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Le blog d'Yves Daoudal - Page 3

  • Une victoire du… colonialisme ?

    AsiaNews publie un article sur la coupe du monde de foot, par son correspondant à Moscou Vladimir Rozanskij. Un journaliste dont le style alerte et toujours légèrement décalé rend les articles agréables à lire. « La Russie et la France ont gagné la coupe du monde », titre-t-il. Et il commence ainsi la présentation de son article : « Deux siècles après la défaite de Napoléon, les Français ont finalement pris Moscou. Mais la gloire en revient spécialement aux joueurs originaires des anciennes colonies de la France. Lors du match final, seulement 3 des 14 joueurs étaient blancs. » Et dans le corps de l’article il souligne encore son propos assez peu politiquement correct :

    En réalité, tout le monde a gagné. Les Européens, de l’Est et de l’Ouest, ont gagné après s’être débarrassés des présomptueux latino-américains. Mais, vu de plus près, la gloire de la victoire revient aux Africains, vêtus du maillot bleu de leurs anciens maîtres coloniaux.

    Pour le plaisir, voici le début de l’article de Vladimir Rozanskij :

    À la fin, les Français ont pris Moscou. La jubilation d'Emmanuel Macron, debout sur la table devant le tsar Poutine après que son équipe a marqué, est une sorte de compensation 200 ans après la débâcle de Napoléon.

    L'empereur corse vit la ville brûler des murs du Kremlin et fut contraint de rentrer à la maison la queue entre les jambes, suivi de peu par le tsar Alexandre qui défila avec ses hussards sous l'Arc de Triomphe, où la foule des supporters de l'équipe de France marchait aujourd’hui .

  • Sainte Russie

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    Une procession a réuni la nuit dernière à Ekatérinbourg près de 100.000 personnes pour commémorer le centenaire de l'assassinat par les bolchéviques du dernier tsar Nicolas II et des membres de sa famille.

    Une divine liturgie a été célébrée par une quarantaine d’évêques devant l’église de Tous-les-Saints, construite entre 2000 et 2003 - les Russes l’appellent l’église « sur le sang versé », son nom complet est : « église sur le sang versé en l'honneur de tous les Saints resplendissants dans la Sainte Russie », son autel se trouvant juste au-dessus de la cave où furent fusillés Nicolas II et sa famille.

    A partir de 2h00 du matin, le patriarche Cyrille a conduit la procession jusqu’au monastère « des saints martyrs impériaux » de Ganina Iama, à 21 km de là, construit près du fossé où l’on retrouva les restes de la famille impériale (ce que vient de confirmer, ce lundi, une analyse ADN).

    « Nous devons vraiment résister à toute idée ou dirigeant qui nous propose, via la destruction de notre vie, de nos traditions et de notre foi, d'adopter un soi disant nouvel avenir inconnu et heureux », a notamment déclaré Cyrille.

  • Le courage de Trump

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    La rencontre officielle entre Donald Trump et Vladimir Poutine a été l’occasion d’un déluge de critiques contre le président américain, venant évidemment du camp démocrate, mais aussi des ténors du parti républicain.

    Certes, on s’en doutait, car le « deep state » et les né-cons en sont toujours à la guerre froide, mais la levée de boucliers montre quel est le courage de Trump qui œuvre pour la paix du monde contre tout l’Establishment de son pays.

    Le sénateur John McCain a dénoncé l’« un des pires moments de l’histoire de la présidence américaine », « une erreur tragique », l’une des « performances les plus honteuses d’un président américain ».

    « Il n’y a pas moralement d’équivalence entre les Etats-Unis et la Russie, qui demeure hostile à nos idéaux », a tonné Paul Ryan, le chef de file des républicains au Congrès, appelant Donald Trump à « réaliser que la Russie n’est pas notre alliée », car elle a « interféré dans notre élection et continue à tenter de fragiliser la démocratie ici et dans le monde ».

    Le sénateur Jeff Flake a déclaré également que cette rencontre était une « honte », et le sénateur Lindsey Graham considère que Donald Trump a « raté une occasion » de « lancer un avertissement ferme au sujet des au sujet des prochains scrutins » et que cela « sera considéré par la Russie comme un signe de faiblesse ».

    Face à cela les démocrates ne pouvaient que surenchérir : « C’est de la folie », a dit John Kerry, dénonçant une attitude « indéfendable ». « Irréfléchi, dangereux et faible », a précisé le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer.

    L’ancien directeur des services de renseignement James Clapper a dénoncé sur CNN « une incroyable capitulation » du président des Etats-Unis, qui « semblait intimidé par Vladimir Poutine », et l’ancien directeur de la CIA John Brennan a estimé que la prestation de Donald Trump à Helsinki n’était « rien de moins qu’un acte de trahison ».

    Mais peut-être ce délire est-il dû en partie au fait que Donald Trump paraît bien parti pour remporter un second mandat…

  • Currus Israel

    ℟. Factum est, dum tólleret Dóminus Elíam per túrbinem in cælum,
    * Eliséus clamábat, dicens: Pater mi, pater mi, currus Israël, et auríga eius.
    . Cumque pérgerent, et incedéntes sermocinaréntur, ecce currus igneus et equi ígnei divisérunt utrumque, et ascéndit Elías per túrbinem in cælum.
    ℟. Eliséus clamábat, dicens: Pater mi, pater mi, currus Israël, et auríga eius.

    Il arriva, quand le Seigneur enleva Elie au ciel par un tourbillon, qu’Elisée cria, disant : « Mon Père, mon Père, Char d’Israël et son conducteur ! ». Tandis qu’ils poursuivaient leur chemin, et qu'ils marchaient en s'entretenant, voici qu’un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent tout à coup l'un de l'autre, et Elie monta au ciel dans un tourbillon.

    Ce répons des matines, des « Répons des (livres des) Rois » chantés jusqu’à fin juillet, reprend le récit biblique de l’enlèvement d’Elie (4 Rois, 2). Avec une seule différence avec le texte de la Vulgate : « tolleret » au lieu de « levare vellet ». Parce que dans le texte biblique cette première phrase est nettement antérieure, donc dit ce que « veut » faire Dieu. Mais dans le répons elle est accolée à ce qui se fait, donc c’est ce que fait Dieu.

    Si on lit le texte attentivement, on constate qu’il n’est pas dit que Elie soit enlevé sur un char de feu. Il est dit qu’un char de feu vient séparer Elie et Elisée et que Elie est enlevé dans un tourbillon. Mais, sans doute parce que Elisée s’exclame : « Mon père, mon père, char d’Israël et son conducteur », toutes les représentations picturales d’orient et d’occident montrent Elie montant dans un char de feu.

    A partir de la fin du XIVe siècle, et pendant les deux siècles suivants, l’icône russe de l’assomption d’Elie va montrer carrément une sphère de feu, dans laquelle on voit le prophète sur un char, avec les chevaux souvent à peine esquissés. On remarque aussi que Elisée paraît arracher in extremis son manteau à Elie, alors que dans le texte biblique Elie laisse tomber son manteau.

    Voici l’une des premières icônes à montrer Elie dans une sphère de feu :

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    Celle-ci est du XVe siècle :

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    Voici deux icônes exceptionnelles du XVIe siècle :

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    Et encore au XVIIe siècle :

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    Ensuite la peinture sera plus réaliste et on verra Elie sur son char dans une sorte de cartouche de feu en haut du tableau.

    (Ces icônes représentent généralement à l’étage inférieur les deux autres scènes célèbres de la vie d’Elie : quand l’ange le réveille pour qu’il mange et boive car il va devoir marcher 40 jours jusqu’à l’Horeb, et Elie dans sa caverne nourri par un corbeau.)

    En union avec nos frère libanais qui le 20 juillet, pour la fête de saint Elie, vont une fois encore embraser tout le pays chrétien d’une multitude de feux d’artifice…

  • Notre Dame du Mont Carmel

    Dans l’office de cette fête, pour les antiennes du Benedictus (à laudes) et du Magnificat (aux vêpres), on a choisi deux versets poétiques de la Sainte Ecriture qui nommaient le mont Carmel et pouvaient s’appliquer à la Sainte Vierge.

    Caput tuum ut Carmélus, et comæ cápitis tui sicut púrpura Regis vincta canálibus, allelúia.

    L’antienne du Benedictus est un verset mystérieux du Cantique des cantiques, qui traduit littéralement dit : « Ta tête est comme le Carmel, et les cheveux de ta tête comme la pourpre du Roi liée par des canaux. » Il faut comprendre : ta chevelure est comme un vêtement royal lié dans les canaux des teinturiers pour être teint en pourpre. Comme le remarque Bossuet il ne s’agit pas de la couleur pourpre, mais de la magnificence royale.

    Glória Líbani data est ei, decor Carméli et Saron, allelúia.

    La gloire du Liban lui a été donnée, la beauté du Carmel et de Saron, alléluia.

    L’antienne du Magnificat, prise du chapitre 35 d’Isaïe, est compréhensible d’emblée. Si l’on se reporte au contexte, on remarque qu’ici il s’agit d’Israël devenu un désert stérile, qui va pousser et germer au point de devenir d’une beauté incomparable. Dieu lui-même viendra, et les yeux des aveugles verront, les oreilles des sourds seront ouvertes, le boiteux bondira comme un cerf, etc. On reconnaît la prophétie messianique citée par le Christ lui-même. De fait cette terre qui devient féconde pour donner le plus beau des fruits est bien la Sainte Vierge. En ce qui concerne l’antienne du Benedictus, c’est le Seigneur qui s’adresse à sa bien aimée, sœur et épouse, avec un triple niveau d’interprétation : la Sainte Vierge, l’Eglise, l’âme du fidèle. Ici c’est bien sûr uniquement Notre Dame du Mont Carmel.

  • 8e dimanche après la Pentecôte

    Allelúia, allelúia. ℣. Magnus Dóminus, et laudábilis valde, in civitáte Dei nostri, in monte sancto eius. Allelúia.

    Le Seigneur est grand, et digne de toute louange, dans la cité de notre Dieu, sur sa sainte montagne.

    Le texte de ce verset d’alléluia est le même que le verset de psaume de l’introït : c’est le début du psaume 47 On remarque que l’alléluia a « valde » alors que l’introït a « nimis ». On ne trouve « valde » que dans de rares manuscrits, dont le psautier de saint Augustin. Dans l’Ecriture, les deux mots traduisent le même mot grec et ont le même sens. « Valde », c’est « beaucoup, extrêmement ». « Nimis », c’est d’abord « trop ». Mais de « trop » on est passé à « extrêmement, beaucoup ». On peut constater que c’est le sens de « trop » dans l’expression à la mode ces dernières années : « C’est trop bon », pour dire que c’est extrêmement bon.

    On peut remarquer aussi que le chant oublie le mot « nostri » : la cité de (notre) Dieu.

    Mais ce qui est premier est évidemment ce jubilus qui jubile vraiment, et en dansant, et qui explose dès le début du verset sur le mot « Dominus » montant au-dessus de l’octave, comme si ma louange perçait le ciel pour arriver devant le Seigneur. Puis la ritournelle dansante va revenir deux fois, avec les deux fois son écho…

    Par les moines de Kergonan :

  • Saint Bonaventure

    Salve Regina

    Salve

    Salut ! Vierge des vierges, étoile du matin, remède véritable des crimes les plus infâmes, consolatrice des hommes en proie au malheur, ennemie irréconciliable du péché.

    Regina

    Reine de ceux qui règnent, Vierge immaculée, Mère unique entre les mères, vous avez mis au monde un Fils, et l'on vous appelle le palais sacré du Seigneur : versez donc sur nous les secours abondants du ciel.

    Mater misericordiae

    Vous avez mérité d'être nommée la source de la miséricorde et la Mère de la grâce, car vous avez conçu le Roi suprême de gloire, vous lui avez donné la vie, et vous avez offert au monde l'auteur de tout pardon.

    Vita

    La vie, la voie, la vérité est sortie de la terre, et votre virginité est demeurée sans tache, car votre humilité vous a rendue digne d'être choisie de Dieu lorsqu'il se revêtit de notre chair.

    Dulcedo

    La douceur par excellence, Celui qui est appelé l'Agneau de Dieu, Celui dont le sang, comme un bain salutaire, a lavé les crimes de l'homme abandonné, Celui qui a vaincu le démon, est le fruit béni de votre sein.

    Et spes nostra

    Vierge Marie, vous êtes notre espérance inébranlable, vous la tige fleurie de Jessé, vous que le Prophète nous a montrée couverte de la rosée du Ciel, vous qui êtes belle comme la neige la plus pure, tendre Mère de Dieu.

    Salve

    Salut ! lumière des Fidèles, brillante comme l'aurore, plus ravissante et plus suave que le lis. Eloignez de nous sans retard tout ce qui peut nous être un danger, et implorez pour nous le secours du Seigneur.

    Ad te

    Malheureux, plongés dans une infortune profonde, nous élevons nos cris jusqu'à vous; ouvrez à nos prières les oreilles de votre cœur sacré, afin que, délivrés par vous des gouffres de l'abîme, nous puissions librement suivre la voie montrée par votre Fils.

    Clamamus

    Nous poussons vers vous des soupirs pleins de ferveur, et nous vous supplions avec un tendre amour : « détruisez tout ce que nos pensées perverses ont pu produire au dehors d'actions criminelles.

    Exules

    Nous sommes tous condamnés à un dur exil. En punition du crime de nos pères, nous avons été privés de la gloire et déshérités des félicités du ciel ; mais le don de votre tendresse nous a rendu tous nos droits.

    Filii

    Vos enfants ne peuvent qu'exprimer par leurs gémissements les misères dont ils sont assiégés de toutes parts en ce monde. Sans cesse ils se sentent entraînés vers des crimes dignes des châtiments éternels; mais ils sont affermis par votre miséricorde.

    Evæ

    La chute d'Eve nous a causé un tort irréparable; elle nous a ravi la joie bienheureuse du ciel. Mais après Eve, elle nous a valu, incarné de la Vierge, Celui qui a brisé la mort et détruit le péché.

    Ad te

    Vos serviteurs crient sans cesse vers vous et font entendre des soupirs fidèles ; ils implorent humblement le secours de votre puissance. Que votre miséricorde écoute leurs prières.

    Suspiramus

    Nous soupirons et nous versons des larmes, nous gémissons sans cesse sur les péchés que nous avons commis. Mais, ô Mère de piété ! nous avons mis en vous notre confiance ; vous obtiendrez grâce et miséricorde au pécheur brisé par un vrai repentir.

    Gementes

    Nous nous rappelons les fautes de nos jours anciens, les fautes dont notre esprit pervers s'est souillé librement, et nous en gémissons. Mais en même temps, ô Vierge immaculée ! nous espérons en vous, et nous vous demandons que nos vœux soient exaucés.

    Et flentes

    Nous pleurons et notre âme est en proie à la honte et à la douleur ; versez donc en nous la lumière. Vierge bienfaisante, purifiez avec amour les taches que le péché imprima en nos cœurs ; aimable Marie , veuillez nous réunir aux habitants de la céleste patrie.

    In hac valle

    En cette vallée misérable et environnée de ténèbres, je vois des hommes sans nombre dont la vie est détestable et hideuse; leurs exemples se propagent à raison des crimes qu'ils ont commis et des hontes dont ils sont couverts.

    Lacrymarum

    Des larmes abondantes ont coulé vainement de nos yeux : les vieillards, les enfants et le peuple tout entier craignent de perdre ce que l'ambitieux cherche avec ardeur et ce que l'homme du monde poursuit en tous lieux.

    Eia ergo

    Relevez donc nos âmes de leurs chutes; dirigez leur course vers vous. Fortifiez ceux qui tremblent, redressez ceux qui se sont égarés et vous cherchent avec amour; soyez le guide assuré des malheureux qui se confient en vous.

    Advocata

    Vous êtes notre puissante avocate auprès du Sauveur : hâtez-vous donc d'intercéder pour nous, selon votre miséricorde accoutumée. Que votre amour maternel nous fasse sentir sa bénigne influence; qu'il apaise votre Fils en faveur d'un peuple infortuné.

    Nostra

    Toujours la Vierge Mère fut l'espoir des fidèles; elle l'est encore de nos jours, elle le sera à jamais. Elle est pour nous la cité royale qui nous met à l'abri des coups de nos ennemis; elle est le remède qui chasse tous les maux loin de nous.

    Illos tuos misericordes oculos ad nos converte

    Oui ! tournez ces yeux pleins de tendresse et de miséricorde vers des serviteurs si peu unis dans le bien et si unanimes à courir au mal ; détruisez l'aiguillon de noire chair , détruisez tous ses crimes.

    Et Jesum benedictum

    Jésus, votre Fils unique, est le fruit béni de votre sein ; daignez-le montrer à nos yeux : il est glorieux, plein de tendresse et ennemi du mensonge. C'est par lui que le genre humain, après s'être éloigné de Dieu et perdu pour un temps, s'est relevé invincible des liens de la mort.

    Ventris tui

    Vos entrailles ont porté Jésus, et vos mamelles bienheureuses ont allaité Celui que plus tard les Juifs couvrirent de blessures cruelles et qu'ils condamnèrent à la mort de la croix après l'avoir ainsi traité.

    Nobis post hoc exilium ostende

    Après cet exil montrez-nous, plein de miséricorde, donnez-nous Jésus votre Fils. Etendez sur nous votre protection maternelle et puissante; daignez prendre notre défense en ce moment où nous serons jugés.

    O clemens

    O clémence ineffable de la souveraine bonté ! fille d'Adonaï, fleur de la virginité, pardon des pécheurs endurcis, mère de tendresse, joie des vierges et manteau de la charité !

    O pia

    O pieuse et tendre Reine des cieux ! vous êtes la plus digne et la plus riche des créatures sorties des mains de Dieu ; vous êtes la Vierge prudente par excellence, la gloire des Confesseurs et l'honneur le plus éclatant des Apôtres.

    O dulcis

    O Vierge d'une douceur inaltérable, plus douce que le miel et le rayon le plus suave, colombe très pure, jamais le fiel le plus léger ne reposa en votre cœur. Mère de bénignité, repoussez loin de nous, nous vous en supplions, tout ce qui peut imprimer une tache à notre innocence.

    Virgo Maria

    Bonne Marie , conjurez votre Fils de daigner recevoir en sa gloire quiconque, pour vous honorer, voudra redire avec amour ce que je viens d'écrire à votre louange.

  • Trump

    Lors de sa conférence de presse à l’issue de son entretien avec Theresa May, Donald Trump a déclaré à propos de l’immigration :

    « Je pense qu'elle est en train de changer la culture, c'est une chose très négative pour l'Europe. Je sais que, politiquement, ce n'est pas forcément correct de dire cela mais je le clame haut et fort. »

    Les pays européens, a-t-il poursuivi, feraient mieux de « prendre garde à eux ». « Vous changez de culture, la sécurité aussi est en train de changer, voyez ce qui se passe dans des pays qui n'avaient jamais eu aucune difficulté, aucun problème. C'est très triste, c'est vraiment dommage, et je ne pense pas que ce soit bon pour l'Europe, ni que ce soit bon pour notre pays. »

    C’est ce qu’il disait aussi hier dans son interview au Sun : « Permettre l'immigration en Europe est une honte. Je pense que cela change le tissu de l'Europe, et à moins que vous n'agissiez très rapidement, cela ne sera plus jamais ce que c'était, et je ne dis pas cela d'une manière positive. Je pense que vous perdez votre culture. Regardez autour de vous. Certains endroits n'existaient pas il y a 10 ou 15 ans. »

  • Les collabos de l’invasion

    « L’Eglise catholique en Suède est une Eglise de migrants. Nombre d’entre nous proviennent d’autres pays et certains d’entre nous d’autres dénominations. En tant que chrétiens, nous sommes tous pèlerins sur le chemin du Royaume céleste de Dieu. Si nous sommes véritablement conscients de cette grâce, nous serons également en mesure d’être plus ouverts et accueillants envers ces migrants que Dieu nous a envoyés. Nous avons notre véritable patrie dans les cieux. Le Royaume de Dieu est notre véritable patrie. Ici-bas, nous sommes tous des hôtes, des pèlerins, des migrants. Nous ne nous appartenons pas. Nous avons la même vocation : être témoins de Jésus ici et maintenant. »

    Propos du cardinal Anders Arborelius, évêque de Stockholm, « responsable de la section migrations de la Commission CCEE de la Pastorale sociale », à l’ouverture de la Rencontre annuelle des évêques et délégués responsables de la Pastorale des migrants des Conférences épiscopales d’Europe.

    On remarquera qu’il ne parle pas de pastorale des migrants mais de pastorale des catholiques qui doivent accueillir les « migrants ». Cela dit, ça correspond au thème de la rencontre : « Un mouvement d’humanité : le flux des migrants et des nouvelles. Le dialogue et la communication pour une culture de la rencontre ». On réfléchit à comment faire pour améliorer la propagande médiatique en faveur de la tsunamigration (islamique).

    Les anges des nations et leurs saints patrons sont donc au chômage, par décret de la hiérarchie catholique (une partie du moins, car on ne voit rien de tel en Pologne ou en Hongrie…).

    Si Mgr Arborelius croit ainsi éloigner les catholiques des populistes, il se met le doigt dans l’œil (comme on va le voir en Suède aux prochaines élections, et comme on vient de le voir en Italie où le pape tient ce discours quasiment tous les jours).

    Et s’il croit ainsi attirer de nouveaux catholiques, il se met le doigt dans l’œil plus encore, et c’est le plus grave : il y a certainement des gens qui se disent que si c’est cela la doctrine catholique il faut aller voir ailleurs.

    Or ce n’est pas cela la doctrine catholique. L’Eglise a toujours prêché l’amour de la patrie. De la patrie terrestre, de la patrie charnelle. Quand le Christ dit qu’un prophète n’est pas honoré dans sa patrie, c’est bien qu’il a une patrie, qui n’est pas le ciel et qui n’est pas une fausse patrie. Le Verbe s’est incarné dans toutes les réalités charnelles. Il était de Nazareth mais il avait élu domicile à Capharnaum qui était devenu sa ville, l’évangéliste dit bien : sa ville.

  • Le 29 septembre

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