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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2

  • Etonnants Pays-Bas !

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    Le Forum pour la démocratie, parti « populiste », anti-UE, anti-immigation, anti-islam, climatosceptique, dont le slogan est « Néerlandais d’abord », et qui n’existait pas encore il y a trois ans, fait jeu égal aux sénatoriales avec le parti du Premier ministre Mark Rutte, remportant 12 sièges dans la chambre haute.

    Le parti de Thierry Baudet s’était présenté pour la première fois aux élections législatives de 2017. Il était alors arrivé en 13e position, avec… 1,8% des voix (ce qui avait suffi à lui donner deux députés).

  • Miracle au Portugal

    Le patriarche de Lisbonne José Policarpo avait explicitement interdit l’application du motu proprio Summorum Pontificum au Portugal, se mettant ainsi ouvertement hors la loi. Il s’est retiré en 2013 (et il est mort en 2014 à 78 ans). Son successeur Manuel do Nascimento est moins extrémiste. Il a permis peu à peu quelques messes, et désormais il y a une (oui, une, mais c’est historique…) messe quotidienne au centre de Lisbonne.

    La messe en semaine est à 19h à l’Ancienne église de l’Immaculée Conception, et le dimanche c’est la grand-messe de 11h en l’église Saint Nicolas.

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    São Nicolau

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  • Jeudi de la deuxième semaine de carême

    Lecture des matines : début de l’homélie de saint Grégoire le Grand sur l’évangile du jour : le riche et le pauvre Lazare (Luc 16, 19-31).

    Que signifie, frères très chers, que signifie ce riche « qui s’habillait de pourpre et de linge fin et faisait chaque jour des festins splendides », sinon le peuple juif qui eut extérieurement un culte de la vie ; qui se servit des délices de la loi reçue pour s’en faire gloire et non pour agir ? Et Lazare, couvert d’ulcères, qu’exprime-t-il en figure, sinon le peuple des nations ? S’étant converti à Dieu, il n’a pas rougi de confesser ses péchés, ce lui fut une lésion sur la peau. Car le virus est attiré des organes internes et se déclare au-dehors par une lésion de la peau.

    Qu’est donc la confession des péchés sinon une sorte d’ouverture des lésions ? Parce que le virus du péché se déclare salutairement par la confession alors qu’il couvait pernicieusement dans l’âme. Car, les lésions de la peau attirent en surface l’humeur putride. Et, en confessant nos péchés, que faisons-nous d’autre que de déclarer le mal qui couvait en nous ? Mais Lazare, couvert de plaies, « aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; et personne ne le lui offrait. » Car ce peuple superbe dédaignait d’admettre un païen à la connaissance de la loi. Puisque la doctrine de la loi portait ce peuple à l’élévement, non à la charité, il s’enflait comme d’une richesse reçue ; et parce que les paroles débordaient de sa science, elles tombaient comme des miettes de la table.

    D’autre part, les chiens venaient lécher les plaies de ce pauvre qui gisait là. Souvent, dans le langage sacré, les chiens désignent les prédicateurs ; car la langue des chiens, en léchant une plaie, la guérit. De la même manière, les saints docteurs, quand ils nous instruisent lors de la confession de notre péché, touchent, pour ainsi dire, la plaie de notre âme avec la langue.

    *

    Chez les bénédictins c'est la fête de saint Benoît.

    Cette messe de saint Benoît, elle était, au point de vue du texte, exquise ; elle avait conservé le graduel et le trait, l’evangile et la communion de la délicieuse messe des abbés, mais elle débutait par le « Gaudeamus » des cocagnes liturgiques, était pourvue d’une epître spéciale très bien appropriée aux vertus que l’on adulait du patriarche, d’une séquence moins heureuse, en ce sens que si elle était habile à rappeler en ses courtes strophes les personnages de la Bible auxquels pouvait se comparer le saint, elle manquait trop de naïveté, et, avec son latin qui se croyait élégant, sonnait faux.

    Quant au plain-chant, il était celui du répertoire de luxe, c’est-à-dire qu’il était prétentieux et médiocre. Le Kyrie à filandres et à tirebouchons, le Gloria de toit et de cellier, le Credo pour pochette de maître de danse, tout s’y trouvait.

    Evidemment, soupirait Durtal, ma conviction s’affirme davantage, chaque jour, que les rénovateurs de la musique grégorienne sont partis d’un principe faux, alors qu’ils ont distribué les différentes parures des messes. Ils se sont imaginé que plus les pièces étaient chantournées et remorquaient à leur suite des caravelles exagérées de neumes et mieux elles convenaient au rite élevé des fêtes et étaient aptes à en rehausser l’éclat ; et pour moi, ce serait plutôt le contraire ; car plus le plain-chant est simple et naïf et plus il est éloquent et mieux il rend, en une langue d’art vraiment unique, l’allégresse ou la douleur qui sont, en somme, les deux sujets dont traitent les services de l’église, selon le Propre du Temps. (…)

    Les Vêpres étaient transférées avant le déjeuner, car logiquement elles devaient être débitées à jeun et l’on n’aurait pu se sustenter avant cinq heures du soir, si l’horaire coutumier avait été suivi ; et ces vêpres de férie étaient une surprise. On les récitait si rarement ! L’on n’entendait plus le « Dixit Dominus Domino meo » et les psaumes rebattus du dimanche. Ils changeaient, sans doubler l’antienne, chaque jour ; et, le lundi, l’on pouvait enfin écouter le magnifique « In exitu Israel de Aegypto » que l’on ne chante presque jamais dans la liturgie Bénédictine.

    Les Vêpres de saint Benoît ramenaient la monnaie courante des psaumes, mais leur inintérêt était sauvé par de splendides antiennes, celle de Sexte surtout, le « gloriosus Confessor Domini ». Elles eussent été parfaites sans une hymne aussi médiocre que celle de la messe, le « Laudibus cives resonent canoris », puant la langue païenne, le latin de la Renaissance, avec son Olympe mis tout le temps à la place du ciel, une hymne qui sentait la commande, le devoir de collège, le pion. (…)

    Cette funèbre vie liturgique que nous avons commencée avec la Septuagésime, qui est la probation du Carême, comme lui-même est le noviciat de la passion et de la Semaine Sainte, va s’assombrir encore avec les préludes de Pâques, et ce sera enfin fini, murmurait Durtal ; et je n’en serai vraiment pas fâché, car ces jeûnes et ces maigres répétés m’excèdent ; vrai, le brave saint Benoît aurait bien dû, à l’occasion de sa fête, nous permettre d’user d’aliments gras ! Va te faire fiche, l’austère morue va, une fois de plus, sévir, continua-t-il, en emboîtant le pas derrière les moines qui rejoignaient le cloître par la petite porte ouverte dans le fond de l’église. De nombreux prêtres des environs, quelques Dominicains, invités par le père prieur, se promenaient sous les galeries. Il y eut échange de présentations. Durtal cherchait un joint pour aller fumer une cigarette dans le jardin, quand il fut accaparé par le curé. Il l’emmena dans une allée et là, en attendant l’heure du repas, le prêtre lui raconta les cancans du village. (…)

    L’Angelus sonna et mit fin à l’entretien ; ils regagnèrent les arcades du cloître. Dom Prieur lava les mains de tous les invités qui se pressaient à la queue leu-leu devant la porte du réfectoire et, au son d’une lecture tombant en ondée monotone sur les tables, le dîner commença.

    Il n’y avait point la morue prédite, mais une anguille chapelurée, nageant dans une eau échalotée qui sentait le cuivre, des œufs mollets crevés sur des épinards au sucre, des pommes de terre frites, une crème liquide au caramel, du gruyère et des noix ; et, ce qui fut le comble du luxe, l’on but un doigt de vin excellent récolté dans les monastères de l’Espagne.

    J.-K. Huysmans, L'Oblat

  • Le Fidesz "suspendu"

    L’assemblée politique du PPE a voté par 190 voix contre 3 la suspension du Fidesz, le parti de Viktor Orbán. Joseph Daul a twitté :

    Le Fidesz est suspendu avec effet immédiat et jusqu’à nouvel ordre après le vote aujourd’hui des membres du PPE (190 pour, 3 contre). La suspension implique de ne plus participer à quelque réunion du parti que ce soit, de ne plus avoir de droit de vote, de ne plus avoir le droit de proposer des candidats aux postes.

    C’est un compromis obtenu à l’issue d’un long débat entre « les partis opposés à toute sanction à l’égard du Fidesz, les partis favorables à une suspension en espérant en réalité sauvegarder le statu quo, et les partis favorables à une suspension en espérant le départ volontaire des Hongrois », explique le Courrier d’Europe centrale.

    En début d’après-midi, le porte-parole de Viktor Orbán avait déclaré que « le Fidesz quittera immédiatement le PPE s’il en était suspendu », car cela relève de la « dignité du Fidesz et du pays ».

    Ce matin, Magyar Nemzet avait une fois encore demandé au Fidesz de quitter le PPE. C’est le journal qui le 7 mars avait appelé Viktor Orbán à s’allier avec la Ligue, le FPÖ et le PiS.

    Mais Viktor Orban a tenu une conférence de presse pour dire qu’il ne quittait pas le PPE : « L’unité du PPE a été préservée. (…) Nous allons mettre toute notre énergie pour que ce parti reste la principale force européenne, sans se perdre en spéculations sur ce qui se passera après », c’est-à-dire après les élections européennes, où les débats pourront reprendre au sein du PPE…

    Addendum

    La décision comporte la création d’un « conseil de trois sages » du PPE et la création d’un conseil de trois sages du Fidesz qui devront discuter. Le premier fera un rapport dans trois mois et l’activité du Fidesz au PPE est gelée jusque-là. (C’est-à-dire jusqu’aux élections euopéennes…) Le Fidesz a voté pour ce plan. (Les trois votes contre sont sans doute ceux des plus excités de l’exclusion).

  • Extrême droite ?

    Le taré qui a massacré des musulmans en Nouvelle-Zélande n’est pas d’extrême droite.

    Dans son manifeste il écrit : « La nation qui a les valeurs politiques et sociales les plus proches des miennes est la République populaire de Chine. »

    Puis :

    « Pourquoi mettre l’accent sur l’immigration et les taux de natalité alors que le changement climatique est un problème aussi énorme ? Parce que c’est le même problème. La surpopulation détruit l'environnement. Nous, Européens, sommes l'un des groupes qui ne surpeuplent pas le monde. Les envahisseurs sont ceux qui surpeuplent le monde. Tuez les envahisseurs, tuez la surpopulation et, ce faisant, sauvez le monde. »

    Ce n’est pas l’extrême droite qui veut lutter contre la « surpopulation ». Ce sont des idéologues de gauche, comme Paul Ehrlich (la bombe de la surpopulation qui va dévaster la planète). Et quel est le pays qui a mis en œuvre les délires de ces gens-là ? La Chine communiste…

    Voir aussi ici.

  • La blague du jour de Castaner

    Castaner a demandé en conseil des ministres « la dissolution de quatre associations qui « légitiment de façon régulière le djihad armé ».

    Y aura-t-il quelqu’un pour lui apprendre que c’est le Coran qui légitime le jihad armé ?

  • La CEDH décrète la soumission à l’islam

    "La Cour européenne des droits de l’homme a refusé de renvoyer l’affaire E.S. contre Autriche en appel en Grande Chambre. La condamnation pénale de Mme Sabaditsch-Wolff, pour avoir assimilé à de la pédophilie l’union de Mahomet (56 ans) à Aïcha (9 ans), est donc définitive. C’est là un grave recul de la liberté d’expression. De fait, Mme Sabaditsch-Wolff a été condamnée pour avoir dit une vérité dérangeante."

    Lire la suite de l’analyse de Gregor Puppinck ici. On retiendra que Mme Sabaditsch-Wolff est condamnée pour préserver la paix religieuse en Autriche. La paix religieuse implique donc qu’en ces temps où la lutte contre la « pédophilie » est une obsession, il est interdit de critiquer un homme qui couche avec une fillette quand cet homme s’appelle Mahomet.

  • Sept martyrs

    Le pape a autorisé hier la publication de décrets concernant des causes de béatifications.

    Notamment la reconnaissance du martyre de sept évêques de l’Eglise grecque-catholique roumaine tués en haine de la foi en Roumanie communiste entre 1950 et 1970, après que le culte grec-catholique fut interdit (et que de nombreux prêtres devinrent orthodoxes pour échapper à la répression).

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    Vasile Aftenie, évêque auxiliaire du métropolite de l’Eglise grecque-catholique roumaine. Arrêté le 28 octobre 1948 pour sa fidélité à Rome, il est torturé, mutilé, puis tué le 10 mai 1950. Comme il est trop grand pour la caisse qui doit servir de cercueil, on lui coupe les pieds. Sur sa tombe il y aura seulement « V.A. 1950 ».

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    Ioan Bălan, recteur de l’académie de théologie de Blaj puis évêque de Lugoj. Refusant de devenir orthodoxe, il est envoyé de prison en monastères orthodoxes où il finit par tomber gravement malade. Il meurt à l’hôpital de Bucarest sans jamais avoir été jugé.

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    Tit-Liviu Chinezu, fils de prêtre, docteur en théologie, arrêté en 1948, sacré secrètement en décembre 1949 par des évêques emprisonné, jamais jugé, mort de froid en prison en 1955.

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    Alexandru Rusu, recteur de l’académie théologique de Blaj, sénateur au Parlement roumain, évêque du nouveau diocèse du Maramureș, élu métropolite de l’Eglise grecque-catholique en 1946, non reconnu par le gouvernement (il n’y aura pas de métropolite jusqu’en 1990). Arrêté en octobre 1948, il va de prisons en monastères orthodoxes et finalement il meurt en prison en 1963. Il est enterré dans le cimetière des détenus politiques, qui est ensuite labouré.

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    Ioan Suciu, évêque auxiliaire d’Oradea-Mare puis administrateur apostolique du diocèse de Blaj, il est arrêté en octobre 1948, et meurt de faim en prison en juin 1953.

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    Valeriu-Traian Frentiu, fils de prêtre, évêque de Lugoj, puis d’Oradea, puis administrateur apostolique de l'archidiocèse d'Alba Iulia et Fagaras pendant la guerre avant de retourner à Oradea, arrêté en octobre 1948, il meurt en prison en 1952.

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    Iuliu Hossu, évêque de Gherla, et administrateur apostolique de Maramureș puis d’Oradea Mare. Le 1er octobre 1948, 36 prêtres grecs-catholiques rassemblés à Cluj par le pouvoir signent leur adhésion à l’Eglise orthodoxe. Le jour même, Mgr Hossu signe un décret constatant l’excommunication de ces prêtres. Arrêté, il est emprisonné puis envoyé dans un monastère orthodoxe. Il meurt en 1970. Paul VI l’avait créé cardinal in pectore l’année précédente.

  • Mercredi de la deuxième semaine de carême

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    ℟. Dixit Angelus ad Jacob:
    * Dimítte me, aurora est. Respóndit ei: Non dimíttam te, nisi benedíxeris mihi. Et benedíxit ei in eodem loco.
    . Cumque surrexísset Iacob, ecce vir luctabátur cum eo usque mane: et cum vidéret quod eum superáre non posset, dixit ad eum.
    ℟. Dimítte me, aurora est. Respóndit ei: Non dimíttam te, nisi benedíxeris mihi. Et benedíxit ei in eodem loco.

    L’ange dit à Jacob : Laisse-moi, car déjà se lève l’aurore. Il lui répondit : Je ne vous laisserai point si vous ne me bénissez. Et il le bénit en ce même lieu.
    Lorsque Jacob se fut levé, voilà qu’un homme lutta avec lui jusqu’au matin ; or, comme cet homme vit qu’il ne pouvait le vaincre, il lui dit :
    Laisse-moi, car déjà se lève l’aurore. Il lui répondit : Je ne vous laisserai point si vous ne me bénissez. Et il le bénit en ce même lieu.

    ℟. Vidi Dóminum fácie ad fáciem:
    * Et salva facta est ánima mea.
    . Et dixit mihi: Nequáquam vocáberis Iacob, sed Israël erit nomen tuum.
    ℟. Et salva facta est ánima mea.

    J’ai vu le Seigneur face à face : et mon âme a été sauvée.
    Et il m’a dit : On ne t’appellera plus du nom de Jacob, mais Israël sera ton nom.
    Et mon âme a été sauvée.

    La lecture biblique de cette semaine est l’histoire de Jacob dans la Genèse. Les deux premiers répons des matines de ce jour font référence au mystérieux combat de Jacob contre… contre qui ? Le texte biblique parle d’un « homme ». Mais cet « homme » vaincu par Jacob lui dit qu’il s’appellera désormais Israël parce que, s’il a été fort contre Dieu, combien plus prévaudra-t-il contre les hommes… Fort contre Dieu, c’est un des sens possibles d’Isra-el (paradoxalement le premier sens est « Dieu prévaut »). Et celui qui parle ainsi se désigne donc lui-même comme Dieu. On voit que la liturgie parle d’un ange dans le répons, tout en gardant « l’homme » du début dans le verset. Et dans sa traduction de la Septante, Pierre Giguet dit de même « l’ange », trois fois de suite, pour éviter un « il » dont on finit par ne plus savoir lequel des lutteurs il représente. La plupart des représentations picturales, toutes occidentales, sont celles de la "lutte de Jacob avec l'ange". C'est que, lorsque le prophète Osée évoque cet épisode, il parle bien d'un ange.

    En fait, Jacob voit d’abord un homme, et se bat contre un homme, mais cet homme est Dieu, comme il ne le dit qu’indirectement (en changeant son nom, et en le bénissant, et en refusant de dire son nom, qui est ineffable), et la liturgie - et Osée avant elle - se conforme à un usage très répandu dans la Bible qui est de dire « l’ange du Seigneur » pour parler de Dieu, plus exactement de Dieu qui a quelque chose à communiquer à l’homme (ce qui est proprement la fonction de l’ange).

    Juste après le combat (et la bénédiction), Jacob comprend que c’était Dieu, et il dit : « J’ai vu Dieu face à face et j’ai conservé la vie » (c’est le sens ici de « mon âme a été sauvée »).

    Cela paraît contredire ce que répond Dieu à Moïse qui lui demande sur le Sinaï de lui montrer sa face : « Tu ne peux pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre. »

    Il n’y a pas de contradiction. Dans plusieurs autres passages de l’Exode, Moïse est « face à face » avec Dieu. Mais ce n’est jamais avec Dieu dans son essence de toute façon inaccessible aux yeux de chair. C’est toujours un intermédiaire, le buisson, la nuée, l’Ange. Tandis que sur le Sinaï il s’agit de la présence de Dieu lui-même, dans sa « gloire », précise le texte. Une gloire que nul mortel ne peut voir. De fait Moïse ne la verra pas, puisque Dieu étend sa main droite pour le protéger tandis qu’elle passe devant lui, et il ne pourra voir la face de Dieu que de dos.

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  • Castaner ça suffit

    Christophe Castaner a participé à une cérémonie à la mémoire des victimes juives de Mohammed Merah à Toulouse.

    Il a dénoncé la montée de « l’antisémitisme » et « ce parfum des années 30 qui flotte dans l'air que l'on espérait à jamais disparu ».

    On sait que Castaner dit n’importe quoi plus souvent qu’à son tour.

    Ici il répète une immonde propagande. Car tout le monde voit qui est visé quand on parle des années 30 : c’est le fantasme de « l’extrême droite ».

    Sauf que ça n’a strictement rien à voir.

    Combien de jihadistes Castaner a-t-il dénombré dans les années 30 ?