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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2

  • Des élections en Inde

    Il y a eu des élections ces dernières semaines dans cinq Etats de l’Inde, deux dans le nord-est (Bengale occidental et Assam), et trois dans le sud : Kerala, Tamil Nadu et Pondichéry.

    En Assam, l’Etat central de cette partie de l’Inde qui se trouve de l’autre côté du Bengladesh, à la frontière de la Chine et de la Birmanie, le parti nationaliste hindou du Premier ministre Narendra Modi a remporté une « victoire historique », avec 60 des 126 sièges de l’assemblée. Ce qui est aussi une défaite historique (comme un peu partout) pour le parti du Congrès, déconsidéré par la corruption qui est devenue sa principale caractéristique... La victoire du parti de Modi était surtout inattendue, dans un Etat essentiellement composé de populations indigènes non hindoues et connues jusqu’ici pour leur indépendantisme… Selon Mgr Thomas Menamparampil, l’administrateur apostolique, qui souligne que le nouveau gouverneur est un ancien élève d’une école catholique, cela s’explique d’une part par l’argent qui a coulé à flot pendant la campagne, d’autre part parce que les jeunes voient dans le parti au pouvoir un espoir pour leur avenir.

    Au Bengale occidental, le parti du gouverneur, la très populaire Mamata Banerjee, a sans surprise remporté une large majorité de 211 sièges sur 294. Le P. Jothi, directeur d’un centre social, ne tarit pas d’éloges sur « Mamata », qui outre le fait qu’elle agit efficacement en faveur des pauvres et améliore la vie de la population en général, est une « amie et protectrice des chrétiens ». Lorsque le couvent de Ranaghat fut attaqué et sa supérieure de 72 ans sauvagement violée, elle vint aussitôt au couvent pour prendre les mesures adéquates, et décida que désormais un garde armé serait posté devant toutes les institutions catholiques. Lorsque sœur Nirmala (la supérieure des sœurs de Mère Teresa) est morte, elle a passé trois heures aux funérailles, quasi incognito, vêtue du sari des religieuses. Elle est « simple, honnête, avec un style de vie frugal », et elle ne rate jamais la… messe de minuit, parrainée par le gouvernement de l’Etat et célébrée dans Park Street, la plus grande avenue de Calcutta.

    Au Kerala, l’Etat qui compte 25% de chrétiens, le parti communiste renvient en force avec 58 élus (sur 140) et fait perdre la majorité à la coalition dirigée par le parti du Congrès. Ce résultat, selon le P. Paul Thelakat, ancien porte-parole du synode syro-malabar, montre que les habitants du Kerala ne veulent ni de la corruption ni de l’idéologie hindouiste, mais aussi que l’anticommunisme traditionnel des chrétiens s’effrite.

    Au Tamil Nadu (tamoul), le parti de J. Jayalalithaa a reconduit sa majorité, et l’ancienne actrice entame un 5e mandat de gouverneur.

    Le Territoire de Pondichéry (qui englobe les quatre anciens Etablissements français) a pour originalité d’être le seul à donner la majorité au parti du Congrès.

  • A propos des avions…

    En mars dernier les autorités malaises ont arrêté 15 personnes soupçonnées d’être en lien avec l’Etat islamique. Elles ont annoncé hier que l’un de ces suspects a été pendant 13 ans un employé d’une société de maintenance d’avions. « Sa responsabilité était de vérifier que l’avion est sûr pour voler ou non. Il était celui qui donne le feu vert pour le décollage », précise un enquêteur.

    L’homme est un fervent soutien de l’Etat islamique sur sa page Facebook, et il a envoyé des vidéos de l’Etat islamique à ses amis, via son téléphone portable, pour en faire la promotion.

  • Une nouvelle paroisse en Nouvelle-Angleterre

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    La première paroisse dédiée à la messe traditionnelle en Nouvelle-Angleterre (les six Etats du nord-est des Etats-Unis) est fondée à Nashua, dans le sud du New Hampshire. C’est une paroisse personnelle confiée à la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre par l’évêque de Manchester, Mgr Peter A. Libasci. La première messe devrait être célébrée début août.

    « Depuis mon arrivée en 2011, dit Mgr Libaci, j’ai entendu parler de nombreux catholiques qui ont une profonde affection pour les formes liturgiques traditionnelles de l’ère d’avant Vatican II. Conformément à ce désir, je suis heureux d’annoncer l’ouverture de cette paroisse, dédiée à la forme extraordinaire de la messe, comme suggéré par le pape Benoît XVI dans sa lettre apostolique Summorum Pontificum, publiée Motu Proprio en 2007. La paroisse Saint-Stanislas, établie en 1908 pour la communauté polonaise de Nashua, a fusionné en 2002 avec la paroisse Saint-Louis de Gonzague. L’église est restée en service depuis lors comme chapelle de l’adoration eucharistique. Depuis 1999 elle est également le siège de la Banque alimentaire Corpus Christi. La Banque alimentaire, avec ses nombreux bénévoles, continuera d’offrir ses précieux services à ceux qui sont dans le besoin dans la région de Nashua. »

  • Samedi des quatre temps de Pentecôte

    Cáritas Dei diffúsa est in córdibus nostris, allelúia : per inhabitántem Spíritum ejus in nobis, allelúia, allelúia.

    Cette célèbre phrase de saint Paul, qui constitue l’introït de la messe de ce jour, est aussi la fin de l’épître, et aux laudes l’antienne du Benedictus, ici par les moines de Ligugé :


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    Dom Pius Parsch :

    « L’amour de Dieu a été versé dans nos cœurs, Alléluia, par le Saint-Esprit qui demeure en nous, Alléluia, Alléluia ». Cette belle parole de saint Paul est, pour ainsi dire, l’ite missa est de l’octave de la Pentecôte (Introït, Épître, Ant. Bened.). La liturgie résume ainsi tout ce qu’elle a à dire sur le Saint-Esprit. L’amour de Dieu est la filiation divine, la grâce sanctifiante, la gloire ; c’est la participation à la vie glorifiée du Christ. C’est l’essence de notre religion. Croître de plus en plus dans cet « amour de Dieu » est la tâche de notre vie, et le but de la sainte liturgie est de produire cet accroissement. « Répandu » est un mot de prédilection de la liturgie quand elle parle du Saint-Esprit (dans notre messe : diffusa, infunde, effundam). C’est donc le Saint-Esprit qui nous confère la grâce de la filiation divine ; mais, en même temps que la grâce, il vient lui-même et demeure en nous. Et c’est aussi, pour le temps qui vient, notre grande consolation et notre force : nous sommes les temples de l’Esprit du Christ. Ce sera la tâche et ce sera notre tâche, pendant le temps qui suit la Pentecôte, de parer ce temple.

  • En Alabama

    Le gouverneur de l’Alabama Robert Bentley (qui est un médecin pro-vie) a signé le 12 mai une loi (votée par le Sénat de l’Etat par 30 voix contre 2) qui interdit l’avortement par démembrement (en arrachant les membres du fœtus), officiellement appelé « par dilatation et évacuation »... C’est le cinquième Etat à adopter une telle loi. Mais les fanatiques de la culture de mort jugent que c’est contraire à l’arrêt Roe contre Wade qui a légalisé l’avortement sans limites…

    Le gouverneur a également signé une autre loi interdisant tout avortoir à moins de 600 mètres d’une école ou d’un collège, ce qui vise notamment le « Women’s Center for Reproductive Alternatives » (si je comprends bien l’avortement est une alternative à la reproduction…), responsable de plus d’un millier d’avortements par an à Huntsville, et qui se trouve juste en face d’une école.

    En raison des lois à répétition qui limitent la possibilité de tuer les bébés (et bien qu’elles soient systématiquement contestées devant la justice), il ne reste plus que 5 avortoirs sur les 12 que comptait l’Etat en 2001. Le nombre d’avortements a baissé de 21% depuis 2010, avec un taux d’avortement de 12% des grossesses contre 18% de moyenne nationale.

  • Dictature

    La chape de plomb du politiquement correct devient de plus en plus lourde et hermétique. Les deux festivals français où devait se produire le groupe Eagles of Death Metal cet été l’ont déprogrammé, à cause des propos de son chanteur Jesse Hughes (« pro-armes, pro-Trump, et pro-vie ») dans une interview. Vive la liberté d’expression…

    Une interview qui a été intégralement traduite par Fdesouche et qui n’est pas inintéressante. Extrait :

    Il suffit de prendre le mot «Islam» et le remplacer par «communisme». Il est une idéologie. De la même manière que les Rosenberg pourraient vendre des secrets nucléaires sur le sol américain, des terroristes musulmans peuvent nous attaquer de l’intérieur. Il serait normal de faire preuve de suspicion envers les musulmans par les temps qui courent.

  • Persévérance…

    Le sénat de l’Oklahoma a adopté hier par 33 voix contre 12 un projet de loi déjà adopté par les députés, définissant l’avortement comme un « crime » et le rendant donc illégal (sauf si la grossesse met la mère en danger de mort), et interdisant aux médecins coupables d’un avortement de pouvoir renouveler leur permis d’exercer la médecine dans l’Etat.

    On ne sait pas encore ce que va faire le gouverneur, Mary Fallin, qui est pro-vie, mais confrontée à un texte qui est manifestement « anticonstitutionnel », puisque la liberté d’avortement est garantie par un arrêt de la Cour suprême.

    Même si Mary Fallin signe la loi, il est évident qu’elle sera annulée, et sans aller jusqu’au niveau fédéral. Mais les législateurs pro-vie de l’Oklahoma montrent qu’ils ne lâchent rien et qu’ils continuent le combat et même qu’ils l’amplifient.

    Une nouvelle loi vient d’être votée par les députés et va passer au Sénat : elle demande au ministère de la Santé de l’Etat de prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire de l’Oklahoma un Etat sans avortement…

    Il y avait jusqu’ici dans cet Etat pas moins de 8 lois pro-vie qui font l’objet de contestations judiciaires.

  • A Oxford

    Le conseil municipal d’Oxford a élu maire Mohammed Altaf-Khan, qui a prêté serment lundi dernier.

    Mohammed Altaf-Khan, aujourd'hui « 57e Lord-Maire d’Oxford », est arrivé en Angleterre à la fin des années 80. Il vient du « Cachemire », dit la presse britannique, comme si c’était un Etat (le Cachemire est divisé entre le Pakistan et l’Inde.)

    Le lord-maire est un membre du conseil municipal élu pour un an. Et c’est une tradition que le nouveau maire désigne les œuvres de bienfaisance ou organisations humanitaires (« charities ») qu’il souhaite voir financièrement soutenues par ses administrés. Parmi les trois retenues par Mohammed Altaf-Khan il y a le gigantesque Oxford Centre for Islamic Studies (avec son minaret de 33 mètres) – dont la construction fut financée pour un tiers par le roi Fahd d’Arabie, et qui n’a certes pas besoin des économies des derniers Anglais d’Oxford…

    L’expression « fêtes de Noël » est bannie de la municipalité d’Oxford depuis 2008. On dit « fêtes de la lumière d’hiver ».

  • Les émirats aident des réfugiés… chrétiens

    On sait que les richissimes pays du Golfe refusent d’accueillir les « réfugiés », bien qu’ils soient musulmans comme eux pour la plupart. Or on apprend que les Emirats arabes unis aident des réfugiés irakiens… chrétiens. Pas chez eux, mais en Jordanie.

    Il s’agit de 11 familles de Mossoul qui se sont réfugiées à Naur, près d’Amman, l’an dernier.

    Et c’est en fait depuis un an que les Emirats, via leur Croissant rouge, aident ces familles en payant le loyer des maisons qu’elles occupent. On l’apprend à la faveur du renouvellement de cette aide, qui a donné lieu à une petite cérémonie en l’église du Sacré Cœur du lieu, organisée par le P. Rifat Bader, prêtre jordanien promoteur du Centre catholique pour les Etudes et les Médias et du site Internet abouna.org, en présence de l’ambassadeur des Emirats en Jordanie, Bilal Bdur.

    Il a été souligné que cette aide, certes très limitée, mais concrète, est tout autre chose que l’abstraction des « discours emphatiques » et du formalisme compassé qui marquent les réunions dédiées au dialogue interreligieux…

    Dans le district de Naur vivent plus de 50.000 personnes, dont nombre sont des chrétiens palestiniens ayant fui leur sol en 1948 et en 1967.

  • Vendredi des quatre temps de Pentecôte

    La lecture de Joël (II, 23-27) est en relation avec le caractère de fête champêtre qu’avaient primitivement, selon la tradition romaine, les jeûnes des Quatre-Temps. Ceux d’été étaient comme une solennité d’action de grâces après la moisson, et c’est pourquoi, aujourd’hui et demain, sont assignés comme lectures les plus réconfortants passages bibliques, où le Seigneur, en récompense de la fidélité à observer la loi, promet la fertilité de la terre et l’abondance des moissons.

    Le saint Évangile nous montre aujourd’hui Jésus tout occupé à guérir les infirmités corporelles et spirituelles des Hébreux. Même dans ces miracles l’opération spéciale du Saint-Esprit est requise, puisque ce fut son feu divin qui enflamma d’amour pour nous le Cœur très saint de Jésus. En outre, les péchés du paralytique ne furent remis qu’au moyen de l’infusion de la grâce, ce qui exige l’œuvre de l’Esprit Saint.

    Le paralytique symbolise notre pauvre nature corrompue par le péché et par les passions. Elle a volontairement abdiqué sa liberté, liant ses facultés spirituelles par les attaches des vices et les rendant rigides, faute de s’en servir pour faire le bien. Les cœurs compatissants, c’est-à-dire les ministres de la divine miséricorde, sont représentés par ceux qui, d’une manière ou d’une autre, vont jusqu’à descendre du toit le malheureux paralytique avec tout son grabat d’habitudes mauvaises, et le présentent au bon Jésus puisqu’il est impuissant à se mouvoir de lui-même. Le Seigneur voit leur foi, et par égard pour eux, convertit et guérit le paralytique.

    Nous tous, donc, qui avons reçu du Saint-Esprit le ministère pastoral, nous ne devons jamais perdre courage, quelque désespérée que puisse sembler la position. Même si le paralytique n’a pas la foi, il suffit que le pasteur l’ait ; ayant épuisé tout autre moyen, il présente dans sa prière l’infirme à Jésus.

    Bienheureux cardinal Schuster (où l’on voit qu’il n’imaginait pas que des laïcs puissent lire son Année liturgique, plusieurs décennies pourtant après celle de dom Guéranger écrite explicitement pour les laïcs…)

  • Tout ça pour ça

    On a beaucoup parlé, et pendant longtemps, du fameux accord entre l’UE et la Turquie, conclu le 18 mars dernier, aux termes duquel les nouveaux migrants en situation irrégulière venant de Turquie en Grèce seraient renvoyés en Turquie, et qu’en contrepartie pour chaque Syrien renvoyé en Turquie un autre Syrien serait réinstallé de Turquie vers l’UE (et l’UE donnerait beaucoup d’argent à la Turquie pour gérer le problème et supprimerait les visas pour les Turcs).

    Hier 18 mai, deux mois après la signature de l’accord, le commissaire européen aux Migrations, Dimitris Avramopoulos, a fait le point :

    Il y a eu exactement 177 Syriens réinstallés dans l’UE. Donc aussi 177 renvoyés de Grèce en Turquie.

    Quelle belle usine à gaz (mais si rentable pour la Turquie, qui encaisse les milliards d’aide de l’UE…).

  • Au Pakistan

    Etonnant. Qaisar Jahan a gagné. La directrice d’une école de filles de Faisalabad avait signifié à ce pauvre porteur d’eau qu’il ne pouvait plus remplir son office parce qu’il était chrétien et qu’un musulman ne peut pas boire de l’eau donnée par un chrétien, et elle avait décidé qu’il devait devenir agent d’entretien. Qaisar Jahan n’avait pas accepté et s’était tourné vers Lala Robin Daniel, un militant chrétien de l’Alliance nationale des minorités du Pakistan, lequel avait déposé plainte pour discrimination religieuse devant le bureau de l’enseignement du district.

    Or, ces derniers jours, les autorités de l’enseignement ont convoqué la directrice, Najma Naheed, et Qaisar Jahan. Il a été demandé à la directrice de présenter publiquement ses excuses pour son comportement partial et de promettre qu’elle ne critiquera plus la foi d’un collègue. Ce qu’elle a fait, précisant qu’elle n’obligera aucun employé à effectuer des tâches qui ne correspondent pas à son affectation.

    Du coup, deux amis de Qaisar, qui ont subi la même relégation, ont décidé de porter plainte eux aussi…

    Comme quoi il peut arriver (même si c’est dans d’étroites limites) que la dhimmitude ne soit une fatalité que si on l’accepte qu’elle le soit.

  • Le faux site du Baptême

    L’agence Fides a pondu une dépêche, intégralement reprise par Radio Vatican, indiquant que « le site du baptême de Jésus sera bientôt bonifié et accessible ».

    Il s’agit de « la zone de Qasr al-Yahud, qui s’étend autour de la rive occidentale du Jourdain, à la hauteur du lieu identifié par la tradition comme celui du baptême de Jésus Christ ».

    Une zone de 100 ha qui va être déminée, un demi-siècle après la guerre des Six jours.

    Mais ce que Fides appelle « le site du baptême de Jésus » est déjà accessible, comme l’agence le signale in fine – non seulement accessible mais on y envoie les pèlerins en masse.

    Le problème est qu’il ne peut pas s’agir du « site du baptême de Jésus », puisque saint Jean dit explicitement que le baptême eut lieu « au-delà du Jourdain », trans Jordanem. Et il le dit trois fois dans son évangile :

    « Cela s’est passé à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait » (Jean 1,28).

    « Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, voici qu’il baptise, et tous vont à lui » (Jean 3,26).

    « Et il alla de nouveau au-delà du Jourdain, au lieu où Jean baptisait d’abord, et il y resta. » (Jean 10,40).

    Aucune « tradition » ne peut dire autrement. Le vrai site du baptême est en Jordanie. Là où les archéologues jordaniens ont découvert les ruines de neuf églises byzantines et de cinq bassins. D’où la récente décision de l’Unesco de classer officiellement ce site comme celui du baptême de Jésus.

    Et le 10 mai 2009 Benoît XVI a posé en cet endroit la première pierre d'une nouvelle église melkite et d'une église latine.

    C’est sans aucun doute une bonne nouvelle qu’Israël démine enfin la zone de Qasr al-Yahud. Mais ça n’a aucun rapport avec le baptême de Jésus. Il est regrettable qu’une agence catholique se laisse ainsi manipuler.

  • Jeudi de Pentecôte

    La messe de ce jour est la même que celle du jour de la Pentecôte, en dehors des lectures. L’épître souligne que le diacre Philippe, en Samarie, guérit beaucoup d’infirmes, et délivre beaucoup de possédés d’esprits impurs qui sortent en poussant de grands cris.

    Déjà hier on lisait le passage des Actes des apôtres où l’on voit que de partout on amène des malades et des possédés aux endroits où saint Pierre doit passer à Jérusalem, « et ils étaient tous guéris » par l’ombre de saint Pierre.

    L’évangile de ce jour est également centré sur ce phénomène : « Jésus ayant assemblé les douze apôtres, leur donna puissance et autorité sur tous les démons, et le pouvoir de guérir les maladies. Puis il les envoya prêcher le royaume de Dieu et guérir les malades. (…) Étant donc partis, ils parcouraient les villages, annonçant l’Évangile et guérissant partout. »

    L’insistance est sur la guérison des possédés. Jésus donne pouvoir aux apôtres sur les démons, sur les mauvais esprits. Le choix de ces textes est évident : nous sommes dans la semaine de la Pentecôte, célébration du Saint Esprit. Le Saint Esprit est donné aux apôtres pour combattre les mauvais esprits. Il est d’une souveraine efficacité puisqu’il n’est pas seulement un esprit, il est Dieu. « Le Saint-Esprit est directement opposé à ces mauvais Esprits et peut les chasser par l’intermédiaire de ses instruments, les diacres et les prêtres consacrés que leur ordination a faits des “porteurs d’Esprit” » (Dom Pius Parsch).

    Ne pensons pas qu’il s’agit d’historie ancienne qui ne nous concerne plus, ou qui ne nous concerne pas parce que nous ne sommes pas possédés. Nous sommes tous en vérité sous la pression constante des mauvais esprits, et nous leur cédons tous les jours plus ou moins, et nous avons besoin du prêtre pour les chasser et avoir la force du Saint-Esprit pour continuer le combat contre eux : dans le sacrement de pénitence. Rapport direct avec les quatre temps d’une part, avec le fait, d’autre part, que ces quatre temps sont une préparation aux ordinations sacerdotales.

  • Malédiction

    Les Etats-Unis et l’Union européenne, via leurs ambassadeurs à l’ONU, dénoncent la décision des Nations unies d’empêcher des ONG de « défense des droits LGBTI » de prendre part à une conférence sur le sida, du 8 au 10 juin, sous la pression de certains États membres. L’ambassadrice américaine Samantha Power demande que ces groupes puissent participer, et l’ambassadeur de l’UE Joao Vale de Almeida demande que les noms des pays qui ont obtenu en douce la modification de la liste initiale soient publiés.

    Samantha Power ajoute :

    « Étant donné que les personnes transgenres ont 49 fois plus de probabilité de vivre avec le VIH que la population en général, leur exclusion d’une réunion à haut niveau ne fera qu’entraver les progrès mondiaux pour combattre l’épidémie de VIH/sida et l’objectif d’une génération exempte du sida. »

    Il me semble que pour conjurer cette mystérieuse malédiction il y aurait une autre solution : inciter les « LGBTI » à abandonner une sexualité contre nature, empêcher leurs lobbies de faire leur propagande, au lieu de les y encourager et de les subventionner, et arrêter de faire croire que ces lobbies sont des associations contre le sida alors que leur action a pour conséquence la propagation de la maladie.

  • Mettre fin aux sanctions contre la Syrie

    Des évêques, des religieux et religieuses de Syrie ont lancé une pétition sur change.org Basta sanzioni alla Siria (les sanctions contre la Syrie, ça suffit), adressée « aux parlementaires et aux maires de tous les pays » afin qu’ils fassent connaître « l’iniquité des sanctions contre la Syrie aux citoyens de l’Union européenne ».

    Les premiers signataires de la pétition sont Mgr Georges Abou Khazen, vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin, Mgr Joseph Tobji, archevêque maronite d’Alep, le Père Pierbattista Pizzaballa, Custode de Terre Sainte, Mgr Boutros Marayati, archevêque arménien catholique d’Alep, les moniales trappistines de Syrie, les religieuses de la Congrégation du Perpétuel Secours, celles de la congrégation de Saint Joseph de l’Apparition – présentes à l’hôpital Saint Louis d’Alep – et Mgr Jean Clément Jeanbart, archevêque grec-catholique d’Alep.

    Extraits :

    En 2011, l’Union européenne a pris des sanctions contre la Syrie, les présentant comme des sanctions contre des personnages du régime, qui imposaient au pays un embargo pétrolier, le blocage de toute transaction financière et l’interdiction de commercer de très nombreux biens et produits. Cette mesure dure encore aujourd’hui même si, par une décision tout aussi inexplicable, en 2012, l’embargo sur le pétrole a été levé dans les zones contrôlées par l’opposition armée et jihadiste, dans le but de fournir des ressources économiques à celles qui ont été dénommées « forces révolutionnaires de l’opposition.

    Au cours de ces cinq années les sanctions contre la Syrie ont contribué à détruire la société syrienne, la condamnant à la faim, aux épidémies, à la misère, en favorisant l’activisme des milices combattantes intégristes qui frappent aujourd’hui également en Europe.

    Aujourd’hui, les Syriens voient la possibilité d’un avenir vivable pour leurs familles seulement en fuyant de leur terre mais la fuite ne peut être la seule solution que la communauté internationale sache proposer à ces pauvres gens.

    Nous soutenons toutes les initiatives humanitaires et de paix que la communauté internationale met actuellement en œuvre, en particulier au travers des difficiles négociations de Genève, mais dans l’attente et dans l’espoir que les attentes trouvent une réponse concrète, après tant de déceptions amères, nous demandons que les sanctions qui touchent la vie quotidienne de chaque Syrien soient immédiatement levées. L’attente de la paix tant attendue ne peut être dissociée de la préoccupation concrète pour ceux qui aujourd’hui souffrent à cause d’un embargo dont le poids tombe sur un peuple tout entier.

    En outre, la rhétorique sur les réfugiés fuyant la guerre semble hypocrite si, en même temps, on continue d’affamer, d’empêcher de soigner, de refuser l’eau potable, le travail, la sécurité, la dignité à ceux qui restent en Syrie.

    Donc, nous nous tournons vers les parlementaires et les maires de tous les pays afin qu’ils fassent connaître l'iniquité des sanctions contre la Syrie aux citoyens de l'Union européenne (qui en sont aujourd’hui totalement inconscients) et qu’elles deviennent, enfin, l'objet d'un débat sérieux, avec les conséquences qui en découlent.

  • Mercredi des quatre temps de Pentecôte

    Commentaire de cette phrase de l’évangile du jour : « Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m’a envoyé ne le tire », par saint Augustin, traité 26 sur saint Jean (dans le bréviaire).

    Ne t’imagine pas que tu sois tiré malgré toi ; l’âme est tirée par l’amour aussi. Et nous ne devons pas craindre d’être repris peut-être, au sujet de cette parole évangélique des saintes Écritures, par des hommes qui pèsent à l’excès les paroles et qui sont loin de comprendre les choses, surtout celles de Dieu ; nous ne devons pas craindre que l’on nous dise : Comment puis-je croire par ma libre volonté si je suis tiré ? Moi je réponds : C’est peu dire : par la volonté, vous êtes même tiré par le plaisir. Qu’est-ce qu’être tiré par le plaisir ? « Mets tes délices dans le Seigneur, et il t’accordera ce que ton cœur demande » (Delectare in Domino, et dabit tibi petitiones cordis tui, psaume 36). Il existe une certaine volupté pour le cœur auquel est doux ce pain céleste. Or si un poète a pu dire : « Chacun est tiré par son plaisir » (Trahit sua quemque voluptas, Virgile, Bucoliques, 2, 65) ; remarquez, non par la nécessité, mais par la volupté ; non par le devoir, mais par la jouissance : à combien plus forte raison, devons-nous dire que celui-là est tiré vers le Christ, qui fait ses délices de la vérité, de la béatitude, de la justice, de la vie éternelle ; car le Christ est tout cela. Quoi ! Les sens du corps auraient leurs voluptés, et l’âme n’aurait point les siennes ? Si l’âme n’a point ses jouissances, comment expliquer ces paroles : « Les enfants des hommes espéreront à l’abri de vos ailes, ils seront enivrés de l’abondance de votre maison, et vous les abreuverez du torrent de ta volupté ; parce qu’en vous est une source de vie, et que dans votre lumière nous verrons la lumière ? » (Filii autem hominum in tegmine alarum tuarum sperabunt. Inebriabuntur ab ubertate domus tuæ, et torrente voluptatis tuæ potabis eos, quoniam apud te est fons vitæ, et in lumine tuo videbimus lumen, psaume 35).

    Donne-moi un cœur qui aime, il sent ce que je dis ; donne-moi un cœur qui désire, donne-moi un cœur qui ait faim, donne-moi un cœur qui se regarde comme exilé et voyageur dans ce désert, un cœur qui ait soif du ciel et qui soupire après la source de l’éternelle patrie ; donne-moi un tel cœur, il sait ce que je dis. Mais si je parle à un cœur froid, il ne comprend pas mon langage. Tels étaient les juifs qui murmuraient entre eux. « Celui, dit le Sauveur, que mon Père tire, vient à moi. » Mais que signifient ces paroles : « Celui que mon Père tire, » puisque le Christ lui-même tire ? Dans quelle intention le Sauveur s’est-il exprimé ainsi : « Celui que mon Père tire ? » Si nous devons être tirés, soyons-le par celui à qui une âme aimante disait : « Après toi nous courrons à l’odeur de tes parfums » (Trahe me, post te curremus in odorem unguentorum tuorum, Cantique des cantiques 1, 3). Considérons attentivement, mes frères, ce que le Sauveur veut nous faire entendre, et comprenons le dans la mesure de nos forces. Le Père tire vers le Fils ceux qui croient au Fils, par ce qu’ils sont persuadés qu’il a Dieu pour Père. Dieu le Père, en effet, a engendré un Fils égal à lui ; et l’homme qui reconnaît dans sa pensée que celui en qui il croit est égal au Père, qui possède dans sa foi le sentiment de cette vérité et qui la médite, le Père le tire vers son Fils.

  • "Extrême droite"…

    Norbert Hofer est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle autrichienne et se retrouve favori pour le second tour, dimanche, face au candidat Pastèque (les deux grands partis institutionnels ayant été laminés).

    Norbert Hofer, membre du FPÖ, est donc partout qualifié de candidat d’"extrême droite".

    Dans une interview publiée par Die Presse ce 17 mai, il déclare qu’il est opposé à ce que l’Autriche sorte de l’UE, qu’elle abandonne l’euro, ou l’espace Schengen. Et d’ailleurs il ne veut pas de référendum du tout sur l’UE. Et voici ses arguments :

    « L’Autriche s’est prononcée pour l’adhésion à l’UE. Nous avons adapté tout notre système à l’UE. Par conséquent je ne suis pas pour une sortie de l’UE. »

    Il était contre cette adhésion en 1995 parce qu’il voulait que le pays « garde sa liberté ». Mais maintenant il a pris bonne note du « résultat démocratique » (sic), et il n’y a donc aucune nécessité d’un référendum. Lequel pourrait toutefois être « un dernier recours » si l’UE se transformait en un Etat centralisé…

    Il dit qu’il veut une « Europe subsidiaire » où davantage de décisions seraient prises par les Etats membres et il dit : « Faut-il que la politique agricole soit décidée au niveau européen ? Je pense que les Etats membres peuvent le faire mieux. » Ou bien Norbert Hofer ne sait pas de quoi il parle, ou plutôt il se moque de ses électeurs. La PAC est la première politique européenne intégrée, d’un Etat centralisé, l’exemple même de la non-subsidiarité, gravée dans le marbre des traités, et pour changer cela il faut tout simplement changer d’Europe.

    Et sur l’euro il verrouille : « Une sortie de l’euro ne peut pas fonctionner si l’Autriche est seule à le faire. S’il y a un problème avec l’euro, nous pourrions seulement le faire en unisson avec l’Allemagne... »

    Quant au système Schengen c’est ce qu’il y a de mieux, mais quand il ne fonctionne pas il faut contrôler les frontières. En ce qui concerne les demandes d’asile, il est d’accord avec la politique sociale-démocrate : en accepter 37.500 cette année, mais pas plus. Mais il veut limiter l’immigration aux besoins économiques du pays.

    Où est l’extrême droite ?

    Ah oui, il ne dit pas non à un référendum contre les minarets…

  • Colonialisme

    François a déjà déclaré à plusieurs reprises que s’il y avait du terrorisme c’est à cause des fabricants d’armes. Dans son interview à La Croix, il élargit logiquement le propos :

    « S’il y a des guerres, c’est parce qu’il y a des fabricants d’armes. »

    Supprimons les fabricants d’armes, et il n’y aura plus de guerres, ni de terrorisme. Comme les guerres se font avec des avions, et les attentats du 11 septembre aussi, il faut également supprimer les avions. Et les bateaux aussi. D’autant que s’il y a des naufrages, c’est à cause des fabricants de bateaux. Il faut aussi supprimer les fabricants de couteaux, parce que le couteau est aussi une arme et que c’est avec des couteaux que les terroristes égorgent leurs victimes. Et il faut supprimer les fabricants de véhicules à moteur, car c’est à cause d’eux aussi qu’il y a des guerres, et c’est aussi à cause d’eux qu’il y a des accidents de la route.

    En fait il faut supprimer la quasi totalité de l’activité industrielle et artisanale, car la plupart des outils peuvent servir d’armes, et serviraient effectivement d’armes si l’on supprimait les fabricants d’armes.

    S’il y a du chômage, dit aussi François (qui a les solutions pour tous les problèmes, il suffit de demander), c’est parce qu’il n’y a pas assez d’investissements. Mais des investissements dans quoi, si l’on doit supprimer toutes les activités susceptibles de fournir des armes ?

    Mais, à côté des guignolades habituelles, il y a ce qui fait vraiment mal. Le propos sur les racines de l’Europe. Même à La Croix on avait été interloqué, semble-t-il, par le discours strictement laïque de François lors de sa réception du prix Charlemagne, et on lui a donc clairement demandé s’il ne fallait pas parler des racines chrétiennes de l’Europe.

    Eh bien non, il ne faut pas. Parce que les racines de l’Europe sont multiples, et que privilégier les racines chrétiennes (mais oui, elles existent quand même) de façon « triomphaliste ou vengeresse » (sic), c’est du « colonialisme ».

    Et le « colonialisme », c’est mal. Mais à part ça, qu’est-ce que ça veut dire ?

    Qu’est-ce que le colonialisme d’Européens en Europe ? Dans une Europe couverte d’églises, d’oratoires et de calvaires, dont toute l’histoire est chrétienne, et dont tous les musées regorgent d’œuvres chrétiennes ?

    Comment les Européens pourraient-ils être colonialistes en Europe ?

    A cause des « colonies » qui débarquent chez nous ? Parce que c’est être « colonialiste » d’affirmer notre identité chrétienne face aux envahisseurs musulmans ?

    Et c’est un pape qui dit cela ?

    Jusques à quand, Seigneur, devrons-nous souffrir cette malédiction ?

  • Mardi de Pentecôte

    Accípite jucunditátem glóriæ vestræ, allelúia : grátias agéntes Deo, allelúia : qui vos ad cæléstia regna vocávit, allelúia, allelúia, allelúia.

    Recevez la joie de votre gloire, alléluia, rendant gloire à Dieu, alléluia, qui vous a appelés au royaume céleste, alléluia, alléluia.

    Cet introït a la particularité d’être le seul de l’année liturgique a provenir d’un texte apocryphe (mais qui a toujours été imprimé en appendice de la Vulgate) : le quatrième livre d’Esdras. Plus précisément du chapitre 2, verset 37 qui dit : « Commendatum donum accipite et jucundabimini gratias agentes ei qui vos ad cælestia regna vocavit. » On sait que l’antienne d’introït de la messe de Requiem vient aussi de IV Esdras (juste avant : 2,35) mais seulement pour l’expression « lux perpetua luceat eis » (le texte dit « lucebit vobis » : brillera pour vous), et que celle du premier dimanche après l’Epiphanie est inspirée en partie de IV Esdras, mais celle du mardi de la Pentecôte est la seule à être une citation quasi littérale d'un verset de ce livre (ou plus exactement des deux premiers chapitres, qui n’existent que dans la version latine).

    En voici une jolie paraphrase, par le Père Jean Croiset, dans ses "Exercices de piété pour tous les dimanches et les fêtes mobiles de l’année, contenant ce qu’il y a de plus instructif, et de plus intéressant dans ces jours-là", livre en plusieurs volumes publié "à Lyon, chez la veuve d’Antoine Boudet, rue Mercière, à la Croix d’ot", en 1721. (Le Père Croiset eut une importante correspondance avec sainte Marguerite-Marie – le « manuscrit d’Avignon » - et fut un ardent propagateur de la dévotion au Sacré Cœur, et il fut durement persécuté pour cela par ses supérieurs.) On notera que le P. Croiset appelle "les trois fêtes de la Pentecôte" les trois premiers jours de l'octave, qui étaient tous trois des fêtes de première classe.

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    Cet introït dans le Graduel prémontré de Bellelay (XIIe siècle):

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  • Copé persécuteur

    Jean-François Copé promet, s’il est élu (mais heureusement il n’a aucune chance, mais malheureusement l’idée pourrait être reprise par un autre) d’édicter un « Code de la laïcité et des cultes ». Pour lutter contre le « communautarisme ».

    Et voici le deuxième point :

    1. Interdire le port de tenues ou signes manifestant ostensiblement une appartenance religieuse dans un établissement public à l’ensemble des agents mais aussi aux usagers.

    Interdiction aux prêtres en soutane et aux religieuses en habit d’aller demander une carte d’identité, un passeport, ou un quelconque service dans une mairie ou une préfecture. Ou d’aller visiter un malade dans un hôpital...

    Cela fleure bon la Terreur de 1793 et le laïcisme hystérique des années 1900.

  • 300 chefs d’entreprise

    Le Telegraph a publié hier une lettre ouverte signée par plus de 300 chefs d’entreprise (306 exactement) en faveur du Brexit. Essentiellement de moyennes et petites entreprises. Voici une traduction du texte, où l’aspect économique ne gomme pas une fierté nationale de bon aloi.

    La Grande-Bretagne est la cinquième plus grande économie du monde et, selon les projections actuelles, elle devrait dépasser l'Allemagne pour devenir la locomotive de l'Europe. La Grande-Bretagne est le plus grand investisseur en Amérique, et notre ouverture et notre dynamisme font que nous attirons plus d'investissements étrangers que tout autre pays européen.

    Trois des dix meilleures universités du monde sont britanniques, nous parlons la langue internationale des affaires, notre système juridique est jugé digne de confiance autour du monde et nous avons une réputation inégalée pour l'innovation et la créativité.

    Ce sont quelques-unes des raisons pour lesquelles nous pensons que la Grande-Bretagne est de classe mondiale. Pourtant, nous pensons également que la compétitivité de la Grande-Bretagne est minée par notre appartenance à une Union européenne en train de couler.

    Année après année, l'UE achète moins en Grande-Bretagne parce que son économie est stagnante et que des millions de personnes sont au chômage. Selon Mervyn King, l'ancien gouverneur de la Banque d'Angleterre, l'euro "pourrait exploser". La paperasserie de Bruxelles étouffe les 5,4 millions d'entreprises de Grande-Bretagne, alors même que seule une petite minorité d’entre elles commerce réellement avec l'UE.

    Ce sont les entreprises - et non le gouvernement - qui génèrent de la richesse pour le Trésor et des emplois pour nos collectivités. En dehors de l'UE, les entreprises britanniques seront libres de croître plus rapidement, de développer de nouveaux marchés et de créer plus d'emplois. Il est temps de voter pour sortir de l’UE et reprendre les commandes.

  • Un projet de loi copte

    Cela a quelque chose d’historique. Ce 16 mai les bureaux du Parlement égyptien ont été officiellement saisis d’un projet de loi sur la construction des lieux de culte. A savoir des églises (dont le texte donne une définition), puisque la construction de mosquées est totalement libre et qu’aucune loi ne saurait la régir.

    C’est le premier aboutissement de l’initiative des diverses communautés chrétiennes d’Egypte (essentiellement l'Eglise copte, mais avec l'appui de toutes les autres), qui en octobre 2014 avaient envoyé au gouvernement une ébauche de projet de loi qui mettrait fin à la législation… ottomane en la matière.

    La loi sur la construction des églises est en effet le « décret Hamayoni », de 1856, qui pose 10 conditions, c’est-à-dire rend cette construction quasi impossible : l’autorisation ne peut être donnée pour la construction d’une église à proximité d’une école, d’un bâtiment de l’Etat, d’une zone résidentielle, d’une ligne de chemin de fer, d’un canal… et bien sûr d’une mosquée (d’où l’édification immédiate d’une mosquée près du terrain où des coptes envisagent de construire une église). En outre la décision revient au président de la République. Du moins jusqu’en 2005, année où le président Moubarak délégua cette prérogative aux gouverneurs des provinces, avec obligation d’étudier toutes les demandes et de justifier les refus. Mesure qui se voulait favorable aux chrétiens, mais qui ne changea rien, les autorités locales étant bien plus que le président sous la pression des islamistes (on vit ainsi, pour un permis de simple restauration d’une église, un gouverneur demander le décret présidentiel autorisant la construction de l’église… édifiée du temps du royaume d’Egypte…).

    Le projet de loi, qui comprend 13 articles, redéfinit les conditions d’obtention d’un permis de construire des autorités locales de façon favorable aux chrétiens, tente de prévenir certains des problèmes rencontrés, et donne le droit aux évêques de saisir le Conseil d’Etat en cas de retards dus à des prétextes.

  • Lundi de Pentecôte

    ℟. Spíritus Sanctus, procédens a throno, Apostolórum péctora invisibíliter penetrávit novo sanctificatiónis signo : * Ut in ore eórum ómnium génera nasceréntur linguárum, allelúia.
    ℣. Advénit ignis divínus, non combúrens, sed illúminans, et tríbuit eis charísmatum dona. * Ut in ore eórum ómnium génera nasceréntur linguárum, allelúia.

    L’Esprit Saint procédant du Trône est entré invisiblement dans le cœur des apôtres en un signe de nouvelle sanctification, afin que naissent en leur bouche tous les genres de langues, alléluia. Est venu le feu divin, qui ne consume pas mais illumine, et il leur a conféré les dons des charismes, afin que naissent en leur bouche tous les genres de langues, alléluia.

    Ce répons des matines se trouve dans le bréviaire monastique dès le dimanche de Pentecôte, comme dernier répons du premier nocturne. On le retrouve ce lundi, et demain mardi (du moins avant 1955 - ou 1960 ? - si l’on suit les variations contemporaines), et encore jeudi. Ce répons est ancré dans la Sainte Ecriture, mais sa composition est entièrement originale. On ne trouve ses expressions nulle part ailleurs, à ma connaissance, sinon comme citations implicites dans des sermons postérieurs.

    On en retrouve les expressions dans un autre répons, qui est affecté au jeudi de Pentecôte dans le bréviaire romain, mais qui dans le bréviaire monastique est le premier répons du troisième nocturne le jour de la Pentecôte et les deux jours suivants.

    ℟. Advenit ignis divinus, non comburens, sed illuminans; non consumens, sed lucens: et invenit corda discipulorum receptacula munda: * Et tribuit eis charismatum dona, alleluia, alleluia.
    ℣.Invenit eos concordes caritate, et collustravit eos inundans gratia Deitatis. * Et tribuit eis charismatum dona, alleluia, alleluia.

    Est venu le feu divin, qui ne consume pas mais illumine, et il a trouvé dans les cœurs des disciples des réceptacles purs. Et il leur a conféré les dons des charismes, alléluia, alléluia. Il les a trouvés unis dans la charité, et il les a éclairés en les inondant de la grâce de la Divinité. Et il leur a conféré les dons des charismes, alléluia, alléluia.

  • Pentecôte

    Le verset du magnifique second alléluia de la messe, appel au Saint-Esprit, se chante à genoux, comme la première strophe de l'hymne Veni Creator (et comme les prières de la liturgie byzantine qu’on appelle précisément les « vêpres de la génuflexion » ou l’« office de l’agenouillement », le soir de ce dimanche – ou après la messe).

    Cet alléluia est suivi d’une séquence qui est une véritable séquence et en est donc indissociable : elle commence par les mêmes mots et le même motif mélodique.

    Les voici par les moines de Solesmes, sous la direction de dom Gajard, en 1958.


    podcast
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    Allelúia. (Hic genuflectitur) ℣. Veni, Sancte Spíritus, reple tuórum corda fidélium : et tui amóris in eis ignem accénde.

    Allelúia. (On se met à genoux) ℣. Venez, Esprit-Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles ; et allumez en eux le feu de votre amour.

    Veni, Sancte Spíritus,
    et emítte cǽlitus
    lucis tuæ rádium.

    Venez, ô Saint-Esprit,
    Et envoyez du ciel
    Un rayon de votre lumière.

    Veni, pater páuperum ;
    veni, dator múnerum ;
    veni, lumen córdium.

    Venez, père des pauvres,
    Venez, distributeur de tous dons,
    Venez, lumière des cœurs.

    Consolátor óptime,
    dulcis hospes ánimæ,
    dulce refrigérium.

    Consolateur suprême,
    Doux hôte de l’âme,
    Douceur rafraîchissante.

    In labóre réquies,
    in æstu tempéries,
    in fletu solácium.

    Repos dans le labeur,
    Calme, dans l’ardeur,
    Soulagement, dans les larmes.

    O lux beatíssima,
    reple cordis íntima
    tuórum fidélium.

    O lumière bienheureuse,
    Inondez jusqu’au plus intime,
    Le cœur de vos fidèles.

    Sine tuo númine
    nihil est in hómine,
    nihil est innóxium.

    Sans votre secours,
    Il n’est en l’homme, rien,
    Rien qui soit innocent.

    Lava quod est sórdidum,
    riga quod est áridum,
    sana quod est sáucium.

    Lavez ce qui est souillé,
    Arrosez ce qui est aride,
    Guérissez ce qui est blessé.

    Flecte quod est rígidum,
    fove quod est frígidum,
    rege quod est dévium.

    Pliez ce qui est raide,
    Échauffez ce qui est froid.
    Redressez ce qui dévie.

    Da tuis fidélibus,
    in te confidéntibus,
    sacrum septenárium.

    Donnez à vos fidèles,
    qui en vous se confient
    Les sept dons sacrés.

    Da virtútis méritum,
    da salútis éxitum,
    da perénne gáudium. Amen. Allelúia.

    Donnez-leur le mérite de la vertu,
    Donnez une fin heureuse,
    Donnez l’éternelle joie. Ainsi soit-il. Alléluia.

  • Apocalypse

    Un titre de journal :

    FMI, Banque d'Angleterre, Trésor britannique : avalanche d'avertissements contre le « Brexit »

    En bref, toutes les institutions monétaires britanniques et internationales martèlent que si le Royaume Uni quittait l’Union européenne, ce serait une catastrophe économique pour les Britanniques.

    En effet, chacun a devant les yeux l’exemple épouvantable des deux pays qui ont refusé d’entrer dans l’UE : la Norvège et la Suisse - les deux pays les plus riches d’Europe.

  • Vieillerie vermoulue

    Le plafond du Musée européen de Schengen s’est effondré mardi dernier au moment de la fermeture.

    L’accident, nous dit-on, n’a pas fait de blessés « parmi les deux visiteurs ».

  • Délire antiraciste

    Le Suédois Jan Lööf, auteur de livres pour enfants connu depuis les années 60, a été sommé par son éditeur de retoucher certains de ses dessins qui contiennent « des représentations stéréotypées d’autres cultures ».

    « Ils m’ont donné un ultimatum. Je dois redessiner les images ou bien les livres ne seront plus publiés », explique Jan Lööf.

    Par exemple Grand-père le pirate, qui a été publié pour la première fois il y a 50 ans.

    Il ne m’étonnerait pas (au vu des horreurs actuelles des livres pour enfants) que ce soit aussi un prétexte pour enlever des mains des enfants des dessins qui ont le tort d’être jolis et d’éduquer au bon goût.

     

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  • Un sale coup de mâles blancs ?

    Anne Lauvergeon a été mise en examen hier pour présentation et publication de comptes inexacts et diffusion de fausses informations, dans le cadre de l’affaire Uramin (société minière rachetée par Areva en 2007 et qui a tourné en fiasco). Elle a également été placée sous le statut de témoin assisté pour abus de pouvoir.

    S’agit-il d’une vengeance de mâles blancs ?

    Anne Lauvergeon s’était rendue célèbre en 2009 en parlant ainsi sur France 2 de sa politique d’embauche à Areva :

    « A compétence égale, eh bien désolée, on choisira la femme, ou on choisira la personne venant d’autre chose que le mâle blanc, pour être claire. »

    Anne Lauvergeon, qui était alors la 8e femme la plus puissante du monde, paraît-il, pouvait faire impunément étalage de son racisme et de sa pratique de la discrimination. Elle va peut-être tomber pour des comptes truqués liés à l’acquisition de mines d’uranium inexploitables chez des non-blancs…

  • Nauséabond

    « Des voix déchaînées ont obtenu l'annulation d'un concert au nom d'un ordre moral nauséabond et décomplexé. N'acceptons jamais cela. (…) Les démocraties en Europe sont confrontées à la violence, à la montée de l'extrême droite, à la radicalisation d'une partie de leurs enfants, à la radicalisation aussi du débat public. »

    Propos d’Audrey Azoulay, qui est paraît-il notre ministre de la Culture, à propos du « concert » d’un rappeur antifrançais et islamiste (dont le nom de scène est un hommage à Jacques Mesrine*) après la cérémonie de commémoration de la bataille de Verdun.

    Ce qui est nauséabond, madame Azoulay, c’est d’oser assimiler les patriotes qui ont heureusement obtenu l’annulation de ce « concert » aux terroristes de l’Etat islamique.

    * Celui qui se fait appeler aujourd'hui Black M avait pour nom de scène, il y a peu, Black Mesrimes, très subtil amalgame de Jacques Mesrine, Black et rimes. Il est connu pour avoir chanté cette "conne de France", "pays de kouffars".