Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 2

  • Ce qui les occupe

    Et ce qui les effraie au plus haut point, mais non, ce n’est pas le terrorisme islamique, c’est que la Turquie puisse rétablir la peine de mort…

    turquie.jpg

    Et Angela Merkel en personne est montée au créneau...

    Merkel.jpg

  • En passant…

    J’apprends que s’est réuni ce matin le TROISIEME Conseil interministériel de sécurité et de défense depuis l’attentat de Nice.

    Pour quoi faire ? Pour parler de la pluie et du beau temps ? C’est-à-dire de la canicule qui s’est abattue sur tout le pays… sauf à Nice ? Voilà en effet un sujet de discussion. Pour le reste, ils ne feront rien, car le politiquement correct et l’islamophilie obligatoire leur interdisent de faire quoi que ce soit.

    Tout cela, c’est donc du cinéma, comme ce rituel obscène et filmé jusqu’à écœurement des « hommages » des quidams venant déposer leurs fleurs sur les lieux de l’attentat et versant leur larme devant les caméras (t’as vu, j’suis passé à la télé !). On sait que Nice est la ville des fleurs, mais quand même, une telle montagne, on finirait par se demander si les fleuristes sont blanc-bleu dans toute cette histoire…

    Et puis, ce qui est nouveau, semble-t-il, c’est le rituel magique qui a lieu à l’endroit où le terroriste a été abattu : on vient y déposer des ordures, et cracher…

    Entre temps on est allé à la « minute de silence ». La minute du vide absolu, sacralisé par la religion de l’anti-religion.

    On a abandonné la vraie religion, et quand on a peur on invente une pseudo-religion, avec des rites primitifs qui devraient faire mourir de honte leurs adeptes mais qui au contraire les remplissent de fierté : ils sont les représentants certifiés du sentimentalisme compassionnel qui a officiellement remplacé l’intelligence…

  • Une première au Pakistan

    Pour la première fois dans l’histoire du Pakistan, les autorités reconnaissent officiellement deux membres des « minorités », un chrétien, Wilson Wazir Masih, et un sikh, Gormeet Singh, comme « anciens » du système tribal (et fonctionnaires rétribués), dans la province aujourd’hui appelée « Zones tribales administrées par l’Etat fédéral », faisant partie de ce qu’on appelait avant 2010 « province de la frontière du Nord-Ouest » et qui est aujourd’hui le Khyber Pakhtunkhwa, en bref le pays des talibans, les « zones fédéralement administrées » étant celles de la frontière afghane où le pouvoir central tente de s’imposer…

    Autrement dit on souhaite bon courage au chrétien et au sikh, qui représentent à eux deux 30.000 personnes sur 10 millions de Pachtounes inféodés aux talibans...

    En théorie leur titre leur donne le droit de participer à la jirga (l’assemblée tribale) et d’être entendus par les autorités locales et nationales…

    En fait, ce titre donne une existence légale aux minorités chrétienne et sikh et rend donc illégales les discriminations (c’est-à-dire la négation de leur existence). Le problème est que les mots légal et illégal ne veulent rien dire en pays pachtoune…

  • Le débat sur l’orientation

    image002.jpg

    Le cardinal Nichols contredit frontalement le préfet de la congrégation pour le culte divin. Le Spadaro du pape aussi évidemment.

    La conférence épiscopale américaine s’y colle itou.

  • Saint Camille de Lellis

    Voici la collecte sur les oblations : « Que l’Hostie immaculée qui renouvelle ici sur l’autel l’excès d’amour de notre Seigneur Jésus, par l’intercession de saint Camille nous protège contre tous les maux du corps et de l’esprit et soit aussi pour les agonisants réconfort et salut ».

    Le génie chrétien a donné un nom très expressif à la divine Eucharistie reçue parles malades près de mourir : elle s’appelle le viatique, c’est-à-dire la nourriture qui sert pour le voyage du temps à l’éternité. Il existe une mystérieuse relation entre l’Eucharistie et notre passage à l’autre vie. En effet, comme l’agneau pascal et les pains azymes furent mangés pour la première fois par les Hébreux à leur départ d’Égypte ; comme Jésus lui-même, la veille de sa mort, institua le divin Sacrement, et y participa lui-même le premier ; ainsi voulut-il que l’Eucharistie fût aussi pour nous le Sacrement qui consacre notre sacrifice suprême et couronne notre vie chrétienne.

    Bienheureux cardinal Schuster

  • 9e dimanche après la Pentecôte

    Il n’y a peut-être pas d’introït plus violent, ni d’alléluia plus... triste, et en tout cas pas les deux à la fois, dans une autre messe.

    Introit

    Ecce, Deus adjuvat me, et Dóminus suscéptor est ánimæ meæ : avérte mala inimícis meis, et in veritáte tua dispérde illos, protéctor meus, Dómine.

    Voici que Dieu vient à mon aide, et que le Seigneur est le soutien de ma vie. Détournez les maux sur mes ennemis et exterminez-les dans votre vérité, Seigneur, mon protecteur.

    En effet « disperde », ce n’est pas demander à Dieu de les disperser, mais de les dis-perdere, de les perdre complètement, de les anéantir, les réduire en bouillie. Et la mélodie se fait dure et tendue, comme l’arme pour les détruire.

    Cette antienne est empruntée au psaume 53. Les deux derniers mots sont pris, cependant, à d’autres psaumes. L’expression « protector meus » se trouve dans huit psaumes (8 est le nombre du Christ). Elle a été ajoutée afin de terminer le chant par une expression parallèle à celle du début, et l’on conclut par un « Domine » qui permet au chant de terminer sur la formule de la tendre révérence à Dieu.

    Alléluia

    Allelúia, alléluia. Eripe me de inimícis meis, Deus meus : et ab insurgéntibus in me líbera me. Allelúia.

    Sauvez-moi des mains de mes ennemis, ô mon Dieu, délivrez-moi de ceux qui se lèvent contre moi.

    C’est une longue plainte, de bout en bout, tenant tout entière (à une brève exception près) dans une quinte, avec un refrain permanent qui pleure, fa-mi-ré.

    Ces deux pièces sont en relation avec l’épître sur le combat contre les tentations (et les démons qui les inspirent et sont l’ennemi à abattre), et avec l’évangile qui nous montre Jésus pleurant sur Jérusalem et annonçant la destruction de la Ville qui n’a pas connu « le temps de sa visitation » (en grec épiscopès).

    Sur cet évangile voir ma note de 2014.

  • Enfin un langage de vérité

    De François, sur la tuerie de Nice :

    « J’ai souvent dit que s’il y avait du terrorisme, c’est parce qu’il y a des fabricants d’armes. Eh bien, il faut avoir le courage de nommer les coupables. Le coupable de cette affreuse tragédie de Nice s’appelle Iveco. C’est ajouter la honte à la douleur, assurément, que de devoir reconnaître que le coupable est italien, mais c’est ainsi. La vérité nous oblige à dire que la maison Iveco a été créée par Giovanni Agnelli à Turin, et ce monsieur Agnelli, qui était catholique, est le responsable de ce qui s’est passé à Nice. Et l’on me dit que la publicité pour ce camion nommé Eurocargo prétend qu’il “respecte l’environnement urbain”. C’est comme une incitation au terrorisme, non ? »

    *

    En revanche Bernard Cazeneuve (là c’est vrai) a cru bon de souligner que « la modalité de ce crime odieux est-elle même nouvelle puisqu’il n’y a eu utilisation ni d’armes lourdes ni d’explosifs ».

    D’une part notre ministre ignore donc toujours quelles sont les consignes pourtant connues de l’Etat islamique pour faire le maximum de morts avec les moyens du bord et par surprise (et explicitement avec un véhicule et en terminant avec une arme à feu), d’autre part il considère donc qu’un camion de 19 tonnes qui tue 80 personnes en moins d’une minute n’est pas une arme lourde… Bref il se condamne à ne rien comprendre de ce qui se passe.

  • Notre Dame du Carmel

    L’office ("supprimé" en 1960) et la messe sont essentiellement du commun des fêtes de la Sainte Vierge. Mais les antiennes d’offertoire et de communion sont propres. En outre elles ne proviennent pas, comme c’est le cas habituellement, d’un psaume (ou éventuellement de l’évangile du jour pour la communion), mais ce sont des compositions ecclésiastiques.

    L’offertoire est inspiré de Jérémie 18,20 qui est une prophétie de la Passion du Christ. C’est peut-être pourquoi il a été repris dans la messe de Notre Dame des Sept Douleurs. On le trouvait aussi comme offertoire de la messe de la Conception de Marie dans un antiphonaire d’Utrecht (du XIIIe siècle, avec ajouts des XIVe et XVe).

    Recordáre, Virgo Mater, in conspéctu Dei, ut loquáris pro nobis bona, et ut avértat indignatiónem suam a nobis

    Souvenez-vous, ô Vierge Mère, d’intercéder pour nous auprès de Dieu, et de lui faire détourner de nous son indignation.

    Le voici chanté par les moines de Saint-Wandrille :
    podcast

    download.jpg

    L’antienne de communion se trouve aussi comme antienne de communion de la fête de la Nativité de la Sainte Vierge dans un graduel de Sens (fin XIIIe) conservé au Portugal, de la fête de la Visitation dans un missel morave du XIIIe, et de la Vigile de l’Assomption dans un graduel tchèque de la fin du XIVe siècle. D’autre part, avec « et Domina » au lieu de « dignissima », c’est l’antienne de communion de la messe de la Sainte Vierge des samedis après la Pentecôte dans un graduel de Nitra (Slovaquie, XVIe siècle, à l’époque en Hongrie).

    Regina mundi digníssima, María, Virgo perpétua, intercéde pro nostra pace et salúte, quæ genuísti Christum Dóminum, Salvatórem ómnium.

    O Marie, très digne Reine du monde, et toujours Vierge, obtenez-nous la paix et le salut, vous qui avez mis au monde le Christ, Seigneur et Sauveur de tous.

  • Mike Pence

    Donald Trump a choisi Mike Pence, gouverneur de l’Indiana, comme co-listier.

    Mike Pence, chrétien évangélique, membre du Tea Party, est pro-vie et anti-« droits » LGBT.

    Il est contre l’immigration et contre la répartition de « réfugiés syriens ».

    A la différence de Trump il a été un fervent partisan de la guerre en Irak. (Et il est naturellement très sioniste.)

    *

    L’affaire de la loi « de restauration de la liberté religieuse » en Indiana a été une illustration de la puissance de la dictature homosexualiste aux Etats-Unis. Cette loi, adoptée à une très large majorité (40 voix contre 10), signée par Mike Pence le 26 mars 2015, garantissait l’objection de conscience pour motif religieux pour toute personne, tout organisme, toute société, toute entité quelle qu’elle soit. (Elle faisait suite, sans le dire, mais de façon évidente, au jugement de la Cour suprême d’octobre 2014 qui avait imposé le « mariage » des paires dans l’Indiana en condamnant Mike Pence.)

    Ce fut un énorme tollé, dans tous les Etats-Unis, déclenché par le lobby homosexuel et les médias « libéraux ». Car la loi impliquait par exemple qu’un pâtissier, un traiteur, un fleuriste, un photographe, pouvait refuser ses services pour un soi-disant « mariage » homosexuel. Tollé qui monta encore d’un cran quand un restaurateur fit savoir qu’il refusait désormais la clientèle homosexuelle, car il croyait en Adam et Eve, pas Adam et Steve. Le patron d’Apple cria au scandale. Plusieurs grandes entreprises décidèrent de boycotter l’Indiana, ainsi que de célèbres groupes de rock, les gouverneurs de quatre Etats interdirent tout voyage dans l’Indiana financé par leur Etat, et cinq maires de très grandes villes prirent la même décision au niveau municipal. Même le maire républicain d’Indianapolis participait, avec virulence, à la campagne contre la loi.

    Une semaine plus tard, Mike Pence faisait voter un amendement indiquant que la loi ne s’appliquait pas pour des motifs d’orientation sexuelle ou de genre. Et il avait déclaré lui-même que bien entendu si un patron de restaurant refusait des homosexuels il n’y mettrait plus jamais les pieds…

  • Objection de conscience

    Aux Etats-Unis, la Chambre des représentants a approuvé mercredi, par 245 voix contre 182, une proposition de loi qui renforce le droit à l’objection de conscience contre l’avortement.

    En réaction à une décision de la Californie qui toutes les assurances d’Etat (Obamacare) souscrites couvrent les frais d’avortement, la proposition de loi réaffirme que « ceux qui fournissent des soins de santé et la couverture sanitaire doivent pouvoir continuer à le faire sans être forcés de coopérer à l’avortement ». Elle édicte d’autre part que les objecteurs de conscience victimes de discrimination n’auront plus besoin de porter plainte devant le ministère de la Santé, mais pourront engager directement une procédure civile près de chez eux.

    « Je pense que nous pouvons tous convenir que, dans ce pays, personne ne devrait être obligé de pratiquer un avortement », a déclaré le président de la Chambre, Paul Ryan.

    Mais pour Diana DeGette, député de Denver, « le Congrès doit cesser, une fois pour toutes, d’interférer dans les décisions que prennent les femmes pour leur santé ». Car comme chacun sait l’avortement est un soin de santé pour le corps qui leur appartient… et tout le monde doit payer pour cela.

    Le Cardinal Timothy Dolan, président de la conférence épiscopale, et Mgr William Lori, président du comité pour la liberté religieuse, ont déclaré :

    « Même ceux qui sont en désaccord sur la question de la vie devraient être en mesure de respecter les droits de la conscience de ceux qui souhaitent ne pas être impliqués dans le soutien de l’avortement. La grande majorité du personnel médical, et 85% des gynécologues en particulier, ne veulent pas être impliqués dans l'avortement. Que leurs motifs soient religieux ou non, leur objection de conscience est digne du plus grand respect et de la plus haute protection. »

    Et ils exhortent le Congrès à faire avancer ce « projet de loi vital ».

    Mais il n’aboutira pas sous Obama, car le président a déclaré que si le texte arrive au bout du processus parlementaire il opposera son veto : la culture de mort n’est pas négociable.

  • Multiculturalisme et politiquement correct

    Première réaction à la télévision polonaise de Mariusz Błaszczak, ministre polonais de l’Intérieur, à la tuerie de Nice :

    C’est une autre attaque dans une série. En novembre de l’année dernière ce fut à Paris, en mars à Bruxelles, hier à Nice. C’est un problème lié à ce dont souffre l’Europe de l’ouest : des décennies de politique multiculturelle et de politiquement correct. Voilà, hélas, le résultat. Rappelons-nous la réaction des autorités françaises, belges, et de la Commission européenne après les attaques précédentes, Mme Mogherini inondée de larmes, des fleurs peintes sur les trottoirs, avec des craies qui doivent être bien sûr aux couleurs de l’arc-en-ciel LGBT pour que tout le monde le voie, des marches, et rien n’en ressort quant à la sécurité des personnes.

    Mariusz Błaszczak a ajouté qu’il avait convoqué une réunion des services antiterroristes et de renseignement, mais qu’ils n’ont pas fait état de menaces en Pologne :

    Contrairement à l’Europe occidentale, nous n’avons pas de tels problèmes, nous n’avons pas de quartiers où règne une autre loi que la loi polonaise, nous n’avons pas de zones de non-droit où la police polonaise n’entrerait pas.

    Puis il a indiqué que la Pologne était prête pour les JMJ, rappelant que les contrôles aux frontières ont été rétablis jusqu’au 2 août.

    Addendum

    Voir de plus amples citations de Mariusz Błaszczak dans le commentaire de Bertrand, que je remercie.

  • La phrase du jour

    « Ce qui nous menace, c’est la montée des populismes, mais je ne me laisserai pas intimider par les menaces. »

    François Hollande, interview du 14-Juillet.

  • Saint Henri

    L’an dernier j’avais reproduit des photos de quelques pièces sublimes, dont une illustration du sacramentaire de l’empereur, et de son évangéliaire.

    En voici deux autres du sacramentaire.

    Le couronnement de l’empereur.

    bsb00050763_00024.jpg

    Le T de Te igitur, début du canon de la messe. Voir le texte de saint Bonaventure hier. Ici la croix est l’arbre de vie.

    Te igitur.jpg

    Et les deux saisissantes scènes doubles de l’évangéliaire, l'hommage des mages, et les saintes femmes au tombeau :

    bsb00087481_00038.jpg

    bsb00087481_00039.jpg

    bsb00087481_00236.jpg

    bsb00087481_00237.jpg

  • Le drame Ayrault

    Le drame d'Alep qui est aujourd'hui assiégée par les troupes de Saddam Hussein avec l'appui des forces russes…

    Ainsi vient de parler sur France 2 notre ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.

    Saddam Hussein est ressuscité et a pris le pouvoir en Syrie, et Alep est devenue une ville rebelle... (Rebelle à Saddam Hussein, peut-être pas à Assad, après tout…)

    Quelques heures plus tôt, le même calamiteux osait parler ainsi de son nouvel homologue britannique Boris Johnson sur Europe 1 :

    Vous avez vu quel a été son style pendant la campagne ? Il a beaucoup menti aux Britanniques. Maintenant, c'est lui qui est au pied du mur pour défendre son pays, mais aussi pour que la relation avec l’Europe soit claire.

    S’il y a quelque chose de clair, c’est que ce triste Ayrault nous fait honte.

  • Oui, c’est le Brexit

    Le nouveau Premier ministre britannique Theresa May a nommé comme ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, le plus flamboyant militant du Brexit du parti conservateur, et comme ministre du Brexit David Davis, l’un des autres principaux propagandistes du Brexit.

    Contrairement à ce que certains craignaient, la volonté du peuple britannique sera donc respectée.

  • L’ignoble

    3b4997827ccae3245f0f6a706700eb5b.jpg

    Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour suprême des Etats-Unis, et donc soumise au devoir de réserve sur le plan politique, s'est livrée à une tirade contre Donald Trump sur CNN en le traitant d’« imposteur ».

    Le prochain président des Etats-Unis devra nommer un juge à la Cour suprême pour remplacer l’excellent juge catholique pro-vie Antonin Scalia récemment décédé. Et Donald Trump a dit qu’il fallait quelqu’un comme Scalia. Ruth Bader Ginsburg déclare au New York Times :

    Je me refuse à imaginer ce que l'on deviendrait - ce que ce pays deviendrait - si Donald Trump était président. Pour le pays, cela pourrait être l'affaire de quatre ans. Pour la Cour, cela pourrait... je ne veux même pas l'envisager.

    « Le juge Ginsburg de la Cour suprême nous a plongés dans l'embarras avec ses déclarations stupides à mon sujet. Elle a perdu la tête. Qu'elle démissionne ! », a réagi Donald Trump.

    Même chez les adversaires de Trump, la sortie de Ruth Bader Ginsburg ne passe pas. Car ce n’est pas ce qu’on attend d’un juge à la Cour suprême.

    Mais Ruth Bader Ginsburg n’est pas un juge. C’est une militante acharnée de l’avortement et des "droits" LGBT. Et à 83 ans elle continue son travail infernal au service de la culture de mort et de la subversion. Au point d’interférer dans la campagne électorale en violant la déontologie de l’institution suprême des Etats-Unis.

    Addendum

    Désavouée même par la gauche, Ruth Bader Ginsburg a publié cet après-midi un communiqué où elle déclare :

    A la réflexion, mes récentes remarques en réponse à des questions de la presse étaient malavisées, et je regrette de les avoir faites. Les juges doivent éviter de faire des commentaires sur les candidats aux postes de la fonction publique. A l’avenir je serai plus circonspecte.

    On remarque qu’elle ne regrette pas ce qu’elle a dit, mais de l’avoir dit. Malavisé, c’est « mal à propos et sans y prendre garde ». Elle ne retire donc rien de ses insultes, elle avoue seulement, face au tollé, que ce n’était pas son rôle de les dire. Quant à l’avenir, on n’espère pas franchement qu’elle en ait un, circonspect ou non, mais que Donald Trump soit élu et ait d’emblée deux juges à nommer à la Cour suprême.

  • Saint Bonaventure

    img.jpg

    Il nous faut remarquer que, par une disposition de la providence divine, il est arrivé que la lettre T, dont la forme nous offre une image de la croix, s'est trouvée la première du canon de la messe. Dans plusieurs sacramentaires on a tracé l'image même de Jésus crucifié, afin que non seulement l'intelligence de cette lettre, mais la vue de la chose figurée rappelât à notre mémoire la Passion du Seigneur. La lettre T nous indique le mystère de la croix, et c'est pour cela que Dieu a dit par son Prophète : « Marquez un thau sur le front des hommes qui gémissent et qui sont dans la douleur de voir toutes les abominations qui se font au milieu de Jérusalem » afin qu'ils ne soient pas frappés par l'Ange. Conservons donc dévotement ce signe qui a été imprimé sur nos fronts dans la confirmation par l'onction de la Passion du Seigneur. C'est encore afin que ce souvenir nous fût toujours présent qu'il a été défendu, par les saints Pères, à tout prêtre de célébrer la messe sur un autel où il n'y aurait pas de crucifix. Que le prêtre, en le contemplant et en voyant ses bras étendus afin de supplier pour les péchés du peuple, ne rougisse donc pas d'étendre aussi ses bras vers lui en forme de croix, car l'Apôtre a dit : « Loin de moi de me glorifier ailleurs que dans la croix de Jésus-Christ Notre Seigneur, par qui le monde est crucifié pour moi, et moi crucifié pour le monde. »

    Mais, puisque nous avons parlé de la croix sainte et des figures qui la représentent, qu'il nous soit permis de dire quelque chose des sens cachés qu'elle renferme.

    La croix est l'étendard du commandement placé sur l'épaule du Sauveur. O signe inestimable et vraiment abondant en mystères ! La croix est l'arbre de vie planté au milieu du Paradis, et d'où s'échappent les quatre fleuves des Evangiles ; c'est la charité, ou autrement la mesure qui a perfectionné l'arche du salut, c'est-à-dire l'Eglise. C'est l'autel sur lequel Abraham a immolé Isaac, sur lequel le Père céleste a sacrifié Jésus-Christ Notre Seigneur. C'est le bois jeté dans Mara, le bois mêlé à l'amertume du monde et qui a rendu douces les eaux de la loi ; car nous avons appris, par la croix, à aimer nos ennemis, ce que le Testament ancien n'enseignait point, puisqu'il disait : « Vous aurez de la haine pour votre ennemi, vous exigerez œil pour œil, dent pour dent. » La croix est la verge avec laquelle la pierre fut frappée, et cette pierre, c'est Jésus-Christ. Sous ses coups, des fleuves immenses de sang et d'eau ont jailli, et nos âmes y ont trouvé la vie et l'innocence. C'est le poteau où fut attaché le serpent d'airain, où Jésus-Christ fut suspendu ; et tous ceux qui jettent dessus un regard fidèle sont guéris des morsures enflammées du serpent infernal. C'est la cithare touchée par le vrai David, par Jésus-Christ, alors qu'il s'y tenait expirant et dont les accords éloignaient du genre humain, image de Saül, les attaques de l'esprit diabolique. La croix est ces deux morceaux de bois recueillis par la veuve de Sarepta, ou autrement l'Eglise, afin de cuire du pain pour elle et son fils, car c'est sur la croix que Jésus-Christ est devenu un pain véritable. Elle est ce bois d'Elisée, qui a fait surnager le fer des profondeurs de l'eau, car nous avons été par elle arrachés aux abîmes de la mort, et c'est à Elisée devenu chauve, à Jésus-Christ dépouillé de ses vêtements sur la croix et percé de clous au Calvaire, que nous devons ce bonheur. La croix est ce bois dont les Juifs ont dit dans Jérémie : « Venez, mélangeons du bois à son pain » ; c'est-à-dire : faisons mourir le Christ sur la croix. Elle est le palmier sur lequel Jésus est monté et dont il a cueilli le fruit, la rédemption du genre humain. Elle est la clé de David, qui a ouvert la porte du ciel et nous y a introduits.

    Saint Bonaventure, extrait de l’Explication des cérémonies de la Sainte Messe

  • Des menaces bienvenues

    Le 7 juillet, la Commission européenne a « constaté » que l’Espagne et le Portugal n’ont pas respecté leurs engagements en matière de déficits publics.

    Le 12 juillet, les ministres des Finances de l’UE ont « constaté », à leur tour, qu’il en était bien ainsi.

    Ce qui ouvre la voie à des sanctions contre ces deux pays, selon les règles aberrantes posées en principe dans le traité de Maastricht et définies par le Pacte de stabilité de 1997 : quand un pays va mal, on lui inflige une sévère amende, pouvant aller jusqu’à 0,2% du PIB (soit plus de 2 milliards d’euros pour l’Espagne).

    C’est la première fois que la procédure va aussi loin (alors que plusieurs pays n’ont jamais respecté les règles de Maastricht, au premier chef la France, mais les « grands » pays ont un traitement de faveur…).

    L’Espagne et le Portugal ont dix jours pour tenter de se justifier.

    La Commission européenne a vingt jours pour définir les sanctions (qui seront ensuite adoptées automatiquement - sans débat– par les ministres des Finances).

    L’affaire arrive en plein Brexit et même chez les eurocrates les plus bornés on se rend compte que le moment n’est pas très bon… sauf à vouloir accélérer la décomposition de l’UE. Alors certains seraient d’avis que les sanctions soient « égales à zéro »…

    Quoi que décide la Commission, de toute façon, les peuples peuvent constater que si leur économie va mal il y a les méchants nains de Bruxelles pour menacer de leur mettre la tête sous l’eau…

  • Vu des Etats-Unis

    Le blog Galliawatch a publié une vidéo de 35 minutes sur ce qui s’est passé sur les Champs-Elysées après la finale du championnat d’Europe de football. Avec la légende suivante :

    Ceci est ce qui s’est passé la nuit du 10 juillet 2016.

    Trente-cinq minutes de bruit assourdissant, des voitures et des motos qui brûlent, des drapeaux algériens, des flics dans leurs combinaisons spatiales, et quelques fans du Portugal (vainqueur du tournoi d’Europe 2016 de football). Pourquoi des drapeaux algériens ? Je ne sais pas, mais il semble que les Champs-Elysées appartiennent aux Algériens, particulièrement pendant les matches de football.

    Je n’ai pas suivi ces matches, et je ne m’intéresse guère au football, du moins tel qu’on le joue aujourd’hui. Les Portugais sont contents, mais quelle impression emportent-ils chez eux de Paris by night ? Ou bien ça n’a pas d’importance ?

    Le prochain rituel, ce sera jeudi 14 juillet, jour de la Bastille. De nouveau, les robot-cops seront de sortie, en nombre, pour jouer à cache-cache avec divers voyous, vandales et colonisateurs algériens.

    Note à l’attention de la police de la pensée : je me permets d’insister sur le fait que ce texte n’est pas de moi, mais de « Tiberge », et que je suis le premier à déplorer qu’il n’y ait pas de lois aux Etats-Unis pour réprimer de pareils propos.

  • Et maintenant une médaille…

    Le gouvernement a créé une « médaille nationale de reconnaissance » pour honorer des gens… qui n’ont rien fait d’autre qu’être au mauvais endroit au mauvais moment.

    Les « hommages » grotesques aux victimes des attentats ne suffisaient pas. Il a fallu créer une médaille, la première de l’histoire qui sera décernée à des gens qui n’ont rien fait et n’ont même pas fait semblant de faire quoi que ce soit. Une médaille pour « manifester l’hommage de la nation » à ces héros…

    On a les héros qu’on peut.

  • Au Pakistan

    Le 10 juillet, des musulmans ont déposé une plainte auprès de la police de Sraey Alamgir, district de Gujrat, dans le Pendjab, à l’encontre d’un chrétien nommé James Nadeem, l’accusant de blasphème contre le Prophète via une messagerie sur iPhone.

    L’accusé s’est enfui par peur d’être lynché par les musulmans. La police a arrêté ses deux sœurs, Najma et Samreen, et les a torturées pour qu’elles disent où se cache James.

    Les imams ont annoncé par les haut-parleurs des mosquées que les musulmans incendieraient le quartier chrétien si le « coupable » ne se rend pas…

  • Te lucis ante terminum

    Te lucis.jpg

    Præsta, Pater omnípotens,
    per Jesum Christum Dóminum,
    qui tecum in perpétuum
    regnat cum Sancto Spíritu. Amen.

    Faites-nous cette grâce, ô Père tout-puissant, par Jésus-Christ notre Seigneur, qui règne éternellement avec vous et le Saint-Esprit. Amen.

    Le texte des vers 3 et 4 (et de la doxologie) a été modifié par Urbain VIII pour l'office romain. La véritable hymne ambrosienne (conservée dans l'office monastique) a :

    ut solita clementia
    sis præsul ad custodiam.

    (que par ta bonté accoutumée tu présides à notre garde).

    Voici cette hymne par les moines de Solesmes :

    1- ton férial.
    podcast

    2- ton des fêtes mineures.
    podcast

    3- ton du dimanche.
    podcast

    4- ton des fêtes majeures.
    podcast

    5- ton des solennités.
    podcast

  • La petite phrase du jour

    Elle est de Noël Le Graët, président de la Fédération française de football :

    Je déplore l'absence des joueurs français dans le championnat français. Notamment dans un certain club.

    (Mais on ne voit pas, ou du moins on ne voit plus, en quoi le club en question – « PSG » - serait français.)

  • Idéologie euthanasique

    Le Centre universitaire de santé McGill, au Québec, a été tancé par le ministre de la Santé (sic) car il s’est « doté d’une politique interne qui permet d’exempter son unité de soins palliatifs de l’application de la loi sur l’aide à mourir ». Un patient ayant fait une demande d’euthanasie a ainsi été transféré dans une autre unité. Le transfert d’une unité à l’autre n’est pas « illégal », mais « amoral » (sic) estiment les médecins pratiquant l’ « aide à mourir ». L’attention du gouvernement a été attirée sur ce centre car le nombre d’euthanasie déclaré était « étonnamment » plus bas que la moyenne. Ce qui est scandaleux. Le ministre de la Santé a donc conclu qu’il s’agissait d’une « obstruction à l’aide à mourir », et il a édicté une directive visant à ce que tout personnel soignant puisse contresigner un formulaire de demande d’aide à mourir, et non plus seulement les médecins…

    Le Centre hospitalier de l’université MaGill a continué à être la cible d’attaques des euthanasieurs, ainsi que l’Université de Montréal.

    La chercheuse Odile Marcotte souligne que « les médecins qui prodiguent des soins palliatifs dans ces institutions sont fidèles à la définition des soins palliatifs donnée par l’Organisation Mondiale de la Santé, c'est-à-dire soulager les patients en fin de vie sans hâter ni retarder la mort ». En outre, les maisons de soins palliatifs « ont obtenu le droit de se soustraire à l’obligation d’offrir l’euthanasie ».

    Ainsi, pour Odile Marcotte, « les attaques des intimidateurs ne visent pas à faire respecter les droits des patients, mais à modifier la nature des soins palliatifs en utilisant des méthodes qu’ils n’utiliseraient pas contre d’autres groupes de médecins spécialistes ». Ils veulent « détruire toute opposition à leur idéologie », car « si ce n’était pas le cas, ils retrousseraient leurs manches et créeraient des cliniques offrant le ‘traitement médical’ auquel ils attachent tant d’importance ».

  • Au Bangladesh

    Maya Karmokar, une catholique de 45 ans, à Kajura, dans le sud-ouest du Bangladesh, près de la frontière indienne, dormait le 9 juillet dans son lit quand elle a été agressée par des hommes qui l’ont aspergée d’essence et y ont mis le feu. Ses cris ont attiré l’attention de ses proches qui lui ont sauvé la vie et l’ont emmenée à l’hôpital.

    Maya Karmokar ne se connaît aucun ennemi.

    La paroisse (Shimulia) est composée de 4.000 fidèles très pauvres d’une minorité ethnique.

  • Ça n’a pas traîné…

    L’anonyme « Salle de presse du Saint-Siège », faisant fonction d’organe suprême du magistère de l’Eglise catholique, décrète (en italien, anglais et espagnol, le français étant désormais banni) que les propos du cardinal Sarah, préfet de la congrégation du culte divin, tenus le 5 juillet sur la liturgie, sont nuls et non avenus. Son appel à célébrer vers l’orient n’est pas conforme à l’article 299 de je ne sais quel texte en vigueur (qui est lui-même contredit par le texte officiel de la messe de Paul VI*), il ne faut pas parler de « réforme de la réforme », et le pape François a bien dit que la « forme extraordinaire » ne doit pas prendre la place de la « forme ordinaire »…

    On mesurera toute la mesquinerie, la petitesse, l’hypocrisie, mais surtout la méchanceté méprisante de ce pape qui par un communiqué anonyme d’un service qui n’a aucune autorité donne une paire de claques à un cardinal préfet de congrégation. Le cardinal Sarah dit n’importe quoi, circulez, il n’y a rien à voir...

    A papa calamitoso libera nos Domine. Celerrime.

    __________

    * Et en outre c'est une mauvaise interprétation dudit article 299, comme l'a précisé la congrégation pour le culte divin en septembre 2000.

    ________

    N.B. - Le texte complet officiel du discours du cardinal Sarah a été publié sur le site de Sacra Liturgia en anglais et en français.

  • Saint Jean Gualbert

    Neri_di_bicci,_gloria_di_san_giovanni_gualberto,_1455,_01.JPG

    Fresque peinte par Neri di Becci, en 1455, dans le cloître de l’abbaye Saint-Pancrace de Florence, déplacée en l’église de la Sainte-Trinité de la même ville après les inondations de 1966, et récemment restaurée. Cette église fut fondée par les Vallombrosains, la congrégation bénédictine de saint Jean Gualbert.

    On y voit le saint « en gloire », avec dix saints ou bienheureux de l’ordre, et le père abbé de Saint-Pancrace à genoux. On constate qu’ils sont tous en bure monastique, y compris l’évêque et le cardinal. Allusion à l’humilité de saint Jean Gualbert, qui refusa toujours d’être ordonné, même aux ordres mineurs, et qui, père abbé, attendait que le portier ouvre la chapelle pour y entrer.

    J’ai raconté en 2007 la polémique entre saint Jean Gualbert et saint Pierre Damien, qui n’est pas à l’honneur de ce dernier. Polémique absente de toutes les notices « pieuses » des livres hagiographiques, mais à laquelle il est donné une large place dans l’Année liturgique. Ce qui est d'autant plus notable que les deux protagonistes sont des bénédictins.

  • Le patriarche et le rapport Chilcot

    L’agence Fides donne la réaction de S.B. Louis Raphaël Ier Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens, au rapport Chilcot concluant enfin au caractère illégitime de l’invasion de l’Irak.

    L'intervention occidentale contre Saddam Hussein de 2003, dit-il, « a déchaîné la spirale infernale dans laquelle nous sommes plongés aujourd’hui ». C’est pourquoi le rapport Chilcot « représente un pas positif dans la mesure où il est important de reconnaître les erreurs du passé pour ne pas les commettre à nouveau ».

    En ce qui concerne Tony Blair selon qui « nous nous trouverions dans une position pire encore si nous n’étions pas intervenus », le patriarche déclare : « Nous avons un pays détruit, quatre millions de réfugiés du seul Irak, des conflits qui bouleversent la Syrie et le Yémen. Les chrétiens en Irak avant cette guerre étaient 1,5 million. Maintenant, ils sont moins d’un demi million et nombre d’entre eux vivent en réfugiés loin de leurs maisons. Il n’y a pas de travail. Les économies de pays entiers sont en miettes, les institutions paralysées, des patrimoines culturels millénaires détruits. Je me demande comment il est possible de dire que cette guerre a représenté un bien pour le Proche-Orient. »

    Il ajoute : « Dans le vide qui s’est créé, les jihadistes ont trouvé un espace pour faire prendre pied à leur proposition idéologique la plus aberrante, celle de l’Etat islamique. Provient de là également la dérive sectaire qui envenime toute la coexistence. Il suffit de penser que maintenant, les prétendues solutions aux conflits en cours visent à parcelliser l’Irak et d’autres zones du Proche-Orient sur une base sectaire. »

    Selon S.B. Louis Raphaël Ier Sako, l’un des facteurs qui a alimenté le conflit de 2003 et la gestion inconsidérée de l’après-guerre a été l’abstraction idéologique selon laquelle la guerre devait faire naître la démocratie : « Le chemin en direction de la démocratie, des droits et des libertés est long et difficile, ainsi que le montre l’histoire même de l’Europe et de l’Occident. La prétention d’importer de telles valeurs de manière mécanique, sans respecter le timing et les caractéristiques culturelles de nos peuples, a contribué à alimenter la catastrophes dans laquelle nous nous trouvons immergés. »

    Le patriarche rappelle que Jean-Paul II n’avait pas été écouté : « Les cercles occidentaux avaient exalté le Pape comme leur allié contre le communisme mais, lorsqu’il a déclaré que la guerre du Golfe aurait porté seulement des malheurs, ils ne l’ont pas écouté. Tel est le destin des voix prophétiques, que le pouvoir cherche à occulter lorsqu’il ne peut les utiliser. C’est en quelque sorte ce qui s’est passé avec Jésus et pourtant c’est justement en écoutant ces voix que nous pouvons retrouver, aujourd’hui encore, la route perdue d’une coexistence pacifique, qui aide à protéger le bien de tous. »

  • Splendor paternae gloriae

    Splendor.jpg

    Splendor2.jpg

    Deo Patri sit gloria
    Ejusque soli Filio
    Cum Spiritu Paraclito
    Nunc et per omne sæculum. Amen.

    A Dieu le Père soit la gloire, et à son Fils unique, avec l'Esprit Paraclet, maintenant et par tous les siècles. Amen.

    Hymne des laudes du lundi, traduction du P. Gladu, qui ne répète pas la doxologie identique pour toutes les hymnes d'un temps donné. La voici chantée dans sa version... ambrosienne, par le chœur de la cathédrale de Milan:
    podcast

  • 8e dimanche après la Pentecôte

    Gustáte et vidéte quóniam suávis est Dóminus : beátus vir qui sperat in eo.

    Goûtez et voyez combien le Seigneur est suave ; bienheureux l’homme qui espère en lui.

    C’est l’antienne de communion de ce dimanche. Ce verset du psaume 33 est particulièrement adapté à la communion, et il fait partie intégrante du commun de la messe dans le rite mozarabe et quelques autres. Il s’agit vraiment d’une antienne (comme le plus souvent), et il est particulièrement regrettable que celle-là reste orpheline et ne serve pas de refrain à la psalmodie du psaume 33 pendant la communion des fidèles.

    co_gustate_et_videte.jpg

    La voici chantée par les bénédictines d’Argentan :
    podcast

    L’antienne mozarabe (dite "Cantus ad accedentes" : chant pour ceux qui accèdent à la communion) garde seulement la première partie du verset et y ajoute trois alléluia qui font refrain. Le texte est légèrement différent de celui de la Vulgate: il y a "quam" au lieu de "quoniam" (saint Jérôme lui-même l'a cité ainsi dans son commentaire d'Isaïe), et "relinquet" au lieu de "delinquet":

    Gustate et videte quam suavis est Dominus.
    ℟. Alleluia, alleluia, alleluia.

    ℣. Benedicam Dominum in omni tempore ; semper laus ejus in ore meo.
    Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sera toujours dans ma bouche. (verset 1)
    ℟. Alleluia, alleluia, alleluia.

    ℣. Redimet Dominus animas servorum suorum, et non delinquet omnes qui sperant in eo. Alleluia, alleluia, alleluia.
    Le Seigneur rachète les âmes de ses serviteurs, et il n’abandonne pas ceux qui espèrent en lui. (verset 23 et dernier)
    ℟. Alleluia, alleluia, alleluia.

    ℣. Gloria Patri et honor Filio et Spiritui Sancto in sæcula sæculorum Amen.
    ℟. Alleluia, alleluia, alleluia.

    La voici par les moines de Silos (1964) :
    podcast

    Et en voici une version pleine de... saveur par les chœurs du séminaire et du "Colegio de Infantes" de Tolède, avec un "orchestre d'instruments anciens" (1966) :
    podcast