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Le blog d'Yves Daoudal - Page 3

  • Melchisédech

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    La lecture des matines est le chapitre 14 de la Genèse. C’est le récit de la curieuse guerre des « cinq rois contre quatre », qui se termine par le rapt de Lot et de tous ses gens et de tous ses biens, mais, l’apprenant, Abraham mobilise 318 serviteurs et va libérer Lot, ses gens et ses biens.

    Et c’est alors qu’au détour du récit apparaît brièvement un personnage appelé Melchisédech. Il est le roi de Salem, il offre du pain et du vin parce qu’il est prêtre du Très-Haut, il bénit Abraham, et Abraham lui donne la dîme de toutes choses. Point final. On n’entendra plus jamais parler de ce Melchisédech, qui est pourtant au-dessus d’Abraham, patriarche du peuple élu et père des croyants, puisque c’est lui qui bénit et qui reçoit la dîme.

    Plus mystérieux encore que cette fugitive apparition est le psaume 109 où, brusquement, Dieu dit « à mon Seigneur », et le « jure » : « Tu es prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech. » Propos incompréhensible, puisqu’il ne peut pas y avoir d’autres prêtres en Israël que des descendants d’Aaron.

    C’est évidemment le Christ qui donnera la clef du mystère, en sa personne, en son propre corps. L’épître aux Hébreux explique pourquoi et comment Jésus est prêtre selon l’ordre de Melchisédech, et Melchisédech va être cité au canon de la messe, dans une sublime prière qui l’associe à Abel et à Abraham. A eux trois ils sont la prophétie totale du Saint Sacrifice de la messe : Abel sacrifie un agneau qui est cet Agneau immolé depuis le début du monde dont parle l’Apocalypse à l’autre extrémité de la Sainte Ecriture, Abraham sacrifie son fils bien aimé mais c’est un sacrifice non sanglant, et Melchisédech offre le pain et le vin, qui sont l’Agneau, le Fils, le corps et le sang de la Nouvelle Alliance, qui dépasse infiniment l’ancienne.

    C’est ce qu’exprime admirablement la mosaïque de Ravenne.

  • AfD : un nouvel élu

    Le parti anti-euro AfD, qui est aussi anti-immigration et partie prenante des manifestations anti-islam, a obtenu un élu hier au parlement du Land de Hambourg.

    C’est la quatrième fois qu’un militant de l’Alternative für Deutschland est élu dans un parlement régional, et la première fois dans un Land de l’ouest.

  • Au Pakistan

    Le gouvernement du Pendjab a créé le mois dernier une commission composée de magistrats, de représentants de la police et du ministère de l’Intérieur de la province, sous la présidence du secrétaire du parquet général, pour examiner le problème des plaintes pour « blasphème ». La commission s’est réunie quatre fois depuis lors. Parmi les 262 procès pour blasphème pendants depuis 2010, elle a dressé une liste de 50 cas où le blasphémateur présumé est très manifestement innocent, et qualifié ces prévenus de « victimes des déclarants ».

    La commission a cherché à définir des « modalités spéciales » qui permettraient de mener un procès se concluant rapidement par un acquittement et une remise en liberté de l’accusé dans des conditions de sécurité. Pour ce faire, la commission demande l’avis de toutes les « écoles de pensée » islamiques afin de s’assurer que les solutions seraient largement admises.

    Une solution qui a obtenu l’unanimité de la commission est que le gouvernement du Pendjab soit partie prenante dans les procès afin de prendre la défense de l’accusé.

    Human Rights Watch considère « très positif que des institutions telles que la magistrature et le gouvernement reconnaissent les usages abusifs de la loi sur le blasphème et cherchent un chemin rapide permettant de résoudre les cas des victimes de l’injustice », et y voit donc « une lueur d’espoir ».

    Le problème est qu’il y a souvent de ces lueurs, soit dans la magistrature, soit au gouvernement (y compris au gouvernement fédéral), soit au Parlement, et que ces lueurs disparaissent très vite dans la nuit islamique.

    Et en attendant, Asia Bibi est toujours en prison, condamnée à mort.

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  • La mosquée de Sablé

    Je découvre sur Fdesouche que la mosquée de Sablé a été inaugurée le 5 février.

    Cela n’a pas fait beaucoup de bruit parce que, en fait, elle était déjà ouverte « depuis le Ramadan 2012 ». Mais elle vient seulement d’être complètement terminée.

    A l’inauguration il y avait la préfète, le sous-préfet, et le maire, pour couper le ruban… tricolore. Les trois garants de la dhimmitude de la République. Il faut dire que par les temps qui courent, c’est une assurance vie pas chère.

    Une fois encore on remarque l’absence de l’évêque, et même du curé (ou de l’abbé de Solesmes qui est à quelques centaines de mètres). Est-ce que cela serait le signe d’un début de prise de conscience ? On peut toujours rêver…

    Erratum

    Oui, je rêvais. Car Ouest France m'apprend qu'il y avait bien le curé-doyen de Sablé, le P. Bruno Mézière, le pékin dhimmi qui est à gauche sur la photo, à côté de l'imam qui, lui, est en vêtement religieux... (après c'est le maire et la préfète).

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  • Il n’y a plus de “chrétiens”

    On constate que le mot « chrétiens » a disparu du vocabulaire de la République.

    Dans son communiqué sur le martyre des 21 coptes, François Hollande condamne « l’assassinat sauvage de 21 ressortissants égyptiens », alors que les islamistes soulignent qu’ils les ont tués en tant que chrétiens.

    Dans sa déclaration sur la profanation du cimetière juif de Sarre-Union, il remarque la montée des « actes antisémites » et ajoute : « il y a eu aussi des actes antimusulmans, des actes antireligieux ».

    95% des profanations frappent les chrétiens, mais le mot est désormais tabou.

    Cela va de pair avec le fait que les médias évoquent à peine, en passant, l’assassinat des 21 coptes. A comparer avec le traitement de l’actualité quand c’est un journaliste qui est assassiné, ou un ressortissant américain, ou quand on s’en prend à un dessinateur ou à une synagogue. Et l’on n’a pas oublié le silence quasi total sur les centaines de morts du Nigeria quand Boko Haram a pris la ville de Baga. Tout le monde était Charlie, personne n’était un nègre chrétien… Il serait intéressant de faire une étude sur ces différences de traitement médiatique et de montrer la hiérarchie des valeurs… Pour tout dire : la hiérarchie raciste des médias.

  • Le commissaire Volpi va payer

    On se souvient que fin 2013, le commissaire Volpi, délégué par François à la destruction des Franciscains de l’Immaculée, avait porté de graves accusations contre les frères, dans une lettre délicatement datée du 8 décembre : il prétendait notamment qu’ils avaient subrepticement transféré la propriété de biens mobiliers et immobiliers au fondateur de la congrégation le P. Stefano Manelli et à des membres de sa famille. Il ajoutait :

    « De telles manœuvres, gravement illicites d’un point de vue moral et canonique, avec des répercussions sur le plan civil et pénal, sont intervenues après la nomination d’un Commissaire Apostolique, ce qui manifeste la volonté de soustraire ces fonds au contrôle du Saint-Siège. »

    Quelques jours plus tard, le commissaire Volpi précisait qu’il pensait notamment au bâtiment abritant la curie généralice des Franciscains de l’Immaculée. Lesquels apportèrent aussitôt la preuve qu’ils n’avaient jamais été propriétaires de ce bâtiment, et donc que le commissaire mentait.

    Alors que le P. Volpi, son patron direct Mgr Braz de Aviz et leur chef François empêchaient les Franciscains de faire appel de leurs diktats, le P. Manelli, odieusement calomnié, interdit de tout contact avec ses fils spirituels, saisissait les avocats du barreau de Rome.

    L’Organisme de médiation du Barreau de Rome, le 12 février, a fait savoir que le P. Volpi, ayant admis qu’il avait diffamé et menti, s’est engagé à verser en compensation 20.000 € à la famille Manelli, à payer les frais de procédure, à publier ses excuses sur les sites internet qu’il contrôle, et à envoyer une lettre circulaire aux Franciscains et aux Franciscaines de l’Immaculée.

    Nul doute que François ne va qu’aimer et promouvoir davantage son frère blessé, comme il l’a déjà fait avec Mgr Battista Ricca, dont la révélation des frasques homosexuelles lui ont valu d’être nommé à la tête de l’IOR…

    (Source : Rotate Caeli)

  • 21 martyrs

    L’assassinat des 21 coptes enlevés par la branche cyrénéenne de l’Etat islamique ne fait hélas plus de doute après la vidéo diffusée hier (dimanche) par les islamistes.

    La vidéo est titrée « Message signé avec le sang à destination de la nation de la croix », et sous les images on lit : « Le peuple de la croix, fidèles de l’Eglise égyptienne ennemie ».

    Le patriarche copte catholique les a aussitôt qualifiés de martyrs de la foi. La présidence égyptienne a décrété sept jours de deuil national, et l’armée égyptienne a mené des raids aériens ce matin contre les bases de l’Etat islamique en Cyrénaïque.

    Il est encore plus douloureux de considérer que c’est à cause de la France.

    Dans la vidéo, l’islamiste qui revendique les égorgements souligne que son groupe est « au sud de Rome ». En effet, et Tripoli est à moins de 300 km de Lampedusa, et les « réfugiés » en provenance de Libye continuent d’affluer par milliers. Sans que personne ne sache combien d’islamistes se glissent parmi les « réfugiés ».

    Le gouvernement italien commence à avoir la trouille et se dit prêt à mener une coalition en Libye…

    Il faudrait mettre Sarkozy et BHL en première ligne. Ou au moins les juger. Car, si les mots ont un sens, le renversement et l’assassinat de Kadhafi ont été un crime contre l’humanité.

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    Le nom des martyrs, donné par l’Eglise copte orthodoxe (en transcription anglaise)

    Milad Makeen Zaky

    Abanub Ayad Atiya

    Maged Solaiman Shehata

    Yusuf Shukry Yunan

    Kirollos Shokry Fawzy

    Bishoy Astafanus Kamel

    Somaily Astafanus Kamel

    Malak Ibrahim Sinweet

    Tawadros Yusuf Tawadros

    Girgis Milad Sinweet

    Mina Fayez Aziz

    Hany Abdelmesih Salib

    Bishoy Adel Khalaf

    Samuel Alham Wilson

    Ezat Bishri Naseef

    Loqa Nagaty

    Gaber Munir Adly

    Esam Badir Samir

    Malak Farag Abram

    Sameh Salah Faruq

    et « un travailleur du village de Awr ».

  • Sodome et le paradis

    La lecture des matines, ce jour, est le chapitre 13 de la Genèse. Celui où Abraham et sa femme, son neveu Lot, leurs serviteurs, leurs esclaves et leurs troupeaux, sortent d’Egypte pour s’installer en Chanaan, c’est-à-dire la terre (déjà) promise à Abraham et sa descendance. Abraham et Lot sont extrêmement riches, notamment en troupeaux, et il finit par y avoir des bagarres entre les bergers de Lot et ceux d’Abraham, car il n’y a plus assez de place pour tout le monde en un même endroit. Abraham décide donc de se séparer de Lot, et il lui demande de choisir le lieu qu’il voudra : si tu vas à gauche j’irai à droite, si tu vas à droite j’irai à gauche. Lot leva les yeux, dit la Bible, et vit le pays autour du Jourdain, qui était entièrement irrigué, et qui, avant que le Seigneur eut détruit Sodome et Gomorrhe, était « comme le paradis du Seigneur ». Et c’est ainsi que Lot s’établit à Sodome.

    Le mot « paradis » est très rare dans la Bible en dehors des deux premiers chapitres de la Genèse. L’expression « paradis du Seigneur », ou « paradis de Dieu », se compte sur les doigts d’une seule main. Et cette expression avec l’article défini (dans le texte grec de la Septante) ne se trouve qu’ici et en Ezéchiel.

    Cet emploi exceptionnel attire donc l’attention. Il ne s’agit pas d’un guide touristique dont toutes les destinations sont commercialement paradisiaques. Sodome et Gomorrhe se trouvent dans un pays qui est réellement « comme le paradis du Seigneur », comme le jardin d’avant la chute.

    Or « les hommes de Sodome étaient très mauvais, et extrêmement pécheurs devant Dieu ».

    Et l’on sait quel était ce péché, même si aujourd’hui c’est un délit de dire publiquement que c’est un péché…

    Dans le Nouveau Testament, en dehors de Jésus en croix s’adressant au larron, seul saint Paul emploie le mot « paradis », pour dire qu’il y a été ravi et qu’il y a entendu des choses ineffables. Et saint Paul affirme explicitement (I Cor 5,10), dans une liste des péchés les plus graves, que les homosexuels ne posséderont pas le royaume de Dieu.

    Telle est l’antithèse fortement établie dans le texte de la Genèse : « pessimi », les pires hommes habitent le pays qui est comme le paradis de Dieu. A cause du péché des hommes, Dieu n’hésitera pas à détruire ce pays et à en faire un désert apocalyptique.

    N’en déplaise aux amis de François, la Sainte Ecriture est en noir et blanc. « Que votre parole soit oui oui, non non, ce qui est en plus vient du Mauvais », dit le Seigneur (Matthieu 5, 37).

  • Quinquagésime

    Les trois répons des matines chantent les trois axes principaux de la liturgie de ce dimanche, annonçant le carême qui vient.

    Le premier souligne que le grand personnage du jour, après Adam à la Septuagésime et Noé à la Sexagésime, est Abraham. Et Abraham auquel Dieu demande de sortir de chez lui. C’est le début de l’exode d’Abraham, figure de l’Exode des Hébreux, figure de l’exode de 40 jours auquel nous sommes tous conviés pendant le carême : sortir du péché, sortir de nous-mêmes, fixer son regard et son désir sur le Royaume. « Et, bénissant, je te bénirai… »

    Le deuxième est l’annonce prophétique du sacrifice du Christ, l’holocauste du Vendredi Saint, point culminant du carême : Dieu n’a pas épargné son Fils qu’il aime, mort sur le bois pour notre salut éternel.

    Le troisième est le miracle raconté dans l’évangile de ce dimanche. Nous sommes des aveugles et pendant le carême nous devons demander à Dieu qui passe sur notre chemin qu’il nous ouvre les yeux afin que nous puissions, à Pâques, voir la Lumière, Lumen Christi.

    Ouvrir les yeux, voir la lumière… On remarquera que dans le texte évangélique l’aveugle répond simplement au Christ : « Seigneur, que je voie. » Très tôt, dans les versions syriaques et arabes (et géorgienne), puisque c’est déjà dans Tatien (IIe siècle), l’aveugle répond : « Seigneur, que mes yeux s’ouvrent et que je voie ».

    Et dans le répons liturgique a été ajouté : « lumen » : « Seigneur, que je voie la lumière ». C’est déjà ainsi dans l’antiphonaire de saint Grégoire. Est-ce le saint pape et docteur et liturge qui l’a ajouté ? Il a pu être inspiré par les Soliloques de saint Augustin, où on lit : « Et tu quidem Domine, lux mea, illumina oculos meos, ut videam lumen, et ambulem in lumine tuo… » Et toi, Seigneur, ma lumière, illumine mes yeux afin que je voie la lumière, et que je marche dans ta lumière…

    Cet ajout a inspiré l'antienne de prime (à moins que ce ne soit le contraire): « Iter faciente Iesu, dum appropinquaret Iericho, caecus clamabat ad eum, ut lumen recipere mereretur. » Tandis que Jésus, faisant route, passait à Jéricho, un aveugle criait vers lui pour obtenir de recevoir la lumière.

    Et aussi l’antienne de none : « Cæcus magis ac magis clamábat, ut eum Dóminus illumináret. » L'aveugle criait de plus en plus pour que le Seigneur l’illumine.

    Je reproduis ensuite ce répons tel qu’il se trouve dans l’antiphonaire des cordeliers de Fribourg, réalisé à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle. On remarque que l’aveugle dit bien « Domine », alors que dans presque tous les manuscrits (déjà dans l'antiphonaire de saint Grégoire) il dit « Rabboni » : contamination de l’évangile de saint Marc, dans un répons qui reprend l’évangile de saint Luc.

    ℟. Locutus est Dominus ad Abram, dicens: Egredere de terra tua et de cognatione tua, et veni in terram quam monstravero tibi: * Et faciam te in gentem magnam.
    ℣. Benedicens benedicam tibi, et magnificabo nomen tuum, erisque benedictus.
    ℟. Et faciam te in gentem magnam.

    Le Seigneur parla à Abram, disant : Sors de ta terre et de ta parentèle, et viens dans la terre que je t’aurai montrée, et je ferai de toi un grand peuple. Bénissant je te bénirai, et je magnifierai ton nom, et tu seras béni, et je ferai de toi un grand peuple.

    ℟. Tentavit Dominus Abraham, et dixit ad eum: * Tolle filium tuum, quem diligis, Isaac, et offer illum ibi in holocaustum super unum montium, quem dixero tibi.
    ℣. Vocatus quoque a Domino respondit Adsum: et ait ei Dominus.
    ℟. Tolle filium tuum, quem diligis, Isaac, et offer illum ibi in holocaustum super unum montium, quem dixero tibi.

    Le Seigneur mit Abraham à l’épreuve et lui dit : Prends ton fils que tu aimes, Isaac, et là offre-le en holocauste sur une montagne que je te dirai. Appelé par le Seigneur il répondit : Je suis là, et le Seigneur lui dit : Prends ton fils que tu aimes, Isaac, et là offre-le en holocauste sur une montagne que je te dirai.

    ℟. Caecus sedebat secus viam, transeunte Domino, et clamavit ad eum: et ait illi Dominus: * Quid vis ut faciam tibi? * Domine, ut videam lumen.
    ℣. Stans autem Iesus, iussit illum duci ad se, et cum appropinquasset, interrogavit eum, dicens.
    ℟. Quid vis ut faciam tibi?
    Glória Patri et Filio et Spiritui Sancto.
    ℟. Domine, ut videam lumen.

    Un aveugle était assis le long du chemin, tandis que passait le Seigneur, et il cria vers lui, et le Seigneur lui dit : Que veux-tu que je te fasse ? – Seigneur, que je voie la lumière. Or Jésus s’étant arrêté ordonna qu’on le lui amène, et comme il approchait il l’interrogea, disant : Que veux-tu que je te fasse ? - Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit – Seigneur, que je voie la lumière.

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  • De la Sainte Vierge le samedi

    Christus virgo, mater virginis nostri virgo perpetua, mater et virgo. Jesus enim clausis ingressus est ostiis: et in sepulchro ejus, quod novum et in petra durissima fuerat excisum, nec antea quis, nec postea positus est. Hortus conclusus, fons signatus: de quo fonte ille fluvius manat, juxta Joel, qui irrigat torrentem vel funium, vel spinarum: funium, peccatorum, quibus ante alligabamur: spinarum, quae sufficiant sementem patrisfamilias. Haec est porta Orientalis, ut ait Ezechiel, semper clausa et lucida, operiens in se, vel ex se proferens Sancta sanctorum: per quam sol justitiae, et Pontifex noster secundum ordinem Melchisedech ingreditur, et egreditur.

    Saint Jérôme, lettre au sénateur Pammaque

    Le Christ est vierge, la mère de notre vierge est vierge perpétuelle (1), mère et vierge. Jésus en effet est entré, les portes étant closes (2) ; et dans son sépulcre, qui était neuf et creusé dans une roche très dure, personne ne fut déposé, ni avant, ni après lui (3). Jardin clos, source scellée (4) ; de cette source émane un fleuve, selon Joël, qui arrose le torrent des liens, ou des épines (5) : les liens des péchés par lesquels nous étions liés auparavant, les épines, qui étouffent la semence du père de famille (6). Elle est la porte orientale dont parle Ezéchiel (7), qui est toujours fermée et lumineuse, qui cache en elle-même ou qui fait voir par elle-même le Saint des saints ; par laquelle entre et sort le Soleil de justice (8) et notre Pontife selon l’ordre de Melchisédech (9).

    (1) Cf. « Ille virgo de virgine, de incorrupta incorruptus » (saint Jérôme, Contre Jovinien).
    (2) Jean 20, 19.
    (3) Luc 23, 53.
    (4) Cantique des cantiques 4, 12.
    (5) Joël 3, 18 dans la Vulgate, 4, 18 dans la Septante. Comme à son habitude quand il commente le texte sacré, saint Jérôme donne les deux traductions, de la Septante et la sienne, qui sera la Vulgate. Celle-ci, c’est le « torrent des épines ». Le mot hébreu que saint Jérôme avait était différent de celui qu’avaient les Septante, qu’ils ont traduit par σχοίνων : un mot qui veut dire « de joncs », ou tout ce qui est fait, tressé, avec des joncs. On remarque que pour saint Jérôme le mot paraît avoir perdu son sens de jonc pour désigner un « lien », une corde (tressée). Dans son commentaire du livre de Joël d’après les Septante, il traduit par le diminutif « funiculorum » : des cordelettes. Le mot qui figure dans le texte massorétique, Chittim, a été gardé tel quel, comme un nom propre, dans la Bible du rabbinat et quelques autres traductions. Chittim, ou Sittim, comme le lieu où les Israéliens couchèrent avec les femmes de Moab, et le dernier campement avant l’entrée dans la terre promise. Mais Joël ne peut pas parler ici de ce lieu, puisque précisément il ne faisait pas partie a priori de la terre promise dont parle ce verset. La majorité des traductions récentes donnent « la vallée » (ou « le ravin »)… « des acacias », parce que MM. Brown, Driver et Briggs en ont décidé ainsi…
    (6) Mat. 13, 7 ; Marc, 4, 7 ; Luc 8, 7.
    (7) Ezéchiel 44, 1.
    (8) Malachie 4, 2.
    (9) Psaume 109, 4 ; Hébreux 5, 1-9.

  • Petit pas…

    Les députés de Virginie-Occidentale ont voté mercredi, par 87 voix contre 12, une proposition de loi interdisant l’avortement après la 20e semaine…

    Le débat a tourné autour de la question de savoir si oui ou non un fœtus ressent la douleur à 20 semaines, car c’est la raison invoquée par la proposition de loi : « Pain-Capable Unborn Child Protection Act ». Et l’Association médicale américaine et le Congrès des obstétriciens et gynécologues affirment que le fœtus de 20 semaines ne peut pas ressentir de douleur et qu’on peut donc le tuer sans problème.

    Le texte doit passer au Sénat de l’Etat, où il sera également adopté, mais le gouverneur a déjà opposé son veto à une loi similaire… pas plus tard que l’an dernier. Au motif qu’une telle loi est restrictive pour la relation entre le médecin et sa patiente et qu’elle est donc anticonstitutionnelle…

    Lorsque le gouverneur aura opposé son veto il faudra revoter, et alors la loi passera… et elle sera sans aucun doute contestée au niveau fédéral par les militants de la culture de mort. Car il faut pouvoir continuer à tuer les enfants à naître, sans restriction, coûte que coûte…

    Le même jour, une loi similaire a été votée par les députés de Caroline du Sud, par 80 voix contre 27. Une telle loi a déjà été votée dans l’Oregon, mais rejetée en Virginie.

  • Le cardinal Marx nous traite de terroristes

    Propos du cardinal Reinhard Marx, président de la conférence épiscopale allemande, membre du « G9 » et coordinateur du conseil papal pour l’économie :

    « L’Eglise dit qu’une relation homosexuelle n’est pas au même niveau qu’une relation entre un homme et une femme. C’est clair. Mais quand ils sont fidèles, quand ils sont engagés pour les pauvres, quand ils travaillent, ce n’est pas possible de dire : Tout ce que vous faites, parce que vous êtes homosexuels, est négatif. »

    Non, dit comme ça, ce n’est pas clair du tout. Il ne s’agit pas d’une différence de niveau, mais d’une différence de nature. Le cardinal Marx ne connaît pas le catéchisme.

    « J’ai eu une discussion avec certains des étudiants qui m’ont demandé : Cardinal, est-il vrai que les jeunes sont plus traditionnels ? Et c’est vrai. Mais ce n’est pas dangereux. Je n’ai aucun problème avec la tradition. Mais nous avons aussi la tendance de gens qui veulent être clairs dans leurs positions. Le populisme noir et blanc grandit en Europe. Et cela est le début, peut-être, du populisme, du terrorisme, c’est clair. L’ambiance de réduire la complexité du monde, de donner des réponses simples, de donner des réponses en noir et blanc, grandit, et je pense que c’est très dangereux. »

    Ce qui est pratique, c’est qu’avec un cardinal comme ça on n’a pas besoin de penseurs ou chroniqueurs anti-chrétiens…

  • Islam de France…

    Le Courrier de l’Ouest a publié hier un article sur la future grande mosquée d’Angers, qui devrait être terminée fin 2016, et qui pourra accueillir 2.400 musulmans.

    Cette mosquée est « attendue depuis plusieurs décennies par la communauté musulmane locale », nous dit le journal.

    Mais on se souvient de la diatribe d’Abdel-Rahmène Azzouzi, où dans sa litanie francophobe il y avait un passage sur cette mosquée :

    Devrais-je faire semblant d’ignorer la politique islamophobe de l’État français qui, premier pourfendeur de la laïcité, s’immisce en permanence dans la gestion du culte musulman pour mieux l’empêcher de s’organiser, tel que le fait le préfet Burdeyron qui privilégie la gestion du culte musulman angevin par le consulat du Maroc plutôt que par les dignitaires angevins d’obédience musulmane ?

    Car en effet il s’agit d’une mosquée marocaine, et Abdel-Rahmène Azzouzi, le « dignitaire angevin », est algérien…

    (Via Fdesouche)

  • Il faut faire lire "Dar al-Islam"

    Je suis allé voir le numéro 2 du magazine francophone de l’Etat islamique, Dar al-Islam, pour lire cette interview de Hayat Boumeddiene, la veuve d’Amedy Coulibaly, dont tout le monde parle.

    Quoi qu’il en soit de cette interview (plutôt convenue), c’est une revue qu’il faudrait faire lire aux victimes du Padamalgam, s’il s’en trouve encore qui soient susceptibles de réfléchir et de raisonner.

    Car ce qui apparaît de façon spectaculaire, c’est que tous les articles sont pleins de citations du Coran et des Hadiths, ces citations formant toute l’armature des textes. Et bien sûr, la dernière page rappelle le verset 5 de la sourate 9 :

    Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

    J’aimerais donc qu’on m’explique en quoi tout cela n’a rien à voir avec l’islam, et pourquoi les textes cités, qui sont incontestablement des textes de l'islam, considérés comme inspirés (hadiths) ou divins (Coran), justifient l’action de l’Etat islamique.

    En passant, on remarquera le passage de l’article Attaquer ceux qui insultent le Prophète où il est rappelé que « ce torchon maudit qu’est Charlie Hebdo s’est moqué plus d’une fois du Messie Jésus et de sa mère Marie », mais que les chrétiens, « qui prétendent aimer le Messie et sa mère jusqu’à les adorer en dehors d’Allâh », n’ont rien fait. Les chrétiens doivent donc « accepter la seule religion qui défend les choses sacrées, la religion de tous les prophètes, la seule religion de vérité : l’islam »…

    (On remarque aussi que cette revue est rédigée par de parfaits francophones qui, eux, connaissent l’islam…)

     

    Addendum

    J’avais mis en lien le site Scribd qui donnait le PDF de cette publication. Scribd l’a supprimé. Je l’ai trouvé ailleurs, et cette fois j’en ai enregistré une copie, que je mets en lien.

    Il est significatif que dans notre société où l’on manifeste par millions pour la liberté d’expression, paraît-il, on ne veuille pas que les gens sachent ce qu’il y a dans les publications de l’Etat islamique.

    Parce que cela reviendrait à savoir ce qu’il y a dans le Coran et dans les hadiths.

    On dit que le premier numéro était truffé de fautes. Ce n’est pas le cas de celui-ci. Le seul indice sur les auteurs (ou les correcteurs) est qu’ils sont sans doute magrébins ou d’origine maghrébine. Parce qu’ils écrivent systématiquement « Djihâd » alors cette orthographe est incongrue pour un ressortissant du Proche Orient (comme Djamel pour Jamal, etc.)

  • Les coptes enlevés (et assassinés ?)

    On apprend que les 21 coptes enlevés en Libye début janvier sont, sans surprise, entre les mains de l’Etat islamique, qui sur sa revue officielle en ligne revendique les enlèvements et publie des photos des « croisés d’Egypte » revêtus de tenues oranges et otages d’hommes armés au visage masqué, repris dans des poses et situations rappelant les images des séquestrés déjà assassinés par les jihadistes.

    L'article annonce que les coptes ont été "exécutés". Mais cela est pris avec prudence en Egypte.

    L’article reprend la vieille légende selon laquelle deux femmes auraient été séquestrées par l’Eglise copte et contraintes de renier leur conversion à l’islam (dans cette nouvelle version elles auraient même été torturées et tuées...), et il revient aussi sur le massacre de la cathédrale syro-catholique de Bagdad en 2010, qualifié de premier acte de vengeance à l’égard des violences commises par les coptes...

  • Oui nous allons vers l’Eglise des catacombes

    Suite aux profanations qui se multiplient dans son diocèse, et particulièrement aux vols d’hosties consacrées, Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars, a pris une ordonnance par laquelle il demande à tous les curés de retirer le Saint Sacrement des tabernacles, de le déposer dans un endroit sécurisé, et de laisser la porte des tabernacles ostensiblement ouverte.

    C’est hélas la seule solution, et le diocèse de Belley-Ars n’est hélas pas le seul touché.

  • Ponam arcum meum

    ℟. Ponam arcum meum in nubibus caeli, dixit Dominus ad Noë: * Et recordabor foederis mei, quod pepigi tecum.
    . Cumque obduxero nubibus caelum, apparebit arcus meus in nubibus.
    ℟. Et recordabor foederis mei, quod pepigi tecum.

    Je mettrai mon arc dans les nuées du ciel, dit le Seigneur à Noé. Et je me souviendrai de l’alliance que j’ai conclue avec toi. Lorsque j’aurai couvert le ciel de nuages, mon arc apparaîtra dans les nuages. Et je me souviendrai de l’alliance que j’ai conclue avec toi.

    Ce répons des matines est composé de morceaux des versets 13 à 15 du chapitre 9 de la Genèse. Il ajoute « cæli » et « dixit Dominus ad Noë » à la citation du début du verset 13, et au lieu de le continuer il met le début du verset 15, qui est ainsi avant le verset 14 qui est quant à lui cité en entier… néanmoins le répons se termine bien avec le verset 15…

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    (Antiphonaire de Salzinnes, 1555)

  • A l’Académie française…

    Xavier Darcos, qui était déjà secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales (sic) et politiques, a été reçu aujourd’hui à l’Académie française.

    Rappelons seulement que cet homme-là est celui qui dès 2008, ministre de ce que l’on ose encore appeler l’Education nationale, lança dans les lycées la chasse aux « homophobes », avec appel à la délation, et une campagne d’affichage « systématique » du lobby homosexualiste « Ligne Azur ». Campagne renforcée l'année suivante.

    Xavier Darcos fut suivi par ses successeurs, notamment Vincent Peillon qui fit une circulaire pour demander aux recteurs de relayer la propagande de la Ligne Azur. Mais, le 15 octobre dernier, le Conseil d’Etat a annulé cette circulaire » pour « non respect de la neutralité du service public de l’éducation nationale ». C’est d’abord Xavier Darcos qui n’avait pas respecté la neutralité du service public.

  • Le 106e évêque du Puy-en-Velay

    Le P. Luc Crépy a été nommé évêque du Puy-en-Velay.

    Luc Crépy supérieur du séminaire d’Orléans :

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    Luc Crépy vicaire général des eudistes :

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    Heureusement que l’habit ne fait pas le moine. (Le problème est que je ne suis pas sûr à 100% de la fiabilité du dicton.)

  • Obsédés

    Le premier prix « World Press Photo » 2015 a été décerné au photographe danois Mads Nissen pour un cliché montrant deux... homosexuels… russes…

  • « Cimetière Saint-Eugène » ?

    Lisant avec intérêt dans les gazettes que Roger Hanin sera inhumé dans un cimetière israélite en Algérie, et que sa dépouille a quitté Paris ce matin à bord de l’avion du président Bouteflika, qu’une cérémonie a eu lieu hier à l’hôpital avec le grand rabbin de France et qu’une cérémonie est organisée cet après-midi dans une synagogue parisienne, je vois avec étonnement qu’il sera enterré au « cimetière israélite Saint-Eugène » d’Alger.

    Vérification faite, il n’y a évidemment pas de cimetière israélite Saint-Eugène à Alger. Il y a un cimetière israélite à Bologhine, commune de la banlieue d’Alger, laquelle commune s’appelait Saint-Eugène quand Roger Hanin est né…

  • Populaire ?

    Cette photo de la place Saint-Pierre est une saisissante illustration de la différence entre la popularité médiatique et la popularité réelle. Elle a été prise hier matin pendant l’audience du pape. Une audience particulière, parce que c’était la fête de Notre-Dame de Lourdes et la journée mondiale du malade.

    Zenit :

    Notre Dame de Lourdes était à l'honneur ce 11 février 2015 au Vatican : le pape François a ouvert l'audience générale en vénérant une effigie de la Vierge qui est apparue pour la première fois à sainte Bernadette le 11 février 1858. Une représentation de Notre-Dame de Lourdes couronnée avait en effet été installée place Saint-Pierre, à gauche du siège du pape, qui a invité la foule (sic) à "saluer la Vierge" au jour de sa fête, en priant un "Je vous salue Marie". (…) Enfin, il a rappelé en saluant les jeunes, les malades et les nouveaux mariés : « Aujourd'hui on fête la mémoire de la bienheureuse Vierge Marie de Lourdes et on célèbre la XXIIIe Journée mondiale du malade. »

    Rappels

    Le 17 décembre 2014, jour du 78e anniversaire du pape, lors du "tango géant", il y avait 13.000 personnes.

    Le 28 décembre 2005 : « Alors que ses prédécesseurs pouvaient rencontrer les fidèles dans la salle des audiences, pour le Pape Ratzinger, la Place St-Pierre tout entière est nécessaire, et le Pontife est contraint de sortir à l'extérieur, même en ces rudes jours d'hiver. Ainsi, malgré la froide journée, hier encore, pratiquement 30.000 fidèles étaient présents Place St-Pierre. »

  • Les sept saints fondateurs de l’ordre des Servites

    Bella dum late fúrerent, et urbes
    Cæde fratérna gémerent cruéntæ,
    Adfuit Virgo, nova semper edens
    Múnera matris.

    Tandis que la guerre étendait ses ravages, et que les villes ensanglantées déploraient des massacres fratricides, la Vierge apparut, elle qui nous offre toujours de nouveaux bienfaits maternels.

    En vocat septem fámulos, fidéles
    Ut sibi in luctu récolant dolóres,
    Quos tulit Iesus, tulit ipsa consors
    Sub cruce Nati.

    Voilà qu’elle se choisit sept serviteurs, afin que, lui étant fidèles dans l’affliction, ils honorent et méditent les douleurs qu’embrassa Jésus, et qu’elle-même, associée à son Fils, souffrit au pied de la croix.

    Illico parent Dóminæ vocánti :
    Spléndidis tectis opibúsque spretis,
    Urbe secédunt procul in Senári
    Abdita montis.

    Aussitôt ils obéissent à la Souveraine qui les appelle : méprisant leurs demeures splendides et leurs richesses, ils se retirent loin de la ville sur le Sénar, dans les retraites cachées de la montagne.

    Córpora hic pœnis crúciant acérbis,
    Sóntium labes hóminum piántes ;
    Hic prece avértunt lacrimísque fusis
    Núminis iram.

    Ils crucifient leur corps par les rigueurs de la pénitence, expiant ainsi les péchés des hommes coupables ; par les prières et les larmes qu’ils répandent, ils détournent la colère divine.

    Pérdolens Mater fovet, atque amíctum
    Ipsa lugúbrem monet induéndum :
    Agminis sancti pia cœpta surgunt,
    Mira patéscunt.

    La Mère de douleurs, les protège et les avertit elle-même de revêtir un vêtement de deuil : cette sainte troupe commence à grandir, et l’éclat des miracles l’environne.

    Palmes in bruma víridans honóres
    Núntiat patrum : próprios Maríæ
    Ore lacténti vócitant puélli
    Nómine Servos.

    Une vigne qui reverdit au milieu des frimas annonce la gloire de ces saints fondateurs ; la voix d’enfants à la mamelle les acclame sous le nom de Serviteurs de Marie.

    Sit decus Patri, genitǽque Proli,
    Et tibi, compar utriúsque virtus
    Spíritus semper, Deus unus omni
    Témporis ævo. Amen.

    Honneur soit toujours au Père et au Fils qu’il engendre, et à l’Esprit égal à l’un et à l’autre, honneur au seul Dieu dans tous les siècles Amen.

    Cette hymne (des matines) fut composée par Eugenio M. Poletti en 1888 pour cet office. Eugenio M. Poletti avait 19 ans et n’avait pas encore prononcé ses vœux solennels chez les Servites du Sénar.

  • L’Irlande reste encore l’Irlande, malgré tout

    Les députés irlandais ont rejeté, par 104 voix contre 20, une proposition de loi visant à autoriser l’avortement en cas d’anomalie du fœtus.

    La proposition de loi émanait d’une élue du parti socialiste (deux députés), Clare Daly, militante connue de la culture de mort. Le Premier ministre avait prévenu que de l’avis du ministre de la Justice la proposition était anticonstitutionnelle et ne pouvait être adoptée que par référendum.

    Le parti travailliste, membre de la coalition au pouvoir, avait donné la consigne de vote contre. Anne Ferris, qui est vice-présidente de la commission du Parlement pour la justice, la défense et l’égalité, a néanmoins voté pour, car elle devait « suivre sa conscience »… Elle va être exclue du parti.

  • L’islamisme réel

    Abdel-Rahmène Azzouzi n’a rien d’un « jihadiste ». Il est un notable angevin, chef du service urologie du CHU d’Angers. Elu au conseil municipal. Dont il vient de démissionner. En expliquant pourquoi par une tribune incendiaire que publie Le Monde des religions.

    Cette tribune vaut la peine d’être lue. Car elle est typique de ce qu’est l’islam qui fait semblant d’être « républicain » quand le vernis craque et quand fusent les condamnations : la laïcité est devenue « l’arme ultime et exclusive contre les musulmans de France », « insidieusement, la France est probablement devenue la nation démocratique la plus islamophobe du monde » :

    « Honte sur ces puissants, mais lâches, de jeter en pâture toute une partie de la population française, parce que musulmane, à la vindicte populaire. »

    « Devrais-je faire semblant d’accepter l’ostracisation permanente de Tariq Ramadan, intellectuel contemporain hors norme, pendant que Zemmour sature les plateaux des médias, mais aussi les salles municipales de France et de Navarre ? »

    Etc.

    C’est édifiant.

  • Horreur antisémite

    Les heures les plus sombres de notre histoire étaient revenues, hier, à Paris, dans le 16e arrondissement, quand on a découvert que sur de nombreuses voitures était écrit, en énormes lettres blanches, le mot « JUIF ».

    Puis un homme a été arrêté en flagrant délit.

    Puis on n’en a plus parlé.

    Le coupable est un juif…

  • Nouveau : le narguilé blasphématoire

    Le Centre catholique d’études et de formation pour les médias, que dirige à Amman le P. Rifat Bader, dénonce la commercialisation en Jordanie de narguilés sur lesquels sont reproduites des images indécentes et blasphématoires de Jésus-Christ.

    Voilà donc encore un nouvel « effet Charlie ».

    Mais il est certain que ces narguilés ne vont pas durer longtemps, car les autorités des pays du Levant ne plaisantent pas avec ce genre de chose. Même quand ce sont les chrétiens qui sont les victimes. Surtout en Jordanie. C’est d’ailleurs surprenant que dans un pays musulman on s’en prenne à celui qui dans l’islam est le plus grand des prophètes avant Mahomet.

    Mais qui donc est Charlie en Jordanie ?

  • Sainte Scholastique

    Sainte Scholastique est cette femme qui obligea saint Benoît à désobéir à sa propre règle, par amour de Dieu… Et saint Grégoire le Grand, lui-même disciple de saint Benoît, ne craint pas d’affirmer que Scolastique obtint le miracle qu’elle souhaitait parce qu’elle aimait Dieu davantage que ne le faisait saint Benoît…

    J’ai reproduit le texte si émouvant de saint Grégoire en 2010. Voici la présentation qu’en fait dom Guéranger dans son Année liturgique :

    La vie de Scholastique s’est écoulée ici-bas, sans laisser d’autre trace que le gracieux souvenir de cette colombe qui, se dirigeant vers le ciel d’un vol innocent et rapide, avertit le frère que la sœur le devançait de quelques jours dans l’asile de l’éternelle félicité. C’est à peu près tout ce qui nous reste sur cette admirable Épouse du Sauveur, avec le touchant récit dans lequel saint Grégoire le Grand nous a retracé l’ineffable débat qui s’éleva entre le frère et la sœur, trois jours avant que celle-ci fût conviée aux noces du ciel. Mais que de merveilles cette scène incomparable ne nous révèle-t-elle pas! Qui ne comprendra tout aussitôt l’âme de Scholastique à la tendre naïveté de ses désirs, à sa douce et ferme confiance envers Dieu, à l’aimable facilité avec laquelle elle triomphe de son frère, en appelant Dieu même à son secours? Les anciens vantaient la mélodie des accents du cygne à sa dernière heure; la colombe du cloître bénédictin, prête à s’envoler de cette terre, ne l’emporte-t-elle pas sur le cygne en charme et en douceur ?

    Mais où donc la timide vierge puisa-t-elle cette force qui la rendit capable de résister au vœu de son frère, en qui elle révérait son maître et son oracle? qui donc l’avertit que sa prière n’était pas téméraire, et qu’il pouvait y avoir en ce moment quelque chose de meilleur que la sévère fidélité de Benoît à la Règle sainte qu’il avait donnée, et qu’il devait soutenir par son exemple ? Saint Grégoire nous répondra. Ne nous étonnons pas, dit ce grand Docteur, qu’une sœur qui désirait voir plus longtemps son frère, ait eu en ce moment plus de pouvoir que lui-même sur le cœur de Dieu ; car, selon la parole de saint Jean, Dieu est amour, et il était juste que celle qui aimait davantage se montrât plus puissante que celui qui se trouva aimer moins.

  • La Griffe

    Le bulletin de l'AGRIF a changé de présentation et de trimestriel il devient bimestriel.

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    Dans le nouveau numéro, je remarque notamment cet écho :

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    AGRIF, 70 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris. Adhésion 15 €.