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Le blog d'Yves Daoudal - Page 3

  • Vox clara ecce intonat

    L’hymne des laudes au temps de l’Avent, avec la traduction de Lemaître de Sacy. On verrait volontiers une influence janséniste dans la troisième strophe («  lamentables » rimant avec « coupables »), mais les « entrailles d’amour » de la quatrième strophe outrepassent le texte latin dans l’autre sens…

    Vox clara ecce íntonat,
    obscúra quæque íncrepat:
    pellántur éminus sómnia;
    ab æthre Christus prómicat.

    Une éclatante voix résonne à notre oreille.
    Un vif rayon frappe nos yeux.
    Quittons l'ombre et la nuit. Que tout homme s'éveille.
    Jésus descend des cieux.

    Mens jam resúrgat tórpida
    quæ sorde exstat sáucia;
    sidus refúlget jam novum,
    ut tollat omne nóxium.

    Qu'enfin l'âme abattue en sa langueur funeste
    Espère après tant de travaux ;
    Un nouvel astre brille et sa flamme céleste
    Doit guérir tous nos maux.

    E sursum Agnus míttitur
    laxáre gratis débitum;
    omnes pro indulgéntia
    vocem demus cum lácrimis.

    L'Agneau vient faire un don pour sauver les coupables
    Que nul homme n'a mérité.
    Allons, fondant en pleurs par nos cris lamentables
    Implorer sa bonté.

    Secúndo ut cum fúlserit
    mundúmque horror cínxerit,
    non pro reátu púniat,
    sed nos pius tunc prótegat.

    Afin qu’étant armé des traits de sa colère
    Au grand et redoutable jour,
    Oubliant qu’il est Juge, il nous montre en vrai Père
    Des entrailles d’amour.

    Summo Parénti glória
    Natóque sit victória,
    et Flámini laus débita
    per sæculórum sæcula.
    Amen.

    Gloire au Père éternel, au Fils notre espérance,
    A l’Esprit notre heureuse paix ;
    Qu’ils règnent en ce jour qui jamais ne commence
    Et ne finit jamais.

    Par les Bénédictines de Marie, Reine des apôtres :
    podcast

  • Une victoire de la culture de mort

    La Cour de cassation a confirmé la relaxe de Jean Mercier, qui avait « aidé sa femme à mourir ». Condamné en première instance en 2015 à un an de prison avec sursis, il avait été relaxé par la cour d'appel de Lyon en novembre 2016.

    Mme Mercier était comme par hasard une militante de l’ADMD, le principal lobby de l’euthanasie. Et le chef du lobby, Jean-Luc Romero, se félicite, en ces termes que je vous laisse découvrir :

    Screenshot-2017-12-13 Jean-Luc Romero on Twitter(1).png

  • Un Grec et un Polonais

    Dans la perspective du prochain sommet de l’UE (14-15 décembre), le président du Conseil européen Donald Tusk a produit une note dans laquelle il dit qu’il faut abandonner les quotas obligatoires de migrants à répartir dans les divers pays de l’UE, ces quotas étant « hautement conflictuels » et s’étant « avérés inefficaces ».

    Rien de nouveau. C’est la position bien connue de Donald Tusk, qui avait dit en octobre (après la fin du programme de relocalisation) que les quotas obligatoires n’avaient « aucun avenir ».

    Mais le commissaire aux migrations, Dimitris Avramopoulos, a piqué une grosse colère contre Donald Tusk : « Il nie, il ignore, tout le travail que nous avons fait au cours des trois dernières années », et il compromet « l’un des principaux piliers du projet européen, le principe de solidarité ».

    Dimitris Avramopoulos paraît nier et ignorer, quant à lui, que le programme qui s’est terminé fin septembre était dérisoire par rapport au raz-de-marée des soi-disant « réfugiés », et que quatre pays ont jusqu’au bout refusé d’y participer.

    On remarquera que l’article du site EUobserver commence ainsi : « La Commission européenne a qualifié d’"inacceptable" le projet de Donald Tusk (…) ». Dimitris Avramopoulos, c’est « la Commission européenne ». En un sens c’est vrai. Quand un commissaire parle de son domaine de compétence, il est la Commission européenne. D’autant qu’en tant que commissaire il travaille pour toute l’UE et ne doit plus penser à son propre pays. Mais on voit qu’ici Dimitris Avramopoulos réagit d’abord en Grec. C’est la Grèce, et non la Commission, qui veut toujours des quotas obligatoires (pour des raisons qu’on peut comprendre). De l’autre côté, Donald Tusk tient compte manifestement de l’opinion diamétralement opposée de ses compatriotes polonais. Et j’avoue que c’est assez rafraîchissant de voir ainsi les nationalités resurgir à tout propos, alors que depuis 60 ans le rouleau compresseur bruxellois martèle que les responsables de l’UE abandonnent toute inspiration nationale…

  • Subversion numérique

    Parmi les personnes nommées par le Premier ministre le 11 décembre au Conseil national du numérique, « au titre des personnalités impliquées dans le développement du numérique aux niveaux local, national ou européen, ou concernées par ses effets », on note :

    • Rokhaya Diallo, qui dénonce le « racisme d’Etat » et défend les « ateliers en non-mixité », entre autres racialiseries islamistophiles ;

    • Hicham Kochman, à savoir le rappeur Axiom, qui éructe notamment dans Lille ma médina : « Je m’appelle Hicham et pas Stéphane voilà ce qui dérange les porcs, mes potes partaient dans le haram »…

    Merci monsieur Edouard Philippe pour cette belle avancée de la diversité.

    Addendum

    En raison de l'émotion suscitée par la nomination de Rokhaya Diallo, y compris au gouvernement et à l'Elysée (quand même), Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au numérique, a annoncé qu'il avait demandé à Marie Ekeland, présidente du Conseil national du numérique, de revoir sa copie.

  • Cendrillon

    Dans une enquête de L’Opinion intitulée « L’argent, tabou des députés », plusieurs nouveaux élus se désolent d’être quasiment réduits à la misère. Ainsi cette femme, député LREM : « Je vais moins souvent au restaurant, je mange pas mal de pâtes, j'ai ressorti des vêtements de la cave et je vais devoir déménager. »

    Un député gagne 5.000 € nets par mois. Plus l’indemnité représentative des frais de mandats, de 5.372 euros nets. Soit plus de 10.000€ par mois…

    Addendum

    Plus 1.200 € pour le loyer du pied à terre parisien à partir du 1er janvier prochain.

    (Sans compter les transports gratuits, le courrier gratuit, un forfait de 4.200 € de téléphone...)

  • Mission accomplie…

    Le candidat très à droite et très pro-vie Roy Moore a perdu l’élection sénatoriale de l’Alabama face au candidat très à gauche et militant de la culture de mort Doug Jones.

    Pour empêcher Roy Moore d’être élu on avait monté une campagne contre lui autour d’un « harcèlement sexuel » dont il aurait été coupable il y a 30 ans. On avait ensuite trouvé trois autres femmes, puis quatre autres, qui dénonçaient des gestes déplacés de Roy Moore toujours il y a une trentaine d’année.

    Selon les observateurs cela n’a pas été un élément majeur de la défaite de Moore. Mais il suffisait d’une efficacité à la marge, dans un scrutin disputé où Roy Moore ne faisait pas l’unanimité à droite parce que trop à droite. Or Roy Moore a perdu de 20.000 voix, dans un Etat où il y a 3 millions d’électeurs.

    Le résultat est que la majorité républicaine au Sénat devient très fragile, à 51-49.

    La presse anti-Trump (pléonasme) triomphe évidemment. Mais dans moins d’un an il y aura les élections de renouvellement d’un tiers du Sénat. Et sur les 13 Etats où l’on considère que l’élection sera disputée, 11 ont un sénateur sortant démocrate.

  • Sainte Lucie

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    Voici les répons propres des matines de sainte Lucie, avec la traduction du « Breviarium benedictinum », donc a priori de Lemaître de Sacy.

    Le premier répons chante ce que dit sainte Agathe à sainte Lucie, un jour que celle-ci était allée en pèlerinage avec sa mère sur la tombe de la martyre de Catane. Lucie avait demandé à Agathe de guérir sa mère. Agathe lui répond que c’est sa foi à elle, Lucie, qui va guérir sa mère, et c’est ce qui se produit. C’est alors que Lucie demanda à sa mère de lui permettre de rester vierge et de distribuer sa dot aux pauvres.

    ℟. Lúcia virgo, quid a me petis quod ipsa póteris præstare continuo matri tuæ? nam et fides tua illi subvenit, et ecce salváta est:
    * Quia jucúndum Deo in tua virginitate habitáculum præparásti.
    ℣. Sicut per me cívitas Catanensium sublimátur a Christo, ita per te Syracusana cívitas decorábitur.
    ℟. Quia jucúndum Deo in tua virginitate habitáculum præparasti.

    Luce vierge de Jésus-Christ, que demandez-vous de moi pour votre mère ? Car elle a reçu de votre foi le secours dont elle avait besoin, et elle est présentement guérie.
    Parce que par votre virginité vous avez préparé en vous pour le Seigneur une demeure qui lui est agréable.
    Comme la ville de Catane est élevée en honneur par Jésus-Christ à cause de moi, vous serez la gloire et l’ornement de Syracuse.
    Parce que par votre virginité vous avez préparé en vous pour le Seigneur une demeure qui lui est agréable.

    Sainte Lucie sur son bûcher (le verset est tiré du psaume 108) :

    ℟. Rogávi Dóminum meum Jesum Christum, ut ignis iste non dominétur mei:
    * Et impetrávi a Dómino inducias martyrii mei.
    ℣. Pro eo ut me diligerent, detrahébant mihi: ego autem orábam.
    ℟. Et impetrávi a Dómino inducias martyrii mei.

    J’ai prié mon Seigneur Jésus-Christ que ce feu ne puisse agir sur moi,
    Et j’ai obtenu du Seigneur que mon martyre soit différé de quelque temps.
    Au lieu de m’aimer, ils m’outrageront par leurs paroles ; et moi j’ai prié,
    Et j’ai obtenu du Seigneur que mon martyre soit différé de quelque temps.

    Le verset de ce répons vient du psaume 45:

    ℟. Gráta facta est a Dómino in certamine, quia apud Deum et apud hómines glorificáta est: in conspéctu principis loquebátur sapiéntiam:
    * Et Dóminus ómnium diléxit eam.
    ℣. Adjuvábit eam Deus vultu suo: Deus in médio ejus, non commovébitur.
    ℟. Et Dóminus ómnium diléxit eam.

    Le Seigneur l’a comblé de grâces dans le combat, elle a été glorifiée devant Dieu et devant les hommes. Elle a parlé sagement devant les princes ;
    Et le Seigneur de toutes choses l’a aimée.
    Dieu l’aidera de ses regards favorables ; elle ne sera point ébranlée, Dieu est au milieu d’elle,

    Et le Seigneur de toutes choses l’a aimée.

    La lettrine de Lucia virgo est de l'antiphonaire de Saint-Maur des Fossés, XIIe siècle.

  • En Pologne

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    Mateusz Morawiecki a été investi hier par le président Duda comme Premier ministre. Et c’est tout de suite la désillusion chez les eurocrates… Parce que cette nomination ne s’accompagne pas d’un remaniement ministériel (qui n’était pas annoncé…). Tous les ministres gardent leur poste (y compris Morawiecki comme ministre du Développement et des Finances), donc les bêtes noires de Bruxelles sont toujours là (spécialement les ministres de la Justice, des Affaires étrangères et de l’Environnement, sans oublier celui de la Défense…).

    Grosse déception donc chez ceux qui voyaient toujours en Morawiecki le banquier libéral et modéré propre sur lui, parlant aussi bien l’anglais et l’allemand que le polonais, donc cosmopolite et eurocompatible, ancien conseiller de Donald Tusk, et ancien membre de la commission qui avait travaillé à l’adhésion de la Pologne à l’UE…

    C’est oublier que cet homme est devenu membre du PiS en 2016, et proche de Jarosław Kaczyński. C’est oublier aussi qu’il est un très fervent patriote, exaltant à tout propos les hauts faits de l’histoire polonaise, et cela ne date pas d’hier : la banque dont il était le patron avait financé diverses expositions historiques, et aussi le film de Jerzy Hoffman La bataille de Varsovie, 1920.

    Dans son allocution d’investiture il a déclaré : « Notre point de départ sera la famille, une famille sûre, le travail, un travail digne, le logement, un logement pour tous. » Et à propos des problèmes avec l’UE : « Dans le creuset des expériences européennes et mondiales d’aujourd’hui, dans le feu des diverses disputes, nous gouvernerons pour le bien de la Pologne et de ses citoyens. »

    Interrogé par la chaîne de télévision Trwam sur ses projets, il a répondu : « Nous voulons transformer l’Europe, qu’elle revienne, c’est mon rêve, qu’elle soit rechristianisée, parce que malheureusement en de nombreux endroits on ne chante plus les chants de Noël, les églises sont vides et transformées en musées, c’est une grande tristesse. » (Mais les militants pro-vie lui reprochent d’avoir été hostile au durcissement de la loi sur l’avortement en 2016.)

    Dans le même entretien il a souligné que la Pologne est une « grande et fière nation » et qu’elle ne se soumettra à aucun « chantage » de Bruxelles.

    On lira avec intérêt le texte qu’il a écrit à l'occasion de la fête nationale le 11 novembre dernier, publié en français par L’Opinion, où il parle du patriotisme, des « grandes traditions intellectuelles polonaises de la liberté républicaine et de solidarité », de ses conceptions économiques et sociales et de ce qu’il a déjà réalisé en ce domaine : « Est-il possible de trouver un modèle du capitalisme qui puisse être, à la fois, innovant, compétitif et, aussi, solidaire ? La réponse est affirmative. La réponse polonaise à ces défis est le Plan de développement responsable. »

    Conclusion :

    C’est quoi, un patriotisme moderne ? C’est participer tous ensemble à la création d’un nouveau modèle polonais du capitalisme démocratique qui peut devenir le leader de la quatrième révolution industrielle. C’est choisir de s’engager dans la construction d’un budget participatif dans sa localité, choisir de rester en Pologne, fonder une entreprise dans son garage pour, plus tard, changer la face du monde. C’est aussi choisir d’emmener sa famille visiter les lieux de mémoire du syndicat Solidarnosc, de la Révolution de janvier 1863, ou bien de l’État polonais clandestin. La Pologne a un grand avenir devant elle, mais seulement si elle reste fidèle à son passé. L’héroïsme polonais est déjà une marque planétaire. Il est temps que l’économie polonaise la devienne à son tour. C’est cela un patriotisme moderne.

  • Rorate Caeli

    Voici le Rorate Caeli par le chœur du séminaire de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre aux Etats-Unis. (Avec de belles images de... messes Rorate.)

    Et une interprétation surprenante, accompagnée à l’orgue et dramatisée à l’extrême (c’est quasiment de l’opéra), par les… moines de Cîteaux, vers 1946.
    podcast

    Le texte (c'est un tissu de citations d'Isaïe), et la traduction de dom Guéranger.

    Rorate cæli desuper, et nubes pluant justum. (bis)

    Cieux, répandez votre rosée ; et que les nuées fassent pleuvoir le Juste.

    Ne irascaris Domine, ne ultra memineris iniquitatis. Ecce civitas sancta facta est deserta, Sion deserta est, Jerusalem desolata est, domus sanctificationis tuæ et gloriæ tuæ, ubi laudaverunt te patres nostri.

    Ne vous irritez plus, Seigneur, ne vous souvenez plus désormais de notre iniquité. Voilà que la cité du Saint est devenue déserte, Sion est dans la solitude, Jérusalem est désolée, cette maison consacrée à votre culte et à votre gloire, où nos pères ont chanté vos louanges.

    Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

    Peccavimus, et facti sumus tamquam immundus nos, et cecidimus quasi folium universi. et iniquitates nostræ quasi ventus abstulerunt nos. Abscondisti faciem tuam a nobis, et allisisti nos in manu iniquitatis nostræ.

    Nous avons péché, et nous sommes devenus comme le lépreux ; et nous sommes tous tombés comme la feuille ; et comme un vent impétueux, nos iniquités nous ont enlevés et dispersés. Vous avez caché votre face à nos regards, et vous nous avez brisés par la main de notre iniquité.

    Rorate cæli desuper, et nubes pluant justum.

    Vide Domine afflictionem populi tui, et mitte quem missurus es : emitte Agnum dominatorem terræ, de petra deserti ad montem filiæ Sion, ut auferat ipse jugum captivitatis nostræ.

    Voyez, Seigneur, l'affliction de votre peuple, et envoyez Celui que vous devez envoyer. Faites sortir l'Agneau qui doit dominer sur la terre; qu'il s'élance de la pierre du désert sur la montagne de la fille de Sion, afin qu'il enlève lui-même le joug de notre captivité.

    Rorate cæli desuper, et nubes pluant justum.

    Consolamini, consolamini, popule meus : cito veniet salus tua ; quare mœrore consumeris, quia innovavit te dolor? Salvabo te, noli timere, ego enim sum Dominus Deus tuus, Sanctus Israel, redemptor tuus.

    Console-toi, console-toi, ô mon peuple ! bientôt viendra ton salut: pourquoi te consumes-tu dans la tristesse? Pourquoi la douleur s'est-elle emparée de toi ? Je te sauverai, ne crains point : car je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d'Israël, ton Rédempteur.

    Rorate cæli desuper, et nubes pluant justum.

  • Babiš et les migrants

    Dans une interview à Pravo, samedi, Andrej Babiš, le nouveau Premier ministre tchèque (qui a été officiellement investi le 6 décembre et dont le gouvernement doit être connu et installé mercredi prochain) a répété qu’il n’y aurait pas de migrants dans son pays. Evoquant la procédure engagée par la Commission européenne devant la Cour de Justice de l’UE, il a déclaré : « La Commission peut retirer les charges à tout moment. Nous devons négocier sur ce sujet, et offrir différents modèles, comme garder les frontières ou aider les autres pays. Mais nous ne voulons aucun réfugié. » « L’UE doit comprendre que si elle n’écoute pas nos propositions, alors l’influence de partis extrémistes comme l’AfD ou le SPD va grandir, dont la stratégie est de détruire l’UE. »

    (Le SPD tchèque, c’est Liberté et Démocratie directe, de Tomio Okamura, un nouveau parti nationaliste, qui a obtenu plus de 10% des voix et 22 sièges.)

    Andrej Babiš a été salué comme europhile parce qu’il a déclaré que l’UE est « un projet incroyable grâce auquel nous avons la paix et la libre circulation en Europe »… Mais il est tout autant contre l’euro que contre la politique migratoire de l’UE, et contre la bureaucratie bruxelloise.... Et pour une Europe des nations comme ses confrères du groupe de Visegrad.

    Il avait largement axé sa campagne sur la politique migratoire, soulignant que c’était le plus grand défi actuel, et que le problème devait être résolu rapidement « loin du territoire européen », notamment par une lutte efficace contre le « trafic d’êtres humains ».

    Les 14 et 15 décembre, le « Trump tchèque » (il est même nettement plus riche que Trump) participera à son premier sommet de l’UE, où l’on parlera notamment… des migrations.