le patchwork complexe et discriminatoire des lois sur le mariage, qui a été prolongé aujourd'hui, ne peut pas durer. La seule solution acceptable est l'égalité du mariage dans tout le pays. »

Les suites de la politique Sarkozy en Libye

Fides :

« Il faut que la communauté internationale prenne en considération sérieusement le problème de la stabilité de la Libye parce que les groupes armés actifs au nord du Mali se réfugient dans le sud de la Libye avant de retourner dans notre pays pour y accomplir des attaques mortelles », déclare à l’Agence Fides le Père Edmond Dembele, secrétaire de la Conférence épiscopale du Mali où, le 3 octobre, 9 casques bleus nigérians de la Mission de l’ONU sur place, la MINUSMA, ont perdu la vie dans un attentat revendiqué par le Mouvement pour l'unicité et la djihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO). Ce dernier est l’un des groupes armés chassés des villes du nord du Mali par les troupes françaises de l’opération Serval. « Ces groupes se sont réfugiés dans les pays limitrophes, surtout en Libye » explique le Père Dembele. « Donc, tant que le sud de la Libye ne sera pas stabilisé, les pays limitrophes, tels que le Mali et le Niger, subiront des attentats » déclare le prêtre qui ajoute : « Au Mali, nombreux sont ceux qui pensent qu’une autre raison du dynamisme renouvelé des groupes armés dans le nord du pays dérive de la réduction de l’engagement militaire de la France sur zone. La force Serval a été remplacée par la force Barkhane, qui est moins engagée sur le terrain que la précédente. L’armée malienne se limite depuis mai à contrôler les grandes villes du nord, telles que Tombouctou et Gao, mais a abandonné les villes secondaires. »

Sous la coupe de Boko Haram

News.va :

185 églises incendiées et plus de 190.000 personnes contraintes à l’évacuation : tel est le bilan des violences perpétrées par Boko Haram au cours des deux derniers mois dans le Diocèse de Maiduguri, dont le territoire d’étend sur les Etats de Borno, Yobe et sur une partie de l’Etat d’Adamawa, dans le nord du Nigeria. C’est ce qu’indique le Directeur des Communications sociales du Diocèse, le Père Gideon Obasogie.

Au cours de ces deux derniers mois, 11 villes situées sur le territoire du Diocèse sont tombées entre les mains de Boko Haram. « Il y a trente jours, les communautés catholiques de Gulak, Shuwa, Michika, Bazza et d’autres encore ont été saccagées par de cruelles attaques des terroristes de Boko Haram », affirme le Directeur des Communications sociales. « Gwoza et Magadali sont sous le contrôle despotique et tyrannique des terroristes depuis 60 jours » souligne le Père Obasogie. « Nos prêtres ont dû évacuer alors que les habitants, qui devaient célébrer l’indépendance en tant que nation libre, pleurent leurs morts et sont réduits à l’état d’évacués. Où est dès lors la liberté », se demande le prêtre.

Le Père Obasogie décrit les conditions terribles dans lesquelles sont contraints à vivre les évacués, accueillis chez des parents et amis – parfois par groupes de 60 à 70 personnes – ou dans des structures improvisées à Maiduguri, Mubi, Yola, Uba, Gombe, Biu et Damaturu. La pensée des évacués va à ceux qui ne sont pas parvenus à s’enfuir, personnes âgées ou malades mais aussi jeunes. Les femmes sont victimes de violences sexuelles alors que se répand la pratique de décapitation des otages de la part des terroristes, comme cela a été le cas pour un pilote militaire capturé après s’être parachuté de son avion abattu par Boko Haram le 11 septembre.

Aujourd’hui, 7 octobre, s’est ouvert à Niamey, capitale du Niger, un sommet régional pour la lutte contre Boko Haram, qui menace actuellement également les pays limitrophes, ainsi que le démontre la mort de 7 personnes dans le nord du Cameroun, tuées par une roquette tirée par les intégristes musulmans.

16:45 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (3)

Syrie : un franciscain et une vingtaine de chrétiens enlevés

Le père franciscain Hanna Jallouf, curé de la paroisse latine de Knayeh en Syrie, a été enlevé par des jihadistes du Front al-Nosrah (Al Qaïda). Avec lui ont été enlevés une vingtaine de jeunes gens et de jeunes filles. Les religieuses franciscaines qui se trouvaient dans le couvent où a eu lieu l’enlèvement ont pu fuir et se réfugier dans des maisons du village.

Le communiqué de la Custodie de Terre Sainte s’achève par une invitation à prier pour le curé et ses paroissiens enlevés « ainsi que pour les autres victimes de cette guerre tragique et insensée ».

La Pravda du synode

François a décidé que le synode se déroulerait à huis clos. On n’aura donc aucune des interventions des cardinaux. On n’aura que ce que voudra bien dire le Vatican, essentiellement un communiqué par jour, anonyme, censé synthétiser les débats, et ne donnant aucun nom. On se croirait revenu à la Pravda d’autrefois. En URSS.

Les communiqués sont évidemment rédigés par des gens qui obéissent à la stratégie du pape. Hélas, les deux premiers paraissent confirmer que François a l’intention de passer en force pour imposer la ligne Kasper, que l’on reconnaît immédiatement.

Extraits du premier communiqué :

"L'Eglise doit œuvrer par attraction, avec amitié envers le monde. Face aux couples en crise, à l'instar de Dieu, elle doit être compréhensive et miséricordieuse, et envisager la question sous le profil d'une justice respectueuse du dessein divin. Certes, le mariage demeure un sacrement indissoluble. La vérité étant le Christ et non un ensemble le règles, il convient de maintenir les principes tout en adaptant les formes. La nouveauté dans la continuité, ainsi que le disait Benoît XVI. Si le Synode ne met pas en discussion la doctrine, il réfléchit sur la pastorale, sur le discernement spirituel nécessaire à l'application de la doctrine face aux problèmes de la famille. La miséricorde n'élimine pas les commandements, elle en est la clef herméneutique."

"On a convenu de la nécessité d'aborder avec respect certains cas, telles les unions libres marquées du sceau de l'amour et de la fidélité, qui présentent des éléments de sanctification et de vérité."

Extrait du deuxième communiqué :

"L'enseignement de l'Eglise doit être plus incisif et ne pas se limiter à des interdits. Comme Jésus, elle doit se faire proche des personnes. En agissant ainsi il sera possible de réduire la fracture entre doctrine et pratique, entre enseignement ecclésial et vie familiale. Il n'est pas question de choisir entre doctrine et miséricorde mais de développer une pastorale éclairée, encourageant des familles en crise qui souvent ne ne sentent plus appartenir à l'Eglise. Face aux couples en difficulté et aux divorcés remariés, l'Eglise soit présenter la vérité et non point un jugement. Avec compréhension, elle doit convaincre les intéressés à suivre la vérité, à suivre l'Eglise qui dit la vérité. C'est la miséricorde qui soigne et accompagne, d'autant que les familles en crise n'attendent pas des solutions pastorales rapides. Elles ne veulent pas être de simples statistiques mais se sentir comprises et aimées. Il faut accorder plus d'espace à la logique sacramentale qu'à la logique juridique. Pour ce qui est de l'Eucharistie aux divorcés remariés, il a été réaffirmé qu'il ne s'agit pas du sacrement des parfaits mais de qui chemine."