03 novembre 2014

Commémoraison de tous les fidèles défunts

Les Matines des morts commencent par le bel invitatoire : Regem, cui omnia vivunt, venite adoremus : « Venez, adorons le Roi pour qui tout être vit. » Dans les leçons du premier nocturne, c’est Job, l’homme patient, la figure saisissante de ceux qui souffrent en purgatoire, qui implore la délivrance de ses cruelles souffrances dont il trace le tableau en gémissant et dont il désire connaître la cause. Au second nocturne, nous lisons un passage du livre de saint Augustin sur la sollicitude à témoigner aux défunts. Ce vénérable monument nous expose le prix qu’il faut attacher au corps humain, la piété avec laquelle on doit enterrer les cadavres et le devoir de prier pour les morts, à l’exemple de l’Église qui offre prières et sacrifice de la messe pour ceux envers qui elle peut quelque chose. Dans les leçons du troisième nocturne, l’Apôtre des nations proclame notre foi à la résurrection du Christ. Les antiennes, qui expriment ordinairement les sentiments des âmes souffrantes, produisent une impression particulièrement saisissante. Les psaumes qu’elles encadrent font entendre tour à tour le chant de la pénitence (1er et 3e nocturnes) et l’espérance du pardon (2e nocturne). — Les Laudes des morts expriment les sentiments d’une joyeuse espérance qui sont disséminés dans tout l’office. Elles commencent heureusement par le psaume 50, un psaume de la pénitence, mais elles passent bien vite au sentiment de joyeuse reconnaissance pour la moisson (ps. 64), à l’ardent désir de l’union à Dieu (ps. 62), à la joie de la résurrection (Cantique et ps. 150). Le cantique d’Ezéchias peint justement à merveille le passage des feux du purgatoire à la félicité du ciel.

Dom Pius Parsch

(Sur la raison de cette commémoraison le 3 et non le 2, voir ici.)

06:00 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (5)

02 novembre 2014

21e dimanche après la Pentecôte

La parabole que conte Jésus dans l’évangile de ce dimanche est une illustration de ce qu’il vient de répondre à Pierre qui lui demandait si l’on devait pardonner jusqu’à sept fois. Jésus lui a répondu qu’on ne doit pas pardonner jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois 7 fois. Le nombre 7 multiplié par 10 puis par lui-même ne donne pas un nombre mais une indéfinité : on doit toujours pardonner, sans aucun calcul d’aucune sorte. Comme Dieu pardonne.

Alors Jésus raconte la parabole de cet « homme roi » qui découvre qu’un serviteur lui doit 10.000 talents. Aujourd’hui cela ne nous dit rien. Mais pour Pierre et les autres apôtres, la somme est inimaginable. Du reste aucun serviteur ne peut devoir 10.000 talents : l’équivalent d’au moins 60 millions de deniers, quelque chose comme 25 à 30 tonnes d’argent, cinquante fois plus que les impôts perçus par Hérode. Ces 10.000 talents sont l’équivalent du « 70 fois 7 fois ». Du reste, le mot grec pour dire 10.000 est le mot qui a donné « myriade ». Et déjà en grec, s’il voulait bien dire 10.000, il signifiait souvent « innombrable ». Comme on le voit aussi dans la première épître aux Corinthiens : « Dans l’église, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d’instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue ». Et la « myriade » d’hommes dont il est question au premier verset du chapitre 12 de l’évangile de saint Luc en grec a été traduit dans la Vulgate par « multis ».

Donc les apôtres ont aussitôt compris que Jésus parlait d’une dette incommensurable, d’autant qu’ils venaient d’entendre les « 70 fois 7 fois » du pardon : il ne parlait pas d’une dette d’argent, mais de celle du Pater : « dimitte nobis debita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris ».

Ce que confirme la suite de la parabole, puisque celui qui se reconnaît débiteur insolvable de « l’homme roi » refuse de remettre sa dette à son compagnon qui lui doit 100 deniers. Soit six cent mille fois moins. Et toutefois ce n’est pas rien : c’est plus de trois mois de salaire d’un ouvrier. Car il faut garder en tête qu’on parle du pardon des offenses. Jésus ne parle pas du pardon des offenses les plus minimes, mais de vraies offenses, qui font vraiment mal.

En bref, si tu n’arrives pas à pardonner une offense qui, convertie en frappe au porte-monnaie, équivaut à trois mois de salaire, comment veux-tu que Dieu te pardonne tes péchés, qui sont incommensurables, parce que tout péché est une blessure infligée à la bonté et à la beauté infinies de Dieu.

Et, in fine, Jésus insiste : il ne s’agit pas de pardonner en paroles, du bout des lèvres, ou en faisant des restrictions mentales, mais « de tout son cœur ». Comme « l’homme roi » avait remis sa dette au serviteur parce qu’il avait été ému par sa supplication. Le grec emploie le verbe formé sur le mot splagkhna, qui veut dire entrailles, et spécifiquement les entrailles de la mère, traduisant l’hébreu hesed, qui est la plus profonde miséricorde. Quand nous demandons pardon à Dieu, il en est remué dans ses entrailles maternelles. Puisque nous devons être parfaits comme notre Père céleste est parfait, nous aussi devons faire miséricorde à celui qui nous a blessé. Comme une mère, sans compter.

06:03 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (1)

01 novembre 2014

Toussaint

Aujourd'hui, l'Eglise fête sa dignité de "mère des saints, image de la cité céleste" (A. Manzoni), et manifeste sa beauté d'épouse immaculée du Christ, source et modèle de toute sainteté. Elle ne manque certes pas de fils contestataires et rebelles, mais c'est dans les saints qu'elle reconnaît ses traits caractéristiques, et c'est précisément en eux qu'elle goûte sa joie la plus profonde. Dans la première Lecture, l'auteur du Livre de l'Apocalypse les décrit comme "une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, de toute nation, race, peuple et langue" (Ap 7, 9). Ce peuple comprend les saints de l'Ancien Testament, à partir d'Abel le juste et du fidèle Patriarche Abraham, ceux du Nouveau Testament, les nombreux martyrs du début du christianisme, les bienheureux et saints des siècles successifs, jusqu'aux témoins du Christ de notre époque. Ils sont tous unis par la volonté d'incarner l'Evangile dans leur existence, sous l'impulsion de l'éternel animateur du Peuple de Dieu qu'est l'Esprit Saint.

Mais "à quoi sert notre louange aux saints, à quoi sert notre tribut de gloire, à quoi sert cette solennité elle-même?" C'est par cette question que commence une célèbre homélie de saint Bernard pour le jour de la Toussaint. C'est une question que nous pourrions nous poser également aujourd'hui. Et la réponse que le saint nous donne est tout aussi actuelle: "Nos saints - dit-il - n'ont pas besoin de nos honneurs et ils ne reçoivent rien de notre culte. Pour ma part, je dois confesser que, lorsque je pense aux saints, je sens brûler en moi de grands désirs." Telle est donc la signification de la solennité d'aujourd'hui: en regardant l'exemple lumineux des saints, réveiller en nous le grand désir d'être comme les saints: heureux de vivre proches de Dieu, dans sa lumière, dans la grande famille des amis de Dieu. Etre saint signifie: vivre dans la proximité de Dieu, vivre dans sa famille. Et telle est notre vocation à tous, répétée avec vigueur par le Concile Vatican II, et reproposée aujourd'hui de façon solennelle à notre attention.

Mais comment pouvons-nous devenir saints, amis de Dieu? On peut répondre à cette interrogation tout d'abord par une négation: pour être saint, il n'est pas nécessaire d'accomplir des actions et des œuvres extraordinaires, ni de posséder des charismes exceptionnels. On peut ensuite répondre par une affirmation: il est nécessaire avant tout d'écouter Jésus, et de le suivre sans se décourager face aux difficultés. "Si quelqu'un me sert - nous avertit-Il - qu'il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera" (Jn 12, 26). Celui qui a confiance en Lui et l'aime d'un amour sincère, comme le grain de blé tombé en terre, accepte de mourir à lui-même. En effet, il sait que celui qui veut garder sa vie pour lui-même la perd, et que celui qui se donne, se perd, et trouve précisément ainsi la vie. (cf. Jn 12, 24-25). L'expérience de l'Eglise démontre que toute forme de sainteté, tout en suivant des parcours différents, passe toujours par le chemin de la croix, le chemin du renoncement à soi-même. Les biographies des saints décrivent des hommes et des femmes qui, dociles aux desseins divins, ont parfois affronté des épreuves et des souffrances indescriptibles, des persécutions et le martyre. Ils ont persévéré dans leur engagement, "ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve - lit-on dans l'Apocalypse - ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau" (v. 14). Leurs noms sont inscrits dans le livre de la vie (cf. Ap 20, 12); leur demeure éternelle est le Paradis. L'exemple des saints est pour nous un encouragement à suivre les mêmes pas, à ressentir la joie de celui qui a confiance en Dieu, car l'unique cause véritable de tristesse et de malheur pour l'être humain est de vivre loin de Lui.

Benoît XVI, homélie de la Toussaint 2006

06:40 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (1)

31 octobre 2014

La (nouvelle) bombe de corruption européenne au Kosovo

Maria Bamieh était procureur spécial de la mission européenne de justice Eulex Kosovo. Elle a été « suspendue » pour avoir dénoncé de graves affaires de corruption impliquant de hauts responsables d’Eulex. On lira ici la traduction de l’article du journal kosovar Koha Ditore.

Maria Bamieh dit que sa vie est aujourd’hui en danger mais que rien ne l’empêchera de parler.

L’affaire est assez sérieuse pour que la direction d’Eulex se mobilise et lance des contre-feux. Le chef d’Eulex en personne, Gabriele Meucci, déclare à des journalistes à Pristina que les gens de son équipe cherchent à « faire du Kosovo un endroit meilleur pour son peuple et ses enfants, et qu’ils méritent de faire leur travail et de retourner à la maison le soir en famille sans être soupçonnés de corruption ». Il rappelle que le principe en matière de corruption est la tolérance zéro et que 100 enquêtes internes sont menées chaque année. A Bruxelles, un porte-parole de l’UE a déclaré que Eulex « ne laisse aucune pierre non retournée » dans sa chasse aux corrompus, et qu’il y a une enquête depuis 2013 sur les allégations dont parlent les médias…

Le problème est que le journal kosovar a des fichiers d’Eulex indiquant que des suspects avaient des contacts non appropriés avec des responsables d’Eulex, et des lettres de Maria Bamieh accusant nommément le chef des procureurs d’Eulex et l’ancien président de l’assemblée des juges d’Eulex d’avoir abandonné des charges pour de l’argent (350.000€ pour le juge)…

Maria Bamieh a été suspendue de ses fonctions après que les journalistes de Koha Ditore ont contacté Eulex pour avoir une explication sur les fichiers… Or ce n’est pas elle qui est à la source des fuites. Mais c’est elle qui est menacée de mort. Et au Kosovo ce ne sont pas des menaces en l’air…

17:58 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

Jean-Vincent Placé et les « jihadistes verts »

Le président de la FNSEA Xavier Beulin ayant parlé de « jihadistes verts » pour qualifier les manifestants ultra-violents qui se mêlent aux opposants écolos à divers projets (en l’occurrence au barrage de Sivens), le sénateur EELV ⸫ Jean-Vincent Placé s’est offusqué de ces déclarations « complètement infâmes, écœurantes, irresponsables », et il exige que le président de la FNSEA retire ces propos et s’en excuse.

Au nom de quoi et de qui ? Mystère. Xavier Beulin ne s’en prenait pas au parti de Jean-Vincent Placé mais aux manifestants extrémistes qui pour la plupart (sinon tous) ne sont pas adhérents de son parti, et en outre Jean-Vincent Placé n’est pas un dirigeant du parti dont il est seulement membre.

Et aussi, Jean-Vincent Placé a perdu la mémoire. Car ce sont des Verts qui ont inventé l’expression « talibans verts » pour qualifier les « intégristes » du parti. Expression qui remplaçait pour les jeunes générations l’expression « khmers verts », également inventée par des Verts (comme le racontait plaisamment Gabriel Cohn-Bendit dans un livre publié il y a trois ans), et reprise par de nombreuses personnalités de gauche (dont Gérard Collomb) dès qu’elles ont un problème avec leurs alliés écolos.

Bref, il ne serait pas étonnant, il serait même seulement logique, que « jihadistes verts », qui met au goût du jour « khmers verts » puis « talibans verts », ait été également inventée… par les amis de Jean-Vincent Placé.

Amalgame négationniste

Un titre de Libération :

"Asia et Reyhaney, symboles de l'oppression des femmes en pays islamique"

Asia, c’est Asia Bibi, dont Libération parle non pas par miracle mais parce qu’il y a eu une mini-manif de gauche laïque à Paris. « Reyhaney », en fait Reyhaneh, c’est cette jeune Iranienne pendue à l’issue d’une affaire pas claire.

Quoi qu’il en soit de l’affaire Reyhaneh, il est clair en tout cas que l’affaire Asia Bibi n’a strictement rien à voir avec « l’oppression des femmes en pays islamique ». Chrétienne vivant dans une famille chrétienne, Asia Bibi ne subissait pas la domination islamique de son mari chrétien. D’autre part, ce sont des femmes, et non des hommes, qui l’ont accusée. Enfin, jusqu’ici, ce sont deux hommes, et non des femmes, qui ont été assassinés parce qu’ils la défendaient : le gouverneur (musulman) Salman Taseer, et le ministre (catholique) Shahbaz Bhatti.

En fait, l’unique motif du titre désinformant de Libération, c’est de ne surtout pas mettre en avant le fait qu’Asia Bibi est catholique, et condamnée parce qu’elle est catholique, en l’amalgamant avec une autre femme dont l’affaire n’a rien à voir, et en emballant le tout dans « l’oppression des femmes en pays islamique », qui est ici tout simplement hors sujet.

15:25 Publié dans Islam, médias | Lien permanent | Commentaires (4)

Vigile de la Toussaint

Préparons nos âmes aux grâces que le ciel s'apprête à verser sur la terre, en retour des hommages de celle-ci. Telle  sera demain l'allégresse de l'Eglise, qu'elle semblera déjà se croire en possession de l'éternité. Aujourd'hui pourtant, c'est sous les livrées de la pénitence qu'elle se montre à nos yeux, confessant bien qu'elle n'est qu'une exilée. Avec elle, jeûnons  et prions. Nous aussi, que sommes-nous que des voyageurs, en ce monde où tout passe et se hâte de mourir? D'années en années, la solennité qui va s'ouvrir compte parmi nos compagnons d'autrefois des élus nouveaux qui bénissent nos pleurs et sourient à nos chants d'espérance. D'années en années, le terme se rapproche où nous-mêmes, admis à la fête des cieux, recevrons l'hommage de ceux qui nous suivent, et leur tendrons la main pour les aider à nous rejoindre au pays du bonheur sans fin. Sachons, dès cette heure, affranchir nos âmes; gardons nos cœurs libres, au sein des vaines sollicitudes, des plaisirs faux d'une terre étrangère: il n'est pour l'exilé d'autre souci que celui de son bannissement, d'autre joie que celle où il trouve l'avant-goût de la patrie.

L'Année liturgique

[Mon bréviaire ayant été imprimé en 1955, quelques jours ou quelques semaines avant les premiers coups de pioche de la révolution liturgique – qui allaient supprimer la plupart des vigiles -, j’ai toujours célébré ce jour la vigile de la Toussaint. Et je la garde d’autant plus que les moines du Barroux la gardent aussi.]

06:26 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (3)

30 octobre 2014

Exaudiat Dominus orationes vestras

℟. Exaudiat Dominus orationes vestras et reconcilietur vobis nec vos deserat in tempore malo * Dominus Deus noster.
℣. Det vobis cor omnibus ut colatis eum et faciatis ejus voluntatem.
℟. Dominus Deus noster.

Que le Seigneur exauce vos prières, qu’il se réconcilie avec vous, et qu’il ne vous abandonne pas au temps mauvais, le Seigneur notre Dieu. Qu’il vous donne à tous un cœur pour l’honorer et pour faire sa volonté, le Seigneur notre Dieu.

(Répons des matines, II Machabées 1, 5 et 3)

10:45 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

29 octobre 2014

A quoi sert un confessionnal ?

la-ville-de-dinan-met-ses-confessionnaux-aux-encheres.jpg

Le quotidien Ouest France faisait savoir hier que la ville de Dinan avait mis en vente aux enchères sur internet quatre confessionnaux et une tribune de chœur.

Le journal ajoutait qu’un confessionnal, proposé à 100€, avait été acheté 199€.

En allant sur le site, je m’aperçois que les quatre confessionnaux ont été vendus (celui de la photo était proposé à 200€.)

Il reste la tribune, proposée à 3.000€, et toujours sans enchères…

« Ces objets usuels de l’Eglise n’ont pas d’intérêt d’un point de vue patrimonial et ils ne sont plus utilisés par les paroisses, explique Simon Guinebaud, responsable du service patrimoine de la ville. Nous pouvions les garder et les laisser se détériorer, les jeter ou bien les vendre en pensant que certains pourraient trouver une utilité. »

Les confessionnaux ne servent plus parce que les gens qui se croient encore catholiques ne se confessent plus, et que le clergé ne croit plus au péché (on en a encore eu une illustration au synode). Et donc tout le monde va communier – sauf les « divorcés remariés », et dans ces conditions, en effet, on se demande bien pourquoi…

Mais la question qui se pose est : qui peut bien acheter un confessionnal, et pour quoi faire ?

A moins qu’ils aient été achetés par des prêtres qui croient au sacrement de pénitence. On peut toujours rêver.

Addendum

En fait les annonces ont été retirées parce que l'évêque de Saint-Brieuc, Mgr Moutel, a protesté: « Le confessionnal n'est pas un meuble ordinaire. Il est le lieu de la célébration d'un sacrement et il ne peut trouver en aucun cas un autre usage. Par ailleurs, cette vente est illégale puisque ce bien communal est protégé de manière permanente par son affectation légale et exclusive au culte. Cela veut dire très clairement que la commune de Dinan ne peut pas vendre ces confessionnaux. »

16:53 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (12)

A propos des Boko Haram et des filles enlevées

On se souvient que François Hollande avait imprudemment annoncé la libération des lycéennes détenues par Boko Haram. On avait dit ensuite qu’il s’agissait d’un accord pour leur libération le mardi suivant. Mais rien n’est venu. Au contraire, Boko Haram a enlevé de nouvelles jeunes filles, et perpétré de nouveaux massacres.

Le Père Patrick Tor Alumuku, directeur du bureau des communications sociales de l’archidiocèse d’Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, explique à l’agence Fides que Boko Haram est divisé en différents groupes et que « ceux qui disent négocier en son nom en ce moment ne constituent pas la composante principale ». En outre, « il en est qui déclarent que certains des “représentants” de Boko Haram qui se sont présentés ces derniers temps, sont en réalité des escrocs, qui cherchent à obtenir de l’argent du gouvernement ».

D’autre part, « les seules déclarations proviennent du gouvernement alors que Boko Haram se tait. Le premier est sous pression pour retrouver les jeunes filles enlevées et continue à faire des annonces de trêves et de libérations d’otages qui ne trouvent cependant pas confirmation dans la réalité ».

« La situation des jeunes filles enlevées est en outre beaucoup plus compliquée de ce que l’on pourrait penser » souligne encore le Père Patrick Tor Alumuku. « En effet, les jeunes filles ont été contraintes à se marier avec les guérilleros de Boko Haram. Il est donc difficile de les libérer de force parce que les jeunes ne sont pas rassemblées dans un seul camp militaire mais dispersées dans de nombreuses zones en compagnie des guérilleros. Les libérer par la négociation est également difficile parce qu’elles sont désormais les épouses des membres de Boko Haram ». « Toutefois cela ne signifie pas qu’il soit impossible de les libérer mais que le chemin à parcourir est plus ardu de ce que l’on pourrait penser », conclut le prêtre.

16:37 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (2)

En Inde

Dans le district de Jaunpur, dans l’Uttar Pradesh, les hindouistes ont obligé 310 chrétiens de 30 familles à se "reconvertir" à l’hindouisme, lors de la fête de Divali (fête des lumière, dernier jour de l’année hindoue), le 26 octobre. La cérémonie, encadrée par des militants hindouistes radicaux, a eu lieu au temple de Radha Krishna. Les brahmanes ont « sacrifié » des bibles et donné à chaque participant un exemplaire de la Bhagavad Gita et de la Hanuman Chalisa. Ces familles s’étaient converties au christianisme au cours de ces quatre dernières années, ce qui avait provoqué le trouble chez les hindouistes, dit un officier de police… C’est la troisième cérémonie de ce genre en deux mois dans cet Etat.

Dans les régions aborigènes de l’Etat de Chhattisgarh, où les conversions au christianisme se multiplient, plusieurs villages ont décidé d’interdire toute manifestation religieuse autre que hindoue, en application de la loi anti-conversion (dite « loi de liberté religieuse », sic). Les organisations chrétiennes ont porté l’affaire devant la Haute Cour. En attendant sa décision, les chrétiens du village de Kotwar avaient été invités à une réunion avec des représentants hindous dans un « esprit de médiation ». Or c’était un guet-apens. Les hindous se sont jetés sur les chrétiens avec des bâtons, des haches et des sabres. Il y a eu onze blessés graves. Les autorités du district affirment qu’il s’agit d’un règlement de comptes privé, et la police ne sait pas…

François à l’honneur…

Le pape a reçu lundi au Vatican une délégation de l’université « Bar-Ilan » de Tel-Aviv venue lui remettre sa plus haute distinction. Le « Prix israélien de distinction » lui a été remis par le président de Bar-Ilan, le rabbin et professeur Daniel Hershkowitz, pour son « engagement à construire des ponts entre mondes différents », ses « efforts en faveur de la paix et de l’harmonie entre les nations et les croyants », et pour sa « défense des droits de l’homme ». Le pape a aussi été salué pour sa « contribution à la compréhension et à la tolérance entre les chrétiens et les juifs ».

Le rabbin Hershkowitz souligne que c’est un « grand privilège pour l’université » que cette occasion d’honorer le pape François qui a entrepris cette « tâche si exigeante » au niveau mondial.

Cette remise de la décoration au Vatican marque l’ouverture d’un an de festivités pour le 60e anniversaire de l’université.

« Nous sommes les fils d’Abraham, et nous avons le privilège et la responsabilité de guider l’humanité sur la voie de la paix », a déclaré le pape à la délégation de 25 académiciens de Bar-Ilan et d’hommes d’affaires d’Amérique du Sud et d’Espagne réunis pour l’occasion.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki a protesté, par une lettre au Vatican disant notamment :

« L’université Bar-Ilan viole le droit international en soutenant directement ou indirectement l’entreprise de colonisation illégale israélienne », elle est « l’une des institutions les plus engagées à l’occupation israélienne et à la colonisation de la Palestine », adepte de « la haine et de l’incitation contre les non-Juifs ».

Psaume 45

Deus noster refúgium et virtus * adjútor in tribulatiónibus quæ invenérunt nos nimis
Proptérea non timébimus dum turbábitur terra * et transferéntur montes in cor maris
Sonuérunt et turbátæ sunt aquæ eórum * conturbáti sunt montes in fortitúdine ejus
Flúminis ímpetus lætíficat civitátem Dei * sanctificávit tabernáculum suum Altíssimus
Deus in médio ejus non commovébitur * adjuvábit eam Deus mane dilúculo
Conturbátæ sunt gentes et inclináta sunt regna * dedit vocem suam, mota est terra
Dóminus virtútum nobíscum * suscéptor noster Deus Jacob
Veníte et vidéte ópera Dómini † quæ pósuit prodígia super terram * áuferens bella usque ad finem terræ
Arcum cónteret, et confrínget arma * et scuta combúret igni
Vacáte et vidéte quóniam ego sum Deus * exaltábor in géntibus et exaltábor in terra
Dóminus virtútum nobíscum * suscéptor noster Deus Jacob
Glória Patri et Fílio * et Spirítui Sancto
Sicut erat in princípio et nunc, et semper * et in sǽcula sæculórum amen

Notre Dieu est notre refuge et notre force, une aide dans les tribulations qui ont tellement fondu sur nous.
C’est pourquoi nous n’aurons pas peur quand la terre sera ébranlée, et que les montagnes seront transportées au cœur de la mer.
Leurs eaux ont retenti, et ont été ébranlées ; les montagnes ont été bouleversées par sa puissance.
L’élan du fleuve réjouit la Cité de Dieu ; le Très-Haut a sanctifié son tabernacle.
Dieu est en son milieu, elle ne sera pas troublée ; Dieu l’aidera le matin au point du jour.
Les nations ont été troublées, et les royaumes ont fléchi ; il a donné de la voix, la terre a été ébranlée.
Le Seigneur des puissances est avec nous ; il est notre soutien le Dieu de Jacob.
Venez et voyez les œuvres du Seigneur, les prodiges qu’il a faits sur la terre, faisant cesser les guerres jusqu’aux extrémités de la terre.
Il brisera l’arc, et mettra les armes en pièces, et consumera les boucliers par le feu.
Tenez-vous cois, et voyez que c’est moi qui suis Dieu : je serai exalté parmi les nations, et je serai exalté sur la terre.
Le Seigneur des puissances est avec nous ; il est notre soutien le Dieu de Jacob.

06:12 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

28 octobre 2014

Le président du Parlement hongrois évoque une sortie de l’UE…

Le président du Parlement hongrois, Laszlo Köver (co-fondateur et membre de la direction de Fidesz), a déclaré vendredi que si Bruxelles voulait dire à un pays comment il doit être gouverné, alors elle ressemblerait à Moscou avant le changement de régime. Et si telle est la direction que devait prendre l’UE, alors la Hongrie devrait envisager de la quitter. Mais ce n’est qu’un scénario de cauchemar, a-t-il ajouté, disant qu’il doutait qu’on en arrive à ce point.

Cette déclaration n’est pas passée inaperçue… Le parti de gauche E-PM a demandé à Viktor Orban de recadrer Köver, dont les propos sont contraires aux intérêts nationaux, et a signifié au Premier ministre qu’il était temps qu’il décide si l’avenir du pays est du côté de Bruxelles ou du côté de Moscou. Et le parti libéral a qualifié le propos de « grave erreur », alors que six personnalités hongroises sont interdites de visa aux Etats-Unis. Cela dit, le parti libéral, c’est 5 députés, et E-PM, 1 député.

16:28 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3)

La menace de l’antimaçonnisme…

«L’antimaçonnisme est aujourd’hui avec l’antisémitisme et l’homophobie l’un des trois symptômes de la crise de la République. Nous avons décidé de prendre l’antimaçonnisme à bras le corps, d’abord pour le démystifier et puis pour montrer en quoi il était une menace pour les fondements de la République.»

Le propos est de Daniel Keller, grand maître du Grand Orient de France, qui expliquait le motif de la campagne publique contre «la dangereuse résurgence de l’antimaçonnisme» à travers un cycle de conférences dans huit villes françaises.

Daniel Keller n’a pas tort, en ce sens que l’antimaçonnisme est assurément une menace pour les fondements maçonniques de la République. Malheureusement on ne voit pas encore le jour où cette menace pourrait être menaçante…

Mais ce qui est gonflé est d’avoir osé organiser la conférence inaugurale (samedi dernier) à Lille. Alors que tout le monde se souvient encore de « l’affaire du Carlton » où six des huit mis en examen pour “proxénétisme aggravé en bande organisée” (en dehors de DSK et du patron de l'hôtel) étaient francs-maçons, dont quatre du Grand Orient…

Chronique des grotesques

Après avoir affirmé à plusieurs reprises que la Commission européenne n’avait aucune autorité sur les budgets nationaux, que la France faisait le budget qu’elle voulait et qu’il n’était pas question de le modifier, même après la lettre envoyée par la Commission, une lettre d’ailleurs parfaitement « banale »… le gouvernement a écrit à la Commission pour lui faire part des modifications apportées au budget afin qu’il corresponde d’un peu moins loin aux critères de l’UE…

Confirmation du rôle de sous-fifre de Moscovici : la lettre est envoyée à Jyrki Katainen.

La jeune démocratie tunisienne…

Les islamistes avaient logiquement remporté les premières élections du « printemps arabe » en Tunisie. Comme ils ont été nuls et qu’ils se sont même laissé quasiment dépouiller du pouvoir par les activistes de gauche, ils ont été battus… par la vieille garde bourguibienne… Il n’y a pas de hasard. (En attendant que celle-ci se fasse de nouveau déborder par les islamistes.)

Il est assez ahurissant que le sauveur de la Tunisie, le chef du parti arrivé en tête aux législatives, et qui est le favori pour la présidentielle du mois prochain, soit Béji Caïd Essebsi. L’homme aura 88 ans dans un mois. Il a été ministre de l’Intérieur, de la Défense, des Affaires étrangères de Bourguiba, et président de la chambre des députés sous Ben Ali…

Merveilles de la démocratie. Comme en Egypte, mais de façon plus douce…

(Le chef des islamistes, Rached Ghannouchi, n’a quant à lui « que » 73 ans. L’âge médian en Tunisie est de 31 ans, comme on le voyait lors de la défunte « révolution de jasmin »…)

Un ministre catholique en Indonésie

Le gouvernement du nouveau président indonésien, Joko Widodo, dit Jokowi, a un ministre catholique : Ignatius Jonan.

Or Ignatius Jonan, ministre des Transports, n’est pas seulement dit « catholique » parce qu’il fait partie de la minorité chrétienne. Il est catholique pratiquant et il est connu pour dire le Rosaire tous les jours.

Il est aussi très connu des Indonésiens parce qu’il était jusqu’ici le directeur des chemins de fer d’Etat, et qu’il a complètement transformé ce service, le plus visible étant que les trains, qui étaient sales et en retard, et sont maintenant propres et à l’heure.

Saints Simon et Jude

Æterna Christi munera,
Apostolorum gloriam,
Laudes canentes debitas
Lætis canamus mentibus.

Ecclesiarum principes,
Belli triumphales duces,
Cælestis aulæ milites,
Et vera mundi lumina.

Devota sanctorum fides,
Invicta spes credentium,
Perfecta Christi caritas
Mundi triumphat principem.

In his Paterna gloria,
In his voluntas Spiritus,
Exsultat in his Filius,
Cælum repletur gaudio.

Te nunc, Redemptor, quæsumus,
Ut ipsorum consortio,
Jungas precantes servulos,
In sempiterna sæcula. Amen.

Chantons les dons de Dieu, chantons en ce grand jour
Des apôtres du Christ la gloire et les louanges ;
Que transportés de joie, à l’exemple des anges,
Pour eux dans nos concerts éclate notre amour.

Vrais princes de l’Eglise, dignes chefs pour la foi,
Ils vont, sans craindre rien, désabuser le monde ;
Ils portent la lumière, et Dieu qui les seconde,
Les fait vaincre partout, soumet tout à sa loi.

La foi les soutient seule en leurs travaux divers ;
L’espérance est leur vie et console leur âme ;
L’ardente charité dont Jésus les enflamme
Renverse devant eux tout l’effort des enfers.

Dans eux, et dans la foi qui s’accroît sous leurs pas,
Triomphent à la fois et le Père adorable,
Et le Fils tout-puissant, et l’Esprit ineffable :
Tout le Ciel à l’envi chante leurs saints combats.

Toi, de tout l’univers la paix et le salut,
O Christ, en leur faveur écoute nos prières,
Fais-nous prendre à jamais, touchés de tes lumières,
Leur exemple pour guide, et leur bonheur pour but.
Ainsi soit-il.

Cette traduction en quatrains d’alexandrins de l'hymne des matines des fêtes des apôtres se trouve dans le Breviarium Benedictinum latin-français de 1725. C’est plutôt bien fait. Et j’aime bien l’expression « désabuser le monde »…

06:48 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

27 octobre 2014

Reconquête N° 311

Rec.jpg

REC-311-sommaire.jpg

Reconquête

Bernard Antony écrit au cardinal Vingt-Trois

Parce que celui-ci a osé dire, à propos de la manifestation pour Asia Bibi :

« On est dans une fixation politico-fanatique et religieuse et que le soutien des chrétiens étrangers d’une certaine façon est perçue comme une caution de la sentence qui a été rendue par le tribunal. »

Exégèse et explications sur le blog de Bernard Antony.

19:21 Publié dans Eglise, Islam | Lien permanent | Commentaires (11)

L’Ukip vise les 100 sièges

Le grand donateur de l’Ukip Paul Sykes a déclaré au Sunday Times qu’il donnera au moins 1,5 million de livres au parti pour la campagne des législatives de mai 2015. L’Ukip a l’intention de présenter des candidats partout, et de mener une campagne particulièrement active dans 100 circonscriptions, avec l’objectif d’obtenir beaucoup plus que les 30 à 40 députés déjà prévus.

Pour le moment, sur le plan national, un sondage donne les conservateurs et les travaillistes au coude à coude à 33%, l’Ukip à 18%, les libéraux à 6%. Un autre sondage donne 31% aux conservateurs comme aux travaillistes, 25% à l’Ukip, 8% aux libéraux.

Les principales chaînes britanniques ont décidé de prendre acte (mais pas complètement…) de la modification du paysage. Elles organiseront un premier débat entre Cameron et Milliband (conservateurs et travaillistes), un deuxième débat élargi à Nick Clegg (libéraux), comme en 2010, et un troisième à quatre, élargi à Nigel Farage (lequel est le dirigeant qui est aujourd’hui le plus populaire). David Cameron a donné son accord tout en remarquant qu’il ne comprenait pas pourquoi on invitait le dirigeant d’un parti qui n’a qu’un seul député…

Selon un sondage Opinium/Observer, 31% des électeurs britanniques seraient prêts à voter Ukip s’ils pensent que le candidat de ce parti peut l’emporter dans leur circonscription (mais 49% disent non).

Dans trois semaines aura lieu l’élection partielle de Rochester and Strood, où le député conservateur a démissionné parce qu’il est passé à l’Ukip. S’il est élu, ce sera le deuxième en deux mois, et les conservateurs craignent un grand mouvement de défections de la part de députés qui considéreront qu’ils seront plus facilement réélus sous les couleurs de l’Ukip que sous celles des conservateurs…

17:29 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3)

France Zéro

Samedi, entre 18h 30 et 20h, une chaîne de télévision française a fait 0% de part de marché.

Il s’agit de France Ô, la chaîne « multicultures » de France Télévisions.

France Ô… France zéro.

C’est Jean-Marc Morandini qui l’a signalé sur son site. On notera, parmi les commentaires, celui-ci (qui n’a pas plu à tout le monde…) :

« Il faut bien reconnaître que quand tu es dans le métro, sur le marché, dans une file d'attente de la CAF ou Pôle Emploi, tu es déjà sur France Ô, à la maison t'as pas envie d' y retourner ! »

16:43 Publié dans médias | Lien permanent | Commentaires (1)

Mosquées

A Tournon-sur-Rhône a été inaugurée vendredi, par le consul du Maroc à Lyon, la première mosquée de l’Ardèche.

A Quimper samedi a eu lieu une manifestation contre le projet de mosquée turque (avec minaret). La gauche et l’extrême gauche avaient organisé une contre-manifestation. Je suis toujours sidéré de voir les laïcistes les plus acharnés manifester en faveur d’une religion qui rejette absolument toute idée de laïcité. La haine antichrétienne rend fou.

Le samedi précédent 18 octobre, le maire UMP de Rochefort, en compagnie de son prédécesseur socialiste, ont inauguré… l’extension de la moquée locale. En coupant un ruban tricolore… L’UMPS met la République au service de l’envahissement islamique. (Voir la photo et les textes de Dominique Droin sur son blog et sur Boulevard Voltaire.)

Le psaume 19

Exáudiat te Dóminus in die tribulatiónis * prótegat te nomen Dei Jacob
Mittat tibi auxílium de sancto * et de Sion tueátur te
Memor sit omnis sacrifícii tui * et holocáustum tuum pingue fiat
Tríbuat tibi secúndum cor tuum * et omne consílium tuum confírmet
Lætábimur in salutári tuo * et in nómine Dei nostri magnificábimur
Impleat Dóminus omnes petitiónes tuas * nunc cognóvi quóniam salvum fecit Dóminus Christum suum
Exáudiet illum de cælo sancto suo * in potentátibus salus déxteræ ejus
Hi in cúrribus et hi in equis * nos autem in nómine Dómini Dei nostri invocábimus
Ipsi obligáti sunt et cecidérunt * nos autem surréximus et erécti sumus
Dómine salvum fac regem * et exáudi nos in die qua invocavérimus te
Glória Patri, et Fílio * et Spirítui Sancto
Sicut erat in princípio et nunc et semper * et in sǽcula sæculórum amen

Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob.
Qu’il t’envoie un secours du lieu saint (1), et que de Sion il te défende.
Qu’il se souvienne de tout ton sacrifice, et que ton holocauste soit trouvé gras (2).
Qu’il t’accorde selon ton cœur, et qu’il affermisse tous tes desseins.
Nous nous réjouirons dans ton salut (3) ; et dans le nom de notre Dieu nous nous glorifierons.
Que le Seigneur remplisse toutes tes demandes. Maintenant je sais que le Seigneur a sauvé son Christ.
Il l’exaucera de son saint ciel ; puissant est le salut de sa droite.
Ceux-là à leurs chars, et ceux–là à leurs chevaux ; mais nous, c’est au nom du Seigneur notre Dieu que nous en appellerons.
Eux ont été liés, et ils sont tombés ; mais nous, nous nous sommes levés et nous nous tenons debout.
Seigneur, sauve le roi, et exauce-nous au jour où nous t’aurons invoqué.

(1) Littéralement « du saint », mais le second hémistiche montre qu’il s’agit du lieu saint.

(2) Toutes les traductions disent : « lui soit agréable ». Mais pinguis n’a pas d’autre sens que « gras ». Pour que le sacrifice soit agréé il faut que ce soit celui d’une bête grasse. La bénédiction de Dieu est dans les bêtes grasses, comme dans la terre grasse.

(3) Salutare, comme le mot grec qu’il traduit, c’est précisément le « moyen de salut ». On peut traduire : le Sauveur, ce qui établit un parfait parallèle avec le second hémistiche.

06:24 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

26 octobre 2014

Le Christ Roi

L’introït de cette messe, chanté le 18 septembre 2010 à Westminster. C’était avant…

Dignus est Agnus, qui occísus est, accípere virtútem, et divinitátem, et sapiéntiam, et fortitúdinem, et honórem. Ipsi glória et impérium in sǽcula sæculórum.

Deus, judícium tuum Regi da : et justítiam tuam Fílio Regis.

Gloria Patri…

Il est digne, l’Agneau qui a été égorgé, de recevoir la puissance, la divinité, la sagesse, la force, l’honneur. A Lui la gloire et le pouvoir dans les siècles des siècles.

O Dieu, donnez au Roi votre jugement : et au Fils du Roi votre justice. (psaume 71)

La fête du Christ Roi a été instituée en 1925, et par conséquent la messe a été composée ensuite. Le texte choisi pour l’introït (deux expressions de l’Apocalypse) est impressionnant. Le Roi que l’on célèbre est l’agneau immolé depuis le début du monde. Royauté sacrificielle, royauté de la croix. Il n’y en a pas d’autre.

Les mélodies de cette messe ont été composées à partir de mélodies existantes. Celle de l’introït est essentiellement basée sur la mélodie de l’introït Dum sanctificatus fuero in vobis, du mercredi de la quatrième semaine de carême et de la Vigile de la Pentecôte. On voit (ou plutôt on entend, surtout si l'on n'a pas les partitions sous les yeux) que les sommets de la mélodie tombent particulièrement bien sur occisus, divinitatem, et avec insistance sur gloria, et que les autres mots importants sont également très bien servis, comme cette longue tenue sur sapientiam, la sagesse éternelle.

La fin de la mélodie est prise de l’introït Timete Dominum de la fête de saint Cyriaque (8 août).

06:13 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (3)

25 octobre 2014

L’Afghanistan bat son record de culture des grands coquelicots blancs

Avec 209.000 hectares de pavots cultivés, les Afghans ont pour la première fois passé la barre des 200.000 ha, battant nettement leur record de 2007 : 193.000 ha (chiffres du bureau des Nations unies contre la drogue et le crime). On estime que la production 2013 a rapporté 3 milliards de dollars, en hausse de 50% sur l’année précédente.

Le général Sopko, inspecteur général spécial pour la reconstruction de l’Afghanistan, a écrit une lettre au secrétaire d’Etat et au secrétaire à la Défense, s’inquiétant de l’efficacité des 7,6 milliards de dollars dépensés pour infléchir le trafic…

Qu’il ne s’inquiète pas. Cet argent n’est pas perdu. Ce n’est pas parce qu’on vend le pavot très cher qu’on ne peut pas prendre aussi l’argent destiné à en juguler la production…

Où l'on voit que tout a changé depuis que les Américains ont installé la démocratie dans ce pays.

Rêvons un peu

Lu chez Jean Quatremer :

« Ma commission sera celle de la dernière chance », a solennellement prévenu Jean-Claude Juncker, le président élu de l’exécutif communautaire. (…) « à l’heure où les citoyens perdent la foi dans nos institutions, où les extrémistes de gauche et de droite nous mettent l’épée dans les reins et où nos concurrents prennent des libertés à notre endroit, il est temps de donner un souffle nouveau au projet européen », « de remettre l’Europe en marche ». Pour Juncker, « soit nous réussissons à rapprocher les citoyens de l’Europe », notamment en lui obtenant un « triple A social », soit c’est la fin du projet européen.

18:30 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (9)

Les évêquesses arrivent (en Angleterre)

La reine d’Angleterre, chef de la communion anglicane, a signé hier le décret autorisant l’ordination épiscopale des femmes.

Cette mesure avait été votée par le synode général de « l’Eglise d’Angleterre » en juillet dernier. La chambre des Lords l’a votée à son tour, puis la chambre des Communes la semaine dernière.

Heureusement que ces ordinations, qui ont besoin de l’autorisation des députés, ne sont doublement pas valides (parce que l’ordination de femmes est en soi invalide, et parce que les ordinations anglicanes sont invalides).

Où l’on voit une fois de plus que la religion fabriquée par Henry VIII est en parfaite contradiction avec la parole du Seigneur : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

(D’autre part, à la suite de ce synode de l’Eglise catholique qui a légitimement déçu tant de fidèles, il n’est pas inutile de rappeler que TOUS les évêques britanniques SAUF UN - saint John Fisher - avaient dit amen à Henry VIII et au diabolique Thomas Cranmer. C’était il y a près de 500 ans, et, non pas la majorité, mais quasiment tous les évêques, avaient renié l’Eglise et son enseignement… sur le mariage.)

18:26 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (9)

Les crimes de Mgr Oliveri : les preuves

Un blog anglophone, that the bones you have crushed may thrill*, publie en exclusivité les photos qui accusent Mgr Oliveri. C’est assez drôle, et certaines légendes sont réellement tordantes.

En voici un résumé pour ceux qui ne comprennent pas du tout l’anglais (à lire en regardant les photos, évidemment).

* Un nom plutôt curieux pour un blog. Il s’agit de la version anglaise du verset du psaume 50 : « et exsultabunt ossa humiliata. »

Lire la suite