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Le blog d'Yves Daoudal - Page 3

  • 3e dimanche après la Pentecôte

    Offertoire

    Sperent in te omnes, qui novérunt nomen tuum, Dómine : quóniam non derelínquis quæréntes te : psállite Dómino, qui hábitat in Sion : quóniam non est oblítus oratiónem páuperum.

    C’est en vous que se confient tous ceux qui ont connu votre nom, Seigneur, car vous n’abandonnez point ceux qui vous cherchent. Chantez le Seigneur qui habite en Sion, car il n’a pas oublié la prière des pauvres.

    On remarquera le travail accompli par le compositeur sur le texte, pour n’en garder que ce qui l’intéressait. Voici le texte complet du psaume 9, 11-13 selon le « psautier romain » qui est ici utilisé :

    et sperent in te omnes qui noverunt nomen tuum
    quoniam non derelinques quaerentes te Domine
    psallite Domino qui habitat in Sion
    adnuntiate inter gentes mirabilia ejus
    quoniam requirens sanguinem eorum memoratus est
    et non est oblitus orationem pauperum.

    Le compositeur n’a conservé que ce qui concerne spécifiquement la prière de ceux qui cherchent Dieu et qui connaissent son nom. Et pour réaliser ce qui est peut-être le plus beau dans sa mélodie, il a fait passer « Domine » de la fin du deuxième stique à la fin du premier, afin d’obtenir « nomen tuum Domine », avec l’affirmation de la majesté divine sur « nomen tuum », immédiatement suivie de la vénération (habituelle) sur « Domine ».

    On voit aussi que le motif qui lance la mélodie (sur Sperent) se retrouve identique sur nomen, quaerentes, psallite, et par allusion en d’autres endroits (dont les trois premières notes sur non derelinquis).


    podcast

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  • Image du suicide

    La vidéo suivante ne vous fera pas perdre de temps : elle dure 15 secondes. Et elle est une illustration du suicide de nos sociétés. Elle est produite par les services de santé de l’Ontario (Canada), donc financée par les contribuables. Avant de la regarder il convient aussi de savoir que le taux d’enfants par femme est tombé (depuis longtemps) à 1,5 dans cet Etat.

    Bref, les enfants sont insupportables : il ne faut pas en avoir. Et pour cela l’Etat va vous aider : allez sur notre site et sur la rubrique « Options en matière de soins de santé ». Car la contraception et l’avortement (permis jusqu’à la naissance au Canada) sont des soins de santé : si vous ne voulez pas être malade d’avoir un enfant insupportable.

    Ce qui est également ignoble, et devrait faire condamner l’Etat de l’Ontario pour discrimination, est que l’enfant est particulièrement insupportable parce qu’il est roux. Les statistiques montrent que les roux sont les plus maltraités dans les cours d’école. Dans la propagande de l’Ontario aussi…

    (Source: LifeSiteNews)

  • Délire

    La soi-disant « Eglise d’Angleterre » va inventer une liturgie pour rebaptiser les « transgenres ».

    C’est une croyance fondamentale de l’Eglise que le baptême ne peut être reçu qu’une fois, dit le secrétaire général du synode, William Nye. Toutefois, on peut trouver une façon de rebaptiser un homme qui devient femme et vice-versa. Il suffit de faire une liturgie de « bienvenue » au cours de laquelle le transgenre peut « réaffirmer ses vœux baptismaux » sous son nouveau nom.

    William Nye va présenter le mois prochain à la réunion semestrielle du synode ce projet qui « répond à un besoin pastoral ».

    Pour beaucoup de pasteurs anglicans le temps est en effet venu d’affirmer l’idéologie du genre (dont je découvre que c’est l’idéologie officielle de Wikipedia – en anglais, en français). Le « prêtre » transgenre “Rachel” Mann (curé d’une paroisse de Manchester et chanoine de la cathédrale) explique : « Les personnes trans ressentent puissamment le besoin d’être reconnues dans le nom qu’elles ont choisi : cette liturgie est une avancée bienvenue pour soutenir les personnes trans. »

  • Comme au cinéma

    Un homme condamné pour banditisme, âgé de 100 ans, a été libéré de prison hier dans le Massachusetts.

    Il était le détenu le plus âgé des Etats-Unis.

    Il est aussi le plus âgé des membres de la mafia.

    Il s’agit de John Franzese dit « Sonny », né en 1917 à Naples (ou selon la légende sur le bateau qui amenait ses parents en Amérique). Dès la fin des années 30 il rejoint la « famille » Profaci, l’un des cinq gangs de la mafia de New York. Il est un ami du boxeur Rocky Graziano, auquel il ressemble beaucoup. Dès 1938 a lieu sa première arrestation, pour agression. En 1942 l’armée le rejette en raison de ses « tendances homicides ». Au milieu des années 50 il devient capitaine de la « famille » Colombo (Joseph Colombo ayant pris la succession de Joseph Profaci à la mort de celui-ci), et en 1964 numéro 2 de la « famille ».

    En 1970 il est condamné à 50 ans de prison, notamment comme cerveau de l’attaque de plusieurs banques, et pendant le procès sont produits des rapports indiquant qu’il a dû tuer entre 30 et 50 personnes. Mais aux Etats-Unis, tant que vous n’êtes pas condamné à plusieurs centaines d’années… Donc il est libéré « sur parole » dès 1978. Sic. Puis il retourne régulièrement en prison pour violation de sa parole… En juin 2008, pendant l’un de ses séjours en prison, il est inculpé, avec tous les dirigeants de la famille Colombo, de toute une série de crimes, vols, extorsions, trafic de drogue, etc. Mais il ressort tranquillement de prison en décembre. Toutefois, en janvier 2011 (peu avant son 94e anniversaire), il est condamné à 8 ans de prison pour racket sur des clubs de striptease et une pizzeria. Et ce 23 juin il est libéré… Il a eu 100 ans le 6 février.

    Entre 2005 et 2007, il se confie à un nouveau dans la « famille » : Gaetano Fatato. Authentique mafioso, Fatato est aussi un informateur du FBI. Il enregistre un millier d’heures de conversations avec « Sonny ». Lequel lui dit notamment qu’il a tué beaucoup de gens « et je ne parle pas de 4, 5, 6 ou 10… ». Il explique qu’avant un meurtre il a toujours mis du vernis sur ses doigts pour éviter les empreintes digitales, et un bonnet pour ne pas laisser des cheveux. Et il dit comment traiter correctement un cadavre : il faut le démembrer dans une piscine pour enfants, sécher les morceaux dans un four à micro-ondes, et les disperser dans des poubelles de commerces. « Aujourd’hui on ne peut plus avoir de corps… Il vaut mieux prendre une heure pour se débarrasser du corps que laisser le corps dans la rue. »

    Son fils Michael (l’un des se 8 enfants) a salué sa libération sur twitter :

    « C'est officiel ! Papa a été libéré ! 100 ans, un homme libre ! DIEU SOIT LOUÉ ! »

    Michael Franseze était un capitaine de la famille Colombo, et il s’occupait des rackets de son père quand celui-ci était en prison. Puis il est devenu chrétien évangélique…

  • Baratin

    Le dispositif Alerte enlèvement, affirme-t-on, a été d’une « grande efficacité ». Actionné ce matin, il a permis en deux heures de retrouver le petit Adam, 5 ans, qui avait été enlevé dans la nuit de jeudi à vendredi.

    Sauf que le petit Adam n’a pas été enlevé et qu’il se trouvait tout simplement avec son père, séparé d’avec la mère de l’enfant. Le père devait rendre l’enfant jeudi soir, mais il n’est pas venu. La mère a prévenu la police. Et la police a trouvé l’enfant chez son père… Mais c’est d’une telle banalité que pour vanter le dispositif Alerte enlèvement (dont je ne nie pas l’intérêt), on invente une histoire d’enlèvement, et l’on ajoute dramatiquement que l’enfant est heureusement (on n’ose pas dire par miracle) « sain et sauf »…

    La dernière Alerte enlèvement en date concernait également un enfant de 5 ans qui était avec son père. Mais c’était dans la communauté des « gens du voyage » et le père n’avait pas attendu la police. L’Alerte enlèvement fut levée sans qu’on ait retrouvé l’enfant. Lequel fut retrouvé plus d’un mois plus tard. Sans lien avec l’Alerte enlèvement…

  • Quel cirque !

    Richard Ferrand, nommé par le démiurge Macron président du groupe La République en marche, donc seul candidat, a été élu à l’unanimité président du groupe. Enfin presque : 306 sur 308. C’était à main levée, et il y en a eu deux qui n’ont pas levé la main. Sans doute un paralysé et un qui faisait déjà la sieste.

    Ainsi Richard Ferrand, rattrapé par les affaires, ne pouvait pas rester ministre. Mais on le bombarde chef des députés macronistes. C’est très pratique : il a l’immunité parlementaire. Et si la justice demande la levée de son immunité, il a une majorité pour la rejeter…

    Et la première loi qu’on votera sera celle sur la moralisation de la vie politique…

    Se foutre du monde à ce point-là, c’est du grand art.

  • Nativité de saint Jean Baptiste

    Le plus grand des hommes a donc été envoyé pour rendre témoignage à Celui qui est plus qu'un homme. Quand en effet celui que nul ne surpassa parmi les enfants des femmes, s'écrie: « Je ne suis pas le Christ », et que devant le Christ il s'humilie, c'est que sûrement le Christ est plus qu'un homme. Veux-tu aller à Jean, le plus grand des hommes? Mais le Christ est plus qu'un homme. Ainsi donc en voyant le précurseur, cherche le Juge; crains le Juge en entendant la voix de son héraut. Jean est un envoyé; il a prédit l'apparition prochaine du Messie. Quel témoignage lui rend-il ? Ecoute : « Je ne mérite pas, dit-il, de dénouer les courroies de sa chaussure ». — Comprends-tu bien, ô homme, ce que tu ferais alors? — « Quiconque s'abaisse sera élevé ». — Que dit-il encore du Christ? « Nous avons tous reçu de sa plénitude ». Tous, qu'est-ce à dire? C'est que patriarches, prophètes ou apôtres sacrés, envoyés avant ou après l'Incarnation, « nous avons tous reçu de sa plénitude ». Nous sommes comme des vases; il est, lui, la Source.

    Si donc nous avons bien compris ce mystère, Jean, mes frères, est un homme, le Christ est Dieu. Que l'homme donc s'humilie; c'est Dieu qui doit être élevé. Pour apprendre à l'homme à s'humilier, Jean est né le jour où commencent à décroître les jours; et pour enseigner qu'il faut exalter Dieu, le Christ est né le jour où les jours commencent à croître. Mystère profond ! Si nous célébrons la naissance de Jean comme celle du Christ, c'est que cette naissance aussi est remplie d'enseignements sacrés. De quels enseignements ? De ceux qui nous montrent en quoi consiste notre grandeur. Afin de croître divinement, diminuons humainement. Humilions-nous en nous-mêmes pour grandir en Dieu. (In homine minuamur, in Deo crescamus. In nobis humiliemur, ut in illo exaltemur.)

    Les morts différentes de Jean et du Christ nous montrent aussi cette grande vérité d'une manière frappante. Pour dire à l'homme de diminuer, Jean a perdu la tête; pour lui dire aussi combien il doit exalter Dieu, le Christ a été élevé en croix. Jean a été envoyé pour nous servir de modèle et pour nous attacher au Verbe. Tant que puisse se vanter l'orgueil humain, si éminente que soit la sainteté dont il se flatte, qui jamais égalera Jean ? Toi qui t'estimes grand, jamais, qui que tu sois, tu ne seras ce qu'il était. Il n'était pas né encore, et déjà par son tressaillement dans le sein maternel il prédisait la prochaine naissance du Seigneur. Est-il rien de plus sublime que cette sainteté? Imite-la, écoute ce qu'il dit du Christ : « Nous avons tous reçu de sa plénitude». C'est le flambeau qui te montre durant la nuit la source où lui-même a bu : « Nous avons tous reçu de sa plénitude. — Nous tous » : il est la Fontaine, nous sommes des vases; il est le Jour, nous sommes des flambeaux. Triste faiblesse humaine ! c'est avec un flambeau qu'on cherche le jour.

    Saint Augustin, sermon 289, 5.

  • "Historique", dit Macron

    Puisque c’est le premier sommet européen auquel participe Emmanuel Macron, il faut que le charismatique sauveur de la France, de l’Europe et du monde y impose un acte « historique ».

    C’est fait. Du moins c’est lui qui le dit. Ce qui est « historique », selon Macron, c’est cette ligne du paragraphe 8 des « conclusions » du conseil du 22 juin 2017 :

    Le Conseil européen convient de la nécessité de lancer une coopération structurée permanente qui soit inclusive et ambitieuse.

    « Coopération structurée permanente » : c’est ce qui devait être mis en œuvre lors de l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne. En… 2009.

    Ce qui allait de soi en 2009 et avait été ratifié par tous les Etats membres devient subitement une décision historique en 2017…

    Toutefois l’Irlande a rappelé que sa tradition de neutralité l’empêchait de participer à ce plan, et le Danemark, qui s’est exclu de toutes les politiques européennes depuis Maastricht, a rappelé qu’il ne participerait donc pas à celle-là non plus…

    On a remarqué que tout le monde n’est pas en adoration devant Macron. Sa grande interview d’hier, où il accusait les pays d’Europe centrale, sans les nommer, de prendre l’UE pour un « supermarché » alors que c’est un « destin commun », et certains dirigeants « qui tournent le dos à l’Europe », a été reçue 5 sur 5 par Beata Szydlo et Viktor Orban.

    La première a déclaré lors d’un point de presse à Bruxelles :

    «La Pologne est ouverte à la coopération avec la France. Mais cela dépendra du président Macron, s'il entend étaler dans les médias son antipathie à l'égard des pays d'Europe centrale ou s'il veut parler des faits. Il est bon de parler des faits et non pas de se servir de remarques basées sur des stéréotypes. »

    Quant au second, il a trouvé que l’apparition du « petit nouveau » sur la scène européenne n’était pas « très encourageante », s’il considère que la meilleure forme d’amitié entre les pays membres de l’UE est « de donner des coups aux pays d’Europe centrale ».

    Aujourd’hui Macron a rencontré les dirigeants du groupe de Visegrad. On imagine l’ambiance. L’Elysée a diffusé un communiqué indiquant que la rencontre a montré « la volonté de se comprendre, de s’entendre et de travailler à trouver des positions communes, sans nier les vraies divergences qui s’expriment », assurant que « l’idée n’est pas de scénariser ou de créer une crise ou un conflit » avec ces pays…

  • Trump

    La résolution annuelle et rituelle du conseil des droits de l’homme de l’ONU contre les « violences faites aux femmes » a été adoptée hier comme d’habitude « par consensus », sans vote.

    Il y a bien sûr un paragraphe sur la « santé sexuelle et reproductive » (des femmes, pas des truies, semble-t-il) énumérant les droits à des « méthodes modernes et efficaces de contraception », de contraception d’urgence, et à un « avortement sûr lorsque la loi nationale permet ce service » (sic). Ce qui à vrai dire ne permet guère la « reproduction »… Quant à prétendre que l’avortement combat les violences faites aux femmes…

    Il y a eu toutefois une différence de taille par rapport à l’adoption de la dernière résolution.

    L’an dernier, les Etats-Unis d’Obama, qui ne faisaient pas partie du conseil des droits de l’homme, avaient néanmoins bruyamment appuyé la résolution. (Il n’y avait guère eu que le représentant du Paraguay pour dire que le conseil des droits de l’homme ne pouvait pas condamner la peine de mort et dans le même mouvement soutenir un acte dont le résultat est de même la disparition d’une vie humaine.)

    Cette année, le représentant du gouvernement américain, Jason Mack, a rappelé que les textes de référence en la matière, notamment celui de la conférence de Pékin en 1995, n’avait pas retenu l’avortement comme un droit des femmes (grâce à Jean-Paul II et à son efficace « envoyée spéciale » Mary-Ann Glendon – que George W. Bush nommera ambassadeur près le Saint-Siège début 2008, mais devra démissionner lors de l’arrivée d’Obama un an plus tard).

    Jason Mack a souligné :

    « Nous ne reconnaissons pas l’avortement comme une méthode de planning familial, et nous ne soutenons pas l’avortement dans nos programmes d'assistance à la santé en matière de procréation. »

    Les Etats-Unis se sont donc officiellement « dissociés du consensus sur la paragraphe opérationnel 9d. »

  • Le Très Saint Cœur de Jésus

    Si l'on pèse bien, en effet, les arguments sur lesquels se fonde le culte du Cœur transpercé de Jésus, il est évident pour tout le monde qu'il ne s'agit pas là d'une dévotion quelconque qu'il est loisible à chacun de sous estimer et de dédaigner, mais d'un hommage religieux apte entre tous à conduire à la perfection chrétienne. Car si la dévotion, selon la traditionnelle définition théologique proposée par S. Thomas, « n'est rien d'autre, semble-t-il, qu'une volonté de se donner avec empressement à ce qui regarde le service de Dieu », peut on concevoir un service de Dieu plus convenable et plus nécessaire, plus noble aussi et plus doux, que celui qui prétend servir son amour ? Y a-t-il aux yeux de Dieu rien de plus agréable et de plus précieux que ce service voué à la divine charité, et ce par un motif d'amour ? Car tout service spontanément offert est un don, et l'amour « est le premier de tous, celui par lequel tous les autres dons gratuits sont octroyés ». Il faut donc faire le plus grand cas de cette dévotion, grâce à laquelle l'homme honore et aime Dieu davantage et se dédie plus facilement et plus aisément à la divine charité ; dévotion que notre Rédempteur a daigné proposer et recommander lui même au peuple chrétien, et que les Souverains Pontifes ont défendu dans des documents mémorables et qu’ils ont couvert de grands éloges. Il serait téméraire et dommageable et ce serait offenser Dieu lui même que de faire peu de cas de cet insigne bienfait donné par Jésus Christ à son Église.

    Ceci étant, il est hors de doute que les fidèles qui rendent hommage au Sacré-Cœur du Rédempteur satisfont par là au très grave devoir qu’ils ont de servir Dieu, en même temps que de se consacrer totalement à leur Créateur et Rédempteur, eux mêmes et tout ce qui est leur - sentiments intimes ou activités – et d’obéir ainsi au divin commandement : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ton intelligence et de toute ta vigueur ». Ils ont en outre la ferme certitude d'être poussés à honorer Dieu non pas d’abord par intérêt personnel concernant le corps ou l'âme, la vie présente ou la vie éternelle, mais bien à raison de la bonté de Dieu lui même, auquel ils s'efforcent de rendre hommage en en répondant à son amour, en l'adorant et en lui témoignant la reconnaissance qu’ils lui doivent. Entendu autrement le culte du Sacré-Cœur de Jésus ne répondrait pas au caractère authentique de la religion chrétienne, car l'homme n'aurait plus alors principalement en vue par cet hommage l'amour divin ; et il arrive parfois qu'on doive, à juste titre, reprocher un amour et un souci excessifs de soi-même à ceux qui comprennent mal cette très noble dévotion ou ne la mettent pas convenablement en pratique. Que tous se persuadent donc bien que, dans la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, ce n'est pas aux œuvres extérieures de piété que revient la première place ; et l'essentiel n'est pas dans les bienfaits à obtenir : car si le Christ Seigneur a voulu les garantir par des promesses privées, c'est afin de pousser les hommes à remplir avec plus de ferveur les grands devoirs de la religion catholique, à savoir l'amour et l'expiation, et à pourvoir également au mieux, par là même, à leur avantage spirituel.

    Pie XII, encyclique Haurietis aquas, 62-63.