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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2

  • Saint Thomas de Villeneuve

    Fils de meuniers castillans, on l’envoya étudier à l’université d’Alcala, où il fut nommé professeur dès qu’il eut terminé ses études. Puis il devient professeur à l’université de Salamanque. Mais bientôt il se fit ermite de saint Augustin, et il devint provincial de l’ordre.

    Charles Quint, qui lui avait donné le titre de chapelain royal, voulut le faire archevêque de Grenade, mais il refusa. Il fut ensuite contraint d’accepter l’archevêché de Valence. Il quitta sa cellule en pleurant et se rendit dans la ville à pied. Au moment de son arrivée, la pluie tomba en abondance après une longue période de sécheresse. Ses chanoines lui offrirent quatre mille ducats pour son ameublement. Il les fit distribuer aux pauvres.

    Surnommé “l’aumônier” en raison de ses œuvres de charité (et béatifié par Paul V sous le nom de “bienheureux Thomas l’Aumônier”), il dépensait ainsi tous ses revenus, au point qu’il mourut sur un lit que lui prêta celui à qui il l’avait donné. Convoqué au Concile de Trente, il ne put s’y rendre à cause de sa santé ; mais il invita les évêques de sa province à se réunir auprès de lui et leur remit ses travaux après en avoir discuté avec eux. Il eut ainsi sur le concile une grand influence. Par ses écrits ascétiques et mystiques, il est l’un des grands représentants de l’Ecole spirituelle espagnole du XVIe siècle. Il nous reste de nombreux sermons de lui. J’en avais donné un échantillon l'an dernier (mais je ne sais plus du tout où je l’avais trouvé).

    Il a été canonisé par le pape Alexandre VII, le 1er novembre 1658. À cette occasion l’église paroissiale de Castel Gandolfo a été restaurée et lui a été dédiée.

  • La guerre contre l’enfant à naître continue !

    Communiqué de Choisir la vie

    Notre gouvernement continue de mener une guerre sans précédent contre l'enfant à naître.

    Après la nouvelle circulaire de Marisol Touraine parue en juillet, relative " à l'amélioration de l'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) et à l'élaboration de plans régionaux" qui vise à augmenter l’accès à cette pratique, voici l'annonce fracassante de Mme Laurence Rossignol, de l'instauration d'un délit d'entrave numérique à l'avortement ! 

    À l'approche des élections présidentielles, jamais notre gouvernement ne se sera autant précipité pour prendre des mesures draconiennes contre celui qui est devenu son ennemi public numéro 1: l'enfant à naître. 

    Celui-ci est recherché, poursuivi, traqué, éliminé. Les mailles du filet se resserrent pour qu'aucun enfant "non désiré" ne puisse échapper à une mort certaine.  Cette volonté implacable de prendre pour cible l'être le plus innocent, le plus fragile, est d'autant plus choquante qu'aujourd'hui une autre guerre frappe la France!

    La véritable mission de notre gouvernement, en vue du bien commun, doit consister à s'attaquer aux vrais ennemis de la nation et non de s'acharner sur celui qui ne peut se défendre.

    Choisir la Vie, depuis sa création, a choisi d'être la voix des sans-voix et de se placer résolument du côté de ces sans-voix que sont les enfants dans le sein de leur mère - ce lieu qui, naturellement, devrait être celui de la plus grande protection et qui est devenu maintenant le lieu le plus dangereux au monde pour un enfant! 

    Comme l'a souligné très justement Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, invitée de France Info samedi dernier, " 40 ans après le vote de la Loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse , les anti-avortement n'ont jamais désarmé, pas une fois, pas une heure ".

    Oui, Madame Rossignol, l'armistice n'a pas été signé !  Choisir la Vie ne désarmera pas, ne lâchera pas, et annonce dés à présent une riposte pour le 28 septembre et une mobilisation massive des défenseurs de la Vie pour le 22 janvier, date à laquelle aura lieu la 11ème édition de la MARCHE POUR LA VIE à PARIS.

    Cécile EDEL Présidente de Choisir la Vie

    *

    La réponse d'Afterbaiz'

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  • Les archéo-néo-cons contre Trump

    Tous les républicains responsables de l’invasion américaine de l’Irak et du chaos qui s’en est suivi et qui n’a cessé de s’aggraver, et qui sont toujours aussi fiers de leurs forfaits, font savoir à qui veut l’entendre que Donald Trump est un méchant et qu’il faut voter pour Hillary Clinton.

    A commencer par George Bush père. Et Colin Powell, qui avait avoué avoir menti à l’ONU pour justifier l’invasion de l’Irak, mais qui toute honte bue reprend du service… contre le candidat de son parti… Et il y a aussi Paul Wolfowitz, l’organisateur de l’invasion de l’Irak, et Richard Armitage (secrétaire d’Etat adjoint), et Robert Gates (ministre de la Défense), et 50 anciens hauts responsables de la diplomatie et du renseignement, tous républicains, dont Michael Hayden (directeur de la CIA), James Jeffrey, Meghan O’Sullivan et John Negroponte, ont signé un texte traitant Donald Trump de « dangereux ». Sic.

    On sait que les théoriciens et porte-flambeaux néo-cons venaient du trotskisme. On voit qu’ils retournent à leurs vomissements.

  • Bellamy le déni

    Riposte catholique a relayé une interview de François-Xavier Bellamy au Point. Le Bellamy de LMPT, des Veilleurs, de Sens commun… Mais d’abord de Versailles. Avec les œillères du bon bourgeois qui, lorsqu’il s’agit de l’islam, parle comme les évêques et les imams… Et une grosse louche de Padamalgam et de Cépaçalislam…

    Car pour François-Xavier Bellamy, agrégé de philosophie, « les islamistes ne croient pas en Dieu ». Et il argumente ainsi :

    S’ils croyaient à la vérité de leur religion, ils tenteraient de nous en convaincre, et cela passe par le dialogue, par la raison ; s’ils avaient vraiment la foi, ils nous donneraient leurs raisons.

    Et encore :

    En fait, les djihadistes trahissent leur faiblesse quand ils recourent à la violence. Ils montrent qu’ils n’ont pas une seule raison de croire en leur Dieu ; car s’ils en avaient ne serait-ce qu’une seule, ils tenteraient de nous l’expliquer pour nous permettre de les rejoindre. Comme ils n’en ont pas, ils se contentent médiocrement de réduire le reste du monde au silence. C’est en ce sens qu’on peut décrire le djihadisme comme un nihilisme : celui qui croit veut partager sa foi aux autres ; à celui seul qui ne croit en rien, l’altérité est insupportable, parce qu’elle ne peut être dépassée.

    Et il insiste :

    Voilà le défi silencieux que nous lançons au cœur même de cette épreuve : si vraiment votre Dieu est grand, montrez-le ; et si le christianisme est faux, prouvez-le !

    D’abord on constate que Bellamy parle de ces choses-là sans même avoir lu la conférence de Ratisbonne, sans savoir ce que l’islam pense de la raison. Alors que c’est capital.

    Ensuite on constate que Bellamy parle de ces choses-là sans avoir fait l’effort minimal de savoir ce que dit l’Etat islamique. Ses œillères sont si grandes qu’elles lui cachent les yeux. L’Etat islamique a des revues, fort bien faites, une en anglais, une en français. Dans ces revues, les théoriciens de l’Etat islamique ne cessent d’expliquer en quoi leur action est conforme à l’islam et répond à la volonté de Dieu telle qu’elle est édictée dans le Coran et les hadiths. Ils le font de façon extrêmement sérieuse et détaillée, avec un luxe de citations authentiques. On peut sans doute discuter leurs interprétations, mais prétendre qu’ils n’en disent rien est au mieux l’aveu qu’on ne sait pas de quoi on parle, au pire qu’on est un menteur.

  • Voici à quoi ressemblent les fraudeurs

    « Fraudeurs, pour vous les règles ont changé ». Tel est le slogan d’une campagne de la RATP, la SNCF et la région Ile-de-France, annonçant un plan renforcé de lutte contre la fraude dans les transports. Avec à la clef un durcissement des sanctions.

    Voici les trois affiches. Alors que toutes les publicités se croient obligées désormais de montrer des « personnes de la diversité », ici on voit que les fraudeurs sont exclusivement des blancs. Plutôt BCBG. Comme les coupables de mariages forcés vus par Julie Gayet ou Marie Gillain.

    Et ça ce n’est pas de la discrimination raciale ?

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    Il en est de même pour les allocations familiales. La fraudeuse est forcément une blonde…

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  • Quand Najat se plante

    Mme Belkacem, du haut de sa fierté ministérielle, a voulu faire méchamment la leçon à Nicolas Sarkozy, et elle s’est méchamment vautrée :

    La ministre de l'Éducation que je suis connaît PARFAITEMENT les premières phrases de ce livre, Tour de France par deux enfants, d'Ernest Lavisse, sous la IIIe République : « Autrefois, notre pays s'appelait la Gaule et les habitants les Gaulois. »

    Pas de bol. La phrase en question n’est pas du tout la première phrase (ni une autre) du Tour de France par deux enfants, livre qui n’est pas du tout de Lavisse, mais de « G. Bruno », pseudonyme d’Augustine Fouillée. La phrase citée est bien de Lavisse, mais dans son manuel de cours élémentaire. On ne peut pas confondre les deux : le Tour de France est aussi bienveillant envers la religion que Lavisse est laïque.

    En outre, sa tirade chaotique à valeur de « cours d’histoire » façon raton laveur est à côté de la plaque :

    Faut-il faire un cours d'histoire à Monsieur Sarkozy qui visiblement en a bien besoin ? Oui, il y a parmi nos ancêtres des Gaulois, mais aussi des Normands, des Celtes, des Burgondes… Les Niçois nous ont rejoints, les Corses, les Franc-Comtois, la Guadeloupe, la Martinique et puis après aussi des Arabes, des Italiens, des Espagnols…C’est ça la France. Stop aux discours étriqués qui ne nous mènent nulle part. Stop au repli sur soi.

    Or Sarkozy avait fait sa sortie sur les Gaulois précisément en soulignant que nombre de Français venaient d’ailleurs, et loin du « repli sur soi » il soulignait que c’était son cas :

    Mon père est hongrois, on ne m’a pas appris l’histoire de la Hongrie. Mon grand-père maternel est grec, on ne m’a pas appris l’histoire de la Grèce. Au moment où je suis français, j’aime la France, j’apprends l’histoire de France, je parle le français et mes ancêtres sont les ancêtres de la France. C’est ça l’assimilation.

    Ce qui est spectaculaire, dans cette anecdote, c’est qu’elle ne fait pas le « buzz » sur les réseaux sociaux. Le ministre de l’Education nationale se plante sur un sujet qui est directement de sa compétence, elle se ridiculise face à un ancien président de la République en campagne, et ça fait flop, alors qu’on attendrait un énorme fou rire de la twittosphère et autres Facebook.

    Cela montre à quel point quand on s’appelle Belkacem, ministre femme originaire du Maghreb et toujours de nationalité marocaine (j’allais écrire musulmane), on est protégé par les médias et par les préjugés de la pensée unique. C’est véritablement impressionnant.

  • Saint Matthieu

    Jésus, sortant de là, vit un homme, appelé Matthieu, assis au bureau des impôts. Et Il lui dit: Suis-Moi. Et se levant, il Le suivit. Matthieu 9,9

    Mais d’où vient que Jésus-Christ n’a point appelé l’apôtre dont nous venons de lire la vocation, avec saint. Pierre, saint Jean et le autres? Il avait choisi, pour appeler ceux-ci, le temps où il savait que ces hommes répondraient à leur vocation. De même il appela saint Matthieu lorsqu’il eut la certitude que ce publicain se rendrait à sa parole. C’est ainsi encore qu’il pêcha saint Paul, après sa résurrection. Car celui qui sonde les cœurs et qui voit à nu les pensées des hommes, n’ignorait pas le moment le plus propre pour se faire suivre de chacun de ses apôtres. Il n’appela point d’abord saint Matthieu, parce que son cœur était encore trop endurci ; mais après tant de miracles, et cette grande réputation qu’il s’était acquise, il l’appela enfin, parce qu’il savait qu’il ne lui résisterait pas.

    Mais nous devons admirer ici la grande humilité de cet évangéliste, qui ne dissimule point sa vie passée, et qui marque expressément son nom de "Matthieu", lorsque tous les autres le cachent et l’appellent Lévi.

    Pourquoi marque-t-il qu’il était « assis au bureau des impôts »? C’est pour faire voir la force toute-puissante de Celui qui l’appela, et qui le choisit pour son disciple, avant qu’il eût renoncé à une profession si déshonorante, avant qu’il eût cessé ses coupables exactions et lorsqu’il y était actuellement occupé. C’est ainsi qu’il appela ensuite le bienheureux apôtre saint Paul, lorsqu’il était plein de rage et de furie contre les disciples. Ce saint apôtre exprime lui-même quelle était la toute-puissance de Celui qui l’appelait, lorsqu’il dit aux Galates : « Vous savez, mes frères, de quelle manière j’ai vécu autrefois dans le judaïsme, avec quelle fureur je persécutais l’Eglise de Dieu. »

    Il appela encore les pêcheurs, lorsqu’ils étaient à leurs filets. Mais cette occupation, qui était celle de bons paysans, d’hommes rustiques et simples, n’avait cependant rien d’infamant: au lieu que le métier de publicain était rempli d’injustice, de cruauté et d’infamie, et passait pour un trafic honteux, pour un gain illicite, et pour un vol qui s’exerçait sous le couvert des lois. Cependant Jésus-Christ ne rougit point d’avoir pour disciples des hommes de cette sorte.

    Mais devons-nous nous étonner que le Sauveur n’ait point rougi d’appeler un publicain, lui qui n’a pas rougi d’appeler à lui une femme impudique, qui lui a permis de baiser ses pieds, et de les arroser de ses larmes? C’est pour cela qu’il était venu. Ce n’est pas tant le corps qu’il a voulu affranchir de ses maladies que l’âme qu’il a désiré guérir de sa malice. Il le fit bien voir à propos du paralytique. Avant d’appeler à lui un publicain, et de l’admettre au nombre de ses disciples, ce qui aurait pu scandaliser, il prit la précaution de faire voir qu’il lui appartenait de remettre les péchés.

    Car qui peut trouver étrange que Celui qui est assez puissant pour guérir les péchés des hommes, appelle un pécheur et en fasse un apôtre?

    Mais après avoir vu la puissance du Maître qui appelle, admirez la soumission du disciple qui obéit. Il ne résiste point; il ne témoigne point de défiance en disant en lui-même : Que veut dire cet homme? N’est-il pas visible qu’il me trompe en m’appelant à lui, moi qui suis un publicain et un pécheur? Il ne s’arrête point à des pensées que lui auraient pu inspirer une humilité fausse et indiscrète; mais il suit Jésus-Christ avec tant de promptitude, qu’il ne prend pas même le temps d’en aller demander avis à ses proches.

    Le publicain obéit avec la même docilité que les pêcheurs. Ils avaient à l’instant quitté leurs filets, leur barque et leur père, celui-ci renonce de même à cette banque et au gain qu’il en retirait. Il témoigne combien il était disposé et préparé à tout. Il rompt tout d’un coup tous les liens et tous les engagements du siècle; et cette prompte obéissance rend témoignage à la sagesse et à la grâce pleine d’à-propos de Celui qui l’appelait.

    Saint Jean Chrysostome, homélie 30 sur saint Matthieu

  • CQFD

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    Un bon dessin vaut mieux qu’un long discours, et une image peut dispenser d’une longue démonstration…

    Via Benoît et moi, où l’on trouvera les commentaires ad hoc.

  • Réchauffisme

    Le mois dernier les médias nous apprenaient une grande première historique du réchauffement climatique : un village d’une île de l’Alaska a voté son déménagement sur le continent, parce que la montée des eaux due au réchauffement climatique anthropique sape la côte et fait s’écrouler régulièrement les maisons dans la mer. Même les bulletins météo en parlaient comme d’une preuve spectaculaire des méfaits du réchauffement climatique.

    Alors que jusqu’ici toute personne sensée savait que de nombreuses côtes sont soumises depuis toujours à l’érosion – tandis que d’autres s’ensablent. J’y pensais encore il y a peu en voyant la chapelle Notre-Dame de la Joie, à Penmarc’h. Elle n’existe toujours que parce qu’on a construit une falaise artificielle qui la protège. Sinon elle aurait disparu depuis longtemps dans la mer. Or personne à ma connaissance n’a rendu responsable le réchauffement climatique de l’érosion de cette côte…

    Or voici que paraissent des études qui remettent sérieusement en cause la notion même de hausse du niveau des océans. Et plus si affinité… C’est ici.

  • Effet pervers

    La chose est parfaitement logique, mais on n’y pense pas forcément. L’ONG ONE y a pensé, puisque c’est son domaine, et en a fait un rapport : nombre de pays utilisent de plus en plus leur aide au développement pour financer l’accueil des « réfugiés ».

    Autrement dit on fait de plus en plus le contraire de ce qu’il faut faire. L’argent qu’on utilise pour assister les immigrants est l’argent qui devrait servir à développer leur pays d’origine pour qu'ils puissent vivre dignement chez eux.

    L’afflux massif de soi-disant réfugiés, dont on ne cesse de nous dire que c’est une bénédiction pour nos pays, coûte évidemment, en réalité, très cher. Et les pays occidentaux, notamment ceux de l’Union européenne, ne sont pas franchement florissants. Ils n’ont donc pas d’argent de côté pour entretenir les hordes de migrants imprévus. Mais, puisque ce sont des migrants, eh bien on n’a qu’à puiser dans la caisse réservée à l’aide au développement des pays d’où ils viennent...

    L’ONG ne paraît pas se poser la question, mais pourtant il me semble qu’elle devrait se poser : en dehors de l’aspect moral et économique, quelle est la légalité de ces ponctions, dans un budget qui a été voté par les parlements pour aider au développement de pays du tiers monde, et qui est utilisé pour un tout autre motif ?

    Le plus ignominieux étant qu’on aggrave la situation de pays qu’on avait promis d’aider, et que ce faisant on va aggraver encore l’immigration…

    Mais cela semble voulu : « Ce n’est pas un phénomène qu’il faut entraver, au contraire… C’est une chance incroyable pour ceux qui quittent leur pays et pour ceux qui les accueillent… » (Federica Mogherini, Haute représentante pour la politique étrangère de l'UE).

  • La Pologne pour cible (suite sans fin)

    La Commission européenne a annoncé qu’elle avait lancé une enquête approfondie, le 1er septembre, sur une taxe polonaise sur le commerce de détail, et a intimé l’ordre au gouvernement polonais de surseoir au prélèvement de cette taxe jusqu’à la fin de l’enquête.

    Selon la Commission, puisque cette taxe progressive pèse plus lourdement sur les grands supermarchés que sur les petits commerces, il s’agit d’une aide déguisée aux petits commerçants. Sic.

    Ryszard Czarnecki, qui est l’un des vice-présidents du Parlement européen, dénonce une procédure « purement politique » contre la Pologne.

    La Commission répond que ce n’est pas vrai du tout. La preuve : elle a lancé une enquête analogue contre la Hongrie. Sic.

    En réalité la Commission sait très bien que la taxe n’a pas pour but d’aider les petits commerçants (on ne voit pas comment une nouvelle taxe peut aider celui qui la subit), mais qu’il s’agit d’une des sources de financement de la politique familiale du gouvernement polonais. C’est cela qu’il faut casser…

  • Au Mexique

    Deux prêtres, le Père Alejo Nabor Jiménez Juárez et le Père José Alfredo Suárez de la Cruz, ont été assassinés au Mexique. Ils avaient été enlevés dimanche soir dans la paroisse Notre-Dame de Fatima de Poza Rica, dans le nord de l’Etat de Veracruz. Leurs corps ont été retrouvés hier matin sur le bas côté d’une route. Ils ont été tués par balles. Leur chauffeur-sacristain, enlevé en même temps qu’eux, a été retrouvé vivant. Pour le moment on n’en sait pas plus. Sinon que c’est une zone d’affrontements entre cartels de la drogue.

  • En Syrie

    La pression de l’Etat islamique s’étant éloignée de Hassaké, les manœuvres entre milices kurdes et armée syrienne ont repris pour le contrôle de la ville… Comme au début 2015… Mais ce qui est nouveau est que les Kurdes s’en prennent aux chrétiens (pour leur montrer qui est le patron, semble-t-il), alors qu’en 2015 avaient libéré les villages chrétiens du Khabour en compagnie des maigres brigades chrétiennes.

    L’archevêque syro-catholique de Hassaké, Mgr Jacques Behnan Hindo, déclare à Fides :

    « Chaque fois que les miliciens kurdes entrent en action pour réaffirmer leur hégémonie militaire sur la ville, l’épicentre de leurs incursions et de leurs actions de force est toujours le quartier des six églises, où vit la grande majorité des chrétiens. Dans de nombreux cas, ils ont chassé les chrétiens de leurs maisons sous la menace des kalachnikovs et là où ils entrent, ils saccagent tout. ».

    Mgr Hindo confie avoir été lui-même victime d’un acte d’intimidation lorsque la fenêtre de son habitation a été prise pour cible par des tirs d’arme à feu et qu’une balle a manqué de peu sa tête, à un moment où la zone était contrôlée par des miliciens kurdes.

    Et une expédition humanitaire réalisée par les bénévoles de l’archidiocèse afin de distribuer de la nourriture aux habitants musulmans villages libérés de l’Etat islamique a été prise pour cible par des tirs d’artillerie alors que les jihadistes les plus proches étaient à plus de 20 km.

    Mgr Hindo constate d’autre part que lorsque Shaddadi est devenue une place forte de l’Etat islamique de nombreux habitants étaient devenus jihadistes, et qu’aujourd’hui que la ville est aux mains des Kurdes, les mêmes habitants se sont enrôlés dans les milices kurdes. (Ce qui expliquerait en partie la nouvelle animosité « kurde » envers les chrétiens.)

  • Saint Eustache

    Un jour que, se livrant à l’exercice de la chasse, il poursuivait un cerf d’une taille prodigieuse qui fuyait devant lui, cet animal s’arrêta tout à coup et Eustache put voir, entre ses bois, une image grandiose et resplendissante de notre Seigneur Jésus-Christ attaché en croix.

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    On l’exposa aux lions avec sa femme et ses enfants ; la douceur que ces animaux montrèrent à leur égard ayant irrité l’Empereur, celui-ci ordonna d’enfermer les saints Confesseurs dans un taureau d’airain, rougi par le feu qui brûlait au-dessous. Consommant ainsi leur martyre et chantant les louanges divines, ils s’envolèrent vers la félicité éternelle, le douze des calendes d’octobre.

  • Slovaques

    En marge du sommet de Bratislava, Robert Fico, Premier ministre dont Bratislava est la capitale, mais qui assume aussi la présidence tournante de l’UE ce semestre, et qui est un des quatre partenaires du groupe de Visegrad, a déclaré à l’agence Reuters qui l’interrogeait sur les violations de l’accord de Minsk par la Russie :

    « Quand on parle d'exécution des accords de Minsk, il est évident qu'ils sont violés par les deux parties. Et si on dresse le bilan sur le respect de la part de l'Ukraine, celle-ci s'en rapproche même moins que la Russie. Ce n'est pas vrai que l'Ukraine est le bon et la Russie le méchant. »

    Robert Fico se bat depuis longtemps pour la levée des sanctions contre la Russie, ce dont il faut se souvenir quand on évoque la russophobie des pays de l’Est. Il précise que les sanctions ont été inefficaces et nuisibles aux intérêts économiques de la Slovaquie et de l'Union européenne, qu’elles n'ont pas abouti à changer les prises de position de la Russie et font un seul heureux: les Etats-Unis.

  • Bratislava

    Le sommet de l’UE à Bratislava, vendredi dernier, s’est déroulé à huis-clos, loin des journalistes, qui n’ont pu que recueillir les propos de la langue de bois des propos officiels lors des conférences de presse qui se sont tenues ensuite. (C’est pourquoi personne n’en parle. On tient un sommet capital pour l’après-Brexit, et on n’en sait rien, car manifestement il n’y a rien à en dire : ils sont dans le coltard.)

    On a à peine remarqué la conférence conjointe d’Angela Merkel et François Hollande, qui une fois de plus montrait l’UE sous la coupe de l’Allemagne et de la France. En fait Matteo Renzi devait y participer aussi, mais il a refusé, et il l’a dit haut et fort, ce qui est l’unique événement du sommet.

    « Je ne peux pas prendre part à la conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande et le président français, parce que je ne partage pas leurs évaluations », a expliqué le Premier ministre italien. « S’ils sont satisfaits des résultats, je suis heureux pour eux. »

    « Je ne sais pas à quoi Angela Merkel se réfère quand elle parle de "l'esprit de Bratislava" » a-t-il dit au Corriere della Sera., « Si les choses continuent ainsi, au lieu de l’esprit de Bratislava, nous parlerons du fantôme de l’Europe. » Ce sommet de Bratislava n’était rien d'autre qu’une « agréable croisière sur le Danube », alors qu'on espérait « recevoir des réponses à la crise causée par le Brexit ».

  • A Berlin

    Les élections dans la ville-Land de Berlin se soldent par un recul de 6,7 points du SPD (qui reste le premier parti avec 21,6% des voix), un recul de 5,7 points de la CDU qui fait son plus mauvais score historique dans la capitale (17,6%). Ensuite viennent les Verts et La Gauche (15,6 % et 15,2 %), et l’AfD : 14,2%

    Le score de l’AfD est cette fois légèrement inférieur à ce que disaient les sondages, mais comme le souligne le chef du parti à Berlin, il est passé de 0 à un score à deux chiffres… Non seulement il va siéger dans les conseils, mais il va avoir des maires adjoints. Dans cette ville « qui, plus que tout autre en Allemagne, symbolise l’ouverture au monde, le multiculturalisme et la tolérance », comme gémit Le Monde.

  • Padamalgam

    Il y a eu une explosion samedi soir à New York, qui a fait 29 blessés. Une déflagration d’origine intentionnelle, mais rien à voir avec le terrorisme…

    Euh, finalement, aujourd’hui, le FBI pense que la bombe pourrait être terroriste (à vrai dire on ne voit pas ce qu’une bombe pourrait être d’autre). Et il diffuse le signalement d’un homme nommé Ahmad Khan Rahami.

    Mais bien sûr ça n’a rien à voir avec l’islam.

  • Les islamistes républicains de l’Essonne

    Les musulmans de la 8e circonscription de l’Essonne sont très mécontents de leur député, qui est Nicolas Dupont-Aignan, parce que celui-ci a émis un tweet disant : « Si on accepte le burkini aujourd’hui, on finira avec la charia demain ! »

    Alors les présidents de quatre associations ont envoyé au coupable une lettre pour condamner ce propos qui provoque l’indignation d’un grand nombre de ses concitoyens de confession musulmane, qui contribue à la stigmatisation de l’islam et des musulmans en France et libère la parole raciste ainsi que les actes islamophobes humiliants… Ce qui a été condamné par le Haut Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU (on oublie de préciser que le haut commissaire s’appelle Zeid Ra’ad Al Hussein).

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    En représailles, Nicolas Dupont-Aignan ne sera plus invité par ces associations. Terrible punition.

    Ce qui est amusant est la dernière phrase :

    Avec nos plus cordiales et salutations républicaines.

    Ils ont voulu finir par une très républicaine protestation de citoyenneté, mais ça leur reste tellement en travers de la gorge qu’ils n’y arrivent pas…

  • Augmenter l’effort d’avortement…

    Une circulaire mise en ligne par le ministère de la santé rappelle les « nouvelles mesures pour l’accès à l’IVG » entrées en vigueur en 2016 et presse les Agences régionales de santé (ARS) d’intégrer ces dispositions dans leurs plans régionaux, « au plus tard fin novembre ». L’objectif affiché de cette circulaire est d’ « augmenter l’offre sur tout le territoire et ainsi de proposer un réel choix de la méthode aux femmes qui souhaitent interrompre une grossesse ».

    Les ARS doivent « procéder à un diagnostic territorial en concertation avec leurs acteurs locaux », suivi de l’« élaboration d’un plan régional d’accès à l’IVG ». La circulaire présente « une trame » dont « les ARS peuvent s’inspirer pour établir leurs plans ».  Le ministère voit dans « le recueil de données » un enjeu majeur pour « garantir une meilleure connaissance de l’accès l’IVG sur les territoires et prévoir ainsi toutes les mesures d’accompagnement ».

    Parmi les priorités du ministère figure « la simplification et l’amélioration du parcours des femmes », qui implique la garantie d’« une offre d’IVG diversifiée », « y compris en période estivale ». Pour cela, les établissements publics de santé pourront désormais « recruter des praticiens contractuels pour réaliser des IVG ». Pour faciliter ce recrutement, une modification du Code de la santé publique est imminente, et « autorisera la conclusion de contrats comportant une quotité de travail inférieure à quatre demi-journées par semaine ».

  • Des précisions sur l'éviction de Gotti Tedeschi

    Le 12 septembre je faisais écho à cette hallucinante affirmation que Peter Seewald met dans la bouche de Benoît XVI, que c’était la décision de celui-ci de virer Ettore Gotti Tedeschi de la direction de la banque du Vatican pour mettre à sa place Ernst von Freyberg, ce qui ne correspond pas aux faits connus.

    Riccardo Cascioli revient sur l’affaire, en citant d’abord Mgr Gänswein, le témoin clef. Il ajoute :

    Comme on le voit, la reconstruction de Gänswein est bien différente de celle fournie aujourd'hui par le Pape émérite: Benoît XVI a été cueilli par surprise, il n'approuva pas, mais plutôt que d'intervenir directement, délégitimant ceux qui avaient la compétence dans l'affaire, il chercha ensuite d'une certaine façon à "rattraper" Gotti Tedeschi. En réalité, explications et promesses de réhabilitation se sont discrètement succédé dans les mois suivants, jusqu'au début de 2013, quand Gotti Tedeschi est convoqué par le Cardinal Bertone pour une communication importante.

    La rencontre a effectivement lieu le 7 février 2013, à la résidence privée d'un autre cardinal, où Bertone dit à Gotti Tedeschi la décision du pape de sa réhabilitation immédiate. Question de quelques jours, et il serait appelé à Rome pour l'annonce officielle.

    Mais à la place, le 11 février, tombe à l'improviste l'annonce de la démission du pape et tout explose. En revanche, le processus pour changer la direction de l'IOR s'accélère: après neuf mois d'impasse, après l'annonce du pape Ratzinger, ceux qui, dans la Commission des cardinaux s'opposaient à la ratification de la défiance à Gotti Tedeschi sont remplacés (le cardinal Nicora a été remplacé par Mgr Calcagno), et le nouveau président de l'IOR, le baron von Freyberg, est nommé. Un timing qui suscite pas mal de polémiques (pourquoi ne pas attendre le nouveau pape qui aurait eu de toute façon le pouvoir de tout changer?) Et de nombreux soupçons sur les manœuvres du cardinal Bertone.

    Une fois encore, on voit que la démission « providentielle » de Benoît XVI permet de dénouer un problème, et comme par hasard à la banque du Vatican.

  • Saint Janvier

    Le soir même de l'exécution, vers neuf heures, deux personnes, pareilles à deux ombres, s'avançaient timidement vers le forum désert, en cherchant des yeux les trois cadavres, que l'on avait laissés sur le lieu même du supplice.

    La lune, qui venait de se lever, répandait sa lumière sur la plaine jaunâtre de la Solfatare, de sorte que l'on pouvait distinguer chaque objet dans tous ses détails.

    Les deux personnages qui hantaient seuls ce lieu désolé étaient, l'un un vieillard, l'autre une vieille femme.

    Tous deux s'observèrent un instant avec défiance, puis, enfin, se décidèrent à marcher l'un vers l'autre.

    Arrivés à la distance de trois pas seulement, tous deux portèrent la main à leur front en faisant le signe de la croix.

    S'étant alors reconnus pour chrétiens :

    – Bonjour, mon frère, dit la femme !

    – Bonjour, ma sœur, dit le vieillard.

    – Qui êtes-vous ?

    – Un ami de saint Janvier. Et vous ?

    – Une de ses parentes.

    – De quel pays êtes-vous ?

    – De Naples. Et vous ?

    – De Pouzzoles. Qui vous amène à cette heure ?

    – Je viens pour recueillir le sang du martyr. Et vous ?

    – Je viens pour ensevelir son corps.

    – Voici les deux fioles avec lesquelles il a dit sa dernière messe, et qu'il m'a données en sortant de l'église et en m'ordonnant de boire l'eau et le vin qui y restaient. J'étais paralytique, ne pouvant remuer ni bras ni jambes depuis dix ans ; mais à peine, selon l'ordre du bienheureux saint Janvier, eus-je vidé les fioles, que je me levai et que je marchai.

    – Et moi, j'étais aveugle. Je demandai au martyr, au moment où il marchait au supplice, un souvenir de lui : il me promit de me donner, après sa mort, le mouchoir avec lequel on lui banderait les yeux. Au moment même où le bourreau lui trancha la tête, il m'apparut, me donna le mouchoir, m'ordonna de l'appuyer sur mes yeux et de venir le soir ensevelir son corps. Je ne savais comment exécuter la seconde partie de son ordre ; car j'étais aveugle ; mais à peine eus-je porté la relique sainte à mes paupières, que, pareil à saint Paul sur la route de Damas, je sentis tomber les écailles de mes yeux, et me voici prêt à obéir aux ordres du bienheureux martyr.

    – Soyez béni, mon frère ! car je sais maintenant que vous étiez bien véritablement l'ami de saint Janvier, qui m'est apparu en même temps qu'a vous pour m'ordonner une seconde fois de recueillir son sang.

    – Soyez bénie, ma sœur ! car, à mon tour, je vois que vous êtes bien véritablement sa parente. Mais, à propos, j'oubliais une chose...

    – Laquelle ?

    – Il m'a bien recommandé de chercher un doigt qui lui a été coupé en même temps que la tête, et de les réunir religieusement à ses saintes reliques.

    – Il m'a dit de même que je trouverais dans son sang un fétu de paille, et m'a ordonné de le garder avec soin dans la plus petite des deux fioles.

    – Cherchons, ma sœur.

    – Cherchons, mon frère.

    – Heureusement, la lune nous éclaire.

    – C'est encore un bienfait du saint ; car, depuis un mois, la lune était couverte de nuages.

    – Voici le doigt que je cherchais.

    – Voici le fétu de paille dont on m'a parlé.

    Et, tandis que le vieillard de Pouzzoles plaçait dans un coffre le corps, la tête et le doigt du martyr, la vieille femme napolitaine, agenouillée pieusement, recueillait, avec une éponge, jusqu'à la dernière goutte du sang précieux et en remplissait les deux fioles que le saint lui avait données.

    C'est ce même sang qui, depuis quinze siècles et demi, se met en ébullition, chaque fois qu'on le rapproche du saint, et c'est dans cette ébullition prodigieuse, inexplicable, et qui se produit deux fois par an, que consiste le fameux miracle de saint Janvier, qui fait tant de bruit de par le monde et que, de gré ou de force, Championnet comptait bien obtenir du saint.

    Alexandre Dumas, La San-Felice, chapitre 96. On lira le chapitre entier, qui est entièrement sur saint Janvier, ici.

  • 18e dimanche après la Pentecôte

    Introït de la messe de ce dimanche, par les moines de Santo Domingo de Silos.

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    Donnez la paix, Seigneur, à ceux qui vous attendent afin que vos prophètes soient trouvés fidèles : exaucez les prières de votre serviteur, et celles d’Israël votre peuple.

    Je me suis réjoui de ces mots qui m’ont été dits : Nous irons dans la maison du Seigneur.

    Sur l’évangile de ce jour, voir ici et . Et le commentaire du bréviaire (saint Pierre Chrysologue), qui s’en tient de façon insolite mais à dessein à la première phrase.

    Sur l’offertoire, voir ici.

  • Encore la Mer Rouge

    Lisant les Actes des Apôtres, je m’aperçois que dans son grand discours devant le sanhédrin saint Etienne, selon toutes les traductions, parle du passage de la « Mer Rouge ».

    Or, si l’on se reporte au récit de l’Exode, toutes les traductions modernes parlent de la « Mer des Joncs » (ou « des Roseaux »). Et l’on nous explique que la traduction « Mer Rouge » est une erreur.

    On a toujours parlé de la Mer Rouge. Les traductions grecques et latines et toute la tradition ont toujours et partout parlé de la Mer Rouge, mais heureusement nous qui sommes intelligents et connaissons l’hébreu biblique beaucoup mieux que ceux qui parlaient l’hébreu biblique savons que c’était une erreur…

    Une erreur qui donc est aussi celle de saint Etienne et de saint Luc (et aussi de l’auteur de l’épître aux Hébreux)… Mais, alors que dans l’Exode nous avons des notes nous expliquant que les Septante et saint Jérôme étaient des gros nuls, il n’y a pas la moindre note pour tenter de nous expliquer pourquoi le Nouveau Testament parle bêtement de la Mer Rouge alors que tout le monde sait que ce n’était pas du tout la Mer Rouge…

    Il en est de même avec la tente où se manifestait la présence de Dieu. Saint Etienne parle de la « tente du témoignage », et c’est en effet ainsi qu’elle s’appelle toujours dans la Bible grecque, et souvent dans la Bible latine (saint Jérôme dit aussi « tente de l’alliance »), mais jamais dans les traductions modernes, qui parlent de la « tente de la rencontre ». La « tente du rendez-vous », dit la Bible de Jérusalem. Au comble du trivial, chez Crampon et Pirot-Clamer, c'est la « tente de réunion » !… Là encore, il n’y a personne pour nous dire que ce pauvre saint Etienne, et ce pauvre saint Luc (je veux dire, bien sûr : l'auteur des Actes, qui se fait passer pour Luc), sont à côté de la plaque, et que tout le monde sait aujourd’hui que ce n’était pas la « tente du témoignage ».

    Etrange, tout de même, cette subite pudeur devant le texte du Nouveau Testament… A moins que ce ne soit l’expression d’une sourde gêne devant des contradictions dont on ne sait pas se dépatouiller…

    NB. - On trouve aussi "Mer rouge" dans les livres de Judith, Sagesse, Macchabées, traduits du grec puisqu'ils ne figurent pas dans la Bible massorétique, et toujours sans la moindre explication.

  • XIXe siècle

    Fin d’un article sur Martin Schulz à Bratislava :

    Étant donné la situation, il ne se considère ni optimiste, ni pessimiste quant aux rapprochements entre différentes factions européennes. Il a cependant clairement indiqué être opposé au transfert de pouvoir de Bruxelles vers les capitales. Cela relèverait du 19e siècle, et ce n’est pas avec des vieilles solutions comme cela que nous relèverons les défis du 21e siècle.

    Mais puisque la dictature européenne refuse tout transfert de compétence, le Royaume Uni a choisi de tout retransférer chez lui. C’est un retour au moyen âge ?

  • Le racisme de SOS

    Selon Dominique Sopo, président de SOS Racisme, il y aurait en France des « quartiers maghrébins », et dans ces quartiers les non-maghrébins n’auraient pas le droit de dire « On est chez nous ».

    De fait, si le quartier d’une ville française est maghrébin, la réaction devrait être « On n’est plus chez nous »…

    En l’occurrence le quartier en question est celui de Lupinu, à Bastia.

    On peut constater que le conseil de quartier est constitué de : Antoine Barbera, Hafid Maroni, Daniele Mattei, Césaire Raffini, Cathy Campocasso, Mathieu Biancardini. Sur ces six personnes, je n’en vois qu’une qui a un prénom maghrébin (avec un nom corse). Le conseil de quartier serait-il donc composé de colonisateurs corses du quartier maghrébin ?

    Sans doute doit-on répondre à Dominique Sopo ce que lui-même a répondu à Claude Goasguen… sur les Maghrébins :

  • Sinistre première

    Pour la première fois depuis l’entrée en vigueur de la loi de 2014 sur la soi-disant « euthanasie » (la bonne mort, en grec), un mineur a été assassiné en Belgique. On ne sait pas qui, on ne sait pas quand, on ne sait pas pourquoi… Donc on n’en est pas vraiment fier…

    « Il n'y a heureusement que très peu d'enfants qui entrent en considération, mais cela ne signifie pas que nous devrions leur refuser le droit à une mort digne », a déclaré le professeur Wim Distelmans, président de la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie (le monsieur qui définit si un assassinat est une mort digne…).

  • La dictature avance

    Laurence Rossignol, ministre « des Droits des femmes », annonce qu’elle va fermer des sites qui prétendent que l’avortement n’est pas la bonne solution :

    « Le 28 septembre, je ferai une annonce pour expliquer comment nous allons faire reculer ces sites manipulateurs; des mesures seront prises pour faire cesser ces sites qui trompent les femmes », a-t-elle déclaré sur France Info.

    Le premier site à devoir tomber pour crime de non-conformité à la culture de mort obligatoire est semble-t-il celui qui s’intitule « Afterbaize.com ». Un site qui parle comme les jeunes, et qui évoque tous les aspects de la sexualité, de façon décontractée, sans se focaliser spécialement sur l’avortement, et sans considérations religieuses ou morales, mais sans cacher que l’avortement tue un bébé.

    La mère à sa fille enceinte :

    — Je ne te laisserai pas faire la même erreur que moi.

    La fille :

    — C’est moi l’erreur ?

    Laurence Rossignol va tenter de justifier légalement cette censure en utilisant le concept de « délit d’entrave numérique » à l’avortement.

    En 1993 a été institué le délit d’entrave à l’avortement, qui permet de poursuivre pour ce motif quiconque dirait le chapelet devant un avortoir.

    En 2014, le délit d’entrave a été étendu de façon à pouvoir poursuivre ceux qui tentent d’empêcher de « s’informer » sur l’avortement. Etant entendu qu’il s’agit de l'information à sens unique sur le « droit » à l’avortement, toute autre information sur l’avortement étant précisément une « entrave » (cet amendement fut voté à l’unanimité par le Sénat).

    Et c’est ce que va faire jouer Laurence Rossignol : les sites qui parlent de l’avortement autrement que pour célébrer ce « droit » et expliquer comment en bénéficier sont des sites qui tendent à empêcher de s’informer sur l’avortement et doivent donc être supprimés.

    Car la culture de mort est un totalitarisme.

  • De la Sainte Vierge le samedi

    Sacraméntum reconcilatiónis nostræ, ante témpora æterna dispósitum, nullæ implébant figuræ; quia nondum supervenerat Spíritus Sanctus in Vírginem nec virtus Altíssimi obumbraverat ei, ut, et intra intemeráta víscera, ædificante sibi Sapiéntia domum, Verbum caro fieret, et, forma Dei ac forma servi in unam conveniénte personam, Creator témporum nascerétur in témpore, et, per quem facta sunt ómnia, ipse inter ómnia gignerétur. Nisi enim novus homo, factus in similitúdinem carnis peccati, nostram susciperet vetustátem, et, consubstantialis Patri, consubstantialis esse dignarétur et matri, naturámque sibi nostram solus a peccáto liber uníret; sub iugo diaboli generáliter tenerétur humana captivas.

    Le mystère de notre réconciliation, ordonné avant tous les siècles, ne s’accomplissait par aucune figure de l’Ancien Testament ; parce que le Saint-Esprit n’était pas encore survenu en Marie, et que la vertu du Très-Haut ne l’avait pas encore environnée de son ombre, afin que la Sagesse éternelle se bâtissant elle-même une maison le Verbe se fît chair dans les chastes entrailles de cette sainte Vierge, et que par l’union de la forme de Dieu avec la forme d’esclave en une seule personne, le Créateur des temps naquît dans le temps, et celui par qui toutes choses ont été faites fût engendré lui-même parmi toutes les choses qui ont été faites par lui. Car tout le genre humain serait demeuré captif sous le joug du démon, si le nouvel homme ne se fût revêtu de la nature du vieil homme, en prenant la ressemblance de la chair du péché ; si le fils consubstantiel au Père n’avait daigné se faire aussi consubstantiel à sa mère, et si celui qui est seul exempt du péché n’avait uni notre nature à la sienne.

    Saint Léon le Grand, lettre à l’impératrice Pulchérie, lecture des matines en septembre. Traduction du Breviarium Benedictinum de 1725.

    Cet extrait a été choisi à cause de la magnifique expression « consubstantialis Patri, consubstantialis esse dignarétur et matri ». Le Fils, consubstantiel au Père, est également consubstantiel à sa mère. Cette lettre est l’une de celles que saint Léon écrivit le 13 juin 449, la plus connue étant celle qui est désignée sous le titre de « Tome à Flavien ». Saint Léon prépare (avec l’impératrice) un « deuxième concile d’Ephèse », qui tournera en « brigandage », mais le « Tome à Flavien » deviendra le grand document de référence du concile de Chalcédoine, lequel définira que le Fils est « consubstantiel au Père, selon la Divinité, et consubstantiel à nous, selon l'humanité ».

  • Porcs, kouffar…

    Des vidéos montrent que des soldats des forces spéciales américaines qui se rendaient à al-Raï près d’Alep pour coordonner une attaque de l’ASL (les « rebelles modérés ») contre l’Etat islamique ont dû se replier en Turquie, après avoir été accueillis aux cris de « A bas l'Amérique ! Porcs, dégagez ! Ils viennent en Syrie pour l'occuper !» et des appels à les égorger.

    Dans une autre vidéo on voit un combattant de l’ASL lancer à des soldats occidentaux : « Nous n'accepterons aucun Américain combattant à nos côtés, nous sommes des musulmans pas des kouffar !»

    Ils ne veulent pas des kouffar, mais ils n’ont que des armes fournies par les kouffar…

    Des forces spéciales américaines sont en Syrie « à la demande du gouvernement turc », reconnaît le Pentagone…