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Le blog d'Yves Daoudal - Page 7

  • L’AfD a un nouveau chef

    Au congrès du parti anti-euro Alternativ für Deutschland (AfD), qui s’est tenu samedi à Essen, le fondateur Bernd Lucke a subi une défaite : c’est sa rivale Frauke Petry a été élue comme « porte-parole ». (Plus précisément comme première porte-parole. Elle était déjà l’une des trois porte-parole, et l’enjeu du congrès était qu’il n’y ait qu’un véritable dirigeant – Bernd Lucke pensait que ce serait lui... Il y a donc aujourd’hui une première porte-parole, un second porte-parole qui est Jörg Meuthen, et trois porte-parole adjoints.)

    C’est la fin d’une longue et très dure polémique interne entre l’aile bourgeoise et "présentable" incarnée par Bernd Lucke, qui tenait à une ligne simplement anti-euro avec l’appui de quelques milieux d’affaire, et une aile plus populiste, anti-immigration et anti-islam.

    Frauke Petry, présidente de l’AfD en Saxe et chef de file des élus AfD au Parlement de Saxe depuis leur succès de l’an dernier, est une femme de pasteur, docteur en chimie, mère de quatre enfants, qui milite contre l’avortement et pour la famille, contre l’immigration sauvage, et pour des référendums locaux avant la construction d’une mosquée.

    Un sondage interne pendant le congrès a montré que « l’immigration incontrôlée » était la première préoccupation des militants, devant la « crise de l’euro ». Selon les partisans de la ligne Petry, c’est ce positionnement qui a permis les récents succès électoraux de l’AfD.

  • Les Grecs

    Quels que soient les tenants et les aboutissants, les sous-entendus et la suite des opérations, je ne peux pas bouder mon plaisir devant le résultat du référendum grec.

    Il me suffit en fait de voir à quel point les européistes sont mécontents (litote) pour que je sois content. C’est un plaisir simple…

    Et surtout il est plaisant de voir quelle claque retentissante leur a réservée le peuple grec.

    Ils disaient que les Grecs diraient oui, ils avaient même fabriqué des sondages qui le disaient, parce que de tout façon les Grecs n’avaient pas le choix. Et l’on se félicitait déjà (à gauche comme à droite) de l’inéluctable défaite de Tsipras et donc de sa démission…

    Or le score est sans appel et dément tous les sondages : 61,3% de non. Avec une participation de 62,5% - il fallait 40% pour que le référendum soit contraignant.

    Maintenant les européistes sont terrifiés. Ils vont tout faire pour rattraper la Grèce (ce dont Tsipras va profiter au maximum). Parce qu’ils savent qu’ils ont menti (et ils continuent à le faire) en martelant quotidiennement la menace de la « sortie de la zone euro ». Aucun pays ne peut sortir de la zone euro. La seule éventualité que permette le traité européen est la sortie de l’UE. Et ils ne veulent absolument pas qu’un pays quel qu’il soit quitte l’Union européenne. Car ce serait le début de la fin, au moment où les Britanniques en sont tentés, et où les mouvements « populistes » ne cessent de progresser un peu partout.

  • François et les francs-maçons

    A Turin, devant les jeunes, François a dit :

    Sur cette terre — et je l’ai dit aussi à la Famille salésienne —à la fin du XIXe siècle, les conditions les plus mauvaises pour la croissance de la jeunesse étaient rassemblées. C’était l’époque de la franc-maçonnerie, même l’Église ne pouvait rien faire, il y avait les anti-cléricaux, il y avait les satanistes... Ce fut l’une des périodes les plus terribles et l’un des lieux les plus terribles de l’histoire d’Italie.

    Ni aux jeunes ni aux salésiens François n’a signalé que parmi les francs-maçons les plus fanatiquement anticatholiques, et souvent à leur tête, il y avait les vaudois, et qu’ils tentèrent plusieurs fois d’assassiner saint Jean Bosco.

    Devant les vaudois François ne pipa mot non plus de tout cela, qui cadrait mal avec son couplet de repentance et sa demande de pardon, qui fut accueillie avec morgue par les vaudois se contentant pour toute réponse de réclamer la « communauté eucharistique ».

    Or il y a toujours « beaucoup de vaudois » au Grand Orient d’Italie (rappelons qu’il y a 45.000 vaudois en tout dans le monde), et Giuseppe Nardi rappelle :

    Les relations entre Vaudois et francs-maçons sont à ce point étroites qu’en 2008, à l’occasion du centenaire de sa fondation, le Grand Orient organisa une conférence à l’université vaudoise de Rome ; cette conférence comptait, au nombre de ses orateurs, le doyen de la faculté vaudoise de théologie.

    Voir l’article entier de Giuseppe Nardi chez Benoît et moi.

  • Antichristianisme (devenu) banal

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    Le grand crucifix de Remoncourt (entre Vittel et Mirecourt) a été scié, de façon que le Christ soit face contre terre…

    Le maire, qui rappelle que le cimetière a été « vandalisé » récemment, « n’ose penser qu’il s’agit d’une attaque religieuse »…

  • En voilà encore une bonne…

    François, vendredi dernier :

    Tutti i servizi nella Chiesa è conveniente che abbiano una scadenza, non ci sono leader a vita nella Chiesa. Questo avviene in alcuni Paesi dove esiste la dittatura.

    Pour tous les services dans l'Église il convient qu’il y ait une limite dans le temps. Il n'y a pas de leader à vie dans l'Eglise. Cela arrive dans certains pays où il y a la dictature.

    On appréciera la comparaison de l’Eglise d’avant avec les dictatures. Avant il y avait des papes dictateurs, des évêques dictateurs, des curés dictateurs, qui restaient des « leaders » toute leur vie… Reste à définir combien de temps on peut être évêque sans encourir le soupçon d’exercer une dictature. Et combien de temps on peut être pape. Pour François, je pense que deux ans et demi est très largement suffisant.

  • Audi, Domine

    . Audi, Domine, hymnum, et orationem, quam servus tuus orat coram te hodie: ut sint oculi tui aperti, et aures tuae intentae, * Super domum istam die ac nocte.
    . Respice, Domine, de sanctuario tuo, et de excelso caelorum habitaculo.
    . Super domum istam die ac nocte.

    Ecoute, Seigneur, l’hymne et la prière que ton serviteur élève devant toi aujourd’hui, afin que tes yeux soient ouverts sur cette maison et que tes oreilles y soient attentives jour et nuit. Regarde, Seigneur, depuis ton sanctuaire, et du lieu que tu habites en haut du ciel, vers cette maison jour et nuit.

    Ce répons est inspiré de la dédicace du Temple par Salomon (III Rois 8, 28-30). L’emploi du mot « maison », sans référence au Temple, lui permet de servir pour nos maisons personnelles.

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    Antiphonaire d’Einsiedeln, début du XIVe siècle

  • + Abbé Denis Coiffet +

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    Communiqué de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre :

    « Merci de prier pour le repos de l'âme de l'abbé Denis Coiffet FSSP. Notre confrère a rendu paisiblement son âme à Dieu ce matin vers 4h50, en la fête de saint Irénée de Lyon, entouré des siens et accompagné des prières de l'Église. L’abbé Vianney Le Roux était à son chevet et lui a donné la bénédiction apostolique à l'article de la mort. L'abbé Coiffet est mort à la fin des litanies pour les agonisants. »

    Continuité du sacerdoce: la providence a décidé que le lendemain du départ de notre très cher abbé Coiffet je vais participer à la première messe d’un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre ordonné le 27 juin, l’abbé Louis Le Morvan, fils de mon ami Jacques Le Morvan. La messe d’ordination, dans une église baroque bavaroise (par Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes), avait de l’allure :

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    On se retrouve la semaine prochaine.

  • Saint Irénée

    Le Fils a uni l'homme à Dieu, et de cette façon l'homme a reçu la communion avec Dieu. Le Fils s'est fait homme, et le monde entier l'a vu. En effet, nous ne pouvions pas participer à la vie avec Dieu pour toujours, sauf si cette vie venait parmi nous.

    Comme la vie qui ne finit pas était invisible, elle n'était d'aucun secours pour nous. C'est pourquoi elle est devenue visible. Il le fallait pour que, à tous points de vue, nous participions à la vie avec Dieu. Dans le premier homme, Adam, nous avons tous été enchaînés à la mort à cause de la désobéissance. Il a donc fallu que, par l'obéissance de celui qui se ferait homme pour nous, nous soyons libérés de la mort pour toujours. La mort a régné sur les humains. Il fallait donc qu'elle soit détruite par un homme, et que les êtres humains soient ainsi libérés de son pouvoir.

    La Parole du Père s'est donc faite homme pour détruire, par sa vie d'homme, les mauvais désirs humains qui avaient dominé sur l'humanité. De cette façon, le péché n'a plus été en nous. Et c'est pourquoi le Seigneur a reçu un corps d'homme pour combattre pour ses ancêtres et vaincre en Adam celui qui nous avait vaincus en Adam.

    C'est quand la terre était encore vierge que Dieu a pris de la boue de la terre et qu'il a modelé l'homme. Et cet homme devait être le point de départ de l'humanité. Le Seigneur a voulu récapituler en lui-même cet homme. C'est pourquoi il a reçu un corps formé d'une manière semblable à celui d'Adam, en naissant d'une Vierge par la volonté et la sagesse de Dieu. Ainsi le Seigneur a montré qu'il avait un corps formé d'une manière semblable à celle d'Adam. Il a montré qu'il est cet homme même que les Livres saints décrivent ainsi : depuis le commencement, il est à l'image et à la ressemblance de Dieu.

    Par la désobéissance d'une vierge, Ève, l'homme a fait une faute et il est mort. Pareillement, par l'obéissance de la Vierge Marie à la parole de Dieu, l'homme a vraiment retrouvé la vie. Car le Seigneur est venu chercher le mouton qui était perdu, et ce mouton, c'est l'homme. C'est pourquoi il n'y a pas un nouvel homme modelé par Dieu. Mais parce que le Seigneur est né de Marie qui descend d'Adam, il descend du premier homme, Adam, qui a été modelé à la ressemblance de Dieu. En effet, il fallait qu'Adam soit récapitulé dans le Christ. Alors ce qui était mort pourrait être rendu vivant par ce qui ne meurt pas. Il fallait aussi qu'Ève soit récapitulée en Marie. Alors Marie, en défendant Ève, pourrait détruire la désobéissance d'une vierge par l'obéissance d'une Vierge.

    Saint Irénée, Exposé de la prédication des apôtres, 31-33

  • Gaza et l’Etat islamique

    Dans une vidéo de 16 minutes, l’Etat islamique dénonce les « tyrans du Hamas » à Gaza et annonce que ses soldats vont arriver pour instaurer un véritable ordre islamique :

    Huit ans qu’ils contrôlent le territoire et ils n’ont pas encore mis en application un seul enseignement islamique… Nous déracinerons l’Etat des juifs, et vous, et le Fatah, et tous les laïques ne sont rien, et vous serez submergés par nos montantes multitudes. La règle de la charia sera appliquée à Gaza, malgré vous. Nous jurons que ce qui arrive au Levant aujourd’hui, et en particulier au camp de Yarmouk [camp palestinien pris par l’Etat islamique près de Damas] arrivera à Gaza… Le but du jihad n’est pas de libérer des terres… mais le jihad, tel qu’il est défini par Dieu, c’est se battre pour la loi de Dieu, et l’appliquer… La voie de la libération de la Palestine passe par l’Irak et nous nous rapprochons, jour après jour… tandis que le Hamas s’éloigne de ce but.

  • Il a tout compris

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    Le ministre de l’Intérieur (du gouvernement de la République française) a « célébré la rupture du jeûne du ramadan », hier soir, à la Grande Mosquée de Paris.

    Il a déclaré :

    « Le meilleur rempart contre le terrorisme, ce sont les musulmans de France. »

  • Le nouveau vicaire épiscopal de Coire

    L’évêque de Coire, Mgr Vitus Huonder, a désigné mardi un vicaire épiscopal pour les catholiques célébrant dans la forme extraordinaire du rite romain.

    Il s’agit de l’abbé Martin Ramm, de la Fraternité Saint-Pierre, qui est le curé de la paroisse personnelle Saint Maximilien Kolbe pour les fidèles du rite tridentin, l’une des deux paroisses personnelles créées en 2012 par Mgr Huonder dans son diocèse pour la forme extraordinaire.

    Intéressant commentaire de “Presbu” sur le Forum catholique :

    L'immense diocèse de Coire (des Grisons au Lac de Constance) est affligé pour le canton de Zurich d'un Conseil Synodal (plus crypto-calviniste que catholique) qui seul gère les finances et réclame la scission du diocèse pour se débarrasser du courageux Mgr Vitus HUONDER: celui-ci a dû chasser de sa paroisse un curé qui venait de "marier" deux lesbiennes!
    ___ À l'autre bout de la Suisse, l'évêque du non moins étendu diocèse de Fribourg (+ Neuchâtel, Vaud et Genève) Mgr Morerod, assez romain d'esprit, mais "helvétiquement" prudent, voudrait bien qu'un diocèse de plein droit soit recréé pour Genève (126.000 catholiques pour 39.000 'réformés'), pas seulement un secteur pour son évêque auxiliaire. L'opposition ne viendrait pas des pasteurs du cru, mais de la seule aristocratie bourgeoise, fière d'avoir chassé son évêque dès 1533 avec la domination savoyarde.
    ___ Pour ne pas toucher à Mgr Huonder, Rome remet à plus tard Genève.

    Eh bien gardons Mgr Huonder. Genève peut attendre…

  • Mgr Cupich et “l’égalité des droits”

    Le nouvel archevêque de Chicago, Mgr Blase Cupich (dont on sait qu’il a été nommé directement par François sans consultation des évêques américains ni de la congrégation romaine pour les évêques), n’a rien à redire à la décision de la Cour suprême imposant le soi-disant mariage homosexuel sur tout le territoire des Etats-Unis. Parce qu’il « respecte les exigences politiques d’égalité ».

    Excellent commentaire de Rorate Caeli, traduit par Benoît et moi.

  • La Visitation

    Cette fête est le fruit du développement de la piété occidentale. En effet, alors qu’il existe d’anciennes icônes de la Visitation, il n’y a jamais eu de fête liturgique de la Visitation dans le calendrier byzantin.

    C’est précisément aux franciscains que l’on doit cette fête, instituée par leur chapitre général, présidé par saint Bonaventure, en 1263. En même temps que les fêtes de l’Immaculée Conception, de sainte Anne et de sainte Marthe.

    La fête se répand donc dans tous les couvents franciscains.

    En 1386, l’évêque de Prague Jean Jenstein l’institue dans son diocèse, compose un office, et demande au pape de l’étendre à toute l’Eglise. Ce que fait Urbain VI trois ans plus tard (ou plutôt son successeur Boniface IX car il meurt juste avant d’avoir promulgué la bulle). Sans fixer de formules liturgiques. Et ce n’est que pour la portion de l’Eglise qui lui est fidèle, en ce temps de grand schisme. Il est remarquable qu’après le rétablissement de l’unité, le concile de Bâle, illégitime, va instituer lui aussi, dans sa 43e session, la fête de la Visitation afin qu’elle soit vraiment célébrée partout…

    Saint Pie V balaya toutes les messes et tous les offices qui avaient été composés pour cette fête, y compris les textes de Sixte IV (1475), et lui assigna le formulaire de la Nativité de la Sainte Vierge, autrement dit le commun des fêtes de la Sainte Vierge. Avec deux exceptions : les lectures de la messe et de l’office (l’évangile de la Visitation, évidemment, et le texte du Cantique des cantiques montrant le bien-aimé qui bondit sur les collines). On remerciera Clément VIII (le pape de la Vulgate) d'avoir ajouté des antiennes propres pour les heures du jour, et des répons pour les matines. Dont celui-ci qui tisse admirablement le Cantique et l'Evangile:

    . Surge, própera, amíca mea, formósa mea, et veni : iam enim hiems tránsiit, imber ábiit et recéssit : * Vox túrturis audíta est in terra nostra.
    . Intrávit María in domum Zacharíæ et salutávit Elísabeth.
    .  Vox túrturis audíta est in terra nostra.

    Lève-toi, hâte-toi, mon amie, ma toute belle, et viens ; car déjà l’hiver est passé, la pluie est partie, elle s’est retirée : la voix de la tourterelle a été entendue dans notre terre. Marie entra dans la maison de Zacharie, et elle salua Élisabeth : la voix de la tourterelle a été entendue dans notre terre.

    On notera que si saint Bonaventure avait fixé la fête au 2 juillet, elle fut ensuite célébrée à des dates très diverses au fur et à mesure de son extension, jusqu’à ce que Urbain VI (puis le concile de Bâle) officialisent pour toute l’Eglise le 2 juillet. A savoir le lendemain de l’octave de la fête de saint Jean Baptiste, quand Marie, qui est depuis trois mois chez sa cousine pour l’assister dans sa grossesse, et y a passé les huit premiers jours après la naissance du Précurseur, s’en retourne chez elle. Ainsi se conclut vraiment, par le Magnificat, la fête qui a commencé par le Benedictus.

    Parmi les représentations picturales de la Visitation, il y en a un certain nombre qui représentent les fœtus de Jésus et de Jean dans le ventre de leurs mères. Il y en a eu aussi qui montraient les deux enfants déjà nés, et ayant quelques années, et s’embrassant comme leurs mères. Je trouve cela plus touchant (même si les autres sont aujourd’hui très en situation pour la défense de l’embryon). Malheureusement le concile de Trente les a interdites…

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    Rodolphe d’Ems, 1400-1410

  • La connerie américaine

    Depuis l’attaque de l’église de Charleston par un jeune détraqué qui y a tué 9 noirs, la chasse aux drapeaux sudistes a été lancée aux Etats-Unis. Sous la direction du président en personne, Barack Obama, qui a appelé les Américains à en finir avec « les symboles de l'oppression et du racisme »…

    La chaîne Walmart a aussitôt décidé qu’on ne trouverait plus de drapeaux confédérés dans ses magasins. Elle a ainsi refusé de confectionner un gâteau avec un drapeau sudiste sur lequel était inscrit : « C’est notre héritage, pas de la haine ».

    Mais la même chaîne a confectionné, sans le moindre problème, un gâteau avec le drapeau jihadiste qui est celui d’al-Qaïda et de l’Etat islamique.

    La preuve en vidéo chez Fdesouche.

  • Les avocats pakistanais

    Le chrétien Humayun Faisal, handicapé mental accusé de blasphème à Lahore, restera en prison, parce que ses nouveaux avocats ont retiré la demande de liberté sous caution déposée le 27 juin par ses précédents avocats.

    Selon l’ONG LEAD, il existe des avocats qui « interviennent dans des cas où les chrétiens sont accusés de blasphème ou d’autres crimes et, au lieu d’obtenir justice, n’œuvrent pas dans l’intérêt des inculpés, leurs clients, mais pour d’autres buts, faisant de facto obstacle à la justice ».

    Humayun Faisal avait fait l’objet d’une plainte le 24 mai dernier et, suite à l’accusation, une foule de musulmans, à l’instigation d’un imam, avait tenté de prendre d’assaut le quartier de Sanda, à Lahore, un faubourg entièrement chrétien. Un massacre avait été évité seulement grâce à une intervention rapide de la police.

  • Pakistan : religieuses non gratae

    Trois religieuses missionnaires philippines de la Congrégation des Religieuses de la Vierge Marie vont devoir quitter le Pakistan. La Haute Cour d’Islamabad a en effet confirmé la décision du ministère de l’Intérieur refusant aux religieuses la prorogation de leur visa de séjour dans le pays.

    En juin dernier, le ministère de l’Intérieur avait rejeté leur demande de prorogation de visa. Au motif qu’elles auraient « changé de travail ». Alors qu’elles étaient toujours enseignantes dans le même établissement scolaire d’Islamabad, fondé par leur congrégation.

    L’évêque avait fait appel. Mais la Haute Cour a confirmé le rejet. Au motif, cette fois, qu’il y aurait eu des plaintes de parents d’élèves…

    Cela dit l’établissement (3.300 élèves) continuera de fonctionner, car son corps enseignant est désormais presque entièrement pakistanais.

  • Le tract de Jérusalem

    Pour la deuxième fois en une semaine, un tract signé « Emirat de Jérusalem » a été distribué dans la Ville Sainte. Il réitère les menaces d’expulsion de tous les chrétiens de Jérusalem d’ici la fin du ramadan.

    Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a souligné que les tracts ont été trouvés « dans des zones contrôlées par Israël ». Et il a évoqué l’étrange affaire des jihadistes d’al-Nosra blessés en Syrie et soignés dans des structures sanitaires israéliennes : « Lorsque nous savons que des membres de ce groupe sont soignés en Israël, comment cette situation doit-elle être interprétée ? »

    Le gouvernement palestinien, dans une déclaration officielle, a qualifié de « douteux » le contenu de ce tract « qui tente d’endommager l’unité du peuple et de fomenter le conflit dans la Ville Sainte ».

  • Un nouveau commissaire

    Suite à la mort du P. Fidenzio Volpi, le pape a nommé un nouveau commissaire apostolique pour s’occuper des Franciscains de l’Immaculée : le P. Sabino Ardito, salésien, flanqué de deux coadjuteurs, un jésuite et un capucin.

    Au cas où il y aurait encore quelque chose à détruire.

  • La Vierge de Civitavecchia et le synode

    Il y a 20 ans, une statuette de la Sainte Vierge pleurait des larmes de sang à Civitavecchia. C’était le prélude à des apparitions de Marie dont la caractéristique est qu’il s’agissait d’apparitions familiales, pour la famille.

    Le dernier numéro de la revue diocésaine dédiée à la « Petite Madonne de Civitavecchia » publie une longue interview du père de famille, Fabio Gregori, qui raconte en détail l’histoire de la statuette qui pleurait du sang et sa réplique qui suintait de l’huile parfumée, et sur les apparitions. Il évoque aussi le message central de ces apparitions : la défense de la famille.

    Extraits :

    La Sainte Vierge s'est adressée d'ici à toute l'humanité, à l'Église et à cette portion de l'Église qu'est la famille, situant son intervention dans le sillage du message de Fatima. Elle nous a mis en garde que Satan est puissant et veut déchaîner la haine, et donc la guerre pour détruire l'humanité. Pour atteindre cet objectif il veut abattre l'Église de Dieu, en commençant par la petite Église domestique qu'est la famille, qui est le berceau de la société, et dans le sillage de la Famille de Nazareth, d'autant plus de la communauté chrétienne.

    La Vierge a dit que le démon ferait tout pour saper l'unité de la famille chrétienne fondée sur le mariage et que, sans une nouvelle conversion, de nombreux pasteurs trahiraient leur propre vocation, même avec grave scandale, et que l'Église connaîtrait une nouvelle grande apostasie, c'est à dire le reniement des vérités chrétiennes fondamentales réaffirmées pendant les siècles dans la tradition et dans la doctrine.

    Jésus s'est incarné dans une famille, Dieu a choisi ce lieu, cette forme de vie commune pour venir à nous. Ainsi a-t-il été établi, car comme l'expliquait saint Jean-Paul II, le nous humain constitué d'un homme et d'une femme ouverts à la vie dans la procréation rappelle le Nous divin de la Trinité. Le mariage sacramentel est indissoluble et sacré, car il reproduit la communion trinitaire et le même pacte de fidélité indissoluble que Dieu a établi avec les hommes. C'est pourquoi le divorce d'un mariage valide contracté en toute conscience est un sacrilège.

    A Civitavecchia, se manifestant non pas à une personne, mais à un mari, à une femme avec des enfants, le Ciel a voulu réaffirmer que la famille est le cœur de la société humaine et de l'Église. Par ce signe il demande à toutes les familles l'effort de suivre l'exemple de la Famille de Jésus.

    Satan, en haine du Créateur, vise à frapper l'homme, car il est fait à l'image de Dieu, et la famille, qui reproduit humainement au plus haut degré la relation d'amour entre le Père céleste et sa créature. Cela signifie que l'amour qui s'alimente et se dilate dans une famille reproduit au plus haut degré l'amour et la fidélité de Dieu qui sont pour toujours

    La preuve en est que l'homme, doué par Dieu de liberté, intelligence et de capacité d'amour, devient fécond et est appelé, au sein de la famille, à coopérer à la création, engendrant et servant la vie.

    Satan sait bien que la capacité d'aimer, de reconnaître le regard bon de Dieu naissent dans la famille: pour cette raison c'est justement là qu'il frappe. Les ténèbres qui enveloppent aujourd'hui la conception de l'homme visent à obscurcir la dignité de la personne, et donc la famille, où l'individu se forme et prend conscience de lui.

    C'est pourquoi la communion conjugale n'est pas reconnue ni respectée en ses élément d'égalité de la dignité des époux et de nécessaire diversité et complémentarité sexuelle.

    La fidélité conjugale elle-même et le respect pour la vie en toutes les phases de l'existence sont renversés par une culture qui n'admet pas la transcendance. Comme l'a remarqué Jean-Paul II "lorsque les forces désagrégatrices du mal parviennent à séparer le mariage de sa mission à l'égard de la vie humaine, ils attentent à l'humanité, la privant d'une des garanties essentielles de son avenir".

  • Prières pour l'abbé Denis Coiffet

    Communiqué de la Maison générale de la Fraternité Saint-Pierre :

    « Les médecins viennent de nous informer que, malheureusement, après des mois de lutte contre l’infection, l’abbé Denis Coiffet a contracté une septicémie et que l'infection dans ses poumons est désormais incurable. Il vit donc maintenant ses dernières heures ou jours. L’abbé Le Roux a pu lui rendre visite aujourd'hui et, en dépit de son état grave, l’abbé Coiffet était assez lucide : il a été en mesure de se confesser et de recevoir les derniers sacrements. Il a dit qu'il comprenait son état et était en paix.

    « Vos prières ferventes sont demandées pour l’un de nos fondateurs dans ses dernières heures. »

    Une veillée de prière se tiendra à Versailles, à la chapelle de l'Immaculée Conception (8 bis rue Mgr Gibier) ce soir de 20h30 à 22h.

    La si longue agonie de l’abbé Coiffet est un terrible crève-cœur pour tous ceux qui ont connu ce prêtre débordant de vie, si dynamique, si entraînant, si convivial, au sourire si contagieux, et si simplement et si pleinement catholique… Mon Dieu…

  • Le Précieux Sang

    Cette fête, qui ne s’imposait pas, puisqu’elle fait doublon avec l’office de la Passion, a été instituée par Pie IX en 1849, pour remercier le Ciel d’avoir retrouvé ses Etats pontificaux. Je ne vois toujours pas le rapport. Pie IX l’avait fixée au premier dimanche de juillet, et juillet est devenu « le mois du Précieux Sang ». Ce qui semble-t-il fut très populaire mais ne dura guère. Saint Pie X, qui avait décidé de rendre au dimanche sa liturgie dominicale, fixa la fête au 1er juillet. Et Pie XI en releva la solennité, à l’occasion du jubilé du 19e centenaire de la Rédemption.

    L’office de cette fête (et la messe dans une moindre mesure) est typique des productions liturgiques modernes : on accumule les citations de l’Ecriture où il y a le mot « sang », plus ou moins lié au Christ, et l'on choisit de même les psaumes, en négligeant la structure traditionnelle du deuxième nocturne des matines.

    Le début de l’office ne manque pas d’allure, avec les antiennes des vêpres qui sont tirées des trois premiers versets du chapitre 63 d’Isaïe, demandant qui est celui-là qui est si beau et dont les vêtements sont teints de rouge comme un qui a foulé le pressoir, associées à ce verset de l’Apocalypse qui donne la réponse : « Il est vêtu d’une veste aspergée de sang, et son nom est le Verbe de Dieu. » Psalmodie suivie du capitule extrait de l’épître aux Hébreux, qui est l’épître de la messe : le Christ grand prêtre qui est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire avec son propre sang.

    Mais ensuite on multiplie les antiennes, et pour les matines on a fabriqué des répons très inégaux. Le premier est presque insensé, indigne de la liturgie romaine, mélangeant deux versets de l’épître aux Hébreux qui n’ont pas d’autre rapport que de contenir le mot « sang ». Les autres sont composés d’extraits d’épîtres qui n’ont pas la qualité poétique nécessaire pour devenir des chants.

    Les antiennes des laudes sont judicieusement tirées de l’Apocalypse.

    Et l’on notera l’antienne de Benedictus, qui donne l’essentiel d’Exode 12, 13 — c’était déjà l’antienne de Benedictus de l’office de la fête du Précieux Sang qui était autrefois célébrée ici et là le 4e vendredi de carême :

    Erit sanguis Agni vobis in signum, dicit Dóminus ; et vidébo sánguinem, et transíbo vos nec erit in vobis plaga dispérdens.

    Le sang de l’Agneau sera pour vous un signe, dit le Seigneur, car je verrai le sang, et je passerai au delà de vous ; et la plaie de destruction ne nous atteindra pas.

  • La Cour suprême de la culture de mort

    La Cour suprême des Etats-Unis, par cinq voix contre quatre, a « suspendu » hier la loi du Texas qui restreint fortement les avortements.

    Cette loi avait été évidemment contestée en justice, au cours d’un long périple qui était allé… jusqu’à la Cour suprême. En novembre 2013, le juge Antonin Scalia de la Cour suprême avait rejeté la demande de surseoir à l’application de la loi, suite à l’arrêt de la cour d’appel qui annulait le jugement invalidant une bonne partie de la loi…

    La loi était revenue devant une cour d’appel, qui avait décidé que si l’objectif réel de la loi n’était pas en effet la « sécurité », mais de rendre plus difficile l’accès à l’avortement, cela n’était pas anticonstitutionnel.

    Mais ce n’était pas fini. Les avortoirs du Texas ont à leur tour saisi la Cour suprême, et celle-ci vient donc de décider de suspendre la loi, permettant ainsi aux avortoirs qui ne respectent pas la loi de continuer à tuer… jusqu’à ce qu’elle prenne la fameuse décision qu’elle doit prendre sur l’avortement en 2016, et qui n’ira certainement pas dans le bon sens…

  • La « sortie de la zone euro » ?

    Tout le monde, y compris les gens de la Banque centrale européenne, évoquent désormais une sortie de la Grèce de la zone euro.

    C’est le grand sujet de conversation du moment, sur la scène européenne.

    Mais je n’ai vu encore personne, y compris à la BCE, qui m’explique comment un Etat peut sortir de la zone euro — vu que c’est exclu par le traité européen.

    En bref, j’aimerais qu’on m’explique comment on envisage de violer le traité européen.

    Mais bien sûr personne ne l’explique, parce qu’on envisage en fait, comme on l’a déjà fait, de s’asseoir sur le traité qui n’est qu’un chiffon de papier. Ni vu ni connu.

    Ni vu ni connu ? Pas sûr. Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a oublié d’être idiot. Ou ignare :

    Nous prenons conseil et examinerons certainement l'éventualité d'une injonction devant la Cour de justice de l'Union européenne. Les traités européens ne prévoient pas de sortie de l'euro et nous ne l'acceptons pas. Notre appartenance n'est pas négociable.

  • La pourriture doit aller de l’avant

    Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, participant à un gala LGBT, a déclaré que tous les Etats membres de l’UE devraient légaliser le soi-disant mariage homosexuel. Et il ne l’a pas dit en son nom propre, mais au nom de la Commission :

    « La Commission doit aller de l’avant et faire en sorte que tous les Etats membre de l’UE acceptent sans réserve le mariage entre personnes du même sexe comme les autres mariages. »

    Il n’y a semble-t-il eu personne pour lui faire remarquer que ce n’est pas de la compétence de la Commission européenne.

  • La situation à Hassaké

    Témoignage à l’agence Fides de Mgr Jacques Behnan Hindo, archevêque syro-catholique d’Hassaké-Nisibi, qui a fui la ville avec ses fidèles et se trouve lui aussi réfugié à Qamishli :

    L’armée gouvernementale regagne momentanément du terrain, avec beaucoup de difficultés, vu que l’on combat en milieu urbain. D’autre part, les milices kurdes présentes sur zone n’ont répondu aux incursions du prétendu Etat islamique que lorsque les jihadistes ont tenté d’attaquer les quartiers kurdes, concentrés dans la partie est de la ville. Jusqu’à ce moment-là, elles n’avaient pas fourni de soutien à l’armée. Il faut également ajouter qu’une partie de la population locale s’est rangée aux côtés des miliciens du prétendu Etat islamique lorsque ceux-ci sont arrivés dans le quartier sud-est d’al-Nachwa. De là, ils ont fait sortir les femmes et les enfants mais les jeunes gens et les adultes sont restés et ont pris fait et cause pour le prétendu Etat islamique. Et maintenant, ce grand quartier est au centre des affrontements les plus violents entre les forces gouvernementales et celles du prétendu Etat islamique.

  • Tristes guignols

    Les six responsables de la « Conférence des responsables de culte en France » observeront un jeûne demain mercredi, jour où ils remettront à François Hollande (en présence du grand prophète Nicolas Hulot – préfacier du pape qui « sacralise l’enjeu écologique » - et des ministres Ségolène Royal et Bernard Cazeneuve) une « déclaration commune sur la crise climatique ».

    Les six responsables sont l’archevêque catholique Georges Pontier, le musulman Anouar Kbibech (qui sera alors le tout nouveau président du CFCM), le protestantFrançois Clavairoly, le grand rabbin de France Haïm Korsia, le métropolite orthodoxe Emmanuel Adamakis, et le bouddhiste Olivier (sic) Wang-Genh.

    Et ils jeûneront en communion avec tous ceux qui jeûnent le premier jour de chaque mois pour la planète. J’apprends à cette occasion qu’il y a des « paroisse vertes », où l’on jeûne ce premier jour du mois (comme autrefois on allait à la messe le premier vendredi du mois…) – même quand ça tombe un dimanche…

    On se demandait quel était ce « culte » unique de la « Conférence des responsables de culte en France », dont sont « responsables » des gens aux religions aussi diverses. On a aujourd’hui la réponse : c’est le culte de Gaïa.

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  • Kasper toujours là

    Contrairement à ce que tentent de faire croire de bonnes âmes (?), l’Instrumentum laboris du prochain synode n’a pas du tout supprimé les hérétiques divagations kasperiennes.

    Plus précisément, l’essentiel demeure. Ce pour quoi, justement, le pape avait programmé les deux synodes : arriver à inventer une pastorale qui permette la communion des couples adultères soi-disant « divorcés remariés ».

    C’est dans le deuxième paragraphe du n° 123 :

    Selon d’autres intervenants, la voie pénitentielle consiste en un processus de clarification et de nouvelle orientation après l’échec qui a été vécu, processus accompagné par un prêtre à qui il est confié. Ce processus devrait conduire l’intéressé à porter un jugement honnête concernant sa situation, dans lequel le prêtre délégué pourrait lui aussi former une appréciation personnelle afin de pouvoir faire usage, d’une manière adaptée à la situation, de son pouvoir de lier et de délier.

    On essaie de voiler la chose, mais la dernière expression ôte toute ambiguïté : l’évêque donne au prêtre le pouvoir de donner le sacrement de pénitence, donc l’eucharistie, aux « divorcés remariés » au terme d’une fuligineuse « voie pénitentielle ». Il n’est même pas précisé, comme les kaspériens le faisaient jusqu’ici, qu’il s’agit bien sûr de « cas exceptionnels », selon l’habituelle hypocrisie qui consiste à parler de cas exceptionnels avec l’objectif de les généraliser dès que la réforme est engagée.

    La seule réserve qui demeure est : « selon d’autres intervenants ». Car les rédacteurs de l’Instrumentum laboris savent très bien qu’ils sont ultra-minoritaires.

    Reste que ce n°123, qui détruit le fondement du mariage, existe noir sur blanc. Et que, de ce point de vue, tout le reste apparaît comme un enrobage globalement catholique pour tenter de faire passer la pilule kaspéro-bergoglienne.

  • Commémoraison de saint Paul

     

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    Aujourd’hui nous nous rendons en esprit dans l’église où se trouve le tombeau du grand Apôtre des Gentils, à « Saint-Paul hors les murs ». Cette église magnifique nous réunit souvent au cours de l’année pour un office de station. Plusieurs générations de chrétiens ont reçu près de ce tombeau grâce et force. — Comme toujours, nous comprendrons mieux la messe si nous nous représentons saint Paul présent devant nous et offrant avec nous le Saint-Sacrifice. En même temps nous entrons dans une union mystique avec lui. Sa parole devient notre parole. Déjà dans l’Introït c’est lui qui parle et chacun de nous avec lui. « J’ai confiance en celui qui garde mon dépôt pour ce jour-là ». Le psaume 138 me donne la joyeuse espérance que j’ai été choisi de toute éternité avec saint Paul. Dans l’Épître, Paul raconte lui-même sa vocation à l’apostolat. Après avoir été un persécuteur des chrétiens, il fut choisi pour être un disciple et le docteur des nations. Dans l’Évangile, le Seigneur prédit aux disciples les persécutions, les flagellations, la trahison de la part de leurs concitoyens, et le martyre. Et cela se réalisa dans la vie de Paul (nous nous trouvons auprès de son tombeau). A l’Offertoire, nous allons, sous la conduite de saint Paul, offrir à l’autel le sacrifice de notre vie ; et nous recevons avec lui une partie de la récompense au centuple dans la communion. Il nous est donc permis, à la messe, près du tombeau de l’Apôtre, de participer à ses souffrances et à sa glorification. Tel est, croyons-nous, le sens le plus profond d’une fête, de martyr et, en général, d’une fête de saint : nous participons aux mérites et à la récompense du martyr ou du saint.

    Dom Pius Parsch

  • Au Danemark

    Alors que son parti libéral n’a obtenu que 19,5% des voix (34 sièges sur 179) et a été battu à droite par le parti du peuple danois, le nouveau Premier ministre Lars Lokke Rasmussen a constitué un gouvernement composé exclusivement de membres de son parti…

    Son programme de gouvernement comprend un référendum avant la fin de l’année sur la suppression de l’exemption des politiques européennes en matière de collaboration judiciaire (l’une des quatre exemptions danoises qui font que le Danemark n’est membre de l’UE que de façon théorique).

    Une sorte de bras d’honneur au parti du peuple danois. Jusqu’à ce que le peuple danois fasse un bras d’honneur à ce gouvernement ultra-minoritaire en votant non à son référendum…

  • Le salafiste n’est pas un musulman aberrant

    L’Observatoire de l’islamisation publie deux pages du livre La deuxième Fâtiha. L'islam et la pensée des droits de l'homme, éd. Presses universitaires de France, Paris, 2011, de Yadh Ben Achour, ancien doyen de la faculté des sciences juridiques de Tunis. Petits extraits :

    L'erreur serait de supposer que ce salafiste est un pauvre égaré dans l'histoire de l'islam. Cessons de croire à la théorie de l'aberration qui veut que le salafiste ne représente pas l'islam ou que c'est l'enfant maudit de la famille.

    La version intégriste représente une interprétation possible du texte fondateur lui-même ainsi que de son expression dans l'histoire. Ce point de vue serait même le plus proche de la vérité du texte. Mais le plus important est de garder à l'esprit que les différences entre les salafistes et les autres sont plus apparentes que réelles. C'est précisément de là que provient le malentendu le plus grave.

    La violence est un concept théologique et politique central.