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Le blog d'Yves Daoudal - Page 7

  • Chapelle de neige

    Alexandre Bityokhin, ancien ouvrier du bâtiment, qui habite un village de la région d’Omsk, en Sibérie, s’est construit sa chapelle en… neige. Il lui a fallu 45 jours, et des voisins ont apporté leurs icônes…

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  • A Cracovie

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    Le nouvel archevêque métropolitain de Cracovie est Mgr Marek Jędraszewski. Il a célébré sa messe d’intronisation au maître autel de la cathédrale royale du Wawel, donc ad orientem. Et il avait revêtu le rational de sainte Edwige.

    Edwige, de la maison de d’Anjou-Sicile, fille du roi Louis de Hongrie, avait été sacrée roi de Pologne en 1384 à l’âge de 12 ans. La cathédrale du Wawel résonne encore de la voix du Crucifié qui avait demandé à la petite fille d’accepter ce trône, ce qui était pour elle une grande épreuve (le grand crucifix est toujours là). Edwige, qui n’avait plus rien quand elle est morte parce qu’elle avait tout donné aux pauvres (on voit son sceptre en bois dans la cathédrale), aimait confectionner des ornements liturgiques.

    C’est certainement avec une grande émotion que les Polonais, et au premier chef le président de la République qui était présent, ont pu voir le nouvel archevêque de Cracovie revêtu du rational de sainte Edwige.

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    (Extrait d'un article de l'abbé Eugène Martin)

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  • Sainte Martine

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     En 1634, Pierre de Cortone, chargé de restaurer la crypte de l’antique basilique Sainte-Martine de Rome, y découvrit les reliques de cette martyre. L’année suivante, Urbain VIII institua sa fête, il fit reconstruire la basilique, par Pierre de Cortone. Sous le maître autel fut installé un gisant représentant sainte Martine après son martyre. L’œuvre est de Niccolo' Menghini, qui était un collaborateur du Bernin. Elle est manifestement influencée par le célèbre et saisissant gisant de sainte Cécile de Stefano Maderno (montrant le corps de sainte Cécile tel qu’on le retrouva).

    A priori sainte Martine paraît dormir dans une absolue sérénité. Si l’on regarde plus attentivement, on constate que sa tête est séparée du corps et repose sur une urne… Car elle avait été décapitée. Pierre de Cortone fit un reliquaire pour son crâne.

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  • Quatrième dimanche après l’Epiphanie

    Les messes dominicales qui suivent, jusqu’à la septuagésime, n’ont pas de chants spéciaux, mais reprennent ceux du IIIe dimanche. C’est une anomalie qui s’explique par le fait de l’incertitude même qui domine cette dernière partie du cycle après l’Épiphanie. Tout dépendait du commencement du jeûne quadragésimal ; or, dans plusieurs lectionnaires romains, ce cycle comprenait jusqu’à dix semaines, tandis que d’autres en émanèrent à peine trois. Les derniers dimanches après la Pentecôte se trouvent dans des conditions identiques ; aussi tout donne à penser que, vu l’absence de chants spéciaux pour ces dimanches supplémentaires, la rédaction grégorienne de l’antiphonaire représente vraiment l’usage du VIIe siècle.

    Bienheureux cardinal Schuster

    L’offertoire de ces messes est curieusement le même que celui de la messe du jeudi saint. Le sens n’est pas le même, bien que l’expression soit identique : celle de la puissance et de la majesté du Christ. En ce quatrième dimanche après l’Epiphanie, ce chant illustre le miracle de la tempête apaisée par un simple geste de la « droite » du Christ Dieu Roi de la Création qui manifeste sa puissance « aux hommes » et les sauve de la noyade. Le jeudi saint, le Christ chante sa victoire sur la mort, et par lui les chrétiens qui participent à cette victoire par l’eucharistie.

    Déxtera Dómini fecit virtutem, déxtera Dómini exaltávit me : non móriar, sed vivam, et narrábo ópera Dómini.

    La droite du Seigneur a fait éclater sa puissance, la droite du Seigneur m’a exalté. Je ne mourrai point, mais je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur.

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    Par les moines de Ligugé, 1958 :
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  • Feu l’Ordre de Malte

    Le « Souverain » Conseil de l’Ordre de Malte s’est réuni aujourd’hui et, comme on s’y attendait, a capitulé face au pape. Il « accepte » la « démission » du Grand Maître, et la nomination d’un « Délégué » du pape.

    Le Grand Commandeur remplace le Grand Maître comme « lieutenant intérimaire », et, puisque par diktat pontifical toutes les décisions de l’« Ordre Souverain » depuis le 6 décembre sont nulles et non avenues, le distributeur de préservatifs Boeselager (dont le frère vient d’être nommé par le pape à la banque du Vatican) est rétabli dans ses fonctions de Grand Chancelier.

    Hier le pape a envoyé aux membres du « Souverain » Conseil une lettre dans laquelle il reprend à son compte ce qui figure dans la lettre du cardinal Parolin, soulignant notamment la nomination prochaine d’un « Délégué Spécial » « dans la perspective du Chapitre extraordinaire et pour commencer une étude de certains aspects de la Charte constitutionnelle »…

    Le lieutenant intérimaire s’occupera des relations avec les Etats, le délégué « s’occupera du renouveau spirituel de l’Ordre »… Il est question deux fois de l’« étroite coopération » entre les deux hommes « pour le bien de l’Ordre ». Et deux fois aussi le pape dit que la spécificité de l’Ordre, qui est d’être un institut religieux laïc et un sujet de droit international, doit être un soutien pour un service plus efficace selon son charisme propre, « tuitio fidei et obsequium pauperum », donc que l’indépendance ne peut pas être invoquée en soi, elle n’a d’autre fonction que le service…

  • Violences conjugales

    Le monde politiquement correct s’émeut du vote du Parlement russe qui a « dépénalisé les violences conjugales », sans chercher à savoir de quoi il s’agit. Mais puisque c’est dans le pays de Poutine, c’est forcément très mal, et il n’est pas besoin d’aller plus loin que l’intitulé de la loi pour comprendre que c’est tout simplement la permission donnée aux Russes de tabasser leurs épouses autant qu’ils le veulent.

    La réalité est tout autre, et même inverse. C’est une loi de protection des femmes.

    Ce qui est dépénalisé, c’est-à-dire ce qui sort du code pénal, ce sont les violences sans incidence sur la santé de la victime. Ces violences sont désormais considérées comme les autres violences qui ne portent pas atteinte à l’intégrité physique. Elles peuvent être poursuivies, mais sur le plan administratif, avec amende et travaux d’intérêt général à la clef.

    Les violences avec incidence sur la santé de la victime continuent d’être pénalisées.

    Là où c’est un progrès, c’est que, en raison des règles complexes de la procédure pénale, la police peut désormais intervenir plus facilement et rapidement s’il ne s’agit pas de faits susceptibles de qualification pénale, et prendre la mesure administrative qui s’impose le cas échéant, par exemple éloigner l’agresseur pendant deux semaines.

  • Mike Pence

    Traduction de l’allocution de Mike Pence à la Marche pour la Vie de Washington.

    Merci Karen et Charlotte, et merci à tous. De la part du président Donald Trump, de ma femme Karen, et de ma fille Charlotte, je vous souhaite à tous la bienvenue à Washington DC pour la 44e Marche annuelle pour la vie. C'est un bon jour. C'est le meilleur jour que j'ai jamais vu pour la Marche pour la vie, à bien des égards.

    Je suis profondément ému de me présenter devant vous aujourd'hui. Je suis profondément ému d'être le premier vice-président des États-Unis à avoir le privilège d'assister à cet événement historique.

    Il y a plus de 240 ans, nos fondateurs ont écrit des mots qui ont eu un écho à travers les âges.

    Ils ont déclaré que ces vérités sont des évidences que nous sommes tous dotés par notre Créateur de certains droits inaliénables, et que parmi eux se trouvent la vie, la liberté et la poursuite du bonheur.

    Il y a 44 ans, notre Cour suprême a tourné le dos au premier de ces idéaux intemporels.

    Mais aujourd'hui, en trois générations, grâce à vous tous, et aux milliers de personnes qui sont avec nous dans des marches comme celle-ci dans toute la nation, la vie est à nouveau gagnante en Amérique.

    Cela est évident dans l'élection de majorités pro-vie, et au Congrès des États-Unis d'Amérique. Mais c'est plus qu’évident dans l'élection historique d'un président qui représente une Amérique plus forte, une Amérique plus prospère, un président qui, je le dis avec fierté, défend le droit à la vie - le président Donald Trump .

    Le président Trump m'a demandé d’être avec vous aujourd'hui. Il m'a demandé de vous remercier pour votre soutien, votre engagement pour la vie, et pour votre compassion pour les femmes et les enfants d'Amérique.

    Il y a une semaine, aujourd'hui, sur les marches du Capitole, nous avons assisté à l’investiture du 45e président des États-Unis. Je peux vous dire d'emblée que notre président est un homme aux larges épaules avec un grand cœur. Sa vision, son énergie, son optimisme sont illimités et je sais qu'il va rendre sa grandeur à l'Amérique.

    Dès son premier jour de fonction il a tenu ses promesses au peuple américain.

    J'aime dire que là-bas au 1600 Pennsylvanie Ave. [adresse de la Maison Blanche], nous sommes dans une entreprise de tenue des promesses.

    C'est pourquoi lundi, le président Trump a rétabli la politique de Mexico pour empêcher l'aide à l’étranger de financer des organisations qui font la promotion ou qui pratiquent des avortements dans le monde.

    C'est pourquoi ce gouvernement travaillera avec le Congrès pour mettre fin au financement par les contribuables de l'avortement et des fournisseurs d'avortement, et nous allons consacrer ces ressources aux services de santé pour les femmes à travers l'Amérique.

    Et c'est pourquoi la semaine prochaine, le président Donald Trump annoncera la nomination à la Cour suprême d’un juge qui soutiendra les libertés données par Dieu et consacrées dans notre Constitution, dans la tradition de feu le grand juge Antonin Scalia.

    Vous voyez, la vie gagne en Amérique. Et aujourd'hui est une célébration de ce progrès que nous avons accompli pour cette cause. Vous savez, depuis longtemps je crois qu'une société peut être jugée par la façon dont nous prenons soin de ses membres les plus vulnérables, les personnes âgées, les infirmes, les handicapés et les enfants à naître.

    Nous sommes arrivés à un moment historique dans la cause de la vie. Et nous devons vivre ce moment avec respect et compassion pour chaque Américain.

    La vie est gagnante en Amérique pour de nombreuses raisons.

    La vie est gagnante à travers les progrès constants de la science qui éclaire de plus en plus, chaque jour, quand commence la vie. La vie est gagnante grâce à la générosité de millions de familles adoptives qui ouvrent leurs cœurs et leurs foyers aux enfants dans le besoin. La vie est gagnante grâce à la compassion des soignants et des bénévoles dans les centres d’aide aux femmes enceintes et les organisations confessionnelles qui s’occupent des femmes dans les villes à travers ce pays.

    Et la vie est gagnante à travers les conseils discrets entre mères et filles, grands-mères et petites-filles, entre amis autour des tables de cuisine, autour d’un café dans les campus universitaires. La vérité est dite. La compassion surmonte la commodité. Et l'espoir vainc le désespoir.

    En un mot, la vie est gagnante en Amérique grâce à vous tous.

    Je vous exhorte donc à continuer. Mais comme il est écrit: «Que votre douceur soit évidente pour tous.» Que ce mouvement soit connu pour l'amour, pas pour la colère. Que ce mouvement soit connu pour la compassion, pas pour la confrontation. Quand il s'agit de questions de cœur, il n'y a rien de plus fort que la douceur.

    Je crois que nous continuerons à gagner les cœurs et les esprits de la génération montante si nos cœurs se brisent d'abord pour les jeunes mères et leurs enfants à naître et si chacun de nous faisons tout ce que nous pouvons pour les rencontrer où elles sont, avec générosité, sans jugement.

    Pour guérir notre pays et rétablir une culture de la vie, nous devons continuer à être un mouvement qui embrasse tout le monde, qui s'occupe de tous et qui montre le respect de la dignité et de la valeur de chaque personne.

    Sur le mur du Mémorial de Jefferson sont inscrits les mots de notre troisième président, qui nous a conseillé, il y a si longtemps, de nous rappeler que Dieu nous a donné la vie et nous a donné la liberté.

    Au nom du Président des États-Unis et de ma petite famille, nous vous remercions pour votre engagement pour la vie. Nous vous remercions de votre compassion. Nous vous remercions pour votre amour pour les femmes et les enfants de l'Amérique.

    Et soyez sûrs, soyez sûrs, qu’à vos côtés, nous ne nous lasserons pas, nous ne nous reposerons pas jusqu'à ce que nous ayons restauré une culture de la vie en Amérique pour nous-mêmes et pour notre postérité. Merci et que Dieu vous bénisse.

    Et que Dieu bénisse les États-Unis d'Amérique.

  • Saint Pierre Nolasque

    Deus, qui in tuæ caritátis exémplum ad fidélium redemptiónem sanctum Petrum Ecclésiam tuam nova prole fœcundáre divínitus docuísti : ipsíus nobis intercessióne concéde ; a peccáti servitúte solútis, in cælésti pátria perpétua libertáte gaudére : Qui vivis et regnas…

    O Dieu, qui, pour donner un exemple de votre charité, avez divinement inspiré à saint Pierre de rendre votre Église mère d’une nouvelle famille pour la rédemption des fidèles captifs, acordez-nous, par son intercession, d’être délivrés de la servitude du péché, et de jouir de la liberté sans fin dans la céleste patrie.

    Rappel

    Les trois visions de saint Pierre Nolasque par Zurbaran.

    La vie de saint Pierre Nolasque dans la Vie des saints de Butler.

    *

    • Dans mon diocèse, c'est la fête de saint Gildas.

    • Dans mon bréviaire monastique, c'est saint Cyrille d'Alexandrie. Et cela donne lieu à une étonnante conjonction. Car hier c'était saint Jean Chrysostome. Les secondes vêpres de saint Jean Chrysostome télescopent les premières vêpres de saint Cyrille et on dit les deux oraisons. Or Cyrille, qui était le neveu et successeur de Théophile, le grand persécuteur de Jean Chrysostome, refusa toute sa vie de reconnaître celui-ci comme catholique. Au pape qui lui demandait de citer Jean Chrysostome dans les diptyques il avait répondu: "Citer cette personne (il ne voulait même pas dire son nom), ce serait comme rétablir Judas parmi les apôtres." D'où sans doute un surcroît d'animosité de Cyrille contre Nestorius qu'il fit (justement) condamner au concile d'Ephèse: Nestorius est le patriarche de Constantinople qui avait pleinement réhabilité Jean Chrysostome, en instituant une fête annuelle en son honneur...

  • America great again

    Donald Trump: La Marche pour la Vie est si importante. A vous tous qui marchez – vous avez mon entier soutien !

    Mike Pence parle à la Marche pour la Vie à Washington : « la vie est de nouveau gagnante en Amérique. »

  • Du jamais vu

    Tweet du porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer :

    Merci à tous ceux qui sont venus à Washington aujourd’hui à la Marche pour la Vie pour montrer leur soutien à la vie et à l’adoption.

  • La petite martyre d’Amoris laetitia

    La bienheureuse Laura Vicuña est morte pour que sa mère qui vivait en concubinage… trouve un curé qui lui donne la communion ? Non, pour que sa mère respecte la sainteté du mariage.

    Anne Dolhein raconte ici cette touchante histoire.

  • Cochons humains

    Des chercheurs ont pour la première fois créé des embryons chimères contenant des cellules souches humaines et porcines, selon une étude publiée hier dans la revue américaine Cell.

    La justification de cette horreur est bien entendu médicale : il s’agit à terme de développer des organes humains dans des animaux afin de les greffer à des personnes malades… (« Mais nous en sommes encore loin », reconnaît le principal auteur.)

    Une expérience récente a déjà permis de faire développer un pancréas, un cœur et des yeux de rats dans des embryons de souris.

  • Au Pakistan

    Les sénateurs pakistanais ont entamé un débat sur une éventuelle modification des lois sur le blasphème. On donnera le nom de l’héroïque sénateur (musulman) à l’origine de ce débat : Farhatullah Baber. Car il risque sa vie.

    C’est la quatrième tentative de débattre de cette législation introduite sous la dictature du général Zia en 1982 et 1986.

    La première avait été celle de Benazir Bhutto, arrivée au pouvoir en 1988. Mais une fatwa la condamnant à mort avait eu raison de ses velléités…

    La deuxième avait été celle d’un parlementaire zoroastrien, en 2007. Sa proposition de loi avait été immédiatement rejetée par le ministre des Affaires parlementaires au motif constitutionnel qu’aucune loi ne peut contredire la charia.

    La troisième avait été celle de Sherry Rehman, en 2010. Elle fut menacée de mort et retira sa proposition de loi. L’année suivante, deux militants du changement de la loi, le gouverneur du Pendjab, Salman Taseer, et le ministre catholique des minorités, Shahbaz Bhatti, étaient assassinés.

    On ne sait jusqu’où ira l’examen cette fois-ci. Un recours a été déposé devant la Haute Cour de Lahore, pour lui demander d’interrompre le débat, parce que « le Parlement ne peut faire une loi contraire aux principes islamiques ».

  • En Birmanie

    Deux pasteurs baptistes Kachin ont été arrêtés par l’armée en Birmanie la veille de Noël. Mardi, ils ont été remis à la police et ils ont été inculpés pour avoir donné des informations aux médias sur la destruction par l’armée de l’air d’une église catholique en décembre, et pour liens avec une « association illégale », à savoir l’Armée de l’indépendance Kachin. Ils risquent cinq ans de prison pour chaque motif.

    Depuis la venue au pouvoir de la mondialement célébrée Aung San Suu Kyi, icône planétaire de la démocratie, l’armée birmane a intensifié les combats contre les peuples périphériques de Birmanie dont plusieurs sont majoritairement chrétiens.

  • Le Conseil constitutionnel sauve la liberté scolaire

    Les agences ont informé hier que le Conseil constitutionnel avait jugé non conforme l’interdiction (platonique) de la fessée, incluse dans le projet de loi égalité et citoyenneté. Mais le bruit de la fessée a occulté la véritable information : le Conseil constitutionnel refuse que le gouvernement puisse supprimer la pleine liberté d’ouvrir des écoles, et il le fait en disant clairement que le gouvernement portait atteinte à a liberté de l’enseignement :

    Le Conseil constitutionnel a jugé que, eu égard à l’atteinte susceptible d’être portée à la liberté de l’enseignement par la mise en place d’un régime d’autorisation administrative, le législateur, en confiant au Gouvernement sans autre indication le soin de préciser « les motifs pour lesquels les autorités compétentes peuvent refuser d’autoriser l’ouverture » de tels établissements, a insuffisamment précisé les finalités des mesures susceptibles d’être prises par voie d’ordonnance.

  • Délit d’entrave

    Les députés ont adopté de nouveau, hier, la proposition de loi interdisant de dire la vérité sur l’avortement.

    Voici le texte intégral de l’annonce sur le site de l’Assemblée nationale, à la fin de la retranscription des débats :

    (La proposition de loi est adoptée.)

    C’est tout. On ne saura pas par quel mode de scrutin, ni combien de députés… J’ai lu six articles sur le sujet, aucun ne donne de précision. Telle est la démocratie quand elle prend une mesure liberticide.

    Puisque le texte avait été modifié du tout au tout par le Sénat, et que la commission paritaire mixte ne pouvait pas trouver un texte commun, il a fallu revenir devant l’Assemblée. Et maintenant il faut retourner devant le Sénat. On voit que la « procédure d’urgence » (car il n’y avait rien de plus urgent) commence à prendre du temps…

  • François invente le coup d’Etat rétroactif

    Non seulement François a viré le Grand Maître de l’Ordre de Malte, ce qu’il n’a évidemment pas le droit de faire, non seulement il nomme un délégué pour diriger l’Ordre, ce qu’il a encore moins le droit de faire, mais en outre il décrète que toutes les mesures prises par le Grand Maître et par le Conseil depuis le 6 décembre sont nulles et non avenues… (Ce qui rétablit ipso facto le distributeur de préservatifs dans ses fonctions de Grand Chancelier.)

    Voici la lettre absolument ahurissante du cardinal Parolin.

    Ce qui me réjouit toujours est cette mielleuse hypocrisie ecclésiastique par laquelle on bénit et on assure de ses prières les gens qu’on assassine…

    Ce qui apparaît clairement dans cette lettre est également que François veut détruire l’Ordre de Malte comme il a détruit les Franciscains de l’Immaculée.

    Le Grand Conseil se réunit demain. Pour avaliser le coup d’Etat. A moins qu’il se rebiffe ? On peut toujours rêver…

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    Membres éminents du Souverain Conseil,

    Je tiens à vous informer que le 24 janvier 2017 S.A.E Fra’ Matthew Festing, Grand Maître de l’Ordre, a remis sa démission entre les mains de Sa Sainteté le Pape François, qui l’a acceptée.

    Comme le prévoit la Consititution de l’Ordre à l’art. 17 &1, le Grand Commandeur assumera la responsabilité de la gouvernance par intérim. Conformément à l’art. 143 du Code de l’Ordre, il informera les Chefs d’Etat avec lesquels l’Ordre entretient des relations diplomatiques, et les diverses organisations appartenant à l’Ordre.

    Pour aides l’Ordre dans le processus de renouveau qui apparaît nécessaire, le Saint-Père nommera un Délégué personnel avec des pouvoirs qu’il définira dans l’acte de nomination.

    Le Grand Commandeur, dans son rôle de Lieutenant par intérim, exercera les pouvoirs prévus à l’art. 144 du Statut de l’Ordre jusqu’à la nomination du Délégué pontifical.

    Le Saint-Père, sur la base des preuves découlant des informations qu’il a recueillies, a déterminé que toutes les mesures prises par le Grand Maître après le 6 décembre 2016 sont nulles et non avenues. Il en va de même pour celles du Souverain Conseil, comme l’élection du Grand Chancelier par intérim.

    Le Saint-Père, reconnaissant les grands mérites de l’Ordre dans la réalisation de nombreuses œuvres pour la défense de la foi et le service des pauvres et des malades, exprime sa sollicitude pastorale pour l’Ordre et espère la collaboration de tous en ce moment important pour l’avenir.

    Le Saint-Père bénit tous les membres, les volontaires et les bienfaiteurs de l’Ordre et les soutient par ses prières.

    Pietro Cardinal Parolin
    Secrétaire d’Etat

    (On notera que le cardinal omet de précéder sa signature d’une petite croix…) Addendum. Selon un commentaire, seuls les cardinaux ordinaires d'un diocèse pourraient orner leur signature de cette petite croix. Si l'en est ainsi, c'est un discret témoignage que ces épiscopats "titulaires" sont une absurdité ecclésiologique.

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  • Saint Jean Chrysostome

    Petit extrait du commentaire de saint Jean Chrysostome sur l’évangile de dimanche prochain (la tempête apaisée, homélie 28 sur l’évangile de saint Matthieu).

    Jésus leur répondit : "Pourquoi êtes-vous ainsi timides, ô hommes de peu de foi? Et se levant ensuite, il parla avec empire aux vents et à la mer, et il se fit un grand calme." Jésus-Christ nous apprend par ce reproche que la crainte et le trouble ne viennent point des maux ni des tentations par elles-mêmes, mais de la faiblesse de nos âmes et de notre peu de foi. Et si quelqu’un m’objecte que ce n’était point une marque de faiblesse dans les apôtres, mais plutôt une preuve de leur grande foi de s’adresser ainsi à Jésus-Christ et de le réveiller pour lui demander du secours, je lui répondrai que les apôtres montraient qu’ils n’avaient pas encore une juste idée de la puissance de leur Maître, par cela même qu’ils ne le croyaient pas assez puissant pour apaiser la tempête à moins qu’il ne fût éveillé.

    Et ne vous étonnez pas de l’imperfection qu’ils montrent ici, puisque vous la retrouverez encore plus tard en eux lorsqu’ils auront été témoins de beaucoup d’autres miracles.

    C’est ce qui-leur attirera tant de réprimandes du genre de celle-ci: "Etes-vous donc encore, vous aussi, sans intelligence? " (Matth. 15,16.) Et si les disciples eux-mêmes étaient si imparfaits, ne nous étonnons pas, mes frères, que le peuple n’eût pas des pensées plus relevées du Fils de Dieu. Car les disciples étaient dans l’étonnement et disaient : Quel est cet homme-ci à qui les vents et la mer obéissent?"

    Cependant Jésus-Christ ne les reprend point de ce qu’ils ne le regardent encore que comme un homme; et il attend sans impatience que le grand nombre de ses miracles les persuade eux-mêmes de la fausseté de leurs pensées. Que si vous me demandez pourquoi ils le regardaient toujours comme un homme ordinaire, je vous répondrai que c’est à cause de tout ce qui paraissait en lui au dehors, de ce qu’il dormait comme nous, et qu’il se servait d’un vaisseau pour passer la mer. C’est ce qui jetait leurs esprits dans le trouble et dans la confusion à son sujet. Le sommeil où ils le voyaient et tout ce qui paraissait en lui, faisait voir que ce n’était qu’un simple homme; mais cette tempête si divinement calmée montrait qu’il était Dieu. Et si Moïse autrefois commanda aussi à la mer, ce qu’il fit ne sert qu’à montrer la supériorité de Jésus sur lui. Car Moïse agissait en serviteur, mais Jésus-Christ commandait en maître. Il n’étend point son bâton comme Moïse, il ne lève point comme lui les mains au ciel, il n’use point de prières. Il agit souverainement en créateur qui se fait obéir de sa créature, et comme un ouvrier qui dispose de son ouvrage selon qu’il lui plaît. Il calme par une seule parole l’agitation de la mer et il lui impose comme un frein pour dompter ses flots. Il fait succéder tout d’un coup le calme à la tempête, sans qu’il en reste la moindre trace, ce que l’évangéliste marque par cette parole: "Et il se fit un grand calme"

    Jésus-Christ fait dans ce miracle ce que l’Ecriture admire comme un rare prodige dans le Père dont il est écrit : "Il a parlé et la tempête s’est arrêtée." (Ps. 106.) C’est exactement ce que l’on dit ici de Jésus-Christ: Il parle et "il se fait aussitôt un grand calme". Voilà ce qui causait à la multitude une si extraordinaire admiration; et certainement cette admiration eût été moindre si Jésus avait opéré comme Moïse.

    La citation du psaume 106 est littéralement fausse, mais résume ce passage central du psaume (avec un emprunt au passage précédent) qui est une spectaculaire prophétie trop rarement mise en avant, même par les pères. Ce récit d’une tempête apaisée par l’intervention divine ne correspond en effet à aucun épisode dans l’Ancien Testament. Dans toute la Bible, elle ne correspond qu’à l’épisode évangélique dont on parle ici. de façon précise. Voici ces versets qui sont au milieu du psaume 106, et leur traduction littérale :

    Qui descéndunt mare in návibus * faciéntes operatiónem in aquis multis

    Ipsi vidérunt ópera Dómini * et mirabília ejus in profúndo

    Dixit et stetit spíritus procéllæ * et exaltáti sunt fluctus ejus

    Ascéndunt usque ad cælos et descéndunt usque ad abýssos * ánima eórum in malis tabescébat

    Turbáti sunt et moti sunt sicut ébrius * et omnis sapiéntia eórum devoráta est

    Et clamavérunt ad Dóminum cum tribularéntur * et de necessitátibus eórum edúxit eos

    Et státuit procéllam ejus in auram * et siluérunt fluctus ejus

    Et lætáti sunt quia siluérunt * et dedúxit eos in portum voluntátis eórum

    Ceux qui descendent la mer dans des navires, faisant leur ouvrage dans les eaux nombreuses,

    Ceux-là ont vu les œuvres du Seigneur, et ses merveilles dans la profondeur.

    Il dit, et se leva le souffle de la tempête, et ses flots s’élevèrent ;

    Ils montent jusqu’aux cieux, et descendent jusqu’aux abîmes ; leur âme se consumait dans les maux.

    Ils furent troublés, et agités comme un homme ivre, et toute leur sagesse fut engloutie.

    Et ils crièrent vers le Seigneur dans leurs tribulations, et il les tira de leurs nécessités.

    Et il établit sa tempête en brise, et ses flots se turent.

    Et ils se réjouirent parce qu’ils se sont tus, et il les conduisit au port de leur volonté.

  • Elle l’a dit

    Marion Maréchal Le Pen, à l’Assemblée nationale, dans le débat sur l’extension du délit d’entrave à IVG :

    Vous avez devant vous un 'accident' qui se vit bien et qui préfère aujourd'hui être devant vous, à vous dire vos vérités, plutôt que d'avoir été avortée. (…) La réalité c'est que vous êtes des féministes ringardes. Les dinosaures politiques d'un temps 'soixante-huitard' révolu (...) Vous êtes la honte du combat des femmes (...), complètement à côté de la plaque.

    On peut ajouter que c’est Jean-Marie qui avait fermement insisté pour qu’elle ne soit pas avortée et qui avait remporté la partie.

  • Les fanatiques de la culture de mort

    Suite au décret de Donald Trump interdisant le financement des ONG internationales pourvoyeuses d’avortements, Lilianne Ploumen, ministre néerlandaise de la Coopération, annonce qu’elle prend l’initiative d'un fonds international (à hauteur de 600 millions de dollars) pour offrir aux femmes des pays en voie de développement un accès à la contraception et à l’avortement.

    Lilianne Ploumen dit qu’elle est d’ores et déjà en pourparlers avec « 15 à 20 pays », sans dire lesquels. Elle précise en revanche que le fond soutiendra les programmes de contraception et d’avortement du Fonds des Nations Unies pour la population, de la Fédération internationale du Planning familial et de Marie Stopes International.

    Elle cite ce dernier lobby selon lequel la mesure décidée par Donald Trump provoquera 6,5 millions de grossesses non désirées, 2,1 millions d’avortements à risque, et la mort de 21.700 mères. Sic. (On appréciera la précision...)