21 mars 2014

Officiel : les Femen ne sont pas une secte…

Suite aux témoignages de deux anciennes Femen décrivant de façon très claire leur ancien groupe comme une secte, Georges Fenech avait saisi la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). Après examen du dossier, la Miviludes conclut que les Femen ne sont pas une secte.

Circulez, il n’y a rien à voir.

Pourtant le premier critère de la Miviludes et l’emprise mentale, et c’est précisément de quoi parlaient les anciennes adeptes.

Mais il n’y a évidemment rien d’étonnant à ce que la Miviludes prenne cette décision : il s’agit d’un organisme « interministériel », donc aux ordres du gouvernement socialiste, et son président est Serge Blisko, à qui les socialistes ont donné ce poste parce qu’aux dernières législatives ils ont donné sa circonscription aux Verts…

La profanation de Brie-Comte-Robert

On a beaucoup parlé des tags anarchistes sur le Sacré-Cœur de Montmartre, mais beaucoup moins de la profanation de Brie-Comte-Robert. Là ce ne sont pas des slogans peints, c’est le tabernacle contenant une vingtaine d’hosties consacrées qui a été volé, dans la nuit du 9 au 10 mars.

Deux portes ont été forcées, mais rien d’autre n’a été volé dans l’église…

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Vendredi de la deuxième semaine de carême

Quatre semaines avant la Passion, voici la première messe de la Passion, en prophétie et en parabole.

La prophétie est celle de Joseph, le fils bien-aimé de Jacob. Dans deux songes imagés, il voit ses frères se prosterner devant lui. Envoyé par son père auprès de ses frères, ceux-ci décident de le tuer. Dans la suite de l’histoire, qui ne fait pas partie des textes de la messe, Joseph n’est finalement pas tué mais vendu pour vingt pièces d’argent. Et il finira par sauver ses frères menacés par la famine.

L’évangile est la parabole des vignerons homicides. Elle était d’autant plus transparente pour les juifs qu’elle reprenait un passage d’Isaïe :

« Mon bien-aimé avait une vigne sur une colline fertile. Il l'entoura d'une haie, il en ôta les pierres, et y mit un plant excellent; il bâtit une tour au milieu, et il y construisit un pressoir; et il attendit qu'elle produisît de bons raisins, et elle en a produit de sauvages. Maintenant donc, habitants de Jérusalem et hommes de Juda, soyez juges entre moi et ma vigne. Qu'ai-je dû faire de plus à ma vigne que je n'aie point fait? Ai-je eu tort d'attendre qu'elle portât de bons raisins, tandis qu'elle en a produit de sauvages? Et maintenant je vous montrerai ce que je vais faire à ma vigne. J'en arracherai la haie, et elle sera exposée au pillage; je détruirai son mur, et elle sera foulée aux pieds. Je la rendrai déserte; elle ne sera ni taillée ni labourée; les ronces et les épines y grandiront, et je commanderai aux nuées de ne plus pleuvoir sur elle. La vigne du Seigneur des armées c'est la maison d'Israël, et les hommes de Juda sont le plant auquel Il prenait Ses délices; et j'ai attendu qu'ils pratiquassent la droiture, et je ne vois qu'iniquité; et qu'ils portassent des fruits de justice, et je n'entends que des cris de détresse. »

La parabole reprend textuellement le début, mais modifie ensuite l’histoire. Dans le texte d’Isaïe, la vigne, c’est-à-dire Israël, produit de mauvais fruits, et Dieu punit Israël en livrant le pays à ses ennemis (comme dans le psaume 79). Dans la parabole, nous avons les vignerons : les chefs d’Israël, ses chefs religieux, à qui Jésus s’adresse. Ils ne veulent pas obéir à Dieu, ils maltraitent les envoyés de Dieu, et même ils tuent son Fils « en dehors de la vigne ». La parabole se transforme en prophétie. Une prophétie qui rejoint en partie celle d’Isaïe quant au sort de la « vigne », mais qui ajoute le fait que la vigne sera louée à d’autres vignerons. Et, en clair, au cas où ils n’auraient pas compris : « Le royaume de Dieu vous sera enlevé, et il sera donné à une nation qui en produira les fruits. »

Comme le remarque dom Pius Parsch : « Le Christ annonce, sans réticence, aux Juifs, sa mort, sa filiation divine, la réprobation du peuple élu, la vocation des païens. Dans cette parabole, se trouve contenue toute l’histoire du salut. »

Chez les bénédictins, c’est la fête de saint Benoît. Car saint Benoît est né au ciel le 21 mars (543), en plein milieu du carême, pour montrer que le chemin du salut passe toujours par la pénitence.

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20 mars 2014

Jeudi de la deuxième semaine de carême

Le pauvre s’appelle Lazare. Le riche n’a pas de nom. Parce que le riche, c’est moi. Comme le souligne la liturgie, par l’antienne du Benedictus, le matin :

Fili, recordáre quia recepísti bona in vita tua, et Lázarus simíliter mala.

Fils, souviens-toi que pendant ta vie, tu as reçu les biens, de même que Lazare les maux.

Et par l’antienne du Magnificat, le soir :

Dives ille guttam aquæ pétiit, qui micas panis Lázaro negávit.

Ce riche demanda une goutte d’eau à Lazare, lui qui lui avait refusé quelques miettes de pains.

Cette assimilation au riche est accentuée par le « Fili ». Dans la parabole, c’est Abraham qui dit « mon fils » au riche. Dans la liturgie, c’est Dieu qui m’appelle son « fils », et qui m’avertit de ne pas continuer à vivre comme le riche de la parabole. Dans l’antienne du Magnificat il y a aussi une accentuation. Plus forte encore : le texte glose le texte évangélique pour dire que je refuse des miettes de pain à Lazare. Mais le riche n’a rien refusé, il a seulement ignoré le pauvre. C’est que, l’ignorer, c’est le mépriser, c’est le rejeter. Et c’est le riche qui, au final, sera rejeté. Dans l’enfer.

Et le pauvre s’appelle Lazare. Parce que le riche demande que celui-ci ressuscite pour aller avertir ses frères qu’ils doivent changer de vie. Et parce que les pharisiens se moquent de Jésus et ne cessent de lui demander des signes. Or Abraham ne va pas ressusciter Lazare, mais Jésus va bel et bien le faire : il va ressusciter Lazare, le frère de Marthe et Marie (qui, par symbolisme croisé, est riche, celui-là, un bon riche). Et par la résurrection de Lazare, il va prouver que le riche de la parabole a tort, et les pharisiens avec lui. Abraham dit au riche : « S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne croiront pas quand bien même quelqu'un ressusciterait des morts. » Or Lazare est effectivement ressuscité des morts. Et les pharisiens (et les grands prêtres), non seulement n’ont pas cru, mais ont condamné à mort celui qui venait de ressusciter un mort…

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19 mars 2014

Quand les Saoudiens ont peur du livre…

La police religieuse saoudienne a saisi plus de 1.000 exemplaires de 420 titres lors du Salon international du livre qui vient de se tenir à Riyad. Un salon évidemment islamique où il n’y avait pas l’ombre d’un livre chrétien ou crypto-chrétien. Mais cela n’empêche pas nombre de livres arabo-musulmans de sentir le fagot ou de constituer « une menace pour la sécurité » du royaume…

Ont été notamment saisis les ouvrages de Mahmoud Darwish (1941-2008), le plus grand poète arabe de sa génération (dont une vingtaine de titres ont été traduits en français), à cause de « passages blasphématoires ».

Et aussi ceux de Badr Shaker al-Sayyab, le plus célèbre poète irakien actuel, et d’autres représentants de la poésie palestinienne ou irakienne contemporaine.

Un éditeur saoudien a vu son stand carrément supprimé par la police religieuse et tous les livres confisqués : il est réputé proche des Frères musulmans, que le gouvernement vient de décréter « terroristes ».

Parmi les autres livres confisqués, une Histoire du hijab, Le féminisme en Islam, et bien sûr le trop provocateur Quand les Saoudiennes conduiront-elles une voiture ?

Les essais d’Azmi Bechara ont également été saisis. Non pas parce que c’est un Arabe israélien, mais parce qu’il vit aujourd’hui au Qatar et qu’il est un proche de l’émir. Or le torchon brûle entre le royaume saoudien et l’émirat…

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La Madunnuccia

Le 18 mars 1536, la Vierge Marie apparut à un vieux paysan, Tonio Botta, près de Savone et lui dit : « N'aie pas peur ! Je suis la Vierge Marie. Dis au peuple de faire pénitence en l'honneur du Christ et de sa Mère. »

En 1645, un marin, Orto, rapporta à Ajaccio une statuette de la Vierge. Lors d'une rixe, un ordre jaillit de la statuette et les combattants, effrayés, s'arrêtent sur le champ.

Une grande statue de Notre Dame de la Miséricorde fut alors placée à l'église des Jésuites, aujourd'hui église Saint-Erasme où est célébrée chaque dimanche la messe dans la forme extraordinaire du rite romain.

En 1656, une peste ravagea la cité de Gênes et menaçait de toucher Ajaccio. Les habitants d'Ajaccio mirent toute leur confiance en Notre Dame de la Miséricorde, qui préserva leur ville de ce mal.

Le 18 mars 1661, les Magnifiques Anciens (conseil municipal) prononcèrent à genoux, à la cathédrale, le vœu définitif et solennel par lequel ils acceptaient la Très Sainte Vierge pour Protectrice, Patronne et Avocate d'Ajaccio, la remerciant pour tous ses bienfaits, et promettant que chaque année, le doyen d'âge des Magnifiques Anciens mobiliserait ses collègues pour célébrer le jour du 18 mars à la perfection.

Depuis, les solennités débutent le soir du 17 mars par les prières traditionnelles devant la statue de Notre Dame de la Miséricorde située sur la place des Palmiers.

Le 18 mars, le conseil municipal se rend en cortège à la cathédrale afin d'assister à la grand-messe. L'après midi, la procession fait le tour de la ville et la statue de Notre Dame de la Miséricorde est suivie par toute la population.

Le 18 mars, c’était hier. On verra sur le Forum catholique, à la suite du texte que je viens de reprendre, une série de photos qui témoignent qu’Ajaccio est toujours fidèle à son vœu. Des photos qu’on ne peut voir qu’avec émotion, voire stupéfaction quand on ne connaissait pas (ce qui est mon cas) cette tradition de la Madunnuccia.

« Ne jugez pas »

« Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés. »

Ce précepte du Seigneur ne peut pas être pris de façon absolue et universelle : ce n’est pas une condamnation de tout système judiciaire… A fortiori ce n’est pas une condamnation de tout jugement porté sur des comportements, des idées, des projets, des réalisations.

Il doit être lié à une brève parabole qui le suit de près, deux versets après dans l’évangile de saint Luc, quatre versets après dans l’évangile de saint Matthieu : la paille et la poutre. Et aussi à la parabole du pharisien et du publicain.

Bref il s’agit des relations humaines. Le jugement qui est condamnable est le jugement qui est en même temps une médisance. C’est le jugement qui pointe le prochain du doigt en le désignant comme pécheur. Alors que je suis moi aussi pécheur, et le premier des pécheurs : au lieu de pointer du doigt la paille que je crois voir dans son œil, je ferais bien d’essayer d’enlever la poutre qui est réellement dans le mien.

Dans ces cas-là je ne dis pas « Qui suis-je pour juger ? », car je le sais très bien : je ne juge pas mon frère parce que je dois me juger moi-même.

Si l’on me demande ce que pense l’Eglise de tel ou tel comportement, de telle ou telle situation, et que l’Eglise a une doctrine précise sur ce comportement ou cette situation, je n’ai pas le droit de répondre « Qui suis-je pour juger ? ». Si l’Eglise condamne, je dois dire que l’Eglise condamne, et pourquoi. Ce n’est pas moi qui juge, c’est le Seigneur à travers l’Eglise. Refuser de dire ce que dit l’Eglise, c’est barrer la route à la vérité, donc aussi à la miséricorde, qui ne peut exister sans la vérité.

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Saint Joseph

Rappelez-vous le patriarche de ce nom qui fut vendu en Egypte; non seulement il portait le même nom, mais encore il eut sa chasteté, son innocence et sa grâce.

En effet, le Joseph qui fut vendu par ses frères qui le haïssaient et conduit en Egypte, était la figure du Christ qui, lui aussi, devait être vendu; notre Joseph, de son côté, pour fuir la haine d'Hérode, porta le Christ en Egypte.

Le premier, pour demeurer fidèle à son maître, ne voulut point coucher avec sa maîtresse; le second, reconnaissant sa maîtresse dans la mère de son Seigneur, la vierge Marie, observa lui-même fidèlement les lois de la continence.

A l'un fut donnée l'intelligence des songes, à l'autre il fut accordé d'être le confident des desseins du ciel et d'y coopérer pour sa part.

L'un mit le blé en réserve non pour lui, mais pour son peuple; l'autre reçut la garde du pain du ciel non seulement pour son peuple, mais aussi pour lui.

On ne peut douter que ce Joseph, à qui fut fiancée la mère du Sauveur, n'ait été un homme bon et fidèle, ou plutôt le serviteur même fidèle et prudent que le Seigneur a placé près de Marie pour être le consolateur de sa mère, le père nourricier de son corps charnel et le fidèle coopérateur de sa grande œuvre sur la terre.

Ajoutez à cela qu'il était de la maison de David, selon l'Evangéliste; il montra qu'il descendait en effet de cette source royale, du sang même de David, ce Joseph, cet homme noble par sa naissance; mais plus noble encore par le cœur. Oui, ce fut un digne fils de David, un fils qui n'était point dégénéré de son père; mais quand je dis qu'il était un digne fils de David, je dis non seulement selon la chair, mais pour sa foi, pour sa sainteté et pour sa dévotion. Dieu le trouva en effet comme son aïeul David un homme selon son cœur, puisqu'il lui confia son plus saint mystère, lui révéla les secrets les plus cachés de sa sagesse, lui fit connaître une merveille qu'aucun des princes de ce monde n'a connu, lui accorda la grâce de voir ce dont la vue fut ardemment désirée mainte fois par une foule de rois et de prophètes, d'entendre celui qu'ils n'ont point entendu; non seulement il lui fut donné de le voir et de l'entendre, mais il eut l'honneur de le porter dans ses bras, de le conduire par la main, de le presser sur son cœur, de le couvrir de baisers, de le nourrir et de veiller à sa garde.

Saint Bernard, deuxième sermon sur “Missus est”, 16. Ce texte, moins le dernier paragraphe, est la lecture du deuxième nocturne des matines. Ces matines sont d’un bout à l’autre un parallèle entre les deux Joseph.

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18 mars 2014

Une victoire de la résistance

Depuis deux ans groupement de bouchers halal avait le projet d’ouvrir un abattoir halal à Guéret, avec le soutien du maire Michel Vergnier. Mais un collectif s’est constitué pour combattre le projet : Non à l’abattoir rituel de Guéret (NARG). Finalement les bouchers halal jettent l’éponge, non sans traiter le NARG de groupuscule d’extrême droite et raciste. Lequel NARG va porter plainte…

Les wahhabites deviennent vraiment dingues

Le gouvernement saoudien vient de publier une liste d’une cinquantaine de  prénoms « blasphématoires » ou « inappropriés », en tout cas « incompatibles avec la culture ou la religion du royaume ».

Vous vous dites que les prénoms occidentaux (notamment américains, ou, pire, carrément chrétiens) envahissent le royaume gardien de l’islam, et qu’il est temps d’y mettre un terme.

Mais non. Certes, dans la liste on trouve bien Alice et Elaine, Sandy et Basile, mais ce sont des exceptions. Parmi les prénoms bannis il y a ceux qui sont donnés traditionnellement aux enfants dans les pays arabes et qui font de cet enfant un prince (Amir) ou une princesse (Amira), un roi (Malik) ou une reine (Malika), une altesse (Sumuw), ou carrément un royaume (Mamlaka). Tout cela est désormais interdit : seule la famille régnante est royale…

D’autre part on veille à un scrupuleuse orthodoxie : ainsi sont bannis Abdoul Nabi, Abdoul Hussein ou Abdoul Nasser - esclave du prophète, esclave de Hussein, esclave de celui qui donne la victoire - parce qu’on ne peut être que l’esclave de Dieu et selon l’un de ses 99 noms du Coran. On ne doit pas non plus usurper le nom de prophète (Nabi, et pour les filles Nabiyya).

En fait même des puristes admettent Abdoul Nasser puisqu’il s’agit d’Allah, mais ici on soupçonne le gouvernement wahhabite de rejeter une éventuelle référence à l’ancien raïs égyptien… De même est interdit Benyamin alors qu’il s’agit d’un prophète (Benjamin, l’un des 12 fils de Jacob), mais aussi du Premier ministre israélien…

Enfin, certains interdits sont proprement incompréhensibles, car il s’agit de prénoms faisant partie intégrante de l’islam et même du Coran : Malaak (ange), Jibril (Gabriel), Basmala (au nom de Dieu), Tabarak (béni).

Et le gouvernement saoudien ne paraît pas conscient du problème qui va se poser aux enfants de ceux qui portent un prénom aujourd’hui interdit. Car dans ce pays on appelle les gens par leur prénom suivi de « fils de », avec le prénom du père…

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A propos des « pélagiens »

Je crois avoir trouvé une réponse à la question qui me poursuit depuis que François a traité de « pélagiens », à plusieurs reprises, tous ceux que l’on peut étiqueter « traditionalistes » au sens le plus large.

C’est dans un livre de… Joseph Ratzinger : Regarder le Christ, publié en 1992.

Dans le chapitre « Espérance et amour », page 96, le cardinal Ratzinger évoque « le pélagianisme des pieux » : « Ils ne veulent pas de “par-don” et, d’une façon générale, ils ne veulent recevoir aucun don de Dieu. Ils veulent être en règle, et obtenir non le pardon, mais le juste salaire. Ce n’est pas l’espérance qu’ils voudraient, mais la sécurité. Ils veulent se procurer un droit à la béatitude à force de rigorisme dans les exercices religieux, à force de prières et d’actions. Il leur manque l’humilité nécessaire à toute espèce d’amour, l’humilité de recevoir un cadeau qui dépasse leurs mérites et leurs actions. Nous trouvons là un refus de l’espérance au profit de la sécurité, qui repose sur l’incapacité à supporter la tension vers ce qui doit venir, et à s’abandonner à la bonté de Dieu. »

J’ai rencontré des gens qui en effet ressemblent à cela. Ils croient qu’ils « font » leur salut alors que le salut se reçoit. Mais il est extravagant de voir ainsi tous les « traditionalistes ». Et cela pour une raison très précise qui distingue les traditionalistes d’aujourd’hui des « pélagiens pieux » des deux ou trois siècles passés : c’est qu’ils s’intéressent de près à la liturgie (à cause de la révolution liturgique). Or la liturgie est au moins un correctif, et si l’on vit de la liturgie un remède radical, car la liturgie fait du fidèle un suppliant, un mendiant de la miséricorde, du pardon, de l’amour de Dieu. Voilà pourquoi même ceux qui ressemblent à des « pélagiens pieux » aujourd’hui ne le sont pas, ou ne le sont que par un reste de spiritualité déviée encore véhiculée par certains prêtres qui la croient traditionnelle.

D’autre part, il n’est pas indifférent que le cardinal Ratzinger n’évoque le « pélagianisme des pieux » qu’après avoir évoqué un autre pélagianisme, qu’il appelle (à la suite de Joseph Pieper, précise-t-il) « le pélagianisme bourgeois ». (Ce sont les deux variantes de la « présomption ».)

Le pélagien bourgeois est celui qui se dit que Dieu « ne peut pas être aussi terriblement exigeant que me le laisse entendre la foi de l’Eglise ». Ça ne vous rappelle rien ?

La miséricorde profanée, suite

François, hier :

« Si nous tous étions miséricordieux, si les peuples, les personnes, les familles, les quartiers avaient cette attitude de la miséricorde, nous aurions tellement plus de paix dans le monde, dans nos cœurs ! Parce que la miséricorde nous porte à la paix. Rappelez-vous donc toujours de cette phrase : ‘Qui suis-je pour juger ?’ ».

Si personne ne peut plus juger personne et si aucun comportement ne doit être considéré comme préjudiciable, ce n’est pas la paix que produit cette étrange miséricorde, mais l’anarchie.

Mais on sait que le leitmotiv « Qui suis-je pour juger ? » avait d’abord pour but de neutraliser l’enseignement de l’Eglise concernant l’homosexualité, avec vocation de s’étendre indéfiniment, en commençant par la grande affaire du moment : donner la communion aux divorcés remariés.

C’est pourquoi le cardinal Kasper déclare de son côté (à ce sujet) :

« L’Eglise ne doit jamais juger comme si elle avait une guillotine à la main, mais plutôt toujours laisser une porte ouverte à la miséricorde, une sortie qui permette à quiconque un nouveau départ. »

Et pour être plus précis, le cardinal Reinhard Marx, qui vient d’être élu président de la Conférence des évêques allemands, s’empresse de reprendre la « solution » du cardinal Kasper, en disant qu’il est favorable à l’accès à la communion pour les divorcés remariés « à condition qu’ils observent un chemin de pénitence ». Après un temps de pénitence, on peut bénir l’adultère…

Le cardinal Reinhard Marx est l’un des principaux hiérarques de l’Eglise de François : il fait partie du « G8 » du pape, et il est le coordinateur (le chef) du tout nouveau Conseil pour l'économie du Vatican.

Quant à la miséricorde comme coup de poignard, on en a eu un exemple samedi, quand le pape a reçu les responsables de l’ordre franciscain et leur a lancé : « Apportez la miséricorde à tous ! » Les Franciscains de l’Immaculée ont certainement apprécié. (Mais oui, il y en a que l’on peut juger et méchamment condamner…)

Mardi de la deuxième semaine de carême

« Ne vous faites pas appeler Rabbi, car vous n'avez qu'un seul Maître, et vous êtes tous frères. Et ne donnez à personne sur la terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père qui est dans les Cieux. Et qu'on ne vous appelle pas maîtres, car vous n'avez qu'un seul Maître, le Christ. »

A prendre ce propos au pied de la lettre, il serait illégitime d’appeler un prêtre  « père », ou d’évoquer les « maîtres » que l’on a eus.

Mais nul ne peut prétendre que l’enseignement de saint Paul, qui fait partie de la Sainte Ecriture comme les Evangiles, puisse entrer en contradiction avec les paroles du Christ : son enseignement vient du Christ lui-même.

Son « enseignement » ? Impossible de parler autrement. Donc saint Paul est maître de doctrine. Mais il n’est maître que par et dans le Christ.

Saint Paul revendique explicitement le titre de père : « Même si vous aviez dix mille pédagogues dans le Christ, vous n’avez cependant pas plusieurs pères, puisque c’est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l’Evangile. » Et il ajoute : « Je vous en conjure donc, soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ. »

Chaque propos se termine par « le Christ ». Paul est maître dans le Christ, il est père dans le Christ. C’est exactement le mouvement du propos du Seigneur lui-même dans l’Evangile, qui se termine d’une façon d’autant plus notable par « le Christ » que c’est l’une des trois seules fois dans les quatre Evangiles que Jésus prononce ce mot.

C’est pourquoi il est parfaitement légitime d’appeler père un prêtre, qui est père seulement dans et par le Christ. Il en va du prêtre et du maître comme des icônes. Par delà l’image, la vénération va à la sainte ou divine réalité représentée.

Analogiquement, cela s’applique aussi au père de famille, qui n’est père que par la fécondité donnée par le Père. Mais il est manifeste que Jésus ne pense pas ici au père de famille. Il fait plutôt allusion à l’invocation incessante des pharisiens à leur « père Abraham ». Et Jésus veut leur faire comprendre que cette invocation n’est pas en elle-même source de salut, surtout quand on fait le contraire de ce qu’enseigne le Dieu d’Abraham, le Père éternel.

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17 mars 2014

La Vierge lumineuse de Sart-Jalhay

Voici le témoignage de Jean-Pierre Snyers, enfoui dans un vieux coin de commentaires de mon blog, et qui mérite d’être mis au grand jour…

A quoi attribuer l'illumination le soir venu de la désormais célèbre statue de la Vierge à Sart-Jalhay ? Pour expliquer rationnellement ce mystère, on aura tout entendu : radioactivité, ondes, panneaux photovoltaïques... Bref, il ne manque plus que l'influence de la lune, le passage des grues et le sifflement du TGV pour satisfaire les esprits les plus opposés au surnaturel.

Figurez-vous que je suis allé deux fois « voir sur place ». La première : en pleine journée. J'ai pu regarder tant et plus et prendre en mains cette statue de plâtre qui fait couler tellement d'encre. Une trentaine de centimètre, brunâtre, un peu abîmée par le temps. Rien de très spécial. La deuxième : le 16 mars, le soir. Environ 1500 personnes. Deux heures de file d'attente. Avec une trentaine d'autres visiteurs, me voici enfin à nouveau face à cette représentation de la Vierge (telle que je l'avais vue). Puis voici que quelqu'un éteint. Tout est plongé dans l'obscurité totale... sauf que deux secondes plus tard, la statue est, de la tête aux pieds, remplie d'une lumière blanche, extraordinaire. Comme tant d'autres, je vous avoue que je suis bouleversé. Une personne la retourne pour nous faire constater que le dos n'est pas éclairé, et la remet ensuite face à nous, toute illuminée. Quelqu'un rallume. Tout redevient normal. A deux reprises, nous avons assisté à ce test.

Qu'en conclure ? Une chose est sûre : à voir nos visages et nos gestes de piété après avoir vu, une telle expérience n'est pas près d'être oubliée. Alors quoi ? Surnaturel ? L'avenir nous dira peut-être si ce phénomène qui a débuté le 17 janvier (date anniversaire de l'apparition de la Vierge à Pontmain - France), est d'ordre divin ou non. Autre question : pourquoi les caméras et les appareils photos ne parviennent-ils pas à capter l'image de cette statue lorsqu'elle est illuminée ? Serait-ce parce que cette lumière n'est pas de ce monde ? En attendant, souvenons-nous de ces mots du philosophe Jean Guitton : « Le surprenant, c'est la négation préalable des esprits qui se disent scientifiques . » Jean-Pierre Snyers (Adresse blog : jpsnyers.blogspot.com)

Cristeros

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Le film Katyn, chef-d’œuvre d’Andrzej Wajda, n’était sorti en France que dans une douzaine de salles, de façon presque clandestine.

Le film Une vie pour une vie, de Krzysztof Zanussi, autre grand cinéaste polonais, n’est jamais sorti en France : c’est un film catholique sur saint Maximilien Kolbe.

Le film For Greater Glory : The True Story of Cristiada, est sorti en 2011. Aucun distributeur n’en a voulu en France. Pourtant il aligne trois super-vedettes : Andy Garcia, Eva Longoria, Peter O’Toole. Et il est réalisé par l’auteur des effets spéciaux de Titanic et du Seigneur des anneaux (deux oscars), Dean Wright. Mais voilà… il raconte l’histoire des Cristeros. Et l’histoire des Cristeros n’est pas correcte, elle n’est pas du tout dans le sens de l’histoire, et elle déroge terriblement au dogme de la laïcité.

Finalement, une toute petite société de production de vidéos catholiques, de « vidéos pour la mission », Saje Prod, a décidé de distribuer le film, dont le titre en français est Cristeros, avec en sous-titre « Un combat pour la liberté ».

Il sortira le 14 mai.

Bien évidemment, Saje Prod n’a pas les moyens d’imposer le film dans les salles. Il est donc fait appel à tous pour aider à la diffusion. Comment ? D’abord en allant visiter le site dédié au film. Et en cliquant sur « Je veux voir le film près de chez moi », pour montrer, en s’inscrivant, que de nombreuses personnes veulent voir ce film.

Et bien sûr en en parlant autour de vous. En faisant circuler l’information.

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Pour devenir européen, il suffit de passer par Sofia

On a beaucoup parlé du projet de Malte de vendre ses passeports 650.000€ pièce à qui le souhaitait. Finalement, devant les remontrances de Bruxelles, Malte a abandonné. Mais, dans la discrétion, cela se fait et se développe, en Bulgarie (parce que depuis le 1er janvier 2014 tout citoyen bulgare peut circuler et s’installer partout où il veut dans l’UE). Et pour beaucoup moins cher que dans le projet maltais. N’importe quel mafieux international, oligarque ou trafiquant de drogue ministre afghan ou titulaire d’un paquet de pétrodollars peut s’acheter la citoyenneté européenne pour beaucoup moins cher, sans même devoir justifier d’une quelconque présence sur le territoire bulgare, sinon entre deux avions pour y signer quelques papiers.

Avertis de l’absence de contrôles sérieux sur la délivrance des passeports bulgares, des journalistes du Telegraph ont enquêté, en se faisant passer pour les émissaires d’un homme d’affaires indien désireux d’obtenir la citoyenneté européenne. Ils ont ainsi demandé les conseils de deux entreprises. La plus importante est semble-t-il Arton Capital, qui a des bureaux à Sofia, Dubaï et Londres…

Arton Capital propose trois formules. Pour la première, le demandeur doit déposer 500.000 € dans une banque bulgare. Et la facture d’Arton sera de 60.000 €. Au bout de six mois, le demandeur reçoit un certificat de « résidence permanente » (à l’adresse à Sofia – virtuelle mais authentifiée par les autorités de l’immigration… – qu’Arton lui a fournie). Et au bout de cinq ans le demandeur devient citoyen bulgare, donc européen, et récupère ses 500.000 €.

Dans la deuxième formule, le demandeur emprunte 500.000 € à une banque bulgare, et paie 150.000 € d’intérêts d’avance (plus les 60.000 €). La citoyenneté bulgare est obtenue également en cinq ans. C’est la formule retenue par 85% des demandeurs.

Mais Arton a lancé à la fin de l’année dernière une nouvelle formule, plus simple, qui permet d’obtenir la citoyenneté bulgare en deux ans seulement pour la modique somme de 280.000 € tout compris.

L’autre cabinet est Tsvetkova Bebov & Partners. Là, les faux émissaires de l’Indien ont mis en avant un problème : l’homme d’affaires a déjà demandé la citoyenneté britannique, mais elle lui a été refusée à cause de ses condamnations pénales. On leur a répondu que ce n’était pas parce qu’il avait été refusé au Royaume Uni qu’il le serait automatiquement en Bulgarie… Car « l'une des conditions pour obtenir la citoyenneté bulgare est que l'individu n'ait pas été reconnu coupable d'un crime délibéré, sauf si l’individu a été réhabilité », ce qui selon la loi bulgare veut dire que cette personne « n’a pas été reconnue coupable d’un autre crime au bout d’un certain temps depuis sa condamnation »…

17:11 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

Le parti du peuple danois fait jeu égal avec les autres

Deux sondages sur les intentions de vote, au Danemark, pour les élections européennes, montrent une percée significative du parti du peuple danois, parti « d’extrême droite », anti-UE, anti-immigration, etc.

Selon un sondage Gallup, il serait carrément en tête, avec 15% des voix, devant les deux partis institutionnels (libéraux et sociaux-démocrates) qui seraient à 13-14%.

Selon un sondage Epinion qui, contrairement au précédent, retire les 31% de citoyens qui se tâtent, les libéraux seraient à 25%, devant les sociaux-démocrates (au pouvoir) et le parti du peuple danois à égalité à 22%...

16:27 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

Le vote de Crimée et les dictateurs occidentaux

Le résultat du référendum en Crimée était connu d’avance, mais la vague russophile a dépassé tout ce qu’on pouvait imaginer : 96,77% de voix pour le rattachement à la Russie, avec un taux de participation de 83%.

Au détour des reportages, on comprend que si les Tatars (12% de la population) ont boudé le scrutin, la grande majorité des Ukrainiens de Crimée ont voté eux aussi pour le rattachement, espérant bénéficier de meilleures conditions de vie dans l’orbite russe que dans le cloaque ukrainien.

Ce matin, le Parlement de Crimée a voté le rattachement de la République à la Fédération de Russie, par 85 voix sur 85.

François Hollande avait qualifié le référendum de « pseudo consultation », parce qu’il n’est pas conforme « au droit interne ukrainien et au droit international », et affirmait qu’il ne reconnaîtrait pas le résultat.

François Hollande faisait partie de la nomenklatura qui, en France, n’a pas reconnu le résultat du référendum sur la Constitution européenne. Il y a donc une continuité. Et l’on se souvient du cri unanime des eurocrates après le référendum suisse limitant l’immigration : « Heureusement qu’il ne peut pas y avoir de tels référendums chez nous ! »

Donc il en est de même pour le référendum de Crimée. Les dictateurs ne veulent pas que le peuple s’exprime. Et quand il est unanime c’est une raison de plus de le mépriser. Même si le référendum ne fait qu’exprimer une évidence.

On pourra lire chez Jacques Sapir pourquoi « qualifier le référendum d’illégal du point de vue de la loi ukrainienne est une profonde sottise et montre de la part des dirigeants qui utilisent cet argument une incompréhension totale des principes du Droit ».

D’autre part, on constatera que Laurent Fabius a failli mourir. Si le ridicule tuait, il serait mort, en effet. Ce référendum, a-t-il dit, « est d'autant plus illégitime qu'il s'est déroulé sous la menace des forces d'occupation russes ». Alors que toutes les images (des chaînes occidentales anti-russes) prouvent le contraire. Laurent Fabius devrait peut-être arrêter de lire Le Monde, qui ne craignait pas de commencer ainsi un article : « Le référendum du 16 mars, accompli sous la menace des baïonnettes russes et cosaques qui tiennent le territoire en joue »…

Simplement parce que des Russes disent qu'ils sont russes...

Prier pour Asia Bibi

C’est aujourd’hui qu'a commencé le procès en appel d’Asia Bibi. En son absence, pour raison de sécurité…

Ses défenseurs sont une équipe d’avocats chrétiens et musulmans coordonnée par le chrétien Naeem Shakir, honoré en 2012 par le gouvernement pakistanais du prix du Défenseur des droits de l’homme. Naeem Shakir dit à l’agence Fides être « confiant quant au déroulement du procès et la libération » de sa cliente, attendu que « son innocence ne peut être remise en cause ».

Selon les prévisions, la Haute Cour de Lahore (nom de la cour d’appel, en réalité) aura besoin de trois à quatre audiences avant de se prononcer et la décision pourrait être rendue… d’ici six mois.

Le mari d’Asia Bibi dit à Fides : « Elle a souffert de fièvre mais maintenant, elle se trouve en de bonnes conditions générales. Elle prie et espère, demandant à tous de prier pour elle. Asia souffre en prison en tant qu’innocente depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, elle prie en vue de son acquittement. »

Les communautés chrétiennes de Lahore invitent également à la prière « afin que les juges aient la force et la sagesse de prendre la juste décision et qu’ils soient libres de préjugés et honnêtes ».

 

Addendum

L'audience a été renvoyée en raison de l'absence de l'un des deux magistrats...

Au Laos

Le 2 décembre 2013 a été pris l’ordre d’expulsion des huit familles chrétiennes du village de Natahall, dans le sud du Laos (pays toujours sous la botte communiste). Mais les familles sont restées, arguant de leur droit constitutionnel à la liberté religieuse… Le 11 mars, le chef du village, accompagné par des policiers, a convoqué les huit familles, leur demandant une nouvelle fois d’abandonner leur religion « étrangère, celle des Américains », et de revenir à la religion animiste (au Laos, les autorités communistes officiellement athées demandent toujours aux chrétiens de revenir à l’animisme…). Il a préparé les documents pour leur expulsion, et a publiquement déclaré que les chrétiens seront considérés comme « responsables de toute mort ou événement négatif intervenant parmi les habitants de Natahall ». Car selon les anciens du village, professer une foi différente du culte animiste indigène viole les anciennes coutumes et peut avoir des effets néfastes. L’ONG Human Rights Watch for Lao Religious Freedom (HRWLRF) demande au gouvernement laotien de faire respecter la liberté religieuse comme cela est prévu par la Constitution et par la Convention internationale de l’ONU sur les droits civils et politiques, ratifiée par le Laos en 2009…

Au Nigeria

Quand ce n’est pas Boko Haram, ce sont les Fulanis…

Des bergers de l’ethnie Fulani ont attaqué vendredi trois villages dans l’Etat de Kaduna, au centre du Nigeria. Bilan : plus de cent morts.

Les bergers nomades Fulanis sont musulmans. Les cultivateurs villageois sont chrétiens.

L’évêché de Shanghai…

Mgr Joseph Fan Zhongliang est mort hier à l’âge de 97 ans. Il était gravement malade depuis dix ans. Auparavant il avait passé 30 ans (entre 1955 et 1985) dans des camps de travail.

Consacré évêque coadjuteur clandestin de Shanghai en 1985, il était nommé évêque (clandestin) de Shanghai en 2000 par Jean-Paul II, tandis que le pouvoir nommait un évêque officiel, Mgr Aloysius Jin Luxian. Les deux évêques (tous deux jésuites), se sont réconciliés ces dernières années. Mgr Jin est mort l’année dernière. Le pouvoir n’a pas reconnu Mgr Fan pour autant.

En juillet 2012 a été consacré évêque auxiliaire de Shanghai Mgr Thaddeus Ma Daqin. Nommé par le gouvernement, avec l’accord du Saint-Siège. Mais le jour même de son ordination épiscopale, il annonçait qu’il quittait l’Association patriotique (l’Eglise officielle). Et depuis lors il est interné au séminaire de Seshan.

15:30 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0)

Pour avoir la messe de saint Pie V à Monza

Le journaliste Mario Palmaro est mort le 9 mars à l’âge de 45 ans, laissant une femme et quatre jeunes enfants. Il se savait incurable et avait préparé sa mort. Il voulait une messe de funérailles selon la « forme extraordinaire », et il était allé voir l’archiprêtre de la cathédrale de sa ville, Monza (archidiocèse de Milan). « Pas question », lui avait répondu celui-ci, avec la bienveillance habituelle des clercs dans ces cas-là. Mais Mario Palmaro avait demandé au maire l’autorisation que soit célébrée une messe, par un prêtre de ses amis, dans le square attenant à la cathédrale. Plus sensible au scandale qui se profilait qu’à l’accompagnement spirituel d’une famille catholique en deuil, l’archiprêtre a permis que la messe ait lieu dans la cathédrale. Où plus d’un millier de fidèles ont prié pour le repos de l’âme de Mario Palmaro.

(Cf. l'hommage de Mgr Luigi Negri, archevêque de Ferrare.)

15:15 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

Surprise en Angleterre

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Le P. Robert Byrne va devenir évêque auxiliaire de Birmingham.

Le P Byrne était « Summorum Pontificum » avant même le motu proprio : il est un membre de l’Oratoire de Birmingham, qui avait été chargé par l’archevêque du lieu de créer un Oratoire à Oxford. En 1993 l’Oratoire d’Oxford devenait indépendant. On y célèbre une messe de saint Pie V tous les dimanches et fêtes depuis 2004. (Quant à la messe de Paul VI elle est célébrée en latin.)

Il n’est pas interdit de voir dans cette nomination un fruit de la visite de Benoît XVI, quand il était venu à Birmingham célébrer la béatification du cardinal Newman, le fondateur de l’Oratoire, en septembre 2010.

Un scoop de Benoît XVI

Un livre vient de paraître en Italie sur Jean-Paul II, avec divers témoignages dont un de Benoît XVI. Le pape émérite évoque divers aspects, et revient sur le document Dominus Jesus de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Ce texte avait provoqué une énorme polémique au-dedans et au-dehors de l’Eglise (et le cardinal Kasper n’avait pas été le dernier à se répandre…). Pour minimiser la portée du document, certains tentaient de faire valoir qu’il n’avait pas été vraiment validé par Jean-Paul II. C’est oublier que Jean-Paul II l’avait ouvertement revendiqué lors d’un Angélus, et Benoît XVI révèle aujourd’hui que le pape lui avait demandé de rédiger le texte même de cet angélus.

Voici ce que dit Benoît XVI, dans la traduction de Sandro Magister :

Parmi les documents qui concernent différents aspects de l'œcuménisme, celui qui a suscité les plus fortes réactions a été la déclaration "Dominus Jesus", publiée en 2000, qui résume les éléments non négociables de la foi catholique. […]

Face au tourbillon qui s’était développé autour de "Dominus Jesus", Jean-Paul II m’annonça qu’il avait l’intention de défendre ce document de manière tout à fait claire lors de l’Angélus.

Il m’invita à rédiger pour l'Angélus un texte qui soit, pour ainsi dire, étanche et qui ne permette aucune interprétation différente. Il fallait montrer de manière tout à fait indiscutable qu’il approuvait inconditionnellement le document.

Je préparai donc un bref discours. Toutefois je n’avais pas l’intention d’être trop brusque ; je cherchai donc à m’exprimer avec clarté mais sans dureté. Après l’avoir lu, le pape me demanda encore une fois : "Est-ce que c’est vraiment assez clair ?". Je lui répondis que oui.

Ceux qui connaissent les théologiens ne seront pas étonnés d’apprendre que, malgré cela, il y a eu par la suite des gens qui ont soutenu que le pape avait pris prudemment ses distances par rapport à ce texte.

C’était l’angélus du 1er octobre 2000. Le texte du cardinal Ratzinger que Jean-Paul II faisait sien commençait ainsi :

Au sommet de l'Année jubilaire, avec la Déclaration Dominus Iesus - Jésus est le Seigneur - que j'ai approuvée de façon particulière, j'ai voulu inviter tous les chrétiens à renouveler leur adhésion à Lui dans la joie de la foi, en témoignant de façon unanime qu'il est, également aujourd'hui et demain, "le chemin, la vérité et la vie" (Jn 14, 6). Notre confession du Christ comme unique Fils, à travers lequel nous voyons nous-mêmes le visage du Père (cf. Jn 14, 8), n'est pas l'arrogance de celui qui méprise les autres religions, mais une reconnaissance joyeuse car le Christ s'est montré à nous sans que nous n'en ayons aucun mérite. Et, dans le même temps, Il nous a engagés à continuer à donner ce que nous avons reçu, et également à communiquer aux autres ce qui nous a été donné, car la Vérité donnée et l'Amour qui est Dieu appartiennent à tous les hommes.

Et il se terminait ainsi :

J'ai espoir que cette Déclaration qui me tient à cœur, après tant d'interprétations erronées, puisse finalement jouer son rôle de clarification et, dans le même temps, d'ouverture. Que Marie, à qui le Seigneur sur la Croix nous a confiés en tant que Mère à tous, nous aide à croître ensemble dans la foi en Christ, Rédempteur de tous les hommes, dans l'espérance du salut, offert par le Christ à tous, et dans l'amour, qui est le signe des fils de Dieu.

Lundi de la deuxième semaine de carême

Extraits du commentaire de saint Augustin (Traité 38 sur saint Jean) de l’évangile du jour (Jean 8 21-29).

« Je m’en vais ».

Pour le Christ Seigneur, la mort a été un départ pour là d’où il était venu et d’où il n’était pas sorti.

*

« Si vous ne croyez pas que Je Suis, vous mourrez dans vos péchés ».

Donc, si vous croyez que Je Suis, vous ne mourrez pas dans vos péchés. (…)

Seigneur notre Dieu, qu’avez-vous dit en prononçant ces paroles: « Si vous ne, croyez pas que je suis? » De toutes les choses que vous avez faites, en est-il une seule qui ne soit pas? Le ciel, la terre, tout ce que le ciel et la terre renferment, l’homme à qui vous adressez la parole, et les anges, qui sont vos messagers, ne sont-ils pas? Toutes les créatures sorties de vos mains sont donc; alors comment vous êtes-vous réservé l’être lui-même, l’être que vous n’avez communiqué à personne et que vous seul possédez ? « Je suis Celui qui suis » ; ces paroles signifient-elles que tous les autres êtres ne sont pas ? Et ces autres paroles : « Si vous ne croyez pas que Je Suis », ont-elles le même sens? Et ceux qui les entendaient n’étaient-ils pas non plus? Eussent-ils été des pécheurs, ils étaient du moins des hommes. Mais que fais-je? Qu’est-ce que l’être? Daigne le Sauveur le dire à mon cœur, me le dire intérieurement, m’en parler dans le secret de mon âme ! Que l’homme intérieur l’entende ! Puisse mon esprit comprendre ce que c’est qu’être réellement ! Etre, c’est ne subir jamais aucun changement. (….) Une chose quelconque, si excellente qu’elle soit, n’existe vraiment pas dès qu’elle est sujette au changement; l’être véritable ne se trouve pas là où se trouvent en même temps l’être et le non-être. Tout ce qui peut changer n’est plus, dès lors qu’il change; ce qu’il était auparavant; s’il n’est plus ce qu’il était, il a subi une sorte de mort; ce qui était en lui précédemment a été enlevé et n’y est plus. (…) Dans toutes nos actions et toutes nos agitations, en n’importe quel mouvement d’une créature, je trouve deux temps, le passé et le futur. Je cherche le présent, il n’est déjà plus ; ce que je dis est déjà loin de moi; ce que je dirai n’existe pas encore. Ce que j’ai fait n’est plus, ce que je ferai n’est pas encore : il ne reste plus vestige de ma vie passée ; ce qui me reste à vivre est encore dans le néant. Le prétérit et le futur se rencontrent dans tout changement des choses, mais ils ne se trouvent ni l’un ni l’autre dans l’immuable vérité; je n’y vois que le présent, et cela sans ombre de vicissitude; il n’en est pas ainsi des créatures. Examine attentivement les variations des choses; toujours tu remarqueras qu’elles ont été et qu’elles seront; que si tu reportes tes pensées vers Dieu, tu verras qu’il est, parce qu’on ne peut rencontrer en lui ni passé ni avenir. Pour que tu sois, il faut que tu t’élèves au-delà des limites du temps. (…)

*

« Qui es-tu, afin que nous croyions ? » Et lui : « Le Principe. »

Je suis le Principe. Voilà bien ce que c’est qu’être. Le Principe ne peut subir de vicissitude; il demeure en lui-même et renouvelle toutes choses ; c’est à lui qu’il a été dit : « Tu es éternellement le même, et tes années ne passeront pas. » (…)

Et il ajouta : « parce que je vous parle » (1), c’est-à-dire, parce je suis devenu humble à cause de vous et que je me suis abaissé pour vous dire ces paroles. En effet, si le Principe tel qu’il est était demeuré dans le sein du Père, de manière à ne jamais se revêtir de la forme d’esclave, à ne jamais devenir homme pour parler aux hommes, comment ceux-ci auraient-ils cru en lui? Des esprits nécessairement bornés eussent été incapables d’entendre sans le secours de la parole et de comprendre le Verbe. Croyez donc, leur dit-il, que je suis le Principe : parce que, pour que vous croyiez, il ne me suffit pas d’être, il faut aussi que je vous parle.

(1) La Vulgate sixto-clémentine dit : « Ego Principium, qui et loquor vobis », ce qui est aussi l’antienne du Benedictus : je suis le Principe, moi qui vous parle. Le texte qu’avait saint Augustin disait « quia et loquor vobis » : parce que je vous parle. C’est ce qu’on lit aussi dans un certain nombre de manuscrits de la Vulgate, et qui a été retenu par la Vulgate de Stuttgart.

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16 mars 2014

Deuxième dimanche de carême

L’Évangile de la Transfiguration nous enseigne le but du travail de Carême. Le Christ mystique jeûne pendant quarante jours dans ses membres et puise, dans ce jeûne, la force de combattre victorieusement le diable. Il s’avance aussi, précisément par ce jeûne, vers la transfiguration. Les membres suivent, en tout, le Chef. Mais les Évangiles ne veulent pas seulement nous donner une instruction, ce sont des actions dramatiques, des « mystères », qui symbolisent ce qui se réalise par la grâce au Saint-Sacrifice. Que se passe-t-il ? A la messe, le Christ se rend présent. Celui qui se rend présent, c’est le Christ glorifié qui « est assis à la droite du Père ». Il est vrai que nous ne le voyons qu’avec les yeux de la foi. A la messe, paraissent également Moïse et Élie ; la Loi et les Prophètes attestent que le sacrifice de la messe est l’accomplissement de ce qu’ils ont préfiguré et prédit. A la messe, nous n’entendons pas seulement Moïse et Élie parler de la mort du Seigneur, nous savons que celui-ci est présent. Quant à nous, nous nous tenons sur la montagne mystique, comme saint Pierre, et nous disons : Seigneur, il est bon d’être ici. Ce n’est pas assez de dire que nous sommes témoins de la Transfiguration, nous y prenons part par la communion. L’Eucharistie est, pour nous, le grand moyen d’arriver à la transfiguration de notre âme. Par l’Eucharistie, nous bâtissons cette tente, ou plutôt ce temple de l’éternité où nous serons réunis avec le Christ, Moïse et Élie, pour être heureux à jamais.

Dom Pius Parsch

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15 mars 2014

« Ils n’étaient pas communistes »

99_cristianismo.jpgUne interview de François a été diffusée par la radio FM 88.1 dans un bidonville de Buenos Aires hier jeudi, jour du premier anniversaire de son pontificat (cf. ici ou ).

Dans cette interview, il fait l’éloge des prêtres qui se sont dévoués auprès des plus pauvres, et particulièrement de ceux du « Mouvement des prêtres pour le tiers monde » : « Ils n’étaient pas communistes, mais de grands prêtres qui luttaient pour la vie : ils travaillaient pour apporter la parole de Dieu aux laissés-pour-compte. Ils étaient des prêtres qui écoutaient le peuple de Dieu et luttaient pour la justice. » Et d’insister que le Mouvement des prêtres pour le tiers monde (Sacerdotes para el III Mundo, Chrétiens révolutionnaires - cliquer sur la couverture de la revue ci-dessus) n’était pas influencé par l’idéologie marxiste de la théologie de la libération qui avait conduit Rome à la condamner.

Le héros et martyr (assassiné alors qu’il montait dans sa Renault 4…) du Mouvement était le prêtre jésuite Carlos Mugica, dont un bidonville de Buenos Aires a pris le nom.

Un site éphémère (août 2008 – janvier 2009) à sa gloire a publié un texte de Carlos Mugica, dont il suffit de citer quelques phrases pour comprendre de quoi il s’agit :

« En tant que Mouvement des prêtres pour le tiers monde, nous nous battons pour le socialisme en Argentine comme étant le seul système qui puisse donner des relations fraternelles entre les hommes. »

« Si aujourd’hui ceux qui se disent catholiques en Argentine avaient mis toutes leurs terres en commun, toutes leurs maisons en commun, il n’y aurait pas besoin de réforme agraire. »

« Au fond les divergences idéologique se résument en deux alternatives : l’une est l’alternative capitaliste, qui est basée fondamentalement sur le fait que quelques-uns sont propriétaires des moyens de production, c’est-à-dire les biens qui produisent les biens, à savoir les machines dont on tire le profit. (…) L’autre alternative est le socialisme, dans lequel la communauté a le contrôle et la propriété des moyens de production. Ils ne sont pas à un seul ou à quelques-uns, mais à tous. Le contrôle populaire des moyens de production conduit à ce que les biens ne sont pas à quelques-uns mais à tous. »

« Les hommes sont conditionnés, déterminés par les structures dans lesquelles ils vivent. »

« La libération doit être réalisée dans tous les secteurs où il y a oppression. Dans l’ordre juridique, politique, culturel, économique et social. »

« Le problème de la violence n’est pas un problème virginal : « Je n’aime pas la violence… » Il faut être dénaturé pour être favorable à la violence si l’option est violence-non-violence. Le problème est que je ne peux pas rester passivement silencieux devant la situation de terrible violence institutionnelle que je vis, parce que si je le fais, je suis un meurtrier de mon peuple qui meurt de faim. »

Ce qui est amusant est que si vous retirez du texte ces phrases clairement marxistes-léninistes, vous obtenez un discours standard de François…

(Les référence aux Prêtres pour le tiers monde et à Carlos Mugica viennent de messages du Forum catholique.)

La diversité à Villefranche-sur-Saône

Voici la liste « Union démocratique de la Diversité », l’une des cinq listes qui se présentent aux municipales de Villefranche-sur-Saône, capitale du Beaujolais :

1 M. OZ Yusuf

2 Mme FARAH Jamilla

3 M. LAZREG Benheni

4 Mme GÜVERÇIN Gülay

5 M. HECHAICHI Nasser

6 Mme CALIS Imran

7 M. DEMIRCI Emre

8 Mme BAS Hayriye

9 M. MEYSONNET Frédéric

10 Mme BOUDOUH Louisa

11 M. YAPICI Selcuk

12 Mme BAKAR Sumeyra

13 M. SOUILAH Nordine

14 Mme ALBAYRAK Nazmiye

15 M. OMEZZINE Mouez

16 Mme HECHAICHI Zeyneb

17 M. BOYUKKORBUZ Adilenes

18 Mme OZ Ayse

19 M. ACHOURI Abdellah

20 Mme CHOUDAR Khedidja

21 M. GULEL Mehmet

22 Mme REZGUI EP OMEZZINE Maissa

23 M. OZ Mehmet

24 Mme JABER Najette

25 M. DASSI Fathi

26 Mme PINAR Sema

27 M. OYMAK Ibrahim

28 Mme KARABULUT Seyma

29 M. AKCA Bilal

30 Mme OZ Nazli

31 M. KARACA Ahmet

32 Mme GUNERHAN Hulya

33 M. DEMIRCI Ibrahim

34 Mme YAPICI Hacer

35 M. ERDOGAN Abdoulah

36 Mme CHERIFI Khedidja

37 M. ARDICLIK Mukahil

38 Mme YILMAZ Betul Sultan

39 M. ARDICLIK Ali-Osman

A première vue, on se demande où est la diversité dans cette liste de candidats turcs, et même s’il ne s’agit pas d’un canular, ou d’une liste pour des élections en Turquie.

Mais il s’agit bien de la liste n° 4 des élections municipales à Villefranche-sur-Saône.

Et la diversité y est, si l’on cherche bien : il y a manifestement 1 Français de souche sur les 37 candidats. Et il doit bien y avoir aussi deux ou trois Maghrébins, car il y a quelques noms spécifiquement arabes (mais il y a aussi des Arabes en Turquie…).

Au fait, tous ces gens-là sont français. Et ils nous expliquent ce qu’est pour eux la diversité…

(Ils sont français mais ont une connaissance encore un peu sommaire de notre langue, comme en témoigne l’objet déclaré de l’association : « Concourir a l'expression du suffrage universel et au débat politique, dans la plus pure tradition de république française ; udd promeut des valeurs républicaines, et justice sociale ; udd travaille pour des projets qui respecte la diversité, la démocratie, égalité et le développement durable, compte tenu de cet objet, udd constitue un groupement politique au sens des articles l52-8 et l522 du code électorale ; udd se conforme à la législation en vigueur concernant le financement de la vie politique. »)

(Via FDesouche)

L’islam de nos amis du Qatar : une fille est une femme à 9 ans

Je découvre, grâce à l’Observatoire de l’islamisation, que le Qatar a un site internet en français uniquement consacré à des fatwas qui répondent à des questions posées par des francophones. On ne peut qu’être touché par tant de sollicitude. Il est vrai que le Qatar est un ami si intime de la France et si présent chez nous qu’il est logique qu’il nous soit aussi un conseil avisé en matière d’islam.

Le site, qui s’intitule en toute simplicité Islamweb, dépend très officiellement du ministère des Affaires islamiques du Qatar.

L’une de ces fatwas est une réponse à une question sur l’éventuelle pédophilie de Mahomet qui se maria avec Aïcha à 6 ans et eut des rapports sexuels avec elle dès qu’elle eut 9 ans.

Voici la réponse du Centre de la fatwa. Elle vaut la peine d’être lue intégralement si l’on veut connaître vraiment un des aspects d’islam modéré. Je conseille aussi, parmi d’autres, la fatwa qui répond de façon indignée à ceux qui prétendent qu’en fait Aïcha avait 16 et 19 ans…

*

Les propos selon lesquels le Prophète a commis un acte de pédophilie ne sont que les mensonges des ennemis de l’Islam. Vue leur incapacité à éteindre la lumière de cette religion qui se répand partout, ils essaient de s’accrocher à ce genre de présomptions futiles pour lui porter atteinte ainsi qu’à son Prophète. Mais ils ne font que montrer, une fois de plus, leurs faiblesses et leurs manques de raison.

Dans ce mariage il n’y a aucune agression pédophile, comme ils le prétendent. En effet le Prophète a fait l’acte de mariage avec notre mère Aicha, qu’Allah soit satisfait d’elle, alors qu’elle avait six ans sans avoir de rapport avec elle. Ce n’était qu’un acte de mariage tout court. Ce type de mariage était très connu chez les arabes, d’ailleurs l'imam Tabari et l'imam Ibn Khathir ont tous deux mentionné qu’Aicha a été demandée en mariage avant son mariage avec le Prophète par un certain Ibn Mout’îm Ibn Adiy.

Le Prophète n’a eu de rapports sexuels avec elle que lorsqu’elle a été capable de les supporter : après avoir atteint l’âge de 9 ans.

Généralement à cet âge les filles peuvent avoir des rapports sexuels. Cette aptitude varie selon les personnes et les milieux. Aicha, qu’Allah soit satisfait d'elle, disait : « Quand une fille atteint l’âge de 9 ans elle devient femme (capable de supporter ce que les femmes supportent) » rapporté par Tirmidhi.

Nous signalons que notre mère Aicha, qu’Allah soit satisfait d’elle, a grandi rapidement, de ce fait lorsque le Prophète a eu des rapports avec elle, elle était déjà une femme malgré son jeune âge.

Certains des Oulémas tels que Malek, Chafiï et Abou Hanifa ont indiqué que la femme ne doit avoir de rapports sexuels que lorsqu’elle est capable de les supporter, ceci dépend du milieu où vie la femme et non de son âge.

Où est l’agression sur une enfant dans cela ? Le mariage de la femme jeune est la manière la plus parfaite pour conserver sa chasteté et sa pureté. C’est aussi le meilleur moyen de préserver les communautés des désirs immoraux et de la débauche.

Celui qui jette un coup d’œil sur les communautés occidentales saura que ce sont dans ces sociétés qu’ont lieu les vraies agressions sur les enfants appartenant aux deux sexes: L’enseignement de l’éducation sexuelle aux enfants en bas âges, les moyens de communication qui propagent la débauche et le libertinage. Ceci engendre une génération de libertinage qui ne s’intéresse qu’à ses désirs charnels d’où la propagation de maladies mortelles telles que le Sida. Voici la réalité des ces communautés.

Alors qui a commis l'agression ?

Et Allah sait mieux.

16:17 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (6)