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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2

  • Pour Vincent

    Suite aux entretiens de mercredi au CHU de Reims, les avocats des parents de Vincent Lambert, Jean Paillot et Jérôme Triomphe, annoncent qu’ils portent plainte auprès de l’Ordre des médecins contre le Dr Daniela Simon, et qu’ils vont déposer une plainte criminelle et délictuelle de 35 pages pour délaissement et tentative d’assassinat sur personne vulnérable, violence sur personne vulnérable, non-assistance à personne en danger, séquestration et atteinte arbitraire à la liberté individuelle, faux et usage de faux et faux témoignage, violation du secret médical.

    Il faut lire le communiqué des deux avocats, qui est une pièce importante dans l’affaire Vincent Lambert.

  • Dites-moi que c’est au second degré !

    Fusillade de Chattanooga : un tireur au-dessus de tout soupçon : Tel est le titre dément de TF1 sur la fusillade de Chattanooga, quand « un tranquille habitant d'une banlieue tout aussi tranquille de Chattanooga au Tennessee », Muhammad Youssef Abdulazeez, a tué quatre marines avant d’être tué lui-même.

    On ne comprend pas « comment un jeune homme au "profil type du jeune Américain" a pu agir ainsi ». Et bien sûr on ne doit « pas spéculer », disent les autorités, sur les motivations du tueur. Qui était gentil, sympathique, poli, etc.

    Il « avait tout du jeune homme normal », dit Le Figaro. Et ses parents sont « des gens discrets et polis, très religieux ».

    Une fois qu’on a assené tout cela, on peut donner quelques précisions, que ne liront pas ceux qui ont cru comprendre qu’il n’y avait rien à dire sur le tueur.

    Très religieux, cela veut dire très musulman. Les femmes de la famille sont voilées, le père a été un temps sur une liste de terroristes pour avoir donné de l’argent à l’une des fameuses ONG « humanitaires » musulmanes.

    Muhammad Youssef Abdulazeez, quant à lui, avait ouvert un blog, le… 13 juillet dernier, où il n’a publié que deux textes, tous les deux ce jour-là. Le premier était intitulé « Une prison appelée Dunya » - al-dunya étant le terme arabe islamique pour désigner l’ici-bas, par opposition à al-akhira, l’au-delà, « où il décrit la misère de ce bas monde et son envie d'y échapper ». Le second est intitulé: « Comprendre l'islam » : «Nous demandons à Allah de nous donner une compréhension complète du message de l'Islam, et la force de vivre avec cette connaissance, ainsi que de connaître quel rôle nous avons à jouer pour établir l'islam dans le monde. » Il y dit aussi que la vie est « courte et amère », et qu'un musulman de doit pas manquer une occasion de se « soumettre à Allah ».

    Conclusion, comme d’habitude : PADAMALGAM !

    Addendum

    Finalement, le FBI ouvre une enquête pour terrorisme. Quand même...

  • Enlèvements

    Le Père Antoine Boutros, prêtre grec-melkite catholique, et le laïc Said Al-Abdun qui l’accompagnait entre Shahba et Sama Hinadat, où le prêtre aurait dû célébrer le Saint Sacrifice de la Messe, ont été enlevés dimanche dernier par un groupe armé rebelle non encore identifié.

    Agé de 50 ans, curé de la Paroisse Saint Philippe Apôtre de la ville syrienne de Shahba – à 80 km environ au sud-est de Damas – le Père Antoine Boutros est également connu pour ses initiatives caritatives et humanitaires dans la province de Suwayda et pour avoir contribué à maintenir dans cette zone une relative paix civile, s’impliquant dans des processus de médiation entre les différentes faction en lutte. Il est l’un des 20 prêtres (dont 18 mariés, comme lui-même) de l’archidiocèse de Bosra et Hauran, dont l’archevêque est Mgr Nicolas Antiba, ancien curé de Saint-Julien le Pauvre à Paris.

    *

    Au Nigeria, le prêtre catholique Francis Ugoo Egbebu, curé de la paroisse Saint-Patrick, dans l'Etat d'Imo, a été enlevé par des inconnus en début de semaine dans le sud-est du pays. Des ravisseurs réclameraient une rançon de 5 millions de Nairas soit 23.000 euros. C’est le deuxième enlèvement d’un prêtre catholique ce mois-ci.

  • Drôle de croisade

    Sandro Magister lance un cri d’alarme : le couvent dominicain Saint-Marc de Florence risque d’être fermé subrepticement cet été, il faut empêcher la « mort » de ce couvent, qui serait « quelque chose d’incroyable ». Il faut donc signer la pétition de toute urgence.

    En réalité, comme le signale Sandro Magister lui-même, la décision de « supprimer » la « maison » a été prise en… 2013.

    Il ne s’agit pas de détruire un couvent qui regorge de chefs-d’œuvre de Fra Angelico, comme on pourrait le croire en lisant rapidement, mais d’en retirer les derniers religieux.

    C’est impensable, selon Sandro Magister, qu’il puisse ne plus y avoir de dominicains dans ce couvent.

    Peut-être. Mais quand j’y suis allé, je n’y ai pas vu un seul religieux. On y entrait comme dans un musée, et on y circulait comme dans un musée. Et la première chose qu’on constatait en entrant dans les cellules décorées par les célèbres et sublimes fresques de Fra Angelico, c’est que ces cellules ne servent plus depuis longtemps.

    Si j’étais dominicain je refuserais évidemment d’aller vivre dans ce couvent, qui est habituellement envahi de touristes du monde entier.

    Et comme il n’y a plus de vocations religieuses (pour la raison que les religieux ne le sont plus), je ne vois pas pourquoi il faudrait à toute force maintenir des dominicains à Saint-Marc.

    Ou alors il faudrait refaire un vrai couvent, avec des religieux qui vivent dans les cellules, ce qui impliquerait qu’elles soient habituellement fermées au public, ce qui est aujourd’hui impensable.

  • Montes Gelboë

    ℟. Montes Gelboë, nec ros nec pluvia veniant super vos, * ubi ceciderunt fortes Israël.
    ℣. Omnes montes, qui estis in circuitu eius, visitet Dominus: a Gelboë autem transeat.
    ℟. Ubi ceciderunt fortes Israël.

    Montagnes de Gelboé, que ni pluie ni rosée ne viennent sur vous, où les forts d’Israël sont tombés. Que le Seigneur visite toutes les montagnes qui sont alentour, mais qu’il passe loin de Gelboé, où les forts d’Israël sont tombés.

    Ce répons vient de la déchirante déploration de David après la bataille où Saül et Jonathan furent tués (II Rois 1, 21). Toutefois le verset ne s’y trouve pas.

    Voici ce répons chanté par les moines de Solesmes :
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  • Shocking !

    Au gré des saisons et des festivals se multiplient sur les scènes, depuis des décennies maintenant, des mises en scène d’opéra absurdes, qui défigurent les œuvres, qui montrent systématiquement autre chose, et souvent le contraire, de ce que dit le livret, et de ce que chante la musique. Et toute l’intelligentsia applaudit. Que les spectateurs supportent en silence ou sifflent copieusement, les directeurs d’opéra n’en ont cure. Ils sont grassement subventionnés pour subvertir l’opéra, ils jouent leur rôle. Et il n’y a que peu de chanteurs qui aient la possibilité de refuser ce qu’on leur demande de faire, qui est souvent contraire aux principes du chant, voire contraire à la dignité humaine. Et même ceux qui peuvent refuser ne le font pas, par conformisme, pour ne pas avoir l’air de s’opposer à l’artistiquement correct. On peut saluer Angela Gheorghiu, qui refuse de chanter dans des productions qui défigurent les opéras. Dans un récent numéro de Diapason elle disait qu’elle avait accepté a priori de chanter dans la Traviata mise en scène par Pier Luigi Pizzi, à qui elle faisait confiance, car il n’est pas connu comme un de ces professionnels de la « transgression » obligatoire. Quand elle est arrivée elle a vu des SS sur la scène : « Excuse-moi, tu ne crois pas t’être trompé d’histoire ? Si ton génie est supérieur à ceux de Dumas et de Verdi, pourquoi n’écris-tu pas un nouvel opéra ? »

    Les SS, c’est ce qu’il y a de plus courant. On les a vus abondamment dans la Tétralogie, moi je les ai vus dans Lohengrin. Tout récemment, on a vu Un bal masqué de Verdi avec des personnages de science fiction qui finissent gazés (c'est une manie), et un Pelléas et Mélisande où les héros (un maquereau et une pute) copulent sur un capot de voiture dans la scène de la fontaine. Et il y en a comme ça tous les mois...

    Donc la mise en scène d’opéra, c’est de préférence n’importe quoi, et jamais un directeur n’oserait intervenir.

    Or voici que le directeur du Festival d’Aix-en-Provence est intervenu. Moment historique. Il a exigé que dans la mise en scène de L’enlèvement au sérail de Mozart, qui se déroule dans un camp de l’Etat islamique, soit supprimées les têtes tranchées, et soit maquillé le drapeau jihadiste.

    « Ce n’est pas de la censure, c’est de la maturité », a-t-il dit. Ouf.

    Néanmoins c’est de la censure. Et en l’occurrence une censure idiote. Car si l’idée de transporter L’enlèvement au sérail dans un camp jihadiste n’est pas du meilleur goût, il n’empêche qu’à plusieurs moments de l’opéra le pacha Sélim, et son intendant Osmin, menacent les protagonistes de leur trancher la tête au nom de Mahomet, de les empaler, des les écorcher, etc.

    Il y a donc aujourd’hui un tabou.

    Ce n’est pas bien de montrer « Daech » !

    Tartuffes.

  • Chronique des barjots

    La commission Environnement du Parlement européen a introduit hier dans un document qui doit être voté par les députés en octobre prochain, des amendements qui ont conduit l’auteur du rapport à voter… contre son propre rapport, qui devenait dément.

    Il s’agit de la révision de la directive sur la qualité de l’air. La Commission européenne fixait des objectifs à atteindre par les Etats d’ici 2030. Les khmers verts du PE ont décidé que les objectifs devraient être atteints en 2025. Et ils ont chargé la barque. A la liste des polluants à éradiquer ou à limiter fortement, ils ont ajouté le mercure, l’ammoniac et… le méthane. Et le méthane plutôt deux fois qu’une, car c’est non seulement un polluant (?) mais aussi un « gaz à effet de serre ».

    Autrement dit, les vaches qui ruminent sont responsables d’une bonne partie des « 400.000 morts prématurées » par an dues à la pollution de l’air en Europe…

    C’est l’aboutissement d’une longue campagne de cinglés qui donnait par exemple ce titre d’un article de Sciences et Avenir en 2013 : « Les vaches françaises émettent autant de gaz en un an que 15 millions de voitures. »

    Ils ne savent même pas que les prairies des vaches bouffent le fameux gaz carbonique subitement devenu méchant, et que la majeure partie du méthane émis par les vaches est compensée par ce stockage du CO2.

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  • Trop nuls…

    Le synode de l’Eglise d’Angleterre a consacré ses travaux à la « justice environnementale en vue de la Cop21, la conférence des Nations Unies qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre ». Selon le primat de la Communion anglicane, il est temps d’agir et de toute urgence.

    Le réchauffement global affecte principalement les plus pauvres : ce sont les plus vulnérables qui sont exposés aux tempêtes, aux inondations, à la sécheresse et à l’élévation du niveau de la mer. Ce qui est mauvais pour nos voisins, l’est aussi pour nous tous. Au cours des 150 dernières années, l’humanité a brulé des combustibles fossiles qui avaient mis un milliard d’années pour se former. La terre ne peut pas soutenir ce rythme. Il faut lire les signes des temps et agir pour le bien commun. Il faut protéger les plus pauvres contre l’impact du réchauffement global et étudier de nouvelles mesures pour sauvegarder la planète et assurer un développement durable. Tous sont concernés au niveau individuel, institutionnel, national et international, y compris les investisseurs.

    C’est ce qui s’appelle avoir un métro de retard. Notre bon François a déjà tout dit sur le sujet, c’est lui qui est reconnu par tout le monde comme le chef de la religion climatique.

    En plus, le « primat de la Communion anglicane » est un retraité de l’industrie pétrolière. Franchement, il n’est pas crédible sur ce coup-là.

  • Millénaire

     

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    C’est aujourd’hui le millième anniversaire de la mort de saint Vladimir le Grand, prince de Kiev, fondateur de la Sainte Russie, rappelle New Liturgical Movement, qui nous donne notamment des vidéos du tropaire et du kondakion de la fête.

    Quant à nous, rappelons que, le 19 janvier 2013, Benoît XVI a élevé l’exarchat apostolique pour les fidèles ukrainiens de rite byzantin résidant en France au rang d’éparchie (diocèse) avec le titre de Saint Vladimir le Grand. Le premier évêque est Mgr Borys Gudziak.

  • Deus omnium exauditor est

    . Deus omnium exauditor est: ipse misit Angelum suum, et tulit me de ovibus patris mei: * Et unxit me unctione misericordiae suae.
    .  Dominus, qui eripuit me de ore leonis, et de manu bestiae liberavit me.
    . Et unxit me unctione misericordiae suae.

    Dieu exauce les prières de tous : lui-même a envoyé son Ange et m’a pris du milieu des brebis de mon père. Et il m’a oint de l’onction de sa miséricorde. C’est le Seigneur qui m’a arraché de la gueule du lion, et des griffes de la bête féroce. Et il m’a oint de l’onction de sa miséricorde.

    Ce répons des matines a la particularité de venir du psaume… 151. Un psaume non canonique, qu’on ne devrait pas appeler « 151 » puisqu’il se dit lui-même « extra numerum », surnuméraire. « Authentiquement de David et sans numéro », il n’est pas de David, mais il est bien joli, et surtout il contient ce magnifique verset « il m’a oint de l’onction de sa miséricorde ». Mais, en fait, cette expression ne se trouve pas exactement dans le psaume 151… Dans le texte grec il n’y a pas la miséricorde : « Il m’a oint de l’huile de l’onction. » Et dans les manuscrits de la Vulgate qui le reproduisent (en annexe – merci à la “Vulgate de Stuttgart” de le faire aussi), il y a : « et unxit me in misericordia unctionis suae » : et il m’a oint dans la miséricorde de son onction, ce qui est peut-être encore plus beau que la version modifiée du répons.

    Le verset quant à lui est plus ou moins inspiré de I Rois 17, 37.

    Et tout cela montre qu’il s’agit d’un répons très ancien.

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    Antiphonaire de Hartker (Saint-Gall), première page des "répons tirés du livre des Rois". Notre répons est le premier, avec la grande lettrine.

  • Arme anti-islam

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    Nuit du destin, la nuit la plus sacrée du ramadan, à la mosquée Hassan II de Casablanca, celle qui a le plus haut minaret du monde. Soudain, une souris effleure le pied d’une femme. Elle crie, et c’est bientôt la panique parmi les femmes, qui sortent en hurlant. Dans la salle des hommes, où l’on entend les cris sans savoir ce qui se passe, c’est bientôt également la panique. Tout le monde se rue dehors. La bousculade fait 81 blessés, dont quelques-uns souffrent de fractures. Notamment une femme enceinte qui s’est cassé la jambe.

    Les autorités ont démenti les rumeurs d’explosion ou de... raz-de-marée qui avaient été émises pour tenter de donner un motif sérieux à la panique.

    La mosquée a fait savoir que l’ordre avait été rétabli par l’imam et que la prière de l’aube s’était déroulée normalement. Ben oui, la souris était partie se coucher…

  • Chronique de la dérive

    Ce matin, le Chancelier de l'Académie pontificale des sciences a présenté la Rencontre intitulée "Esclavage moderne et changement climatique, l'engagement des villes", et le Symposium "Prospérité, humanité et planète, pour un développement durable des villes", en programme au Vatican les 21 et 22 juillet et auxquels ont été invités des maires de métropoles et des représentants des Nations-Unies. A la suite du Pape, a déclaré Mgr.Marcelo Sánchez Sorondo, "l'Académie établit un lien entre les deux graves problèmes que sont l'esclavage moderne et le changement climatique, une crise sociale et une crise climatique d'origine anthropique. Dans le sillage de l'encyclique Laudato Si', nous devons faire prendre conscience de la gravité de ces phénomènes, de la responsabilité humaine et de la nécessité de réagir vigoureusement pour le bien général.

    Etc., la suite ici pour ceux que ça intéresse, et surtout pour constater que dans tout ce baratin où l’on prétend que l’Eglise catholique, mon Eglise, Jésus-Christ répandu et communiqué, sacrement du salut, reprendrait à son compte les dogmes de la nouvelle religion tiersmondoclimatique, il n’y a absolument aucune allusion à la foi.

    Il est vrai qu’il s’agit d’« aider à construire un mouvement global et trans-religieux au service du développement durable », comme on l’avait déjà vu lors du symposium du 28 avril, qui avait fait le lien entre le changement climatique forcément anthropique et « l’esclavage moderne ».

    Je n’arrive même pas à savoir ce que cela veut dire, et, franchement, maintenant, je m’en fous.

  • In vitro et très vite

    Le 10 juillet, le Sénat polonais a approuvé la nouvelle loi sur la fécondation in vitro, votée par la Diète le 25 juin.

    La Pologne était l’un des derniers pays d’Europe sans loi pour encadrer cette pratique, elle est aujourd’hui dotée d’une des lois les plus libérales en la matière.

    Les sénateurs n’ont apporté aucune modification à la version votée par les députés.

    La loi est donc prête à être signée par le président libéral Bronislaw Komorowski, avant que le président élu Andrzej Duda, hostile à cette loi, entre en fonction le 6 août…

  • A Mossoul

     

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    L’église chaldéenne Saint-Joseph de Mossoul a été à son tout transformée en mosquée par l’Etat islamique. Elle a été dépouillée de tous les symboles chrétiens et la coupole a été peinte en noir. Elle serait en service depuis le deuxième vendredi du ramadan. On lui a donné le nom d’Abou Abdoulrahman al-Bidaoui, le chef du conseil militaire de l’Etat islamique tué par les forces irakiennes en juin 2014, la veille de la prise de Mossoul.

  • Saint Henri

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    Reliquaire de saint Henri II (Saxe, XIIe siècle).

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    Evangéliaire de saint Henri II.

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    Sacramentaire de saint Henri II.

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    Saint Henri II, illustration du sacramentaire.

    Plus étonnant, dans l'Evangéliaire, cette icône de l'annonce aux bergers:

     

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  • Atroce

    La barbarie, aux Etats-Unis, va encore plus loin que je pouvais le croire. Life Site vient de diffuser une vidéo où l’on voit une directrice du Planning familial discuter tranquillement de la façon dont on doit découper les fœtus dans le ventre de leurs mères pour pouvoir avoir des morceaux en bon état afin qu’ils soient vendables. Le morceau se vend entre 30 et 100$. C’est le foie qui est le plus demandé, bien que « beaucoup veuillent des cœurs intacts en ce moment ». Elle reçoit des demandes pour des poumons, et aussi pour des « extrémités inférieures », et elle ne sait pas trop pourquoi, sans doute « pour les tissus musculaires ».

    Le seul problème est qu’il faut le faire de façon à qu’on ne dise pas « la clinique vend des tissus et se fait de l’argent avec cela ».

    Elle pratique elle-même des avortements à Los Angeles jusqu’à la 24e semaine. Elle explique qu’elle tient une petite réunion chaque matin pour déterminer quelles parties du corps sont demandées (les clients remplissent un formulaire) et quelles sont les « patientes » qui ce jour-là auront des bébés sur lesquels on pourra faire les prélèvements. Ainsi les avorteurs pourront adapter leurs gestes de façon à ne pas endommager les organes à vendre ce jour-là. « Pour cette raison, la plupart des fournisseurs – sic – se font guider par échographie, afin de déterminer où ils vont mettre les forceps. Ils se disent : “Je ne vais pas écraser cette partie, je vais écraser en dessous, et au-dessus, et je vais voir si je peux avoir ça intact.” Certains changent la façon dont le fœtus se présente, de sorte qu’il ne vienne pas par la tête, parce que vous ne pouvez pas obtenir la dilatation suffisante. Si vous le faites à partir de la présentation par le siège, par les jambes, alors vous pouvez finir par avoir le crâne intact. »

    La loi fédérale américaine interdit l’avortement par démembrement depuis George Bush, et la vente d’organes. Mais, dit Deborah Nucatola, « les lois sont sujettes à interprétation. Si je vous dis d’emblée que je n’ai pas l’intention de faire cela, ce qui arrive après n’a pas d’importance. »

    Il faut regarder cette vidéo, car on y voit Deborah Nucatola raconter cela comme elle raconterait ses vacances, sans l’ombre d’une hésitation, sans la moindre pudeur, entre une fourchetée de salade et une gorgée de vin… Il me semble que n’importe qui de normal ne peut que se demander comment c’est possible. Comment l’être humain peut en arriver à ce degré d’inconscience dans le mal.

    J’aimerais que ce soit un canular. Mais ce n’est pas le genre de Life Site.

  • Jihad au Kivu

    Le 26 juin, les jihadistes de la MDI ont attaqué une position de l’armée congolaise à May-Mohya, village du Nord-Kivu (province chrétienne du Congo chrétien). Il y a eu 16 morts : 5 militaires, 3 civils, et 8 assaillants. Une vingtaine de maisons ont été incendiées, les commerces ont été saccagés.

    Le 9 juillet, les jihadistes de la MDI ont attaqué une position de l’armée congolaise sur la route Mbau-Kamango : 9 militaires et 2 civils ont été tués.

    MDI, c’est « Muslim Defense International ». Sic. C’est le nouveau nom de l’ADF-NALU (« Forces démocratiques alliées – Armée nationale de libération de l’Ouganda »), qui a été fondé en 1995 dans l’est du Congo. Il n’a jamais pu prendre pied en Ouganda mais a commis de multiples crimes au Congo. Il a subi plusieurs défaites militaires, son chef Jamili Mukulu, un chrétien converti à l’islam, a été arrêté en avril en Tanzanie et a été extradé vendredi dernier en Ouganda, mais il veut montrer qu’il existe toujours.

    En mai dernier, l’Assemblée épiscopale provinciale de Bukavu avait dénoncé la menace jihadiste pesant sur la région.

  • Herméneutique du nazisme

    Dans l’avion qui le ramenait à Rome, François est revenu sur l’affaire du crucifix en forme de croix gammée sculptée par le prêtre nazi Luis Espinal :

    « Je ne savais pas que le père Luis Espinal était sculpteur et aussi poète, je l’ai su ces jours-ci et ce fut pour moi une surprise. »

    « Espinal était enthousiasmé par cette analyse nazie de la réalité, ainsi que de la théologie utilisant le nazisme. C’est de là que vient cette œuvre. Les poésies d’Espinal appartiennent également à ce genre, mais c’était sa vie, sa pensée, c’était un homme spécial, avec tant de génialité humaine, et qui luttait de bonne foi. En faisant une herméneutique de genre, je comprends cette œuvre. Et pour moi, ce n’a pas été une offense. Mais j’ai dû faire cette herméneutique et je vous le dis pour qu’il n’y ait aucune opinion erronée. »

    François a précisé qu’il laisse au sanctuaire de Copacabana les deux décorations que lui a conférées le président bolivien, donc le Condor et la médaille du crucifix nazi, « mais j’emporte le crucifix avec moi », a-t-il ajouté.

    *

    Pour ceux qui seraient distraits ou qui débarqueraient de Pluton, je précise que j’ai remplacé « marxiste » par « nazi » dans ces propos par ailleurs absolument authentiques. C’est juste pour imaginer ce que serait le tollé mondial si le pape parlait du nazisme comme il parle du communisme.

    Et il reste cet énorme scandale d’un pape qui emporte avec lui à Rome un crucifix blasphématoire symbole d’un régime totalitaire assassin et esclavagiste qui a persécuté l’Eglise comme aucun autre ne l’avait fait dans l’histoire. Va-t-il l’exposer à Sainte-Marthe, ou le suspendre en bonne place à la basilique Saint-Pierre ?

  • Saint Bonaventure

    Salut! Lis céleste, Rose épanouie, mère de l'humilité, Reine des anges , Sanctuaire de la divinité. En cette vallée de larmes, donnez-nous le courage, venez à notre secours, vous que le ciel nous offrit pour avocate au milieu de nos crimes.

    Tendre Vierge, vous êtes incomparable, car vous avez mérité d'entendre la voix de l'Ange, et de concevoir le Fils de Dieu sous le souffle sacré de l'Esprit Saint. Vierge avant d'avoir conçu, vous l'êtes encore après. Refuge vraiment unique, hélas ! dans cette vie si inconstante, daignez consoler ceux qui vous servent.

    La terre est dans l'étonnement en vous voyant Vierge et Mère à la fois. Notre fragilité ne peut comprendre des merveilles d'une puissance aussi magnifique. Il faut que notre foi s'élève jusqu'aux célestes hauteurs ; et là elle confesse dans la vérité que vous êtes la Mère du Christ, qu'en vous la divinité s'est revêtue de notre chair.

    O Mère ! vous avez engendré un fils par excellence ; née dans le temps, vous avez mis au jour celui qui fut votre Père; simple étoile, vous avez produit le soleil; faible créature vous avez donné la vie à celui qui est incréé ; petit ruisseau, vous avez fait jaillir la fontaine qui vous alimente; vase fragile, vous avez formé le potier qui vous créa, et vous êtes demeurée toujours vierge, toujours immaculée; et par vous, Mère du Christ, la vie que nous avions perdue, nous l'avons recouvrée.

    Oh! qu'elles sont glorieuses ces entrailles qui devinrent le temple sacré du Seigneur! Qu'elles sont saintes ces mamelles qu'il daigna sucer ! Qu'il est suave ce lait dont il voulut être nourri ! Mère vraiment digne d'un salut de grâce, vous qui régnez au plus haut des cieux, délivrez-nous de la malédiction de la mort éternelle; délivrez-nous de tout malheur.

    Rose pure, rose d'innocence, rose nouvelle et sans épine, rose épanouie et féconde, rose devenue pour nous un bienfait de Dieu, vous avez été établie Reine des cieux ; il n'est personne qui puisse jamais vous être comparé; vous êtes le salut du coupable, vous êtes le soutien de toutes nos entreprises.

    La loi vous a montrée en ses figures; les pages saintes du Testament ancien vous ont annoncée par de nombreuses énigmes, et l'alliance nouvelle vous a rendue grande entre toutes les femmes; elle vous a élevée au-dessus de toute créature.

    Avant l'origine du monde le Seigneur vous a choisie, alors que dans sa sagesse il jetait les fondements du ciel. Dès ce jour il arrêta, dans le secret de ses pensées, de combler par vous, Vierge et Mère, l'abîme ouvert par le péché de notre premier père.

    Réjouissez-vous, ô Vierge ! ô Mère ! réjouissez-vous. C'est par vous que le monde voit ses ruines se réparer. Mêlez les accents de votre joie à ceux dont le ciel retentit. C'est à vous que la gloire est donnée de payer à Dieu sans réserve le prix de notre rançon; à vous qu'il a été accordé de délivrer l'homme des malheurs de la ruse infernale dont il fut la victime ; et cette gloire est au-dessus de tout éloge.

    Saint Bonaventure, prologue des "Louanges de la bienheureuse Vierge Marie"

  • A ne pas oublier

    Les quatre phrases les plus délirantes de l’année :

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    Source, via Novopress

  • L’accord entre un partenaire

    Un « accord inter-libyen » qui doit aboutir à la formation d'un gouvernement d'union nationale et à la tenue d'élections, et qui prévoit les mécanismes de prise de décision pour la transition jusqu'à l'adoption d'une nouvelle Constitution, a été paraphé samedi sous l’égide de l’ONU.

    Magnifique. « Historique ». Sauf que…

    Sauf que l’ « accord inter-libyen » a été paraphé par… le seul Parlement de Tobrouk, qui est reconnu par la communauté internationale, mais dont l’autorité s’arrête… à Tobrouk.

    Le Parlement de Tripoli (la capitale de la Libye) a refusé de signer. D’ailleurs il n’était même pas présent.

    Les négociations ont eu lieu entre le Parlement de Tobrouk et le Parlement de Tobrouk, sous l’égide de l’ONU…

    Il y a eu quelques autres signataires, dont celui qui est encore à l’heure où j’écris le maire de Tripoli.

    Mais les milices islamistes qui contrôlent l’essentiel du territoire n’ont rien signé.

    « La France se réjouit du paraphe de l’accord inter-libyen », écrit Laurent Fabius dans un communiqué qui, quand même, évite toute emphase.

    C’est « un pas important vers la restauration de la paix et de la stabilité en Libye », écrit Federica Mogherini, la « haute représentante » de l’UE, appelant ceux qui n’ont pas encore signé à le faire…

    Quelle est la différence entre un pigeon, demandait Coluche.

  • Tout ça pour ça

    Après des semaines de bluff des deux côtés, l’UE-FMI et la Grèce ont fait match nul.

    D’un côté le bluff était la menace d’une sortie de la Grèce de la zone euro (interdite par le traité). De l’autre le bluff était… la même menace (mais Tsipras savait qu’il s’agissait de sortir de l’UE et il ne le voulait pas).

    Bref match nul, tout le monde a perdu.

    Et on remet ça pour trois ans…

    (20% de l’aide viendra de notre poche. Mais quand on est généreux et solidaire, on ne compte pas.)

  • La propagande homo de Radio Vatikan

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    Le 2 juillet dernier, la branche allemande de Radio Vatikan (« La voix du Pape et de l’Eglise universelle ») a publié une photographie de lesbiennes en train de s’embrasser, pour illustrer un article expliquant que l’enseignement de l’Eglise sur l’homosexualité est « en mouvement », comme on l’a vu notamment au dernier synode et dans le document de travail pour le prochain : il y a une évolution « significative, même si l’Eglise souligne qu’il demeure une différence entre le partenariat homosexuel et le mariage ». Sic.

    Ce texte est la recension d’un article publié dans la revue Die Furche (Le sillon, sic) par le Prof Dr Martin M. Lintner, religieux de l’Ordre des Servites de Marie, « théologien moraliste », président de l’Association européenne de théologie catholique. Eh oui. C’est lui, là :

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    En raison des protestations, la photo a été retirée… puis a été remise… puis a été définitivement retirée.

    Déjà, il y a un an, Radio Vatikan avait publié la photo de deux homosexuels. C’était un peu moins provoquant, quoique explicite, dans l’ombre du drapeau du lobby. C’était pour illustrer un article appuyant la position de Mgr Ackerman, évêque de Trêves, affirmant qu’on ne doit pas tenter de « guérir » les homosexuels, d’autant qu’on ne peut pas dire que l’homosexualité ne soit pas naturelle.

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    Radio Vatikan exprime non pas la voix de l’Eglise mais celle du (très gros) noyau dirigeant hétérodoxe de la conférence épiscopale allemande. Son directeur est le jésuite Bernd Hagenkord (à droite) :

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  • Recordare, Domine

    . Recordare, Domine, testamenti tui, et dic Angelo percutienti: Cesset iam manus tua, * Ut non desoletur terra, et ne perdas omnem animam vivam.
    . Ego sum qui peccavi, ego qui inique egi: isti qui oves sunt, quid fecerunt? Avertatur, obsecro, furor tuus, Domine, a populo tuo.

    . Ut non desoletur terra, et ne perdas omnem animam vivam.

    Souvenez-vous, Seigneur, de votre alliance, et dites à l’Ange exterminateur : “Que ta main s’arrête désormais”, afin que la terre ne soit pas dévastée, et que vous ne causiez la perte de toute âme vivante. C’est moi qui ai péché, moi qui ai agi de façon inique ; ceux-là sont des brebis, qu’ont-ils fait ? Que s’éloigne votre fureur, Seigneur, de votre peuple, afin que la terre ne soit pas dévastée, et que vous ne causiez la perte de toute âme vivante.

    Ce répons des matines reprend des éléments de II Rois 24, 15-17 ou I Chroniques 21, 14-17. Les deux textes sont quasiment identiques. Mais on n’y trouve pas « Recordare Domine testamenti tui », et c’est Dieu qui demande à l’ange d’arrêter le massacre par lequel il punissait David pour avoir recensé le peuple.

    Le texte du répons à proprement parler (la première phrase) fut choisi en 1348, par Clément VI (Pierre Roger, né en Corrèze, pape d’Avignon), comme antenne d’introït pour la messe contre la peste qui ravageait l’Europe. Cette messe existe toujours dans les missels, comme messe votive en « temps d’épidémie » (n° 23 dans le nouveau missel du Barroux). Et son épître est la lecture du passage du livre des Rois dont s’inspire l’introït (ou plutôt le répons qui lui préexistait).

  • 7e dimanche après la Pentecôte

    La messe de ce dimanche a une antienne d’offertoire qui ne ressemble pas aux offertoires habituels (pris d’un psaume alors qu’ici il s’agit du livre de Daniel) et paraît n’avoir aucun rapport avec les autres textes de cette liturgie dominicale.

    Sauf avec la « secrète ». Et avec la secrète elle forme un tout. Qui a un rapport étroit avec l’ordinaire de la messe.

    Voici l’offertoire :

    Sicut in holocáustis aríetum et taurórum, et sicut in mílibus agnórum pínguium : sic fiat sacrifícium nostrum in conspéctu tuo hódie, ut pláceat tibi : quia non est confúsio confidéntibus in te, Dómine.

    Comme un holocauste de béliers et de taureaux, ou des milliers d’agneaux gras, qu’ainsi notre sacrifice paraisse aujourd’hui devant vous et qu’il vous soit agréable, car ceux qui ont confiance en vous ne seront pas confondus, Seigneur.

    C’est un extrait de la prière d’Azarias, qui avec ses deux compagnons Anania et Misaël a été jeté dans la fournaise par Nabuchodonosor. Il rappelle qu’il n’y a plus de sacrifices possibles dans le Temple, puisqu’il a été détruit et que les israélites ont été déportés, et il demande à Dieu que le sacrifice que les hommes font d’eux mêmes soit agréé par Dieu de la même façon.

    C’est bien sûr une prophétie du Sacrifice qu’instituera le Christ. Et la prière d’Azarias a été intégrée à… l’offertoire de la messe. Ainsi, pendant que le chœur chante cette antienne, le prêtre dit à voix basse :

    In spiritu humilitatis et in animo contriot suscipiamur a te, Domine, et sic fiat sacrifícium nostrum in conspéctu tuo hodie ut placeat tibi, Dominie Deus.

    L’expression « sic fiat sacrifícium nostrum in conspéctu tuo hodie » a été reprise telle quelle. Mais aussi ce qu’Azarias disait dans le verset précédent et qui n’a pas été repris dans l’antienne : « in animo contrito, et spiritu humilitatis suscipiamur ».

    La liturgie a juste supprimé la mention des boucs, des taureaux et des agneaux, puisque le sacrifice de l’autel est celui de l’Agneau divin, et que celui des fidèles est le sacrifice qu’ils font de leur propre personne en offrant également le sacrifice de l’autel.

    Et c’est ce que dit ensuite la secrète :

    Deus, qui legálium differéntiam hostiárum unius sacrifícii perfectione sanxísti : accipe sacrifícium a devótis tibi fámulis, et pari benedictióne, sicut múnera Abel, sanctífica ; ut, quod sínguli obtulérunt ad maiestátis tuæ honórem, cunctis profíciat ad salútem. Per Dóminum.

    Dieu, vous avez sanctionné les divers sacrifices offerts sous la loi par la perfection d’un sacrifice unique : recevez ce sacrifice que vous présentent vos dévots serviteurs, et sanctifiez-le au moyen d’une bénédiction pareille à celle qu’obtinrent les donc d’Abel ; afin que ce que chacun de nous a offert en l’honneur de votre majesté, profite à tous pour le salut.

    Quant au chant de cet offertoire, qui est une prière très simple et très calme, dom Baron fait remarquer qu’il est construit sur trois thèmes très liés entre eux. Le premier thème est l’intonation ; il est repris une fois dans la même phrase, avant la cadence. Cette cadence devient immédiatement le deuxième thème, au début de la deuxième phrase, et il est aussitôt répété, et la cadence de cette deuxième phrase est le troisième thème, repris au début de la dernière phrase… D’où l’impression de sereine et parfaite unité qui se dégage de cette pièce.

    Chanté ici à la messe de clôture du 19e colloque de musique sacrée de l’Association américaine de musique d’église, sous la direction du Pr William P. Mahrt de l’université de Stanford, le 28 juin 2009.

  • Récidive

    On se souvient que quelques jours avant Noël, en 2013, François avait proféré un terrifiant blasphème contre la Sainte Vierge (qui avait été pieusement gommé par les services du Vatican, mais naïvement répercuté par Zenit). Dans une de ses homélies quotidiennes, il parlait ainsi de Marie au pied de la croix :

    « Elle était silencieuse, mais dans son cœur, que de choses elle disait au Seigneur : ‘Toi, ce jour-là tu m’as dit qu’il serait grand, tu m’as dit que tu lui donnerais le trône de David, son père, qu’il régnerait pour toujours, et maintenant, je le vois là’. La Vierge Marie était humaine ! Et elle avait peut-être envie de dire : ‘Mensonge ! J’ai été trompée !’ »

    Comme je le disais alors, la Mère de Dieu, l’Immaculée pleine de grâce, mère de l’Eglise, mère de la foi, n’a pas pu penser une fraction de seconde qu’elle ait pu être trompée. La Femme qui a dit « Fiat » à l’Ange du Seigneur n’a pas pu penser une fraction de seconde qu’elle aurait dit « Fiat » à un « mensonge ».

    Or voici que François a récidivé, cette fois dans un sanctuaire marial, devant des foules. Et trois fois. C’est ainsi qu’il parlé des « moments difficiles de la vie de Marie » :

    1. La naissance de Jésus. Il n’y avait pas de place pour eux. Ils n’avaient pas de maison, d’habitation pour accueillir leur fils. Il n’y avait pas de place pour pouvoir le mettre au monde. Et pas de famille proche non plus, ils étaient seuls. L’unique place disponible était une étable d’animaux. Et dans sa mémoire résonnait sûrement les paroles de l’Ange: «Réjouis-toi, Marie, le Seigneur est avec toi». Et il se peut qu’elle se soit demandé: Où est-il maintenant?

    2. La fuite en Égypte. Ils durent partir, aller en exil. Là non seulement ils n’avaient pas de place, ni de famille, mais encore leurs vies étaient en danger. Ils durent se mettre en chemin et aller en terre étrangère. Ils ont été des migrants en raison de la convoitise et de l’avarice de l’empereur (sic !). Et là, il se peut qu’elle se soit demandé: Où est ce que m’a dit l’Ange?

    3. La mort sur la croix. Il ne devait pas exister de situation plus difficile pour une mère que d’accompagner la mort d’un fils. Ce sont des moments déchirants. Là, nous voyons Marie au pied de la croix, comme toute mère (?), solide, sans faiblir, qui accompagne son Fils jusqu’à l’extrême de la mort et de la mort de la croix. Et là encore il se peut qu’elle se soit demandé : Où est ce que m’a dit l’Ange ?

    C’est moins violent qu’en décembre 2013, parce que François évite les mots « mensonge » et « trompée ». Mais le sens est le même. Selon le pape, il se peut que la Mère de Dieu ait douté de la parole de l’ange. Eh bien non, cela ne se peut pas.

    Et face au blasphème pontifical je ne peux que répéter une fois encore le Catéchisme de l’Eglise catholique (n.149) :

    « Pendant toute sa vie, et jusqu’à sa dernière épreuve, lorsque Jésus, son fils, mourut sur la croix, sa foi n’a pas vacillé. Marie n’a pas cessé de croire en l’accomplissement de la parole de Dieu. Aussi bien, l’Église vénère-t-elle en Marie la réalisation la plus pure de la foi. »

    Une dernière chose. Il n’est pas indifférent que François cite l’évangile de façon gravement fautive. Ce que dit l’Ange à Marie, ce n’est pas

    Réjouis-toi, Marie, le Seigneur est avec toi

    mais

    Χαῖρε, κεχαριτωμένη ὁ κύριος μετὰ σοῦ
    Ave gratia plena Dominus tecum

    c'est-à-dire:

    Salut, Pleine de Grâce, le Seigneur est avec toi.

    Il ne l’appelle pas « Marie », mais « Pleine de Grâce ». « Immaculée ». Qui ne peut en aucun cas douter de la parole de Dieu.

  • En Irak aussi, on enlève les chrétiens

    En l’espace de deux semaines, à Bagdad, quatre chrétiens irakiens ont été enlevés. Deux d’entre eux ont été tués après paiement de la rançon.

    Le corps de Quais Abdul Shaya a été remis à sa famille bien que cette dernière ait payé aux ravisseurs une rançon équivalent à 22.500€. Le même sort a été réservé à Saher Hanna, qui travaillait au ministère de l’Intérieur.

    Un autre chrétien a été libéré par ses ravisseurs après que les membres de sa famille leur ont versé l’équivalent de 45.000€.

    Le Dr. Bashar al-Ghanem Akrawi a retrouvé la liberté grâce à une opération de police effectuée dans son lieu de détention.

    L’escalade du crime visant les chrétiens de la capitale irakienne (qui est courant depuis longtemps en Egypte) est l’un des facteurs contribuant à rendre leur condition très difficile. Le parlementaire chrétien Imad Youkhana Yako a publié le 9 juillet un communiqué de presse – parvenu à l’Agence Fides – pour demander à ses collègues et aux forces de sécurité de prendre leurs responsabilités en ce qui concerne un phénomène qui « fait partie des intimidations subies par la composante chrétienne de la population et contribue à miner l’unité de la société irakienne ».

  • Syrie : le franciscain a été libéré

    Le P. Dhiya Aziz, franciscain et curé de Yacoubieh, en Syrie, qui avait été enlevé le 4 juillet, a été libéré.

    Le Front al-Nosrah a démenti toute implication dans l’enlèvement.

    « Il aurait été enlevé par un autre groupe jihadiste, dit la Custodie de Terre Sainte. Dans cette région il y a pléthore de groupes opérant selon des intérêts variés. »

  • Le pape et tout ça…

    En recevant le symbole de la barbarie communiste orné du Christ, le pape n’a pas du tout eu l’air embarrassé, ou consterné, comme l’ont imaginé certains. Il était seulement attentif à ce que disait Morales. Preuve en est qu’ensuite il sourit franchement, comme on le voit sur les photos et davantage encore sur les vidéos.

    Preuve en est surtout qu’il venait tout juste de recevoir une médaille du même crucifix et qu’il ne pouvait donc pas être surpris.

    Evo Morales venait en effet de le décorer de la Croix de l’Ordre du Condor des Andes et du Grand Collier de l’« Ordre du Mérite Père Luis Espinal Camps ».

    Cette dernière décoration a été instituée par une loi votée à l’unanimité par les députés boliviens le 24 juin et les sénateurs le 30, et la première personnalité à la recevoir, avait annoncé d’emblée le président du Sénat, serait François. Or la médaille du Grand Collier est précisément le crucifix du P. Espinal.

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    En partant de Bolivie, François a confié les deux décorations à la Vierge de Copacabana, patronne de la Bolivie. Il les a qualifiées de « symboles de l’affection et de la proximité » (sic), et il a demandé à la Mère de Dieu « que ces reconnaissances que je laisse ici à tes pieds, en Bolivie, et qui rappellent la noblesse du vol du condor dans le ciel des Andes, et la mémoire du sacrifice du Père Luis Espinal S.J., soient des emblèmes de l’amour pérenne et de la persévérante gratitude du peuple bolivien pour ta tendresse pleine de sollicitude et de force ». (On croirait lire du Taubira, non ?)

    On sait que les Indiens des hauts plateaux où se trouve le sanctuaire de Copacabana confondent encore la Vierge Marie et Pachamama, la Mère Terre. Ambiguïté sur laquelle joue Evo Morales pour asseoir son idéologie marxisto-indigéniste en liaison avec des vieux de la vieille de la théologie de la libération (Leonardo Boff, Miguel d’Escoto), et c’est là qu’on retrouve la P. Espinal…

    Dans son discours fleuve aux « mouvements populaires », François a évoqué à cinq reprises la « Mère Terre », terminant finalement son interminable laïus socialisant en soulignant que la tâche « peut-être la plus importante que nous devons assumer aujourd’hui est de défendre la Mère Terre ». (Puis il demandera aux participants de prier pour lui, ajoutant : « Et si quelqu’un d’entre vous ne peut pas prier – je le respecte – je demande qu’il pense du bien de moi, qu’il m’envoie une bonne onde. » - Sic.)

    Je me suis demandé ce qu’étaient ces « mouvements populaires » auxquels s’adressait le pape, et dont c’était la deuxième « rencontre mondiale », après celle de l’an dernier au Vatican, déjà avec Evo Morales. Impossible de trouver des renseignements. J’ai fini par trouver, sur le site du CCFD, à propos de la réunion de l’an dernier :

    Du 27 au 29 octobre, le Vatican a accueilli pour la première fois une rencontre mondiale des mouvements populaires pour discuter des problèmes de l’exclusion et de la pauvreté dans la société d’aujourd’hui. Pour en parler, ni l’ONU, ni des ONG, mais des représentants de petits paysans, de pêcheurs, de migrants, d’habitants de bidonvilles, de chiffonniers venus du monde entier et de toutes religions.

    Ils étaient alors une centaine. Ils furent 1.500 en Bolivie.

    Personne, bien sûr, ne se demande comment les plus pauvres des pauvres prennent l’avion des quatre coins de la planète (et c’est bon pour elle ?) pour se retrouver en Bolivie. En ce qui me concerne, je ne suis pas dans la misère, mais il faudrait que je m’endette pour financer un tel voyage.

    C’est la tartufferie habituelle. Ce rassemblement n’est rien d’autre qu’une réunion de militants altermondialistes (riches ou financés par de riches ONG). Et c’est quand même très inquiétant de voir le Vatican parrainer les altermondialistes – clairement néo-marxistes.

    La chose est organisée par le cardinal Turkson, président du conseil pontifical Justice et Paix. Dont on connaît le rôle de chef d’orchestre dans la propagande pour l’« encyclique » Laudato Si.

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    Parmi les personnalités qui ont présenté officiellement ce texte, il y avait la journaliste gauchiste Naomi Klein, bombardée grand gourou du réchauffement climatique, mais qui est d’abord une militante altermondialiste. Son livre This changes everything fut encensé sur le site de la Ligue communiste révolutionnaire alors qu’il venait seulement de paraître en anglais au Canada…

    On trouvera un article sur Naomi Klein chez Benoît et moi. C’est aussi chez Benoît et moi que j’ai trouvé la référence à un blog rafraîchissant, où il fait bon se promener pour sourire un peu malgré la canicule…, celui du mathématicien Benoît Rittaud, auteur du livre Le mythe climatique, et plus récemment de La peur exponentielle. Benoît Rittaud a lancé un « climathon », qui récompense de semaine en semaine l’auteur des plus hilarantes absurdités sur le climat, et détermine un champion de chaque saison. Le champion du dernier printemps a été une championne, Najat Vallaud-Belkacem. Le lauréat de la semaine 25 a été François, et il pourrait bien devenir le champion de l’été :

    Il était pressenti que la date de publication de l’encyclique sur l’écologie et le réchauffement climatique serait celle où le pape ferait son entrée dans le climathon. C’est chose faite. Avec l’encyclique Laudato Si, le pape François s’arroge le titre de vainqueur de la semaine 25 pour cette pièce de propagande d’un genre nouveau, dont l’exégèse a plongé le jury dans une consternation proprement mystique.

    Laudato Si raconte l’histoire d’une Église si déboussolée qu’elle en vient à endosser les habits de la religion climatique concurrente. Confondant joyeusement la pollution avec les émissions de gaz satanique carbonique (ce dernier est même dit « hautement polluant »), n’esquivant aucune facilité sur la hausse du niveau des mers, la chute de la biodiversité, la culpabilité des riches et autres critiques politiques économiques religieuses, le pape vient d’inventer l’infaillibilité climatique du GIEC. Il sera difficile d’aller plus haut.

    Le pape s’est aussi montré malin : sachant pertinemment combien le jury est sensible à l’évocation de peurs exponentielles, il en a consciencieusement mis une louche dans ce registre, évoquant « l’accélération continuelle des changements de l’humanité et de la planète ». (Par souci déontologique, le jury souhaite toutefois faire savoir aux candidats des semaines à venir que ce qui était considéré jusque là comme un plus pourrait bien être désormais regardé comme une manière trop facile de s’attirer ses bonnes grâces.)

    Beaux joueurs, tous les médias convenables, ayant aussitôt compris qui serait le vainqueur de la semaine, ont applaudi à ce morceau de bravoure tout droit venu du représentant de Dieu sur terre.

    • A propos de Morales, de la Mère Terre et du dernier état de la théologie de la libération version panthéisme altermondialiste, je me permets de reproduire ci-après un article que j’avais publié en avril 2010 dans Daoudal Hebdo. je ne l'avais pas relu depuis. Je retrouve, avec effarement, dans les citations que je faisais alors, des expressions entières de l' "encyclique".

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  • De la Sainte Vierge le samedi

    Non excedit fidem, quod homo exívit de vírgine, quando petra fontem prófluum scaturívit, ferrum super aquas natávit, ambulávit homo super aquas. Ergo si hóminem unda portávit, non potuit hóminem virgo generare, atque hóminem, de quo légimus: Et mittet illis Dóminus hóminem, qui salvos fáciet eos et notus erit Dóminus Ægyptiis? In veteri itaque Testaménto virgo Hebræórum per mare duxit exercitum ; in novo Testaménto Virgo, generis aula cæléstis, electa est ad salútem.

    Cela n’excède pas la foi, qu’un homme sorte d’une vierge, quand une pierre a fait jaillir une source abondante, quand le fer a nagé sur les eaux, quand un homme a marché sur les eaux. Donc, si l’onde a porté un homme, une vierge n’aurait-elle pas pu engendrer un homme, et l’homme au sujet duquel nous lisons : “Et le Seigneur leur enverra un homme qui les sauvera et le Seigneur sera connu des Egyptiens” (Isaïe 19, 19-20) ? Ainsi dans l’Ancien Testament une vierge conduisit l’armée des Hébreux à travers la mer ; dans le Nouveau Testament la Vierge, temple du genre céleste, est élue en vue du salut.

    Lecture des matines, extraite d'une lettre de saint Ambroise au pape Sirice.

    NB. – Cette vierge de l’Ancien Testament est la sœur de Moïse, qui s’appelle également Marie. Cette tradition vient de l’Exode 15, 20-21 : « Marie la prophétesse, sœur d'Aaron, prit à sa main un tambourin, et toutes les femmes marchèrent après elle avec des tambourins, formant des chœurs de danse. Et Marie chantait la première en disant: Chantons au Seigneur, car Il a fait éclater Sa gloire et Il a précipité dans la mer le cheval et le cavalier. » En fait c’est après le passage de la Mer Rouge, et Marie reprend le cantique d’action de grâce déjà entonné par Moïse. Mais la représentation de la scène peut laisser penser que c’est Marie qui conduit le peuple, comme ici sur les célèbres sarcophages d’Arles (où l’on voit Moïse fermant la marche et abaissant son bâton pour que la mer engloutisse les Egyptiens) - qui sont de l'époque de la lettre (peut-être légèrement antérieurs) :

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