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Le blog d'Yves Daoudal - Page 4

  • Cambadélis…

  • Au Minnesota

    Fidèle à sa culture de mort, le gouverneur du Minnesota Mark Dayton a opposé son veto, le 10 mai, à deux lois pro-vie votées par les députés et les sénateurs de l’Etat.

    La proposition de loi 809 visait à interdire le financement public de l’avortement (plus d’un million de dollars par an) ; elle avait été votée tant par les démocrates que par les républicains. Le gouverneur l’a rejetée comme il l’avait déjà fait en 2011 et 2012.

    La proposition de loi 812 visait à ce que les avortoirs qui font 10 avortements ou davantage par mois aient une autorisation de la Commission de la santé. Le texte fut amendé de façon à ce que l’autorisation soit facilitée. Mais le gouverneur a néanmoins opposé son veto…

  • Famille roumaine

    Le 9 mai, les députés roumains ont adopté, par 232 voix contre 22 (sic : vingt-deux) et 13 abstentions, l’amendement constitutionnel stipulant que « la famille est fondée sur le mariage librement consenti entre un homme et une femme, leur pleine égalité et le droit et le devoir des parents d’assurer l’éducation et l’instruction des enfants ».

    Ce vote fait suite à l’initiative populaire de la Coalition pour la famille qui avait récolté plus de 3 millions de signature alors qu’un demi-million suffisait. Reste à obtenir le vote du Sénat, puis l’approbation par référendum.

  • Les Russes à Bethléem

    Le gouvernement russe a décidé de financer à hauteur de 4 millions de dollars les travaux de restauration et de reconstruction à réaliser dans la vielle ville de Bethléem.

    Les opérations, réalisées à partir de septembre prochain en collaboration avec le ministère palestinien des Finances et les autorités de la commune de Bethléem, se concentreront sur la rue de l’Etoile, qui traverse la vieille ville, et le réseau de rues adjacentes.

    La rue de l’Etoile, longue de près d’un kilomètre, a été insérée en 2012 sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO, en tant que parcours des pèlerins. Elle débute au carrefour se trouvant devant le siège de l’Action catholique et se termine à l’arc appelé Zarrarah, connu aussi comme la « Porte de Damas », antique entrée de la ville. Selon la tradition, c’est par la rue de l’Etoile que passa notamment la Sainte Famille lorsqu’elle arriva à Bethléem.

    Ces dernières années, la rue de l’Etoile, qui fut riche de boutiques et pleine de vie, a souffert du déclin qui afflige Bethléem, dont le territoire, traversé par le mur de séparation construit par les autorités israéliennes, apparaît entouré de colonies israéliennes.

    L'annonce de l'aide russe intervient au lendemain de la visite de Mahmoud Abbas à Moscou, où il a rencontré Vladimir Poutine et le patriarche Cyrille.

  • Art

    Le Père Miguel Angel Machorro, qui finissait de célébrer la messe de 18.00 hier à la cathédrale de Mexico a été poignardé par un homme qui a été bloqué par les fidèles jusqu’à l’arrivée de la police. L’homme, d’abord déclaré français par les services de sécurité, a dit être un artiste nord-américain du nom de John Rock Schild, avant d’invoquer son droit au silence.

    Il a tenté d’égorger le prêtre mais celui-ci s’est dégagé, il a toutefois été gravement blessé au torse.

    Addendum

    En fait c'est un ingénieur mexicain de 28 ans, manifestement dérangé...

    Le prêtre est toujours hospitalisé, dans un état grave.

  • Logo…

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    Encore un logo informe, d’une absolue nullité. Miracle : il n’est pas blasphématoire, comme celui de François en Egypte. C’est celui des JMJ de 2019 à Panama. Il a été dessiné par une étudiante en architecture et choisi parmi 103 propositions par le Comité exécutif de la JMJ et le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie de la Curie romaine. Mgr José Domingo Ulloa Mendieta, archevêque de Panama, s’est déclaré enthousiasmé par le talent de cette jeune panaméenne en ce que le dessin « est parvenu à capturer le message que nous voulons envoyer aux jeunes du monde entier : la petitesse de notre pays mais la grandeur de notre cœur, ouvert à tous, sans exclure personne, (exprimé) par la main de la Vierge Marie, modèle de jeune courageuse, engagée et généreuse, qui a su dire oui à l’appel de Dieu ». Sic.

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    N.B. Pour ce qui est de la négation du message de Fatima par François, on se reportera aux articles traduits par Benoît et moi.

  • Ex-chrétienté

    La mosquée du Mirail doit ouvrir ses portes d’ici fin 2017. Elle sera le plus grand lieu de culte à Toulouse, devant la cathédrale Saint-Étienne.

  • saint Ubald

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    Selon la légende, saint Ubald, l’évêque de Gubbio, avait légué son anneau à son camérier, ou selon une autre version il lui devait des gages quand il est mort. Quoi qu’il en soit, l’homme, pour récupérer l’anneau, dut tirer tellement fort sur le pouce où il se trouvait que le doigt lâcha… Il s’empressa de cacher le pouce et son anneau dans son bâton, et il partit pour son pays, la Lorraine ou les Pays-Bas. Le 1er juillet 1161 (un mois et demi après la mort de saint Ubald), il se trouvait dans la vallée de la Thur. Plantant son bâton au pied d’un arbre, il s’endormit. A son réveil, impossible de retirer le bâton du sol (ou de l’arbre contre lequel il l’avait posé). Alors qu’il tirait de toutes ses forces, trois flammes (ou trois étoiles) jaillirent des arbres. Ce que vit de son château le comte Engelhard de Ferrette. Celui-ci accourut, et il décida, en accord avec le serviteur de saint Ubald, qu’on construirait une chapelle à cet endroit. Alors le bâton se détacha. Et l’on fit une chapelle pour la relique de saint Ubald, que l’on plaça dans un reliquaire en forme de pouce, puis dans le village de Thann (« sapin ») qui s’édifia on construisit une splendide église gothique, Saint-Thiébaut, qui devint un important centre de pèlerinage.

    Il fallait, dira-t-on, être naïf, autrefois, et aujourd’hui particulièrement demeuré, pour croire une telle histoire, dont la première version publiée date du début du XVIIe siècle. A l’époque des « faits », le comte de Ferrette ne s’appelait pas Engelhard mais Louis et il n’était pas encore seigneur du coin, il était seigneur de Vadans dans le Jura et d’une partie d’Engisheim qui se trouve près de Colmar et non à l’ouest de Mulhouse. Il y a sans doute une confusion avec le château d’Engelbourg, encore que de ce château l’éventuel seigneur local ne pouvait pas voir les éventuelles flammes de sapins. Il n’y a pas vraiment de rapport entre « Ubald » et « Thiébaut », et il est manifeste que le clergé local a inventé cette histoire pour développer un fructueux pèlerinage en assimilant un obscur saint local au célèbre thaumaturge italien.

    Enfin, on a tout simplement la preuve concrète de l’inanité de la légende, puisque le corps de saint Ubald s’est momifié et qu’il est en parfait état de conservation, et que dès 1593 un rapport sur l’état du corps soulignait : « Corpus inventum intactum cum omnibus suis partibus nullo carens digito nec alio membro. » « Le corps a été trouvé intact avec toutes ses parties, il ne manque aucun doigt ni autre membre. »

    Tel était l’état de la question, jusqu’en… 1975. Cette année-là, des experts des Musées du Vatican furent chargés d’examiner le corps de saint Ubald, pour vérifier son état de conservation et le nettoyer. Et ils découvrirent qu’il manquait à son auriculaire droit un fragment de peau. De peau arrachée et non découpée. Et de l’exacte dimension de la relique de Thann, qui se trouve être un morceau de peau et non un pouce.

    Autrement dit l’essentiel de la « légende » est vrai.

    S’il reste des historiens honnêtes, tant hors de l’Eglise que dans l’Eglise, cette histoire devrait leur donner à réfléchir…

    *

    Le 30 juin de chaque année, à Thann, après les premières vêpres solennelles de saint Thiébaut, on allume trois « sapins », qui sont des assemblages de bois particulièrement combustibles (et l’on finit par un feu d’artifice).

    A Gubbio, la fête de saint Ubald a comme particularité (au soir du 15 mai) trois cierges géants portés en procession à dos d’hommes.

    (L’impressionnante statue de « saint Thiébaut », dans l’église de Thann, a été sculptée vers 1500.)

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  • Petite coupure

    Pour raisons familiales.

    Je reviens mardi si Dieu veut.

  • Saint Robert Bellarmin

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    Dans les écrits de cet homme de gouvernement on perçoit de manière très claire, malgré la réserve derrière laquelle il cache ses sentiments, le primat qu'il accorde aux enseignements du Christ. Saint Bellarmin offre ainsi un modèle de prière, âme de toute activité: une prière qui écoute la Parole du Seigneur, qui se satisfait d'en contempler la grandeur, qui ne se replie pas sur elle-même, mais est heureuse de s'abandonner à Dieu. Un signe distinctif de la spiritualité de Robert Bellarmin est la perception vivante et personnelle de l'immense bonté de Dieu, grâce à laquelle notre saint se sentait vraiment le fils bien-aimé de Dieu et c'était une source de grande joie que de se recueillir, avec sérénité et simplicité, en prière, en contemplation de Dieu. Dans son livre De ascensione mentis in Deum — Elévation de l'esprit à Dieu — composé sur le schéma de l'Itinerarium de saint Bonaventure, il s'exclame: «O mon âme, ton exemple est Dieu, beauté infinie, lumière sans ombres, splendeur qui dépasse celle de la lune et du soleil. Lève les yeux vers Dieu dans lequel se trouvent les archétypes de toutes les choses, et dont, comme d'une source d'une infinie fécondité, dérive cette variété presque infinie des choses. C'est pourquoi tu dois conclure: celui qui trouve Dieu trouve toute chose, qui perd Dieu perd toute chose».

    Dans ce texte, on entend l’écho de la célèbre contemplatio ad amorem obtineundum — contemplation pour obtenir l’amour — des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola. Robert Bellarmin, qui vit dans la société fastueuse et souvent malsaine de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle, tire de cette contemplation des aspects pratiques et y projette la situation de l’Eglise de son temps avec un vif souffle pastoral. Dans l’ouvrage De arte bene moriendi — l’art de bien mourir — il indique, par exemple, comme règle sûre d’une bonne vie, et également d’une bonne mort, de méditer souvent et sérieusement le fait que l’on devra rendre compte à Dieu de ses propres actions et de sa propre façon de vivre, et de chercher à ne pas accumuler de richesses sur cette terre, mais à vivre simplement et avec charité de manière à accumuler des biens au Ciel. Dans l’ouvrage De gemitu colombae — le gémissement de la colombe, où la colombe représente l’Eglise — il rappelle avec force tout le clergé et les fidèles à une réforme personnelle et concrète de leur propre vie, en suivant ce qu’enseignent les Saintes Ecritures et les saints, parmi lesquels il cite en particulier saint Grégoire de Nazianze, saint Jean Chrysostome, saint Jérôme et saint Augustin, en plus des grands fondateurs des Ordres religieux, tels que saint Benoît, saint Dominique et saint François. Robert Bellarmin enseigne avec une grande clarté et à travers l’exemple de sa propre vie qu’il ne peut pas y avoir de véritable réforme de l’Eglise si auparavant il n’y a pas notre réforme personnelle et la conversion de notre cœur.

    Benoît XVI