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Le blog d'Yves Daoudal - Page 3

  • Profanations à Venise

    Quatre musulmanes voilées ont craché sur un crucifix dans l’église Saint-Zulian de Venise, sous les yeux du gardien, puis sont parties en se mêlant aux touristes. Dans la même église, le 6 août, deux jeunes femmes « orientales » se sont approchées pour la communion. Elles ont reçu l’hostie puis ont craché par terre en ricanant. Ce ne sont que deux exemples des faits qui se produisent à Venise. Et quand on demande à des musulmans ce qu’ils viennent faire dans une église ils répondent que le pape leur a donné la permission d’aller dans les églises prier Allah…

    La curie patriarcale de Venise a publié un communiqué pour minimiser, voire nier, les faits « rapportés par les journaux » qui « se seraient produits », et indiquer qu’elle allait enquêter…

    Mais le curé de Saint-Zulian, interrogé par des journalistes, a confirmé les faits. Donnant même de fort curieuses précisions à propos des deux femmes venues communier : « Lorsqu’elles se sont mises dans la file pour communier, j’ai compris que quelque chose n’allait pas. Quand ce fut leur tour, j’ai brisé une hostie et je n’ai mis dans leur bouche qu’un petit morceau. » Comme si la profanation d’un petit morceau était moindre que celle d’une grande hostie… Ensuite elles sont parties en riant. Des paroissiens se sont approchés et leur ont demandé ce qu’elles faisaient, puis de rendre l’hostie ; elles ont alors craché par terre et sont parties.

    La curie patriarcale en profite surtout pour nier qu’il y ait de fréquentes profanations de l’eucharistie à la basilique Saint-Marc. Il peut seulement arriver que viennent à la communion des personnes qui ne savent pas de quoi il s’agit, alors une simple question du prêtre suffit à clarifier la situation…

  • Sodome est sauve…

    Le 24 juillet dernier, en l’église Saint-Bernardin-de-Sienne de Cracovie, au pied du Wawel, Mgr Nunzio Galantino célébrait une messe pour les responsables et les animateurs de la structure d’accueil des pèlerins italiens aux JMJ. Voici le début de cette homélie :

    La prière : canal invisible qui nous relie à Dieu, ce qui nous permet d’écouter, de demander pardon, de faire l’expérience de sa proximité et de sa paternité, de l’invoquer pour nous et pour les autres. C’est la prière qui nous parle du dialogue intense entre Dieu et Abraham, rapporté dans la première lecture, et c’est la prière qui est demandée à Jésus dans l’évangile. Une prière qui n’est pas une fuite des problèmes et des responsabilités, mais une expérience de vie, faite d’écoute et de réponse, par laquelle s’instaure avec Dieu une relation authentique qui pousse à être audacieux ; comme est audacieuse la prière d’intercession d’Abraham pour Sodome. Une ville sur laquelle personne n’aurait parié quoi que ce soit, sauf Abraham. Sa prière d'intercession et son audace sauvent Sodome. La ville est sauve parce qu'il y a des justes, même s'il y en a peu ; mais la ville est sauve surtout parce qu'il y a Abraham, homme de prière, qui ne se fait pas accusateur implacable, ne parle pas contre, mais parle pour. Abraham, homme de prière, ne dénonce pas les crimes, mais annonce la possibilité de quelque chose de nouveau. Abraham, homme de prière, annonce et nous invite à regarder les possibilités positives. Abraham, homme de prière, est un chercheur infatigable de signes d'espérance à présenter au Seigneur pour qu'il les valorise.

    La prière d’Abraham sauve Sodome. Sodome est sauve. Ainsi s’exprime Mgr Nunzio Galantino, secrétaire général de la conférence épiscopale italienne.

    Or tout le monde, en dehors de Mgr Galantino, sait que Dieu a détruit Sodome dans un déluge « de soufre et de feu ». La destruction de Sodome et Gomorrhe est un thème qui parcourt toute la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse, et même Jésus y fait allusion. C’est aussi un thème qui parcourt toute l’histoire de l’art.

    Mgr Galantino était un très obscur évêque d’un petit diocèse inconnu de Calabre quand François l’a promu secrétaire de la conférence épiscopale italienne. Depuis lors il s’est révélé un bon perroquet du pape.

    En mai 2014 il déclarait : « Mon souhait pour l’Eglise italienne est qu’elle soit capable d’écouter sans tabou les arguments en faveur des prêtres mariés (sic), de l’eucharistie pour les divorcés (re-sic), et de l’homosexualité (re-re-sic). »

    Les arguments en faveur de l’homosexualité… Ils impliquent, de fait, de réécrire la Bible. Notamment le passage sur Sodome. Les sodomites étant désormais en odeur de sainteté, Dieu n’a pas pu détruire Sodome. « Sodome est sauve. »

    Plus de deux semaines plus tard, l’homélie est toujours sur le site de Mgr Galantino, non corrigée. On aimerait savoir si c’est vraiment, désormais, ce qu’enseigne la conférence épiscopale italienne.

    *

    Puisque Abraham ne dénonce pas les crimes (comme un intégriste pharisien et pélagien) mais demande de regarder les possibilités positives (et le don de la miséricorde automatique), Sodome est sauve. L’argumentation est celle que François martèle en permanence. Jusqu’ici le pape n’a pas enseigné que Sodome était sauve (mais le « qui suis-je pour juger » y conduit…). Mais il a déjà évoqué le salut de Judas. En utilisant l’absurde explication d’un chapiteau de Vézelay inventée par l’hérétique Drewermann. Ce chapiteau ne peut pas montrer Judas, ni « le bon pasteur » qui a compassion de lui. Cela est établi. Mais François a récidivé, pendant les JMJ, répétant que sur un chapiteau de Vézelay on voit le bon pasteur qui « emmène » Judas « avec lui »…

  • Diaconesses

    La commission chargée par François « d’étudier le diaconat féminin » a été instituée le 2 août. Elle sera présidée par Mgr Ladaria Ferrer, secrétaire de la congrégation pour la doctrine de la foi, et comprendra 12 membres. François ayant décidé de singer la grotesque « parité » politique, il y a six hommes et six femmes…

    Parmi les femmes, Phyllis Zagano, professeur de « religion » à l’université Hofstra de Long Island, qui milite non seulement pour l’ordination diaconale des femmes mais aussi pour leur ordination sacerdotale, et qui est aussi une militante LGBT. Extrait de la prose de la dame :

    Il y a des preuves historiques écrasantes que des femmes ont été ordonnées diacres par des évêques qui avaient l’intention de conférer un sacrement. Si des femmes ont été sacramentellement diacres et que le diaconat participe du sacerdoce presbytéral, alors les femmes ont déjà participé au sacerdoce presbytéral.

    Mais en 2003 la Commission théologique internationale a publié un long document sur le diaconat, qui donne l’état des recherches historiques également sur le diaconat féminin, et donne des preuves inverses à celles que fantasme Phyllis Zagano.

    Ce document de 2003 rend du reste totalement inutile le travail de la commission nommée par François.

  • Violence catholique

    On ne peut pas parler de violence islamique, parce que, alors, il faudrait aussi parler de la violence du catholique qui tue sa belle-mère ou sa fiancée…

    Je ne pensais pas qu’un jour on entendrait un pape sortir de telles insanités. Voici le très bon commentaire de l’Agrif.

    Le Pape François a déclaré, dans l’avion qui le ramenait de Cracovie à Rome : « Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique », il y a des « catholiques baptisés » qui sont des « catholiques violents », qui tuent « leur belle-mère » ou « leur fiancée », « toutes les religions » ont leur « fondamentalistes », « je n’aime pas parler de violence islamique », « je crois que ce n’est pas juste d’identifier l’islam avec la violence, ce n’est pas juste et ce n’est pas vrai ».

    Bat Ye’or, grande historienne juive de l’Orient, déclarait pour sa part : « Moi, juive, je dois reconnaître que lorsque des chrétiens commettent des massacres, ce n’est pas selon l’imitation de Jésus Christ alors que lorsque des musulmans égorgent, c’est souvent selon le modèle de Mahomet ».

    Il n’y a en effet aucun rapport ni analogie entre des faits divers et crimes commis en rupture avec la morale chrétienne et naturelle et des crimes et massacres perpétrés au nom d’Allah tels que prônés dans le Coran et les Hadith. Ces propos engendrent une infinie tristesse chez les convertis venus de l’islam, dont certains se demandent aujourd’hui s’ils ont eu raison. C’est aussi un message désespérant pour les chrétiens d’Orient victimes des pires abominations.

  • Saint Laurent

    N'omettons pas non plus saint Laurent qui, voyant son évêque, Sixte, mené au martyre, se mit à pleurer, non pas sur la passion de l'évêque, mais sur le fait que lui restait en arrière. C'est pourquoi il se mit à l'interpeller en ces termes : « Où t'en vas-tu, père, sans ton fils ? où, saint évêque, te hâtes-tu sans ton diacre ? Jamais, d'habitude, tu n'offrais le sacrifice sans ton serviteur. Qu'est-ce donc, père, qui t'a déplu en moi ? M'as-tu par hasard reconnu comme indigne ? Essaie au moins de savoir si tu as choisi un serviteur approprié. A celui à qui tu as confié la sanctification du sang du Seigneur, à qui tu as confié de partager avec toi la distribution du sacrement, à celui-là tu refuses de partager avec toi l'effusion de ton sang ? Prends garde que ton jugement ne soit mis en cause, tandis qu'on loue ton courage. Rejeter le disciple porte préjudice à la fonction du maître. Que dire du fait que des hommes illustres, supérieurs, l'emportent par les combats de leurs disciples, plus que par les leurs ? Enfin, Abraham offrit son fils, Pierre envoya devant lui Étienne. Et toi, père, montre en ton fils ton courage, offre celui que tu as formé, afin que, sans inquiétude pour ton jugement, avec une noble escorte, tu parviennes à la couronne ».

    Alors Sixte de dire : « Non, mon fils je ne te délaisse ni ne t'abandonne, mais de plus grands combats te sont réservés. Nous, en notre qualité de vieillard, nous recevons un plus léger combat à accomplir, mais toi, en ta qualité de jeune homme, t'attend un plus glorieux triomphe sur le tyran. Tu viendras bientôt, cesse de pleurer, dans trois jours tu me suivras : à l'évêque et à son lévite convient l'intervalle de ce nombre. Il ne t'appartenait pas de vaincre sous un maître, comme si tu cherchais un aide. Pourquoi réclames-tu le partage de ma passion ? Je t'en laisse le legs tout entier. Pourquoi recherches-tu ma présence ? Que les disciples faibles précèdent le maître, mais que les courageux le suivent, afin que vainquent sans maître ceux qui n'ont plus besoin de l'enseignement du maître. C'est ainsi également qu'Élie délaissa Elisée. Je te confie donc l'héritage de notre courage ».

    Telle était la querelle, digne sujet de rivalité, assurément, entre l'évêque et son serviteur, afin de savoir qui souffrirait le premier pour le nom du Christ. On raconte que, lors de tragédies, de grands applaudissements du théâtre étaient soulevés quand Pylade se disait Oreste et qu'Oreste, comme il l'était, affirmait être Oreste : le premier afin d'être exécuté à la place d'Oreste, et Oreste, pour ne pas souffrir que Pylade fût exécuté à sa place. Mais ils n'avaient pas le droit de vivre du fait que l'un et l'autre étaient coupables de parricide, l'un parce qu'il l'avait accompli, l'autre parce qu'il avait aidé. Ici, personne encore ne pressait saint Laurent, si ce n'est l'amour du don de soi ; cependant lui-même aussi, après trois jours, alors que, pour avoir joué le tyran , il était placé sur un gril et brûlé, déclara : « C'est rôti, retourne et mange ». Ainsi par le courage de l'âme, il vainquait la nature du feu.

    Saint Ambroise, De Officiis, livre 1, 41.

  • 11e dimanche après la Pentecôte

    Introït

    Deus in loco sancto suo : Deus qui inhabitáre facit unánimes in domo : ipse dabit virtútem et fortitúdinem plebi suæ.

    Exsúrgat Deus, et dissipéntur inimíci eius : et fúgiant, qui odérunt eum, a fácie eius.

    Dieu est dans son lieu saint, Dieu qui fait habiter dans sa maison les hommes unis : il donnera la force et le courage à son peuple.

    Que Dieu se lève et que ses ennemis soient dispersés, et que ceux qui le haïssent fuient de devant sa face.

     

     *

    Et maintenant je vais à l’université d’été du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité.

  • De la Sainte Vierge le samedi

    L’introït des messes de la Sainte Vierge n’est pas un verset de psaume, ni même un extrait d’un livre de la Bible, mais une adaptation de deux vers du poète Sedulius, du début du IVe siècle.

    C’est dans le deuxième livre de son Carmen Paschale. Il interrompt son poème, où il évoque alors la nativité du Christ, pour s’exclamer : « Salut, sainte mère ». C’est certainement l’une des toutes premières prières à la Sainte Vierge. La voici dans son intégralité :

    Salve, sancta parens, enixa puerpera regem,
    Qui caelum terramque tenet per saecula, cuius
    Numen et aeterno conplectens omnia gyro
    Imperium sine fine manet; quae ventre beato
    Gaudia matris habens cum virginitatis honore.
    Nec primam similem visa es nec habere sequentem:
    Sola sine exemplo placuisti femina Christo.

    Salut, sainte Mère, jeune accouchée qui a enfanté le roi qui soutient le ciel et la terre dans tous les siècles, dont la divinité et l’empire, qui renferme tout dans un cercle éternel, demeure sans fin. C’est toi qui as conçu dans ton sein bienheureux les joies de la mère avec l’honneur de la virginité. On n’a jamais vu et on n’en verra jamais de semblable : tu es, sans précédent, la seule femme qui ait plu au Christ.

    Cette strophe a été citée en son entier par saint Bède, dans son commentaire sur saint Luc, passage qui fut la lecture du troisième nocturne des matines de l’Assomption dans divers bréviaires notamment français.

    Le dernier vers se trouve tel quel, comme verset d’un office marial, dans un antiphonaire polonais du XIVe siècle. Légèrement modifié, on le trouve comme verset de la fête de l’Assomption dans divers anciens antiphonaires :

    Sola namque sine exemplo placuisti femina Christo.

    Le « namque », double coordination, est plutôt curieux puisqu’il ne coordonne rien et qu’il ne figure pas dans le texte originel…

    On trouve aussi ce vers, sous une autre forme, inclus dans l’antienne du Benedictus… de l’office de la Sainte Vierge le samedi :

    Sola sine exemplo placuisti Domino nostro Jesu Christo.

  • En images

    Jean-Paul II à Birkenau en 1979: le pape et les fidèles, pour une grand messe sous la croix érigée au milieu du camp.

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    François à Birkenau. Avec un rabbin qui psalmodie...

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    NB. C'est aussi un reflet de la situation objective. En 1979 les organisations juives ne se préoccupaient pas du tout des sites d'Auschwitz, comme je l'ai constaté personnellement encore plusieurs années plus tard. C'est l'affaire du Carmel d'Auschwitz qui a tout changé. Carmel dont la croix était précisément la grande croix de la messe de 1979. Il serait aujourd'hui tout simplement impensable de planter une grande croix au centre du camp de Birkenau et d'y faire venir des centaines de milliers de catholiques. Le pape a juste le droit d'être au coin et de se repentir de ce qu'ont fait des criminels païens.

  • Des mosquées qui n’ont rien à voir avec l’islam

    Ayant tenu à suivre des cours de politiquement correct pour ne pas induire mes lecteurs en erreur, j’ai fini par comprendre, ou plutôt par acquérir cet automatisme : le terrorisme n’a rien à voir avec l’islam.

    C’était pas facile, pourtant : le jihad n’a rien à voir avec l’islam, Allahou Akbar n’a rien à voir avec l’islam, le drapeau de l’islam n’a rien à voir avec l’islam, l’Etat islamique n’a rien à voir avec l’islam… Bon. Mais avec beaucoup de volonté et en frisant l’overdose de Padamalgam, j’y suis parvenu. (Donc vous aussi, si vous le voulez, vous y arriverez.)

    Oui mais voilà. Manuel Valls dit aujourd’hui dans Le Monde qu’il est « favorable à ce que, pour une période à déterminer, il ne puisse plus y avoir de financement de l'étranger pour la construction des mosquées » et que « les imams soient formés en France et pas ailleurs ».

    Qu’est-ce à dire ? Il y a donc des mosquées qui n’ont rien à voir avec l’islam ? Et des imams qui ne sont pas musulmans ? A cause de pays étrangers pas musulmans ? Qui c’est ? L’Arabie saoudite et le Qatar. Ce sont les deux principaux pays qui financent les mosquées. Deux pays qui n’ont donc rien à voir avec l’islam.

    Il va falloir que je prenne des cours supplémentaires. Parce que là c’est quand même difficile. D’autant plus difficile que ces pays qui financent les mosquées terroristes sont nos amis, qu’on s’embrasse à tout va et qu’on s’entre-décore…

    Quoique… J’ai peut-être une piste. Regardez ces photos. Il y a bien quelqu’un qui est au cœur de tout ça et qui, de fait, n’a rien à voir avec l’islam…

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  • Sainte Marthe

    Il est curieux que l’Eglise ait choisi comme évangile celui où Marthe se plaint que sa sœur ne l’aide pas. On nous dit que c’est pour insister sur l’hospitalité chrétienne, dont Marthe est ici une belle figure. « Une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. » Mais l’enseignement de ce passage est surtout que l’union à Dieu est tout et que tout le reste, représenté par Marthe, est sans intérêt à côté du bonheur de la communion avec les Personnes divines.

    Beaucoup de chrétiens, d’ailleurs, ne comprennent pas cet évangile. Je me rappelle que ma grand-mère disait : « Voilà Jésus qui arrive avec toute sa troupe, ç’est du boulot de donner à manger à tant d’hommes jeunes, et Marthe est toute seule, et elle dit à Jésus de demander à sa sœur de l’aider, et lui, il répond qu’elle a choisi la meilleure part ? Eh bien moi j’aurais dit : Démerdez-vous, si c’est comme ça ! » Et comme ma grand-mère ne disait pas habituellement de mots grossiers, celui-là exprimait le degré de sa révolte.

    Or il y a un autre évangile de sainte Marthe, qui constitue quant à lui sans conteste un magnifique éloge de la sœur de Marie, c’est son dialogue avec Jésus qui arrive après la mort de Lazare. Il est vrai que ce passage se trouve dans l’évangile du vendredi de la quatrième semaine de carême, et qu’il constitue aussi l’évangile de la messe des morts (ce qui est tout à fait remarquable). Marthe montre ici quelle est sa foi, une foi véritablement extraordinaire quand on pense que nous sommes non seulement avant la Pentecôte mais avant la Passion et la Résurrection. Et quand on la compare à diverses réactions des apôtres…

    - Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera.

    - Ton frère ressuscitera.

    - Je sais qu’il ressuscitera à la Résurrection, au dernier jour.

    - Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il est mort, et quiconque vit et croit en moi ne mourra pas dans l’éternité. Crois-tu cela ?

    - Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde.

    En grec, « je crois » est ici au parfait. Ce qui montre précisément la… perfection de la foi de Marthe : « j’ai mis ma foi pleine et entière, pour toujours, de façon inébranlable, dans cette vérité que tu es le Fils de Dieu », avec l’article défini : le seul et unique Fils de Dieu.

  • Kaczynski : c’est amusant…

    Réponse de Jaroslaw Kaczynski, le président du PiS, le parti au pouvoir en Pologne, quand on lui a demandé s’il prenait au sérieux l’ultimatum de la Commission européenne sur l’Etat de droit et le Tribunal constitutionnel :

    Je trouve ça amusant, car cette critique n’a rien à voir avec l’état actuel de notre pays. Cette procédure est complètement en dehors de la juridiction des traités de l'UE. Elle a pour seul objectif de procurer un divertissement à la Commission et à ses fonctionnaires. Même les conseillers juridiques du Conseil européen pensent que cette procédure va au-delà des traités. Mais nous restons en dialogue avec la Commission. Au fait, notre partenaire dans ce dialogue est le commissaire Timmermans, des Pays-Bas… un pays qui n’a même pas de tribunal constitutionnel ! C’est absurde...

  • Les désirs totalitaires de BHL sont des ordres

    Dans un tweet, Bernard-Henri Lévy a demandé aux organes d’information de ne plus informer quand il s’agit de jihadistes. Il demande une censure totale :

    Ce qui est ahurissant – ou ne l’est pas, en fait, vu l’état des médias – est que deux d’entre eux ont immédiatement obtempéré : Le Monde (évidemment) et BFM, qui devient donc une chaîne d’information en discontinu. Europe 1 a suivi. Le Figaro a dit non. Dans d'autres rédactions on réfléchit à la question...

    Vérification faite, BFM n’obéit qu’à moitié : il n’y a plus de photos, mais on continue à donner les noms.

    Addendum

    Deux députés, Marine Brenier (LR) et Meyer Habib (UDI) ont même déposé une proposition de loi visant à interdire, carrément, la diffusion des photographies et de l’identité des terroristes sur internet et dans les médias.

  • La conversion de Sohrab Ahmari

    Un éditorialiste irano-américain du Wall Street Journal, Sohrab Ahmari, né à Téhéran, a annoncé par un tweet que le martyre de l’abbé Hamel dans le ghetto musulman de Saint-Etienne du Rouvray était le bon moment pour annoncer sa conversion :

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    Et pas n’importe où : à l’Oratoire de Londres, haut lieu du catholicisme authentique, où toutes les messes sont d’une grande dignité et où l’une des cinq célébrées quotidiennement est une messe traditionnelle.

    Puis il s’est rendu compte (curieux, de la part d’un journaliste : Twitter rend inconscient…) qu’il venait de se désigner comme cible, avec l’indication précise du lieu où on pouvait le trouver.

    Il a d’abord supprimé la mention de l’Oratoire de Londres.

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    Puis il a supprimé le tweet (qui était déjà répercuté partout) et a publié celui-ci :

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    « J’ai supprimé mon tweet d’hier annonçant ma conversion, afin d’éviter l’attention des cinglés d’internet sur mon église. »

    Un peu tard…

  • Un pape de plus en plus pitoyable

    La dernière bergogliade sur la guerre, la paix et l’islam : tout est ici. Je n’ai rien à ajouter.

  • Saints Nazaire et Celse

    Longtemps après [le martyre de saint Nazaire et saint Celse, vers 68], le Seigneur révéla à saint Ambroise [en 395] où se trouvaient leurs restes. Celui-ci laissa Celse où il était. Le corps de Nazaire fut trouvé avec son sang frais comme s'il venait d'être enseveli, et répandant une merveilleuse odeur ; il était entier, sans corruption, avec ses cheveux et sa barbe. Il en fit la translation à l’église des apôtres et l’ensevelit avec honneur. Dans la suite il fit aussi l’élévation de saint Celse qu'il plaça dans la même église. Ils souffrirent sous Néron, qui commença, à régner vers l’an du Seigneur 57.

    Au sujet de ce martyr, voici ce que saint Ambroise dit dans la Préface : « Le saint martyr Nazaire, illustre par le sang généreux qu'il a répandu, a mérité de monter au royaume du ciel. En souffrant tout ce que les tourments ont de plus cruel, il surmontait la rage des tyrans par sa constance et il ne céda jamais devant les menaces des persécuteurs, car il avait pour le soutenir au milieu de ses combats Notre Seigneur Jésus-Christ qui combattait avec lui. Alors il est conduit au temple pour immoler aux idoles profanes; mais fort du secours divin, il est à peine entré que ces simulacres sont réduits par lui en poussière. Pour ce fait, il est conduit au milieu de la mer, et, soutenu par les anges, il marche à pied sec sur les flots. O heureux et noble combattant du Seigneur qui en attaquant le prince du monde a rendu une multitude innombrable de peuple participante de la vie éternelle ! O grand et ineffable mystère, qu'il y ait plus de joie dans l’Église de ce qu'ils ont mérité le salut, qu'il n'y a d'allégresse dans le monde pour les avoir punis ! O bienheureuse mère qui tire de la gloire des tourments de ses enfants qu'elle conduit au tombeau sans pleurs et sans gémissements, et sans cesser de célébrer leurs louanges quand ils sont passés aux royaumes célestes ! O témoin merveilleux, resplendissant d'un éclat céleste, dont les vertus répandent une odeur plus pénétrante et plus suave que les aromates de Saba ! »

    Jacques de Voragine, Légende dorée

  • Bonne nouvelle

    Toutes les charges contre David Daleiden et Sandra Merritt ont été abandonnées au Texas.

    Ces deux personnes étaient les auteurs des vidéos sur l’atroce commerce des tissus et membres de fœtus, voire même de fœtus entiers, auquel se livre le Planning familial.

    Ils étaient poursuivis notamment (par le Planning familial) pour usage de fausse identité. Et aussi pour trafic de tissus humains, le Planning familial ayant osé les accuser d’avoir voulu acheter des morceaux de foetus…

    Toutefois ce n’est pas complètement fini : l’Etat de Californie a ouvert une enquête à son tour, et le ministère fédéral de la Justice lui-même, sous la pression de députés pro-avortement, dit étudier la question…

  • Pologne : un ultimatum de la Commission européenne

    La Commission européenne a franchi un nouveau pas aujourd’hui dans son escalade contre la Pologne. Elle a officiellement envoyé au gouvernement polonais ses « recommandations » (en français on dit mise en demeure, ou ultimatum) « sur l’Etat de droit ». La Pologne a trois mois pour « prendre les mesures appropriées pour faire face aux menaces systémiques contre l’Etat de droit ».

    C’est toujours l’affaire du Tribunal constitutionnel qui est au centre du débat. Et les « recommandations » de la Commission ne sont rien d’autre qu’une ingérence (une de plus) dans le processus législatif polonais : les oligarques bruxellois entendent dicter à des représentants du peuple, démocratiquement élus, ce qu’ils doivent faire…

    Sur injonction de Bruxelles, les Polonais ont déjà retiré du projet de loi la règle selon laquelle les décisions du Tribunal constitutionnel devraient être prises à une majorité des deux tiers. Pour la Commission c’est un pas dans la bonne direction, mais ce n’est pas suffisant…

    Le ministre polonais des Affaires étrangères a réagi en disant que les demandes de Bruxelles étaient prématurées : « La loi sur le Tribunal constitutionnel, qui entre dans la dernière phase du processus législatif, va introduire diverses solutions systémiques qui sont entièrement dans la ligne des normes européennes de fonctionnement des tribunaux constitutionnels »…

    Au contraire, pour Frans Timmermans, qui est le premier vice-président de la Commission, en charge de la persécution de la Pologne, « de nouvelles dispositions problématiques ont été introduites dans le processus législatif sur le fonctionnement du tribunal, soulevant des inquiétudes sur l'efficacité de la révision constitutionnelle »…

    Addendum

    En revanche, la Commission européenne a décidé de ne pas infliger d'amendes à l'Espagne et au Portugal pour dérapage budgétaire, ce qui aurait été (aussi) une première.

  • On est mal barré…

    Interrogée sur BFM, une magistrate explique que c’est difficile de savoir si un « radicalisé » emprisonné va retourner sagement à la vie civile, parce que les terroristes ont une tactique qui s’appelle la « taqiya » : ils peuvent dissimuler leurs desseins, et même boire de l’alcool et manger du porc pour donner le change…

    Je ne sais si cette magistrate est en service commandé ou si elle est ignorante, et cela importe peu. Le fait est qu’elle trompe les gens. Et je n’avais encore jamais vu quelqu’un utiliser même le concept de taqiya pour tromper les gens.

    Car évidemment la taqiya n’est pas une tactique de terroristes. C’est un principe de l’islam. Tout au moins pour le musulman qui vit dans un pays où l’islam est minoritaire : il doit donner le change sur les objectifs de l’islam. Et la taqiya du gentil musulman qui respecte les règles de l’islam est beaucoup plus dangereuse, à moyen et à long terme, que la taqiya du terroriste des boîtes de nuit. Car c’est la taqiya générale des imams, adoptée comme vérité d’évangile par les gouvernants, les opposants, les évêques, les journalistes, les chroniqueurs, les magistrats… et qui nous la martèlent jour après jour : « l’islam est une religion de paix et d’amour, ceux qui commettent des attentats ne sont pas des musulmans »…

    Dénoncer la taqiya du terroriste pour masquer la taqiya quasi institutionnelle, c’est criminel.

  • L’Arabie saoudite condamne

    « Le royaume saoudien condamne dans les termes les vifs l'attaque terroriste » qui a coûté la vie à un prêtre en France, déclare un porte-parole du gouvernement de Ryad. Il précise : « Ce lâche acte terroriste est rejeté par la religion musulmane qui enjoint de protéger les lieux de culte et interdit leur profanation. »

    Certes, les Saoudiens protègent les églises de façon exemplaire : on ne déplore aucun acte de profanation d’un lieu de culte chrétien depuis la naissance du royaume.

    Parce qu’il n’y en a pas ?

    Ben oui. Mais il y a une différence entre tuer un prêtre et interdire sous peine de mort la religion catholique, tout de même…

    Et surtout il n’est jamais mauvais de faire un pied de nez à ces kouffar d'Occidentaux…

  • Depuis cent ans...

    L’église Sainte-Brigitte de Portland (dans la banlieue nord-ouest de la ville, dans l’Oregon, et juste de l’autre côté de la rivière c’est Vancouver) a été consacrée par Mgr Alexander Christie, archevêque d’Oregon City, le 16 juillet 1916. Alors on commença à y célébrer la messe. Cent ans plus tard, on continue d’y célébrer la messe. La même messe. Celle de saint Pie V. Il n’y a eu aucune interruption, ce qui est rarissime, peut-être unique au monde, pour une église paroissiale.

    C’est seulement en 1954 qu’un prêtre fut nommé à demeure. Jusque-là c’était un prêtre qui venait d’ailleurs pour célébrer la messe. Le prêtre qui fut nommé était l’abbé Milan Mikulich, un Croate, qui était également chargé de l’apostolat auprès des Croates, Slovènes, Tchèques et Slovaques de Portland. Les paroissiens achetèrent alors une parcelle de terre pour construire une nouvelle église, celle que l’on voit aujourd’hui. Une parcelle assez grande pour que l’abbé Mikulich plante un verger que l’on allait appeler « la forêt croate ».

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    Au moment de la réforme liturgique, l’abbé Mikulich voulut garder la messe telle qu’elle était. Ses paroissiens aussi. Et il réussit à obtenir un indult de Paul VI lui permettant de le faire. Grâce à un ami cardinal, disait-il. Grâce manifestement au cardinal Seper, qui était croate, et qui était alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

    En 1995, l’abbé Mikulich retourna en Croatie. Il fut remplacé par l’abbé Joseph Browne, qui continua de célébrer la messe selon « les deux formes du rite romain ». Et depuis 2009 c’est un prêtre d’origine vietnamienne, l’abbé Luan Tran.

    Ainsi la messe traditionnelle n’a-t-elle jamais cessé d’être célébrée dans cette église, en accord avec l’archevêché. Et, cent ans après la consécration de la première chapelle, l’actuel archevêque de Portland, Mgr Alexander K. Sample, sera à la tête du pèlerinage Summorum Pontificum, en octobre prochain…

    (C’est dans l’église Sainte-Brigitte qu’eut lieu en 1990 l’« apparition américaine » de la Sainte Vierge à Mirjana, la « voyante » de Medjugorje, dont l’abbé Mikulich avait organisé le voyage.)

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    Sur la pancarte actuelle on constate que la messe traditionnelle est la messe principale (à 9h30, la messe "en anglais" étant à 8h). Une photo prise il y a quelques années montre que c’était alors le contraire. Bref, la messe traditionnelle est (re)devenue la messe principale à Sainte Brigitte, en plein accord avec l’archevêque, qui d'ailleurs la célèbre éventuellement dans sa cathédrale.

  • Saint Pantaléon

    Selon la tradition orientale, ses parents l’appelèrent Pantaléon ou Pantoléon (tout-lion) lorsqu’il naquit à Nicomédie. Il devint médecin des pauvres et faisait des merveilles, puis il se convertit et fit des miracles. Selon certains c’est à son baptême (par saint Hermolaüs) que son nom devint Panteleimon (tout compatissant, tout miséricordieux), sous lequel il est vénéré en Orient. Après avoir notamment guéri un aveugle, ce saint anargyre (qui guérit sans demander d'argent) fut condamné à mort et décapité le 27 juillet 305.

    On a longtemps parlé d’un ampoule contenant du sang de saint Pantaléon à Ravello, en Italie du sud, qui se liquéfiait tous les 27 juillet, comme celui de saint Janvier à Naples le jour de sa fête. Cette ampoule n’existe plus, mais il y en a une autre (ou la même, ou une partie du sang de la même) à Madrid, au monastère royal de l’Incarnation. Et le sang de saint Pantaléon se liquéfie tous les 27 juillet devant des foules de fidèles, pèlerins et curieux.

    Ce sang a sans doute été donné au monastère par Jean de Zuniga, comte de Miranda, vice-roi de Catalogne et de... Naples, lorsque sa fille Aldonce devint religieuse au monastère de l’Incarnation (au début du XVIIe siècle).

    L’Inquisition espagnole, qui ne plaisantait pas comme chacun le sait, fit une enquête sur le phénomène. Sept fois de suite, entre 1723 et 1730, elle envoya diverses personnes de confiance voir de près ce qui se passait le 27 juillet. Il en résulta un document intitulé Rapport sur la liquéfaction du sang du glorieux martyr saint Pantaléon (conservé au monastère), concluant qu’il n’y avait aucune supercherie et que le phénomène avait vraiment lieu.

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    (Saint Pantaléon était très populaire à Venise, où il est appelé Pantalon. Ce nom devint dans la commedia dell’arte celui d’un personnage odieux et grotesque vêtu d’une longue culotte, d’où le nom de ce vêtement aujourd’hui…)

  • Il osera tout

    François Hollande :

    « Attaquer une église, tuer un prêtre, c'est profaner la République. »

    Jusqu’ici, la plupart des prêtres martyrs en France ont été assassinés par la République.

  • Leçon de choses

    « La mosquée de Saint-Étienne-du-Rouvray a été inaugurée en 2000 sur une parcelle de terrain offerte par la paroisse catholique. »

    Comme disait Donald Trump…

  • Le bonimenteur

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    Il fait l’article pour un rassemblement « évangélique » à Washington. Il faut y aller, dit le pape, pour rencontrer Jésus. Car on ne rencontre plus Jésus dans l’Eglise, dans sa prière et dans ses sacrements, on ne rencontre plus Jésus dans son Corps et dans son Sang, on le rencontre, dit le pape, dans un rassemblement festif organisé par des hérétiques.

    Et même, le voilà qui se fait bonimenteur de foire. Il ne suffit pas d’y aller, il faut acheter le tee-shirt, il est beau mon tee-shirt il est pas cher, il dit « Together » : ensemble, tous ensemble tous ensemble… ouais ouais ouais…

    Et il conclut : « Essayez ! Vous avez rien à perdre ! Essayez-le. Ensuite, vous me direz. »

    Il semble qu’il s’agisse de Jésus, pas du tee-shirt. Mais on aurait préféré qu’il demande aux jeunes d’essayer le tee-shirt, pas un faux semblant de Jésus…

    (Il y a eu 350.000 personnes à ce rassemblement, qui ont même eu le droit, aussi, à un message de Barack Obama : « Je salue tous ceux qui se sont réunis à Together 2016, en ces temps de joie et d’incertitude, comme des chrétiens tournés vers Jésus. Comme vous vous réunissez aujourd’hui pour prier, apprendre, partager, aimer et redémarrer, vous avez mes meilleurs vœux pour ce mémorable événement. » Pas besoin de François… Ah si : Obama a oublié de parler du tee-shirt…)

  • Sans procès

    Il semble que personne ne trouve bizarre que les jihadistes soient systématiquement abattus.

    Nous sommes dans un « Etat de droit », où toute personne a « droit à un procès équitable », et où le bannissement de la peine de mort est un principe idéologique intangible. Or, chaque fois qu’il y a un acte jihadiste, le jihadiste est tué sans autre forme de procès. On lui applique la peine de mort anticipée, sans procès. Et personne ne paraît même le remarquer. Sous prétexte qu’on abat un ignoble assassin, on ne voit pas qu’on répond à la barbarie par la barbarie.

    On ne me fera pas croire que des tireurs d’élite n’aient jamais d'autre possibilité de neutraliser un terroriste que de le tuer.

    Et c’est flagrant, quasi caricatural, dans le cas de Saint-Etienne du Rouvray : on a abattu un homme sur le parvis d’une église armé d’un… couteau !

    Ce sont les Américains qui ont établi cette nouvelle procédure, notamment avec Ben Laden (même s’ils l’appliquaient avant, et si les véritables promoteurs de la chose sont, depuis très longtemps, les Israéliens). Ils ne sont pas allés au Pakistan pour capturer Ben Laden, mais pour le tuer. Parce qu’il ne fallait pas qu’il y ait un procès. Où l’on serait bien obligé de parler des millions de dollars qui lui avaient été donnés par la CIA, et des millions de dollars qui lui avaient été donnés par la famille régnante saoudienne.

    Pour nos jihadistes, c’est la même chose. Les attentats se multiplient, et il n’y aura jamais de procès. Parce que les jihadistes ne doivent pas pouvoir expliquer dans un procès qu’ils appliquent l’idéologie islamique telle qu’elle se trouve dans le Coran et les Hadiths, qu’ils font le jihad parce que c’est une obligation de l’islam, qu’ils ne font qu’imiter le « beau modèle », Mahomet, comme doit le faire tout musulman.

    Et il ne faut pas croire la désinformation sur les jihadistes qui n’en sont pas, qui sont des déséquilibrés tombés on ne sait comment dans une « radicalisation » dont eux-mêmes ne savent à peu près rien. J’avais été très impressionné par la retranscription des échanges entre Mohammed Merah et les policiers qui l’assiégeaient. Cet homme qui était soi-disant un jeune paumé qu’on voyait beaucoup plus en boîte de nuit qu’à la mosquée avait une connaissance très étendue et très approfondie de l’islam. Or c’est précisément ce que l’on ne doit pas savoir. C’est pourquoi il faut tuer Mohammed Merah et ses semblables. Pour que les Français croient qu’on a abattu quelques cinglés, et ne sachent pas ce qui les attend…

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    N.B. En ce qui concerne Mohammed Merah il fallait aussi éviter de s'étendre sur son activité d'agent de renseignement des services français (autre analogie avec Ben Laden).

  • Sainte Anne

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    (Sainte Anne, grand-mère des Bretons, par Anie Mouroux, vers 1930, faïencerie Henriot, Quimper)

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  • Obama vote Trump

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    Obama, Malik Obama, demi-frère de Barack, qui vit au Kenya, déclare :

    « J’aime Donald Trump parce qu’il parle du fond du cœur. "Make America great again" est un formidable slogan. J’aimerais le rencontrer. »

    Et d’annoncer qu’il ira aux Etats-Unis en novembre pour voter Trump. (Il a vécu au Maryland et il est enregistré sur les listes électorales de cet Etat, où il a toujours voté démocrate.)

    Réaction de Donald Trump :

    Waouh ! le frère du président Obama, Malik, vient d’annoncer qu’il allait voter pour moi. Il a probablement été maltraité par le président, comme tout le monde !

  • Stupéfiant…

    Le Temps, journal suisse fleuron du politiquement correct et de l’idéologie dominante, publie un grand article pour s’offusquer de ce que dans la majorité des prisons suisses on ne pratique toujours pas « l’échange de seringues », alors qu’une ordonnance du Conseil fédéral, en vigueur depuis le 1er janvier, enjoint de remettre aux prisonniers du « matériel stérile » pour qu’ils ne transmettent pas de maladies…

    Curieusement, si cet article n’ignore pas que ce qu’on met dans ces seringues est « un produit pourtant interdit », il omet de nous signaler comment le dit produit arrive dans les seringues. Est-ce que les gardiens de prison sont des dealers patentés ? Est-ce que l’administration pénitentiaire fait officiellement du trafic de drogue ? Est-ce que les détenus payent plein pot, ou est-ce qu’ils ont des réductions, ou est-ce qu’on se shoote gratuitement en prison ?

    Je ne sais pas ce qu’il en est en France. Mais c’est totalement ubuesque que la même action puisse être punie de prison quand elle a lieu en dehors de la prison, et qu’elle soit légale quand elle a lieu en prison…

  • Déséquilibrés

    Un « réfugié syrien » s’est fait sauter à l’entrée d’un festival pop près de Nuremberg. Il est mort, il y a eu 12 blessés dont trois graves.

    C’est un déséquilibré.

    L’autre lundi, un « réfugié afghan » avait attaqué des voyageurs à la hachette et au couteau dans un train en Bavière.

    C’était un déséquilibré.

    Vendredi, c’est un « Germano-Iranien » qui a fait 9 morts et 35 blessés à Munich.

    Ce n’était pas un attentat terroriste, martèle la police. Même pas d’extrême droite. L’homme était déséquilibré.

    A Nice, c’était un « camion fou »…

    Ah ! Du nouveau ! Hier, un « demandeur d’asile syrien » a tué une femme à la machette et blessé trois autres personnes, du côté de Stuttgart.

    C’est un crime passionnel ! (Parce que, dit la police, quand il y a une dispute mortelle entre un homme et une femme, on part du principe que c’est un crime passionnel. Ben tiens !)

    Addendum

    Ah ben oui mais quand même (à propos du premier "réfugié syrien", qui aurait dû être expulsé mais ne l'a pas été et qui vivait à l'hôtel aux frais des Bavarois) :

    « Il a explicitement annoncé agir au nom d'Allah, a fait allégeance à Abou Bakr al-Bagdadi et annoncé expressément une vengeance contre les Allemands qui se mettent en travers de la voie de l’islam», a déclaré Joachim Herrmann, ministre de l'intérieur bavarois. 

  • Mgr Wintzer et la messe

    Riposte catholique publie la réaction de Mgr Wintzer, le nouvel archevêque de Poitiers, à la demande du cardinal Sarah de célébrer la messe ad orientem.

    Sans surprise, il s’agit d’un refus ferme et définitif, en tout cas pour les messes dominicales, parce qu’elles sont… « festives »…

    Mais oui.

    On remarquera que Mgr Wintzer ne fait aucune allusion à la tradition liturgique de l’Eglise, aux traditions tant d’Orient que d’Occident…

    Et pour cause… Il se retrouverait tout seul dans son ghetto moderniste.

    Et quand je parle de tradition, j’y inclus Vatican II, qui n’a nullement édicté, ni demandé, que le prêtre tourne le dos à Dieu (O Oriens). (Sinon évidemment le cardinal Sarah ne parlerait pas ainsi.)

    Mais quand un évêque catholique parle de ce qui doit se faire dans la liturgie sans évoquer le moindre élément de la tradition catholique, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche…

    Et je suis toujours sidéré de voir un évêque afficher fièrement son mépris du symbolisme sacré.

    Cette réaction montre d'autre part que l'idéologie "œcuméniste" n'a rien à voir avec l'œcuménisme. Car il se trouve que toutes les églises orthodoxes et orientales non-orthodoxes ont une liturgie orientée, et aussi les protestants les plus proches du catholicisme. Mgr Wintzer leur crache à la figure.