Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 7

  • Quelques assyriens libérés

    L’Etat islamique a libéré 19 assyriens, 17 hommes et deux femmes, tous du village de Tel Goran.

    Selon certaines sources ces libérations auraient été décidées par un tribunal islamique en échange du paiement de la jizya.

    Selon l’agence AINA, entre 262 et 373 assyriens ont été enlevés.

    Les négociations se poursuivent, par l'intermédiaire de chefs tribaux sunnites…

    Revoilà le temps du rachat des captifs.

  • Le clan Kasper à la manœuvre

    Puisque François a fait du cardinal Kasper le grand prophète de la « miséricorde » pour les divorcés « remariés », et comme la manœuvre a échoué au premier synode, on met les bouchées doubles pour le prochain synode.

    Le 28 février, pour les anglophones, Radio Vatican a diffusé un reportage sur Mgr Thomas Dabre, évêque de Pune, en Inde, qui s’exprimait devant la conférence des prêtres diocésains de l’Inde. Citation : « J’ai entendu parler de tant de catholiques à qui l'on refuse brutalement la communion eucharistique parce qu’ils sont divorcés et se sont remariés. Nous devons être gentils et avoir de la compassion lorsque nous transmettons la doctrine et le dogme de l’Eglise. Nous devons avoir un dialogue poli avec les fidèles au lieu de les renvoyer brutalement. » Sic.

    Et aujourd’hui, pour les francophones, La Croix publie un entretien avec Mgr Jean-Paul Vesco, évêque d’Oran, qui publie un livre intitulé Tout amour véritable est indissoluble, où il « affirme que l’Église peut changer la discipline sur les divorcés remariés sans remettre en cause la doctrine de l’indissolubilité du mariage, mais au contraire pour l’honorer davantage ». Sic.

    Heureusement, de l’autre côté on tient bon. Témoin le cardinal Burke dans une interview à Rorate Caeli :

    « A ce sujet, je pense qu’il est très important de s’occuper de cette fausse dichotomie que font certains qui disent : “Oh non, nous changeons seulement la discipline, nous ne touchons pas à la doctrine.” Mais si vous changez la discipline de l’Eglise en ce qui concerne l’accès à la sainte communion pour ceux qui vivent dans l’adultère, alors assurément vous changez la doctrine catholique sur l’adultère. Vous dites que, dans certaines circonstances, l’adultère est permis et même bon, si les gens peuvent vivre dans l’adultère et toujours recevoir les sacrements. Ceci est une question très grave, et les catholiques doivent insister pour que la discipline de l’Eglise ne soit pas changée d’une façon qui, en fait, affaiblirait notre enseignement de l’une des vérités les plus fondamentales, la vérité sur le mariage et sur la famille. »

    Interview que liront avec intérêt tous ceux qui lisent un peu l’anglais. Car le cardinal Burke répond clairement et fermement à des questions que je n’aurais pas osé lui poser pour ne pas le mettre dans l’embarras. Or il n’est pas embarrassé du tout…

    Addendum

    Traduction intégrale de l'interview du cardinal Burke chez Benoît et moi.

  • Aux Lucs le 15 mars

  • Annulation

    9782213686103-X.jpgEn raison de la rencontre avec le cardinal Sarah organisée en l’église Saint-Eugène jeudi soir (20h), Bernard Antony annule sa conférence prévue au Centre Charlier et annonce qu’il ira voir et entendre le cardinal.

    Addendum

    Finalement la conférence est maintenue...

  • Lundi de la deuxième semaine de carême

    Les deux lectures de la messe de ce jour sont terribles. On est bel et bien redescendu de la montagne de la Transfiguration, pour être plongé dans l’affliction de l’Eglise pour les péchés de ses membres (la sombre supplication de Daniel), dans la perspective de la Passion.

    « Je m’en vais », dit Jésus au début de l’évangile. « Je m’en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. » C’est un passage d’une longue discussion, d’une longue dispute, avec les juifs. Dispute dont on voit tout de suite qu’il n’en sortira pas vainqueur à vue humaine, et il dit lui-même de façon mystérieuse qu’ils vont le crucifier : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez que Je Suis… » Et l’on voit qu’en même temps il proclame sa divinité, et il le fait de façon très appuyée par ces « Je Suis » qui parsèment tout le discours (le plus souvent très mal traduits par des gens qui ne croient pas vraiment que Jésus est le Dieu du Sinaï), par le « Principium » : Je Suis le Principe (ce que l’on ne veut plus traduire ainsi non plus), discours qui culminera (mais l’évangile de ce jour ne va pas jusque-là) avec l’affirmation prodigieuse : « Avant qu’Abraham vînt à l’existence, Je Suis. » Ce qui clôt le débat : les juifs prennent des pierres pour le lapider.

    Mais ceci est l’évangile du dimanche de la Passion, et l’on y va…

  • Deuxième dimanche de carême

    L’évangile est celui de la Transfiguration, selon saint Matthieu, comme hier. Parce que dans l’antiquité chrétienne il n’y avait pas de messes du samedi et du dimanche, mais une messe qui concluait à l’aube du dimanche la longue veillée du samedi des quatre temps (après un jeûne total qui durait depuis le vendredi soir).

    Cette messe ne célèbre pas le fait de la Transfiguration, la vision de la gloire divine de Jésus en son corps, ce qui est l’objet de la fête du 6 août, l’Epiphanie du cœur de l’été, où la lumière n’est plus celle d’une étoile dans la nuit mais le rayonnement même du Soleil sans couchant.

    Cette messe rappelle le sens que donnait Jésus à la Transfiguration pour ses apôtres, alors qu’il allait souffrir sa Passion, le sens, mutatis mutandis, qu’elle doit avoir pour nous sur le chemin du carême qui nous mène aux célébrations de la Passion.

    Ce n’est pas un hasard si l’épisode est placé entre deux annonces par Jésus de sa Passion. Sept versets plus tôt, saint Matthieu nous dit : « A partir de ce moment-là Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il devait aller à Jérusalem, et beaucoup souffrir de la part des anciens, et des scribes, et des chefs des prêtres, et être tué, et ressusciter le troisième jour. »

    Ex-inde, à partir de ce moment-là, cœpit Jesus ostendere discipulis suis, Jésus commença à montrer à ses disciples… C’est en quelque sorte la genèse de la Passion.

    On connaît la vive réaction de Pierre : « Loin de toi, Seigneur, cela ne sera pas pour toi ! », puis celle de Jésus : « Va derrière moi, Satan », etc.

    Puis c’est l’enseignement que si l’on perd sa vie on la trouve.

    Et après six jours, dit l’évangéliste, c’est la Transfiguration.

    Et après la Transfiguration, « comme ils étaient ensemble en Galilée, Jésus leur dit : Le Fils de l’Homme va être livré entre les mains des hommes. Ils le tueront, et le troisième jour il ressuscitera. »

    « Et ils en furent très attristés », dit saint Matthieu. « Mais eux ne comprenaient pas cette parole », dit saint Marc.

    Or, du point de vue historique, chronologique, qui est aussi le nôtre pendant le carême, Jésus s’est transfiguré pour tenter de montrer aux trois plus grands apôtres que sa gloire, sa vie de lumière, est plus forte que la mort, et donc qu’il ressuscitera.

    Car le chemin difficile du carême conduit à la Passion douloureuse, mais l’histoire ne finit pas à la mise au tombeau. Elle est tout entière tendue vers l’Exsultet, vers le triple Alléluia. Vers l’explosion de lumière de la nuit pascale.

    Et, bien sûr, les deux témoins du Christ, Elie et Moïse, sont aussi nos compagnons pendant le carême : eux aussi ont jeûné 40 jours. Et ils ont vu Dieu sur la montagne.

  • Décadence de l’information

    Pendant une demi-heure, tous les moyens d’information qui suivent l’actualité minute par minute ont diffusé comme grande nouvelle du moment la mort de Martin Bouygues.

    Mais Martin Bouygues n’est pas mort.

    Ce qui s’est passé est que les pompiers ont fait savoir qu’ils étaient intervenus pour un décès à La Roche Mabile, près d’Alençon. Or Martin Bouygues habite ce village. Et le maire de la commune voisine (sic) a indiqué à l’AFP que le mort était Martin Bouygues.

    L’AFP a donc annoncé la mort de Marin Bouygues, sans chercher à vérifier l’information. Or il n’y a évidemment pas d’information plus facile à vérifier que celle-là. Et le « poids » notamment économique de Martin Bouygues rend évidemment absolument nécessaire une si facile vérification.

    L’AFP « s’excuse platement ».

    Mais continuera à pontifier sur la déontologie journalistique et à faire la leçon aux quatre coins du monde.

  • Le cardinal Pell dans le viseur

    Un nouveau petit Vatileaks, qui vise le cardinal Pell. François l’avait nommé préfet du nouveau secrétariat pour l’économie. Mais il s’avère qu’il se heurte à des positions acquises dont les titulaires veulent maintenant sa peau. Or les fermes prises de position publiques du cardinal Pell, écrites, orales et réitérées, contre les déviations du clan Kasper, ne plaident pas en sa faveur (non plus que sa bienveillance envers la forme extraordinaire)...

    Les médias (notamment anglo-américains et italiens) continuent de l’appeler le « tsar des finances du Vatican », mais, selon Sandro Magister, au Vatican on l’appelle le Kangourou (puisqu’il vient d’Australie), et la chasse au kangourou est ouverte.

    Le dernier épisode en date est la une de l’Espresso qui titre par un jeu de mots : au lieu de Santa Romana Chiesa, la Sainte Eglise Romaine, « Santa Romana Spesa » : Saintes dépenses romaines.

    Quelqu’un a communiqué au magazine les comptes et divers documents internes du secrétariat pour l’économie. On a soigneusement cherché le scandale, et l’on a fini par en trouver un : une facture de 2.508 € de Gammarelli, « le tailleur des papes ».

    Par ailleurs l’article de l’Espresso évoque surtout la « guerre fratricide » au Vatican : les manœuvres conjointes contre le cardinal Pell dont Sandro Magister avait déjà parlé.

    Or l’Espresso met de l’huile sur le feu en attaquant également le cardinal Pell pour une facture de vêtements dont on ne sait pas ce que c’est, et en lui mettant sur le dos toutes les dépenses du secrétariat qu'il dirige…

    Cela fait un tel bruit que le P. Lombardi a élevé la voix pour dénoncer dans cet article, élaboré à partir de documents volés, « une attaque personnelle, indigne et mesquine ».

    Personnelle, en effet, puisque sous sa photo, comme s’il était à lui seul tout le secrétariat pour l’économie, l’Espresso écrit : « George Pell, tant de luxe pour le moralisateur du Vatican : un demi-million de dépenses en quelques mois de la part du cardinal australien en charge de l’examen des dépenses. Entre mobilier et vols en classe affaire… »

    C’est de plus en plus curieux tout de même, que personne n’évoque jamais la rénovation de la résidence du cardinal Marx pour 8 millions d’euros, sa résidence romaine de huit pièces estimée à 9,7 millions d’euros, son salaire de 11.500 € par mois, sa BMW (la plus grosse et la plus chère) avec chauffeur, sans parler du nouveau centre diocésain de Munich qui a finalement coûté 130 millions d’euros…

     

    Addendum

    Comme l'indique un commentaire, Damian Thompson a appris que la facture de Gammarelli correspond à des vêtements et ornements liturgiques pour la chapelle du secrétariat pour l'économie.

     

    Addendum 2

    Le Secrétariat pour l'économie publie un communiqué indiquant notamment que les dépenses des premiers mois de fonctionnement, y inclus ceux de l'installation, ont été inférieures au budget prévisionnel. (Il ajoute malicieusement, "pour mémoire", que "le cardinal Pell n'a pas de cappa magna" (sous-entendu: achetée chez Gammarelli aux frais du Vatican).

  • Samedi des quatre temps de carême

    L’Évangile de la Transfiguration nous paraît, au premier abord, ne pas convenir au temps du Carême. Pour ne pas tirer de conclusions erronées et ne pas introduire d’éléments étrangers dans la liturgie, recherchons les pensées des plus anciennes messes de Carême. Ce sont celles du premier dimanche de Carême, du mercredi et du samedi des Quatre-Temps. Ces trois jours nous donnent les grandes lignes de la pensée de l’Église primitive :

    • 1. Dimanche de Carême. — Le Christ jeûne pendant quarante jours, il est tenté, il triomphe du diable, il est servi par les anges.

    • Mercredi des Quatre-Temps. — Moïse et Élie jeûnent pendant quarante jours sur la sainte montagne, dans le désert ; le premier reçoit la Loi, le second parvient à la montagne de Dieu.

    • Samedi des Quatre-Temps. — Le Christ, Moïse et Élie, sur la montagne de la Transfiguration.

    Nous remarquons encore une liaison interne :

    • 1. Dimanche de Carême. — Le Christ dit : « Tu ne serviras que Dieu seul. »

    • Mercredi des Quatre-temps. — « Celui qui fait la volonté de mon Père est mon frère, ma sœur et ma mère. »

    • Samedi des Quatre-Temps. – « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis ma complaisance, écoutez-le. »

    Que nous enseigne ce rapprochement ? Examinons quatre points :

    a) Le Christ, Moïse et Élie jeûnent quarante jours.

    b) Ce jeûne est la préparation à la tentation, aux relations avec Dieu, à la marche dans le désert.

    c) Il y a une direction commune : servir Dieu.

    d) Le but est la Transfiguration.

    Nous avons donc, ici, une philosophie du jeûne. Le jeûne nous prépare efficacement aux difficultés de la vie chrétienne, qui est remplie de tentations, qui est une véritable marche dans le désert, mais aussi une vie d’intimité avec Dieu. Il nous prépare au service de Dieu et nous conduit au but suprême : la transfiguration glorieuse. C’est ce que nous dit la préface du Carême en termes d’une beauté classique : « Par le jeûne corporel, tu réprimes les vices ; tu élèves l’esprit, tu donnes la vertu et la récompense. »

    Dom Pius Parsch

  • Nigel Farage monte

    Un nouveau sondage sur la circonscription de Thanet Sud est l’événement de la conférence de printemps de l’Ukip, qui se tient aujourd’hui, précisément dans ce district du Kent.

    Cette circonscription est celle où se présente Nigel Farrage aux législatives de mai prochain. Un premier sondage ne lui était guère favorable. Celui qui vient d’être réalisé, à 68 jours du scrutin, le donne 11 points devant les candidats travailliste et conservateur. Il est vrai que Nigel Farage est très présent dans la circonscription, et l’on sait que quand il est là ça déménage…

    Sauf retournement de l’opinion, le président de l’Ukip a donc toutes les chances d’être élu. De toute façon le sondage est en lui-même un élément de poids pour l’ensemble de la campagne de l’Ukip.

    Il est à remarquer que les conservateurs, pour garder cette circonscription, ont désigné comme candidat un ancien militant de l’Ukip, toujours très eurosceptique. Et ce candidat se trouve derrière le travailliste…

  • Chypre et les Russes

    Le président chypriote Nicos Anastasiades était mercredi à Moscou, pour rencontrer Vladimir Poutine. Les deux dirigeants ont signé des accords de coopération militaire, notamment sur l’entrée des navires russes dans les ports de Chypre.

    En fait cela ne fait qu’officialiser ce qui se passe déjà. Mais c’est une pierre de plus dans le jardin anti-russe de l’UE. Et cela rappellera peut-être à quelques europhiles et eurocrates que les navires chypriotes, simplement de commerce, n’ont pas le droit d’entrer dans les ports turcs…

  • Le délire continue

    A partir du 1er mars, les chaînes de télévision et de radio auront obligation de compter séparément les hommes et les femmes qui interviennent à l’antenne, et de transmettre le décompte au CSA.

  • Le révérend père Valls

    Manuel Valls à propos des parlementaires qui sont allés rencontré Assad : « Je crois que c'est une faute morale. »

    Valls qui invoque la morale, on aura tout vu. Mais comme c’est à l’envers, on est dans l’ordre des choses.

  • Attentat antichrétien à Jérusalem

    Un attentat incendiaire, hier matin, a endommagé le Séminaire théologique du Patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem, non loin de la Vieille Ville. L’incendie a dévasté une salle du séminaire et un certain nombre de locaux annexes. Les auteurs de l’attentat ont également tracé sur les murs des inscriptions en hébreu contenant des phrases blasphématoires contre le Christ.

    (Fides)

  • Amnésiques impénitents

    Qu’ils soient de droite ou de gauche, thuriféraires des « grands ancêtres » ou promoteurs du bonnet phrygien, tous ces politiciens qui condamnent, avec une si belle unanimité, les « barbares » qui détruisent les sculptures du musée de Mossoul (dont beaucoup sont manifestement des reproductions en plâtre*), oublient une fois de plus (ils avaient déjà fait le coup pour les Bouddhas de Bamyan), que les jihadistes qui, conformément à la doctrine islamique, détruisent tout ce qui n’est pas musulman, et de toute façon toute représentation humaine, n’ont jusqu’à présent pas détruit un millième de ce qui fut détruit pendant la Révolution française.

    Ce sont des centaines de statues, de hauts et bas-reliefs, des centaines de fresques, qui furent détruites par les héros de la révolution et de la république. Des centaines et des centaines de chef-d’œuvre de l’art chrétien roman, gothique, de la Renaissance, de l’art classique.

    En l’occurrence, en matière de barbarie, messieurs les politiciens, vos ancêtres et modèles sont de nombreux crans au-dessus des jihadistes. Et la France est hélas la plus mal placée pour faire la leçon.

    * Saddam Hussein ne lésinait pas sur les "reconstitutions" pour montrer la splendeur de la Mésopotamie antique, son chef-d'oeuvre étant celle de Babylone, digne des plus beaux péplums...

  • Plus de 350 assyriens enlevés et menacés de mort

    Selon les informations transmises à l’AED par l’archimandrite Emmanuel Youkhana, ce sont quelque 350 assyriens de la vallée du Khoubar qui ont été enlevés par l’Etat islamique. 373 selon un décompte de responsables assyriens, dit l’agence de presse AINA.

    Il pourrait y avoir 1.200 familles déplacées.

    Au moins 15 assyriens ont été tués, mais on ignore le sort d’un certain nombre de personnes. A Tel Hormizd, trois combattants assyriens ont été tués, dont une femme qui a été décapitée. AINA donne les noms de 9 combattants assyriens tués et donne des photos de leurs funérailles.

    L’agence cite des sources assyriennes selon lesquelles l’Etat islamique a envoyé des photos des assyriens capturés au gouvernement américain en lui faisant savoir que les otages seraient tués s’ils n’arrêtent pas les frappes aériennes.

    Ce qui pourrait être une réponse à l’interrogation de l’archevêque syro-catholique de Hassaké, Mgr Jacques Behnan Hindo : « Avant, nous entendions toutes les nuits les avions passer au-dessus de nos têtes vers 3 heures. Au cours de ces quatre derniers jours, les opérations aériennes ont été suspendues. Je m’en demande la raison. »

  • Ça ne s’arrange pas…

    - Les organisateurs du synode, à la demande du cardinal Baldisseri, auraient fait disparaître les exemplaires du « livre des cinq cardinaux » envoyés à tous les participants au synode. Ce n’est pas seulement une rumeur, c’est sur le très sérieux site autrichien Kath.net.

    - Le cardinal Marx : « Nous ne sommes pas une filiale de Rome et ce ne sera pas un Synode qui nous dira quoi faire ici. » (La bonne nouvelle est qu’il considère donc avoir déjà perdu la partie.)

    - Le P. Thomas Rosica, fondateur de l’équivalent de la chaîne KTO au Canada, et chargé de parler à la presse anglophone au Bureau de presse du Vatican, menace un blogueur canadien de poursuites judiciaires parce que celui-ci critique ses positions (par exemple son fameux tweet post-synodal : « Qu’est-ce qu’une famille catholique ? Y a-t-il eu une famille plus irrégulière que celle de Nazareth ? »).

  • Vendredi des quatre temps de carême

    Il est difficile, aujourd’hui, de dire auquel de ces deux groupes s’adresse surtout l’Église : aux pénitents ou aux catéchumènes. Cependant, le thème de la pénitence est souligné plus fortement par les Quatre-temps. Le Prophète Ézéchiel nous fait entendre une prédication pénétrante de pénitence ; il emploie des paroles de consolation et d’avertissement : Dieu est miséricordieux ; Dieu est juste. Dieu ne fait pas acception de personne ; quand on se repent de ses péchés ; il n’y pense plus ; mais quand le juste abandonne obstinément la voie droite, il perd la vie divine et est rejeté. L’Évangile nous dévoile une action dramatique très consolante. Le monde est une maison de malades, où gît l’humanité accablée sous le poids du péché originel et des nombreux péchés personnels. La piscine miraculeuse est l’Église avec ses sources intarissables du baptême et de l’Eucharistie, qui jaillissent de la Croix du Christ. Le Christ, le divin médecin, vient visiter les malades privés de secours et qui aspirent à la délivrance. Il s’avance à travers les galeries et il trouve un malade. Ce malade c’est chacun de nous ; il lui demande : veux-tu être guéri ? Le Christ, dans le baptême, nous a donné la vie divine, et il la renouvelle sans cesse dans son Église. Pendant le carême, nous venons encore vers l’Église, implorant la délivrance et la guérison de nos faiblesses. Le Seigneur nous rencontre et nous adresse cet avertissement : « Te voilà guéri, ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. » Dans la source salutaire de l’Eucharistie, notre jeunesse de grâce trouve son renouvellement et sa fleur.

    Dom Pius Parsch

    Sur la « piscine Probatique », voir ici.

  • Jeudi de la première semaine de carême

    La station du jour, instituée par saint Grégoire II, est l’église Saint Laurent in Panisperna, ce qui est assez amusant puisque « panis-perna » veut dire pain-jambon, appellation sans doute populaire à cause du couvent d’à côté où l’on distribuait des vivres aux nécessiteux… mais sûrement pas des snawiches au jambon pendant le carême…

    C’est pourquoi notamment l’introït de la messe est le même que celui de la fête de saint Laurent.

    L’évangile est celui de la Chananéenne qui, d’abord rejetée par Jésus, finit par obtenir la guérison de sa fille.

    « Ce choix, dit le bienheureux cardinal Schuster, a été suggéré à Grégoire II par un magnifique répons de l’office nocturne de cette première semaine du Carême : Tribularer, si nescirem misericordias tuas... qui Cananeam et publicanum vocasti ad poenitentiam... Il est intéressant de constater ce merveilleux développement de la liturgie romaine, qui, même après son âge d’or, l’époque de saint Grégoire, déploie avec tant de naturel ses propres richesses, qu’elle produit toujours de nouveaux chefs-d’œuvre. Le répons en question est probablement traduit du grec, mais de ce thème oriental, Rome a su d’abord tirer une magnifique mélodie responsoriale, puis le motif d’une des plus émouvantes lectures évangéliques (Matth., XV, 21-28) pour la solennité stationnale de Saint-Laurent. »

    Ce répons était autrefois le premier du troisième nocturne des matines du premier dimanche de carême, après la lecture du début du commentaire de saint Grégoire le Grand sur l’évangile de la tentation de Jésus au désert. C’est sa place dans la plupart des manuscrits du moyen âge. Mais il a été transféré aux matines de ce jeudi dans le bréviaire de saint Pie V. C’est une indication parmi quelques autres qu’il y avait déjà chez les liturgistes romains ce rationalisme obtus qui présidera à la destruction de la liturgie après Vatican II.

    . Tribulárer, si nescírem misericórdias tuas, Dómine: tu dixísti, Nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat: * Qui Chananǽam et publicánum vocásti ad pœniténtiam.
    . Secundum multitúdinem dolórum meórum in corde meo, consolatiónes tuæ lætificavérunt ánimam meam.
    . Qui Chananǽam et publicánum vocásti ad pœniténtiam.

    Je serais dans la tribulation, Seigneur, si je ne connaissais vos miséricordes ; mais c’est vous qui avez dit : Je ne veux pas la mort du pécheur, mais plutôt qu’il se convertisse et qu’il vive (Ezéchiel 33,11). C’est vous qui avez appelé la Chananéenne et le publicain. Selon la multitude de mes douleurs dans mon cœur, vos consolations ont réjoui mon âme (psaume 33). C’est vous qui avez appelé la Chananéenne et le publicain.

    Tribularer.jpg

  • Les Lords aussi…

    La Chambre des Lords a approuvé hier la technique de fécondation in vitro (Fiv) qui permet de faire naître des bébés dont l'ADN provient de son père, de sa mère et d’une donneuse, afin de lutter contre la transmission de maladies génétiques de la mère à l'enfant. La Grande-Bretagne se déshonore ainsi de devenir le premier pays à légaliser la technique des « bébés à trois parents ».

    Ils sont tous fous.

  • « Toute cette barbarie est sacrée »

    Ibrahim Issa met les pieds dans le plat. Ceux qui prétendent que les actes de barbarie de l’Etat islamique n’ont rien à voir avec l’islam sont des menteurs, souligne-t-il. Tout ce que font ces jihadistes est référencé dans le Coran, les hadiths, la charia. C’est une « barbarie sacré », « drapée dans la religion, immergée dans la religion ».

    Ibrahim Issa est un journaliste égyptien indépendant. Réellement indépendant. Il était un opposant à Moubarak et dès la chute du régime il a été l’un des trois créateurs de la chaîne de télévision Tahrir et l’un des deux créateurs du journal Tahrir (« Libération », comme la fameuse place de la « révolution »). Mais le même homme témoignant à un procès en appel de Moubarak a déclaré tranquillement que l’ancien président était un patriote et qu’il n’avait jamais demandé l’usage de la force contre les manifestants ou la coupure des lignes de téléphone et d’internet, mais seulement des mesures pour contenir le chaos. C’est qu’entre temps il y a eu l’épisode Frères musulmans…

    Ibrahim Issa s’exprime régulièrement, semble-t-il, à la télévision ONTV (qui fait partie de l’empire de Tarak Ben Ammar). C’est le 3 février dernier qu’il y dénonçait le mensonge du padamalgam. On doit la traduction française à Memri :

    Chaque fois que l’EI commet des actes de barbarie, tels que décapiter, égorger ou brûler vive une personne, comme ils l’ont fait aujourd’hui, différents cheikhs déclarent – lorsqu’ils prennent la peine de s’exprimer – que cela n’a rien à voir avec l’islam, que l’islam n’est pas en cause, etc. Pourtant lorsque les membres de l’EI massacrent, assassinent, violent, immolent et commettent tous ces crimes barbares, ils affirment se fonder sur la charia. Ils déclarent que leurs actes sont fondés sur un certain hadith, sur un chapitre du Coran, sur une affirmation d’Ibn Taymiyyah ou sur une source historique. Il faut dire la vérité : tout ce que dit l’EI est exact.

    Cela ne devrait surprendre personne, et personne ne devrait être choqué par ce que je vais dire. Toutes les preuves et les références que l’EI apporte pour justifier ses crimes, sa barbarie et sa violence horrifiante, criminelle et condamnable… Tous les preuves et les références qu’apporte l’EI, affirmant qu’elles peuvent être trouvées dans les livres d’histoire, de jurisprudence et de droit, s’y trouvent effectivement, et celui qui dira le contraire commet un mensonge.

    Lorsqu’ils tuent quelqu’un en le qualifiant d’infidèle, lorsqu’ils violent une femme, qu’ils tuent des prisonniers et qu’ils massacrent et décapitent des gens, ils disent que le Prophète Mohammed leur a ordonné ! Dans quel contexte ? Quelle interprétation ? C’est une tout autre histoire. Aucun des [cheikhs d’Al-Ahzar] qui prétendent être modérés et qui ont demandé au président Al-Sisi de modifier le discours religieux n’ont eu le courage – pas une once de courage – de reconnaître que ces choses se trouvent effectivement [dans les sources islamiques] et qu’elles sont [moralement] erronées. Lorsqu’on prétend qu’un certain Compagnon du Prophète a fait ceci ou cela, vous devez répondre qu’il était moralement dans l’erreur. J’aimerais bien voir un seul cheikh d’Al-Ahzar avoir le courage de reconnaître qu’Abou Bakr a brûlé vif un homme. C’est vrai. Il a brûlé Fuja’ah [Al-Sulami]. C’est un épisode historique bien connu.

    Abou Bakr était-il moralement dans l’erreur lorsqu’il a brûlé vif cet homme ? Personne n’ose le dire. Aussi nous sommes dans un cercle vicieux, et on peut s’attendre à de nouvelles barbaries, car toute cette barbarie est sacrée. Elle est sacrée. Cette barbarie se drape dans la religion. Elle est immergée dans la religion. Elle se fonde uniquement sur la religion. Votre mission [de chefs religieux] est d’affirmer que si cela fait partie de notre religion, alors c’est que l’interprétation est fausse. Ne dites pas que l’islam n’a rien à voir avec cela.

  • L’université catholique d’Erbil !

    Mgr Bashar Matti Warda, archevêque chaldéen d’Erbil (capitale du Kurdistan irakien), annonce le début imminent des activités de quatre facultés de l’université catholique de la ville, dont la première pierre a été posée en 2012, et lance un appel aux dons et aux compétences.

    Telle est l’étonnante vitalité de l’Eglise chaldéenne. C’est la guerre, l’Etat islamique est à quelques kilomètres,  Ankawa, la banlieue chrétienne d’Erbil où se trouve l’université, est submergée par les réfugiés chrétiens de la plaine de Ninive, mais l’université ouvre coûte que coûte, parce que c’est un symbole de la permanence chrétienne, de l’excellence intellectuelle chrétienne, un signe que les jeunes ne doivent pas partir…

  • Mercredi des quatre temps de carême

    Nous voyons devant nous, aujourd’hui, quatre prédicateurs de carême : le Christ, la Sainte Vierge, Moïse et Élie. Ils nous disent comment nous devons observer le Carême. Dimanche dernier, nous avons vu comment le Christ jeûna pendant quarante jours et fut ensuite tenté par le diable. Le jeûne et la tentation sont en étroite relation. Le jeûne fut la préparation au combat contre le prince de ce monde. Aujourd’hui, le Seigneur nous parle de l’entrée du diable dans la demeure de l’âme. Le Christ nous enseigne l’importance du jeûne dans le combat contre le démon, dans le combat contre notre nature inférieure. « Par le jeûne corporel, tu réprimes les vices, » dit la Préface du Carême (1). Il faut sans cesse répéter que c’est là le travail principal du carême. Tous les autres exercices seront sans valeur si nous ne triomphons pas du diable.

    Marie, qui est le coryphée dans le sacrifice d’aujourd’hui (2), nous prêche la soumission à la volonté de Dieu. L’Évangile nous présente Marie dans une situation subordonnée. Le Christ laisse de côté sa Mère ; son regard embrasse ses disciples, il les appelle sa mère et ses frères, s’ils « accomplissent la volonté de son Père céleste. » C’est Marie qui nous précède, à l’Offertoire, et qui chante ces paroles : « Je veux méditer sur tes commandements, je les aime extrêmement. »

    Moïse (3) nous apprend à utiliser le jeûne de quarante jours comme un temps d’union avec Dieu et de prière. La prière et le jeûne se complètent mutuellement. Si nous voulons nous entretenir avec Dieu, il faut imposer silence à la chair, au monde, à la nature. Le Christ ne nous dit-il pas : « Cette espèce (de mauvais Esprits) ne peut être chassée que par la prière et le jeûne »

    Élie (4) jeûne dans son voyage à travers le désert et, fortifié par la nourriture céleste, il marche, pendant quarante jours, jusqu’au mont Horeb, la montagne de Dieu.

    Ainsi, chacun des quatre prédicateurs de Carême nous fait voir ce temps de grâces sous un aspect différent : le jeûne dans le combat contre le diable, le jeûne dans l’accomplissement des commandements, le jeûne et la prière, le jeûne sur le rude chemin de la vie.

    Dom Pius Parsch

    (1) La préface du carême synthétise en trois brèves expressions l’enseignement de la tradition sur le jeûne : « Qui corporáli jejúnio vitia cómprimis, mentem élevas, virtútem largíris et prǽmia. » Vous qui par le jeûne corporel réprimez les vices, élevez notre esprit, accordez la force et la récompense.

    (2) La « station » romaine est à Sainte Marie Majeure.

    (3) Première lecture de la messe.

    (4) Deuxième lecture de la messe.

    (Notes YD)

  • Une conférence de Bernard Antony

    AF.jpg

  • Le cœur de la démocratie

    Au début du mois, le département d’Etat américain avait annoncé la nomination d’un « envoyé spécial pour les droits humains des personnes LGBT » dont le champ d’action serait toute la planète. Précisant que ce serait un fonctionnaire ouvertement homosexuel.

    Hier, John Kerry a annoncé que le titulaire du poste sera Randy Berry, qui a été consul des Etats-Unis dans divers pays.

    Le communiqué de John Kerry commence ainsi : « Je ne pourrais pas être plus fier que d’annoncer que Randy Berry sera le premier Envoyé Spécial jamais nommé pour les Droits Humains des Personnes LGBT » (on notera les capitales…).

    Le troisième paragraphe commence ainsi : « Défendre et promouvoir les droits humains des personnes LGBT est au centre de notre engagement pour faire avancer les droits de l’homme globalement – c’est le cœur et la conscience de notre diplomatie. »

    Sic.

  • Le juge de Tarbes

    L’humanité n’est pas la justice. Et la justice sait être inhumaine quand il s’agit de défendre ce qui fonde le « droit à l’avortement ».

    Il y a un an, le tribunal correctionnel de Tarbes avait condamné un automobiliste à trois ans de prison avec sursis pour « homicide involontaire sur fœtus » : l’automobiliste, ivre, avait percuté une femme enceinte.

    C’est exactement l’affaire de Metz. L’accident avait eu lieu en 1995. En première instance, le tribunal de Metz avait condamné l’automobiliste pour « homicide involontaire ». La cour d’appel avait infirmé ce jugement, et la cour de cassation, dans un arrêt de 2001 qui désormais fait jurisprudence, avait donné raison à la cour d’appel, considérant que l’article 221-6 du code pénal qui définit l’homicide involontaire « par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence » ne peut pas s’appliquer à un fœtus puisque celui-ci n’est pas une personne et que cette section du code pénal traite des « atteintes à la personne humaine ».

    Il va de soi que le fœtus ne peut pas être une personne humaine pour la justice française, car les avortements seraient autant d’homicides… volontaires, cette fois. Plus de 200.000 par an.

    A l’époque j’avais relevé cette contradiction que même des magistrats, dans leurs plaidoiries, parlaient de la « mère »…

    C’est l’argument qu’a cru pouvoir utiliser la présidente du tribunal de Tarbes, Elisabeth Gadoulet, ayant entendu la « mère » inconsolable d’avoir perdu « son enfant », et l’avocate appuyer en ce sens. « Le prévenu lui-même a reconnu avoir tué un enfant. La famille a besoin de cette condamnation», dira Mme Gadoulet.

    Pourtant elle ne pouvait pas ignorer la jurisprudence de Metz, qui avait fait grand bruit.

    Donc, le parquet a fait appel du jugement, et la cour d’appel de Pau, le 5 février dernier, a infirmé le jugement de Tarbes. Et ce ne sera pas la peine d’aller en cassation. La culture de mort sait se défendre.

  • Emouvant

    Trouvé ici, sans explications (via le FC), daté du 21 février :

    BXVI.jpg

    2.jpg

    (Ce sont des évêques ukrainiens, qui étaient en visite ad limina.)

  • La messe à Singapour

    A lire sur Paix liturgique, la traduction d’un article du magazine Regina intitulé « Le long et tortueux chemin vers Saint-Joseph », qui raconte comment des fidèles ont fini par réussir à avoir la messe traditionnelle à Singapour. Notamment par le biais d’une excellente chorale grégorienne, ce qui est intéressant car l’histoire montre que le grégorien conduit fatalement à la « forme extraordinaire » pour laquelle il a été créé quand c’était la forme ordinaire.

    On pourra se reporter à l’article, qui comporte dix photos, et jeter un œil sur les autres articles : le numéro est consacré à des portraits de paroisses vouées à la forme extraordinaire, dont Saint-Eugène à Paris (une interview de l’abbé Iborra, nombreuses photos, et c'est une photo de Saint-Eugène qui illustre l'éditorial). Et aussi La Londe les Maures, avec un prêtre de la Fraternité Saint-Joseph Gardien, venu du Chili…

  • L’Etat islamique enlève des dizaines d’assyriens

    Les combattants de l’Etat islamique ont de nouveau attaqué, hier, les villages assyriens de la vallée du Khabour, en Syrie. Ils ont enlevé des dizaines de personnes, hommes, femmes, enfants, les habitants de Tel Shamiran (une cinquantaine) et de Tel Jazira (une quarantaine) sont séquestrés dans leur village.

    Plusieurs églises ont été détruites, dont celle de Tel Shamiran et celle de Tel Hormuz dont j’avais publié la photo le 7 février, quand les combattants assyriens y avaient replacé la croix...

    Lors des affrontements, qui se poursuivent dans un village, les assyriens auraient perdu quatre hommes et l’Etat islamique des dizaines (selon les miliciens assyriens).

    Les habitants des villages qui ont pu fuir se sont réfugiés à l’église Notre-Dame d’Hassaké et l’église Saint-Ephrem de Qamishli.

    Les proches des personnes enlevées qui ont tenté de les joindre sur leurs téléphones portables sont tombés sur des combattants de l’Etat islamique leur répondant qu’il n’y avait rien à faire pour les otages.

    Selon Newsweek, l’Etat islamique chercherait à les échanger contre leurs combattants prisonniers des Kurdes.

  • Saint Matthias

    « Pourquoi m'as-tu repoussé loin de ta face, Lumière inaccessible ? Malheureux que je suis ! Les ténèbres extérieures m'ont enveloppé ; fais-moi revenir, je t'en supplie, et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »

    La Vigne véritable t'a fait pousser comme un sarment qui porte beaucoup de fruit et produit le raisin qui nous verse le salut ; en buvant de son vin, les captifs de l'ignorance, Bienheureux, ont rejeté l'ivresse des croyances erronées.

    Des douze Disciples, Matthias, comme apôtre choisi par le sort, tu complétas le groupe bienheureux dont le traître s'est exclu pour gagner le funeste gibet après avoir levé contre le Christ son talon.

    Bienheureux apôtre Matthias, le Seigneur t'a répandu comme sel sur la terre afin de purifier par tes enseignements les plaies de l'erreur, pour éloigner les maladies et chasser les souffrances des âmes et des corps.

    Des tuniques difformes et de l'antique malédiction voici qu'Adam s'est dépouillé, divine Epouse, par ton virginal enfantement, pour se vêtir désormais de la robe sainte en vérité que les passions ne souilleront jamais plus.

    Liturgie byzantine (au 9 août), matines, canon de saint Matthias (de saint Théophane l'Hymnographe), ode 5.