Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 2

  • Indigènes

    Le secrétaire exécutif du Réseau ecclésial pan-amazonien (REPAM), Mauricio López, a annoncé les noms des cinq consultants sélectionnés pour le synode sur l’Amazonie : Marcia Oliveira, sociologue laïque spécialisée dans la culture et l’Histoire de l’Eglise en Amazonie, le Père Fernando Roca Alcázar S.J., spécialiste d’anthropologie et de territorialité amazonienne, le Père Paulo Suess, théologien et missiologue brésilien, le Père Justino Sarmento Rezende SDB, prêtre et religieux indigène appartenant au groupe ethnique Tuyuka, responsable de la spiritualité indigène et de la pastorale inculturée, et le Père Hughes Columbano, prêtre missionnaire et coordinateur du REPAM au Pérou.

    Parmi ces représentants des avatars de la soi-disant théologie de la libération, et dans tout ce verbiage de technocratie socio-religieuse, je ne vois pas le mot « catholique »…

    Et pourquoi préciser « sociologue laïque » ? C’est pour indiquer qu’elle n’est pas prêtre ?

    J’aime bien aussi le jésuite spécialiste de « territorialité »…

    Quant au mot « inculturé », il n’existe que dans le jargon de ces gens-là.

  • La chaire de saint Pierre

    L’office utilise comme hymne des laudes une strophe du poème Aurea luce, célébrant saint Pierre et saint Paul, qu’on a attribué à la Sicilienne Elpis, mais que certains attribuent aujourd’hui à saint Paulin d’Aquilée.

    Dans le bréviaire romain c’est la version revue et corrigée par Urbain VIII. La voici :

    Beáte pastor, Petre, clemens áccipe
    Voces precántum, criminúmque víncula
    Verbo resólve, cui potéstas trádita
    Aperíre terris cælum, apértum cláudere.

    Bienheureux Pasteur, Pierre, en ta clémence reçois les prières de ceux qui t’invoquent, et les liens des crimes délie-les par ta parole, toi à qui a été remis le pouvoir d’ouvrir le ciel à la terre, ouvert de le fermer.

    Le bréviaire monastique a gardé la version originelle, qui demande à saint Pierre d’entendre les vœux des fidèles et pas seulement leur voix, qui parle simplement du péché et n’en fait pas des « crimes », et finit sur l’ouverture du ciel, et non sa fermeture…

    Jam, bone pastor, Petre, clemens accipe
    Vota precantum, et peccati vincula
    Resolve, tibi potestate tradita
    Qua cunctis cælum verbo claudis, aperis.

    Maintenant bon Pasteur Pierre, en ta clémence reçois les vœux des suppliants, et les liens du péché délie-les, par ce pouvoir à toi remis, par lequel à tous par ta parole fermes le ciel, l’ouvre.

  • Au Pakistan

    Patras Masih, un chrétien de 17 ans de Lahore, a été accusé hier d’avoir téléchargé sur Facebook des contenus « blasphématoires » contre l’islam. Il a réussi à s’enfuir de chez lui alors qu’on venait le lyncher. Quelque 3.000 personnes ont alors bloqué les rues, réclamant l’arrestation et la pendaison publique de l’accusé. Patras Masih s’est constitué prisonnier et les manifestants se sont dispersés. Une plainte officielle a été déposée contre lui au titre de l’article 295 C du Code pénal, celui qui punit les « remarques désobligeantes vis-à-vis du Prophète sacré ». C’est le seul cas de « blasphème » qui soit passible de la peine capitale.

  • Inde antichrétienne

    Selon le rapport annuel du forum œcuménique Persecution Relief, il y a eu en Inde l’année passée 736 attaques contre des chrétiens, contre 348 en 2016 : elles ont plus que doublé.

    Des incidents ont été recensés dans 24 des 29 Etats. L’Uttar Pradesh, où le BJP a pris le pouvoir en 2017, a enregistré 96 attaques contre 39 en 2016. L’arrivée au pouvoir du parti nationaliste hindou dans un Etat, combinée à son arrivée au pouvoir à la tête de l’Etat fédéral, fait penser aux extrémistes qu’ils peuvent tout se permettre. De fait, lorsque des chrétiens se plaignent, la police rétorque que ce sont eux les coupables. Cela favorise également les dépôts de plaintes de la part des hindous fanatiques, visant à montrer que les chrétiens agissent contre la tolérance religieuse (sic) et contre l’unité nationale.

  • En Autriche

    Karin Kneissl, ministre autrichienne des Affaires étrangères, a déclaré que l’Union européenne avait besoin d’une « réforme complète de l’ensemble du système d’asile et de la gestion des frontières ».

    Dans quel sens ? Celui indiqué par Viktor Orbán, concernant la prévention de l’immigration illégale notamment par la fermeture des frontières.

    Elle a dit :

    « L’Autriche a toujours accueilli des gens. Mais vous devez aussi vous demander d’où ils proviennent. Je me souviens que lorsque la loi martiale a été proclamée en Pologne dans mon enfance, nous avons soudainement eu cinq enfants polonais dans la classe qui étaient venus seuls. Ils partageaient notre culture. »

    Et encore :

    « Il y a des migrants qui ne seraient jamais venus sans l’appel de Merkel. Je voyageais au Proche-Orient à l’automne 2015 et j’ai rencontré beaucoup de gens qui disaient: “Merkel nous a appelés!” Ils ont abandonné leur travail pour migrer en Europe. »

    A l'automne 2015 (elle était journaliste), elle avait déjà souligné que la plupart d'entre eux étaient des migrants économiques et que les demandeurs d'asile sont pour la plupart des jeunes hommes de 20 à 30 ans.

    Karin Kneissl a été nommée au gouvernement par le FPÖ (dont elle ne fait pas partie). Elle est une authentique spécialiste du Proche-Orient.

  • L’Irlande vers l’avortement

    Le ministre irlandais de la Santé (sic) a annoncé que le projet de loi organisant le référendum sur l’avortement sera rendu public le 6 mars. Le même jour sera rendu public le projet de loi qui sera soumis au vote du Parlement si les Irlandais abrogent le 8e amendement de la Constitution.

    Bien sûr il n’y a pas de projet de loi prévu pour le cas où les Irlandais voteraient contre l’abrogation de l’amendement qui protège la vie…

    Le référendum pourrait avoir lieu le 25 mai.

  • Sainte Anne

    Ar Gedour lance une souscription pour financer l’édition d’une bande dessinée sur l’histoire de Sainte-Anne d’Auray. Par René Le Honzec, connu notamment pour les 10 tomes d’une Histoire de Bretagne en collaboration avec Reynald Secher.

    L’édition de cet album aura aussi pour but de relancer le projet d’Ar Gedour d’une statue monumentale de sainte Anne à la pointe de la Bretagne.

    La vidéo raconte l’apparition de sainte Anne et la découverte de la statue, tandis qu’on voit les personnages naître sous le pinceau de Le Honzec.


  • Eglise des pauvres…

    François a exigé que la Papal Foundation, dont les fonds sont destinés à aider des réalisations pour les plus pauvres dans le monde, donne 25 millions d’euros sur trois ans à l’Institution dermatologique de l’Immaculée, à Rome, qui se présente comme « l’un des plus importants hôpitaux dermatologiques européens ». Cette institution des « Fils de l’Immaculée Conception » s’est fait connaître ces dernières années par un scandale retentissant, qui a commencé en 2013 avec l’arrestation de son ancien directeur le Père Franco Decaminada. La police financière a conclu à une faillite frauduleuse avec un trou de 845 millions d’euros, détournement de 82 millions d’euros et de 6 millions de fonds publics, fausses factures, blanchiment d’argent, etc. En mai dernier ont été émis 24 actes d’accusation. Le procès devait se tenir en novembre dernier. On n’a pas de nouvelles.

    Mais l’été dernier François a demandé à la Papal Foundation de donner à cet hôpital 25 millions de dollars. Via François, puisque la Papal Foundation, comme son nom l’indique, donne de l’argent au pape, pour des œuvres de charité. Cette organisation américaine dirigée par des évêques aide ainsi à la construction d’églises, d’écoles, d’hôpitaux, etc., dans les pays les plus pauvres.

    Ses dons vont généralement de 25.000 à 100.000 dollars. Exceptionnellement 200.000. Mais 25 millions, c’est du jamais vu. Et c’est clairement 25 millions soustraits aux pauvres.

    L’affaire a causé de graves remous dans la fondation. Le président du comité d’audit a même démissionné, considérant qu’il ne pouvait pas cautionner cela, et que c’était « un désastre » pour la fondation, qui aurait désormais bien du mal à trouver de nouveaux donateurs.

    Lui et ses trois collègues du comité d’audit ont rédigé un texte détaillant leurs critiques. Ils notent que la situation de l’hôpital est encore loin d’être claire. (Avec par exemple 40 « travailleurs syndiqués » inutiles toujours salariés, un nouveau directeur nommé par le Vatican qui a démissionné au bout de neuf mois sans qu’on puisse savoir pourquoi, remplacé en octobre dernier par un avocat…)

    La Papal Foundation a immédiatement effectué un premier versement de 8 millions de dollars, sans avoir le moindre renseignement sur l’utilisation de cet argent, alors que la fondation ne donne de l’argent que sur dossier. C’est seulement après le versement que la présidente de l’Association des hôpitaux catholiques américains est allée sur place pour obtenir un dossier. Elle est revenue avec un classeur contenant divers documents (des procédures médicales, des articles de journaux…) mais rien de précis sur la destination prévue de l’argent, pas de bilan comptable de l’hôpital, aucune explication sur la démission du directeur. En fait de chiffres il y avait juste une feuille indiquant des… prévisions de profits : 1,6 million d’euros en 2017, 2,4 millions en 2018, 4,4 millions en 2019…

    Lors de la réunion annuelle du conseil d’administration de la Papal Foundation, en décembre, les 15 évêques ont avalisé le don. Lors d’une réunion, le 4 janvier, les administrateurs laïcs ont élevé la voix. Ils se sont alors fait méchamment remonter les bretelles par les évêques (menés par le cardinal Wuerl), qui ont néanmoins décidé que désormais l’agrément des administrateurs laïcs serait requis pour des dons de plus d’1 million de dollars, et ont accepté que les prochains versements à l’hôpital dermatologique soit conditionné à un rapport sur l’utilisation des fonds déjà alloués (mais 5 millions vont encore être versés sans justification).

    Naturellement, on est censé croire que cette débauche de fric vise à… lutter contre la corruption, en aidant cet hôpital à sortir de sa mauvaise passe…

    (Source : l’article de Life Site et les documents mis en lien.)

  • Mercredi des quatre temps de carême

    Dimanche dernier c’était le premier dimanche de carême, de la « quadragésime » : des quarante jours. Carême vient de quadragesima : le 40e jour avant Pâques (symboliquement, comme la quinquagésime est symboliquement le 50e jour).

    Et l’évangile de ce dimanche était celui de Jésus restant au désert sans manger pendant « 40 jours et 40 nuits ».

    Dans la messe de ce jour, la première lecture nous parle de Moïse qui reste sur la montagne « 40 jours et 40 nuits », et la deuxième lecture, d’Elie qui marche vers la montagne pendant « 40 jours et 40 nuits ».

    La mention des « 40 nuits » dans l’évangile a certes pour but de nous faire savoir que Jésus a jeûné aussi la nuit (le jeûne religieux consistant à ne pas manger au cours de la journée), mais la référence à Moïse et à Elie est évidente. (Le Deutéronome ajoute que Moïse, revenu du Sinaï au sein du peuple élu qui s’était fait un veau d’or, passa « 40 jours et 40 nuits » prosterné devant le Seigneur pour qu’il n’extermine pas son peuple.)

    Dans l’hymne des matines au temps du carême, Moïse et Elie ne sont pas nommés, mais indiqués comme « la loi et les prophètes » qui nous ont d’abord donné l’exemple de ce jeûne. Moïse et Elie qui apparaîtront aux côtés de Jésus, lors de la Transfiguration – sur la montagne (évangile de dimanche prochain), figurant clairement la Loi et les Prophètes, que Jésus vient accomplir. Comme indiqué à la fin du livre de Malachie : « Souvenez-vous de la Loi de Moïse mon serviteur, voici que je vous enverrai Elie le prophète… »

    Il y a dans la Bible une autre occurrence des « 40 jours et 40 nuits », c’est le Déluge. Dieu demande à Noé d’entrer dans l’arche avec sa famille et les animaux, car dans 7 jours il va faire pleuvoir pendant 40 jours et 40 nuits : ce qui sera une pénitence radicale pour les hommes qui ne sont pas dans l’arche… (On constate que c'est aussi après 7 jours que Moïse entre dans la nuée.)

    Dans 40 jours Ninive sera détruite, dit Jonas sur l’ordre de Dieu. Mais les Ninivites font pénitence et Ninive est sauvée (et Jonas est vexé à mort… c’est sans doute la page la plus humoristique de la Bible). Dans l’évangile de ce jour, Jésus dit à ceux qui lui demandent un signe qu’ils n’en auront pas d’autre que le signe de Jonas. Ce signe, c’est qu’il restera « trois jours et trois nuits » dans la terre et en ressortira vivant, comme Jonas est resté « trois jours et trois nuits » dans le ventre du gros poisson, figure de la mort et de la résurrection. Figure de la mort du péché et de la vie nouvelle par la rédemption, par le baptême qui nous plonge dans la mort du Christ (figuré par l’arche de Noé dans les eaux du Déluge), et ensuite par la pénitence. Les deux aspects se retrouvent dans le livre de Jonas, ce qui avait conduit les chrétiens de tradition syriaque à instituer le « jeûne des Ninivites » (qui est toujours observé, sauf chez les maronites), aux jours qui suivent notre septuagésime. Un jeûne qui consiste pour les plus observants à ne rien manger ni boire pendant trois jours et trois nuits. Figure en quelque sorte des « 40 jours et 40 nuits », car s’il est possible de ne pas manger ni boire pendant trois jours, c’est absolument impossible pendant quarante.

    Les chants de la messe de ce jour (signe de Jonas) sont ceux qui sont repris pour la messe de dimanche prochain (Transfiguration).

  • Exportation

    « Les prisons romandes paient les factures d’une politique de l’immigration qui a des effet considérables », affirme Franz Walter, directeur de la prison de Bellechasse (canton de Fribourg, Suisse).

    Selon ses chiffres, 80% des détenus dans les prisons romandes sont des étrangers, alors que le taux de population étrangère n’est « que » de 50 à 60% dans les prisons alémaniques.

    Plus de 95% des détenus sont des hommes, d’une moyenne d’âge d’environ 35 ans. Parmi les origines ethniques majoritaires se trouvent les pays d’Europe de l’Est, l’Afrique noire et le Maghreb. « Avec malheureusement une bonne partie de Maghrébins venus des banlieues de France », détaille le directeur de prison.

    (RTS)