07 juillet 2014

Des chrétiens quittent le Pakistan

Lu sur Fides :

Vu la diffusion du terrorisme au Pakistan, l’insécurité dans laquelle se trouve plongée la population, les conditions de vie très difficiles, les minorités religieuses ont commencé à abandonner le Pakistan. Au cours de la dernière année, environ 14.000 chrétiens pakistanais ont cherché refuge dans les pays d’Asie mais également dans des Etats occidentaux d’Europe et d’Amérique. C’est ce que confirme à l’Agence Fides Farrukh H. Saif, Directeur exécutif de l’ONG pakistanaise World Vision in Progress, qui œuvre afin de mettre un terme à la discrimination des minorités religieuses au Pakistan et de promouvoir pour elles des conditions de vie dignes.

Avec les chrétiens d'Irak

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Et François vint

Propos de Mgr Socrates Villegas, archevêque de Lingayen-Dagupan et président de la conférence des évêques des Philippines, sur François :

« Il a tranquillement fait de l’Eglise, qui était une institution malade, dogmatique, autoréférentielle et autoritaire, une Eglise douce, sociale, compatissante et persuasive, grâce au pouvoir de l’amour et de la miséricorde. »

(« He has slowly moved the Church from being a dogmatic, self engrossed and authoritative sick institution to being a gentle, outreaching, compassionate and persuasive Church through the power of love and Mercy. »)

Et Dieu dans tout ça ?

Les six titres de Radio Vatican ce matin, sur News.va :

Le Pape François déplore le système économique qui exploite l'homme

Pape François : « une génération sans travail, c'est une défaite pour l'humanité »

Le Pape achève sa visite au Molise en ouvrant l'année jubilaire célestinienne

Le Pape appelle à plus de générosité dans l'aide aux réfugiés

Les flux migratoires, une chance pour l'Europe selon le cardinal Vegliò

Dans le Molise le Pape François invoque le courage de la solidarité pour panser la plaie dégradante du chômage

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Merci Très Saint Père.

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Mgr Edward Slattery évêque de Tulsa (Oklahoma), célébrant la messe de clôture d’une session de formation à la messe de saint Pie V organisée par la Latin Mass Society à Oxford le 30 août 2007 (deux semaines avant l’entrée en vigueur du motu proprio).

Saints Cyrille et Méthode

On connaît la vie des deux frères. Au temps d’Hadrien II, Rome les vit entrer triomphalement dans ses murs, suivis d’une troupe choisie de disciples chargés d’un précieux fardeau : les reliques du martyr Clément trouvées par eux en Chersonèse.

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Derrière le cercueil porté par des diacres, marche d’abord le pape Nicolas Ier avec les deux frères Cyrille et Méthode, à droite et à gauche. Le Pontife est revêtu de la chasuble et du pallium, et son front est couronné du regnum ; tandis que les apôtres des Slaves ont une simple chasuble sous laquelle descendent, sur la tunique, les bandes de l’étole. Deux clercs portent les férules épiscopales des deux frères, et le Pape n’en a pas. Il est remarquable que le nimbe rond orne seulement la tête de Nicolas et de saint Cyrille ; on s’explique d’ailleurs facilement l’absence de ce signe de vénération liturgique autour de la tête de Méthode. Le peintre romain du XIe siècle n’avait connaissance que de la vénération dont était l’objet dans la Ville la mémoire de Nicolas Ier et de Cyrille, et il ignorait entièrement le sort de l’autre apôtre des Slaves mort en 885 en Moravie.

Bienheureux cardinal Schuster

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06 juillet 2014

4e dimanche après la Pentecôte

« Nous aussi qui possédons les prémices de l'Esprit, nous gémissons intérieurement tandis que nous attendons (...) la Rédemption de notre corps. » Dans l'épître aux Romains, saint Paul voit cette « rédemption du corps » dans une dimension anthropologique et en même temps cosmique. La création en effet « était soumise à la contingence ». Toute la création visible, tout le cosmos, porte en lui les effets du péché de l'homme. « Toute la création gémit et souffre jusqu’à ce jour dans les douleurs de l’enfantement. » Et en même temps, toute « la création (...) attend avec impatience la révélation des fils de Dieu » et « elle nourrit l'espérance d'être, elle aussi, libérée de l'esclavage de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu ».

La rédemption de notre corps, selon Paul, est l’objet de l’espérance. Cette espérance a été implantée dans le cœur de l'homme, dans un certain sens, immédiatement après le premier péché. Il suffit de rappeler les paroles du livre de la Genèse qui ont été traditionnellement définies comme le « proto-évangile » (Genèse 3, 15)et donc, pourrait-on dire, comme le début de la Bonne Nouvelle, la première annonce du salut. La rédemption du corps est liée, selon les paroles de l'épître aux Romains, précisément à cette espérance selon laquelle – comme nous le lisons – « nous avons été sauvés ». Par l’espérance, qui remonte aux origines mêmes de l’homme, la rédemption du corps a sa dimension anthropologique : elle est la rédemption de l'homme. En même temps elle irradie, en un certain sens, sur toute la création qui, depuis l’origine, a été liée d’une manière particulière à l'homme et lui a été subordonnée. La rédemption du corps est donc la rédemption du monde : elle a une dimension cosmique.

En présentant dans l’épître aux Romains l’image « cosmique » de la rédemption, Paul de Tarse place l'homme en son centre même, exactement comme « à l’origine » celui-ci avait été placé au centre de l'image de la création. C'est précisément cet homme, ce sont les êtres humains, qui possèdent « les prémices de l'Esprit », qui gémissent intérieurement en attendant la rédemption de leur corps. Le Christ, qui est venu pour révéler pleinement l'homme à lui-même et lui faire découvrir la sublimité de sa vocation, parle dans l'Evangile de la profondeur divine même du mystère de la rédemption qui trouve précisément en Lui son sujet « historique » spécifique. Par conséquent, le Christ parle au nom de cette espérance qui a été implantée dans le cœur de l'homme déjà dans le « proto-évangile ». Le Christ donne son accomplissement à cette espérance, non seulement par les paroles de son enseignement, mais surtout par le témoignage de sa mort et de sa résurrection. Ainsi donc, la rédemption du corps a déjà été accomplie dans le Christ. En Lui a été confirmée cette espérance dans laquelle « nous avons été sauvés ». Et en même temps, cette espérance a été rouverte à nouveau vers son accomplissement définitif eschatologique. « La révélation des fils de Dieu » dans le Christ a été définitivement orientée vers cette « liberté et gloire » à laquelle doivent participer définitivement les « enfants de Dieu ».

Saint Jean-Paul II, La théologie du corps (éditions du Cerf, 2014, p. 431).

06:32 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

05 juillet 2014

Ils ont le bac avec mension

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(Via FDesouche)

Et je découvre que certains (et ce ne sont pas des cas isolés) ont non seulement une « mension » mais ont une moyenne qui dépasse les 20/20…

16:50 Publié dans Ecole | Lien permanent | Commentaires (5)

Mohammed Badie : la perpétuité en prime

Un tribunal égyptien a condamné hier Mohammed Badie, le guide suprême des Frères musulmans, ainsi que 36 autres islamistes, à la prison à perpétuité pour une manifestation violente peu après la destitution du président Mohammed Morsi.

Mohammed Badie est déjà condamné deux fois à mort. On ne sait pas s’il sera deux fois exécuté après avoir purgé sa perpétuité, ou s’il sera exécuté deux fois à perpétuité. (Et ce n’est pas fini, il y a d’autres procès à venir.)

Chine : un pasteur condamné à 12 ans de prison

Zhang Shaojie a été condamné par le tribunal populaire de Nanle, dans la province du Henan, à 12 ans de prison pour « fraude et rassemblement troublant l’ordre public ».

Il s’agit d’une nouvelle étape dans les menées antichrétiennes du pouvoir communiste chinois, particulièrement dans la province du Henan, où des dizaines de croix surmontant des églises ont été enlevées.

On sait que le pouvoir fait particulièrement la chasse aux diverses communautés protestantes non homologuées. Mais Zhang Shaojie est le pasteur d’une communauté dûment reconnue par l’Etat, faisant partie du « Mouvement des trois autonomies » qui correspond à l’Association patriotique pour les catholiques.

Zhang Shaojie avait été arrêté le 16 novembre dernier. Le lendemain d’une manifestation d’habitants de Nanle qui avaient voulu exercer leur droit de pétition en allant à Pékin se plaindre que les autorités locales accaparaient leurs terres. Au lieu d’être reçus par le pouvoir central, les pétitionnaires avaient été interpellés et renvoyés à Nanle, où ils avaient été arrêtés. Or le pasteur avait ouvertement soutenu ce mouvement.

Mgr Gaucher est mort

Mgr Guy Gaucher est mort le 3 juillet à l’âge de 84 ans.

Il est une illustration que les voies de Dieu sont impénétrables. Car voilà un évêque qui n’aura jamais été évêque au sens où l’on entend ce mot, et qui pourtant l’aura été de façon cachée mais efficace…

Mgr Gaucher avait été consacré en 1986 pour l’évêché de Meaux. Mais il fut très vite victime d’une maladie, et quelque mois après il était nommé évêque auxiliaire de Bayeux-Lisieux, en résidence à Lisieux.

Telle est l’information que l’on voit partout. En réalité, Mgr Gaucher fut victime d’une terrible cabale à Meaux. L’évêché était noyauté et dirigé par des progressistes purs et durs, sous la houlette de Mgr Louis Kühn. Lorsque Mgr Gaucher arriva à Meaux, Mgr Kühn lui fit faire le tour du diocèse au pas de charge, puis le laissa devant l’évêché, volets clos et porte fermée, sans lui donner la clef. Mgr Gaucher dut aller à l’hôtel. Et il se heurta à un mur d’hostilité, ou plutôt de haine, de la part des partisans de l’ouverture et du dialogue. Il n’était pas psychologiquement armé pour cela et fit une grave dépression.

Il fut alors nommé à Lisieux, non pas comme évêque, mais pour qu’il continue ses travaux sur sainte Thérèse, dont il était, lui même carme, un grand spécialiste (et aussi spécialiste de Bernanos, et voyant très bien les connexions entre ces deux personnalités). Il fut alors l’un des principaux artisans de l’édition des œuvres complètes de sainte Thérèse, et il fut aussi l’évêque, « docteur de la foi », qui fournit à Jean-Paul II le dossier permettant au pape de proclamer en toute sûreté sainte Thérèse docteur de l’Eglise.

16:31 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (2)

Le synode dira le « cheminer ensemble »…

Dans une interview, le cardinal Baldisseri, secrétaire général du synode, remet quelques pendules à l’heure (et fait in fine l'éloge de la Manif pour tous), mais une des ses réponses est ahurissante. Reprenant l’expression « cheminer ensemble » (sans « discrimination »), le journaliste remarque que certains fidèles sont perplexes et se demandent : « N'allons-nous pas avoir des conseils pastoraux et des organismes connexes présidés par des divorcés remariés ou des homosexuels déclarés et pratiquants (comme c'est déjà arrivé dans une paroisse de l'archidiocèse de Vienne entre mille polémiques) ? »

[Il y a en effet un homosexuel « déclaré et pratiquant » qui préside un organisme paroissial près de Vienne, avec le soutien explicite de l’archevêque qui a désavoué le curé qui n'était pas d'accord. Et ce n’est qu’un exemple des scandales du « cheminer ensemble ». On sait qu’en de nombreux endroits des prêtres bénissent des « mariages » de divorcés remariés, et leur donnent la communion. Et l’on sait désormais que l’archevêque Bergoglio l’a fait lui-même.]

Réponse intégrale du cardinal Baldisseri :

- Sur le «cheminer ensemble» dans la communauté, ce sera le Synode qui donnera les orientations appropriées.

Bref, il ne sait pas si c’est bien ou non qu’un homosexuel militant ou des divorcés remariés dirigent un conseil paroissial. Il faut attendre que le synode le dise…

16:11 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (2)

"Where have all the bloggers gone ?"

Sous ce titre qui paraphrase une chanson mondialement célèbre dans les années 60 (et bien au-delà), le P. Ray Blake constate que le règne de Benoît XVI avait provoqué une floraison de blogueurs, qui aujourd’hui se sont tus.

Pourquoi ?

Il répond ceci : « La plupart des catholiques mais surtout le clergé veulent être fidèles au pape, afin de maintenir l'unité de l'Eglise ; aujourd'hui, la loyauté est peut-être mieux exprimée par le silence. »

Il pense manifestement surtout aux prêtres blogueurs. Lesquels préfèrent se taire désormais, pour deux raisons, que l’on trouve abondamment (même si partiellement) exprimées dans les nombreux commentaires de ce billet. Je les exprimerai ainsi en y ajoutant mon grain de sel :

- La première raison est qu’un catholique ne doit pas critiquer le pape. Dans l’Eglise post-tridentine, surtout à partir du XIXe siècle, s’est développée cette étrange idée que le pape, puisqu’il est choisi par le Saint-Esprit, dit et fait toujours ce qui est le mieux pour l’Eglise, et que par conséquent on ne peut jamais remettre en cause, sous quelque aspect que ce soit, ce qu’il dit et ce qu’il fait. Idée verrouillée par Pie IX avec le dogme de l’infaillibilité pontificale. C’est tellement ancré chez certains qu’ils auraient l’impression d’être schismatiques s’ils affirmaient qu’il pleut place Saint-Pierre quand il pleut place Saint-Pierre mais que le pape dit qu’il fait beau. Mais comme réellement il pleut, on préfère se taire. A part certains qui ne craignent pas le ridicule et prétendent nous prouver, de façon aussi répétitive qu’obstinée, que le pape ne dit pas vraiment qu’il fait beau et qu’on ne peut pas exactement dire qu’il pleut… ou que finalement le pape a parfaitement le droit, puisqu’il est le pape, de dire qu’il fait beau quand il pleut. (Et à force de le répéter, il y en a qui le croient sincèrement.)

- La deuxième raison est que la peur s’est installée. Moi, personnellement, je peux dire ce que je veux, cela n’aura aucune incidence sur ma vie. Mais pour beaucoup de prêtres il n’en est pas ainsi. Ils dépendent de supérieurs. Et ils peuvent pâtir, de diverses façons, de diverses représailles. Chacun voit la répression qui s’est abattue sur les Franciscains de l’Immaculée. On a vu en Italie des journalistes chassés de leur journal. Il y a eu des sanctions à la curie. Et ce n’est que le sommet émergé de l’iceberg. Ce pape ne plaisante pas avec ceux qui ne sont pas dans sa ligne. Et tous ses courtisans, tous ceux qui sont devenus ses courtisans depuis qu’il est pape, sont évidemment comme lui, pour lui plaire, parce qu’ils ont éventuellement à y gagner.

Where are the bloggers gone ? C’est un nouvel effet, faussement paradoxal, de l’idéologie post-conciliaire selon laquelle désormais chacun pouvait s’exprimer librement, le maître mot étant le « dialogue ».

Par le biais de Corrado Gnere, "Benoît et moi" revient une fois de plus sur le livre prophétique de Guareschi Don Camillo et les contestataires. Ce livre raconte, dès 1969, comment le vicaire imposé à Don Camillo pour que la paroisse vive la mirifique pastorale conciliaire aboutit à vider l’église. Et Corrado Gnere cite cette tirade du vicaire, étonnamment bergoglienne, parce que Bergoglio est un homme qui n’a pas quitté 1969 :

« L'Eglise, don Camillo, est un grand navire qui depuis des siècles était au mouillage. Il faut à présent lever l'ancre et reprendre la mer ! Il faut renouveler l'équipage, se débarrasser sans pitié des mauvais marins, mettre le cap sur l'autre rive. C'est là que le navire trouvera les forces fraîches qui le rajeuniront. L'heure du dialogue a sonné, révérend ! »

Saint Antoine Marie Zaccaria

Fondateur des Clercs de saint Paul, dits barnabites, il fut canonisé par Léon XIII en 1897. La messe est déjà moderne à la façon de la récente révolution liturgique : outre l’épître, sont de saint Paul aussi (pour insister lourdement sur « clercs de saint Paul ») l’introït, le graduel, l’alléluia et la communion, avec des versets qui font spécifiquement allusion à la vie du saint, de même que l’épître, l’évangile et les oraisons…

On remarquera spécialement la postcommunion :

Cælésti dape, qua pasti sumus, Dómine Iesu Christe, eo corda nostra caritátis igne flamméscant : quo beátus Antónius María salutáris hóstiæ vexíllum, contra Ecclésiæ tuæ hostes, éxtulit ad victóriam : Qui vivis…

Seigneur Jésus-Christ, que par le banquet céleste où nous avons reçu notre nourriture, notre cœur s’enflamme de ce feu de la charité, par lequel le bienheureux Antoine-Marie a élevé contre les ennemis de votre Église, l’étendard de l’hostie salutaire.

Il s’agit d’une allusion à l’adoration eucharistique des quarante heures. Cette dévotion commença à Milan en 1527, à l’instigation d’un certain Jean-Antoine Bellotti, mais c’est saint Antoine Marie Zaccaria qui fut aussitôt son grand promoteur. Dès 1592, Clément VII recommandait cette dévotion et en fixait les règles dans sa constitution Graves et diuturnae. La prière de 40 heures devant le Saint-Sacrement symbolise les 40 heures pendant lesquelles le Christ est resté au tombeau. Mais ce nombre de 40 est aussi, notamment, celui de la pénitence, d’où les quarante heures qui furent instituées juste avant le carême (en réparation des péchés du carnaval).

10:55 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (1)

04 juillet 2014

"Quartier populaire"

Rachida a poignardé à mort l'institutrice de maternelle "parce qu'elle avait été méchante avec sa fille".

C'était ce matin dans le quartier Lapanouse, à Albi.

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20:23 Publié dans Banlieues | Lien permanent | Commentaires (7)

Leonarda revient…

Elle l’avait dit, elle le fait. Et Manu Valls et Fabius devront bouffer leurs chapeaux. Du moins si le père dit vrai.

Le père de Leonarda affirme en effet que la jeune fille, sa mère et trois autres enfants sont actuellement chez son frère, en Croatie, grâce à l’obtention de titres de voyage croates. Ils devraient obtenir dès lundi leurs passeports croates, donc de l’UE, ce qui leur permettra de revenir en France.

Le père quant à lui va régulariser son mariage et donc obtenir lui aussi un passeport croate. « Comme ça, ma femme - enceinte de huit mois et demi - accouchera à l'hôpital de Pontarlier. » Et d’ajouter : « Il faut que toute l'Europe sache ce qu'a fait la France. Nous allons aller à la Cour de Strasbourg, pour demander des dommages et intérêts. La France, maintenant, on va la faire payer ! »

Rappel

Fabius le 20 mai :

« Et donc cette dame et sa famille qui n’ont pas leur place en France n’auront pas leur place en France, point à la ligne. »

Manuel Valls le 21 mai :

« Cette famille, la famille Dibrani - vous savez quelle était ma position lorsque j'étais ministre de l'Intérieur - n'a rien à faire en France, donc elle ne viendra pas en France. »

Leonarda le 22 mai :

« Je vais revenir avec un passeport croate. Parce que c’est l’Europe et puis voilà. »

Amusant

Selon le Süddeutsche Zeitung, le groupe des Conservateurs et réformistes au Parlement européen (ECR, créé et dominé par les conservateurs britanniques), propose Bernd Lucke comme vice-président de la commission des affaires monétaires.

Bernd Lucke est le président du parti anti-euro Alternative pour l’Allemagne.

Le groupe ECR étant désormais le troisième groupe du Parlement, il doit normalement obtenir une vice-présidence de cette commission.

Mais le député Vert (allemand) de la commission, Sven Giegold, a immédiatement déclaré que le représentant d’un parti prônant la sortie de l’euro ne devait se présenter à un tel poste…

16:50 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

Deux révolutions allemandes

Le Bundestag a adopté une nouvelle loi sur la nationalité qui permet aux jeunes Allemands d'origine étrangère d'avoir la double nationalité. Jusqu'ici, les enfants d'immigrés devaient choisir à l'âge de 23 ans entre la nationalité allemande et celle du pays d'origine de leurs parents. Désormais les Turcs vont donc pouvoir devenir allemands tout en restant turcs. Mais les Turcs d’Allemagne ne sont pas satisfaits, parce que la mesure ne s’applique qu’à ceux qui devront choisir, donc aux jeunes.

Et le Bundestag a voté l’instauration d’un salaire minimum.

François Hollande et des joueuses de foot de la région parisienne

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Paris Match, « le choc des photos »…

En Irak (ou ce qu’il en reste)

Le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a demandé jeudi au parlement régional de fixer les modalités d'un référendum sur l'indépendance. La situation en effet se prête à cela : les Kurdes sont désormais coupés de Bagdad par « l’Etat islamique », et ils ont profité de l’avancée des jihadistes dans le pays arabe pour récupérer des territoires, et la ville de Kirkouk.

Cela dit on ne voit guère l’intérêt de l’initiative, sinon qu’elle jette de l’huile sur le feu. Si Massoud Barzani est président du Kurdistan, son frère ennemi de toujours Jalal Talabani est président… de la République d’Irak, et il ne semble pas qu’on lui ait demandé son avis. Chaque mois qui passe rend les Kurdes de plus en plus indépendants sans qu’il y ait besoin d’un référendum, d’ailleurs il y en a déjà eu un en 2006…

Naturellement, les Américains sont contre, et en appellent stupidement à l’unité de l’Irak, alors que ce sont eux qui l’ont détruite. ils veulent maintenant un gouvernement d'union nationale, alors que ce sont eux qui ont mis les chiites au pouvoir (qui se sont empressés de se venger sur les sunnites minoritaires...).

Le Premier ministre chiite accuse les Kurdes d'« exploiter les événements en cours pour imposer sa vision des choses », mais son souci premier est d’empêcher les jihadistes sunnites de prendre Bagdad. Pour cela il a renforcé l’armée en graciant d’anciens officiers de Saddam Hussein… Mais pour l’heure la contre-offensive n’a permis que de reprendre Awja, le… village natal de Saddam Hussein.

Pendant ce temps-là, l’Arabie saoudite, qui tremble de trouille face aux jihadistes qu’elle a financés et armés, a massé au moins 30.000 soldats à sa frontière avec l’Irak…

Ils ne se quittent plus…

Les cinq tenants du titre de patriarche d’Antioche, orthodoxes et catholiques, ont publié un appel commun lors de l’ouverture du synode de l’Eglise grecque-orthodoxe, à laquelle le patriarche Jean X avait convié ses confrères.

Cet appel concerne d’abord le Liban où ils sont réunis, et qui n’a plus de président. Il demande aux élus « à se hisser au-dessus des intérêts privés et à se hâter d'élire un président de la République qui veille sur l'unité du Liban et rétablisse les institutions dans leur fonctionnement régulier, en particulier la Chambre des députés et le Conseil des ministres, pour permettre à l'État de faire face aux graves défis économiques, sociaux et sécuritaires qu'il affronte ». La population du Liban compte désormais plus d’un tiers de réfugiés syriens…

Les patriarches demandent aux fidèles d’offrir l’hospitalité à leurs frères quand c’est encore, possible, de ne pas quitter leur terre « pétrie des sacrifices des générations passées et parce que le Christ les a choisis pour y vivre et témoigner de Lui ».

Ils demandent la libération de tous les otages, « à commencer par les évêques Youhanna Ibrahim et Boulos Yazigi disparus depuis 14 mois, pendant que le monde assiste lâchement et en silence aux pires des violations des droits de l'homme et des communautés de notre époque ». Ils prient pour la Syrie, pour l’Irak, pour l’Egypte, renouvellent « leur appui à la cause palestinienne » et, forcément, présentent leurs vœux aux musulmans à l'occasion du ramadan.

Asia Bibi

Les avocats d’Asia Bibi Chaudhry Sardar Khan et Sardar Mudhtaq Gill ont introduit une nouvelle requête pour que soit rapidement fixée une date pour son procès en appel. Les avocats soulignent la détérioration de l’état de santé physique et psychologique de la détenue et demandent aussi qu’elle bénéficie de soins appropriés.

Selon l’administration de la prison c’est « bidon », et Asia Bibi a droit à deux visites médicales par mois, mais le P. Ilyas John, de l’archidiocèse de Lahore, confirme que l’état de santé d’Asia Bibi se détériore et qu’elle a besoin de soins spécifiques.

« Nous condamnons fermement l’attitude de la justice. Bibi a assez souffert, tout comme sa famille. Il est temps que justice soit faite, et elle doit recevoir les soins nécessaires. Les tribunaux doivent immédiatement régler son cas », déclare à Asianews Akeel Ali Mehdi, un militant musulman des droits de l’homme.

De la férie

Ce jour de férie on peut dire la messe de dimanche dernier, ce qui tombe bien puisque cette messe a été empêchée par la fête des apôtres Pierre et Paul. Dans l’évangile il y a deux paraboles, dont celle de la drachme égarée. Voici le commentaire qu’en fait saint Grégoire le Grand.

Le texte poursuit : «Ou bien, quelle femme, si elle a dix drachmes et vient à en perdre une, n’allume une lampe, ne met sa maison sens dessus dessous et ne cherche avec soin jusqu’à ce qu’elle trouve la drachme perdue?» C’est une seule et même personne que symbolisent le pasteur [le berger qui a perdu une brebis] et la femme, car c’est une seule et même personne qui est Dieu et Sagesse de Dieu. Et comme les drachmes sont frappées d’une image, la femme a perdu sa drachme lorsque l’homme, qui avait été créé à l’image de Dieu, s’est, en péchant, écarté de la ressemblance qu’il avait avec son Créateur. Mais la femme a allumé sa lampe, parce que la Sagesse de Dieu s’est manifestée dans une nature humaine. La lampe est en effet une lumière dans un vase de terre cuite; or qu’est-ce qu’une lumière dans un vase de terre cuite, sinon la divinité dans la chair? C’est de ce vase de terre cuite, c’est-à-dire de son corps, que la Sagesse en personne affirme : «Ma force s’est desséchée comme un vase de terre cuite.» (Ps 22, 16). Puisque la terre cuite se durcit dans le feu, sa force s’est desséchée comme un vase de terre cuite : la chair qu’il avait assumée a été endurcie par les tourments de sa Passion en vue de la gloire de sa Résurrection.

La femme, ayant allumé sa lampe, a mis sa maison sens dessus dessous : dès que la divinité de la Sagesse a brillé à travers sa chair, toute notre conscience en a été secouée. Car la maison est mise sens dessus dessous quand la conscience de l’homme se trouble à la vue de ses fautes. L’expression «mettre sens dessus dessous» ne diffère pas beaucoup du verbe «nettoyer» qu’on lit à sa place en d’autres manuscrits*; en effet, un esprit dévoyé ne peut être nettoyé de ses vices invétérés que si l’on commence par le mettre sens dessus dessous par la crainte. C’est donc une fois qu’elle a mis la maison sens dessus dessous que la femme retrouve la drachme, puisque c’est par l’ébranlement profond de sa conscience que l’homme est rétabli à la ressemblance de son Créateur.

«Et quand elle l’a trouvée, elle assemble ses amies et ses voisines, et leur dit : “Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la drachme que j’avais perdue!”›» Qui sont amies et voisines, sinon les puissances du Ciel dont j’ai parlé plus haut? Elles sont d’autant plus près de la Sagesse céleste que la grâce d’une contemplation continuelle les en approche davantage. Ne manquons pas ici de nous demander pourquoi cette femme qui figure la Sagesse de Dieu nous est montrée en possession de dix drachmes, et pourquoi elle en perd une et la retrouve après l’avoir cherchée. Le Seigneur a créé la nature des anges et des hommes pour le connaître, et du fait qu’il les a voulus destinés à l’éternité, il les a assurément créés à sa ressemblance. Ainsi, cette femme avait dix drachmes, parce qu’il y a neuf chœurs des anges, mais qu’afin de compléter le nombre des élus, l’homme fut créé en guise de dixième, et qu’après sa faute, celui-ci n’a pas péri loin de son Créateur : la Sagesse éternelle, qui brillait en la chair par ses miracles, l’a sauvé au moyen de la lumière [de sa divinité] allumée en un vase de terre cuite.

Saint Grégoire le Grand, homélie 34 sur les Evangiles.

* Le texte de saint Grégoire a « evertit » : mettre sens dessus dessous. C’est le mot que l’on trouve dans presque tous les manuscrits latins. Le pape docteur connaît toutefois aussi la leçon « everrit » : balayer, nettoyer. C’est celle qui sera retenue par la Vulgate sixto-clémentine, et cela montre l’excellence du travail réalisé par les éditeurs de la Vulgate. En effet, dans le texte grec on a « saroo » : balayer, nettoyer. « Evertit » est donc une faute : on voit tout de suite qu’un « r » a été pris pour un « t ». Ce qui ne change rien, évidemment, à la pertinence du commentaire de saint Grégoire.

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03 juillet 2014

D’un évêque l’autre

Le pape a accepté la démission pour limite d’âge de Mgr François Maupu, évêque de Verdun (qui n’aura 75 ans que le 30 août) et a nommé à sa place Mgr Jean-Paul Gushing, vicaire général d’Amiens.

Je croyais n’avoir jamais vu seulement le nom de Mgr Maupu… mais si ! L’homme s’était illustré, une fois : en signant un libelle particulièrement venimeux contre Benoît XVI, en compagnie des autres évêques de la province ecclésiastique de Besançon et de ceux d’Alsace-Moselle, et que revoici, pour l’histoire :

"COMMUNIQUÉ DES ÉVÊQUES DE LA PROVINCE ECCLÉSIASTIQUE DE BESANÇON ET DES ÉVÊQUES DES DIOCÈSES CONCORDATAIRES DE STRASBOURG ET DE METZ

Réunis, le 25 octobre 2006 à Lons-le-Saunier, dans le cadre de l’Instance Régionale Évêques-Prêtres, les évêques de la Province ecclésiastique de Besançon et les évêques des diocèses concordataires de Strasbourg et de Metz ont décidé de faire part au Saint-Siège de leurs inquiétudes suscitées par la création de l’Institut du Bon Pasteur, dans l’archidiocèse de Bordeaux, et l’éventualité de la publication d’un Motu proprio du Pape Benoît XVI généralisant l’usage du rite tridentin pour la célébration de la messe.

Les évêques, soucieux du bien commun et de l’unité de l’Église, ont pris cette initiative en raison du trouble ressenti par beaucoup de fidèles, de diacres et de prêtres de leurs diocèses respectifs.

Estimant que la liturgie est l’expression de la théologie de l’Église, les évêques redoutent que la généralisation de l’usage du Missel romain de 1962 ne relativise les orientations du concile Vatican II. Une telle décision risquerait aussi de mettre à mal l’unité entre les prêtres, autant qu’entre les fidèles.

Depuis de nombreuses années, d’importants efforts de formation liturgique ont été réalisés ; les évêques s’en réjouissent et encouragent leurs diocésains à poursuivre le travail engagé.

Monseigneur André LACRAMPE, Archevêque de Besançon
Monseigneur Claude SCHOCKERT, Évêque de Belfort-Montbéliard
Monseigneur Jean-Louis PAPIN, Évêque de Nancy et Toul
Monseigneur Jean LEGREZ, Évêque de Saint-Claude
Monseigneur Jean-Paul MATHIEU, Évêque de Saint-Dié
Monseigneur François MAUPU, Évêque de Verdun
Monseigneur Joseph DORÉ, Administrateur apostolique de Strasbourg
Monseigneur Christian KRATZ, Évêque auxiliaire de Strasbourg
Monseigneur Jean-Pierre GRALLET, Évêque auxiliaire de Strasbourg
Monseigneur Pierre RAFFIN, Évêque de Metz."

 Quant à Mgr Jean-Paul Gushing, voici la seule photo de lui qu’on trouve sur le site de la province ecclésiastique qu’il quitte.

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18:28 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (3)

Jeanne Smits est de retour

Sur son blog.

Elle fait le point sur l’euthanasie par privation de nourriture et de boisson, pudiquement appelée VSED : voluntary stop eating and drinking, autrement dit interruption volontaire (sic) de manger et de boire…

Ce qui m’étonne (comme Jeanne Smits, mais moi plus qu’elle) est de voir des spécialistes ou soi-disant tels ne pas faire de différence (ou guère) entre la mort de soif et la mort de faim. La différence est pourtant énorme. Si l’on arrête toute nourriture et toute boisson, on ne peut pas mourir de faim, parce qu’on est mort de soif très longtemps avant. Et quand on meurt de soif c’est dans d’atroces douleurs, alors que si l’on meurt de faim tout en s’hydratant on meurt lentement d’inanition (non sans éventuelles douleurs, mais pas comparables avec celles de la soif). On en a une illustration saisissante avec la mort de saint Maximilien Kolbe. Dans le "bunker de la mort", où l’on ne donnait rien aux condamnés, on n’entendait que les horribles hurlements des condamnés mourant de soif. Sauf quand ce fut le père Kolbe : les gardiens furent stupéfaits de constater qu’on n’entendait que des cantiques et des prières.

Soudan : une église rasée

Le P. Kuoa Shimal avait reçu dimanche une note des autorités signifiant que son église allait être détruite. Le lendemain matin 70 hommes sont arrivés et ont rasé l’édifice, qui était l’église du bidonville d’Alizba, dans la banlieue de Khartoum.

En avril 2013, le ministère des Affaires religieuses avait annoncé qu’il n’y aurait plus de permis pour la construction d’églises (puisque les chrétiens ont maintenant leur pays au Sud…).

« Dans la guerre de la propagande, dit l’avocat chrétien Nabil Adib, le christianisme n’a aucune chance. Tous les médias sont utilisés pour promouvoir les croyances islamiques, et pour présenter l’islam comme la seule religion, et pour insulter les autres croyances, particulièrement le christianisme qui est normalement mentionné comme étant infidèle » (à savoir « kafir », le mot du Coran dit par l’imam dans les jardins du Vatican).

Les journalistes de CNN constatent que depuis le procès de Mariam Ibrahim, les églises se vident. « Les églises sont contaminées par la terreur », dit une militante chrétienne sous couvert de l’anonymat, « on ne se sent pas en sécurité quand on prie ». Le seul espoir, ajoute-t-elle, c’est que le procès de Mariam a fait connaître cette terreur sur le plan international.

Mariam Ibrahim, depuis Khartoum

CNN a pu avoir une conversation téléphonique avec Mariam Yahya Ibrahim Ishag, réfugiée à l’ambassade des Etats-Unis à Khartoum dans l’attente d’un éventuel passeport qui lui permette de quitter son pays. Extraits.

« Je ne pensais qu’à mes enfants et comment j’allais accoucher. J’avais surtout peur d’accoucher en prison. » « J’ai accouché enchaînée. Je n’avais pas de menottes mais j’avais des chaînes aux jambes. Je ne pouvais pas ouvrir les jambes, aussi les sages-femmes devaient me soulever de la table. » Les médecins craignent que cet accouchement ait des conséquences durables sur la mobilité de l’enfant : « Je ne sais pas si à l’avenir elle aura besoin d’une aide pour marcher ou non. »

Mariam insiste sur le fait qu’elle n’a jamais été musulmane, et qu’elle a été persécutée comme chrétienne en prison. « J’ai toujours été chrétienne. Je ne pourrais pas être musulmane avec les choses qu’ils disaient et la façon dont ils me traitaient, avec un cheikh différent qui venait me parler tout le temps et les femmes emprisonnées qui me disaient toutes sortes de choses. Elles me disaient “Ne mange pas la nourriture des infidèles”, tout en m’appelant “chrétienne” »… (Infidèles, c’est-à-dire « kafirin », le mot du Coran dit par l’imam dans les jardins du Vatican.)

Aujourd’hui elle est accusée d’usage de faux pour avoir tenté de partir aux Etats-Unis avec des papiers sud-soudanais alors qu’elle n’est pas de ce pays. Mais elle affirme qu’elle a le droit d’avoir un passeport du Soudan du Sud puisque c’est le pays de son mari, et elle ajoute qu’elle avait un visa américain. Elle a été « terrorisée » par la façon dont elle a été interpellée à l’aéroport et confinée dans un bureau à attendre quatre à cinq heures qu’on lui dise pourquoi elle était retenue.

Désormais elle dit qu’elle n’a pas peur et qu’elle fait confiance à son mari pour la protéger elle et les enfants, où il le faudra, que tout ce qu’elle veut c’est partir bien qu’elle ne souhaite pas partir…

17:11 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (1)

Saint Irénée

Dieu sera glorifié dans l'ouvrage par lui modelé, lorsqu'il l'aura rendu conforme et semblable à son Fils. Car, par les Mains du Père, c'est-à-dire par le Fils et l'Esprit, c'est l'homme, et non une partie de l'homme, qui devient à l'image et à la ressemblance de Dieu. Or l'âme et l'esprit peuvent être une partie de l'homme, mais nullement l'homme : l'homme parfait, c'est le mélange et l'union de l'âme qui a reçu l'Esprit du Père et qui a été mélangée à la chair modelée selon l'image de Dieu. Et c'est pourquoi l'Apôtre dit : « Nous parlons sagesse parmi les parfaits. » Sous ce nom de « parfaits », il désigne ceux qui ont reçu l'Esprit de Dieu et qui parlent toutes les langues grâce à cet Esprit, comme lui-même les parlait, et comme nous entendons aussi nombre de frères dans l'Église, qui possèdent des charismes prophétiques, parlent toutes sortes de langues grâce à l'Esprit, manifestent les secrets des hommes pour leur profit et exposent les mystères de Dieu. Ces hommes-là, l'Apôtre les nomme également « spirituels » : spirituels, ils le sont par une participation de l'Esprit, mais non par une évacuation et une suppression de la chair. En effet, si l'on écarte la substance de la chair, c'est-à-dire de l'ouvrage modelé, pour ne considérer que ce qui est proprement esprit, une telle chose n'est plus l'homme spirituel, mais l'« esprit de l'homme» ou l'« Esprit de Dieu ». En revanche, lorsque cet esprit, en se mélangeant à l'âme, s'est uni à l'ouvrage modelé, grâce à cette effusion de l'Esprit se trouve réalisé l'homme spirituel et parfait, et c'est celui-là même qui a été fait à l'image et à la ressemblance de Dieu. Quand au contraire l'Esprit fait défaut à l'âme, un tel homme, restant en toute vérité psychique et charnel, sera imparfait, possédant bien l'image de Dieu dans l'ouvrage modelé, mais n'ayant pas reçu la ressemblance par le moyen de l'Esprit. De même donc que cet homme est imparfait, de même aussi, si l'on écarte l'image et si l'on rejette l'ouvrage modelé, on ne peut plus avoir affaire à l'homme, mais, ainsi que nous l'avons dit, à une partie de l'homme ou à quelque chose d'autre que l'homme. Car la chair modelée, à elle seule, n'est pas l'homme parfait : elle n'est que le corps de l'homme, donc une partie de l'homme. L'âme, à elle seule, n'est pas davantage l'homme : elle n'est que l'âme de l'homme, donc une partie de l'homme. L'esprit non plus n'est pas l'homme : on lui donne le nom d'esprit, non celui d'homme. C'est le mélange et l'union de toutes ces choses qui constitue l'homme parfait. Et c'est pourquoi l'Apôtre, s'expliquant lui-même, a clairement défini l'homme parfait et spirituel, bénéficiaire du salut, lorsqu'il dit dans sa première épître aux Thessaloniciens : « Que le Dieu de paix vous sanctifie en sorte que vous soyez pleinement achevés, et que votre être intégral — à savoir votre esprit, votre âme et votre corps — soit conservé sans reproche pour l'avènement du Seigneur Jésus. » Quel motif avait-il donc de demander pour ces trois choses, à savoir l'âme, le corps et l'esprit, une intégrale conservation pour l'avènement du Seigneur, s'il n'avait su que toutes les trois doivent être restaurées et réunies et qu'il n'y a pour elles qu'un seul et même salut ? C'est pour cela qu'il dit « pleinement achevés » ceux qui présentent sans reproche ces trois choses au Seigneur. Sont donc parfaits ceux qui, tout à la fois, possèdent l'Esprit de Dieu demeurant toujours avec eux et se maintiennent sans reproche quant à leurs âmes et quant à leurs corps, c'est-à-dire conservent la foi envers Dieu et gardent la justice envers le prochain.

Adversus Haereses, V, 6

06:13 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (1)

02 juillet 2014

Bonnemaison sera rejugé

Le parquet général fait appel de l’acquittement de Nicolas Bonnemaison. Quand même…

Les avocats de l’ancien médecin dénoncent un « acharnement judiciaire déraisonnable », ironisant ainsi de façon assez ignoble sur l’« acharnement thérapeutique déraisonnable » qu’on ne peut pas reprocher à leur client…

LCL : Les Catholiques Lourdés, ou Le Crédit Laïcard

La banque LCL a demandé à l’entreprise Laudate de bien vouloir retirer tout logo LCL de sa plate forme bancaire. La direction de la banque a pris aussi la décision de supprimer sur le site de paiement en ligne laudate.fr toute référence au Crédit Lyonnais.

La raison donnée est que l’entreprise Laudate est catholique et ne respecte donc pas la charte de déontologie de la banque.

Faites-le savoir…