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Le blog d'Yves Daoudal - Page 6

  • Parrhesia ?

    Plus le temps passe et plus les mots de la foi vont être défigurés par François. C’est déjà le cas, le plus évident, avec « miséricorde ». Un certain nombre d’autres viennent ensuite à l’esprit.

    L’un d’eux est « parrhesia ». François aime dire ce mot, mais il ne lui donne pas sons sens traditionnel, son sens biblique. Et son sens dévié commence à se répandre. J’en prends conscience avec l’article du « vaticaniste » Giuseppe Rusconi sur la dernière réunion en date du « Cénacle des amis de François », traduit sur Benoît et moi.

    Dans sa conclusion, l’auteur écrit que cette réunion « s'est déroulée dans une atmosphère détendue, et a été menée avec “parrhêsia” et en même temps avec courtoisie ».

    Quand on emploie ce mot grec, fréquent dans le Nouveau Testament, c’est parce qu’il est tellement riche de sens qu’on ne peut pas le traduire par un seul mot français.

    En grec classique, la parrhesia, c’est la liberté qu’a le citoyen d’exprimer publiquement, en toute franchise, son opinion.

    Dans le grec biblique, la parrhesia est la prise de liberté d’exprimer publiquement la vérité de la foi, en toute franchise, ce qui suppose d’avoir le courage d’affronter les persécuteurs.

    La parrhesia implique donc trois choses : la vérité de ce qu’on dit, le courage de dire la vérité, et de la dire publiquement. (Cf. Lexique théologique du Nouveau Testament, du P. Spicq.)

    Or, dans le cas des « amis de François », on ne trouve aucun des trois critères : sur l’homosexualité ou les divorcés, ils ne disent pas la vérité ; il ne faut aucun courage pour parler comme la pensée unique ; et en l’occurrence ils ne le font même pas publiquement, mais dans leur petit cercle.

    Maintenant, si vous allez voir les emplois du mot parrhesia par François, vous constaterez qu’il manque toujours au moins un des trois critères. Contrairement à l’emploi qu’en faisait Benoît XVI.

  • Sainte Angèle Merici

    Comme je l’avais souligné en 2013, sainte Angèle Merici, qu’on connaît comme fondatrice des ursulines, fut en fait pendant l’essentiel de sa vie une tertiaire franciscaine.

    Elle n’a écrit (ou plutôt dicté) que trois textes, peu avant sa mort, la Règle, des Avis, et un Testament, trois textes sans autre prétention que de viser à assurer la bonne marche des couvents d’ursulines. Or, à la lecture de ces textes, qui datent de 1540, on ne peut que regretter qu’elle n’ait pas écrit davantage. Car cette lumineuse simplicité, cette douce charité qui coule de source, nous parlent aujourd’hui bien plus que tant d’écrits tarabiscotés de tant de mystiques, ou de sévères sentences de rigoureux doctrinaires.

    Dans les deux extraits du Testament que je reproduis ci-dessous, on verra aussi comment cette fille de paysans, qui n’est jamais allée à l’école, cite l’Ecriture Sainte. Au moment où, de l’autre côté de la Méditerranée, une certaine Thérèse, fille du chevalier Alonso Sánchez de Cepeda, va entreprendre la réforme du Carmel et ne se posera même pas la question de l’apprentissage du latin pour comprendre l’office divin ou la Bible.

    Premièrement donc, mes très affectionnées mères et sœurs en Jésus-Christ : efforcez-vous, avec l’aide de Dieu, d’acquérir et de conserver en vous de telles convictions et de si bons sentiments, que vous soyez portées à cette sollicitude et à ce gouvernement seulement par le seul amour de Dieu et le seul zèle pour le salut des âmes.

    Car, toutes vos œuvres et tous les actes de votre gouvernement étant ainsi enracinés dans cette double charité, ne pourront produire que des fruits bons et salutaires.

    En effet, comme le dit notre Sauveur, “Bona arbor non potest malos fructus facere”. L’arbre bon, dit-il, c’est-à-dire le cœur et l’esprit imprégnés de charité, ne peuvent produire que des œuvres bonnes et saintes.

    C’est pourquoi saint Augustin disait aussi : “ama et fac quod vis” ; c’est-à-dire : aie l’amour et la charité, et ensuite fais ce qui te plaît ; comme s’il nous disait ouvertement : la charité ne peut pécher.

    (…)

    Troisièmement : je vous en prie, de grâce, veuillez vous efforcer de mener vos filles avec amour et d’une main suave et douce, et non impérieusement ni avec âpreté ; mais en toute chose, veuillez être affables. Prêtez attention à Jésus, Christ qui dit : “Discite a me quia mitis sum et humilis corde” ; apprenez de moi, dit-il, que je suis affable et doux de cœur. Et de Dieu on lit : “disponit omnia suaviter” ; c’est-à-dire : il dispose et gouverne toutes choses suavement. Et Jésus-Christ dit encore : “Jugum meum suave, et onus meum leve” ; mon joug et ma servitude sont légers et suaves.

    Vous devez donc vous efforcer de faire de même vous aussi, et d’user de toute l’affabilité possible.

    Et par-dessus tout, gardez-vous de vouloir faire faire par force, car Dieu a donné à chacun le libre arbitre, et Il ne veut forcer personne, mais seulement il propose, invite et conseille, comme il le fait aussi par la bouche de saint Jean en disant : “Suadeo tibi emere coronam immarcescibilem” ; c’est-à-dire : je te conseille d’acheter la couronne qui ne se fane pas. Je te conseille, dit-il, et non pas : je te force.

    Je ne dis pas cependant qu’on ne doive parfois user de reproches et de sévérité, en lieux et temps voulus, selon l’importance, la situation et le besoin des personnes ; mais nous devons agir poussées seulement par la charité et le seul zèle des âmes.

  • Fête de la Très Sainte Trinité

    Dom Guéranger reproduit dans son Année liturgique, en ce jour, la traduction d’une hymne syriaque qui lui a été donnée « par une main fraternelle », et dont l’auteur est saint Syméon, évêque de Séleucie et Ctésiphon, martyr en 341, victime d’une terrible persécution menée par le roi des Perses. C’est un « vénérable écho de la foi des martyrs, le plus ancien monument de l’hymnographie orthodoxe en ces contrées où fut le berceau du monde », écrit avec émotion dom Guéranger.

    Louange à vous, Seigneur, qui nous avez crées dans votre liberté au commencement.

    Louange à vous, Seigneur, qui nous avez appelés votre ressemblante et vivante image.

    Louange à vous, Seigneur, qui nous avez ennoblis par le don de la liberté et de la raison.

    Louange à vous, Père plein de justice, qui avez voulu nous posséder dans votre amour.

    Louange à vous, Fils très saint, qui avez pris notre corps pour nous sauver.

    Louange à vous, Esprit de vie, qui nous avez enrichis de vos dons.

    Louange à vous, Seigneur, qui nous avez rassemblés et ramenés des erreurs de l’idolâtrie.

    Louange à vous, Seigneur, qui nous avez conduits à la science de votre Divinité.

    Louange à vous, Seigneur, qui avez fait de nous des instruments raisonnables pour votre service.

    Louange à vous, Seigneur, qui nous avez conviés à la splendide demeure du ciel.

    Louange à vous, Seigneur, qui nous avez instruits des célestes hiérarchies.

    Louange à vous, Seigneur, qui nous avez jugés dignes de vous louer avec les Anges.

    Que toute bouche vous célèbre, Père, Fils, et Saint-Esprit.

    Que des hauteurs et des bas lieux louange soit à la Trinité.

    Que dans le siècle présent et futur soit à vous la louange et des esprits et des créatures revêtues d’un corps :

    Du temps jusqu’à l’éternité, dans les siècles des siècles. Amen.

     *

    En Perse, l’an 341, la passion de saint Siméon bar Sabas, évêque de Séleucie et Ctésiphon. Par ordre du roi des Perses Sapor II, il fut arrêté, chargé de fers et, comme il refusait d’adorer le soleil et qu’il rendait témoignage au Seigneur Jésus Christ d’une voix libre et assurée, il fut d’abord enfermé dans une prison pour esclaves avec une troupe de plus de cent compagnons, parmi lesquels des évêques, des prêtres et des clercs de divers ordres. Ils y furent détenus longtemps, puis, le vendredi de la Passion du Seigneur, tous les compagnons de Siméon furent égorgés sous ses yeux, pendant qu’il exhortait vivement chacun d’eux. Il fut enfin lui-même décapité, le dernier de tous. Avec lui souffrirent encore Abdécalas et Ananie, ses prêtres, personnages très distingués.
    On commémore également un grand nombre de martyrs, qui, après la mort de saint Siméon, furent frappés par l’épée à travers toute la Perse, pour le nom du Christ, sous le même roi Sapor, de 341 à 345.

    Martyrologe romain, au 17 avril

    (Le patriarche assyrien porte toujours le titre de métropolite de Séleucie-Ctésiphon.)

  • Angela Merkel tout miel

    Suite à son entretien avec David Cameron, Angela Merkel a déclaré qu’on pourrait aller jusqu’à modifier le traité s’il le fallait pour garder le Royaume-Uni dans l’UE. Ça ne va pas plaire à tout le monde…

    « Là où il y a une volonté, il y a un chemin », a-t-elle dit, sachant manifestement qu’elle reprenait là un vieux proverbe anglais (et non une citation de Lénine, comme on dit souvent chez nous).

    Elle a exprimé « l'espoir évident de voir la Grande-Bretagne rester dans l'Union européenne» et son plein accord pour coopérer avec Cameron dans le processus qu’il souhaite. Au point même d’envisager une modification du traité, à condition que des propositions concrètes l’exigent :

    « Cela vaut la peine de parler du contenu, du fond. Nous devons aussi parler de ce qui doit être changé. Est-il nécessaire de modifier le traité, peut-il être modifié via un processus auxiliaire ? Mais, bien sûr, si nous sommes convaincus sur le contenu, sur le fond, alors nous n’allons pas dire  Eh bien, changer le traité, c’est totalement impossible. »

    Elle a également exprimé la volonté d'accorder au Royaume-Uni l’exemption du principe d’une « Union toujours plus étroite ». L’expression se trouve dans le Traité de Rome, mais Angela Merkel a déclaré qu'elle ne reflète pas la réalité contemporaine. « Une Europe à deux vitesses est de fait notre réalité d'aujourd'hui... Nous avons déjà des vitesses différentes et je n’ai absolument aucun problème pour qu’il y ait à l’avenir ce principe de vitesses différentes. »

  • Le nouveau nom de l’UMP

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    Photo de l’installation de la tribune du congrès, par Cédric Faiche (BFMTV) sur Twitter.

  • Une nouvelle mosquée, une !

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    « Toute blanche, avec une majestueuse coupole de verre, deux salles de prière aux soubassements de marbre d’Italie, et un petit minaret. » (Le Parisien)

    La mosquée de Villeneuve-la-Garenne (92) a été inaugurée hier par le préfet de la République, le maire UMP, et le président de l’association de l’Unification islamique, Abdelkhalek Khallouki.

    On attendait des « représentants d’autres religions », selon Le Parisien, mais l’article sur l’inauguration n’en dit rien.

    Le journal en profitait pour faire le point :

    Le département compte à ce jour 52 mosquées et salles de prière, selon la préfecture. La plus grande d’entre elles, inaugurée en 2009, est la mosquée de Gennevilliers (2 500 places), située rue Paul-Vaillant- Couturier. A Nanterre, deux mosquées sont actuellement en chantier : l’une des plus vastes d’Ile-de-France, le long de l’A86, et une plus petite, couplée avec une école musulmane, boulevard Clemenceau. Plusieurs autres mosquées sont en cours de construction à Puteaux, Clamart, Asnières et Gennevilliers, dans le quartier des Grésillons. Enfin, d’autres lieux de cultes sont en attente de terrain, d’autorisation ou de financements à Courbevoie, Levallois et Suresnes.

  • Islam : nouvelle étape

    Une quarantaine d’imams, de théologiens et d’acteurs de terrain ont lancé discrètement, lundi dernier à Bobigny, un « Conseil théologique musulman de France » (CMTF). Autrement dit un conseil de la fatwa. Cela aurait dû se faire sous l’égide du CFCM, mais comme chacun le sait le CFCM ne fait strictement rien. Alors les représentants des Frères musulmans en France sont passés à l’action.

    Le bureau exécutif de ce conseil français de la fatwa comprend neuf membres.

    Le premier nommé est Ahmed Jaballah, directeur de l’IESH Paris (le soi-disant « Institut Européen des Sciences Humaines », qui est le centre de formation de l’UOIF), secrétaire général adjoint du Conseil européen de la fatwa (CEFR, Frères musulmans), membre de l’Union internationale des savants musulmans (UISM, Frères musulmans).

    Deux autres spécimens intéressants sont Cheikh Larbi Becheri, diplômé en charia de l’université de Médine, membre du CEFR et de l’UISM, responsable le l’IESH de Château-Chinon, le premier établissement ouvert par l’UOIF ; et Cheikh Ounis Guergah, diplômé en charia de l'Université de Médine, membre du CEFR et de l’UISM, professeur de théologie musulmane et directeur des études à l’IESH de Paris.

    Il y a aussi Mohamed Mosadek, docteur en fiqh hanafite de l’Université d’Al-Azhar, professeur de théologie musulmane à l’Université d’Al-Azhar et chargé de cours à la faculté de droit de Strasbourg au master d’islamologie, ou Nawel Zine, professeur de théologie à l’IESH de Paris…

  • Toujours Kasper

    Excellente analyse et remarquables commentaires de propos du cardinal Kasper (et de quelques autres) par Jeanne Smits sur son blog. En rapport avec le référendum irlandais qui entre sataniquement dans le schéma de la manipulation synodale en cours.

    Jeanne Smits n’emploie pas le mot mais elle met bien en lumière le mensonge, les mensonges éhontés du cardinal Kasper, son négationnisme, particulièrement de l’enseignement de Jean-Paul II.

    Et ce qui devient vraiment étouffant, oppressant, c’est cette obsession homosexuelle. Comme si l’Eglise était composée de deux tiers d’homosexuels (et d’un quart de « divorcés remariés »).

    Plus tard, les historiens de l’Eglise se pencheront avec effarement sur ce temps où des cardinaux et des théologiens ne parlaient plus que du bien de l’homosexualité…

    Il va vraiment falloir mettre un coup d’arrêt, brutal, à cette folie. Par un pape d’Afrique noire. Où l’on appelle un chat un chat, un homosexuel un inverti, et « une forme d’hérésie », « une dangereuse pathologie schizophrène », l’idée selon laquelle on peut détacher la pastorale de la doctrine.

    Oui, la citation est du cardinal Robert Sarah. Le cardinal qui par ailleurs a « accueilli Summorum Pontificum avec confiance, joie et action de grâce ». Papa subito ! Ça urge !

  • Derrière le lapsus

    Dans son interview au journal argentin La Voz del Pueblo, François disait qu’il lisait un seul journal, La Repubblica (pendant seulement dix minutes).

    La confidence a fait sursauter au Vatican. Au point que certains ont même osé demander à Sa Sainteté s’il était bien vrai qu’il lise quotidiennement ce journal qui milite contre le christianisme et la loi naturelle. Et le pape leur a répondu que « c’était un lapsus ». Sic. En fait, a-t-il ajouté, c’est Il Messagero qu’il lit.

    Ce qui à vrai dire ne change pas grand-chose, mais a suffi à calmer le jeu.

    Cela souligne pourtant que le pape ne lit jamais l’Osservatore Romano, le quotidien du Vatican, ni le quotidien catholique italien L’Avvenire. Ce qui n’est pas très « miséricordieux » ni « caressant » pour les gens qui y travaillent…

    Mieux encore, comme le souligne Marco Tosatti, cela veut dire que le pape ne lit jamais la revue de presse qui lui est préparée chaque matin par la Secrétairerie d’Etat… Continuez à vous échiner, braves gens, et à vous lever pour moi à des heures indues, tous les matins je mets le produit de votre travail à la poubelle sans y jeter un œil…

    (NB. A propos de l'article de Marco Tosatti: la phrase sur la lecture du journal comme prière du matin de l'homme moderne n'est pas de Kant mais de Hegel.)

  • Samedi des quatre temps de Pentecôte

    Cáritas Dei diffúsa est in córdibus nostris, allelúia : per inhabitántem Spíritum ejus in nobis, allelúia, allelúia.

    « L’amour de Dieu a été versé dans nos cœurs, Alléluia, par le Saint-Esprit qui demeure en nous, Alléluia, Alléluia. »

    Cette belle parole de saint Paul est, pour ainsi dire, l’ite missa est de l’octave de la Pentecôte (Introït, Épître, Antienne du Benedictus). La liturgie résume ainsi tout ce qu’elle a à dire sur le Saint-Esprit. L’amour de Dieu est la filiation divine, la grâce sanctifiante, la gloire ; c’est la participation à la vie glorifiée du Christ. C’est l’essence de notre religion. Croître de plus en plus dans cet « amour de Dieu » est la tâche de notre vie, et le but de la sainte liturgie est de produire cet accroissement. « Répandu » est un mot de prédilection de la liturgie quand elle parle du Saint-Esprit (dans notre messe : diffusa, infunde, effundam). C’est donc le Saint-Esprit qui nous confère la grâce de la filiation divine ; mais, en même temps que la grâce, il vient lui-même et demeure en nous ; Et c’est aussi, pour le temps qui vient, notre grande consolation et notre force : nous sommes les temples de l’Esprit du Christ. Ce sera la tâche et ce sera notre tâche, pendant le temps qui suit la Pentecôte, de parer ce temple.

    C’est avec reconnaissance que nous prenons congé du temps pascal, pendant lequel nous avons reçu tant de grâces. Ce n’est pas sans mélancolie, cependant, que nous retournons aux difficultés de la vie quotidienne, aux rudes combats de l’existence.

    Dom Pius Parsch

  • Coïncidence…

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    L’Union européenne avait organisé un concours pour la pièce de deux euros commémorative du 30e anniversaire du drapeau de l’UE.

    C’est le dessin d’un graveur de la Banque centrale grecque, George Stamatopoulos, qui a (pour la deuxième fois) remporté le concours.

    Le dessin, dit-il, « représente douze étoiles qui se transforment en figures humaines embrassant la naissance d’une nouvelle Europe ».

    Ce même jeudi on apprenait que dans une interview à paraître aujourd’hui dans le FAZ, Christine Lagarde, directrice du FMI, admettait que c’était une « possibilité » que la Grèce sorte de l’eurozone…

  • Constitution

    Selon un sondage Ifop pour Le Figaro, si les Français étaient appelés à voter sur la Constitution européenne, ils voteraient non à 62% - sept points de plus qu’il y a exactement dix ans.

    Mais personne ne leur a toujours dit qu’ils vivent depuis dix ans sous le régime de la Constitution européenne : le texte du traité de Lisbonne est rigoureusement le même, en dehors du mot de « Constitution » et des symboles qui assimilaient l’UE à un Etat (mais qui existent de toute façon).

  • Au secret

    J’avais signalé que le journaliste Francis Gruzelle avait déposé un avis de signalement à disparition de personne auprès du procureur de la République d’Aix-en-Provence, concernant le maire de Venelles qui avait totalement disparu après son tweet sur l’interdiction de l’islam.

    « C’est comme si Monsieur Robert Chardon avait été kidnappé par des extra terrestres ou se soit désintégré ! », écrivait le journaliste au procureur, après avoir minutieusement enquêté.

    Il a reçu cette réponse par courriel :

    « Je tiens à vous rassurer : Mr le maire de Venelles n’a été ni kidnappé  par des extra-terrestres ni désintégré… Je ne fournirai aucune autre information sur cette affaire couverte par le secret de l’enquête. »

    Et voilà. On ne sait toujours ni où, ni comment, ni pourquoi, un élu a disparu…

    Madame le Procureur complice de la dictature de l'étrange secret républicain s’appelle Dominique Moyal.

  • Le collège-lycée Ibn Khaldoun

    Hier s’est répandue la rumeur selon laquelle Manuel Valls, en visite aujourd’hui à Marseille, allait acter la reconnaissance par l’Etat d’un établissement scolaire musulman.

    En réalité, Manuel Valls est à Marseille pour un comité interministériel délocalisé, pour la signature d’un contrat de plan Etat-région, et il doit visiter Eurocopter : son agenda ne signale pas la visite d’une école musulmane. Du reste, selon certains, la chose devait se faire hier jeudi, ce qui était encore plus impossible.

    De toute façon, c’est le mois prochain que sera signé le contrat entre l’école en question et l’Etat.

    Cette rumeur, imprudemment relayée par l’Observatoire de l’islamisation, a permis cependant d’en savoir plus sur l’école en question. C’est en effet l’Observatoire qui a indiqué qu’il s’agissait du collège-lycée Ibn Khaldoun, lequel est sous influence directe du Qatar et de l’UOIF, c’est-à-dire des Frères musulmans.

    Le 22 mai dernier avait lieu en effet la « pause » (sic) de la première pierre des nouveaux bâtiments de l’institution. Avec Amar Lasfar, président de l’UOIF, flanqué des ambassadeurs du Qatar et du Koweit. Au moins on sait d’où vient l’argent…

    Et dans son discours, le directeur a indiqué que le contrat signé en juin sera une nouvelle étape.

    La femme en rose est Samia Ghali, maire du 8e secteur de Marseille et sénatrice PS de Marseille.

    A propos de Ibn Khaldoun, il a écrit ceci, qui n’émeut pas la République :

    « Les seuls peuples à accepter l'esclavage sont les nègres, en raison d'un degré inférieur d'humanité, leur place étant plus proche du stade animal. »

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  • Vendredi des quatre temps de Pentecôte

    L’évangile est celui du paralytique qu’on descend par le toit devant Jésus. Jésus lui dit : tes péchés te sont remis. Ce qui provoque la bronca, pour le moment intérieure, des pharisiens et des docteurs de la loi. Car Dieu seul peut remettre les péchés. Or Jésus leur dit : « Qu’est-ce qui est plus facile, de dire “tes péchés te sont remis”, ou “lève-toi et marche” ? » Et le paralytique est instantanément guéri. Ce qui veut dire que Jésus lui a réellement pardonné ses péchés, ce qui veut dire que Jésus est réellement Dieu.

    C’est pourquoi « la stupeur les saisit tous », et remplis de crainte religieuse, de la crainte qu’on éprouve devant la manifestation de la majesté divine, ils disaient : « Vidimus mirabilia hodie. »

    La traduction va de soi : « Nous avons vu des merveilles aujourd’hui. » Le mot “merveille” (attesté dès le XIe siècle) vient en droite ligne  de “mirabilia”, et l’on n’est guère étonné de trouver ce mot, puisque ces mirabilia, ces choses étonnantes et qui nous ravissent, ces miraculeuses merveilles de Dieu se trouvent un peu partout dans la Bible, près de 40 fois dans les psaumes, quand ce n’est pas Dieu lui-même qui est qualifié de “mirabilis”.

    Et pourtant, en dehors de Crampon, aucune traduction ne dit « merveilles ». La grande majorité dit « choses étranges », et d’autres « prodigieuses ».

    Ce qui montre en passant que Fillion, ou Glaire, contrairement à ce qu’ils disent, ne traduisent pas la Vulgate. Ou plus exactement s’en écartent dès que la Vulgate s’écarte des textes « originaux ».

    Il se trouve en effet que le “mirabilia” de la Vulgate ne traduit pas, apparemment, le mot grec qui désigne habituellement les merveilles de Dieu. Le grec ici dit παράδοξα, paradoxa : littéralement des choses contraires à l’opinion commune, contraires à ce que l’on attend, d’où extraordinaires ou étranges. Du mot grec vient le français paradoxe, paradoxal. Et le grec a aussi ce sens, d’abord pour désigner les paradoxes stoïciens.

    On voit que le mot a tous ces sens-là dans l’évangile : les gens viennent de voir quelque chose d’étrange, d’extraordinaire, vraiment contraire à l’opinion commune. Et de paradoxal, aussi, puisque Jésus montre qu’il guérit l’âme en guérissant le corps, qu'il est Dieu alors qu'il est un homme.

    Mais finalement paradoxa, au nominatif masculin paradoxos, a fini par vouloir dire “merveilleux”, dans une circonstance précise : c’est le titre donné à un athlète qui  remporté une victoire particulièrement éclatante, ou à un artiste qui a produit une œuvre extraordinaire.

    Or dans la double guérison du paralytique, Jésus vient de se montrer le Paradoxos, le Merveilleux. Et c’est sans doute pourquoi παράδοξα a été traduit (dans tous les manuscrits) par “mirabilia”, et que saint Jérôme, en révisant les textes, a laissé cette traduction. Comme Dieu dans les psaumes est Mirabilis.

    Peut-être Olivier Messiaen pensait-il à cela, lui qui ne se rassasiait pas de louer les merveilles de Dieu (c’est même son insistance qui m’a fait comprendre de quoi il s’agissait), lorsque dans son opéra Saint François d’Assise Frère Bernard demande à l’ange quel est son nom et que celui-ci répond : « Ne me demande pas mon nom, ne me demande pas mon nom : il est Merveilleux. » La musique alors montre que c’est vraiment son nom.

  • Ils sont très forts

    L’Etat islamique a mis en ligne des images montrant que le site de Palmyre est intact.

    Ouf, se disent tous les défenseurs de la culture antique et du « patrimoine mondial ».

    Et pendant ce temps-là le massacre continue. L’Etat islamique a tué au moins 200 personnes à Palmyre, et encore une vingtaine de « collaborateurs du régime syrien »… dans le théâtre antique…

    Personne ne proteste. Après tout c’est un peu comme l’opéra à Orange. Sauf qu’il n’y a pas de musique et que les gens meurent pour de vrai.

    Mais l'essentiel est que les pierres soient intactes, n'est-ce pas.

  • Vrais Finlandais

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    Timo Soini, le président du parti des Vrais Finlandais (« nationalisme, populisme, conservatisme, euroscepticisme », comme le définit Wikipedia) a été nommé ministre des Affaires étrangères et… européennes du nouveau gouvernement finlandais que mène le vainqueur des élections, le très européiste Juha Sipilä. Il y côtoie le nouveau ministre européiste des Finances, Alexander Stubb, qui était Premier ministre depuis un an, et dont le parti est arrivé troisième juste derrière les Vrais Finlandais.

  • Le droit de tuer avant la viabilité

    Aux Etats-Unis, une Cour d’appel fédérale a invalidé hier la loi qui interdit, dans l’Etat de l’Arkansas, l’avortement après 12 semaines de grossesse, confirmant la décision d’un tribunal qui l’avait déjà bloquée l’année dernière avant son application. Pour la Cour d’appel, « en interdisant les avortements après la 12e semaine de grossesse, la loi interdit aux femmes de prendre l’ultime décision, mettre fin à une grossesse avant la viabilité du fœtus ».

    Parce que tuer son enfant quand le fœtus est viable, c’est légal mais ce n’est pas très bien. Il vaut mieux le tuer juste avant qu’il soit viable. Et ce qui est pratique pour les barbares est que personne ne peut définir le seuil de viabilité.

  • En Ecosse

    Les députés écossais ont rejeté par 82 voix contre 36, hier, la proposition de loi en faveur du suicide assisté, qui a fait couler beaucoup d’encre depuis un an. On faisait pleurer dans les chaumières en soulignant que c’était une proposition du député Margo MacDonald, morte de la maladie de Parkinson… Et certains prenaient leurs désirs pour des réalités. Ainsi peut-on lire sur la fiche Wikipedia concernant la législation sur le suicide assisté par pays : « Le parlement écossais se prépare à adopter un texte en ce sens en 2015. »

    Le ministre de la Santé avait manifesté l’opposition du gouvernement : « Le gouvernement estime que la loi actuelle est claire et qu'il n'est pas du ressort de la loi d'aider quelqu'un à se suicider. Le gouvernement n'a pas l'intention de changer la législation actuelle. »

  • L’euthanasie au Sénat

    La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté hier 12 amendements à la proposition de loi sur la fin de vie.

    Le plus important est assurément que l'hydratation et l'alimentation artificielles ne sont plus assimilées à des traitements.

    D’autre part l’euthanasie (la « sédation profonde et continue ») ne pourra être pratiquée qu'en cas de « souffrance réfractaire ».

    Mais, à supposer que ce soit voté par le Sénat, il n’en restera rien au retour à l’Assemblée.

    Et en sens inverse, en ce qui concerne les « directives anticipées », la commission limite les cas dans lesquels le médecin n’est pas tenu de s’y conformer.

  • En européen, “quota” se dit “clé”

    La Commission européenne a présenté hier son plan de répartition contraignante des « demandeurs d’asile » par pays, selon un système de quotas prenant en compte divers critères (nombre d’habitants, PIB, taux de chômage, nombre de demandes d’asile déjà reçues et nombre de réfugiés déjà accueillis).

    Il s’agit de répartir sur deux ans 40.000 Syriens et Erythréens. La France devrait en accueillir 4.051 venant d’Italie et 2.701 venant de Grèce. Soit 6.752 en tout. Pas un de plus, pas un de moins… Pour le moment.

    Il n’y a eu aucune réaction française. On sait pourtant que la France était opposée à cette politique de quotas.

    Mais ce ne sont pas des quotas : la Commission met en œuvre une « clé » de répartition. Ça change tout…

  • « Community managers »

    Le Premier ministre de la France, Manuel Valls, annonçait hier une « nouvelle étape » dans la lutte contre l’endoctrinement jihadiste sur internet. Il va mettre en place un « bataillon de community managers de l'État, pour opposer une parole officielle à la parole des jihadistes et ne pas leur laisser l'espace numérique ».

    Certains vieux croûtons irrécupérables, comme moi, ne savent pas ce que sont des « community managers ». Alors j’ai demandé à mon moteur de recherche. Et celui-ci, dont la langue maternelle est pourtant l’anglais, m’a répondu par des articles sur le « gestionnaire de communauté ».

    Parce que les « worldwide » Google et Wikipedia parlent français, tandis que notre Premier ministre, pour faire branché, parle le sabir international.

    Cela pour la forme. Quant au fond, il va de soi que dans les états-majors jihadistes on est tordu de rire devant la menace de ces « gestionnaires de communauté », ignorant volontairement tout de l’islam, que Manuel Valls va lancer sur la toile pour contrer leur propagande…

  • La dictature du laïcisme atteint la Suisse

    Le projet de production d’un opéra pour enfants, avec l’Orchestre de chambre de Genève, a été refusé par le Département de l’instruction publique, parce que l’œuvre est « contraire au principe de neutralité religieuse ». L’article 15 de la Constitution fédérale interdit de contraindre quelqu’un à « accomplir un acte religieux », et le département précise : « d’autant plus que le très jeune âge des participants ne leur permet pas de se déterminer en matière de croyance ».

    Il s’agit de L’Arche de Noé, de Benjamin Britten. Une petite merveille, basée sur un « mystère » du XVe siècle, où les enfants sont sur la scène (ils jouent les animaux de l’arche) mais aussi dans l’orchestre, car Britten avait conçu une partition où même des débutants peuvent jouer quelques notes. Et il y a une percussion aussi fournie qu’hétéroclite, avec notamment les fameuses « tasses suspendues ». C’est d’abord une œuvre pour initier les enfants à la musique classique sur un mode ludique, selon le don que Britten avait pour cela.

    Certes, un texte anglais du XVe siècle sur Noé est chrétien… Mais Britten aurait été stupéfait de se voir traité de prosélyte voulant contraindre des enfants à accomplir un acte religieux... Lui qui était un « humaniste pacifiste », homosexuel de gauche, tout au plus vaguement déiste… mais ne rechignant pas à poursuivre à l’occasion la grande tradition anglaise de musique religieuse et para-liturgique.

    Il y a tout de même un certain nombre de réactions indignées. Parmi lesquelles celle d’un… Vert, Jean-Michel Bugnion, député du canton de Genève, soulignant que « la culture est forcément religieuse ». Toute culture véritable, en effet.

    On ne le dit pas dans les journaux, mais il est vraisemblable que cette brusque poussée de laïcisme antichrétien soit plus ou moins largement commandée par la dhimmitude qui ne cesse de progresser dans les esprits.

  • En Chine

    Depuis le 7 mai on est sans nouvelles du P. Liu Hongeng, vice-recteur du sanctuaire de Notre Dame Reine de Chine à Baoding. Sans doute les autorités l’ont-elles arrêté pour décourager les 500.000 catholiques du diocèse d’aller aux pèlerinages du mois de mai à ce sanctuaire tenu par des prêtres « clandestins ».

    Le P. Liu avait déjà été arrêté le 27 décembre 2006, avec huit autres prêtres « clandestins » pour le contraindre à intégrer l’Eglise officielle. Il a toujours refusé. Il a été détenu sans jugement pendant plus de sept ans et a été libéré en août dernier.

    Dans ce même diocèse, le 22 mai, les forces de l’ordre sont allées détruire, à Anzhuang, un autel édifié dans une cour par les fidèles et dédié au Sacré Cœur de Jésus et au Cœur immaculé de Marie. Deux femmes ont été blessées. L’évêque en titre de Baoding, Mgr James Su Zhimin, est détenu depuis 1997. Son coadjuteur, Mgr Francis An Shuxin, a passé dix ans en prison et a fini par accepter de rejoindre l’Eglise officielle. Contacté par téléphone à propos de la destruction de l’autel, Mgr An a répondu : « Ce sont des catholiques clandestins et ils n’acceptent pas mon autorité. Je ne pense pas que je puisse les aider. »

    D’autre part, Mgr Julius Jia Zhiguo, évêque « clandestin » de Zhengding, a été interpellé le 12 mai. Il a été libéré le 24. On ne compte plus les arrestations de cet évêque de 80 ans qui a toujours résisté. En avril il avait procédé à des ordinations, et sans doute s’agissait-il aussi de l’empêcher de paraître à des pèlerinages mariaux.

    (Asianews, Eglises d’Asie)

  • Jeudi de la Pentecôte

    Séquence de sainte Hildegarde pour la Pentecôte, par l'ensemble Sequentia

    O ignis Spiritus Paracliti,
    vita vitae omnis creaturae,
    sanctus es vivificando formas.

    O feu de l’Esprit Paraclet, vie de la vie de toute créature, saint es-tu de donner forme à la vie.

    Sanctus es ungendo
    periculose fractos,
    sanctus es tergendo
    fetida vulnera.

    Saint es-tu de répandre ton baume sur les brisés de la vie en danger. Saint es-tu d’essuyer les blessures répugnantes.

    O spiraculum sanctitatis,
    o ignis caritatis,
    o dulcis gustus
    in pectoribus
    et infusio cordium
    in bono odore virtutum.

    O haleine de sainteté, o feu de l’amour, o goût suave dans nos entrailles, o bon parfum des vertus infusé dans les cœurs.

    O fons purissimus,
    in quo consideratur
    quod Deus alienos
    colligit
    et perditos requirit.

    O fontaine très pure où voir tout à la fois Dieu qui rassemble les étrangers et va chercher ceux qui sont perdus.

    O lorica vitae
    et spes compaginis
    membrorum omnium.
    O cingulum honestatis,
    salva beatos.

    O cuirasse de la vie et espérance, lien d’assemblage de tous les membres ; o ceinture de la vertu, sauve les bienheureux !

    Custodi eos
    qui carcerati sunt
    ab inimico,
    et solve ligatos,
    quos divina vis
    salvare vult.

    Veille sur ceux qui ont été emprisonnés par l’ennemi et brise leurs chaînes : eux que la puissance divine veut sauver.

    O iter fortissimum,
    quod penetravit omnia
    in altissimis
    et in terrenis
    et in omnibus abyssis,
    tu omnes componis
    et colligis.

    O chemin de bravoure qui a tout pénétré, dans les cieux, sur terre et dans les abîmes, tu rassembles et unis tous les êtres.

    De te nubes fluunt,
    aether volat,
    lapides humorem habent,
    aquae rivulos educunt
    et terra viriditatem sudat.

    Par ton génie, les nuages filent, l’air se meut impalpable, les pierres suintent ; les eaux surgissent en ruisselets et la terre épanche sa viridité.

    Tu etiam semper
    educis doctos,
    per inspirationem sapientiae
    laetificos.

    Toi encore tu fais toujours surgir des sages, porteurs de la joie que leur inspire la sagesse.

    Unde laus tibi sit,
    qui es sonus laudis
    et gaudium vitae,
    spes et honor fortissimus,
    dans praemia lucis.

    Pour tout cela, louange à toi, qui fais retentir la louange, à toi joie de vivre, espérance, honneur et puissance, qui donnes la récompense de la lumière.

    Traduction de Philippe Lecoq, qui me paraît bonne (et plus près du texte que celle de dom Guéranger qui donne cette séquence en ce jour), et qui a raison de seulement transcrire le mot « viriditas », qui est le mot fétiche de sainte Hildegarde. J’ai trouvé aussi une traduction, mais seulement partielle, de Remy de Gourmont :

    O Feu de l'Esprit consolateur, vie de la vie de toute créature, tu es saint parce que tu vivifies les formes, — tu es saint parce que tu daignes oindre les membres périlleusement brisés, tu es saint parce que tu panses les plus fétides plaies, — ô soupirail de sainteté !... — ô forteresse de vie, ô espoir de la solidarité humaine, ô refuge de la beauté, sauve les bénis ! — Garde ceux qui sont prisonniers de l'ennemi, déchaîne ceux qui sont enchaînés, sauve ceux que veut sauver la Force divine !... — Par toi les nuages vont, l'éther plane, les pierres transpirent, les eaux se font ruisseaux, la terre exhale de verdoyantes suers (sic). — Et c'est toi aussi qui guides les doctes létifiés par l'inspiration de ta Sagesse. — Donc, louange à toi, toi le vocable de louanges, toi, la joie de la vie, l'espérance, la force et l'honneur, toi le dispensateur de la lumière !

  • Le référendum annoncé

    Lors de son discours du trône, aujourd’hui, la reine Elisabeth II a officiellement annoncé qu’un référendum sera organisé avant la fin 2017 sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l’Union européenne : « Mon gouvernement va renégocier les relations du Royaume-Uni avec l’Union européenne et rechercher une réforme de l’Union européenne qui bénéficie à tous les Etats membres. Parallèlement à cela, une législation sera introduite afin de prévoir un référendum sur l’appartenance ou non à l’Union européenne avant la fin de 2017. »

    Les détails du texte seront officiellement présentés aux députés dès demain, puis discutés à la chambre des Communes.

    Et David Cameron a commencé sa tournée des responsables européens pour leur soumettre la réforme qu’il veut. Il a notamment reçu lundi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, il doit dîner demain à l'Élysée et rencontrer vendredi Angela Merkel à Berlin.

  • Une honte de plus

    Jean Zay au Panthéon.

    Je ne suis pas un dévot du drapeau, et moins encore du drapeau de la République laïque, mais quand on me dit que la patrie devrait être reconnaissante à celui qui parlait, dans un « poème » (sic) du drapeau français comme « cette saloperie-là », « cette saloperie tricolore », « cette loque », « cette immonde petite guenille », l’« ignoble symbole » « de la race vile des torche-culs », il y a quand même un problème, non.

    Jean Zay, franc-maçon de la loge Etienne Dolet du Grand Orient ; ministre de la déséducation nationale du Front populaire… Le Panthéon ne s’arrange pas.

  • A Birmingham

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    Ceci est une classe d’une école primaire de Birmingham, en Angleterre, avec l'indication de la langue maternelle de chaque élève. Aucun d'entre eux n’a l’anglais comme langue maternelle. Et tous (sans doute) sont musulmans.

    En ce qui concerne l’ensemble de l’école, elle a 859 élèves, dont 94,3% ne parlent pas anglais chez eux.

    (Fdesouche)

  • Les écoles chrétiennes manifestent… en Israël

    Les écoles chrétiennes d’Israël ont organisé une manifestation sans précédent ce matin à Jérusalem, devant le ministère de l’Education, pour protester contre les politiques discriminatoires dont elles sont victimes. Il y avait près de 700 personnes, dont les deux vicaires patriarcaux pour Israël du patriarcat latin de Jérusalem NN.SS. William Shomali et Giacinto Boulos Marcuzzo. « Il s’agit d’une manifestation pacifique et respectueuse, pour dire que nous voulons être traités comme les autres, tant du point de vue économique que de celui de la liberté d’éducation » indique à l’Agence Fides le Père Abdel Masih Fahim, directeur du Bureau des écoles chrétiennes.

    Les écoles chrétiennes en Israël sont fréquentées par 30.000 élèves dont une moitié de chrétiens. La majeure partie d’entre elles existaient avant la constitution de l’Etat d’Israël, et elles obtiennent d’excellents résultats. Mais elles ne sont pas juives…

    Elles appartiennent à la catégorie des écoles « reconnues mais non publiques » et reçoivent un financement partiel de l’Etat. Or, depuis des années, ce financement se réduit : il a été amputé de 45% au cours de ces dix dernières années, ce qui contraint à augmenter la part des familles, qui sont des familles arabes aux revenus souvent inférieurs à ceux des familles juives.

    Un comité nommé du Bureau des écoles chrétiennes a conduit des négociations pendant huit mois avec le ministère et ce dernier a proposé que les écoles chrétiennes deviennent… des écoles publiques. Les écoles chrétiennes ont donc interrompu les négociations.

    En outre, explique le P. Fahim : « On tente d’imposer également dans les écoles primaires chrétiennes un système d’enseignement standard déjà adopté dans les écoles hébraïques et dans les écoles arabes gouvernementales, système qui annihilerait la spécificité de leur approche éducative. Les enseignants eux aussi se trouvent pénalisés par rapport à leurs collègues des autres écoles, en ce qui concerne leurs droits de travailleurs. »

  • Au Pakistan

    Le gouvernement pakistanais va présenter au Parlement un projet de loi destiné à combattre les abus de l’utilisation de la loi anti-blasphème.

    Le projet de loi, préparé par le ministère de l’Intérieur et approuvé par le ministère de la Justice, vise à décourager l’instrumentalisation de la loi, en introduisant des peines sévères pour ceux qui formulent de fausses accusations de blasphème. Le projet de loi viendrait corriger les lacunes procédurales, en introduisant de nouvelles clauses à l’intérieur du protocole à suivre dans les cas de blasphème présumé, dans le but de garantir que personne « ne se fasse justice par lui-même » mais que ce soit les institutions de l’Etat – police et magistrature – qui punissent les coupables. La nouvelle procédure rendrait nécessaire de démontrer la « mens rea » - intention criminelle – se trouvant derrière un acte blasphématoire, condition qui est absente aujourd’hui.

    Le Père Saleh Diego, président de la Commission Justice et Paix et Chancelier de l’Archidiocèse de Karachi, commente pour l’agence Fides :

    « Il s’agit d’un important pas en avant. Nous espérons et suivrons le débat au Parlement. Nous savons que différents partis sont favorables à bloquer les usages abusifs de la loi. Mais les partis extrémistes sont encore très forts. En tant qu’Eglise et en tant que communauté chrétienne au Pakistan, nous demandons depuis des années de mettre en place des mécanismes afin de mettre fin aux abus. Nous avons vu et affronté des cas graves dans le cadre desquels la loi a été manipulée. Il s’agit d’une question de justice, attendu que de nombreux innocents se trouvent en prison. »

    Actuellement, 14 citoyens pakistanais (dont Asia Bibi) se trouvent dans le couloir de la mort et 19 autres purgent des peines de réclusion à perpétuité pour « blasphème ». Il n’y a encore eu aucune exécution, mais 52 personnes accusées de blasphème ont été assassinées.