22 septembre 2014

Ménard islamophobe (mais ils ne le savent pas)

Rober Ménard, maire de Béziers, a publié un arrêté interdisant de cracher dans la rue. « Cet arrêté vise à dire que cracher dans la rue, c'est dégoûtant », a-t-il dit. Une amende est prévue, mais « il s'agit surtout d'avertir les gens que ça ne se fait pas ».

En 2006 un lycéen de la banlieue de Lyon avait été condamné pour avoir craché à un arrêt de bus. En 2008 un autre lycéen, Madiale (je n’ai pas trouvé le prénom du premier), avait échappé à la condamnation à cause d’un vice de forme. Car il est interdit de cracher dans la rue partout en France, suite à un décret de 1942 (un décret de Vichy, s’empressent de dire les médias) modifié et donc revalidé en 1992.

Ce qui m’étonne avec l’arrêté de Robert Ménard, c’est qu’on ne l’accuse pas d’islamophobie. Car le regain de crachats dans la rue, dans les villes où vivent de nombreux Maghrébins comme Béziers, est directement lié à l’islam. Le bon musulman, pendant le ramadan, ne doit pas boire dans la journée, il ne doit même pas avaler sa salive. Donc il crache. Et comme il a l’habitude de cracher pendant un mois, il continue…

Apparemment les antiracistes patentés ne le savent pas. Ou bien ils ont peur que s’ils dénoncent un arrêté "islamophobe" ça attire l’attention sur ce fait et renforce les préventions contre l’islam…

Le jihad de Cambadélis (patron du PS)

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Plus de 130.000 Kurdes de Syrie

Plus de 130.000 Kurdes de Syrie fuyant l'avancée des jihadistes de l'Etat islamique dans le nord de la Syrie se sont réfugiés ces derniers jours en Turquie, a annoncé ce matin le vice-premier ministre turc, Numan Kurtulmus.

Les combattants de l'Etat islamique ont lancé la semaine dernière une offensive autour de la ville-frontière d'Aïn al Arab (Kobani, en kurde), dans le nord de la Syrie, précipitant cet exode de réfugiés vers la Turquie.

Les combattants kurdes syriens affirment de leur côté qu’ils ont « stoppé la progression des jihadistes vers l’est de Kobani ».

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Boko Haram a pris 25 villes

Au cours de la réunion de la Conférence des évêques du Nigeria qui a eu lieu à Warri, Mgr Oliver Dashe Doeme, évêque de Maiduguri, capitale de l’Etat du Borno, réfugié dans un Etat voisin, à Yola, avec des milliers de ses fidèles, a déclaré que Boko Haram avait pris le contrôle de 25 villes.

« Des milliers de personnes ont été contraintes à se réfugier dans les grottes, sur les montagnes et dans les forêts. Les quelques-uns qui ont réussi à fuir sont assistés par les amis à Maiduguri, Mubi et Yola. Des milliers ont fui au Cameroun et vivent dans des conditions misérables. »

Mgr Doeme insiste sur l’armement sophistiqué dont dispose le groupe islamiste depuis ces derniers mois – blindés, armes anti-chars et anti-aériennes, munitions en grande quantité – alors qu’il accuse les militaires d’être demeurés « tièdes » face à cette menace.

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Le miracle français du P. Popieluszko

Samedi s’est ouvert à Créteil le procès diocésain concernant un miracle attribué au bienheureux Jerzy Popieluszko.

Le 14 septembre 2012, un homme atteint d’une leucémie en phase terminale était en train de mourir à l’hôpital de Créteil. Il était dans le coma et les médecins ne lui donnaient que quelques heures à vivre. Sa femme avait réglé les obsèques, et venait pour un dernier adieu. La religieuse polonaise qui s’occupait des malades dit à la femme que ce serait bien qu’il y ait un prêtre. La femme répond que ce n’est pas la peine, puisque son mari a reçu les derniers sacrements alors qu’il était encore conscient. Néanmoins il y a un prêtre dans la chambre d’à côté, où un patient vient de mourir. La religieuse va le chercher. Ce prêtre de 65 ans vient d’être ordonné, en avril, après avoir vécu 40 ans hors de l’Eglise. En juillet il est allé en Pologne. Il s’est recueilli sur la tombe du P. Popieluszko, et il s’est rendu compte que tous deux étaient nés le même jour : le 14 septembre 1947. Depuis lors ce prêtre a toujours sur lui des images et une relique du bienheureux polonais. Quand il entre dans la chambre et ouvre son livre de prières, il tombe sur une photo du P. Popieluszko. Il se souvient alors que nous sommes le 14 septembre. Il se met à invoquer Jerzy Popieluszko : « Père Jerzy, aujourd’hui c’est ton anniversaire. Si tu peux faire quelque chose, fais-le aujourd’hui. Aide-nous ! » Dès que le prêtre et la religieuse furent sortis, le moribond ouvrit les yeux, parla, et se leva pour aller aux toilettes comme s’il venait de faire une sieste. Il n’y a plus en lui la moindre trace de leucémie.

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« Israélien chrétien araméen » ?

Le ministère israélien de l’Intérieur a décidé d’encourager les chrétiens à remplacer le qualificatif « arabe » qui figure sur les cartes d’identité, par « araméen ». Or aucun chrétien ne se dit « araméen ». Ceux qui utilisent plus ou moins une langue « araméenne » se disent « syriens » (en français « syriaque » pour éviter la confusion avec la nationalité syrienne), or les Arabes israéliens ne sont pas syriaques.

Réaction de la commission Justice et Paix des évêques catholiques de Terre Sainte :

« La langue araméenne a été la langue des juifs pendant des siècles. Ce fut le cas jusqu’au retour de la langue hébraïque seulement à la fin du XIX° siècle, et jusqu’à aujourd’hui. Les arabes, dans les pays du Levant, ont parlé à travers l’histoire et les siècles, l’araméen, le grec et l’arabe jusqu’à ce que l’arabe se stabilise. Aujourd’hui en Israël, nous sommes palestiniens arabes. Si cette tentative de séparer les chrétiens palestiniens des autres palestiniens, consiste à vouloir défendre les chrétiens ou les protéger, selon ce que prétendent certaines autorités israéliennes, nous déclarons : rendez-nous d’abord nos maisons, nos terrains et nos villages, que vous nous avez confisqué. Deuxièmement : la meilleure protection pour nous sera de nous laisser avec notre peuple. Troisièmement : la meilleure protection pour nous sera que vous entriez sérieusement sur le chemin de la paix ».

La prise de position épiscopale contient également un appel « aux quelques chrétiens palestiniens en Israël qui soutiennent cette idée » et sont prêts à revendiquer une identité nationale araméenne pour abandonner leur arabité et pouvoir ainsi se voir garantir l’accès au service militaire dans l’armée israélienne : « Il n’est pas possible que vous fassiez du mal à votre peuple pour satisfaire vos intérêts personnels du moment. Dans votre attitude, vous ne faites du bien ni à vous-mêmes ni à Israël. Israël a besoin du chrétien à qui le Christ a dit : Bienheureux les artisans de paix, et non pas bienheureux à celui qui se défigure et défigure son identité. »

En Chine

Lundi dernier, l’église catholique de Jinxi dans le Hunan a été détruite par les autorités. Le même jour, l’église Notre-Dame de Jingdezhen, dans le Jiangxi, a également été détruite.

Le prétexte est toujours que les bâtiments ne cadrent pas avec le nouveau plan d’urbanisme et que l’on a besoin du terrain pour des activités commerciales.

La campagne de retrait des croix des églises continue également. Ce même lundi, celle de Jingtou, dans la province de Zhejiang, a été enlevée.

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Juste avant le synode…

Le pape François a institué, le 27 août, une commission spéciale chargée d'étudier la réforme du procès matrimonial canonique, a annoncé le 20 septembre un communiqué du Saint-Siège :

« Le travail du Comité spécial commencera dès que possible et il aura pour objectif de préparer une proposition de réforme du procès matrimonial, en essayant de simplifier la procédure, en la rendant plus simple et en sauvegardant le principe de l'indissolubilité du mariage. »

Juste avant le synode qui doit notamment se pencher sur cette question, c’est pour le moins bizarre…

La composition du comité :

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Saint Maurice et ses compagnons, martyrs

La fête de saint Maurice et de ses compagnons est devenue une mémoire en 1694, quand fut inscrite au calendrier, en ce même jour, la fête de saint Thomas de Villeneuve.

Saint Eucher de Lyon, dans la première moitié du Ve siècle, a rédigé le récit du martyre de saint Maurice et de ses compagnons, c’est-à-dire de la Légion Thébaine que l’empereur Maximien fit massacrer, vers la fin du IIIe siècle, parce que ces soldats refusaient de faire la chasse aux chrétiens. C’était à Agaune, dans le Valais, où fut fondée dès 515 l’abbaye Saint-Maurice.

La Légion Thébaine refusant d’obéir, Maximien fit tuer un soldat sur dix. Comme ils persévéraient, il fit de nouveau tuer un soldat sur dix. Alors les légionnaires lui écrivirent cette lettre :

« Nous sommes, empereur, tes soldats, mais cependant, comme nous le confessons en toute liberté, les serviteurs de Dieu. À toi nous devons l’obéissance militaire, à Lui l’innocence. De toi nous recevons le salaire de notre travail, de Lui nous avons accueilli le principe de la vie. Nous ne pouvons absolument pas te suivre, empereur, jusqu’à renier le Dieu créateur, oui, notre créateur, et, que tu le veuilles ou non, ton Dieu créateur. Si nous ne sommes pas contraints à des actes assez funestes pour L’offenser, (c’est) à toi que nous obéirons encore, comme nous l’avons toujours fait ; s’il en est autrement, nous obéirons à Lui plutôt qu’à toi.

« Nous t’offrons, pour les employer contre quelque ennemi que ce soit, nos mains que nous jugeons criminel de rougir de sang d’innocents. Ces mains droites, qui savent combattre les impies et les ennemis, ne savent pas frapper des hommes pieux et des citoyens. Nous nous souvenons que nous avons pris les armes pour les citoyens plutôt que contre eux. Nous avons toujours combattu pour la justice, pour la piété, pour le salut des innocents : ce fut là, pour nous, jusqu’à présent, la récompense de nos dangers. Nous avons combattu par fidélité, mais celle-ci, comment la conserverons-nous envers toi, si nous n’en témoignons pas envers notre Dieu ? Nous nous sommes d’abord engagés par serment envers Dieu et ensuite nous nous sommes engagés par serment envers l’empereur ; crois-le : rien ne nous obligera à tenir le deuxième (serment) si nous rompons le premier. Ce sont des chrétiens que tu nous ordonnes de rechercher pour les conduire au supplice ; nul besoin pour toi d’en rechercher d’autres : nous voici maintenant qui confessons Dieu le Père, créateur de toutes choses, et nous croyons que son Fils Jésus-Christ (est) Dieu. Nous avons vu les compagnons de nos travaux et de nos dangers être égorgés par le fer et leur sang rejaillir sur nous, et cependant la mort de nos très saints compagnons d’armes, nous ne la pleurons pas et nous ne nous lamentons pas de la mort violente de nos frères, mais bien plutôt nous les louons ; la joie accompagne ceux qui ont été trouvés dignes de souffrir pour leur Seigneur Dieu. Et maintenant, même cette ultime circonstance de notre vie ne nous a pas poussés à la révolte ; non, même le plus intense désespoir qui surgit au cœur des périls ne nous a pas fait prendre les armes contre toi, empereur. Voici que nous sommes armés et nous ne résistons pas, parce que nous aimons mieux être mis à mort que tuer, nous préférons périr innocents que vivre coupables. Si tu rends encore de nouveaux décrets contre nous, si tu donnes de nouveaux ordres, si tu apportes de nouvelles menaces, feux, tortures, glaives, nous sommes prêts à le subir. Chrétiens nous nous déclarons, nous ne pouvons persécuter des chrétiens. »

Alors Maximien résolut de massacrer toute cette légion.

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21 septembre 2014

15e dimanche après la Pentecôte

L’antienne pour la Communion, comme celle prescrite pour le IXe dimanche après la Pentecôte, est tirée de l’Évangile de saint Jean (6, 52), et se trouve ici à titre exceptionnel. Elle est commune au jeudi après le Ier dimanche de Carême et exprime avec concision le double caractère de Sacrifice et de Sacrement que revêt l’Eucharistie. « Panis, quem ego dédero, caro mea est pro sǽculi vita » : le pain que je donnerai — voilà le Sacrement pour la nourriture spirituelle de l’âme — est mon corps pour le salut du monde — voilà le Sacrifice de l’universelle expiation.

Dans la collecte d’action de grâces (1), nous demandons que l’efficacité du Sacrement modère et refrène si bien les mouvements de notre corps et de notre âme que ce ne soit plus la nature, mais la grâce qui prenne en nous le dessus. De la sorte, la divine Eucharistie obtient intégralement son effet, et nous fait participer à la vie du Christ, selon la promesse du Sauveur : Et qui manducat me, et ipse vivet propter me (2).

Cette prière après la Communion peut, elle aussi, servir de thème à tout un traité d’ascèse eucharistique. Après les purifications préalables des sens et des facultés de l’âme, quand la grâce a envahi tout l’esprit et y domine en souveraine, commence en nous le véritable règne de Dieu. La nature reçoit alors un tel coup qu’elle n’ose plus relever la tête, et l’Esprit Saint oriente l’âme et toutes ses facultés comme il lui plaît.

Bienheureux cardinal Schuster

(1) Mentes nostras et córpora possídeat, quǽsumus, Dómine, doni cæléstis operátio : ut non noster sensus in nobis, sed iúgiter eius prævéniat efféctus. Que l’action de votre don céleste s’exerce parfaitement, ô Seigneur, en nos âmes et en nos corps, en sorte que ce ne soit pas notre propre sens, mais son influence qui prédomine toujours en nous.

(2) Jean 6, 58 : celui qui me mange vivra par moi.

*

Sur l'évangile de ce dimanche, voir ici.

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20 septembre 2014

Saint Eustache

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Eustache, qui portait aussi le nom de Placide, et que sa naissance, ses richesses et sa gloire militaire distinguaient parmi les Romains, mérita, sous l’empereur Trajan, le titre de maître de la milice. Un jour que, se livrant à l’exercice de la chasse, il poursuivait un cerf d’une taille prodigieuse qui fuyait devant lui, cet animal s’arrêta tout à coup et Eustache put voir, entre ses bois, une image grandiose et resplendissante de notre Seigneur Jésus-Christ attaché en croix. Sur l’invitation que le Sauveur lui fit entendre de prendre pour but de ses poursuites la vie immortelle, il s’enrôla dans la milice chrétienne avec son épouse Théopista, et leurs deux enfants en bas âge, Agapit et Théopiste.

Étant retourné bientôt, comme le Seigneur le lui avait ordonné, au lieu même où la vision s’était produite, il l’entendit lui prédire tout ce qu’il aurait à supporter dans la suite pour sa gloire. Peu après il souffrit avec une patience admirable d’incroyables calamités, et se vit bientôt réduit à la plus profonde misère. Obligé de fuir en secret, il se vit enlever dans la suite, son épouse d’abord, puis ses enfants, malheureusement arrachés à son affection. Le cœur déchiré par tant d’épreuves.il demeura longtemps caché dans une région lointaine, cultivant la terre, jusqu’à ce que, réconforté par une voix céleste et repris par Trajan pour une nouvelle guerre, il fût de nouveau placé à la tête des troupes.

Durant l’expédition qu’il dirigea, il eut la joie inespérée de recouvrer ses enfants et son épouse. Vainqueur, il entra dans Rome au milieu des acclamations de tous. Mais peu après, ayant reçu l’ordre de sacrifier aux faux dieux pour les remercier de sa victoire, il s’y refusa énergiquement. En vain essaya-t-on par divers moyens de lui faire renier la foi du Christ. On l’exposa aux lions avec sa femme et ses enfants ; la douceur que ces animaux montrèrent à leur égard ayant irrité l’Empereur, celui-ci ordonna d’enfermer les saints Confesseurs dans un taureau d’airain, rougi par le feu qui brûlait au-dessous. Consommant ainsi leur martyre et chantant les louanges divines, ils s’envolèrent vers la félicité éternelle, le douze des calendes d’octobre. Leurs corps, retrouvés intacts, furent religieusement ensevelis par les fidèles, puis transférés avec honneur dans l’église édifiée sous leur vocable.

(Bréviaire)

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19 septembre 2014

Le sort de l’islam modéré

Dépêche Fides :

Un universitaire musulman libéral et modéré qui avait été accusé de blasphème suite à un discours tenu au cours d’une visite aux Etats-Unis a été assassiné hier à Karachi. Muhammad Shakil Auj était le doyen des études islamiques de l’Université publique de Karachi. Il était connu pour ses positions d’ouverture, de dialogue, de tolérance et de respect des droits de tous. Des hommes armés à moto ont pris pour cible la voiture qu’il conduisait, l’atteignant au cou et à la tête. Auj est mort sur le coup. Ainsi que l’indiquent des sources de Fides, la semaine passée, un autre chercheur musulman, Masood Baig, a été, lui aussi tué, par des inconnus. Muhammad Shakil Auj, 54 ans, avait déposé au cours des mois derniers différentes plaintes auprès des autorités de police suite aux menaces de mort qu’il avait commencé à recevoir après un discours tenu aux Etats-Unis en 2012. Quatre de ses collègues, professeurs de l’Université de Karachi, l’avaient accusé de blasphème pour les affirmations contenues dans ce discours. Un imam de Karachi avait émis une fatwa contre l’enseignant, l’accusant de blasphème et réclamant sa mort.

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Saint Janvier

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Fresque de saint Janvier, dans la catacombe de Naples qui porte son nom. Elle date du Ve siècle. Saint Janvier subit le martyre en 305. Son culte commence aussitôt. Curieusement, saint Pie V supprime sa fête au calendrier romain. Elle sera rétablie 18 ans plus tard, par Sixte Quint.

Sur cette fresque saint Janvier est représenté au centre. L’inscription en témoigne : « Au saint martyr Janvier ». A sa gauche une petite fille, avec l’inscription : « Ici repose la bien méritante en paix Nicatolia, enfant. » A sa droite une femme : « Ici repose la bien méritante en paix Cominia. »

Il s’agit donc du tombeau de cette femme et sans doute de sa fille, placées sous la protection de saint Janvier, représenté en orant comme les deux femmes.

Ce qui est, me semble-t-il, très insolite, est le nimbe de saint Janvier, car c’est celui du Christ : il porte le chrisme et les lettres alpha et oméga. Ou bien on a fait d’une représentation du Christ un portrait de saint Janvier (mais il ne me semble pas qu’on représente le Christ ainsi), ou bien on lui portait une telle vénération qu’on l’assimilait quasiment au Christ.

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18 septembre 2014

Le ministre et les "illettrées"

On parle beaucoup de la gaffe d’Emmanuel Macron sur les salariées de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau. Parce que le ministre a dit :

« Il y a dans cette société une majorité de femmes, pour beaucoup illettrées. »

Ben oui, forcément, en Basse-Bretagne… Jules Ferry n’est pas encore arrivé dans le Finistère…

Mais est-ce qu’on parle des Bretons ? Ou bien est-ce que monsieur le Ministre de la République omet seulement de préciser ce qui serait rédhibitoire pour un ministre ? Entre deux maux il faut choisir le moindre. Ou bien on vexe les Bretonnes, ou bien on se rend coupable de « racisme ». Eh oui.

On a pu entendre le délégué FO bafouiller qu’il pouvait y avoir un problème d’illettrisme « pour certains salariés, notamment d'origine étrangère ». Si l’on cherche un peu, on trouve ceci, par exemple :

« Une forte proportion d’ouvriers d’origine étrangère chez Gad aurait aussi pesé sur l’état d’esprit ambiant, chacun demeurant dans l’entre-soi. “On ne peut rien leur dire sans être traité de raciste, s’emporte Fabienne. J’ai été harcelée pour faire le ramadan ! Il y a aussi un racisme anti-Blancs.” »

C’était sur le site de Libération, le 28 octobre 2013.

D’autre part, il y a pire que l’emploi du mot « illettrées ». Il y a la suite du propos ministériel, qui donne toute la mesure de l’arrogance et de l’inconscience des membres de la nomenklatura :

« On leur explique : “Vous n'avez pas d'avenir à Gad ou aux alentours, allez travailler à 50 ou 60 km.” Ces gens-là n'ont pas le permis de conduire. On va leur dire quoi ? Il faut payer 1.500 euros, il faut attendre un an ? »

L’ancien banquier, qui se vante d’avoir gagné deux millions d’euros chez Rothschild mais de ne pas payer l’ISF, croit faire du « social » en disant cela, en donnant un exemple précis de ce qu’il faut faire pour déverrouiller la situation économique et sociale. En bref il faut donner le permis de conduire aux illettrées de Gad, pour qu’elles puissent aller travailler à 50 km. Il ne se rend absolument pas compte qu’après leur avoir donné le permis on en sera au même point, car même si elles trouvent de quoi acheter une guimbarde, elles n’auront pas les moyens, avec leur SMIC, de payer de tels déplacements.

Cela suffit pour montrer à la fois le mépris du ministre pour la France d’en bas (et la France immigrée d’en bas…) et son incapacité de grand bourgeois à trouver des solutions.

Médecins du Monde lance un appel au meurtre (« sûr et légal »)

Médecins du Monde lance un appel signé par quelque 420 médecins et personnels de santé du monde entier (sic, ça ne fait pas beaucoup par pays…), demandant « un accès universel à la contraception et à l'avortement sûr et légal », « pour que chaque femme, chaque jeune fille ait le droit d'avoir ou non des enfants, sans risquer sa propre vie »…

Ils osent se référer à la conférence du Caire de 1994, dont le 20e anniversaire sera célébré à l'assemblée générale des Nations Unies le 22 septembre, qualifiant cette conférence de « tournant décisif dans la reconnaissance des droits sexuels et reproductifs ». Or précisément cette conférence avait exclu l’avortement des « droits sexuels et reproductifs ».

Et ils se prennent en plus pour des héros, en faisant référence aux médecins qui s’étaient accusés de pratiquer des avortements et qui risquaient, eux, la prison :

« Nous, médecins, comme nos 330 confrères français en 1973, voulons partout dans le monde que la contraception soit à la portée de tous et que l'avortement soit libre, la décision appartenant entièrement à la femme. »

Libre de tuer les bébés quand on veut, où l’on veut.

 

La surprise d’Albert Chennouf-Meyer

Albert Chennouf-Meyer est le père d’Abel Chennouf, le militaire assassiné à Montauban par Mohammed Merah. Il habite Manduel, dans le Gard. Il y a quelques jours, il a découvert à côté de chez lui une pancarte annonçant des travaux pour la création de locaux commerciaux et d’un lieu de culte. C’est-à-dire d’une mosquée. Personne n’était au courant dans le voisinage.

« À titre personnel, je vis très mal la chose, ayant perdu mon fils assassiné par un terroriste se réclamant de l’islam, explique-t-il. Vous comprendrez que lorsque j’apprends qu’une mosquée pourrait se construire en face de mon domicile, je le vive comme une provocation. »

L’émotion grandissant, le maire a pris position, mardi, contre le projet, et la pancarte a été retirée. Mais les riverains ont constitué une association « La Treille paisible » pour vérifier que l’affaire en restera là.

On rappellera qu’Albert Chennouf-Meyer, fils d’un Kabyle et d’une Alsacienne, est catholique pratiquant, comme l’était aussi son fils Abel : ses obsèques furent célébrées à la cathédrale de Montauban. On se souvient peut-être qu’Albert eut à subir les erreurs des journalistes qui s’étaient empressés de souligner que Mohammed Merah avait tué un musulman, et la gaffe de Nicolas Sarkozy qui, voulant montrer qu’il avait compris, avait parlé d’un jeune soldat « musulman d’apparence »…

Il me semble qu’Albert Chennouf-Meyer pourrait faire condamner beaucoup de monde pour « violence psychologique », à l’aune du procès de Mayotte (voir ma note précédente).

Ah mais non, puisqu’il n’est pas musulman…

17:43 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (4)

La terrible violence psychologique du cochon

Deux femmes de gendarmes, à l’issue d’un réveillon très arrosé, et pour honorer un pari stupide, avaient déposé, le 1er janvier dernier, une tête de porcelet devant une mosquée, à Mayotte. Les deux femmes et le mari de l’une d’elles qui conduisait la voiture ont été mis en examen pour des faits qualifiés par le parquet de « provocation à la discrimination en raison de l’appartenance à une religion par un emblème ». Le cochon comme emblème provoquant à la discrimination, ça ne tenait pas vraiment la route. Le tribunal a requalifié les faits en « violence psychologique ». Sic. Une violence psychologique qui se traduit par neuf mois de prison, dont trois mois ferme pour les deux femmes, six mois de prison avec sursis pour le conducteur.

Mais les Femen, elles, quand elles profanent Notre-Dame de Paris, elles sont relaxées…

C’est sans doute que les musulmans sont psychologiquement beaucoup plus fragiles que les catholiques.

17:24 Publié dans Islam, Justice | Lien permanent | Commentaires (3)

Un forum exaltant la famille nombreuse…

Les 10 et 11 septembre s’est tenu à Moscou un « Forum des familles nombreuses et de l’avenir de l’humanité », qui a réuni plus de 1.000 personnes dont des représentants des divers Etats de la Fédération de Russie et de 45 pays. La réunion était organisée par le Centre de la gloire nationale de Russie et la Fondation Saint-André, avec le soutien de l’association caritative Saint Basile et la commission patriarcale pour la famille, la protection de la maternité et l’enfance.

A la séance d’ouverture il y avait le patriarche Cyrille, le métropolite Hilarion, l’archiprêtre Chaplin (chef du département synodal des relations avec l’Etat), l’archiprêtre Smirnov, président de la commission patriarcale pour la famille, Elena Mizoulina, présidente de la commission de la Douma pour la famille, la femme et les enfants (connue pour être l’auteur de diverses lois de protection de la famille dont celle qui interdit la propagande homosexuelle), Vladimir Yakounine, président du Centre de la gloire nationale de Russie et de la Fondation Saint–André, sa femme Natalia Yakounina, vice-présidente de la Fondation Saint-André et organisatrice du Forum, Talgat Tajuddin, le grand mufti de Russie, Berel Lazar, le grand rabbin de Russie…

La séance plénière d’ouverture s’est tenue au Kremlin. Oleg Morozov chef de l'administration présidentielle pour les affaires intérieures, a lu un message de Vladimir Poutine. Il y eut aussi un message de la présidente du Conseil de la Fédération, du président de la Douma, du métropolite de Kiev (de l’Eglise orthodoxe russe), et de Svetlana Medvedeva, présidente de la Fondation Initiatives socio-culturelles et femme du Premier ministre.

Parmi les orateurs il y eut Konstantin Malofeev, président de la Fondation Saint-Basile, milliardaire qui met sa fortune au service de la famille et des enfants (c’est aussi avec lui que Philippe de Villers va créer des « Puy du Fou » russes à Yalta et à Moscou.) Il y eut aussi le vice-secrétaire d’Etat hongrois aux affaires sociales, qui représentait le gouvernement de Viktor Orban, le conseiller spécial du vice-Premier ministre des Philippines, qui est aussi membre du bureau de la fédération internationale Droit à la vie, une Nigériane directrice de la Fondation pour l’héritage culturel africain. Il y avait même un orateur français : Aymeric Chauprade.

Et la séance plénière de clôture eut lieu à la cathédrale Saint-Sauveur de Moscou.

Tous les intervenants ont fait d’une façon ou d’une autre, chacun selon sa musique personnelle, l’apologie non seulement de la vie et de la famille, mais de la famille nombreuse.

Et cela paraît vraiment surréaliste, si l’on imagine une réunion de ce type à Paris… Il y a aujourd’hui clairement deux mondes. Et nous ne sommes pas dans le bon…

N.B. Elena Mizoulina figure sur la première liste noire des personnes interdites de visa et dont les avoirs sont gelés, tant américaine, publiée le 17 mars, qu’européenne, (recopiée et) publiée le 21 mars. Le président Obama en personne donne la raison officielle, ubuesque : « Mizoulina est sanctionnée en raison de son statut de député de la Douma. » Sic. Pour ne pas donner une raison aussi absurde, l’UE a épluché les propos d’Elena Mizoulina et a découvert qu’elle est « à l’origine de propositions législatives récentes en Russie qui auraient permis à des régions d’autres pays de rejoindre la Russie sans l’accord préalable de leurs autorités centrales ». On appréciera le « qui auraient permis », car de fait il n’y a rien eu de tel. Mais il faut bien trouver un prétexte pour se venger de celle qui est une grosse épine dans le pied du lobby mondial LGBT.

Mgr de Germay sur « Piss Christ » : décevant

Communiqué de Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio :

« M. François Veyret-Passani, qui poursuit une grève de la faim pour protester contre l’exposition au musée Fesh d’Ajaccio de l’image « piss Christ », m’a écrit une lettre ouverte. De même que j’avais rencontré M. Serrano, je suis allé parler avec lui. L’homme que j’ai découvert est un homme de conviction, non-violent, digne de respect et avec lequel on peut dialoguer. Sa protestation illustre la souffrance de tous ceux qui sont profondément blessés par cette image, et qui ont le droit d’être entendus. Nous avons constaté que nous avions des approches différentes sur la façon de réagir. Cela ne m’empêche pas de désapprouver cette exposition qui n’a réussi qu’à semer la discorde. Nous sommes tous attachés à la liberté d’expression, pourvu qu’elle ne soit pas un prétexte pour offenser les autres ».

En l’occurrence, la photo blasphématoire de Serrano n’offense pas seulement « les autres », elle offense d’abord Jésus-Christ qui par sa mort sur cette Croix a sauvé le monde. Et l’on attend d’un évêque qu’il le dise.

Le 20 septembre 2014, les fidèles organisent une procession réparatrice à Ajaccio.

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Il faut que ce soit les musulmans qui leur bottent le cul…

L’université catholique de Sanata Dharma, à Yogyakarta, Java, Indonésie, avait programmé un « séminaire » sur les « autres » orientations sexuelles, intitulé « LGBTI : Nous sommes différents, nous sommes uniques et nous sommes Un ». L’orientation du « séminaire » était quant à elle manifestement univoque, et à la limite du blasphème. Car « nous sommes un », pour un catholique, renvoie forcément à l’évangile de saint Jean : « Moi et le Père nous sommes un. (…) Père saint, garde en ton nom ceux que tu m'as donnés, afin qu'ils soient un comme nous. »

Le « Forum de la société islamique » a fait savoir que ses membres s’infiltreraient dans le séminaire pour faire arrêter une discussion qui « déshonorerait l’islam ». Après une réunion avec la police, les organisateurs ont déprogrammé le séminaire.

Le chef de la branche locale du « Forum de la société islamique » a salué cette annulation. « Les pratiques sexuelles déviantes, a-t-il dit, sont contagieuses, et si nous n’arrêtons pas le virus, il est certain qu’un jour les gays et les lesbiennes réclameront l’égalité des droits et demanderont la reconnaissance du mariage entre personnes du même sexe. »

Il est ahurissant que des chrétiens, qui sont 3% en Indonésie, provoquent ainsi les musulmans, en programmant un séminaire faisant la promotion de pratiques condamnées par l’Eglise. Dans une université qui se prétend catholique.

Les seules réactions catholiques dont je dispose dans une langue que je comprenne sont celle du recteur de l’université, Johanes Eka Priyatma, qui avait dit qu’il annulerait le séminaire « s’il est susceptible de blesser les sentiments de certains groupes » (sans imaginer une seconde que cela blesse d’abord la foi catholique), et de l’agence Asianews qui dénonce l’« intolérance » des musulmans…

Franciscains de l’Immaculée : la persécution se poursuit

Le blog Messa in latino publie une lettre l’informant que le commissaire Volpi a décidé de fermer le couvent des Franciscains de l’Immaculée à Bénévent. Ce qui est une très mauvaise nouvelle pour les catholiques attachés à la « forme extraordinaire » puisque depuis le motu proprio les Franciscains célébraient quotidiennement la messe traditionnelle en l’église Saint-Pascal, et que cette messe disparaît de Bénévent, ce qui est évidemment le but de la manœuvre. Mais en outre cela a une valeur symbolique, car c’est à Bénévent que fut érigé, par décision du Saint-Père (saint Jean-Paul II), l’institut des Franciscains de l’Immaculée, en 1990. C’était alors l’aboutissement d’un long chemin et le début d’une impressionnante expansion. Aujourd’hui, on efface de Bénévent la présence des Franciscains de l’Immaculée. Par décision du Saint-Père (François).

Le pape en Albanie

Titre d'une dépêche Reuters :

Le pape François en Albanie pour promouvoir la tolérance

Certes c’est la perception de l’agence de presse, et non une citation du service de presse du Vatican. Mais est-elle vraiment erronée ? On verra. En tout cas on voit bien qu’il paraîtrait absurde à l’agence de titrer : « Le pape François en Albanie pour promouvoir le christianisme ».

Il y a des choses qui ne se font plus.

Saint Joseph de Cupertino

La vie de saint Joseph de Cupertino (1603-1663) est un gag divin, qui ne le fit pas vraiment rire. Tout petit déjà, on l’appelait « bouche-bée », parce que tout lui était l’occasion de tomber en extase. De ce fait il était incapable de faire quoi que ce soit, puisque lorsqu’il tombait en extase tout lui tombait des mains, et en outre il était quasiment analphabète et avait un air parfaitement ahuri.

Après plusieurs tentatives infructueuses, sa famille réussit à le faire admettre dans un couvent de capucins, comme simple oblat, avec pour tâche de s’occuper de la mule. Mais il voulait devenir frère franciscain, et prêtre. Et il y réussit. Il passa par miracle l’examen du sacerdoce. L’évêque commença par interroger les premiers candidats, qui étaient si forts en théologie qu’il décida d’admettre tout le groupe, dont Joseph. Du coup, saint Joseph de Cupertino est le patron des étudiants qui passent des examens, et il y a même une neuvaine pour cela.

A partir de ce moment-là, il se mit à léviter, et de façon très impressionnante. Avec décollage vertical et atterrissage, accompagné d’un cri rauque, au pied de l’image ou de la statue qui avait provoqué son extase. Un jour il se prit dans les branches d’un olivier et il fallut une échelle pour le faire redescendre. On voulut le présenter au pape, et il lévita aussitôt, ce qui fit peur au souverain pontife. Ses lévitations finirent par le faire soupçonner de diablerie ou d’imposture par l’Inquisition, qui le convoqua. Dès qu’il entra dans la salle d’audience, il se colla au plafond. On l’envoya vivre en reclus dans un couvent. On le dit saint patron des aviateurs. Je ne sais pas si cela est officiel dans l’Eglise, ou provient seulement de la blague de Blaise Cendrars (dans Le lotissement du ciel).

Joseph de Cupertino n’est pas saint parce qu’il lévitait mais parce qu’il fut d’une patience et d’une obéissance héroïques, d’une charité sans bornes et d’une piété exceptionnelle. Lors de son procès en béatification, un témoin dira qu’il en avait davantage appris dans ses quelques conversations avec Joseph que dans tous les livres de théologie.

Néanmoins l’Eglise n’a pas laissé passer l’occasion de se servir de ce don intempestif pour en donner, cum grano salis, la signification spirituelle, dans la collecte de sa messe : « Dieu, qui avez voulu que votre Fils unique, élevé de terre, attirât tout à lui, faites, dans votre bonté, qu’à l’exemple et par les mérites de votre séraphique confesseur Joseph, nous élevant au-dessus de tous les désirs terrestres, nous méritions de parvenir jusqu’à celui qui, étant Dieu, vit et règne dans les siècles des siècles. Amen. »

*

Il a donné son nom à une ville de Californie, Cupertino. Et dans le jardin de l’église qui lui est dédiée a été érigée une belle statue à son effigie en 2007 :

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Il est amusant de savoir qu’il a aussi donné son nom en informatique à l’« effet Cupertino », qui désigne (du moins chez les anglophones) les remplacements de mots absurdes que proposent les correcteurs d’orthographe. Parce que les premiers correcteurs américains remplaçaient systématiquement le mot « cooperation » par « Cupertino » (il fallait écrire « co-operation » pour qu’ils comprennent), ce qui faisait que toutes les organisations de coopération internationale devenaient des organisations de Cupertino…

Pourquoi “Cupertino” ? Parce que la firme Apple a son siège à Cupertino. Le correcteur d’orthographe était censé, en fait, corriger le nom de la ville quand il était mal orthographié, et Apple y veillait de façon un peu envahissante…

Le siège d’Apple, et de Hewlet Packard (etc.) est à Cupertino parce que la ville est située dans la Silicon Valley. Et ses écoles sont parmi les plus réputées de Californie et même des Etats-Unis.

Tel est l’héritage étonnant d’un saint quasiment analphabète…

06:49 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (5)

17 septembre 2014

L’islamisme main rouge et l’islam patte blanche

Communiqué de l’Institut du Pays réel

Tout le monde, ou presque, condamne, et heureusement, l’abomination de l’État islamique au Levant et les mouvements similaires comme Boko Haram au Nigéria.

Cela dit, il suffit de regarder les places et les trottoirs dans maints quartiers de nos villes pour vérifier combien le modèle d’apparence islamo-jihadiste, lui-même modélisé sur celui, ô combien violent, du prophète Mahomet tel que décrit dans les hadiths et la Sira (décapitation du millier de juifs de Médine) se répand.

S’il y a désormais plus d’un millier de jeunes jihadistes en Syrie, chiffre considérable, c’est qu’il y a un vivier de dizaines de milliers d’admirateurs. Quant à beaucoup de ceux qui réprouvent ce jihâd-là, d’abord ils y ont mis beaucoup de temps ! Ensuite, comment ne pas être très circonspect sur leur sincérité quant au droit à la vie des chrétiens alors qu’ils se réfèrent à l’autorité des pays phares de l’islam, et d’abord à l’Arabie saoudite où toute liberté chrétienne est totalement interdite, à celle de tous ces pays où la conversion au Christ d’un musulman vaut la décapitation ou la pendaison, au Soudan comme en Irak et ailleurs.

Comment ne pas ressentir un malaise devant des indignations que n’accompagne aucun appel à une réforme de l’islam dans les pays islamisés, aucun appel à une véritable liberté religieuse, aucun appel à un véritable respect des droits de citoyens des chrétiens en ces pays égal à celui des musulmans en occident ?

On aimerait être sûr de ce que la condamnation de l’islamisme « main rouge » ne soit pas la manœuvre implicite d’un islam provisoirement « patte blanche » pour accélérer toujours plus le développement chez nous de ses mosquées et de sa théocratie totalitaire où se développera toujours plus l’islam « main rouge ».

16:33 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (4)

« Aleteia » s’écrit n’importe comment et écrit n’importe quoi

Lorsque le site Aleteia a été lancé, en 2012, le nom m’a fait bondir mais je n’ai rien dit parce que l’entreprise paraissait aller plutôt dans le bon sens.

Il n’empêche qu’appeler un site « Vérité » en grec, et faire volontairement une faute au milieu du mot est une tache sur l’entreprise elle-même. Vérité, en grec, s’écrit ἀλήθεια, alètheia (et se dit alithia), avec un θ, thêta (comme le th anglais), et non avec un τ (tau). Le pire est que le mot aleteia, avec un tau, existe : ἀλητεία, et qu’il veut dire : vie errante. Bref, ce « réseau catholique mondial de partage et d'échange sur la foi pour ceux qui cherchent la vérité » s’appelle en réalité « Vie errante »…

Lequel réseau vient de publier la traduction d’un article absurde, sur la soi-disant découverte d’un « document du VIe siècle, écrit en grec, le plus ancien exemple d'utilisation de la liturgie eucharistique comme charme protecteur, et qui constitue un témoignage des pratiques des premiers chrétiens ».

Il suffit de lire cette phrase pour comprendre que c’est n’importe quoi. Au VIe siècle on ne peut pas parler de « premiers chrétiens ». Rappelons quand même qu’au VIe siècle il y a déjà eu une soixantaine de papes et que le siècle se termine avec le glorieux pontificat de saint Grégoire le Grand, qui n’est pas vraiment un des « premiers chrétiens » puisque son œuvre intègre les acquis des nombreux pères de l’Eglise qui l’ont précédé…

Pour en rester à l’Egypte, puisqu’il s’agit d’un papyrus, on dira seulement qu’il date de deux siècles après saint Athanase qui était le 20e patriarche d’Alexandrie, et trois siècles après Origène, qui était le directeur du didascalée, l’université catholique d’Alexandrie…

Bref on n’est pas du tout chez les premiers chrétiens, mais dans la chrétienté égyptienne installée depuis des siècles. Ce qui rend tout simplement grotesque l’idée qu’il puisse s’agit d’un grigri innovateur qui aurait remplacé des formules magiques païennes par des formules chrétiennes, ce qui est pourtant affirmé dans l’article sans la moindre nuance :

« Cela montre,  affirme l'historienne,  comment les premiers chrétiens adoptèrent la tradition  païenne - d’abord égyptienne puis gréco-romaine ensuite -  de porter des prières aux dieux au sein d'une amulette, celle-ci étant perçue comme une sorte de charme, un objet porte-bonheur protégeant celui qui la porte contre les dangers. »

Un autre « spécialiste » commente : « Un tel document indique que la connaissance de la Bible a été transmise beaucoup plus par oral à travers des passages choisis, par la liturgie, les prières et amulettes, que par un livre complet. » Il ne se rend même pas compte qu’au VIe siècle il y a partout dans la chrétienté des manuscrits de la Septante, des vieilles versions latines, et de la Vulgate qui a été établie au moins un siècle et demi auparavant (mais oui) par saint Jérôme.

Au finale de ce festival de bêtises, il reste un texte superbe, manifestement liturgique, conçu comme le sont nombre de répons, c’est-à-dire utilisant divers passages de l’Ecriture plus ou moins modifiés pour créer un nouveau texte (corrigé selon les indications du commentaire ci-dessous) :

« Craignez vous tous qui régnez sur la terre. Nations et peuples, sachez que le Christ est notre Dieu. Car il parla et ils commencèrent à être, il commanda et ils furent créés ; il mit chaque chose sous nos pieds et nous délivra de la volonté de nos ennemis. Notre Dieu prépara pour le peuple une table sainte dans le désert et donna à manger la manne de la nouvelle alliance : le corps immortel du Seigneur et le sang que le Christ versa pour nous en rémission de nos péchés. »

On reconnaît notamment l’expression que l’on trouve à la fois dans le psaume 32 et dans le psaume 148 : « il dit et ils devinrent, il commanda et ils furent créés » ; l’expression du psaume 8 disant que Dieu a « tout mis sous ses pieds » (les pieds de l’homme) ; l’expression du psaume 77 sur Dieu qui « prépare une table dans le désert » et donne « la manne à manger » ; une manifeste allusion, dès le début, au psaume 2 (verset 10) ; l’expression de Matthieu 26, 27-28 sur « le sang de la nouvelle alliance qui sera versé pour beaucoup en rémission des péchés ». On remarque aussi que « sachez que le Christ est notre Dieu » est un verset du psaume 99 où le mot Seigneur (en hébreu YHWH) a été remplacé par Christ. Les autres expressions font référence de façon plus générale à divers psaumes, et le tout montre que l’auteur de ce texte avait une connaissance intime du psautier – comme l’avait tout moine de son temps, et qu’il savait y butiner pour concevoir un texte liturgique, ce qui est nettement plus rare… Bref cela ne m’étonnerait pas qu’on découvre qu’il s’agit d’un texte d’un père de l’Eglise, noté sur un bout de papyrus par un fidèle qui l’avait trouvé remarquable.

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16:01 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (12)

Au moins six bonnes nouvelles en Irak

J’avais signalé que les chrétiens d’Alqosh avaient pu rentrer chez eux, leur village ayant été repris par les pechmergas. Le 12 septembre, ils ont pu célébrer la fête de leur saint patron, le martyr Qardakh, tué par les Perses au début du IVe siècle.

On apprend par Asianews que les pechmerga, aidés par les frappes américaines, viennent de libérer au moins six autres villages chrétiens à l’ouest d’Erbil, et s’avancent donc vers Qaraqosh.

L’Eglise a toujours…

Le cardinal Raymundo Damasceno Assis, archevêque d’Aparecida, actuel président de la conférence des évêques du Brésil, est l’un des trois présidents délégués du synode sur la famille. Il déclare au plus grand quotidien brésilien, Folha de São Paulo, à propos de la légalisation des unions homosexuelles :

« C’est une décision de la Cour suprême. Bien sûr, pour l’Eglise cela ne peut pas être assimilé au mariage. Mais, en ce qui concerne le respect pour l’union stable entre ces gens-là, il ne fait aucun doute que l’Eglise a toujours essayé de se comporter de cette façon. »

L’Eglise a toujours essayé de respecter l’union stable entre deux personnes de même sexe… Le cardinal Raymundo Damasceno Assis a donc changé le catéchisme (et censuré la Sainte Ecriture au passage).

François se débarrasse pour de bon du cardinal Burke

« La “révolution” du pape François en ce qui concerne le gouvernement ecclésiastique ne perd pas l’élan qui la fait avancer. Et dès lors, comme cela se produit lors de toute révolution qui se respecte, les têtes d’ecclésiastiques considérés comme méritant métaphoriquement la guillotine continuent à tomber. »

Ainsi commence un article de Sandro Magister, que je n’avais encore jamais vu aussi violent contre François.

En cause, le limogeage du cardinal Burke, après quelques autres. Mais la différence est que le cardinal Burke est un personnage de premier plan, emblématiquement ratzingérien, et qu’on ne l’envoie pas dans un diocèse plus ou moins prestigieux, mais qu’on lui donne un simple titre honorifique. C’est du moins ce que croit savoir Sandro Magister. Et il est possible que la goutte d’eau qui ait fait déborder le vase est que le cardinal Burke, en tant que préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, a (logiquement et très légitimement) donné raison à une plainte des Franciscaines de l’Immaculée contre leurs persécuteurs vaticanesques.

Si effectivement le cardinal Burke, 66 ans, se retrouve avec le simple titre honorifique de cardinal patron de l’Ordre de Malte, cela ne va certes pas passer inaperçu, et sera un signe très fort.

Cela dit, ce limogeage permettra au cardinal Burke de se consacrer à plein temps à la défense de la doctrine catholique, et à l’accompagnement des communautés Ecclesia Dei…

Sainte Hildegarde

Ce ne fut pas à Adam enfant, mais à Adam homme parfait, qu'une femme parfaite fut donnée ; car, lorsque l'homme ayant atteint l'âge de son complet développement, peut engendrer, il faut l'unir à une femme ; de même, lorsque l'arbre commence à donner des fleurs, il faut le cultiver avec plus de soins. Car Eve fut formée d'une côte d'Adam et de sa chair, vivifiée de son sang ; et c'est pourquoi maintenant, la femme, après avoir reçu la semence provenant de la force et de l'ardeur virile, est destinée à multiplier la race dans le monde (…).

Mais que la première femme ait été formée de l'homme, cela indique l'union matrimoniale de l'homme avec la femme. Et il faut le comprendre ainsi : cette union ne doit pas être contractée à la légère et dans l'oubli de Dieu, parce que Celui qui forma la femme d'une côte de l'homme, institua cette union pour le bien et pour l'honneur, en formant la chair de la femme de la chair de l'homme. C'est pourquoi, de même qu'Adam et Eve ne firent qu'une seule et même chair, ainsi maintenant l'homme et la femme ne forment qu'une chair, dans l'union de charité, pour multiplier le genre humain.

Par conséquent, la parfaite charité doit exister dans ces derniers, comme elle exista dans les premiers. Adam, en effet, pouvait incriminer son épouse, de ce que, par son conseil, elle lui avait apporté la mort ; mais il ne la quitta pas, tant qu'elle vécut dans ce siècle, parce qu'il connut qu'elle lui avait été donnée par Dieu. Aussi, en vertu de la charité parfaite, que l'homme n'abandonne pas sa femme (…). Et que nulle division ne s'accomplisse, si ce n'est lorsque les deux conjoints, dans un même esprit, veulent regarder vers mon Fils, et se dire, dans l'ardeur de leur amour pour lui : Nous voulons quitter le monde, et suivre celui qui a souffert pour nous. Que si les deux ne sont pas d'accord, sur le même vœu de quitter le monde, alors qu'ils ne se séparent nullement l'un de l'autre ; parce que, de même que le sang ne peut être séparé de la chair, tant que la vie réside en elle ; ainsi, le mari et l'épouse ne se séparent pas l'un de l'autre, mais ils vont ensemble, n'ayant qu'une même volonté. (…)

Et ils ne se déchireront pas par des morsures de vipère, mais ils s'aimeront d'une affection pure, parce qu'il ne peut y avoir mari et femme, s'ils ne sont unis par ce lien ; comme mon ami Paul en rend témoignage lorsqu'il dit : Comme la femme est sortie de l'homme, ainsi l'homme (naît) par la femme, mais toutes choses viennent de Dieu. Ce qui veut dire : La femme a été créée pour l'homme, et l'homme a été fait pour la femme ; parce que ce que celle-ci est, touchant le mari, le mari doit l'être, touchant la femme ; de peur que l'un ne se sépare de l'autre, dans l'unité de leur progéniture, car ils accomplissent ensemble la même œuvre, comme l'air et le vent mêlent leurs efforts dans un but commun. Comment ? L'air est agité par le vent, et le vent tourbillonne dans l'air, de telle sorte que dans leur évolution toutes les plantes verdoyantes leur sont soumises. Que signifie cela ? La femme coopère avec le mari à la procréation des enfants, d'où résultent de grands crimes, quand la fornication, aux jours de la procréation des enfants, engendre la division ; parce que l'homme et la femme retranchent leur propre sang du lieu où il a pris sa source, pour le rejeter dans un autre.  Il leur reste les fraudes de Satan et la colère de Dieu, parce qu'ils ont rompu le pacte établi par Dieu. C'est pourquoi, malheur à eux, quand leurs péchés ne leur sont pas remis ! Mais bien que l'homme et la femme coopèrent, comme il a été dit, s'il s'agit de leur progéniture ; cependant toutes choses, l'homme, la femme et les autres créatures dépendent de la disposition et de l'ordre divin ; parce que Dieu les fait selon sa volonté.

Mais avant l'incarnation de mon Fils, quelques-uns, dans le peuple ancien, avaient, selon sa volonté, plusieurs épouses ; parce qu'ils n'avaient pas encore entendu la prohibition facile à démontrer, que mon Fils venant en ce monde, donna pour la juste réglementation de cette union entre le mari et l'épouse, union qui doit ressembler pendant toute leur vie, à celle d'Adam et d'Eve ; parce que ce lien doit être contracté, non selon la volonté de l'homme, mais selon la crainte de Dieu.

Scivias, I, vision 2

(Ce sont des propos qui préfigurent La théologie du corps de saint Jean-Paul II, qui ne cite pourtant pas sainte Hildegarde.)

06:29 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

16 septembre 2014

Reconquête N° 310

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Reconquête, revue du Centre Charlier et de Chrétienté Solidarité, 70 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris. Abonnement : 50 €.