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Le blog d'Yves Daoudal - Page 6

  • Vieillerie vermoulue

    Le plafond du Musée européen de Schengen s’est effondré mardi dernier au moment de la fermeture.

    L’accident, nous dit-on, n’a pas fait de blessés « parmi les deux visiteurs ».

  • Délire antiraciste

    Le Suédois Jan Lööf, auteur de livres pour enfants connu depuis les années 60, a été sommé par son éditeur de retoucher certains de ses dessins qui contiennent « des représentations stéréotypées d’autres cultures ».

    « Ils m’ont donné un ultimatum. Je dois redessiner les images ou bien les livres ne seront plus publiés », explique Jan Lööf.

    Par exemple Grand-père le pirate, qui a été publié pour la première fois il y a 50 ans.

    Il ne m’étonnerait pas (au vu des horreurs actuelles des livres pour enfants) que ce soit aussi un prétexte pour enlever des mains des enfants des dessins qui ont le tort d’être jolis et d’éduquer au bon goût.

     

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  • Un sale coup de mâles blancs ?

    Anne Lauvergeon a été mise en examen hier pour présentation et publication de comptes inexacts et diffusion de fausses informations, dans le cadre de l’affaire Uramin (société minière rachetée par Areva en 2007 et qui a tourné en fiasco). Elle a également été placée sous le statut de témoin assisté pour abus de pouvoir.

    S’agit-il d’une vengeance de mâles blancs ?

    Anne Lauvergeon s’était rendue célèbre en 2009 en parlant ainsi sur France 2 de sa politique d’embauche à Areva :

    « A compétence égale, eh bien désolée, on choisira la femme, ou on choisira la personne venant d’autre chose que le mâle blanc, pour être claire. »

    Anne Lauvergeon, qui était alors la 8e femme la plus puissante du monde, paraît-il, pouvait faire impunément étalage de son racisme et de sa pratique de la discrimination. Elle va peut-être tomber pour des comptes truqués liés à l’acquisition de mines d’uranium inexploitables chez des non-blancs…

  • Nauséabond

    « Des voix déchaînées ont obtenu l'annulation d'un concert au nom d'un ordre moral nauséabond et décomplexé. N'acceptons jamais cela. (…) Les démocraties en Europe sont confrontées à la violence, à la montée de l'extrême droite, à la radicalisation d'une partie de leurs enfants, à la radicalisation aussi du débat public. »

    Propos d’Audrey Azoulay, qui est paraît-il notre ministre de la Culture, à propos du « concert » d’un rappeur antifrançais et islamiste (dont le nom de scène est un hommage à Jacques Mesrine*) après la cérémonie de commémoration de la bataille de Verdun.

    Ce qui est nauséabond, madame Azoulay, c’est d’oser assimiler les patriotes qui ont heureusement obtenu l’annulation de ce « concert » aux terroristes de l’Etat islamique.

    * Celui qui se fait appeler aujourd'hui Black M avait pour nom de scène, il y a peu, Black Mesrimes, très subtil amalgame de Jacques Mesrine, Black et rimes. Il est connu pour avoir chanté cette "conne de France", "pays de kouffars".

  • Le chant mozarabe

    Le blog New Liturgical Movement avait annoncé la célébration d'une messe dans le rite mozarabe à Rome le 6 mai (en la basilique Sainte-Croix de Jérusalem), puis en a rendu compte en images, puis vient d’en donner quatre chants.

    La liturgie mozarabe, ou visigothique, qui était celle des chrétiens qui survivaient dans l’Espagne musulmane, a failli disparaître complètement dans l’Espagne libérée en raison de l’hégémonie de la liturgie romaine de saint Pie V, puis de la dictature universelle montinienne. Elle a réussi néanmoins à subsister à la cathédrale de Tolède, où une chapelle lui est dédiée.

    C’est une liturgie latine, mais très spécifique, comme le savent bien les lecteurs de l’Année liturgique de dom Guéranger [petit exemple], avec un chant lui aussi très spécifique.

    L’écoute des chants publiés par New Liturgical Movement m’a donné l’idée de voir s’il y avait des enregistrements disponibles dans le commerce, et ce qu’il y avait sur Youtube. A ma grande surprise, alors qu’on trouve « tout » sur internet, il n’y a quasiment rien, en dehors des enregistrements des habituels (ou occasionnels) faussaires.

  • Vigile de la Pentecôte

    Le Sauveur déclare que le monde ne peut recevoir l’Esprit Saint, dans le même sens où il a été dit : « La prudence de la chair est ennemie de Dieu ; car elle n’est pas soumise à la loi et ne peut l’être » (Rom. 8,7). C’est comme si nous disions : L’injustice ne peut être la justice. Par ces mots « le monde », il désigne ici ceux qui sont pleins de l’amour du monde, amour qui ne vient pas du Père. C’est pourquoi, à l’amour de ce monde, que nous avons tant de peine à diminuer et à détruire en nous, est opposé « l’amour de Dieu, que répand dans nos cœurs l’Esprit Saint, qui nous a été donné » (Rom. 5,5). « Le monde ne peut donc recevoir cet Esprit, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît point » (Jn 14,17). L’amour mondain est dépourvu de ces yeux invisibles au moyen desquels on peut voir l’Esprit Saint, qui ne peut être vu que d’une manière invisible. « Mais vous, dit notre Seigneur, vous le connaîtrez, parce qu’il demeurera au milieu de vous et qu’il sera en vous » (Jn 14,17). Il sera en eux pour y demeurer ; il ne demeurera pas au milieu d’eux pour y être ; car le fait d’être en un lieu est antérieur à celui d’y demeurer. Mais afin que les disciples n’entendissent pas ces paroles : « Il demeurera au milieu de vous », d’un séjour visible, comme celui que fait d’ordinaire un hôte chez celui qui lui donne l’hospitalité, il a expliqué ces paroles : « Il demeurera au milieu de vous », en ajoutant : « Il sera en vous ».

    L’Esprit Saint se voit donc d’une manière invisible ; et s’il n’est pas en nous, nous ne pouvons en avoir la connaissance. C’est ainsi que nous voyons aussi en nous-mêmes notre propre conscience. Nous voyons bien le visage d’un autre, et nous ne pouvons voir le nôtre ; au contraire, nous voyons notre propre conscience, et nous ne voyons pas celle d’autrui. Mais notre conscience ne peut jamais exister qu’en nous-mêmes, tandis que l’Esprit Saint peut être sans nous. Il nous est donné afin qu’il soit aussi en nous ; et, s’il n’est point en nous, il nous est impossible de le voir, de le connaître, comme il doit être vu et connu.

    Saint Augustin, traité 74 sur saint Jean

  • Au Pakistan

    Imran Masih, un jeune chrétien du district de Mandi Bahauddinin, au Pendjab, avait sur son téléphone portable des vidéos d’un pasteur critiquant l’islam. Des camarades du jeune homme, voyant cela, l’ont dénoncé aux responsables islamiques locaux, qui ont émis une fatwa contre le jeune chrétien et ont déposé une plainte pour blasphème. Les musulmans exigent que le jeune homme leur soit remis pour pouvoir le brûler vif devant l’église. En cas contraire, ils menacent de se venger sur tous les habitants chrétiens de la zone, en incendiant et en rasant les maisons de tous les chrétiens (il y a environ 4.000 familles musulmanes et 45 familles chrétiennes). Le gouvernement a déployé un contingent de la police.

    « Il s’agit d’un cas d’abus de la loi sur le blasphème dans le cadre duquel la communauté chrétienne risque une punition collective. Nous sommes préoccupés et demandons aux autorités de garantir la paix, en espérant qu’il n’y ait pas d’actes violents ou de conséquences négatives pour les chrétiens », a déclaré à Fides Mgr Shaw, l’archevêque de Lahore.

  • La folie du genre au sommet

    Les ministères américains de la Justice et de l’Education ont publié une directive stipulant que dans les établissements scolaires et universitaires l'accès aux toilettes et aux vestiaires doit se faire selon le sexe auquel un élève s'identifie, et non selon son sexe de naissance.

    Ainsi le gouvernement de Barack Obama prend-il officiellement parti contre la loi de Caroline du Nord qui interdisait ce délire idéologique (et graveleux), et les Etats qui ont suivi celui-là, comme le Mississipi, ou qui sont en voie de le faire.

    Alors que l’Etat de Caroline du Nord est visé par des actions judiciaires soutenues par le ministre de la Justice au nom de la lutte contre les discriminations, la directive avertit les autorités locales de l'enseignement public qu'elles risquent de perdre leurs subventions fédérales si elles ne se conforment pas au diktat de l’idéologie du genre.

  • Beata Szydło à Rome

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    Le Premier ministre polonais Beata Szydło était à Rome aujourd’hui. Nos médias retiennent qu’elle a été reçue par le pape. Et que selon le Vatican il a été notamment question de « la promotion de la famille dans le contexte socio-culturel actuel et de l’accueil des réfugiés », mais que selon Beata Szydło « nous avons parlé des familles en Pologne, de la Pologne » (particulièrement du 1050e anniversaire de son baptême, comme le signale aussi le communiqué du Vatican.

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    Mais nous sommes le 13 mai, et avant de voir le pape des migrants musulmans Beata Szydło s’est rendue sur la tombe du pape polonais qui a défait la précédente idéologie totalitaire, en ce 35e anniversaire de l’attentat. Elle y a déposé des fleurs, et elle a assisté à la messe célébrée par le cardinal Zenon Grocholewski, qui dans son homélie a rappelé comment Jean-Paul II considérait, avec la foi ardente qui le caractérisait, que Marie en ce jour de son apparition à Fatima avait dévié la balle qui devait le tuer. (Sur la photo, Beata Szydło est devant à gauche, à genoux, avec son chef de cabinet Beata Kempa et le vice-ministre des Affaires étrangères Konrad Szymanski.)

    Le communiqué du Saint-Siège est muet sur cet aspect de la visite.

  • Saint Robert Bellarmin

    La sainte Écriture nous avertit fréquemment de chercher Dieu avec soin. Car quoique Dieu ne soit pas loin de nous, puisque c'est en lui que nous avons l'être, le mouvement et la vie (Act. 17), nous sommes cependant nous-mêmes loin de Dieu : et à moins de préparer dans notre cœur des degrés pour former en quelque sorte une échelle qui nous élève au ciel; à moins de chercher Dieu avec une grande sollicitude, nous ne pouvons; comme l'enfant prodigue, que paître les pourceaux dans une région lointaine, loin de notre patrie et de notre Père céleste.

    Mais pour expliquer en peu de mots comment il se fait que Dieu ne soit pas loin de nous, tandis que nous sommes très loin de lui, nous disons que Dieu n'est pas loin de nous, parce qu'il nous voit sans cesse, que tout est présent à ses yeux; parce qu'il pense continuellement à nous, et qu'il en prend soin (I. Petr. 5); parce qu'il nous touche continuellement, étant celui qui soutient tout par la puissance de sa parole (Hebr. 1. 3). Mais nous sommes très éloignés de Dieu, parce que nous ne le voyons pas et qu'il nous est impossible de le voir, puisqu'il habite une lumière inaccessible ( I. Tim. 6) ; parce que nous ne sommes pas capables de former de nous-mêmes aucune bonne pensée de Dieu (II Cor. 3). Encore moins pouvons-nous l'approcher par de pieuses affections, et nous attacher à lui, s'il ne nous admet, et si sa droite ne nous attire. Ainsi David, après avoir dit à Dieu : Mon âme s'est attachée à vous, ajoute aussitôt: Votre droite m'a soutenu (Ps. 62. 8). Nous sommes très éloignés de Dieu, non seulement en ce que nous ne pouvons ni le voir, ni penser facilement à !lui, ni nous y attacher par affection, mais encore parce qu'occupés des biens temporels, qui nous environnent et nous obsèdent de toutes parts, nous oublions facilement Dieu; et à peine notre langue prononce-t-elle son saint nom dans les Psaumes et les autres prières, tandis que le cœur ne ressent rien. C'est pour éviter ce malheur que l'Esprit Saint dans l'Écriture, comme nous l'avons dit, nous exhorte si souvent à chercher Dieu : Quaerite Deum, et vivet anima vestra (Ps. 68). Cherchez la face sans cesse, ajoute le Prophète royal. Le Seigneur est bon à ceux qui espèrent en lui, il est bon à l’âme qui le cherche dit Jérémie (Lam.3.25). Cherchez le Seigneur pendant qu'on peut le trouver, ajoute un autre prophète (Is. 55. 6); mais cherchez-le dans la simplicité de votre cœur, vous dit le Sage (Sap. 1). Lorsque vous chercherez le Seigneur votre Dieu, vous le trouverez , disait Moise , pourvu toutefois que vous le cherchiez de tout votre cœur (Deut. 4. 29).

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  • Et maintenant les femmes diacres…

    Lu sur Atlantico :

    Lors d'une rencontre avec des dirigeantes de congrégations et d'ordres religieux féminins, l'une des participantes a demandé au pape pourquoi l'Église n'acceptait pas les femmes au diaconat, et a suggéré qu'il crée une commission pour y réfléchir. Après un peu de réflexion, le pape a répondu : « Constituer une commission officielle pour étudier la question ? Je crois, oui. Il serait bon pour l'Église de clarifier ce point. [...] Je ferai en sorte qu'on fasse quelque chose comme ça. [...] Il me semble utile qu'une commission étudie la question. »

    Voilà donc François qui attrape ce vieux serpent de mer (qui avait reparu aussi au gré des deux derniers synodes, bien entendu).

    En 2002, un certain Gerhard Müller, professeur à la faculté de théologie de Münich, avait clairement dit qu'on ne peut pas faire de femmes diacres en raison de l'unité du sacrement de l'ordre. Il y a un seul sacrement de l'ordre, qui a trois degrés, or ce sacrement ne peut être conféré qu'à des hommes.

    Ce même Gerhard Müller est aujourd’hui préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

    François ferait bien, sur ce sujet comme sur d’autres, de lire le Catéchisme de l’Eglise catholique.

    Ci après ce qui dans le Catéchisme contredit manifestement le désir de François.

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  • Saints Nérée, Achille, Domitille et Pancrace

    Nérée et Achillée sont deux martyrs du cimetière de Domitille, sur la voie Ardéatine ; à l’occasion de leur natale saint Grégoire le Grand prononça, près de leur tombeau, une de ses belles homélies sur l’Évangile, qu’on récite aujourd’hui encore dans le Bréviaire. Quant à Domitille, elle serait la fondatrice du cimetière des Flavii, bien que De Rossi ait démontré qu’on doit distinguer deux personnes du nom de Flavia Domitilla. L’une est la femme du consul Flavius démens, cousin de Domitien, reléguée pour la foi dans l’île Pandataria, en face des Marais-Pontins ; l’autre est la petite-fille de la première Domitille ; elle fut exilée dans l’île de Ponza, et, au IVe siècle, sainte Paule alla vénérer le lieu où, au dire de saint Jérôme, longum duxit martyrium. (…) Voici l’inscription damasienne [du pape saint Damase] qui existait jadis sur le tombeau des saints Nérée et Achillée :

    NEREVS ET ACHILLEVS MARTYRES
    MILITIAE • NOMEN • DEDERANT • SAEVVMQVE • GEREBANT
    OFFICIVM • PARITER • SPECTANTES • IVSSA • TYRAMNI
    PRAECEPTIS • PVLSANTE • METV • SERVIRE • PARATI
    MIRA • FIDES • RERVM • SVBITO • POSVERE • FVROREM
    CONVERSI • FVGIVNT • DVCIS • IMPIA • CASTRA • RELINQVVNT
    PROIICIVNT • CLYPEOS • PHALERAS • TELAQVE • CRVENTA
    CONFESSI • GAVDENT • CHRISTI • PORTARE • TRIVMPHOS
    CREDITE • PER • DAMASVM • POSSIT • QVID • GLORIA • CHRISTI

    Achille.jpgNérée et Achillée martyrs s’étaient inscrits à la milice, et exerçaient cette fonction cruelle d’exécuter les ordres du tyran, parce que la terreur les y contraignait. Miracle de la foi ! Ils déposent à l’instant leur fureur, se convertissent, abandonnent le camp de leur chef criminel, jettent dehors les boucliers, les colliers, les flèches ensanglantées et, confessant la foi du Christ, ils se réjouissent de rendre témoignage à son triomphe. Apprenez maintenant de Damase ce que peut faire la gloire du Christ.

    Dans leur basilique sépulcrale sur l’Ardéatine, se trouvent encore les fragments des petites colonnes de marbre qui soutenaient jadis le tegurium ou baldaquin érigé sur l’autel. Sur l’une d’elles est sculpté le martyre d’Achillée : ACILLEVS, et l’on voit un personnage, les mains liées derrière les épaules, qui reçoit du bourreau le coup fatal.

    Bienheureux cardinal Schuster

  • Merci François

    Les députés italiens ont voté la confiance au gouvernement de Matteo Renzi sur la loi instituant une union civile pour les homosexuels.

    Le texte, déjà adopté par le Sénat en février, sera définitivement adopté dans la soirée.

    On se souvient que François, interrogé sur le sujet six jours avant le vote du Sénat, avait déclaré : « Je ne sais pas quelle est la situation au Parlement italien. Le Pape ne se mêle pas de la politique italienne. »

    (C’était peu après son commentaire sur Donald Trump : « S’il dit ces choses, cet homme n’est pas chrétien ». Le Pape se mêle seulement de la politique américaine, quand il s’agit de défendre l’immigration clandestine.)

    Et, deux fois de suite, en recevant très médiatiquement Frigide Barjot, puis les "Poissons roses", il avait laissé dire qu'il était favorable à l'union civile.

    N.B. Bien sûr, le texte aurait été adopté même si François l'avait condamné, mais peut-être pas avec une majorité aussi écrasante de 369 voix contre 193, si indigne d'un pays catholique.

  • Le Parlement européen fait de la résistance

    Les députés européens ont décidé d’interrompre leurs travaux sur la fin des visas pour les Turcs. La décision remonte semble-t-il à mercredi dernier. Elle a été prise en toute discrétion par la conférence des présidents. Et les coordinateurs de la commission des libertés civile ne l’ont appris qu’en arrivant à Strasbourg lundi matin. La décision a été prise en fait par le président du Parlement Martin Schulz, qui a dit que le processus reprendrait quand les Turcs satisferaient aux 72 critères.

    Il y a cet après-midi en séance plénière un débat sur le sujet : « Vers 18h00, les députés échangeront leurs points de vue avec des représentants de la Commission et du Conseil sur les progrès de la Turquie vers la libéralisation des visas », dit le programme du PE. En fait on connaît donc déjà l’issue du débat.

    « La balle est maintenant dans le camp de la Commission », disait hier un député. Le Parlement européen saisit l’occasion pour montrer qu’il a le pouvoir de s’opposer à la Commission européenne et au Conseil européen. Et il le fait avec toute l’autorité que lui confère le fait d’agir au nom de la défense des droits de l’homme (en Turquie)…

    En agissant ainsi, le Parlement européen risque fort de faire capoter tout le fameux accord si laborieusement conclu entre l’UE et la Turquie sur la crise des « réfugiés ». Mais, lundi, la commission des libertés civile est arrivée à la conclusion qu’il ne s’agissait pas du tout d’un accord. Depuis le 19 avril la Commission européenne elle-même n’appelle plus le texte un « accord » mais une « déclaration », et le juriste de la commission des libertés civile a souligné que cette « déclaration » n’est « rien d’autre qu’un communiqué de presse »…

    Evidemment, Erdogan est très mécontent, et comme c’est manifestement rapé pour la fin des visas fin juin, il exige maintenant que ce soit pour octobre…

  • L’Irlande de Charybde en Scylla

    A la suite des élections législatives en Irlande, qui n’ont pas donné de majorité claire, le Premier ministre Enda Kenny a finalement été reconduit à son poste.

    Et il a nommé un nouveau gouvernement. L’un des ministres ne passe pas inaperçu. Il s’agit de Katherine Zappone. Une Américaine de 62 ans, « théologienne féministe », lesbienne militante, qui s’est « mariée » en 2003 au Canada avec sa « partenaire » de 35 ans, une ancienne religieuse. Katherine Zappone était en pointe dans la campagne pour le référendum sur la dénaturation du mariage. Elle est aujourd’hui ministre… des Enfants et de la Jeunesse. Sic.

    D’autre part, Enda Kenny a décidé qu’il allait confier à une « assemblée citoyenne » le soin de rédiger un projet de loi sur l’avortement, c’est-à-dire libéralisant le meurtre des enfants.

  • Saint Salomon Leclercq

    07. Bx. salomon Leclercq.jpgLe pape a autorisé hier la Congrégation pour la Cause des Saints à promulguer le décret validant un miracle attribué au bienheureux Salomon Leclercq.

    Salomon Leclercq (1745-1792) avait refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Il fut arrêté le 15 août 1792 et enfermé au couvent des Carmes, et tué le 2 septembre : il fait partie des 191 « martyrs de septembre », ou « martyrs des Carmes », béatifiés par Pie XI en 1926. Il est aussi le premier frère des écoles chrétiennes béatifié, et le premier frère des écoles chrétiennes martyr.

    Le miracle qui lui est attribué a eu lieu au Venezuela en 2007. Une fillette de 5 ans, Maria Alejandra Hernandez avait été mordue à la jambe par un serpent très venimeux. Elle resta deux jours sans soins médicaux. Une fois conduite à l’hôpital, les médecins voulaient l’amputer de sa jambe blessée pour tenter de la sauver. Mais de façon inattendue elle guérit et récupéra l’usage de sa jambe comme si rien ne s’était produit. La communauté du foyer de religieuses où elle résidait avait prié intensément le bienheureux frère Salomon. Le miracle a été reconnu en 2011 par le diocèse de Caracas.

  • Ils ont tué Khurram Zaki

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    Khurram Zaki, animateur du site internet « Construisons le Pakistan », a été tué par balles samedi dernier dans un restaurant de Karachi. Les talibans du groupe Hakeemullah ont revendiqué le meurtre : Khurram Zaki a été abattu parce qu’il avait organisé des manifestations contre Maulana Abdul Aziz, un prédicateur de la Mosquée Rouge d’Islamabad, qui avait refusé de condamner l’attentat contre une école de Peshawar qui en décembre 2014 avait coûté la vie à 134 enfants (et 9 adultes).

    Khurram Zaki était connu pour son action résolue en faveur des minorités. Lui-même membre de la communauté chiite régulièrement persécutée, il défendait tout autant les chrétiens. « Nous perdons une grande voix qui se battait pour les droits de ceux qui sont marginalisés », dit Cecil Chaudry, directeur de la commission épiscopale Justice et Paix.

    En fait, Khurram Zaki était aussi chiite que moi je suis yazidi. On le voyait régulièrement aux manifestations avec un grand crucifix. (C’est lui à droite sur la première photo, et sur la seconde il confie son crucifix, pendant qu’il prend la parole, à… Mgr Coutts, l’archevêque de Karachi.)

  • Subhan Allah…

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    Pendant les deux prochains mois, en préparation du ramadan et le mois du ramadan (qui commencera le 7 juin), les bus de Londres seront décorés d’une affiche avec l’inscription « Subhan Allah », c’est-à-dire « Gloire à Dieu » en arabe.

    Subhan Allah est une invocation que le pieux musulman dit 72 fois par jour. C’est surtout, comme la chahada et la Fatiha, une expression antichrétienne.

    En effet, selon toute la tradition théologique islamique, en disant Subhan Allah le musulman atteste que Dieu est pur de tout élément anthropomorphique et de toute association. Conformément à ce que dit Allah dans le Coran, sourate 52 (Le Sinaï – sic), verset 43 : « Ou ont-ils une autre divinité à part Allah ? Qu’Allah soit glorifié [subhan Allah] et purifié de tout ce qu’ils associent ! »

  • Saint Philippe et saint Jacques

    Dom Pius Parsch :

    Cette messe a été composée pour la dédicace de l’Église des Apôtres. Elle tient compte en partie des circonstances extérieures du moment. La ville de Rome avait été arrachée par Narsès au pouvoir du roi des Goths, Totila. Les malheurs de l’invasion et la joie qui suivit la délivrance trouvent leur écho dans l’Introït.

    Cet introït par le chœur de la cathédrale Saint-Rombaut de Malines, sous la direction de Flor Peeters (1958).


    podcast

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    Et la touchante antienne de communion:


    podcast

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  • Saint Antonin

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    Ces lignes sont du P. Amable Bonnefons, de la Compagnie de Jésus, dans « Les fleurs des vies des saints en abrégé, et leur doctrine en maximes : avec des réflexions Spirituelles et Morales sur leurs plus belles Actions », 1721. Tout à ses considérations morales, le bon père oublie de signaler que saint Antonin est un personnage clef du couvent San Marco de Florence. Quand le couvent fut confié aux dominicains, c’est lui qui en fut le prieur et qui, sous l’impulsion de Cosme de Médicis, le reconstruisit, et dirigea la décoration des cellules confiée à son ami et disciple Fra Angelico.

    Le cardinal Schuster expose quant à lui sobrement :

    Le plus bel éloge de cet évêque de Florence (+ 1453) gloire éclatante de l’Ordre des Prêcheurs, fut prononcé par les ambassadeurs de sa ville le jour où, reçus en audience par Eugène IV, ils lui demandèrent diverses faveurs pour quelques personnes auxquelles ils s’intéressaient. Le Pontife ajouta alors : « Et n’avez-vous pas quelque recommandation à faire pour votre archevêque ? » — « Très Saint-Père, répondirent les messagers, l’archevêque se recommande de lui-même. » Tant s’imposait la sainteté de cet homme qui, dans la ville joyeuse et insouciante de Florence, à l’époque où la fausse renaissance ouvrait déjà la voie au paganisme classique, offrait l’exemple d’un zèle pastoral ardent, joint à l’amour de l’étude et des vertus claustrales les plus austères.

  • Deux petites choses sur Sadiq Khan

    En 2008, Sadiq Khan fut nommé secrétaire d’Etat aux « Communautés ». Interrogé par une chaîne de télévision iranienne sur l’islamisme, il avait répondu : « « Le fait est que vous ne pouvez pas choisir votre interlocuteur, vous ne pouvez pas parler qu’aux Oncles Tom. »

    Les oncles Tom, en référence au célèbre roman sur les esclaves noirs aux Etats-Unis, l’oncle Tom étant le type de l’esclave soumis aux blancs, qui a trahi sa race et ses compagnons. Sadiq Khan désignait donc ainsi les musulmans modérés, traîtres à l’islam, et justifiait donc ses contacts avec les islamistes en disant qu’il ne pouvait pas dialoguer qu’avec les collabos.

    Cette anecdote ayant resurgi en toute fin de campagne électorale pour la mairie de Londres, Sadiq Khan a dit qu’il regrettait d’avoir utilisé cette expression.

    Parce qu’il déconsidérait les musulmans modérés ?

    Non. Parce qu’il avait employé une « insulte raciste », et que ça ce n’est pas bien…

    *

    En 2009, Sadiq Khan fut nommé ministre des Transports. Ce qui n’est pas un poste de premier plan, mais au nom de la religion de la diversité il fut néanmoins nommé aussi au très restreint « Privy Council », à savoir en théorie le conseil privé de la reine, ce qui implique de prêter serment à la reine. Le lendemain il reçut un coup de téléphone de Buckingham lui demandant sur quel genre de Bible il souhaitait prêter serment. Il répondit qu’il était musulman et qu’il ne pouvait prêter serment que sur le Coran. « Mais nous n’avons pas de Coran. » - Eh bien j’apporterai le mien.

    Ainsi la presse britannique raconte-t-elle l’anecdote. Mais sur les « réseaux sociaux » on souligne qu’elle ne se termine pas ainsi. Ensuite, le Palais voulut rendre le Coran à Sadiq Khan. Lequel répondit : « Non, je voudrais le laisser là pour la prochaine personne. »

    Les intervenants des réseaux sociaux qui signalent cette omission veulent-ils ainsi souligner leur inquiétude quant à l’extension musulmane du gouvernement ?

    Pas du tout. Ils regrettent cette omission parce que le propos de Sadiq Khan est merveilleux de générosité, d’un sens touchant du vivre ensemble, un journal a même titré que c’était une anecdote « poignante », et sur twitter il y en a qui « pleurent » d’émotion…

    Ce pays est donc mûr pour la schlague musulmane. Comme le nôtre, hélas.

    *

    Je n’ai toujours pas trouvé qui est la femme musulmane voilée que Sadiq Khan a fait poser à sa droite lors de la cérémonie de Southwark. Bizarrement, aucun des journaux disponibles sur internet ne dit qui elle est.

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    Addendum. Bravo à mes lecteurs. Il s'agit en effet de Sarah Joseph, qui fut baptisée catholique, fit ses études dans un collège Saint-Thomas More puis au King's College de Londres, se convertit à l'islam à 16 ans en 1988, se marie avec un certain Mahmud al-Rashid. Elle a été rédactrice en chef d'un magazine musulman aujourd'hui disparu, et elle est dite écrivain et chroniqueuse, propagandiste et militante islamiste comme on le voit, et proche donc du nouveau maire de Londres qui l'a voulue à sa droite pour montrer quel est l'avenir du peuple britannique...

  • Saint Grégoire de Nazianze

    Monarque immuable des cieux, inspire-moi pour célébrer ta gloire.

    Dieu puissant, maître souverain, à toi seul les hymnes et les cantiques ;
    à toi qu'environnent les chœurs des anges, à toi qui vis dans l'éternité.

    Ta main puissante a semé dans l'espace et ce soleil qui nous éclaire,
    et le pâle flambeau des nuits, et ces astres scintillants qui parent la voûte céleste.

    Si l'homme, auguste créature, a pu reconnaître son Dieu,
    s'il a la raison en partage, c'est à ta bonté qu'il le doit.

    Créateur de tous les êtres,
    tu assignas à chacun d'eux la place qu'il occupe,
    ta providence veille encore sur eux.
    Tu dis une parole et le monde fut.

    Ton Verbe est digne des mêmes hommages.
    C'est lui qui disposa tout cet univers, il en est le maître suprême.

    Mais cependant, embrassant tout de sa puissance,
    l'Esprit Saint conserve et gouverne l'œuvre de la pensée divine.

    O Trinité vivante, c'est toi que je chanterai,
    seul monarque de tous les êtres,
    nature immuable, éternelle, nature dont la substance
    ne saurait être exprimée par le langage des mortels.

    Ta sagesse échappe à tout entendement humain,
    ta force incessante règne dans les cieux,
    tu n'a pas eu de commencement, et tu n'auras jamais de fin.

    Quel œil fixerait ta splendeur ineffable,
    toi dont les yeux sont ouverts sur tout,
    toi dont on ne saurait éviter les regards tant sur la terre
    qu'au sein des abîmes de la mer ?

    O mon père, ô mon Dieu ! Sois-moi propice.
    Fais que toujours, je t'en conjure, j’adore la Trinité Sainte.
    Délivre-moi de mes péchés,
    purifie mon âme,
    éclaire mon intelligence,
    préserve-moi des pensées mauvaises,
    afin que ta divinité soit le seul objet de mes louanges,
    et que j'élève vers toi mes mains pures
    afin qu'à deux genoux je glorifie le Christ,
    le suppliant de recevoir son serviteur
    lorsqu'il viendra brillant de gloire juger en maître les humains.

    O mon père ! Sois-moi propice ! Miséricorde !
    Qu'un malheureux obtienne grâce devant toi,
    parce qu'à toi seul bénédiction et gloire dans l'immuable éternité.

    Hymne à Dieu, extrait de Choix de poésies religieuses de saint Grégoire de Nazianze, Synesius, saint Clément, etc., publié par G.-B. Darolles, 1839

  • Dimanche après l’Ascension

    Notre Sauveur, mes très chers frères, est monté au ciel, ne nous troublons donc pas sur la terre. Que nos pensées soient là où il est, et ici-bas ce sera le repos. Montons maintenant avec le Christ par le cœur ; lorsque son jour promis sera venu, nous le suivrons aussi de corps.

    Cependant, mes frères, nous devons savoir que ni l’orgueil, ni l’avarice, ni la luxure ne s’élèvent avec le Christ ; aucun de nos vices ne s’élève avec notre médecin. Et c’est pourquoi si nous voulons suivre le médecin dans son ascension, nous devons déposer le fardeau de nos vices et de nos péchés. Ils nous chargent, pour ainsi dire, tous de chaînes, ils s’efforcent de nous retenir captifs dans les filets de nos fautes : c’est pourquoi avec le secours de Dieu, et comme le dit le Psalmiste : « Rompons leurs liens », afin qu’en toute sécurité nous puissions dire au Seigneur : « Vous avez rompu mes liens, c’est à vous que je sacrifierai une hostie de louange. »

    La résurrection du Seigneur est notre espérance ; l’ascension du Seigneur, notre glorification. Si donc nous célébrons l’ascension du Seigneur avec droiture, avec fidélité, avec dévotion, avec sainteté et avec piété, montons avec lui et tenons en haut nos cœurs.

    Mais, en montant, gardons-nous de nous enorgueillir et de présumer de nos mérites, comme s’ils nous étaient propres. Nous devons tenir nos cœurs en haut attachés au Seigneur ; car le cœur en haut, mais non auprès du Seigneur, c’est l’orgueil ; le cœur en haut près du Seigneur, c’est le refuge. Voici, mes frères, un fait surprenant : Dieu est élevé, tu t’élèves et il fuit loin de toi ; tu t’humilies et il descend vers toi. Pourquoi cela ? C’est que « le Seigneur est élevé, et il regarde ce qui est bas, et ce qui est haut, c’est de loin qu’il le connaît ». Il regarde de près ce qui est humble, pour l’attirer à lui, et il regarde de loin ce qui s’élève, c’est-à-dire les superbes, pour les abaisser.

    Le Christ est ressuscité pour nous donner l’espérance, car tout homme qui meurt ressuscite ; et il nous a donné cette assurance, afin qu’en mourant nous ne désespérions pas et que nous ne pensions pas que notre vie finit dans la mort. Nous étions dans l’anxiété au sujet de notre âme elle-même, et le Sauveur, en ressuscitant, nous a donné la foi en la résurrection de la chair.

    Crois donc, afin d’être purifié. Il te faut d’abord croire, afin de mériter par ta foi de voir Dieu un jour. Veux-tu voir Dieu ? Écoute-le lui-même : « Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, parce qu’ils verront Dieu ». Pense donc avant tout à purifier ton cœur ; enlève tout ce que tu y vois qui puisse déplaire à Dieu.

    Saint Augustin

  • Images de la fin…

    Le musulman Sadiq Khan a bien été élu maire de Londres avec 57% des voix, ce qui est paraît-il un record historique.

    Il a été « intronisé » ce matin au cours d’une cérémonie en la cathédrale anglicane de Southwark. Il est entré dans la cathédrale en compagnie de l’archiprêtre Andrew Nunn, et a été salué par une standing ovation. L’archiprêtre a déclaré que l’élection de Sadiq Khan apportait une « atmosphère de carnaval » à l’édifice religieux. Sic.

    Il y avait là aussi bien sûr l’évêque anglican de Southwark Christopher Chessun, qui applaudissait, et d’autres prélats de la religion officielle britannique, venus en enthousiastes dhimmis saluer la nouvelle autorité islamique.

    On peut constater que Sadiq Khan avait pris bien soin que sur les photos de sa signature on voie à sa droite une femme voilée. Dont je ne vois nulle part qui c’est (ce n’est pas sa femme). A sa gauche, la « baroness » Doreen Lawrence of Clarendon, une Jamaïcaine dont le seul titre de gloire est que son fils fut tué à Londres par des racistes.

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    L’élection de Sadiq Khan occulte logiquement les autres informations concernant les élections d’hier. On notera que l’Ukip continue de s’installer, remportant au conseil de Londres deux sièges (sur 25) et à l’Assemblée nationale du Pays de Galles 7 sièges (sur 60).

  • Saint Stanislas

    Stanislas était polonais, il naquit à Cracovie de parents nobles et pieux qui l’obtinrent de Dieu par leurs prières après une stérilité de trente années. Il donna dès son enfance des indices de sa sainteté future. Dans son adolescence, il s’appliqua avec ardeur aux études libérales et fit de grands progrès dans la science des saints Canons et de la théologie. Ses parents étant morts, il distribua aux pauvres son patrimoine, qui était considérable ; il désirait embrasser la vie monastique, mais la providence de Dieu voulut que Lampert, Évêque de Cracovie, le fît chanoine et prédicateur de son Église ; et plus tard, il succéda, quoique malgré lui, à ce Prélat. Dans l’accomplissement des devoirs de sa charge, il se distingua par l’éclat de toutes les vertus pastorales, et particulièrement par sa grande charité envers les pauvres.

    Boleslas était alors roi de Pologne, Stanislas tomba dans la disgrâce de ce prince pour l’avoir repris publiquement de son libertinage, qui était connu de tous. C’est pourquoi le roi suscita des calomniateurs qui, dans une assemblée solennelle du royaume, appelèrent Stanislas en justice devant lui, comme possesseur illégitime d’une terre qu’il avait achetée au nom de son Église. Comme l’Évêque ne pouvait prouver son innocence par les pièces nécessaires, et que les témoins craignaient de dire la vérité, il s’engagea à faire comparaître, trois jours après, devant les juges, celui qui lui avait vendu la propriété : cet homme, appelé Pierre, était mort depuis trois ans. On accepte avec risée la proposition : l’homme de Dieu passe ces trois jours entiers dans le jeûne et la prière ; et au jour marqué, après avoir offert le sacrifice de la Messe, il ordonne à Pierre de sortir du tombeau. Le mort est aussitôt rendu à la vie, il suit l’Évêque au tribunal royal, et là, en présence du roi et de l’assemblée frappés de stupeur, il dépose avoir vendu la terre dont il s’agissait, et en avoir reçu le prix convenu des mains de l’Évêque. Après avoir rendu ce témoignage, il s’endormit de nouveau dans le Seigneur.

    Mais Boleslas ne profitant pas des fréquents avertissements de Stanislas, ce prélat le sépara enfin de la communion des fidèles. Dans la fureur de son ressentiment, le prince envoya dans l'église des soldats avec l'ordre d'égorger le saint évêque; trois fois ils tentèrent de consommer le crime, trois fois une force divine et invisible les repoussa. Le roi impie s'y rendit lui-même, et massacra de sa propre main le pontife de Dieu, au moment où il offrait à l'autel la victime sans tache. Son corps, haché en morceaux et jeté dans la campagne, fut défendu miraculeusement par des aigles contre les bêtes sauvages. Quand la nuit fut arrivée, les chanoines de Cracovie vinrent recueillir, à la faveur d'une lumière céleste, ces membres dispersés, et ils les rétablirent dans leur place naturelle. Chose admirable ! ces membres disjoints se réunirent tout à coup les uns aux autres, et il ne resta même aucune cicatrice de blessures. Dieu manifesta encore la sainteté de son serviteur après sa mort par beaucoup d'autres miracles, qui décidèrent le pape Innocent IV à le mettre au nombre des Saints.

    Bréviaire

  • Donald Trump et le Brexit

    Interrogé sur la campagne britannique pour le référendum, Donald Trump a déclaré, sur Fox News :

    « Je pense que les migrants ont été une chose horrible pour l’Europe. Beaucoup ont été poussés par l’UE. Je dirais que les Britanniques seraient mieux hors de l’UE, personnellement, mais je ne fais pas une recommandation, c’est juste mon sentiment. Je connais très bien la Grande-Bretagne, je connais très bien ce pays, j’ai beaucoup d’investissements là-bas. Je dirais qu’ils seraient mieux en dehors. Mais je veux que ce soit eux qui prennent leur propre décision. »

    Ça aussi, c’est vraiment un ton nouveau…

  • Sinistre première

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    Il est inutile d’attendre les résultats définitifs pour savoir que les « Londoniens » (de Londres et surtout du Londonistan) ont élu maire Sadiq Khan.

    Il y a déjà eu des maires musulmans de très grandes villes (Manchester, Rotterdam, si je ne me trompe), mais c’est la première fois que le maire d’une capitale européenne est un musulman pratiquant (dont les deux parents sont pakistanais) – grâce à l’immigration invasion et à la défection suicidaire des Londoniens de souche qui ne votent plus.

    Or Londres est aussi la plus grande capitale d’Europe.

    L’histoire retiendra sans doute comme date symbolique dans le naufrage de l’Europe ce 5 mai 2016 où, le jour d’une des plus grandes fêtes chrétiennes, fut élu le premier maire musulman, s’affichant comme musulman pratiquant, de la plus grande capitale européenne.

  • En Chine

    201605021717_71110010582867_1.jpgLe révérend Han Chung-ryeol a été retrouvé assassiné, à coups de hache sur la tête et de couteau au ventre, le 30 avril dernier. Ce pasteur protestant s’était installé à Changbai près de la frontière nord-coréenne en 1993. Il aidait les Nord-Coréens qui fuyaient la famine dans leur pays, et le gouvernement nord-coréen avait ouvertement demandé qu’il soit éliminé.

    Une source d’AsiaNews explique : « 

    « C’était un homme bon qui, chaque fois que c’était possible, encourageait les Nord-Coréens à retourner chez eux. Il leur disait que le sort du pays était entre leurs mains, que le régime ne subsisterait pas toujours, et que Dieu ne les abandonnerait pas. Il n’incitait pas les gens à renverser le gouvernement. Il n’a jamais cherché à faire du prosélytisme parmi les Nord-Coréens. Il est compréhensible que le régime de Kim ait voulu sa mort parce qu’il donnait aux Nord-Coréens quelque chose de plus important que la nourriture : l’espérance d’un monde meilleur. »

  • Civilisation

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    A Palmyre, l’Etat islamique avait utilisé le grand théâtre romain pour célébrer des dizaines de décapitations de soldats syriens. Hier, dans le même lieu, a été donné un concert par le très prestigieux orchestre du théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg (le Kirov de l’ère soviétique), sous la direction de son chef Valeri Guerguiev. Un concert intitulé « Prier pour Palmyre – la musique revit dans les ruines antiques ».

    Après une allocution vidéo de Vladimir Poutine, le concert a commencé, de façon impressionnante dans ce cadre grandiose, par la chaconne pour violon seul de Bach. Par Pavel Milyoukov, un jeune bardé de prix internationaux, soliste du Philharmonique de Moscou et de la Maison de la musique de Saint-Pétersbourg. Il s’est poursuivi par le quadrille du premier opéra de Rodion Chtchedrine, Pas seulement l’amour, avec en soliste le violoncelliste Serguei Roldouguine, violoncelle solo du Mariinsky pendant 20 ans et fondateur de la Maison de la Musique de Saint-Pétersbourg, et s’est terminé par l’optimiste (comme l’a souligné Guerguiev) Symphonie classique de Prokofiev.

    Au lieu de célébrer cette initiative, les médias occidentaux bavent et éructent. Parce que Guerguiev n’est pas pour eux l’un des plus grands chefs d’orchestre du monde, mais un soutien indéfectible de Poutine, et doit donc être mis au ban de la vie musicale. Et surtout parce que Serguei Roldouguine, ami de toujours de Poutine, figure sur les fameux Panama Papers, et qu'au lieu de se terrer dans un trou, l'infâme parade à Palmyre ! Soutenu par Poutine qui a fait savoir, non sans vraisemblance, que le fondateur de la Maison de la Musique de Saint-Pétersbourg dépensait son argent en achetant des instruments de grand prix pour les institutions musicales russes.

    La palme est sans doute remportée par Philip Hammond, le ministre britannique des Affaires étrangères, pour qui ce concert était « une tentative de mauvais goût de détourner l’attention de la souffrance persistante des Syriens, et montre qu’il n’y a pas d’abîmes où le régime ne descendra pas ». Comme il visait semble-t-il le régime de Poutine et non celui d’Assad, c’est donc aussi un reproche fait aux Russes d’avoir chassé l’Etat islamique de Palmyre et de sa région…

  • Vendredi après l’Ascension

    On retrouve aux matines de ce jour les deux premiers répons des matines de l’Ascension. On peut remarquer qu’ils sont très différents. Le premier est constitué de trois versets de l’épître, un peu élagués mais reprenant très exactement les expressions du texte sacré – l’histoire même de l’Ascension, selon la Vulgate. Alors que le deuxième est une composition inspirée de Ecclésiastique 43,1 et psaume 67,35 et de Ecclésiastique 46,15 et psaume 9,8 – soigneusement mixés et à grand peine repérables (le verset venant quant à lui clairement du psaume 18). Celui-ci est donc vraisemblablement plus ancien que celui-là.

    En voici les textes, et notés tels qu’ils figurent dans le codex 388 de Saint-Gall (antiphonaire monastique du XIIe siècle), et dans l’antiphonaire de Saint-Lambrecht (autour de 1400), avec les lettrines indiquant le premier répons.

    ℟. Post passionem suam per dies quadraginta apparens eis, et loquens de regno Dei, alleluia: * Et videntibus illis elevatus est, alleluia: et nubes suscepit eum ab oculis eorum, alleluia.
    ℣. Et convescens praecepit eis, ab Ierosolymis ne discederent, sed exspectarent promissionem Patris.
    ℟. Et videntibus illis elevatus est, alleluia: et nubes suscepit eum ab oculis eorum, alleluia.

    Après sa passion il leur apparut pendant quarante jours, leur parlant du royaume de Dieu, alléluia : Puis, eux le voyant, il s’éleva, alléluia, et une nuée le déroba à leurs yeux, alléluia. Mangeant avec eux, il leur commanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre la promesse du Père. Puis, eux le voyant, il s’éleva, alléluia, et une nuée le déroba à leurs yeux, alléluia.

    ℟. Omnis pulchritudo Domini exaltata est super sidera : species ejus in nubibus caeli, et nomen ejus in æternum permanet, alleluia.
    ℣. A summo caelo egressio ejus, et occursus ejus usque ad summum ejus.
    ℟. Species ejus in nubibus caeli, et nomen ejus in æternum permanet, alleluia.

    Toute la beauté du Seigneur a été exaltée au-dessus des astres: Son éclat est dans les nuées du ciel, et son nom demeure éternellement, alléluia. A l’extrémité du ciel est sa sortie, et le terme de sa course à son extrémité. Son éclat est dans les nuées du ciel, et son nom demeure éternellement, alléluia.

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