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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2

  • Mère courage

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    Máire Lea-Wilson est mère d’un garçon trisomique, Aidan, qui a maintenant 11 mois. Elle a décidé de saisir la Haute Cour contre le gouvernement du Royaume-Uni parce qu’il permet l’avortement des fœtus « porteurs d’une anomalie fœtale sévère ». Ainsi (comme chez nous et presque partout), les enfants trisomiques sont traqués et éliminés.

    Máire Lea-Wilson « n’imagine pas de vivre sans » Aidan, ni qu’on puisse penser que la vie d’Aidan ait moins de valeur que celle de son grand frère. Or, alors qu’elle était à 34 semaines de grossesse, les médecins ont tout fait pour la persuader d’avorter.

    Elle demande donc que la loi soit la même pour les uns et les autres.

    Une jeune femme trisomique, Heidi Crowter, s’est jointe à elle, parce qu’il s’agit d’une « véritable discrimination ».

    N.B. Dans le même temps a été déposée une proposition de loi pour interdire les avortements tardifs en cas de pied bot et de bec de lièvre...

  • On ne peut pas changer de sexe

    Cela avait été annoncé, au grand dam de la pourriture mondiale. C’est fait : le Parlement hongrois a adopté le 19 mai, par 134 voix contre 56 et 4 abstentions, un amendement qui oblige à indiquer à l’état civil le sexe de la personne à la naissance, « le sexe biologique basé sur la naissance et le génome », qui est « non modifiable ».

  • Foldingo chez nous

    Le ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a déclaré que les compétitions de haut niveau se disputeront à huis clos tant qu’un vaccin contre le covid-19 ne sera pas disponible.

    Bonne nouvelle pour Roxana : Sainte-Anne, c’est pas loin du ministère.

  • Foldingo

    Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) est l’organisme qui dit aux autorités de l’Union européenne ce qu’il faut penser en matière de santé. Sa directrice Andrea Ammon a déclaré jeudi dernier que la question n’est pas de savoir si un nouveau pic épidémique surviendra, mais quand, et quelle sera son ampleur. Car la « seconde vague » de covid-19 va déferler, c’est inéluctable : « Le virus nous entoure et circule bien plus qu’en janvier ou en février. »

    Peut-être Mme Ammon est-elle traumatisée par le fait que l’ECDC est basé en Suède. Mais, qu’elle se rassure : même en Suède il y a de bons hôpitaux psychiatriques qui se feront une joie de l’accueillir.

  • Un virus qui s’étend

    Le Costa Rica est devenu aujourd’hui le premier pays d’Amérique centrale où le « mariage » entre deux personnes de même sexe est légal.

    En août 218, la Cour suprême avait déclaré inconstitutionnelle l’interdiction d’un tel « mariage » et avait donné 18 mois au Parlement pour modifier le texte de l’article 14 du code de la famille, faute de quoi cette interdiction tomberait automatiquement. C’est ce qui vient d’avoir lieu.

  • Ingérence

    Le tribunal administratif de Strasbourg, saisi par deux citoyens qui contestaient l’obligation du port du masque dans le centre-ville, a décidé samedi que l’arrêté municipal ne porte pas atteinte à la liberté de circulation, mais qu’« il n’est justifié par aucune raison impérieuse liée à des circonstances locales propres à la commune de Strasbourg ».

    L’avocat Nicolas Fady a alors aussitôt demandé au même tribunal qu’il ordonne la suspension de l’arrêté. Ce que le tribunal a fait hier, en reprenant son argumentation de samedi : « L’obligation du port du masque [dans le centre-ville] est donc une ingérence dans l’exercice du droit à au respect de la vie privée (…) et cette ingérence n’est justifiée par aucune raison impérieuse liée à des circonstances locales propres à la commune de Strasbourg ».

    Nicolas Fady commente :

    « Arriver fin mai avec un arrêté sur les masques à l’extérieur, c’est n’importe quoi et tout le monde le comprend bien. Les gens se laissent imposer des mesures trop facilement… Mon prochain combat, c’est de lever l’interdiction d’accéder aux parcs et jardins. Cette mesure n’a aucun fondement sanitaire. »

  • Saint Philippe Néri

    Extrait de la lettre de Jean-Paul II au P. Michael Napier à l’occasion du quatrième centenaire de la mort de saint Philippe Néri.

    L’aimable figure du “Saint de la joie” conserve toujours intacte cette irrésistible fascination qu’il a exercée sur tous ceux qui l’ont approché pour apprendre à connaître et faire l’expérience dans leur vie des sources authentiques de la joie chrétienne. Quand on relit la biographie de saint Philippe, on reste en effet surpris et fasciné par la manière joyeuse et détendue avec laquelle il savait éduquer, se plaçant au côté de chacun avec un partage et une patience fraternels. Comme on le sait, le Saint avait coutume de rassembler son enseignement dans de brèves et savoureuses maximes: “Soyez bons, si vous le pouvez”; “scrupules et tristesse, pas de ça dans ma maison”; “soyez humbles et soyez bas”; “l’homme qui ne prie pas est un animal sans parole”; et, portant sa main à son front: “la sainteté consiste en un espace de trois doigts”. Derrière la vivacité de ces “dits” et de tant d’autres, il est possible de percevoir la connaissance aiguë et réaliste qu’il avait acquise de la nature humaine et de la dynamique de la grâce. Par ces enseignements rapides et concis, il traduisait l’expérience de sa longue vie et la sagesse d’un coeur habité par l’Esprit Saint. Désormais, ces aphorismes sont devenus, pour la spiritualité chrétienne, une sorte de patrimoine de sagesse.

    Saint Philippe se présente dans le cadre de la Renaissance romaine comme “le prophète de la joie”, qui a su marcher à la suite de Jésus tout en s’insérant activement dans la société de son temps, par bien des aspects singulièrement proche de celle d’aujourd’hui. L’humanisme, tout centré sur l’homme et ses singulières capacités intellectuelles et pratiques, proposait, contre une certaine obscurité médiévale mal comprise, la redécouverte d’une joyeuse fraîcheur naturaliste, immédiate et sans inhibitions. L’homme, présenté presque comme un dieu païen, était ainsi placé dans une position de protagoniste absolu. On avait fait, en outre, une sorte de révision de la loi morale dans le but de rechercher et d’assurer le bonheur. Ouvert aux requêtes de la société de son temps, saint Philippe n’a pas refusé cette aspiration à la joie, mais il s’est efforcé de lui proposer sa vraie source, qu’il avait découverte dans le message évangélique. C’est la parole du Christ qui dessine l’authentique visage de l’homme, révélant ses traits qui en font un fils aimé du Père, accueilli comme un frère dans le Verbe incarné et sanctifié par l’Esprit Saint. Ce sont les lois de l’Evangile et les commandements du Christ qui conduisent à la joie et au bonheur: telle est la vérité proclamée par saint Philippe Néri aux jeunes qu’il rencontrait dans son travail apostolique quotidien. Son annonce était dictée par une expérience intime de Dieu, effectuée surtout dans l’oraison. La prière nocturne aux catacombes de Saint-Sébastien, où il se retirait souvent à l’écart, n’était pas seulement une recherche de la solitude mais bien la volonté de s’entretenir avec les témoins de la foi, de les interroger, tout comme les savants de la Renaissance conversaient avec les Classiques de l’antiquité; et de la connaissance venait l’imitation, puis l’émulation.

    En saint Philippe, à qui, la veille de la Pentecôte 1544, l’Esprit Saint donna “un coeur de feu”, il est possible d’entrevoir l’allégorie de grandes et divines transformations qu’opère la prière. Un fécond et sûr programme de formation à la joie - enseigne notre Saint - se nourrit, s’appuie sur une palette harmonieuse de choix: la prière assidue, l’Eucharistie fréquente, la redécouverte et la valorisation du sacrement de la Réconciliation, le contact familier et quotidien avec la Parole de Dieu, l’exercice fécond de la charité fraternelle et du service. Puis la dévotion à la Sainte Vierge, modèle et vraie cause de notre joie. A cet égard, comment oublier son avertissement sage et efficace: “Mes petits enfants, soyez des dévots de Marie: je sais ce que je dis! Soyez des dévots de Marie!”.

  • Saint Grégoire VII

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    Te triumphánti celebrámus ore,
    Inclytum Romæ jubar, o Gregóri;
    Corde qui magno súperans procellas,
    Líttora tangis.

    C’est toi-même, ô Grégoire, que nous célébrons dans nos chants de triomphe ; toi l’honneur de Rome, toi dont le grand cœur brava les tempêtes, après lesquelles tu touches aujourd’hui le rivage.

    Gáudeat cœtus Benedícti patris,
    Qui tot et tantos generávit orbi
    Fílios: nullus símili refúlsit
    Laude veréndus.

    Qu’elle soit dans la joie, la race du père Benoît, qui a jusqu’ici enfanté tant de héros ; aucun n’a brillé encore d’une gloire semblable.

    Núntium latæ ditiónis affert
    Dextra ludéntis púeri, dolántem
    Dum secus fabrum, Dómino regénte,
    Ségmine scribit.

    Un jour, dans son enfance, il assistait au travail d’un ouvrier : on le vit, de sa main conduite par le ciel, tracer en se jouant des caractères qui annonçaient qu’un jour il régirait un vaste empire.

    Alta conscéndas, Pater ; oriáris
    Sol novus mundum rádiis serénans:
    Póntifex Petri sédeas cathédra,
    Arbiter orbis.

    Monte donc, ô Père ! Comme un soleil nouveau, lève-toi, et viens éclairer le monde de tes rayons. Pontife, assieds-toi sur la chaire de Pierre, et sois-y l’arbitre de la terre.

    In latebrósos fúgiant recéssus,
    Quotquot hostíli rábie furéntes,
    In gregem Christi sátagunt nefánda
    Tela vibráre.

    Ils n’ont qu’à fuir maintenant dans leurs sombres cavernes, tous ceux qui exercent leurs hostilités contre l’Église, et ne cessent de lancer leurs traits sacrilèges sur le troupeau du Christ.

    Sis memor chari gregis, et patrónus,
    Sis ad ætérnam Tríadem, precámur:
    Cuncta cui dignas résonent per orbem
    Sæcula laudes. Amen.

    Daigne avoir souvenir du troupeau qui te fut si cher, sois son protecteur auprès de l’éternelle Trinité, à qui les siècles tour à tour envoient de toutes les parties de la terre l’hommage qui lui est dû. Amen.

    (Traduction dom Guéranger)

  • Dimanche après l’Ascension

    Allelúia, allelúia. Regnávit Dóminus super omnes gentes : Deus sedet super sedem sanctam suam.

    Il règne le Seigneur, sur toutes les nations. Dieu siège sur son trône saint. (Psaume 46)

    Nous retrouvons le Psaume du Roi ramené en triomphe à son palais. Après l’avoir exalté dans le cortège, le Psalmiste le montre ici siégeant en dominateur des nations conquises. L’Eglise fait de même. Après avoir fêté l’Ascension du Christ, elle l’exalte dans la splendeur de son règne. Peut-être cette idée de triomphe, si différente de celle de l’Introït, est-elle amenée par les derniers mots de l’Epître : Afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié. Il l’est dès maintenant par le Christ qui règne en droit sur toutes les nations, il le sera un jour en fait lorsque son Fils aura réalisé la plénitude de son royaume siégeant au milieu des Douze : il jugera le monde et conduira toute la création sanctifiée en hommage à son Père.

    La mélodie est joyeuse et paisible à la fois dans la première phrase sur le balancement des rythmes binaires de Regnávit Dóminus. Le pressus bien posé sur la dominante par un mouvement de quinte donne à súper ómnes géntes un très bel accent d’autorité. Au début de la seconde phrase, l’âme s’exalte sur Déus qui monte en un élan enthousiaste d’ardeur joyeuse. Elan très court d’ailleurs ; la mélodie revient tout de suite au grave avec une très belle cadence, pleine de bonheur sur sédem. Le dernier mot, par ses rythmes, 1.2.3-1.2, 3 fois répétés, ramène la joie calme du début.

    Dom Baron

    Par les moniales d’Argentan :


    podcast

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  • De la Sainte Vierge

    Miráre utrúmlibet, et élige quid ámplius miréris, sive Fílii benigníssimam dignatiónem, sive Matris excellentíssimam dignitátem. Utrímque stupor, utrímque miráculum. Et quod Deus féminæ obtémperet, humílitas absque exémplo: et quod Deo fémina principétur, sublímitas sine sócio. In láudibus vírginum singuláriter cánitur, quod sequûntur Agnum quocûmque íerit. Quibus ergo láudibus iúdicas dignam, quæ étiam præit? Disce, homo, obedíre; disce, terra, subdi; disce, pulvis, obtemperáre. De Auctóre tuo loquens Evangelísta: Et erat, inquit, súbditus illis. Erubésce, supérbe cinis! Deus se humíliat, et tu te exáltas? Deus se homínibus subdit, et tu dominári géstiens homínibus, tuo te præpónis Auctóri ?

    Étonne-toi de ce que tu veux, et choisis ce qui va t’étonner le plus : ou bien la condescendance si bienveillante du Fils, ou bien la transcendance si excellente de la mère. Double stupeur, double merveille : d’une part, humilité sans précédent, Dieu obéit à une femme ; et d’autre part, sublimité sans égale, une femme commande à Dieu. A la louange de ceux qui sont vierges, on chante à titre unique : « Ceux-là escortent l’Agneau partout où il va. » De quelles louanges juges-tu digne celle qui même le précède ? Homme, apprends à obéir ; terre, apprends à te soumettre ; poussière, apprends à obtempérer. L’évangéliste, parlant de ton Auteur, dit : « Et il leur était soumis. » Rougis, cendre orgueilleuse ! Dieu s’abaisse, et toi, tu t’élèves ? Dieu se soumet aux hommes, et toi, t’efforçant de dominer les hommes, tu te préfères à ton Auteur ?

    Saint Bernard, De laudibus Virginis Matris, 1.