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Le blog d'Yves Daoudal - Page 6

  • A la CJUE

    La première audience de la procédure lancée par la Hongrie et la Slovaquie contre l’Union européenne s’est tenue hier à la Cour de Justice de l'UE. Comme prévu, ces deux pays n’ont reçu le soutien que de la Pologne.

    La Hongrie et la Slovaquie ont fait valoir que la décision d’instaurer des quotas de « migrants » était illégale car contraire à un engagement pris auparavant par le Conseil européen, et prise sans l’aval du Parlement européen alors qu’il y aurait dû y avoir co-décision.

    L’argument principal de l’Union européenne est qu’il s’agit d’une affaire de « solidarité ».

    Une solidarité extrêmement ténue, quand on sait que seulement 18.000 « migrants » (sic : dix-huit mille) ont été répartis selon les quotas.

    D’autre part la Hongrie était censée en accueillir 1.294, et la Slovaquie 802. Ce qui n’est pas vraiment une submersion.

    Il ne s’agit donc pas d’une question de migrants ou de réfugiés, mais d’une question de principe : l’Union européenne peut-elle imposer de telles décisions aux Etats membres ?

    La réponse ne sera pas donnée avant la fin de l’année. Il est probable que la CJUE donne raison aux instances de l’UE, ce qui serait dans la logique de la « construction » européenne d’une « union toujours plus étroite ».

    Un jugement en sens contraire serait un véritable séisme.

  • On peut tuer sa femme

    Jean Dilac, accusé d’avoir tué sa femme, a été condamné hier à deux ans de prison avec sursis. Une « peine symbolique », parce qu’il a tenu la promesse qu’ils s’étaient faite (selon lui) de « se donner la mort avant d’être complètement diminués ».

    Yvette souffrait d’une pathologie cardiaque et avait été victime d’une dépression. Donc, « pour l’empêcher de sombrer dans la déchéance », Jean lui a donné des médicaments mortels et l’a étouffée avec un oreiller…

    Les juges ont été « touchés » par ce geste et les arguments de Jean, qui a 93 ans et ne sombre pas du tout dans la déchéance. D’ailleurs Yvette n’est plus là pour tenir la promesse…

  • En Egypte

    Nabil Saber Fawzy était marié et père de deux enfants. Exerçant le métier de coiffeur, ce copte de 50 ans a été tué le 6 mai à al Arish, dans le nord du Sinaï au cours d’une attaque contre son échoppe menée par quatre hommes armés. La famille de l’homme faisait partie des centaines de chrétiens qui, au mois de février, avaient quitté al Arish, après la série d’assassinats de chrétiens par l’Etat islamique. Nabil Saber Fawzy était retourné chez lui depuis moins de deux semaines pour rouvrir son échoppe et reprendre le travail alors que son épouse et ses enfants étaient restés à Port Saïd. Le meurtre a été revendiqué par l’Etat islamique.

  • Les chrétiens se rebiffent

    La Commission pour la solidarité œcuménique de Lahore (catholiques, anglicans, presbytériens) s’indigne de récentes émissions télévisées, d’articles de presse et autres messages sur les réseaux sociaux diffusant le mépris pour les chrétiens du Pakistan et les humiliant. Elle a décidé de rédiger une lettre aux autorités gouvernementales et au propriétaire de la chaîne de télévision Dunyia TV, sur laquelle différents personnages publics, en leur qualité d’invités d’émissions, se sont livrés à plusieurs reprises à des commentaires et propos diffamatoires envers les chrétiens. Se trouve particulièrement visée la série télévisée Baji Irshad, dont la protagoniste est une chrétienne qui travaille comme femme de chambre dans la maison d’une riche famille musulmane.

    Les chrétiens du Pakistan, noyés dans un océan de plus en plus islamiste, sont plus courageux que nos évêques qui ne risquent rien.

  • Blasphème

    Zafar Bhatti, chrétien pakistanais faussement accusé de blasphème en 2012, a été condamné à la réclusion à perpétuité par un tribunal de Rawalpindi (qui s’est réuni dans la prison où il est incarcéré en raison des menaces de mort qui pèsent sur lui).

    Il avait été accusé d’avoir envoyé des textos contenant des outrages à l’islam.

    Normalement il aurait dû être condamné à mort, mais en raison de la faiblesse des « preuves » il est seulement condamné à la perpétuité…

    Ses avocats (qui sont menacés de mort) ont décidé de faire appel.

  • Ahok en prison

    Le gouverneur de Djakarta, le chrétien d’ethnie chinoise Basuki Tjahaja Purnama dit Ahok, a été condamné mardi à deux ans de prison pour « blasphème ». Avec incarcération immédiate.

    Alors que le procureur avait demandé un mois avec sursis, et que les magistrats respectent habituellement les réquisitions du parquet.

    Et que l’homme qui est à l’origine de l’affaire a reconnu avoir manipulé les propos du gouverneur.

    Cette condamnation, clairement obtenue sous la pression islamiste, illustre la dérive de l’Indonésie.

  • Trump pro-vie

    - Le 28 avril, Donald Trump a nommé vice-ministre de la Santé Charmaine Yoest, ancienne présidente de Americans United for Life, « l’architecte juridique des mouvements pro-vie ». Elle remplace Kevin Griffis, devenu… vice-président du Planning familial. (Le ministre de la Santé, nommé par Donald Trump en février, est le docteur Tom Price, militant pro-vie et pro-mariage.)

    - Le 2 mai, le ministère de la Santé a confirmé la nomination de Teresa Manning, professeur de droit et militante pro-vie, au poste d’adjointe pour les questions de population au ministère de la Santé : un budget de 250 millions de dollars pour la contraception, le planning familial, la prévention des grossesses d’adolescentes, etc. « Le planning familial est quelque chose qui a lieu entre un mari, une épouse, et Dieu, et cela n’implique vraiment pas le gouvernement fédéral », avait-elle dit à la télévision en 2014. Cette nomination fait particulièrement hurler les militants de la culture de mort.

    - Le 4 mai, la Chambre des représentants a adopté, par 217 voix contre 213, le projet de loi dit « TrumpCare » qui remplacera l’Obamacare s’il est également adopté par le Sénat. Ce projet est considéré par les militants pro-vie comme meilleur que celui qui n’avait pas pu passer le 24 mars. Au passage il supprime l’essentiel du financement fédéral du Planning familial pour l’an prochain et redistribue les fonds à des organismes de santé maternelle.

    - Le même 4 mai, Donald Trump a signé un décret pour « Promouvoir la liberté de parole et la liberté religieuse ». Lors de son discours, il a fait venir près de lui deux des Petites Sœurs des pauvres qui avaient été obligées par la justice à financer la contraception de leurs employés au nom de l’Obamacare. « Votre longue épreuve est terminée », leur a-t-il dit. Au cours de sa campagne, Trump avait promis de supprimer l’amendement Johnson, qui interdit aux représentants religieux de donner une opinion politique sous peine de voir supprimées leurs exemptions fiscales. Le décret du 4 mai ne supprime pas ce texte, parce que cela exige un vote du Congrès, mais il le rend inopérant. « La foi fait profondément partie de l’histoire de notre pays, de l’esprit de sa fondation et de l’âme de notre nation… Nous ne permettrons pas que des gens de foi soient ciblés, intimidés ou réduits au silence… Aucun Américain ne doit être obligé de choisir entre les injonctions du gouvernement fédéral et les préceptes de sa foi… Nous rendons leur voix à nos églises… »

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  • Atroce

    « Aujourd’hui Mme Stafford a tous ses bébés auprès d’elle chaque jour – y compris sept embryons enfermés dans un pendentif en forme de cœur qu’elle porte près de son cœur à chaque moment. »

    « Je crois qu’il n’y a aucune autre société au monde qui créé des bijoux à partir d’embryons humains, et je crois fermement que nous sommes les pionniers de cet art sacré. »

    Amy McGlade, de Baby Bee Hummingbirds.

  • Répugnant

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    « Je suis enchanté que vous et les frères et sœurs LGBTQ aient fait le projet de visiter notre belle cathédrale. Vous serez vraiment bienvenus. Votre tract est très bon. Faites-le circuler. »

    Telle est la réponse de Joseph Tobin, archevêque de Newark et cardinal par la grâce de François depuis l’an dernier, au lobby LGBT qui organise un pèlerinage dans sa cathédrale du Sacré-Cœur le 21 mai prochain.

    Le tract du « pèlerinage LGBT » indique qu’il y aura une messe. Elle sera célébrée par un prêtre qui prêche régulièrement des retraites LGBT, après un « mot de bienvenue » par le cardinal archevêque.

    Le tract commence ainsi : « Avec la bénédiction et les meilleurs vœux de Son Eminence Joseph Cardinal Tobin, C.Ss.R., archevêque de Newark, veuillez vous joindre aux membres de la communauté catholique LGBT et leurs familles à la messe qui sera célébrée par le Père Francis Gargani, C.Ss.R. à la chapelle de la basilique. »

    Le pèlerinage est organisé conjointement par la paroisse du Sacré-Cœur de South Plainfield (diocèse de Metuchen) et l’église du Précieux-Sang de Monmouth Beach (diocèse de Trenton).

    L’attitude du cardinal Tobin est naturellement chaleureusement applaudie par le P. James Martin, le militant LGBT que François vient de nommer consultant à la communication du Saint-Siège.

    Ayant été critiqué pour avoir promu sur sa page Facebook une rencontre pro LGBT de New Ways Ministry, Le P. Martin a répondu à ses contradicteurs qu’ils seront sans doute surpris d’être accueillis au paradis par des « hommes et femmes LGBT »…

    Il y a quand même des jours où je me demande si nous faisons partie de la même Eglise…

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  • Notre Dame de Fatima à Karaganda

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    Le diocèse de Karaganda, au Kazakhstan, célèbre de façon toute spéciale le centenaire des apparitions de Fatima, du 9 au 13 mai. Parce que la cathédrale, construite par Mgr Athanasius Schneider (aujourd’hui évêque auxiliaire d’Astana), consacrée en 2012, porte le nom de Notre-Dame de Fatima.

    Ces célébrations coïncident avec la rencontre des Eglises catholiques d’Asie centrale et de Russie qui a lieu chaque année après Pâques.

    L’icône de Notre-Dame de Fatima circule dans les paroisses et les foyers catholiques de ce grand diocèse (deux fois l’Italie) où il y a 2% de catholiques. Mais l’icône est également vénérée par des orthodoxes, et des musulmans. Ce jeudi un évêque orthodoxe fait une conférence sur la dévotion à Notre Dame de Fatima…

    Les célébrations culmineront samedi 13 mai avec la messe présidée par le cardinal Josef Cordes, envoyé spécial du pape, et le renouvellement de la consécration de la Russie et de l’Asie centrale à Notre Dame.

    L’icône de Notre Dame de Fatima, qui n’est pas un chef-d’œuvre mais est beaucoup plus regardable que la pitoyable statue que l’on voit cette année jusqu'à la nausée, a été conçue par un prêtre catholique latin de Saint-Pétersbourg, le P. Alexandre Burgos, et un iconographe russe orthodoxe dévot de Fatima, nommé Ivan. A chaque étape a été demandé l’aval de sœur Lucie.

    En raison de l’impossibilité de figurer un cœur de chair sur une icône, Marie a sur la poitrine un médaillon (entouré d’épines) sur lequel est écrit le mot « cœur ». Le chapelet est de la couleur du bois de la croix (prière et pénitence). Outre l’abréviation traditionnelle de « Mère de Dieu », l’icône a deux autres inscriptions : « Image de la très sainte Vierge de Fatima », et « En toi l’unité », référence à l’œcuménisme qui a présidé à l’élaboration de l’icône et qui se retrouve dans sa vénération en Russie. Et à l’œcuménisme du martyre, qui prend un sens tout particulier à Karaganda, puisque se trouvait là non seulement les « Allemands » de Russie déportés mais un grand goulag.

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