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Le blog d'Yves Daoudal - Page 7

  • Deux petites choses sur Sadiq Khan

    En 2008, Sadiq Khan fut nommé secrétaire d’Etat aux « Communautés ». Interrogé par une chaîne de télévision iranienne sur l’islamisme, il avait répondu : « « Le fait est que vous ne pouvez pas choisir votre interlocuteur, vous ne pouvez pas parler qu’aux Oncles Tom. »

    Les oncles Tom, en référence au célèbre roman sur les esclaves noirs aux Etats-Unis, l’oncle Tom étant le type de l’esclave soumis aux blancs, qui a trahi sa race et ses compagnons. Sadiq Khan désignait donc ainsi les musulmans modérés, traîtres à l’islam, et justifiait donc ses contacts avec les islamistes en disant qu’il ne pouvait pas dialoguer qu’avec les collabos.

    Cette anecdote ayant resurgi en toute fin de campagne électorale pour la mairie de Londres, Sadiq Khan a dit qu’il regrettait d’avoir utilisé cette expression.

    Parce qu’il déconsidérait les musulmans modérés ?

    Non. Parce qu’il avait employé une « insulte raciste », et que ça ce n’est pas bien…

    *

    En 2009, Sadiq Khan fut nommé ministre des Transports. Ce qui n’est pas un poste de premier plan, mais au nom de la religion de la diversité il fut néanmoins nommé aussi au très restreint « Privy Council », à savoir en théorie le conseil privé de la reine, ce qui implique de prêter serment à la reine. Le lendemain il reçut un coup de téléphone de Buckingham lui demandant sur quel genre de Bible il souhaitait prêter serment. Il répondit qu’il était musulman et qu’il ne pouvait prêter serment que sur le Coran. « Mais nous n’avons pas de Coran. » - Eh bien j’apporterai le mien.

    Ainsi la presse britannique raconte-t-elle l’anecdote. Mais sur les « réseaux sociaux » on souligne qu’elle ne se termine pas ainsi. Ensuite, le Palais voulut rendre le Coran à Sadiq Khan. Lequel répondit : « Non, je voudrais le laisser là pour la prochaine personne. »

    Les intervenants des réseaux sociaux qui signalent cette omission veulent-ils ainsi souligner leur inquiétude quant à l’extension musulmane du gouvernement ?

    Pas du tout. Ils regrettent cette omission parce que le propos de Sadiq Khan est merveilleux de générosité, d’un sens touchant du vivre ensemble, un journal a même titré que c’était une anecdote « poignante », et sur twitter il y en a qui « pleurent » d’émotion…

    Ce pays est donc mûr pour la schlague musulmane. Comme le nôtre, hélas.

    *

    Je n’ai toujours pas trouvé qui est la femme musulmane voilée que Sadiq Khan a fait poser à sa droite lors de la cérémonie de Southwark. Bizarrement, aucun des journaux disponibles sur internet ne dit qui elle est.

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    Addendum. Bravo à mes lecteurs. Il s'agit en effet de Sarah Joseph, qui fut baptisée catholique, fit ses études dans un collège Saint-Thomas More puis au King's College de Londres, se convertit à l'islam à 16 ans en 1988, se marie avec un certain Mahmud al-Rashid. Elle a été rédactrice en chef d'un magazine musulman aujourd'hui disparu, et elle est dite écrivain et chroniqueuse, propagandiste et militante islamiste comme on le voit, et proche donc du nouveau maire de Londres qui l'a voulue à sa droite pour montrer quel est l'avenir du peuple britannique...

  • Saint Grégoire de Nazianze

    Monarque immuable des cieux, inspire-moi pour célébrer ta gloire.

    Dieu puissant, maître souverain, à toi seul les hymnes et les cantiques ;
    à toi qu'environnent les chœurs des anges, à toi qui vis dans l'éternité.

    Ta main puissante a semé dans l'espace et ce soleil qui nous éclaire,
    et le pâle flambeau des nuits, et ces astres scintillants qui parent la voûte céleste.

    Si l'homme, auguste créature, a pu reconnaître son Dieu,
    s'il a la raison en partage, c'est à ta bonté qu'il le doit.

    Créateur de tous les êtres,
    tu assignas à chacun d'eux la place qu'il occupe,
    ta providence veille encore sur eux.
    Tu dis une parole et le monde fut.

    Ton Verbe est digne des mêmes hommages.
    C'est lui qui disposa tout cet univers, il en est le maître suprême.

    Mais cependant, embrassant tout de sa puissance,
    l'Esprit Saint conserve et gouverne l'œuvre de la pensée divine.

    O Trinité vivante, c'est toi que je chanterai,
    seul monarque de tous les êtres,
    nature immuable, éternelle, nature dont la substance
    ne saurait être exprimée par le langage des mortels.

    Ta sagesse échappe à tout entendement humain,
    ta force incessante règne dans les cieux,
    tu n'a pas eu de commencement, et tu n'auras jamais de fin.

    Quel œil fixerait ta splendeur ineffable,
    toi dont les yeux sont ouverts sur tout,
    toi dont on ne saurait éviter les regards tant sur la terre
    qu'au sein des abîmes de la mer ?

    O mon père, ô mon Dieu ! Sois-moi propice.
    Fais que toujours, je t'en conjure, j’adore la Trinité Sainte.
    Délivre-moi de mes péchés,
    purifie mon âme,
    éclaire mon intelligence,
    préserve-moi des pensées mauvaises,
    afin que ta divinité soit le seul objet de mes louanges,
    et que j'élève vers toi mes mains pures
    afin qu'à deux genoux je glorifie le Christ,
    le suppliant de recevoir son serviteur
    lorsqu'il viendra brillant de gloire juger en maître les humains.

    O mon père ! Sois-moi propice ! Miséricorde !
    Qu'un malheureux obtienne grâce devant toi,
    parce qu'à toi seul bénédiction et gloire dans l'immuable éternité.

    Hymne à Dieu, extrait de Choix de poésies religieuses de saint Grégoire de Nazianze, Synesius, saint Clément, etc., publié par G.-B. Darolles, 1839

  • Dimanche après l’Ascension

    Notre Sauveur, mes très chers frères, est monté au ciel, ne nous troublons donc pas sur la terre. Que nos pensées soient là où il est, et ici-bas ce sera le repos. Montons maintenant avec le Christ par le cœur ; lorsque son jour promis sera venu, nous le suivrons aussi de corps.

    Cependant, mes frères, nous devons savoir que ni l’orgueil, ni l’avarice, ni la luxure ne s’élèvent avec le Christ ; aucun de nos vices ne s’élève avec notre médecin. Et c’est pourquoi si nous voulons suivre le médecin dans son ascension, nous devons déposer le fardeau de nos vices et de nos péchés. Ils nous chargent, pour ainsi dire, tous de chaînes, ils s’efforcent de nous retenir captifs dans les filets de nos fautes : c’est pourquoi avec le secours de Dieu, et comme le dit le Psalmiste : « Rompons leurs liens », afin qu’en toute sécurité nous puissions dire au Seigneur : « Vous avez rompu mes liens, c’est à vous que je sacrifierai une hostie de louange. »

    La résurrection du Seigneur est notre espérance ; l’ascension du Seigneur, notre glorification. Si donc nous célébrons l’ascension du Seigneur avec droiture, avec fidélité, avec dévotion, avec sainteté et avec piété, montons avec lui et tenons en haut nos cœurs.

    Mais, en montant, gardons-nous de nous enorgueillir et de présumer de nos mérites, comme s’ils nous étaient propres. Nous devons tenir nos cœurs en haut attachés au Seigneur ; car le cœur en haut, mais non auprès du Seigneur, c’est l’orgueil ; le cœur en haut près du Seigneur, c’est le refuge. Voici, mes frères, un fait surprenant : Dieu est élevé, tu t’élèves et il fuit loin de toi ; tu t’humilies et il descend vers toi. Pourquoi cela ? C’est que « le Seigneur est élevé, et il regarde ce qui est bas, et ce qui est haut, c’est de loin qu’il le connaît ». Il regarde de près ce qui est humble, pour l’attirer à lui, et il regarde de loin ce qui s’élève, c’est-à-dire les superbes, pour les abaisser.

    Le Christ est ressuscité pour nous donner l’espérance, car tout homme qui meurt ressuscite ; et il nous a donné cette assurance, afin qu’en mourant nous ne désespérions pas et que nous ne pensions pas que notre vie finit dans la mort. Nous étions dans l’anxiété au sujet de notre âme elle-même, et le Sauveur, en ressuscitant, nous a donné la foi en la résurrection de la chair.

    Crois donc, afin d’être purifié. Il te faut d’abord croire, afin de mériter par ta foi de voir Dieu un jour. Veux-tu voir Dieu ? Écoute-le lui-même : « Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, parce qu’ils verront Dieu ». Pense donc avant tout à purifier ton cœur ; enlève tout ce que tu y vois qui puisse déplaire à Dieu.

    Saint Augustin

  • Images de la fin…

    Le musulman Sadiq Khan a bien été élu maire de Londres avec 57% des voix, ce qui est paraît-il un record historique.

    Il a été « intronisé » ce matin au cours d’une cérémonie en la cathédrale anglicane de Southwark. Il est entré dans la cathédrale en compagnie de l’archiprêtre Andrew Nunn, et a été salué par une standing ovation. L’archiprêtre a déclaré que l’élection de Sadiq Khan apportait une « atmosphère de carnaval » à l’édifice religieux. Sic.

    Il y avait là aussi bien sûr l’évêque anglican de Southwark Christopher Chessun, qui applaudissait, et d’autres prélats de la religion officielle britannique, venus en enthousiastes dhimmis saluer la nouvelle autorité islamique.

    On peut constater que Sadiq Khan avait pris bien soin que sur les photos de sa signature on voie à sa droite une femme voilée. Dont je ne vois nulle part qui c’est (ce n’est pas sa femme). A sa gauche, la « baroness » Doreen Lawrence of Clarendon, une Jamaïcaine dont le seul titre de gloire est que son fils fut tué à Londres par des racistes.

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    L’élection de Sadiq Khan occulte logiquement les autres informations concernant les élections d’hier. On notera que l’Ukip continue de s’installer, remportant au conseil de Londres deux sièges (sur 25) et à l’Assemblée nationale du Pays de Galles 7 sièges (sur 60).

  • Saint Stanislas

    Stanislas était polonais, il naquit à Cracovie de parents nobles et pieux qui l’obtinrent de Dieu par leurs prières après une stérilité de trente années. Il donna dès son enfance des indices de sa sainteté future. Dans son adolescence, il s’appliqua avec ardeur aux études libérales et fit de grands progrès dans la science des saints Canons et de la théologie. Ses parents étant morts, il distribua aux pauvres son patrimoine, qui était considérable ; il désirait embrasser la vie monastique, mais la providence de Dieu voulut que Lampert, Évêque de Cracovie, le fît chanoine et prédicateur de son Église ; et plus tard, il succéda, quoique malgré lui, à ce Prélat. Dans l’accomplissement des devoirs de sa charge, il se distingua par l’éclat de toutes les vertus pastorales, et particulièrement par sa grande charité envers les pauvres.

    Boleslas était alors roi de Pologne, Stanislas tomba dans la disgrâce de ce prince pour l’avoir repris publiquement de son libertinage, qui était connu de tous. C’est pourquoi le roi suscita des calomniateurs qui, dans une assemblée solennelle du royaume, appelèrent Stanislas en justice devant lui, comme possesseur illégitime d’une terre qu’il avait achetée au nom de son Église. Comme l’Évêque ne pouvait prouver son innocence par les pièces nécessaires, et que les témoins craignaient de dire la vérité, il s’engagea à faire comparaître, trois jours après, devant les juges, celui qui lui avait vendu la propriété : cet homme, appelé Pierre, était mort depuis trois ans. On accepte avec risée la proposition : l’homme de Dieu passe ces trois jours entiers dans le jeûne et la prière ; et au jour marqué, après avoir offert le sacrifice de la Messe, il ordonne à Pierre de sortir du tombeau. Le mort est aussitôt rendu à la vie, il suit l’Évêque au tribunal royal, et là, en présence du roi et de l’assemblée frappés de stupeur, il dépose avoir vendu la terre dont il s’agissait, et en avoir reçu le prix convenu des mains de l’Évêque. Après avoir rendu ce témoignage, il s’endormit de nouveau dans le Seigneur.

    Mais Boleslas ne profitant pas des fréquents avertissements de Stanislas, ce prélat le sépara enfin de la communion des fidèles. Dans la fureur de son ressentiment, le prince envoya dans l'église des soldats avec l'ordre d'égorger le saint évêque; trois fois ils tentèrent de consommer le crime, trois fois une force divine et invisible les repoussa. Le roi impie s'y rendit lui-même, et massacra de sa propre main le pontife de Dieu, au moment où il offrait à l'autel la victime sans tache. Son corps, haché en morceaux et jeté dans la campagne, fut défendu miraculeusement par des aigles contre les bêtes sauvages. Quand la nuit fut arrivée, les chanoines de Cracovie vinrent recueillir, à la faveur d'une lumière céleste, ces membres dispersés, et ils les rétablirent dans leur place naturelle. Chose admirable ! ces membres disjoints se réunirent tout à coup les uns aux autres, et il ne resta même aucune cicatrice de blessures. Dieu manifesta encore la sainteté de son serviteur après sa mort par beaucoup d'autres miracles, qui décidèrent le pape Innocent IV à le mettre au nombre des Saints.

    Bréviaire

  • Donald Trump et le Brexit

    Interrogé sur la campagne britannique pour le référendum, Donald Trump a déclaré, sur Fox News :

    « Je pense que les migrants ont été une chose horrible pour l’Europe. Beaucoup ont été poussés par l’UE. Je dirais que les Britanniques seraient mieux hors de l’UE, personnellement, mais je ne fais pas une recommandation, c’est juste mon sentiment. Je connais très bien la Grande-Bretagne, je connais très bien ce pays, j’ai beaucoup d’investissements là-bas. Je dirais qu’ils seraient mieux en dehors. Mais je veux que ce soit eux qui prennent leur propre décision. »

    Ça aussi, c’est vraiment un ton nouveau…

  • Sinistre première

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    Il est inutile d’attendre les résultats définitifs pour savoir que les « Londoniens » (de Londres et surtout du Londonistan) ont élu maire Sadiq Khan.

    Il y a déjà eu des maires musulmans de très grandes villes (Manchester, Rotterdam, si je ne me trompe), mais c’est la première fois que le maire d’une capitale européenne est un musulman pratiquant (dont les deux parents sont pakistanais) – grâce à l’immigration invasion et à la défection suicidaire des Londoniens de souche qui ne votent plus.

    Or Londres est aussi la plus grande capitale d’Europe.

    L’histoire retiendra sans doute comme date symbolique dans le naufrage de l’Europe ce 5 mai 2016 où, le jour d’une des plus grandes fêtes chrétiennes, fut élu le premier maire musulman, s’affichant comme musulman pratiquant, de la plus grande capitale européenne.

  • En Chine

    201605021717_71110010582867_1.jpgLe révérend Han Chung-ryeol a été retrouvé assassiné, à coups de hache sur la tête et de couteau au ventre, le 30 avril dernier. Ce pasteur protestant s’était installé à Changbai près de la frontière nord-coréenne en 1993. Il aidait les Nord-Coréens qui fuyaient la famine dans leur pays, et le gouvernement nord-coréen avait ouvertement demandé qu’il soit éliminé.

    Une source d’AsiaNews explique : « 

    « C’était un homme bon qui, chaque fois que c’était possible, encourageait les Nord-Coréens à retourner chez eux. Il leur disait que le sort du pays était entre leurs mains, que le régime ne subsisterait pas toujours, et que Dieu ne les abandonnerait pas. Il n’incitait pas les gens à renverser le gouvernement. Il n’a jamais cherché à faire du prosélytisme parmi les Nord-Coréens. Il est compréhensible que le régime de Kim ait voulu sa mort parce qu’il donnait aux Nord-Coréens quelque chose de plus important que la nourriture : l’espérance d’un monde meilleur. »

  • Civilisation

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    A Palmyre, l’Etat islamique avait utilisé le grand théâtre romain pour célébrer des dizaines de décapitations de soldats syriens. Hier, dans le même lieu, a été donné un concert par le très prestigieux orchestre du théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg (le Kirov de l’ère soviétique), sous la direction de son chef Valeri Guerguiev. Un concert intitulé « Prier pour Palmyre – la musique revit dans les ruines antiques ».

    Après une allocution vidéo de Vladimir Poutine, le concert a commencé, de façon impressionnante dans ce cadre grandiose, par la chaconne pour violon seul de Bach. Par Pavel Milyoukov, un jeune bardé de prix internationaux, soliste du Philharmonique de Moscou et de la Maison de la musique de Saint-Pétersbourg. Il s’est poursuivi par le quadrille du premier opéra de Rodion Chtchedrine, Pas seulement l’amour, avec en soliste le violoncelliste Serguei Roldouguine, violoncelle solo du Mariinsky pendant 20 ans et fondateur de la Maison de la Musique de Saint-Pétersbourg, et s’est terminé par l’optimiste (comme l’a souligné Guerguiev) Symphonie classique de Prokofiev.

    Au lieu de célébrer cette initiative, les médias occidentaux bavent et éructent. Parce que Guerguiev n’est pas pour eux l’un des plus grands chefs d’orchestre du monde, mais un soutien indéfectible de Poutine, et doit donc être mis au ban de la vie musicale. Et surtout parce que Serguei Roldouguine, ami de toujours de Poutine, figure sur les fameux Panama Papers, et qu'au lieu de se terrer dans un trou, l'infâme parade à Palmyre ! Soutenu par Poutine qui a fait savoir, non sans vraisemblance, que le fondateur de la Maison de la Musique de Saint-Pétersbourg dépensait son argent en achetant des instruments de grand prix pour les institutions musicales russes.

    La palme est sans doute remportée par Philip Hammond, le ministre britannique des Affaires étrangères, pour qui ce concert était « une tentative de mauvais goût de détourner l’attention de la souffrance persistante des Syriens, et montre qu’il n’y a pas d’abîmes où le régime ne descendra pas ». Comme il visait semble-t-il le régime de Poutine et non celui d’Assad, c’est donc aussi un reproche fait aux Russes d’avoir chassé l’Etat islamique de Palmyre et de sa région…

  • Vendredi après l’Ascension

    On retrouve aux matines de ce jour les deux premiers répons des matines de l’Ascension. On peut remarquer qu’ils sont très différents. Le premier est constitué de trois versets de l’épître, un peu élagués mais reprenant très exactement les expressions du texte sacré – l’histoire même de l’Ascension, selon la Vulgate. Alors que le deuxième est une composition inspirée de Ecclésiastique 43,1 et psaume 67,35 et de Ecclésiastique 46,15 et psaume 9,8 – soigneusement mixés et à grand peine repérables (le verset venant quant à lui clairement du psaume 18). Celui-ci est donc vraisemblablement plus ancien que celui-là.

    En voici les textes, et notés tels qu’ils figurent dans le codex 388 de Saint-Gall (antiphonaire monastique du XIIe siècle), et dans l’antiphonaire de Saint-Lambrecht (autour de 1400), avec les lettrines indiquant le premier répons.

    ℟. Post passionem suam per dies quadraginta apparens eis, et loquens de regno Dei, alleluia: * Et videntibus illis elevatus est, alleluia: et nubes suscepit eum ab oculis eorum, alleluia.
    ℣. Et convescens praecepit eis, ab Ierosolymis ne discederent, sed exspectarent promissionem Patris.
    ℟. Et videntibus illis elevatus est, alleluia: et nubes suscepit eum ab oculis eorum, alleluia.

    Après sa passion il leur apparut pendant quarante jours, leur parlant du royaume de Dieu, alléluia : Puis, eux le voyant, il s’éleva, alléluia, et une nuée le déroba à leurs yeux, alléluia. Mangeant avec eux, il leur commanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre la promesse du Père. Puis, eux le voyant, il s’éleva, alléluia, et une nuée le déroba à leurs yeux, alléluia.

    ℟. Omnis pulchritudo Domini exaltata est super sidera : species ejus in nubibus caeli, et nomen ejus in æternum permanet, alleluia.
    ℣. A summo caelo egressio ejus, et occursus ejus usque ad summum ejus.
    ℟. Species ejus in nubibus caeli, et nomen ejus in æternum permanet, alleluia.

    Toute la beauté du Seigneur a été exaltée au-dessus des astres: Son éclat est dans les nuées du ciel, et son nom demeure éternellement, alléluia. A l’extrémité du ciel est sa sortie, et le terme de sa course à son extrémité. Son éclat est dans les nuées du ciel, et son nom demeure éternellement, alléluia.

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  • Ascension du Seigneur

    La magnifique antienne d’offertoire de la messe, par les moines de Solesmes en 1955 (on peut entendre tous les chants propres de cette messe ici). Description parfaite de la jubilation intérieure, de la joie contemplative éternelle.

    Ascéndit Deus in jubilatióne, et Dóminus in voce tubæ, allelúia.

    Il monte, Dieu, au milieu des cris de joie, et le Seigneur au son de la trompette, alléluia.


    podcast

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  • Quand RCF fait la promotion de l’euthanasie

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    Jean-Luc Roméro, militant multicartes de la culture de mort et particulièrement de l’euthanasie, était l’invité de RCF Tours le 29 avril, dans l’émission d’actualités « Ce soir on improvise », pour parler de la conférence qu’il allait tenir dans la région au nom de l’ADMD, et faire la publicité pour son livre de propagande euthanasique.

    En fin d’émission, l’équipe de la radio a fièrement posé avec Roméro et son livre.

    L’affaire ayant, tout de même, fait scandale, le podcast de l’émission a été supprimé sur le site national de RCF.

    Mais sur la page Facebook de l’émission on a le droit à trois photos de Jean-Luc Roméro : il est l’« invité littéraire de la semaine pour son livre Ma mort m’appartient », il y a la « photo de groupe avec Jean-Luc Roméro », et surtout il y a… la même photo avec l’annonce que l’émission est en vidéo sur Dailymotion…

    Xavier Cuvier, le responsable irresponsable de l’émission, est donc un militant de la culture de mort. Qui va évidemment continuer à officier sur RCF Touraine…

  • Eurodictature (officiel)

    La Commission européenne a présenté une « première série de propositions législatives visant à réformer le système d’asile européen commun en créant un système plus équitable, plus efficace et plus durable pour l'attribution des demandes d'asile entre les États membres ».

    Le coup de l’amende de 250.000 € par « réfugié » n’était pas une invention du Financial Times. Il s’agit bel et bien de ce que demande la Commission, dans le cadre du « mécanisme d’équité » (sic), mais sans parler d’amende : il s’agit de « solidarité ». On se réfugie dans l’hypocrisie…

    Le « mécanisme d’équité » sera mis en œuvre « automatiquement » quand un pays subira un nombre de demandes d’asile « disproportionné », à savoir de 150% supérieur à son « nombre de référence » calculé selon la taille et la richesse du pays. Par ce mécanisme, tous les nouveaux candidats à l’asile seront réinstallés dans un autre pays. Ce pays « aura la possibilité de ne pas prendre part à la relocalisation », mais il devra alors « apporter une contribution de solidarité de 250.000 €, pour chaque candidat dont il aurait été responsable en vertu du mécanisme d’équité, à l’Etat qui relocalisera la personne à sa place ».

    Les ministres des Affaires étrangères du groupe de Visegrad, réunis à Prague, ont aussitôt dénoncé cette « proposition ». Le ministre tchèque a rappelé que son pays, et les trois autres du groupe de Visegrad, refusent les quotas obligatoires, ce dont la Commission ne tient donc aucun compte ; le ministre polonais, jouant l’incrédulité, s’est « demandé si c’est vraiment une proposition sérieuse » ; et le ministre hongrois a condamné cette proposition « inacceptable » qui « n’est qu’un chantage ».

    D’autre part, comme prévu également, la Commission européenne propose de lever l’obligation des visas pour les Turcs. Théoriquement sous condition que la Turquie réponde aux cinq critères qu’elle ne remplit toujours pas, mais sans attendre qu’elle les remplisse puisqu’on annonce déjà la suppression des visas pour fin juin...

  • En Irak

    L’Etat islamique a repris hier le contrôle d’une petite ville chrétienne de la plaine de Ninive, Teleskouf, près d’Alqosh… et l’a reperdu.

    Le village, qui comptait 12.000 habitants chrétiens, avait été investi par l’Etat islamique lors de la prise de la plaine de Ninive à l’été 2014, et la population avait fui vers Erbil. Fin 2014, les Kurdes avaient repris la ville fantôme, qui était gardée ces derniers temps par des miliciens chrétiens. Lesquels ont été balayés hier matin par les soldats du califat.

    Mais, le même jour, les Peshmergas sont intervenus, appuyés par les raids aériens de la coalition internationale, et ont repris le village. C’est dans le cadre de ces affrontements qu’un soldat américain a été tué.

    L’attaque de l’Etat islamique entre dans le cadre de tentatives de percées sur le territoire contrôlé par les Peshmergas, notamment après la reprise par ceux-ci de plusieurs villages dans la région de Kirkouk.

    Teleskouf est vidé de ses habitants depuis le 7 août 2014, mais, comme c’est le cas dans les autres villages de la région, ils y reviennent, quand ils le peuvent, pour enterrer leurs morts…

  • Au Pakistan

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    Le 29 avril dernier a été présenté par le président du Pakistan en personne, en son palais, le nouveau timbre-poste de 10 roupies, qui représente un personnage chrétien historique du pays, « Dewan Bahadur S P Singha ».

    L’homme s’appelait Seeta Parkash Singha. En 1947 il était président de l’assemblée du Pendjab, et il prit position pour l’indépendance du Pakistan (alors que les islamistes s’y opposaient).

    Il est significatif que le président du Pakistan lui donne son titre de « Dewan Bahadur », titre honorifique de l’empire britannique des Indes qui veut dire à peu près « courageux Premier ministre », et qui n’existe plus depuis 1947.

    On lira ci-après une traduction du compte rendu du discours du président Mamnoun Hussein tel qu’il a été publié sur le site internet de la présidence pakistanaise. Il me paraît intéressant, montrant comment les dirigeants pakistanais, qui sont depuis l’indépendance du pays des musulmans « laïques », c’est-à-dire sociologiques, sans convictions religieuses, tentent de prendre la défense des chrétiens, en paroles, mais avec des paroles néanmoins officielles, mais sans trop en faire pour ne pas encourir les foudres des talibans… On se garde bien d’agir, par exemple en programmant l’abolition des lois anti-blasphème, ou en libérant Asia Bibi, ou en nommant un nouveau ministre chrétien candidat au martyre… Mais ces paroles ont, néanmoins, le mérite d’exister…

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  • Vigile de l’Ascension

    L’antique liturgie romaine considérait, à juste titre, qu’elle ne pouvait pas avoir d’aspect pénitentiel entre Pâques et la Pentecôte. C’est pourquoi il fallut plus de trois siècles pour que l’étrange innovation gauloise des Rogations soit acceptée dans la capitale de la chrétienté, et à la condition expresse qu’elle soit dépouillée de son jeûne (qui lui était pourtant consubstantiel et sur lequel insistait davantage encore la liturgie mozarabe).

    De même, l’antique liturgie romaine n’avait pas de vigile de l’Ascension, puisque la vigile est la préparation à une fête, et a donc fatalement un aspect pénitentiel. Toutefois une messe de la vigile de l’Ascension s’imposa à Rome avant les Rogations, et le troisième jour des Rogations ne put jamais primer la vigile de l’Ascension – dépourvue de tout caractère pénitentiel, célébrée en blanc.

    Cette messe de la vigile reprend les chants du dimanche précédent. Seules les lectures sont originales, et elles ont été remarquablement choisies, comme le souligne dom Pius Parsch :

    Elles ont été très heureusement choisies et nous offrent deux belles images de l’Ascension. La première image est une entrée triomphale au ciel ; le divin vainqueur de la mort et de l’enfer s’avance vers le ciel, chargé d’un riche butin, et là il partage son butin ; ce sont les dons spirituels qu’il communique à son Église. Ces dons sont les charismes, les grâces d’état pour la construction du corps mystique du Christ, c’est-à-dire l’Église (épitre).

    La seconde image est, si possible, plus belle encore : le Fils rentre dans la maison paternelle ; maintenant, il frappe à la porte et demande l’entrée (le rétablissement dans sa gloire) pour lui et pour l’humanité rachetée. C’est une pensée délicate de la liturgie de mettre dans la bouche du Sauveur, à la porte du ciel, la prière sacerdotale (évangile).

  • Eurodictature

    La Commission européenne propose que les pays qui refuseront de prendre des « réfugiés », selon les règles qui entrent en vigueur demain mercredi, soient soumis à une amende. Selon le Financial Times, cette amende serait de 250.000 € par réfugié refusé. Sic.

    On sait que la Hongrie et la Slovaquie ont attaqué le plan de répartition par quotas devant la Cour européenne de Justice. A la Commission européenne, on fait savoir que le verdict de la Cour ne pourra pas affecter les décisions prises…

    En outre, ce mercredi, la Commission européenne devrait recommander la fin des visas pour les ressortissants turcs, alors même que la Turquie ne remplit pas les critères, selon la Commission elle-même.

  • Mardi des Rogations

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    Nous voici rassemblés une fois encore pour célébrer les Rogations et je remercie les CPCR de nous offrir le cadre de cette célébration.

    Depuis le V° siècle, l’Eglise a pris l’habitude de consacrer tous les ans trois jours consécutifs au jeûne et à la prière pour les fruits de la terre. C’est une manière pour nous de reconnaître la Seigneurie de Dieu sur la Création et de dire qu’elle est dans cette création la juste place de l’homme. La liturgie est une catéchèse, la liturgie est une école de vie. Aujourd’hui, elle nous rappelle que Dieu est le Maître de la création parce qu’il en est l’auteur et parce que par sa Providence il en assure l’ordre et le maintien.

    Comme les lectures de cette messe viennent de nous le rappeler, l’homme n’est que le gérant de la création et il n’y trouve sa place de façon harmonieuse que dans le respect des lois de la nature. La liberté de l’homme trouve sa juste place dans l’espace aménagé par le respect de ces lois. L’homme n’est pas au-dessus de la nature, il ne peut en modifier les règles. Il est un des éléments d’un ordonnancement qui le dépasse et si Dieu lui a confié la gérance de la création c’est pour qu’il la gouverne dans le respect des règles établies par le Créateur. Son intelligence lui permet de découvrir ces règles. La raison éclairée par la foi lui permet de connaître ces règles pour en tirer le meilleur parti. Ainsi, le grain qui tombe dans la bonne terre donne du fruit à raison de cent ou soixante ou trente pour un, tandis que celui qui tombe dans les ronces est étouffé. C’est la loi de la nature dont on ne peut pas s’abstraire mais qu’il faut connaître et aimer. Le cantique de l’offertoire nous le rappellera. Ceux qui vivent au contact de la terre le savent. La terre nous enseigne…la terre ne ment pas.

    Ce qui est vrai pour la nature extérieure à l’homme est vrai aussi pour l’homme lui-même, pour la nature humaine. Lorsque les lois humaines prétendent s’affranchir de la loi naturelle, alors c’est le règne de l’arbitraire qui commence, avec tout ce que cela comporte d’injustice, d’iniquité, de chaos !

    L’homme est créé à l’image de Dieu et il trouve son bonheur quand il cultive la ressemblance avec son divin modèle. Quand il prétend se faire l’égal de Dieu et dicter ses propres lois, c’est une tragédie qui commence. La Bible nous rappelle quelques-unes de ces tragédies : le péché originel, Sodome et Gomorrhe, la Tour de Babel. Et le démon est toujours prêt à nous suggérer de nouvelles aventures qui nous conduiront vers de nouvelles tragédies.

    Pendant cette messe, nous demanderons au Seigneur de faire de nous de bons gérants de la création, de bons intendants de la nature humaine, toujours soucieux de bien connaître la loi naturelle pour qu’elle soit le véritable espace de liberté dans lequel nos vies pourront se développer dans l’harmonie.

    Mais l’homme n’est pas seulement le gérant de la création ; il en est aussi le Prêtre. C’est à lui qu’il appartient de présenter à Dieu les fruits de la terre et de son travail pour que Dieu les transforme en source de grâce. C’est à lui qu’il appartient d’assumer la louange silencieuse qui monte de la terre pour la présenter au Seigneur d’une manière rationnelle. C’est à lui qu’il appartient d’intercéder pour le monde animé et inanimé. C’est à lui qu’il appartient de rendre gloire à Dieu pour la beauté de l’ordre créé qui se découvre à son intelligence émerveillée pour l’heureuse alternance des saisons qui donne sa fécondité à la terre, pour le don de la vie qui ouvre un avenir. Et c’est tout le sens de la procession de ce jour.

    Ce rôle de prêtre, l’homme ne l’assume pas tout seul : Il l’assume dans la communion des saints. Et c’est la raison pour laquelle nous avons demandé leur intercession en chantant leurs litanies. Il l’assume en Eglise et c’est la raison pour laquelle nous sommes tous là aujourd’hui : évêque, prêtres, religieux, religieuses, Peuple fidèle. Il l’assume dans le Christ Jésus vrai Dieu et vrai homme et c’est la raison pour laquelle les prières des Rogations trouvent leur place dans les trois jours qui précèdent la fête de l’Ascension où Jésus introduit notre humanité auprès du Père. Alors que Jésus s’apprête à s’élever au-dessus de la terre pour retourner au Père dont il est venu, nous voulons le charger de toutes nos intentions de prière pour qu’il les lui présente.

    Nous voulons lui demander de ne pas oublier la terre sur laquelle il a vécu, l’humanité qu’il a voulu partager. Nous voulons lui dire avec le Bon Larron : « Seigneur, souviens-toi de nous quand tu viendras dans ton Royaume ! »

    Voilà, Frères et Sœurs, les quelques réflexions que nous inspire aujourd’hui la célébration des Rogations. Intériorisons-les dans le silence, faisons-les nôtres afin que notre existence soit conforme à notre prière et que notre façon de vivre soit en harmonie avec notre façon de célébrer. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

    Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, Rogations 2013 (à Notre-Dame de Fatima, Bieuzy-Lanvaux).

  • Vers la fin de l’objection de conscience

    Si on ne reconnaît plus la conscience, il ne peut plus y avoir d’objection de conscience. Or si l’on pose en principe qu’aucune loi morale ne saurait primer les lois que votent les députés (comme Jacques Chirac l’avait déjà proclamé en 1995 contre Jean-Paul II), c’est la loi civile qui s’impose, de façon totalitaire, et l’on ne peut pas invoquer une conscience qui serait en désaccord avec la loi civile, puisque cette conscience obéirait à une loi morale à laquelle la loi civile dénie toute autorité, ou plutôt toute existence.

    Pendant un temps, la vieille tradition chrétienne de nos pays a fait qu’on a malgré tout gardé, plus ou moins, une possibilité d’objection de conscience, face à la culture de mort. Mais on voit bien que cette possibilité est de plus en plus battue en brèche, et le temps vient où elle n’existera plus. Le Léviathan aura gagné. Celui de Hobbes auquel on fait précisément appel.

    C’est au Canada. Alors que le Parlement va voter la légalisation de l’euthanasie, des médecins en appellent à l’objection de conscience, et d’autres médecins veulent interdire l’objection de conscience. Au nom de l’éthique. Mais oui.

    Ainsi le Pr Udo Schuklenk, l’un des bioéthiciens les plus influents du Canada, rédacteur en chef adjoint du Journal d’Ethique médicale, et le Pr Riccardo Smalling, l’un de ses collègues à l’université de la Reine dans l’Ontario, affirment dans un article que « forcer les patients à vivre selon les valeurs des objecteurs de conscience constitue une violation inacceptable des droits des patients ».

    Ils argumentent que les professionnels de santé ont passé un contrat avec la société. En contrepartie d'un monopole lucratif sur la fourniture d'un service essentiel, les patients ont le droit d'exiger qu'ils fournissent les services socialement acceptables et conformes à la loi. En refusant leurs services, ils abusent de leur pouvoir. Les auteurs citent le bioéthicien américain R. Alta Charo, qui dit : « Revendiquer un droit absolu à l'autonomie personnelle tout en gardant le contrôle monopolistique d’un bien public constitue un abus de confiance du public – pire encore si ce n’est pas, en fait, un acte personnel de conscience, mais plutôt une tentative de conquête culturelle. » (Sic.)

    L’objection de conscience est arbitraire car elle se fonde sur des prémisses indémontrables. « Aujourd’hui elle vise l’avortement et l’aide à la mort, demain ce pourra être l’utilisation des outils de la médecine personnalisée ou tout autre chose. »

    Si un médecin se sent mal à l’aise avec les lois, il doit démissionner. Ce qui importe, c’est ce que la société a déclaré légal, pas les insondables diktats de la conscience individuelle.

    Et ils citent Hobbes : « La loi est la conscience publique par laquelle [un citoyen] a déjà entrepris d'être guidé. »

    Si la loi change, les consciences doivent donc changer aussi pour être au diapason de la conscience publique qui s’exprime dans les lois. Sinon, ce serait l'anarchie. Et ces vertueux bioéthiciens sont pour l’ordre. Celui des cimetières, des corps et des âmes.

    (BioEdge, via Gènéthique)

  • L’identité massacrée

    Il se confirme que l’un des objectifs de la réforme des régions est de porter un nouveau coup aux identités provinciales que la Révolution française avait administrativement supprimées et que la régionalisation avait partiellement ressuscitées.

    Après « Hauts de France » qui remplace le Nord et le Pas-de-Calais, voici le « Grand-Est ». L’appellation a été adoptée le 29 avril par le nouveau conseil régional, qui raye ainsi d’un trait de plume l’Alsace, la Lorraine, la Champagne et l’Ardenne…

    Le président Philippe Richer ose dire que « pour préserver les identités » la région gardera dans sa communication l’intitulé « Conseil régional d’Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine ». Provisoirement, bien sûr, puisque ce ne sera plus son nom officiel quand le Conseil d’Etat aura validé le nom sans âme de la nouvelle division administrative désincarnée.

  • En Finlande

    Le 28 avril, les députés finlandais ont discuté d’une sortie du pays de la zone euro. Ils y étaient obligés à cause de l’initiative citoyenne qui avait réuni plus de 50.000 signatures. Un « débat » qui n’en a pas été vraiment un, dans la mesure où aucun parti représenté au Parlement (pas même celui des Vrais Finlandais depuis qu’il joue dans la cour des grands…) ne remet en cause l’appartenance du pays à la zone euro.

    Toutefois on est obligé d’en parler, et l’initiative suit son cours, donc on va en reparler : la demande de référendum va maintenant être présentée à une commission parlementaire et devrait ensuite passer en séance plénière. Il n’y a aucune chance qu’elle soit votée, mais l’idée fait son chemin dans l’opinion, dans un pays proche de la Suède, du Danemark et de la Pologne qui rejettent l’euro, et de la Norvège qui ne veut pas de l’UE, et en plein débat du Brexit…

  • Dhimmi radical

    L’archevêque de Cologne, Rainer Woelki, nommé par François, est un opposant radicalisé à tous ceux qui mettent en garde contre l’islam. On se souvient comment il avait fermé sa cathédrale et éteint les lumières pour protester contre Pegida. Maintenant il s’en prend à l’AfD dont les dirigeants ont déclaré que l’islam n’était pas allemand ni compatible avec la Constitution et qu’il fallait interdire les minarets. L’archevêque déclare :

    « Quiconque dit oui aux clochers doit aussi dire oui aux minarets. »

    Se demandant « si on doit vraiment prendre l’AfD au sérieux, il affirme, sans l’ombre d’un argument :

    « La religion de l’islam est compatible avec la Constitution allemande tout comme le sont le judaïsme ou le christianisme. »

    Hier, l’AfD a adopté et publié son programme, à l’issue d’un congrès réunissant 2.000 délégués à Stuttgart. Il y est officialisé que pour le parti l’islam ne fait pas partie de l’Allemagne, qu’il faut interdire le voile intégral, le financement étranger des mosquées, et la construction de minarets, qui sont des « symboles du pouvoir islamique ». Ce qui fait beaucoup de bruit, mais tient en un peu plus de deux pages, sur 74.

    Le programme rejette « l’idéologie du multiculturalisme », et défend la famille traditionnelle.

    Un millier de gauchistes ont manifesté violemment contre le congrès. Quelque 400 d’entre eux ont été interpellés par la police.

    L’AfD, fondé en 2013 comme un parti anti-euro, est d’ores et déjà le troisième parti allemand.

  • Notre Dame ne donne plus l’heure

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    L’Etat islamique a fait exploser, dimanche 24 avril, l’église de Mossoul dite Notre-Dame de l’Heure, église latine connue pour son horloge offerte par l’impératrice Eugénie, la première installée en Irak.

    Le fait de détruire cette église est clairement un message à la France.

  • La chasse à la Croix

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    Le sceau du comté de Los Angeles, adopté en 1957, montrait, au milieu de sa partie droite, le Hollywood Bowl avec deux étoiles symbolisant les industries du cinéma et de la télévision, avec une croix (dont on peut se demander ce qu’elle faisait là…). Il y eut des réactions contre la présence de cet emblème religieux, et en 2004, face aux meaces de plaintes, on modifia le sceau. La croix fut enlevée du Holywood Bowl, qui fut mis en haut à la place de puits de pétrole, et à l’ancienne place du Hollywood Bowl on mit un des principaux symboles historiques du comté, la Mission Saint-Gabriel l’Archange. Sans la croix. En 2014 on s’avisa qu’il était stupide et inexact de montrer la Mission Saint-Gabriel sans la croix qui se trouve sur le bâtiment. On ajouta donc la croix. Et il y eut des plaintes contre cette croix.

    Le 7 avril dernier, le juge Christine A. Snyder a décidé que cette petite croix violait le 1er amendement de la Constitution. Dans son jugement de 55 pages (sic), elle affirme que l’addition de la petite croix « comporte une aura de prestige, de notoriété et d’approbation » : « en distinguant la croix par son addition sur le sceau, le comté confère nécessairement son prestige et son approbation à la représentation d’une image confessionnelle d’une seule croyance ».

    Une fois de plus, le premier amendement, qui garantit la liberté religieuse, est utilisé à rebours des intentions des « pères fondateurs », contre le christianisme, et contre la vérité historique.

    La croix est de plus en plus la victime des assauts des laïcards et des dhimmis. On se souvient que les deux plus prestigieuses équipes de foot espagnoles ont ainsi retiré la croix de leur logo. En Angleterre, la croix de saint Georges a disparu de divers lieux. Chez nous, il y a plusieurs années que les « Mousquetaires de la distribution » ont supprimé la croix, puis le mousquetaire…

    Au fond, si la croix dérange à ce point, c’est quand même un hommage au christianisme.

  • La messe à la réserve indienne

    « Quand l’Eglise est venue dans notre réserve en 1884, dit un ancien, il était vraiment facile pour les Indiens d’être catholiques. Il y avait tellement de choses qui étaient naturelles pour nous. Comme le prêtre priant vers l’est : nous priions vers l’est bien avant l’arrivée des Robes Noires. Dans les années 60, l’Eglise a changé, et beaucoup de gens ont quitté l’Eglise parce qu’ils ressentaient que l’Eglise leur avait menti. On leur avait dit que c’était important, que cela faisait partie du divin, et tout à coup ça n’avait plus d’importance du tout. Notre peuple a ressenti qu’on lui avait menti, comme l’homme blanc l’avait fait si souvent auparavant. »

    En 2015, un couple de « coordinateurs de la vie paroissiale » s’est installé dans cette réserve où il n’y avait plus de prêtre à plein temps mais qui est toujours la Mission Saint-Paul. Le prêtre avec qui ces coordinateurs étaient en relation est un jeune prêtre ordonné il y a un an et demi, le P. Garrett Nelson. Avec quatre autres jeunes prêtres du diocèse, il a constitué une sorte de fraternité informelle dont le ciment est l’amour de la liturgie traditionnelle. C’est le P. Nelson qui a demandé aux coordinateurs s’il pourrait célébrer la messe de saint Pie V à la réserve. Ce fut une messe de Requiem. Qui fit forte impression sur les Indiens.

    L’objectif est désormais d’avoir la messe tous les dimanches dans la réserve. La messe de 1884, célébrée vers l’est.

    Mais le P. Nelson, outre sa « responsabilité pastorale spéciale » à la Mission Saint-Paul, est vicaire de trois paroisses et a d’autres responsabilités dans trois autres églises de ce très vaste diocèse du Montana…

    (Rorate Caeli)

  • VIS

    Depuis le 30 avril, le bulletin quotidien d’information du Vatican, VIS, n’est plus disponible en français. Il n’existe plus qu’en italien, en anglais, et en… espagnol.

    Les traductions françaises de VIS étaient extrêmement mauvaises, donc on ne pleurera pas leur disparition.

    On constatera seulement qu’au lieu de les améliorer on les supprime.

    Jusqu’à l’arrivée de François, la langue diplomatique du Saint-Siège était le français. Désormais on efface même le français du service d’information…

  • Mauvaise action

    Partant en voyage par avion, j’ai feuilleté le numéro de La Croix du jour qui était gracieusement mis à ma disposition. Il n’y avait rien à lire, sauf un article de « reportage » sur les trois familles musulmanes de « réfugiés » ramenés à Rome par François. Le journaliste de La Croix n’a en fait rencontré qu’une des trois familles. Ou… la seule qui parlait une langue occidentale, peut-être. Or cette famille n’est en rien « réfugiée ». Le père et la mère ont l’un et l’autre ce qu’on appelle « un bon métier » qui en font une famille de la classe moyenne, et ils habitent Damas. Or à Damas il n’y a pas de guerre. Ils n’ont donc aucun titre à se dire « réfugiés ». Ce sont simplement des gens qui profitent de l’occasion pour aller chercher en Occident des emplois mieux rétribués qu’en Syrie.

    Bref, le pape fait savoir à tous les Syriens, même ceux qui ne souffrent pas de la guerre et qui ont les moyens de vivre, qu’ils seront accueillis en Europe.

    Ce faisant, le pape est dans l’illégalité. En faisant entrer en Italie des gens qui n’ont aucun titre à y entrer. Et en faisant savoir à tous ceux qui sont dans la même situation qu’ils peuvent venir sans problème, ce qui n’est pas vrai.

    Selon la législation européenne actuelle, François devrait être traduit en justice pour aide à l’immigration illégale.

  • Lundi des Rogations

    Il est commandé en un autre endroit de prier sans cesse, non seulement durant le jour, mais même la nuit. Vous voyez, en effet, que cet homme qui alla trouver son ami au milieu de la nuit, lui demandant trois pains, et persistant à les demander, ne fut pas privé de l’objet de sa prière. Que signifient ces trois pains, si ce n’est l’aliment des célestes mystères ? Si vous aimez le Seigneur votre Dieu, vous pourrez mériter ses dons non seulement pour vous, mais encore pour les autres. Qui est plus notre ami que celui qui a livré son corps pour nous ? C’est à cet ami que David, au milieu de la nuit, a demandé ces pains, et il les a reçus. Car il les demandait, quand il disait : « Au milieu de la nuit je me levais pour vous louer ; » c’est pourquoi il a mérité ces pains qu’il nous a présentés pour nous en nourrir. Il les demanda encore, lorsqu’il dit : « Je laverai chaque nuit mon lit de mes pleurs. » Il ne craignait pas d’interrompre le sommeil de celui qu’il sait veiller toujours. Aussi, nous souvenant de ces paroles des Écritures, implorons le pardon de nos péchés en persévérant jour et nuit dans la prière. Car si un homme aussi saint que David, occupé du gouvernement de tout un royaume, louait Dieu sept fois le jour, et était appliqué sans cesse à lui offrir les sacrifices du matin et du soir, que nous faut-il faire, nous qui devons prier d’autant plus que nous défaillons plus souvent, à cause de la fragilité de la chair et de l’esprit ; nous qui, las de la route et fatigués cruellement par notre course en ce monde et par les détours de cette vie, devons prier afin que le pain qui refait ne puisse nous manquer, lui qui fortifie le cœur de l’homme. Ce n’est pas seulement au milieu de la nuit que le Seigneur nous apprend qu’il faut veiller, mais à tous les instants pour ainsi dire. En effet il vient et le soir, et à la seconde et à la troisième veille, et il a coutume de frapper à la porte. « Heureux les serviteurs que le Seigneur, quand il viendra, trouvera veillant ! »

    Saint Ambroise, commentaire de l’évangile selon saint Luc, lecture des matines avant 1960.

  • Pause

    Je m’en vais pendant une bonne semaine. Oui, « déconnecté ».

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    Tje na otok z valovami obdani,
    v današnjih dnevih božjo pot Marije;
    v dnu zad stojé snežnikov velikani,
    poljá, ki spred se sprósti, lepotije
    ti kaže Bléški grad na levi strani,
    na desni griček se za gričam skrije.
    Dežela kranjska nima lepšga kraja,
    ko je z okolšno ta, podoba raja.

    L’île au milieu du lac est le lieu, aujourd’hui,
    d’un pèlerinage à la Vierge Marie ;
    pareil à des géants, les névés au loin veillent,
    à gauche le château de Bled semble observer
    les fertiles prairies que dore le soleil,
    sur la droite un sommet cache un autre sommet.
    La Carniole n’a pas de plus belle région
    que ce paradis avec ses beaux environs.

    France Prešeren

    (5e strophe - sur 53 - du poème Le baptême – du chef païen Črtomir, vaincu par l'armée chrétienne, et converti par la belle Bogomila, fille du prêtre païen de la déesse Jiva qu'on adorait sur l'île, devenu prêtre catholique. Les derniers mots disent littéralement que ce paysage est « l’image du paradis ». C’est pourquoi je ne me lasse pas d’y aller – et de manger le gâteau de Bled sur la terrasse de la maison même du poète.)

  • Reconquête N° 327

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    Reconquête