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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2

  • Juste pour rire

    La Pologne étant un pays qui nécessite une particulière surveillance lors des élections, l’OSCE y avait dépêché une équipe pour les législatives de dimanche. Voici le commentaire de Jan Petersen, le chef de la délégation, en attendant le rapport officiel :

    « Ces élections ont été bien organisées en amont du vote, mais si les électeurs se rendant dans l'isoloir disposaient de nombreuses options, leur capacité à faire un choix éclairé a été sapée par le manque d'impartialité des médias, en particulier du radiodiffuseur public. Le recours à la rhétorique discriminatoire par un certain nombre de personnalités politiques de premier plan est une source de grave préoccupation dans une société démocratique. »

    L’OSCE précise :

    « D’une façon générale, l'environnement de la campagne a été très polarisé et est devenu de plus en plus négatif, tandis que les messages de campagne contenant des discours nationalistes et homophobes suscitaient un sentiment de menace. »

    Et donc, menacés par un discours homophobe et nationaliste, les électeurs tétanisés ont voté pour le parti qui tient ces discours. Bien sûr.

  • Authentique, hélas

    Pour ceux qui n’auraient pas le loisir de suivre le passionnant synode sur l’Amazonie, voici de brefs extraits du compte rendu officiel de la 9e congrégation générale. Je me suis permis tout de même de mettre en gras ce qui me paraît le plus important. Il y en a manifestement qui en ont pété un.

    Le synode est un Kairos, un temps de grâce: l'Église écoute, dans une attitude empathique et marche aux côtés des peuples de la forêt. Ces périphéries géographiques et existentielles ont reçu le don de contempler quotidiennement le «Fiat», la première parole de Dieu. La création est en fait une Bible verte qui révèle le Créateur et l'engagement écologique trouve son fondement le plus profond dans la célébration des sacrements.

    L'Amazonie est un monde multiethnique, multiculturel et multireligieux où de nombreuses semences de la Parole ont déjà pris racine et portent leurs fruits. Il est souhaitable de créer un écosystème de communication ecclésiale panamazonien qui reflète l'interconnexion de l'humanité entière. L'idée est de tisser non pas tant un réseau de câbles qu'un réseau de personnes humaines.

    Sous l'action de l'Esprit, cum Petrus et sub Petrus (sic !), l'Église est donc invitée à se convertir à une perspective amazonienne et à entreprendre sans crainte un discernement et une réflexion sur le thème du sacerdoce, en écoutant aussi l'hypothèse de l'ordination des hommes mariés, sans jamais diluer la valeur du célibat. Nous devons toujours garder à l'esprit la tragédie des populations qui ne peuvent pas célébrer l'Eucharistie faute de prêtres ou qui ne reçoivent le Corps du Christ qu'une ou deux fois par an. Une réflexion sur une éventuelle mise à jour de la Lettre apostolique Ministeria Quaedam de saint Paul VI a par exemple été suggérée. Il a également été proposé d'introduire des diacres et diaconesses permanents indigènes qui, par le ministère de la Parole, aideraient les populations locales à une meilleure compréhension des textes sacrés.

  • Sainte Thérèse

    Extrait de la Relation IV (au P. Rodrigue Alvarez, 1575) :

    La première oraison surnaturelle, selon moi, que j’ai éprouvée, est un recueillement intérieur qui se fait sentir à l’âme : elle semble avoir au dedans d’elle-même de nouveaux sens, à peu près semblables aux extérieurs ; elle cherche, ce semble, à se débarrasser du trouble que ceux- ci lui causent par leur agitation, et ainsi elle les entraîne quelquefois après elle. Elle se plait à fermer les yeux et les oreilles du corps, pour ne voir et n’entendre que ce dont elle est alors occupée, c’est-à-dire pour traiter avec Dieu seul à seul. Dans cet état, on ne perd l’usage d’aucun de ses sens ni d’aucune de ses puissances ; on le conserve tout entier, mais uniquement pour s’occuper de Dieu.

    Ceci ne peut manquer d’être clair pour quiconque aura, par la grâce de Dieu, passé par cet état, mais non pas pour d’autres ; il faudrait bien des paroles et des comparaisons pour leur en donner l’intelligence.

    De ce recueillement viennent quelquefois une quiétude et une paix intérieure délicieuse, en sorte que semble n’avoir plus rien à désirer : même parler, j’entends, prier vocalement et méditer, est alors pour elle une fatigue ; elle ne voudrait qu’aimer. Cette oraison peut durer un certain temps, et même parfois se prolonger.

    De cette oraison procède ordinairement un sommeil, que l’on appelle le sommeil des puissances, dans lequel elles ne sont pourtant pas absorbées, ni si suspendues que l’on puisse qualifier cet état de ravissement. Ce n’est pas non plus entièrement l’union.

    Il arrive quelquefois, souvent même, que l’âme entend très clairement, du moins cela lui paraît ainsi, que sa volonté seule est unie à Dieu, et que cette puissance est tout entière occupée de lui sans pouvoir se porter vers aucun autre objet, tandis que les deux autres puissances restent libres pour les affaires et pour les œuvres du service de Dieu. En un mot, Marthe et Marie vont ensemble. Extrêmement surprise d’éprouver cela, je demandai au père François de Borgia si ce n’était point une illusion. Il me répondit que cela arrivait souvent.

    Quand il y a union de toutes les puissances, c’est très différent : car alors elles ne sont capables de quoi que ce soit ; l’entendement est comme stupéfait de ce qu’il contemple ; la volonté aime plus que l’entendement ne conçoit, mais sans que l’âme comprenne ou puisse dire, ni si elle aime, ni ce qu’elle fait. A mon avis, la mémoire est alors comme si elle n’existait pas, l’imagination de même ; pour les sens, non seulement ils n’ont plus leur activité naturelle, mais on dirait qu’on les a perdus, et cela, je pense, afin que l’âme puisse être d’une manière plus intime au divin objet dont elle jouit. Cette perte est de courte durée.

    Par l’humilité et par les autres vertus dont elle se trouve enrichie, par les désirs qui l’enflamment, l’âme connaît les grands avantages qu’elle retire de cette faveur ; mais on ne peut dire ce que c’est. L’âme a beau vouloir le donner à entendre, elle ne sait ni comment le saisir, ni comment le dire. Selon moi, cette union, quand elle est véritable, est la plus grande grâce que Notre Seigneur accorde dans ce chemin spirituel, ou du moins l’une des plus grandes.

  • A-plat-ventrisme

    Des étudiants de l’Ecole de management (EM) de Lyon publient chaque année un guide à tonalité humoristique comme son nom l’indique : « Le petit Paumé ». Sa 51e édition vient de sortir, et elle fait scandale. Un énorme scandale, qui remue toute la classe politico-médiatique et associative lyonnaise. A cause d’une phrase effroyablement raciste, en ouverture d’un texte informatif sur une auberge de jeunes :

    "Alors que je fuis une bande de rebeus place Guillotière, je m'engouffre, un peu par hasard à ho36. Bonne pioche ! Des jeunes blancs travaillent sur leurs ordis, tout en sirotant un bon café latte. Je vais pouvoir me fondre dans la masse."

    Le directeur de l'EM Lyon, Tawhid Chtioui, participe de la réprobation générale. Indiquant qu'il "oscille entre indignation, colère et grande tristesse", il annonce avoir "demandé que se tienne, très rapidement, un conseil de discipline en présence des rédacteurs des articles, du rédacteur en chef et du président du Petit Paumé, afin qu'ils répondent de la banalisation ouverte de propos discriminants dans ce guide, en total non-respect des valeurs de l'école".

    Les deux principaux responsables de cet écrit atroce ont pris conscience de leur crime, et ils se répandent en excuses, tentant de faire comprendre que « cette critique ne reflète en aucun cas une réalité ou une pensée mais des clichés généralistes qui sont loin de notre vision où le vivre-ensemble est une réalité »…

    Parce que la réalité est donc qu’il n’y a pas de « bandes de rebeus » dans le quartier de la Guillotière et encore moins de bandes de rebeus qu’on préfère fuir. C’est tout à fait par hasard si des malveillants comparent le quartier à Molenbeek… La Guillotière se caractérise par le vivre-ensemble. Et si vous dites le contraire c’est que vous êtes raciste. Au fond, c’est simple d’être du bon côté : il suffit de dire le contraire de la vérité (et de se laisser agresser sans rien dire le cas échéant).

  • A l’est

    Allez… Soyons sympa… Réjouissons-nous, nous aussi, avec l’opposition hongroise, et avec tous les européistes, de cette « claque à Orban », comme le clame EUobserver : le Fidesz a été battu aux municipales à Budapest et dans d’autres villes. C’est le premier revers du parti au pouvoir depuis huit élections, depuis 2010. Il faut se dépêcher de se réjouir, parce que ça ne va pas durer… Le candidat qui a été élu de justesse (50,6% des voix) représente une « coalition » qui va de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant pas les libéraux et les écolos… Bref tous ceux qui sont contre Orban quelles que soient leurs convictions. On imagine les prochains conseils municipaux… C’est pourquoi les dirigeants ne paraissent pas très affectés. D’autant qu’en outre, comme l’a fait remarquer le vice-président du Fidesz, à Budapest il y a 50.000 voix d’écart, et 90.000 votants étrangers…

    *

    En revanche, il est impossible de se réjouir en ce qui concerne les législatives en Pologne. Ces pauvres Polonais, par pur masochisme sans doute, en ont repris pour quatre ans. Quatre ans de non-immigration, quatre ans de non-chômage, quatre ans de croissance, quatre ans d’aides aux jeunes, quatre ans d’aides aux familles, quatre ans de non-mariage pour tous, quatre ans de non-propagande LGBT, quatre ans de non-genre, quatre ans de non-avortement… Bref : l’enfer. Et c’est sans appel : une majorité absolue de députés pour le PiS, avec 43,59% des voix, le plus haut score de son histoire, et une participation de 61,74%, du jamais vu. On peut difficilement se consoler en constatant que la gauche et l’extrême gauche, qui cette fois ont réussi à s’unir, ont de nouveau des députés avec 12,56% des voix ; ou en constatant que le PiS n’a plus la majorité absolue au Sénat bien qu’ayant obtenu près de 45% des voix.

  • Saint Calixte

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    Le pape Saint Calixte instituant, selon la tradition, les quatre temps (« Ieiunium », est-il écrit), miniature d’une édition du XIVe siècle de la Légende dorée qui dit :

    Le jeûne des Quatre-Temps a été institué par le pape Calixte. Il consiste à jeûner quatre fois par an, suivant les quatre saisons. Ce jeûne se justifie par quatre arguments :

    1o Le printemps étant une saison humide, nous jeûnons au printemps pour tempérer en nous les humeurs pernicieuses, c’est-à-dire la luxure. L’été étant une saison chaude et sèche, nous jeûnons pour châtier en nous la sécheresse de l’avarice. L’automne étant une saison également sèche, mais froide, nous jeûnons pour châtier la sécheresse froide de l’orgueil. Enfin l’hiver étant une saison froide et humide, nous jeûnons pour châtier le froid de l’infidélité et de la malice.

    2o Le jeûne des Quatre-Temps a pour objet de nous rappeler le jeûne des Juifs, qui jeûnaient quatre fois par an, avant la Pâque, avant la Pentecôte, avant la fête des Tabernacles et avant la dédication de décembre.

    3o L’homme étant formé de quatre éléments, quant au corps, et de trois facultés, quant à l’âme, nous devons jeûner quatre fois par an, pendant trois jours chaque fois.

    4o Le printemps se rapporte à l’enfance, l’été à l’adolescence, l’automne à l’âge viril, l’hiver à la vieillesse. Nous devons donc jeûner au printemps pour être innocents comme des enfants ; en été, pour être forts comme des adolescents, en automne, pour être mûrs par la justice, comme le veut l’âge viril ; en hiver pour acquérir la sagesse et la probité des vieillards. Ou, plutôt encore, nous devons jeûner en hiver pour expier les fautes commises par nous pendant les saisons précédentes.

  • 18e dimanche après la Pentecôte

    « Faites, ô Seigneur, que ceux qui attendent votre secours ne soient pas déçus dans leur espérance, mais obtiennent au contraire cette récompense qu’ont promise vos Prophètes. Écoutez donc les prières de votre serviteur, et avec les siennes, recevez celles de tout votre peuple d’Israël. »

    Telle est la belle paraphrase que fait le cardinal Schuster du texte de l’introït de ce dimanche. Ou plus exactement du verset de l’Ecclésiastique (36,18) dont il est tiré. Car dans l’introït « mercedem », la récompense, est devenu « pacem », la paix. Car la paix surnaturelle, dans la Jérusalem céleste (la « ville de la paix »), est la récompense suprême.

    On peut remarquer que le texte grec dit : « Donne récompense à ceux qui t'attendent (qui comptent sur toi), et que tes prophètes soient trouvés dignes de confiance (véridiques). » Dans le texte latin, à la place de « et », il y a « afin que ». C’est une traduction qui explicite le texte grec tributaire des juxtapositions sémitiques. Nous demandons à Dieu de nous donner la « récompense » promise par les prophètes afin que ces promesses soient reconnues comme vraies, et les prophètes comme de véritables envoyés de Dieu.

    Cette très belle antienne est empreinte de paix d’un bout à l’autre, et d’une tendresse qui se manifeste par l’emploi systématique du si bémol et s’épanouit sur « tuae ».

    Voici une interprétation, par le chœur de la cathédrale de Poznań, qui rend bien justice à ce caractère, en y ajoutant une très grande douceur. C’est extrait de l’enregistrement d’une messe pour la paix, à Poznań en 1977 (le kyriale étant la Missa pro pace de Feliks Nowowiejski).

    Da pacem, Dómine, sustinéntibus te, ut prophétæ tui fidéles inveniántur : exáudi preces servi tui et plebis tuæ Israël.
    Lætátus sum in his, quæ dicta sunt mihi : in domum Dómini íbimus.

    Donnez la paix, Seigneur, à ceux qui vous attendent afin que vos prophètes soient trouvés fidèles : exaucez les prières de votre serviteur, et celles d’Israël votre peuple.
    Je me suis réjoui de ces mots qui m’ont été dits : Nous irons dans la maison du Seigneur.


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  • Le bienheureux Charles de Blois

    On lit dans Les tombeaux des ducs de Bretagne, du vicomte Pitre de Lisle du Dréneuc (1894) :

    La mort tragique du comte de Penthièvre à la bataille d'Auray (29 septembre 1364) a été maintes fois racontée par les chroniqueurs et les poètes, mais jamais avec un aussi merveilleux talent que dans la Guerre de Blois et de Montfort de M. de la Borderie. C’est là plus qu'un récit, plus que de l'histoire, c’est la lutte même qui se déroule sous vos yeux. Sur ce champ de bataille, si mal connu jusqu'ici, on revoit les positions tour à tour enlevées et reprises, la chevalerie française se ruant follement, avec cette ardeur ambitieuse qui vint se briser contre l'habile stratégie des partisans de Montfort.

    Après cette dernière bataille, qui décida du sort de la Bretagne et sauva peut-être son indépendance, le comte de Monfort fit transporter avec respect le corps de son rival au couvent des Cordeliers de Guingamp, où le peuple vint en foule rendre hommage à sa pieuse mémoire.

    Lorsqu'au temps de la Ligue le couvent des Cordeliers fut en partie détruit par les troupes du prince de Dombes, on transféra les restes de Charles de Blois à l'église de Notre-Dame de Grâces, située à peu de distance de Guingamp, où nous les retrouvons encore aujourd'hui.

    Les ossements du bienheureux Charles sont placés près de la balustrade du chœur, du côté de l'Evangile. Le reliquaire est posé sur un socle élevé, en bois de chêne rehaussé d'or ; il se compose de trois arcatures d'un style néo-gothique assez pitoyable. On y voit un ossement long de 35 centimètres environ, enveloppé d'une étoffe de soie rose bien fanée et ornée de passementeries d'argent. Dessus est posé un papier où l'on entrevoit les mots Carol. Dux, en caractères d’une écriture peu ancienne.

    Sur un des côtés de l'édicule est une large plaque de cuivre portant un écusson en couleur à mi-partie, au premier palé d'argent et de gueules... qui est de Chastillon, au deuxième de Bretagne plein. On y lit l'inscription suivante : Cy dessous reposent les restes de très haut, très puissant et très excellent prince Charles de Chastillon, duc de Blois, duc de Bretagne, tué à la bataille d'Auray le 29 septembre MCCCLXIV, après une guerre de 23 ans et s'être trouvé à 18 batailles contre le comte de Monfort, oncle et cousin-germain de Jeanne de Bretagne son épouse.

    Comme on le voit, le monument de Charles de Blois n'est plus un tombeau, c'est un reliquaire ; aussi bien ce prince était-il un saint plutôt qu’un duc de Bretagne.

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    Le reliquaire est de 1874. Il remplaçait un reliquaire de 1753, détruit dans un incendie en 1829, qui remplaçait le reliquaire dans lequel les franciscains avaient placé les reliques de Charles de Blois qu’ils avaient pu sauver de l’incendie de 1591… Comme on le voit, il a été restauré depuis le triste constat de de Lisle du Dréneuc, mais on ne voit plus la relique.

    D’une tout autre qualité est l’enfeu, d’époque (XIVe siècle) de Roland de Coatgoureden, dans la basilique Notre-Dame du Bon Secours de Guingamp. Le sénéchal de Charles de Blois s’est fait représenter à genoux devant son maître.

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    L’actualité étant celle que l’on sait, on remarque parmi les nombreux écrits de Pitre de Lisle du Dréneuc un opuscule intitulé Nouvelles découvertes d’idoles de l’Amazone. Un exemplaire fut adjugé 120 € chez Drouot en 2016. Le vicomte aurait pu être expert au synode (du moins s'il avait accepté de ne plus parler d'idoles, ce qui n'est pas respectueux de la culture de nos frères indigènes)…

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  • Abiy Ahmed ?

    Le prix Nobel de la Paix a été attribué à Abiy Ahmed, Premier ministre d’Ethiopie depuis 2018. Je ne vois pas du tout pourquoi. Certes il est un homme de paix (et de liberté), mais le créditer de la paix avec l’Erythrée est un peu exagéré. Certes il mis fin officiellement à l’état de guerre, mais il n’y avait plus de guerre depuis… dix ans.

    En outre, même si c’est très politiquement incorrect de le dire, il aurait mieux valu pour les Erythréens, vivant dans la misère, victimes d’une féroce dictature, que Abiy Ahmed reconquière ce qui n’est en réalité qu’une province de l’Ethiopie…

    Enfin, on a échappé à sainte Greta, c’est l’essentiel.

  • Les musulmans contre la radicalisation

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    L’ineffable imam Chalghoumi avait organisé un grand rassemblement de musulmans, place Saint-Michel à Paris, en hommage aux victimes de la Préfecture de police et contre la radicalisation.

    Ils étaient 15.