25 septembre 2014

Omni tempore benedic Deum

. Omni tempore benedic Deum, et pete ab eo ut vias tuas dirigat: * Et in omni tempore consilia tua in ipso permaneant.
. Inquire ut facias quae placita sunt illi in veritate, et in tota virtute tua.
. Et in omni tempore consilia tua in ipso permaneant.

Bénis Dieu en tout temps, et demande-lui qu’il dirige tes voies ; et que tes desseins demeurent en lui en tout temps. Cherche à faire ce qui lui plaît en vérité, et de toutes tes forces.

Ce répons des matines est tiré du livre de Tobie, qui est la lecture de la semaine. Le répons proprement dit est le verset 20 du chapitre 4. Le verset est le résumé des versets 10 et 11 du chapitre 14.

Il s’agit du livre de Tobie tel qu’on le trouve dans la Vulgate, c’est-à-dire la traduction par saint Jérôme d’un texte araméen que nous n’avons plus. Et comme nous n’avons plus l’original araméen et que nous avons le plus grand mépris pour saint Jérôme et les gens de son espèce, au moins une irrépressible suspicion, les Bibles modernes ont toutes la traduction de manuscrits grecs éventuellement plus ou moins modifiés par une version latine qui semble être la plus ancienne dont nous disposons…

Ce stupide mépris de saint Jérôme et de la Vulgate fait que les Bibles modernes passent volontairement à côté de beautés qui figuraient dans le texte araméen et qui ne se retrouvent pas dans les autres. Ainsi, dans la lecture de ce jour, qui est le chapitre 12, le bon compagnon « Azarias » explique à Tobie et à sa famille qu’il est en fait l’ange Raphaël envoyé pour les aider. Il leur dit :

« J’avais l’air de manger et de boire avec vous, mais je me nourris d'une nourriture invisible, et d'un breuvage qui ne peut être vu des hommes. » On pense évidemment à la phrase de Jésus disant aux apôtres au puits de Jacob : « J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. »

Et cette allusion prophétique rend la suite plus évidemment christique : « Et quand il eut dit cela, il fut enlevé de leurs regards, et ils ne purent plus le voir. Alors, prosternés la face contre terre pendant trois heures, ils bénirent Dieu ; et, se levant, ils racontèrent toutes ses merveilles. »

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24 septembre 2014

Quelque 2.000 prêtres célèbrent la messe de saint Pie V aux Etats-Unis

Extrait d’une interview du P. Timothy Davison, qui célèbre depuis peu la messe selon la forme extraordinaire dans sa paroisse de Tulsa (Oklahoma)

Notre évêque, Mgr Edward Slattery, est très traditionnel et, pour ce que j’en sais, est l’un des rares évêques à célébrer la forme ordinaire ad orientem. Il célèbre aussi volontiers la forme extraordinaire. Il est très ouvert et bienveillant. Le 24 avril 2010, il a célébré une messe pontificale solennelle au sanctuaire national de l’Immaculée Conception, à Washington, pour le cinquième anniversaire de l’élection de Benoît XVI au Siège de Pierre. C’était la première messe pontificale solennelle à y être célébrée depuis plus de 40 ans, en présence de plus de 3500 personnes dont le cardinal Baum et une centaine de prêtres et séminaristes. En outre, c’est Mgr Slattery qui a installé la Fraternité Saint-Pierre dans le diocèse. Ils ont la charge de la paroisse du Très Précieux Sang, autrefois paroisse Saint-Pierre.

Mgr Slattery a 74 ans et s’approche donc du terme de son mandat. Il est originaire du diocèse de Chicago et ce n’est pas un hasard si cette ville a joué et continue de jouer un rôle essentiel dans la diffusion de la forme extraordinaire du rite romain. Elle est en effet le siège de la paroisse Saint Jean de Kenty, que dirige le chanoine Frank Phillips, fondateur des Chanoines réguliers de saint Jean de Kenty en 1998, une communauté religieuse masculine vouée à la restauration du sacré dans le cadre du ministère paroissial.

La mission de la communauté est bien définie par sa devise : « Instaurare Sacra ». Les chanoines de saint Jean de Kenty ont notamment pour particularité de former les prêtres désireux d’apprendre à célébrer la forme extraordinaire. Dans ma paroisse, nous avons un prêtre mexicain qui, lorsqu’il a vu que je célébrais la messe traditionnelle, m’a demandé s’il pouvait l’apprendre à son tour. Je l’ai envoyé à Chicago et il a été le millième prêtre formé par leurs soins. Si l’on considère que la Fraternité Saint-Pierre a dû en former un autre millier, cela fait sans doute 2000 prêtres qui disent la messe traditionnelle aux États-Unis.

17:33 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

Cazeneuve n’a pas démissionné…

1 – Hier, le ministère de l’Intérieur annonce que trois jihadistes français revenant de Syrie, qui s’étaient rendus à la police turque, ont été arrêtés à Orly.

2 – Quelques heures plus tard on apprend de source policière que les trois hommes sont toujours en Turquie.

3 – Puis on apprend qu’ils sont en fait en France : ils sont revenus par un avion qui les a conduits à Marseille.

4 – Ils ont en effet quitté l’aéroport de Marseille sans être inquiétés le moins du monde, après avoir dûment montré leurs passeports et passé la douane.

5 – Ce matin, ils ont décidé de se rendre aux gendarmes. Ils sont allés à la gendarmerie du Caylar, dans l’Hérault. Mais la gendarmerie était fermée… Les terroristes présumés ont téléphoné aux gendarmes pour leur demander de bien vouloir les interpeller…

On attend la suite du feuilleton.

Sans attendre, dans un pays normal, le ministre de l’Intérieur aurait évidemment démissionné. Mais dans la France de Hollande il en va tout différemment, selon la jurisprudence bétonnée (notamment par Taubira). L’air martial et déterminé, le ministre Cazeneuve a déclaré que tout cela était la faute des Turcs et qu’il allait de ce pas faire savoir aux Turcs que ça n’allait pas du tout…

Il a seulement oublié d’indiquer aux Français effarés quel est le niveau de confiance qu’ils doivent avoir dans le système Vigipirate…

Andorre, l’avortement et son co-prince évêque

Le Parlement andorran débat d’un texte légalisant l’avortement, qui devrait être voté l’an prochain. Ce qui plaira beaucoup au co-prince français, mais pas du tout au co-prince espagnol, qui est l’archevêque d’Urgell. Et celui-ci, Mgr Joan Enric Vives, a fait savoir qu’il « abdiquera » plutôt que de signer une telle loi.

Ce sera une situation inédite pour la principauté. Et pour l’Eglise.

L’avortement en Espagne

Comme on le voyait se profiler, mais comme je n’arrivais pas à le croire, le gouvernement espagnol a officiellement retiré son avant-projet de loi « sur la protection de l'enfant conçus et les droits de la femme enceinte ».

La trahison de cette promesse était « la décision la plus sensée » à prendre, dit le parti populaire…

Le ministre de la Justice, Alberto Ruiz Gallardón, qui était responsable du texte, a démissionné, « avec humilité ». Et il a eu aussi l’honnêteté de démissionner de son siège de député et de ses fonctions dans le parti. Ce n’est pas chez nous qu’on verrait ça…

Quand "L’Express" se prend pour "La Calotte"

En faisant la promotion d’un livre caricatural contre l’école catholique, par une recension digne des plus belles heures de l’anticléricalisme d’antan.

L’article se termine par ces mots : « Navrant et instructif. » En effet : pour savoir où en est L’Express.

Les évêques « catholiques » du Canada en rébellion

La Commission épiscopale de liturgie et des sacrements du Secteur français de la CECC (conférence des évêques du Canada) et l’Office national de liturgie informent les diocèses de langue française, les paroisses, les librairies et les communautés religieuses que la version révisée de l’édition européenne du Lectionnaire en langue française maintenant en vente n’est pas approuvée pour usage au Canada.

Une version révisée du Lectionnaire va être élaborée pour le Canada, elle devra utiliser un « langage inclusif ». La nouvelle version devrait être disponible d’ici un an, une fois que le document aura été approuvé canoniquement par les évêques du Canada et aura reçu la recognitio du Saint-Siège.

Il sera fort intéressant de voir si les évêques iront au bout de leur projet, et si le Saint-Siège accepte cette version.

Car ce lectionnaire sera en contradiction flagrante avec le magistère de l’Eglise, tel qu’il est exprimé dans l’instruction Liturgiam authenticam de la congrégation pour le culte divin, « approuvée et confirmée de son autorité » par saint Jean-Paul II. Ce texte condamne en effet de façon claire et précise l’utilisation du prétendu « langage inclusif » dans la liturgie.

Mercredi des quatre temps de septembre

Je sais, frères très chers, que la plupart d’entre vous sont fidèles aux pratiques de la foi chrétienne. Point n’est besoin de vous y engager par nos exhortations. Tout ce que la tradition a établi et que l’usage a confirmé, votre érudition ne l’ignore pas, votre miséricorde ne le néglige pas. Pourtant le ministère sacerdotal doit déployer la même sollicitude à l’égard de tous les fils de l’Église. Aussi recommandons-nous à tous sans distinction une pratique qui doit être salutaire aux commençants comme aux instruits que nous embrassons d’un même amour ; avec une foi allègre, célébrons, par la mortification de l’esprit et du corps, le jeûne auquel nous oblige le retour du septième mois (1).

L’observation du jeûne, en effet, a été fixée aux quatre saisons ; ainsi, par le retour périodique du cycle de toute l’année nous réalisons que nous avons sans cesse besoin de purification ; sans cesse nous devons tâcher, au milieu des vicissitudes de cette vie, d’effacer par le jeûne et les œuvres de bienfaisance le péché contracté par la fragilité de la chair et la souillure des convoitises. Souffrons donc un petit peu de la faim, frères bien-aimés ; retranchons de notre ordinaire un petit quelque chose qui puisse soulager les pauvres.

Que la conscience généreuse goûte le fruit de ses largesses ; si tu donnes avec joie, tu recevras toi-même de quoi te combler de joie. L’amour du prochain est amour de Dieu puisque Dieu a voulu concentrer la plénitude de la Loi et des Prophètes dans cette unité d’une double charité. Personne ne peut en douter désormais : c’est à Dieu même qu’il offre ce qui est donné à un homme. Le Seigneur et Sauveur l’a dit, parlant des pauvres à nourrir et à soulager : « Ce que vous avez fait à l’un d’eux, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). Jeûnons donc mercredi et vendredi, et samedi, célébrons les vigiles auprès du bienheureux apôtre Pierre. Ses mérites et ses prières, nous le croyons, nous aideront à rendre notre jeûne et notre dévotion agréables au Dieu de miséricorde.

Saint Léon le Grand, sermon 94, neuvième sermon De jejunio septimi mensis, lecture du deuxième nocturne des matines du troisième dimanche de septembre dans le bréviaire bénédictin (et dans le bréviaire romain avant 1960)

(1) Le septième mois est SEPTEMbre, comme le huitième est OCTObre, le neuxième NOVEMbre, le dixième DECEMbre. Nous avons modifié la date du début de l’année, mais avons gardé le nom des mois…

06:14 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

23 septembre 2014

Nouvelles surréalistes d’Israël

« Tsahal », comme ils disent, a abattu un avion de l’armée syrienne « qui s'était infiltré dans l'espace aérien sur le plateau du Golan ». Qui était donc passé au-dessus de la zone du Golan occupée par Israël et qui n’est reconnue comme israélienne par personne. « Tsahal » a donc abattu un avion syrien au-dessus du territoire syrien, un avion qui combattait les islamistes qui sont désormais à la frontière d’Israël. Quand Gribouille devient suicidaire…

« Tsahal » a tué à Hébron deux Palestiniens tenus comme responsables de l’enlèvement et de l’assassinat de trois jeunes Israéliens en juin. « Nous avons ouvert le feu, ils ont riposté et ont été tués dans l'échange de tirs. » Les deux Palestiniens sont ipso facto des « martyrs » dont on vengera la mort au cours d’un nouveau cycle de violences. Ainsi va la justice israélienne…

Les services israéliens de la population et de l’immigration ont publié la liste des prénoms les plus donnés dans le pays en 5774 (septembre 2013 – septembre 2014). Le quotidien Haaretz fait observer que seule la liste des prénoms juifs ont été publiée. Les statistiques portant sur l’ensemble des prénoms fait apparaître que le plus donné a été Mohammed (compte non tenu de Ahmed, en neuvième position).

Ils ont détruit le mémorial arménien de Deir el-Zor

Les jihadistes de l’Etat islamique ont détruit l’église arménienne de Deir el-Zor, en Syrie.

Cette église, construite en 1989-90, a été consacrée par le patriarche arménien Garéguine II (ou Karekin) en 1991 comme Mémorial du génocide arménien. Elle comprenait un musée conservant les restes de victimes arméniennes.

Deir el-Zor avait été la destination finale d’au moins 150.000 arméniens (certains disent jusqu’à 400.000) qui n’avaient pas été massacrés sur place et qui, au bout d’une longue marche forcée avaient été parqués dans des camps où il manquaient de tout et subissaient la cruauté des gardiens. Quelques-uns réussirent à s’enfuir, la plupart moururent dans ces camps.

La destruction de ce lieu de mémoire est « une horrible barbarie », comme le dit le ministre arménien des Affaires étrangères, une barbarie supplémentaire et particulièrement ignoble. L’Etat islamique veut sans doute montrer qu’il contrôle désormais toute la zone et qu’il peut donc en supprimer la mémoire.

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16:36 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0)

Saint Lin

Saint Irénée, Contre les hérésies, livre 3, préliminaire :

Comme il serait trop long, dans un ouvrage tel que celui-ci, d'énumérer les successions de toutes les Églises, nous prendrons seulement l'une d'entre elles, l'Église très grande, très ancienne et connue de tous, que les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul fondèrent et établirent à Rome; en montrant que la Tradition qu'elle tient des apôtres et la foi qu'elle annonce aux hommes sont parvenues jusqu'à nous par des successions d'évêques, nous confondrons tous ceux qui, de quelque manière que ce soit, ou par infatuation, ou par vaine gloire, ou par aveuglement et erreur doctrinale, constituent des groupements illégitimes : car avec cette Église, en raison de son origine plus excellente, doit nécessairement s'accorder toute Église, c'est-à-dire les fidèles de partout, — elle en qui toujours, au bénéfice de ces gens de partout, a été conservée la Tradition qui vient des apôtres.

Donc, après avoir fondé et édifié l'Eglise, les bienheureux apôtres remirent à Lin la charge de l'épiscopat ; c'est de ce Lin que Paul fait mention dans les épîtres à Timothée (1). Anaclet lui succède. Après lui, en troisième lieu à partir des apôtres, l'épiscopat échoit à Clément. Il avait vu les apôtres eux-mêmes et avait été en relations avec eux : leur prédication résonnait encore à ses oreilles et leur Tradition était encore devant ses yeux. Il n'était d'ailleurs pas le seul, car il restait encore à cette époque beaucoup de gens qui avaient été instruits par les apôtres. Sous ce Clément, donc, un grave dissentiment se produisit chez les frères de Corinthe ; l'Eglise de Rome adressa alors aux Corinthiens une très importante lettre pour les réconcilier dans la paix, renouveler leur foi et leur annoncer la Tradition qu'elle avait naguère reçue des apôtres, à savoir : un seul Dieu tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, qui a modelé l'homme, fait venir le déluge, appelé Abraham, fait sortir son peuple de la terre d'Egypte, conversé avec Moïse, donné la Loi, envoyé les prophètes, préparé un feu pour le diable et ses anges. Que ce Dieu-là même soit annoncé par les Eglises comme étant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, tous ceux qui le veulent peuvent l'apprendre par cet écrit, tout comme ils peuvent connaître par lui la Tradition apostolique de l'Église, puisque cette lettre est plus ancienne que les actuels fauteurs d'erreur qui imaginent faussement un autre Dieu au-dessus du Créateur et de l'Auteur de tout ce qui existe. A ce Clément succède Évariste ; à Évariste, Alexandre ; puis, le sixième à partir des apôtres, Xyste est établi; après lui, Télesphore, qui rendit glorieusement témoignage ; ensuite Hygin ; ensuite Pie ; après lui, Anicet ; Soter ayant succédé à Anicet, c'est maintenant Eleuthère qui, en douzième lieu à partir des apôtres, détient la fonction de l'épiscopat. Voilà par quelle suite et quelle succession la Tradition se trouvant dans l'Eglise à partir des apôtres et la prédication de la vérité sont parvenues jusqu'à nous. Et c'est là une preuve très complète qu'elle est une et identique à elle-même, cette foi vivifiante qui, dans l'Église, depuis les apôtres jusqu'à maintenant, s'est conservée et transmise dans la vérité.

(1) 2 Tim. 4, 21 : « Tâche de venir [à Rome] avant l'hiver. Eubule, Pudens, Lin, Claudia, et tous les frères te saluent. »

06:46 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

22 septembre 2014

« Démocratie » « afghane »

La commission électorale indépendante (sic) d’Afghanistan a proclamé vainqueur de l’élection présidentielle (qui a eu lieu les 5 avril et 14 juin) Ashraf Ghani.

Cette proclamation a été faite dans la foulée de la signature d’un accord de partage du pouvoir entre les deux principaux ex-candidats Abdullah Abdullah et Ashraf Ghani.

La commission électorale indépendante a ajouté que les résultats seraient communiqués à une date ultérieure… Son porte-parole a reconnu que le second tour avait été entaché de fraudes importantes et ajouté que l'audit général supervisé par les Nations unies « n'est pas parvenu à déceler les fraudes dans leur totalité ».

Ashraf Ghani devient donc président d’Afghanistan. Il y aura un « Premier ministre exécutif » désigné par Abdullah Abdullah.

Ashraf Ghani a été ministre des Finances de Hamid Karzaï. Il vient de la Banque mondiale.

Najat Belkacem est toujours conseiller du roi

Juste avant l’élection présidentielle, Najat Belkacem avait affirmé qu’elle ne faisait plus partie du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) créé par le roi du Maroc.

Or voici qu’on y retrouve son nom.

Et pas dans n’importe quel groupe de travail.

Dans celui qui a pour nom « Approche genre et nouvelles générations ».

Toujours le truc qui selon elle n’existe pas. Dans un conseil dont elle ne fait pas partie...

(Via FDesouche)

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Ménard islamophobe (mais ils ne le savent pas)

Rober Ménard, maire de Béziers, a publié un arrêté interdisant de cracher dans la rue. « Cet arrêté vise à dire que cracher dans la rue, c'est dégoûtant », a-t-il dit. Une amende est prévue, mais « il s'agit surtout d'avertir les gens que ça ne se fait pas ».

En 2006 un lycéen de la banlieue de Lyon avait été condamné pour avoir craché à un arrêt de bus. En 2008 un autre lycéen, Madiale (je n’ai pas trouvé le prénom du premier), avait échappé à la condamnation à cause d’un vice de forme. Car il est interdit de cracher dans la rue partout en France, suite à un décret de 1942 (un décret de Vichy, s’empressent de dire les médias) modifié et donc revalidé en 1992.

Ce qui m’étonne avec l’arrêté de Robert Ménard, c’est qu’on ne l’accuse pas d’islamophobie. Car le regain de crachats dans la rue, dans les villes où vivent de nombreux Maghrébins comme Béziers, est directement lié à l’islam. Le bon musulman, pendant le ramadan, ne doit pas boire dans la journée, il ne doit même pas avaler sa salive. Donc il crache. Et comme il a l’habitude de cracher pendant un mois, il continue…

Apparemment les antiracistes patentés ne le savent pas. Ou bien ils ont peur que s’ils dénoncent un arrêté "islamophobe" ça attire l’attention sur ce fait et renforce les préventions contre l’islam…

Le jihad de Cambadélis (patron du PS)

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Plus de 130.000 Kurdes de Syrie

Plus de 130.000 Kurdes de Syrie fuyant l'avancée des jihadistes de l'Etat islamique dans le nord de la Syrie se sont réfugiés ces derniers jours en Turquie, a annoncé ce matin le vice-premier ministre turc, Numan Kurtulmus.

Les combattants de l'Etat islamique ont lancé la semaine dernière une offensive autour de la ville-frontière d'Aïn al Arab (Kobani, en kurde), dans le nord de la Syrie, précipitant cet exode de réfugiés vers la Turquie.

Les combattants kurdes syriens affirment de leur côté qu’ils ont « stoppé la progression des jihadistes vers l’est de Kobani ».

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Boko Haram a pris 25 villes

Au cours de la réunion de la Conférence des évêques du Nigeria qui a eu lieu à Warri, Mgr Oliver Dashe Doeme, évêque de Maiduguri, capitale de l’Etat du Borno, réfugié dans un Etat voisin, à Yola, avec des milliers de ses fidèles, a déclaré que Boko Haram avait pris le contrôle de 25 villes.

« Des milliers de personnes ont été contraintes à se réfugier dans les grottes, sur les montagnes et dans les forêts. Les quelques-uns qui ont réussi à fuir sont assistés par les amis à Maiduguri, Mubi et Yola. Des milliers ont fui au Cameroun et vivent dans des conditions misérables. »

Mgr Doeme insiste sur l’armement sophistiqué dont dispose le groupe islamiste depuis ces derniers mois – blindés, armes anti-chars et anti-aériennes, munitions en grande quantité – alors qu’il accuse les militaires d’être demeurés « tièdes » face à cette menace.

15:46 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0)

Le miracle français du P. Popieluszko

Samedi s’est ouvert à Créteil le procès diocésain concernant un miracle attribué au bienheureux Jerzy Popieluszko.

Le 14 septembre 2012, un homme atteint d’une leucémie en phase terminale était en train de mourir à l’hôpital de Créteil. Il était dans le coma et les médecins ne lui donnaient que quelques heures à vivre. Sa femme avait réglé les obsèques, et venait pour un dernier adieu. La religieuse polonaise qui s’occupait des malades dit à la femme que ce serait bien qu’il y ait un prêtre. La femme répond que ce n’est pas la peine, puisque son mari a reçu les derniers sacrements alors qu’il était encore conscient. Néanmoins il y a un prêtre dans la chambre d’à côté, où un patient vient de mourir. La religieuse va le chercher. Ce prêtre de 65 ans vient d’être ordonné, en avril, après avoir vécu 40 ans hors de l’Eglise. En juillet il est allé en Pologne. Il s’est recueilli sur la tombe du P. Popieluszko, et il s’est rendu compte que tous deux étaient nés le même jour : le 14 septembre 1947. Depuis lors ce prêtre a toujours sur lui des images et une relique du bienheureux polonais. Quand il entre dans la chambre et ouvre son livre de prières, il tombe sur une photo du P. Popieluszko. Il se souvient alors que nous sommes le 14 septembre. Il se met à invoquer Jerzy Popieluszko : « Père Jerzy, aujourd’hui c’est ton anniversaire. Si tu peux faire quelque chose, fais-le aujourd’hui. Aide-nous ! » Dès que le prêtre et la religieuse furent sortis, le moribond ouvrit les yeux, parla, et se leva pour aller aux toilettes comme s’il venait de faire une sieste. Il n’y a plus en lui la moindre trace de leucémie.

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« Israélien chrétien araméen » ?

Le ministère israélien de l’Intérieur a décidé d’encourager les chrétiens à remplacer le qualificatif « arabe » qui figure sur les cartes d’identité, par « araméen ». Or aucun chrétien ne se dit « araméen ». Ceux qui utilisent plus ou moins une langue « araméenne » se disent « syriens » (en français « syriaque » pour éviter la confusion avec la nationalité syrienne), or les Arabes israéliens ne sont pas syriaques.

Réaction de la commission Justice et Paix des évêques catholiques de Terre Sainte :

« La langue araméenne a été la langue des juifs pendant des siècles. Ce fut le cas jusqu’au retour de la langue hébraïque seulement à la fin du XIX° siècle, et jusqu’à aujourd’hui. Les arabes, dans les pays du Levant, ont parlé à travers l’histoire et les siècles, l’araméen, le grec et l’arabe jusqu’à ce que l’arabe se stabilise. Aujourd’hui en Israël, nous sommes palestiniens arabes. Si cette tentative de séparer les chrétiens palestiniens des autres palestiniens, consiste à vouloir défendre les chrétiens ou les protéger, selon ce que prétendent certaines autorités israéliennes, nous déclarons : rendez-nous d’abord nos maisons, nos terrains et nos villages, que vous nous avez confisqué. Deuxièmement : la meilleure protection pour nous sera de nous laisser avec notre peuple. Troisièmement : la meilleure protection pour nous sera que vous entriez sérieusement sur le chemin de la paix ».

La prise de position épiscopale contient également un appel « aux quelques chrétiens palestiniens en Israël qui soutiennent cette idée » et sont prêts à revendiquer une identité nationale araméenne pour abandonner leur arabité et pouvoir ainsi se voir garantir l’accès au service militaire dans l’armée israélienne : « Il n’est pas possible que vous fassiez du mal à votre peuple pour satisfaire vos intérêts personnels du moment. Dans votre attitude, vous ne faites du bien ni à vous-mêmes ni à Israël. Israël a besoin du chrétien à qui le Christ a dit : Bienheureux les artisans de paix, et non pas bienheureux à celui qui se défigure et défigure son identité. »

En Chine

Lundi dernier, l’église catholique de Jinxi dans le Hunan a été détruite par les autorités. Le même jour, l’église Notre-Dame de Jingdezhen, dans le Jiangxi, a également été détruite.

Le prétexte est toujours que les bâtiments ne cadrent pas avec le nouveau plan d’urbanisme et que l’on a besoin du terrain pour des activités commerciales.

La campagne de retrait des croix des églises continue également. Ce même lundi, celle de Jingtou, dans la province de Zhejiang, a été enlevée.

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Juste avant le synode…

Le pape François a institué, le 27 août, une commission spéciale chargée d'étudier la réforme du procès matrimonial canonique, a annoncé le 20 septembre un communiqué du Saint-Siège :

« Le travail du Comité spécial commencera dès que possible et il aura pour objectif de préparer une proposition de réforme du procès matrimonial, en essayant de simplifier la procédure, en la rendant plus simple et en sauvegardant le principe de l'indissolubilité du mariage. »

Juste avant le synode qui doit notamment se pencher sur cette question, c’est pour le moins bizarre…

La composition du comité :

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Saint Maurice et ses compagnons, martyrs

La fête de saint Maurice et de ses compagnons est devenue une mémoire en 1694, quand fut inscrite au calendrier, en ce même jour, la fête de saint Thomas de Villeneuve.

Saint Eucher de Lyon, dans la première moitié du Ve siècle, a rédigé le récit du martyre de saint Maurice et de ses compagnons, c’est-à-dire de la Légion Thébaine que l’empereur Maximien fit massacrer, vers la fin du IIIe siècle, parce que ces soldats refusaient de faire la chasse aux chrétiens. C’était à Agaune, dans le Valais, où fut fondée dès 515 l’abbaye Saint-Maurice.

La Légion Thébaine refusant d’obéir, Maximien fit tuer un soldat sur dix. Comme ils persévéraient, il fit de nouveau tuer un soldat sur dix. Alors les légionnaires lui écrivirent cette lettre :

« Nous sommes, empereur, tes soldats, mais cependant, comme nous le confessons en toute liberté, les serviteurs de Dieu. À toi nous devons l’obéissance militaire, à Lui l’innocence. De toi nous recevons le salaire de notre travail, de Lui nous avons accueilli le principe de la vie. Nous ne pouvons absolument pas te suivre, empereur, jusqu’à renier le Dieu créateur, oui, notre créateur, et, que tu le veuilles ou non, ton Dieu créateur. Si nous ne sommes pas contraints à des actes assez funestes pour L’offenser, (c’est) à toi que nous obéirons encore, comme nous l’avons toujours fait ; s’il en est autrement, nous obéirons à Lui plutôt qu’à toi.

« Nous t’offrons, pour les employer contre quelque ennemi que ce soit, nos mains que nous jugeons criminel de rougir de sang d’innocents. Ces mains droites, qui savent combattre les impies et les ennemis, ne savent pas frapper des hommes pieux et des citoyens. Nous nous souvenons que nous avons pris les armes pour les citoyens plutôt que contre eux. Nous avons toujours combattu pour la justice, pour la piété, pour le salut des innocents : ce fut là, pour nous, jusqu’à présent, la récompense de nos dangers. Nous avons combattu par fidélité, mais celle-ci, comment la conserverons-nous envers toi, si nous n’en témoignons pas envers notre Dieu ? Nous nous sommes d’abord engagés par serment envers Dieu et ensuite nous nous sommes engagés par serment envers l’empereur ; crois-le : rien ne nous obligera à tenir le deuxième (serment) si nous rompons le premier. Ce sont des chrétiens que tu nous ordonnes de rechercher pour les conduire au supplice ; nul besoin pour toi d’en rechercher d’autres : nous voici maintenant qui confessons Dieu le Père, créateur de toutes choses, et nous croyons que son Fils Jésus-Christ (est) Dieu. Nous avons vu les compagnons de nos travaux et de nos dangers être égorgés par le fer et leur sang rejaillir sur nous, et cependant la mort de nos très saints compagnons d’armes, nous ne la pleurons pas et nous ne nous lamentons pas de la mort violente de nos frères, mais bien plutôt nous les louons ; la joie accompagne ceux qui ont été trouvés dignes de souffrir pour leur Seigneur Dieu. Et maintenant, même cette ultime circonstance de notre vie ne nous a pas poussés à la révolte ; non, même le plus intense désespoir qui surgit au cœur des périls ne nous a pas fait prendre les armes contre toi, empereur. Voici que nous sommes armés et nous ne résistons pas, parce que nous aimons mieux être mis à mort que tuer, nous préférons périr innocents que vivre coupables. Si tu rends encore de nouveaux décrets contre nous, si tu donnes de nouveaux ordres, si tu apportes de nouvelles menaces, feux, tortures, glaives, nous sommes prêts à le subir. Chrétiens nous nous déclarons, nous ne pouvons persécuter des chrétiens. »

Alors Maximien résolut de massacrer toute cette légion.

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21 septembre 2014

15e dimanche après la Pentecôte

L’antienne pour la Communion, comme celle prescrite pour le IXe dimanche après la Pentecôte, est tirée de l’Évangile de saint Jean (6, 52), et se trouve ici à titre exceptionnel. Elle est commune au jeudi après le Ier dimanche de Carême et exprime avec concision le double caractère de Sacrifice et de Sacrement que revêt l’Eucharistie. « Panis, quem ego dédero, caro mea est pro sǽculi vita » : le pain que je donnerai — voilà le Sacrement pour la nourriture spirituelle de l’âme — est mon corps pour le salut du monde — voilà le Sacrifice de l’universelle expiation.

Dans la collecte d’action de grâces (1), nous demandons que l’efficacité du Sacrement modère et refrène si bien les mouvements de notre corps et de notre âme que ce ne soit plus la nature, mais la grâce qui prenne en nous le dessus. De la sorte, la divine Eucharistie obtient intégralement son effet, et nous fait participer à la vie du Christ, selon la promesse du Sauveur : Et qui manducat me, et ipse vivet propter me (2).

Cette prière après la Communion peut, elle aussi, servir de thème à tout un traité d’ascèse eucharistique. Après les purifications préalables des sens et des facultés de l’âme, quand la grâce a envahi tout l’esprit et y domine en souveraine, commence en nous le véritable règne de Dieu. La nature reçoit alors un tel coup qu’elle n’ose plus relever la tête, et l’Esprit Saint oriente l’âme et toutes ses facultés comme il lui plaît.

Bienheureux cardinal Schuster

(1) Mentes nostras et córpora possídeat, quǽsumus, Dómine, doni cæléstis operátio : ut non noster sensus in nobis, sed iúgiter eius prævéniat efféctus. Que l’action de votre don céleste s’exerce parfaitement, ô Seigneur, en nos âmes et en nos corps, en sorte que ce ne soit pas notre propre sens, mais son influence qui prédomine toujours en nous.

(2) Jean 6, 58 : celui qui me mange vivra par moi.

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Sur l'évangile de ce dimanche, voir ici.

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20 septembre 2014

Saint Eustache

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Eustache, qui portait aussi le nom de Placide, et que sa naissance, ses richesses et sa gloire militaire distinguaient parmi les Romains, mérita, sous l’empereur Trajan, le titre de maître de la milice. Un jour que, se livrant à l’exercice de la chasse, il poursuivait un cerf d’une taille prodigieuse qui fuyait devant lui, cet animal s’arrêta tout à coup et Eustache put voir, entre ses bois, une image grandiose et resplendissante de notre Seigneur Jésus-Christ attaché en croix. Sur l’invitation que le Sauveur lui fit entendre de prendre pour but de ses poursuites la vie immortelle, il s’enrôla dans la milice chrétienne avec son épouse Théopista, et leurs deux enfants en bas âge, Agapit et Théopiste.

Étant retourné bientôt, comme le Seigneur le lui avait ordonné, au lieu même où la vision s’était produite, il l’entendit lui prédire tout ce qu’il aurait à supporter dans la suite pour sa gloire. Peu après il souffrit avec une patience admirable d’incroyables calamités, et se vit bientôt réduit à la plus profonde misère. Obligé de fuir en secret, il se vit enlever dans la suite, son épouse d’abord, puis ses enfants, malheureusement arrachés à son affection. Le cœur déchiré par tant d’épreuves.il demeura longtemps caché dans une région lointaine, cultivant la terre, jusqu’à ce que, réconforté par une voix céleste et repris par Trajan pour une nouvelle guerre, il fût de nouveau placé à la tête des troupes.

Durant l’expédition qu’il dirigea, il eut la joie inespérée de recouvrer ses enfants et son épouse. Vainqueur, il entra dans Rome au milieu des acclamations de tous. Mais peu après, ayant reçu l’ordre de sacrifier aux faux dieux pour les remercier de sa victoire, il s’y refusa énergiquement. En vain essaya-t-on par divers moyens de lui faire renier la foi du Christ. On l’exposa aux lions avec sa femme et ses enfants ; la douceur que ces animaux montrèrent à leur égard ayant irrité l’Empereur, celui-ci ordonna d’enfermer les saints Confesseurs dans un taureau d’airain, rougi par le feu qui brûlait au-dessous. Consommant ainsi leur martyre et chantant les louanges divines, ils s’envolèrent vers la félicité éternelle, le douze des calendes d’octobre. Leurs corps, retrouvés intacts, furent religieusement ensevelis par les fidèles, puis transférés avec honneur dans l’église édifiée sous leur vocable.

(Bréviaire)

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19 septembre 2014

Le sort de l’islam modéré

Dépêche Fides :

Un universitaire musulman libéral et modéré qui avait été accusé de blasphème suite à un discours tenu au cours d’une visite aux Etats-Unis a été assassiné hier à Karachi. Muhammad Shakil Auj était le doyen des études islamiques de l’Université publique de Karachi. Il était connu pour ses positions d’ouverture, de dialogue, de tolérance et de respect des droits de tous. Des hommes armés à moto ont pris pour cible la voiture qu’il conduisait, l’atteignant au cou et à la tête. Auj est mort sur le coup. Ainsi que l’indiquent des sources de Fides, la semaine passée, un autre chercheur musulman, Masood Baig, a été, lui aussi tué, par des inconnus. Muhammad Shakil Auj, 54 ans, avait déposé au cours des mois derniers différentes plaintes auprès des autorités de police suite aux menaces de mort qu’il avait commencé à recevoir après un discours tenu aux Etats-Unis en 2012. Quatre de ses collègues, professeurs de l’Université de Karachi, l’avaient accusé de blasphème pour les affirmations contenues dans ce discours. Un imam de Karachi avait émis une fatwa contre l’enseignant, l’accusant de blasphème et réclamant sa mort.

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Saint Janvier

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Fresque de saint Janvier, dans la catacombe de Naples qui porte son nom. Elle date du Ve siècle. Saint Janvier subit le martyre en 305. Son culte commence aussitôt. Curieusement, saint Pie V supprime sa fête au calendrier romain. Elle sera rétablie 18 ans plus tard, par Sixte Quint.

Sur cette fresque saint Janvier est représenté au centre. L’inscription en témoigne : « Au saint martyr Janvier ». A sa gauche une petite fille, avec l’inscription : « Ici repose la bien méritante en paix Nicatolia, enfant. » A sa droite une femme : « Ici repose la bien méritante en paix Cominia. »

Il s’agit donc du tombeau de cette femme et sans doute de sa fille, placées sous la protection de saint Janvier, représenté en orant comme les deux femmes.

Ce qui est, me semble-t-il, très insolite, est le nimbe de saint Janvier, car c’est celui du Christ : il porte le chrisme et les lettres alpha et oméga. Ou bien on a fait d’une représentation du Christ un portrait de saint Janvier (mais il ne me semble pas qu’on représente le Christ ainsi), ou bien on lui portait une telle vénération qu’on l’assimilait quasiment au Christ.

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18 septembre 2014

Le ministre et les "illettrées"

On parle beaucoup de la gaffe d’Emmanuel Macron sur les salariées de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau. Parce que le ministre a dit :

« Il y a dans cette société une majorité de femmes, pour beaucoup illettrées. »

Ben oui, forcément, en Basse-Bretagne… Jules Ferry n’est pas encore arrivé dans le Finistère…

Mais est-ce qu’on parle des Bretons ? Ou bien est-ce que monsieur le Ministre de la République omet seulement de préciser ce qui serait rédhibitoire pour un ministre ? Entre deux maux il faut choisir le moindre. Ou bien on vexe les Bretonnes, ou bien on se rend coupable de « racisme ». Eh oui.

On a pu entendre le délégué FO bafouiller qu’il pouvait y avoir un problème d’illettrisme « pour certains salariés, notamment d'origine étrangère ». Si l’on cherche un peu, on trouve ceci, par exemple :

« Une forte proportion d’ouvriers d’origine étrangère chez Gad aurait aussi pesé sur l’état d’esprit ambiant, chacun demeurant dans l’entre-soi. “On ne peut rien leur dire sans être traité de raciste, s’emporte Fabienne. J’ai été harcelée pour faire le ramadan ! Il y a aussi un racisme anti-Blancs.” »

C’était sur le site de Libération, le 28 octobre 2013.

D’autre part, il y a pire que l’emploi du mot « illettrées ». Il y a la suite du propos ministériel, qui donne toute la mesure de l’arrogance et de l’inconscience des membres de la nomenklatura :

« On leur explique : “Vous n'avez pas d'avenir à Gad ou aux alentours, allez travailler à 50 ou 60 km.” Ces gens-là n'ont pas le permis de conduire. On va leur dire quoi ? Il faut payer 1.500 euros, il faut attendre un an ? »

L’ancien banquier, qui se vante d’avoir gagné deux millions d’euros chez Rothschild mais de ne pas payer l’ISF, croit faire du « social » en disant cela, en donnant un exemple précis de ce qu’il faut faire pour déverrouiller la situation économique et sociale. En bref il faut donner le permis de conduire aux illettrées de Gad, pour qu’elles puissent aller travailler à 50 km. Il ne se rend absolument pas compte qu’après leur avoir donné le permis on en sera au même point, car même si elles trouvent de quoi acheter une guimbarde, elles n’auront pas les moyens, avec leur SMIC, de payer de tels déplacements.

Cela suffit pour montrer à la fois le mépris du ministre pour la France d’en bas (et la France immigrée d’en bas…) et son incapacité de grand bourgeois à trouver des solutions.

Médecins du Monde lance un appel au meurtre (« sûr et légal »)

Médecins du Monde lance un appel signé par quelque 420 médecins et personnels de santé du monde entier (sic, ça ne fait pas beaucoup par pays…), demandant « un accès universel à la contraception et à l'avortement sûr et légal », « pour que chaque femme, chaque jeune fille ait le droit d'avoir ou non des enfants, sans risquer sa propre vie »…

Ils osent se référer à la conférence du Caire de 1994, dont le 20e anniversaire sera célébré à l'assemblée générale des Nations Unies le 22 septembre, qualifiant cette conférence de « tournant décisif dans la reconnaissance des droits sexuels et reproductifs ». Or précisément cette conférence avait exclu l’avortement des « droits sexuels et reproductifs ».

Et ils se prennent en plus pour des héros, en faisant référence aux médecins qui s’étaient accusés de pratiquer des avortements et qui risquaient, eux, la prison :

« Nous, médecins, comme nos 330 confrères français en 1973, voulons partout dans le monde que la contraception soit à la portée de tous et que l'avortement soit libre, la décision appartenant entièrement à la femme. »

Libre de tuer les bébés quand on veut, où l’on veut.

 

La surprise d’Albert Chennouf-Meyer

Albert Chennouf-Meyer est le père d’Abel Chennouf, le militaire assassiné à Montauban par Mohammed Merah. Il habite Manduel, dans le Gard. Il y a quelques jours, il a découvert à côté de chez lui une pancarte annonçant des travaux pour la création de locaux commerciaux et d’un lieu de culte. C’est-à-dire d’une mosquée. Personne n’était au courant dans le voisinage.

« À titre personnel, je vis très mal la chose, ayant perdu mon fils assassiné par un terroriste se réclamant de l’islam, explique-t-il. Vous comprendrez que lorsque j’apprends qu’une mosquée pourrait se construire en face de mon domicile, je le vive comme une provocation. »

L’émotion grandissant, le maire a pris position, mardi, contre le projet, et la pancarte a été retirée. Mais les riverains ont constitué une association « La Treille paisible » pour vérifier que l’affaire en restera là.

On rappellera qu’Albert Chennouf-Meyer, fils d’un Kabyle et d’une Alsacienne, est catholique pratiquant, comme l’était aussi son fils Abel : ses obsèques furent célébrées à la cathédrale de Montauban. On se souvient peut-être qu’Albert eut à subir les erreurs des journalistes qui s’étaient empressés de souligner que Mohammed Merah avait tué un musulman, et la gaffe de Nicolas Sarkozy qui, voulant montrer qu’il avait compris, avait parlé d’un jeune soldat « musulman d’apparence »…

Il me semble qu’Albert Chennouf-Meyer pourrait faire condamner beaucoup de monde pour « violence psychologique », à l’aune du procès de Mayotte (voir ma note précédente).

Ah mais non, puisqu’il n’est pas musulman…

17:43 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (4)

La terrible violence psychologique du cochon

Deux femmes de gendarmes, à l’issue d’un réveillon très arrosé, et pour honorer un pari stupide, avaient déposé, le 1er janvier dernier, une tête de porcelet devant une mosquée, à Mayotte. Les deux femmes et le mari de l’une d’elles qui conduisait la voiture ont été mis en examen pour des faits qualifiés par le parquet de « provocation à la discrimination en raison de l’appartenance à une religion par un emblème ». Le cochon comme emblème provoquant à la discrimination, ça ne tenait pas vraiment la route. Le tribunal a requalifié les faits en « violence psychologique ». Sic. Une violence psychologique qui se traduit par neuf mois de prison, dont trois mois ferme pour les deux femmes, six mois de prison avec sursis pour le conducteur.

Mais les Femen, elles, quand elles profanent Notre-Dame de Paris, elles sont relaxées…

C’est sans doute que les musulmans sont psychologiquement beaucoup plus fragiles que les catholiques.

17:24 Publié dans Islam, Justice | Lien permanent | Commentaires (3)