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Le blog d'Yves Daoudal - Page 3

  • 15e dimanche après la Pentecôte

    Exspéctans exspectávi Dóminum, et respéxit me : et exaudívit deprecatiónem meam : et immísit in os meum cánticum novum, hymnum Deo nostro.

    Attendant j’ai attendu le Seigneur, et il a jeté un regard vers moi ; il a exaucé ma supplication. Il a mis sur mes lèvres un cantique nouveau, un hymne à notre Dieu.

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    L’antienne d’offertoire de ce dimanche est cataloguée comme du 5e mode parce qu’elle se termine sur un fa, mais en réalité elle est presque entièrement du 2e mode, et de façon très claire, puisque la mélodie est ancrée sur la dominante et sur la tonique une tierce mineure plus bas. Elle est seulement transposée du ré au la à cause de la finale en 5e mode. Si la partition était écrite comme doit être écrit le 2e mode, la mélodie se terminerait par un si bémol. Ce qui correspond bien à l’étrangeté de la finale : on plonge dans un autre mode, pour une grande révérence à Dieu, à notre Dieu, qui m’a regardé, a exaucé ma prière, et a envoyé un chant nouveau dans ma bouche… Chant nouveau ? On change de mode…

    Au moyen âge cette antienne était accompagnée de longs versets. On les trouvera ici. Ces versets sont principalement en 2e mode, mais oscillent entre le 2e et le 5e. Le deuxième verset paraît vouloir s’installer en 5e mode, mais à ce moment-là la mélodie bondit jusqu’au sol supérieur pour souligner le mot ecclesia et se termine en 2e mode…

  • Le Saint Nom de Marie

    Avant la grande destruction postconciliaire, les carmélites tiraient au sort un feuillet portant le nom d'un saint patron protecteur pour le mois. On y voyait une image du saint, et au-dessous une « pensée », une « pratique », et une prière au saint. Au verso il y avait l’histoire du saint, et la leçon que le chrétien doit en tirer. Le feuillet du 15 septembre (sic, au carmel de Lisieux du temps de sainte Thérèse) était celui du Saint Nom de Marie. Au verso on lisait ceci :

    En 1683, les Turcs, poussant toujours leurs projets d'envahissement, s'étaient avancés jusque sous les murs de Vienne. A la vue d'une armée de cent cinquante mille hommes, la consternation se répandit dans la ville, et l'empereur Léopold 1er s'enfuit avec toute sa cour. Malgré la vigoureuse défense que faisaient les assiégés, il ne fallut rien moins qu'une suite de miracles pour les sauver d'une perte inévitable. Le ciel les accorda aux prières de Marie. Le jour de sa glorieuse assomption, comme on l'invoquait avec ardeur, le feu, qui avait déjà fait de grands ravages, allait gagner l'arsenal et ouvrir les remparts à l'ennemi, lorsque les flammes s'arrêtèrent tout à coup et laissèrent le temps d'enlever les poudres. Cependant Sobieski, roi de Pologne, arrivait avec une troupe d'élite, et, ayant joint les autres auxiliaires, dans l’octave de la Nativité, il prit ses mesures pour livrer une bataille générale. Ce prince religieux commença par faire célébrer la messe, à laquelle il assista, les bras étendus en croix, et fit la sainte communion ; puis il s'écria : Marchons avec confiance sous la protection du ciel et l'assistance de la sainte Vierge. Son espoir ne fut pas trompé : les Turcs, frappés d'une terreur panique, prirent la fuite dans le plus grand désordre. On trouva parmi les dépouilles le grand étendard de Mahomet, qui fut envoyé au pape Innocent XI, lequel, en mémoire de ce grand événement, institua la fête du saint Nom de Marie.

    Grandeurs du nom de Marie. 1°. Ce qu'il y a de merveilleux dans le nom de Marie, c'est que, l'ayant entendu mille et mille fois, on le trouve toujours nouveau ; 2° c'est qu'après le nom de Jésus on n'entend prononcer nulle part, sur la terre et dans le ciel, un nom dont les âmes pieuses reçoivent plus de grâces, d'espérance et de douceur. 3° Ceux qui conservent ce nom plein de charmes et de consolation profondément gravé dans leur cœur, ne peuvent avoir aucune crainte au moment de la mort, dit saint Bernard.

    Cette fête fut bannie du nouveau calendrier, pour cause évidente d’islamophobie et d’atteinte à la fraternité universelle. Mais quand le Polonais Jean-Paul II devint pape, il la rétablit discrètement. Comme « mémoire ad libitum ». Et il la fit donc revenir aussi dans le martyrologe. Mais dans une version qui ne puisse pas blesser le religieusement correct d'aujourd'hui :

    Mémoire du saint Nom de Marie. Le Seigneur Dieu l’a bénie entre toutes les femmes et a exalté si haut son nom que sa louange ne s’effacera jamais de la bouche des fidèles.

    Le martyrologe romain traditionnel dit ceci :

    Fête du très saint Nom de la bienheureuse Marie, que le Souverain Pontife Innocent XI ordonna de célébrer, en raison de la victoire insigne qui lui avait été rapportée, sur les Turcs, à Vienne, grâce à la protection de cette même Vierge.

    Festum sanctíssimi Nóminis beátæ Maríæ, quod Innocéntius Undécimus, Póntifex Máximus, ob insígnem victóriam de Turcis, ipsíus Vírginis præsídio, Vindobónæ in Austria reportátam, celebrári jussit.

    On notera que Benoît XVI, redonnant pleine légalité à la forme antique du rite romain, a redonné pleine légalité également au Martyrologe romain qui était en vigueur en 1960.

    Et l’on ne se lasse pas s’émerveiller du message de Sobieski à Innocent XI : « Venimus, vidimus, Deus vicit. » Contrairement à César, il ne dit pas « je », mais « nous », et ce n’est pas nous qui avons remporté la victoire, mais Dieu.

  • A propos d’Asia Bibi

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    Grand remue-ménage mondial après un article de UCANews disant que Asia Bibi désavoue son autobiographie et qu’elle est désormais accusée de poignarder dans le dos ceux qui l’ont aidée…

    En effet elle désavoue sa soi-disant autobiographie :

    « Je n’ai pas participé à sa rédaction. Je ne sais pas quand elle [Anne-Isabelle Tollet] l’a écrit, de qui est son histoire et qui l’a guidée pour le livre. Je ne suis absolument pas d’accord avec ce livre, car ce n’est pas mon autobiographie. »

    Quiconque jette un œil sur le livre (« Enfin libre ! ») comprend immédiatement pourquoi. Il est évident que la vraie Asia Bibi, pauvre paysanne pakistanaise, ne s’exprime pas comme une bobo parisienne… Et il est aussi évident que ce livre est un roman « d’après une histoire vraie », comme on dit au cinéma.

    Quant à poignarder dans le dos ceux qui l’ont aidée, c’est à cause de ce qui suit :

    « Le livre dit que la loi m’a mis une corde autour du cou. La loi n’a pas fait cela. C’était un incident au village quand des gens allaient me tuer sans aucune raison. Elle a blâmé la loi mais je n’accepte rien contre la loi ou mon pays. Mon pays m’a libéré. (…) »

    Puis vient la phrase qui est rapportée ainsi en français :

    « La loi est bonne, mais les gens en font un mauvais usage. »

    Telle qu’elle est rapportée par UCANews, ce n’est pas tout à fait la même chose :

    « Absolutely, the law is good but people misuse it. »

    Ce qui peut se traduire de diverses façons, dont celle-ci :

    Dans l’absolu, la loi est bonne mais les gens l’utilisent de façon abusive.

    Or dans un entretien à l’AED paru depuis lors, Asia Bibi parle précisément de la loi sur le blasphème que « certains groupes utilisent » et dont les minorités sont victimes. L’AED dit qu’il y a eu de mauvaises interprétations des propos d’Asia Bibi et que celle-ci en est désolée.

    Il convient de faire quelques remarques.

    Asia Bibi répondait aux questions de « VOA urdu » : Voice of America en ourdou. L’ourdou est langue officielle au Pakistan, et une grande majorité des habitants la comprennent. Néanmoins, c’est la langue maternelle de 8% seulement de la population. Il est plus que vraisemblable que la langue maternelle d’Asia Bibi soit le punjabi, et que par conséquent elle ne s’exprime pas en ourdou avec les nuances qu’un sujet aussi explosif nécessiterait. (Ce n’est pas pour rien que la seule langue officielle de la Justice pakistanaise est l’anglais – ce qui est fort pratique pour nous.) En outre ce que nous citons est une traduction anglaise du propos tenu en ourdou...

    En Orient, comme c’était le cas en Occident avant la décadence, quelle que soit la religion, le blasphème est considéré comme un crime, qu’il est donc normal de punir. Il est donc normal qu’il y ait des lois sur le blasphème. Dans l’absolu, précise Asia Bibi. Mais au Pakistan elle est utilisée de façon abusive.

    Contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, c’est exactement ce que l’on dit au Pakistan. En témoigne par exemple cette photo prise avant-hier à Karachi, lors d’une manifestation organisée par le « parti national chrétien » :

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    « Arrêtez l’usage abusif de la loi anti-blasphème ».

    En réalité ce n’est pas seulement l’utilisation de la loi qui est à revoir, même si effectivement elle est essentiellement utilisée pour des vengeances et des accaparements de biens. La loi est à modifier, parce que c’est une loi islamiste et non une loi contre le blasphème. Caricaturalement islamiste, puisqu’on n’encourt pas la peine capitale pour blasphème envers Allah mais seulement pour blasphème envers Mahomet…

    Contrairement à ce que croient les intellectuels de la décadence, personne en Orient (sauf les quelques décadents qui les prennent pour modèles) ne veut supprimer les lois contre le blasphème. Les chrétiens du Pakistan veulent des lois qui protègent les sentiments religieux, quelle que soit la religion, et non la caricature islamiste qu’ils ont. Et cela peut exister et fonctionner parfaitement, comme le montre l’exemple libanais. Au Liban il y a des lois qui punissent l’outrage envers les religions, l’outrage à un culte, l’incitation au mépris d’un culte, et il y a surtout une censure vigilante, efficace et admise par tous, qui interdit aux médias de proposer des contenus contraires aux bonnes mœurs ou portant atteinte au sentiment national ou religieux. On n’en parle pas, parce que cela ne pose aucun problème, et que c’est même un des rares consensus du pays…

    Ce que Asia Bibi a voulu dire est que dans l’absolu une loi contre le blasphème est une bonne chose mais qu’elle doit être impartiale. Et elle a raison.

    (Au fait, comment a-t-on pu imaginer une seconde qu’une femme innocente qui a passé 8 ans en prison puisse défendre comme bonne la loi par laquelle elle a été condamnée ?)

  • Les nouveaux maires

    Celui de Lyon :

    Le Tour de France est une « machine machiste ».

    Celui de Bordeaux :

    Il n’y aura plus de sapin de Noël parce qu’il ne doit pas y avoir d’« arbres morts » dans la ville.

    Celui de Rouen :

    Remplacer la statue de Napoléon par celle de Gisèle Halimi.

     

    Oui, Ubu règne partout.

  • Saints Prote et Hyacinthe

    Le tombeau de ces martyrs fut découvert le Vendredi Saint 1845, et « la découverte des ossements calcinés d'Hyacinthe en sa tombe primitive vint faire époque dans l'histoire des cimetières souterrains et de l'archéologie chrétienne », comme dit L’Année liturgique. Les reliques de saint Prote avaient été portées à Rome au VIIIe ou au IXe siècle, mais on découvrit aussi sa pierre tombale, et la raison pour laquelle les reliques de saint Hyacinthe étaient restées sur place. Voir ici.

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    Les oraisons propres de la messe viennent du Missel de Braga, ce qui n’est pas banal.

    Ci-dessous l’histoire rocambolesque de Prote et Hyacinthe dans La Légende dorée. On remarquera que le récit est curieusement presque entièrement consacré à Eugénie et non aux deux frères. Le bréviaire est beaucoup plus sobre :

    Les deux frères Prote et Hyacinthe, eunuques de la bienheureuse Vierge Eugénie furent baptisés en même temps qu’elle par l’Évêque Hélénus. S’étant adonnés à l’étude des saintes lettres, ils menèrent durant quelque temps, dans un monastère d’Egypte, une vie merveilleusement humble et sainte. Dans la suite, sous le règne de Gallien, ayant accompagné la pieuse vierge Eugénie à Rome, ils furent arrêtés parce qu’ils faisaient profession de la foi chrétienne. Comme on ne put obtenir d’eux, par aucun moyen, qu’ils abandonnassent la religion chrétienne et qu’ils adorassent les faux dieux, ils furent cruellement flagellés et tombèrent sous les coups de la hache, le trois des ides de septembre.

     

    *

    Prote et Hyacinthe furent, en raison de leur illustre noblesse chez les Romains, attachés à la maison de la fille de Philippe, nommée Eugénie, et ses émules dans l’étude de la philosophie. Le sénat avait confié à ce Philippe la préfecture d'Alexandrie où il conduisit avec lui Claudia, sa femme, Avitus et Sergius, ses fils, et Eugénie, sa fille. Or, Eugénie avait atteint la perfection dans la science des lettres et des arts libéraux ; Prote et Hyacinthe, qui avaient étudié avec elle, possédaient aussi toutes les sciences dans le plus haut degré. Parvenue à l’âge de quinze ans Eugénie fut demandée en mariage par Aquilin, fils du consul Aquilin. Eugénie lui dit : « Quand on doit faire choix d'un mari, il faut moins s'attacher à la naissance qu'à la bonne conduite. » Les livres qui renferment la doctrine de saint Paul lui étant tombés entre les mains, elle commença à devenir chrétienne au fond du cœur.

    II était à cette époque permis aux chrétiens d'habiter dans les environs d'Alexandrie, et il arriva que Eugénie, allant à une maison de campagne comme pour se délasser, entendit les chrétiens qui chantaient : « Omnes dii gentium daemonia, Dominus autem caelos fecit (Ps. XCV). Tous les dieux des nations sont des démons, mais le Seigneur est le créateur des cieux. » Alors elle dit aux jeunes Prote et Hyacinthe qui avaient étudié avec elle : « Nous nous sommes livrés à une étude scrupuleuse des syllogismes des philosophes, mais les arguments d'Aristote, les idées de Platon, les avis de Socrate, en un mot, les chants des poètes, les maximes des orateurs et des philosophes sont effacés par cette sentence ; je ne dois qu'à une puissance usurpée le titre de votre maîtresse, mais la science m’a faite votre sœur, soyons donc frères et suivons J.-C. »

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  • CQFD

    Au cas où certains ne comprendraient toujours pas ce que la gauche appelle « laïcité », le maire de Lyon (flamboyante pastèque) met les choses au point : mardi, il a refusé de participer à la cérémonie traditionnelle du « Vœu des échevins » à la basilique de Fourvière ; le lendemain il a posé la première pierre d’une nouvelle mosquée et a publié la photo sur son compte Twitter.

  • Saint Nicolas de Tolentino

    Admis dans la famille religieuse des Ermites de Saint-Augustin au moment où elle se groupait et se constituait sous la direction du Vicaire du Christ, Nicolas mérita d'en être le thaumaturge. Quand il mourut, en 1305, l'exil d'Avignon commençait pour les Pontifes romains ; sa canonisation, retardée près d'un siècle et demi par les troubles de ces temps, marqua la fin des lamentables dissensions qui suivirent l'exil.

    La paix perdue depuis tant d'années, la paix dont désespéraient les plus sages : c'était l'ardente prière, la solennelle adjuration d'Eugène IV, lorsque, au soir d'un laborieux pontificat, il confiait la cause de l'Eglise à l'humble serviteur de Dieu placé par lui sur les autels. Ce fut, au témoignage de Sixte Quint, le plus grand des miracles de saint Nicolas ; miracle qui porta ce dernier Pontife à ordonner la célébration de sa fête sous le rit double, en un temps où pareil honneur était rare.

    L’Année liturgique

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    Retable du double couronnement de saint Nicolas de Tolentino, de Vincenzo Civerchio, 1495 (Brescia), avec saint Sébastien et saint Roch.

  • Fin des Oscars

    Je ne suis pas certain que les Oscars du cinéma aient toujours été une référence, mais en tout cas c’est terminé. Car désormais, pour obtenir l’Oscar du meilleur film, il faudra, non pas être le meilleur film, mais répondre d’abord à deux des quatre critères d’« inclusion » (donc en fait aux quatre, comme les producteurs l’exigeront forcément pour être certains d’avoir une chance) :

    1. Le film doit avoir comme acteur principal ou principal secondaire une personne issue d’une minorité ethnique sous-représentée, ou un casting composé à 30% de personnes issues de groupes sous-représentés : femmes (sic), minorités ethniques, « LGBTQ+ », handicapés, ou avoir au centre de son histoire une personne issue de groupes sous-représentés.
    2. L’équipe de réalisation doit être composée en partie de personnes issues de groupes sous-représentés.
    3. Des personnes issues de groupes sous-représentés doivent avoir accès à des stages rémunérés à toutes les étapes de création du film (préparation, tournage, post-production). Stages dont sont donc exclus les hommes blancs non invertis.
    4. Le distributeur du film doit avoir des équipes dont les responsables sont issus de groupes sous-représentés. (Responsabilités dont sont donc exclus les hommes blancs non invertis.)

    Là aussi, c’est Ubu roi. Ces contraintes aberrantes aboutissent au fait par exemple qu’un film se passant dans un couvent de femmes peut concourir aux Oscars, mais pas un film sur une prison d’hommes blancs, même issu d’un chef-d’œuvre comme Souvenirs de la maison des morts de Dostoïevski…

  • Au Pakistan

    Le chrétien Asif Pervaiz, 37 ans, père de quatre enfants, a été condamé hier à la peine capitale pour « blasphème ».

    Il est en prison depuis le 10 octobre… 2013. Une semaine avant, son patron, Saeed Ahmed Khokhar, l’avait accusé de blasphème par SMS. Il s’agissait en fait de réponses d’Asif Pervaiz à son patron qui voulait absolument le convertir à l’islam. Face à ce harcèlement, le chrétien avait décidé de quitter l’entreprise. Le patron s’est donc vengé en portant plainte pour blasphème. (La vengeance est l’un des grands mobiles, l’autre étant la convoitise du bien immobilier du chrétien.)

    Le tribunal de Lahore, près de sept ans après les « faits », a décidé que Asif n’apportait pas de preuves de son innocence, et qu’il était donc coupable. Il est vrai que son avocat est le calamiteux Saif-ul-Malook, très défavorablement connu dans l’affaire Asia Bibi…

    Asif Pervaiz va faire appel. Et après quelques années de prison de plus, il sera sans doute acquitté. Il lui faudra alors s’exiler s’il veut survivre…

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    Asif Pervaiz et son calamiteux avocat, lequel tient affectueusement le gardien de prison par l'épaule...

  • Les immondes

    Médiapart a décidé de faire un article sur SOS Chrétiens d’Orient. Evidemment un article à charge. Pour dénoncer cette organisation islamophobe qui aide les chrétiens, ces collabos d’Assad qui fraient avec la dictature pour travailler en Syrie, ces jeunes cathos trop cathos pour être honnêtes. Médiapart a donc envoyé à SOS Chrétiens d’Orient un questionnaire, les sommant de répondre coupable à 24 chefs d’inculpation.

    C’est tellement inique, tellement caricatural, que SOS Chrétiens d’Orient a décidé de publier le questionnaire, avec ses réponses. Vraiment, ça vaut le détour.

    Et, en dehors des réponses aux calomnies de Médiapart, s’exprime le courage réel de SOS Chrétiens d’Orient, comme ici :

    5. Les deux chefs de milices Nabel al Abdullah et Simon al-Wakil, que vous présentez comme des "résistants", sont accusés de crime de guerre par des ong de défense des droits de l’homme (plusieurs massacres dans la région de Hama). Dans leurs camps d'entraînement militaire, ils forment également des enfants de moins de 18 ans. Lorsque vous organisez des actions caritatives avec eux et les faites apparaitre dans vos vidéos de communication, êtes-vous au courant de leurs agissements ?

    Notre réponse : Qui accuse de crimes de guerre ceux qui ont pris les armes pour se défendre contre les djihadistes ? Les habitants de Mhardeh et Squelbyieh n’ont pas choisi de prendre les armes, ils y ont été contraints par Al Qaïda. Dans ce contexte, nous avons décidé d’aider la population du village en danger en lui apportant du matériel de soins, de l’alimentation et de quoi subvenir à leur survie. Quant au sujet de la formation des enfants, nous n’avons pas connaissance de ces informations. Les seules photographies portées à notre connaissance concernent des activités de scoutisme. Dans l’hypothèse où cela serait vrai, nous vous rappelons l’héroïsme des enfants adolescents engagés dans la résistance contre le nazisme, les Cristeros et les petits paysans vendéens.