Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 3

  • L’Occident réagit

    Marches blanches, minutes de silence, roses blanches, déclarations lacrymales, hommages aux victimes, discours sur la démocratie et le vivre ensemble…

    La panoplie de lutte contre le jihad est décidément redoutable, et il est clair que les islamistes tremblent quand ils regardent les informations télévisées.

  • Praeparate corda vestra

    En ces jours-là les Philistins gagnèrent une bataille contre Israël et capturèrent « l’arche du Seigneur ». Mais comme Dieu ne voulait pas que l’arche demeure entre les mains des Philistins, une terrible maladie s’abattit sur la ville où elle était gardée. Alors les Philistins firent passer l’arche de ville en ville, mais sur chacune de ces villes tombait le terrible fléau. Au bout de sept mois, les Philistins finirent par renvoyer l’arche en Israël. On l’installa dans la maison d’Abinadab à Gabaa, puis on l’oublia… Au bout de vingt ans les Israélites en eurent assez des vexations permanentes des Philistins qui régnaient sur eux, et ils se souvinrent qu’ils avaient eu un Dieu qui les avait fait sortir d’Egypte et leur avait donné ce pays. Alors on fit venir Samuel, qui était théoriquement leur chef. Et Samuel leur dit :

    Si vous revenez au Seigneur de tout votre cœur, ôtez du milieu de vous les dieux étrangers, les Baals et les Astaroth ;
    tenez vos cœurs prêts à obéir au Seigneur, et ne servez que lui seul; et il vous délivrera de la main des Philistins.

    Ce propos de Samuel fait l’objet d’un répons des matines de ce jour et de cette semaine (la lecture étant le Premier livre de Samuel – ou des Rois, selon les appellations). Et l’on voit que l’auteur liturgique n’a eu qu’à supprimer la mention des dieux cananéens pour rendre le message universel, et lui donner son sens non plus militaire mais seulement religieux. Et pour donner plus de force au début du verset, et le rendre parallèle au début du répons, il a fait du conditionnel un impératif : « convertissez-vous », au lieu de « si vous vous convertissez » - si dans le propos de Samuel le verbe veut plutôt dire "revenir", dans le répons il prend clairement celui de "se convertir". (Conformément aux règles du répons, le texte est « à l’envers » : le début du propos de Samuel est le ℣., et la suite est le ℟., au début. Puis il se termine par la fin du ℟., qui souligne le message essentiel.)

    ℟. Praeparate corda vestra Domino, et servite illi soli : * Et liberabit vos de manibus inimicorum vestrorum.
    ℣. Convertimini ad eum in toto corde vestro, et auferte deos alienos de medio vestri.
    ℟. Et liberabit vos de manibus inimicorum vestrorum.

  • "Incompréhensible"

    L’envoyé de BFM à Magnanville parle du double meurtre « incompréhensible ».

    Je sais bien qu’il s’agit seulement d’un journaliste, mais il est donc censé informer les gens, et parler d’un acte « incompréhensible », c’est de la désinformation.

    Et bien sûr il n’a pas inventé ce mot. Braves gens, c’est incompréhensible. Donc ne cherchez pas à comprendre. Et préparez-vous pour la prochaine et bientôt quotidienne « minute de silence ».

    Si vous voulez connaître quelque chose de la suite, Larossi Abbala vous en parle. Et c'est tout sauf incompréhensible.

  • Le Brexit et la civilisation occidentale

    Dans une interview publiée par le quotidien allemand Bild, le président du Conseil européen Donald Tusk ose dire que le Brexit serait le début de la destruction de la « civilisation occidentale » :

    Pourquoi est-ce si dangereux ? [...] En tant qu’historien, je crains qu’un Brexit puisse marquer non seulement le début de la destruction de l’UE mais aussi de la civilisation occidentale.

    Un Brexit, poursuit-il, « encouragera » toutes les forces radicales anti-UE d'Europe, mais aussi « les ennemis extérieurs qui boiront le champagne ». Il s'est néanmoins dit « convaincu que l'UE va survivre, même si le prix sera élevé ».

    Un porte-parole de la Commission européenne a cru bon de souligner que ce n’était pas une opinion personnelle de Donald Tusk mais celle des institutions européennes, comme par exemple l’avait exprimé Jean-Claude Juncker le 12 mai à Berlin.

    Nous n’en doutons pas. Cependant, le 12 mai à Berlin, Juncker s’était contenté de répondre « oui » quand on lui avait demandé si un Brexit serait « une catastrophe ».

    Que les Anglais fassent comme les Norvégiens, les Suisses et les Islandais, ce serait donc le début de la fin de la civilisation occidentale. Mais l’arrivée de hordes de musulmans dans l’UE, avec l’approbation de M. Tusk, ça c’est bon pour la civilisation occidentale…

  • Pas la peine…

    Ck-aV9wWgAEetRC.jpg

    François Hollande a ratifié aujourd'hui à l'Elysée l'accord sur le « climat » conclu en décembre à Paris à l'issue de la COP21. Et il nous communique la belle image de la très solennelle cérémonie.

    Mais ça ne sert à rien : Donald Trump a dit qu’il ne le signerait pas…

  • A propos de l’affaire du Planning américain

    Alors que le « grand jury » de Houston allait enquêter sur les ventes de tissus de fœtus par le Planning familial, suite aux vidéos tournées par David Daleiden et son équipe, le Planning familial avait réussi à retourner la situation, montrant que, objectivement, ce qu’on voit d’abord sur les vidéos, c’est David Daleiden et son équipe qui cherchent à acheter des tissus fœtaux…

    Le grand jury a transmis le dossier contre Daleiden au procureur de Houston. Lequel vient d’abandonner cette accusation. Pour vice de forme, semble-t-il.

    David Daleiden est sous le coup d’une autre accusation : celle d’avoir falsifié son permis de conduire en utilisant un faux nom pour pouvoir approcher le Planning familial. Ce qui peut être passible de 20 ans de prison.

    Quant au Planning familial, il peut continuer ses petites affaires. Alors que les vidéos montrent « aussi », tout de même, qu’il vend des bouts de fœtus, voire des fœtus entiers, et qu’il a un barème.

  • Au Vietnam

    Dans l’après-midi du dimanche 12 juin, vers 15 heures, à Muong Khuong, dans la province de Lao Cai (près de la frontière chinoise), une messe célébrée dans une maison particulière a été brutalement interrompue par une trentaine d’agents de la sécurité publique et de la police, accompagnés par des représentants des institutions communistes locales (Front patriotique, Association des femmes, Jeunesses communistes), sous la direction du vice-président du district. Les fidèles ont été chassés et dispersés, certains avec une grande violence, le prêtre a été emmené au district pour interrogatoire.

    Le 28 mai déjà les autorités communistes avaient reproché aux catholiques de Muong Khuong d’avoir organisé une manifestation religieuse non autorisée.

    En fait les communistes reprochent à ces catholiques de se rassembler ailleurs que dans une église, ce qui constitue selon eux un « trouble à l’ordre public ». Or les fidèles ont demandé à maintes reprises un permis de construire une église, qui leur a toujours été refusé…

    (Asianews, Eglises d'Asie)

  • Ça c’est facile

    Je ne voulais pas lire la réaction du Saint-Siège à la tuerie d’Orlando, sachant qu’elle ne pouvait être que du baratin sentimental et politiquement correct – cet alignement de la communication du Saint-Siège sur les autorités mondaines rendant d’ailleurs sa voix inaudible. Pour dire des stupidités, Obama suffit.

    Mais voici que j’ai vu de nouveau le texte passer devant mes yeux, et je m’y suis arrêté. Donc, il y est question d’un « terrible massacre » qui est une « nouvelle manifestation d’une folie meurtrière et d’une haine insensée », bla-bla-bla, qui suscite des sentiments « d’exécration et de condamnation, de douleur, de trouble », bla-bla-bla.

    Mais la suite est plus intéressante :

    Nous souhaitons tous que les causes de cette violence horrible et absurde, qui trouble profondément le désir de paix du peuple américain et de toute l’humanité, puissent être déterminées et combattues efficacement et au plus vite.

    Vraiment ? Alors ça ce n’est pas difficile. Les causes sont dans les livres de l’islam et dans les prêches des imams qui s’inspirent des livres de l’islam.

    Mais pour les combattre, il faudrait d’abord les nommer…

  • Saints Guy, Modeste et Crescence

    Cette fête n’est plus qu’une mémoire depuis 1960. Il conviendrait cependant de ne pas oublier la messe, qui est une messe propre de cette fête, et antique. Dom Pius Parsch :

    La messe contient presque uniquement des textes propres. Ces textes sont, comme c’est le cas dans les messes antiques, un éloge du martyre. Dès l’Introït, l’Église nous enseigne que les martyrs, malgré toutes leurs tribulations, sont dans la main de Dieu. Dieu les garde pour l’éternité. La communauté chante en même temps le psaume de prédilection de l’ancienne Église, le psaume 33. La leçon exprime la même pensée : le sort des justes (« justi » est l’expression habituelle de la liturgie) sur la terre et dans le ciel. Ici, ils souffrent de grands tourments, mais ils sont comme l’or qui doit être purifié dans le feu des souffrances. Dieu accepte leur mort comme un agréable holocauste. Là-haut, ils brilleront comme des étincelles et participeront à la royauté du Christ. Le Graduel se rattache, comme un écho, à l’Épître. L’Alléluia est un véritable « louez le Seigneur » dans la bouche des saints. L’Évangile ne se trouve sans doute nulle part ailleurs dans le missel. Les 72 disciples que le Seigneur a envoyés se réjouissent du succès merveilleux qu’ils ont remporté. Le Christ confirme qu’il leur a donné le pouvoir de « marcher sur les serpents et les scorpions, et la force contre toute puissance de l’ennemi ». Mais ils doivent estimer bien plus la joie d’être enfants de Dieu, le fait « que leurs noms sont écrits au ciel ». L’Évangile est très bien choisi par rapport au pouvoir des miracles qu’exerce saint Vit (il est considéré comme thaumaturge surtout pour ceux qui sont mordus par des chiens enragés et des serpents venimeux) ; mais l’Église nous enseigne aussi la véritable manière d’honorer les saints. Le rôle des saints n’est pas de nous aider dans nos besoins terrestres ; leur rôle, principal est de nous assurer le bonheur éternel. Les membres glorifiés du corps mystique doivent conduire à l’éternelle béatitude les membres qui ne sont pas encore glorifiés. Nous allons à l’Offrande en répétant ce cri qu’aimait tant l’ancienne Église : « Dieu est admirable dans ses saints ». L’antienne de communion se contente de répéter un verset de la leçon : « Les saints sont dans la paix ». Ce mot paix signifie la béatitude. Une partie de cette paix coule maintenant dans nos âmes par la sainte Eucharistie. La postcommunion nous enseigne que le pain du ciel est un remède pour le corps et pour l’âme.

    Sur saint Guy voir aussi ma note de l’an dernier.

  • Brexit

    La une du Sun de ce jour. Jeu de mots sur Believe et Leave : croire en la Grande-Bretagne et quitter l'UE. Le Sun est le quotidien britannique à plus fort tirage (3,2 millions d'exemplaires) et le quotidien en anglais le plus vendu dans le monde.

    Le dernier sondage donne le Brexit gagnant, et désormais aussi la moyenne des sondages.

    Ck3CcWoXIAEJe8Y.jpg

  • Saint Basile

    Eponyme du royaume par ton nom,
    c'est le peuple saint du Christ, le sacerdoce royal
    qu'en ton amour de la sagesse et ton savoir
    comme pasteur, Père Basile, tu menas;
    aussi du diadème de son royaume t'a couronné
    le Roi des rois, le Seigneur de l'univers,
    le Fils coéternel qu'en dehors du temps le Père conçoit;
    prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes.

    Dans la splendeur de tes ornements,
    pontife Basile, tu annonças
    l'Evangile du royaume avec joie;
    et tu fis jaillir pour l'Eglise
    l'enseignement de l'orthodoxie;
    nous confessons désormais à sa lumière
    comme un seul Dieu le Père tout-puissant,
    le Verbe, Fils unique, et l'Esprit divin
    et glorifions en trois personnes l'indivisible Divinité;
    prie-la de sauver et d'illuminer nos âmes.

    Toi qui fais partie des chœurs célestes
    et partages le séjour
    des Anges dont tu as imité la condition
    par la pure splendeur de ta vie,
    Père Basile, puisqu'en ton corps
    tu avais déjà renoncé,
    tel un incorporel, aux terrestres plaisirs,
    auprès du Christ notre Dieu veuille intercéder
    pour nous qui jouissons de ta doctrine inspirée,
    afin qu'évitant les ténèbres de l'ignorance nous obtenions
    le salut et l'illumination de nos âmes.

    Liturgie byzantine, vêpres de saint Basile (fêté le 1er janvier - qui est le jour de sa mort - en même temps que la Circoncision). Les premiers mots font référence au fait que Basileios veut dire « royal », et que le féminin basileia veut dire aussi « royaume ».

  • La messe menacée à Rennes

    Une page facebook « pour le maintien de la chapelle Saint-François de Rennes » nous apprend ceci :

    Cette page à pour objet le maintien de la communauté de saint François à Rennes desservie par l'institut du Christ-Roi depuis 14 ans.
    Aujourd'hui monseigneur l'archevêque Pierre d'Ornellas :

    - exige le départ de notre prêtre le chanoine Cristofoli,

    - demande au Christ-Roi de quitter l'archidiocèse,

    - envisage de réduire à néant cette communauté en mettant en place un service minimum le dimanche.

    La réponse définitive doit tomber d'un jour à l'autre.
    Nous sommes donc plus que jamais en danger et avons besoin de vous tous !

    Et ici l’allocution du président de l’association, qui précise les mauvaises nouvelles.

     

  • Trois faits

    A propos d’Orlando, l’ampleur planétaire de la propagande Padamalgam est à la mesure de la tuerie. On ne veut pas savoir, on ne veut pas comprendre. Pour les autres, juste trois petits faits.

    1 - L’auteur de "la plus grande fusillade de l’histoire des Etats-Unis" (étant entendu qu’un homosexuel vaut au moins 10 Indiens) est un Afghan de nationalité américaine, musulman pratiquant, qui a été entendu trois fois par le FBI sur ses liens avec des « extrémistes ». Juste avant son acte il a fait allégeance à l’Etat islamique, et l’Etat islamique a officiellement revendiqué le massacre.

    2 – Tous les traités de droit musulman indiquent que les actes homosexuels doivent être punis de mort. Tous les candidats imams apprennent que les actes homosexuels doivent être punis de mort. Dans toutes les mosquées on sait que les actes homosexuels méritent la mort.

    maxresdefault.jpg3 - Le 29 mars dernier, le cheikh Farrokh Sekaleshfar donnait une conférence au Centre islamique Husseini de Sanford, dans la banlieue d’Orlando. Sur le thème : « Comment traiter le phénomène de l’homosexualité. » Un thème qui lui est cher, apparemment. Il y a une brève vidéo qui le montre en train d’en parler en 2013 à l’université du Michigan à Dearborn. Il dit ceci :

    C’est vrai que les gens ne peuvent pas être jugés et que tout le monde est bon : ils sont créatures de Dieu, et c’est pourquoi tout le monde est bon. Alors, est-ce que l’islam est homophobe ? C’est inexact, car il n’y a aucune haine contre ces gens-là. Parce que le pécheur est la création d’Allah : on ne peut pas haïr la création d’Allah. Nous voyons la mise à mort physique comme quelque chose de brutal, mais c’est ici que la haine humaine envers l’acte doit provenir de l’amour. Nous devons être heureux pour cette personne… Nous croyons en un au-delà, nous croyons en une vie éternelle, et par cette sentence vous serez pardonné et vous n’en serez pas responsable dans l’au-delà. C’est pour son amélioration qu’il s’en va. Nous devons avoir de la compassion pour les gens. Avec les homosexuels c’est la même chose. Par compassion, débarrassons-nous d’eux maintenant.

    Farrokh Sekaleshfar avait été invité par les « Etudiants pour la conscience islamique », dont voici une photo de leurs réunions (une photo officielle destinée à attirer du monde…).

    11041922_10206282013034359_2907172608321099153_o.jpg

    Oui, c’est l’université du Michigan (avant, c’était un pays indien…).

    Il n’est pas inintéressant de savoir que le cheikh Farrokh Sekaleshfar est né à… Manchester. Qu’il a obtenu un diplôme de médecin au Collège impérial de Londres, et qu’il a ensuite étudié dix ans à Qoms, la fameuse ville sainte chiite d’Iran.

    Quant à ces pauvres gens qui rendent la Manif pour tous, et les catholiques de la Manif pour tous, responsables de la tuerie (dont l'ineffable Pascal Nègre, qui se croit toujours porte-parole du lobby d'Universal), je les plains. Sincèrement.

    En attendant la suite. Non sans souligner qu'il est désormais amplement prouvé que la Padamalgam tue.

     

    Addendum

    Et un quatrième fait qui n'est pas sans importance, c'est le moins qu'on puisse dire: le terroriste d'Orlando était un employé du numéro un mondial des services de sécurité, G4S.

  • La renonciation de Benoît XVI et l’empire américain

    Brillantissime analyse d’Antonio Socci sur la renonciation de Benoît XVI et l’empire américain dirigeant l’Europe via l’Allemagne. On n’est pas obligé d’être d’accord avec tout, mais dans les grandes lignes c’est vraiment lumineux. A lire absolument. Ici pour les italophones. En traduction française chez Benoît et moi pour les autres.

  • Saint Antoine de Padoue

    Nous te prions, ô Notre Dame, Mère de Dieu,
    exaltée au dessus des chœurs des anges.
    Remplis le vase de notre cœur de la grâce céleste ;
    fais-nous resplendir de l'or de la sagesse;
    soutiens-nous avec la puissance de ton intercession ;
    orne-nous des pierres précieuses de tes vertus ;
    répands sur nous l'huile de ta miséricorde,
    par laquelle tu couvres la multitude de nos péchés.
    Que nous soyons trouvés dignes d'être élevés à la hauteur de la gloire céleste
    et de vivre heureux pour l'éternité avec tous les bienheureux.
    Nous demandons cela à Jésus Christ,
    ton Fils qui en ce jour t'a exaltée au-dessus des chœurs des anges,
    t'a couronnée de la couronne du royaume et t'a placée sur le trône de la lumière éternelle.
    A lui soit honneur et gloire pour les siècles éternels.
    Et que toute l'Eglise chante : Amen. Alléluia !

    Fin d’un sermon de saint Antoine de Padoue pour l’Assomption.

  • 4e dimanche après la Pentecôte

    Introït

    Dóminus illuminátio mea et salus mea, quem timebo ? Dóminus defénsor vitæ meæ, a quo trepidábo ? qui tríbulant me inimíci mei, ipsi infirmáti sunt, et cecidérunt.
    Si consístant advérsum me castra : non timébit cor meum.

    Le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui craindrai-je ? Le Seigneur est le défenseur de ma vie, de quoi tremblerai-je ? Mes ennemis qui me suscitent des maux, ce sont eux qui se sont affaiblis et sont tombés.
    Si des armées rangées en bataille s’élèvent contre moi : mon cœur n’aura pas de frayeur.

    in_dominus_illuminatio_mea.gif

    Par la schola de Saint-Vincent de Dinslaken, en Rhénanie.

     Commentaire de dom Baron :

    La mélodie donne à ce texte déjà si expressif par lui-même un ton de confiance joyeuse, enthousiaste, vibrante, avec même cette nuance de défi que l'on trouve dans les élans de foi d'une jeunesse bouillante d'ardeur. Aussi bien, c'est l'Église éternellement jeune qui chante l'infinie puissance de son chef ; le vainqueur de la mort et de Satan.

    Des notes longues, sans cesse ramenées au fa par la tierce inférieure, donnent à la première phrase une force extraordinaire. Il n'y a pas d'éclat ; c'est une volonté qui se pose, assurée, ferme comme une ligne infranchissable.

    L'enthousiasme qui a déjà monté sur quem timébo s'élève plus ardent sur Dominus qui, au début de la seconde phrase, reprend à la quarte supérieure, le motif de l'intonation. Toutes les affirmations sur fa s'en trouvent renforcées, amenant, pour finir, cet admirable cri de fierté audacieuse, quelque peu téméraire même : a quo trepidabo ?

    L'idée de la troisième phrase est autre : l'Église voit ses ennemis défaits. Elle se laisse aller à la joie, une joie qui est débordante, dès le début, sur qui tribulant ; le motif qui glorifie le Christ dans le verset du Graduel Christus factus est, le Jeudi Saint. Elle se revêt ensuite d'une autorité et d'une force qui, sur les notes longues de mei et de infirmati sunt a quelque chose de dur, comme l'épée du vainqueur sur l'ennemi prosterné.

  • Revoilà James Dyson

    Sir James Dyson, connu pour ses aspirateurs sans sac, a depuis longtemps pris fait et cause pour le Brexit. On se souvient notamment de sa déclaration de novembre 2014. A quelques jours du référendum, il en remet une couche, dans une interview au Telegraph :

    Je ne parle pas seulement du point de vue de l’entrepreneur. Je parle du point de vue de la souveraineté. Nous créerons plus de richesses et d'emplois en étant en dehors de l'UE qu'en étant à l'intérieur, et nous serons maîtres de notre destin. Et la maîtrise est, je pense, la chose la plus importante dans la vie comme dans les affaires. La dernière chose que je voudrais faire serait de me mettre dans les mains de quelqu’un. Pas seulement des autres pays, mais des bureaucrates de Bruxelles.

    Quand le camp du maintien nous dit que personne ne commercera avec nous si nous quittons l'UE, désolé mais c’est une foutaise absolue. Notre balance commerciale avec l’Europe est actuellement de 9 milliards £ par mois et cela monte. Si la tendance continue, ça fera 100 milliards par an. Si, comme le laisse entendre David Cameron, ils nous imposent des tarifs douaniers de 10%, nous ferons la même chose en retour. Nous achetons davantage en Europe que l’Europe n’achète chez nous, donc nous ferions un bénéfice net, et sur la base de ces chiffres cela nous rapporterait 10 milliards £ par an. Si l’on ajoute notre contribution nette à l’UE, cela nous ferait gagner autour de 18,5 milliards de livres chaque année si nous quittons l’UE.

  • Ça ne s’arrange pas

    Le nouveau directeur de l’Institut du monde arabe est Mojeb al-Zahrani.

    Lequel est un Saoudien, qui a été longtemps professeur à l’université de Riyad et dirige aujourd’hui le département des arts libéraux (sic) de l'Université privée al-Yamamah (également à Riyad), dont la première valeur est la « fidélité à notre héritage religieux, éthique et culturel », autrement dit au wahhabisme officiel. Il est aussi « superviseur académique » de la chaire d’études culturelles Al-Gosaibi de la même université, du nom de Ghazi Abdul Rahman Al Gosaibi (1940-2010), que l’on dit poète et écrivain et qui était surtout membre d’une des plus riches familles du royaume, et donc alternativement ministre et ambassadeur… C’est dire que le nouveau directeur de l’institut du monde arabe est un homme lige du clan saoudien régnant et donc un propagandiste wahhabite pur sucre (sous des dehors d’intellectuel moderne, cela va de soi). Un de ces islamistes qu'on doit soigneusement distinguer des "radicalisés", sans qu'on nous explique pourquoi ni comment.

  • Saint Barnabé

    Barnabé signifie "homme de l'exhortation" (Ac 4, 36) ou "homme du réconfort"; il s'agit du surnom d'un juif lévite originaire de Chypre. S'étant établi à Jérusalem, il fut l'un des premiers qui embrassèrent le christianisme, après la résurrection du Seigneur. Il vendit avec une grande générosité l'un des champs qui lui appartenaient, remettant le profit aux Apôtres pour les besoins de l'Eglise (cf. Ac 4, 37). Ce fut lui qui se porta garant de la conversion de saint Paul auprès de la communauté chrétienne de Jérusalem, qui se méfiait encore de son ancien persécuteur (cf. Ac 9, 27). Envoyé à Antioche de Syrie, il alla rechercher Paul à Tarse, où celui-ci s'était retiré, et il passa une année entière avec lui, se consacrant à l'évangélisation de cette ville importante, dans l'Eglise de laquelle Barnabé était connu comme prophète et docteur (cf. Ac 13, 1). Ainsi Barnabé, au moment des premières conversions des païens, a compris qu'il s'agissait de l'heure de Saul, qui s'était retiré à Tarse, sa ville. C'est là qu'il est allé le chercher. Ainsi, en ce moment important, il a comme restitué Paul à l'Eglise; il lui a donné encore une fois, en ce sens, l'Apôtre des nations. Barnabé fut envoyé en mission avec Paul par l'Eglise d'Antioche, accomplissant ce qu'on appelle le premier voyage missionnaire de l'Apôtre. En réalité, il s'agit d'un voyage missionnaire de Barnabé, qui était le véritable responsable, et auquel Paul se joignit comme collaborateur, touchant les régions de Chypre et de l'Anatolie du centre et du sud, dans l'actuelle Turquie, et se rendant dans les villes d'Attalia, Pergé, Antioche de Pisidie, Iconium, Lystre et Derbe (cf. Ac 13, 14). Il se rendit ensuite avec Paul au Concile de Jérusalem, où, après un examen approfondi de la question, les Apôtres et les Anciens décidèrent de séparer la pratique de la circoncision de l'identité chrétienne (cf. Ac 15, 1-35). Ce n'est qu'ainsi, à la fin, qu'ils ont rendu officiellement possible l'Eglise des païens, une Eglise sans circoncision:  nous sommes les fils d'Abraham simplement par notre foi dans le Christ.

    Les deux, Paul et Barnabé, eurent ensuite un litige, au début du deuxième voyage missionnaire, car Barnabé était de l'idée de prendre Jean-Marc comme compagnon, alors que Paul ne voulait pas, ce jeune homme les ayant quittés au cours du précédent voyage (cf. Ac 13, 13; 15, 36-40). Entre les saints, il existe donc aussi des contrastes, des discordes, des controverses. Et cela m'apparaît très réconfortant, car nous voyons que les saints ne sont pas "tombés du ciel". Ce sont des hommes comme nous, également avec des problèmes compliqués. La sainteté ne consiste pas à ne jamais s'être trompé, à n'avoir jamais péché. La sainteté croît dans la capacité de conversion, de repentir, de disponibilité à recommencer, et surtout dans la capacité de réconciliation et de pardon. Ainsi Paul, qui avait été plutôt sec et amer à l'égard de Marc, se retrouve ensuite avec lui. Dans les dernières Lettres de saint Paul, à Philémon et dans la deuxième à Timothée, c'est précisément Marc qui apparaît comme "mon collaborateur". Ce n'est donc pas le fait de ne jamais se tromper, mais la capacité de réconciliation et de pardon qui nous rend saint. Et nous pouvons tous apprendre ce chemin de sainteté. Quoi qu'il en soit, Barnabé, avec Jean-Marc, repartit vers Chypre (cf. Ac 15, 39) autour de l'année 49. On perd ses traces à partir de ce moment-là. Tertullien lui attribue la Lettres aux Hébreux, ce qui ne manque pas de vraisemblance car, appartenant à la tribu de Lévi, Barnabé pouvait éprouver de l'intérêt pour le thème du sacerdoce. Et la Lettre aux Hébreux interprète de manière extraordinaire le sacerdoce de Jésus.

    Benoît XVI

  • François se vante

    « Le pape érige la Sainte Marie-Madeleine en fête liturgique » (La Croix), « Marie-Madeleine fera désormais l’objet d’une fête liturgique » (Radio Vatican), « Le pape instaure la fête liturgique de sainte Marie Madeleine, au même titre que les apôtres » (i-media).

    La véritable nouvelle (qui ne concerne évidemment que ceux qui suivent la néo-« liturgie ») est que le pape fait passer Marie Madeleine du rang de « mémoire obligatoire » à celui de « fête ».

    Mais, si Paul VI a voulu rabaisser Marie-Madeleine (comme la plupart des saints), cela ne change rien au fait qu’il y a toujours eu une fête de sainte Marie-Madeleine, et on le sait bien par exemple à Mont-de-Marsan…

    Dans la liturgie traditionnelle*, c’est une fête de rite double à 9 leçons des matines dans l'office romain, à 12 leçons dans l'office monastique, donc le degré le plus haut de la liturgie latine. Ensuite, le classement a essentiellement pour but d'établir les préséances. Celui de la fête de sainte Marie-Madeleine (double dans le calendrier romain, double majeure dans le calendrier monastique) empêchait qu'elle puisse être célébrée le dimanche. Ce qui est le cas avec ce que François prétend "instaurer"... Donc il ne fait que rétablir.

    On comprend bien que cette initiative entre dans le cadre de la promotion des femmes. C'est assez dérisoire. Et si c'est pour mettre en valeur le fait que Marie-Madeleine a été « l'apôtre des apôtres », selon le beau titre que lui donne la tradition, c'est une erreur de perspective. Elle a été celle qui a annoncé la Résurrection aux apôtres. Mais elle n'a jamais été apôtre comme eux. Les 12, et Paul et Barnabé, étaient des missionnaires qui parcouraient le monde pour annoncer la Bonne Nouvelle. La vocation de Marie-Madeleine est une vocation contemplative. C'est pourquoi les premières lectures des matines sont le chapitre 3 du Cantique des cantiques.

    On remarque aussi qu’ils sont incapables de faire quoi que ce soit correctement. Ils ont inventé une préface pour la fête de sainte Marie-Madeleine. Pourquoi pas. Mais avec une grosse faute dès le début de ce qui concerne spécifiquement la fête du jour : « Qui in hortu manifestus apparuit Mariae Magdalenae ». Hortus est de la deuxième déclinaison, pas de la quatrième. Dans le jardin, c’est donc « in horto ».

    ----

    * Avant la réforme de 1960, que j'oublie toujours. Réforme qui a mutilé les matines des fêtes devenues "de 3e classe".

  • Trois équipes "suisses"

    Les Suisses considèrent qu’ils ont trois équipes en compétition à l’Euro 2016 : l’équipe qui porte le nom de leur pays, celle du Kosovo (qui vient tout juste d'être reconnu par l'UEFA) et celle de l’Albanie. Il y a en effet de nombreux « Suisses » dans les équipes du Kosovo et de l’Albanie, car le football suisse a été colonisé par les Albanais et surtout les Kosovars. Des joueurs qui pour beaucoup sont nés en Suisse et ne sont jamais allés au Kosovo ou en Albanie…

    Cela dit les Albanais et les Kosovars peuvent dire aussi qu’ils ont les uns et les autres deux équipes : celle de leur pays et celle de Suisse.

    Il y a même deux frères, qui ont fait tous deux leurs premières armes au FC Bâle, et qui joueront demain l’un dans l’équipe de Suisse, l’autre dans l’équipe albanaise.

    Et il y a un Suisse albanais qui a décidé de jouer dans l’équipe du Kosovo et qui est donc qualifié de traître en Albanie. Où on ne l’a jamais vu…

  • Ramadan scolaire

    Novopress publie des documents de différentes écoles publiques indiquant que les parents d’enfants faisant le ramadan peuvent demander le remboursement des frais de cantine.

    Oui, à l’école dite laïque. Mais laïque a toujours voulu dire anticatholique. Pas contre les autres religions. Surtout quand le ministre s’appelle Belkacem.

    Donc dans les écoles on reconnaît désormais officiellement le ramadan, et l’on rembourse les frais de cantine.

    Et bien entendu les services de protection de l’enfance, si tatillons, si soupçonneux face au fait religieux, trouvent tout à fait normal que des enfants soient privés de nourriture et de boisson pendant les longues journées de juin… et qu’ils s’empiffrent toute la nuit de ce que l’on peut trouver de plus gras et de plus sucré…

    Imagine-t-on ce qui arriverait à des parents non musulmans s’ils faisaient subir ce régime à leurs enfants ?

    Le fait qu'il n’y ait même personne pour poser la question est un indice du degré de dhimmitude de notre pays.

  • Sainte Marguerite d’Ecosse

    Cependant Marguerite donnait à l'Ecosse le spectacle de toutes les vertus. Elle avait appris, dès ses premières années, à mépriser l'éclat trompeur des pompes mondaines, et à regarder les plaisirs comme un poison d'autant plus dangereux qu'il flatte en donnant la mort. C'était bien moins par sa rare beauté que par un heureux assemblage de toutes les qualités de l'esprit et du cœur, qu'elle s'attirait l'admiration de toute la cour. Les honneurs qu'on lui rendait ne portaient aucune atteinte à son humilité. Toute son ambition était de se rendre agréable au Roi des rois. Elle, ne trouvait de satisfaction que dans les charmes de l'amour divin, et cet amour elle l'entretenait et le nourrissait par l'exercice de la prière et de la méditation, auquel il lui arrivait souvent de consacrer des jours entiers. Considérant Jésus-Christ dans la personne des pauvres, elle saisissait toutes les occasions qui se présentaient de les servir, de les consoler et de pourvoir à leurs différents besoins. Malcolm, touché de tant de vertus, conçut pour Marguerite la plus haute estime; il crut même devoir lui proposer de s'unir à elle par les liens du mariage. Il fut au comble de ses désirs lorsque la princesse, moins par sa volonté propre que par le conseil des siens, y eut donné son consentement. Marguerite fut mariée et couronnée reine d'Ecosse en 1070. Elle était dans la 24e année de son âge. Quoique Malcolm eût des mœurs peu polies, il n'avait cependant rien dans le caractère qui sentit la fierté ou la bizarrerie, et l'on ne remarquait en lui aucune mauvaise inclination. Marguerite, par une conduite pleine de respect et de condescendance, se rendit bientôt maîtresse de son cœur. Elle se servit de l'ascendant qu'elle avait sur lui pour faire fleurir la religion et la justice, pour procurer le bonheur des peuples et pour inspirer à son mari ces sentiments qui en ont fait un des plus vertueux rois d'Ecosse. Elle adoucit son caractère, cultiva son esprit, polit ses mœurs et l'embrasa d'amour pour la pratique des maximes de l'Evangile. Le roi était si charmé de la sagesse et de la piété de son épouse, que non seulement il lui laissait l'administration de ses affaires domestiques, mais qu'il se conduisait encore par ses avis dans le gouvernement de l'Etat. Marguerite, au milieu du tumulte des affaires, savait conserver le recueillement de l'âme et se prémunir contre les dangers de la dissipation. Une extrême exactitude à faire toutes ses actions en vue de Dieu, l'exercice continuel de la prière, la pratique constante du renoncement à soi-même étaient les principaux moyens qu'elle employait pour se maintenir dans une disposition aussi parfaite. L'étendue de son génie ne le cédait point à l'éminence de ses vertus. On admirait en Ecosse, et même dans les pays étrangers, sa prudence qui pourvoyait à tout, son application aux affaires publiques et particulières, son ardeur à saisir toutes les occasions de rendre les peuples heureux, sa sagesse et sa dextérité dans l'accomplissement des devoirs attachés à l'exercice de 1'autorité royale. Dieu bénit le mariage de Marguerite et de Malcolm; il en sortit plusieurs enfants, qui ne dégénérèrent point de la vertu de ceux dont ils avaient reçu le jour. La reine devint mère de six princes, savoir Edouard, Edmond, Edgar, Ethelred, Alexandre, David, et de deux princesses, qui reçurent l'une le nom de Mathilde, et l'autre celui de Marie. La première épousa Henri Jer, roi d'Angleterre; la seconde fut mariée à Eustache, comte de Boulogne. Edgar, Alexandre et David parvinrent successivement à la Couronne d'Ecosse, et régnèrent tous avec une grande réputation de valeur, de sagesse et de piété. David se distingua encore au-dessus de ses deux frères, et l'on a dit de lui et à juste titre qu'il avait été le plus bel ornement du trône écossais.

    Rohrbacher, Histoire universelle de l’Eglise catholique

  • A Alep…

    Dimanche a été inauguré en plein centre d’Alep, dans les jardins du couvent des frères Maristes, un parc de jeux pour enfants, avec balançoires et toboggans.

    Alors que les bombes tombaient sur divers quartiers de la ville, un grand nombre de familles a participé à l’inauguration. Une façon aussi de dire oui à l’espoir malgré tout. Et de dire qu’il faut rester.

    (texte, photos)

  • D’autres sont français

    Déclaration de Bacary Sagna, tapeur de ballon de l’équipe de France, à propos de la polémique sur l’absence de Maghrébins dans l’actuelle sélection :

    « Le coach a dû faire des choix. Moi je suis noir, certains sont maghrébins, d’autres français ou chinois, c’est le monde qui est comme ça. »

  • Suppression de la liberté scolaire

    Le ministre de l’Education anciennement nationale a officiellement annoncé l’abolition de la liberté d’enseignement en France à partir de la prochaine rentrée : le régime actuel de simple déclaration d’ouverture d’une école hors contrat sera remplacé par un régime d’autorisation administrative préalable : il faudra faire la demande au moins quatre mois avant l’ouverture prévue. En outre, les contrôles vont être multipliés dans les écoles existantes, ainsi que dans les foyers où l’on pratique l’école à la maison. Officiellement pour s’assurer du niveau scolaire, en réalité (et l’on ne s’en cache pas), pour vérifier le degré d’adhésion aux « valeurs de la République ».

    Dès hier, le cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux et président du conseil épiscopal pour l’Enseignement catholique, a publié un communiqué disant notamment :

    Depuis plusieurs décennies, l’Eglise a manifesté l’attention qu’elle porte à la liberté d’enseignement. Or, ce nouveau dispositif d’autorisation préalable serait malgré les assurances apportées, une atteinte au principe même de cette liberté constitutionnelle en posant des conditions à l’ouverture des établissements scolaires. Aujourd’hui, l’épiscopat français entend, par ma voix, exprimer à ce sujet à la fois son inquiétude et ses plus grandes réserves.

    Les motivations de la réforme envisagée méritent, il est vrai, d’être justement examinées, et notamment la lutte contre la radicalisation. Cette lutte est nécessaire mais pas à n’importe quel prix et certainement pas à celui de la liberté d’enseignement.

    Le système actuel de déclaration, pleinement appliqué, et si besoin renforcé, répond d’ores et déjà aux exigences légitimes de contrôle par l’Etat.

    Il n’y a donc pas lieu de réformer dans l’empressement et par un biais inapproprié des questions aussi importantes.

    On peut regretter que le cardinal Ricard utilise le vocabulaire du politiquement correct en évoquant la « radicalisation », comme si cela touchait toutes les confessions religieuses, comme s’il y avait des écoles où l’on prêche le terrorisme catholique…

    Cela dit, le mot « radicalisation » ne trompe personne, au point que Najat Belkacem fait savoir que les contrôles des écoles hors contrat ont une visée surtout pédagogique et détectent non une éventuelle radicalisation mais des « failles pédagogiques ». Cela devient de plus en plus difficile d’inventer des euphémismes.

    Il n’en reste pas moins que l’islamisme est très évidemment le prétexte pour la suppression de la liberté scolaire et la mise sous surveillance des écoles hors contrat existantes, qui, lorsqu’elles sont confessionnelles, sont presque toutes catholiques.

    Et c’est une grande satisfaction, assurément, pour Najat Belkacem, musulmane au Maroc et laïcarde en France, de pouvoir porter un tel coup au droit à l’école catholique.

    On n’oubliera pas toutefois que le vrai responsable est François Hollande.

  • Saints Prime et Félicien

    31.jpg

    Ces deux martyrs appartiennent à l’Église de Nomentum. Mais quand celle-ci, au VIIe siècle, fut désolée par les Lombards, le pape Théodore transporta leurs corps dans la rotonde de Saint-Etienne sur le Cœlius, où il les déposa sous un autel orné de mosaïques. La calotte absidale subsiste encore intacte, et l’on y voit, à côté de la croix, Prime et Félicien nimbés, avec le rouleau de la divine Loi entre les mains.

    Le Pape confia le souvenir de ces travaux à deux inscriptions dont voici le texte :

    ASPICIS AVRATVM CÆLESTI CVLMINE TECTVM ASTRIFERVMQVE MICANS PRÆCLARE LVMINE FVLTVM
    Tu vois le toit doré qui s’élève au ciel, sur lequel se reflètent les rayons du soleil.

    EXQVIRENS PIETAS TECTVM DECORARE SACRATVM
    PASTORIS SVMMI THEODORI CORDEM EREXIT
    QVI STVDIO MAGNO SANCTORVM CORPORA CVLTV
    HOC DEDICAVIT NON PATRIS NEGLECTA RELIQVIT

    La divine bonté voulant décorer la voûte du lieu saint,
    Excita le cœur du Pasteur suprême, Théodore,

    Qui, avec grand soin, dédia cette tombe pour garder les corps des saints,
    Ne les laissant pas dans l’abandon à Nomentum, leur patrie.

    Prime et Félicien furent donc les premiers martyrs qui, des cimetières extra-muros, firent leur entrée dans la ville éternelle.

    Bienheureux cardinal Schuster

  • L’UE au Danemark

    Le dernier sondage Epinion réalisé pour la chaine de télévision nationale danoise DR News montre que de plus en plus de Danois souhaitent un référendum sur l’appartenance du pays à l’UE.

    En février, 37% souhaitaient un référendum du type britannique. Aujourd’hui ils sont 42%.

    En novembre de l’an dernier, ils étaient 56% à dire qu’ils voteraient en faveur du maintien dans l’UE s’il y avait un référendum. Aujourd’hui ils sont 44%. Tandis qu’ils étaient 31% à dire qu’ils voteraient pour sortir de l’UE ; aujourd’hui ils sont 42%.

    Autrement dit la tendance est en train de s’inverser. Et la classe politicienne danoise tremble de peur devant le référendum britannique. Si le Royaume–Uni vote le Brexit, la pression sera considérable pour qu’il y ait un référendum sur le « DK-exit ».

  • Un catholique à Taiwan

    Elu vice-président de Taiwan lors de l’élection présidentielle de janvier dernier qui a vu la victoire de Tsai Ing-wen, la candidate du Parti démocrate-progressiste (nationaliste), Philip Chen Chien-jen a pris ses fonctions, comme la présidente, le 20 mai. Le 28 mai, il participait au congrès eucharistique national, écho du congrès eucharistique international de Cebu.

    Invité par les évêques à prendre la parole, Chen Chien-jen a commencé par dire qu’il assistait quotidiennement à la messe depuis les années 90, quand il était devenu membre de l’Academica Sinica, le premier institut de recherche de Taïwan (dont il a été vice-président). Il a confié qu’il allait à la messe accompagné de son épouse, catholique elle aussi. « La messe quotidienne me permet de confier mes prières, mon travail, mes joies, mes peines à Dieu. Ecouter la parole de Dieu, ce qu’en disent les prêtres, recevoir le corps du Christ, voilà ce qui est à la source de mon bonheur dans ma vie et mon mariage », a-t-il dit. Sans le Christ, a-t-il poursuivi, « je tomberais bien vite et succomberais aux tentations du diable et du monde ». La messe et l’Eucharistie quotidiennes me permettent de faire l’apprentissage de l’amour du Christ dans ma vie. Communier est une action indispensable, qui m’est nécessaire tout comme chacun a le devoir de se maintenir en forme, de se laver et de se nourrir. Communier au corps du Christ me permet de tenir à distance la jalousie, l’orgueil, la méchanceté, la paresse, et de garder à l’esprit l’importance de la pureté, de la sérénité, de la paix et de la joie, a-t-il encore développé, avant de conclure en déclarant que, pour lui, l’Eucharistie représentait le mystère de la foi, nourrissait l’âme, et procurait la joie et la paix.

    A Taiwan il y a 300.000 catholiques sur 23,5 millions d’habitants.

  • Rerum Creator optime

    Rerum Creator optime,
    Rectorque noster, aspice:
    Nos a quiete noxia
    Mersos sopore libera.

    Très bon créateur de toutes choses, vois : libère nous, qui étions immergés dans le sommeil, d’un nuisible repos.

    Te, sancte Christe, poscimus,
    Ignosce tu criminibus :
    Ad confiténdum surgimus,
    Morasque noctis rumpimus.

    Christ saint, nous te le demandons, pardonne, toi, les crimes : nous nous levons pour les confesser, nous rompons les pauses de la nuit.

    Mentes manusque tollimus,
    Prophéta sicut noctibus
    Nobis geréndum præcipit,
    Paulusque gestis censuit.

    Nous levons nos esprits et nos mains, comme nous a prescrit de le faire le prophète pendant la nuit, et comme Paul l’a montré en actes.

    Vides malum, quod fécimus:
    Occulta nostra pándimus:
    Preces geméntes fundimus,
    Dimitte quod peccávimus.

    Vois le mal que nous faisons : nous mettons au jour ce qui est caché en nous : nous répandons, gémissants, des prières, remets, parce que nous avons péché.

    Præsta, Pater piíssime,
    Patríque compar Unice,
    Cum Spíritu Paráclito
    Regnans per omne sæculum.
    Amen.

    Fais-le, Père très bon, et l’Unique égal au Père, avec le Saint-Esprit, qui règnes pour tous les siècles. Amen.

    Hymne des matines, typiquement « ambrosienne », et donc traditionnellement attribuée à saint Ambroise, avant qu’on l’attribue à saint Grégoire le Grand, et que finalement on ne l’attribue plus à personne. Voici la traduction de Jean Racine, dramatiquement amplifiée dans un sens jansénisant, mais autrement plus réussie que celle de Corneille.

    Racine.jpg