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Le blog d'Yves Daoudal - Page 7

  • Quick est prêt pour l’Etat islamique

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    (Via le Salon Beige)

  • Les Kurdes prennent Tal Abyad

    Les bonnes nouvelles étant très rares dans l’actualité des pays sous occupation de l’Etat islamique, on ne boudera pas celle qui nous annonce la prise par les forces kurdes de la ville syrienne de Tal Abyad, Prise hautement stratégique puisque c’est la ville qui reliait Rakka, fief de l’Etat islamique, à la Turquie, pour le trafic d’armes et de pétrole. En revanche, pour les pechmergas, la prise de Tal Abyad assure la liaison entre les secteurs qu’ils contrôlent dans la province de Hassaké et la ville de Kobané.

    Mais cette avancée kurde, près de la frontière, n’est pas du tout du goût du gouvernement turc. Car les pechmergas sont ceux du « parti de l’union démocratique », qui contrôle l’essentiel des territoires kurdes de Syrie avec l’accord tacite de Damas (qui n’a guère le choix). Or ce parti est l’émanation syrienne du PKK. Ainsi dans la ville frontière de Kamechliyé, où cohabitent tant bien que mal les représentants de Bachar al-Assad et les autorités kurdes, on peut voir d’un côté de grandes photos du président syrien, et de l’autre de grandes photos d’Abdullah Öcalan, le chef kurde (de Turquie) emprisonné en Turquie sur l’île d’Imrali.

    D’autre part, comme on l’a encore vu avec l’exode qui a suivi la prise de Tal Abyad, les civils kurdes fuient presque autant la dictature du « parti de l’union démocratique » que l’Etat islamique…

  • Les pertes et les gains…

    Selon les chiffres publiés par l’Institut national italien des statistiques, l’Italie a perdu près de 100.000 habitants en 2014. Du jamais vu depuis la guerre de 14…

    Le solde migratoire a été positif de 141.000 personnes.

    Mais le « grand remplacement » est un mythe, comme chacun sait.

  • Le pape invité en Egypte

    Dans une longue interview à Al Ahram, Mme Wafaa Ashraf Moharram Bassim, ambassadeur d’Egypte près le Saint-Siège, indique que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a formellement invité le pape François à accomplir une visite officielle, y compris une visite d’Etat, en Egypte.

    Cette invitation– ajoute Mme Wafaa Bassim – vient s’ajouter à celle adressée au pape François par le Patriarche copte orthodoxe Tawadros II.

    En annonçant cette nouvelle, l’agence Fides ajoute que, d’autre part, le Pr. Mohamed Emara de l’Université al-Azhar a démissionné de la direction de la revue de l’Université islamique, après les polémiques suscitées par un article où il qualifiait de « ruineuse » l’histoire du christianisme au Proche-Orient.

  • Au Mexique

    La Cour suprême du Mexique a déclaré inconstitutionnelle toute décision d'interdire le « mariage » homosexuel dans un des Etats du pays. La décision est du 3 juin et n’a été rendu publique que vendredi dernier, le 12.

    Elle impose aux juges des Etats où la dénaturation du mariage n’est pas reconnue de valider le « mariage » entre personnes de même sexe s’ils sont saisis par un tel « couple ».

  • La Cour suprême de la culture de mort

    La Cour suprême des Etats-Unis a confirmé lundi, sans donner de motivations, l’arrêt d’une cour d’appel qui avait jugé inconstitutionnelle la loi de Caroline du Nord obligeant à procéder à une échographie avant tout avortement.

    La loi avait été votée par le parlement à majorité républicaine, et soutenue par le ministre démocrate de la Justice, pour qui le texte répondait à la nécessité d'« informer avant de consentir ».

    Mais selon la cour d’appel qui avait bloqué le texte avant qu’il n’entre en application, l’obligation d’une échographie était un « obstacle injustifié » à l’avortement.

    La vraie raison étant que 70% des femmes changent d’avis quand on leur fait voir l’image de leur bébé et qu’on leur fait entendre ses battements de cœur.

  • Merci François !

    Dans le chaos qu’est devenue l’Eglise, il n’est pas étonnant que l’encyclique (?) de François sur l’environnement ait fuité trois jours avant sa présentation officielle. En lisant ce qu’en dit le site Benoît et moi, je suis tombé sur la traduction d’un paragraphe qui m’a fait éclater de rire tout seul devant mon ordinateur. Comme l’actualité donne rarement l’occasion de rire de bon cœur, je dois dire : merci François !

    Il s’agit du paragraphe 24. Le 23 nous explique doctement qu’il y a un réchauffement climatique, qu’il est préoccupant, et qu’il est dû à l’activité humaine. Le paragraphe 24 en tire les conclusions apocalyptiques, façon Hollywood, sans doute écrites par le scénariste du film gag d’Al Gore – ou d’un film catastrophe à venir. Il faut le lire en entier pour en goûter tout l’humour :

    À son tour, le réchauffement a des effets sur le cycle du carbone. Il crée un cercle vicieux qui aggrave encore plus la situation et qui affectera la disponibilité des ressources essentielles comme l'eau potable, l'énergie et la production agricole des zones les plus chaudes, et provoquera l'extinction d'une partie de la biodiversité de la planète. La fonte des glaces polaires et de celles de haute altitude fait craindre la fuite de gaz naturel, et la décomposition de la matière organique congelée pourrait accentuer encore plus les émissions de dioxyde de carbone. À son tour, la perte des forêts tropicales empire les choses, car elles aident à atténuer le changement climatique. La pollution produite par le dioxyde de carbone augmente l'acidité des océans et compromet la chaîne alimentaire marine. Si la tendance actuelle se poursuit, ce siècle pourrait être témoin de changements climatiques inédits et d'une destruction sans précédent des écosystèmes, avec de graves conséquences pour nous tous. L'élévation du niveau de la mer, par exemple, peut créer des situations d'une extrême gravité si on tient compte du fait que le quart de la population mondiale vit près de la mer ou très près, et que la plupart des mégapoles sont situées en zones côtières.

    D’ailleurs on sait à quoi ressemblera la terre si on ne fait pas attention à ce que dit François, c’est l’illustration de l’article de Radio Vatican qui annonçait la présentation de l’encyclique :

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    Cela dit, j’avoue que François est concurrencé par Marylise Lebranchu, qui a annoncé très sérieusement que la croissance allait permettre d’augmenter substantiellement les salaires des fonctionnaires… début 2017.

    Addendum

    Sandro Magister, « vaticaniste » reconnu depuis 41 ans, a vu son accréditation suspendue pour une durée indéterminée. La lettre est affichée dans la salle de presse du Vatican pour lui faire honte…

    Honte de quoi ? D’avoir rompu l’embargo sur l’encyclique (?) de François ? Techniquement il n’a pas rompu d’embargo, car il n’y avait pas d’embargo. Et ce n’est pas lui qui a décidé de mettre le texte en ligne, c’est la direction de L’Espresso.

    La décision de bannir Sandro Magister est donc une injustice de plus de François.

    A lire, les commentaires italiens traduits par Benoît et moi, ici et , dont voici un extrait :

    On peut raisonnablement penser que Magister paie non pas tant l'anticipation de l'encyclique que le travail constant d'information visant à donner des nouvelles ou mettre en relief des événements ne s'alignant pas au chœur d'adulation qui entoure - et nuit à - ce pontificat. L'accident de l'encyclique n'est qu'un prétexte pour régler les comptes avec un journaliste influent mais dépeint comme étant une référence pour les dissidents. Un signal bien précis lancé par les nouveaux courtisans à tous ceux qui voudraient juste soulever des questions, selon une vieille stratégie: en frapper un afin d'en éduquer cent.

  • Après le black-out...

    La plateforme Haut et Fort était indisponible hier, et il n'y avait donc pas d'accès non plus à mon blog. Les six notes suivantes avaient été préparées pour hier.

  • Saint Grégoire Barbarigo

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    En une de L’Evangéline, « le seul quotidien français en Acadie », le 27 mai 1960.

  • De la férie

    . Factum est, dum tolleret Dominus Eliam per turbinem in caelum, * Eliseus clamabat, dicens: Pater mi, pater mi, currus Israël, et auriga eius.
    . Cumque pergerent, et incedentes sermocinarentur, ecce currus igneus et equi ignei diviserunt utrumque, et ascendit Elias per turbinem in caelum.
    . Eliseus clamabat, dicens: Pater mi, pater mi, currus Israël, et auriga eius.

    Il arriva ceci, alors que le Seigneur enlevait Elie au ciel par un tourbillon : Elisée criait, disant : Mon père, mon père, char d’Israël et son aurige !
    Tandis qu'ils continuaient leur chemin, et qu'ils marchaient en s'entretenant, voici qu’un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent l'un de l'autre, et Elie monta au Ciel par un tourbillon.
    Elisée criait, disant : Mon père, mon père, char d'Israël et son aurige !

    Répons des matines, formé du premier verset, modifié, et des versets 11 et 12 du chapitre 2 du livre IV des Rois.

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    Antiphonaire du couvent des cordeliers de Fribourg, vers 1400.

  • Ségolène et le Roundup

    Le Roundup ayant été enfin déclaré cancérigène, Ségolène Royal demande aux jardineries d’arrêter de vendre ce produit en libre service.

    Elle fait bien. Mais elle ferait mieux d’interdire d’abord aux paysans d’utiliser ce produit comme désherbant entre deux cultures. C’est devenu ahurissant, de voir ces champs, partout, brûlés au Roundup entre deux cultures, comme s’il y avait eu la guerre au napalm. Et c’est particulièrement pénible de voir cela au printemps, quand tout reverdit et que d’immenses champs sont des étendues de mort.

    Comment peut-on laisser les paysans gorger la terre de glyphosate entre deux cultures, avant de la retourner pour produire les petits pois qui vont arriver dans votre assiette, ou le maïs qui nourrira les vaches à lait et les bœufs à viande ?

  • Bagdad : le vol des maisons des chrétiens

    Avec la complicité de fonctionnaires corrompus, des imposteurs et des groupes organisés d’escrocs sont parvenus au cours de ces dernières années à acquérir illégalement des milliers de maisons appartenant à des familles chrétiennes de Bagdad qui ont abandonné la ville pour fuir le chaos, l’instabilité et la violence qui règnent en Irak depuis l’intervention militaire conduite par les Etats-Unis.

    Parmi les dizaines de milliers de chrétiens ayant quitté le pays au cours de ces dernières années, nombreux sont ceux qui n’avaient pas vendu les maisons et autres biens immobiliers, conservant l’espoir de revenir en Irak en des temps plus tranquilles. Mais maintenant, leur éventuel retour serait marqué par une amère découverte, à savoir que leurs propriétés ont changé de mains et que les nouveaux possesseurs sont parvenus dans de nombreux cas à obtenir de faux documents de propriété qui rendent impossible la récupération des biens par des voies légales de la part de leurs légitimes propriétaires.

    Mohammed al-Rubai, membre du conseil municipal de Bagdad, a déclaré dans un récent entretien accordé à une chaîne de télévision que près de 70% des maisons appartenant à des chrétiens dans la capitale irakienne (au moins 7.000 selon l’ONG Baghdad Beituna) ont été expropriés illégalement, les titres de propriété ayant été falsifiés au travers de manumissions du cadastre.

    Selon un rapport publié en février dernier par le site Internet al-Arabi al- Jadeed, des membres des institutions politiques et militaires seraient parmi les bénéficiaires des vols « légalisés » des propriétés chrétiennes.

    (Fides)

  • La résistance s’étend ?

    Naïma Tagourdite est arrivée à Combrée, Maine-et-Loire, le mois dernier, avec ses deux enfants de 6 et 8 ans. Elle a aussitôt demandé des menus de substitution pour que ses enfants ne mangent pas de porc.

    Le directeur lui déclare que le restaurant municipal ne propose pas de repas alternatifs.

    Lettre au maire. Le maire répond la même chose.

    Il précise à Ouest France : « Les menus sont mis en ligne trois mois à l’avance. Elle pouvait donc savoir que notre restaurant n’est pas un self-service. Un plat unique est proposé. »

    Ce qui n’empêche pas le journal de reproduire aussi la pleurnicherie de Naïma qui accuse en quelque sorte la mairie de vouloir faire mourir de faim ses enfants…

  • Eugénisme en Suisse

    Je reprends le bon titre du Salon Beige sur cette information : les Suisses ont voté en faveur d’un amendement constitutionnel permettant le diagnostic pré-implantatoire.

    Par un score sans appel de 61,9%.

    Pourtant les évêques avaient pris position de façon claire et ferme. Et les sondages étaient indécis...

    Six cantons alémaniques ont voté contre, avec en tête les trois cantons à majorité catholique.

    Mais tous les cantons romands ont voté pour. Les Vaudois à près de 85%, les Genevois à 82%. Le Valais catholique à 81% a voté pour à 57%, le Jura catholique à 74% a voté pour à 67%...

  • C’est la guerre

    L’Eglise d’Afrique noire, réunie à Accra sous le commandement du cardinal Sarah, a déclaré la guerre à l’Eglise d’Allemagne, et aux conspirateurs de la Grégorienne (menés par le cardinal Marx).

    Lire l’article de Sandro Magister, qui rend surtout compte de l’excellente analyse du P. Édouard Adé, secrétaire général de l'Université Catholique d'Afrique Occidentale, de la « stratégie des Allemands ».

  • Saint Guy

    Saint Vit (ou Vite, ou Guy), son maître Modeste et sa nourrice Crescence, tous trois martyrs sous Dioclétien, furent célébrés à Rome à partir du VIIe siècle. Ce n’est plus qu’une mémoire dans le calendrier de 1960 ; pourtant la messe est propre, et l’évangile ne se trouve nulle part ailleurs dans le missel. C’est le passage de saint Luc où Jésus dit aux 72 disciples qui reviennent de mission : « Voici que je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds les serpents, et les scorpions, et toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire. » La raison en est que saint Guy est réputé à Rome, non pas pour guérir la « danse » qui porte son nom, mais pour guérir les gens mordus par des chiens enragés, des serpents venimeux ou des tarentules. Le cardinal Schuster écrit : « La diaconie de Saint-Vite existe encore, et les fidèles la fréquentent toujours, particulièrement s’ils ont été victimes de chiens enragés ou de serpents venimeux ; souvent, ils y obtiennent la santé. »

    Et il cite la postcommunion : « Comblés aujourd’hui d’une solennelle bénédiction, nous vous demandons, Seigneur, par l’intercession de vos martyrs Vite, Modeste et Crescence, que la grâce médicinale du Sacrement soit profitable à notre âme non moins qu’à notre corps. »

    Au VIIIe siècle le prieur de Saint-Denis alla chercher à Rome des reliques de saint Guy. En 836, Hilduin les céda à un monastère de Saxe. Cette translation fut marquée par de nombreux miracles, notamment des guérisons d’épilepsie et diverses autres affections neurologiques, dont une qui ressemble beaucoup aux effets de la… piqûre de tarentule. On organisa dans les pays germaniques des pèlerinages aux sanctuaires dédiés à saint Guy, le jour de sa fête, où les malades dansaient jusqu’à perdre la raison. Des médecins ont constaté que beaucoup de malades étaient guéris, mais que l’année suivante, à l’approche de la fête de saint Guy, il leur venait des crampes, des douleurs, des mouvements convulsifs, et des angoisses, et qu’ils devaient refaire le pèlerinage, et la « danse de saint Guy »…

    L’église romaine de saint Guy (dei santi Vito e  Modesto), à côté de l’arc de Gallien, reconstruite en 1477, est une diaconie cardinalice depuis le XIe siècle. En 1900 on lui a ajouté une façade à l’est, derrière le chœur…

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  • Troisième dimanche après la Pentecôte

    L’Évangile est tiré de la collection de paraboles de saint Luc. Au chapitre XVe, nous trouvons trois paraboles qui ont à proprement parler le même sens. Ce sont les paraboles des trois perdus et retrouvés : la parabole de la brebis perdue, de la drachme perdue et de l’Enfant prodigue. Les deux premières paraboles se trouvent dans l’Évangile d’aujourd’hui. Qu’est-ce que le Christ voulait nous dire à tous par ces trois paraboles ? Il nous donne un enseignement très consolant, un véritable message joyeux : celui de la miséricorde de Dieu. Le Seigneur nous l’expose lui-même après chaque parabole : « Je vous le dis, il y aura joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit ». L’Église, elle aussi, veut nous donner cet enseignement consolant.

    C’est ce que nous voyons dans l’antienne de Communion. Au moment où les fidèles reçoivent la sainte hostie, le chœur chante : « Je vous le dis, il y aura joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit ». Nous avons ici une belle antienne de communion. Quand l’Église veut souligner particulièrement un enseignement de l’Évangile, elle extrait cette phrase et la répète dans un de ses chants ; par exemple elle en fait le verset de l’Alléluia ou l’antienne de Communion. Quand elle en fait l’antienne de Communion, elle lui attache encore une autre signification. Elle veut souvent nous dire que c’est précisément dans la communion que cette phrase trouve son accomplissement. Nous sommes, pour ainsi dire, venus à la messe comme des brebis égarées ; mais le bon Pasteur nous a trouvés au Saint-Sacrifice et nous a chargés sur ses épaules. Maintenant, à la communion, nous voyons ses yeux briller de la joie de nous avoir ramenés au bercail. Les cieux s’ouvrent pour ainsi dire au-dessus de nous ; nous voyons les anges rayonner de joie et célébrer avec allégresse notre conversion. A la vérité, cette conversion s’est faite il y a longtemps, au moment de notre baptême. Alors, les cieux s’ouvrirent réellement pour nous et les anges saluèrent avec des transports de joie le nouveau citoyen du ciel. Or, chaque messe renouvelle et perfectionne la grâce du baptême, surtout la messe du dimanche. La sainte communion est pour nous comme le gage et la garantie que le Bon Pasteur nous emporte sur ses épaules vers le bercail.

    Dom Pius Parsch

  • La folie antiraciste est sans limite

    Depuis 2003, une compagnie de transports de Pittsburgh, aux Etats-Unis, affiche sur ses bus des slogans comme « Rockin’ Rollin’  », « Movin’ Groovin’  », « Ziggin’ Zaggin’ ». Ce dernier veut dire « zigzagant », en dissociant « zig » et « zag », ce qui ne se fait pas en français mais peut se faire à l’occasion en anglais.

    Or voici que, douze ans plus tard, une conductrice s’est avisée, en voyant le slogan dans son rétroviseur, qu’à l’envers il fait « niggaz niggiz », et qu’il est donc horriblement raciste, puisqu’il se moque des « niggaz », ce qui se prononce à peu près comme « niggers », les noirs, mot qu’il est strictement interdit de prononcer ou d’écrire aux Etats-Unis (quand on est obligé d’en parler on dit : le « n-word »).

    La conductrice a donc porté plainte. La compagnie s’est immédiatement excusée pour ce « message très préoccupant, blessant et choquant » et a annoncé qu’elle allait le retirer sans tarder. Il reste un problème toutefois : depuis le temps que les slogans sont collés, les lettres (collées l’une à côté de l’autre) vont laisser des traces qui permettront toujours de voir le slogan. Il faudra donc peut-être remplacer toutes les vitres. Ou « poser une sorte de revêtement en vinyle pour être sûr que les traces sont complètement recouvertes »…

    De fait, comme le dit Novopress qui rapporte ce délire, aucune précaution n’est de trop dans une affaire d’une telle importance.

  • Les notes qui ont disparu

    Le site New liturgical movement attire l’attention sur un article fort intéressant de Susan Benofy, dans le nouveau numéro du bulletin Adoremus de l’Association pour le renouveau de la sainte liturgie (La Crosse, Wisconsin).

    Susan Benofy constate que dans le dernier projet de la constitution conciliaire sur la liturgie, Sacrosanctum Concilium, il y avait de nombreuses notes de bas de page faisant référence à des documents pontificaux de saint Pie X (Tra le sollecitudini), Pie XI (Divini Cultus), Pie XII (Mediator Dei, Musicae sacrae disciplina), et aussi à l’instruction De musica sacra et sacra liturgia de 1958. Les renvois les plus nombreux sont naturellement ceux qui concernent Mediator Dei, la grande encyclique liturgique de Pie XII, qui inspire une partie du texte.

    Or, dans le texte final imprimé de la constitution conciliaire, TOUTES ces références aux documents pontificaux antérieurs ont disparu.

    En fait, dès 1964, un des acteurs de la révolution liturgique, le P. Pierre-Marie Gy, avait expliqué la raison de ce phénomène. C’est que, disait-il, dans un document conciliaire, on ne cite que les sources bibliques, liturgiques et patristiques.

    Ce qui est un énorme mensonge, comme chacun peut le constater en allant voir les autres constitutions de Vatican II, qui ont toutes deux de nombreuses références à des documents pontificaux, à commencer par les 12 références bien connues de Lumen gentium à Mystici corporis de Pie XII.

    La vraie raison, comme le souligne Susan Benofy, est bien évidemment qu’on voulait montrer la constitution sur la liturgie comme un document en rupture avec le passé, qui permet donc de faire n’importe quoi, ce qui n’aurait pas été possible si l’on avait gardé les références à l’enseignement liturgique des papes précédents.

  • « La » religion ?

    Remarquable réflexion de Bernard Antony sur « la » religion et « la » radicalisation.

  • Le pape LGBT

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    La conférence épiscopale du Paraguay n’a rien de plus urgent et de plus important à nous annoncer que ceci : au cours de sa visite du 10 au 12 juillet, le pape François rencontrera Simon Cazal, chef du principal lobby LGBT local Somosgay.

    La conférence épiscopale explique : « Il est temps d’apprendre à concevoir une culture qui privilégie le dialogue comme forme de rencontre, la recherche de consensus et d’accords, mais sans séparer cela du souci d’une société juste, mémorielle et sans exclusions. » Sic.

    Cette rencontre est très importante, dit Cazal, parce que « la grande majorité des personnes LGBT au Paraguay sont également profondément catholiques », et donc « beaucoup de personnes gay, lesbiennes, bisexuelles ou transgenre au Paraguay restent tourmentées par une contradiction fictive que les secteurs réactionnaires de l’Eglise ont établie entre la foi religieuse et l’orientation sexuelle »…

  • Le pape François et ses bénisseurs

    J’ai longtemps hésité à publier ces photos, parce que je les trouve très choquantes, et parce que je ne pensais vraiment pas que Jorge Mario Bergoglio devenu pape oserait refaire ce qu’il avait fait à Buenos Aires en tant qu’archevêque.

    Mais si. Il l’a refait. Se faire « bénir » par des dizaines de « pasteurs évangéliques ». Lui le vicaire du Christ. C’était le 7 mai au Vatican.

    Il y avait déjà eu ces photos choquantes du pape se faisant bénir par un retraité de l’industrie du pétrole qui se dit archevêque de Cantorbéry, mais c’était un peu atténué par le costume du personnage, et le fait que la fonction qu’il usurpe est très vénérable. Ici on voit clairement que ce sont des laïcs, et ces laïcs ne sont pas catholiques, et ils sont anticatholiques. Ils « bénissent » le pape en espérant que le pape devienne « évangélique » - ou en reconnaissant qu’il l’est déjà. Plus grave encore, il ne s'agit pas d'une simple bénédiction, mais d'une imposition des mains. Ce qui indique toujours, d'une façon ou d'une autre, la transmission du Saint-Esprit. Or on ne voit pas comment des laïcs non catholiques, tout "pasteurs pentecôtistes" qu'ils soient, pourraient transmettre le Saint-Esprit à un évêque qui a donc reçu par imposition des mains la plénitude du sacerdoce du Christ.

    Bref, voici ces photos, parce qu’il faut connaître la vérité.  C’était le 7 mai au Vatican. L’entrevue était parrainée par le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. L’homme qui tient le pape dans ses bras est son fameux ami Giovanni Traettino, déjà protagoniste de la triste farce de Buenos Aires) à qui il rendit visite le 28 juillet 2014 à Caserte. Le 28 juillet, et non pas le 26 comme le prétendait Radio Vatican. La visite avait bel et bien été programmée pour le 26, mais au dernier moment quelqu’un s’était aperçu que ça ferait très mauvais effet : le 26 est la fête de sainte Anne, et sainte Anne est la patronne de Caserte. Chez les catholiques. Comme le pape est néanmoins le pape des catholiques et que son voyage avait été programmé pour le 26, il est allé à Caserte le 26… pour fêter sainte Anne... et il est retourné le 28 pour rencontrer la communauté évangélique de son ami Traettino, devant laquelle il a prononcé un discours heureusement « privé » (mais... diffusé par le Vatican) sur l’unité des « Eglises réconciliées dans la diversité »…

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  • Saint Antoine de Padoue

    La passion du Christ attire de très nombreuses personnes à lui, plus que tout le reste de sa vie. Se réalise ainsi son dicton (Jean 13,32) : Lorsque je me soulèverai de terre, j'attirerai tout le monde à moi !

    D'après moi, le Seigneur montra ses mains, son flanc et ses pieds aux apôtres pour quatre raisons.

    Premièrement, pour rendre évident qu'il était vraiment ressuscité et nous ôter tout doute.

    Deuxièmement, afin que la colombe, c'est-à-dire l'Eglise ou l'âme fidèle, puisse faire son nid dans ses plaies et se cacher de l'épervier qui menace de l'enlever.

    Troisièmement, pour imprimer dans nos cœurs, en tant que signaux,les stigmates de sa passion.

    Quatrièmement, pour les montrer, en nous priant de partager ses souffrances, afin que nous évitions de le crucifier à nouveau avec les clous des péchés.

    (Extrait d’un de ces sermons qui ont valu à saint Antoine de Padoue d’être fait docteur de l’Eglise par Pie XII.)

    • Une grande grâce et une grande joie : ce matin, une fois encore, grand-messe (de saint Pie V) célébrée par mon évêque…

  • Au Pakistan

    On sait que la loi sur le blasphème est souvent utilisée par les musulmans pour mettre la main sur des terres ou des bâtiments appartenant à des chrétiens.

    En général on accuse le propriétaire d’avoir insulté le prophète de l’islam ou d’avoir brûlé des papiers contenant des versets du Coran. Et le propriétaire se retrouve pour longtemps en prison, et n’a d’autre choix que de vendre son bien (à bas prix) puisque même s’il est innocenté il ne peut retourner chez lui : il sera un « blasphémateur » jusqu’à sa mort : jusqu’à ce qu’un musulman vertueux le tue.

    Mais à Karachi il semble qu’on passe à la vitesse supérieure… Des spéculateurs ont jeté leur dévolu sur l’église d’une communauté protestante intitulée « Eglise de Jérusalem ». Et depuis un mois les membres de cette communauté reçoivent des lettres de menace afin qu’ils renoncent à la propriété de l’église, sous peine de fausses accusations de blasphème. Sic.

  • Etat islamique

    Des commandos de Boko Haram ont entièrement détruit, mardi, trois villages de l’Etat de Borno au Nigeria, faisant au moins 43 morts.

    Dans la nuit de mercredi à jeudi, cinq autres villages ont été attaqués ; 37 personnes ont été tuées.

    Il convient de rappeler que le nom officiel de ce que les sources d’information continuent d’appeler Boko Haram est désormais « Etat islamique d’Afrique de l’Ouest ».

    D’autre part, l’Etat islamique en Libye a pris mardi le contrôle de Syrte, et poursuit sa progression vers l’ouest.

  • Une nouvelle église à Abou Dhabi

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    50 ans après l’ouverture de l’église Saint Joseph, aujourd’hui la cathédrale Saint-Joseph à Abou Dhabi, une deuxième église a été inaugurée hier, par le cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin, le vicaire apostolique d’Arabie du Sud Mgr Paul Hinder, et le ministre de la Culture des Emirats le cheikh Nahyan bin Mubarak Al Nahyan. L’église, dédiée à saint Paul, a été consacrée aujourd’hui par le cardinal Parolin en présence de milliers de fidèles (surtout philippins et indiens).

  • Le Sacré-Cœur

    Vere dignum et justum est, æquum et salutáre,
    nos tibi semper et ubíque grátias ágere :
    Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus :

    Qui Unigénitum tuum, in Cruce pendéntem,
    láncea mílitis transfígi voluísti :
    ut apértum Cor, divínæ largitátis sacrárium,
    torréntes nobis fúnderet miseratiónis et grátiæ :

    et, quod amóre nostri flagráre numquam déstitit,
    piis esset réquies
    et poeniténtibus pateret salútis refúgium.

    Et ídeo cum Angelis et Archángelis,
    cum Thronis et Dominatiónibus,
    cumque omni milítia cæléstis exércitus,
    hymnum glóriæ tuæ cánimus,
    sine fine dicéntes…

    Il est vraiment juste et nécessaire,
    c’est notre devoir et c’est notre salut,
    de vous rendre grâces toujours et partout,
    Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant :

    Vous avez voulu que votre Fils unique suspendu à la Croix,
    fût transpercé par la lance d’un soldat,
    afin que son Cœur ouvert, sanctuaire de la libéralité divine,
    répande sur nous des torrents de miséricorde et de grâce :

    Et que brûlant sans cesse d’amour pour nous,
    il soit pour les âmes pieuses une paisible retraite,
    et pour les âmes pénitentes l’asile du salut.

    C’est pourquoi, avec les Anges et les Archanges,
    avec les Trônes et les Dominations,
    avec la troupe entière de l’armée céleste,
    nous chantons une hymne à votre gloire,
    redisant sans fin…

    Cette belle préface de la messe de la fête du Sacré Cœur n’existe que depuis 1929, quand Pie XI fit composer une nouvelle messe et un nouvel office pour cette fête. Jusque-là, en raison des oppositions à cette dévotion, la liturgie romaine du Sacré-Cœur (qui n'existait que depuis 1856) parlait très peu du Sacré Cœur, et la préface était celle de la Sainte Croix.

    Mais il n’en était pas partout comme à Rome. Je découvre en effet, dans un livre intitulé Heures à l’usage du diocèse de Lyon, de 1814, cette préface qui évoque explicitement le Sacré Cœur (curieusement seulement en français, alors que l’ordinaire de la messe est bilingue, et que les psaumes sont seulement en latin…) — la fête du  Sacré Cœur avait été instituée en 1765 dans tous les diocèses français :

    préface.jpg

  • Cohérence vallsienne

    Manuel Valls avait fait remarquer que la présence de ses enfants dans l’avion qu’il avait emprunté pour aller voir le FC Barcelone à Berlin n’avait « pas impacté le coût » du déplacement. Ce qui est vrai, tout en laissant intacte l’immoralité de la chose.

    Or voilà qu’il a « décidé d'assumer la prise en charge du voyage pour [ses] deux enfants, c'est à dire 2.500 euros ».

    Je donne 2.500 euros pour rembourser ce qui n’a rien coûté…

    D’autre part, il reconnaît « une erreur de communication », « mais il n’y a pas eu de faute ».

    Où ça, une erreur de communication ? Parce qu’il aurait dû se vanter de son voyage avant de partir ?

  • L’étrange retour du maire de Venelles

    Robert Chardon, le maire de Venelles, est revenu chez lui et à sa mairie.

    Il explique dans une lettre étrange qu’il a voulu se faire soigner « dans une sphère totalement privée »... à l’hôpital d’Aix, hospitalisation qui « n’a, à aucun moment, été faite sous contrainte », et il explique ses tweets anti-islam par un « épisode aigu et transitoire d’exaltation d’humeur » dû à la lourdeur de son traitement.

    Le problème, comme le détaille Novopress, est que ça ne correspond pas à ce que l’on savait de l’histoire.