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Le blog d'Yves Daoudal - Page 3

  • L’européisme à marche forcée

    Il ne se passe pas de semaine qu’une personnalité européenne fasse pression pour qu’on accélère l’intégration de la zone euro, pour que celle-ci se dote d’institutions économiques uniques. Quand ce n’est pas le président de la Commission Jean-Claude Juncker, dont c’est un des thèmes essentiels, c’est Sylvie Goulard qui insiste (Sylvie Goulard est depuis longtemps la cheville ouvrière du « Mouvement européen » qui avait été créé par la CIA pour fabriquer des Etats-Unis d’Europe), c’est Emmanuel Macron et son homologue allemand qui signent une tribune commune en ce sens, etc. Et voici maintenant un « rapport » intitulé « Compléter l’union économique et monétaire de l’Europe », signé par les « cinq présidents » : Commission européenne, Conseil européen, Eurogroupe, Parlement européen, Banque centrale européenne, qui souligne la nécessité d’une union toujours plus étroite et fixe comme objectifs la création d’un Trésor européen unique, puis d’un ministère des Finances unique.

    On remarque que le « rapport » (qui à ma connaissance n’existe qu’en anglais...) parle de l’union économique et monétaire « de l’Europe », comme si seuls faisaient vraiment partie de l’Europe les Etats de l’eurozone…

    Cette agitation, en dehors de la constante de la propagande européiste, vise aujourd’hui d’une part à conjurer le mauvais sort de la crise grecque, et d’autre part à préparer la façon dont on pourrait satisfaire le Royaume-Uni en séparant clairement la vraie Europe, celle de l’euro, d’une Europe périphérique, celle qui n’a pas l’euro. Ce qui est contraire au traité. Mais cela on sait depuis toujours que tout le monde s’en moque.

  • Au Danemark

    Le parti libéral a fait échouer hier le projet de gouvernement majoritaire des quatre partis de droite, parce qu’il refuse tout compromis avec le Parti du peuple danois sur l’Union européenne et le contrôle des frontières.

  • Résistance suisse

    Une journaliste suisse de gauche, Mireille Vallette, qui était membre du parti socialiste jusqu’en 2012, a créé samedi dernier une association de lutte contre l’islamisation de la Suisse, intitulée « Vigilance islam », qui suscite un tollé et des demandes d'interdiction...

    Mireille Vallette est certes plus proche de Résistance laïque que de Chrétienté Solidarité, mais elle a le mérite d’attaquer ouvertement tous les complices de la dhimmmitude qui s’installe, et de refuser de faire une distinction entre islam et islamisme.

    Extraits de la charte de l’association :

    Elle considère que l’expansion de l’islam constitue la menace la plus grave qui pèse aujourd’hui sur la démocratie et la liberté dans notre pays.

    Nous rejetons comme trompeuse l’idée d’un cloisonnement étanche entre islam et islamisme. Tous deux se réfèrent au Coran et aux hadiths, lesquels véhiculent une idéologie politico-religieuse totalitaire qui n’admet pas l’égalité des êtres humains ni leur droit à l’autonomie.

    L’islam poursuit son expansion mondiale par la force et l’intimidation. Les pays musulmans n’autorisent pas la liberté religieuse. Leurs minorités confessionnelles ne peuvent pratiquer leur religion que dans des conditions humiliantes impliquant une infériorisation de droit ou de fait.

    Dans leur grande majorité, nos élites politiques, médiatiques et culturelles refusent de reconnaître le caractère liberticide de l’islam et ne font rien pour stopper son développement. Leur trop grande tolérance vis-à-vis d’un système de pensée intolérant et hégémonique est une lâcheté dont nous subissons déjà les conséquences.

    Voir l’article du Temps, et celui des Observateurs où l’on trouvera l’intégralité de la charte.

  • Mgr Dufour et les hadiths

    Le ramadan est l’occasion pour les évêques français de rivaliser de dhimmitude : c’est à qui publiera le message le plus islamophile, le plus lèche-babouche. Cette année la palme est remportée haut la main par Mgr Christophe Dufour, archevêque d’Aix et Arles :

    Un hadith prophétique de votre tradition dit bien: « Nul d’entre vous n’est un croyant tant qu’il ne souhaite pour son frère ce qu’il souhaite pour lui-même. » (Les Quarante Hadîths de Nawawi, 13)

    Un hadith « prophétique », parce que attribué au « Prophète », et Mgr Dufour avalise cela. C’est le hadith intitulé « La foi parfaite », et tout chrétien est en mesure de constater que cela n’a rien à voir avec la « foi parfaite ».

    Nul besoin d’ailleurs de se référer aux « Quarante Hadîths de Nawawi », celui-ci étant un hadith connu des recueils les plus célèbres, ceux de Boukhari et de Mouslim.

    Mais puisque monseigneur d’Aix se réfère aux Quarante hadiths, on lui rappellera que le 8e est l’un des plus célèbres de tous les recueils :

    Il m'a été ordonné de combattre les hommes jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'est d'autre divinité qu'Allah, et que Mohammed est Son Envoyé, qu'ils accomplissent la prière rituelle, qu'ils acquittent la Zakat.

    Et le 14:

    Il n'est pas licite de faire couler le sang du musulman, sauf s'il s'agit d'un des trois coupables que voici: le fornicateur dont le mariage a été consommé, le meurtrier qui subira le sort de sa victime, et l'apostat qui se sépare de la communauté musulmane.

    Et le 29:

    Veux-tu que je te montre la partie principale de la religion, sa colonne vertébrale et son sommet colonne vertébrale et son sommet ?" "Oui, ô Envoyé d'Allah", répondis-je. Il répondit: "La partie principale de la religion c'est la soumission à Allah, sa colonne c'est la prière rituelle, et son sommet la guerre sainte.

    C’est-à-dire le jihad.

    Nawawi, c’est-à-dire l'Imam Mohieddine Annawawi, est l’auteur d’un livre intitulé « le Jardin des vertueux », constitué essentiellement de citations du Coran et surtout des hadiths. Il comporte naturellement un chapitre sur le jihad. Lequel commence par la citation du Coran :

    Allah le Très-Haut a dit:

    1. Chapitre 9 - verset 36: «Combattez les Associateurs sans exception de même qu'ils vous combattent sans exception et sachez que Dieu est avec les gens pieux».

    Donc le jihad consiste d’abord à faire la guerre aux chrétiens.

    Et le dernier hadith cité dans ce chapitre est celui-ci :

    Selon Abou Hourayra, selon Jàber, le Prophète a dit: «La guerre c'est l'art de tromper l'ennemi».

    Avis à Mgr Dufour. D’autre part il termine son message par « Ramadan karim ». On lui fera remarquer que cette expression populaire est fortement contestée par nombre d'autorités islamiques, qui font remarquer que « karim » veut dire d’abord « généreux », et que c’est Allah qui est généreux (c’est l’un de ses 99 noms)  et non le ramadan…

  • Saint Paulin de Nole

    Lettre XIII de saint Paulin à saint Pammaque, où il décrit la (première) basilique Saint-Pierre :

    De quelle joie tu as honoré l’apôtre Pierre, quand tu as réussi à entasser entièrement dans sa Basilique une si grande foule de pauvres, et là, sous sa haute coupole, où la Basilique s’étend un long bout, avec une file de lampadaires aux centre, lumineuse sur l’autel de la confession, les yeux éblouis par le nombre de ceux qui entrent et se réjouissent en leur cœur : et là où, sous la même voûte, elle étend ses nefs latérales de part et d’autre, avec une double rangée d’arcades, et là où la basilique, illuminée par son ample parvis, relie le vestibule, où un avant toit, en bronze, artistiquement sculpté, décore et offre de l’ombre, en essayant de toucher les eaux qui sortent de quatre colonnes, non sans symbolisme mystique, une sorte de statue d’où, des mains et de la bouche, jaillissent de petits ruisseaux. La décoration, en effet, convient à l’entrée d’une telle Basilique de sorte que, quand à l’intérieur de ses murs s’opère le mystère du salut, il est signifié à l’extérieur par une construction admirable.

    En conclusion, c’est la seule foi de l’Evangile qui soutient aussi le temple de notre corps avec une quadruple rangée, stable, de colonnades et d’arcades; puis, de la foi, redescend la grâce, moyennant laquelle nous naissons à la vie nouvelle; que le Christ aussi, Lui, par lequel nous vivons, soit révélé dans le temple de notre corps; particulièrement à nous dans les quatre colonnes de la vie; Il naît comme source d’eau jaillissante en vie éternelle; il nous restaure intérieurement et bouillonne en nous. Nous pourrions dire, ou au moins mériter de sentir, que nous, nous avons un cœur ardent tout au long de la vie, un cœur que le Christ, alors qu’il chemine avec nous, enflamme intérieurement.»

    Toi, donc, tu as convoqué, comme riches, à la Basilique de l’apôtre Pierre, les pauvres qui, dans d’aussi nombreuses occasions de salut pour nos âmes, ont pu profiter à Rome de tous vos biens. Quant à moi, je me complais à la vue de ce spectacle, certainement singulier, de ta générosité. Il me semble, en même temps, que j’admire toutes les troupes religieuses du peuple, les enfants de la miséricorde divine, se presser avec effort, parmi une foule si nombreuse, dans la nef de la Basilique du bienheureux Pierre, le long de cette vénérable porte, qu’il applaudissait, avec le front illuminé d’en haut, si bien que tous les autres espaces à l’intérieur de la Basilique, et ceux devant les portes et en face du parvis, avant les marches, semblaient être devenus étroits. J’admire les participants qui demeurent par groupe, avec un tel ordre, et qui sont tous rassasiés de nourriture, à profusion, à tel point que, devant mes yeux, il semblait y avoir l’abondance de la bénédiction évangélique et la suite de ces peuples, que le Christ, Lui-même authentique pain et poisson d’eau vive, réussit à rassasier avec cinq pains et deux poissons.

    N.B. - C'est aussi la fête, particulièrement en Angleterre, de saint Thomas More et saint John Fisher. Quand on désespère des évêques, il est bon de se rappeler qu'il n'y eut qu'un, un seul, évêque à rester catholique au temps d'Henry VIII.

  • 4e dimanche après la Pentecôte

    IIs remplirent les deux barques, au point qu’elles étaient presque submergées. Voyant cela, Simon Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi.

    Voyant cela : Pierre croyait, nous aussi. Mais la présence de Jésus ne l’impressionnait pas tellement (et nous non plus souvent) jusqu’à ce qu’il voie en Lui la manifestation de la Puissance divine…

    Or, tout l’Ancien Testament (et même l’Histoire universelle des Religions) en témoigne : l’homme ne peut tenir, face à Dieu (Exode 33). Aussi la réaction de Pierre, homme impulsif et spontané, est-elle immédiate : « il tombe », dans la posture du suppliant « aux genoux » du Christ. Mais le geste physique correspond à une découverte spirituelle, qui est à la fois celle de Dieu présent dans le Christ et, à cette lumière, celle de son propre état intérieur d’homme que son péché rend incompatible avec la pureté divine (comme ls 6,1.5; cf. aussi Jb 9).

    En effet, d’une part il appelle Jésus d’un nouveau titre : « Seigneur », qui est proprement divin; et d’autre part, il se reconnaît un « homme-pécheur ». A partir de cette situation réciproque du « Saint de Dieu » (Lc 4,34) et de « I’impur », le mouvement de l’âme est ambivalent : elle cherche à se tenir en retrait, comme Adam et Eve se cachent après la faute (Gn 3,8), en même temps qu’elle se sent attirée, comme on le voit en Jn 21,7 où Pierre se jette à l’eau pour rejoindre plus vite Jésus resté sur le rivage. C’est le « tremendum et fascinendum » provoqué par le Sacré (R. Otto). Mais quand Pierre dit : « Eloigne-toi », il faut l’entendre moins d’une demande expresse (car il ne souhaite évidemment pas que Jésus s’en aille), que du recul instinctif devant l’évidence de la distance infinie, de l’abîme infranchissable que le péché met de lui au Christ, de nous à Dieu (ls 59,2).

    Cette scène de l’Evangile est donc un parfait exemple de ce que devrait être l’examen de conscience chrétien : non pas tant ni d’abord un exercice psychologique et moralisant, basé sur la mémoire de nos défaillances et leur vertueuse condamnation, que l’exposition de l’âme à la présence de Dieu, pour qu’à cette Lumière se révèle comme poussière au soleil, tout ce qui nous sépare de la Sainteté et de la Justesse divine, en somme et en détail.

    Mère Elisabeth de Solms (Bible chrétienne II*)

  • Schellnhuber et "l’encyclique"

    Ce que dit vraiment Schellnhuber, quel est le rapport entre ce qu’il dit et ce que dit l’encyclique (il a même pu y écrire ce qui concerne le refus de la dépopulation… mais en oubliant aussi – oubli spectaculaire avalisé par le pape - de citer Humanae Vitae… puisqu’il prône quand même la contraception), son objectif de mobilisation des catholiques pour obtenir la décroissance, par une « conversion écologique » horizontale ou panthéiste (cela lui est bien égal)… et un gouvernement mondial « de la Terre »…

    Lire l’analyse remarquable d’Anne Dolhein, sur Réinformation TV. Un travail exemplaire de recherche, d’information et de réinformation. Pour tirer un trait sur cette « encyclique » et passer à autre chose. Tout en étant plus lucide sur le degré de pénétration du monde au sommet de l’Eglise.

  • Viktor Orban

    Viktor Orban participe avec de nombreux autres dirigeants au 10e Forum international sur la sécurité (GlobSec) qui se tient depuis hier et jusqu’à demain à Bratislava.

    Il a notamment déclaré que seuls des dirigeants forts, et non des institutions, comme on nous l’a fait croire ces dernières décennies, pouvaient créer de la stabilité en Europe.

    Et il a défendu son projet d’une clôture sur la frontière avec la Serbie, qui protégera non seulement la Hongrie mais aussi l’Europe contre un afflux de migrants. « Si la question est compliquée, choisis la solution la plus simple », a-t-il expliqué, soulignant que la Hongrie considère que c’est une obligation de l’Etat de défendre ses frontières, qu’elle ne demande l’aide de personne, et que les hauts cris des uns et des autres ne changeront rien : les préparatifs sont commencés, le budget sera défini mercredi prochain.

    Après avoir rencontré François Hollande, il a dit qu’il était d’accord avec le président français sur le fait qu’il faut distinguer les migrants économiques et les réfugiés. Dans les années 90, la Hongrie a accueilli des réfugiés des guerres des Balkans, sans distinction d’origine ethnique ou nationale. « Il y a un savoir-faire en Hongrie pour différencier un réfugié qui veut sauver sa vie et un migrant économique. Le phénomène auquel font face maintenant l’Europe et la Hongrie est essentiellement un problème d’immigration économique. » Or il y a eu davantage de migrants à arriver en Hongrie cette année que dans tout autre pays d’Europe, dit Orban, « et nous aimerions que l’Europe soit claire quant à l’ampleur du problème ».

    D’autre part, juste avant le Forum GlobSec s’est réuni à Bratislava le groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie). Les quatre pays se sont mis d’accord (sans surprise) contre les propositions de la Commission européenne d’instaurer des quotas de demandeurs d’asile par pays. Au lieu de cela, disent-ils, l’UE ferait mieux de chercher à améliorer l’état de la Libye et de l’Irak, en tablant sur une réinstallation volontaire.

  • Etrange cérémonie à Brest

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    Des femmes entièrement voilées - visage compris - dans l’assistance d’une cérémonie militaire. Française. La scène se déroulait, ce lundi, à Brest, au sein de l’ENSTA-Bretagne, une école d’ingénieurs placée sous la double tutelle de la Direction générale de l’armement et du Ministère de la Défense.

    Selon la direction de l’école, il s’agissait d’une « cérémonie traditionnelle saoudienne ». Ce qui justifierait, selon elle, cette exception à la loi qui interdit, depuis octobre 2010, de dissimuler son visage dans l’espace public français.

    (Le Télégramme)

  • Bartolone pose une première pierre

    Claude Bartolone a posé hier la première pierre de la future nouvelle mosquée de Montfermeil (93).

    Il a tenu à souligner qu’il le faisait en tant que président de l’Assemblée nationale, et non comme candidat aux régionales.

  • Le premier pape de "l’écologie humaine"

    Jean-Paul II, encyclique Centesimus annus :

    36. Il convient maintenant d'attirer l'attention sur les problèmes spécifiques et sur les menaces qui surgissent à l'intérieur des économies les plus avancées et qui sont liés à leurs caractéristiques particulières. Dans les étapes antérieures du développement, l'homme a toujours vécu sous l'emprise de la nécessité. Ses besoins étaient réduits, définis en quelque sorte par les seules structures objectives de sa constitution physique, et l'activité économique était conçue pour les satisfaire. Il est clair qu'aujourd'hui, le problème n'est pas seulement de lui offrir une quantité suffisante de biens, mais de répondre à une demande de qualité : qualité des marchandises à produire et à consommer ; qualité des services dont on doit disposer ; qualité du milieu et de la vie en général.

    La demande d'une existence plus satisfaisante qualitativement et plus riche est en soi légitime. Mais on ne peut que mettre l'accent sur les responsabilités nouvelles et sur les dangers liés à cette étape de l'histoire. Dans la manière dont surgissent les besoins nouveaux et dont ils sont définis, intervient toujours une conception plus ou moins juste de l'homme et de son véritable bien. Dans les choix de la production et de la consommation, se manifeste une culture déterminée qui présente une conception d'ensemble de la vie. C'est là qu'apparaît le phénomène de la consommation. Quand on définit de nouveaux besoins et de nouvelles méthodes pour les satisfaire, il est nécessaire qu'on s'inspire d'une image intégrale de l'homme qui respecte toutes les dimensions de son être et subordonne les dimensions physiques et instinctives aux dimensions intérieures et spirituelles. Au contraire, si l'on se réfère directement à ses instincts et si l'on fait abstraction d'une façon ou de l'autre de sa réalité personnelle, consciente et libre, cela peut entraîner des habitudes de consommation et des styles de vie objectivement illégitimes, et souvent préjudiciables à sa santé physique et spirituelle. Le système économique ne comporte pas dans son propre cadre des critères qui permettent de distinguer correctement les formes nouvelles et les plus élevées de satisfaction des besoins humains et les besoins nouveaux induits qui empêchent la personnalité de parvenir à sa maturité. La nécessité et l'urgence apparaissent donc d'un vaste travail éducatif et culturel qui comprenne l'éducation des consommateurs à un usage responsable de leur pouvoir de choisir, la formation d'un sens aigu des responsabilités chez les producteurs, et surtout chez les professionnels des moyens de communication sociale, sans compter l'intervention nécessaire des pouvoirs publics.

    La drogue constitue un cas évident de consommation artificielle, préjudiciable à la santé et à la dignité de l'homme, et, certes, difficile à contrôler. Sa diffusion est le signe d'un grave dysfonctionnement du système social qui suppose une « lecture » matérialiste et, en un sens, destructrice des besoins humains. Ainsi, les capacités d'innovation de l'économie libérale finissent par être mises en oeuvre de manière unilatérale et inappropriée. La drogue, et de même la pornographie et d'autres formes de consommation, exploitant la fragilité des faibles, cherchent à remplir le vide spirituel qui s'est produit.

    Il n'est pas mauvais de vouloir vivre mieux, mais ce qui est mauvais, c'est le style de vie qui prétend être meilleur quand il est orienté vers l'avoir et non vers l'être, et quand on veut avoir plus, non pour être plus mais pour consommer l'existence avec une jouissance qui est à elle-même sa fin (75). Il est donc nécessaire de s'employer à modeler un style de vie dans lequel les éléments qui déterminent les choix de consommation, d'épargne et d'investissement soient la recherche du vrai, du beau et du bon, ainsi que la communion avec les autres hommes pour une croissance commune. A ce propos, je ne puis m'en tenir à un rappel du devoir de la charité, c'est-à-dire du devoir de donner de son « superflu » et aussi parfois de son « nécessaire » pour subvenir à la vie du pauvre. Je pense au fait que même le choix d'investir en un lieu plutôt que dans un autre, dans un secteur de production plutôt qu'en un autre, est toujours un choix moral et culturel. Une fois réunies certaines conditions nécessaires dans les domaines de l'économie et de la stabilité politique, la décision d'investir, c'est-à-dire d'offrir à un peuple l'occasion de mettre en valeur son travail, est conditionnée également par une attitude de sympathie et par la confiance en la Providence qui révèlent la qualité humaine de celui qui prend la décision.

     

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  • Le pape de l’écologie humaine (3)

    Benoît XVI, encyclique Caritas in veritate :

    48. Le thème du développement est aussi aujourd’hui fortement lié aux devoirs qu’engendre le rapport de l’homme avec l’environnement naturel. Celui-ci a été donné à tous par Dieu et son usage représente pour nous une responsabilité à l’égard des pauvres, des générations à venir et de l’humanité tout entière. Si la nature, et en premier lieu l’être humain, sont considérés comme le fruit du hasard ou du déterminisme de l’évolution, la conscience de la responsabilité s’atténue dans les esprits. Dans la nature, le croyant reconnaît le merveilleux résultat de l’intervention créatrice de Dieu, dont l’homme peut user pour satisfaire ses besoins légitimes – matériels et immatériels – dans le respect des équilibres propres à la réalité créée. Si cette vision se perd, l’homme finit soit par considérer la nature comme une réalité intouchable, soit, au contraire, par en abuser. Ces deux attitudes ne sont pas conformes à la vision chrétienne de la nature, fruit de la création de Dieu.

    La nature est l’expression d’un dessein d’amour et de vérité. Elle nous précède et Dieu nous l’a donnée comme milieu de vie. Elle nous parle du Créateur (cf. Rm 1, 20) et de son amour pour l’humanité. Elle est destinée à être « récapitulée » dans le Christ à la fin des temps (cf. Ep 1, 9-10; Col 1, 19-20). Elle a donc elle aussi une « vocation » [115]. La nature est à notre disposition non pas comme « un tas de choses répandues au hasard » [116], mais au contraire comme un don du Créateur qui en a indiqué les lois intrinsèques afin que l’homme en tire les orientations nécessaires pour « la garder et la cultiver » (Gn 2, 15). Toutefois, il faut souligner que considérer la nature comme plus importante que la personne humaine elle-même est contraire au véritable développement. Cette position conduit à des attitudes néo-païennes ou liées à un nouveau panthéisme: le salut de l’homme ne peut pas dériver de la nature seule, comprise au sens purement naturaliste. Par ailleurs, la position inverse, qui vise à sa technicisation complète, est également à rejeter car le milieu naturel n’est pas seulement un matériau dont nous pouvons disposer à notre guise, mais c’est l’œuvre admirable du Créateur, portant en soi une « grammaire » qui indique une finalité et des critères pour qu’il soit utilisé avec sagesse et non pas exploité de manière arbitraire. Aujourd’hui, de nombreux obstacles au développement proviennent précisément de ces conceptions erronées. Réduire complètement la nature à un ensemble de données de fait finit par être source de violence dans les rapports avec l’environnement et finalement par motiver des actions irrespectueuses envers la nature même de l’homme. Étant constituée non seulement de matière mais aussi d’esprit et, en tant que telle, étant riche de significations et de buts transcendants à atteindre, celle-ci revêt un caractère normatif pour la culture. L’homme interprète et façonne le milieu naturel par la culture qui, à son tour, est orientée par la liberté responsable, soucieuse des principes de la loi morale. Les projets en vue d’un développement humain intégral ne peuvent donc ignorer les générations à venir, mais ils doivent se fonder sur la solidarité et sur la justice intergénérationnelles, en tenant compte de multiples aspects: écologique, juridique, économique, politique, culturel [117].

     

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  • Le pape de l’écologie humaine (2)

    Benoît XVI, discours aux jeunes des JMJ, Sydney, 17 juillet 2008 :

    Pour les personnes de votre âge, de toute façon, chaque vol aérien est une perspective attrayante. Mais, pour moi, ce vol a été dans une certaine mesure cause d’appréhensions. Pourtant, d’en haut, la vue de notre planète fut quelque chose de vraiment magnifique. Le miroitement de la Méditerranée, la magnificence du désert nord africain, la forêt luxuriante de l’Asie, l’immensité de l’Océan Pacifique, l’horizon sur la ligne duquel le soleil se lève et se couche, la splendeur majestueuse de la beauté naturelle de l’Australie, dont j’ai pu jouir au cours de ces derniers jours ; tout cela suscite un profond sentiment de crainte révérencielle. C’est comme si nous capturions de rapides images sur l’histoire de la création racontée dans la Genèse : la lumière et les ténèbres, le soleil et la lune, les eaux, la terre et les créatures vivantes. Tout cela est « bon » aux yeux de Dieu (cf. Gn 1, 1-2, 4). Plongés dans une telle beauté, comment ne pas faire écho aux paroles du Psalmiste quand il loue le Créateur : « Qu’il est grand ton nom par toute la terre » (Ps 8, 2) ?

    Mais il y a bien plus encore, quelque chose que, du ciel, il nous est difficile de percevoir : des hommes et des femmes créés rien que moins à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26). Au cœur de la merveille de la création, nous nous trouvons, vous et moi, la famille humaine « couronnée de gloire et d’honneur » (cf. Ps 8, 6). Quelle merveille ! Avec le psalmiste, nous murmurons : « Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ? » (cf. Ps 8, 5). Introduits dans le silence, pleins de reconnaissance et par la puissance de la sainteté, nous réfléchissons.

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  • Le pape de l’écologie humaine (1)

    Benoît XVI, discours à la Curie, 22 décembre 2008 :

    En gardant à l'esprit le témoignage de l'Ecriture et de la Tradition, on reconnaît facilement quatre dimensions du thème de l'"Esprit Saint".

    1. Il y a tout d'abord l'affirmation qu'il vient à notre rencontre dès le début du récit de la création:  on y parle de l'Esprit créateur qui plane sur les eaux, qui crée le monde et le renouvelle sans cesse. La foi dans l'Esprit créateur est un contenu essentiel du Credo chrétien. Le fait que la matière contient en soi une structure mathématique, est pleine d'esprit, est le fondement sur lequel reposent les sciences de la nature modernes. Ce n'est que parce que la nature est structurée de manière intelligente, que notre esprit est en mesure de l'interpréter et de la remodeler activement. Le fait que cette structure intelligente provienne du même Esprit créateur, qui nous a donné à nous aussi l'esprit, comporte à la fois un devoir et une responsabilité. Dans la foi envers la création se trouve le fondement ultime de notre responsabilité envers la terre. Celle-ci n'est pas simplement notre propriété, que nous pouvons exploiter selon nos intérêts et nos désirs. Elle est plutôt un don du Créateur qui en a dessiné les structures intrinsèques et qui nous a donné les signes d'orientation auxquels nous en tenir comme administrateurs de sa création. Le fait que la terre, l'univers, reflètent l'Esprit créateur, signifie également que leurs structures rationnelles qui, au-delà de l'ordre mathématique, deviennent presque palpables dans l'expérimentation, contiennent en elles-mêmes également une orientation éthique. L'Esprit qui les a façonnés, est plus que mathématique - c'est le Bien en personne qui, à travers le langage de la création, nous indique la route de la voie juste.

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  • François et les conférences épiscopales

    L’une des nombreuses « premières » de l’« encyclique » de François est la présence massive de références à des documents de diverses conférences épiscopales.

    La raison en est que François veut donner des compétences doctrinales aux conférences épiscopales (même en matière de… climat) : il le leur donne donc déjà en pratique. Leurs documents sont mis sur le même plan que le magistère de l’Eglise.

    Il avait déjà commencé avec son fourre-tout, pardon, son exhortation apostolique (sic) Evangelii gaudium. Et c’est là aussi qu’il disait :

    Le Concile Vatican II a affirmé que, d’une manière analogue aux antiques Églises patriarcales, les conférences épiscopales peuvent « contribuer de façons multiples et fécondes à ce que le sentiment collégial se réalise concrètement ».[36] Mais ce souhait ne s’est pas pleinement réalisé, parce que n’a pas encore été suffisamment explicité un statut des conférences épiscopales qui les conçoive comme sujet d’attributions concrètes, y compris une certaine autorité doctrinale authentique.[37]

    La note 37 fait mine de renvoyer à la lettre apostolique Apostolos suos, de Jean-Paul II, mais on n’y trouve pas ce que François prétend y voir.

    Bien au contraire, la lettre apostolique Apostolos suos a été écrite précisément pour répondre à ceux qui voulaient donner une autorité doctrinale aux conférences épiscopales. Elle rappelle que les documents des conférences épiscopales n’ont d’autorité que s’ils sont adoptés par TOUS les évêques, car la conférence n’a pas d’autorité en elle-même, ce sont les évêques, chacun dans son diocèse, qui en ont une. Il en résulte que l’autorité du document en question n’est pas supérieure à celle de tout document épiscopal.

    Le cardinal Ratzinger, dans l’Entretien sur la foi, avait été très ferme sur cette question : « Les conférences épiscopales n'ont pas de base théologique, elles ne font pas partie de la structure irréfragable de l'Église telle que l'a voulue le Christ : elles n'ont qu'une fonction pratique et concrète. (…) Aucune Conférence épiscopale n'a en tant que telle une mission de magistère ; ses documents n'ont pas de valeur spécifique, ils ont la valeur de l'accord donné par chaque évêque. (…) C'est d'ailleurs ce que reconfirme le nouveau Code de Droit canon qui fixe les sphères d'autorité des Conférences ; celles-ci “ne peuvent agir valablement au nom de tous les évêques que si tous et chacun des évêques ont donné leur accord”, et que s'il s'agit de “matières sur lesquelles le droit universel en a disposé, ou bien qu'un mandat spécial du Siège Apostolique l'établisse” (CIC can. 455, § 4 et § 1). Le collectif ne remplace donc pas la personne de l'évêque qui - rappelle le Code en se référant au Concile – “est le docteur et le maître authentique de la foi pour les croyants confiés à ses soins” (cf. can. 753). »

    Le cardinal Ratzinger, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, soulignait qu’il y avait déjà une conférence épiscopale allemande au moment du nazisme : « Eh bien, les textes vraiment vigoureux contre le nazisme furent ceux qui émanaient d'évêques isolés, courageux. Ceux de la Conférence semblaient souvent édulcorés, trop faibles pour ce que la tragédie requérait. »

    Et voici ce qu’en dit le cardinal Sarah, dans son livre intitulé Dieu ou rien et sous-titré… « Entretien sur la foi » :

    « A cause de la diversité des opinions sur des questions graves, de la perte des valeurs et de la désorientation des esprits provoquée par le relativisme, nous commettrions un grave péché contre l'unité du Corps du Christ et de la doctrine de l'Eglise en donnant aux conférences épiscopales une autorité ou une capacité de décision sur des questions doctrinales, disciplinaires, morales. »

  • De la Sainte Vierge le samedi

    Vehementer quidem nobis, dilectíssimi, vir unus et mulier una nocuére; sed, grátias Deo, per unum nihilóminus virum et mulíerum unam ómnia restaurántur, nec sine magno fænore gratiárum. Neque enim sicut delíctum, ita et donum; sed excedit damni æstimatiónem beneficii magnitudo. Sic nimirum prudentíssimus et clementíssimus artifex, quod quassátum fúerat, non confrégit, sed utílius omnino refécit, ut videlicet nobis novum formaret Adam ex veteri, Hevam transfúnderet in Mariam.

    Mes bien chers frères, il est un homme et une femme qui nous ont fait bien du mal ; mais grâce à Dieu, il y eut aussi un homme et une femme pour tout réparer et même avec de grands avantages ; il n’en est point de la grâce comme du péché, et la grandeur du bienfait que nous avons reçu dépasse de beaucoup la perte que nous avions faite. En effet, dans sa prudence et clémence extrêmes, l’ouvrier qui nous a faits n’a point achevé de rompre le vase déjà fêlé, mais il le répara complètement, et si bien, que de l’ancien Adam, il nous en fit un nouveau, et transvasa Eve dans Marie.

    Leçon des matines : saint Bernard, sermon sur Signum magnum (pour le dimanche dans l’octave de l’Assomption. Traduction de l’abbé Charpentier, 1866.

  • Danemark : percée "populiste"

    Le parti social-démocrate au pouvoir est arrivé premier aux législatives avec 26,3% des voix, mais il se retrouve minoritaire face à la coalition de droite. Le parti de droite « traditionnel », Venstre, a lui-même été dépassé par le Parti du Peuple danois, qui grimpe de près de 9 points à 21,1% et obtient 37 sièges, ce qui en fait le deuxième parti représenté au Parlement.

    Ce résultat était plus ou moins attendu depuis que le Parti du Peuple danois était arrivé premier aux européennes.

  • Surenchère dhimmie

    David Cameron a présenté ses vœux aux musulmans pour le ramadan, comme il le fait chaque année, par un message vidéo. Mais cette année il y va encore plus fort dans le lèche-babouches , et d’une façon injurieuse pour les chrétiens :

    « Alors que des familles entières sont unies dans l’observation du jeûne et la contemplation, les valeurs musulmanes, ces valeurs britanniques, nous rappellent combien il est essentiel de privilégier la communauté, la famille et de promouvoir l’esprit d’entraide, de fraternité ainsi que la charité », s’est-il félicité, en reconnaissant que les sujets musulmans de Sa Gracieuse Majesté s’illustrent par des actions de bienfaisance qui en font incontestablement les premiers bons samaritains du royaume.

    « On peut l’observer tous les jours, les musulmans forment le groupe de foi le plus généreux et altruiste du pays, et ils le prouvent chaque année davantage, au moment  de l'accomplissement du devoir sacré de la Zakat. »

  • Codex amiatinus

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    J’apprends par le blog New Liturgical Movement que sera exposé à la Bibliothèque laurentienne de Florence (au sein du monastère Saint-Laurent), du 29 juin au 3 octobre, le Codex Amiatinus, qui est le plus ancien et le meilleur manuscrit de l’ensemble de la Vulgate.

    Les visiteurs pourront compulser un fac-simile numérique.

    On espère que ce fac-simile sera mis en ligne, comme l’est celui du Codex Vaticanus (l’un des deux plus grands manuscrits de la Bible grecque).

  • Art jésuite ?

    Après la publication par l’Espresso de l’encyclique Laudato si’, le P. Lombardi s.j. s’était empressé de déclarer que ce texte « n’est pas le texte final ».

    On pouvait sans craindre de se tromper affirmer que c’était bel et bien le texte final, et que le P. Lombardi s.j. tentait de faire croire le contraire pour que l’on n’aille pas lire l’encyclique avant sa présentation officielle.

    Qu’en est-il ?

    Sandro Magister a relevé deux micro-différences, toutes deux à l’extrême fin, dans l’appendice qui présente deux prières, une pour tous ceux qui croient en un Dieu créateur, une pour les catholiques… La première commence par « Dieu tout puissant » au lieu de « Seigneur Très-Haut » ; dans la seconde les mots « père des pauvres » sont remplacés par « O Dieu des pauvres ».

    Voilà. L’honneur du P. Lombardi s.j. est sauf. Il n’a pas menti…

    On remarquera aussi que dans la lettre par laquelle il retire son accréditation à Sandro Magister, le P. Lombardi s.j. lui reproche d’avoir publié une « bozza » de l’encyclique. Là, c’est très subtil. « Bozza », cela peut vouloir dire « ébauche » - et c’est ainsi que certains journalistes l’ont traduit ; ou « épreuve ». Bien sûr le P. Lombardi s.j. pensait à « épreuve »…

  • Les applaudissements du monde

    « Je salue l’encyclique de Sa Sainteté le Pape François, et admire profondément la décision du Pape de plaider – clairement, puissamment, et avec l’autorité morale de sa position, pour une action sur le changement climatique mondial. »
    Barack Obama

    « A l’heure où la France se prépare à accueillir les négociations climatiques, je tiens à saluer cet appel à l’opinion publique mondiale comme à ses Gouvernants. Je forme le vœu que la voix particulière du Pape François soit entendue sur tous les continents, au-delà des seuls croyants »
    François Hollande

    « La nouvelle encyclique "Laudato si'" du pape François est un document de haute portée morale et d’un intérêt culturel et social extraordinaire. »
    Sergio Mattarella, président de la République italienne

    « Un geste sans précédent, une contribution importante pour le succès de la COP21. »
    Laurent Fabius

    « L'encyclique de Sa Sainteté le pape est un événement considérable et décisif. Elle développe une vue globale des enjeux et souligne l'urgence absolue à soutenir financièrement les pays d'ores et déjà victimes du dérèglement climatique. »
    Jean-Louis Borloo

    « J’accueille le soutien de ce texte puissant, exigeant, dans ce moment déterminant, où rien n’est acquis, comme une contribution inespérée et magnifique. » « Cette encyclique donne à l’écologie ses lettres de noblesse. »
    Nicolas Hulot

    « Le CCFD-Terre Solidaire se réjouit de la parution de l’encyclique Laudato si du pape François sur l’écologie intégrale, présentée ce jeudi 18 juin à Rome. La parole du pape conforte l’action et la mobilisation du CCFD-Terre Solidaire et de ses partenaires des pays du sud, pour lier l’écologie à la lutte contre la pauvreté, pointer les responsabilités des Etats et des acteurs économiques, et inciter chacun à se mobiliser. »
    CCFD

    « L’encyclique tire une sonnette d’alarme qui ne résonne pas seulement auprès des catholiques, mais aussi des autres habitants de la planète. La science et la religion s’entendent sur un point : "il faut agir maintenant". »
    Achim Steiner, directeur exécutif du programme de l’ONU pour l’environnement

    « Je félicite le pape pour son grand leadership moral et éthique. Nous avons besoin encore plus d’un tel leadership inspiré. Le trouverons-nous au sommet de Paris sur le climat ? »
    Kofi Anan

    « Je suis très reconnaissante au pape François pour sa prise de position sur cette question. Le langage clair de cette encyclique et sa profondeur de pensée offrent des impulsions qui auront un effet bien au-delà du monde catholique. L’encyclique est une incitation pour tous à prendre des mesures dédiées à la protection de l’environnement et le climat. J’espère que ses arguments convaincront en particulier ces cercles conservateurs qui minimisent l’énorme effet de bouleversement du changement climatique. Ce sont les pauvres qui payent d’abord et avant tout la facture de la destruction de l’environnement et du changement climatique. Nous devons peu à peu sortir des combustibles fossiles. Je suis très heureuse que le pape François partage cette préoccupation. »
    Barbara Hendricks, ministre allemande de l’Environnement

    « Très peu de gens voient l'environnement comme une question morale. Cette encyclique a, espérons-le, une chance de changer cela. Avez-vous déjà vu dans votre vie un tel intérêt pour un obscur document ? C’est stupéfiant. C’est remarquable. Je ne pense pas que les gens vont la prendre en disant : c’est du déjà vu. »
    Anthony Annett, conseiller pour le changement climatique de l’Institut de la Terre, Université de Columbia

    *

    Οὐαὶ ὅταν καλῶς ὑμᾶς εἴπωσιν οἱ ἄνθρωποι: κατὰ ταῦτα γὰρ ἐποίουν τοῖς ψευδοπροφήταις οἱ πατέρες αὐτῶν.

    Væ cum benedixerint vobis homines : secundum hæc enim faciebant pseudoprophetis patres eorum.

    Malheur à vous quand les hommes diront du bien de vous : car c’est ainsi qu’agirent leurs pères à l’égard des faux prophètes !

    Luc 6, 26

  • Sainte Julienne Falconieri

    L’office est le commun des vierges, sauf l’hymne des matines et des vêpres qui est propre :

    Cæléstis Agni núptias,
    O Iuliána, dum petis,
    Domum patérnam déseris,
    Chorúmque ducis Vírginum.

    O Julienne, puisque tu désires
    les noces de l’Agneau céleste,
    tu laisses la maison paternelle,
    et tu conduis un chœur de Vierges.

    Sponsúmque suffíxum cruci
    Noctes diésque dum gemis,
    Dolóris icta cúspide
    Sponsi refers imáginem.

    Tandis que tu gémis jour et nuit
    sur ton Époux attaché à la Croix,
    un glaive de douleur te blesse :
    tu reproduis l’image de l’Époux.

    Quin septifórmi vúlnere
    Fles ad genu Deíparæ :
    Sed crescit infúsa fletu,
    Flammásque tollit cáritas.

    Aux genoux de la Mère de Dieu,
    tu pleures ses sept blessures :
    mais arrosée de larmes,
    ton amour croît et s’enflamme.

    Hinc morte fessam próxima
    Non usitáto te modo
    Solátur et nutrit Deus,
    Dapem supérnam pórrigens.

    Quand la mort prochaine t’épuise,
    d’une manière extraordinaire,
    Dieu te console et nourrit
    te donnant le pain d’en-haut.

    Ætérne rerum Cónditor,
    Ætérne Fili par Patri,
    Et par utríque Spíritus,
    Soli tibi sit glória. Amen.

    Éternel Créateur des choses,
    Fils éternel égal au Père,
    Esprit égal à tous deux,
    Gloire à vous seul. Ainsi-soit-il.

  • Bonus chrétien

    Vous avez aimé

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    Vous adorerez

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    (Affiche officielle, sur le site du Vatican)

  • Hindous radicaux

    Le Hindu Janajagruti Samiti (HJS), comité pour la renaissance hindoue, a tenu sa 4e « convention hindoue de toute l’Inde » du 11 au 17 juin.

    Dans une « résolution officielle », la convention demande l’interdiction des écoles chrétiennes dans tout le pays.

    Le HJS est un groupe extrémiste, mais il est lié au RSS (Rashtriya Swayamsevak Sangh) qui est la plus grande ONG du monde (entre 5 et 6 millions de membres), à peine moins fanatique, et qui soutient l’actuel Premier ministre, Narendra Modi, membre du principal parti hindouiste nationaliste.

  • Une église victime d'un incendie en Israël

    Deux pièces des locaux entourant l'église catholique de Tabgha, à 3 km de Capharnaüm, ont été ravagées par un incendie criminel la nuit dernière.

    Cette église, haut lieu de Galilée, est connue comme l’église « du miracle de la multiplication des pains et des poissons », car elle est construite sur le lieu supposé de l’un de ces miracles.

    Un moine bénédictin et un jeune bénévole ont été gravement intoxiqué par la fumée et ont dû être hospitalisés d’urgence.

    Sur les murs ont été retrouvées des inscriptions en hébreu : le passage d’une prière récitée trois fois par jour par les juifs pratiquants, dans laquelle il est demandé à Dieu d’anéantir les idoles et les païens (dixit Fides).

  • L’« encyclique »

    A la lecture de l’« encyclique », on peut d’abord croire à une blague. Comme on le voyait déjà avec l’extrait annonçant l’imminente apocalypse écologique par le réchauffement climatique, toute une partie du texte ressemble à un pastiche d’un texte du Club de Rome des années 60, remis au goût du jour façon GIEC. Sans doute cette partie est-elle écrite par le tout nouvel académicien pontifical Schellnhuber. Lequel se dit précisément toujours membre du Club de Rome (je ne savais pas que ça existait encore).

    Puis il y a une partie qui est un pastiche, mais laborieux celui-là, des programmes des partis écolos. Ou plutôt des documents internes de ces partis, tendance intello. L’auteur de cette partie paraît beaucoup broder sur un livre de Romano Guardini de 1950, intitulé La fin des temps modernes. C’est long, ennuyeux, prétentieux et jargonnant. Exemple :

    Le problème fondamental est autre, encore plus profond: la manière dont l’humanité a, de fait, assumé la technologie et son développement avec un paradigme homogène et unidimensionnel. Une conception du sujet y est mise en relief qui, progressivement, dans le processus logique et rationnel, embrasse et ainsi possède l’objet qui se trouve à l’extérieur. Ce sujet se déploie dans l’élaboration de la méthode scientifique avec son expérimentation, qui est déjà explicitement une technique de possession, de domination et de transformation.

    Ces deux pastiches sont saupoudrés de façon aléatoire et parcimonieuse de références plus ou moins chrétiennes. Le tout se poursuit par une leçon de morale au ras des pâquerettes : ne cuisinez pas plus que ce vous pouvez manger, éteignez la lumière, évitez le plastique, utilisez les transports publics, etc. Avec une perle : « Si une personne a l’habitude de se couvrir un peu au lieu d’allumer le chauffage, alors que sa situation économique lui permettrait de consommer et de dépenser plus, cela suppose qu’elle a intégré des convictions et des sentiments favorables à la préservation de l’environnement. » L’auteur n’imagine même pas qu’on puisse se chauffer par des énergies renouvelables, ou qu’on puisse avoir des pulls anti-écologiques, fabriqués à l’autre bout de la planète par des « exclus » exploités… Enfin viennent quelques vraies considérations chrétiennes, d’un style tout différent. Donc ce ne doit pas être un canular. On est censé croire que c’est une vraie encyclique.

    Il en ressort que l’homme des pays riches est responsable du réchauffement climatique qui fait peser une menace imminente sur la planète, car « les prévisions catastrophistes ne peuvent plus être considérées avec mépris ni ironie (…) Le rythme de consommation, de gaspillage et de détérioration de l’environnement a dépassé les possibilités de la planète ». Dépassé, comme le coma du même nom.

    On peut peut-être encore s’en sortir, mais il faut tout changer. Il faut une « conversion écologique ». Au point que « l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties ». Ce qui ne veut rien dire, sinon que la décroissance provoquerait un chômage de masse… On ne voit pas en quoi cette récession et ce chômage profiteraient aux pauvres, mais peu importe, l’essentiel est de placer les mots « pauvres », « faibles », « exclus », aussi souvent que possible. Car « les exclus (…) sont la majeure partie de la planète, des milliers de millions de personnes ». Et beaucoup d’entre eux sont déjà chassés de leurs pays à cause des conséquences du réchauffement climatique, dans une scandaleuse indifférence des riches…

    Le pire n’est pas dans cette logorrhée mondaine ressassant la bien-pensance pseudo-scientifique et politico-médiatique tiers-mondiste écolo. Tout cela sera oublié dans quelques mois.

    Le pire est que, pour la première fois dans un document censé être du magistère, apparaît un hommage à Teilhard de Chardin, à « l’apport de P. Teilhard de Chardin » : « L’aboutissement de la marche de l’univers se trouve dans la plénitude de Dieu, qui a été atteinte par le Christ ressuscité, axe de la maturation universelle. » Allusion au fameux point oméga vers lequel converge toute l’humanité, toute la création, sans qu’il y ait besoin de rédemption.

    La référence à Teilhard de Chardin (qui est il est vrai en bonne compagnie avec les idéologues du réchauffement climatique, puisqu’il était lui-même un imposteur sur le plan scientifique) implique bien entendu que le pape, dans un document du magistère, parle de l’évolutionnisme comme s’il s’agissait d’une évidence, d’une vérité établie, d’un acquis indiscutable, qu’il n’est même pas besoin de définir, ni même de présenter (voir le paragraphe 81).

    Cela est vraiment grave. Comme est grave aussi, sur un autre plan, la référence à un soufi comme à un « maître spirituel » (sans autre qualificatif), pour faire croire qu’il y a un islam mystique et parfaitement franciscain…

  • Saint Ephrem

    Qui suffirait à célébrer
    Le Fils Véritable, à nous manifesté,
    Que les justes ont si ardemment
    Désiré voir en leur génération ?

    Adam l’avait attendu,
    Lui, le Seigneur du chérubin,
    Lui qui pouvait le faire entrer et habiter
    Sous la ramure de l’arbre de vie.

    Abel ardemment désira
    Qu’en ses jours il vînt,
    Pour voir à la place de l’agneau qu’il offrait
    L’Agneau divin.

    Ève l’aperçut ;
    Si grande était des femmes la nudité
    Que lui seul pourrait les revêtir, non de feuilles,
    Mais de la gloire dont elles s’étaient dépouillées.

    La tour qu’une multitude avait bâtie
    Visait en figure l’Unique
    Qui descendrait bâtir sur la terre
    Une tour qui monte jusqu’au ciel.

    L’Arche aussi, avec ses animaux,
    Visait par son type notre Seigneur
    Qui bâtirait la Sainte Église
    Où les âmes sont sauvées.

    Aux jours de Péleg, la terre fut partagée
    En soixante-dix langues :
    Il attendait Celui qui, par des langues,
    Partagerait la terre entre ses Apôtres.

    La terre engloutie par le déluge
    Poussait vers son Seigneur un cri silencieux.
    Il descendit, ouvrit le baptistère,
    Pour que par lui les hommes soient emportés aux cieux.

    Seth, Enosh et Quénân
    Furent appelés fils de Dieu.
    Ils attendirent le Fils de Dieu
    Afin de devenir par grâce pour lui des frères.

    Un peu moins de mille ans
    Vécut Mathusalem.
    Il attendit le Fils, seul à donner en héritage
    La vie qui ne finit jamais.

    En mystère, en secret,
    La bonté divine implora pour eux
    Que le Seigneur vînt dans leur génération
    Et comblât leurs insuffisances.

    Car l’Esprit Saint qui était en eux
    Par une pensée silencieuse en eux (intervenait)
    Et les poussait à voir en lui le Sauveur
    Qu’ardemment ils désiraient.

    L’âme des justes eut l’intuition du Fils
    Qui est le remède de vie
    Et elle désira qu’il vînt en ses jours
    Pour goûter à sa douceur.

    Hénok ardemment le désira,
    Mais n’ayant pas vu le Fils sur terre,
    Il intensifia sa foi et sa justice
    Pour monter le voir au ciel.

    Qui reprocherait à la Bonté
    Que ce don que les premiers,
    Malgré de grands efforts, n’avaient pas obtenu,
    Aux derniers gratuitement soit venu ?

    Vers lui Lamek aussi se tourna,
    Pour qu’il vînt, miséricordieux, le consoler
    De sa peine, du travail de ses mains
    Et du sol maudit par le Juste.

    Lamek vit qu’en son fils Noé
    Les symboles du Fils étaient représentés :
    À la place du Seigneur lointain
    Le symbole prochain l’a consolé.

    Noé désira voir ardemment
    Celui dont il avait goûté les secours.
    Si son symbole préserva les animaux (de la mort),
    Combien plus lui-même donnera-t-il la vie ?

    Noé l’attendit pour avoir éprouvé
    Que par lui l’arche reposait (sur la montagne).
    Si son type opéra le salut,
    Que ne fera-t-il lui-même en réalité ?

    Abraham pressentit dans l’Esprit
    Que lointaine était la naissance du Fils.
    Il désirait ardemment pour lui-même
    Voir au moins son jour.

    De le voir Isaac eut le vif désir,
    Car il savoura l’avant-goût du salut.
    Si la préfiguration sauve de telle manière,
    Combien plus sauvera-t-il lui-même en vérité !

    Les anges aujourd’hui se sont réjouis,
    Car le Veilleur est venu nous réveiller.
    Qui dormirait en cette nuit
    Où toutes les créatures sont éveillées ?

    Comme Adam avait introduit par ses péchés
    Le sommeil de la mort dans la création,
    Le Veilleur est descendu nous réveiller
    De la torpeur du péché.

    Strophes 40 à 62 de l’Hymne de saint Ephrem sur la Nativité. En 2010 j’avais reproduit les strophes 20 à 40. Il y en a 99.

  • L’euro carré

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    La Lettonie va émettre une pièce de 5 euros qui a la particularité d’être carrée, pour commémorer le 500e anniversaire du château de Riga, qui est carré, et qui est devenu le siège de la présidence de la République.

    On constate qu’au verso figure, à côté de l’effigie de Walter de Plettenberg, général de l’ordre Teutonique en Livonie, une représentation de la Sainte Vierge avec l’Enfant Jésus, enveloppée de soleil, sur un croissant de lune.

    La Commission européenne et les habituels inquisiteurs de la sacro-sainte laïcité seraient-ils distraits, ou auraient-ils abandonné le combat depuis l’affaire slovaque ?

    (Fin 2012, les autorités européennes avaient rejeté le projet slovaque d’une pièce commémorative de 2 euros célébrant le 1150e anniversaire de l’arrivée dans le pays des saints Cyrille et Méthode : il n’était pas question d’une pièce avec une croix et des auréoles. Dans un premier temps, la Banque centrale slovaque avait supprimé les auréoles de son projet - mais pas la grande croix d’Anjou… qui est l’élément principal des armoiries de la République slovaque… Puis, voyant l’émotion causée en Slovaquie et dans ce qui reste d’Europe chrétienne par cette infamie, la Banque centrale slovaque avait tranquillement, discrètement, frappé les pièces selon le dessin originel. Et les autorités européennes étaient restées coites…)

  • Les chouchous

    « Le Saint-Père a nommé M. Hans Joachim Schellnhuber (Allemagne), Membre de l'Académie pontificale des sciences. Il est Directeur de l'Institut de l'impact climatique de Potsdam. » (VIS)

    Hans Joachim Schellnhuber est l’une des trois personnes qui présenteront officiellement, demain, l’encyclique (?) de François sur l’environnement.

    C’est un extrémiste du « réchauffement climatique anthropique », membre de tous les machins catastrophistes et titulaire de 23 prix internationaux ou hautes distinctions diverses… On ne trouve nulle part une trace quelconque d’une conviction religieuse.

  • Bruxelles halal

    Il y a dans la Région bruxelloise 256 boucheries artisanales.

    Une bonne majorité d’entre elles, 141, soit 55%, sont halal.

    Il est vrai que Mohammed est depuis plusieurs années le premier prénom donné à Bruxelles (Belgique).

    (Via Fdesouche)