30 septembre 2014

Le gouvernement soutient la Manif pour tous

A quelques jours de la Manif pour tous, le gouvernement dévoile un plan de lutte contre la famille, dont les bombes principales sont la division par trois de la prime de naissance à partir du deuxième enfant et la réduction du congé parental pour la mère. Pour un total de 700 millions d’euros.

On notera la parfaite unanimité des commentaires de la presse, toutes tendances politiques confondues, pour dénoncer l’absurdité et la nocivité de ces mesures.

On notera aussi la justification de Marisol Touraine : « Une politique familiale, ce ne sont pas seulement des allocations, c'est aussi permettre aux femmes d'être maman et de travailler. » La politique familiale, c’est d’envoyer les femmes au travail, surtout si elles doivent abandonner leur enfant à des structures qui les prendront en charge...

En réalité tout cela est dans une parfaite continuité de l’idéologie socialiste.

Un étonnant sondage coréen

L’ordre Jogye, qui est de loin la plus importante et la plus traditionnelle des 28 sectes bouddhistes officielles de Corée, a réalisé un sondage dont les résultats sont étonnants, si l’on se souvient qu’il y a à peine 11% de catholiques en Corée du Sud.

Il en résulte en effet que l’Eglise catholique est « la religion la plus fiable et la plus influente d’un point de vue social ». Elle est suivie du bouddhisme, du protestantisme, du « bouddhisme rond », et de l’islam.

De même, ce sont les catholiques qui ont « le plus d’influence sur la société », suivis des protestants, des bouddhistes, des adeptes du bouddhisme rond, et des musulmans.

Toutefois, à la question « quelle religion a le plus contribué au développement du pays », la réponse est : aucune (31,7%), le bouddhisme (30%), les protestants (20,1%), les catholiques (15,8%).

En ce qui concerne les conflits interreligieux, les premiers responsables sont les protestants (59,2%), suivis des bouddhistes (15,9%), les catholiques étant loin derrière : 7,9%.

(En Corée du Sud, la moitié de la population se dit sans religion, environ 22% bouddhistes, 17% protestants, 11% catholiques. Le bouddhisme rond (won) fondé au XXe siècle, remplace le Bouddha par un cercle.)

16:24 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0)

Un jugement immonde

L’Agrif poursuivait Plantu pour un dessin ignoble représentant Benoît XVI qui sodomisait un enfant, sous le titre : « Pédophilie : le pape prend position. »

Le tribunal correctionnel de Paris vient de relaxer Plantu et de condamner l’Agrif à lui verser 2.000 € pour ses frais de justice.

Les juges ne se contentent pas de balayer la plainte de l’Agrif, ils justifient longuement le dessin de Plantu, reprenant à leur compte les calomnies contre l’Eglise et contre Benoît XVI.

J’ai rarement vu un jugement aussi révoltant en France.

Le message des évêques du Soudan du Sud

Dans un message publié à l’issue d’une rencontre qui s’est tenue à Djouba du 23 au 25 septembre, les évêques du Soudan du Sud appellent une nouvelle fois à la fin des « combats » et des « meurtres », qui « doivent cesser immédiatement et sans condition ». Ils soulignent : « Des milliers de personnes ont été tuées et des centaines de milliers ont dû être évacuées. La population, déjà éprouvée par les précédents conflits, est de nouveau traumatisée par des atrocités que rarement nous avons vues auparavant. Les populations évacuées vivent dans des conditions effroyables, tant dans les campagnes que dans les camps de l’ONU sis dans les villes ou en tant que réfugiés dans les pays voisins. La famine menace sur une partie du pays. »

Ils constatent que les espoirs dérivant de l’indépendance – acquise en 2011 – sont compromis par la guerre civile qui a bloqué tout projet de développement. « On peut dire que la paix est synonyme de développement. Alors que sept Etats sur dix n’ont pas été directement touchés par la violence, leur population souffre encore et a besoin de la reprise des activités de développement. »

Et ils dénoncent le tribalisme :

« Les tueries ethniques à grande échelle ont créé un cycle de peur, de haine et de vengeance. Notre politique est de plus en plus ethnique, avec pour conséquence l’affirmation de la perception au sein des différentes communautés qu’une tribu est favorisée par rapport à l’autre, ou même que l’une ou l’autre “mérite” de diriger. Même à l’intérieur de nos églises s’affirment actuellement des éléments de tribalisme qui créent des soupçons et affaiblissent nos efforts de paix et de réconciliation ». « Le tribalisme est l’allié de la corruption et du népotisme. Les charges publiques sont perçues par beaucoup comme un synonyme d’accès au pouvoir et à la richesse. Les communautés ressentent souvent le besoin de placer leurs membres au pouvoir afin d’avoir accès aux ressources ».

En conséquence ils lancent un appel afin que tous contribuent à la paix et invitent les fidèles à la prière pour la réconciliation nationale.

16:05 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (7)

Pas d’accord

Le Vatican a offert 100.000 euros à la Fondation Auschwitz-Birkenau fondée en 2009 par le faux « professeur » Wladyslaw Bartoszewski pour financer un programme de « préservation » à long terme du site.

« Compte tenu de nos possibilités limitées, cette somme n'est pas très importante. Néanmoins, c'est l'expression d'un soutien entier au projet de la Fondation Auschwitz-Birkenau », dit en s’excusant le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Saint-Siège.

Mais l’Eglise n’a pas à soutenir cette fondation. Les carmélites avaient restauré gratuitement un bâtiment d’Auschwitz pour en faire un carmel où l’on priait pour toutes les victimes, tout près de la cellule de saint Maximilien Kolbe. Les lobbies juifs antichrétiens ont chassé les carmélites. S’ils ne veulent pas des chrétiens, je ne vois pas pourquoi les chrétiens devraient leur donner de l’argent. C’est déjà aberrant que le gouvernement français, celui de Sarkzoy-Fillon, ait donné 5 millions d’euros, pris dans notre poche, à cette « fondation » privée qui est censée « soutenir » le musée d’Etat d’Auschwitz.

16:04 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (6)

Saint Jérôme

Le « Prologue de Tobie », dans la Vulgate clémentine, également reproduit dans la récente Vulgate de Stuttgart, est une lettre de saint Jérôme expliquant pourquoi et comment il a traduit ce livre. La lettre est adressée à ses amis saint Chromace, évêque d’Aquilée, et saint Héliodore, évêque d’Altino.

« En vérité, je ne saurais comprendre votre empressement ; vous voulez absolument que je traduise en latin un livre écrit en chaldéen, je veux dire le livre de Tobie, que les Hébreux retranchent du nombre des livres canoniques pour le mettre au nombre des apocryphes. Je vous ai obéi, mais ce n'a pas été sans me faire violence ; car les Hébreux nous font un procès sur cela, et nous accusent de traduire en latin des livres qui ne sont point dans leur canon. Leurs plaintes ne m'ont pourtant pas empêché de poursuivre mon travail, persuadé qu'il était plus à propos d'obéir à des évêques que de craindre les murmures des pharisiens. Comme donc le chaldéen approche beaucoup de l'hébreu, je me suis servi d'un homme qui parlait parfaitement bien l'une et l'autre langue, et après avoir fait venir un copiste, je lui ai dicté en latin tout ce que celui-là m'exprimait en hébreu. J'ai consacré un jour tout entier à cet ouvrage.

« Je n'en veux point d'autre récompense que le secours de vos prières et le plaisir de savoir que vous êtes contents de mon travail. »

La première fois que j’ai lu ce texte (en latin) je me suis dit que j’avais dû mal comprendre. Mais saint Jérôme affirme réellement qu’il a traduit le livre de Tobie d’hébreu en latin en une seule journée. C’est un élément qu’il convient de garder en mémoire quand les exégètes qui méprisent la Vulgate prétendent que saint Jérôme n’avait pas une bonne connaissance de l’hébreu, voire même n’avait qu’une connaissance rudimentaire de cette langue…

On remarquera aussi que pour saint Jérôme il n’existait qu’un texte araméen de Tobie. Texte aujourd’hui perdu. Les traductions modernes de la Bible sont celles de textes grecs d’un texte sans doute hébreu lui aussi disparu, et qui sont différents. Or le texte de saint Jérôme, donc le texte de la Vulgate, est d’un plus grand intérêt pour le chrétien, comme je l’ai récemment signalé.

06:34 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (8)

29 septembre 2014

Un autre député rejoint l’Ukip

Le congrès du parti conservateur s’est ouvert dimanche à Birmingham. Le député Mark Reckless ne s’y trouvait pas. Car la veille il était au congrès de l’Ukip, pour annoncer qu’il quittait le parti de David Cameron pour rejoindre celui de Nigel Farage.

C’est le deuxième député conservateur eurosceptique à franchir le pas. Fin août, c’était Douglas Carswell. L’élection partielle dans sa circonscription de Clacton aura lieu le 9 octobre. Douglas Carswell sera vraisemblablement le premier député de l’Ukip aux Communes (car le parti, arrivé en première position aux européennes, n’a pas encore d’élu au Parlement britannique). Il y aura donc ensuite une partielle à Rochester and Strood, où Mark Reckless avait été facilement élu en 2010…

16:00 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

La Suisse dit non à la Sécu

Les Suisses ont de nouveau rejeté hier la création d’une caisse unique et publique d’assurance maladie, une marotte de la gauche suisse qui rêve depuis toujours du trou de notre sécu soviétoïde.

Le score est sans appel : 61,9% des votants ont refusé la sécu à la française. Le score approche même les 80% dans certains cantons alémaniques, tandis que, comme d’habitude quand il faut imiter nos plus mauvais côtés, la Suisse romande votait pour – à l’exception toutefois de Fribourg et, de justesse, du Valais.

(Il y a aujourd’hui en Suisse une soixantaine de caisses d’assurance maladie privées – évidemment bénéficiaires -, qui se disputent les adhérents obligés de souscrire une assurance de base.)

15:46 Publié dans Social | Lien permanent | Commentaires (4)

« Nantes en Bretagne »

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La mobilisation ne faiblit pas, bien au contraire : ce fut une grande manifestation pour une Bretagne réunie, non amputée de la Loire Atlantique, qui a eu lieu samedi à Nantes. La troisième manifestation de l’année. Avec des écrivains, des artistes, des chefs d'entreprise, des élus… Mais comme pour la Manif pour tous, le peuple breton se heurte à un gouvernement autiste qui impose son idéologie malgré une impopularité historique.

La bonne nouvelle des sénatoriales

Jean-Pierre Michel a perdu son siège de sénateur. « Figure emblématique du Pacs et du Mariage pour tous », comme disent les gazettes, il n’a obtenu que 33,8% des voix.

Lorsque, rapporteur du projet de loi sur le « mariage » homosexuel, il avait auditionné le philosophe Thibaud Collin, il lui avait dit :

« Pour moi, ce qui est juste, c’est ce que dit la loi. Et la loi, elle se réfère à un rapport de forces à un moment donné, et point final. »

La très européenne gay pride de Belgrade

Quelques centaines d’homosexuels et autres militants du lobby ont défilé hier à Belgrade, sous la protection de milliers de gendarmes et de policiers anti-émeute, appuyés par des blindés et des hélicoptères.

 Le ministre de la Cul(ture), le maire de Belgrade, et le… négociateur en chef pour l'adhésion à l'UE faisaient partie du cortège, avec le… chef de la délégation de l'UE à Belgrade, Michael Davenport.

Le Premier ministre Aleksandar Vucic avait toutefois déclaré qu’il avait « mieux à faire »…

« C’est une étape importante dans l’histoire moderne de la Serbie démocratique », a déclaré Stefan Fule, le commissaire européen à l’Elargissement, qui a ajouté que ce défilé marquait « une amélioration substantielle de l’exercice effectif des droits LGBTI ».

Roubaix perd Saint-Michel…

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Samedi, le curé de la paroisse de la Trinité de Roubaix a confirmé aux paroissiens que l’église Saint-Michel allait être fermée.

Ce (bel) édifice de style romano-byzantin a été édifié en 1928 et appartient donc à l’Eglise, qui n’a plus les moyens de l’entretenir.

Déjà l’église Notre-Dame était devenue le salon de réception d’un traiteur…

A Roubaix comme ailleurs, les catholiques disparaissent. A Roubaix plus qu’ailleurs, ils sont remplacés par des musulmans. Roubaix est la première ville de France à majorité musulmane. On y voit désormais trois mosquées.

Alexis Tsipras chez le pape

La visite est passée inaperçue, sauf de L’Humanité : « Rencontre historique entre Tsipras et le pape »… et de Benoît et moi.

Historique, parce que c’est la première fois qu’un chef d’un parti d’extrême gauche (Syriza) est reçu par un pape. Tsipras est non seulement le chef de la « coalition de la gauche radicale » en Grèce, mais il était le porte-drapeau européen des candidats de la « gauche de transformation » aux dernières élections européennes. Il a fait scandale en Grèce quand il s’est proclamé athée.

Extraits de l’article de L’Humanité :

« Le pape est une personnalité écoutée par toute l’opinion publique européenne. Quand un représentant de notre pays le rencontre, c’est comme si toute l’Europe était prête à nous entendre », soutient Panos Skourletis, le porte-parole de Syriza. « C’est une reconnaissance internationale », renchérit Dimosthenis Papadatos-Agnastopoulos, membre du parti et chercheur en sociologie politique, pour qui, « en acceptant cet entretien, le pape est conscient qu’Alexis Tsipras est le leader du premier parti de Grèce et qu’il représente la voix du changement en Europe ». «Les positions du pape François sur les questions environnementales, migratoires ou sociales en font un pape différent de ses prédécesseurs. La gauche radicale les partage pour beaucoup », explique Aristides Baltas, membre du bureau politique de Syriza.

Et dans un journal autrichien, cette citation de Tsipras (qui fait le titre de l’article) :

« Le Pape n'est pas de gauche, mais il parle comme un homme de gauche. »

Dédicace de Saint-Michel

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Bienheureux cardinal Schuster

06:14 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (3)

28 septembre 2014

16e dimanche après la Pentecôte

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On constate que l’offertoire de ce dimanche commence et se termine par « Domine in auxilium meum respice ». On peut se demander pourquoi cette répétition, qui ne se trouve pas dans le psaume 39 d’où le texte est issu. Cet offertoire n’est pas le seul dans ce cas. La réponse est que les « antiennes d’offertoire » ne sont pas des antiennes, c’est-à-dire des introductions au chant d’un psaume, comme le sont historiquement l’introït ou la communion. Il s’agit en réalité de répons, donc, dans les livres depuis saint Pie V, de vestiges de répons : le répons dépouillé de ses versets. Mais parfois on a laissé la reprise, comme c’est le cas pour cet offertoire.

Le voici dans son entier.

. Domine in auxilium meum respice:
confundantur et revereantur,
qui quærunt animam meam, ut auferant eam.

*Domine in auxilium meum respice.

. 1 Expectans expectavi Dominum et respexit me:
et exaudivit deprecationem meam.

* Domine in auxilium meum respice.

. 2 Avertantur retrorsum et erubescant,
qui cogitant mihi mala.

* Domine in auxilium meum respice.

Seigneur, posez sur moi le regard pour me secourir :
qu’ils soient confondus et honteux,
ceux qui en veulent à ma vie pour me l’ôter.

* Seigneur, posez sur moi le regard pour me secourir.

J’ai attendu et attendu le Seigneur,
et il s’est penché sur moi :
et il a exaucé ma supplication.

* Seigneur, posez sur moi le regard pour me secourir.

Qu’ils soient renvoyés sur leurs pas, et qu’ils soient rouges de honte, ceux qui manigancent du mal contre moi.

* Seigneur, posez sur moi le regard pour me secourir.

Tel est l’ordre des versets dans le manuscrit ci-dessus reproduit (Graduel de Sainte-Cécile du Transtévère, daté de 1071, Cod. Bodmer 74, Cologny) comme il est dans d’autres manuscrits. Il existe aussi la configuration inverse (le verset 2 avant le verset 1), ce qui a été retenu dans l’Offertoriale triplex édité en 1985 par Solesmes.

06:16 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (4)

27 septembre 2014

Ciudad del Este : l’effarante désinformation

Cherchant des nouvelles du diocèse de Ciudad del Este, je découvre que pour la presse mondiale le pape a destitué un évêque qui couvrait un prêtre pédophile.

Même Zenit est au diapason (ou peut-être à l’origine) : « Paraguay : il couvre un prêtre accusé de pédophilie, l'évêque est limogé. Nouvelle mesure disciplinaire du pape François. »

Autrement dit c’est dans la ligne de l’ancien nonce arrêté mercredi au Vatican pour « pédophilie ».

Or :

Premièrement Mgr Livieres n’a rien couvert du tout, pour la bonne raison que ce qui est reproché au prêtre en question est une vieille histoire (réglée depuis longtemps) qui s’est déroulée aux Etats-Unis (l'accusation date de 2002 et le P. Urrutigoyti est au Paraguay depuis 2005).

Deuxièmement il ne s’agissait pas de « pédophilie » mais d’une affaire entre adultes.

Troisièmement ce n’est (donc) pas ce que le pape reproche à Mgr Livieres. L’évêque est destitué pour la seule et unique raison qu’il y a chez lui un « manque de communion» avec les autres évêques du Paraguay. C’est-à-dire, comme il l’explique dans sa lettre au cardinal Ouellet, qu’il n’est pas d’accord avec l’idéologie libérale-progressiste de la Conférence épiscopale qui laisse partir les fidèles dans les sectes et laisse crever l’Eglise sans rien faire d’autre que chanter les louanges du vivre ensemble…

 

*

Addendum

Confirmation par le P. Lombardi dans le New York Times, cité par Marco Tosati traduit par Benoît et moi:

«Le problème important était les relations au sein de l'épiscopat et dans l'église locale, qui étaient difficiles». Donc, «du problème du prêtre soupçonné des faits évoqués ci-dessus, on a discuté, mais ce n'était pas central».

*

On vient de m’envoyer, en commentaire de ma traduction de la lettre de Mgr Livieres, un témoignage d’un Argentin, que je livre ici tel quel, sachant que le transmetteur est fiable :

« Les anciennes dénonciations contre le recteur du séminaire n'ont été qu'une excuse pour déclencher la campagne de presse de la conférence épiscopale contre Mgr Livieres... mais son sort était scellé : Bergoglio haïssait cet évêque avant même de devenir "évêque de Rome".

« Ce fut évident dès le début : il joue la carte de la collégialité et du dialogue, il se sert de l'amour des journalistes pour mieux appuyer sa tyrannie. Son humilité - si chantée - consiste à dire "je suis très simple... tout se fait selon mon simple caprice". Le roi de la collégialité n'a pas attendu l'avis de la conférence épiscopale pour pourvoir l'archidiocèse de Buenos Aires d'un imbécile selon son plaisir (il veut rester archevêque de Buenos Aires par personne interposée tout en étant pape). On le connaît bien ici, il n'a pas le bénéfice du doute. (...)

« Vous souvenez vous du battage médiatique à l'occasion de son absence à un concert sous l'excuse qu'il "n'est pas un prince de la Renaissance" ? Bon, savez vous quel sobriquet lui donnait le clergé de son archidiocèse ? Lorenzo, pour Lorenzo de Médicis... parce qu'il gouvernait avec les moyens de la Renaissance : l'intrigue, la menace et le sous-entendu. »

Où ça, un « Dieu d’amour » ?

Les imams se succèdent devant les micros et les caméras pour marteler que le Dieu de l’islam est un Dieu d’amour. Hier on voyait sur BFM l’imam de Montpellier (me semble-t-il) qui disait cela en tenant un Coran ouvert. Je me demandais bien quel verset il allait pouvoir trouver pour justifier son affirmation. Mais il ne cita aucun verset… Puisqu’il n’y en a pas. Mais la mise en scène islamique était bonne, car dans la mémoire du téléspectateur il y a un imam disant que le Dieu de l’islam est un Dieu d’amour et prenant le Coran à témoin…

Rappelons quand même que le musulman pieux connaît les 99 noms d’Allah, et qu’aucun de ces 99 noms ne parle d’amour…

Il y a une expérience facile à faire : en arabe, « Dieu est amour » se dit الله محبة (Allah mahabbat). Si l’on demande à Google des sites qui y font référence, on ne trouve que des sites chrétiens (soit des sites de chrétiens arabes, soit des sites évangéliques destinés à convertir les musulmans).

15:48 Publié dans Islam, médias | Lien permanent | Commentaires (9)

Petit rappel sur l’islam (par un archevêque)

Intervention écrite de Mgr Raboula Antoine Beylouni, archevêque titulaire de Mardin des Syriens, évêque de curie d’Antioche des Syriens, au synode des évêques du Proche Orient en octobre 2010.

Nous avons au Liban un comité national de dialogue islamo-chrétien et cela depuis plusieurs années. Il y avait aussi une commission épiscopale issue de l'Assemblée des Patriarches et Évêques Catholiques au Liban chargée du dialogue islamo-chrétien. Elle a été supprimée pour donner plus d'importance à l'autre comité, d'autant plus qu'il n'y avait pas de résultat sensible.

Il y a parfois des dialogues ici ou là, dans des pays arabes, comme au Qatar, où l'Émir lui-même invite à ses frais, des personnalités de différents pays et des trois religions: chrétienne, musulmane et juive. Au Liban, sur la chaîne Télé-lumière et Noursat, et sur d'autres chaînes de télévision, on donne parfois des programmes de dialogue islamo-chrétien. Souvent on choisit un thème, et chaque parti l'explique ou l'interprète selon sa religion. Ces programmes sont d'ordinaire très instructifs.

J’ai voulu par cette intervention, attirer l'attention sur les points qui rendent ces rencontres ou dialogues difficiles et souvent privés d’effectivité. Il est clair qu'on ne discute pas sur les dogmes. Mais même les autres sujets d'ordre pratique et social sont difficilement abordables lorsque le Coran ou la Sunna les a abordés. Voici quelques difficultés que l’on doit affronter.

Le Coran inculque au musulman la fierté d'avoir la seule religion vraie et complète, religion enseignée par le plus grand prophète, car il est le dernier venu. Le musulman fait partie de la nation privilégiée, et parle la langue de Dieu, la langue du paradis, la langue arabe. C'est pourquoi, il vient au dialogue avec cette supériorité et avec l'assurance d'être victorieux.

Le Coran, supposé écrit par Dieu lui-même d'un bout à l'autre, donne la même valeur à tout ce qui y est écrit : le dogme comme n'importe quelle loi ou pratique.

Dans le Coran, il n'y a pas d'égalité entre l'homme et la femme, ni dans le mariage lui-même où l’homme peut prendre plusieurs femmes et peut en divorcer à sa guise; ni en matière d’héritage où l’homme a une double part; ni dans le témoignage devant les juges où la voix de l’homme égale la voix de deux femmes, etc ...

Le Coran permet au musulman de cacher la vérité au chrétien et de parler et agir contrairement à ce qu'il pense et croit.

Dans le Coran, il y a des versets contradictoires et des versets annulés par d'autres, ce qui donne au musulman la possibilité d'utiliser l’un ou l’autre selon son avantage et ainsi il peut dire du chrétien qu’il est humble et pieux et croyant en Dieu, comme il peut le traiter d'impie, d'apostat et d'idolâtre.

Le Coran donne au musulman le droit de juger les chrétiens et de les tuer par le jihad. Il ordonne d'imposer la religion par la force, par l’épée. L’histoire des invasions en est témoin. C’est pourquoi les musulmans ne reconnaissent pas la liberté religieuse, ni pour eux ni pour les autres. Et il n’est pas étonnant de voir tous les pays arabes et musulmans refuser d’appliquer en entier les “Droits de l'homme” institués par les Nations Unies.

Devant tous ces interdits et d’autres semblables faut-il supprimer les dialogue? Non, certainement pas. Mais il faut choisir les thèmes abordables et des interlocuteurs chrétiens capables et bien formés, courageux et pieux, sages et prudents ... qui disent la vérité avec clarté et conviction ...

On déplore parfois certains dialogues à la télévision où l’interlocuteur chrétien n'est pas à la hauteur de la tâche et n'arrive pas à donner de la religion chrétienne toute sa beauté et sa spiritualité, ce qui scandalise les auditeurs. Pire encore, il y a parfois des interlocuteurs clercs, qui, dans le dialogue, pour gagner la sympathie du musulman, appellent Mahomet prophète et ajoutent l'invocation musulmane connue et toujours répétée “Salla lahou alayhi wa sallam” (Que la Paix et les Bénédictions de Dieu soient sur lui).

Pour finir je suggère ce qui suit :

Comme le Coran a bien parlé de la Vierge Marie, en insistant sur sa virginité perpétuelle et sa conception miraculeuse et unique en nous donnant le Christ; comme les musulmans la considèrent beaucoup et demandent son intercession, nous devons recourir à elle dans tout dialogue et dans toute rencontre avec les musulmans. Étant la Mère de tous, elle nous guidera dans nos rapports avec les musulmans pour leur montrer le vrai visage de son Fils Jésus, Rédempteur du genre humain.

Qu’il plaise à Dieu que la fête de l’Annonciation déclarée au Liban fête nationale pour les chrétiens et les musulmans, devienne aussi fête nationale dans d'autres pays arabes.

13:35 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (9)

Désinformation plein pot

Titres :

Hervé Gourdel: les musulmans rassemblés à Paris pour dire "halte à la barbarie"

Les musulmans de France manifestent pour dire "halte à la barbarie"

Les musulmans de France disent "Non à la barbarie"

LES musulmans ? Non. « Plusieurs centaines », nous disent les médias qui avaient martelé l’annonce de cette « grande manifestation » « des » musulmans à Paris. Si LES musulmans étaient si désireux de montrer qu’ils n’ont « rien à voir » avec les jihadistes, ils auraient été des dizaines de milliers (car il y a des centaines de milliers de musulmans pratiquants dans la région parisienne, et des millions « en France »).

Le matraquage islamophile est devenu islamomaniaque. Comment peut-on continuer de prétendre, sans rire, que le jihad n’a rien à voir avec l’islam, alors que le Coran fait du jihad une obligation, que tout traité d’islam a un chapitre sur le jihad, et que le seul recueil de hadiths de Boukhari (qui fait partie de la Sunna) a 308 hadiths spécifiquement sur le jihad, dans le livre 56 qui commence par les hadiths sur la supériorité du jihad par rapport aux autres « bonnes actions »…

Quant à la « barbarie » de la décapitation (par égorgement), elle a son modèle dans Mahomet, qui est pour tout musulman « le beau modèle » à imiter, et qui fit égorger (en y participant activement lui-même) plusieurs centaines de juifs en une seule journée :

« Puis l'Envoyé d'Allâh alla au marché d'al-Madînah qui est encore aujourd'hui son marché, et a fait creuser des fossés. Il les fit venir, et les fit décapiter dans ces fossés, on les fit venir à lui par groupes. Parmi eux se trouvèrent l'ennemi de Dieu Huyayy Ibn 'Akhtab, et Ka'b b. 'Asad leur chef. Ils étaient au nombre de six cents, ou de sept cents ; celui qui multiplie leur nombre dit qu'ils étaient entre huit cents et neuf cents. Pendant qu'on les amenait à l'Envoyé d'Allâh par groupes, ils dirent à Ka'b b. Asad : « Ô Ka'b! Qu'est-ce qu'on fera de nous? » Il répondit : « Est-ce que vous êtes incapables de réfléchir?! Ne voyez-vous pas que le crieur ne cesse pas de crier8, et que celui d'entre nous qu'on envoie ne retourne pas?! C'est bien sûr le massacre. »
Cela continua jusqu'à ce que l'Envoyé de Dieu en finît avec eux. » (Sira d’Ibn Ishaq)

« Sa'd avait été blessé à la main par une flèche, et son sang ne cessait de couler. Les juifs allèrent le chercher, le firent monter sur un cheval et l'amenèrent. Étant en présence du Prophète, Sa'd dit : Il faut les égorger tous, partager leurs biens et réduire en esclavage leurs femmes et leurs enfants. Le Prophète, satisfait de cette sentence, dit à Sa'd : Tu as prononcé selon la volonté de Dieu. En entendant ces paroles, ceux d'entre les juifs qui pouvaient s'enfuir gagnèrent le désert ; les autres restèrent ; ils étaient huit cents hommes. Le Prophète leur fit lier les mains et fit saisir leurs biens. On rentra à Médine à la fin du mois de dsou'l-qa'da. Les juifs restèrent dans les liens pendant trois jours, jusqu'à ce que tous leurs biens fussent transportés à Médine. Ensuite, le Prophète fit creuser une fosse sur la place du marché, s'assit au bord, fit appeler 'Ali fils d'Abou-Tâlib, et Zobaïr fils d'Al-'Awwâm, et leur ordonna de prendre leurs sabres et d'égorger successivement tous les juifs, et de les jeter dans la fosse. Il fit grâce aux femmes et aux enfants ; mais il fit tuer également les jeunes garçons qui portaient les signes de la puberté. » (Chronique de Tabari)

13:32 Publié dans Islam, médias | Lien permanent | Commentaires (7)

La Fraternité Saint-Pierre à Mexico

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Dans quelques jours, la Fraternité sacerdotale Saint Pierre va s’installer dans la « chapelle de l’Immaculée Conception de Marie », une grande église au centre de Mexico, à l’invitation du cardinal archevêque de Mexico Mgr Norberto Rivera Carrera. Le prêtre sera l’abbé Kenneth Fryar, qui desservait depuis cinq ans la paroisse tenue par la FSSP à Guadalajara.

La chapelle de l’Immaculée Conception, inaugurée en 1750, est plus connue sous le nom de chapelle du « Salto del Agua », parce qu’elle se trouve en face d’une grande fontaine où tombait autrefois l’eau d’un aqueduc (la fontaine actuelle est une reproduction de la fontaine historique, qui est très abîmée et se trouve dans un musée).

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Le jubilé d’Una Voce (rappel)

 

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L’association Una Voce France fête cette année son cinquantenaire. A cette occasion elle organise un congrès les samedi 4 et dimanche 5 octobre, en l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal, à Paris (Porte de Saint-Cloud).

Le thème principal sera : « Le chant grégorien, chant liturgique paroissial. »

Le dimanche à 12h, Mgr Marc Aillet célébrera une messe pontificale dans la forme extraordinaire. (Une messe qui aura sans doute de plus une allure de "grand-messe de la Manif pour tous"...)

Programme, renseignements, inscriptions ICI.

Samedi des quatre temps

Omnípotens sempitérne Deus, qui per continéntiam salutárem corpóribus medéris et méntibus : maiestátem tuam súpplices exorámus ; ut, pia jejunántium deprecatióne placátus, et præséntia nobis subsídia tríbuas et futúra. Per Dóminum…

Dieu tout-puissant et éternel, qui guérissez les corps et les âmes par l’abstinence salutaire, nous supplions humblement votre majesté, afin qu’apaisé par la prière pieuse de ceux qui jeûnent, vous nous donniez des secours pour la vie présente et pour la vie future.

(Première oraison de la messe)

06:38 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

26 septembre 2014

Nouvelles européennes

Selon le projet de Stratégie d’action extérieure du gouvernement espagnol, que El Païs s’est procuré, « la destination finale de la construction européenne est l’union politique. L’Europe doit prendre la configuration d’une authentique union fédérale, pas seulement d’une union d’Etats souverains ».

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Selon le dernier sondage Eurobaromètre (de la Commission européenne), 49% des Lituaniens sont opposés à l’entrée de leur pays dans l’eurozone, contre 47% qui y sont favorables. La Lituanie entrera dans l’eurozone le 1er janvier prochain.

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Une étude sur la récente élection au Brandebourg, 16% des jeunes de 18 à 24 ans ont voté pour le parti anti-euro AfD, et seulement 9% des plus de 60 ans.

19:05 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (8)

Ciudad del Este : les documents

Voici une traduction du communiqué du diocèse de Ciudad del Este, et de la lettre envoyée par Mgr Livieres au cardinal Ouellet. Alors que les médias ne parlent que du vicaire général Carlos Urrutigoity (sans savoir de quoi il s’agit au juste), il convient de constater que ni les textes du Saint-Siège, ni ceux du diocèse, n’y font la moindre allusion. Ou bien Mgr Livieres, le nonce apostolique, le visiteur apostolique, le cardinal Ouellet et le pape sont coupables d’un (énorme) mensonge par omission, ou bien ceux qui mettent en avant la vieille « affaire » Urrutigoity sont des désinformateurs.

Voici donc, une fois de plus, les documents (voir hier pour ceux du Saint-Siège et ici pour le fond de l'affaire). Sur lesquels, et non sur autre chose, chacun peut se prononcer. Je rappelle que le séminaire de Ciudad del Este avait davantage de séminaristes que le « séminaire national » qui regroupait ceux de tous les autres diocèses, et que ce séminaire à la fois traditionnel et si vivant était un reproche permanent pour les autres évêques. De même qu’on a détruit les Franciscains de l’Immaculée, il fallait détruire la pastorale de Ciudad del Este.

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Communiqué de presse du diocèse de Ciudad del Este

Mgr Rogelio Livieres Plano a participé à deux réunions cette semaine à Rome, à la Congrégation pour les évêques, où il lui a été instamment demandé de renoncer à sa charge en raison du défaut d’unité dans la communion avec les autres évêques du Paraguay.

Malgré sa demande de voir les résultats écrits de la Visite Apostolique, ils ne lui ont jamais été montrés. De même il n’a pas été accédé à sa demande d’être entendu par le Pape et de lui parler afin de se défendre et de clarifier les doutes.

Par respect de sa conscience à l’égard des fonctions qui sont les siennes en tant que Pasteur d’un diocèse qui, grâce à Dieu, a prospéré et multiplié les fruits au cours des dernières années, il a refusé de se conformer à une demande qu’il croit infondée et qui est le résultat d’une procédure non définie et soudaine. Cependant, par obéissance à l’autorité du Pape, il a accepté avec sérénité et tranquillité la décision d’être révoqué.

A la demande de l’évêque sortant, le diocèse de Ciudad del Este attend avec joie et espérance le nouveau Pasteur qui le guidera vers le Royaume des cieux, priant dès maintenant pour celui qui devra assumer cette responsabilité. Que Marie, Reine de la Paix, et saint Blaise, patrons du Diocèse, nous guide et nous protègent tous en ces circonstances difficiles.

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Lettre de Mgr Rogelio au Préfet de la Congrégation pour les Evêques, jeudi 25 septembre 2014

Eminence,

Merci pour la cordialité avec laquelle j’ai été reçu les lundi 22 et mardi 23 de ce mois à la Congrégation que vous présidez. De même pour la communication téléphonique qui, il y a quelques instants, m’a été faite de la décision du Pape de déclarer le diocèse de Ciudad de l’Este sede vacante et de nommer Mgr Ricardo Valenzuela comme administrateur apostolique.

J’ai compris que le Nonce, quasi simultanément avec l’annonce que Son Eminence vient de me faire, a tenu une conférence de presse au Paraguay et va maintenant dans le diocèse pour en prendre immédiatement le contrôle. L’annonce publique du décret par le Nonce avant que j’en sois informé est une irrégularité de plus dans ce processus anormal. L’intervention foudroyante dans le diocèse est peut-être due à la crainte que la plupart des fidèles réagissent négativement à la décision prise, eux qui ont ouvertement manifesté leur soutien à ma personne et à ma gestion durant la Visite Apostolique. A cet égard, je me souviens des paroles d’adieu du cardinal Santos y Abril : «  J’espère qu’ils recevront les décisions de Rome avec la même ouverture et docilité avec laquelle ils m’ont reçu moi. » Est-ce l’indication que le cours des choses était décidé avant les rapports finaux et l’examen du Saint-Père ? En tout cas nous n’avons pas à craindre une quelconque rébellion. Les fidèles ont été formés à la discipline de l’Eglise et savent obéir à l’autorité légitime.

Les conversations que nous avons eues et les documents officiels que je n’ai toujours pas vus donnent, pour justifier une décision aussi grave, la tension dans la communion ecclésiale entre les évêques du Paraguay et ma personne et le diocèse : « Nous ne sommes pas en communion », aurait déclaré le Nonce dans sa conférence de presse.

Pour ma part, je pense avoir démontré que les attaques et manœuvres de destitution ont été initiées dès ma nomination comme évêque, avant même que je pose un pied dans le diocèse – il y a la correspondance entre les évêques du Paraguay et le dicastère que préside Son Eminence comme preuve irréfutable. Mon cas n’était pas le seul dans lequel une conférence épiscopale s’est systématiquement opposé à une nomination faite par le pape contre son opinion. J’ai eu la grâce que, dans mon cas, les papes Jean-Paul II et Benoît XVI m’ont soutenu pour continuer. Je comprends maintenant que le pape François a décidé de retirer ce soutien.

Je veux juste souligner qu’à aucun moment je n’ai reçu un rapport écrit sur la Visite apostolique et que donc je n’ai pas pu y répondre dûment. Malgré tant de discours sur le dialogue, la miséricorde, l’ouverture, la décentralisation et le respect de l’autorité des Eglises locales, je n’ai pas eu l’opportunité de parler avec le pape François, même pas de clarifier des doutes ou une préoccupation. Par conséquent, je n’ai pas pu recevoir de correction paternelle – ou fraternelle, comme vous préférez – de sa part. Sans vouloir formuler des plaintes inutiles, une telle façon de procéder, sans formes légales, de manière non définie et soudaine, ne me paraît pas très juste, ni ne permet une défense légitime, ni la correction adéquate de possibles erreurs. J’ai seulement reçu des pressions orales pour renoncer.

Le fait que mes adversaires et la presse locale aient informé les médias, non pas de ce qui s’est passé, mais de ce qui était sur le point de se produire, et cela dans les moindres détails, est sans aucun doute un autre indicateur que certains hauts fonctionnaires au Vatican, le Nonce apostolique et certains évêques du pays manœuvraient de façon orchestrée et se livraient à des fuites irresponsables pour « orienter » le cours des choses et l’opinion publique.

Comme fils obéissant de l’Eglise, j’accepte cependant cette décision, même si je la considère infondée et arbitraire, et au sujet de laquelle le Pape devra rendre des comptes à Dieu, pas à moi. Au-delà des nombreuses erreurs humaines qui ont été commises, et pour lesquelles certes je demande pardon à Dieu et à ceux qui en ont souffert, j’affirme à qui veut l’entendre que le fond de l’affaire a été une opposition et une persécution idéologiques.

La véritable unité de l’Eglise est celle qui se construit à partir de l’Eucharistie et le respect, l’observance et l’obéissance de la foi de l’Eglise enseignée de façon normative par le Magistère, articulée dans la discipline de l’Eglise et vécue dans la liturgie. Maintenant, cependant, on cherche à imposer une unité fondée non sur la loi divine, mais sur des ententes humaines et le maintien du statu quo. Au Paraguay, concrètement, sur la formation déficiente de l’unique Séminaire national – déficiences identifiées non par moi, mais avec autorité par la Congrégation pour l’Education catholique dans sa lettre aux évêques de 2008. En revanche, et sans critiquer ce que font les autres évêques, bien qu’il y ait matière, je me suis concentré sur la création d’un séminaire diocésain selon les normes de l’Eglise. Or je l’ai fait, non seulement parce que j’en avais le devoir et le droit, reconnu par les lois générales de l’Eglise, mais avec l’approbation spécifique du Saint-Siège, ratifiée de façon non équivoque pendant la dernière visite ad limina en 2008.

Notre séminaire diocésain a donné d’excellents fruits reconnus par de récentes lettres élogieuses du Saint-Siège à au moins trois reprises pendant le pontificat précédent, par les évêques qui nous ont visités, et, enfin, par les Visiteurs apostoliques. Toutes les suggestions faites par le Saint-Siège concernant les améliorations à apporter ont été fidèlement réalisées.

L’autre critère d’unité ecclésiastique est la coexistence acritique entre nous, fondée sur l’uniformité de l’action et de la pensée, ce qui exclut le dissentiment pour la défense de la vérité et la légitime variété de dons et de charismes. Cette uniformité idéologique s’impose avec l’euphémisme de « collégialité ».

Celui qui subit les ultimes conséquences de ce que je décris est le peuple des fidèles, puisque les Eglises particulières demeurent dans un état de léthargie, avec un grand exode vers d’autres confessions, presque sans vocations sacerdotales ou religieuses, et avec peu d’espoir d’un dynamisme authentique et d’une croissance durable.

Le véritable problème de l’Eglise au Paraguay est la crise de la foi et de la vie morale qu’une mauvaise formation du clergé a perpétuée, en même temps que la négligence des pasteurs. Lugo (1) n’est rien d’autre qu’un signe des temps de cette réduction problématique de la vie de la foi aux idéologies à la mode et du relâchement complice de la vie et de la discipline du clergé. Comme je l’ai dit, il ne m’a pas été donné de connaître le rapport du cardinal Santos y Abril sur la Visite apostolique. Mais enfin si son opinion était que le problème de l’Eglise au Paraguay est un problème de sacristie qui se résout en changeant le sacristain, ce serait profondément et tragiquement erroné.

L’opposition à tout renouvellement et changement dans l’Eglise au Paraguay a bénéficié non seulement du soutien d’évêques, mais aussi du soutien de groupes politiques et d’associations anticatholiques, et du soutien de certains religieux de la Conférence des Religieux du Paraguay – ceux qui connaissent la crise de la vie religieuse au niveau mondial n’en seront pas surpris. Le porte-parole stipendié et multiplement menteur pour ces manœuvres a toujours été un certain Javier Miranda (2). Tout cela a été fait pour prétendre montrer une « division » dans la même Eglise diocésaine. Bien que la vérité démontrée et prouvée est la large acceptation parmi les laïcs du travail que nous faisions.

De la même façon que, avant d’accepter ma nomination comme évêque, je me suis cru dans l’obligation d’exprimer avec vigueur mon sentiment d’incapacité devant une telle responsabilité, après avoir accepté cette charge, avec tout le poids de l’autorité divine et des droits et devoirs qui m’étaient échus, j’ai maintenu la très grave responsabilité morale d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. C’est pourquoi j’ai refusé de renoncer de ma propre initiative, voulant ainsi donner jusqu’à la fin le témoignage de la vérité et de la liberté spirituelle qu’un pasteur doit avoir. Tâche que j’espère continuer dans ma nouvelle situation au service de l’Eglise.

Le diocèse de Ciudad del Este est un cas d’espèce qui a crû et a multiplié les fruits dans tous les aspects de la vie ecclésiale, pour le bonheur du peuple fidèle et pieux qui cherche les sources de la foi et de la vie spirituelle, et non des idéologies politisées et des croyances édulcorées qui s’ajustent aux opinions dominantes. Ce peuple a exprimé ouvertement et publiquement son soutien au travail apostolique que nous avons réalisé. Le peuple et moi n’avons pas été entendus.

Cordialement dans le Christ,

+ Rogelio Livieres

ex-évêque de Ciudad del Este (Paraguay)

(1) Fernando Lugo, ancien évêque (l’« évêque des pauvres ») devenu président de la République en 2008, destitué en 2012. (note d'YD)

(2) Voir La vérité sur Ciudad del Este, 11. (note d'YD)

Vendredi des quatre temps

Accépta tibi sint, Dómine, quǽsumus, nostri dona jejúnii : quæ et expiándo nos tua grátia dignos effíciant, et ad sempitérna promíssa perdúcant. Per Dóminum…

Nous vous en supplions, Seigneur, que l’offrande de notre jeûne vous soit agréable ; qu’en nous faisant expier nos fautes, il nous rende dignes de votre grâce et qu’il nous conduise aux biens éternels que vous nous avez promis.

(Secrète de la messe)

11:15 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

25 septembre 2014

La « Ligne Azur » enfin sur la sellette

Le rapporteur public du Conseil d’Etat considère que certains aspects de la « Ligne Azur » sont « pour le moins critiquables », en contradiction avec « les principes de neutralité de l'école et de liberté de conscience ». Il cite aussi une brochure intitulée Tomber la culotte, qui était téléchargeable sur le site, qui « fait l'éloge du sado-masochisme, du libertinage (...) dans des termes que nous ne saurions reprendre dans cette enceinte ». En conséquence, « on ne peut que s'étonner de la légèreté du ministre de conseiller à des enfants » de consulter ce site. Bref, si le Conseil d’Etat suit les conclusions du rapporteur, il pourrait annuler la circulaire de Vincent Peillon qui faisait la promotion de la Ligne Azur.

Ma première réaction est de constater l’hallucinante incompétence de la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC), qui a demandé au Conseil d’Etat d’annuler la circulaire ministérielle du 4 janvier 2013 parce que celle-ci demandait aux recteurs de lutter contre l'homophobie et, pour ce faire, de « relayer avec la plus grande énergie la campagne de communication relative à la Ligne Azur ».

La formulation même de la circulaire montre que la campagne en question existait déjà. On voit ici que les AFC découvraient subitement la Ligne Azur en 2013…

On n’ose pas imaginer que les AFC n’aient pas crié avant parce qu’elles ne voulaient pas mettre en cause le gouvernement Sarkozy porté par les bons bourgeois cathos… On supposera seulement qu’elles n’ont pas bougé parce que ceux qui dénonçaient l’intrusion de la Ligne Azur dans les écoles étaient d’affreux extrémistes… Comme on le sait on ne peut pas paraître d’accord avec ces gens-là. Il faut attendre quelques années pour reprendre, trop tard, ce qu’ils disaient quand il était encore temps d’agir.

Par exemple, pardon de me citer, mais je vais au plus facile, la première fois que j’ai dénoncé la Ligne Azur et ses relais ministériels, c’était le 27 juin 2008, veille de la gay pride parisienne dont le slogan était «Pour une école sans aucune discrimination», c’est-à-dire pour une propagande homosexuelle obligatoire à l’école. Je rapportais les propos du ministre Xavier Darcos :

« Pour la première fois, la lutte contre l'homophobie sera explicitement mentionnée dans la circulaire de rentrée 2008 afin que tous les personnels se sentent concernés. De plus, le numéro de la Ligne Azur, qui vient en aide aux jeunes homosexuels, sera systématiquement affiché dans tous les lycées et la brochure Homophobie savoir et réagir sera également mise à la disposition des élèves. »

Promesse tenue. La circulaire de rentrée 2008 soulignait la nécessité de la « lutte contre l’homophobie ». Mais c’est la circulaire de rentrée 2009 qui en fera une véritable et explicite priorité, ajoutant que la campagne commencée dès la fin de l’année scolaire en cours « sera complétée par le dispositif d'écoute téléphonique “Ligne Azur” ». Les AFC n’y virent que du bleu…

En mars 2010, le nouveau ministre Luc Chatel lance « une nouvelle campagne d’information sur la Ligne Azur dans tous les lycées et collèges ». Nouveauté : les collèges. Jusqu’ici c’était réservé aux lycées. Les AFC regardent ailleurs…

En 2011, la « lutte contre l’homophobie » (la propagande homosexuelle à l’école) est plus que jamais une priorité, et le ministère de Luc Chatel annonce qu’il « s’associe de nouveau » à la « campagne de promotion du dispositif Ligne Azur », qui passe notamment par la distribution d’un « kit de communication du dispositif Ligne Azur comprenant affiches et cartes adressé aux collèges et aux lycées ».

A partir de ce moment-là, il y a des affiches de la Ligne Azur dans tous les lycées et collèges, et il n’y a que les AFC pour l’ignorer. Elles vont attendre que Vincent Peillon, à son tour, relance la campagne, dans les mêmes termes, pour réagir. Pourquoi ? Parce que c’est un méchant socialiste ? Ou bien parce qu’on vient de se rendre compte que les affreux extrémistes avaient raison ? Ou bien parce qu’il a vraiment fallu la mobilisation de la Manif pour tous pour que des gens théoriquement spécialisés dans les questions d’enseignement prennent conscience de ce que les ministres martelaient depuis 5 ans ?

Je n’arrive pas à y croire…

Le Conseil d’éthique allemand professe la discrimination sexuelle et l’homophobie !

Le Conseil d’éthique allemand, par 14 voix contre 9, estime qu’il faut dépénaliser les relations sexuelles entre frères et sœurs, car « la loi pénale n’est pas le moyen adapté de protéger un tabou social » ni « d’imposer des standards ou des barrières morales ». Et il argumente que le risque de sanctions contraint les couples concernés « au secret et à la négation de leur amour », ce qui est contraire au droit à « l’autodétermination sexuelle ».

Il s’agit explicitement de « l’inceste entre frère et sœur ».

Le Conseil d’éthique allemand paraît ainsi imposer l’inceste hétérosexuel, ce qui est une insupportable discrimination envers les incestes homosexuels, et une évidente manifestation d’homophobie.

Il est également insupportable de limiter l’inceste à deux personnes, alors que par nature la famille permet de multiples combinaisons incestueuses selon le droit à « l’autodétermination sexuelle ».

Quand les savants musulmans réfutent l’idéologie de l’Etat islamique…

L’agence Asianews nous apprend cette grande nouvelle que plus de 120 savants de l’islamont signé une lettre ouverte par laquelle ils réfutent « point par point » l’idéologie de l’Etat islamique. Parmi eux le grand mufti d’Egypte et le grand mufti de Jérusalem.

La lettre est en arabe, et un résumé en anglais a été diffusé, en 24 points. Tout ce que Asianews a réussi à trouver d’intéressant, c’est ceci :

- Il est interdit en islam de torturer.

- Il est interdit en islam d’attribuer des actes mauvais à Allah.

- Il est interdit en islam de déclarer des gens non musulmans tant qu’ils n’ont pas déclaré ouvertement leur mécréance.

Magnifique, n’est-ce pas… De ces « haram » il résulte bien évidemment qu’il est « halal » de décapiter un Occidental…

15:32 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (9)

Pakistan : un chrétien tué en prison

Zafar Bhatti, un chrétien connu pour sa défense des droits des minorités, a été assassiné dans sa prison par ses gardiens.

Zafar Bhatti s’était installé le 10 juillet 2012 à Islamabad. Le lendemain, un chef islamiste, Ahmed Khan, portait plainte contre lui parce qu’il lui avait envoyé, prétendait-il, un SMS insultant la mère du Prophète. Zafar Bhatti fut mis en prison dans l’attente de son procès pour « blasphème ».

Sa famille avait alerté les autorités parce que ses co-détenus musulmans modérés menaçaient de le tuer s’il ne se convertissait pas à l’islam.

Il a été abattu ce matin par ceux-là mêmes qui devaient assurer sa protection.

Addendum 30 septembre

En fait le gardien n'a pas tiré sur Zafar Bhatti (qui va bien jusqu'à présent) mais sur un autre homme détenu et condamné à mort pour blasphème, un "ressortissant écossais" du nom de Muhammad Ashgar. Lequel est grièvement blessé. Le gardien dit avoir agi par "inspiration divine". La famille de Zafar Bhatti est quant à elle indignée que la fausse information ait fait le tour du monde. Elle fut lancée par une ONG et les agences (y compris Fides) l'ont reprise sans vérifier.

15:21 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (3)

Il a viré Mgr Livieres Plano…

François a détruit la congrégation religieuse la plus florissante, les Franciscains de l’Immaculée, parce qu’ils osaient avoir une liturgie et une spiritualité traditionnelles.

François vient de détruire le diocèse le plus florissant d’Amérique du Sud, parce que son évêque était d’une profonde bienveillance envers la liturgie traditionnelle et que son séminaire était un vrai séminaire et qu’il était archi-plein.

Voici le communiqué officiel, qu’on ne peut lire sans frémir :

« Après avoir pris connaissance du résultat des visites canoniques ordonnées par la Congrégation pour les évêques et par celle pour le clergé, le Saint-Père a décidé d'écarter Mgr Rogelio Ricardo Livieres Plano et de le remplacer à la tête du diocèse de Ciudad del Este (Paraguay) par un Administrateur apostolique Sede Vacante en la personne de Mgr Ricardo Jorge Valenzuela Ríos, Evêque de Villarrica del Espiritu Santo (Paraguay). La délicate mesure adoptée par le Saint-Siège, qui se fonde sur une série de graves questions pastorales, est dictée par la sauvegarde de l'unité du diocèse et de la communion épiscopale nationale. Dans l'exercice de son ministère d'unité du corps épiscopal et du peuple des fidèles, le Pape demande au clergé et à la communauté diocésaine de Ciudad del Este de recevoir les mesures prises dans un esprit d'obéissance et de docilité éclairé par la foi. Il invite l'Eglise qui est au Paraguay et ses pasteurs à engager un processus de réconciliation qui écarte tout esprit partisan ou polémique, de manière à ce que soit sauvegardée la réputation de l'Eglise. »

C’est du moins l’adaptation en français diffusée par VIS. Le texte original en italien se termine ainsi :

« En outre, il invite toute l’Eglise paraguayenne dirigée par ses pasteurs à un processus sérieux de réconciliation qui surmonte tout esprit de faction et de discorde, pour que ne soit pas blessé le visage de l’unique Eglise “acquise par le Sang de son propre Fils” et que le “troupeau du Christ” ne soit pas privé de la joie de l’Evangile. »

Manifestement, le traducteur n’a pas eu le courage de traduire cette ignominie ecclésiastique qui ose citer saint Paul dans l’accomplissement de son forfait.

Comme il y a des pompiers pyromanes, il y a des assassins qui veulent se faire passer pour des médecins, et des anges de la mort qui se prennent pour des messagers de la joie.

La vérité sur le diocèse de Ciudad de l’Este, c’est ici.