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Le blog d'Yves Daoudal - Page 7

  • Saint Martin

    La séquence d’Adam de Saint-Victor, traduction de L’Année liturgique. On trouvera la partition ici (et même deux).

    Gaude, Sion, quæ diem récolis,
    Qua Martínus, compar Apóstolis,
    Mundum vincens, junctus cœlícolis
    Coronátur.

    Sion, sois dans la joie en célébrant le jour où Martin, l'égal des Apôtres, triomphant du monde, est couronné parmi les habitants des cieux.

    Hic Martínus, pauper et módicus,
    Servus prudens, fidélis víllicus,
    Cœlo dives, civis angélicus,
    Sublimátur.

    C'est lui Martin, l'humble et le pauvre, le serviteur prudent, le fidèle économe : au ciel, à lui la richesse et la gloire, devenu qu'il est concitoyen des Anges.

    Hic Martínus, jam catechúmenus
    Nudum vestit, et nocte prótinus
    Insequénti, hac veste Dóminus
    Est indútus.

    C'est lui Martin, qui catéchumène revêt un pauvre, et le Seigneur, dès la nuit suivante, a revêtu le manteau.

    Hic Martínus, spernens milítiam
    ínimicis inérmis óbviam
    Ire parat, baptísmi grátiam
    Assecútus.

    C'est lui Martin, qui dédaignant les armes, offre d'aller sans nulle défense au-devant des ennemis ; car il est baptisé.

    Hic Martínus, dum offert hóstiam,
    Intus ardet per Dei grátiam:
    Supérsedens appáret étiam
    Globus ignis.

    C'est lui Martin, qui offrant l'hostie sainte, s'embrase au dedans par la divine grâce, tandis qu'un globe de feu apparaît sur sa tête.

    Hic Martínus, qui cœlum réserat,
    Mari præest et terris ímperat,
    Morbos sanat et monstra súperat,
    Vir insígnis.

    C'est lui Martin, qui ouvre le ciel, commande à l'océan, donne des ordres à la terre, guérit les maladies, chasse les monstres, ô l'homme incomparable !

    Hic Martínus, nec mori tímuit,
    Nec vivéndi labórem réspuit,
    Sicque Dei se totum tríbuit
    Voluntáti.

    C'est lui Martin, qui ne craignit point de mourir, qui ne refusa point le labeur de vivre, et de la sorte à la divine volonté s'abandonna tout entier.

    Hic Martínus, qui nulli nócuit,
    Hic Martínus, qui cunctis prófuit,
    Hic Martínus, qui trinæ plácuit
    Majestáti.

    C'est lui Martin, qui ne nuisit à personne ; c'est lui Martin, qui fit du bien à tous ; c'est lui Martin, qui plut à la trine Majesté.

    Hic Martínus, qui fana déstruit,
    Qui gentíles ad fidem ímbuit,
    Et de quibus eos instítuit
    Operatur.

    C'est lui Martin, qui renverse les temples, lui qui instruit dans la foi les gentils, et de ce qu'il enseigne leur donne en ses œuvres l'exemple.

    Hic Martínus, qui tribus mórtuis
    Méritis dat vitam præcípuis,
    Nunc moméntis Deum contínuis
    Contemplátur.

    C'est lui Martin, qui sans pareil en mérites, rend la vie à trois morts ; maintenant il voit Dieu pour toujours.

    O Martíne, pastor egrégie,
    O cœléstis consors milítiæ,
    Nos a lupi deféndas rábie
    Sæviéntis.

    O Martin, pasteur excellent, ô vous qui faites partie de la céleste milice, défendez-nous contre la rage du loup furieux.

    O Martíne, fac nunc quod gésseras,
    Deo preces pro nobis ófferas,
    Esto memor, quam nunquam déseras
    Tuæ gentis. Amen.

    O Martin, faites maintenant comme autrefois : offrez pour nous à Dieu vos prières ; souvenez-vous, pour ne jamais l'abandonner, de cette nation qui est vôtre. Amen.

    *

    Voir aussi :

    - la prière de saint Martin.

    - l’alléluia de la messe.

    - la mort de saint Martin par Sulpice Sévère (et les antiennes qui en sont extraites).

  • Transparence…

    Le 20 novembre, les ministres des Affaires étrangères de l’UE voteront pour déterminer laquelle des 19 villes candidates accueillera l’Agence européenne de médecine, et laquelle des 8 villes candidates accueillera l’Autorité bancaire européenne, après le Brexit.

    Les ministres écriront leurs choix sur des feuilles de papier, qui aussitôt après… seront détruites. C’est une grande première.

    Après la réunion aura lieu une conférence de presse où sera proclamé le choix des villes.

    Les bulletins seront détruits parce qu’il avait été décidé que ce serait un scrutin « secret »…

    Secret mais compliqué : il faut bien s’amuser un peu. Pour chaque agence, il peut y avoir trois tours. Au premier tour, chaque Etat membre a trois votes : l’un qui vaut trois points, un autre qui vaut deux points, le troisième un point. Si une ville obtient 14 points au premier tour, elle a gagné.

    Mais personne ne saura qui a voté quoi et quelles villes ont obtenu tant de points, puisque tout sera détruit. Le Conseil européen invente le vote dont on ne connaîtra aucun chiffre, qui ne fera donc l’objet d’aucune publication dans la base de documents de l’UE.

    Une autre règle du système de vote veut qu’une ville l’emporte si elle obtient 14 points avec seulement des votes à trois points, alors qu’une autre ville aura eu plus de points, mais avec des votes à un ou deux points. Ce sont les « trois points » qui priment…

    Ainsi, n’importe quel pays candidat pourra faire valoir que c’est lui qui a eu le plus de voix et qu’il aurait dû avoir l’Agence, et personne ne pourra le contester puisque tout aura été détruit.

    Je me demande jusqu’où ils vont aller.

  • En Irak

    Différentes personnalités irakiennes protestent contre les amendements au Code du statut personnel adoptés en catimini la semaine dernière par le Parlement et demandent leur retrait. Au moment du vote, une quinzaine de députés étaient sortis du Parlement pour tenter, en vain, que le quorum ne soit pas atteint (mais selon un député chrétien le quorum n’était réellement pas atteint).

    En résumé, ces amendements vont faire ressembler ce Code, qui était lors de sa promulgation en 1959 l’un des plus « progressistes » du monde arabe, à celui de l’Etat islamique. Ils rétablissent par la bande, de façon subreptice, ce que le « Conseil de gouvernement » chiite de 2003 avait tenté d’imposer : un décret qui comportait deux articles : 1. Application de la charia pour toutes les affaires de statut personnel. 2. Abrogation de toute loi non conforme à l’article 1. C’était tellement caricatural que le gauleiter américain qui parrainait le Conseil avait dû s’y opposer.

    Or deux amendements adoptés la semaine dernière aboutissent au même résultat : toute personne peut demander que le tribunal civil juge selon la charia, et aucune autre loi contrevenant celle-ci ne peut être appliquée.

    Cela aboutit à rétablir la dhimmitude, et à légaliser tout ce que contient la charia, dont le mariage des petites filles, l’interdiction pour des non-musulmans d’hériter de musulmans (mais l’inverse est permis), l’interdiction pour un non-musulman d’avoir la garde d’un enfant mâle musulman, lequel est forcément musulman s’il a un parent musulman (et la femme musulmane divorcée ne peut garder son enfant mâle que jusqu’à deux ans), l’invalidité des témoignages des non-musulmans s’il y a des témoins musulmans, les femmes musulmanes étant interdites de témoignage sauf cas particuliers, etc.

    Les défenseurs des droits des minorités, des femmes et des enfants appellent à ce que soit saisie la Cour suprême, qui pourrait juger la loi anticonstitutionnelle… ou pas, vu que la Constitution dispose que « l’islam est la religion officielle de l’Etat et une source fondamentale de la législation »…

  • Ecriture "inclusive"

    A lire sur le Salon Beige, un excellent texte sur l’écriture soi-disant inclusive, qui remet les pendules à l’heure en matière de grammaire, et de genre.

  • Liban et Saoudie

    Le patriarche maronite Bechara Boutros Raï a rencontré hier le président libanais Michel Aoun au palais présidentiel de Baabda. Il n’y a eu aucune déclaration officielle, mais de source anonyme on a appris que le patriarche ne reportait pas son voyage à Riyad, et qu’il en profiterait pour rencontrer Hariri pour « l’interroger sur la situation ». Et il dira aux responsables saoudiens que le Liban « ne peut pas accepter les guerres des autres sur son sol, ni le conflit entre l’Iran et l’Arabie saoudite ».

    Mais l’Arabie saoudite a demandé hier à tous ses ressortissants de quitter le Liban « au plus vite »… Et le fait est que le conflit entre l’Iran et l’Arabie saoudite traverse le Liban comme on le voit avec le Président chrétien allié du Hezbollah et le Premier ministre de nationalité saoudienne…

    Le voyage du patriarche est prévu pour le 13 novembre. Il aurait reçu « l’autorisation de principe » de rencontrer Hariri (le chef de l’Eglise du Liban aurait l’autorisation de rencontrer le Premier ministre du Liban…), lequel avait dit qu’il rentrerait au Liban cette semaine…

  • Saint André Avellin

    Le 10 novembre 1608, saint André Avellin, 87 ans, était très affaibli et savait qu’il allait mourir. Il voulut célébrer la messe une dernière fois, malgré l’avis de son entourage. Mais il ne put que dire que les premiers mots : « Introibo ad altare Dei », qu’il répéta trois fois. Je vais à l’autel de Dieu. Puis il s’affaissa. Le frère qui le servait put l’empêcher de tomber. On l’emporta. Il reprit connaissance, communia, reçut l’extrême onction, et mourut.

    Cette mort de saint André Avellin est un sublime hommage à la messe traditionnelle. Or c’est ce moment qui est le plus souvent représenté sur les tableaux ou images pieuses. Et l’on prie saint André Avellin pour avoir la grâce de ne pas mourir subitement – alors que la plupart de nos contemporains, même « catholiques », considèrent que la bonne mort est celle qu’on ne voit pas venir…

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  • Glyphosate et démocratie

    Comme on pouvait le prévoir, la Commission européenne a échoué ce matin à faire renouveler la licence du glyphosate pour cinq ans (après avoir échoué à la faire renouveler pour 15 ans, puis pour 10 ans).

    Il y a eu 14 pays pour la proposition, 9 contre (dont la France), et 5 abstentions (dont celle de l’Allemagne qui est déterminante pour la non-obtention d’une majorité qualifiée).

    Il est rare, et même rarissime, que la Commission européenne soit ainsi rembarrée. En général les Etats membre disent oui à tout, sous réserve de quelques modifications marginales, histoire de montrer qu’on n’est pas complètement des esclaves.

    Ainsi l’affaire du glyphosate a le mérite de montrer un aspect très méconnu de la très particulière démocratie européenne (dont l’exécutif, faut-il le rappeler, n’a été élu par personne). Quand la Commission n’arrive pas à ses fins et que le temps presse (la licence du glyphosate expire le 15 décembre), elle réunit un "comité d’appel", ce qu'elle va donc faire. Le "comité d'appel" est formé de représentants de haut niveau des Etats membres. Ou bien le comité d’appel rend les armes, ou bien il persiste dans l’opposition. Dans ce cas… c’est la Commission européenne qui prend la décision finale…

  • Dédicace de l’archibasilique du Très Saint Sauveur

    L’hymne Urbs Jerusalem beata, dans sa version non revue par Urbain VIII, par les moines du Barroux. Avec la traduction, très libre et très grand siècle (avec quelques belles pépites), de Lemaître de Sacy.

    Urbs Jerusalem beata,
    Dicta pacis visio,
    Quae construitur in caelis
    Vivis ex lapidibus,
    Et Angelis coronata,
    Ut sponsata comite.

    Sainte Jérusalem, beau séjour, ville aimable,
    Qui contemples sans cesse en ta paix ineffable
    Les biens que nous croyons,
    Dieu te bâtit au ciel de pierres animées
    Et de ces purs esprits les troupes enflammées
    T'ornent de leurs rayons.

    Nova veniens e caelo,
    Nuptiali thalamo
    Praeparata, ut sponsata
    Copuletur Domino :
    Plateae et muri ejus
    Ex auro purissimo.

    Je te vois dans l'éclat d'une beauté nouvelle
    Paraître en ce grand jour comme épouse immortelle
    Du monarque des cieux.
    Il dresse en toi son temple et sa splendeur royale
    Ouvrant tous ses trésors, ses richesses étale
    En tes murs précieux.

    Portae nitent margaritis
    Adytis patentibus :
    Et virtute meritorum
    Illuc introducitur
    Omnis qui ob Christi nomen
    Hic in mundo premitur.

    Du clair feu des rubis, tes portes éclatantes
    Mènent aux pavés d'or de tes places luisantes
    Comme un cristal très pur.
    Jésus aux saints guerriers pour conquête te donne;
    Et qui porte sa croix portera sa couronne
    Sur tes trônes d'azur.

    Tunsionibus, pressuris
    Expoliti lapides,
    Suis coaptantur locis
    Per manus artificis,
    Disponuntur permansuri
    Sacris aedificiis.

    C'est lui dont l'art secret et la grâce divine
    Choisit, taille et polit les pierres qu'il destine
    À ton brillant palais.
    Et, lorsque ton ciseau leur a sa forme empreinte,
    Il les place en leur rang dans ta superbe enceinte
    Pour y luire à jamais.

    Gloria et honor Deo
    Usquequaque altissimo,
    Una Patri, Filioque,
    Inclyto Paraclito,
    Cui laus est et potestas
    Per aeterna saecula. Amen.

    Règne, ô Père éternel, qui, te voyant toi-même,
    Produis ton Verbe, égal à ta grandeur suprême,
    Ta gloire et ta clarté.
    Règne ô Fils, qui formas ce que le monde enserre;
    Règne Esprit, de tout être au ciel et dans la terre,
    Nœud, vie, âme, unité.

  • Les bons conseils de l’archevêque de Berlin

    Sur le site internet de l’archevêché de Berlin est apparue une page intitulée « Conseils pratiques pour l’utilisation de méthodes dans le travail pédagogique sexuel avec les groupes de jeunes » (sic).

    Naturellement, il est nécessaire d’éliminer les « tabous », les « préjugés », les « stéréotypes », y compris sur l’homosexualité ou la masturbation, tout en cherchant à résoudre la « tension » entre ces comportements, qui relèvent de l’identité de la personne, et la (lamentable) doctrine « officielle » de l’Eglise.

    Les Conseils pratiques répondent à la question : « Quand est-il normal d’avoir des relations sexuelles ? »

    Et la réponse n’est pas simple…

    L’archevêché aborde donc toute une série de scénarios.

    Ainsi le scénario 2 est celui d’un homme de 22 ans qui veut coucher avec une fille de 15 ans. Est-ce possible ? Réponse de l’archevêché catholique de Berlin : « En principe les personnes majeures peuvent coucher avec des mineurs, à condition qu’il s’agisse d’un acte sexuel consenti. Cela devient difficile, cependant, si l’acte sexuel est contraint. »

    Scénario 5. « Laura, 15 ans, aimerait coucher avec son petit ami et envisage divers contraceptifs. » Mais elle a peur que ses parents le découvrent. L’archidiocèse catholique de Berlin déclare que, puisque Laura a moins de 16 ans, son médecin peut informer ses parents qu’elle veut des contraceptifs oraux. Cependant, Laura peut « essayer de convaincre le médecin qu’elle est assez mature pour prendre la décision ».

    L’archidiocèse catholique de Berlin ajoute que « pour les moins de 14 ans il sera difficile d’obtenir une ordonnance pour des contraceptifs car les rapports sexuels pour les moins de 14 ans sont interdits par la loi ». Qu’à cela ne tienne, cependant, dit l’archidiocèse catholique de Berlin en s’adressant directement au gamin ou à la gamine : « « Les adolescents peuvent acheter des contraceptifs en vente libre comme les préservatifs et les diaphragmes dans n’importe quelle pharmacie. Si tu es gêné de les demander dans une pharmacie, tu peux les acheter de façon anonyme au supermarché. »

    Scénario 6. Milena a une « grossesse non désirée ». Après quelques considérations, l’archevêché catholique de Berlin déclare : « Dans un contexte de grossesse conflictuelle, on peut donner des conseils à Milena sur la possibilité d’un avortement ». « Même les filles de moins de 18 ans ont l’opportunité en principe de pouvoir interrompre leur grossesse sans sanction au cours des douze premières semaines. » « Lors de la consultation, le père de l’enfant à naître ou même ses parents [les parents de Milena] peuvent être présents si elle le souhaite. Quoi que Milena décide, elle doit obtenir un conseil et le droit à un soutien psychologique. »

    D’autres scénarios évoquent des relations lesbiennes (avec une mineure) ou un garçon qui veut consulter sur une maladie vénérienne sans que ses parents le sachent. Chaque fois ils sont dans le cadre des « droits » des mineurs.

    Il y a eu une protestation de catholiques sur le scénario 6. Seulement celui-là. Parce que, quand même, on y voit un archidiocèse catholique faire ouvertement l’apologie de l’avortement.

    Alors l’archevêché catholique de Berlin a consenti à ajouter un paragraphe au scénario 6, disant qu’il est « difficile » d’enseigner ce que dit la loi en étant « complètement détaché des questions morales », et que le « contexte ecclésiastique » « offre le thème de la “protection de la vie” ». Sic.

    Voilà qui « clarifie », a dit l’archevêque, Mgr Heiner Koch, le fait que les valeurs chrétiennes doivent être enseignées en même temps que les « conseils ». Et l’on a même ajouté, figurez-vous, pour faire plaisir aux rigides pharisiens pélagiens racornis dans leur doctrine d’un autre âge, qu’on ne doit pas faire pression sur les jeunes filles pour qu’elles avortent.

    Fabuleux…

    (Il est clair que cette page du site de l’archidiocèse a été rédigée par des détraqués sexuels pédophiles, et que s’il y avait une justice en Allemagne ils seraient poursuivis, d’autant qu’ils donnent ouvertement des conseils illégaux.)

  • Les Suédoises parlent français

    Je découvre sur Fdesouche la réaction dépitée de l’"ambassadeur de Suède" au fait que les personnalités parisiennes invitées à l’inauguration d’un buste de Strindberg derrière l’église Saint-Sulpice ne se soient pas déplacées, alors que l’événement était largement salué par la presse suédoise et que le ministre de la Culture de Suède avait fait le déplacement.

    Ce qui attire l’attention est que le compte Twitter « ambassadeur de Suède » est illustré par la photo d’une femme.

    Je me suis dit d’abord que c’était simplement l’intitulé du compte Twitter officiel de l’ambassade.

    Je suis donc allé voir sur le site de l’ambassade. Où il est bien spécifié que Veronika Wand-Danielsson est « ambassadeur » de Suède en France, alors qu’au Quai d’Orsay on l’appelle Madame l’ambassadrice (et que celle-ci ne se prive pas de rappeler qu’en français « madame l’ambassadrice » désigne la femme de l’ambassadeur).

    Pourtant Dieu sait si le politiquement correct règne en Suède…

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