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Le blog d'Yves Daoudal - Page 4

  • Victoire à Anzy-le-Duc

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    Le projet de défigurer l’église d’Anzy-le-Duc est abandonné.

    Voir ici.

    Le dernier état de la question était ici.

  • Laïcards contre laïcards

    C’est la guerre entre deux factions laïcardes de gauche, et le Premier ministre en personne intervient. Je n’y comprenais rien hier en lisant les premiers récits, parce que je n’avais pas suivi le début de l’affaire. Un article de France Info raconte tout par le menu. J’y renvoie donc, car c’est difficile à résumer.

    Ce qui est assez curieux est que l’un des gardiens du dogme laïcard historique contre les falsificateurs philo-musulmans affreux communautaristes est Jean Glavany, alors que c’est le même Jean Glavany qui naguère affirmait : « Aujourd'hui, être un bon laïque, c'est encourager la construction de mosquées en France. »

    Il a changé d’avis ? Ou bien il y a aussi une taqiya laïque ? On s’y perd…

  • Nationalité musulmane ?

    Un « collectif » de « Français de France et de confession musulmane » a publié une lettre ouverte au président de la République contre le projet de déchéance de la nationalité. On y lit notamment ceci :

    « une telle mesure injuste, inefficace constitue un message détestable adressé à la composante musulmane qui se voit encore un peu plus stigmatisée »

    Pourquoi ? Il y aurait un rapport entre la déchéance de nationalité de terroristes et le fait d’être musulman ?

    L’autre nationalité serait-elle la nationalité « musulmane » ?

    Ou bien est-ce que le fait de sanctionner des terroristes serait ipso facto une atteinte à l’islam ?

    Voilà qui est fort curieux…

  • La caravane passe…

    Certains disaient que le « débat » au Parlement européen sur l’état de droit en Pologne risquait de tourner au « carnage ».

    Il n’en a rien été. Et la Pologne qui devait se retrouver à terre a marqué un point.

    Grâce à Beata Szydlo, le Premier ministre que d’aucuns considéraient comme une simple et blafarde femme de paille de Jaroslaw Kaczynski.

    D’abord parce qu’elle a eu le courage d’aller dans l’arène pour tenir tête aux furieux, et que cela les a calmés…

    Ensuite parce qu’elle l’a fait de façon aussi tranquille que ferme. Ce débat est « dégradant » pour l’Europe, a-t-elle dit. La Pologne respecte les valeurs européennes mais agira comme elle l’entend :

    « Nous ne sommes pas contents de nous faire contrôler par l’UE. Nous sommes un Etat souverain et un Etat libre… Les problèmes polonais seront résolus par les Polonais. Ça a été la catastrophe chaque fois lorsque des parties tierces sont intervenues dans nos affaires intérieures… Nous respectons les valeurs de l’Europe mais nous allons, en toute souveraineté, mener les changements pour lesquels nous avons été élus démocratiquement. »

    Le chef des libéraux, Guy Verhofstadt, a tenté d’attaquer le gouvernement polonais qui « a abusé de sa majorité et modifié les équilibres au sein des institutions nationales »… Mais il n’a pas été suivi, y compris par les députés polonais de l’opposition qui ont défendu les propos de Beata Szydlo (ce que l’on voyait se profiler hier avec la rencontre entre les présidents Duda et Tusk)…

    Du coup, personne ne parle de cette séance qui avait pourtant été annoncée à grands coups de trompes et devait être l’hallali de la quasi dictature polonaise qui détruit la démocratie et l’état de droit…

  • Surprise au Liban

    Geagea Aoun.jpg

    Les chefs chrétiens les plus opposés du Liban, Samir Geagea et Michel Aoun, se sont mis d’accord sur la candidature du général à la présidence de la République.

    Samir Geagea est le chef de la composante chrétienne de la Coalition du 14 mars (avec notamment les sunnites de Hariri), alors que Michel Aoun est le chef de la composante chrétienne de la Coalition du 8 mars (avec notamment les chiites du Hezbollah).

    En décembre, la réception ostentatoire de Solimane Frangié par le patriarche maronite laissait entendre que le chef du clan chrétien pro-Assad allait être président, d’autant qu’il avait semble-t-il (de façon étonnante pour un ami d’Assad) l’appui de l’Arabie saoudite, donc des sunnites d’Hariri. Mais Aoun, 82 ans, qui veut être président depuis des décennies, n’allait pas le laisser faire.

    Lundi c’est Geagea et Aoun qui ont été reçus par le patriarche…

    Mais Frangié a fait savoir qu’il ne retirait pas sa candidature.

    L’annonce du tandem Geagea-Aoun a tellement surpris (même si au Liban on voyait cet accord se profiler) que dans l’immédiat il n’y a eu aucune réaction des autres forces en présence, les druzes de Joumblatt ou Hariri (donc l’Arabie saoudite).

  • Une preuve du délire hindouiste

    Les hindouistes extrémistes sont tellement acharnés à poursuivre les chrétiens coupables de « conversions forcées » qu’ils en arrivent à faire vraiment n’importe quoi.

    Le 14 janvier, dans le village de Dahar au Madhya Pradesh, ils ont dénoncé à la police 12 chrétiens coupables de se livrer à des conversions forcées, qui venaient de se réunir dans la maison de l’un d’eux, Shankar Singh. La police est arrivée, a arrêté les 12 personnes et les a mises en prison. Puis les a relâchées le lendemain parce que… aucune d’elle n’est chrétienne. Il s’agissait d’hindous qui s’étaient réunis pour la célébration de la fête de Makar Sankranti (qui veut dire littéralement et célèbre le passage du soleil dans la maison du capricorne), qui a lieu le 15 janvier, comme le savent tous les hindous…

  • Saint Sébastien

    Aujourd’hui sont célébrés deux martyrs, le pape Fabien, tué lors de la persécution de Dèce en 250, et Sébastien, officier de Dioclétien, tué environ un demi-siècle plus tard.

    Le plus ancien calendrier liturgique romain que l’on ait disait :

    XIII kal. Febr. Fabiani in Callisti et Sebastiani in Catacumbas.

    C’est-à-dire : le 13e jour avant les calendes de février (le 20 janvier), Fabien à Calliste, et Sébastien aux Catacombes. Le pape célébrait deux messes : une en l’honneur de saint Fabien près de son tombeau au cimetière de Callixte, l’autre en l’honneur de saint Sébastien près de son tombeau dans les catacombes voisines.

    La messe la plus solennelle était celle de saint Sébastien, qui était un très populaire thaumaturge et qui eut jusqu’à neuf église de Rome portant son nom. Ainsi, comme pour toutes les grandes fêtes sa messe comportait une préface particulière :

    Vere dignum et justum est, æquum et salutare, nos tibi semper et ubique gratias agere, Domine sancte, Pater omnipotens, æterne Deus ; quoniam martyris beati Sebastiani pro confessione nominis tui venerabilis sanguis effusus, simul et tua mirabilia manifestat, quo perficis in infirmitate virtutem, et nostris studiis dat profectum, et infirmis apud te præstat auxilium ; per Christum…

    Il est vraiment digne et juste, équitable et salutaire, de vous rendre grâce en tout temps et en tout lieu, Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel ; car le vénérable sang du bienheureux martyr Sébastien répandu pour avoir confessé votre nom manifeste en même temps vos merveilles, en sorte que vous accomplissez la force dans la faiblesse, et il permet à nos efforts de nous faire progresser, et il procure une aide aux faibles auprès de vous.

    Voici les collectes et la préface de la messe de saint Sébastien dans le sacramentaire saint Grégoire le Grand, édition parisienne de 1675.

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  • Duda et Tusk

    Le président polonais Andrzej Duda s’est rendu hier à Bruxelles pour rencontrer le président du Conseil européen afin de calmer le jeu avant le « débat » qui doit s’ouvrir au Parlement européen cet après-midi (à 16h 30).

    Or le président du Conseil européen n’est autre que le Polonais Donald Tusk, ancien chef de la Plateforme civique, Premier ministre de 2007 à 2014.

    Les deux hommes sont donc les représentants des deux grands partis antagonistes. Mais ils sont tous deux polonais. Donald Tusk a laissé entendre de façon feutrée que la Pologne était l’objet de critiques injustifiées, qu’il était temps d’examiner les faits et d’arrêter de porter des jugements hâtifs, et aussi qu’il y avait d’autres méthodes pour régler les problèmes que les menaces de la Commission. Et il a affirmé qu’il n’y aurait pas de débat sur la Pologne, en tout cas pour le moment, au Conseil européen.

  • L’oie qui ne veut plus du gavage

    Laurence Abeille, député des Verts, présentait aujourd’hui à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à interdire le gavage des volailles. Elle a tenu une conférence de presse en présence de Pamela Anderson, la sauveteuse aux deux gros flotteurs de la série Alerte à Malibu, reconvertie dans la « cause animale ». On ne se refait pas.

    Les producteurs de foie gras, manifestement peu attirés par ce qui reste des appâts de l’ex-starlette, « s’étonnent qu’une élue de la République se fasse un coup de pub en choisissant une actrice américaine de série télé des années 80 pour condamner la production de l’un des fleurons de la gastronomie et de la culture française ». Et surtout ils sont « profondément choqués » du fait que cela se déroule en pleine crise de grippe aviaire : c’est hier que les élevages ont commencé à être vidés dans 18 départements, une mesure qui devrait coûter à la filière entre 300 et 350 millions d'euros alors que la mise aux normes européennes de « bien-être animal » a déjà coûté plus de 110 millions d'euros.

    Ils rappellent que la filière fait vivre 30.000 familles et assure environ 100.000 emplois directs et indirects, et demandent le soutien des députés.

  • 20 réfugiés…

    L’Irish Times nous apprend que 20 demandeurs d’asile inscrits dans le plan européen de relocalisation des « réfugiés » ont demandé à s’installer en Irlande.

    20 sur 160.000 : il est clair que les Syriens n’aiment pas la Guinness.

    L’Irish Times constate aussi que sur les 160.000 demandeurs d’asile, 322 ont été réellement relocalisés jusqu’ici…

  • La présentation des faits

    Chacun sait que la présentation des faits, dans les médias, peut faire croire le contraire du fait lui-même. On en a un exemple particulièrement clair avec l’annonce de David Cameron concernant les femmes musulmanes immigrées.

    Le Monde titre :

    Cameron veut imposer des tests d'anglais aux femmes musulmanes immigrées

    Il veut « imposer », de façon autoritaire, des « tests », de façon vexatoire, pour embêter 1 des femmes 2 musulmanes 3 immigrées. Ce qui est triplement scandaleux.

    Mais il y a plus fort que Le Monde. Le Point titre :

    David Cameron veut contraindre les musulmanes à apprendre l'anglais

    Sous prétexte qu’elles sont musulmanes, ces femmes devront apprendre l’anglais sous la contrainte, comme des détenues.

    Le bouquet est le titre du Parisien :

    David Cameron menace d'expulser les musulmanes qui ne parlent pas l'anglais

    Or de quoi s’agit-il ?

    De l’annonce par David Cameron qu’il va débloquer 20 millions de livres pour aider à l’intégration des femmes musulmanes, la mesure phare étant une aide à l’apprentissage de l’anglais, car 22% des femmes musulmanes vivant au Royaume-Uni, parfois depuis longtemps, ne parlent pas couramment l’anglais, et il est important que ces femmes parlent l’anglais pour ne pas être confinées dans un ghetto. « A cause d’une tolérance passive, des gens adhèrent à l’idée critiquable d’un développement séparé », dit le Premier ministre, faisant allusion à l’apartheid.

    On en pense ce qu’on veut (pour ma part je trouve que c’est plutôt habile), mais quand une aide à l’intégration est présentée comme une contrainte ou une menace, c’est qu’il y a quelque chose de vraiment pourri dans nos médias (à moins qu’ils soient soumis à l’islam au point de soutenir l’enfermement des femmes).

  • En Inde

    En 2015, plus de 200 incidents vérifiés de violence antichrétienne ont été recensés en Inde. Sept pasteurs protestants et un laïc ont été tués alors que les victimes de la violence dans son ensemble sont au nombre de quelques 8.000, y compris des femmes et des enfants. De nombreuses églises ont été dévastées. Telles sont les données diffusées par le rapport India Christian Persecution publié par le Catholic Secular Forum.

    Selon le document, les auteurs des violences sont des groupes et des formations extrémistes et fanatiques hindouistes, qui promeuvent l’idéologie de l’Hindutva, qui voudrait éliminer de l’Inde les croyants des religions non hindoues. L’Etat du Maharashtra est celui dans lequel l’idéologie en question est la plus répandue alors que le Madhya Pradesh est en tête de liste en ce qui concerne le nombre d’épisodes de violences antichrétiennes. Suivent le Tamil Nadu, le Jharkhand, le Chhattisgarh, l’Haryana, l’Orisha et le Rajasthan.

    Parmi les groupes fauteurs de violences, le Rashtriya Swayamsevak Sangh, a « renforcé sa prise sur le système politique du pays ». Le RSS compte aujourd’hui plus de 15 millions de militants répartis en plus de 50.000 cellules locales et dispose également de membres parmi la police, dans la magistrature et l’administration. Enfin, le rapport remarque qu’au niveau institutionnel également, l’Inde ne renouvelle pas le permis de séjour dans le pays à des missionnaires, des religieux et des religieuses qui œuvrent de manière stable aux côtés des pauvres et des marginalisés.

  • Crime turc

    Dans la nuit du 16 au 17 janvier, les Turcs ont bombardé pendant quatre heures le village irakien de Sharanish, à l’extrême nord de l’Irak, à la frontière turque, dans le cadre de leurs opérations contre le PKK.

    Mais Sharanish est un village chrétien, assyro-chaldéen. Et qui a accueilli des dizaines de familles qui ont fui la plaine de Ninive au moment de sa conquête par l’Etat islamique.

    Ces familles, et les autres, ont dû fuir en pleine nuit, sous la neige, vers la ville de Zakho.

    Le patriarcat chaldéen condamne fermement l’action militaire turque, la qualifiant de « totalement injustifiée », et fait appel au gouvernement autonome du Kurdistan irakien afin qu’il adopte « les mesures nécessaires pour défendre ses ressortissants ». Une note de protestation a été envoyée par le patriarcat à l’Ambassade de Turquie à Bagdad.

    De nombreuses maisons et des cultures ont été détruites, et surtout le réservoir d’eau qui est vital. Le patriarcat chaldéen a aussitôt envoyé 10.000$.

    Pour Mgr Rabban al-Qas, évêque chaldéen d’Amadiyah-Zakho : « Il est plus que temps de dénoncer ces actes turcs de terrorisme. il faut avoir le courage d’appeler les choses par leur nom : un réel terrorisme. Ces pauvres gens sont terrifiés et terrorisés. Comme si les menaces de Daech n’étaient pas assez violentes… »

    Déjà en août dernier, Sharanish et d’autres villages chrétiens avaient été victimes de raids aériens menés soi-disant contre le PKK.

  • + Michel Tournier +

    Les nécrologies de Michel Tournier n’oublient pas de signaler les insupportables dérapages de l’écrivain sur l’avortement, par son article Pour en finir avec la famine et l’avortement (Nouvel Observateur, 1996) et surtout Les avorteurs sont les fils des monstres d’Auschwitz (Newsweek, 1989).

    A mettre à son actif, donc.

    Toutefois, il convient de rappeler que pour cet auteur d’ouvrages plus glauques que glauques l’avortement était une conséquence inéluctable de la « société hétérosexuelle » qu’il avait en horreur, et qu’il posait donc en modèle à promouvoir la « société homosexuelle » dont il est une sorte de prophète.

  • Saints Marius, Marthe, Audifax et Abachus

    Cette famille persane (le père, ma mère et leurs deux fils) martyrisée à Rome sous Claude a une messe propre, qui n’est plus guère célébrée puisque leur fête n’est plus qu’une mémoire. Or voici des extraits de ce qu’en dit le bienheureux cardinal Schuster :

    La messe a une saveur d’antiquité et révèle une période d’excellent goût liturgique.

    L’antienne d’introït est tirée du psaume 67 et annonce le refrigerium ou banquet céleste que Dieu prépare à ses martyrs, c’est-à-dire à ceux qui, pour son amour, ont supporté en ce monde la faim et la soif de justice, et ont été opprimés en haine du nom du Christ : « Les justes s’assoient au banquet et jubilent en présence de Dieu, et gaiement ils se réjouiront. » PS. 67 : « Que Dieu se lève, et que soient dispersés ses ennemis ; et que fuient devant lui ceux qui le haïssent, y. Gloire, etc. »

    Dans les collectes suivantes, comme en beaucoup d’autres antiques oraisons, à la différence du goût plus moderne qui préfère résumer en quelques mots, dans la collecte, toute la biographie d’un saint, les martyrs de ce jour ne sont pas même nommés ; la raison en est que les anciens, sans s’arrêter par trop aux détails, aimaient les grandes synthèses théologiques, ne séparant jamais l’individu de la société entière des saints et de Jésus-Christ, source première et centre de toute sainteté. Prière. « Écoutez, Seigneur, les prières de votre peuple, qui y ajoute le patronage de vos saints, afin que vous nous accordiez de goûter la paix de la vie présente et d’obtenir aussi la grâce de la vie éternelle. Par notre Seigneur, etc. »

    (…)

    L’offertoire suivant, tiré du psaume 123, est, avec sa mélodie grégorienne, l’un des chefs-d’œuvre les plus inspirés de l’antiphonaire de saint Grégoire. Dans l’usage de l’Église, il convient particulièrement aux Martyrs qui versèrent leur sang dans la fleur de la jeunesse, comme c’est le cas pour Audifax et Abachum. [C’est aussi celui de la fête des saints Innocents.]

    Offertoire : « Notre âme est comme un passereau échappé au filet du chasseur. Le filet s’est brisé et nous nous sommes trouvés libres. »

    Le piège qui nous est tendu par le diable se cache, comme dans l’herbe fleurie, au milieu des joies de la vie et dans les aises des biens de ce monde. La vanité revêt la gamme multicolore de la réalité et nous trompe. Dieu toutefois tranche ce piège pour ses martyrs, et le petit oiseau s’envole, libre, vers le ciel.

    (…)

    Après la communion, on récite cette belle prière : « Apaisé par l’intercession de vos saints, accordez-nous, Seigneur, que ce que maintenant, à l’ombre du mystère, nous célébrons dans le temps, nous puissions l’obtenir pleinement dans l’éternité bienheureuse. »

    Le vœu exprimé aujourd’hui dans la prière après la communion est vraiment sublime. Que signifie en effet l’Eucharistie célébrée sous les voiles du sacrement, avec les azymes de la fuite, au milieu des douleurs et des luttes de la vie présente, sinon notre participation au Sacrifice et à la Passion de Jésus ? Mais la grâce du sacrement scelle notre intime union avec le Rédempteur ; aussi ce même Esprit qui aujourd’hui nous consacre victimes avec Jésus ranimera un jour par sa vie divine nos membres mortifiés et leur donnera part à la gloire de la résurrection.

  • « Périssable » ?

    Selon la TOB, saint Paul dirait aux Colossiens :

    « Dieu vous a réconciliés grâce au corps périssable de son fils, par sa mort… »

    Or saint Paul dit exactement, selon le texte grec comme selon la Vulgate :

    « Il vous a réconciliés dans le corps de sa chair par la mort… »

    On voit à quel point la TOB se permet de modifier le texte, soi-disant pour le rendre plus compréhensible.

    Et comment ne pas être au moins mal à l’aise, sinon choqué, par cette expression « corps périssable » pour parler du Christ ?

    La TOB se veut une traduction en français courant. Or en français courant « périssable » veut dire : « qui ne peut être conservé dans des circonstances normales sans s’altérer » et s’emploie surtout dans l’expression « denrée périssable ». Le Trésor de la langue française qualifie de « littéraire » le sens : « qui ne dure pas, qui est appelé à disparaître ». Or le corps du Christ est précisément le seul corps humain (avec celui de sa Mère) qui ne se soit pas altéré, qui ne fut pas soumis à la corruption, et qui par delà la mort est toujours vivant. Oui, le corps de Jésus pouvait « périr », et de fait il est mort, mais « périssable » sous-entend « corruptible », et cela est inacceptable.

    L’expression de saint Paul doit d’autant plus être respectée qu’elle a un sens précis, et important, que l’on évacue si on la modifie. La « chair », c’est notre humanité blessée par le péché originel (la chair qui s’oppose à l’esprit), et c’est cette chair que le Verbe a revêtue quand il s’est fait chair. Il s’est « fait péché », sans avoir de péché. Et c’est dans un corps de cette chair qu’il nous a rachetés, par sa mort, clouant la chair à la croix pour que l’homme soit réconcilié avec Dieu et que le corps ressuscite spirituel.

    On retrouve l’expression « corps de chair » au chapitre suivant, 2,11, dans le même sens, appliqué cette fois aux fidèles, quand saint Paul dit que les chrétiens n’ont pas subi la circoncision des juifs, faite de main d’homme, mais la circoncision spirituelle du Christ, qui a opéré l’entier dépouillement, le dépouillement complet (ἀπέκδυσις, expoliatio) de votre « corps de chair », car « vous avez été ensevelis avec lui dans le baptême, dans lequel vous êtes ressuscités par la foi en l’œuvre de Dieu qui l’a ressuscité des morts ».

  • Prometteur…

    ugly23irjaaskola.jpgFrançois a reçu ce matin une délégation « œcuménique » finlandaise, menée par l’« évêque » luthérienne d’Helsinki, Irja Askola.

    Radio Vatican :

    « Le Pape s’est montré résolument positif, il a d’abord salué les avancées dans le dialogue entre luthériens et catholiques, en revenant sur la Déclaration commune sur la justification, un document de 1999 qui a donné “la base d’un dialogue prometteur vers une interprétation partagée, au niveau sacramentel, de l’Église, de l’eucharistie et du ministère”»

    Prometteur ? Eucharistie ? Ministère ? Au niveau sacramentel ? Avec une femme évêque ? Et qui fut élue parce qu’elle était une femme et parce qu’elle est pour le "mariage" homosexuel à l'église, à la différence de l’autre candidat ?

    Je crains qu’on ne parle vraiment plus de la même chose.

  • Un de moins

    Le centre de Planning dit par antiphrase « familial » de Bayonne a fermé, par « manque de bénévoles ». (Puisqu'on n'y fait que la promotion de la contraception et de l'avortement, il s'agit d'une institution clairement anti-familiale.)

    Cette bonne nouvelle ne figure que dans un discret article de Sud Ouest, heureusement répercuté par le Salon Beige qui ajoute : « Si le Planning familial perdure ailleurs, c'est souvent parce que l'association est généreusement subventionnée par les pouvoirs publics. Qu'en serait-il si demain l'Etat coupait toute subvention ? »

  • Exzellent, Herr Schaeuble !

    Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaeuble, propose l'instauration d'une taxe européenne sur les carburants pour couvrir le coût de la « crise des réfugiés ».

    Très bonne idée, pour que les peuples aient une plus mauvaise opinion de l’Union européenne !

  • Nouveaux graffiti

    De nouveaux graffiti antichrétiens en hébreu ont été découverts hier sur le mur extérieur de l’abbaye de la Dormition, à Jérusalem. Mais cette fois avec de claires menaces de mort.

    On pouvait lire : « Les idoles seront extirpées », « Tuez les païens », « Les chrétiens en enfer », « Mort aux mécréants chrétiens, ennemis d’Israël », « Que le nom de Jésus et sa mémoire soit effacés »…

    Pour l’heure ce sont les graffiti qui ont été effacés.

    Ils sont l’œuvre des militants qui signent « Le prix à payer », et qui ne sont quasiment jamais arrêtés alors qu'on sait très bien où les chercher. En septembre 2013 toutefois, quatre d’entre eux avaient été arrêtés. Il est vrai qu’ils avaient été pris alors qu’ils venaient de profaner une quinzaine de tombes chrétiennes. Il s’agissait de quatre étudiants d’une yechiva de Jérusalem.

    Il y a quelques jours, des dizaines de tombes du cimetière d'un monastère chrétien, toujours à Jérusalem, ont été vandalisées.

  • Un catholique à Taïwan

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    L’élection présidentielle qui a eu lieu à Taïwan samedi dernier a été remportée par Tsai Ing-wen, candidate du parti « démocrate progressiste », par 56% des voix, face au candidat du Kuomintang, le parti « nationaliste » historique qui est beaucoup moins nationaliste que Tsai Ing-wen…

    Les médias qui daignent s’intéresser à la belle île (Formosa, comme l’avaient appelée les Portugais) remarquent seulement que c’est la première femme présidente de Taïwan, et que son indépendantisme ne plaît pas du tout à Pékin.

    L’intérêt de cette élection est ailleurs : c’est qu’avec Tsai Ing-wen est élu vice-président un catholique : Chen Chien-jen, de son nom complet Philippe Chen Chien-jen.

    Or moins de 1,3% des Taïwanais sont catholiques.

    Certes, le président sortant était lui aussi catholique. Mais il ne tenait aucun compte de son baptême et il le disait ouvertement. Tandis que Philippe Chen Chien-jen est un catholique pratiquant, et il est intéressant de voir que la candidate le soulignait elle-même : « C’est un catholique fervent, une personne à qui vous pouvez faire entièrement confiance. » Ce qui fait penser à ce qui se passe en Corée du Sud, où les sondages disent régulièrement que c’est aux catholiques (minoritaires aussi) qu’on peut faire le plus confiance.

    Philippe Chen Chien-jen, épidémiologiste, ancien vice-président de l’Academia Sinica (équivalent du CNRS – il est d’ailleurs officier des palmes académiques en France), assiste à la messe tous les jours à l’église de la Sainte-Famille de Taipei. Il est chevalier de l’Ordre du Saint Sépulcre et chevalier de l’Ordre de saint Grégoire le Grand.

    « Avant d’accepter d’être candidat j’ai prié et j’y ai pensé longtemps, dit-il. J’en ai parlé à ma femme et à l’évêque. Mais maintenant je pense que je peux être une poignée de sel dans les mains de Dieu. Je peux donner plus de saveur et contribuer au bien être de mon pays. »

    Mgr John Hung Shan-chuan, archevêque de Taipei, confirme : « Je lui ai rappelé que le concile Vatican II avait encouragé l’engagement des fidèles en politique afin de servir la société et d’y instiller les valeurs chrétiennes. Je lui ai aussi dit que sa candidature serait un modèle pour les 270 000 catholiques de Taiwan et encouragerait de plus nombreux fidèles à entrer en politique. »

    Cela dit il ne paraît pas très clair sur la question du mariage, au moment où se profile là-bas aussi la perspective d’une reconnaissance des unions homosexuelles (à laquelle la présidente est favorable).

    La présence d’un catholique lié au Saint-Siège est d’autre part importante vis-à-vis de la Chine communiste : le Saint-Siège est l’un des rares Etats à reconnaître Taïwan…

    Ci-dessous, mettant sa toque de chevalier du Saint Sépulcre lors d'une interview, et à la messe:

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  • Quam magna multitudo

    ℟. Quam magna multitudo dulcedinis tuae, Domine, * Quam abscondisti timentibus te !
    ℣. Et perfecisti eis qui sperant in te, Domine, in conspectu filiorum hominum.
    ℟. Quam abscondisti timentibus te !

    Qu’elle est grande l’abondance de ta douceur, Seigneur, que tu réserves pour ceux qui te craignent. Et tu la donnes en plénitude à ceux qui espèrent en toi, Seigneur, devant les enfants des hommes.

    Répons des matines, psaume 30, 20. Le « Et » qui commence le verset est absent de la majorité des manuscrits, comme on le voit sur le bréviaire de Paris ci-dessous. Il figure néanmoins sur l’antiphonaire des cordeliers de Fribourg. Il se trouve sur le psautier romain, qui à l’origine a servi à composer le répons.

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  • Deuxième dimanche après l’Epiphanie

    Evangile de saint Jean, 2,1 :

    « Et le troisième jour il y eut des noces à Cana de Galilée. »

    Exode 19,16 :

    « Et le troisième jour était arrivé, et l’aube pointait : et voici qu’on commença à entendre du tonnerre, et les éclairs briller, et des nuages très denses couvrir la montagne, et le son de la trompette se faisait de plus en plus véhément ; et le peuple, qui était dans le camp, eut peur. »

    Ce texte est le début du récit de la manifestation de la loi au sommet du Sinaï. A la fin du récit des noces de Cana on nous dira qu’avec le signe de l’eau changée en vin, qui est « le début des signes de Jésus », il « manifesta sa gloire ». L’épiphanie de sa gloire est ici dans son principe (« le début », en grec, c’est tèn arkhèn, premier mot de l’évangile de saint Jean, premier mot de la Genèse). Elle sera complète après le Sacrifice de la Croix, le… troisième jour.

    *

    Evangile de saint Jean, 2,4 :

    « Et Jésus lui dit : “Qu’y a-t-il entre toi et moi, femme ? Mon heure n’est pas encore venue.” »

    Evangile de saint Jean, 19,26, quand l'heure fut venue :

    « Quand Jésus vit sa mère, et, debout, le disciple qu’il aimait, il dit à sa mère : “Femme, voici ton fils.” »

    Jésus n'a appelé personne "Femme" entre ces deux épisodes, le principe des signes, et le signe de la Croix.

    *

    Evangile de saint Jean, 2,5 :

    « Sa mère dit aux serviteurs [diakonois : diacres] : “Ce qu’il vous dira, faites-le.” »

    Genèse 41,55 :

    « Pressé par la faim, le peuple cria vers le Pharaon et lui demanda à manger. Il leur répondit : “Allez à Joseph, et tout ce qu'il vous dira, faites-le”. »

    *

    Evangile de saint Jean, 2,7 :

    « Jésus leur dit : “Emplissez d’eau les urnes.” Et ils les remplirent jusqu’en haut. »

    Ce qui fit au moins 600 litres de vin, annonce de la réalisation des prophéties messianiques.

    Joël 2,24 :

    « Et les aires se rempliront de blé, et les pressoirs déborderont de de vin et d’huile. »

    *

    Deutéronome 11,13 :

    « Si vous obéissez à mes commandements, qu’aujourd’hui je vous prescris, d’aimer le Seigneur votre Dieu, et de le servir de tout votre cœur et de toute votre âme, il donnera la pluie de printemps et la pluie tardive à votre terre, afin que vous récoltiez le froment et le vin et l’huile. »

    *

    Matthieu 26,27-29 :

    « Et, ayant pris le calice, il rendit grâce et le leur donna en disant : Buvez-en tous, car ceci est mon sang de la nouvelle Alliance, qui sera répandu pour beaucoup en rémission des péchés. Or je vous le dis : je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’à ce jour où je le boirai avec vous, vin nouveau, dans le royaume de mon Père. »

  • “La ch’tiote !”

    Dans L’Homme Nouveau, « L’humeur de Pasquin » :

    Aux urgences gynécologiques, dans le pays minier, une gamine et sa mère... le quart-monde, genre pauvres qui vote Le Pen, en jogging. Babaches de pauvres, qu’il est de bon ton de mépriser quand on a fait des études, et qu’on jouit du pouvoir du savoir, comme ce jeune interne. Aux urgences donc, la gamine a 15 ans. « Elle a mal au ventre » dit la mere, « on sait pas quoi ! ». La sage-femme qui, elle, garde plutôt ses jugements sévères pour les prétentieux, prend soin de la fille, la questionne et l’examine. « Il est plus que probable que tu sois enceinte... le sais-tu ? ». « Bah non ! »... Arrivée de l’interne, échographie, diagnostic de la sage-femme confirmé : « Tu es enceinte de 6 mois. » L’interne, sentencieux devant ce déni de grossesse : « C’est trop tard, mais si tu avais fait attention et réagi a temps, on aurait pu pratiquer une IVG. » « Une quoi ? » dit la fille. « Un avortement » reprend l’interne. « Ah ben non ! Avorter c’est quand même tuer son bébé et y a pas de raison de faire ça, faut pas faire ça, moi je suis contre ! » répond d’une traite la jeune fille, femme, mère. Alors que l’interne, décontenancé et les certitudes en déroute, quitte la salle, la sage-femme pose sa main sur le ventre de la gamine et lui dit : « C’est toi qui as raison ». Mais oui, c’est toi qui as raison la ch’tiote, au-delà de ta négligence initiale, tu donnes une leçon de bon sens, de simplicité, de sagesse, de maturité et de sens des responsabilités. T’as raison, la ch’tiote, faut pas faire ça. Ta résistance simple et efficace écroule le Planning familial, Ie bourrage de crâne scolaire et périscolaire, les subventions et tout le tintouin budgétisé depuis trente ans pour faire oublier cette vérité toute simple que tu rappelles à contretemps : « Avorter c’est quand même tuer son bébé ! ». La connivence qui s’est tissée, là, entre la gamine et la sage-femme, est une révolution. Ceux qui pensaient avoir gagné la partie n’en mesurent pas la portée : ils ont déjà perdu. Les pauvres aiment les enfants et ils sont plus nombreux que les bobos. Et il y aura toujours une sage-femme pour préférer, à les faire disparaître, les faire naître. Elle commence bien cette nouvelle Année, elle va nous plaire !

  • Médias de l’Est

    Le Courrier international a traduit un article de la section bulgare de la Deutsche Welle, qui est une brève revue de presse sur les événements de Cologne et autres lieux : « Que cela soit en Pologne, en République tchèque, en Hongrie ou en Slovaquie, les médias disent une seule et unique chose : “Ce qui s’est passé à Cologne était logique et inéluctable, et nous vous avions prévenus de ce danger”. »

    « La crise migratoire a donné naissance à une sous-culture d’altruistes naïfs et bien-pensants. » (Sme, Slovaquie)

    « Il aurait fallu qu’une chaîne de télévision fasse son direct depuis la place de la gare à Cologne au moment des émeutes pour que s’écroule la vision angélique qu’ont certains des migrants. Mais cela ne s’est pas fait, parce que les journalistes allemands sont eux-mêmes sous l’emprise du politiquement correct. » (Magyar Idök, Hongrie)

    « Les Européens de l’Ouest regardent avec des yeux grand fermés la vague migratoire qui les submerge et le compte à rebours des bombes humaines jihadistes qui sillonnent les rues de leurs villes. Les élites sont désorientées et incapables d’arrêter ce flux, de juguler la radicalisation tout comme d’intégrer efficacement les nouveaux venus. La grande cloche de la cathédrale de Cologne sonne la fin de paix civile sur le Vieux Continent. » (Standart, Bulgarie)

  • Notation idéologique

    L’agence Standard and Poor's a abaissé hier la note de la dette de la Pologne, à BBB+, avec une « perspective négative ».

    Vous pensiez que ces notes étaient attribuées sur des critères strictement économiques ? Détrompez-vous. Elles sont données sur des critères idéologiques. Et Standard and Poor's ne s’en cache pas. Il n’y a aucune raison économique de dégrader la note de la Pologne (l’agence Fitch d’ailleurs ne le fait pas), ni même de raison politique (l’agence souligne la stabilité politique du pays), la seule raison est de punir un gouvernement dont on juge qu’il n’est pas politiquement correct : « L'abaissement reflète notre opinion selon laquelle le système des freins et des contrepoids institutionnels a été nettement érodé, car l'indépendance et l'efficacité d'institutions clés sont affaiblies par différentes mesures législatives prises depuis les élections législatives d'octobre 2015. » Et Standard and Poor's précise qu’il s’agit du Tribunal constitutionnel et de la loi sur les médias.

    La conséquence immédiate a été que le zloty a plongé face à l’euro…

  • Que se passe-t-il réellement en Pologne ?

    Ce qui suit (et le titre ci-dessus) est ma traduction d’une déclaration des députés polonais du groupe CRE publié dans la perspective du débat qui aura lieu au Parlement européen mardi prochain sur « l'état de la primauté du droit et des restrictions à la liberté de la presse en Pologne » (l’intitulé montre déjà qu’on est dans la polémique fantasmatique et non dans le « débat »).

    En 2015, des élections générales démocratiques ont eu lieu en Pologne, d’où a résulté un changement de pouvoir.

    Andrzej Duda a remporté la charge de président de la Pologne, et la droite unie, sous la direction de son plus grand parti, à savoir le Parti Droit et Justice (PiS) a remporté la majorité absolue au Parlement.

    La coalition libérale-centriste de la Plateforme civique (PO) et le Parti du peuple polonais (PSL), qui avaient été au pouvoir pendant huit ans, sont passés dans l’opposition. Les partis de gauche ont échoué à obtenir le pourcentage minimum requis et ne sont pas représentés au Parlement.

    Le résultat des élections a montré que le peuple polonais a sévèrement jugé la politique du gouvernement précédent, y compris son déficit de garanties de la liberté d’expression.

    Au cours du mandat de ce gouvernement il y a eu des cas de répression pénale à l’encontre de personnes qui exprimaient leurs critiques du gouvernement sur internet, pendant des événements sportifs ou lors de manifestations anti-gouvernementales.

    La surveillance et même la répression de journalistes a été un motif de grave préoccupation. Pourtant, ces faits n’ont pas attiré l’attention ni donné lieu à une quelconque réaction des institutions européennes en leur temps.

     

    Les valeurs européennes

     

    Juste avant les élections, la coalition sortante a introduit des changements au Tribunal constitutionnel, menant à la nomination de ses propres candidats à tous les postes de juge sauf un. Ceci a été fait en violation de la Constitution, ce que le Tribunal constitutionnel a ensuite réaffirmé lui-même. Le Parlement nouvellement élu a donc été obligé de prendre les mesures correctives nécessaires. La controverse concernant le Tribunal constitutionnel, qui était une conséquence des actes inconstitutionnels du gouvernement précédent, est pratiquement terminée.

    La composition du Tribunal constitutionnel est désormais complète, la majorité de ses juges – 9 sur 15 – ayant été recommandés à ces postes par l’actuelle opposition.

    Le gouvernement Droit et Justice (PiS) formé à la suite des élections a entrepris des réformes importantes attendues par le peuple polonais, quant au système d’imposition, aux prestations de soutien à la famille, à l’éducation, aux soins de santé, et au pouvoir judiciaire.

    Ces réformes sont conformes aux principes et règles de la Constitution polonaise et respectent pleinement les valeurs européennes.

    La Pologne a maintenant un gouvernement majoritaire stable. L’opposition est représentée dans les organes dirigeants du Parlement, avec le chef de l’opposition qui est président de la Commission des Affaires étrangères.

    La Pologne est un Etat décentralisé, qui a largement développé des organes autonomes régionaux et locaux. Dans 15 des 16 régions et dans la plupart des grandes villes polonaises, l’autorité locale est contrôlée par la Plateforme civique (PO), qui n’est dans l’opposition qu’au Parlement.

     

    La liberté d’expression

     

    La liberté d’expression est respectée. Des manifestations anti-gouvernementales ont lieu en Pologne sans aucune entrave ou répression. Il y a une totale liberté de la presse, dont une partie importante est d’ailleurs détenue par des sociétés étrangères, particulièrement allemandes.

    Il y a aussi une totale liberté de communication sur internet. Il n’y aucune censure, de quelque sorte que ce soit. Tout blocage des informations, comme ceux qui ont eu lieu récemment en Allemagne en ce qui concerne les événements de Cologne et d’autres villes allemandes, est impensable en Pologne.

    La Pologne d’aujourd’hui est un pays sûr. Il n’y a pas d’actes d’agression collective sur un plan sexuel, racial, ou autre. Les fêtes du Nouvel An et les autres événements populaires qui ont lieu en Pologne se déroulent dans la paix, sans obstacles, perturbations ou actes d’agression.

    La situation est clairement meilleure à cet égard que dans de nombreux autres pays de l’Union européenne, où malheureusement des actes terroristes, des attaques collectives ou même des agressions racistes et sexuelles ont lieu. La Pologne n’est pas le théâtre de tels événements. En Pologne, les droits des femmes sont respectés, elles ne sont donc pas exposées à être agressées dans la rue. Personne ne les met face à des demandes dégradantes de ne pas provoquer des agresseurs potentiels par leur habillement ou leur comportement. Les autorités ne donnent pas aux femmes le conseil humiliant de ne pas s’aventurer loin de chez elles et de rester en groupes quand elles vont dans les lieux publics, ainsi que cela a été suggéré aux femmes par les autorités allemandes.

    La Pologne est un Etat membre de l’UE stable, démocratique, respectant les valeurs européennes, tout en façonnant son ordre juridique interne de façon souveraine, conformément à la volonté démocratiquement exprimée par son peuple.

    La Pologne, l’un des plus grands pays de l’Union européenne, contribue pour une part significative au développement et à la sécurité de l’Europe.

  • Saint Marcel Ier

    Marcel I.jpg

    Enluminure du missel dit de Clément VII, réalisé à Bologne pour Urbain V vers 1370. Conservé à Avignon.

    Le P est la première lettre de la collecte de la fête de saint Marcel Ier. On lit les premiers mots, avec les abréviations d’usage : Preces pp tui qs do clementer exaudi, ut

    Preces pópuli tui, quǽsumus, Dómine, cleménter exáudi : ut beáti Marcélli Mártyris tui atque Pontíficis méritis adiuvémur, cuius passióne lætámur. Per Dóminum nostrum…

    Cardinal Schuster :

    La prière est très belle. On y invoque les mérites des souffrances et des humiliations de saint Marcel pour qu’elles viennent au secours de notre insuffisance : « Accueillez avec clémence, Seigneur, les prières de votre peuple, afin que pour nous implorent votre secours les mérites de votre bienheureux martyr, le pontife Marcel, dont la passion nous réjouit aujourd’hui. »

    En 1942, Pie XII a inventé un commun des souverains pontifes. La collecte de saint Marcel fut cependant conservée.

    Une autre enluminure d’un missel d’Avignon, celui-là a été réalisé à Naples, à la même époque que le premier :

    Marcel 2.jpg

  • Une liturgie pour 2017

    Les catholiques sont censés « célébrer », en 2017, avec les luthériens, les 500 ans des débuts de la Réforme protestante, en rendant grâce à Dieu pour les « dons qui sont venus à l’Eglise par la Réforme », pour les « nombreuses idées directrices théologiques et spirituelles que nous avons tous reçues par la Réforme », pour les « bonnes transformations et réformes qui ont été mises en œuvre par la Réforme », pour la « proclamation de l’Evangile qui a eu lieu au cours de la Réforme », en faisant repentance pour ce que nous avons infligé aux protestants, et en prenant cinq engagements pour aller vers l’unité, conformément au document surréaliste « luthéro-catholique » de 2013 « Du conflit à la communion ».

    Pour cela a été conçu par la Fédération luthérienne mondiale et le Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens un livret de la « liturgie » des célébrations en question.

    On constate ;

    1 – que l’annonce de la parution du livret « liturgique » a été faite uniquement par la Fédération luthérienne mondiale ;

    2 – que le livret n’existe pas encore en tant que tel, et qu’on n’en trouve que la version anglaise en PDF, uniquement sur le site de la Fédération luthérienne mondiale ;

    3 – que cette « liturgie œcuménique », présidée par un pasteur protestant et un prêtre catholique, est (forcément*) strictement protestante ;

    4 – que cette « liturgie » s’appelle « common prayer », ce qui est le nom de la liturgie anglicane depuis la Réforme…

    * Forcément, parce que le protestantisme se caractérise par ce qu'il a rejeté de la doctrine catholique. Par ce qui lui manque. Pour ne pas choquer les protestants, cette « liturgie » doit donc s'aligner sur le moins disant, donc sur le protestantisme.

    Stockholm luteransk biskop_thumb[1].jpg

    A la gay pride de 2009, l’« évêque » luthérienne de Stockholm Eva Brunne (à droite) et sa « compagne » la « prêtre » Gunilla Lindén qui a « porté leur enfant ». En octobre dernier, Eva Brunne a demandé au pasteur de l'église de la mission des marins, pour mieux accueillir les "réfugiés", d'enlever les croix et de mettre des panneaux indiquant la direction de La Mecque, ajoutant que ne pas le faire serait un péché d'avarice.

    En 2017 nous célébrerons ensemble les bienfaits de la Réforme et les grands progrès que nous faisons vers l’unité…

    Parce nobis Domine.

  • Obsession

    Marisol Touraine s’est exprimée devant les caméras de télévisions sur l'essai thérapeutique de Rennes qui a mal tourné.

    Elle parlait le dos à un mur où il y avait plusieurs affiches. Une seule était visible, à sa droite : « IVG c’est mon choix. »