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Le blog d'Yves Daoudal - Page 3

  • Saints Fabien, pape, et Sébastien, martyrs

    Sebastiani Martyris,
    Concivis almi, supplices
    Diem sacratam vocibus
    Canamus omnes debitis.

    En ce jour dédié à l’honneur de Sébastien Martyr, notre concitoyen illustre, rendons-lui gloire dans nos chants unanimes.

    Athleta Christi nobilis,
    Ardens amore praelii,
    Linquit tepentem patriam,
    Pugnamque Romae festinat.

    Ce noble athlète du Christ, plein de l’ardeur du combat, abandonne sa patrie, qui pour lui a moins de dangers, et vient dans Rome affronter la lutte.

    Hic cultor alti dogmatis,
    Virtute plenus coelica,
    Idola damnans, inclyti
    Trophaea sperat martyris.

    C’est là que, sectateur d’une doctrine sublime, repoussant l’idolâtrie, il aspire aux trophées d’un glorieux martyre.

    Loris revinctus plurimis;
    Qua stipes ingens tollitur,
    Vibrata tela suscipit
    Umbone nudo pectoris.

    Des nœuds multipliés l’enchaînent au tronc d’un arbre; c’est là que sa poitrine, comme un bouclier suspendu, sert de but aux traits des archers.

    Fit silva corpus ferrea;
    Sed aere mens constantior
    Ut molle ferrum despicit :
    Ferrum precatur, saeviat.

    Les flèches se réunissent sur son corps comme une forêt ; mais son âme, plus ferme que l’airain, insulte à la mollesse du fer, et demande à ce fer d’être plus meurtrier.

    Manantis unda sanguinis
    Exsangue corpus nunciat;
    Sed casta nocte Femina
    Plagas tumentes recreat.

    A voir le sang qui baigne le corps du Martyr, on croirait qu’il a expiré ; mais une chaste femme est venue panser ces plaies enflammées.

    Coeleste robur militi
    Adacta praebent vulnera;
    Rursum tyrannum provocans,
    Exspirat inter vulnera.

    Ces blessures profondes inspirent un courage céleste au soldat du Christ ; il va provoquer encore le tyran, et bientôt il expire sous les coups meurtriers.

    Nunc coeli in arce considens,
    Bellator o fortissime,
    Luem fugando, civium
    Tuere clemens corpora.

    Maintenant, assis dans les hauteurs du ciel, vaillant guerrier ! éloignez la peste, et gardez même les corps de vos concitoyens.

    Patri, simulque Filio,
    Tibique, Sancte Spiritus,
    Sicut fuit, sit jugiter
    Saeclum per omne gloria. Amen.

    Au Père, au Fils, et à vous, Esprit-Saint, comme toujours, soit à jamais gloire dans tous les siècles. Amen.

    Hymne du bréviaire ambrosien (in L’année liturgique)

  • L’affaire du dahlia rouge…

    5884e686a933f6af25c5660ef020c39b.jpgC’est une terrible affaire qui secoue le Parlement européen... Le mois dernier, tous les députés européens ont trouvé dans leur casier un exemplaire d’un livre sulfureux, intitulé Red Dalia, traduction en anglais du livre d’une journaliste lituanienne controversée, comme on dit, Ruta Janutiene, paru en Lituanie en 2013.

    Le Dahlia rouge, c’est Dalia Grybauskaite, la présidente de la Lituanie (depuis 2009, réélue l’an dernier), qui auparavant était commissaire européen. Elle s’est fait remarquer ces derniers temps par son hystérie antirusse et son soutien absolu aux actuelles autorités ukrainiennes, allant jusqu’à qualifier la Russie d’« Etat terroriste » (formule assez peu diplomatique dans la bouche d’une présidente dont le rôle principal est de représenter la Lituanie sur la scène internationale). Il est donc logique que son ministre de la Défense, participant du même délire, publie un manuel expliquant à la population comment survivre à une invasion russe et comment y résister…

    Or voici que Ruta Janutiene reprend et étaye une ancienne rumeur selon laquelle Dalia Grybauskaite est la fille d’un membre du KGB de Staline et qu’elle devint elle-même à 27 ans une ardente militante du parti communistes d’URSS.

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    Le fait est que Dalia Grybauskaite est diplômée en économie de l’université de Leningrad et qu’elle revint à Vilnius pour être, à 27 ans, directrice de la division agriculture de l’école supérieure du parti communiste d’URSS. Elle passe rapidement au département de la politique économique, et en 1988 elle passe avec succès un doctorat devant l’Académie des sciences publiques de Moscou…

    En novembre dernier, après qu’elle eut qualifié la Russie d’Etat terroriste, un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères l’avait invitée à abandonner « ses complexes à propos de son passé soviétique »…

    Naturellement, la distribution de plus de 700 exemplaires de ce livre au Parlement européen a fait scandale. Un eurodéputé lituanien, Antanas Guoga, conjointement avec l’auteur du livre qui n’avait pas donné son accord pour la traduction, a demandé une enquête.

    Les caméras de vidéosurveillance ont parlé. Elles montrent quatre personnes en train de distribuer discrètement le livre, le 10 décembre. L’une d’elles est Kevin Ellul-Bonici, qui est un membre du secrétariat du groupe de Nigel Farage Europe de la liberté de la démocratie directe. Le groupe a évidemment nié toute implication. Les autres personnes de la vidéo sont un Russe et un Polonais né en Russie, la quatrième n’a pas été identifiée.

    Mais il se trouve en outre que la femme de Kevin Ellul-Bonici, Sharon, est une élue de Malte, et qu’elle est secrétaire générale du parti européen Alliance européenne pour la liberté (qui n’a plus de groupe), dont Marine Le Pen est vice-présidente. (Le siège social du parti est à Malte.)

    Le résultat de l’enquête devait demeurer secret, mais le contenu de la lettre de la direction de la sécurité a été aussitôt divulgué par Antanas Guoga, qui a dénoncé ceux qui veulent « ternir la réputation de la Lituanie ». Et Guoga d’accuser nommément l’ancien président lituanien Rolandas Paksas et l’eurodéputé lituanien Valentinas Mazuronis, qui fait partie du groupe de Farage, ces deux hommes étant des figures du parti lituanien Ordre et Justice. Et de souligner que la présence de Nigel Farage au congrès du parti Ordre et Justice quelques semaines avant n’était pas un hasard…

    En réponse, Rolandas Paksas a déclaré que Guoga avait « perdu l’esprit » et lui a demandé de « penser à sa famille et à ses enfants ». Antanas Guoga y a vu une menace sur sa famille et a demandé au chef du groupe libéral (auquel il appartient), Guy Verhofstadt, de contacter le président du Parlement Martin Schulz pour qu’il « garantisse la sécurité de M. Guoga ».

    De son côté, le groupe de Nigel Farage déclare qu’il va travailler avec les services de sécurité du Parlement pour « examiner ces allégations ». Quant à Paksas  et Mazuronis, ils demandent au groupe de Farage, et au président du Parlement, de découvrir qui a vraiment distribué le livre.

    Jusqu’ici, Martin Schulz a seulement fait dire par un porte-parole que c’était au groupe de Farage de faire le ménage chez lui.

  • Plus dure sera la (re)chute

    La cote de popularité de François Hollande, selon l’Ifop, a fait un bond de 21 points, ce qui est un record historique.

    Vive le terrorisme, en quelque sorte.

    Hier, l’INSEE a annoncé qu’il y aura plus de 100.000 chômeurs de plus en 2015. Le taux de chômage officiel en métropole devrait passer de 9,9% à 10,3%. Et le nombre total d’inscrits à Pôle Emploi devrait passer de 5,2 à près de 5,4 millions de personnes.

    C’est il y a un an, maintenant, que la courbe du chômage devait s’inverser.

  • Pakistan : ça ne s’arrange pas…

    La Haute Cour du Sindh, la province pakistanaise du sud, où se trouve la capitale Karachi, a légitimé le mariage d’une hindoue de 12 ans avec un riche musulman qui l’avait enlevée et l’avait « convertie » à l’islam.

    Ce jugement est évidemment accueilli avec une profonde consternation, non seulement par les hindous, mais aussi par les chrétiens, dont tant de filles sont ainsi enlevées, converties et épousées de force.

  • La religion de la République

    Claude Bartolone :

    « Regardez le temps qu'il a fallu pour faire accepter à la religion catholique le fait qu'il y a une religion suprême pour chacun d'entre nous : c'est la religion de la République. »

    C’est la première fois, semble-t-il, qu’un très haut responsable politique, en l’occurrence le président de l’Assemblée nationale, profère ce dogme jaurésien maçonnique.

    Certes, Vincent Peillon l’a plusieurs fois assené et argumenté, mais (sauf erreur) pas pendant le temps (bref) qu’il a été ministre.

  • Irlande : la campagne démarre fort…

    Après le curé de Dublin qui dans son homélie demandait à ses ouailles de voter oui au prochain référendum sur le « mariage » homosexuel en leur apprenant qu’il était lui-même « gay », c’est le ministre irlandais de la Santé, Leo Varadkar (qui pourrait remplacer l’actuel Premier ministre comme chef du parti au pouvoir), qui a révélé, ou du moins confirmé, son homosexualité, sur la radio nationale RTE.

    C’était évidemment pour souligner qu'il ferait campagne en faveur du « mariage entre personnes du même sexe » pour le référendum de mai, expliquant qu'il voulait être « honnête avec les gens » : « Je veux que les gens sachent que je prendrai toutes mes décisions en fonction de ce que je crois être l'intérêt public » : l’intérêt public étant strictement celui du lobby, quitte à violer la loi naturelle et dénaturer le sens des mots. C’est bien ce qu’on avait compris aussi chez nous.

  • L’évêque d’Anvers distingué par un prix LGBT

    Le lobby LGBT d’Anvers Çavaria a décerné son « Campaign Award » 2015 à Mgr Johan Bonny, l’évêque d’Anvers, pour son action en faveur de la reconnaissance ecclésiastique des couples bi et homosexuels.

    Mais voilà notre Bonny gêné aux entournures. Il s’est fendu d’un long communiqué (signé par son porte-parole…) expliquant qu’il avait demandé à Çavaria que son nom soit retiré de la liste des nominés, parce qu’il « se veut berger pour tous les croyants du diocèse d’Anvers », et parce qu’il veut « préserver son indépendance », mais aussi, tenez-vous bien, parce qu’il « ne souhaitait pas recevoir de prix pour ce qui est de sa mission et de sa responsabilité ».

    Car sa mission et sa responsabilité d’évêque, c’est donc de dire le contraire de ce que dit l’Eglise.

    Et, bien entendu, il prétend que ses idées hétérodoxes « suivent une ligne historique du Concile Vatican II jusqu’à aujourd’hui », et que son action se situe « sur les pas du pape François »…

  • Saints Marius, Marthe, Audifax et Abachus

    Le groupe de martyrs persans, le mari, la femme et leurs deux fils, qui reposent maintenant en partie dans la diaconie de Saint-Adrien, et en partie dans le titre de Sainte-Praxède, appartient originairement au douzième mille de la voie Cornelia, ad nymphas Catabassi. Leurs Actes semblent avoir subi de graves interpolations et leur fête, ignorée des anciens sacramentaires romains, se trouve pour la première fois dans un calendrier Vatican du XIIe siècle. Il faut probablement chercher la raison de ce silence dans le fait que, avant Paschal Ier, ces martyrs, ensevelis dans une propriété très éloignée de Rome, n’étaient pas considérés comme romains, en sorte que la Ville n’avait aucune raison de célébrer leur natale. Il est fort vraisemblable que la première insertion de cette solennité dans le calendrier romain aura eu pour cause la translation de leurs corps à Sainte-Praxède.

    La messe a une saveur d’antiquité et révèle une période d’excellent goût liturgique.

    L’antienne d’introït est tirée du psaume 67 et annonce le refrigerium ou banquet céleste que Dieu prépare à ses martyrs, c’est-à-dire à ceux qui, pour son amour, ont supporté en ce monde la faim et la soif de justice, et ont été opprimés en haine du nom du Christ : « Les justes s’assoient au banquet et jubilent en présence de Dieu, et gaiement ils se réjouiront. » PS. 67 : « Que Dieu se lève, et que soient dispersés ses ennemis ; et que fuient devant lui ceux qui le haïssent. Gloire, etc. »

    Dans les collectes suivantes, comme en beaucoup d’autres antiques oraisons, à la différence du goût plus moderne qui préfère résumer en quelques mots, dans la collecte, toute la biographie d’un saint, les martyrs de ce jour ne sont pas même nommés ; la raison en est que les anciens, sans s’arrêter par trop aux détails, aimaient les grandes synthèses théologiques, ne séparant jamais l’individu de la société entière des saints et de Jésus-Christ, source première et centre de toute sainteté. Prière. « Écoutez, Seigneur, les prières de votre peuple, qui y ajoute le patronage de vos saints, afin que vous nous accordiez de goûter la paix de la vie présente et d’obtenir aussi la grâce de la vie éternelle. Par notre Seigneur, etc. »

    Bienheureux cardinal Schuster

  • Deuxième dimanche après l’Epiphanie

    L’évangile est celui des Noces de Cana, troisième mystère de l’Epiphanie. Voici ce que dit, précisément sur ce thème, le P. André Feuillet, dans son livre “Jésus et sa Mère”.

    Ce qui pousse avant tout Marie à formuler alors sa demande de miracle, c’est que, sachant par sa foi que Jésus est le Messie et le Fils de Dieu, elle devine que le moment est enfin venu pour lui de manifester sa présence dans le monde, et come Messie et comme Fils de Dieu : la théophanie qui avait accompagné le baptême de Jésus dans le Jourdain, le ministère même du précurseur ne faisaient-ils pas regarder cette manifestation messianique comme imminente ? Comment l’intuition maternelle de Marie ne l’eût-elle pas deviné? Une mère est liée de façon extraordinaire a son enfant, et elle se montre toujours extrêmement attentive a tout ce qui intéresse la vie et la destinée de son enfant.

    Au caractère messianique de la demande de Marie correspond la manière dont Jésus opère le prodige, car il lui donne très nettement le caractère d’une manifestation messianique. C’est la un confirmatur de notre interprétation de la requête de Marie. A juste titre on s’est étonné de l’énorme quantité du vin miraculeux : de cinq a sept hectolitres ! Ce trait serait vraiment incompréhensible si Jésus n’avait voulu que subvenir aux nécessités des gens de la noce. Comme l’observe Lagrange, « la quantité est considérable et dépasse de beaucoup l’usage présentement en vue ». Comme dans le récit parallèle de la multiplication des pains (6, 11-13), il faut voir ici dans la surabondance un symbole de « la somptuosité des temps messianiques... C’est le signe... Voici que s’accomplit le symbolisme vétérotestamentaire du vin, selon lequel, à l’époque messianique, les montagnes suintent le vin et les collines le moût (Am 9, 13-14 ; Jl 2, 23-24 ;-4, 18).

    Ce n’est certes pas pour elle-même que Marie a réclamé une manifestation messianique, sa foi n’en a nul besoin. Mais c’est pour ces premiers disciples que Jésus a emmenés avec lui à Cana et dont les convictions sont encore bien chancelantes. Quand Jésus eut opéré le prodige, l’évangéliste note que « ses disciples crurent en lui ». Il se garde bien de dire que Marie, elle aussi, crut en lui. Par contre, ce qu’il nous suggère fortement, c’est que la foi de Marie, qui selon saint Luc est au point de départ de la réalisation du mystère de l’Incarnation, se trouve ici au point de départ du ministère public de Jésus et de la foi chrétienne : Marie a cru avant tous les disciples, et sa foi a même provoqué le signe qui a conduit les disciples à la foi.

  • Orban : non à l’immigration

    Propos de Viktor Orban, après avoir participé à la manifestation de Paris, sur la réponse à apporter aux menaces terroristes :

    « Nous ne devons pas voir l'immigration économique comme ayant une quelconque utilité, parce qu'elle ne fait qu'apporter des troubles et des menaces aux peuples européens. Par conséquent, l'immigration doit être stoppée. C'est la position de la Hongrie. »

    « La Hongrie ne deviendra pas une destination pour les immigrants. Nous ne le permettrons pas, du moins tant que je serai Premier ministre et que ce gouvernement sera au pouvoir. »

    « Nous ne voulons pas voir parmi nous de minorité significative qui aie des caractéristiques et un passé culturels différents. Nous voulons que la Hongrie reste la Hongrie. »

  • Merci Charlie

    La nouvelle une de Charlie Hebdo a évidemment provoqué des manifestations dans le monde musulman.

    Au Pakistan, à l’issue d’une manifestation d’avocats en costume cravate, leur porte-parole a déclaré que la seule peine pour des caricatures de Mahomet est la décapitation.

    Au Yemen, les manifestants se sont massés devant l’ambassade de France pour proférer des menaces et demander le départ de l’ambassadeur.

    Au Niger les manifestations ont fait hier quatre morts à Zinder, où trois églises ont été saccagées. Aujourd’hui dans la capitale Niamey les locaux de diverses agences françaises ont été dévastés, trois églises ont été incendiées, la cathédrale est gardée par la police anti-émeute qui est la cible des manifestants. Alors que les manifestations anti-Charlie sont interdites.

    Mais on sait bien à Charlie-Hebdo que les provocations anti-musulmanes se retournent d'abord contre les chiens de chrétiens, et contre les sales colonisateurs français qui se trouvent dans les pays musulmans...

     

    Addendum

    A Niamey, vendredi et samedi, il y a eu une vingtaine d'églises et autres lieux de culte chrétiens incendiés. "Sur la cinquantaine d'églises de Niamey, très peu sont aujourd'hui en bon état", écrit Reuters. Il y a eu quatre morts dans les incendies d'églises, et un mort dans l'incendie d'un bar. A Zinder, une cinquième victime a été trouvée calcinée dans une église.

  • Liberté d’expression

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    La DGSI « conseille vivement » d’annuler les projections (pourtant confidentielles) du film L’Apôtre, qui n’a aucun caractère de provocation (contrairement à Charlie Hebdo).

  • Deux héros de l’islam

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    Ces deux prêtres catholiques ont accueilli les musulmans qui venaient à la mosquée du Mans, hier, et sont restés en faction devant l’entrée pendant tout le temps de la prière. Afin de mourir en martyrs de l’islam et du vivre ensemble si des intégristes catholiques venaient faire un attentat, comme on le voit hélas chaque semaine.

    Grâce à Allah et par miracle il n’y a pas eu d’attentat catholique anti-musulman hier au Mans : les deux prêtres sont sains et saufs. Comme quoi le pire n’est pas toujours sûr.

    On remarque qu’ils sont en vêtements liturgiques. Certains ricaneront en disant que sinon on ne saurait pas que ce sont des prêtres. Ce n’est peut-être pas faux. Mais il convient de considérer tout simplement que lorsqu’un prêtre porte des ornements liturgiques c’est qu’il célèbre un sacrement ou un office.

    Ici, il s’agissait donc à l’évidence du nouvel office "de la porte de la mosquée", qui se célèbre tous les vendredis après-midi.

    Oui, le jour et à l’heure où Notre Seigneur est mort sur la Croix.

  • Saint Antoine

    Etant retourné dans la montagne la plus reculée où il avait coutume de demeurer, Antoine tomba malade quelques mois après. Ayant appelé deux solitaires qui demeuraient avec lui depuis quinze ans et qui le servaient à cause de sa vieillesse, il leur dit : Je vois que le Seigneur m’appelle à lui et ainsi je vais, comme il est écrit, entrer dans le chemin de mes pères. Continuez votre abstinence ordinaire. Ne perdez pas malheureusement le fruit des saints exercices auxquels vous avez employé tant d’années. Mais, comme si vous ne faisiez que commencer, efforcez-vous de demeurer dans votre ferveur ordinaire. Vous savez quelles sont les embûches des démons. Vous connaissez leur cruauté et vous n’ignorez pas aussi leur faiblesse. Ne les craignez donc point, mais croyez en Jésus-Christ et ne respirez jamais autre chose que le désir de le servir. Vivez comme si vous deviez mourir chaque jour. Veillez sur vous-mêmes, et souvenez-vous de toutes les instructions que je vous ai données. N’ayez jamais de communication avec les schismatiques, ni avec les hérétiques ariens, puisque vous savez combien je les ai toujours abhorrés à cause de leur détestable hérésie, par laquelle ils combattent Jésus-Christ et sa doctrine. Travaillez de tout votre pouvoir pour vous unir premièrement à lui, puis aux saints, afin qu’après votre mort ils vous reçoivent, comme étant de leurs amis et de leurs connaissances, dans les tabernacles éternels. Gravez ces choses dans votre esprit. Gravez-les dans votre cœur. Et si vous voulez témoigner que vous m’aimez et que vous vous souvenez de moi comme de votre père, ne souffrez pas que l’on porte mon corps en Egypte, de peur qu’ils ne le gardent dans leurs maisons ; car c’est pour cela que je suis retourné dans cette montagne et vous savez comment j’ai toujours repris ceux qui font ainsi ; je les ai exhortés à abolir cette mauvaise coutume. Ensevelissez-moi donc, et couvrez-moi de terre ; et afin que vous ne puissiez manquer de suivre mon intention, faites en sorte que personne d’autre que vous ne sache le lieu où sera mon corps, que je recevrai incorruptible de la main de mon Sauveur lors de la résurrection. Quant à mes habits, distribuez-les ainsi : Donnez à l’évêque Athanase l’une de mes tuniques et le manteau que j’ai reçu de lui tout neuf, et que je lui rends usé. Donnez mon autre unique à l’évêque Sérapion et gardez pour vous mon cilice. Adieu, mes chers enfants, Antoine s’en va et n’est plus avec vous.

    Lorsqu’il eut achevé ses paroles, ses disciples le baisèrent et il étendit les pieds. Et comme s’il avait vu ses amis venir au devant de lui et le combler de joie, tant il y avait de gaieté sur son visage, il rendit l’esprit et fut mis avec ses pères. Ses disciples, selon qu’il l’avait ordonné, l’emportèrent de là, l’ensevelirent et l’enterrèrent, sans que jusqu’à présent nul autre qu’eux n’en connaisse le lieu. Ceux qui reçurent les deux tuniques et le manteau tout usé du bienheureux Antoine les conservèrent comme des choses de très grand prix, parce qu’il semble, en les voyant, qu’on le voit lui-même. On ne saurait les porter sans en avoir de la joie parce qu’en en étant revêtu, on croit l’être aussi de ses saintes pensées.

    Vie de saint Antoine (ch. 32), par saint Athanase, traduction Arnaud d’Andilly, 1733.

    *

    Dans les diocèses de l'ouest, c'est la fête de l'apparition de Notre Dame à Pontmain, dont c'est le 144e anniversaire.

  • Paranos

    Le ministère lituanien de la Défense a fait imprimer un manuel, qui sera dans les librairies la semaine prochaine, expliquant aux citoyens comment survivre à une invasion russe et comment y résister…

    Comme si la Russie de Poutine pouvait avoir l’idée d’attaquer la Lituanie…

    Il est peut-être temps de comprendre que les temps ont changé, et que c’est plutôt la Russie, désormais, le monde libre, que le cloaque du « Je suis Charlie » européen. (Où est-ce qu’on chante l’Internationale aujourd’hui ?...)

  • Gribouille (ou pire…)

    Plus de 400 soldats américains entraîneront dès le mois de mars des troupes rebelles syriennes, rapporte le site américain Defense One. La formation, qui aura lieu en Turquie, en Arabie Saoudite et au Qatar, s'inscrira officiellement dans le cadre de la lutte contre l'Etat Islamique (EI). Le but est d'entraîner et d'armer durant trois ans 5400 rebelles. Des rebelles dont on s’est assuré qu’ils n’avaient pas de liens avec al-Qaïda ou l’Etat islamique.

    Vous avez bien lu. Les Américains vont entraîner des rebelles garantis modérés dans des pays de l’islam le plus radical…

    Alors que chacun sait depuis longtemps, même les Américains, qu’il n’y a pas de frontière entre les rebelles « modérés » et les islamistes, que de très nombreux « modérés » sont passés dans les rangs islamistes, et que les groupes se revendent les armes…

  • Acharnés

    Les fanatiques de la culture de mort cherchent une nouvelle fois à faire voter par le Parlement européen une résolution sur le droit à l’avortement. Alors que le rapport Estrela a été rejeté il y a un mois et qu’à la place a été votée une résolution qui rappelle que les questions des « droits sexuels et génésiques » relève des Etats membres, les députés  européens vont être saisis du rapport Tarabella, projet de résolution par laquelle le Parlement européen «  insiste sur le fait que les femmes doivent avoir le contrôle de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l'avortement ».

    Puisque les associations familiales catholiques se bougent, on peut les soutenir en signant leur pétition contre ce nouvel assaut de la culture de mort.

  • Pionniers

    Les diacres québécois Alexandre Marchand et Jacques Breton, de la Fraternité sacerdotale Saint Pierre, seront ordonnés prêtres le 13 juin prochain. Par Mgr Terrence Prendergast, archevêque d’Ottawa.

    Ce sera semble-t-il la première fois que des Québécois seront ordonnés selon la forme antique du rite romain depuis la révolution liturgique.

  • Saint Marcel

    VERIDICVS • RECTOR • LAPSOS • QVIA • CRIMINA • FLERE
    PRAEDIXIT • MISERIS • FVIT - OMNIBVS • HOSTIS • AMARVS
    HINC • FVROR • HINC • ODIVM • SEQUITVR • DISCORDIA • LITES
    SEDITIO • CAEDES • SOLVVNTVR • FOEDERA • PACIS
    CRIMEN • OB • ALTERIVS • CHRISTVM • QVI • IN • PACE • NEGAVIT
    FINIBVS • EXPVLSVS • PATRIAE • EST • FERITATE • TYRAMNI
    HAEC • BREVITER • DAMASVS • VOLVIT • COMPERTA • REFERRE
    MARCELLI • VT • POPVLVS • MERITVM • COGNOSCERE • POSSIT

    Parce que, en vrai Pasteur, il avait ordonné aux pécheurs de pleurer leurs fautes,
    Il fut considéré par tous les méchants comme un adversaire
    D’où la fureur, la haine, la discorde, la querelle, plein de fiel.
    La sédition, les massacres ; le lien de la concorde fut brisé
    Par les artifices iniques de quelqu’un qui, au temps même de la paix, avait renié le Christ.
    (Le Pasteur) fut expulsé du sol paternel par la cruauté du tyran.
    Damase, à qui tout cela est parfaitement connu, a voulu le rapporter succinctement,
    Afin que le peuple connaisse le mérite de Marcel.

    Cette épigraphe du pape saint Damase sur son prédécesseur colle assez mal avec la pittoresque légende de saint Marcel telle qu’elle est dans les bréviaires (encore que ce ne soit pas totalement incompatible). Ce que l’on comprend de cette épigraphe est que saint Marcel admettait que ceux qui avaient renié leur foi pendant une persécution puissent être absous, et que cela suscitait la fureur des donatistes, qui fomentèrent des émeutes (il en sera de même avec Eusèbe, le pape suivant). L’empereur Maxence prit prétexte des émeutes pour bannir les chefs des deux factions, qui moururent en exil.

  • Le massacre

    L’INED publie une étude sur l’avortement en… 2011.

    On en retiendra essentiellement que 33% des Françaises ont déjà eu recours à l’avortement au moins une fois. Donc une Française sur trois a déjà tué au moins un enfant dans son ventre.

    Et vous croyez encore en l’avenir de cette civilisation, pardon, de cette barbarie ?

    « Une nation qui tue ses propres enfants est une nation sans avenir. » (Saint Jean-Paul II)

    « Le plus grand destructeur de la paix, aujourd'hui, est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? » (Bienheureuse Mère Teresa, discours à Oslo, 10 décembre 1979)

    Ce rappel est sans doute spécialement opportun ces temps-ci…

    Or demain, c’est le 40e anniversaire de la loi Giscard-Chirac-Veil, et il n’y a aucun parti politique français (ayant des élus) qui demande son abrogation…

    Au contraire, il faut toujours faciliter davantage le massacre et y inciter toujours plus. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, se rendra dans un centre de planning dit par antiphrase familial, pour y présenter un « programme national d’action pour améliorer l’accès à l’IVG »…

    *

    On voit souvent citée la phrase de Jean-Paul II. J’ai cherché la référence. Elle n’est pas si facile à trouver. Notamment parce que les deux premières fois il l’a dite en polonais dans une allocution en italien traduite seulement en espagnol (sic), et la troisième fois dans une homélie en polonais non traduite en français. (Il y a peut-être d’autres références, - bon nombre sur internet sont fausses - mais je me suis arrêté là…)

    - Angelus du 1er septembre 1996 : traduction italienne de son propos en polonais : « Un popolo che uccide i propri figli è un popolo senza futuro. »

    Un peuple qui tue ses propres enfants est un peuple sans avenir.

    - Angelus du 20 ocotbre 1996 : « Naród, który zabija wlasne dzieci, jest narodem bez przyszłości. »

    Une nation qui tue ses propres enfants est une nation sans avenir.

    - Homélie au sanctuaire Saint-Joseph de kalisz, Pologne, le 4 juin 1997 : « Naród, który zabija własne dzieci, staje się narodem bez przyszłości. »

    Une nation qui tue ses propres enfants devient une nation sans avenir.

    Les trois fois le pape évoquait la loi de libéralisation de l’avortement votée par la Diète polonaise le 25 octobre 1996.

  • Saint Paul premier ermite

    Le 15 Janvier, mémoire de notre vénérable Père Paul de Thèbes. Si les portes de Thèbes sont chose splendide, combien plus admirable est l'illustre saint Paul lorsque, le quinze, ce fils de la Thébaïde des portes de la vie jusqu'au ciel prend son vol !

    (Liturgie byzantine, synaxaire)

    *

    Lorsque, par divine inspiration, tu laissas sagement les soucis de la vie  et t'avanças vers les peines de l'ascèse, alors tu atteignis dans la joie les inaccessibles déserts, enflammé par l'amour du Seigneur; et, dévastant les passions par ta persévérance dans le bien, tu vécus comme un Ange, Père saint.

    Dès ta jeunesse, Père saint, ayant abandonné toute société humaine, tu atteignis, le premier, le désert absolu, surpassant tout solitaire, saint Paul, et tout le temps de ta vie tu demeuras inconnu; mais Antoine, sur l'ordre de Dieu, comme un trésor caché te découvrit, et te rendit célèbre dans tout l'univers.

    Menant sur terre, saint Paul, ton extraordinaire vie, tu habitas avec les fauves et fus servi par un oiseau, vénérable Père, sur l'ordre de Dieu; et lorsqu'il vit cela, lorsqu'Antoine le Grand te trouva, il fut rempli d'étonnement et ne cessa de magnifier la divine Providence, le Maître de l'univers.

    (Liturgie byzantine, lucernaire)

  • Saint Jude et les tuniques

    L’épître de saint Jude est assez peu lue et commentée. Elle a un côté étrange, avec ses deux citations de textes apocryphes comme arguments d’autorité, et ses tournures de phrase recherchées. Et l’on ne fait guère attention au verset 23, lui aussi assez bizarre :

    « Sauvez-en d’autres en les arrachant au feu, ayez pour d’autres pitié avec crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair. »

    La dernière expression est également traduite : « haïssant même le vêtement souillé par la chair », ou, souvent, « par leur chair » (Bible de Jérusalem, Pirot-Clamer, TOB, Bible de la liturgie…), en ajoutant un adjectif possessif qui ne se trouve pas dans  texte et qui n’a aucune raison d’être.

    Même les traductions dites de la Vulgate (Glaire, Fillion) traduisent ainsi (Lemaistre de Sacy quant à lui fait une glose : « haïssez comme un vêtement souillé tout ce qui tient de la corruption de la chair » pour montrer qu’il a compris mais qu’il n’ose pas dire carrément ce que dit la Vulgate. La Vulgate, qui traduit correctement le texte grec, à la différence de toutes les traductions françaises :

    « Illos vero salvate, de igne rapientes. Aliis autem miseremini in timoré, odientes et eam, quæ carnalis est, maculatam tunicam. »

    Littéralement : « haïssant aussi cette tunique tachée qui est de chair ».

    C’est littéralement ce que dit le grec : « μισοῦντες καὶ τὸν ἀπὸ τῆς σαρκὸς ἐσπιλωμένον χιτῶνα. »

    Pour traduire « souillée par la chair », on fait de « apo » une préposition introduisant un complément d’agent. Mais « apo » est une préposition qui indique une origine, que ce soit de temps, de lieu, de matière… La préposition qui introduit un complément d’agent est « hypo », comme l’épître en donne d’ailleurs un exemple quelques lignes avant. « Apo » indique donc l’origine de la tunique, la… matière de la tunique. C’est une tunique de chair. C’est la tunique de chair qui est tachée. Nous devons haïr la tunique de chair qui est tachée. Notre tunique de chair souillée par le péché.

    Cela renvoie à la Genèse, lorsque Dieu, chassant Adam et Eve du paradis de l’origine, les revêt de « tuniques de peau ». La chute originelle, le péché de l’origine, fait tomber le corps humain dans la lourdeur, l’épaisseur, la chair sujette à la maladie, à la souffrance, à la mort.

    Et ainsi, cette mention de la « tunique souillée de chair », la tunique maculée de notre chair, à la fin de l’avant-dernier livre de la Bible, fait une grande inclusion avec la Genèse, avec l’expulsion de l’homme du paradis de l’origine, juste avant le dernier livre, celui de la Révélation de la Jérusalem céleste, du rétablissement du paradis de l’origine, devenu un super-paradis par l’Incarnation et la Rédemption.

  • Ça ne m’étonne pas

    J’ai toujours été méfiant devant la ferveur de tant de catholiques plus ou moins tradis pour le P. Michel-Marie Zanotti-Sorkine, car je n’ai jamais trouvé que ses homélies soient en quoi que ce soit spécialement dignes d’intérêt. Mais l’affaire Charlie Hebdo, qui joue le rôle d’intéressant révélateur, nous montre un prêtre bazardant allégrement la doctrine catholique dans le seul but de se montrer dans le coup, dans le vent, pour être lui aussi Charlie, à sa manière, tout en faisant une leçon de morale insipide et pitoyable.

    Un prêtre catholique n’a certes pas à se mettre à la place de Dieu, ni à la place de ceux qui sont morts. Il ne peut donc en aucune manière décider du sort éternel des histrions de Charlie Hebdo. Mais il y a une chose qu’un prêtre catholique ne peut pas faire : c’est décider que des hommes qui se sont battus toute leur vie contre l’Eglise catholique, qui ont fait profession (rétribuée) de blasphème, qui ont volontairement et avec pertinacité blessé les croyants en insultant ce qu’ils ont de plus sacré, qui ont voulu ridiculiser le Christ Fils de Dieu et la Très Sainte Trinité, que ces gens-là soient allés directement de leur lieu de blasphème au paradis.

    Certes, nul ne peut exclure que l’un ou l’autre ait eu au moment de mourir une contrition parfaite – et c’est ce que je leur souhaite à tous -, mais quand on les connaît un peu on sait qu’il y avait chez eux une révolte fondamentale, diabolique.

    Quoi qu’il en soit, un prêtre chargé de conduire les âmes au ciel n’a pas le droit de clamer publiquement que tous ces gens-là se retrouvent automatiquement au paradis : « maintenant que la vie n’est plus un mystère pour vous puisque vous connaissez la vérité tout entière (et Dieu sait si cette connaissance doit désormais susciter en vous non plus votre humour mais votre joie) »…

    Pire encore, il y a ensuite :

    « intercédez pour nous, chers Cabu, Wolinski, Charb et Tignous ».

    Il est vrai qu'ils ont été canonisés comme « martyrs »par le président de la République...

    Et la fin :

    « Allez, chers Cabu, Wolinski, Charb et Tignous, soyez dans la joie de Dieu, continuez votre vie, et éclairez-nous maintenant de vos clartés. »

    Et, bien entendu, pas un mot sur l’islam.

    C’est à vomir.

  • Charlie Hebdo, islam : enfin un curé qui dit le vrai

    L'abbé Fabrice Loiseau, Fondateur et supérieur des Missionnaires de la miséricorde divine, du diocèse de Fréjus-Toulon, curé de la paroisse Saint-François-de-Paule à Toulon :

    Chaque journaliste, chaque personne publique a une responsabilité pour être un messager de paix. Même si rien ne pouvait justifier un tel massacre, commençons par transmettre le sens de la transcendance et du respect des personnes dans notre société. Nous payons notre insouciance, notre irresponsabilité, notre refus d’enseigner de vraies valeurs. C’est la fin de ce monde libertaire post soixante-huitard, mais je crains que cet attentat ne s’inscrive dans la suite de la logique implacable de la guerre sainte présente dans notre France depuis des mois malgré le mensonge de nos gouvernants.

    Que cet acte de guerre à travers ces exécutions ignobles soit au moins l’occasion d’une véritable réflexion sur la violence dans l’islam au lieu de répéter des banalités affligeantes du type : « cela n’est pas l’Islam »... Trois causes théologiques me semblent être déterminantes dans les comportements violents des islamistes.
    Ces points demanderont bien sûr à être développés :

    1°) Le dogme fondamental de l’islam est la parole incréée, tout le livre vient de Dieu, un exemplaire du Coran est au ciel. Ainsi toute injonction vient d’Allah, puisque que près de 200 versets incitent au meurtre et à la violence. Sans herméneutique ou vision progressive de la Révélation on en arrive au terrorisme. La liberté n’est plus alors une réalité morale mais une soumission à la parole divine. Sans intelligence, la Foi conduit à la mort : Benoît XVI était un prophète.

    2°) L’imitation du prophète. C’est une donnée essentielle de l’islam sunnite, il faut suivre en tout la vie du sceau des prophètes révélé par la Sunna. Celle-ci contient les hadith (faits et gestes du prophète). Puisqu’il est dit que Mahomet égorge lui-même les prisonniers, brûle, égorge et torture les mécréants, si l’on considère ces faits comme saints, il ne faut pas s’étonner de la suite. Nos braves politiciens refusent de connaître ces hadith...

    3°) L’eschatologie musulmane. Une religion est constituée par sa finalité. L’islam prévoit que le monde va devenir musulman avant la fin des temps en instaurant la charia avant le retour de Jésus. Celui-ci confondra les mécréants. L’instauration de la charia devient une urgence, le djihad un devoir pour la finalité de l’histoire humaine. En outre un paradis érotique est promis immédiatement pour ceux qui meurent dans le djihad, le désir de tuer sera motivé aussi par la pulsion sexuelle, elle sera donc très présente…

    Sans une réflexion théologique profonde sur l’islam des origines et ses textes sacrés nous ne sortirons pas de cette violence. Nous ne sommes pas en présence d’accidents de l’histoire ou d’interprétations mais du fondement de cette religion, même si bien sûr elle présente bien d’autres aspects complexes.

  • Angela Merkel se fait dhimmi d’honneur

    Comme elle l’avait annoncé, Angela Merkel a participé hier à Berlin, avec le président Joachim Gauck et divers ministres, à la manifestation contre l’islamophobie organisée par des organisations musulmanes.

    Il y avait officiellement 10.000 personnes.

    On peut remarquer que 10.000 personnes dans la capitale, c’est beaucoup moins que 25.000 à Dresde la veille avec Pegida…

  • Eh oui…

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    Dessin de Romain Dutreix, trouvé sur Fdesouche.

    Il a oublié : « Les foules vous rendront hommage en chantant les louanges de la police et de l’armée. »

  • Un gag de la Bible de Jérusalem

    La lecture biblique de cette semaine (selon le bréviaire traditionnel) est la première épître aux Corinthiens. Et voici que je découvre un véritable gag dans la Bible de Jérusalem. Dans l’édition 2000. Ils ne l’avaient pas encore inventé dans les éditions précédentes.

    Voici la chose (I Corinthiens 4, 6) :

    « En tout cela, frères, je me suis pris comme exemple avec Apollos à cause de vous, pour que vous appreniez, en nos personnes, à ne pas (le « ne pas » est écrit au-dessus du texte) vous enfler d’orgueil en prenant le parti de l’un contre l’autre. »

    Et il y a une note qui dit : « Texte difficile. La phrase entre parenthèses a été ajoutée par un copiste scrupuleux qui signale que la négation a été ajoutée à son exemplaire. »

    Donc, à l’époque où œuvrait ce copiste, il n’y avait qu’un seul exemplaire de cette épître. Puisque tous les copistes ont ensuite recopié ce texte. Et ils ont tous stupidement recopié la parenthèse qui n’avait plus de raison d’être. Mais personne ne s’est rendu compte que c’était une parenthèse avant l’arrivée d’un génial collaborateur de la Bible de Jérusalem… Alors même que pour ses premières éditions les glorieux traducteurs de la Bible de Jérusalem eux-mêmes n’y avaient vu que du feu.

    Mais à qui veut-on faire croire ce grotesque bobard sorti du chapeau d’un « spécialiste » en veine d’originalité à tout prix ?

    Certes, le texte n’est pas facile, mais c’est assez fréquent chez saint Paul. Ce n’est pas une raison pour l’inventer. Le texte dit littéralement : « afin que vous appreniez en nous le ne pas au-dessus de ce qui est écrit ». En grec, la proposition substantivée, qui commence donc par un article défini, ne donne pas la même impression étrange qu’en français. Mais dans ce cas l’article définit un verbe, et le verbe manque. Il est sous-entendu, mais on le trouve dans d’assez nombreux manuscrits : c’est un verbe qui veut dire penser, ou avoir telle ou telle opinion de soi, tel ou tel sentiment… d’orgueil, par exemple, ce qui est le cas ici. Pour beaucoup de traducteurs, saint Paul cite une sorte de proverbe qu’il introduit par l’article. Les anciennes versions de la Bible de Jérusalem le disaient explicitement (sans avoir recours au verbe) : « pour que vous appreniez, en nos personnes, la maxime : “Rien au-delà ce qui est écrit” ».

    Avec le verbe, ces serait : « ne pas penser au-dessus de ce qui est écrit, ne pas élever vos pensées au-delà de ce qui est écrit », ce qui correspond aux mots suivants qui condamnent l’orgueil.

    Reste à savoir de quels écrits parle saint Paul. Dans tous les autres cas où il parle de « ce qui est écrit », il s’agit de l’Ancien Testament. Mais il semble qu’ici il évoque ce qu’il a déjà écrit dans cette lettre à propos d’Apollos et de lui-même. C’est ce que dit explicitement Lemaistre de Sacy : « à n’avoir pas de vous d’autres sentiments que ceux que je viens de marquer ». La Bible Pirot-Clamer a peut-être raison de s’en tenir strictement au texte : « afin que vous appreniez, en nos personnes, le : “Pas au-delà de ce qui est écrit” ».

    Quoi qu’il en soit, le coup du copiste qui trouvé la négation au-dessus du texte et qui le précise dans le texte, sans que personne le remarque, à commencer par les traducteurs latins qui parlaient grec, en passant par tous les pères et exégètes au long des siècles, c’est une blague grotesque qui écorne quelque peu (une fois de plus) le « sérieux » de la Bible de Jérusalem.

    Il est vrai que la traduction et les notes de cette épître sont particulièrement gratinées. Un sommet est assurément la formulation de cette note : « Paul autorise ici le divorce au plein sens du terme, avec le droit de se remarier. » Sic. (C’est pour le passage où saint Paul évoque le cas où dans un couple un des conjoints devient chrétien, et l’autre ne le supporte pas : la seule solution est que le chrétien laisse partir l’autre.)

    Quoique ce verset soit pas mal non plus : « N'avons-nous pas le droit d'emmener avec nous une épouse croyante comme les autres apôtres (...) ? » Alors que le sens obvie et que lui a donné toute la tradition est qu'il s'agit d'une servante (la bonne du curé), le mot grec se traduisant uniquement par "femme" (la femelle de l'homme, avant d'être son épouse), et accompagné du mot qui ne peut se traduire que par "soeur", à savoir une femme choisie dans la communauté chrétienne, et le mot prend ici un sens de "vivre comme frère et soeur", et surtout annonce l'emploi futur du mot pour dire "religieuse".

    Et ces aberrations anticatholiques sont garanties par l'imprimatur du "cardinal Pierre Eyt, président de la Commission doctrinale des évêques de France", donné, par ironie sans doute, "en la fête de saint Jérôme"...

  • Saint Hilaire

    Adorabilem, populi, beatissimi Hilarii antistitis festivitatem solemniter recurrentem, cujus lingua in saeculo pro sanctae Trinitatis aequalitate sic tonuit, ut hujus mundi Principem miles Christi prosterneret, et in coelestis Regis aula victor intraret, Dominum votis uberioribus deprecemur, ut qui eum inter diversas acies ita fecit esse sollicitum, ut redderet inter bella securum, nobis concedere dignetur, ut quod in ejus honore deposcimus, eo suffragante consequi mereamur.

    Supplions, ô peuples, l’adorable Seigneur, dans l’abondance de nos vœux, en ce retour solennel de la fête du très heureux pontife Hilaire, dont la bouche a tonné au milieu du monde, pour l’égalité des trois divines personnes, avec tant de force, que ce soldat du Christ a renversé le Prince de ce siècle, et est entré vainqueur au palais du Roi céleste. Demandons à Celui qui l’a rendu chef vigilant de ses armées, et calme au milieu des combats, qu’il daigne nous faire la grâce d’obtenir, par le suffrage d’Hilaire, ce que nous sollicitons en son honneur.

    « Allocution » tirée d’un sacramentaire de l’antique liturgie gallicane, dans L’Année liturgique.

  • En Irlande, hélas…

    Dimanche dernier, en l’église Saint-Nicolas de Dublin, le curé de la paroisse, le P. Martin Dolan, a centré son homélie sur les droits des homosexuels, et sur la nécessité de voter oui au référendum qui sera organisé en mai prochain sur le « mariage » entre personnes de même sexe, ajoutant : « Je suis gay moi-même ».

    Et alors, selon les gazettes, toute la communauté s’est levée pour applaudir le prêtre.

  • « Apologie du terrorisme »

    Les condamnations pleuvent, et les enquêtes se multiplient, pour « apologie du terrorisme », envers un certain nombre d’énergumènes qui ne sont pas Charlie et ne sont pas non plus de notre paroisse.

    Manuel Valls a déclaré hier que « l’apologie du terrorisme, le racisme et l’antisémitisme ne sont pas des opinions, ce sont des délits ».

    Mais le ministre de l’Intérieur, celui-là même qui fait la chasse aux apologistes du terrorisme, avait déclaré que « ce n’est pas un délit de prôner le jihad ».

    Il faudra quand même qu’on nous explique, s’il vous plaît, quelle est la différence, quand il s’agit de musulmans, entre terroristes et jihadistes, alors que dans les médias ces mots désignent les mêmes personnes.

    Dans le seul recueil de hadiths (propos du Prophète) de Boukhari, qui est le plus connu et universellement considéré comme « authentique », il y a 308 hadiths sur le jihad, dans le seul chapitre sur le jihad (car tout recueil de hadiths, comme tout traité de l’islam, a un chapitre sur le jihad). Dans un autre recueil, celui d’an-Nasa’i, qui fait également partie de la Sunna, et qui est moins épais, il ya 110 hadiths sur le jihad, dont celui-ci qu’on retrouve sous différentes versions dans les autres recueils :

    « Abou Hourairah lui a dit que le Messager d’Allah a dit : J’ai été désigné pour combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent Il n’y a pas d’autre dieu que Allah. Quiconque dit Il n’y a pas d’autre dieu que Allah, sa vie et ses biens sont en sûreté pour ce qui est de moi, restant sauf ses droits (ceux de la charia), et sa rétribution sera avec Allah. »

    A propos de l’antisémitisme, je rappelle ces quelques autres hadiths.

    Et sur le fait que bien entendu tout « cela n’a rien à voir avec l’islam », à ce propos de Mohammed Merah.

    Tout à l’heure sur BFM, l’avocat de la femme de Saïd Kouachi citait celle-ci disant que son mari « pratiquait un islam normal ».