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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2

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    Je reviens dans huit jours si Dieu veut.

  • Ukraine

    Selon la propagande ukrainienne relayée par la presse occidentale, les Russes sont responsables du fait que l’Ukraine ne puisse pas exporter son blé.

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, les Ukrainiens ont bombardé deux installations de stockage de blé à Kamienka-Dniprovskaïa. Quelque 9.000 tonnes de blé sont parties en fumée.

    Il y a deux semaines circulait sur les réseaux sociaux une vidéo montrant un hélicoptère ukrainien tirant tout le long d’un champ de blé pour l’incendier. Périodiquement les « partisans » ukrainiens se vantent de provoquer de tels incendies. Encore pas plus tard que tout à l’heure à 11h30.

    *

    La propagande ukrainienne, déjà hystérique en temps normal, s’est surpassée pour tenter de rendre les Russes responsables du bombardement de la prison de Yelenovka. Mais c’est la réaction d’un responsable du Pentagone qui vaut d’être citée : « Si l'attaque contre le centre de détention provisoire de Ielenovka a été menée par la partie ukrainienne, je vous assure qu'ils ne voulaient pas le faire. »

    *

    Choïgou et "l’Union soviétique"

    C’est parti d’un tweet de l’ambassadeur des Etats-Unis à Moscou et ça a fait le tour du monde des médias anti-russes : le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré : « Bientôt notre pays aura retrouvé sa force, il y aura à nouveau une Union soviétique et nous vivrons de nouveau en paix. Et tous ces événements appartiendront au passé. »

    Depuis lors, l’ambassadeur des Etats-Unis à Moscou a supprimé son tweet. Mais le mal était fait, et l’on continue de lire ici et là le propos que Sergueï Choïgou n’a pas tenu.

    En réalité, il a bien tenu ces propos, mais dans un contexte qui était celui de… 1992.

    Sergueï Choïgou s’exprimait dans le cadre du 30e anniversaire de la guerre d’Ossétie du Sud. On pensait alors, dit-il, « que tout cela était temporaire, que notre nation serait à nouveau grande et puissante, que l’Union soviétique reviendrait, et que personne ne partirait, que tout le monde vivrait dans la paix et l’harmonie ». Et Choïgou de souhaiter que « tous ces événements restent de l'histoire, et qu'ils ne se répètent jamais ».

    Il reste assurément ce fait historiquement intéressant que Sergueï Choïgou, alors président du Comité d'État de la Fédération de Russie pour la défense civile, les situations d'urgence et les interventions en cas de catastrophe, dans le gouvernement de Boris Eltsine, rêve encore (et d’autres autour de lui, dans l’entourage de Eltsine), du retour de l’Union soviétique. Mais c’était il y a 30 ans.

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    Le pont de Nova Kakhovka sur le Dniepr, qui avait été endommagé par des frappes ukrainiennes, est de nouveau pleinement en fonction. Contrairement à ce que clame la propagande ukrainienne, Kherson n'est donc plus "isolée". (D'autant qu'un ponton flottant a été installé le long du pont d'Antonivka en attendant sa réparation.)

    *

    L’un des comptes Telegram les plus lus en Russie est Nezygar, pour ses analyses politiques sans concessions et ses prévisions. Le 5 juin (bien juin) Nezygar donnait comme un des objectifs ukrainiens « un camp de prisonniers de guerre dans le village de Yelenovka, où se trouvent les nazis d’Azovstal et du personnel des Forces armées ukrainiennes. Les Britanniques voudront présenter la frappe du MLRS comme une tentative des forces armées russes de cacher l’exécution et la torture de prisonniers, puis de faire la promotion du temnik de Boutcha. »

    Or non seulement il y a eu cette frappe de MLRS contre le centre de détention de Yelenovka, mais on a effectivement vu les Ukrainiens affirmer que ce sont les Russes qui ont fait cela et l’ont fait pour camoufler les tortures qu’ils infligent aux prisonniers de guerre (ce qui est déjà démenti, évidemment, par les premiers témoignages des blessés). Et bien sûr on a ressorti Boutcha. (Temnik est un mot intraduisible, forgé à partir de "thème", qui indique les éléments de langage qui doivent impérativement être utilisés.) Nezygar n’avait pas imaginé qu’on irait jusqu’à évoquer Katyn…

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  • Variole des fiertés

    La ville de San Francisco a décrété l’état d’urgence sanitaire afin de lutter contre la variole du singe.

    Jusqu’ici il y a eu 281 « cas » dans cette ville de 875.000 habitants.

    Mais la communauté des fiertés, particulièrement présente à San Francisco, n’est pas une communauté comme les autres et doit être spécialement protégée.

    (98% des personnes infectées sont des hommes forniquant avec des hommes, 41% d’entre eux ont déjà le sida.)

  • La dictature

    L’évêque d’Arlington, en Virginie, Michael Burbidge, a publié son diktat contre la messe traditionnelle dans le diocèse. A partir du 8 septembre, sur les 21 lieux où elle est célébrée, il n’en restera que 8, et avec des restrictions (à commencer par l’interdiction de célébrer tout autre sacrement).

    Il y avait une messe quotidienne à la paroisse Saint-Jean de Front Royal : elle devra être célébrée dans un gymnase. L’église de la Sainte-Trinité de Gainesville avait trois prêtres qui célébraient la messe traditionnelle, ils devront se replier sur une école. Etc.

  • De la Sainte Vierge le samedi

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    Quam vília de seípsa sénserit édocet María, et quod omne quidquid boni mériti hábuit, hoc supérna grátia largiénte percéperit, dicens: Quia respéxit humilitátem ancíllæ suæ; ecce enim ex hoc beátam me dicent omnes generatiónes. Húmilem quippe Christi ancíllam suo iudício se fuísse demónstrat: sed respéctu se grátiæ cæléstis repénte sublimátam pronúntiat, atque in tantum glorificátam, ut sua beatitúdo præcípua mérito cunctárum géntium voce mirétur. Addidit étiam adhuc divínæ pietátis múnera, quæ mirabíliter accépit, digna gratiárum actióne colláudans. Quia fecit mihi magna qui potens est, et sanctum nomen eius. Nihil ergo suis méritis tríbuit, quæ totam magnitúdinem ad illíus donum refert, qui essentiáliter potens et magnus exístens, fidéles suos de parvis atque infírmis, fortes fácere consuévit et magnos.

    Quand Marie dit : « Il s’est penché sur son humble servante, et désormais tous les âges me diront bienheureuse », elle nous apprend les humbles sentiments qu’elle a d’elle-même. Elle nous dit avoir reçu tout ce qu’il peut y avoir de bien en elle par largesse de la grâce divine. Elle montre, certes, qu’elle se considère comme la pauvre servante du Christ. Mais tout de suite, par respect de la grâce céleste, elle reconnaît sa noblesse et se dit tellement glorifiée que la voix de tous les peuples admirera à juste titre son singulier bonheur. Et ces faveurs de la divine bonté – ces faveurs qu’elle a si merveilleusement accueillies –, elle trouve même le moyen de les faire croître en chantant une digne action de grâces : « Le Puissant a fait pour moi des merveilles, Saint est son nom. » Elle n’attribue rien à ses propres mérites. Toute sa grandeur, elle la rapporte au don de celui qui est puissant et grand par essence, lui qui a coutume de rendre forts et grands ses fidèles, tout petits et faibles qu’ils soient.

    Saint Bède le Vénérable, 2e homélie sur la Visitation, lecture du bréviaire.

    L’icône est d’un type rare, son nom est Призри на смирение (Prizri na Smirénié): « Regardez l’humilité ». Il fait référence au mot du Magnificat : « Il a regardé l’humilité de sa servante ». Elle illustre bien le texte de saint Bède, car cette humilité va de pair avec la noblesse de la grâce et la faveur divine, celle de la royauté de son Fils qui est aussi la sienne : le sceptre et la couronne.

    La première icône « Regardez l’humilité » est « apparue », comme disent les Russes, près de Pskov en 1420, mais elle a disparu sans qu’on en ait de copies. Parmi les rares reprises du thème selon les documents consignés à la cathédrale de Pskov, la plus connue est celle du monastère de religieuses Saint-Vvedensky de Kiev, qui date du XIXe siècle. Elle appartenait à l’aumônier du monastère. Dans les années 1930, prévoyant qu’il allait être arrêté et tué, il confia l’icône à une religieuse. L’aumônier a été effectivement arrêté et tué, et le monastère a été fermé. La religieuse est devenue femme de ménage et a gardé précieusement l’icône. Dans les années 1960 elle put intégrer un monastère de Kiev, gardant l’icône dans sa cellule. Voyant qu’elle allait mourir, elle fit venir le fils du prêtre, avec lequel elle avait toujours été en contact, pour savoir quoi faire de l’icône. Le fils voulut qu’elle retourne à l’église Saint-Vvedensky, qui avait été rendue au culte.

    En 1993, le recteur de Saint-Vvedensky voulut restaurer l’icône qui était devenue très sombre sous son verre protecteur. Or quand on enleva le verre on s’aperçut que l’icône n’avait pas changé de couleurs, mais que sur le verre était apparu le dessin de l’icône, comme une empreinte argentée, alors qu’il n’y avait jamais eu de contact. Le bruit du miracle se répandant dans Kiev, des scientifiques exigèrent d’étudier la chose pour dénoncer la supercherie. Mais les experts des différents instituts scientifiques durent constater que le phénomène était inexplicable. La conclusion a été que l’empreinte est d’origine organique, qu’elle apparaît en négatif sur un fond sombre et en positif sur un fond blanc…

    En 1995, le saint Synode de l’Eglise orthodoxe ukrainienne (patriarcat de Moscou) a proclamé l’icône miraculeuse et institué sa fête le 16 (29) septembre, qui était déjà sa fête à Pskov au XVe siècle, et une autre fête pour célébrer le miracle (19 juillet – 1er août).

    Ci-dessous le verre à côté d'une copie de l'icône, puis l'icône en vrai.

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  • Vu sur Twitter

    Chez Marek Q. Bobytoby.

    Dernières nouvelles : Le porte-parole du Kremlin et secrétaire de presse de Poutine Dmitri Peskov annonce qu’en représailles de la frappe ukrainienne sur Yelenovka, la Russie va commencer également à tuer ses propres prisonniers de guerre.

    Un peu plus tôt :

    Question : est-ce que tuer vos propres prisonniers de guerre est contraire aux conventions de Genève ? Logiquement ce devrait l’être. Mais peut-être que personne n’avait pensé à la possibilité que quelqu’un le fasse réellement.

    Un peu plus tôt :

    Les gens d’Azov étaient supposés résister à jamais. Ils étaient supposés être des martyrs, pas des prisonniers de guerre. Comme ils ont échoué, ils sont devenus jetables, assez jetables pour que les laisser vivre devienne plus gênant que d’avoir à gâcher des missiles Himars pour les éliminer.

    Juste avant :

    Pourquoi l’Ukraine a-t-elle bombardé ses propres prisonniers à Yelenovka ? Parce qu’ils en savaient trop et commençaient à parler, ce qui impliquait quelqu’un. Quelqu’un d’assez haut placé dans la hiérarchie pour donner l’ordre d’une frappe de Himars afin de se débarrasser des preuves.

  • Un miracle eucharistique original

    « Nous avons exposé le Saint Sacrement, j’ai dit les prières de l’exposition, et quand je me suis levé pour aller à la sacristie, cela a commencé à arriver, dit le père Carlos Spahn. Certaines personnes l’ont vu et n’en ont pas cru leurs yeux et l’ont filmé. J’atteste donc que c’est authentique. » Précisant ensuite que ce n'est pas à lui de reconnaître le miracle.

    C’était vendredi dernier 22 juillet en l’église Notre Dame du Rosaire de Zapotlanejo, Etat de Jalisco (capitale Guadalajara).

    Le P. Spahn souligne que l’on voyait l’hostie avoir les mouvements d’un battement de cœur régulier.

    (Les analyses de plusieurs hosties transformées miraculeusement en chair, à commencer par la plus célèbre, celle de Lanciano, ont montré qu'il s'agissait de muscle cardiaque humain.)

  • Ukraine

    Les Ukrainiens ont lancé 12 missiles américains MLRS sur la prison de Yelenovka (République de Donetsk) où sont détenus de nombreux prisonniers de guerre ukrainiens, dont un certain nombre de combattants du régiment Azov qui s’étaient retranchés à Azovstal. Il y a 53 morts et 75 blessés parmi les prisonniers, et 8 blessés parmi le personnel.

    Il est assez piquant de voir l’armée ukrainienne bombarder ses propres membres. Et particulièrement les « glorieux défenseurs de Marioupol », les « héros d’Azostal ».

    Selon les Russes, cette provocation a pour but d’intimider les soldats ukrainiens et les empêcher de se rendre. De fait, la campagne de propagande qui montrait les Russes comme des monstres qui allaient les torturer affreusement s’ils se rendaient a perdu toute crédibilité. Il fallait donc trouver autre chose : si vous vous rendez on vous retrouvera et on vous fera la peau où que vous soyez.

    Il est très vraisemblable aussi que ce massacre avait pour but de réduire au silence des « héros d’Azovstal » qui auraient des choses très désagréables à dire sur leur responsabilité dans la destruction de Marioupol et sur leurs diverses exactions dans la ville. Sans compter qu’en réalité Zelensky et Azov, derrière la façade médiatique, étaient à couteaux tirés.

    L’armée ukrainienne a osé démentir le fait de cette façon :

    « Les forces armées d’Ukraine, qui adhèrent pleinement aux principes et aux normes du droit international humanitaire, n’ont jamais procédé et ne procèdent pas à des bombardements d’infrastructures civiles, en particulier dans des endroits où des prisonniers de guerre sont susceptibles d’être détenus. »

    Les forces armées d’Ukraine bombardent tous les jours (et en ce moment encore) des infrastructures civiles du Donbass, ce que tout le monde peut constater. Et ce n’est pas sans un particulier cynisme qu’elles ont attaqué cette prison le lendemain de la « journée de la mémoire des enfants victimes de la guerre du Donbass », victimes des roquettes et des mines ukrainiennes depuis 2014, et dont la liste s’allonge chaque semaine.

    Addendum. Les images des fragments de missiles montrent qu'ils proviennent bien d'un HIMARS américain. Les soldats ukrainiens s'entretuent grâce aux Américains (mais sans doute sur le conseil des Anglais du MI6)...

  • Au Texas

    Ça a duré longtemps, mais le Texas a enfin eu gain de cause : la cour fédérale d’appel du 5e circuit a décidé que le décret du gouverneur Greg Abbott interdisant aux écoles d’obliger les enfants à porter un masque pouvait être appliqué.

    Greg Abbott avait pris un décret interdisant à toute entité gouvernementale au Texas (comtés, municipalités, écoles, services de santé publics, fonctionnaires) de rendre le port du masque obligatoire. Il avait souligné : « A partir du 4 juin, aucun élève, enseignant, parent, ou autre personnel ou visiteur ne pourra se voir imposer le port du masque sur les sites scolaires. »

    Comme certaines écoles continuaient d’imposer le masque, le procureur général Ken Paxton avait multiplié les actions en justice pour obliger les directeurs d’écoles à obéir au décret. Mais en novembre 2021 un juge fédéral avait émis une injonction contre le décret.

    L’Etat du Texas avait fait appel, et la cour d’appel fédérale lui a donc finalement donné raison. Par un vote de deux juges contre un. Deux juges nommés par Donald Trump. Car Trump continue tous les jours à exercer une bonne influence, avant son retour…