11 avril 2014

Ça rappelle de mauvais souvenirs

La presse turque a évoqué le cas de vieilles personnes arméniennes (au moins 18) qui ont fui leur village syrien de Kessab pour se réfugier dans les villages de Yayladagı et Vakif en Turquie.

Mais quand on demande à ces arméniens ce qui s’est passé, l’information n’est pas la même.

Le village de Kessab a été attaqué par les rebelles. Les arméniens ont alors fui en masse vers la côte pour trouver refuge du côté de Lattaquié. Il n’est resté à Kessab que des vieux. Alors sont arrivés des hommes armés qui parlaient turc, qui ont attaqué les maisons, sorti les vieux, et les ont emmenés en Turquie sans leur dire où ils allaient…

L’an prochain ce sera le centenaire du génocide arménien…

Profanation de la chapelle Saint François à Rennes

La chapelle Saint-François de Rennes (Institut du Christ Roi Souverain Prêtre) a été cambriolée. La porte de la sacristie a été défoncée, et tout a été mis sens dessus dessous. Les troncs ont été vidés, et, surtout, le tabernacle a été ouvert et les hosties emportées.

L’hypothèse d’un vol satanique ne peut donc être écartée. L’Agrif va saisir la justice.

Revoilà la femme de Jésus !

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C’est reparti pour un tour. En tapant « papyrus Jésus » dans Google actualité, au moment où j’écris, on trouve 24.900 résultats. Le Monde, Le Nouvel Observateur, Le Figaro, L’Express, Europe 1, le New York Times, CNN, etc., tous évoquent de nouveau la « femme de Jésus » dont parle un ancien papyrus…

L’affaire remonte à septembre 2012. Le Harvard Magazine révélait alors, à la presse mondiale médusée, qu’on avait découvert un papyrus où l’on pouvait lire, en copte : « Jésus leur dit : ma femme… ».

« Un nouvel évangile révélé », titrait le magazine, qui appelait tranquillement ce fragment de 3,8 sur 7,6 cm « l’évangile de la femme de Jésus »…

Et cela était naturellement bardé de références scientifiques.

A l’époque j’avais fait remarquer que ce n’était en rien une surprise qu’on trouve un bout de texte qui ressemble à une citation d’un des innombrables évangiles apocryphes des premiers siècles, et singulièrement de l’Evangile de Thomas, qui est précisément écrit en copte.

Certains spécialistes pensaient que le document était de toute façon un faux moderne. L’un d’eux soulignait que l’écriture était une imitation de l’évangile de Thomas, telle qu’elle était étudiée dans un ouvrage savant, et… avec l’erreur qui s’était glissée dans l’ouvrage en question.

Aujourd’hui la femme de Jésus revient en fanfare, toujours par le Harvard Magazine, qui ne craint pas de ruiner ainsi la réputation scientifique de l’illustre université, avec un article titré cette fois : « Le fragment de la Femme de Jésus : la preuve scientifique ».

La preuve en question, c’est que le papyrus a été analysé, et qu’il a été fait entre 659 et 869, selon la datation au carbone 14. Autre preuve : l’encre est du noir de fumée.

Voilà tout ce qui est nouveau. C’est-à-dire strictement rien. Que le matériau soit des VIIe-IXe siècles et que l’encre soit du noir de fumée n’empêche en aucune manière que ce soit un faux moderne.

Et si par hasard le texte a réellement été écrit entre 659 et 869, donc longtemps après les évangiles apocryphes, et par un mauvais scribe pas foutu de recopier correctement son modèle, il ne présente pas davantage le moindre intérêt (sinon pour les hyper-spécialistes des apocryphes coptes).

Le cardinal Zen et la liturgie traditionnelle

Le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong, est connu pour sa dénonciation sans fard du communisme chinois et de ceux qui temporisent avec lui. On sait moins qu’il célèbre volontiers la messe de saint Pie V. C’est un beau cadeau qu’il fait à la « communauté de liturgie tridentine du diocèse catholique de Hong Kong » de célébrer pour elle et avec elle la messe du jeudi saint et l’office du vendredi saint.

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(Via Rorate Caeli)

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Vendredi de la Passion

Les Pontifes et les Pharisiens délibéraient entre eux, mais ils ne disaient pas : Croyons en lui ; ces hommes pervers étaient bien plus préoccupés de la pensée de nuire à Jésus pour le perdre que des moyens d’éviter leur propre perte, et cependant ils craignaient et se consultaient. « Ils disaient : Que faisons-nous, car cet homme opère beaucoup de miracles ? Si nous le laissons ainsi, tous croiront en lui, et les Romains viendront et ruineront notre pays et notre nation. » Ils craignirent de perdre les biens temporels, et ils ne songèrent pas aux biens de la vie éternelle : c’est ainsi qu’ils perdirent les uns et les autres. En effet, après la passion et la glorification du Seigneur, les Romains leur enlevèrent leur ville qu’ils prirent d’assaut, et ruinèrent leur nation qu’ils emmenèrent en captivité. Ainsi se vérifia en eux cette prédiction : « Les enfants de ce royaume iront dans les ténèbres extérieures. » (…)

« Mais l’un d’eux, nommé Caïphe, qui était le Pontife de cette année-là, leur dit : Vous n’y entendez rien, et vous ne pensez pas qu’il vous est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple, et non pas que toute la nation périsse. Or, il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant le Pontife de cette année-là, il prophétisa. » Nous apprenons ici que même les hommes méchants peuvent, par l’esprit de prophétie, annoncer les choses à venir. Cependant l’Évangéliste attribue ce dernier fait à un mystère tout divin ; car, dit-il, « il était Pontife », c’est-à-dire grand prêtre. (…)

Que prophétisa donc Caïphe? « Que Jésus devait mourir pour la nation; et non seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler les enfants de Dieu qui étaient dispersés ». Ces derniers mots ont été ajoutés par l’évangéliste ; car Caïphe, dans sa prophétie, n’a parlé que de la nation juive, où se trouvaient ces brebis dont le Seigneur dit lui-même : « Je n’ai été envoyé que vers les brebis perdues de la maison d’Israël. » Mais l’évangéliste savait qu’il y avait d’autres brebis qui n’étaient pas de ce bercail, et qu’il fallait réunir, afin qu’il n’y eût qu’un seul bercail et un seul pasteur. Mais tout cela doit s’entendre par rapport à la prédestination; car ceux qui n’avaient pas encore cru n’étaient encore ni les brebis ni les enfants de Dieu.

« A partir de ce jour, ils pensèrent donc à le mettre à mort. C’est pourquoi. Jésus n’allait  plus en public parmi les Juifs ; mais il s’en alla dans le pays qui est près du désert, en une ville appelée Ephrem, et là il demeurait avec ses disciples. » Le motif de sa conduite n’était point la disparition de sa puissance. Certes, s’il l’eût voulu, il aurait vécu publiquement au milieu des Juifs, et ils ne lui auraient fait aucun mal; mais, dans cette faiblesse apparente de son humanité, il montrait à ses disciples l’exemple qu’ils devaient suivre : il leur prouvait que, pour les fidèles qui sont ses membres, il n’y aurait point de péché à se dérober aux yeux de leurs persécuteurs, et à éviter leur fureur criminelle, en se cachant, plutôt qu’à l’allumer davantage, en se présentant devant eux.

Saint Augustin, fin du traité 49 sur saint Jean.

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10 avril 2014

Jeudi de la Passion

« Notre âme, la pénitente, lave les pieds du Seigneur. » Ainsi dom Pius Parsch résume-t-il la messe de ce jour. Une messe en effet très marquée par la pénitence, la reconnaissance du péché, la componction, l’appel au pardon et à la miséricorde.

Dans une semaine aura lieu le rite du lavement des pieds. Rite de la Pâque, expression de l’amour de Dieu qui « remplace » l’institution de l’eucharistie dans l’évangile de saint Jean. De façon singulière, les antiennes du Benedictus et du Magnificat, aujourd’hui, ne sont pas reprises de l’évangile, mais annoncent ce qui se passera dans une semaine : « Le Maître dit : Mon temps est proche, je veux faire chez toi la Pâque avec mes disciples. » « J’ai désiré d’un grand désir de manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir. »

Ainsi, dans l’évangile de ce jour, la pécheresse annonce-t-elle le Jeudi Saint en arrosant de ses larmes les pieds du Seigneur et en les essuyant « avec les cheveux de sa tête », comme dit le texte sacré. En oignant ses pieds de parfum elle annonce en même temps la sépulture, et comme la tradition occidentale assimile cette pécheresse à Marie-Madeleine, nous voyons se profiler tout le drame du Triduum, jusqu’à la croix où Marie-Madeleine est (de nouveau) aux pieds du Seigneur quand les apôtres (hormis saint Jean) se sont enfuis, et jusqu’au tombeau vide quand elle sera la première à voir le Seigneur ressuscité, pour devenir ainsi l’apôtre des apôtres…

« Beaucoup de péchés lui sont remis, parce qu’elle a beaucoup aimé. » La pénitence, cela consiste essentiellement à aimer Dieu qui nous aime. A l’aimer vraiment : ce qui nous fait détester tout ce qui n’est pas digne de lui en nous. Allons-y de nos propres larmes : il y a de quoi faire…

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09 avril 2014

Toute la petite bande…

Ce qu’on ne peut pas reprocher à François Hollande, c’est de laisser tomber ses amis. La configuration est sans doute unique, qu’une bande de copains d’une promotion de l’ENA soit ensemble au pouvoir 30 ans après.

Car les revoilà vraiment tous ensemble : Sapin toujours là, Royal qui revient, et revoici Jean-Pierre Jouyet. Même le fait qu’il fût ministre de Sarkozy ne l’a pas fait exclure du clan. Jean-Pierre Jouyet quitte donc la Caisse des dépôts pour devenir secrétaire général de l’Elysée, en remplacement d’un autre membre (discret, celui-là) de la promotion Voltaire, Pierre-René Lemas, qui devrait être recasé… à la Caisse des dépôts… ou à la direction de la RATP, aujourd’hui occupée par Pierre Mongin, qui est… un autre membre de la promotion Voltaire, mais du clan de « droite » celui-là (Villepin, Donnedieu de Vabres, Castries…).

Moins connue du grand public est Sylvie Hubac, qui est tout simplement directrice du cabinet de François Hollande, et sa représentante personnelle comme coprince d’Andorre.

Enfin, s’il ne veut pas apparaître dans un gouvernement ou à l’Elysée, on n’oubliera pas Jean-Marie Cambacérès, qui a créé en 2010 l’association « Démocratie 2012 » dont le seul objectif était de porter François Hollande à la présidence de la République, en récoltant des fonds pour cela auprès des milieux d’affaires. Et alors même les anciens copains « de droite » de la promotion versent leur obole : Henri de Castries, président d’Axa, proche de Sarkzoy, avait donné 7.500 €…

Les nouveautés vallsiennes

Tout nouveau Premier ministre doit faire un grand discours à l’Assemblée nationale. Il faut donc qu’il trouve quelque chose à dire, ce qui n’est pas facile, vu que presque tout se décide à Bruxelles. Il y a bien la dénaturation du mariage, mais c’est déjà fait. Sur l’avortement, on ne peut guère aller plus loin. Il reste l’euthanasie, mais on ne va pas y passer des heures…

Mais on peut toujours défaire ce qui a déjà été défait et refait : il suffit de présenter cela comme une grande réforme, et ça fait passer le temps. Ainsi Manuel Valls a-t-il annoncé la suppression des conseils départementaux. Avant même qu’ils existent, ce qui est très fort, reconnaissons-le. En effet les conseils généraux ne s’appelleront conseils départementaux qu’à partir de l’année prochaine. C’est ce qu’ont décidé les socialistes quand ils ont… rétabli les conseils généraux dont Sarkozy avait fait voter la suppression.

Bref, Sarkozy supprime les conseils généraux, on les rétablit avant qu’ils disparaissent, pour pouvoir les supprimer…

On remarquera que les départements et les préfectures demeurent. Autrement dit les départements dépendront du pouvoir central sans aucun contrôle des citoyens. Et les grands défenseurs de la démocratie demeurent muets… De stupéfaction, sans aucun doute…

Il est vrai que cela se fera en... 2021. Ce qui laisse tout le temps à la « droite » de revenir au pouvoir afin de rétablir les conseils généraux pour pouvoir les supprimer… Etc.

En attendant, Valls va supprimer la « clause générale de compétence » qui avait été supprimée par Sarkozy et rétablie par Hollande-Ayrault… (Non, je n’invente rien.)

Et avant cela, Valls va supprimer la moitié des régions. Si elles ne se mettent pas d’accord, ce sera fait d’autorité. En 2017. De façon arbitraire et bureaucratique, comme on avait fabriqué les départements en 1789. Ou sans doute pire. On ne peut pas demander à un socialiste franc-maçon né à l’étranger d’avoir la moindre attention à la configuration humaine, culturelle et historique des provinces de France…

Ubuesque « Eglise de Norvège »

La communauté luthérienne évangélique appelée « Eglise de Norvège », qui fut mais n’est plus « Eglise d’Etat », et qui est surtout devenue une coquille vide, a réuni hier son synode pour prendre une décision sur le « mariage » homosexuel.

En octobre dernier, huit « évêques » sur les douze avaient pris position en faveur d’une liturgie pleine et entière pour le « mariage » homosexuel ; les quatre autres étaient résolument contre. Ils avaient donc trouvé un compromis : ils proposeraient au synode non pas une liturgie de mariage, mais une cérémonie de bénédiction.

Finalement c’est bien la liturgie de mariage qui a été proposée au vote. Et qui, à la surprise générale (car les « Eglises » sœurs de Suède et du Danemark ont déjà reconnu le « mariage » homosexuel), le synode a rejeté le projet par 64 voix contre 51.

Dans la foulée, le synode a également rejeté le projet de cérémonie de bénédiction. (Mais les pasteurs peuvent déjà bénir les « couples » homosexuels.)

Et enfin, le synode a rejeté, par 62 voix contre 54, une motion stipulant que le mariage ne peut exister qu’entre un homme et une femme.

Bref, « l’Eglise de Norvège », qui n’a jamais entendu parler du principe de non-contradiction, ne reconnaît pas et reconnaît, en même temps, le « mariage » homosexuel.

« C’est quelque chose que personne n’avait prévu, et personne ne sait ce qui va se passer maintenant, reconnaît à la télévision l’évêque homosexuel Tor Berger Jørgensen. Il nous faut un peu de temps pour regarder les procédures… »

Mercredi de la Passion

La première lecture est une suite de commandements, qui se termine par « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » En fait, dans le Lévitique, cette phrase se trouve au milieu de commandements divers (relatifs précisément et explicitement à ce qu'il faut faire et ne pas faire relativement au prochain). Le texte a été opportunément coupé par la liturgie de telle sorte que « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » apparaisse comme un résumé de tous ces commandements. Or ce sera l’enseignement de Jésus, qui extraira le commandement de l’amour du prochain de l’accumulation du Lévitique pour en faire le commandement suprême avec celui de l’amour de Dieu qui lui est identique.

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » est la traduction littérale du texte de la Septante. Il est curieux que saint Jérôme n’ait pas repris cette version canonisée par le Verbe lui-même, et ait traduit : « Tu aimeras ton ami comme toi-même », ce qui n’a  plus grand intérêt, car c’est une tautologie de dire qu’on aime son ami…

Toujours est-il que, par un renversement des idées reçues, voici que nous avons l’amour dans l’Ancien Testament, et la haine qui explose dans l’Evangile, avec cette nouvelle attaque des Juifs qui, une nouvelle fois, prennent des pierres pour lapider Jésus, parce que, répondant à leur question, il affirme de nouveau sa divinité : « Moi et le Père nous sommes un. »

Mais à la haine meurtrière s’oppose l’amour du Bon Pasteur pour ses brebis. A qui il donne la vie éternelle. Par son sacrifice. Sa grande « œuvre ». Non pas quand les Juifs le décident. Mais quand lui le décidera.

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08 avril 2014

A propos de ma « newsletter »

Je reçois ce message :

Inscrit depuis des années à la NewsLetter de ce blog, j’en ai reçu un dernier numéro le… 25 janvier 2014, et depuis, plus rien : je viens de réactiver. Ce message pour conseiller à Yves Daoudal de vérifier s’il n’a pas été victime d’un “bug de désabonnement” – comme on en a vu sur Twitter, par exemple –, si je ne suis pas le seul dans ce cas-là.

N’hésitez pas à me dire si vous êtes dans le même cas. (Je constate que cette personne avait disparu de la liste.)

Il est interdit de faire du vin bio en Bourgogne…

Un viticulteur bio de Beaune, Emmanuel Giboulot, a été condamné hier à 500 euros d'amende, et à une seconde amende de 500 €, mais avec sursis, pour avoir refusé de traiter ses vignes contre la « flavescence dorée ».

Au nom du principe de précaution, un arrêté préfectoral avait rendu obligatoire en juin le traitement chimique.

Emmanuel Giboulot avait refusé, parce qu’il refuse tout traitement chimique, et parce qu’il n’y avait aucune preuve de l’existence de la maladie dans le département.

Mais, en octobre, l’administration a découvert trois ceps contaminés dans le département. Donc elle avait raison. Donc le viticulteur devait être condamné…

Mais, s’il y avait trois ceps contaminés (sur des millions), d’abord c’est une information nulle et non avenue, ensuite c’était forcément dans une propriété où les ceps avaient été traités… Et ça n’a donc aucun rapport avec le viticulteur bio dont aucun cep n’est contaminé.

Emmanuel Giboulot fait appel.

Premier anniversaire des veilleurs

C’est aujourd’hui le premier anniversaire des « veilleurs ». On lira ici une remarquable interview de l’un des fondateurs de ce mouvement, et sur le Salon Beige la liste des rendez-vous de ce soir.

La liberté en peau de chagrin

De plus en plus souvent, la Cour suprême des Etats-Unis refuse de se prononcer sur les décisions judiciaires prises dans les Etats. Ainsi apparaît-elle au-dessus de la mêlée. Ou plutôt fait-elle mine d’apparaître ainsi. Car, chaque fois, c’est pour rendre définitive une décision favorable au droit à l’avortement sans limite ou au « mariage » homosexuel.

Hier, elle a ainsi décidé de ne pas se prononcer sur l’affaire du photographe qui avait refusé de réaliser les photos de « mariage » de deux homosexuels à Albuquerque (Nouveau Mexique). Il avait été jugé coupable de violation des lois de l’Etat contre les discriminations. Il est donc définitivement condamné.

Pakistan : un couple condamné à mort pour « blasphème »

Shafaqat Emmanuel, handicapé, et son épouse, Shagufta Kausar, serveuse, ont été condamnés à mort le 4 avril par un tribunal de Toba Tek Singh pour blasphème réalisé au travers de l’envoi de messages de texte (SMS).

La Haute Cour de Lahore avait rejeté, il y a un mois,  leur liberté sous caution, demandée d’abord pour raison humanitaire, Shafaqat Emmanuel se trouvant à l’hôpital de la prison dans un triste état et devant être opéré. La Haute Cour avait motivé son refus en disant que le cas trouverait une solution dans les deux mois.

En effet…

On s’attendait à ce que Shafaqat Emmanuel soit condamné à mort, mais on pensait que sa femme écoperait de 35 ans de prison. En fait ils sont tous deux condamnés à mort, puisqu’ils sont tous deux forcément innocents : ils sont condamnés pour des SMS en anglais alors qu’ils sont analphabètes…

Ils ont quatre enfants…

Naturellement ils font appel, mais là, la Haute Cour de Lahore ne trouve jamais de solution dans les deux mois…

La dictature homosexualiste : à l’école catholique aussi

Une religieuse dominicaine, maître-assistant de théologie à l’université Saint-Thomas d’Aquin (Aquinas College) de Nashville, a « scandalisé » les élèves d’un lycée de Caroline du Nord, comme dit la presse locale, en faisant « des réflexions anti-homosexuelles ».

Invitée à parler lors d’une assemblée d’élèves du lycée catholique de Charlotte, le 21 mars, sœur Jane Dominic Laurel, selon les élèves cités par le journal, « a critiqué les gays et les lesbiennes, en plus d’avoir fait des remarques subversives (sic) à propos des parents isolés ou divorcés ».

On n’en saura pas plus. Car les propos de la religieuse sont beaucoup trop effroyables pour pouvoir être reproduits. Une pétition a été lancée sur internet, en dix points, nous dit-on. Mais la pétition a curieusement été retirée alors qu’elle allait atteindre les 5.000 signatures. On n’en connaît que ce que le journal avait reproduit :

« Nous déplorons le fait qu’une large assemblée scolaire soit devenue une tribune pour mettre en avant la question de l'homosexualité après que le pape François a déclaré dans une interview à l'automne dernier que « nous ne pouvons pas insister seulement sur les questions liées à l'avortement, le mariage homosexuel et l'utilisation des méthodes contraceptives. » Nous sommes en colère parce que certains ont décidé qu'ils savaient mieux que notre Saint-Père et ont invité cet orateur. »

Une fois encore, ou plutôt comme d’habitude, on remarque comment les propos du pape sont utilisés comme caution de la subversion (et comment le mot subversion est utilisé à l’envers).

Une pétition a été lancée pour défendre la religieuse, et surtout la doctrine de l’Eglise sur ces sujets.

La distribution de hochets aux courtisans continue

Dans la série Faites ce que je dis, pas ce que je fais, le pape a décidé, dans le cadre du cinquantième anniversaire de l’institution du Synode, d’« élever à l’épiscopat » le sous-secrétaire du Synode Mgr Fabio Fabene.

Le temps n’est pas encore venu où l’évêque de Rome rappellera qu’un évêque est la tête d’un diocèse.

Mardi de la Passion

L’évangile de ce jour est le passage qui précède immédiatement l’évangile de mardi dernier. L’épisode de Jésus qui monte à la fête en cachette est ainsi coupé en deux. C’est dommage pour l’unité de l’histoire et l’explication de l’apparente contradiction (« Je ne monte pas à la fête », puis il y va). Mais ainsi est fortement souligné que Jésus va à Jérusalem « non manifeste, sed quasi in occulto », non pas publiquement, mais comme en secret.

C’est pourtant publiquement qu’il va, au milieu de la fête, enseigner dans le temple. Publiquement, mais de façon incompréhensible pour les pharisiens comme pour la foule. Car il dit qui il est, il expose le secret de sa filiation divine et l’autorité qui fait de lui le maître du sabbat. Mais cela reste précisément un secret, qui ne peut être compris que par ceux qui mettent leur foi en lui. Cela reste un secret total en ce qui concerne l’évangile d’aujourd’hui, puisqu’il se termine avant que Jésus prenne la parole.

Comme le remarque dom Pius Parsch, c’est bel et bien en secret aussi que vient Jésus au cours de la messe : caché sous l’apparence du pain et du vin. Et reconnu par ceux-là seuls qui croient en lui.

La première lecture est l’épisode de Daniel dans la fosse aux lions. Episode qui était peint sur les murs des catacombes, et qui cachait aussi un secret. Daniel, les bras étendus comme en croix, flanqué de deux lions prêts à le dévorer, c’était le Christ en sa Passion. Et c’était le martyr alter Christus. L’Eglise dans la persécution. Qui se cache dans des tombeaux mais triomphera à la Résurrection.

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07 avril 2014

Il n’a pas eu la chance d’être avorté

Le Conseil d'Etat a condamné le Centre hospitalier de Senlis à verser 40.000 € d'indemnités à chacun des parents d'un jeune garçon né avec une malformation à l'avant-bras droit. Parce que ce défaut n’a pas été diagnostiqué à l’échographie, ce qui a « privé » les parents de la possibilité d’avorter. Or cet avortement était « justifié par une affection de l'enfant à naître d'une particulière gravité et reconnue comme incurable ». Sic.

Le Conseil d’Etat souligne que « l'absence de vérification de la conformité des quatre membres du fœtus constitue une faute qui, par son intensité et sa gravité, est caractérisée au sens du troisième alinéa de l'article L. 114-5 du code de l'action sociale et des familles »

Cet alinéa est celui qui stipule que les parents peuvent demander une indemnité « lorsque la responsabilité d'un professionnel ou d'un établissement de santé est engagée vis-à-vis des parents d'un enfant né avec un handicap non décelé pendant la grossesse à la suite d'une faute caractérisée ».

L’enfant est né le 30 décembre 2001. Il a donc 12 ans. Je gage que personne ne lui a demandé s’il préférerait être mort.

(Via Le Salon Beige)

Un prêtre assassiné à Homs

Un homme armé a abattu ce lundi le prêtre jésuite néerlandais Frans van der Lugt, 75 ans, installé depuis des décennies à Homs, dans le centre de la Syrie. Arrivé en Syrie en 1966, le prêtre avait choisi de rester dans la Vieille ville de Homs.

Il y a quelques semaines il avait lancé un appel à l'aide par une vidéo sur YouTube : « Le plus grand problème est la faim car les gens ne trouvent pas à manger. »

La vidéo, d'une durée de deux minutes et 40 secondes, représentait le père Van der Lugt au milieu de panneaux jaunes sur lesquels on lisait : « huit cas de personnes mortes de faim », « 100 cas de personnes ayant besoin d'opérations urgentes », « 250 familles sur le point de mourir de faim » et « mourir de faim est plus douloureux que les armes chimiques ».

Il disait aussi: « Nous aimons la vie et nous ne voulons pas mourir ou nous noyer dans un océan de mort et de douleur ».

En Ukraine

Dans l’est de l’Ukraine, dans les chefs-lieux de deux provinces, à Donetsk et à Kharkiv, des militants pro-russes ont pris d’assaut (de nouveau), hier, les bâtiments de l’administration, pour réclamer un référendum comme en Crimée.

Ce qui est à noter est que dans les deux villes les pro-russes sont entrés dans les bâtiments officiels sans que la police tente de les en empêcher.

Le même scénario s’est produit à Louhansk, à la différence près que les policiers ont mollement fait usage de grenades lacrymogènes : parce que les manifestants les attaquaient avec des pierres et des œufs…

Nouveau massacre de paysans chrétiens au Nigeria

Une attaque de bergers Fulani (peuls), samedi, a fait officiellement 79 morts chez les paysans chrétiens de Yar Galadima dans le nord du Nigeria.

« Nous sommes depuis trois ans confrontés à des attaques meurtrières de bandes de pillards et de voleurs de bétail armés, mais c'est la pire attaque que nous ayons vue jusqu'à présent », a déclaré le porte-parole du gouverneur de Zamfara.

Selon un chef de village il y aurait eu au moins 120 morts.

Le baptême de Umma Azul

Ce baptême a bien eu lieu, en la cathédrale de Cordoba, en Argentine. La marraine présidente n’était pas là mais avait envoyé une photo et des cadeaux. Le curé est tout content. Les journalistes aussi; et les militants LGBT ont gagné. Donc tout va bien dans le meilleur des mondes catholiques.

Ah oui, au fait, finalement les deux lesbiennes n’ont pas reçu le sacrement de confirmation.

Histoire de bien souligner que ce baptême est illégitime au regard du droit canonique (canon 868 §1, 2).

(La Voz, via Rorate Caeli)

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Lundi de la Passion

Les chants de la messe sont, comme il convient, ceux du Christ souffrant. Avec une exception spectaculaire : le chant de communion, qui paraît incongru : « Le Seigneur des puissances, c’est lui le Roi de gloire. » Pour l’expliquer, on peut se reporter au principe selon lequel, depuis le mercredi des cendres, les antiennes de communion sont prises selon l’ordre des psaumes, et qu’on en est aujourd’hui au 23. De fait, l’antienne est un verset du psaume 23. Mais on sait que ce principe subit un certain nombre d’exceptions (quand le verset de psaume est remplacé par un verset de l’évangile du jour), et l’on pouvait choisir un verset moins éclatant, même si le psaume tout entier chante la gloire de Dieu. En fait, ce verset, au début du temps de la Passion, vise à ce que l’on n’oublie pas que celui qui va être insulté, moqué, battu, fouetté, couvert de plaies et de crachats, et crucifié comme un bandit, est le Roi de gloire, qui fait précisément son entrée, comme dit le psaume, par une porte dont on doit élever les linteaux pour qu’il passe : la porte de la croix.

La première lecture, sur Jonas à Ninive, nous rappelle que nous sommes toujours dans le temps de la pénitence et du jeûne, et que cette pénitence doit avoir un caractère social, comme le soulignait le bienheureux cardinal Schuster : « En effet, il ne suffit pas que la religion et les pratiques du culte soient le tribut privé et personnel de l’individu, mais il faut qu’elles soient en outre collectives et sociales, puisque la société, la famille, la cité, la nation, etc. sont des entités réelles, et pour cela ont, comme telles, à rendre à Dieu le culte dû. »

Quant à l’évangile, il nous montre une nouvelle fois des gens qui cherchent à s’emparer de Jésus mais ne le font pas, une nouvelle affirmation par Jésus de sa divinité, et une nouvelle annonce du baptême pour les catéchumènes, mais qui dépasse de loin ce cadre.

L’affirmation par Jésus de sa divinité est hélas souvent gommée par les traductions. Il dit : « Vous me chercherez, et vous ne me trouverez pas ; et là où je suis, vous ne pouvez venir. » Il ne dit pas « où je serai », mais « où je suis », souligne saint Augustin dénonçant par avance les mauvaises traductions. Il dit « où je suis » parce qu’il est au ciel et qu’il n’a pas quitté le ciel en s’incarnant. Comme il l’a dit auparavant : « Personne n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme, qui est au ciel. » Qui est au ciel même quand il parle aux hommes sur la terre. Etre au ciel étant l’équivalent de : « Je Suis ».

L’annonce du baptême, par l’eau vive, dépasse ce cadre parce qu’elle concerne toute la vie spirituelle du croyant, à partir du baptême qui crée la source d’où doivent jaillir les fleuves engendrés par l’Esprit. Dans la lecture scripturaire du jour, Jérémie, Dieu se plaint que son peuple l'ait abandonné, lui, "la source d'eau vive". Il s'agit donc de la déification de ceux qui croient au Christ: ils ont en eux la source jaillissante qui est Dieu. La première condition est d'avoir soif.

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06 avril 2014

Premier dimanche de la Passion

Depuis hier soir c’est le temps de la Passion. Les trois hymnes (vêpres, matines et laudes) sont des hymnes de la Croix. La semaine dernière, la lecture des matines était l’Exode. Voici qu’apparaît Jérémie, figure du Christ souffrant, et ses Lamentations seront au cœur du Triduum. La semaine dernière, les répons des matines parlaient presque tous de Moïse. Désormais, hormis le premier qui annonce la Pâque, ils ne seront plus que l’écho de la plainte du Christ souffrant sa Passion et implorant le Père de le sauver de ses ennemis : et cela uniquement par des versets de psaumes, et il en est de même des antiennes de la journée, qui font aussi appel à Jérémie.

La messe commence par un de ces versets, bien connu de ceux qui connaissent l’ordinaire de la messe puisque c’est le début du psaume 42 récité au bas de l’autel (et qui précisément ne l’est plus à partir de ce jour jusqu’à Pâques) : « Rends-moi justice, ô Dieu, et mets ma cause à part de celle d’une nation qui n’est pas sainte ; arrache-moi à l’homme inique et trompeur, car tu es mon Dieu et ma force. » Le graduel et le trait poursuivent sur le même mode. L’épître (dont on a déjà entendu l’essentiel au capitule des vêpres, puis des laudes, et de tierce) est celle qui explique que le Christ, à la différence des anciens grands prêtres, est entré dans le Sanctuaire avec son propre sang, une fois pour toutes, nous ayant acquis, par son propre sacrifice, une rédemption éternelle. La préface chante le bois de la Croix devenu nouvel arbre de vie. L’antienne de communion souligne qu’il s’agit de la communion au « corps livré pour vous » et du calice de la nouvelle alliance dans son sang.

L’Evangile donne l’ultime explication : Jésus proclame sa divinité : « Les Juifs lui dirent : Tu n’as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham ? Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham advînt, Je Suis. Ils prirent donc des pierres, pour les jeter sur lui ; mais Jésus se cacha, et sortit du temple. »

Aucune traduction française du propos du Christ ne peut être vraiment satisfaisante. La plus mauvaise est assurément la plus courante : « Avant qu’Abraham fût, je suis », avec deux fois le verbe être, et la deuxième fois sans les capitales indiquant qu’il s’agit cette deuxième fois de celui qui EST. Dans les textes grec et latin, il n’y a pas deux fois le verbe être. La première fois, pour Abraham, c’est un verbe qui veut dire devenir, se produire, se faire… Le sens premier du verbe grec étant précisément : venir à l’existence. Bref, il s’agit d’un processus. Abraham, comme tous les hommes, est le rejeton d’une lignée et le produit d’une gestation. A un moment de l’histoire, il a été engendré dans le sein de sa mère et il est venu à l’existence. Tandis que le Christ est une personne divine, et en tant que personne divine il EST, il est l’être même, éternellement.

Les juifs comprennent immédiatement ce « Je Suis » : ils n’ont pas besoin de le lire pour voir les lettres en capitales. C’est le pire des blasphèmes : ils prennent des pierres pour le lapider.

Ici il y a encore de très nombreuses traductions défaillantes : « alors ils prirent », ou « alors ils ramassèrent » des pierres pour les lancer sur lui. Mais le mot grec comme le mot latin traduit par « alors » ne veut pas dire « alors ». Il veut dire « donc ». Le traduire par « alors » atténue fortement le sens du verset et montre l’incompréhension du traducteur.

Jésus dit : JE SUIS. Ils prennent donc des pierres. Il se dit Dieu, par conséquent ils le lapident.

Mais Jésus se cache et sort du temple.

Saint Augustin conclut : « Comme homme il fuit les pierres, mais malheur à ceux dont Dieu fuit les cœurs de pierre. » Tamquam homo a lapidibus fugit: sed vae illis a quorum lapideis cordibus Deus fugit !

06:16 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (1)

05 avril 2014

La veillée c'est jeudi prochain

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Préparez-vous pour demain soir

Préparez-vous à entendre le chœur des pleureuses et des indignés, dimanche soir et lundi : il y a des élections législatives demain en Hongrie, et l’on sait déjà qu’elles seront remportées haut la main par le parti de Viktor Orban.

La seule inconnue est de savoir si le Fidesz aura « seulement » une confortable majorité absolue ou, comme aujourd’hui, la majorité des deux tiers.

L’autre inconnue est le score du parti dit « d’extrême droite » Jobbik, qui talonne l’union de la gauche dans les sondages et pourrait la dépasser.

La gauche est plus que jamais dans la panade. Tous les partis se sont réunis sur le seul objectif de battre Orban, mais ils sont à couteaux tirés sur tout le reste. Et, en pleine campagne, le vice-président du parti socialiste a été arrêté après la découverte d’un compte non déclaré en Autriche, sur lequel figuraient des centaines de milliers d’euros…

Quant à la campagne elle-même de la gauche, elle est du niveau de notre classe politico- médiatique. Le chef de file des socialistes, Attila Mesterhazy, a déclaré  que « le gouvernement Orban n’a apporté que la pauvreté, l’émigration et la peur », et l’ancien Premier ministre Ferenc Gyurcsany (qui avait réellement apporté la pauvreté et l’émigration) a averti que c’est une élection « historique », parce que « il s'agit de choisir entre la liberté et la tyrannie ».

Ce qui est grave, évidemment, est que les Hongrois vont encore choisir la tyrannie. Et que l’UE ne fait plus rien : « L'UE a abandonné la Hongrie en 2012, dit le politologue Laszlo Lengyel. Nous sommes un petit pays, et tant que la politique d'Orban n'est pas contagieuse, l'UE ne fera rien. »

« Nos » chaldéens vont-ils récupérer leurs propriétés en Turquie ?

L’agence Fides nous apprend que 84 familles chaldéennes originaires de Turquie et actuellement résidentes à l’étranger –en particulier en France – ont entamé les procédures légales afin de rentrer en possession des terrains et des maisons qu’elles ont été contraintes de quitter sous la menace des services de sécurité après le coup d’Etat militaire du 12 septembre 1980.

La demande de restitution des biens a été transmise au ministère turc de l’Intérieur. Les terrains et les maisons en question se trouvent dans la préfecture de Sirnak, dans le sud-est de la Turquie, à la frontière avec l’Irak, une région peuplée en majorité par des Kurdes. Ils se concentrent dans la zone d’un village demeuré inhabité mais qui a été à plusieurs reprises utilisé comme base par l’organisation communiste kurde PKK. Au cours de ces dernières années, les propriétés ont été occupées et utilisées abusivement par des personnes se présentant comme « gardiens » des biens que les chaldéens ont été contraints à abandonner.

Deux prêtres et une religieuse enlevés au Cameroun

Deux prêtres italiens et une religieuse canadienne ont été enlevés au nord du Cameroun la nuit dernière par des hommes armés qui ont dévasté les habitations.

C’est à la frontière du Nigeria, dans la région où avait été enlevé le prêtre français Georges Vandenbeusch à la mi-novembre.

Il faut croire que ça rapporte. Mais ce n’est pas sérieux d’avoir déjà tout dépensé. Enfin, cette fois ce n’est pas à nous de payer…

Quand l’incroyante de la pastorale des jeunes (sic) questionne le pape…

Cinq Belges de la pastorale néerlandophone des jeunes sont allés au Vatican pour interviewer François. Cette rencontre a eu lieu le 31 mars dernier, et le contenu de l’entretien a été diffusé le 3 avril à la télévision belge.

« Le Pape a-t-il un message pour les jeunes ? » demande une jeune non-croyante de la petite délégation. Il y répond en insistant sur la centralité de l’Homme. « L’homme qui a été rejeté du centre et a glissé vers les périphéries, au profit du pouvoir et de l’argent ».

La jeune non croyante de la pastorale des jeunes est toujours non croyante, mais peut-être a-t-elle compris qu’elle doit voter socialiste…