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Le blog d'Yves Daoudal - Page 7

  • « Je T’aime »

    David van Hemelryck s’était fait connaître lors des manifestations contre le soi-disant « mariage pour tous », et surtout par la banderole « Hollande démission » qu’il faisait flotter sur les plages aux commandes de son petit avion. La police le traquait et l’arrêta 17 fois, sa banderole fut finalement confisquée et brûlée. Puis il a activement participé à la campagne contre Macron. Cet été, David van Hemelryck repart vers les plages, aux commandes de son avion, avec une nouvelle banderole : « Je T’aime ». Le Salon Beige lui a demandé pourquoi il n’avait pas choisi quelque chose de plus direct comme « Dieu est amour », au lieu de laisser entendre que ce pourrait être une déclaration d’amour humain. Sa réponse est très jolie, et c’est une vraie et profonde réponse de foi :

    — C'est peut être une réaction possible des vacanciers, et j'ai beaucoup prié et discerné pour essayer d'écouter l'Esprit Saint. Mais justement je crois que l'Amour de Dieu qui parle dans nos cœurs, il nous le dit à la première personne, il nous le dit pour de Vrai. Quand on voit "Je T'aime" on se demande qui aime, mais on ne doute pas de cet amour. Alors du coup les gens vont un peu chercher qui est cette personne qui déborde d'Amour... au lieu d'être dans le rejet : "encore les chrétiens" (!), il vont se poser des questions : qui aime qui ? Et puis, j'espère ils ne vont pas trop chercher, il y a la moitié du visage du Christ sur la banderole. "Je Suis à la porte et je frappe". L'Amour du Christ s'écrit en lettres géantes dans le ciel, mais le Dieu amour reste discret, il ne manifeste pas sa toute puissance pour nous laisser libres de l'Aimer de répondre à son amour ou non. Au final, moi je fais mon job de pilote au service de Dieu, et ensuite c'est l'affaire de l'Esprit Saint !

    Le calendrier des apparitions de la banderole est ici.

    On l'a déjà vue dans le ciel de Chartres lors du dernier pèlerinage:

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  • Sainte Noyale

    Noyale (ou Nolwenn) était au VIe siècle la fille d’un roi du pays de Galles. Elle voulait vouer sa vie à Dieu mais son père voulait la marier. Comme tant d’autres saints et saintes originaires des îles britanniques, elle décida de traverser la mer pour se réfugier en Bretagne. Elle partit avec sa servante sur… une branche d’arbre, et elle arriva à l’embouchure du Blavet, près de Lorient, sur la côte sud… Les deux femmes remontèrent le fleuve à la recherche d’un lieu d’ermitage. Elles arrivèrent à Bezo, près de Bignan. Le seigneur local, Nizan, tomba amoureux de Noyale et voulut l’épouser. Mais Noyale refusa. Et Nizan la décapita. Noyale prit sa tête dans ses mains et poursuivit son voyage, toujours accompagnée de sa fidèle servante, à la recherche d’un lieu où elle pourrait reposer en paix. Elles arrivent à un village où elles entendent une femme blasphémer. Alors elles continuent. Elles arrivent au bourg actuel de Noyal-Pontivy, et assistent à une dispute. Elles continuent donc leur chemin. Peu après elles s’arrêtent pour se reposer. Alors tombent de la tête coupée trois gouttes de sang, qui font jaillir trois fontaines. Sainte Noyale plante son bâton qui devient une aubépine, et la quenouille de la servante devient un hêtre. Après avoir prié et dormi, les deux femmes font encore quelques kilomètres et s’arrêtent dans un vallon et sainte Noyale décide que c’est là le lieu de sa sépulture. Elle s’allonge et rend son âme à Dieu. Alors

    Guelet oé er spern é krenein
    Get er huerhiéz é tremenein.

    L'on vit trembler l'aubépine,
    pendant que la vierge trépassait.

    En ce lieu fut érigée la chapelle Sainte-Noyale de Noyal-Pontivy :

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    Les lambris où est peinte la vie de sainte Noyale à la fin du XVIIe siècle.

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    Les trois fontaines.

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    On peut remarquer que sainte Noyale est une martyre de la virginité, comme sainte Maria Goretti qui est fêtée ce même jour dans le diocèse d’Albano.

  • A Paris

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    Puisqu’il y a des choses qu’on n’a pas le droit de dire, même pour plaisanter, je ne les dirai pas. Donc juste le fait brut : cette femme, député de Paris par la grâce de Macron, est accusée par un chauffeur de taxi de l’avoir mordu à l’épaule.

  • Elan profond

    Simone Veil, affirme le président de la République, c'était "l'élan profond vers le bien".

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  • Saint Nicolas en Russie

    Depuis le 21 mai dernier, les Russes peuvent vénérer, pour la première fois sur leur territoire, une relique (une côte) de leur saint patron, saint Nicolas, venue exceptionnellement de Bari, en la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou. Le premier a été Vladimir Poutine, dont j’apprends à cette occasion qu’il s’est rendu plus d’une dizaine de fois au mont Athos. Depuis ce 21 mai, c’est une interminable queue de fidèles qui se forme chaque jour sur des kilomètres. Un message dans le métro demande de descendre à la station Frouzenski : c’est à plusieurs kilomètres de la cathédrale, mais c’est là que dans le meilleur des cas on peut prendre la queue : quand elle implique seulement trois heures d’attente. Car, le samedi et le dimanche, c’est jusqu’à 500 autocars qui déversent des pèlerins (une petite centaine en semaine), et le temps d’attente est d’au moins 8 heures (jusqu’à 10 heures).

    Il en est donc ainsi depuis un mois et demi, sans discontinuer.

    Le 12 juillet, la relique de saint Nicolas ira à la laure Saint Alexandre Nevski de Saint-Pétersbourg. Et là aussi on s’attend à des kilomètres quotidiens de fidèles traversant le cimetière du célèbre monastère, où sont enterrés Dostoïevski et Moussorgski…

  • Saint Antoine Marie Zaccaria

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    L‘homme éprouve une difficulté naturelle à se recueillir et encore plus à vivre uni à Dieu, parce que son esprit est de nature vagabonde et ne peut se fixer sur une seule et même chose. Mais c'est surtout pour celui qui a la mauvaise habitude de la dissipation que cette union est particulièrement difficile.

    C‘est spécialement difficile quand nous sommes obligés de nous occuper de choses qui, du moins à mon avis, par elles-mêmes nous entraînent à la dissipation, sans pourtant nous y laisser entraîner. Qui donc jugerait possible de rester dans l'eau sans se mouiller ? C‘est vraiment une chose impossible, mais ce qui de soi paraît impossible peut devenir très facile avec l‘aide de Dieu, si nous ne Lui refusons pas notre collaboration avec la diligence et l'engagement spirituel que Dieu a bien voulu nous accorder.

    Si donc nous voulons poursuivre ce double objectif : vivre unis à Dieu tout en travaillant, en parlant, en lisant, en réfléchissant, en traitant les affaires qui se présentent, élevons souvent vers Lui notre pensée, longuement ou ne fût-ce qu‘un instant, comme ferait quelqu'un avec son ami. Ne pouvant pas interrompre son travail pour parler avec lui, à causes d'affaires importantes à expédier, par exemple l'enregistrement des comptes d'un envoi de marchandises à faire sur le champ, il lui dirait d'abord : « Pardonnez-moi si je puis pas vous tenir compagnie, j‘ai des travaux urgents à terminer. À peine libre, je serai tout à vous, si vous pouvez attendre. »

    Puis, tout en écrivant, il tournerait parfois les yeux vers lui, lui dirait de temps en temps un mot de son travail en cours. Il lui dirait parfois : « J‘ai fini dans un instant. » En agissant ainsi, tout en n'ayant pas le temps de consacrer beaucoup de temps à son ami, il ne le négligerait pas et, d‘autre part, cette gentille manière d‘agir ne le dérangerait guère et même pas du tout dans ses occupations.

    Voilà, cher ami, comment il faut faire ; vos études et vos affaires n'en souffriront presque pas.

    Avant de commencer votre travail, dites-en un mot au Christ ; puis, pendant votre travail, élevez souvent votre esprit vers Dieu. Vous en retirerez un grand profit sans que votre travail en pâtisse. Ainsi donc, accordez un soin particulier au commencement de vos affaires ou de celles d‘autrui, qu'il s‘agisse d'actions ordinaires ou imprévues, d'entretiens avec le prochain ou de travail personnel. Tout d‘abord, orientez-les vers Dieu par une petite prière, selon ce qu‘il vous inspirera, qui pourra rester intérieure ou exprimer par des paroles, vos désirs et vos préférences ou de toute autre manière.

    Puis, pendant votre travail - qu‘il s'agisse d'actes, de réflexion ou d'organisation de vos activités, peu importe - élevez souvent votre esprit vers Dieu ; si votre travail se prolonge, interrompez-le, par exemple le temps de dire un Ave Maria ou comme bon vous semblera, et dites à Dieu la prière qu'il vous inspirera. Pareille interruption peut se renouveler une ou plusieurs fois selon la durée plus ou moins longue de votre travail.

    Si vous adoptez cette méthode, vous vous habituerez à prier facilement, sans préjudice pour vos occupations ni pour votre santé. Vous arriverez ainsi à prier si continuellement que vous prierez même en mangeant, en buvant, en travaillant, durant vos entretiens, vos études, vos écritures, etc. Votre activité extérieure n'empêchera pas votre prière intérieure et vice versa. Si vous agissez autrement, vous pourrez, bien sûr, être un honnête homme mais vous ne serez pas le bon chrétien que le Christ désire que vous soyez et qu'il vous a appelé à devenir : vous le comprendrez facilement si vous examinez le moyen qu‘il a employé pour vous ramener à Lui. Je vous mets en garde et je vous donne des indications suffisantes pour devenir réellement ce que je pense que vous voudriez être - si vous le voulez, mais j'en suis convaincu - et pour que vous n'ayez pas un jour de tardifs regrets, ce qui me peinerait beaucoup.

    Extrait d’une lettre à Carlo Magni, avocat et notaire de Crémone.

  • Ben oui…

    Dans un rapport du groupe de réflexion britannique Policy Exchange, l’ancien diplomate irlandais Ray Hussey écrit que l’Irlande devrait « prendre sérieusement en considération » l’idée d’un retrait de l’UE, à la lumière du Brexit. Car, dit-il, « dans les négociations actuelles du Brexit, les chances d’obtenir un résultat satisfaisant pour l’Irlande sont faibles ». Alors que, hors de l’UE, l’Irlande pourrait choisir de « rester dans une zone douanière et de libre échange avec le Royaume-Uni, tout en négociant avec les 26 autres Etats membres des accords de commerce et d’investissement aussi favorables que possible. »

    C’est ce que je disais le 19 mai dernier…

    Mais les dirigeants irlandais sont tellement idéologiquement englués dans l’européisme qu’ils sont incapables de considérer cette unique solution de bon sens.

  • Macron

    Emmanuel Macron à Versailles :

    Je crois à cet esprit des Lumières qui fait que notre objectif à la fin est bien l’autonomie de l’homme libre, conscient et critique.

    Pour ma part, je crois que je suis dans la main de Dieu et que Dieu est la vraie lumière, to phos to alithinon, et mon "objectif à la fin" est de vivre éternellement dans cette vraie lumière, qui est amour infini et liberté infinie.

    Alors que l’"objectif à la fin" de Macron et des ses Lumières est la nécessité de la mort et la nuit du tombeau.

  • "PMA pour toutes"

    Propos de Pierre Lévy-Soussan, pédopsychiatre :

    « Sacrifier scientifiquement le père est une forme ultime de violence faite aux enfants. »

    « L’éradication scientifique du père est une utilisation particulièrement perverse de la science. »

  • Saint-Thomas de Mossoul

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    Extraits d’un article de L’Orient Le Jour :

    C'est un miracle. Le centre historique de Mossoul a été labouré par les frappes, tailladé par les balles, amputé à l'explosif par l'État islamique. Dans ce paysage surréaliste, où les pierres blanches et le métal noir entremêlés rappellent le Guernica de Picasso, un bâtiment aux murs épais n'a que quelques éraflures : l'église Saint-Thomas, la doyenne des églises de la ville, vieille de plus de douze siècles ! Elle existait au moins dès la fin du VIIIe siècle, mais elle est réputée beaucoup plus ancienne et aurait été fondée sur le site de la maison que l'apôtre de l'Orient a habitée lors de son passage dans la ville. L'intérieur a été ravagé par l'occupant qui en avait fait une base militaire. Mais le monument, dont la structure date au moins du XIIIe siècle, a survécu à la bataille.

    La mosquée al-Nouri, deux rues plus au nord, n'a pas eu cette chance. Les terroristes de l'EI l'ont dynamitée mercredi 21 juin, en début de soirée. Ses ruines forment désormais un chaos lunaire, blanchi par le plâtre pulvérisé. Seuls surnagent son dôme vert, en équilibre sur des piliers en partie éclatés par les explosions, et plus loin la base du minaret, haute de 12 mètres, aux bas-reliefs géométriques finement sculptés.

    Saint-Thomas était sur le chemin d'al-Nouri. Mercredi 21, peu avant l'explosion qui a quasiment totalement détruit la mosquée, le bataillon de Diwaniya des ISOF remontait à pied une rue dominée par la tour carrée d'un clocher. Un sniper se tenait sur une maison face à l'église : « Il a tué l'un des nôtres », raconte Ahmad Kathem, 23 ans, l'un des soldats du bataillon. La maison a été visée par une frappe. Il n'en reste rien.

    Le soldat Ahmad force une porte en fer pour montrer l'intérieur de l'église. En comparaison de ses abords défoncés par les bombes, les stigmates de l'édifice chrétien ne sont que des égratignures. La cour par laquelle entre Ahmad est encombrée de pierres et de déchets, mais les colonnes des arcades qui la cernent sont intactes. Sur un bas-relief, saint Thomas touche les plaies du Christ. Leurs visages sont superficiellement burinés.

    À l'intérieur, un bombardement a percé la voûte de la nef principale. Un rai de lumière tombe sur les dévastations. Les bancs ont été brûlés. Sous sa voûte crénelée, l'autel est en miettes. Heureusement, les reliques de saint Thomas avaient été transportées au monastère Saint-Matthieu (Mar Matta) il y a trois ans, quand Mossoul était tombée aux mains de Daech. Les combattants de l'EI ont peint des ronds noirs sur ses épaisses colonnes de marbre noirâtre, sans doute en préparation de sa destruction. Ils n'auront pas eu le temps ou les moyens d'y placer leurs explosifs.