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Le blog d'Yves Daoudal - Page 7

  • La renonciation de Benoît XVI et l’empire américain

    Brillantissime analyse d’Antonio Socci sur la renonciation de Benoît XVI et l’empire américain dirigeant l’Europe via l’Allemagne. On n’est pas obligé d’être d’accord avec tout, mais dans les grandes lignes c’est vraiment lumineux. A lire absolument. Ici pour les italophones. En traduction française chez Benoît et moi pour les autres.

  • Saint Antoine de Padoue

    Nous te prions, ô Notre Dame, Mère de Dieu,
    exaltée au dessus des chœurs des anges.
    Remplis le vase de notre cœur de la grâce céleste ;
    fais-nous resplendir de l'or de la sagesse;
    soutiens-nous avec la puissance de ton intercession ;
    orne-nous des pierres précieuses de tes vertus ;
    répands sur nous l'huile de ta miséricorde,
    par laquelle tu couvres la multitude de nos péchés.
    Que nous soyons trouvés dignes d'être élevés à la hauteur de la gloire céleste
    et de vivre heureux pour l'éternité avec tous les bienheureux.
    Nous demandons cela à Jésus Christ,
    ton Fils qui en ce jour t'a exaltée au-dessus des chœurs des anges,
    t'a couronnée de la couronne du royaume et t'a placée sur le trône de la lumière éternelle.
    A lui soit honneur et gloire pour les siècles éternels.
    Et que toute l'Eglise chante : Amen. Alléluia !

    Fin d’un sermon de saint Antoine de Padoue pour l’Assomption.

  • 4e dimanche après la Pentecôte

    Introït

    Dóminus illuminátio mea et salus mea, quem timebo ? Dóminus defénsor vitæ meæ, a quo trepidábo ? qui tríbulant me inimíci mei, ipsi infirmáti sunt, et cecidérunt.
    Si consístant advérsum me castra : non timébit cor meum.

    Le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui craindrai-je ? Le Seigneur est le défenseur de ma vie, de quoi tremblerai-je ? Mes ennemis qui me suscitent des maux, ce sont eux qui se sont affaiblis et sont tombés.
    Si des armées rangées en bataille s’élèvent contre moi : mon cœur n’aura pas de frayeur.

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    Par la schola de Saint-Vincent de Dinslaken, en Rhénanie.

     Commentaire de dom Baron :

    La mélodie donne à ce texte déjà si expressif par lui-même un ton de confiance joyeuse, enthousiaste, vibrante, avec même cette nuance de défi que l'on trouve dans les élans de foi d'une jeunesse bouillante d'ardeur. Aussi bien, c'est l'Église éternellement jeune qui chante l'infinie puissance de son chef ; le vainqueur de la mort et de Satan.

    Des notes longues, sans cesse ramenées au fa par la tierce inférieure, donnent à la première phrase une force extraordinaire. Il n'y a pas d'éclat ; c'est une volonté qui se pose, assurée, ferme comme une ligne infranchissable.

    L'enthousiasme qui a déjà monté sur quem timébo s'élève plus ardent sur Dominus qui, au début de la seconde phrase, reprend à la quarte supérieure, le motif de l'intonation. Toutes les affirmations sur fa s'en trouvent renforcées, amenant, pour finir, cet admirable cri de fierté audacieuse, quelque peu téméraire même : a quo trepidabo ?

    L'idée de la troisième phrase est autre : l'Église voit ses ennemis défaits. Elle se laisse aller à la joie, une joie qui est débordante, dès le début, sur qui tribulant ; le motif qui glorifie le Christ dans le verset du Graduel Christus factus est, le Jeudi Saint. Elle se revêt ensuite d'une autorité et d'une force qui, sur les notes longues de mei et de infirmati sunt a quelque chose de dur, comme l'épée du vainqueur sur l'ennemi prosterné.

  • Revoilà James Dyson

    Sir James Dyson, connu pour ses aspirateurs sans sac, a depuis longtemps pris fait et cause pour le Brexit. On se souvient notamment de sa déclaration de novembre 2014. A quelques jours du référendum, il en remet une couche, dans une interview au Telegraph :

    Je ne parle pas seulement du point de vue de l’entrepreneur. Je parle du point de vue de la souveraineté. Nous créerons plus de richesses et d'emplois en étant en dehors de l'UE qu'en étant à l'intérieur, et nous serons maîtres de notre destin. Et la maîtrise est, je pense, la chose la plus importante dans la vie comme dans les affaires. La dernière chose que je voudrais faire serait de me mettre dans les mains de quelqu’un. Pas seulement des autres pays, mais des bureaucrates de Bruxelles.

    Quand le camp du maintien nous dit que personne ne commercera avec nous si nous quittons l'UE, désolé mais c’est une foutaise absolue. Notre balance commerciale avec l’Europe est actuellement de 9 milliards £ par mois et cela monte. Si la tendance continue, ça fera 100 milliards par an. Si, comme le laisse entendre David Cameron, ils nous imposent des tarifs douaniers de 10%, nous ferons la même chose en retour. Nous achetons davantage en Europe que l’Europe n’achète chez nous, donc nous ferions un bénéfice net, et sur la base de ces chiffres cela nous rapporterait 10 milliards £ par an. Si l’on ajoute notre contribution nette à l’UE, cela nous ferait gagner autour de 18,5 milliards de livres chaque année si nous quittons l’UE.

  • Ça ne s’arrange pas

    Le nouveau directeur de l’Institut du monde arabe est Mojeb al-Zahrani.

    Lequel est un Saoudien, qui a été longtemps professeur à l’université de Riyad et dirige aujourd’hui le département des arts libéraux (sic) de l'Université privée al-Yamamah (également à Riyad), dont la première valeur est la « fidélité à notre héritage religieux, éthique et culturel », autrement dit au wahhabisme officiel. Il est aussi « superviseur académique » de la chaire d’études culturelles Al-Gosaibi de la même université, du nom de Ghazi Abdul Rahman Al Gosaibi (1940-2010), que l’on dit poète et écrivain et qui était surtout membre d’une des plus riches familles du royaume, et donc alternativement ministre et ambassadeur… C’est dire que le nouveau directeur de l’institut du monde arabe est un homme lige du clan saoudien régnant et donc un propagandiste wahhabite pur sucre (sous des dehors d’intellectuel moderne, cela va de soi). Un de ces islamistes qu'on doit soigneusement distinguer des "radicalisés", sans qu'on nous explique pourquoi ni comment.

  • Saint Barnabé

    Barnabé signifie "homme de l'exhortation" (Ac 4, 36) ou "homme du réconfort"; il s'agit du surnom d'un juif lévite originaire de Chypre. S'étant établi à Jérusalem, il fut l'un des premiers qui embrassèrent le christianisme, après la résurrection du Seigneur. Il vendit avec une grande générosité l'un des champs qui lui appartenaient, remettant le profit aux Apôtres pour les besoins de l'Eglise (cf. Ac 4, 37). Ce fut lui qui se porta garant de la conversion de saint Paul auprès de la communauté chrétienne de Jérusalem, qui se méfiait encore de son ancien persécuteur (cf. Ac 9, 27). Envoyé à Antioche de Syrie, il alla rechercher Paul à Tarse, où celui-ci s'était retiré, et il passa une année entière avec lui, se consacrant à l'évangélisation de cette ville importante, dans l'Eglise de laquelle Barnabé était connu comme prophète et docteur (cf. Ac 13, 1). Ainsi Barnabé, au moment des premières conversions des païens, a compris qu'il s'agissait de l'heure de Saul, qui s'était retiré à Tarse, sa ville. C'est là qu'il est allé le chercher. Ainsi, en ce moment important, il a comme restitué Paul à l'Eglise; il lui a donné encore une fois, en ce sens, l'Apôtre des nations. Barnabé fut envoyé en mission avec Paul par l'Eglise d'Antioche, accomplissant ce qu'on appelle le premier voyage missionnaire de l'Apôtre. En réalité, il s'agit d'un voyage missionnaire de Barnabé, qui était le véritable responsable, et auquel Paul se joignit comme collaborateur, touchant les régions de Chypre et de l'Anatolie du centre et du sud, dans l'actuelle Turquie, et se rendant dans les villes d'Attalia, Pergé, Antioche de Pisidie, Iconium, Lystre et Derbe (cf. Ac 13, 14). Il se rendit ensuite avec Paul au Concile de Jérusalem, où, après un examen approfondi de la question, les Apôtres et les Anciens décidèrent de séparer la pratique de la circoncision de l'identité chrétienne (cf. Ac 15, 1-35). Ce n'est qu'ainsi, à la fin, qu'ils ont rendu officiellement possible l'Eglise des païens, une Eglise sans circoncision:  nous sommes les fils d'Abraham simplement par notre foi dans le Christ.

    Les deux, Paul et Barnabé, eurent ensuite un litige, au début du deuxième voyage missionnaire, car Barnabé était de l'idée de prendre Jean-Marc comme compagnon, alors que Paul ne voulait pas, ce jeune homme les ayant quittés au cours du précédent voyage (cf. Ac 13, 13; 15, 36-40). Entre les saints, il existe donc aussi des contrastes, des discordes, des controverses. Et cela m'apparaît très réconfortant, car nous voyons que les saints ne sont pas "tombés du ciel". Ce sont des hommes comme nous, également avec des problèmes compliqués. La sainteté ne consiste pas à ne jamais s'être trompé, à n'avoir jamais péché. La sainteté croît dans la capacité de conversion, de repentir, de disponibilité à recommencer, et surtout dans la capacité de réconciliation et de pardon. Ainsi Paul, qui avait été plutôt sec et amer à l'égard de Marc, se retrouve ensuite avec lui. Dans les dernières Lettres de saint Paul, à Philémon et dans la deuxième à Timothée, c'est précisément Marc qui apparaît comme "mon collaborateur". Ce n'est donc pas le fait de ne jamais se tromper, mais la capacité de réconciliation et de pardon qui nous rend saint. Et nous pouvons tous apprendre ce chemin de sainteté. Quoi qu'il en soit, Barnabé, avec Jean-Marc, repartit vers Chypre (cf. Ac 15, 39) autour de l'année 49. On perd ses traces à partir de ce moment-là. Tertullien lui attribue la Lettres aux Hébreux, ce qui ne manque pas de vraisemblance car, appartenant à la tribu de Lévi, Barnabé pouvait éprouver de l'intérêt pour le thème du sacerdoce. Et la Lettre aux Hébreux interprète de manière extraordinaire le sacerdoce de Jésus.

    Benoît XVI

  • François se vante

    « Le pape érige la Sainte Marie-Madeleine en fête liturgique » (La Croix), « Marie-Madeleine fera désormais l’objet d’une fête liturgique » (Radio Vatican), « Le pape instaure la fête liturgique de sainte Marie Madeleine, au même titre que les apôtres » (i-media).

    La véritable nouvelle (qui ne concerne évidemment que ceux qui suivent la néo-« liturgie ») est que le pape fait passer Marie Madeleine du rang de « mémoire obligatoire » à celui de « fête ».

    Mais, si Paul VI a voulu rabaisser Marie-Madeleine (comme la plupart des saints), cela ne change rien au fait qu’il y a toujours eu une fête de sainte Marie-Madeleine, et on le sait bien par exemple à Mont-de-Marsan…

    Dans la liturgie traditionnelle*, c’est une fête de rite double à 9 leçons des matines dans l'office romain, à 12 leçons dans l'office monastique, donc le degré le plus haut de la liturgie latine. Ensuite, le classement a essentiellement pour but d'établir les préséances. Celui de la fête de sainte Marie-Madeleine (double dans le calendrier romain, double majeure dans le calendrier monastique) empêchait qu'elle puisse être célébrée le dimanche. Ce qui est le cas avec ce que François prétend "instaurer"... Donc il ne fait que rétablir.

    On comprend bien que cette initiative entre dans le cadre de la promotion des femmes. C'est assez dérisoire. Et si c'est pour mettre en valeur le fait que Marie-Madeleine a été « l'apôtre des apôtres », selon le beau titre que lui donne la tradition, c'est une erreur de perspective. Elle a été celle qui a annoncé la Résurrection aux apôtres. Mais elle n'a jamais été apôtre comme eux. Les 12, et Paul et Barnabé, étaient des missionnaires qui parcouraient le monde pour annoncer la Bonne Nouvelle. La vocation de Marie-Madeleine est une vocation contemplative. C'est pourquoi les premières lectures des matines sont le chapitre 3 du Cantique des cantiques.

    On remarque aussi qu’ils sont incapables de faire quoi que ce soit correctement. Ils ont inventé une préface pour la fête de sainte Marie-Madeleine. Pourquoi pas. Mais avec une grosse faute dès le début de ce qui concerne spécifiquement la fête du jour : « Qui in hortu manifestus apparuit Mariae Magdalenae ». Hortus est de la deuxième déclinaison, pas de la quatrième. Dans le jardin, c’est donc « in horto ».

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    * Avant la réforme de 1960, que j'oublie toujours. Réforme qui a mutilé les matines des fêtes devenues "de 3e classe".

  • Trois équipes "suisses"

    Les Suisses considèrent qu’ils ont trois équipes en compétition à l’Euro 2016 : l’équipe qui porte le nom de leur pays, celle du Kosovo (qui vient tout juste d'être reconnu par l'UEFA) et celle de l’Albanie. Il y a en effet de nombreux « Suisses » dans les équipes du Kosovo et de l’Albanie, car le football suisse a été colonisé par les Albanais et surtout les Kosovars. Des joueurs qui pour beaucoup sont nés en Suisse et ne sont jamais allés au Kosovo ou en Albanie…

    Cela dit les Albanais et les Kosovars peuvent dire aussi qu’ils ont les uns et les autres deux équipes : celle de leur pays et celle de Suisse.

    Il y a même deux frères, qui ont fait tous deux leurs premières armes au FC Bâle, et qui joueront demain l’un dans l’équipe de Suisse, l’autre dans l’équipe albanaise.

    Et il y a un Suisse albanais qui a décidé de jouer dans l’équipe du Kosovo et qui est donc qualifié de traître en Albanie. Où on ne l’a jamais vu…

  • Ramadan scolaire

    Novopress publie des documents de différentes écoles publiques indiquant que les parents d’enfants faisant le ramadan peuvent demander le remboursement des frais de cantine.

    Oui, à l’école dite laïque. Mais laïque a toujours voulu dire anticatholique. Pas contre les autres religions. Surtout quand le ministre s’appelle Belkacem.

    Donc dans les écoles on reconnaît désormais officiellement le ramadan, et l’on rembourse les frais de cantine.

    Et bien entendu les services de protection de l’enfance, si tatillons, si soupçonneux face au fait religieux, trouvent tout à fait normal que des enfants soient privés de nourriture et de boisson pendant les longues journées de juin… et qu’ils s’empiffrent toute la nuit de ce que l’on peut trouver de plus gras et de plus sucré…

    Imagine-t-on ce qui arriverait à des parents non musulmans s’ils faisaient subir ce régime à leurs enfants ?

    Le fait qu'il n’y ait même personne pour poser la question est un indice du degré de dhimmitude de notre pays.

  • Sainte Marguerite d’Ecosse

    Cependant Marguerite donnait à l'Ecosse le spectacle de toutes les vertus. Elle avait appris, dès ses premières années, à mépriser l'éclat trompeur des pompes mondaines, et à regarder les plaisirs comme un poison d'autant plus dangereux qu'il flatte en donnant la mort. C'était bien moins par sa rare beauté que par un heureux assemblage de toutes les qualités de l'esprit et du cœur, qu'elle s'attirait l'admiration de toute la cour. Les honneurs qu'on lui rendait ne portaient aucune atteinte à son humilité. Toute son ambition était de se rendre agréable au Roi des rois. Elle, ne trouvait de satisfaction que dans les charmes de l'amour divin, et cet amour elle l'entretenait et le nourrissait par l'exercice de la prière et de la méditation, auquel il lui arrivait souvent de consacrer des jours entiers. Considérant Jésus-Christ dans la personne des pauvres, elle saisissait toutes les occasions qui se présentaient de les servir, de les consoler et de pourvoir à leurs différents besoins. Malcolm, touché de tant de vertus, conçut pour Marguerite la plus haute estime; il crut même devoir lui proposer de s'unir à elle par les liens du mariage. Il fut au comble de ses désirs lorsque la princesse, moins par sa volonté propre que par le conseil des siens, y eut donné son consentement. Marguerite fut mariée et couronnée reine d'Ecosse en 1070. Elle était dans la 24e année de son âge. Quoique Malcolm eût des mœurs peu polies, il n'avait cependant rien dans le caractère qui sentit la fierté ou la bizarrerie, et l'on ne remarquait en lui aucune mauvaise inclination. Marguerite, par une conduite pleine de respect et de condescendance, se rendit bientôt maîtresse de son cœur. Elle se servit de l'ascendant qu'elle avait sur lui pour faire fleurir la religion et la justice, pour procurer le bonheur des peuples et pour inspirer à son mari ces sentiments qui en ont fait un des plus vertueux rois d'Ecosse. Elle adoucit son caractère, cultiva son esprit, polit ses mœurs et l'embrasa d'amour pour la pratique des maximes de l'Evangile. Le roi était si charmé de la sagesse et de la piété de son épouse, que non seulement il lui laissait l'administration de ses affaires domestiques, mais qu'il se conduisait encore par ses avis dans le gouvernement de l'Etat. Marguerite, au milieu du tumulte des affaires, savait conserver le recueillement de l'âme et se prémunir contre les dangers de la dissipation. Une extrême exactitude à faire toutes ses actions en vue de Dieu, l'exercice continuel de la prière, la pratique constante du renoncement à soi-même étaient les principaux moyens qu'elle employait pour se maintenir dans une disposition aussi parfaite. L'étendue de son génie ne le cédait point à l'éminence de ses vertus. On admirait en Ecosse, et même dans les pays étrangers, sa prudence qui pourvoyait à tout, son application aux affaires publiques et particulières, son ardeur à saisir toutes les occasions de rendre les peuples heureux, sa sagesse et sa dextérité dans l'accomplissement des devoirs attachés à l'exercice de 1'autorité royale. Dieu bénit le mariage de Marguerite et de Malcolm; il en sortit plusieurs enfants, qui ne dégénérèrent point de la vertu de ceux dont ils avaient reçu le jour. La reine devint mère de six princes, savoir Edouard, Edmond, Edgar, Ethelred, Alexandre, David, et de deux princesses, qui reçurent l'une le nom de Mathilde, et l'autre celui de Marie. La première épousa Henri Jer, roi d'Angleterre; la seconde fut mariée à Eustache, comte de Boulogne. Edgar, Alexandre et David parvinrent successivement à la Couronne d'Ecosse, et régnèrent tous avec une grande réputation de valeur, de sagesse et de piété. David se distingua encore au-dessus de ses deux frères, et l'on a dit de lui et à juste titre qu'il avait été le plus bel ornement du trône écossais.

    Rohrbacher, Histoire universelle de l’Eglise catholique

  • A Alep…

    Dimanche a été inauguré en plein centre d’Alep, dans les jardins du couvent des frères Maristes, un parc de jeux pour enfants, avec balançoires et toboggans.

    Alors que les bombes tombaient sur divers quartiers de la ville, un grand nombre de familles a participé à l’inauguration. Une façon aussi de dire oui à l’espoir malgré tout. Et de dire qu’il faut rester.

    (texte, photos)

  • D’autres sont français

    Déclaration de Bacary Sagna, tapeur de ballon de l’équipe de France, à propos de la polémique sur l’absence de Maghrébins dans l’actuelle sélection :

    « Le coach a dû faire des choix. Moi je suis noir, certains sont maghrébins, d’autres français ou chinois, c’est le monde qui est comme ça. »

  • Suppression de la liberté scolaire

    Le ministre de l’Education anciennement nationale a officiellement annoncé l’abolition de la liberté d’enseignement en France à partir de la prochaine rentrée : le régime actuel de simple déclaration d’ouverture d’une école hors contrat sera remplacé par un régime d’autorisation administrative préalable : il faudra faire la demande au moins quatre mois avant l’ouverture prévue. En outre, les contrôles vont être multipliés dans les écoles existantes, ainsi que dans les foyers où l’on pratique l’école à la maison. Officiellement pour s’assurer du niveau scolaire, en réalité (et l’on ne s’en cache pas), pour vérifier le degré d’adhésion aux « valeurs de la République ».

    Dès hier, le cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux et président du conseil épiscopal pour l’Enseignement catholique, a publié un communiqué disant notamment :

    Depuis plusieurs décennies, l’Eglise a manifesté l’attention qu’elle porte à la liberté d’enseignement. Or, ce nouveau dispositif d’autorisation préalable serait malgré les assurances apportées, une atteinte au principe même de cette liberté constitutionnelle en posant des conditions à l’ouverture des établissements scolaires. Aujourd’hui, l’épiscopat français entend, par ma voix, exprimer à ce sujet à la fois son inquiétude et ses plus grandes réserves.

    Les motivations de la réforme envisagée méritent, il est vrai, d’être justement examinées, et notamment la lutte contre la radicalisation. Cette lutte est nécessaire mais pas à n’importe quel prix et certainement pas à celui de la liberté d’enseignement.

    Le système actuel de déclaration, pleinement appliqué, et si besoin renforcé, répond d’ores et déjà aux exigences légitimes de contrôle par l’Etat.

    Il n’y a donc pas lieu de réformer dans l’empressement et par un biais inapproprié des questions aussi importantes.

    On peut regretter que le cardinal Ricard utilise le vocabulaire du politiquement correct en évoquant la « radicalisation », comme si cela touchait toutes les confessions religieuses, comme s’il y avait des écoles où l’on prêche le terrorisme catholique…

    Cela dit, le mot « radicalisation » ne trompe personne, au point que Najat Belkacem fait savoir que les contrôles des écoles hors contrat ont une visée surtout pédagogique et détectent non une éventuelle radicalisation mais des « failles pédagogiques ». Cela devient de plus en plus difficile d’inventer des euphémismes.

    Il n’en reste pas moins que l’islamisme est très évidemment le prétexte pour la suppression de la liberté scolaire et la mise sous surveillance des écoles hors contrat existantes, qui, lorsqu’elles sont confessionnelles, sont presque toutes catholiques.

    Et c’est une grande satisfaction, assurément, pour Najat Belkacem, musulmane au Maroc et laïcarde en France, de pouvoir porter un tel coup au droit à l’école catholique.

    On n’oubliera pas toutefois que le vrai responsable est François Hollande.

  • Saints Prime et Félicien

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    Ces deux martyrs appartiennent à l’Église de Nomentum. Mais quand celle-ci, au VIIe siècle, fut désolée par les Lombards, le pape Théodore transporta leurs corps dans la rotonde de Saint-Etienne sur le Cœlius, où il les déposa sous un autel orné de mosaïques. La calotte absidale subsiste encore intacte, et l’on y voit, à côté de la croix, Prime et Félicien nimbés, avec le rouleau de la divine Loi entre les mains.

    Le Pape confia le souvenir de ces travaux à deux inscriptions dont voici le texte :

    ASPICIS AVRATVM CÆLESTI CVLMINE TECTVM ASTRIFERVMQVE MICANS PRÆCLARE LVMINE FVLTVM
    Tu vois le toit doré qui s’élève au ciel, sur lequel se reflètent les rayons du soleil.

    EXQVIRENS PIETAS TECTVM DECORARE SACRATVM
    PASTORIS SVMMI THEODORI CORDEM EREXIT
    QVI STVDIO MAGNO SANCTORVM CORPORA CVLTV
    HOC DEDICAVIT NON PATRIS NEGLECTA RELIQVIT

    La divine bonté voulant décorer la voûte du lieu saint,
    Excita le cœur du Pasteur suprême, Théodore,

    Qui, avec grand soin, dédia cette tombe pour garder les corps des saints,
    Ne les laissant pas dans l’abandon à Nomentum, leur patrie.

    Prime et Félicien furent donc les premiers martyrs qui, des cimetières extra-muros, firent leur entrée dans la ville éternelle.

    Bienheureux cardinal Schuster

  • L’UE au Danemark

    Le dernier sondage Epinion réalisé pour la chaine de télévision nationale danoise DR News montre que de plus en plus de Danois souhaitent un référendum sur l’appartenance du pays à l’UE.

    En février, 37% souhaitaient un référendum du type britannique. Aujourd’hui ils sont 42%.

    En novembre de l’an dernier, ils étaient 56% à dire qu’ils voteraient en faveur du maintien dans l’UE s’il y avait un référendum. Aujourd’hui ils sont 44%. Tandis qu’ils étaient 31% à dire qu’ils voteraient pour sortir de l’UE ; aujourd’hui ils sont 42%.

    Autrement dit la tendance est en train de s’inverser. Et la classe politicienne danoise tremble de peur devant le référendum britannique. Si le Royaume–Uni vote le Brexit, la pression sera considérable pour qu’il y ait un référendum sur le « DK-exit ».

  • Un catholique à Taiwan

    Elu vice-président de Taiwan lors de l’élection présidentielle de janvier dernier qui a vu la victoire de Tsai Ing-wen, la candidate du Parti démocrate-progressiste (nationaliste), Philip Chen Chien-jen a pris ses fonctions, comme la présidente, le 20 mai. Le 28 mai, il participait au congrès eucharistique national, écho du congrès eucharistique international de Cebu.

    Invité par les évêques à prendre la parole, Chen Chien-jen a commencé par dire qu’il assistait quotidiennement à la messe depuis les années 90, quand il était devenu membre de l’Academica Sinica, le premier institut de recherche de Taïwan (dont il a été vice-président). Il a confié qu’il allait à la messe accompagné de son épouse, catholique elle aussi. « La messe quotidienne me permet de confier mes prières, mon travail, mes joies, mes peines à Dieu. Ecouter la parole de Dieu, ce qu’en disent les prêtres, recevoir le corps du Christ, voilà ce qui est à la source de mon bonheur dans ma vie et mon mariage », a-t-il dit. Sans le Christ, a-t-il poursuivi, « je tomberais bien vite et succomberais aux tentations du diable et du monde ». La messe et l’Eucharistie quotidiennes me permettent de faire l’apprentissage de l’amour du Christ dans ma vie. Communier est une action indispensable, qui m’est nécessaire tout comme chacun a le devoir de se maintenir en forme, de se laver et de se nourrir. Communier au corps du Christ me permet de tenir à distance la jalousie, l’orgueil, la méchanceté, la paresse, et de garder à l’esprit l’importance de la pureté, de la sérénité, de la paix et de la joie, a-t-il encore développé, avant de conclure en déclarant que, pour lui, l’Eucharistie représentait le mystère de la foi, nourrissait l’âme, et procurait la joie et la paix.

    A Taiwan il y a 300.000 catholiques sur 23,5 millions d’habitants.

  • Rerum Creator optime

    Rerum Creator optime,
    Rectorque noster, aspice:
    Nos a quiete noxia
    Mersos sopore libera.

    Très bon créateur de toutes choses, vois : libère nous, qui étions immergés dans le sommeil, d’un nuisible repos.

    Te, sancte Christe, poscimus,
    Ignosce tu criminibus :
    Ad confiténdum surgimus,
    Morasque noctis rumpimus.

    Christ saint, nous te le demandons, pardonne, toi, les crimes : nous nous levons pour les confesser, nous rompons les pauses de la nuit.

    Mentes manusque tollimus,
    Prophéta sicut noctibus
    Nobis geréndum præcipit,
    Paulusque gestis censuit.

    Nous levons nos esprits et nos mains, comme nous a prescrit de le faire le prophète pendant la nuit, et comme Paul l’a montré en actes.

    Vides malum, quod fécimus:
    Occulta nostra pándimus:
    Preces geméntes fundimus,
    Dimitte quod peccávimus.

    Vois le mal que nous faisons : nous mettons au jour ce qui est caché en nous : nous répandons, gémissants, des prières, remets, parce que nous avons péché.

    Præsta, Pater piíssime,
    Patríque compar Unice,
    Cum Spíritu Paráclito
    Regnans per omne sæculum.
    Amen.

    Fais-le, Père très bon, et l’Unique égal au Père, avec le Saint-Esprit, qui règnes pour tous les siècles. Amen.

    Hymne des matines, typiquement « ambrosienne », et donc traditionnellement attribuée à saint Ambroise, avant qu’on l’attribue à saint Grégoire le Grand, et que finalement on ne l’attribue plus à personne. Voici la traduction de Jean Racine, dramatiquement amplifiée dans un sens jansénisant, mais autrement plus réussie que celle de Corneille.

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  • Le Coran à Sainte-Sophie

    La chaîne d’Etat turque TRT Diyanet a décidé de retransmettre depuis la basilique Sainte-Sophie la prière du matin qui précède le jeûne de la journée, pendant toute la durée du ramadan.

    Il n’y a eu aucune réaction gouvernementale, mais au contraire des applaudissements nourris des médias du régime. Le député AKP d’Istanbul a déclaré que puisque les Etats-Unis embrassent le PKK et que l’Allemagne « est tombée dans le mensonge du génocide » (arménien), il faut qu’il y ait des représailles.

    Cela s’inscrit dans la pression constante et de plus en plus insistante pour que Sainte-Sophie (qui est un « musée » depuis 1934) soit de nouveau transformée en mosquée.

  • Sourire slovaque

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    Le logo de la (première) présidence slovaque du Conseil européen (deuxième semestre 2016) a été dessiné par un jeune artiste féru de typographie, Jakub Dusicka. Sans être génial, il nous change de tant de logos aussi absurdes que prétentieux, et aussi laids qu’idéologiques.

    A première vue on voit une « émoticône » souriante entre « SK » (Slovaquie) et EU2016. Plus amusant est le fait que, sur le site de la présidence, le personnage fait un clin d’œil quand on clique dessus.

    Mais surtout, cette émoticône fait partie d’un ensemble de neuf, qui illustrent toute une gamme d’émotions, et elles sont toutes formées de signes diacritiques de l’alphabet slovaque.

    Jakub Dusicka aimerait que la présidence slovaque de l’UE utilise les uns et les autres selon les circonstances…

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  • En Chine

    La police a encerclé le village de Di Xiao Di Ba, près de Handan dans le Hebei, pour empêcher les catholiques de participer à… une cérémonie de réparation après un sacrilège.

    Le 27 mai, les paroissiens découvraient que le tabernacle de l’église avait été fracturé et que les hosties avaient été jetées à terre hors de l’église. Deux autres tabernacles ont subi le même sort les 26 et 27 mai.

    Le 3 juin, le diocèse a lancé une neuvaine de prière et de pénitence, et d’adoration eucharistique. Le 6 juin devait avoir lieu une cérémonie de réparation en l’église de Di Xiao Di Ba. Mais le bureau des Affaires religieuses de Handan a interdit le rassemblement et décrété que le diocèse n’avait pas la permission de demander aux fidèles des districts avoisinants de venir. Plusieurs prêtres ont été placés en résidence surveillée. Et la police a été postée à tous les accès. L’évêque, Mgr Stephen Yang Xiangtai, a été contraint d’annuler la cérémonie et de demander aux fidèles de prier et faire pénitence chez eux.

    « Que la police et la sécurité publique aient peur d’un rassemblement de prière et de pénitence est vraiment risible, a déclaré un catholique local à Asianews. Il est vrai que nous sommes autour du 4 juin [anniversaire du massacre de Tienanmen], mais les névroses de la police aboutissent toujours à une attaque contre la liberté religieuse. »

  • Ego te tuli

    ℟. Ego te tuli de domo patris tui, dicit Dominus, et posui te pascere gregem populi mei: * Et fui tecum in omnibus ubicumque ambulasti, firmans regnum tuum in aeternum.
    ℣. Fecique tibi nomen grande, iuxta nomen magnorum qui sunt in terra: et requiem dedi tibi ab omnibus inimicis tuis.
    ℟. Et fui tecum in omnibus ubicumque ambulasti, firmans regnum tuum in aeternum.

    C’est moi qui t’ai enlevé à la maison de ton père, dit le Seigneur, et je t’ai fait paître le troupeau de mon peuple, et j’ai été avec toi en tout ce par quoi tu es passé, affermissant ton règne pour l’éternité. Et je t’ai fait un nom grandiose, en comparaison du nom des grands qui sont sur la terre : et je t’ai donné le repos, à l’abri de tous tes ennemis.

    Ce répons des matines reprend ou résume des expressions du message que le Seigneur fait connaître à David par l’intermédiaire de Nathan, dans le chapitre 7 du second livre de Samuel. Le répons supprime ce qui fait l’objet historique du message : c’est Salomon qui construira le Temple. Il ne garde que des éléments messianiques, une partie de ceux-là même qu’on retrouve dans le psaume 88.

  • En Louisiane

    Le 31 mai dernier, le gouverneur de Louisiane John Bel Edwards a signé une loi interdisant l’avortement par démembrement du fœtus.

    C’est la dernière en date des lois qui peu à peu restreignent l’avortement dans cet Etat comme dans plusieurs autres.

    On notera que si la proposition de loi émanait d’un député républicain, le gouverneur est démocrate.

    Le 2 juin, le Sénat de Louisiane a voté une nouvelle loi, interdisant l’avortement de fœtus porteurs d’une anomalie génétique. Le sénateur républicain Dan Claitor qui vote habituellement les lois pro-vie a déclaré qu’il ne pouvait pas voter celle-là, qui est clairement anticonstitutionnelle et sera donc contestée devant les tribunaux. « Toutes les lois que nous votons peuvent être contestées devant les tribunaux. Mais cette loi-là protège la vie des enfants à naître », a répliqué la sénatrice Regina Barrow, qui est… démocrate.

    Il ne reste plus que quatre avortoirs en Louisiane. C’est quand même quatre fois plus que dans le Missouri et le Mississippi…

  • Au Bangladesh

    Sunil Gomes, 71 ans, marchand de fruits et légumes, a été assassiné hier dans son échoppe par des inconnus alors qu’il revenait de la messe. Cela s’est passé à Bompara, dans le district de Natore, « division » et diocèse de Rajshahi.

    Son frère Proshanto Gomes est prêtre dans le diocèse de Dinajpur. Il souligne que Sunil était respecté dans le village et qu’il n’avait pas d’ennemis.

    Le meurtre a été revendiqué par l'Etat islamique.

  • C’est le ramadan !

    Nul ne peut échapper à la principale nouvelle : aujourd’hui, c’est le premier jour du ramadan.

    A noter, deux premières municipales qui sont les deux premiers grains de sable dans l’harmonie de la célébration du vivre ensemble en bonne dhimmitude.

    La première et la plus commentée, celle de Lorette (la bien nommée), dans la Loire. Les panneaux lumineux municipaux diffusent deux messages : « Avis : le ramadan doit se vivre sans bruit » et : « Avis : la République se vit à visage découvert ». « Les deux messages ont déclenché un tollé sur la toile, mais aussi l’indignation de la communauté musulmane », dit Le Progrès (le progrès de l’islam, bien sûr).

    La seconde est le communiqué du maire d’Argenteuil soulignant que l’ostension de la Sainte Tunique a été pour les catholiques une fête qui s’est déroulée dans la plus complète sérénité et que le ramadan devrait se dérouler de même, sans les débordements de l’an passé, notamment en matière de bruits nocturnes. Et d’en appeler au respect et à la tolérance… envers les non-musulmans.

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  • Saint Norbert

    Après que Norbert eut fait quelque séjour à Floreffe pour en régler la fondation, et contenter la piété d'Ermensende, il en partit pour se rendre à Prémontré avant les Fêtes de Noël. Il avait déterminé ce temps-là pour la profession de ses Religieux.

    Jusqu'alors ils avoient vécu sans aucun engagement. L'exemple de leur chef était la régie de leur conduite, et l'abrégé de leur discipline était de faire ce qu'ils voyaient faire à leur Maître. Ils conspiraient tous ensemble à mener une vie apostolique, mais ils n'y étaient liés par aucune obligation permanente. La charité, qui est le fondement de tous les ordres religieux, faisait le lien de leur société et de son gouvernement. Norbert voulut perpétuer dans son Ordre l'esprit qu'il avait communiqué a ses enfants, et pour le rendre héréditaire, il jugea qu'il était important de les fixer par la Profession au genre de vie qu'ils observeraient à l'avenir.

    Il ouvrit sur cela sa pensée à ses disciples, il leur proposa l'exemple des Apôtres, les Constitutions des Saints Pères, et leur dit que la Religion serait toujours sujette aux variations, et peut-être en danger de se détruire , si elle n'était appuyée sur des règles qui assurassent sa stabilité par une police uniforme et constante; Que fur cette affaire capitale il avait déjà pris conseil des prélats et des abbés, que les uns lui avaient voulu persuader de suivre la profession érémitique, les autres d'embrasser la vie monastique, et de s'unir a l'Ordre de Cîteaux qui commençait de produire ses premières fleurs; mais que n'ayant pas encore consulté le Ciel sur le parti qu'il devait prendre, il les conjurait de joindre leurs vœux aux siens, pour ne rien hasarder sur le choix d'un état qui devait être l’ouvrage du Saint Esprit; Que s'il suivait son inclination, il préférerait la vie apostolique mais qu'il n'y avait point d'autre inclination à suivre que celle que Dieu autoriserait par son approbation ; Qu'ainsi ils devaient tous s'adresser à Dieu avec indifférence, et dans une disposition entière de se conformer à sa volonté, dès qu'il la leur aurait manifestée.

    Ils s'appliquèrent pendant plusieurs jours à de ferventes prières, ils redoublèrent leurs mortifications, pour implorer les lumières du Saint-Esprit. Norbert qui était à leur tête, les animait par ses exemples, et enfin Dieu exauçant les vœux de ses fidèles serviteurs, ils se trouvèrent tous d'accord sur le choix de la vie canonique. S. Augustin que Norbert vit en esprit dans l’ardeur de ses oraisons fortifia leur choix. Alors le Saint ne douta plus que désormais il devait s'attacher à la règle de ce Saint Docteur. Tous s'y soumirent d'autant plus volontiers, que de quarante Religieux qui étaient à Prémontré, il n'y en avait pas un qui dans le siècle n'eût fait profession de la vie canonique.

    Sur ce principe il commença le plan de son Ordre. Il donna pour fin à ses enfants de vaquer avec la grâce de Dieu au salut et à la perfection de leurs âmes. Il joignit à cette fin l'emploi de la prédication, et le soin de sanctifier le prochain, persuadé que rien ne contribue davantage à notre sanctification que de nous dévouer nous-mêmes au salut des âmes, et que rien ne nous rend plus propres à sauver les âmes que de nous sanctifier nous-mêmes. Il rassembla dans son institut le silence et les austérités de la vie monastique avec les fonctions de la vie cléricale. Il prit de la première l'oraison, la retraite, l'abstinence de chair, le chant de l’office divin. Il tira de la seconde tout ce qui peut aider au salut et à la perfection du prochain, les prédications, les missions parmi les infidèles et les hérétiques, l’administration des curés, l'étude de l'Ecriture Sainte et de la théologie sans laquelle on ne peut s'acquitter du ministère de l'Evangile. Sur ce projet il dressa le formulaire de leur profession, qu'ils firent tous avec lui le jour de Noël de l’année 1121.

    Extrait de La vie de saint Norbert par le P. Louis-Charles Hugo, 1704.

     

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  • 3e dimanche après la Pentecôte

    Introït de la messe

    Réspice in me et miserére mei, Dómine : quóniam únicus et pauper sum ego : vide humilitátem meam et labórem meum : et dimítte ómnia peccáta mea, Deus meus.
    Ad te, Dómine, levávi ánimam meam : Deus meus, in te confído, non erubéscam.
    Gloria Patri…

    Jetez un regard sur moi et ayez pitié de moi, Seigneur, parce que je suis seul et pauvre, voyez mon humiliation et mon labeur et pardonnez-moi tous mes péchés.
    Vers vous, Seigneur, j’ai élevé mon âme, ô mon Dieu, en vous je me confie, je ne serai pas confondu.

    Et le voici dans sa version ambrosienne, par le chœur de la cathédrale de Milan.
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    A comparer avec la version grégorienne:

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  • Saint François Caracciolo

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    Supplément aux Vies des Pères, Martyrs et autres principaux saints, de l'abbé Godescard, chanoine de St-Honoré, par Mgr Doney, Evêque de Montauban, 1845

  • Le Sacré Cœur

    Ces impénétrables richesses de ta gloire, Seigneur, restaient cachées au-dedans de toi, dans le ciel de ton secret, jusqu'au moment où la lance du soldat ouvrit le flanc de ton Fils, notre Seigneur et Rédempteur, sur la croix : les sacrements de notre rédemption s'épanchèrent alors si bien que désormais nous ne mettons pas dans son flanc le doigt ou la main comme Thomas, mais par la porte ouverte nous entrons tout entiers jusqu'à ton cœur, Jésus, siège certain de miséricorde, jusqu'à ton âme sainte, pleine de toute la plénitude de Dieu, pleine de grâce et de vérité, de salut pour nous et de consolation.

    Ouvre, Seigneur, la porte au flanc de ton arche, afin que puissent entrer tous ceux que tu veux sauver à la face de ce déluge qui inonde tout sur terre ; ouvre-nous le flanc de ton corps, afin que puissent entrer ceux qui désirent voir les secrets du Fils, et qu'ils puissent recevoir les sacrements qui coulent de lui en abondance, et le prix de leur rédemption. Ouvre la porte de ton ciel, afin qu'ils puissent voir les biens du Seigneur sur la terre des vivants, tes rachetés qui peinent encore sur la terre des mourants : qu'ils puissent voir et convoiter, qu'ils puissent brûler et courir, ceux pour qui tu t'es fait la voie par laquelle on va là-haut, la vérité à laquelle on va, la vie pour laquelle on va: la voie, exemple d'humilité; la vérité, exemple de pureté; la vie, qui est vie éternelle.

    Guillaume de Saint-Thierry, Oraisons méditatives, 6, 20-21

  • Bruxelles donne son “avis”

    La Commission européenne a émis hier un « avis », dans le cadre de sa procédure concernant « l’état de droit en Pologne ».

    J’ai perdu mon temps à lire le bavardage bruxellois, car il n’y a strictement rien de nouveau. La dictature européenne répète (pour sa plus grande honte) qu’elle reproche au gouvernement polonais et au Parlement polonais d’avoir adopté des lois en respectant les règles de la démocratie et selon le programme proposé aux citoyens.

    En bref les Polonais n’auraient pas le droit de modifier selon les règles de la majorité qualifiée le fonctionnement du Tribunal Constitutionnel, ils n’auraient pas le droit non plus de s’opposer à la magouille du gouvernement précédent concernant la nomination in extremis de juges constitutionnels qui pourraient mettre des bâtons dans les roues de la nouvelle majorité. Et en outre, comme ils sont soupçonnés d’attentats permanents contre l’état de droit, ils sont censés présenter à Bruxelles toutes les lois qu’ils adoptent, or ils ne le font pas… Surtout la loi sur les médias, qu’ils ne communiquent pas malgré les multiples demandes. (Ben oui, la connexion informatique avec la Pologne est impossible depuis Bruxelles, on ne peut pas accéder au site du gouvernement et du Parlement polonais, et quand bien même on le pourrait, ces sournois-là mettent tout en polonais…)

    Donc voici un « avis ». Qui fait toujours partie de la première étape de la procédure de condamnation à mort selon l’article 7 (dont on nous répète une fois de plus qu’elle est utilisée pour la première fois : il faut vraiment être très très méchant, c’est donc la preuve que les Polonais sont très très méchants).

    Si les Polonais continuent de faire la mauvaise tête, on devra passer à la deuxième étape, qui sera une « recommandation » de la Commission. Avant de passer à la troisième étape, celle de l’article 7 proprement dit, où les Etats membres de l’UE « constatent » l’existence d’une « violation grave et persistante de l’état de droit » et où l’on prend des sanctions contre l’Etat voyou…

    Interrogé sur l’affaire, le ministre polonais des Affaires étrangères Witold Waszczykowski a déclaré qu’il n’avait pas lu l’avis : « Il est arrivé hier, je l’ai transmis au Premier ministre et au Président. J’aurai peut-être l’occasion de le lire dans les prochains jours. »

    Le Premier ministre Beata Szydlo a envoyé hier soir un courriel aux militants du PiS, où il n’y avait aucune allusion à cet avis : c’était pour se féliciter de l’accord sur le salaire minimum.

    La porte-parole du groupe parlementaire PiS s’est contentée de réaffirmer que la ligne du parti est que la Commission européenne n’a pas d’autorité pour se mêler des affaires souveraines de la Pologne.

    Si les Polonais sont si tranquilles, c’est qu’ils savent parfaitement que les menaces de la Commission ne sont que des gesticulations à destination des puissances politico-médiatiques dominantes. Pour prendre une décision selon l’article 7, il faut l’unanimité des autres Etats membres. Or Viktor Orban a dit très clairement que la Hongrie ne voterait pas contre la Pologne…

  • Du nouveau dans le diocèse de Quimper

    La Fraternité sacerdotale Saint-Pierre à Bordeaux annonce que l’abbé Eric Courtois est nommé dans le diocèse de Quimper, où le nouvel évêque Mgr Dognin (qui vient également de Bordeaux) confie à la Fraternité « la création d’un apostolat prometteur ».

    Bienvenue à l’abbé Courtois dans le désert (liturgique) bas-breton, et bravo et merci à Mgr Dognin.

    (Selon Riposte Catholique l'abbé Courtois doit « prendre en charge une nouvelle communauté attachée à la forme extraordinaire à Quimper » tout en résidant près de Morlaix... à l'autre bout du diocèse.)