Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 7

  • Constitution

    Selon un sondage Ifop pour Le Figaro, si les Français étaient appelés à voter sur la Constitution européenne, ils voteraient non à 62% - sept points de plus qu’il y a exactement dix ans.

    Mais personne ne leur a toujours dit qu’ils vivent depuis dix ans sous le régime de la Constitution européenne : le texte du traité de Lisbonne est rigoureusement le même, en dehors du mot de « Constitution » et des symboles qui assimilaient l’UE à un Etat (mais qui existent de toute façon).

  • Au secret

    J’avais signalé que le journaliste Francis Gruzelle avait déposé un avis de signalement à disparition de personne auprès du procureur de la République d’Aix-en-Provence, concernant le maire de Venelles qui avait totalement disparu après son tweet sur l’interdiction de l’islam.

    « C’est comme si Monsieur Robert Chardon avait été kidnappé par des extra terrestres ou se soit désintégré ! », écrivait le journaliste au procureur, après avoir minutieusement enquêté.

    Il a reçu cette réponse par courriel :

    « Je tiens à vous rassurer : Mr le maire de Venelles n’a été ni kidnappé  par des extra-terrestres ni désintégré… Je ne fournirai aucune autre information sur cette affaire couverte par le secret de l’enquête. »

    Et voilà. On ne sait toujours ni où, ni comment, ni pourquoi, un élu a disparu…

    Madame le Procureur complice de la dictature de l'étrange secret républicain s’appelle Dominique Moyal.

  • Le collège-lycée Ibn Khaldoun

    Hier s’est répandue la rumeur selon laquelle Manuel Valls, en visite aujourd’hui à Marseille, allait acter la reconnaissance par l’Etat d’un établissement scolaire musulman.

    En réalité, Manuel Valls est à Marseille pour un comité interministériel délocalisé, pour la signature d’un contrat de plan Etat-région, et il doit visiter Eurocopter : son agenda ne signale pas la visite d’une école musulmane. Du reste, selon certains, la chose devait se faire hier jeudi, ce qui était encore plus impossible.

    De toute façon, c’est le mois prochain que sera signé le contrat entre l’école en question et l’Etat.

    Cette rumeur, imprudemment relayée par l’Observatoire de l’islamisation, a permis cependant d’en savoir plus sur l’école en question. C’est en effet l’Observatoire qui a indiqué qu’il s’agissait du collège-lycée Ibn Khaldoun, lequel est sous influence directe du Qatar et de l’UOIF, c’est-à-dire des Frères musulmans.

    Le 22 mai dernier avait lieu en effet la « pause » (sic) de la première pierre des nouveaux bâtiments de l’institution. Avec Amar Lasfar, président de l’UOIF, flanqué des ambassadeurs du Qatar et du Koweit. Au moins on sait d’où vient l’argent…

    Et dans son discours, le directeur a indiqué que le contrat signé en juin sera une nouvelle étape.

    La femme en rose est Samia Ghali, maire du 8e secteur de Marseille et sénatrice PS de Marseille.

    A propos de Ibn Khaldoun, il a écrit ceci, qui n’émeut pas la République :

    « Les seuls peuples à accepter l'esclavage sont les nègres, en raison d'un degré inférieur d'humanité, leur place étant plus proche du stade animal. »

    ceremonie34.jpg

    ceremonie37.jpg

    ceremonie45.jpg

  • Vendredi des quatre temps de Pentecôte

    L’évangile est celui du paralytique qu’on descend par le toit devant Jésus. Jésus lui dit : tes péchés te sont remis. Ce qui provoque la bronca, pour le moment intérieure, des pharisiens et des docteurs de la loi. Car Dieu seul peut remettre les péchés. Or Jésus leur dit : « Qu’est-ce qui est plus facile, de dire “tes péchés te sont remis”, ou “lève-toi et marche” ? » Et le paralytique est instantanément guéri. Ce qui veut dire que Jésus lui a réellement pardonné ses péchés, ce qui veut dire que Jésus est réellement Dieu.

    C’est pourquoi « la stupeur les saisit tous », et remplis de crainte religieuse, de la crainte qu’on éprouve devant la manifestation de la majesté divine, ils disaient : « Vidimus mirabilia hodie. »

    La traduction va de soi : « Nous avons vu des merveilles aujourd’hui. » Le mot “merveille” (attesté dès le XIe siècle) vient en droite ligne  de “mirabilia”, et l’on n’est guère étonné de trouver ce mot, puisque ces mirabilia, ces choses étonnantes et qui nous ravissent, ces miraculeuses merveilles de Dieu se trouvent un peu partout dans la Bible, près de 40 fois dans les psaumes, quand ce n’est pas Dieu lui-même qui est qualifié de “mirabilis”.

    Et pourtant, en dehors de Crampon, aucune traduction ne dit « merveilles ». La grande majorité dit « choses étranges », et d’autres « prodigieuses ».

    Ce qui montre en passant que Fillion, ou Glaire, contrairement à ce qu’ils disent, ne traduisent pas la Vulgate. Ou plus exactement s’en écartent dès que la Vulgate s’écarte des textes « originaux ».

    Il se trouve en effet que le “mirabilia” de la Vulgate ne traduit pas, apparemment, le mot grec qui désigne habituellement les merveilles de Dieu. Le grec ici dit παράδοξα, paradoxa : littéralement des choses contraires à l’opinion commune, contraires à ce que l’on attend, d’où extraordinaires ou étranges. Du mot grec vient le français paradoxe, paradoxal. Et le grec a aussi ce sens, d’abord pour désigner les paradoxes stoïciens.

    On voit que le mot a tous ces sens-là dans l’évangile : les gens viennent de voir quelque chose d’étrange, d’extraordinaire, vraiment contraire à l’opinion commune. Et de paradoxal, aussi, puisque Jésus montre qu’il guérit l’âme en guérissant le corps, qu'il est Dieu alors qu'il est un homme.

    Mais finalement paradoxa, au nominatif masculin paradoxos, a fini par vouloir dire “merveilleux”, dans une circonstance précise : c’est le titre donné à un athlète qui  remporté une victoire particulièrement éclatante, ou à un artiste qui a produit une œuvre extraordinaire.

    Or dans la double guérison du paralytique, Jésus vient de se montrer le Paradoxos, le Merveilleux. Et c’est sans doute pourquoi παράδοξα a été traduit (dans tous les manuscrits) par “mirabilia”, et que saint Jérôme, en révisant les textes, a laissé cette traduction. Comme Dieu dans les psaumes est Mirabilis.

    Peut-être Olivier Messiaen pensait-il à cela, lui qui ne se rassasiait pas de louer les merveilles de Dieu (c’est même son insistance qui m’a fait comprendre de quoi il s’agissait), lorsque dans son opéra Saint François d’Assise Frère Bernard demande à l’ange quel est son nom et que celui-ci répond : « Ne me demande pas mon nom, ne me demande pas mon nom : il est Merveilleux. » La musique alors montre que c’est vraiment son nom.

  • Ils sont très forts

    L’Etat islamique a mis en ligne des images montrant que le site de Palmyre est intact.

    Ouf, se disent tous les défenseurs de la culture antique et du « patrimoine mondial ».

    Et pendant ce temps-là le massacre continue. L’Etat islamique a tué au moins 200 personnes à Palmyre, et encore une vingtaine de « collaborateurs du régime syrien »… dans le théâtre antique…

    Personne ne proteste. Après tout c’est un peu comme l’opéra à Orange. Sauf qu’il n’y a pas de musique et que les gens meurent pour de vrai.

    Mais l'essentiel est que les pierres soient intactes, n'est-ce pas.

  • Vrais Finlandais

    timosoini1002MT_vl.jpg

    Timo Soini, le président du parti des Vrais Finlandais (« nationalisme, populisme, conservatisme, euroscepticisme », comme le définit Wikipedia) a été nommé ministre des Affaires étrangères et… européennes du nouveau gouvernement finlandais que mène le vainqueur des élections, le très européiste Juha Sipilä. Il y côtoie le nouveau ministre européiste des Finances, Alexander Stubb, qui était Premier ministre depuis un an, et dont le parti est arrivé troisième juste derrière les Vrais Finlandais.

  • Le droit de tuer avant la viabilité

    Aux Etats-Unis, une Cour d’appel fédérale a invalidé hier la loi qui interdit, dans l’Etat de l’Arkansas, l’avortement après 12 semaines de grossesse, confirmant la décision d’un tribunal qui l’avait déjà bloquée l’année dernière avant son application. Pour la Cour d’appel, « en interdisant les avortements après la 12e semaine de grossesse, la loi interdit aux femmes de prendre l’ultime décision, mettre fin à une grossesse avant la viabilité du fœtus ».

    Parce que tuer son enfant quand le fœtus est viable, c’est légal mais ce n’est pas très bien. Il vaut mieux le tuer juste avant qu’il soit viable. Et ce qui est pratique pour les barbares est que personne ne peut définir le seuil de viabilité.

  • En Ecosse

    Les députés écossais ont rejeté par 82 voix contre 36, hier, la proposition de loi en faveur du suicide assisté, qui a fait couler beaucoup d’encre depuis un an. On faisait pleurer dans les chaumières en soulignant que c’était une proposition du député Margo MacDonald, morte de la maladie de Parkinson… Et certains prenaient leurs désirs pour des réalités. Ainsi peut-on lire sur la fiche Wikipedia concernant la législation sur le suicide assisté par pays : « Le parlement écossais se prépare à adopter un texte en ce sens en 2015. »

    Le ministre de la Santé avait manifesté l’opposition du gouvernement : « Le gouvernement estime que la loi actuelle est claire et qu'il n'est pas du ressort de la loi d'aider quelqu'un à se suicider. Le gouvernement n'a pas l'intention de changer la législation actuelle. »

  • L’euthanasie au Sénat

    La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté hier 12 amendements à la proposition de loi sur la fin de vie.

    Le plus important est assurément que l'hydratation et l'alimentation artificielles ne sont plus assimilées à des traitements.

    D’autre part l’euthanasie (la « sédation profonde et continue ») ne pourra être pratiquée qu'en cas de « souffrance réfractaire ».

    Mais, à supposer que ce soit voté par le Sénat, il n’en restera rien au retour à l’Assemblée.

    Et en sens inverse, en ce qui concerne les « directives anticipées », la commission limite les cas dans lesquels le médecin n’est pas tenu de s’y conformer.

  • En européen, “quota” se dit “clé”

    La Commission européenne a présenté hier son plan de répartition contraignante des « demandeurs d’asile » par pays, selon un système de quotas prenant en compte divers critères (nombre d’habitants, PIB, taux de chômage, nombre de demandes d’asile déjà reçues et nombre de réfugiés déjà accueillis).

    Il s’agit de répartir sur deux ans 40.000 Syriens et Erythréens. La France devrait en accueillir 4.051 venant d’Italie et 2.701 venant de Grèce. Soit 6.752 en tout. Pas un de plus, pas un de moins… Pour le moment.

    Il n’y a eu aucune réaction française. On sait pourtant que la France était opposée à cette politique de quotas.

    Mais ce ne sont pas des quotas : la Commission met en œuvre une « clé » de répartition. Ça change tout…

  • « Community managers »

    Le Premier ministre de la France, Manuel Valls, annonçait hier une « nouvelle étape » dans la lutte contre l’endoctrinement jihadiste sur internet. Il va mettre en place un « bataillon de community managers de l'État, pour opposer une parole officielle à la parole des jihadistes et ne pas leur laisser l'espace numérique ».

    Certains vieux croûtons irrécupérables, comme moi, ne savent pas ce que sont des « community managers ». Alors j’ai demandé à mon moteur de recherche. Et celui-ci, dont la langue maternelle est pourtant l’anglais, m’a répondu par des articles sur le « gestionnaire de communauté ».

    Parce que les « worldwide » Google et Wikipedia parlent français, tandis que notre Premier ministre, pour faire branché, parle le sabir international.

    Cela pour la forme. Quant au fond, il va de soi que dans les états-majors jihadistes on est tordu de rire devant la menace de ces « gestionnaires de communauté », ignorant volontairement tout de l’islam, que Manuel Valls va lancer sur la toile pour contrer leur propagande…

  • La dictature du laïcisme atteint la Suisse

    Le projet de production d’un opéra pour enfants, avec l’Orchestre de chambre de Genève, a été refusé par le Département de l’instruction publique, parce que l’œuvre est « contraire au principe de neutralité religieuse ». L’article 15 de la Constitution fédérale interdit de contraindre quelqu’un à « accomplir un acte religieux », et le département précise : « d’autant plus que le très jeune âge des participants ne leur permet pas de se déterminer en matière de croyance ».

    Il s’agit de L’Arche de Noé, de Benjamin Britten. Une petite merveille, basée sur un « mystère » du XVe siècle, où les enfants sont sur la scène (ils jouent les animaux de l’arche) mais aussi dans l’orchestre, car Britten avait conçu une partition où même des débutants peuvent jouer quelques notes. Et il y a une percussion aussi fournie qu’hétéroclite, avec notamment les fameuses « tasses suspendues ». C’est d’abord une œuvre pour initier les enfants à la musique classique sur un mode ludique, selon le don que Britten avait pour cela.

    Certes, un texte anglais du XVe siècle sur Noé est chrétien… Mais Britten aurait été stupéfait de se voir traité de prosélyte voulant contraindre des enfants à accomplir un acte religieux... Lui qui était un « humaniste pacifiste », homosexuel de gauche, tout au plus vaguement déiste… mais ne rechignant pas à poursuivre à l’occasion la grande tradition anglaise de musique religieuse et para-liturgique.

    Il y a tout de même un certain nombre de réactions indignées. Parmi lesquelles celle d’un… Vert, Jean-Michel Bugnion, député du canton de Genève, soulignant que « la culture est forcément religieuse ». Toute culture véritable, en effet.

    On ne le dit pas dans les journaux, mais il est vraisemblable que cette brusque poussée de laïcisme antichrétien soit plus ou moins largement commandée par la dhimmitude qui ne cesse de progresser dans les esprits.

  • En Chine

    Depuis le 7 mai on est sans nouvelles du P. Liu Hongeng, vice-recteur du sanctuaire de Notre Dame Reine de Chine à Baoding. Sans doute les autorités l’ont-elles arrêté pour décourager les 500.000 catholiques du diocèse d’aller aux pèlerinages du mois de mai à ce sanctuaire tenu par des prêtres « clandestins ».

    Le P. Liu avait déjà été arrêté le 27 décembre 2006, avec huit autres prêtres « clandestins » pour le contraindre à intégrer l’Eglise officielle. Il a toujours refusé. Il a été détenu sans jugement pendant plus de sept ans et a été libéré en août dernier.

    Dans ce même diocèse, le 22 mai, les forces de l’ordre sont allées détruire, à Anzhuang, un autel édifié dans une cour par les fidèles et dédié au Sacré Cœur de Jésus et au Cœur immaculé de Marie. Deux femmes ont été blessées. L’évêque en titre de Baoding, Mgr James Su Zhimin, est détenu depuis 1997. Son coadjuteur, Mgr Francis An Shuxin, a passé dix ans en prison et a fini par accepter de rejoindre l’Eglise officielle. Contacté par téléphone à propos de la destruction de l’autel, Mgr An a répondu : « Ce sont des catholiques clandestins et ils n’acceptent pas mon autorité. Je ne pense pas que je puisse les aider. »

    D’autre part, Mgr Julius Jia Zhiguo, évêque « clandestin » de Zhengding, a été interpellé le 12 mai. Il a été libéré le 24. On ne compte plus les arrestations de cet évêque de 80 ans qui a toujours résisté. En avril il avait procédé à des ordinations, et sans doute s’agissait-il aussi de l’empêcher de paraître à des pèlerinages mariaux.

    (Asianews, Eglises d’Asie)

  • Jeudi de la Pentecôte

    Séquence de sainte Hildegarde pour la Pentecôte, par l'ensemble Sequentia

    O ignis Spiritus Paracliti,
    vita vitae omnis creaturae,
    sanctus es vivificando formas.

    O feu de l’Esprit Paraclet, vie de la vie de toute créature, saint es-tu de donner forme à la vie.

    Sanctus es ungendo
    periculose fractos,
    sanctus es tergendo
    fetida vulnera.

    Saint es-tu de répandre ton baume sur les brisés de la vie en danger. Saint es-tu d’essuyer les blessures répugnantes.

    O spiraculum sanctitatis,
    o ignis caritatis,
    o dulcis gustus
    in pectoribus
    et infusio cordium
    in bono odore virtutum.

    O haleine de sainteté, o feu de l’amour, o goût suave dans nos entrailles, o bon parfum des vertus infusé dans les cœurs.

    O fons purissimus,
    in quo consideratur
    quod Deus alienos
    colligit
    et perditos requirit.

    O fontaine très pure où voir tout à la fois Dieu qui rassemble les étrangers et va chercher ceux qui sont perdus.

    O lorica vitae
    et spes compaginis
    membrorum omnium.
    O cingulum honestatis,
    salva beatos.

    O cuirasse de la vie et espérance, lien d’assemblage de tous les membres ; o ceinture de la vertu, sauve les bienheureux !

    Custodi eos
    qui carcerati sunt
    ab inimico,
    et solve ligatos,
    quos divina vis
    salvare vult.

    Veille sur ceux qui ont été emprisonnés par l’ennemi et brise leurs chaînes : eux que la puissance divine veut sauver.

    O iter fortissimum,
    quod penetravit omnia
    in altissimis
    et in terrenis
    et in omnibus abyssis,
    tu omnes componis
    et colligis.

    O chemin de bravoure qui a tout pénétré, dans les cieux, sur terre et dans les abîmes, tu rassembles et unis tous les êtres.

    De te nubes fluunt,
    aether volat,
    lapides humorem habent,
    aquae rivulos educunt
    et terra viriditatem sudat.

    Par ton génie, les nuages filent, l’air se meut impalpable, les pierres suintent ; les eaux surgissent en ruisselets et la terre épanche sa viridité.

    Tu etiam semper
    educis doctos,
    per inspirationem sapientiae
    laetificos.

    Toi encore tu fais toujours surgir des sages, porteurs de la joie que leur inspire la sagesse.

    Unde laus tibi sit,
    qui es sonus laudis
    et gaudium vitae,
    spes et honor fortissimus,
    dans praemia lucis.

    Pour tout cela, louange à toi, qui fais retentir la louange, à toi joie de vivre, espérance, honneur et puissance, qui donnes la récompense de la lumière.

    Traduction de Philippe Lecoq, qui me paraît bonne (et plus près du texte que celle de dom Guéranger qui donne cette séquence en ce jour), et qui a raison de seulement transcrire le mot « viriditas », qui est le mot fétiche de sainte Hildegarde. J’ai trouvé aussi une traduction, mais seulement partielle, de Remy de Gourmont :

    O Feu de l'Esprit consolateur, vie de la vie de toute créature, tu es saint parce que tu vivifies les formes, — tu es saint parce que tu daignes oindre les membres périlleusement brisés, tu es saint parce que tu panses les plus fétides plaies, — ô soupirail de sainteté !... — ô forteresse de vie, ô espoir de la solidarité humaine, ô refuge de la beauté, sauve les bénis ! — Garde ceux qui sont prisonniers de l'ennemi, déchaîne ceux qui sont enchaînés, sauve ceux que veut sauver la Force divine !... — Par toi les nuages vont, l'éther plane, les pierres transpirent, les eaux se font ruisseaux, la terre exhale de verdoyantes suers (sic). — Et c'est toi aussi qui guides les doctes létifiés par l'inspiration de ta Sagesse. — Donc, louange à toi, toi le vocable de louanges, toi, la joie de la vie, l'espérance, la force et l'honneur, toi le dispensateur de la lumière !

  • Le référendum annoncé

    Lors de son discours du trône, aujourd’hui, la reine Elisabeth II a officiellement annoncé qu’un référendum sera organisé avant la fin 2017 sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l’Union européenne : « Mon gouvernement va renégocier les relations du Royaume-Uni avec l’Union européenne et rechercher une réforme de l’Union européenne qui bénéficie à tous les Etats membres. Parallèlement à cela, une législation sera introduite afin de prévoir un référendum sur l’appartenance ou non à l’Union européenne avant la fin de 2017. »

    Les détails du texte seront officiellement présentés aux députés dès demain, puis discutés à la chambre des Communes.

    Et David Cameron a commencé sa tournée des responsables européens pour leur soumettre la réforme qu’il veut. Il a notamment reçu lundi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, il doit dîner demain à l'Élysée et rencontrer vendredi Angela Merkel à Berlin.

  • Une honte de plus

    Jean Zay au Panthéon.

    Je ne suis pas un dévot du drapeau, et moins encore du drapeau de la République laïque, mais quand on me dit que la patrie devrait être reconnaissante à celui qui parlait, dans un « poème » (sic) du drapeau français comme « cette saloperie-là », « cette saloperie tricolore », « cette loque », « cette immonde petite guenille », l’« ignoble symbole » « de la race vile des torche-culs », il y a quand même un problème, non.

    Jean Zay, franc-maçon de la loge Etienne Dolet du Grand Orient ; ministre de la déséducation nationale du Front populaire… Le Panthéon ne s’arrange pas.

  • A Birmingham

    fZhznD5.jpg

    Ceci est une classe d’une école primaire de Birmingham, en Angleterre, avec l'indication de la langue maternelle de chaque élève. Aucun d'entre eux n’a l’anglais comme langue maternelle. Et tous (sans doute) sont musulmans.

    En ce qui concerne l’ensemble de l’école, elle a 859 élèves, dont 94,3% ne parlent pas anglais chez eux.

    (Fdesouche)

  • Les écoles chrétiennes manifestent… en Israël

    Les écoles chrétiennes d’Israël ont organisé une manifestation sans précédent ce matin à Jérusalem, devant le ministère de l’Education, pour protester contre les politiques discriminatoires dont elles sont victimes. Il y avait près de 700 personnes, dont les deux vicaires patriarcaux pour Israël du patriarcat latin de Jérusalem NN.SS. William Shomali et Giacinto Boulos Marcuzzo. « Il s’agit d’une manifestation pacifique et respectueuse, pour dire que nous voulons être traités comme les autres, tant du point de vue économique que de celui de la liberté d’éducation » indique à l’Agence Fides le Père Abdel Masih Fahim, directeur du Bureau des écoles chrétiennes.

    Les écoles chrétiennes en Israël sont fréquentées par 30.000 élèves dont une moitié de chrétiens. La majeure partie d’entre elles existaient avant la constitution de l’Etat d’Israël, et elles obtiennent d’excellents résultats. Mais elles ne sont pas juives…

    Elles appartiennent à la catégorie des écoles « reconnues mais non publiques » et reçoivent un financement partiel de l’Etat. Or, depuis des années, ce financement se réduit : il a été amputé de 45% au cours de ces dix dernières années, ce qui contraint à augmenter la part des familles, qui sont des familles arabes aux revenus souvent inférieurs à ceux des familles juives.

    Un comité nommé du Bureau des écoles chrétiennes a conduit des négociations pendant huit mois avec le ministère et ce dernier a proposé que les écoles chrétiennes deviennent… des écoles publiques. Les écoles chrétiennes ont donc interrompu les négociations.

    En outre, explique le P. Fahim : « On tente d’imposer également dans les écoles primaires chrétiennes un système d’enseignement standard déjà adopté dans les écoles hébraïques et dans les écoles arabes gouvernementales, système qui annihilerait la spécificité de leur approche éducative. Les enseignants eux aussi se trouvent pénalisés par rapport à leurs collègues des autres écoles, en ce qui concerne leurs droits de travailleurs. »

  • Au Pakistan

    Le gouvernement pakistanais va présenter au Parlement un projet de loi destiné à combattre les abus de l’utilisation de la loi anti-blasphème.

    Le projet de loi, préparé par le ministère de l’Intérieur et approuvé par le ministère de la Justice, vise à décourager l’instrumentalisation de la loi, en introduisant des peines sévères pour ceux qui formulent de fausses accusations de blasphème. Le projet de loi viendrait corriger les lacunes procédurales, en introduisant de nouvelles clauses à l’intérieur du protocole à suivre dans les cas de blasphème présumé, dans le but de garantir que personne « ne se fasse justice par lui-même » mais que ce soit les institutions de l’Etat – police et magistrature – qui punissent les coupables. La nouvelle procédure rendrait nécessaire de démontrer la « mens rea » - intention criminelle – se trouvant derrière un acte blasphématoire, condition qui est absente aujourd’hui.

    Le Père Saleh Diego, président de la Commission Justice et Paix et Chancelier de l’Archidiocèse de Karachi, commente pour l’agence Fides :

    « Il s’agit d’un important pas en avant. Nous espérons et suivrons le débat au Parlement. Nous savons que différents partis sont favorables à bloquer les usages abusifs de la loi. Mais les partis extrémistes sont encore très forts. En tant qu’Eglise et en tant que communauté chrétienne au Pakistan, nous demandons depuis des années de mettre en place des mécanismes afin de mettre fin aux abus. Nous avons vu et affronté des cas graves dans le cadre desquels la loi a été manipulée. Il s’agit d’une question de justice, attendu que de nombreux innocents se trouvent en prison. »

    Actuellement, 14 citoyens pakistanais (dont Asia Bibi) se trouvent dans le couloir de la mort et 19 autres purgent des peines de réclusion à perpétuité pour « blasphème ». Il n’y a encore eu aucune exécution, mais 52 personnes accusées de blasphème ont été assassinées.

  • Mercredi des quatre temps de Pentecôte

    Jésus dit dans l’évangile :

    Personne ne peut venir à moi si mon Père ne le tire.

    Saint Augustin commente (il s’agit en fait d’extraits du commentaire, qui deviennent une synthèse, habilement faite par dom Pius Parsch) :

    Ne va pas croire que tu es « tiré » contre ta volonté libre. Le cœur, en effet, peut aussi être tiré par l’amour... Si le poète (Virgile) a pu dire : chacun est tiré par son plaisir, il s’agit non de la nécessité, mais du plaisir, non de la contrainte, mais de la joie. Avec combien plus de force devons-nous dire : l’homme est tiré vers le Christ quand il se plaît à la vérité, quand il se plaît à la béatitude, quand il se plaît à la justice, quand il se plaît à la vie éternelle, car c’est là tout le Christ ! Car si le corps a ses plaisirs, l’âme n’a-t-elle pas les siens ? Qu’on me donne quelqu’un qui aime, et il comprendra ce que je dis. Qu’on me donne quelqu’un qui désire, qu’on me donne quelqu’un qui a faim, qu’on me donne un voyageur altéré dans ce désert et qui soupire vers la source de l’éternelle patrie, qu’on me donne un tel homme et il comprendra ce que je veux dire. Montre à la brebis une branche verte et tu la tires. Montre à un enfant des noix et tu le tires. S’il court, c’est qu’il est tiré ; il est tiré par l’amour, il est tiré sans contrainte corporelle ; c’est par les liens du cœur qu’il est tiré. Si donc des choses terrestres, qui paraissent à ceux qui les aiment des délices et des voluptés nous tirent en vertu du principe : Chacun est tiré par son plaisir, comment le Christ, qui a été révélé par le Père, ne nous tirerait-il pas ? »

  • Fin de la mosquée de Venise

    La ville de Venise a fait fermer (le 22 mai) le pavillon islandais de la Biennale d’art contemporain : le pavillon islandais était l’église (désaffectée) Sainte Marie de la Miséricorde, que le soi-disant artiste islando-suisse Christian Büchel avait transformée en mosquée. Et bien entendu au fil des jours c’est devenu une vraie mosquée. Ce qui était bien l’intention puisque le titre de « l’installation » était : THE MOSQUE, The First Mosque in the Historic City of Venice.

    La police a fait valoir que l’interdiction de « l’utilisation, pendant les heures d’ouverture au public, de l’espace intérieur de l’ancienne église à des fins autres que celles d’une exposition » et « l’interdiction de l’utilisation du pavillon comme un lieu de culte » n’ont pas été respectées.

    Le président de la Vénétie, Luca Zaia, a résumé cela par une formule aussi décisive que compréhensible par les « artistes » contemporains : « Les installations ne doivent pas se transformer en réalité. »

  • Les trois points des évêques

    La très discrète réunion à Rome de 50 évêques et théologiens triés sur le volet, à l’invitation des présidents des conférences épiscopales de France, Allemagne et Suisse ayant été ébruitée (par Le Figaro), on en a ici et là quelques sibyllins comptes rendus. La conférence des évêques de France demeure muette. Mais la conférence des évêques allemands, qui évidemment mène la danse, a publié un communiqué.

    On y apprend d’abord que parmi les invités il y avait des journalistes. Tiens donc. Qui ça ? Et qu’est-ce que c’est, une réunion à huis clos où il y a des journalistes ?

    Peu importe. Les évêques allemands nous disent qu’il y a eu trois « séquences de travail » :

    - sur l’interprétation des paroles de Jésus sur le divorce. En clair : comment lui faire dire le contraire de ce qu’il a dit sans que ce soit trop voyant ;

    - sur les données d’une théologie de l’amour (humain) ;

    - « une troisième séquence de travail était dans une perspective de théologie narrative, éclairant les conditions de la biographie des individus comme histoire de grâce ». Sic.

    En ce qui concerne le deuxième point, les évêques allemands écrivent exactement :

    Un second temps a pris en compte les données d’une théologie de l’amour, réfléchissant notamment à la sexualité comme langage de l’amour et don précieux de Dieu. Cette théologie est en attente de propositions nouvelles, qui noue un dialogue intense entre la théologie morale traditionnelle et les meilleurs apports de l’anthropologie contemporaine et des sciences humaines.

    Voilà donc des évêques qui font comme si Jean-Paul II n’avait jamais existé. Comme s’il avait élaboré pour rien sa théologie du corps, qui est une théologie de l’amour conjugal, et qui est sans doute la plus importante et novatrice étude théologique du XXe siècle en continuité avec la tradition. Ce n’est pas à leur honneur. On comprend bien qu’ils ne veulent pas des lumières apportées par Jean-Paul II, mais d’une « théologie » faussée par une « anthropologie contemporaine et des sciences humaines » faisant fi de la loi naturelle et du dogme catholique. Mais ils ont déjà perdu. Ils vont voir (par une contre-attaque conjointe venue de Pologne et d’Afrique) qu’on ne se débarrasse pas comme ça de Jean-Paul II…

  • Venez tous !

    L’Italie est aux petits soins pour tous les « migrants » qui débarquent. Toutes les communes doivent désormais accueillir des « réfugiés » : : un « réfugié » entre 300 et 1000 habitants ; deux « réfugiés » à partir de 1000 habitants ; six « réfugiés » à partir de quatre mille habitants, et ainsi de suite. L’Etat donne à la commune 35 euros par jour et par « réfugié », à charge pour elle de lui trouver un logement, de lui fournir vêtements, blanchisserie et autres services, et de lui fournir trois repas par jour.

    Un maire explique ses problèmes :

    « Dans la circulaire, par exemple, il est dit que, au petit-déjeuner, nous devons servir du café au lait ou du thé, avec des biscuits ou des biscottes et de la confiture. Mais est-ce que nous devons l’apporter à l’immigré à domicile ? Et qui est-ce qui le lui porte ? »

    Et, bien entendu, la circulaire précise que la commune doit lui servir des repas adaptés à sa religion…

    Comment accélérer l’invasion ? L’Italie a trouvé un bon moyen.

    Mais, au fait, est-ce si différent chez nous ?

  • L’européisme en action

    Le Monde a « dévoilé » hier un document franco-allemand où les deux gouvernements proposent à la Commission européenne de passer à la vitesse supérieure en matière d’intégration économique de la zone euro.

    Cette présentation est fallacieuse. Il s’agit simplement d’une réponse franco-allemande à la demande de la Commission, en février dernier, d’aller de l’avant en matière d’intégration de la zone euro.

    Les propositions qui sont faites se situent dans le cadre du traité actuel, mais n’écartent pas des « étapes supplémentaires » qui nécessiteront une modification du traité.

    Une modification dans le sens exactement inverse que ceux que demande David Cameron, lequel commence précisément son travail d’approche ces jours-ci.

    Or selon la France il est exclu de modifier le traité pour aller dans le sens que veulent les Anglais.

    Les propositions franco-allemandes s’inscrivent dans le processus permanent de grignotage des souverainetés nationales pour aller vers un Etat européen. Lequel sera l’Etat dont la monnaie est l’euro. Il y a peu, Libération publiait une grande interview de Sylvie Goulard, déclarant que « la zone euro doit évoluer vers un Etat de droit ». Le grand public ignore toujours qui est Sylvie Goulard. Elle est depuis très longtemps la cheville ouvrière du Mouvement européen, dont la fondation fut financée par la CIA pour détruire les souverainetés des nations européennes.

    Le Royaume-Uni (et il y a aussi la Suède, le Danemark, la Pologne, la République tchèque…) acceptera-t-elle de se voir marginaliser par rapport à la zone euro sans rien obtenir en contrepartie ? C’est peu probable.

    Rappelons tout de même que le Royaume-Uni, sans l’euro, n’a plus de chômage et a eu l’an dernier la plus forte croissance du G7.

  • Le Khabour libéré

    Il a fallu des semaines, en fait presque trois mois, de combats acharnés des Kurdes, appuyés par les milices chrétiennes, et surtout par d’incessantes frappes aériennes américaines, pour que l’Etat islamique abandonne la vallée du Khabour.

    Tous les villages assyriens ont été libérés. Comme on pouvait s’y attendre, toutes les églises ont été dévastées ou détruites, les croix cassées, les maisons ont été saccagées quand elles n’ont pas été démolies, et des slogans antichrétiens ont été peints sur les murs.

    Une partie des habitants de Tel Tamar est revenue dans son village, et la cloche de l’église a été remise en place, sonnant pour annoncer la première messe célébrée depuis l’exil forcé. Mais tous ne peuvent pas encore retrouver leurs maisons (et leurs cultures également dévastées). D’autant qu’une partie d’entre eux s’est réfugiée en Irak ou au Liban. Et l’on est toujours sans nouvelles des 230 assyriens qui avaient été enlevés par l’Etat islamique.

  • Enseignement pontifical

    « Ça me manque d’aller dans une pizzeria et de manger une bonne pizza. »

    C’est un propos de François. Qu’on a déjà entendu. Mais qu’on retrouve dans une longue interview du pape, publiée par un journal argentin. C’est ce que le rédacteur en chef a trouvé de plus intéressant dans les propos rapportés de Rome par l’« envoyé spécial » Juan Berretta : il en a fait le titre !

    De fait il n’y a rien d’intéressant dans cette interview, ce qui est une bonne nouvelle.

    Il y a toutefois la fin, qui est spécialement lamentable :

    — Comment aimeriez-vous qu’on se souvienne de vous ?

    — Comme un bon gars. Qu’on dise : « C’était un bon gars qui a essayé de faire le bien. Je n’ai pas d’autre prétention. »

    Como un buen tipo. Que digan: “Este era un buen tipo que trató de hacer el bien”. No tengo otra pretensión.

    Radio Vatican n’a pas osé donner la vraie traduction. On n’arrive pas à admettre que le successeur de saint Pierre, le vicaire de Jésus-Christ, le doux Christ sur la terre, l’homme qui a le pouvoir des clefs, puisse avoir pour ambition qu’on se souvienne de lui comme d’un brave type. Alors on a maquillé le texte :

    A la question « comment aimeriez-vous que l'on se souvienne de vous ? », le Saint-Père répond simplement: « Comme une personne qui s’est engagée à faire le bien, je n’ai pas d’autres prétentions ».

    Mais on ne s’est jamais souvenu d’un pape comme de quelqu’un qui s’est engagé à faire le bien. Pas plus qu’on ne se souvient d’un pape qui était un brave type. De fait, celui-là, il faudra l’oublier très vite.

  • Mardi de la Pentecôte

    L’évangile de ce jour est celui du bon pasteur. Comme au deuxième dimanche après Pâques. Mais il s’agit des versets qui précèdent. Quand Jésus dit qu’il est le bon Pasteur, mais aussi qu’il est la porte des brebis. Il faut passer par lui pour trouver les pâturages, pour être sauvé. Ceux qui se font passer pour des pasteurs mais ne passent pas par la porte sont des voleurs. « Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient plus abondamment. » Comme après Pâques, la parabole du bon pasteur est destinée aux nouveaux baptisés. Ici, plus précisément, pour les avertir qu’il y a de faux pasteurs qui tenteront de les entraîner dans le schisme et l’hérésie. Le bienheureux cardinal Schuster commente :

    Il nous donne les marques qui distinguent sa religion, qui est la seule vraie, toutes les fausses sectes. En premier lieu, les propagandistes de celles-ci sont des voleurs qui, sans aucun titre, se sont frauduleusement introduits dans le troupeau d’un autre et ont ravagé les brebis. Ils ne sont pas passés par la porte, mais ils se sont glissés à l’intérieur par d’autres ouvertures, c’est-à-dire grâce à des moyens illicites, fraude et hypocrisie. Entre eux et les brebis, il n’y a pas eu de véritable entente ni correspondance d’affection ; ils se sont simplement imposés par abus de pouvoir, ils n’ont pas converti les cœurs. La conduite de semblables réformateurs a été scandaleuse. Ils ont bien fait marcher le troupeau, mais ne l’ont pas précédé par l’exemple d’une vie vertueuse. Quant à la fin de semblables entreprises de réforme, c’a été un immense désastre et une hécatombe d’âmes. Dans cette description faite par le saint Évangile, ne pouvons-nous pas discerner la genèse, les caractères et l’histoire de toutes les hérésies, depuis l’ancienne Gnose jusqu’au récent modernisme ? Seul Jésus est le bon Pasteur qui établit entre son cœur et le nôtre de solides courants de sainte dilection. Il nous précède par son exemple et guide nos âmes dans les pâturages fertiles de la divine grâce et des ineffables sacrements.

  • La Griffe

    griffe.jpg

    Cliquer pour agrandir

    AGRIF, 70 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris

    Site internet

  • Double langage

    Contrairement à ce que je pensais, la Commission européenne n’a pas mis à la poubelle son projet de quotas de répartition des « demandeurs d’asile ». Au contraire, elle est bien décidée à l’imposer.

    Pour cela elle a besoin de la France. Car si les opposants sont nombreux : Royaume-Uni, Danemark, Espagne, Pologne, Hongrie, République tchèque, ils ne peuvent pas constituer une minorité de blocage, car le Royaume-Uni et le Danemark, ainsi que l’Irlande, se sont exemptés de ces politiques et n’ont ni droit de vote…ni quotas. Avec la France il y avait une minorité de blocage. Or, coup sur coup, Bernard Cazeneuve, Manuel Valls, et François Hollande, ont déclaré qu’il n’était pas question d’accepter un système de quotas.

    Mais voici qu’une porte-parole de la Commission européenne affirme : « La France soutient notre proposition…Nous avons parlé avec le gouvernement français mardi, après les déclarations de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve, et il nous a répété qu’il était d’accord avec notre mécanisme contraignant de relocalisation des demandeurs d’asile afin de répartir l’effort entre les 28 États membres… C’est manifestement le mot “quota” qui pose problème alors même qu’il ne figure pas dans nos propositions. »

    Bref, pour ne pas contrarier la toute-puissante Commission, et pour ne pas avoir l’air de mettre un frein à l’invasion, le gouvernement français retourne sa veste, et l’on nous expliquera que le projet retenu, finalement (grâce à la France, sans aucun doute), ne parle pas de quotas. Mais de répartition contraignante…

  • National

    Le bureau de David Cameron fait savoir que les listes électorales pour le référendum concernant l’UE seront basées sur celles des législatives qui viennent de se tenir. Ce qui signifie que les citoyens d'autres pays de l'UE résidant en territoire britannique ne pourront pas voter. A l’exception, comme d’habitude, des Irlandais, et des citoyens du Commonwealth, dont les Maltais et les Chypriotes.

    Se prononcer sur la question de l'appartenance à l'UE « est une grande décision pour notre pays, une décision qui engage l'avenir du Royaume-Uni, c'est pourquoi nous pensons qu'il est important que ce soient les citoyens britanniques, irlandais et du Commonwealth qui aient le droit de décider" », a déclaré un membre du bureau.

    Cela paraît aller de soi. Mais manifestement cela n’allait pas de soi, dans une Union européenne qui efface les nationalités.

    Addendum 26 mai

    Commentaire de EUobserver ce matin: "La plupart des 1,5 million de citoyens de l'UE vivant au Royaume-Uni seront exclus du vote." Exclus... L'article cite essentiellement le ministre écossais des Affaires européennes: "Exclure les citoyens européens, dont beaucoup vivent ici depuis nombre d'années, payent leurs impôts, dont les enfants fréquentent les écoles locales, les priver de leur droit de vote sur leur propre avenir est illogique, tout à fait pervers et crée un déficit démocratique." Ce ministre, du soi-disant parti national écossais, s'appelle Humza Yousaf...