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Le blog d'Yves Daoudal - Page 7

  • Dernières nouvelles des Arabes

    Concernant les étrangers qui ne cessent d’affluer en Grèce, Alexis Tsipras parle obstinément et uniquement de « réfugiés », et il précise qu’il s’agit de gens qui ont fui leurs maisons bombardées. Dans un reportage de BFM, ce sont des Afghans et des Pakistanais qui parlent. Ils n’ont été bombardés par personne et ils ne fuient rien d’autre qu’un pays où l’islam rend malheureux. Mais comme dit François, tout ça ce sont des Arabes qu’il faut accueillir puisqu’ils nous envahissent…

  • A Lorette

    Grande journée œcuménique aujourd’hui à Lorette, en Italie, dans le cadre du 700e anniversaire de la basilique où se trouve la maison de Nazareth. Des représentants des Eglises orthodoxes d'Albanie, Géorgie, Roumanie, Russie et Serbie se réunissent dans la Sainte Maison, avec une délégation pontificale dirigée par Mgr Tonucci (évêque de Lorette). La Paraklisis sera chantée par le métropolite Zenados Gennadios, archevêque orthodoxe d’Italie et de Malte.

    La cérémonie sera précédée d’un colloque sur l’histoire de la Sainte Maison de Lorette, auquel participeront des représentants des huit cités jumelées, dont Nazareth, Czestochowa, Fatima…

    La journée est organisée par l’Accademia Angelica Costantiniana, dont le président est Son Altesse Impériale le prince Alessio Ferrari Angelo Comneno di Tessaglia, descendant d’empereurs de Constantinople (les Ange Comnène Doukas) et des « despotes de Thessalie » du même nom (et qui est grec-catholique). Selon les historiens, la Sainte Maison (qui vient effectivement de Nazareth) se trouvait à Pyli, en Thessalie, du temps du despote Jean Ange Comnène, dans la basilique de Porta Panagia. Puis elle fut transférée en 1294 en Italie par les… Ange (Comnène) - non par les anges.

    La journée marque la reconnaissance officielle par les orthodoxes de l’authenticité de la maison, suite aux études conduites par le père Giuseppe Santarelli, directeur de la Congrégation universelle de la Sainte Maison de Lorette, et par le chercheur grec Haris Koudounas, de l'Accademia Angelica Costantiniana.

  • Quatre religieuses tuées au Yémen

    Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique d’Arabie du Sud, explique à AsiaNews : « A 8h 30 [hier matin], des hommes en uniforme ont fait irruption dans l’enceinte où vivent les Missionnaires de la Charité [de Mère Teresa, à Aden]. Après avoir tué l’agent de sécurité et tous les employés qui se trouvaient sur leur passage, ils sont arrivés jusqu’aux religieuses et ont fait feu, en tuant quatre. Une autre a réussi à se cacher et à survivre. »

    Les victimes sont sœur Anselme, indienne, sœur Judith, kényane, sœurs Marguerite et Reginette, rwandaises.

    Les assaillants ont emmené le prêtre salésien, le P. Tom Uzhunnalil, qui priait à la chapelle.

    En tout 14 (ou 15) personnes ont été tuées. Les quelque 80 pensionnaires âgée ou handicapés sont tous sains et saufs.

    « Nous savions que la situation était difficile et que les sœurs couraient un certain risque », dit Mgr Hinder. D’autant qu’elles avaient déjà été attaquées. « Mais elles avaient décidé de rester quoi qu’il arrive, parce que cela fait partie de leur spiritualité. »

  • Samedi de la troisième semaine de carême

    Saint Augustin, traité 33 sur saint Jean, 5-7

    Si le Sauveur disait: Ne lapidez pas cette adultère, il serait par là même convaincu d’injustice. S’il disait : Lapidez-la, il mentirait à sa douceur habituelle; qu’il dise donc ce qu’il doit dire pour rester doux et juste : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre ». Voilà bien la sentence de la vraie justice. Une pécheresse doit être punie, mais pas de la main de gens qui ont la conscience souillée; la loi doit être accomplie, mais non par ceux qui la foulent eux-mêmes aux pieds. Oui, c’était la justice même qui s’exprimait par la bouche de Jésus; aussi, frappés par ces paroles comme par un trait énorme, ils se regardèrent mutuellement, et se reconnaissant coupables, « ils se retirèrent tous l’un après l’autre », et il ne resta que la misère et la miséricorde.

    Après avoir ainsi blessé ses ennemis du dard de la justice, le Seigneur ne daigna pas même faire attention à leur chute, mais, détournant d’eux ses regards, et « se baissant de nouveau, il écrivait sur la terre ».

    Les Juifs s’étaient donc tous éloignés et l’avaient laissé seul avec la femme adultère: Jésus leva alors les yeux vers elle. (…) Elle lui avait entendu dire: « Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre ». Aussi s’attendait-elle à une punition de la part de celui en qui l’on n’avait jamais découvert aucun péché. Pour lui, après avoir écarté ses ennemis par le langage de la justice, il leva vers elle des regards pleins de douceur et lui adressa cette question: « Personne ne t’a condamnée ? — Personne, Seigneur », répondit-elle. — Et il ajouta: « Je ne te condamnerai pas non plus ». Parce que tu n’as pas trouvé de péché en moi, tu as craint sans doute de me voir prononcer ta condamnation : eh bien, « je ne te condamnerai pas non plus ».

    Eh quoi, Seigneur, approuveriez-vous le péché ? Non certes, il ne l’approuve pas; car, écoute ce qui suit: « Va, et ne pèche plus à l’avenir ». Le Sauveur a donc prononcé une condamnation; mais ce qu’il a condamné, c’est le péché, et non le pécheur. S’il avait donné son approbation au crime, il aurait dit : Je ne te condamnerai pas non plus; va, conduis-toi comme tu voudras, et sois sûre de mon indulgence; tant que tu pèches, je te préserverai de toute punition, même du feu et des supplices de l’enfer. Mais le Sauveur ne s’est pas exprimé ainsi.

    Ceux qui aiment le Seigneur doivent se souvenir de sa mansuétude, sans oublier de craindre son immuable vérité; car « le Seigneur est plein de douceur et d’équité ». Tu aimes en lui la bonté; redoute aussi sa droiture. La douceur lui a fait dire: « Je me suis tu »; mais sa justice lui a fait ajouter: « Toutefois, garderai-je toujours le silence ? » « Le Seigneur est miséricordieux et compatissant ». Evidemment, oui. Ajoute qu’il est « patient » : ne crains pas de dire qu’il est « prodigue de miséricorde », mais que cette dernière parole du Psalmiste t’inspire une crainte profonde : « Il est plein de vérité ». Aujourd’hui, il supporte ceux qui l’offensent; plus tard, il jugera ceux qui l’auront méprisé. « Est-ce que tu méprises les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longue tolérance? Ignores-tu que la bonté de Dieu t’invite à la pénitence ? » Et pourtant, par ta dureté et l’impénitence de ton cœur, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres.

    Le Seigneur est rempli de douceur, de longanimité et de miséricorde; mais aussi il est plein de justice et de vérité. Il t’accorde le temps de te corriger; pour toi, tu préfères ce répit à ton amendement. (…) Tu attends sans cesse, sans cesse tu te promets des merveilles de la bonté divine, comme si celui qui a promis le pardon à ton repentir s’était engagé à prolonger encore ton existence. Sais-tu ce que te réserve la journée de demain? Tu parles avec justesse, en disant dans le fond de ton cœur : Quand je me corrigerai, Dieu me pardonnera tous mes péchés. Nous ne pouvons, en effet, le nier : il a promis le pardon aux pécheurs corrigés et convertis; mais le Prophète, dont les paroles te servent à me prouver que Dieu nous a promis son pardon pour le cas où nous viendrions à nous convertir, ce Prophète ne t’annonce, nulle part, qu’il doive t’accorder une longue vie.

  • Efficace

    Dans un entretien à Elle, numéro paru hier en Ile-de-France et aujourd’hui en province, François Hollande annonce que le ministère de la Famille va devenir le ministère des Familles, afin de prendre en compte toutes les sortes de familles, à commencer par les soi-disant familles homosexuelles.

    Sur certains sujets, François Hollande est d’une efficacité fulgurante. Car c’est hier même qu’il a pris le décret supprimant rétroactivement la famille de l’organigramme du gouvernement pour la remplacer par la négation de la famille. Et le décret pris hier a été publié aujourd’hui dans le Journal Officiel

    C’est donc officiel : la famille n’existe plus. C’est du moins ce que prétend ce gouvernement négationniste qui ne recule devant aucun affront totalitaire à la loi naturelle.

  • La jeune femme et le serpent

    Donald Trump a exhumé les paroles d’une chanson qui fut populaire en 1968 puis en 1975 : The snake, et il en dit les paroles dans ses discours :

    En allant travailler un matin, sur le chemin le long du lac, une jeune femme au cœur tendre vit un pauvre serpent à moitié gelé. « Prends-moi, ô douce femme, prends-moi pour l’amour du Ciel ! Prends-moi ! », soupira le serpent vicieux. Elle le serra fort sur sa poitrine. « Tu es si beau, lui dit-elle. Mais si je ne t’avais pas ramené, tu serais mort maintenant. » Puis elle caressa sa jolie peau, l’embrassa et le tint serré dans ses bras. Mais au lieu de dire merci, le serpent la mordit violemment. « Je t’ai sauvé, cria la femme, et tu m’as mordu ! Pourquoi ? Tu savais que ta morsure était empoisonnée et maintenant je vais mourir ! » « Oh tais-toi, femme stupide ! dit le serpent avec un sourire. Tu savais pourtant bien que j’étais un serpent avant de m’accueillir !

    (Via Novopress)

  • 74 %

    Selon un sondage publié hier par l'institut VTsIOM, 74% des Russes voteraient pour Vladimir Poutine s’il se représentait en 2018 (ce qui ne fait aucun doute).

    VTsIOM rappelle qu’en 2012 le taux était de 40%.

    VTsIOM est un institut financé par l’Etat russe. Mais l’institut indépendant Levada donne des chiffres similaires.

  • La fin du 1er-Mai

    On s’y attendait depuis longtemps. C’est fait : Florian Philippot a annoncé que le Front national n’organiserait plus de défilé le 1er mai. A la place il y aura un « banquet national »…

    Ainsi disparaît ce qui fut le fruit d’une intuition géniale de Jean-Marie Le Pen, ou plus exactement comment il avait accueilli comme un signe providentiel un hasard du calendrier et l’avait fait fructifier de façon véritablement historique.

    Le défilé de Jeanne d’Arc avait lieu le deuxième dimanche de mai, jour de la fête nationale officielle de Jeanne d’Arc. En 1988, ce jour était celui du second tour de l’élection présidentielle. On ne pouvait pas faire venir les militants et sympathisants à Paris ce jour-là. Jean-Marie Le Pen avança le défilé d’une semaine. Le dimanche précédent : c’était le 1er mai. Fête du Travail, fête de saint Joseph artisan :

    « Que les travailleurs français sachent surtout que leur meilleure chance de protection et de promotion est contenue dans leur appartenance à la Nation française, indépendante et souveraine, et c’est pourquoi nous avons choisi de fêter le même jour avec le Travail, saint Joseph, artisan, et sainte Jeanne, symbole de la Patrie. »

    C'est ainsi que Jean-Marie Le Pen avait accompli l'authentique signification du 1er-Mai, dans la continuité nationale de notre histoire, où le travail des hommes est reconnu et sanctifié, où la souveraineté de la nation se reconnaît dans une jeune fille qui est la sainte de la patrie : et ce sont là tout naturellement les thèmes des discours du 1er-Mai, qui ont toujours été les plus beaux discours de Jean-Marie Le Pen.

  • L’anneau de Jeanne d’Arc

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    Le 24 février dernier, Jacques Trémolet de Villers signalait à Philippe de Villiers que l’anneau de Jeanne d’Arc, aux mains des Anglais depuis le procès, allait être mis aux enchères à Londres le 26.

    Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, réussit à réunir 350.000 €. Il se rend à Londres, et acquiert l’anneau, mis à prix à 19.000 €, pour près de 377.000 €…

    Nicolas de Villiers va chercher l’anneau aujourd’hui, et une cérémonie sera organisée au Puy du Fou le 20 mars.

    (L'histoire complète sur le site du Figaro)

  • Le plus grand théologien

    Dans les propos du pape à Jean-Pierre Denis et aux « poissons roses », il y avait aussi ceci :

    Dans ma réflexion théologique, je me suis toujours nourri d’Henri de Lubac et de Michel de Certeau. Pour moi, de Certeau reste le plus grand théologien pour aujourd'hui.

    Je n’ai jamais rien lu et je ne lirai jamais rien de Michel de Certeau.

    Mais je constate que Wikipedia ne lui donne pas le titre de « théologien », le définissant comme « intellectuel jésuite, philosophe et historien français », ce qui paraît en effet correspondre au portrait qui en est fait. Portrait dont on peut extraire ceci :

    Il est cofondateur de l'École freudienne de Paris, autour de Jacques Lacan.

    Il publie notamment en 1968 deux articles majeurs dans la revue Études, dans lesquels il prend parti en faveur du mouvement de Mai 68.

    L'influence psychanalytique se retrouve fortement dans son œuvre historiographique, où il analyse le « retour du refoulé » au travers des limites arbitraires de l'histoire officielle, et la survivance du « non dit » dans les marges de l'écrit.

    Si ceux qui écrivent semblent imposer leur pouvoir à ceux qui disent et font, de Certeau montre bien que les publics ne sont pas si dominés et restent actifs devant la réception des messages qu'on leur envoie, avec des paroxysmes critiques quand le « dire » s'écarte trop du « faire » (multiplication des épisodes mystiques du XVIIIe siècle ; prise de parole de mai 1968 ; théologie de la libération en Amérique du Sud, pour citer les domaines dans lesquels il était plus particulièrement impliqué).

    Mais il n’est pas impossible que François cite ainsi Michel de Certeau simplement parce que ce jésuite « périphérique » fit sa thèse de doctorat sur Pierre Favre…

    Et aussi pour faire oublier que l'un des vrais grands théologiens de notre temps s'appelle Joseph Ratzinger.

  • Le P. Marie-Eugène et Elisabeth de la Trinité

    Parmi les décrets de la Congrégation pour les causes des saints dont le pape a autorisé hier la promulgation, on note ceux qui concernent

    - le miracle attribué à l’intercession de la bienheureuse carmélite Elisabeth de la Trinité ;

    - le miracle attribué à l’intercession du vénérable serviteur de Dieu le père carme Marie-Eugène de l’Enfant Jésus.

  • Vendredi de la troisième semaine de carême

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    Commentaire de dom Guéranger sur la première lecture : Moïse frappe le rocher pour donner à boire aux Hébreux :

    C’est ici l’un des plus augustes symboles de l’Ancien Testament, et la figure du Baptême auquel aspirent nos Catéchumènes. L’eau y paraît comme l’objet des désirs de tout un peuple, qui sans cette eau allait périr. Saint Paul, qui nous dévoile les mystères de l’ancienne Alliance, nous apprend que le rocher, la pierre, signifiait Jésus-Christ, dont est sortie la fontaine d’eau vive qui désaltère et purifie les âmes. Les saints Pères sont venus ensuite, qui nous font remarquer que la pierre n’a rendu l’eau vivifiante qu’elle contenait qu’après avoir été frappée par la verge, dont les coups donnés sur le rocher signifient la Passion du Rédempteur. Le bois de cette verge, nous disent aussi les anciens interprètes, est le symbole de la Croix, et le double coup représente le double bois dont elle est formée. Les peintures que l’Église primitive a laissées dans les Catacombes de Rome, nous offrent sans cesse cette image de Moïse frappant le rocher d’où s’écoulent les eaux ; et un verre peint trouvé dans ces souterrains, berceau de notre foi, nous apprend, par l’inscription qu’on y lit encore, que les premiers chrétiens considéraient sous les traits de Moïse, qui n’a agi qu’en figure, saint Pierre lui-même, qui, dans la nouvelle Alliance, a ouvert au vrai peuple de Dieu la source de toute grâce dans sa prédication au jour de la Pentecôte, et plus tard dans celle qu’il fit entendre aux Gentils en la personne du centurion Corneille. Ce symbole de Moïse frappant le rocher, et la plupart de ceux que nous avons reconnus, et que nous reconnaîtrons encore dans les lectures que l’Église destinait à l’instruction des Catéchumènes, non seulement ont été exprimés, aux premiers siècles, sur les fresques des catacombes romaines ; mais de nombreux monuments nous apprennent qu’on les représentait aussi dans toutes les églises de l’Orient et de l’Occident. Plusieurs de ces symboles sont arrivés jusqu’au XIIIe siècle et au delà, sur les verrières de nos cathédrales, conservant encore la forme hiératique qu’ils avaient reçue au commencement. Il est triste de voir que des sujets qui excitaient un si vif enthousiasme chez nos pères les martyrs, sont aujourd’hui si peu familiers à leurs derniers neveux. Sortons de cette indifférence qui n’est pas chrétienne, et revenons, par la méditation de la sainte Liturgie, à ces traditions auxquelles nos aïeux empruntèrent leur foi énergique et leur sublime dévouement à Dieu et à leur postérité.

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  • L’avortement à la Cour suprême

    La Cour suprême des Etats-Unis s’est penchée hier sur les lois du Texas votées en 2013 qui, de fait, restreignent l’accès à l’avortement. Je pensais que l’affaire allait être rondement menée pour condamner le Texas au nom de l’arrêt Roe contre Wade qui interdit toute entrave à l’avortement avant viabilité du foetus (et le permet encore après), de même que la Cour a récemment imposé le « mariage » homosexuel à tous les Etats. D’autant que le juge le plus pro-vie, Antonin Scalia, vient de mourir, et qu’il n’y a donc que huit juges : quatre « libéraux », dont trois femmes acharnées à défendre le « droit à l’avortement », trois conservateurs pro-vie, et le « centriste » Anthony Kennedy dont on ne sait de quel côté il penchera. Les trois juges femmes se sont montrées très agressives dans l’audition des représentants du Texas. Le juge Samuel Alito, et dans une moindre mesure le juge en chef John Roberts, se sont attachés à faire admettre par les opposants texans que les lois votées en 2013 ne sont pas seules responsables de la fermeture des avortoirs, et surtout que la diminution du nombre des avortoirs ne fait pas peser une « charge excessive » sur les femmes texanes qui veulent avorter, puisque c’était littéralement l’objet du débat.

    Tout repose – ce qui est quand même ahurissant – sur ce que décidera Anthony Kennedy (qui est juge à la Cour suprême depuis 1988 et vote le plus souvent – mais pas toujours - avec les pro-vie). S’il décide qu’il est nécessaire de retourner au Texas pour obtenir davantage d’informations, l’affaire peut durer jusqu’à l’année prochaine. S’il décide de mêler sa voix aux libéraux, la Cour suprême pourrait condamner le Texas en juin prochain – et empêcher du même coup tout Etat de voter des lois similaires.

  • Indécente ingérence

    En une du Financial Times :

    La France envoie un fort avertissement sur le Brexit

    Sous-titre : « Macron menace de pousser les migrants vers l’Angleterre et attire les banquiers vers Paris. »

    Le long article lui-même est titré :

    Le ministre français de l’Economie envoie au Royaume Uni un double avertissement sur le Brexit

    Selon Macron, les relations bilatérales changeraient brusquement en cas de Brexit. Ainsi, dit-il, les accords du Touquet seraient sabordés et ne pourraient plus servir à retenir les migrants à Calais.

    On ne sait pas trop ce que fume Macron, mais il dit vraiment n’importe quoi, comme tous ceux qui pètent les plombs en ce moment face au référendum britannique. Avant les accords du Touquet (qui permettent aux agents français de faire des contrôles en Angleterre et aux agents anglais de faire des contrôles en France) il y avait Sangatte qui était comme l’actuelle Jungle. Dénoncer les accords du Touquet ne changerait rien, globalement, à la situation. En outre, il s’agit d’accords entre la France et le Royaume Uni, sans rapports avec l’Union européenne, donc avec le Brexit, d’autant que le Royaume Uni ne fait même pas partie de l’espace Schengen. Un Brexit n’aurait aucun impact, a priori, sur de tels accords bilatéraux.

    D’autre part, Macron, qui menace donc de relocaliser les migrants de Calais en Angleterre, veut « dérouler le tapis rouge » pour relocaliser les services financiers britanniques en France, parce qu’ils perdront le « passeport financier » qui leur permet d’opérer sur le continent. Parce que, bien sûr, tout le monde peut voir que les banques suisses ont fait faillite depuis la création de l’UE…

    Bref, c’est une indécente et grossière et stupide ingérence dans la vie politique d’un pays voisin. Et ce n’est que le début de la campagne…

  • Le scandale Steinbach

    Erika Steinbach est porte-parole du groupe CDU/CSU au Bundestag pour les droits de l’homme et l’aide humanitaire. Elle a publié cela sur son compte Twitter :

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    Allemagne 2030. « Mais d’où est-ce que tu viens ? »

    Cela a déclenché un tollé dans toute la classe politique allemande, y compris à la CDU. C’est à qui dénoncera avec le plus de vigueur le « racisme » abject de Mme Steinbach et demandera les plus lourdes sanctions contre cette « incendiaire ».

    Naturellement, l’archevêque de Cologne, le cardinal Rainer Maria Woelki, dont on connaît la dhimmitude, n’est pas en reste. C’est « une insulte pour les milliers de bénévoles qui sont engagés dans le domaine de l’intégration », a-t-il dit.

  • « Invasion arabe » ?

     La Vie rapporte ces propos du pape :

    « On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. C’est un fait social… Combien d’invasions l’Europe a connu tout au long de son histoire ! Elle a toujours su se surmonter elle-même, aller de l’avant pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures. »

    Bref : il y a une invasion arabe et ça va être très bon pour l’Europe.

    Ainsi le pape voit-il des Afghans arabes, des Iraniens arabes, des Kabyles arabes, des Turcs arabes, des Maliens arabes, des Soudanais arabes…

    Le point commun entre ces envahisseurs n’est pas qu’ils sont arabes, mais qu’ils sont (à quelques exceptions près) musulmans. Ce n’est pas une invasion arabe, c’est une invasion musulmane. Il n’y a aucun « échange » avec l’islam. Quand l’Europe sera « agrandie » par l’invasion islamique, elle sera une Europe musulmane. Et tout le monde sait désormais, à moins d’être spécialement demeuré (ou de très mauvaise foi) quel est le sort des chrétiens dans les pays musulmans.

    Ce pape est une catastrophe permanente.

  • Jeudi de la troisième semaine de carême

    Aujourd’hui il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne est que nous avons passé la moitié du carême. La mauvaise… est qu’il reste la moitié à faire… Je ne parle ici que de la pénitence, du jeûne et des privations, bien sûr, puisque sur le plan liturgique, au contraire, nous avons une profusion de trésors à consommer sans modération. Dont la messe d’aujourd’hui, qui exceptionnellement n’est pas une messe de pénitence, mais une messe festive, qui célèbre les saints Côme et Damien. Les saints médecins anargyres, que nous allons consulter (gratuitement : anargyre : sans argent) à leur tombeau en leur église de Rome (qui fut le temple de Romulus) pour qu’ils aident à notre guérison pendant ce carême. L’introït est le même que celui du 19e dimanche après la Pentecôte, c’est-à-dire originellement du dimanche le plus proche de la fête des saints Côme et Damien, le 27 septembre. Cet introït, qui commence par « salus » : le salut, la santé (les deux significations étant toujours imbriquées dans l’Evangile) a pour particularité de ne pas être un verset de psaume, ni même d’un autre livre de la Bible. Salus populi ego sum, dicit Dominus… Moi, je suis le salut du peuple, dit le Seigneur. Saint Bernard cite plusieurs fois ces mots comme s’ils étaient une citation de l’Ecriture, et dans les anciennes éditions de ses œuvres on indiquait en référence le psaume 34. Mais le psaume 34 ne dit pas cela, pas davantage que le chapitre 51 d’Isaïe auquel renvoie Innocent III (ou son éditeur) dans son commentaire de la messe. C’est une phrase liturgique qui a ainsi acquis un statut d’Ecriture Sainte, à juste titre puisque son sens se trouve évidemment dans l’Ecriture.

    Salus pópuli ego sum, dicit Dóminus : de quacúmque tribulatióne clamáverint ad me, exáudiam eos : et ero illórum Dóminus in perpétuum.

    Atténdite, pópule meus, legem meam : inclináte aurem vestram in verba oris mei. (Psaume 77,1)

    Je suis le salut du peuple, dit le Seigneur, dans toutes leurs tribulations, s’ils m’invoquent, je les exaucerai et je serai leur Seigneur à jamais.

    Mon peuple, écoutez ma loi ; prêtez l’oreille aux paroles de ma bouche.

    Voici ce très bel introït par les moines de Triors. On remarquera (à la troisième ligne) le chant identique sur « ad me » et « eos » : Dieu répond avec la même formule mélodique que l’appel, pour bien montrer que le fidèle qui criait sa souffrance est exaucé.

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  • Euthanasie suisse

    L’association Exit Suisse alémanique a rendu publics ses chiffres pour l’année 2015 : les demandes d’aides au suicide « ont explosé » : 782 « cas » en 2015, soit « 30% de plus qu’en 2014 ». Exit Suisse romande devrait publier ses chiffres en avril, mais déjà « la tendance semble identique ».

    Le Code pénal suisse a été modifié en 2001 pour autoriser « l’assistance au suicide », « à condition que celle-ci ne soit pas motivée par un mobile égoïste ». Sic. Depuis, « le nombre de patients qui y ont recours ne cesse d’augmenter ».

  • L’Autrichien renâcle

    Dimanche, le chancelier autrichien, Werner Faymann (qui est aussi président du parti social-démocrate), accusait la Grèce de se comporter « comme une agence de voyages » au service des migrants. Hier, face à Donald Tusk qui venait le voir à Vienne, il a justifié la politique de quotas mise en place par son gouvernement : « L’Autriche n’est pas la salle d’attente de l’Allemagne. Nous avons toujours dit que nous étions contre une politique de laissez-passer. »

    Il a ajouté que la situation est « un chaos qui doit cesser » : « Je ne vais pas mentir au peuple en disant que nous pouvons continuer à donner l’asile à 2, 3 ou 400.000 personnes cette année. Nous ne pouvons pas le faire. » (Ce qui est une réponse à Angela Merkel : « Nous pouvons le faire. »)

    Au Kurier, il a déclaré que l’Allemagne devait « mettre en place un quota journalier, et amener ces réfugiés directement de Grèce, de Turquie ou de Jordanie. L’Autriche ne peut pas, et ne doit pas, devenir une plateforme de distribution. »

    Werner Faymann est chancelier depuis 2008. On ne l’avait jamais entendu parler autant…

  • Hara Kiri

    Le Japon a perdu 1 million d’habitants ces cinq dernières années, d’après le dernier recensement. Selon les prévisions du gouvernement, à ce rythme, la population pourrait chuter de plus de moitié pour atteindre 52 millions d’individus d’ici à 2100.

    «  Je crois qu’il faut promouvoir davantage de mesures pour accepter les étrangers », dit Shigeru Ishiba, ministre chargé des Mesures contre la baisse démographique et de la Dynamisation de l’économie locale…

  • Il y a cinq ans, Shahbaz Bhatti

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    Le 2 mars 2011, Shahbaz Bhatti, ministre catholique du gouvernement pakistanais, était assassiné en pleine rue. Par des islamistes. A cause de son soutien à Asia Bibi et de son combat contre la loi anti-blasphème. Cinq ans après, l’évêque d’Islamabad peut entreprendre l’enquête diocésaine en vue de son procès en béatification. Le diocèse peut donc officiellement recueillir des témoignages sur Shahbaz Bhatti. L’agence Fides rappelle celui de Mgr Anthony Lobo, son père spirituel, évêque émérite d’Islamabad, mort en 2013 :

    En voyant ses dons en termes de leadership et sa bonne volonté vis-à-vis de l’Eglise au Pakistan, j’ai encouragé ses études et son entrée en politique. Il n’était pas intéressé par le fait d’être actif dans le monde politique mais il a accepté de faire de la politique pour protéger les chrétiens et les autres minorités. Il a vécu une vie engagée et décida de ne pas se marier. Il était célibataire. Il ne possédait rien et a exercé son ministère seulement comme un instrument de service. Je crois que Clément Shahbaz Bhatti est un laïc consacré martyr de la foi.

    Le Père John Williams, de la commission Justice et Paix du diocèse, indique à Fides :

    L’évêque d’Islamabad a donné son accord et a impliqué son confrère de Faisalabad, diocèse dans lequel Shahbaz Bhatti est né et a vécu. Alors, l’évêque de ce diocèse était Mgr Joseph Coutts, aujourd’hui à Karachi et actuel président de la Conférence épiscopale. L’actuel évêque d’Islamabad, Mgr Rufin Anthony, est né dans le même village que Shahbaz Bhatti et connaît bien les lieux, la famille et la communauté locale. Il existe toutes les circonstances favorables pour mener une enquête soigneuse dont nous espérons qu’elle pourra avoir une issue positive. Toute la communauté catholique au Pakistan l’espère. Le souvenir de Shahbaz Bhatti est encore vif et, ces jours-ci, se dérouleront de nombreuses commémorations.

    Ce qui suit était la une de Daoudal Hebdo du 3 mars 2011. Dans le numéro suivant il y avait deux pages (6-7) de témoignages sur Shahbaz Bhatti, avec deux longues citations de ses propres propos sur sa singulière vocation.

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  • Mercredi de la troisième semaine de carême

    Dom Pius Parsch :

    La leçon [la première lecture de la messe : les dix commandements donnés à Moïse] nous enseigne le grand respect que nous devons avoir pour les commandements de Dieu ; ils sont, en effet, la volonté expressément déclarée de la divine majesté. Le respect est le pivot du monde, dit Shakespeare ; le respect de Dieu est la base de toute morale. C’est la grande faiblesse de notre temps de ne plus avoir ce profond respect de la majesté divine et, par suite, de ne plus prendre les commandements autant au sérieux. L’histoire du salut nous montre pourtant quelle importance Dieu attribue à l’observation des commandements. Nous le voyons au paradis terrestre, après la transgression du premier commandement ; la malédiction de l’humanité, l’océan de misères qui découla du péché originel nous l’attestent ; ce qui nous le montre encore plus, c’est la mort du Christ sur la Croix, car cette mort est, en somme, le jugement et le châtiment du péché. L’Évangile nous fait entrer dans un autre ordre de pensées : nous chrétiens, nous devons accomplir les commandements en esprit et de tout cœur. Pour nous, ce ne sont pas, à proprement parler, des commandements ; pour nous, la volonté de Dieu est une joie : nous sommes comme de bons enfants qui accomplissent avec joie la volonté de leurs parents et qui, au lieu d’y voir un joug pénible, font, de leur obéissance, une preuve et une expression de leur amour. C’est pourquoi nous ne devons pas seulement accomplir la lettre de la loi, mais encore en comprendre et en observer l’esprit. L’esprit de la loi est l’amour, l’amour de Dieu et du prochain.

  • Milos Zeman pour un référendum

    Le président tchèque Milos Zeman a déclaré à un site tchèque qu’il serait favorable à la tenue d’un référendum sur l’appartenance de son pays à l’UE : « Je suis du côté de ceux qui sont contre une sortie de l’UE, mais je suis aussi opposé à ceux qui veulent empêcher les citoyens de voter sur cette question. » Il s’oppose ainsi ouvertement à son Premier ministre, Bohuslav Sobotka, qui a récemment déclaré que si le Royaume Uni quitte l’UE il faut s’attendre à ce qu’un débat de même nature arrive en République tchèque, mais qu’il faudra éviter un référendum parce que la République tchèque ne doit pas sortir de l’UE.

  • Plan peur

    Le gouvernement britannique a publié hier son évaluation de ce que serait l’après référendum dans le cas d’un vote pour le Brexit. En bref il faudrait au moins dix ans de négociations tous azimuts, qui seraient dix ans de grave incertitude. Cette publication entre dans le cadre de la vigoureuse campagne du gouvernement martelant jour après jour que le Brexit aurait des conséquences catastrophiques dans tous les domaines. Réaction d’un ministre, sous le couvert de l’anonymat : « Ce document est une vision apocalyptique de la Grande-Bretagne suite à la sortie de l’UE. Et pourtant le Premier ministre a interdit aux fonctionnaires d’élaborer un plan de sortie de l’UE. C’est d’une totale hypocrisie. Le maire de Londres, Boris Johnson, qualifie l’avertissement gouvernemental de « foutaise », soulignant qu’« il n’y a absolument rien dont on doive s’inquiéter, il y a vraiment tout à gagner ». Même le Premier ministre écossais Nicola Sturgeon, qui est pourtant européiste et opposée au Brexit, met en garde contre une campagne qui serait « misérable, négative, basée sur la peur ».

    Les partisans du Brexit dénoncent sans relâche dans la campagne officielle un « plan peur » (Project Fear). David Cameron a répondu hier : « Le seul plan qui m’intéresse est le “plan réalité” (Project Fact), celui qui dit : Restez, et vous saurez ce que vous obtiendrez. » Sic…

    D’autre part, Daniel Korski, conseiller spécial du Premier ministre, a tenu une réunion avec des diplomates des autres pays de l’UE qui souhaitent appuyer la campagne du gouvernement britannique. Il leur a demandé de se focaliser sur les grandes questions plutôt que sur l’accord qui a été négocié (en effet, ça vaut mieux, sauf que l’unique débat est justement sur cet accord…). Les autres pays sont également priés de consulter le gouvernement britannique avant d’intervenir…

  • Mgr Schneider

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    Très belles photos de Mgr Athanasius Schneider à Warrington, Angleterre (entre Manchester et Liverpool), dans la belle église (du moins à l’intérieur) de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, dimanche dernier. Dommage qu’il n’y ait pas davantage de monde…

  • Mardi de la troisième semaine de carême

    Bienheureux cardinal Schuster :

    L’église du rendez-vous doit son origine aux Byzantins, qui élevèrent à Rome au moins cinq temples en l’honneur des martyrs Serge et Bacchus. L’un d’eux se trouvait dans la région des Monti, le Canelicum, ayant auprès un monastère, où, précisément aujourd’hui, se rassemblait le peuple romain pour la procession stationnale à la basilique de Pudens. La domus Pudentiana ou le titulus sancti Pudentis fut l’un des plus anciens titres urbains, et rien jusqu’à présent ne dément l’antique tradition ecclésiastique qui veut qu’elle ait été sanctifiée par le séjour de Pierre dans la maison du sénateur Pudens. Les souvenirs du pape saint Pie Ier, de son frère Hermas l’auteur apocalyptique du Pastor, de Priscille, de Pudentienne, de Praxède, de Justin le Philosophe, d’Hippolyte le Docteur, se groupent tous sur le Viminal, et se rattachent à l’histoire de la maison de Pudens, en sorte qu’il semble qu’elle ait vraiment été au IIe siècle la résidence pontificale.

    La sainte liturgie s’est fait l’écho de cette tradition locale, et la lecture évangélique de ce jour, avec l’histoire de Pierre interrogeant le Seigneur relativement à l’usage du pouvoir des clefs, a été précisément choisie pour évoquer le souvenir de l’Apôtre qui fut l’hôte de Pudens en cette maison.

    Ego clamávi, quóniam exaudísti me, Deus : inclína aurem tuam, et exáudi verba mea : custódi me, Dómine, ut pupíllam óculi : sub umbra alárum tuárum prótege me.

    J’ai crié, mon Dieu, parce que vous m’avez exaucé ; inclinez vers moi votre oreille et exaucez mes paroles. Gardez-moi, Seigneur, comme la prunelle de l’œil, protégez-moi à l’ombre de vos ailes.

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    L’introït est tiré du psaume 16, où est exprimée avec tant de beauté l’espérance que le Seigneur gardera sous les ailes de son patronage tous ceux qui mettent leur confiance en lui. Ce verset du psaume est à mettre en regard de la mosaïque absidale de la basilique Pudentienne, où l’on voit le Sauveur étendant la main pour protéger le titre apostolique et l’antique résidence des papes du second siècle. Il tient un volume ouvert sur lequel on lit : Dominus conservator Ecclesiæ Pudentianæ, pour indiquer la protection spéciale réservée à cette basilique, qui, autrefois, était comme l’expression visible et le trophée de l’apostolat et de la primauté romaine de saint Pierre.

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    Sur les 70 fois 7 fois de l'évangile, voir ici.

  • Qu'est-ce que c'est ?

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    Il paraît que ce sont des évêques. Les 15 évêques français qui se sont rendus au Salon de l'agriculture. Cerise en est tout étonnée. C'est vrai qu'il n'y a plus d'évêque à Bazas depuis 1792 et qu'à l'époque ils avaient une autre tenue...

  • Déséquilibrée

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    Une femme vêtue de noir et voilée arpentait une rue de Moscou ce matin avec une tête d’enfant à la main. Quand la police a voulu l’arrêter elle a crié Allahou Akbar et a menacé de se faire exploser. Mais elle n’avait pas d’explosif sur elle. Elle est originaire d’Ouzbékistan. Elle est assistante maternelle. On a retrouvé le corps décapité de l’enfant dans l’appartement où elle devait le garder.

    Cette femme faisait preuve d’une conduite « clairement inadéquate » et subira « un examen psychiatrique », a sobrement déclaré la police.

  • "En tant que chrétiens au Pakistan"

    Mgr Joseph Coutts, archevêque de Karachi, est en Italie pour une série de rencontres organisées par l’Aide à l’Eglise en Détresse, à l’occasion du 5e anniversaire de la mort de Shahbaz Bhatti, le ministre catholique assassiné le 2 mars 2011 à Islamabad. Voici ce qu’il a dit à l’agence Fides :

    En tant que chrétiens au Pakistan, nous avons de nombreux défis à relever chaque jour. Certes, nombreux sont ceux qui ont entendu parler de la loi sur le blasphème, bien connue, et du cas emblématique d’Asia Bibi, femme condamnée à mort bien qu’innocente. Chaque jour, notre mission est d’être des témoins de paix et d’amour dans un pays où règne beaucoup de violence et qui est bouleversé par le terrorisme. En tant que chrétiens, notre mission est l’amour et l’amour du Christ fait que nous ne perdons pas l’espérance. Nous célébrerons l’anniversaire de la mort de Shabbaz Bhatti en l’église Saint Barthélemy de Rome le 4 mars. Il a toujours parlé avec foi et fait preuve de courage. Il a fait en sorte que la voix des chrétiens soit écoutée dans le pays. Il nous a montré la route. Il était un bon catholique et il a donné sa vie pour sa mission. Il a été tué en tant que chrétien et même si nombre de personnes lui suggéraient de quitter le pays parce qu’il était menacé, il a voulu rester au Pakistan et accomplir jusqu’au bout sa mission. Il appartiendra à l’évêque d’Islamabad, lieu où il a été martyrisé, de penser à entamer une enquête en vue du procès diocésain qui peut le proclamer martyr. J’y suis favorable.

    Mumtaz Qadri, le garde du corps et assassin du gouverneur du Penjab, Salmaan Taseer (le 4 janvier 2011), a été pendu ce matin à la prison d’Adiala, près d’Islamabad, et enterré cet après-midi. Mumtaz Qadri est considéré comme un héros par les islamistes, pour avoir tué un blasphémateur qui soutenait Asia Bibi et venait de lui rendre visite. Les avocats d’Islamabad étaient en grève, et des manifestations ont eu lieu un peu partout. La famille du président du Pakistan Mamnoon Hussain a été mise en lieu sûr, pour éviter les représailles suite au rejet de la demande de grâce. La condamnation à mort et surtout l’exécution de Mumtaz Qadri peut être vue comme une lueur d’espoir…

  • Terroriste

    Un adolescent de 15 ans a été pris en flagrant délit de regarder, pendant un cours, le site de l’Ukip et une vidéo de l’English Defense League.

    Ni une ni deux, l’école a fait appel à la police, qui est venue arrêter le garçon.

    Son père ayant protesté, la police a justifié son action et celle de l’école au nom de la nouvelle loi antiterroriste qui stipule que les personnels scolaires sont appelés à identifier les enfants qui pourraient être influencés par des documents extrémistes.

    Sic.

    Mais le procédé est efficace : l'affaire a en effet provoqué une hécatombe dans les rangs jihadistes : il sont morts de rire.