09 octobre 2014

Pressées de vivre sous la charia...

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Les Australiennes, dont des « célébrités », se bousculent sur Facebook pour publier leurs « selfies en hijab ». C’est le mouvement WISH : Women In Solidarity with Hijabs (contre le gouvernement qui veut interdire le port du hijab dans l'espace public). En quelques jours, la page Facebook des « femmes solidaires avec le hijab » a récolté plus de 27.000 « J’aime ».

Comme le dit avec un bel élan de lyrisme ému le site oumma, elles « vont, à terme, composer une belle mosaïque de visages radieux sous les voiles de la tolérance religieuse et du respect des différences »…

16:19 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (7)

Syrie : le franciscain « assigné à résidence »

Le père franciscain Hanna Jallouf, enlevé dans la nuit du 5 au 6 octobre par des miliciens du Front al-Nosrah, a été « assigné à résidence » dans son couvent de Knayeh par un « tribunal islamique ».

Les quatre femmes enlevées avec lui avaient été relâchées hier.

Mais on n’a pas de nouvelles des hommes également enlevés. Le groupe comprenait une vingtaine de personnes en tout.

16:05 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0)

Deux chrétiens tués dans le sud musulman des Philippines

Deux chrétiens ont été tués et trois autres blessés lors d’une attaque à la grenade d’une église protestante à Pikit, dans la province de Cotabato, au centre de l’île de Mindanao.

« Ces dernières années, dit Asianews, la province de Cotabato a été le théâtre de nombreuses attaques de la part de gangs criminels liés à des dirigeants politiques locaux ou aux extrémistes islamiques Abou Sayyaf et le Front Moro de libération islamique (Milf). Souvent, ces actes restent impunis en raison du climat d’impunité qui caractérise la région majoritairement musulmane de Mindanao, qui a souffert de plus de 40 ans de guerre entre les rebelles musulmans et l’armée. Pikit, en particulier, est une base bien connue pour les criminels et les combattants liés aux mouvements islamiques extrémistes. L’accord de paix entre le Milf et manille aurait dû mettre fin à la violence, mais les groupes extrémistes, comme les Combattants islamiques pour la liberté de Bangsamoro et le Front Moro de libération nationale, ont cherché plusieurs fois à entraver sa mise en œuvre. »

15:59 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0)

Les laïcs qu’on ne veut pas entendre au synode

Comme je l’ai déjà signalé, il existe un Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, qui réunit des gens d’une grande compétence, spirituelle, ecclésiale et universitaire, sur ces thèmes, et qui est le seul organisme du saint-siège qui leur soit spécifiquement dédié : or François n’a invité aucun membre de cet Institut au synode sur la famille…

Du 2 au 4 octobre a eu lieu l’assemblée du Conseil des conférences épiscopales d’Europe, sur le thème : « La famille et l’avenir de l’Europe ».

Y sont intervenus des évêques, dont plusieurs sont au synode, et aussi, notamment, un couple de laïcs polonais, Ludmila et Stanislaw Grygiel, qui enseignent à l'Institut pontifical créé par Jean-Paul II, et qui étaient des amis de Jean-Paul II.

Sandro Magister publie une partie de la contribution de ces deux personnes. C’est d’une grande qualité et d’une grande profondeur, dans la ligne, naturellement, de l’immense enseignement de Jean-Paul II sur la question, et très loin des aberrations qui font les choux gras du synode.

Voici de brefs extraits, mais tout est à lire :

De Ludmila Grygiel

Chesterton a dit que nous avons besoin non pas d’une Église qui soit mise en mouvement par le monde mais d’une Église qui mette le monde en mouvement. En paraphrasant ce propos, nous pouvons dire que les familles d’aujourd’hui, aussi bien celles qui traversent des crises que celles qui sont heureuses, n’ont pas besoin d’une pastorale qui soit adaptée au monde mais d’une pastorale qui soit adaptée à l'enseignement de Celui qui sait ce que désire le cœur de l’homme.

Le paradigme évangélique de cette pastorale, je le vois dans le dialogue entre Jésus et la Samaritaine, dialogue dont émergent tous les éléments qui caractérisent la situation difficile que connaissent actuellement aussi bien les gens mariés que les prêtres qui sont engagés dans cette pastorale.

Le Christ accepte de parler avec une femme qui vit dans le péché. Le Christ n’est pas capable de détester, il est seulement capable d’aimer. C’est pour cette raison qu’il ne condamne pas la Samaritaine, mais qu’il réveille dans le cœur de celle-ci le désir originel qui a été estompé par les événements de la vie désordonnée qu’elle mène. Il lui pardonne seulement à partir du moment où elle reconnaît qu’elle n’a pas de mari.

Ainsi ce passage de l’Évangile nous rappelle que Dieu ne fait pas le don de sa miséricorde à ceux qui ne la demandent pas et que, pour obtenir miséricorde, il faut reconnaître que l’on a péché et désirer se convertir. La miséricorde n’est jamais un don offert à quelqu’un qui n’en veut pas, ce n’est pas un produit qui est soldé parce que personne n’en veut. La pastorale demande une adhésion profonde et convaincue des pasteurs à la vérité du sacrement. (…)

La pastorale de la famille (…) ne peut pas faire comme si les difficultés n’existaient pas mais elle ne doit pas non plus s’y arrêter et admettre sa défaite avec découragement. Elle ne peut pas s’adapter à la casuistique des pharisiens modernes. Elle doit accueillir les Samaritaines non pas pour dissimuler la vérité à propos de leur comportement mais afin de les conduire à la conversion. (…)

J’ai l'impression que nous autres chrétiens parlons trop des mariages qui ont échoué mais pas beaucoup des mariages où les époux sont fidèles, que nous parlons trop de la crise de la famille mais pas beaucoup du fait que la communauté constituée par le mariage et la famille assure à l’être humain non seulement le bonheur terrestre mais également le bonheur éternel et du fait qu’elle est le lieu où se réalise la vocation des laïcs à la sainteté.

De Stanislaw Grygiel

(…) Ils parlent de la miséricorde de Dieu comme s’il s’agissait d’une tolérance teintée de commisération. On perçoit, dans une théologie conçue de cette manière, un certain mépris envers l’homme. D’après ces théologiens, l'homme n’est pas encore suffisamment mature pour être capable de regarder avec courage, à la lumière de la miséricorde divine, la vérité du fait qu’il peut devenir amour, comme l’est "depuis l’origine" cette même vérité (Mt 19, 8). Étant donné qu’ils ne connaissent pas "le don de Dieu", ces théologiens adaptent la Parole divine aux désirs des cœurs sclérosés. (…)

Les chrétiens qui, parce qu’ils ont peur qu’on leur reproche d’être des ennemis de l'humanité, se plient à des compromis diplomatiques avec le monde déforment le caractère sacramentel de l’Église. Le monde, qui connaît bien les faiblesses de l’être humain, s’en est pris principalement à l’"une seule chair" d’Adam et Ève. Il cherche à déformer en premier lieu le sacrement de l'amour conjugal et, à partir de cette déformation, il va chercher à déformer tous les autres sacrements. En effet ils constituent l'unité des lieux de la rencontre de Dieu avec l'homme. […] Si les chrétiens se laissent convaincre par le monde que le don de la liberté qui leur est fait par Jésus rend leur vie difficile ou même insupportable, ils se mettront à la suite du Grand Inquisiteur des "Frères Karamazov" et ils banniront Jésus. Qu’arrivera-t-il alors à l’homme ? Qu’arrivera-t-il à Dieu qui est devenu homme ?

15:31 Publié dans Eglise, Famille | Lien permanent | Commentaires (1)

La méchante blague du couple islamo-chrétien

Grande trouvaille de la cinquième congrégation du synode, le témoignage de Jeannette Touré, présidente de l’Association des femmes catholiques de Côte d’Ivoire, mariée à un musulman, Mohammed : 52 ans de vie commune dans la plus parfaite tolérance, les enfants baptisés catholiques avec l’accord de l’époux musulman, etc. Bref, le paradis islamo-chrétien.

C’était tellement gros que le P. Lombardi – oui, le père Lombardi !, comme quoi il ne faut jamais désespérer de rien – a jugé nécessaire de revenir sur cette intervention pour dire aux journalistes que ce cas personnel était hélas très éloigné de ce qui se vit dans la plupart des pays musulmans, et qu’il vaudrait mieux se demander comment on peut aider les chrétiennes converties de force à l’islam (car la charia impose que la femme d’un musulman soit musulmane, et même si le musulman tolère que sa femme reste provisoirement chrétienne, les enfants sont forcément musulmans).

« L'Eglise doit être une maison paternelle aussi pour les couples gays »

Tel est le titre que donne Vatican Insider à l’article sur l’intervention au synode du cardinal Assis, archevêque d’Aparecida, président de la conférence des évêques du Brésil. A lire l’article, il ne semble pas que l’archevêque l’ait dit littéralement, mais c’est évidemment ce qu’on comprend et ce qu’on retient de son propos, et c’est désormais habituel. On lira l’article chez Benoît et moi, et surtout l’excellent commentaire qui en est fait.

A propos d’« apprendre ensemble l’art de l’accompagnement », j’ajouterai seulement qu’il y en a marre d’entendre quotidiennement cette litanie : qu’il faut accompagner la souffrance des autres, que l’Eglise doit être un hôpital de campagne, etc. Chaque fois c’est une insulte envers ceux qui nous ont précédés. Il faut vraiment ne rien connaître à l’histoire de l’Eglise, ne rien connaître à la vie des saints et des institutions religieuses, c’est-à-dire faire semblant de ne rien y connaître (quand on est évêque ou théologien) pour prétendre que jusqu’ici l’Eglise était rigidement enfermée dans ses dogmes et ne songeait pas à soigner les blessures de l’homme (tiens, on oublie aussi de préciser : « l’homme blessé par le péché originel »…). L’Eglise a toujours été l’Eglise du bon Samaritain, elle a toujours multiplié les initiatives pour sortir les hommes des chemins des ronces et des brigands pour leur montrer le chemin de la miséricorde.

Mais si on le tait sur ces réalités historiques, c’est parce que ce n’est plus ce que l’on veut faire. Ce que l’on appelle miséricorde aujourd’hui, c’est laisser le pécheur dans son péché. Qui suis-je pour juger ? L’Eglise doit accueillir les « couples gays », et ne surtout pas leur parler de péché… Telle est « l’approche pastorale et non légaliste » dont on nous rebat les oreilles.

Le pire est que sur cette lancée, à force de tourner le dos à la vérité, on en vient à traiter la doctrine d’« idéologie ». Là, on entre dans le blasphème. Parce que la doctrine de l’Eglise, c’est le Verbe de Dieu, c’est la seconde personne de la Sainte Trinité. Le Samaritain, précisément. Qui veut nous emmener à l’auberge éternelle, et non nous laisser crever sur place dans nos péchés avec de « bonnes » paroles.

Saints Denis, Rustique et Eleuthère

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Décollation de saint Denis, missel de l’abbaye Saint-Denis, XIIIe siècle. L’enluminure est le D qui commence la collecte de la messe de la fête (on remarque que Dionysium est écrit « dyoni(sium) ») :

Deus, qui hodiérna die beátum Dionýsium, Mártyrem tuum atque Pontíficem, virtúte constantiæ in passióne roborásti, quique illi, ad prædicándum géntibus glóriam tuam, Rústicum et Eleuthérium sociáre dignátus es : tríbue nobis, quǽsumus ; eórum imitatióne, pro amóre tuo próspera mundi despícere, et nulla eius advérsa formidáre. Per Dóminum…

O Dieu, qui, en ce jour, avez fortifié le bienheureux Denis, votre Martyr et Pontife, lui donnant la constance dans l’épreuve du martyre, et qui avez daigné lui associer Rustique et Éleuthère, pour annoncer votre gloire aux Gentils ; faites-nous, s’il vous plaît, la grâce de mépriser, à leur exemple et pour l’amour de vous, les prospérités du monde et de ne craindre aucune de ses adversités.

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Décollation des saints Denis, Rustique et Eleuthère, dans une édition française de la Légende dorée de Jacques de Voragine, datant de 1380 environ. On peut lire : « Denys ariopagite fu conútis a la foy jesu crist de pol le beneoit (apostre) » (Denys l’aréopagite fut converti à la foi de Jésus-Christ par l’apôtre saint Paul).

Ces deux livres sont conservés à la Bibliothèque Mazarine.

06:42 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

08 octobre 2014

« Sens commun » ?

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Ils ont l’air bien gentils, avec leur sourire de publicité pour des yaourts, ces militants de droite issus de la Manif pour tous et autres lieux, qui ont créé « Sens commun ». Mais il va être temps qu’ils apprennent un peu comment fonctionne la « démocratie » française. Surtout quand il s’agit du Sénat.

Voilà qu’ils « s’étonnent vivement de la nomination du sénateur Alain Milon au poste de président de la commission des Affaires sociales du Sénat ». Une élection « totalement consternante », disent-ils : parce que le sénateur Milon, quoique UMP, est favorable à la loi Taubira, à la PMA et à la GPA.

On a l’impression qu’ils tombent de la lune.

Ils ne s’étonnent pas que la socialiste Michèle André soit élue (par la droite) présidente de la commission des Finances.

Ni que le questeur soit, bien sûr, l’UMP Bernard Saugey… président d’honneur de la Fraternelle parlementaire…

Car c’est par là qu’il faut commencer. La politique, au Sénat, est réglée par la franc-maçonnerie.

C’est pourquoi je n’ai pas bondi d’enthousiasme en apprenant que Bruno Retailleau devenait président du groupe UMP. Pour accéder à ce poste, il lui a fallu donner des gages. Ou pire. En tout cas, parmi les gages, il y a précisément Alain Milon aux affaires sociales. Aux côtés de Michèle André aux Finances. Michèle André, vice-présidente de la Fraternelle parlementaire. Ces deux-là, en janvier 2010, avaient signé conjointement (suivis par bien d’autres naturellement, dont Bernard Saugey) une proposition de loi légalisant la GPA.

C’est un combat de longue date. En 2008, déjà, Michèle André, avec Alain Milon (et Henri de Richemont) avaient pondu un « rapport d’information » favorable à la légalisation de la gestation pour autrui. En octobre 2008, à l’assemblée générale de la Fraternelle parlementaire, la seule intervention, en dehors des allocutions d’usage, avait été l’exposé de la « Sœur Michèle André » sur la GPA. Qui commençait ainsi : « La maternité pour autrui constitue une pratique séculaire permettant de remédier à l’infertilité d’une femme. » Et donc il faut mettre fin à la loi de « prohibition ».

Sur les questions « sociétales », il n’y a aucune différence, dans les instances dirigeantes du Sénat, entre la droite et la gauche. Le programme unique est celui de la franc-maçonnerie. N’en déplaise à Bruno Retailleau et autres leurres (les francs-maçons ayant oublié, hélas, d’être idiots).

Valls et Sapin jouent sur les mots

C’est d’abord le ministre des Finances Michel Sapin qui a affirmé :

« La Commission ne peut pas rejeter les budgets nationaux, le budget français. Le seul endroit où l'on rejette, adopte ou censure des budgets ce sont les parlements nationaux. »

Et Manuel Valls a embrayé :

« Il n'y a qu'un seul Parlement (...) qui a en charge d'approuver ou non le budget de la France (...) c'est le Parlement français. (…) De toute façon la Commission européenne ne peut pas (...) rejeter (le budget), elle peut faire des remarques, c'est tout à fait son droit. »

Depuis l’année dernière, les Etats membres doivent impérativement présenter leur projet de budget à la Commission avant le 15 octobre. La Commission donne son avis avant le 30 novembre. (Ce devrait être le 15 novembre cette année.) La Commission peut demander à un Etat membre de revoir son budget et de lui présenter un budget révisé. De fait il ne s’agit pas à proprement parler d’un rejet, au sens d’un veto. Mais si l’Etat membre refuse de modifier le budget que la Commission juge mauvais, et qu’il se révèle effectivement mauvais dans ses conséquences, la Commission est alors en droit d’infliger à l’Etat en question une sanction financière allant de 0,2% à 0,5% du PIB - soit pour la France entre 4 et 10 milliards d'euros.

Alors, Valls et Sapin, on continue ?

Miracle en Belgique

Le Palais royal a annoncé ce matin la formation d’un gouvernement, qui sera investi samedi. Moins de cinq mois après les élections ! Le Premier ministre est le libéral francophone Charles Michel, qui, à 38 ans, sera le plus jeune Premier ministre belge de l’histoire, et le premier chef de gouvernement libéral depuis 1938.

La coalition réunit les libéraux, les chrétiens-démocrates et la N-VA flamande, qui se sont mis d’accord sur le budget et sur le report de 65 à 67 ans de l’âge de la retraite.

"François ! Strasbourg c’est d’abord chez nous !"

A lire, la réaction de Bernard Antony apprenant que le pape va aller au Parlement européen et au Conseil de l’Europe sans poser les pieds sur la terre d’Alsace.

De fait, le programme indique clairement que le pape ira de l’aéroport aux deux bâtiments officiels européens et retournera aussitôt à l’aéroport.

On est loin, assurément, de la visite de Jean-Paul II (Benoît XVI quant à lui n’avait pas eu le droit de s’exprimer devant les hémicycles européens…). Jean-Paul II avait profité des célébrations du bimillénaire de la fondation de Strasbourg, et avait célébré une messe dans la cathédrale, et une autre au stade de la Meinau. Il avait rencontré les bateliers et les travailleurs du port sur le Rhin… Il était allé au Mont Saint-Odile et avait encore célébré une messe au stade de Mulhouse…

Mais François n’a pas de temps à perdre avec les vieilleries et périphéries alsaciennes…

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Jean-Paul II sur le parvis de la cathédrale de Strasbourg, le 9 octobre 1988. Derrière à droite, la maison Kammerzell, restaurant réputé depuis… 1427.

Jihad à Hambourg

A Hambourg, des Kurdes manifestaient contre l’Etat Islamique. Des musulmans favorables à l’Etat islamique les ont attaqués à coups de machettes et de couteaux.

 

16:04 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (1)

La vie des chrétiens dans les villes tenues par les islamistes

Les circonstances de l’enlèvement du P. Hanna Jallouf illustrent les conditions dans lesquelles vivent les chrétiens soumis à la dictature des jihadistes. Synthèse des témoignages recueillis par l’agence Fides :

Au cours de ces trois dernières années, le Père Hanna Jallouf était parvenu à conduire et protéger la communauté catholique locale, même lorsque le territoire était tombé sous le contrôle des rebelles. Avec le temps, les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ont pris des positions de force dans cette zone sise au nord de la Syrie suivis par la suite par les qaedistes de Jabhat al-Nusra. En présence des groupes antigouvernementaux – combattant souvent entre eux dans de sanglantes luttes intestines – les abus au détriment de la population avaient débuté : demandes de taxes, séquestre de propriétés et de maisons vides qui étaient occupées par les miliciens jihadistes.

La Paroisse et le couvent étaient restés ouverts et actifs, tout en devant renoncer aux sonneries de cloches et en ayant l’obligation de couvrir les statues et images sacrées exposées en plein air. Le Père Hanna Jallouf était parvenu, avec difficulté, à conserver des contacts avec les groupes de miliciens afin de garantir un minimum de praticabilité aux activités de la paroisse. Tous les cinq ou six mois, il était également sorti pour de brèves périodes de la zone contrôlée par les rebelles – la dernière fois moins de deux mois en arrière afin de se soumettre à une intervention chirurgicale au Liban – après quoi il était toujours revenu, reprenant sa mission pastorale. L’école était, elle aussi, restée ouverte, même si elle avait dû se soumettre aux règles imposées par le nouveau régime islamique.

Ces derniers temps, la situation s’était compliquée. Les expropriations et les saccages de la part des miliciens se sont intensifiés et ont pris pour cible directement le couvent. Les groupes armés ont mis la main sur des terrains, séquestré la récolte des olives, commençant à avoir des prétentions sur le couvent des religieuses. A ce point, le curé franciscain s’est rendu au tribunal islamique – l’organe institué dans la zone sous le contrôle des islamistes pour administrer la justice selon la loi islamique – dans le but de dénoncer les vexations subies. Quelques jours plus tard a été déclenchée l’expédition de la brigade qui l’a enlevé en compagnie de ses jeunes paroissiens.

16:01 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0)

Des nouvelles des Franciscains « suspens »

Les six Franciscains de l’Immaculée suspendus a divinis de façon illégale par le commissaire Volpi sont un Nigérian, considéré comme le chef de la « rébellion » dans son pays, et cinq Philippins, qui avaient trouvé refuge dans l’archidiocèse de Lipa, au sud de Manille. Non seulement l’archevêque, Mgr Ramon Cabrera Arguelles, leur avait accordé un celebret en toute connaissance de cause, mais les Franciscains ont pu créer un embryon de nouvel institut conforme à leurs souhaits : l’archevêque a érigé le 28 juin ce qui est pour l’heure une « association publique de fidèles ».

15:33 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (8)

C’est quoi ce bordel ?

Ainsi, au synode, les évêques ont pu voir et entendre, comme dans une de ces émissions trash d’exhibitionnisme et de voyeurisme de la télévision, un couple raconter en détail ses adultères, sa séparation, ses nouveaux adultères et ses retrouvailles… Un autre couple raconter que les mariés doivent « vénérer l’union sexuelle comme un élément essentiel de leur spiritualité » et que la relation sexuelle est la « plus haute expression » du mariage « sacrement sexuel » (une immonde caricature de la théologie du corps de saint Jean-Paul II), un troisième raconter que pour Noël ils sont accueilli le compagnon de leur fils en expliquant aux petits-enfants qu’il était aussi leur fils…

Décidément, ce synode a démarré très fort…

Voir sur Benoît et moi les articles d’Andrea Tornielli, de Francesco Colafemmina et d'Alexandre Gnocchi, et sur le blog de Jeanne Smits le premier d'une série.

Addendum

Je lis dans le compte rendu de la Pravda sur la cinquième congrégation du synode:

« On a enfin rappelé la nécessité de mieux préparer les époux au mariage, notamment au niveau sexuel et affectif, en prônant une mystique familiale de la sexualité. »

Je ne peux que renvoyer au titre de ma note, en attendant qu'on m'explique ce qu'est, sinon, une "mystique familiale de la sexualité".

Sainte Brigitte

Ce qui suit est le chapitre 41 du premier livre des Révélations de sainte Brigitte. Il n’est pas du tout dans mon intention d’appliquer au pape actuel ce qui est dit du pape d’alors. Mais seulement de montrer qu’être catholique ne signifie pas être à plat ventre devant le pape quel qu’il soit.

*

Je suis le Créateur de toutes choses.  Je suis engendré du Père avant les astres, et suis inséparablement en mon Père, et mon Père est en moi, et un Esprit en tous deux. 

Partant, le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne sont pas trois dieux, mais un seul Dieu.  Je suis celui qui a promis à Abraham l’héritage éternel.  J’ai tiré, par Moïse, mon peuple de l’Égypte.  Je suis le même qui parlait par la bouche des prophètes.  Mon Père m’a envoyé dans les entrailles de la Vierge, ne se séparant pas de moi, mais demeurant inséparable avec moi, afin que l’homme, se retirant, retournât à Dieu par mon amour.

Or, maintenant, en la présence de mes troupes célestes, de vous, qui voyez en moi et savez en moi toutes choses, néanmoins, pour l’instruction de mon épouse ici présente, qui ne peut comprendre les choses spirituelles que par les choses corporelles, je me plains devant vous de cinq hommes qui sont ici présents, parce qu’ils m’offensent en plusieurs choses. Car comme autrefois par le mot Israël j’entendais en la loi ancienne tout le peuple d’Israël, de même par ces cinq hommes, j’entends tous les hommes du monde.

Le premier est le gouverneur de l’Église ; le deuxième son clergé ; les Juifs sont le troisième, les païens le quatrième, mes amis le cinquième.

Mais de vous, ô Judée ! j’en excepte tous les Juifs qui sont secrètement chrétiens, et qui me servent avec un amour sincère, une foi droite et par des œuvres parfaites.  Mais de vous, païens, j’en excepte tous ceux qui marcheraient par la voie de mes commandements, s’ils savaient comment et s’ils étaient instruits, et ceux qui font de bonnes œuvres autant qu’ils peuvent ; ils ne seront aucunement jugés avec vous.

Donc, maintenant, je me plains de vous, ô chef de mon Église ! qui êtes assis sur le siège que j’ai donné à Pierre et à ses successeurs, pour y être assis avec une triple dignité et une triple autorité :

1° afin qu’ils aient le pouvoir de lier et de délier les âmes du péché ;

2° afin qu’ils ouvrent le ciel aux pénitents ;

3° afin qu’ils le ferment aux maudits et à ceux qui me méprisent.

Mais vous, qui deviez délier les âmes et me les présenter, vous en êtes le meurtrier ; car j’ai établi Pierre pasteur et gardien de mes brebis, et vous en êtes le dispensateur et celui qui les blesse.  Or, vous êtes pire que Lucifer, car lui m’enviait et ne désirait tuer autre que moi, afin qu’il régnât à ma place, mais vous êtes pire que lui, attendu que, non seulement vous me tuez, me repoussant de vous par plusieurs mauvaises œuvres, mais vous tuez les âmes par votre mauvais exemple.

J’ai racheté de mon sang les âmes, et je vous les ai confiées comme à un fidèle ami : mais vous, vous les livrez à mon ennemi duquel je les avais rachetées.  Vous êtes plus injuste que Pilate, qui ne condamnait à mort autre que moi : mais non seulement vous me jugez comme celui qui n’a aucun pouvoir et qui est indigne de tout bien, mais vous condamnez même les âmes innocentes et vous pardonnez aux coupables.  Vous m’êtes plus ennemi que Judas, qui me vendit seul : et vous, vous ne me vendez pas seul, mais aussi les âmes de mes élus par un sale lucre et par une vanité de nom : Vous êtes plus abominable que les Juifs, car ils crucifièrent seulement mon corps, mais vous
crucifiez et punissez les âmes de mes élus, auxquelles votre malice et votre transgression sont plus amères que le couteau tranchant.

Et partant, parce que vous êtes semblables à Lucifer, que vous êtes plus injuste que Pilate, plus cruel que Judas et plus abominable que les Juifs, je me plains avec raison de vous.

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06:23 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

07 octobre 2014

Premier veto : le Hongrois, bien sûr

La commission de la Culture et de l'éducation du Parlement européen a voté par 14 voix contre 12 contre la désignation de Tibor Navracsics comme commissaire chargé de l'Education, la culture, la jeunesse et la citoyenneté.

Il pourra être commissaire à autre chose, en tout cas il faudra impérativement lui enlever le portefeuille de la « citoyenneté ».

Pourquoi ?

Pour la seule et unique raison qu’il a été deux fois ministre (de la Justice, puis des Affaires étrangères) du gouvernement de Viktor Orban. Donc c’est, grosso modo, un nazi. On est bien obligé de prendre un sbire d'Orban, mais il faut faire remarquer qu'on n'est pas content...

En bon politicard prêt à toutes les bassesses, Tibor Navracsics (qui était encore ministre il y a trois mois) a pris ses distances avec Viktor Orban, soulignant qu’il n’appartenait plus au gouvernement hongrois (ben oui, évidemment, on ne peut pas être ministre et commissaire européen…) et regrettant « que ce gouvernement n'ait pas accordé une importance suffisante à cet aspect important » qu’est « la liberté de la presse et la pluralité des médias »…

Mais si les députés sont sectaires, il ne faut pas trop les prendre pour des imbéciles…

17:35 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

Immonde

homos.jpgLe « premier congrès mondial des associations homosexuelles catholiques » s’est ouvert hier au Portugal. Pour créer une organisation mondiale représentant les homosexuels catholiques, et réclamer un changement urgent d’attitude de la part des autorités catholiques.

On remarquera que le slogan est un de ceux de François : « Construisant des ponts. »

Il y a 30 « organisations invitées et participantes ».

Les organisateurs attendaient « 15 à 20 personnes ». Sic.

Justification de Francis De Bernardo, directeur exécutif de « New ways ministry » :

« Jésus a commencé avec 12 apôtres, voyez ce que ça a donné. »

Sanctionné pour avoir parlé français au Palais Bourbon

Julien Aubert, député UMP du Vaucluse, a fait l’objet d’un « rappel à l’ordre avec inscription au procès verbal », assorti de la privation pendant un mois du quart de son indemnité parlementaire (1.378€), parce qu’il a appelé le président de séance, Sandrine Mazetier, « Madame le Président ».

Ce qui ne l’a pas empêché ensuite de dire « Madame le Ministre » à Ségolène Royal…

Je pense qu’il faut frapper plus fort, et envoyer en prison un député qui ose parler conformément aux règles de la langue française.

L’hypocrisie de la Cour suprême des Etats-Unis

La Cour suprême des Etats-Unis a refusé hier de se saisir des appels de jugements de cours d’appel fédérales jugeant inconstitutionnelles les lois interdisant le « mariage » homosexuel (c’est-à-dire rappelant que le mariage est entre un homme et une femme).

En conséquence (je ne comprendrai jamais rien à la « justice » américaine), le soi-disant « mariage » homosexuel est désormais légal dans les cinq Etats en question : Utah, Indiana, Oklahoma, Virginie, Wisconsin.

En fait, la position de la Cour suprême ne contente personne. C’est une décision « tragique et indéfendable », a déclaré  le sénateur républicain texan Ted Cruz. Et Chad Griffin, le président du principal lobby de promotion du mariage entre personnes de même sexe a publié un communiqué où l’on peut lire : « Que les choses soient claires : le patchwork complexe et discriminatoire des lois sur le mariage, qui a été prolongé aujourd'hui, ne peut pas durer. La seule solution acceptable est l'égalité du mariage dans tout le pays. »

Les suites de la politique Sarkozy en Libye

Fides :

« Il faut que la communauté internationale prenne en considération sérieusement le problème de la stabilité de la Libye parce que les groupes armés actifs au nord du Mali se réfugient dans le sud de la Libye avant de retourner dans notre pays pour y accomplir des attaques mortelles », déclare à l’Agence Fides le Père Edmond Dembele, secrétaire de la Conférence épiscopale du Mali où, le 3 octobre, 9 casques bleus nigérians de la Mission de l’ONU sur place, la MINUSMA, ont perdu la vie dans un attentat revendiqué par le Mouvement pour l'unicité et la djihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO). Ce dernier est l’un des groupes armés chassés des villes du nord du Mali par les troupes françaises de l’opération Serval. « Ces groupes se sont réfugiés dans les pays limitrophes, surtout en Libye » explique le Père Dembele. « Donc, tant que le sud de la Libye ne sera pas stabilisé, les pays limitrophes, tels que le Mali et le Niger, subiront des attentats » déclare le prêtre qui ajoute : « Au Mali, nombreux sont ceux qui pensent qu’une autre raison du dynamisme renouvelé des groupes armés dans le nord du pays dérive de la réduction de l’engagement militaire de la France sur zone. La force Serval a été remplacée par la force Barkhane, qui est moins engagée sur le terrain que la précédente. L’armée malienne se limite depuis mai à contrôler les grandes villes du nord, telles que Tombouctou et Gao, mais a abandonné les villes secondaires. »

Sous la coupe de Boko Haram

News.va :

185 églises incendiées et plus de 190.000 personnes contraintes à l’évacuation : tel est le bilan des violences perpétrées par Boko Haram au cours des deux derniers mois dans le Diocèse de Maiduguri, dont le territoire d’étend sur les Etats de Borno, Yobe et sur une partie de l’Etat d’Adamawa, dans le nord du Nigeria. C’est ce qu’indique le Directeur des Communications sociales du Diocèse, le Père Gideon Obasogie.

Au cours de ces deux derniers mois, 11 villes situées sur le territoire du Diocèse sont tombées entre les mains de Boko Haram. « Il y a trente jours, les communautés catholiques de Gulak, Shuwa, Michika, Bazza et d’autres encore ont été saccagées par de cruelles attaques des terroristes de Boko Haram », affirme le Directeur des Communications sociales. « Gwoza et Magadali sont sous le contrôle despotique et tyrannique des terroristes depuis 60 jours » souligne le Père Obasogie. « Nos prêtres ont dû évacuer alors que les habitants, qui devaient célébrer l’indépendance en tant que nation libre, pleurent leurs morts et sont réduits à l’état d’évacués. Où est dès lors la liberté », se demande le prêtre.

Le Père Obasogie décrit les conditions terribles dans lesquelles sont contraints à vivre les évacués, accueillis chez des parents et amis – parfois par groupes de 60 à 70 personnes – ou dans des structures improvisées à Maiduguri, Mubi, Yola, Uba, Gombe, Biu et Damaturu. La pensée des évacués va à ceux qui ne sont pas parvenus à s’enfuir, personnes âgées ou malades mais aussi jeunes. Les femmes sont victimes de violences sexuelles alors que se répand la pratique de décapitation des otages de la part des terroristes, comme cela a été le cas pour un pilote militaire capturé après s’être parachuté de son avion abattu par Boko Haram le 11 septembre.

Aujourd’hui, 7 octobre, s’est ouvert à Niamey, capitale du Niger, un sommet régional pour la lutte contre Boko Haram, qui menace actuellement également les pays limitrophes, ainsi que le démontre la mort de 7 personnes dans le nord du Cameroun, tuées par une roquette tirée par les intégristes musulmans.

16:45 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (3)

Syrie : un franciscain et une vingtaine de chrétiens enlevés

Le père franciscain Hanna Jallouf, curé de la paroisse latine de Knayeh en Syrie, a été enlevé par des jihadistes du Front al-Nosrah (Al Qaïda). Avec lui ont été enlevés une vingtaine de jeunes gens et de jeunes filles. Les religieuses franciscaines qui se trouvaient dans le couvent où a eu lieu l’enlèvement ont pu fuir et se réfugier dans des maisons du village.

Le communiqué de la Custodie de Terre Sainte s’achève par une invitation à prier pour le curé et ses paroissiens enlevés « ainsi que pour les autres victimes de cette guerre tragique et insensée ».

La Pravda du synode

François a décidé que le synode se déroulerait à huis clos. On n’aura donc aucune des interventions des cardinaux. On n’aura que ce que voudra bien dire le Vatican, essentiellement un communiqué par jour, anonyme, censé synthétiser les débats, et ne donnant aucun nom. On se croirait revenu à la Pravda d’autrefois. En URSS.

Les communiqués sont évidemment rédigés par des gens qui obéissent à la stratégie du pape. Hélas, les deux premiers paraissent confirmer que François a l’intention de passer en force pour imposer la ligne Kasper, que l’on reconnaît immédiatement.

Extraits du premier communiqué :

"L'Eglise doit œuvrer par attraction, avec amitié envers le monde. Face aux couples en crise, à l'instar de Dieu, elle doit être compréhensive et miséricordieuse, et envisager la question sous le profil d'une justice respectueuse du dessein divin. Certes, le mariage demeure un sacrement indissoluble. La vérité étant le Christ et non un ensemble le règles, il convient de maintenir les principes tout en adaptant les formes. La nouveauté dans la continuité, ainsi que le disait Benoît XVI. Si le Synode ne met pas en discussion la doctrine, il réfléchit sur la pastorale, sur le discernement spirituel nécessaire à l'application de la doctrine face aux problèmes de la famille. La miséricorde n'élimine pas les commandements, elle en est la clef herméneutique."

"On a convenu de la nécessité d'aborder avec respect certains cas, telles les unions libres marquées du sceau de l'amour et de la fidélité, qui présentent des éléments de sanctification et de vérité."

Extrait du deuxième communiqué :

"L'enseignement de l'Eglise doit être plus incisif et ne pas se limiter à des interdits. Comme Jésus, elle doit se faire proche des personnes. En agissant ainsi il sera possible de réduire la fracture entre doctrine et pratique, entre enseignement ecclésial et vie familiale. Il n'est pas question de choisir entre doctrine et miséricorde mais de développer une pastorale éclairée, encourageant des familles en crise qui souvent ne ne sentent plus appartenir à l'Eglise. Face aux couples en difficulté et aux divorcés remariés, l'Eglise soit présenter la vérité et non point un jugement. Avec compréhension, elle doit convaincre les intéressés à suivre la vérité, à suivre l'Eglise qui dit la vérité. C'est la miséricorde qui soigne et accompagne, d'autant que les familles en crise n'attendent pas des solutions pastorales rapides. Elles ne veulent pas être de simples statistiques mais se sentir comprises et aimées. Il faut accorder plus d'espace à la logique sacramentale qu'à la logique juridique. Pour ce qui est de l'Eucharistie aux divorcés remariés, il a été réaffirmé qu'il ne s'agit pas du sacrement des parfaits mais de qui chemine."

Notre Dame du Rosaire

Voulant faire apprécier sa grâce et confondre la sagesse humaine, Dieu daigna prendre chair d’une femme, mais d’une vierge, afin de restituer la ressemblance par un semblable, de guérir le contraire par un contraire, d’arracher l’épine vénéneuse et d’effacer, avec une souveraine puissance, la cédule du péché. Eve a été l’épine, en blessant, et Marie, la rose, en gagnant l’affection de tous. Eve a été l’épine inoculant la mort à tous, et Marie la rose qui nous a tous guéris. Marie fut une rose blanche par la virginité, et rouge par la charité ; blanche par la chasteté de son corps, rouge par la ferveur de son esprit ; blanche en recherchant la vertu, rouge en foulant aux pieds les vices ; blanche par la pureté des affections, rouge par la mortification de la chair ; blanche en aimant Dieu, rouge en compatissant au prochain.

« Le Verbe s’est fait chair, » et déjà il habite en nous. Il habite dans notre mémoire, il habite dans notre pensée, car il descend jusque dans notre imagination elle-même. Comment cela, dites-vous ? En gisant sur la paille de la crèche, en reposant sur un sein virginal, en prêchant sur la montagne, en passant la nuit en prières, en se laissant suspendre à la croix et défigurer par le trépas, en se montrant « libre entre les morts » et en commandant à l’enfer ; en ressuscitant le troisième jour, en montrant à ses Apôtres, dans les traces des clous, les signes de sa victoire, enfin en s’élevant devant eux au plus haut du ciel.

Est-ce que chacun de ces faits n’inspire pas des pensées vraies, pieuses, saintes ? Quand je les repasse dans mon esprit, c’est à Dieu que je pense, et dans ces mystères, je trouve mon Dieu. Méditer ces choses, selon moi, c’est sagesse, et, à mon jugement, c’est prudence que d’en ramener le souvenir, souvenir dont la douceur est comme l’amande du fruit produit en abondance par la verge d’Aaron, et que Marie est allée cueillir dans les hauteurs des cieux, pour le répandre sur nous à profusion. Oui, c’est bien au plus haut des cieux qu’elle est allée le prendre, et par delà les Anges, quand elle a reçu le Verbe du sein de Dieu même, pour nous enrichir. C’est dans les hauteurs et plus haut que les Anges, que Marie a reçu le Verbe, du sein même du Père.

Cette lecture des matines de la fête d’aujourd’hui est tirée d’un sermon qui fut attribué à saint Bernard mais n’est pas de lui (premier paragraphe), et du sermon de saint Bernard sur la nativité de la Sainte Vierge, dit « l’Aqueduc ».

06:21 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (1)

06 octobre 2014

« Même pour quelqu’un comme moi »

Pas moins de cinq candidats commissaires européens doivent passer un examen de rattrapage devant le Parlement européen. Parmi eux Pierre Moscovici, évidemment, et aussi l’Anglais, Lord Hill. Le Financial Times cite Sharon Bowles disant que si le Parlement européen rejette Lord Hill, « alors vous pouvez dire adieu au Royaume Uni dans l’UE… S’ils font cela, il sera difficile, même pour quelqu’un comme moi, de défendre l’Europe. »

Sharon Bowles est l’ancienne présidente de la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen. Elle est député du parti libéral britannique et fait partie du groupe libéral. Bref, il n’y a pas plus européiste (version anglaise, du moins)…

(Sur ce triste Lord Hill, voir 1, 2, 3)

18:22 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3)

La honte qui vient

Le Wall Street Journal et diverses sources européennes citées par les agences de presse affirment que le budget 2015 de la France sera rejeté par la Commission européenne d’ici la fin du mois.

Le gouvernement dément ces « rumeurs », mais elles ne viennent pas de sources fantaisistes.

Si la Commission rejette le budget de la France, ce sera la première fois qu’elle mettra en œuvre la prérogative qui lui a été donnée par tous les Etats de l’UE en matière de contrôle des budgets nationaux.

Non seulement la France abandonne sa souveraineté, mais elle serait le premier pays à se faire taper sur les doigts par l’autorité supranationale…

Espèce protégée

Le Parlement catalan a voté une loi anti-homophobie, en faveur des LGBTQI, afin de « garantir les droits de ces personnes, éradiquer les situations de violence et de discrimination et de leur faciliter la représentation dans tous les domaines de la vie publique ». Une loi anti-discrimination et de discrimination positive.

Il est précisé que les matériels scolaires devront prendre en compte les diverses orientations sexuelles : en clair, la propagande homosexuelle devient obligatoire à l’école.

Naturellement, la présomption d’innocence est supprimée et la charge de la preuve est renversée : c’est celui qui est accusé d’homophobie qui doit prouver qu’il n’est pas homophobe. S’il est jugé coupable il sera condamné à une amende qui peut aller jusqu’à 14.000 €.

Mais si vous êtes catholique on peut toujours impunément vous insulter, ainsi que l’ont copieusement été les évêques pendant les débats…

Ce que dit Geert Wilders au Parlement (néerlandais)

Je ne sais pas si un jour on entendra cela au Parlement français. Je ne le crois pas, car l’élu qui oserait dire cela se ferait couper la parole et ne pourrait pas continuer. Alors qu’au Parlement néerlandais, on laisse Geert Wilders dire ce qu’il a à dire sans l’interrompre, sans le moindre murmure. Cela vaut la peine d’être souligné avant de le lire et de le voir. C’était le 2 octobre dernier, lors du débat, suivi le lendemain du vote, sur l’envoi de F16 en Irak contre l’Etat islamique (parce que dans une démocratie, non seulement on laisse s’exprimer l’opposition, mais on vote sur l’entrée en guerre).

Madame le Président,

L’Etat islamique est un cancer islamique ; c’est un serpent venimeux basé sur le Coran et sur la vie de Mahomet, un criminel qui, il y a 14 siècles, assassinait et décapitait, de Médine à La Mecque. Son successeur autoproclamé calife de Bagdad est maintenant aux portes de Bagdad et de Damas. Il a des fidèles partout dans le monde, y compris dans notre pays, nos villes et nos rues.

Je le répète, Madame le Président, des gens sont décapités selon les commandements du Coran, sourate 47, verset 4 : « Quand tu rencontre les infidèles, frappe-les au cou et cause un bain de sang parmi eux. » (1)

Et oui, Madame le Président, même les musulmans modérés ne peuvent échapper à cette violence parce que, selon le Coran et la Charia, ce sont des apostats qui doivent donc mourir.

Madame le Président, tous les esprits naïfs qui disent que l’Etat islamique n’a rien à voir avec l’islam commettent une sérieuse erreur politiquement correcte, qu’il s’agisse d’Obama, de Cameron, de Rutte (2), de Samsom (3).

Madame le Président, c’est une guerre qui a été déclarée contre l’Occident libre. Notre liberté, notre culture, l’avenir de notre pays et de nos enfants sont en jeu. Nous devons riposter durement, tant aux Pays-Bas que dans tout le monde occidental, et bien sûr aussi en Irak et en Syrie. C’est pourquoi mon parti soutient la décision du gouvernement d’envoyer des F16 néerlandais contre l’Etat islamique. Nous disons ; Bombardons-les ! Mais nous ne comprenons pas, Madame le Président, pourquoi nous allons bombarder en Irak et pas en Syrie. Est-ce que le gouvernement est d’accord pour que des gens soient décapités en Syrie, des femmes violées, et qu’un génocide soit commis, seulement parce qu’il n’y a pas de mandat sous droit international ? Quelle lâcheté, Madame le Président. Le gouvernement dit qu’il comprend les Etats-Unis quand ils bombardent l’Etat islamique en Syrie, mais il n’y participe pas lui-même. Compréhension, mais pas participation : quelle lâche timidité.

Encore plus important que de combattre l’Etat islamique en Irak et en Syrie est de combattre le terrorisme islamique ici, aux Pays-Bas, dans notre pays. La sécurité des Pays-Bas doit être notre priorité numéro un. Nos concitoyens doivent être en sécurité dans les trains, pouvoir marcher tranquillement dans la rue, doivent pouvoir conduire tranquillement leurs enfants à l’école, pouvoir faire leurs courses en toute sécurité. Voilà l’enjeu. Et dans l’article 100 de sa lettre au Parlement, le gouvernement ne consacre que deux paragraphes à la sécurité nationale. Il y a même davantage d’attention aux questions d’égalité de genre et à la situation des femmes dans le monde arabe. C’est une parodie.

Madame le Président, nous devons protéger les Pays-Bas. C’est pour cela que nous avons été élus. Pour protéger nos concitoyens. Pas seulement les citoyens d’Irak et de Syrie, mais aussi et spécifiquement notre propre peuple ici aux Pays-Bas. Pourquoi est-ce que l’armée n’est pas déployée pour protéger nos gares – en uniforme naturellement et lourdement armés, évidemment. Et pourquoi est-ce que nous essayons d’arrêter les jihadistes quand ils veulent quitter notre pays ? Dimanche dernier, le ministre de la Sécurité et de la Justice annonçait fièrement que les passeports de 41 jihadistes avaient été confisqués pour qu’ils ne puissent pas se rendre en Syrie ou en Irak. Que c’est stupide ! Maintenant ils se baladent, ici, dans nos rues. Ceux qui veulent faire le jihad ailleurs, qui veulent décapiter des gens, commettre des attaques, se baladent dans nos rues à cause de la décision du ministre, aux Pays-Bas. Je le dis depuis dix ans et je le répète une nouvelle fois : fermez la frontière aux immigrants des pays islamiques. Trop c’est trop. La culture islamique de la haine n’a rien à faire ici aux Pays-Bas, et 65% des Néerlandais sont d’accord avec cela. Laissez les jihadistes quitter le pays, et ne les laissez jamais revenir. Telle est la solution. Rétablissez les contrôles aux frontières, expulsez quiconque exprime la moindre sympathie envers l’Etat islamique, enlevez-leur leur passeport néerlandais, exigez que tous ceux qui ont un passeport d’un pays islamique signent une déclaration anti-charia.

Je dis au gouvernement : réveillez-vous ! ne vous contentez pas de discuter de l’Etat islamique, assurez-vous que les Néerlandais soient en sécurité dans nos rues et en sécurité dans les trains, et puissent faire leurs courses en sécurité. Ne protégez pas seulement les Irakiens contre l’Etat islamique, protégez les Néerlandais contre la menace terroriste islamique. Telle est votre mission, tel est votre boulot, telle est votre responsabilité. Assumez cette responsabilité, faites votre devoir.

(1) Le verset ne parle pas littéralement d’un bain de sang. Il se poursuit ainsi : « Puis, quand vous les avez dominés… » Mais là il y a une note des autorités sunnites : « Vous les avez dominés : quand vous les aurez affaiblis par un grand nombre de morts et de blessés. » Il s’agit donc effectivement d’un bain de sang…

(2) Marc Rutte, Premier ministre néerlandais.

(3) Diederik Samsom, chef du parti du travail.

17:48 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (22)

L’archevêque de toutes les religions…

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Le nouvel archevêque de Kuala Lumpur, Mgr Julian Leow Beng Kim, a été consacré ce lundi 6 octobre.

Voici son blason.

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On y voit un arbre de la coexistence.

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Il ne l’a pas inventé.

 

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Et l’on connaît le fameux logo (qui orne nombre de voitures aux Etats-Unis et qui a été repris par des fanatiques catholiques du « dialogue interreligieux »... qui pudiquement enlèvent l’emblème satanique du point sur le i) :

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Qui finira ainsi :

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Mais jusqu’ici aucun évêque n’avait osé le mettre dans son blason, en proclamant un relativisme total et parfaitement anti-catholique.

Si Mgr Julian Leow Beng croit ainsi s’attirer la bienveillance des musulmans, il se trompe lourdement. Les musulmans de Malaisie ont réussi à faire interdire au journal de l’archevêché d’utiliser le mot Allah pour désigner Dieu. A plus forte raison obtiendront-ils que l’archevêque fasse cesser cette insulte à l’islam…

(Merci à Rorate Caeli)