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Le blog d'Yves Daoudal - Page 3

  • Des précisions sur l'éviction de Gotti Tedeschi

    Le 12 septembre je faisais écho à cette hallucinante affirmation que Peter Seewald met dans la bouche de Benoît XVI, que c’était la décision de celui-ci de virer Ettore Gotti Tedeschi de la direction de la banque du Vatican pour mettre à sa place Ernst von Freyberg, ce qui ne correspond pas aux faits connus.

    Riccardo Cascioli revient sur l’affaire, en citant d’abord Mgr Gänswein, le témoin clef. Il ajoute :

    Comme on le voit, la reconstruction de Gänswein est bien différente de celle fournie aujourd'hui par le Pape émérite: Benoît XVI a été cueilli par surprise, il n'approuva pas, mais plutôt que d'intervenir directement, délégitimant ceux qui avaient la compétence dans l'affaire, il chercha ensuite d'une certaine façon à "rattraper" Gotti Tedeschi. En réalité, explications et promesses de réhabilitation se sont discrètement succédé dans les mois suivants, jusqu'au début de 2013, quand Gotti Tedeschi est convoqué par le Cardinal Bertone pour une communication importante.

    La rencontre a effectivement lieu le 7 février 2013, à la résidence privée d'un autre cardinal, où Bertone dit à Gotti Tedeschi la décision du pape de sa réhabilitation immédiate. Question de quelques jours, et il serait appelé à Rome pour l'annonce officielle.

    Mais à la place, le 11 février, tombe à l'improviste l'annonce de la démission du pape et tout explose. En revanche, le processus pour changer la direction de l'IOR s'accélère: après neuf mois d'impasse, après l'annonce du pape Ratzinger, ceux qui, dans la Commission des cardinaux s'opposaient à la ratification de la défiance à Gotti Tedeschi sont remplacés (le cardinal Nicora a été remplacé par Mgr Calcagno), et le nouveau président de l'IOR, le baron von Freyberg, est nommé. Un timing qui suscite pas mal de polémiques (pourquoi ne pas attendre le nouveau pape qui aurait eu de toute façon le pouvoir de tout changer?) Et de nombreux soupçons sur les manœuvres du cardinal Bertone.

    Une fois encore, on voit que la démission « providentielle » de Benoît XVI permet de dénouer un problème, et comme par hasard à la banque du Vatican.

  • Saint Janvier

    Le soir même de l'exécution, vers neuf heures, deux personnes, pareilles à deux ombres, s'avançaient timidement vers le forum désert, en cherchant des yeux les trois cadavres, que l'on avait laissés sur le lieu même du supplice.

    La lune, qui venait de se lever, répandait sa lumière sur la plaine jaunâtre de la Solfatare, de sorte que l'on pouvait distinguer chaque objet dans tous ses détails.

    Les deux personnages qui hantaient seuls ce lieu désolé étaient, l'un un vieillard, l'autre une vieille femme.

    Tous deux s'observèrent un instant avec défiance, puis, enfin, se décidèrent à marcher l'un vers l'autre.

    Arrivés à la distance de trois pas seulement, tous deux portèrent la main à leur front en faisant le signe de la croix.

    S'étant alors reconnus pour chrétiens :

    – Bonjour, mon frère, dit la femme !

    – Bonjour, ma sœur, dit le vieillard.

    – Qui êtes-vous ?

    – Un ami de saint Janvier. Et vous ?

    – Une de ses parentes.

    – De quel pays êtes-vous ?

    – De Naples. Et vous ?

    – De Pouzzoles. Qui vous amène à cette heure ?

    – Je viens pour recueillir le sang du martyr. Et vous ?

    – Je viens pour ensevelir son corps.

    – Voici les deux fioles avec lesquelles il a dit sa dernière messe, et qu'il m'a données en sortant de l'église et en m'ordonnant de boire l'eau et le vin qui y restaient. J'étais paralytique, ne pouvant remuer ni bras ni jambes depuis dix ans ; mais à peine, selon l'ordre du bienheureux saint Janvier, eus-je vidé les fioles, que je me levai et que je marchai.

    – Et moi, j'étais aveugle. Je demandai au martyr, au moment où il marchait au supplice, un souvenir de lui : il me promit de me donner, après sa mort, le mouchoir avec lequel on lui banderait les yeux. Au moment même où le bourreau lui trancha la tête, il m'apparut, me donna le mouchoir, m'ordonna de l'appuyer sur mes yeux et de venir le soir ensevelir son corps. Je ne savais comment exécuter la seconde partie de son ordre ; car j'étais aveugle ; mais à peine eus-je porté la relique sainte à mes paupières, que, pareil à saint Paul sur la route de Damas, je sentis tomber les écailles de mes yeux, et me voici prêt à obéir aux ordres du bienheureux martyr.

    – Soyez béni, mon frère ! car je sais maintenant que vous étiez bien véritablement l'ami de saint Janvier, qui m'est apparu en même temps qu'a vous pour m'ordonner une seconde fois de recueillir son sang.

    – Soyez bénie, ma sœur ! car, à mon tour, je vois que vous êtes bien véritablement sa parente. Mais, à propos, j'oubliais une chose...

    – Laquelle ?

    – Il m'a bien recommandé de chercher un doigt qui lui a été coupé en même temps que la tête, et de les réunir religieusement à ses saintes reliques.

    – Il m'a dit de même que je trouverais dans son sang un fétu de paille, et m'a ordonné de le garder avec soin dans la plus petite des deux fioles.

    – Cherchons, ma sœur.

    – Cherchons, mon frère.

    – Heureusement, la lune nous éclaire.

    – C'est encore un bienfait du saint ; car, depuis un mois, la lune était couverte de nuages.

    – Voici le doigt que je cherchais.

    – Voici le fétu de paille dont on m'a parlé.

    Et, tandis que le vieillard de Pouzzoles plaçait dans un coffre le corps, la tête et le doigt du martyr, la vieille femme napolitaine, agenouillée pieusement, recueillait, avec une éponge, jusqu'à la dernière goutte du sang précieux et en remplissait les deux fioles que le saint lui avait données.

    C'est ce même sang qui, depuis quinze siècles et demi, se met en ébullition, chaque fois qu'on le rapproche du saint, et c'est dans cette ébullition prodigieuse, inexplicable, et qui se produit deux fois par an, que consiste le fameux miracle de saint Janvier, qui fait tant de bruit de par le monde et que, de gré ou de force, Championnet comptait bien obtenir du saint.

    Alexandre Dumas, La San-Felice, chapitre 96. On lira le chapitre entier, qui est entièrement sur saint Janvier, ici.

  • 18e dimanche après la Pentecôte

    Introït de la messe de ce dimanche, par les moines de Santo Domingo de Silos.

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    Donnez la paix, Seigneur, à ceux qui vous attendent afin que vos prophètes soient trouvés fidèles : exaucez les prières de votre serviteur, et celles d’Israël votre peuple.

    Je me suis réjoui de ces mots qui m’ont été dits : Nous irons dans la maison du Seigneur.

    Sur l’évangile de ce jour, voir ici et . Et le commentaire du bréviaire (saint Pierre Chrysologue), qui s’en tient de façon insolite mais à dessein à la première phrase.

    Sur l’offertoire, voir ici.

  • Encore la Mer Rouge

    Lisant les Actes des Apôtres, je m’aperçois que dans son grand discours devant le sanhédrin saint Etienne, selon toutes les traductions, parle du passage de la « Mer Rouge ».

    Or, si l’on se reporte au récit de l’Exode, toutes les traductions modernes parlent de la « Mer des Joncs » (ou « des Roseaux »). Et l’on nous explique que la traduction « Mer Rouge » est une erreur.

    On a toujours parlé de la Mer Rouge. Les traductions grecques et latines et toute la tradition ont toujours et partout parlé de la Mer Rouge, mais heureusement nous qui sommes intelligents et connaissons l’hébreu biblique beaucoup mieux que ceux qui parlaient l’hébreu biblique savons que c’était une erreur…

    Une erreur qui donc est aussi celle de saint Etienne et de saint Luc (et aussi de l’auteur de l’épître aux Hébreux)… Mais, alors que dans l’Exode nous avons des notes nous expliquant que les Septante et saint Jérôme étaient des gros nuls, il n’y a pas la moindre note pour tenter de nous expliquer pourquoi le Nouveau Testament parle bêtement de la Mer Rouge alors que tout le monde sait que ce n’était pas du tout la Mer Rouge…

    Il en est de même avec la tente où se manifestait la présence de Dieu. Saint Etienne parle de la « tente du témoignage », et c’est en effet ainsi qu’elle s’appelle toujours dans la Bible grecque, et souvent dans la Bible latine (saint Jérôme dit aussi « tente de l’alliance »), mais jamais dans les traductions modernes, qui parlent de la « tente de la rencontre ». La « tente du rendez-vous », dit la Bible de Jérusalem. Au comble du trivial, chez Crampon et Pirot-Clamer, c'est la « tente de réunion » !… Là encore, il n’y a personne pour nous dire que ce pauvre saint Etienne, et ce pauvre saint Luc (je veux dire, bien sûr : l'auteur des Actes, qui se fait passer pour Luc), sont à côté de la plaque, et que tout le monde sait aujourd’hui que ce n’était pas la « tente du témoignage ».

    Etrange, tout de même, cette subite pudeur devant le texte du Nouveau Testament… A moins que ce ne soit l’expression d’une sourde gêne devant des contradictions dont on ne sait pas se dépatouiller…

    NB. - On trouve aussi "Mer rouge" dans les livres de Judith, Sagesse, Macchabées, traduits du grec puisqu'ils ne figurent pas dans la Bible massorétique, et toujours sans la moindre explication.

  • XIXe siècle

    Fin d’un article sur Martin Schulz à Bratislava :

    Étant donné la situation, il ne se considère ni optimiste, ni pessimiste quant aux rapprochements entre différentes factions européennes. Il a cependant clairement indiqué être opposé au transfert de pouvoir de Bruxelles vers les capitales. Cela relèverait du 19e siècle, et ce n’est pas avec des vieilles solutions comme cela que nous relèverons les défis du 21e siècle.

    Mais puisque la dictature européenne refuse tout transfert de compétence, le Royaume Uni a choisi de tout retransférer chez lui. C’est un retour au moyen âge ?

  • Le racisme de SOS

    Selon Dominique Sopo, président de SOS Racisme, il y aurait en France des « quartiers maghrébins », et dans ces quartiers les non-maghrébins n’auraient pas le droit de dire « On est chez nous ».

    De fait, si le quartier d’une ville française est maghrébin, la réaction devrait être « On n’est plus chez nous »…

    En l’occurrence le quartier en question est celui de Lupinu, à Bastia.

    On peut constater que le conseil de quartier est constitué de : Antoine Barbera, Hafid Maroni, Daniele Mattei, Césaire Raffini, Cathy Campocasso, Mathieu Biancardini. Sur ces six personnes, je n’en vois qu’une qui a un prénom maghrébin (avec un nom corse). Le conseil de quartier serait-il donc composé de colonisateurs corses du quartier maghrébin ?

    Sans doute doit-on répondre à Dominique Sopo ce que lui-même a répondu à Claude Goasguen… sur les Maghrébins :

  • Sinistre première

    Pour la première fois depuis l’entrée en vigueur de la loi de 2014 sur la soi-disant « euthanasie » (la bonne mort, en grec), un mineur a été assassiné en Belgique. On ne sait pas qui, on ne sait pas quand, on ne sait pas pourquoi… Donc on n’en est pas vraiment fier…

    « Il n'y a heureusement que très peu d'enfants qui entrent en considération, mais cela ne signifie pas que nous devrions leur refuser le droit à une mort digne », a déclaré le professeur Wim Distelmans, président de la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie (le monsieur qui définit si un assassinat est une mort digne…).

  • La dictature avance

    Laurence Rossignol, ministre « des Droits des femmes », annonce qu’elle va fermer des sites qui prétendent que l’avortement n’est pas la bonne solution :

    « Le 28 septembre, je ferai une annonce pour expliquer comment nous allons faire reculer ces sites manipulateurs; des mesures seront prises pour faire cesser ces sites qui trompent les femmes », a-t-elle déclaré sur France Info.

    Le premier site à devoir tomber pour crime de non-conformité à la culture de mort obligatoire est semble-t-il celui qui s’intitule « Afterbaize.com ». Un site qui parle comme les jeunes, et qui évoque tous les aspects de la sexualité, de façon décontractée, sans se focaliser spécialement sur l’avortement, et sans considérations religieuses ou morales, mais sans cacher que l’avortement tue un bébé.

    La mère à sa fille enceinte :

    — Je ne te laisserai pas faire la même erreur que moi.

    La fille :

    — C’est moi l’erreur ?

    Laurence Rossignol va tenter de justifier légalement cette censure en utilisant le concept de « délit d’entrave numérique » à l’avortement.

    En 1993 a été institué le délit d’entrave à l’avortement, qui permet de poursuivre pour ce motif quiconque dirait le chapelet devant un avortoir.

    En 2014, le délit d’entrave a été étendu de façon à pouvoir poursuivre ceux qui tentent d’empêcher de « s’informer » sur l’avortement. Etant entendu qu’il s’agit de l'information à sens unique sur le « droit » à l’avortement, toute autre information sur l’avortement étant précisément une « entrave » (cet amendement fut voté à l’unanimité par le Sénat).

    Et c’est ce que va faire jouer Laurence Rossignol : les sites qui parlent de l’avortement autrement que pour célébrer ce « droit » et expliquer comment en bénéficier sont des sites qui tendent à empêcher de s’informer sur l’avortement et doivent donc être supprimés.

    Car la culture de mort est un totalitarisme.

  • De la Sainte Vierge le samedi

    Sacraméntum reconcilatiónis nostræ, ante témpora æterna dispósitum, nullæ implébant figuræ; quia nondum supervenerat Spíritus Sanctus in Vírginem nec virtus Altíssimi obumbraverat ei, ut, et intra intemeráta víscera, ædificante sibi Sapiéntia domum, Verbum caro fieret, et, forma Dei ac forma servi in unam conveniénte personam, Creator témporum nascerétur in témpore, et, per quem facta sunt ómnia, ipse inter ómnia gignerétur. Nisi enim novus homo, factus in similitúdinem carnis peccati, nostram susciperet vetustátem, et, consubstantialis Patri, consubstantialis esse dignarétur et matri, naturámque sibi nostram solus a peccáto liber uníret; sub iugo diaboli generáliter tenerétur humana captivas.

    Le mystère de notre réconciliation, ordonné avant tous les siècles, ne s’accomplissait par aucune figure de l’Ancien Testament ; parce que le Saint-Esprit n’était pas encore survenu en Marie, et que la vertu du Très-Haut ne l’avait pas encore environnée de son ombre, afin que la Sagesse éternelle se bâtissant elle-même une maison le Verbe se fît chair dans les chastes entrailles de cette sainte Vierge, et que par l’union de la forme de Dieu avec la forme d’esclave en une seule personne, le Créateur des temps naquît dans le temps, et celui par qui toutes choses ont été faites fût engendré lui-même parmi toutes les choses qui ont été faites par lui. Car tout le genre humain serait demeuré captif sous le joug du démon, si le nouvel homme ne se fût revêtu de la nature du vieil homme, en prenant la ressemblance de la chair du péché ; si le fils consubstantiel au Père n’avait daigné se faire aussi consubstantiel à sa mère, et si celui qui est seul exempt du péché n’avait uni notre nature à la sienne.

    Saint Léon le Grand, lettre à l’impératrice Pulchérie, lecture des matines en septembre. Traduction du Breviarium Benedictinum de 1725.

    Cet extrait a été choisi à cause de la magnifique expression « consubstantialis Patri, consubstantialis esse dignarétur et matri ». Le Fils, consubstantiel au Père, est également consubstantiel à sa mère. Cette lettre est l’une de celles que saint Léon écrivit le 13 juin 449, la plus connue étant celle qui est désignée sous le titre de « Tome à Flavien ». Saint Léon prépare (avec l’impératrice) un « deuxième concile d’Ephèse », qui tournera en « brigandage », mais le « Tome à Flavien » deviendra le grand document de référence du concile de Chalcédoine, lequel définira que le Fils est « consubstantiel au Père, selon la Divinité, et consubstantiel à nous, selon l'humanité ».

  • Porcs, kouffar…

    Des vidéos montrent que des soldats des forces spéciales américaines qui se rendaient à al-Raï près d’Alep pour coordonner une attaque de l’ASL (les « rebelles modérés ») contre l’Etat islamique ont dû se replier en Turquie, après avoir été accueillis aux cris de « A bas l'Amérique ! Porcs, dégagez ! Ils viennent en Syrie pour l'occuper !» et des appels à les égorger.

    Dans une autre vidéo on voit un combattant de l’ASL lancer à des soldats occidentaux : « Nous n'accepterons aucun Américain combattant à nos côtés, nous sommes des musulmans pas des kouffar !»

    Ils ne veulent pas des kouffar, mais ils n’ont que des armes fournies par les kouffar…

    Des forces spéciales américaines sont en Syrie « à la demande du gouvernement turc », reconnaît le Pentagone…

  • Mauvais gag

    Selon un sondage réalisé pour l’International Rescue Committe dans 12 pays européens, ce sont les Irlandais qui ont le plus de sympathie pour les « réfugiés » syriens arrivant dans leur pays : 87% d’entre eux ont un peu, plutôt ou beaucoup de sympathie.

    Mais 99,9% des Irlandais n’ont jamais vu un « réfugié » syrien ni les problèmes qui vont avec : leur pays en accueille très exactement 331…

    Dans l’ensemble, selon le sondage, 75% des Européens ont de la sympathie pour les réfugiés qui arrivent dans leur pays. Ce qui, à proprement parler, ne veut rien dire : on peut avoir beaucoup de sympathie pour quelqu’un dont on ne souhaite pas du tout la présence chez soi.

    Après l’Irlande viennent l’Espagne et l’Allemagne. La France est en dixième position. Sans surprise, la Slovaquie prend la dernière place.

    N.B. – L’International Rescue Committee est une organisation humanitaire évidemment mondialiste. Elle est aujourd’hui dirigée par David Miliband, qui a trouvé là un fromage après avoir perdu… contre son frère Ed la bataille pour la direction du parti travailliste au Royaume Uni en 2010. L’International Rescue Committee attache une grande importance au Planning familial, qui doit faire partie de tous les plans d’aide. On trouve un beau gros mensonge dans sa présentation : « Nous ne connaissons pas d’endroit – quel que soit le contexte culturel, religieux ou humanitaire – où la planification familiale ne soit pas possible ou désirée. La réalité est que des femmes de toute confession utilisent la planification familiale, et beaucoup avec le soutien de leurs dirigeants religieux. Par exemple, l’IRC travaille avec des communautés catholiques en République démocratique du Congo qui soutiennent la planification familiale, ainsi qu’avec des chefs religieux du Pakistan qui adoptent la contraception à cause, et non en dépit, de leurs croyances islamiques. »

  • Saints Corneille (pape) et Cyprien (évêque)

    Fin du traité de saint Cyprien sur le Pater (vers le milieu du IIIe siècle).

    Quant à l’heure de la prière, nous voyons que les trois enfants captifs à Babylone observaient l’heure de tierce, de sexte et de none, pour figurer sans doute la Trinité divine qui devait se manifester plus tard. De la première ,heure ou de prime jusqu’à tierce nous trouvons trois heures; nous trouvons le même nombre de tierce à sexte et de sexte à none: la Trinité se manifeste donc par trois espaces réguliers, composés chacun de trois heures. Déjà depuis longtemps les serviteurs du vrai Dieu, éclairés par l’Esprit-Saint, avaient déterminé, ces heures pour les consacrer à la prière, et les événements ont montré que cette conduite des justes avait quelque chose de mystérieux et de sacré. Car c’est à l’heure de tierce que le Saint-Esprit descendit sur les apôtres pour accomplir la promesse divine. C’est à l’heure de sexte que Pierre, priant sur le toit de sa maison et doutant encore s’il devait accorder aux idolâtres le sacrement de la régénération, entendit la voix de Dieu qui lui ordonnait d’admettre tous ,les hommes à la grâce du salut. C’est à l’heure de sexto que le Seigneur, crucifié pour nous, lava jusqu’à l’heure de none nos péchés avec son sang, et remporta cette victoire qui fut pour nous la rédemption et la vie.

    Mais pour nous, mes frères bien-aimés, les mystères de la loi nouvelle nous font une obligation de prier plus souvent. Nous devons prier le matin, pour célébrer, par cet hommage, la résurrection du Seigneur. C’est ce que l’Esprit nous enseigne dans les psaumes : Mon roi et mon Dieu, je vous adresserai ma prière et dès le matin vous entendrez ma voix. Dès le matin je me tiendrai en votre présence et je vous contemplerai (Psal., V.). Le (237) Seigneur nous dit encore par la bouche d’un de ses prophètes: Dès le point du jour ils veilleront devant moi en disant: Allons et convertissons-nous au Seigneur notre Dieu (Os., VII.).

    Au coucher du soleil et à la fin du jour, nous devons encore remplir le devoir de la prière. Le Christ est le véritable soleil et la véritable lumière. Lorsqu’au déclin du jour, nous demandons que la lumière brille de nouveau sur nous, nous implorons la venue du Christ qui nous donnera la grâce de l’éternelle clarté. Or, que le Christ soit désigné par le jour, c’est ce que l’Esprit-Saint nous apprend dans les psaumes. La pierre que les ouvriers ont repoussée est devenue pierre angulaire de l’édifice. C’est le Seigneur qui a fait cette pierre et elle est admirable à nos yeux. C’est le jour que le Seigneur a fait; marchons et réjouissons-nous à sa lumière (Os., VII.).

    Le Christ est de même désigné par le soleil comme nous l’atteste Malachie : Pour vous qui craignez le nom du Seigneur, le soleil de justice se lèvera sur vous et ses rayons apporteront le salut (Malach., IV.). Si l’Écriture nous représente le Christ comme le véritable soleil et le véritable jour, il n’y a pas d’heure où les chrétiens ne doivent l’adorer. Nous donc qui jouissons de la lumière de la nouvelle alliance, passons tout le jour en prière, et, quand les lois de la nature nous ramènent la nuit, que les ténèbres ne nous inspirent aucun effroi, car nous sommes fils de la lumière et le jour brille toujours pour nous. Celui qui porte la lumière dans son coeur peut-il être dans les ténèbres? Celui qui trouve dans le Christ et le jour et le soleil peut-il regretter l’absence d’un astre matériel ? Donc, encore une fois, puisque la lumière du Christ brille toujours sur nous, n’interrompons pas notre prière, même pendant la nuit. Ainsi Anne, la veuve de Phanuel, priant et veillant sans relâche, mérita de voir le Christ, comme le rapporte l’Évangile : Elle ne s’éloignait pas du temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière (Luc, II.).

    Les gentils qui n’ont pas encore été éclairés ou les juifs déserteurs de la lumière, qui sont restés dans les ténèbres, peuvent ignorer ces vérités. Pour nous, mes frères bien-aimés, qui sommes toujours dans la lumière du Seigneur et qui nous rappelons la dignité où nous élève la grâce divine, ne mettons aucune différence entre le jour et la nuit. Sachons que nous marchons toujours à la lumière, et ne nous laissons pas arrêter par les ténèbres que nous avons quittées. Dan~la nuit, ne suspendons pas nos prières, acquittons-nous-en avec le même soin. Rendus par la grâce de Dieu et par notre seconde naissance à la vie spirituelle, commençons sur la terre la vie du ciel. Là, sans craindre la nuit, nous posséderons le jour véritable; veillons donc ici-bas comme si nous étions toujours dans la lumière. Au ciel nous prierons toujours, toujours nous rendrons à Dieu des actions de grâces; agissons de même sur la terre, et que nos prières et nos actions de grâces ne cessent jamais.

    Rappels

    L’an dernier j’ai publié la fin de la dernière lettre de saint Cyprien à saint Corneille, avant le martyre de ce dernier, et la dernière lettre de saint Cyprien (à son Eglise de Carthage) avant son propre martyre.

    En 2013 j’avais publié un extrait des Actes du martyre de Cyprien.

    Et en 2009 un texte de l’abbé Serralda (extrait de Le Berbère lumière de l'Occident).

  • Un inédit grégorien

    En 1978, les moniales d’Argentan avaient enregistré un disque de pièces des fêtes de sainte Marie Madeleine et de saint André. Il n’était jamais sorti. Voici cet enregistrement, remastérisé, en CD. Vu la qualité exceptionnelle du chant de ces moniales, c’est un événement.

    NB. Il y a désormais 22 disques (sic) des moniales d'Argentan entièrement mis en ligne sur Gregorian Chant.

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  • Terrible Brexit

    Le taux de chômage est tombé à 4,9% au Royaume Uni en juillet. (En dessous de 5% on considère qu’il y a plein emploi. Le Danemark est à 4,2% depuis trois mois mais s’inquiète désormais d’une pénurie de main d’œuvre.)

    Le taux d’emploi entre mai et juillet s’établit à 74,5%, le plus élevé depuis que les statistiques actuelles existent (1971).

  • Ah oui ?

    Je n’ai que de la sympathie pour Jean-Frédéric Poisson. Mais…

    Où a-t-il vu qu’un président de la République puisse abroger une loi votée et promulguée ?

  • Les sikhs aussi…

    Une Pakistanaise chrétienne de 55 ans, Balwinder Kaur, a été massacrée le 11 septembre à Veroke, dans le Pendjab. Les assassins s’étaient réunis devant sa maison et l’ont traînée dehors et l’ont frappée à plusieurs reprises avec une hache. La police a remarqué que de nombreuses blessures ont été portées sous les genoux, de façon à ralentir la mort. De fait l’agonie de la victime a duré quatre heures.

    Balwinder Kaur était suspectée de blasphème envers le Guru Granth Sahib, le livre saint des Sikhs. L’an dernier elle avait déjà été coupable d’entrer dans un lieu de culte sikh en pantoufles...

    Balwinder Kaur souffrait de déficience mentale depuis un choc électrique en 2015.

  • Plus que bizarre

    François a signé un motu proprio intitulé Concordia Codici, dont on nous dit qu’il qui "vient harmoniser certaines normes du code de droit canonique latin et de celui des Églises orientales".

    Si j’en crois le commentaire de Mgr Arrieta sur Radio Vatican, ce motu proprio rappelle aux paroisses latines qui seraient amenées à célébrer des mariages orientaux qu’un diacre ne suffit pas mais qu’il faut un prêtre. Mais surtout il donne la possibilité aux orthodoxes qui n’ont pas de clergé dans le pays où ils se trouvent de faire baptiser leurs enfants par un prêtre catholique latin, et de se marier à l’église catholique.

    C'est en effet ce que semble indiquer le texte.

    C’est a priori sympathique, mais c’est théologiquement absurde d’accueillir dans l’Eglise catholique quelqu’un qui ne veut pas être catholique... En outre je crains que ce soit considéré (non sans raison) comme une agression prosélyte de la part des Eglises orthodoxes…

  • Notre Dame des sept douleurs

    La façon traditionnelle de chanter le Stabat Mater en Corse vient d’Italie, où la strophe Sancta Mater istud agas Crucifixi fige plagas cordi meo valide est chantée en italien et sert de refrain (dans une version légèrement différente de ce qu’elle est généralement en Italie).

    Stabat Mater dolorosa
    Juxta crucem lacrimosa
    dum pendebat Filius.

    Debout, la Mère des douleurs,
    Près de la croix était en larmes,
    Quand son Fils pendait au bois.

    Santa Madre questo fate,
    che le piaghe del Signore
    siano impresse nel mio cuore.

    Sainte Mère, faites
    que les plaies du Seigneur
    soient gravées dans mon cœur.

    Cuius animam gementem,
    contristatam et dolentem,
    pertransivit gladius.

    Alors, son âme gémissante,
    Toute triste et toute dolente,
    Un glaive le transperça.

    Santa Madre questo fate,
    che le piaghe del Signore
    siano impresse nel mio cuore

    ...

    Quando corpus morietur,
    fac ut animæ donetur
    Paradisi gloria. Amen.

    À l’heure où mon corps va mourir,
    À mon âme, fais obtenir
    La gloire du paradis. Amen.

    Le voici par A Cunfraterna di a Serra, à la Trinité des monts, Rome, le 17 avril 2010.

    Et par Meridianu, en l’église Saint-Georges d’Algajola, Balagne, le 25 avril 2013.

    Enfin, l’interprétation des Donni di l’Esiliu, qui ne reprend pas la strophe italienne : ce sont les trois premières strophes et la dernière.

    Stabat Mater dolorosa
    Juxta crucem lacrimosa
    dum pendebat Filius.

    O quam tristis et afflicta
    fuit illa benedicta
    Mater Unigeniti.

    Quæ mœrebat et dolebat,
    Pia Mater cum videbat
    Nati pœnas incliti.

    Quando corpus morietur,
    fac ut animæ donetur
    Paradisi gloria. Amen.

  • Caducité

    Selon un sondage IFOP commandé par l’Association des soi-disant « familles homoparentales », 65% des Français seraient favorables au maintien de la loi sur le soi-disant « mariage pour tous ».

    Selon l’Association en question, ce sondage « démontre la caducité des thématiques portées en la matière par La Manif pour tous ».

    Ah oui ? Quand une opinion devient minoritaire, elle est caduque ? Ainsi, si la France reprend un jour ses esprits, et si un sondage montre qu’une large majorité de Français est pour le respect du mariage naturel, l’Association avouera-t-elle que sa « thématique est caduque » ?

    En outre il ne s’agit pas d’une opinion, mais d’une réalité. Le fait que seuls un homme et une femme puissent s’unir pour avoir des enfants ne sera jamais caduc.

  • Quand les “réfugiés” vont en vacances...

    Selon une enquête de Die Welt, des « réfugiés » en Allemagne, qui reçoivent des allocations en tant que tels, s’en servent pour aller en vacances dans leur pays d’origine…

    L’agence fédérale pour l’emploi reconnaît qu’elle a eu vent de tels cas, mais elle ajoute aussitôt qu’elle ne peut pas en dire ni même en savoir davantage car la loi ne le permet pas, au nom de la protection des données personnelles.

    Pour l'Office fédéral de la migration et des réfugiés, c’est une bonne nouvelle, car cela montre que le réfugié « ne craint pas la persécution dans son pays ».

    Au ministère de l’Intérieur on tique quand même un peu, parce que si le « réfugié » a le statut de réfugié et les allocations qui vont avec, c’est parce qu’il est prouvé qu’il serait persécuté s’il retournait dans son pays…

    Bref ce sont les autorités qui sont ridiculisées, par des réfugiés qui n’en sont pas, comme on le savait, mais qui en profitent… et qui n’ont pas fini d’en profiter, en ricanant sur la connerie occidentale.

  • Le jeu d’Israël en Syrie

    Hier matin, des avions israéliens ont bombardé des positions de l’armée syrienne, en réponse à la chute d’un obus syrien dans le territoire du Golan occupé par Israël. Netanyahu a aussitôt rendu l’armée syrienne responsable de cette « agression »… Selon les observateurs il ne s’agit certainement pas d’un tir volontaire de l’armée syrienne, mais peut-être d’une erreur de tir dans les combats entre l’armée syrienne et les jihadistes tout près de la « frontière » israélienne.

    Dimanche soir, des milliers de personnes ont manifesté à Majdal Shams, dans le Golan occupé par Israël, pour protester contre le soutien d’Israël aux jihadistes.

    Il est avéré qu’au moins 283 jihadistes blessés en Syrie ont été soignés en Israël. Selon plusieurs sources les Israéliens ne se contentent pas de soigner les jihadistes (en ouvrant une route dans une frontière théoriquement hermétique), ils leur livrent des armes et des drones. Et ils les appuient par des tirs d’artillerie et des raids aériens.

    Il y a longtemps, en fait, qu’on entend parler de raids israéliens en appui aux jihadistes. Il est pour le moins curieux de voir Israël réitérer avec la Syrie son énorme erreur qui fut de favoriser l’émergence du Hamas pour torpiller l’OLP…

    On apprend que les Etats-Unis et Israël viennent de conclure un accord d'aide militaire, dont le montant est un record absolu: les Etats-Unis vont donner 38 milliards de dollars à Israël sur dix ans (à la seule condition que toutes les armes soient achetées aux Etats-Unis).

  • Le cochon protecteur

    C’est un chauffeur polonais, apparemment, qui a trouvé le moyen de passer de Calais en Angleterre sans se faire agresser par les hordes de « réfugiés » : il orne son camion de jarrets de porc…

  • La mosquée de Sarcelles

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    Une nouvelle grande mosquée va être construite à Sarcelles. Comme on le voit sur le dessin, elle s’appellera « Centre culturel musulman de Sarcelles »…

    La municipalité a déjà donné 150.000 euros. Pour la partie culturelle. Le maire François Pupponi déclare : « Maintenant, c’est à la communauté musulmane de trouver l’argent » pour que la mosquée soit construite.

    Mais puisqu’il s’agit d’un « centre culturel », la municipalité peut la financer intégralement sans déroger à la loi de 1905. Comme cela s’est déjà fait en divers endroits, et même à Paris avec l’« Institut des cultures d’islam », dont tout le rez-de-chaussée est une « salle de prière ».

  • Le vœu d’Arif

    Arif.jpgCe Pakistanais s’appelle Arif Sadiq, il a 48 ans et il est chauffeur de taxi à Lahore. La semaine dernière, il a transporté gratuitement dans son grand pick-up, 60 catholiques d’un bidonville des environs de Lahore au sanctuaire marial de Mariamabad pour sa grande fête annuelle qui dure trois jours, celle de la Nativité de la Vierge, se terminant par une grand messe célébrée par l’archevêque de Lahore. Cette année, en raison de la coïncidence avec l’Aïd al Adha, le trajet a duré huit heures au lieu de deux heures et demie…

    Cela fait vingt ans qu’Arif Sadiq emmène gratuitement des chrétiens à Mariamabad pour l’anniversaire de Notre Dame. C’est le résultat d’un vœu. Quand il s’est marié, il s’attendait à avoir des enfants. Mais quatre ans plus tard il n’y avait toujours rien. « J’ai promis à Marie que j’emmènerais autant de fidèles que possible dans l’espoir d’être béni par le don d’un enfant. » Ce qu’il a fait chaque année. Aujourd’hui il a cinq enfants.

    « Je suis heureux de transporter des gens qui prient quelles que soient les conditions climatique, pluie ou soleil », dit-il. « Nous prions avant et après le trajet. » Mais il installe des images de la Sainte Vierge dans son pick-up, et les fidèles chantent des hymnes et des cantiques tout le long de la route…

  • Exaltation de la Sainte Croix

    Lucernaire des grandes vêpres de la fête de « l’Exaltation universelle de la précieuse et vivifiante Croix »:

    La Croix exaltée invite l'entière création à chanter la Passion immaculée de celui qui y fut élevé; sur elle en effet il mit à mort notre meurtrier, ressuscita les morts et leur rendit la première beauté pour en faire les citoyens de la céleste patrie, dans sa miséricorde et son extrême bonté; aussi dans l'allégresse exaltons le nom du Seigneur et magnifions sa condescendance infinie.

    Etendant les mains vers le ciel et faisant fuir Amalec le tyran, Moïse te préfigura, précieuse Croix, fierté des croyants et soutien des Martyrs, ornement des Apôtres, salut des Justes et de tous les Saints; aussi, à la vue de ton exaltation se réjouit l'entière création en cette fête glorifiant le Christ qui dans son extrême bonté grâce à toi réunit ce qui était divisé.

    Ô vénérable Croix, toi qu'entourent les chœurs des Anges dans la joie, en ce jour exaltée, tu relèves divinement tous ceux que la nourriture dérobée fit chasser du Paradis et précipiter dans la mort; aussi, t'embrassant de cœur et de lèvres, fidèlement nous puisons en toi la sanctification et nous chantons: Exaltez le Christ, le Dieu de suprême bonté, et prosternez-vous devant l'escabeau de ses pieds.

    Gloire au Père... Maintenant…

    Venez, tous les peuples, prosternons-nous devant l'arbre de bénédiction par lequel nous vint l'éternelle justification; car celui qui sous l'arbre défendu séduisit notre premier Père jadis s'est laissé prendre au piège de la Croix; en quelle immense chute est entraîné celui qui imposa sa tyrannie au roi de la création! Dieu lui-même par son sang efface le venin du serpent, et l'antique malédiction à juste titre méritée est annulée par l'injuste jugement qui condamne l'innocent; le mal causé par un arbre jadis devait trouver guérison en l'arbre de la Croix et l'Impassible par sa Passion délivrer de ses propres passions celui qui fut maudit sous l'arbre défendu. Gloire à ton œuvre de salut: par elle, ô Christ notre Dieu, tu as sauvé l'univers dans ta divine bonté et ton amour pour les hommes.

    (Tout petit) extrait de ces vêpres célébrées par le patriarche orthodoxe de Moscou en sa cathédrale l’an dernier (la fête est le 27 septembre dans leur calendrier, bien que ce soit le 14 dans le calendrier byzantin normal) :

  • Nouvel aveu

    La Cour des comptes européenne dévoile dans un rapport qu’elle était opposée, en 2006, à l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’UE, parce que ces pays n’étaient pas prêts. On avait déjà eu un aveu de ce genre pour l’entrée de la Grèce dans la zone euro, et même l’aveu qu’on avait fermé les yeux sur les comptes grecs si évidemment falsifiés.

    Le rapport de la CCE sur la Bulgarie et la Roumanie de juillet 2006 indique clairement que les deux pays avaient besoin de plus de temps pour se préparer à l’accession, afin que l’argent européen y soit investi de manière adéquate, assure Istvan Szabolcs Fazakas, auteur du « méta-audit » sur la manière dont l’aide de pré-adhésion était dépensée dans les pays candidats.

    En tant que président de la commission du contrôle budgétaire, il avait alors consulté Olli Rehn, commissaire à l’élargissement de l’époque, qui lui avait répondu : « Désolé, c’est trop tard, mes mains sont liées, la décision politique de l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’UE le 1er janvier [2007] a été prise par les États membres, sur les recommandations de la Commission ». Le commissaire avait remercié Istvan Szabolcs Fazakas et estimé qu’il avait peut-être raison, mais que son rôle était de s’assurer que l’accession à l’UE ait bien lieu le 1er janvier, comme prévu…

    Le même scénario s’est ensuite reproduit lors de l’accession de la Croatie à l’UE en 2013…

  • Hystérique

    Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, s’est livré hier à une attaque hystérique contre le gouvernement hongrois. De la part du chef de la « diplomatie » d’un Etat membre de l’UE, c’était proprement insensé. A tel point que son homologue allemand a jugé bon, aujourd’hui, de prendre clairement ses distances…

    Dans une interview à Die Welt, Jean Asselborn a déclaré, visant nommément le gouvernement de Viktor Orban :

    « Celui qui construit des barrières contre les réfugiés de guerre ou qui viole la liberté de la presse et l’indépendance du pouvoir judiciaire devrait être exclu temporairement ou définitivement si nécessaire de l’UE. »

    Et d’ajouter que les autorités hongroises traitent les réfugiés « comme des animaux sauvages », et qu’elles sont d’ailleurs « proches de donner l’ordre d’ouvrir le feu » contre eux.

    La Hongrie de Viktor Orban « viole massivement les valeurs fondamentales de l’Union européenne ». L’UE ne « peut tolérer un tel comportement », et donc exclure la Hongrie est « la seule façon de préserver la cohésion et les valeurs européennes ». Et donc il demande qu’on change les règles et qu’il suffise de la majorité pour exclure un Etat de l’UE.

    Il est tellement à côté de ses pompes qu’il oublie qu’il n’y a dans le traité européen aucune clause qui permette d’exclure un Etat. La seule clause qui existe est celle qui permet de suspendre temporairement le droit de vote d’un Etat au Conseil européen, sur décision unanime des autres Etats…

    La réaction hongroise n’a pas traîné. Le ministre hongrois des Affaires étangères, Péter Szijjártó, a déclaré que Jean Asselborn « s’est depuis longtemps exclu lui-même des personnalités politiques qu’on peut prendre au sérieux ». Car « par le passé Jean Aselborn a déjà montré qu’il était intellectuellement médiocre, sermonneur pompeux et frustré, un nihiliste classique qui travaille sans relâche à détruire la sécurité et la culture de l’Europe, alors que la Hongrie a toujours défendu l’Europe – comme elle le fait maintenant. » Le 2 octobre, a-t-il rappelé, les Hongrois exprimeront leur opinion sur les quotas d’immigration illégale de Bruxelles. « Les Hongrois ont le droit de faire entendre leur voix, ils ont le droit de décider avec qui ils veulent vivre et avec qui ils ne veulent pas vivre. Aucun bureaucrate de Bruxelles, ni le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, ne peut les priver de ce droit. »

    Pendant ce temps, Viktor Orban prononçait l’allocution d’ouverture de la session parlementaire d’automne. Notamment pour souligner que le but du référendum est de protéger la Hongrie et que la Hongrie doit être fière d’être le seul Etat européen où le peuple ait l’opportunité de donner son opinion en la matière. Bruxelles s’enfonce dans le brouillard d’un vain espoir que les choses vont revenir d’elles-mêmes à la normale, car quelques millions de migrants musulmans ne sont rien dans une Europe de 440 millions d’habitants. « Ils ont tort. Cet espoir n’est rien d’autre qu’un vœu pieux, un mirage, une naïve auto-illusion. Les choses ne vont pas revenir d’elles-mêmes à la normale, elles vont empirer. »

    C’est pourquoi Viktor Orban affirme qu’il va se dresser - y compris au sommet de l'UE à Bratislava - contre cette politique d'immigration « naïve et dangereuse », au lieu de laquelle il proposera une politique réaliste, rationnelle, de légitime défense, qui fasse montre de force. Car la politique de Bruxelles va conduire à la catastrophe civilisationnelle, lentement mais inexorablement : « Nous risquons de perdre nos valeurs européennes, notre identité, par degrés, comme la grenouille vivante se laisser cuire lentement jusqu’à la mort dans une d'eau bouillante. » Il y aura de plus en plus de musulmans, et l'Europe sera transformé au point qu’on ne la reconnaîtra plus, et « si nous sommes incapables de changer les choses maintenant, nous pouvons prédire avec une exactitude mathématique à quoi ressembleront les grandes villes d'Europe dans deux ou trois décennies. » « Ce que nous avons vu de la migration de masse jusqu'à présent n'a été que l'échauffement initial; le match n'a pas encore commencé. »

    D’autre part il a souligné que ce sont les Etats-nations qui sont les fondements de l’UE, et non les institutions de Bruxelles. La proposition de la Hongrie au sommet de Bratislava sera que « nous devons revenir à l'idée d'une Europe des nations ».

    (Voir aussi ce que L’Express britannique a retenu du discours.)

  • Délires turcs

    La presse gouvernementale turque avait déjà accusé le patriarcat œcuménique de Constantinople d’avoir fait partie d’une alliance avec la CIA et Fethullah Gülen pour monter le coup d’Etat manqué contre Erdogan le 15 juillet dernier. Il n’y a pas de raison de s’arrêter dans le délire. Le Saint-Siège aussi est en cause : Fethullah Gülen et son mouvement Hizmet sont définis comme des « chevaux de Troie du Vatican »…

    Refait ainsi surface, dans la presse, le fantasme complotique du journaliste azéri Agil Alesenger énoncé dans son pamphlet L’Invasion silencieuse, selon lequel le mouvement (islamiste) Hizmet fait partie d’un dessein d’infiltration du monde musulman mené par le Vatican au travers du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux… (Si seulement c’était vrai…). Preuve en est que Gülen a dit du bien de François, et que Jean-Paul II avait dit que le troisième millénaire serait celui de la diffusion de l’Evangile en Asie…

    Un autre journaliste écrit que Fethullah Gülen, qui n’est rien d’autre qu’un « imam fidèle à l’Eglise », pourrait être le cardinal créé in pectore le 2 avril 2005 par Jean Paul II qui n’en a jamais révélé l’identité…

    Cela n’empêche pas de continuer à s’en prendre au patriarcat : un journal rappelle avec quelle attention, voire sympathie, l’agence Cihan, proche du mouvement de Gülen, avait suivi les vicissitudes du séminaire orthodoxe d’Halki, où toute activité est interdite par les autorités turques depuis 45 ans…

    Bref, les Ottomans sont toujours ottomans.

  • Un catéchiste tué

    La commission de la conférence des évêques d’Indonésie pour la pastorale des jeunes annonce l’assassinat de Yuni Yesra Patatang, 27 ans, qui était à la tête d’un groupe de jeunesse catholique. Il a été tué de deux balles. Son corps a été retrouvé hier soir à Ilaga, en Papouasie. Yuni Yesra Patatang n’était pas papou, mais de l’ethnie Toraja (du sud des Célèbes). Il avait un diplôme de catéchèse et enseignait le catéchisme dans des écoles élémentaires, tout en étant chauffeur de taxi. Le mois prochain aura lieu aux Célèbes la journée nationale de la jeunesse catholique d’Indonésie.

    L’assassinat n’a pas encore été revendiqué. La Papouasie est en proie à des troubles fomentés par les indépendantistes, et par les musulmans qui ne supportent pas que la grande majorité de ces animistes soient devenus chrétiens (dans le plus grand pays musulman de la planète).

  • Confirmation

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    Aujourd’hui il est facile de fabriquer une fausse lettre qui ressemble à une vraie, en-tête et signature compris. Il n’y avait toutefois aucune chance (vu la façon dont on en a appris l’existence) que soit fausse la lettre de François indiquant que les « divorcés remariés » peuvent communier et qu’il n’y a pas d’autre interprétation possible d’Amoris Laetitia. Et si par impossible cela avait été le cas, on aurait eu un démenti du Vatican. Non seulement il n’y a pas eu de démenti, mais il y a eu une confirmation, par Radio Vatican : oui, François a bien écrit cette lettre, oui, elle dit bien que François met à la poubelle l’affreux légalisme d’autrefois qui remontait au moins à Adam et Eve et qui fut malencontreusement réitéré par un certain Jésus de Nazareth (ou plutôt un auteur d'évangile qui voulait faire le malin). Car le « discernement » permet de constater qu’un mariage indissoluble ne l’est pas…