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Le blog d'Yves Daoudal - Page 7

  • Le lobby aux premières loges

    Sur la photo ci-dessus, prise hier sur la place Saint-Pierre de Rome, on voit Sœur Jeannine Gramick et Francis DeBernardo. Jeannine Gramick fut la cofondatrice du lobby homosexuel « catholique » américain New Ways Ministry, avec le Père Robert Nugent. Francis DeBernardo est l’actuel « directeur exécutif » de New Ways Ministry. Et tous deux ont une bonne raison d’être très contents : ils viennent d’assister, avec des membres de leur groupe, à l’audience du pape, au premier rang, sur les sièges réservés aux hôtes de marque.

    C’est une victoire historique du lobby LGBT. Jamais auparavant de tels personnages n’auraient été invités, non seulement au premier rang, mais même au dernier, et leur demande aurait été immédiatement et fermement rejetée. Francis DeBernardo a d’ailleurs dit à l’Associated Press qu’il avait déjà demandé deux fois des sièges à l’audience papale et que les deux fois la demande avait été rejetée.

    Jeannine Gramick et son compère Robert Nugent (qui était toujours en clergyman et col romain, et qui est mort il y a un an) avaient fondé New Ways Ministry en 1977, dans le diocèse de Washington. Dès 1984, l’archevêque de Washington leur avait demandé, en vain, de revenir à la doctrine catholique, et leur avait interdit toute activité dans son diocèse. Il fut suivi par la Congrégation pour les instituts de vie consacrée qui leur ordonna de cesser toute activité avec New Ways Ministry. Mais ils continuèrent. En 1992 ils publièrent un livre intitulé Qui suis-je pour juger… euh, non, mais c’est pareil : Bâtir des ponts : la réalité gay et lesbienne et l’Eglise catholique. Puis en 1995 Voix d’espérance : un recueil d’écrits catholiques positifs sur les questions gay et lesbiennes. C’est l’année où la Congrégation pour les instituts de vie consacrée transmit le dossier à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Comme tous les efforts réalisés pour les ramener à la raison furent vains, la congrégation publia en 1999 une Notification expliquant le problème et faisant savoir que ces deux personnages étaient interdits de toute œuvre pastorale auprès des homosexuels et inéligibles à tout poste dans leurs instituts respectifs.

    Mais aujourd’hui ils sont reçus à l’audience du pape comme des VIP de la foi catholique…

    On lira ci-après une traduction de la fin de la Notification signée par le cardinal Ratzinger :

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  • Vous avez dit « dissident » ?

    Excellente réponse de John-Henry Westen, le rédacteur en chef de LifeSite, au cardinal Wuerl qui traite à mots couverts le cardinal Burke de « dissident ».

    C’est le chaudron qui traite la bouilloire de noire, selon la traduction littérale du titre, et qui est plus expressive que son équivalent français officiel « c’est l’hôpital qui se moque de la charité » - expression dont la majorité (la plupart ?) des Français seraient bien incapables de donner la signification littérale. Plus parlante est l’expression des enfants : « c’est çui qui dit qui y est ». Mais, par une curieuse coïncidence, une lectrice de mon blog a mis en commentaire hier une expression qu’elle dit avoir entendu dans sa campagne : « c'est le chaudron qui dit à la poêle qu'elle a le derrière noir ». Cette expression, comme l’anglaise, en dit plus que celle de l’hôpital et de la charité, car c’est celui qui est le plus affecté par le défaut qui reproche ce défaut à celui qui en est moins affecté (le gros chaudron dans la cheminée étant forcément beaucoup plus noir que la petite bouilloire sur le poêle).

    Bref, tout cela pour dire que le texte de LifeSite rappelle des vérités qui sont toujours bonnes à dire sur les donneurs de leçons de l’ère François. (Et qu’on peut le lire sans avoir suivi l’affaire.)

  • Jeudi après les Cendres

    Aux matines il y a un répons dont les paroles sont celles de l’évangile de la messe du jour, et dom Pius Parsch souligne que cela n’arrive que trois fois dans tout le carême.

    Ce répons a en outre comme particularité de n’avoir strictement que les paroles prononcées par le centurion et par Jésus dans les versets 6 à 8, donc seulement le début du dialogue. Ce qui a priori change le sens, d’autant que l’on reprend en refrain : « J’irai et je le guérirai », comme si Jésus y allait effectivement alors qu’on sait qu’il n’ira pas.

    Qu’il n’ira pas parce qu’il a déjà guéri le serviteur à cause de la foi du centurion.

    Or cela se trouve dans la musique.

    Jésus répond au centurion avec les mêmes notes, et l’on remarque forcément la même étonnante formule haut perchée quand le centurion dit « (puer) meus », et quand Jésus répond « veniam ». Mon serviteur qui gît paralysé et qui souffre beaucoup, dit le centurion. Et, avec les mêmes notes, Jésus répond qu’il ira et qu’il le guérira. Il remplace donc, en quelque sorte, les mots du centurion par les siens, sa parole s’applique au serviteur malade, et comme c’est la parole de Dieu le serviteur est déjà guéri. Comme le dit le centurion dans le verset…

    R/. Dómine, puer meus jacet paralyticus in domo, et male torquétur : * Amen dico tibi, ego véniam, et curábo eum.

    V/. Dómine, non sum dignus ut intres sub tectum meum : sed tantum dic verbo, et sanábitur puer meus.

    R/. Amen dico tibi, ego véniam, et curábo eum.

    Seigneur, mon serviteur est couché, paralysé, et souffre beaucoup. En vérité, je te le dis, j’irai et je le guérirai. Seigneur, je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.

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  • La rencontre incorrecte

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    Vladimir Poutine s’est rendu à Budapest hier et a eu une longue conversation avec Viktor Orban. Une rencontre qui fait grincer des dents dans toute l’Union européenne, ce qui fait sourire ces deux provocateurs… (La photo est celle que Orban a publiée sur sa page Facebook.)

    La rencontre avait pour but de mettre au point le renouvellement du contrat de fourniture de gaz russe à la Hongrie.

    Viktor Orban a déclaré : « Nous aspirons à la coopération et à avoir de bons contacts (avec la Russie). Je suis personnellement certain que la coopération et les bonnes relations servent non seulement les intérêts de la Hongrie, mais de toute l’Europe. » Il a ajouté : « Bloquer la Russie hors de l’Europe n’est pas rationnel… Quiconque croit que l’Europe peut être compétitive, que l’économie européenne peut être compétitive, sans coopération économique avec la Russie, quiconque pense que la sécurité énergétique peut exister en Europe sans l’énergie qui vient de Russie, est un chasseur de fantômes. »

  • Un poids lourd… travailliste à l’Ukip

    Harriet Yeo, qui fut présidente du syndicat des salariés des transports, puis membre du parti travailliste, et présidente du Comité exécutif national du parti en 2012-2013, a décidé de rejoindre l’Ukip, parce qu’elle ne supporte plus les atermoiements des travaillistes sur un futur référendum sur l’UE. « Il est temps de décider si nous devons rester dans l’UE, dit-elle. Le seul parti dont j’ai confiance qu’il offre ce choix est l’Ukip. »

  • Liberté d’expression…

    L5896.jpgOn a le droit de se moquer de tout et de tout le monde, sauf de… Charlie Hebdo.

    L’éditeur des journaux parodiques Le Connard et Le Monte avait l’intention de publier un Charpie Hebdo, et il avait prévenu le distributeur, les MLP. Puis il s’était ravisé et avait reporté le projet. Mais Charlie Hebdo en avait été informé, et leur avocat a enjoint l’éditeur du Connard, par lettre recommandée, de renoncer à cette publication, au motif qu’un Charpie Hebdo, après les événements,  « ne saurait revêtir un quelconque caractère humoristique, dépassant largement “les lois du genre” de l'humour satirique acceptable ».

    Car c’est Charlie Hebdo qui désormais définit l’humour satirique acceptable.

    On aura vraiment tout vu.

  • L’euthanasie en marche

    La proposition de loi d'Alain Claeys et Jean Leonetti « sur la fin de vie » a été adoptée la nuit dernière en commission.

    Un amendement socialiste permet la « sédation profonde et continue » à domicile.

    Un autre amendement socialiste ajoute au texte que le médecin traitant devra informer ses patients de la possibilité et des conditions de rédaction de directives anticipées…

    Le texte sera examiné dans l'hémicycle les 10 et 11 mars : l'affaire sera bouclée en deux jours...

  • Respecter les morts ?

    Les cimetières de Tracy-sur-Mer (Calvados) et de Saint-Béat (Haute-Garonne) ont été vandalisés et profanés. Dans le premier, une dizaine de croix ont été renversées et retournées. A Saint-Béat, des croix ont été cassées, dit le procureur, sans donner le nombre et en affirmant aussitôt qu’on n’est « pas du tout dans le même cas que les événements des derniers jours » : la profanation de tombes chrétiennes n’a rien à voir avec la profanation de tombes juives. Ce n’est pas du tout de même gravité. Puisque les profanations de tombes chrétiennes ne sont pas antisémites. Ni d’ailleurs islamophobes. Et que la Croix du Christ relève de croyances d'un autre temps...

    Il y a eu néanmoins de nombreuses réactions, y compris du président de la République.

    Le Parisien a reproduit les tweets indignés de Nathalie Kosciusko-Morizet, Claude Bartolone et Jean-Paul Huchon.

    « Un acte insupportable et indigne », dit le président de l’Assemblée nationale. « La République ne peut tolérer ces agissements. »

    Certes, la République ne les « tolère » pas: elle y incite, et c’est pourquoi ils se multiplient et vont continuer de se multiplier au rythme de la montée de la barbarie et de la déchristianisation.

    Il est bien évident qu’on ne respecte pas les morts quand on a appris depuis 40 ans à ne pas respecter la vie naissante, et quand on légifère sur la suppression des malades et des vieux.

  • Kenya : la preuve

    Oui, l’OMS et l’UNICEF mettent subrepticement dans des vaccins une substance qui en fait des contraceptifs (pour qu’il y ait moins de petits noirs, et la liberté des femmes on s’en tape quand elles sont du tiers monde).

    Non, les médecins catholiques du Kenya et leurs évêques ne fantasmaient pas, contrairement à ce qu’on a voulu faire croire.

    Les médecins avaient déjà effectué des tests dont les résultats étaient probants.

    De nouveaux tests ont été réalisés, par une commission scientifique, sous l’égide conjointe, cette fois, des médecins et du ministère de la Santé. Les premiers résultats étaient mitigés. Le résultat final explique pourquoi : ce ne sont pas tous les vaccins contre le tétanos qui contiennent de la Béta-HCG, mais 30% d’entre eux.

    « Il est immoral que l’OMS et l’UNICEF sponsorisent et financent une campagne inhumaine comme celle-ci dans notre pays » réagissent les évêques, qui demandent à ce que ces organismes s’excusent auprès « des enfants et des femmes du Kenya », dont la confiance a été trahie.

  • A propos des 21 coptes

    Mgr Antonios Aziz Mina, Evêque copte catholique de Gizeh, confirme à l’agence Fides que plusieurs des martyrs ont prononcé le nom du Christ avant de mourir :

    « La vidéo qui montre leur exécution a été construite comme une mise en scène cinématographique terrifiante, dans le but de répandre la terreur. Et pourtant, dans ce produit diabolique de la fiction et de l’horreur sanguinaire, on voit que certains des martyrs, au moment de leur mise à mort barbare, répètent “Seigneur Jésus Christ”. Le nom de Jésus a été le dernier mot qui est venu sur leurs lèvres. Comme dans la passion des premiers martyrs, ils s’en sont remis à Celui qui, peu après, les aurait accueillis. Ils ont ainsi célébré leur victoire, une victoire qu’aucun bourreau ne pourra leur enlever. Ce nom murmuré au dernier instant a été comme le sceau de leur martyre. »

    D’autre part, le Premier ministre Ibrahim Mahlab a fait savoir que le président Sissi en personne a donné l’ordre de construire aux frais de l’Etat une église dédiée aux martyrs de Libye dans la ville de Minya, ville de la région dont provenait la majeure partie des coptes décapités par les jihadistes. Par décret présidentiel, les familles des victimes recevront un dédommagement financier et deviendront titulaires d’une pension mensuelle.

  • Mercredi des Cendres

    « Quia pulvis es et in pulverem reverteris »…

    En ce jour Dieu nous chasse du paradis. Et nous voilà errant pendant 40 jours dans nos tuniques de peau.

    Ceux qui vieillissent et ceux qui sont malades connaissent bien la lourdeur, l’épaisseur, la propension à la souffrance, de la tunique de peau. Les bien portants vont en savoir quelque chose, par le jeûne et autres privations. Ils vont expérimenter le cruel inconfort infligé à la tunique de peau, à la chair de péché qui se révolte contre toute mortification, même contre toute restriction, contre toute pénitence.

    Bref c’est toujours difficile d’entrer dans le carême, si on le fait un tout petit peu sérieusement, même si on s’y est préparé depuis la Septuagésime. Et pourtant, l’expérience montre que ce temps d’épreuve qu’on s’impose est aussi, et même d’abord, un temps de grâce, et que plus la pénitence est pénible et plus la grâce abonde, sans attendre l’Exsultet pascal.

    Ce qui est normal, puisque l’éternité n’est pas au bout du temps, mais au-dessus du temps.

  • Bruxelles sort le 49-3

    Puisque le gouvernement n’a pas la majorité pour la loi Macron, il a recours au 49-3.

    Certes, François Hollande dans l’opposition avait eu des mots très durs contre le 49-3, ce « déni de démocratie » dont il voulait la suppression…

    Mais ce n’est pas François Hollande qui veut la loi Macron. Ce ne sont pas les socialistes qui veulent une loi libérale.

    C’est Bruxelles, c’est l’euromondialisme, qui a imposé Macron à Bercy.

    C’est Bruxelles, c’est l’euromondialisme, qui exige que cette loi passe.

    Et là où passe Bruxelles la démocratie trépasse.

  • Apparition permanente ?

    Alta Gracia, chef lieu du département de Santa Maria, dans la province de Cordoba, en Argentine, fut le lieu de résidence de Che Guevara pendant 12 ans, et la maison du guérillero sanguinaire est un musée que l’on vient visiter de partout.

    Mais depuis 2011 ce n’est plus le lieu le plus visité d’Alta Gracia. Désormais, c’est, et de très loin, la chapelle édifiée près de la réplique de la grotte de Lourdes. A cause d’un phénomène véritablement unique à ce jour, et que je découvre par le Salon Beige relayant un article d’Aleteia.

    Au-dessus de l’autel, dans une niche, il y avait une statue de la Vierge de Lourdes. En 2011 on l’a enlevée dans le cadre de la restauration de la chapelle. Or on a continué à la voir, dans sa niche, et on continue toujours de la voir. Comme si c’était un hologramme. C’est une sorte de lumière, mais qui a très nettement la forme de la Vierge de Lourdes, et l’on distingue les plis de sa robe. Du moins quand on est à l’entrée, et surtout si l’on... éteint les lumières. Plus on avance vers l’autel, plus la forme s’évanouit, puis disparaît. Car il n’y a rien dans la niche. Mais l’on n’a pas osé y remettre la statue, qui est désormais à côté…

    Jusqu’à présent, personne n’a pu donner d’explication rationnelle à ce phénomène qui, évidemment, attire les foules.

    On peut trouver sur la toile au moins deux vidéos. Je conseille celle-ci, car l’autre ne montre pas l’approche du phénomène jusqu’au bout.

    Ce pourrait être la première apparition permanente de la Vierge, visible par tous.

    Je suis tombé sur un site protestant qui en parle longuement et finit par conclure que puisque le phénomène est incontestable il ne peut qu’être satanique… Preuve que le fantôme marial d’Alta Gracia, département de Santa Maria, ne peut laisser indifférent...

  • Et en plus ils en sont les propriétaires ?

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    Des musulmans se sont rassemblés à Angers pour dénoncer « l’islamophobie ».

    « Nous faisons l’objet d’une stigmatisation systématique, comme si nous étions les locataires de ce pays », déclare Mohamed El Hourch, le porte-parole de l’Association des musulmans d’Angers.

    Comment ? Le Marocain Mohamed El Hourch ne veut pas être locataire ? Il croit qu’il est quoi ? Le propriétaire de la France ? Il prétend que les Marocains, les Algériens et les Turcs, euh… pardon, les musulmans, sont les propriétaires de la France ?

    Quand ils auront pris le pouvoir et qu’ils appliqueront la charia, sans doute. En attendant, il n’y a pas de propriétaires de la France. Les Français qui n’ont pas renié leurs racines chrétiennes savent qu’ils ne sont pas des propriétaires, mais des usufruitiers. La France leur a été léguée par leurs ancêtres, ils en ont l’usus et le fructus, la jouissance et les revenus, à une condition qui est celle d’en conserver la substance. Et il serait peut-être bon d’y réfléchir à nouveau. Car en l’occurrence il s’agit de la substance matérielle, vitale, culturelle, morale, religieuse, de la France, que nous devons léguer à notre tour à nos descendants, ni amoindrie, ni défigurée, mais si possible améliorée et enrichie…

    Source: Saphirnews, via Fdesouche, dont un lecteur facétieux a recadré la photo :

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  • Michele Ferrero

    Tout le monde a parlé de la mort à 89 ans de Michele Ferrero, l’inventeur du Nutella, fondateur d’un empire comprenant aussi Ferrero Rocher, Mon Chéri, Kinder, Tic Tac, etc., pour un total de 8 milliards de chiffre d’affaire annuel, et qui de ce fait était l’entrepreneur le plus riche d’Italie.

    Mais il est bon de rappeler aussi que Michele Ferrero, qui était d’une très grande discrétion (il disait que l’on ne devait apparaître que deux fois dans le journal : dans l’avis de naissance et le faire-part de décès), était un fervent et généreux catholique, adepte résolu de la doctrine sociale de l’Eglise. Il voulait qu’il y ait une statue de la Sainte Vierge dans chacune des usines du groupe et il réunissait ses cadres à Lourdes. « C’est à la Madone que nous devons notre succès », leur répétait-il.

    Dans l’usine mère du groupe, à Albe, son lieu de naissance, dans le Piémont, depuis longtemps surnommée Nutellapoli, les salaires sont plus élevés que partout ailleurs en Italie, et dans la grande tradition chrétienne sociale l’entreprise finance la crèche ainsi que les activités sportives et culturelles organisées par les salariés, et naturellement il y a la mutuelle, dont on continue de bénéficier jusqu’à la mort quand on a été salarié pendant 30 ans dans l’entreprise.

    « Ce n’est pas une entreprise mais une oasis de bonheur, disait l’an dernier Francesco Paolo Fulci, le président de Ferrero. En 70 ans, nous n’avons jamais connu un jour de grève. »

    Et même les autres habitants d’Albe bénéficient de Ferrero : ils se branchent sur la centrale électrique de l’usine à un tarif défiant toute concurrence…

    En 1983 Michele Ferrero avait créé, toujours à Albe, la Fondation qui porte son nom, dont le logo porte sa devise : « Travailler, Créer, Donner. » En 2005 il avait créé les Entreprises Sociales Ferrero, qui existent aujourd’hui en Inde, en Afrique du Sud et au Cameroun : de véritables entreprises fonctionnant comme les autres entreprises, mais conçues pour créer des emplois dans des zones défavorisées et s’engageant à financer des projets concernant la protection de la santé et l’éducation des enfants les plus pauvres.

  • Melchisédech

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    La lecture des matines est le chapitre 14 de la Genèse. C’est le récit de la curieuse guerre des « cinq rois contre quatre », qui se termine par le rapt de Lot et de tous ses gens et de tous ses biens, mais, l’apprenant, Abraham mobilise 318 serviteurs et va libérer Lot, ses gens et ses biens.

    Et c’est alors qu’au détour du récit apparaît brièvement un personnage appelé Melchisédech. Il est le roi de Salem, il offre du pain et du vin parce qu’il est prêtre du Très-Haut, il bénit Abraham, et Abraham lui donne la dîme de toutes choses. Point final. On n’entendra plus jamais parler de ce Melchisédech, qui est pourtant au-dessus d’Abraham, patriarche du peuple élu et père des croyants, puisque c’est lui qui bénit et qui reçoit la dîme.

    Plus mystérieux encore que cette fugitive apparition est le psaume 109 où, brusquement, Dieu dit « à mon Seigneur », et le « jure » : « Tu es prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech. » Propos incompréhensible, puisqu’il ne peut pas y avoir d’autres prêtres en Israël que des descendants d’Aaron.

    C’est évidemment le Christ qui donnera la clef du mystère, en sa personne, en son propre corps. L’épître aux Hébreux explique pourquoi et comment Jésus est prêtre selon l’ordre de Melchisédech, et Melchisédech va être cité au canon de la messe, dans une sublime prière qui l’associe à Abel et à Abraham. A eux trois ils sont la prophétie totale du Saint Sacrifice de la messe : Abel sacrifie un agneau qui est cet Agneau immolé depuis le début du monde dont parle l’Apocalypse à l’autre extrémité de la Sainte Ecriture, Abraham sacrifie son fils bien aimé mais c’est un sacrifice non sanglant, et Melchisédech offre le pain et le vin, qui sont l’Agneau, le Fils, le corps et le sang de la Nouvelle Alliance, qui dépasse infiniment l’ancienne.

    C’est ce qu’exprime admirablement la mosaïque de Ravenne.

  • AfD : un nouvel élu

    Le parti anti-euro AfD, qui est aussi anti-immigration et partie prenante des manifestations anti-islam, a obtenu un élu hier au parlement du Land de Hambourg.

    C’est la quatrième fois qu’un militant de l’Alternative für Deutschland est élu dans un parlement régional, et la première fois dans un Land de l’ouest.

  • Au Pakistan

    Le gouvernement du Pendjab a créé le mois dernier une commission composée de magistrats, de représentants de la police et du ministère de l’Intérieur de la province, sous la présidence du secrétaire du parquet général, pour examiner le problème des plaintes pour « blasphème ». La commission s’est réunie quatre fois depuis lors. Parmi les 262 procès pour blasphème pendants depuis 2010, elle a dressé une liste de 50 cas où le blasphémateur présumé est très manifestement innocent, et qualifié ces prévenus de « victimes des déclarants ».

    La commission a cherché à définir des « modalités spéciales » qui permettraient de mener un procès se concluant rapidement par un acquittement et une remise en liberté de l’accusé dans des conditions de sécurité. Pour ce faire, la commission demande l’avis de toutes les « écoles de pensée » islamiques afin de s’assurer que les solutions seraient largement admises.

    Une solution qui a obtenu l’unanimité de la commission est que le gouvernement du Pendjab soit partie prenante dans les procès afin de prendre la défense de l’accusé.

    Human Rights Watch considère « très positif que des institutions telles que la magistrature et le gouvernement reconnaissent les usages abusifs de la loi sur le blasphème et cherchent un chemin rapide permettant de résoudre les cas des victimes de l’injustice », et y voit donc « une lueur d’espoir ».

    Le problème est qu’il y a souvent de ces lueurs, soit dans la magistrature, soit au gouvernement (y compris au gouvernement fédéral), soit au Parlement, et que ces lueurs disparaissent très vite dans la nuit islamique.

    Et en attendant, Asia Bibi est toujours en prison, condamnée à mort.

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  • La mosquée de Sablé

    Je découvre sur Fdesouche que la mosquée de Sablé a été inaugurée le 5 février.

    Cela n’a pas fait beaucoup de bruit parce que, en fait, elle était déjà ouverte « depuis le Ramadan 2012 ». Mais elle vient seulement d’être complètement terminée.

    A l’inauguration il y avait la préfète, le sous-préfet, et le maire, pour couper le ruban… tricolore. Les trois garants de la dhimmitude de la République. Il faut dire que par les temps qui courent, c’est une assurance vie pas chère.

    Une fois encore on remarque l’absence de l’évêque, et même du curé (ou de l’abbé de Solesmes qui est à quelques centaines de mètres). Est-ce que cela serait le signe d’un début de prise de conscience ? On peut toujours rêver…

    Erratum

    Oui, je rêvais. Car Ouest France m'apprend qu'il y avait bien le curé-doyen de Sablé, le P. Bruno Mézière, le pékin dhimmi qui est à gauche sur la photo, à côté de l'imam qui, lui, est en vêtement religieux... (après c'est le maire et la préfète).

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  • Il n’y a plus de “chrétiens”

    On constate que le mot « chrétiens » a disparu du vocabulaire de la République.

    Dans son communiqué sur le martyre des 21 coptes, François Hollande condamne « l’assassinat sauvage de 21 ressortissants égyptiens », alors que les islamistes soulignent qu’ils les ont tués en tant que chrétiens.

    Dans sa déclaration sur la profanation du cimetière juif de Sarre-Union, il remarque la montée des « actes antisémites » et ajoute : « il y a eu aussi des actes antimusulmans, des actes antireligieux ».

    95% des profanations frappent les chrétiens, mais le mot est désormais tabou.

    Cela va de pair avec le fait que les médias évoquent à peine, en passant, l’assassinat des 21 coptes. A comparer avec le traitement de l’actualité quand c’est un journaliste qui est assassiné, ou un ressortissant américain, ou quand on s’en prend à un dessinateur ou à une synagogue. Et l’on n’a pas oublié le silence quasi total sur les centaines de morts du Nigeria quand Boko Haram a pris la ville de Baga. Tout le monde était Charlie, personne n’était un nègre chrétien… Il serait intéressant de faire une étude sur ces différences de traitement médiatique et de montrer la hiérarchie des valeurs… Pour tout dire : la hiérarchie raciste des médias.

  • Le commissaire Volpi va payer

    On se souvient que fin 2013, le commissaire Volpi, délégué par François à la destruction des Franciscains de l’Immaculée, avait porté de graves accusations contre les frères, dans une lettre délicatement datée du 8 décembre : il prétendait notamment qu’ils avaient subrepticement transféré la propriété de biens mobiliers et immobiliers au fondateur de la congrégation le P. Stefano Manelli et à des membres de sa famille. Il ajoutait :

    « De telles manœuvres, gravement illicites d’un point de vue moral et canonique, avec des répercussions sur le plan civil et pénal, sont intervenues après la nomination d’un Commissaire Apostolique, ce qui manifeste la volonté de soustraire ces fonds au contrôle du Saint-Siège. »

    Quelques jours plus tard, le commissaire Volpi précisait qu’il pensait notamment au bâtiment abritant la curie généralice des Franciscains de l’Immaculée. Lesquels apportèrent aussitôt la preuve qu’ils n’avaient jamais été propriétaires de ce bâtiment, et donc que le commissaire mentait.

    Alors que le P. Volpi, son patron direct Mgr Braz de Aviz et leur chef François empêchaient les Franciscains de faire appel de leurs diktats, le P. Manelli, odieusement calomnié, interdit de tout contact avec ses fils spirituels, saisissait les avocats du barreau de Rome.

    L’Organisme de médiation du Barreau de Rome, le 12 février, a fait savoir que le P. Volpi, ayant admis qu’il avait diffamé et menti, s’est engagé à verser en compensation 20.000 € à la famille Manelli, à payer les frais de procédure, à publier ses excuses sur les sites internet qu’il contrôle, et à envoyer une lettre circulaire aux Franciscains et aux Franciscaines de l’Immaculée.

    Nul doute que François ne va qu’aimer et promouvoir davantage son frère blessé, comme il l’a déjà fait avec Mgr Battista Ricca, dont la révélation des frasques homosexuelles lui ont valu d’être nommé à la tête de l’IOR…

    (Source : Rotate Caeli)

  • 21 martyrs

    L’assassinat des 21 coptes enlevés par la branche cyrénéenne de l’Etat islamique ne fait hélas plus de doute après la vidéo diffusée hier (dimanche) par les islamistes.

    La vidéo est titrée « Message signé avec le sang à destination de la nation de la croix », et sous les images on lit : « Le peuple de la croix, fidèles de l’Eglise égyptienne ennemie ».

    Le patriarche copte catholique les a aussitôt qualifiés de martyrs de la foi. La présidence égyptienne a décrété sept jours de deuil national, et l’armée égyptienne a mené des raids aériens ce matin contre les bases de l’Etat islamique en Cyrénaïque.

    Il est encore plus douloureux de considérer que c’est à cause de la France.

    Dans la vidéo, l’islamiste qui revendique les égorgements souligne que son groupe est « au sud de Rome ». En effet, et Tripoli est à moins de 300 km de Lampedusa, et les « réfugiés » en provenance de Libye continuent d’affluer par milliers. Sans que personne ne sache combien d’islamistes se glissent parmi les « réfugiés ».

    Le gouvernement italien commence à avoir la trouille et se dit prêt à mener une coalition en Libye…

    Il faudrait mettre Sarkozy et BHL en première ligne. Ou au moins les juger. Car, si les mots ont un sens, le renversement et l’assassinat de Kadhafi ont été un crime contre l’humanité.

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    Le nom des martyrs, donné par l’Eglise copte orthodoxe (en transcription anglaise)

    Milad Makeen Zaky

    Abanub Ayad Atiya

    Maged Solaiman Shehata

    Yusuf Shukry Yunan

    Kirollos Shokry Fawzy

    Bishoy Astafanus Kamel

    Somaily Astafanus Kamel

    Malak Ibrahim Sinweet

    Tawadros Yusuf Tawadros

    Girgis Milad Sinweet

    Mina Fayez Aziz

    Hany Abdelmesih Salib

    Bishoy Adel Khalaf

    Samuel Alham Wilson

    Ezat Bishri Naseef

    Loqa Nagaty

    Gaber Munir Adly

    Esam Badir Samir

    Malak Farag Abram

    Sameh Salah Faruq

    et « un travailleur du village de Awr ».

  • Sodome et le paradis

    La lecture des matines, ce jour, est le chapitre 13 de la Genèse. Celui où Abraham et sa femme, son neveu Lot, leurs serviteurs, leurs esclaves et leurs troupeaux, sortent d’Egypte pour s’installer en Chanaan, c’est-à-dire la terre (déjà) promise à Abraham et sa descendance. Abraham et Lot sont extrêmement riches, notamment en troupeaux, et il finit par y avoir des bagarres entre les bergers de Lot et ceux d’Abraham, car il n’y a plus assez de place pour tout le monde en un même endroit. Abraham décide donc de se séparer de Lot, et il lui demande de choisir le lieu qu’il voudra : si tu vas à gauche j’irai à droite, si tu vas à droite j’irai à gauche. Lot leva les yeux, dit la Bible, et vit le pays autour du Jourdain, qui était entièrement irrigué, et qui, avant que le Seigneur eut détruit Sodome et Gomorrhe, était « comme le paradis du Seigneur ». Et c’est ainsi que Lot s’établit à Sodome.

    Le mot « paradis » est très rare dans la Bible en dehors des deux premiers chapitres de la Genèse. L’expression « paradis du Seigneur », ou « paradis de Dieu », se compte sur les doigts d’une seule main. Et cette expression avec l’article défini (dans le texte grec de la Septante) ne se trouve qu’ici et en Ezéchiel.

    Cet emploi exceptionnel attire donc l’attention. Il ne s’agit pas d’un guide touristique dont toutes les destinations sont commercialement paradisiaques. Sodome et Gomorrhe se trouvent dans un pays qui est réellement « comme le paradis du Seigneur », comme le jardin d’avant la chute.

    Or « les hommes de Sodome étaient très mauvais, et extrêmement pécheurs devant Dieu ».

    Et l’on sait quel était ce péché, même si aujourd’hui c’est un délit de dire publiquement que c’est un péché…

    Dans le Nouveau Testament, en dehors de Jésus en croix s’adressant au larron, seul saint Paul emploie le mot « paradis », pour dire qu’il y a été ravi et qu’il y a entendu des choses ineffables. Et saint Paul affirme explicitement (I Cor 5,10), dans une liste des péchés les plus graves, que les homosexuels ne posséderont pas le royaume de Dieu.

    Telle est l’antithèse fortement établie dans le texte de la Genèse : « pessimi », les pires hommes habitent le pays qui est comme le paradis de Dieu. A cause du péché des hommes, Dieu n’hésitera pas à détruire ce pays et à en faire un désert apocalyptique.

    N’en déplaise aux amis de François, la Sainte Ecriture est en noir et blanc. « Que votre parole soit oui oui, non non, ce qui est en plus vient du Mauvais », dit le Seigneur (Matthieu 5, 37).

  • Quinquagésime

    Les trois répons des matines chantent les trois axes principaux de la liturgie de ce dimanche, annonçant le carême qui vient.

    Le premier souligne que le grand personnage du jour, après Adam à la Septuagésime et Noé à la Sexagésime, est Abraham. Et Abraham auquel Dieu demande de sortir de chez lui. C’est le début de l’exode d’Abraham, figure de l’Exode des Hébreux, figure de l’exode de 40 jours auquel nous sommes tous conviés pendant le carême : sortir du péché, sortir de nous-mêmes, fixer son regard et son désir sur le Royaume. « Et, bénissant, je te bénirai… »

    Le deuxième est l’annonce prophétique du sacrifice du Christ, l’holocauste du Vendredi Saint, point culminant du carême : Dieu n’a pas épargné son Fils qu’il aime, mort sur le bois pour notre salut éternel.

    Le troisième est le miracle raconté dans l’évangile de ce dimanche. Nous sommes des aveugles et pendant le carême nous devons demander à Dieu qui passe sur notre chemin qu’il nous ouvre les yeux afin que nous puissions, à Pâques, voir la Lumière, Lumen Christi.

    Ouvrir les yeux, voir la lumière… On remarquera que dans le texte évangélique l’aveugle répond simplement au Christ : « Seigneur, que je voie. » Très tôt, dans les versions syriaques et arabes (et géorgienne), puisque c’est déjà dans Tatien (IIe siècle), l’aveugle répond : « Seigneur, que mes yeux s’ouvrent et que je voie ».

    Et dans le répons liturgique a été ajouté : « lumen » : « Seigneur, que je voie la lumière ». C’est déjà ainsi dans l’antiphonaire de saint Grégoire. Est-ce le saint pape et docteur et liturge qui l’a ajouté ? Il a pu être inspiré par les Soliloques de saint Augustin, où on lit : « Et tu quidem Domine, lux mea, illumina oculos meos, ut videam lumen, et ambulem in lumine tuo… » Et toi, Seigneur, ma lumière, illumine mes yeux afin que je voie la lumière, et que je marche dans ta lumière…

    Cet ajout a inspiré l'antienne de prime (à moins que ce ne soit le contraire): « Iter faciente Iesu, dum appropinquaret Iericho, caecus clamabat ad eum, ut lumen recipere mereretur. » Tandis que Jésus, faisant route, passait à Jéricho, un aveugle criait vers lui pour obtenir de recevoir la lumière.

    Et aussi l’antienne de none : « Cæcus magis ac magis clamábat, ut eum Dóminus illumináret. » L'aveugle criait de plus en plus pour que le Seigneur l’illumine.

    Je reproduis ensuite ce répons tel qu’il se trouve dans l’antiphonaire des cordeliers de Fribourg, réalisé à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle. On remarque que l’aveugle dit bien « Domine », alors que dans presque tous les manuscrits (déjà dans l'antiphonaire de saint Grégoire) il dit « Rabboni » : contamination de l’évangile de saint Marc, dans un répons qui reprend l’évangile de saint Luc.

    ℟. Locutus est Dominus ad Abram, dicens: Egredere de terra tua et de cognatione tua, et veni in terram quam monstravero tibi: * Et faciam te in gentem magnam.
    ℣. Benedicens benedicam tibi, et magnificabo nomen tuum, erisque benedictus.
    ℟. Et faciam te in gentem magnam.

    Le Seigneur parla à Abram, disant : Sors de ta terre et de ta parentèle, et viens dans la terre que je t’aurai montrée, et je ferai de toi un grand peuple. Bénissant je te bénirai, et je magnifierai ton nom, et tu seras béni, et je ferai de toi un grand peuple.

    ℟. Tentavit Dominus Abraham, et dixit ad eum: * Tolle filium tuum, quem diligis, Isaac, et offer illum ibi in holocaustum super unum montium, quem dixero tibi.
    ℣. Vocatus quoque a Domino respondit Adsum: et ait ei Dominus.
    ℟. Tolle filium tuum, quem diligis, Isaac, et offer illum ibi in holocaustum super unum montium, quem dixero tibi.

    Le Seigneur mit Abraham à l’épreuve et lui dit : Prends ton fils que tu aimes, Isaac, et là offre-le en holocauste sur une montagne que je te dirai. Appelé par le Seigneur il répondit : Je suis là, et le Seigneur lui dit : Prends ton fils que tu aimes, Isaac, et là offre-le en holocauste sur une montagne que je te dirai.

    ℟. Caecus sedebat secus viam, transeunte Domino, et clamavit ad eum: et ait illi Dominus: * Quid vis ut faciam tibi? * Domine, ut videam lumen.
    ℣. Stans autem Iesus, iussit illum duci ad se, et cum appropinquasset, interrogavit eum, dicens.
    ℟. Quid vis ut faciam tibi?
    Glória Patri et Filio et Spiritui Sancto.
    ℟. Domine, ut videam lumen.

    Un aveugle était assis le long du chemin, tandis que passait le Seigneur, et il cria vers lui, et le Seigneur lui dit : Que veux-tu que je te fasse ? – Seigneur, que je voie la lumière. Or Jésus s’étant arrêté ordonna qu’on le lui amène, et comme il approchait il l’interrogea, disant : Que veux-tu que je te fasse ? - Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit – Seigneur, que je voie la lumière.

    Caecus.jpg

  • De la Sainte Vierge le samedi

    Christus virgo, mater virginis nostri virgo perpetua, mater et virgo. Jesus enim clausis ingressus est ostiis: et in sepulchro ejus, quod novum et in petra durissima fuerat excisum, nec antea quis, nec postea positus est. Hortus conclusus, fons signatus: de quo fonte ille fluvius manat, juxta Joel, qui irrigat torrentem vel funium, vel spinarum: funium, peccatorum, quibus ante alligabamur: spinarum, quae sufficiant sementem patrisfamilias. Haec est porta Orientalis, ut ait Ezechiel, semper clausa et lucida, operiens in se, vel ex se proferens Sancta sanctorum: per quam sol justitiae, et Pontifex noster secundum ordinem Melchisedech ingreditur, et egreditur.

    Saint Jérôme, lettre au sénateur Pammaque

    Le Christ est vierge, la mère de notre vierge est vierge perpétuelle (1), mère et vierge. Jésus en effet est entré, les portes étant closes (2) ; et dans son sépulcre, qui était neuf et creusé dans une roche très dure, personne ne fut déposé, ni avant, ni après lui (3). Jardin clos, source scellée (4) ; de cette source émane un fleuve, selon Joël, qui arrose le torrent des liens, ou des épines (5) : les liens des péchés par lesquels nous étions liés auparavant, les épines, qui étouffent la semence du père de famille (6). Elle est la porte orientale dont parle Ezéchiel (7), qui est toujours fermée et lumineuse, qui cache en elle-même ou qui fait voir par elle-même le Saint des saints ; par laquelle entre et sort le Soleil de justice (8) et notre Pontife selon l’ordre de Melchisédech (9).

    (1) Cf. « Ille virgo de virgine, de incorrupta incorruptus » (saint Jérôme, Contre Jovinien).
    (2) Jean 20, 19.
    (3) Luc 23, 53.
    (4) Cantique des cantiques 4, 12.
    (5) Joël 3, 18 dans la Vulgate, 4, 18 dans la Septante. Comme à son habitude quand il commente le texte sacré, saint Jérôme donne les deux traductions, de la Septante et la sienne, qui sera la Vulgate. Celle-ci, c’est le « torrent des épines ». Le mot hébreu que saint Jérôme avait était différent de celui qu’avaient les Septante, qu’ils ont traduit par σχοίνων : un mot qui veut dire « de joncs », ou tout ce qui est fait, tressé, avec des joncs. On remarque que pour saint Jérôme le mot paraît avoir perdu son sens de jonc pour désigner un « lien », une corde (tressée). Dans son commentaire du livre de Joël d’après les Septante, il traduit par le diminutif « funiculorum » : des cordelettes. Le mot qui figure dans le texte massorétique, Chittim, a été gardé tel quel, comme un nom propre, dans la Bible du rabbinat et quelques autres traductions. Chittim, ou Sittim, comme le lieu où les Israéliens couchèrent avec les femmes de Moab, et le dernier campement avant l’entrée dans la terre promise. Mais Joël ne peut pas parler ici de ce lieu, puisque précisément il ne faisait pas partie a priori de la terre promise dont parle ce verset. La majorité des traductions récentes donnent « la vallée » (ou « le ravin »)… « des acacias », parce que MM. Brown, Driver et Briggs en ont décidé ainsi…
    (6) Mat. 13, 7 ; Marc, 4, 7 ; Luc 8, 7.
    (7) Ezéchiel 44, 1.
    (8) Malachie 4, 2.
    (9) Psaume 109, 4 ; Hébreux 5, 1-9.

  • Petit pas…

    Les députés de Virginie-Occidentale ont voté mercredi, par 87 voix contre 12, une proposition de loi interdisant l’avortement après la 20e semaine…

    Le débat a tourné autour de la question de savoir si oui ou non un fœtus ressent la douleur à 20 semaines, car c’est la raison invoquée par la proposition de loi : « Pain-Capable Unborn Child Protection Act ». Et l’Association médicale américaine et le Congrès des obstétriciens et gynécologues affirment que le fœtus de 20 semaines ne peut pas ressentir de douleur et qu’on peut donc le tuer sans problème.

    Le texte doit passer au Sénat de l’Etat, où il sera également adopté, mais le gouverneur a déjà opposé son veto à une loi similaire… pas plus tard que l’an dernier. Au motif qu’une telle loi est restrictive pour la relation entre le médecin et sa patiente et qu’elle est donc anticonstitutionnelle…

    Lorsque le gouverneur aura opposé son veto il faudra revoter, et alors la loi passera… et elle sera sans aucun doute contestée au niveau fédéral par les militants de la culture de mort. Car il faut pouvoir continuer à tuer les enfants à naître, sans restriction, coûte que coûte…

    Le même jour, une loi similaire a été votée par les députés de Caroline du Sud, par 80 voix contre 27. Une telle loi a déjà été votée dans l’Oregon, mais rejetée en Virginie.

  • Le cardinal Marx nous traite de terroristes

    Propos du cardinal Reinhard Marx, président de la conférence épiscopale allemande, membre du « G9 » et coordinateur du conseil papal pour l’économie :

    « L’Eglise dit qu’une relation homosexuelle n’est pas au même niveau qu’une relation entre un homme et une femme. C’est clair. Mais quand ils sont fidèles, quand ils sont engagés pour les pauvres, quand ils travaillent, ce n’est pas possible de dire : Tout ce que vous faites, parce que vous êtes homosexuels, est négatif. »

    Non, dit comme ça, ce n’est pas clair du tout. Il ne s’agit pas d’une différence de niveau, mais d’une différence de nature. Le cardinal Marx ne connaît pas le catéchisme.

    « J’ai eu une discussion avec certains des étudiants qui m’ont demandé : Cardinal, est-il vrai que les jeunes sont plus traditionnels ? Et c’est vrai. Mais ce n’est pas dangereux. Je n’ai aucun problème avec la tradition. Mais nous avons aussi la tendance de gens qui veulent être clairs dans leurs positions. Le populisme noir et blanc grandit en Europe. Et cela est le début, peut-être, du populisme, du terrorisme, c’est clair. L’ambiance de réduire la complexité du monde, de donner des réponses simples, de donner des réponses en noir et blanc, grandit, et je pense que c’est très dangereux. »

    Ce qui est pratique, c’est qu’avec un cardinal comme ça on n’a pas besoin de penseurs ou chroniqueurs anti-chrétiens…

  • Islam de France…

    Le Courrier de l’Ouest a publié hier un article sur la future grande mosquée d’Angers, qui devrait être terminée fin 2016, et qui pourra accueillir 2.400 musulmans.

    Cette mosquée est « attendue depuis plusieurs décennies par la communauté musulmane locale », nous dit le journal.

    Mais on se souvient de la diatribe d’Abdel-Rahmène Azzouzi, où dans sa litanie francophobe il y avait un passage sur cette mosquée :

    Devrais-je faire semblant d’ignorer la politique islamophobe de l’État français qui, premier pourfendeur de la laïcité, s’immisce en permanence dans la gestion du culte musulman pour mieux l’empêcher de s’organiser, tel que le fait le préfet Burdeyron qui privilégie la gestion du culte musulman angevin par le consulat du Maroc plutôt que par les dignitaires angevins d’obédience musulmane ?

    Car en effet il s’agit d’une mosquée marocaine, et Abdel-Rahmène Azzouzi, le « dignitaire angevin », est algérien…

    (Via Fdesouche)

  • Il faut faire lire "Dar al-Islam"

    Je suis allé voir le numéro 2 du magazine francophone de l’Etat islamique, Dar al-Islam, pour lire cette interview de Hayat Boumeddiene, la veuve d’Amedy Coulibaly, dont tout le monde parle.

    Quoi qu’il en soit de cette interview (plutôt convenue), c’est une revue qu’il faudrait faire lire aux victimes du Padamalgam, s’il s’en trouve encore qui soient susceptibles de réfléchir et de raisonner.

    Car ce qui apparaît de façon spectaculaire, c’est que tous les articles sont pleins de citations du Coran et des Hadiths, ces citations formant toute l’armature des textes. Et bien sûr, la dernière page rappelle le verset 5 de la sourate 9 :

    Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

    J’aimerais donc qu’on m’explique en quoi tout cela n’a rien à voir avec l’islam, et pourquoi les textes cités, qui sont incontestablement des textes de l'islam, considérés comme inspirés (hadiths) ou divins (Coran), justifient l’action de l’Etat islamique.

    En passant, on remarquera le passage de l’article Attaquer ceux qui insultent le Prophète où il est rappelé que « ce torchon maudit qu’est Charlie Hebdo s’est moqué plus d’une fois du Messie Jésus et de sa mère Marie », mais que les chrétiens, « qui prétendent aimer le Messie et sa mère jusqu’à les adorer en dehors d’Allâh », n’ont rien fait. Les chrétiens doivent donc « accepter la seule religion qui défend les choses sacrées, la religion de tous les prophètes, la seule religion de vérité : l’islam »…

    (On remarque aussi que cette revue est rédigée par de parfaits francophones qui, eux, connaissent l’islam…)

     

    Addendum

    J’avais mis en lien le site Scribd qui donnait le PDF de cette publication. Scribd l’a supprimé. Je l’ai trouvé ailleurs, et cette fois j’en ai enregistré une copie, que je mets en lien.

    Il est significatif que dans notre société où l’on manifeste par millions pour la liberté d’expression, paraît-il, on ne veuille pas que les gens sachent ce qu’il y a dans les publications de l’Etat islamique.

    Parce que cela reviendrait à savoir ce qu’il y a dans le Coran et dans les hadiths.

    On dit que le premier numéro était truffé de fautes. Ce n’est pas le cas de celui-ci. Le seul indice sur les auteurs (ou les correcteurs) est qu’ils sont sans doute magrébins ou d’origine maghrébine. Parce qu’ils écrivent systématiquement « Djihâd » alors cette orthographe est incongrue pour un ressortissant du Proche Orient (comme Djamel pour Jamal, etc.)

  • Les coptes enlevés (et assassinés ?)

    On apprend que les 21 coptes enlevés en Libye début janvier sont, sans surprise, entre les mains de l’Etat islamique, qui sur sa revue officielle en ligne revendique les enlèvements et publie des photos des « croisés d’Egypte » revêtus de tenues oranges et otages d’hommes armés au visage masqué, repris dans des poses et situations rappelant les images des séquestrés déjà assassinés par les jihadistes.

    L'article annonce que les coptes ont été "exécutés". Mais cela est pris avec prudence en Egypte.

    L’article reprend la vieille légende selon laquelle deux femmes auraient été séquestrées par l’Eglise copte et contraintes de renier leur conversion à l’islam (dans cette nouvelle version elles auraient même été torturées et tuées...), et il revient aussi sur le massacre de la cathédrale syro-catholique de Bagdad en 2010, qualifié de premier acte de vengeance à l’égard des violences commises par les coptes...