Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 4

  • 07-07-07 : dix ans

    Une messe traditionnelle sera célébrée à Notre-Dame de Paris le 7 juillet prochain par le chanoine Marc Guelfucci, curé de Saint-Eugène Sainte-Cécile, à l'occasion du dixième anniversaire de la promulgation du Motu Proprio Summorum Pontificum.

    6a00d83451619c69e201b8d28d39fe970c-pi.jpg

  • Une double première

    Alex Stewart et Krzysztof Sanetra ont été ordonnés prêtres samedi pour la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre au sanctuaire Sainte-Marie de Warrington par Mgr Malcolm McMahon, archevêque de Liverpool.

    C’est la première fois qu’un évêque anglais confère des ordinations selon la « forme extraordinaire ». C’est la première fois en Angleterre que sont ordonnés des prêtres selon le rite traditionnel depuis la réforme liturgique.

  • En Chine

    Mgr Peter Shao Zhumin, évêque clandestin de Wenzhou, est revenu chez lui le 15 juin, après 27 jours de « conversations » avec le Bureau des Affaires religieuses dans un lieu inconnu. Selon ses proches, on voulait qu’il demande au Vatican la nomination d’un évêque coadjuteur appartenant à l’Eglise officielle, et bien entendu que lui-même intègre l’Association patriotique catholique chinoise (nom de l’Eglise officielle) et la Conférence épiscopale.

    Mgr Shao Zhumin avait déjà été arrêté quelques jours avant Pâques afin qu’il ne puisse pas célébrer le Triduum, puis relâché. Et arrêté de nouveau le 18 mai.

    Comme il est revenu sous escorte policière, on se doute que les réponses n’ont pas été celles qui étaient attendues par les autorités communistes.

    Rectificatif

    En fait il a été vu à son arrivée à l'aéroport, où il a pris une voiture sous escorte policière, mais il n'est pas arrivé chez lui.

    *

    Quant à Mgr Vincent Guo Xijin, évêque de Mindong, qui avait été arrêté le 6 avril, il a été libéré le 6 mai. Il avait été placé dans un lieu qui sert au régime à obtenir la « confession » des membres du parti communiste qui ont fauté. C’est tellement efficace que les cadres les plus corrompus craquent au bout de trois jours. Les sessions les plus longues sont de sept jours. L’évêque est resté un mois. Mais pour un évêque qui n’avait rien à confesser au parti, dit un observateur, c’était comme une retraite…

  • Sainte Julienne Falconieri

    il_fullxfull.670199588_9m5m.jpg

    il_fullxfull.670325407_9v6n.jpg

    On représente la fondatrice des sœurs Servites avec une hostie sur la poitrine, parce qu’en ses derniers instants, alors qu’elle ne pouvait plus communier depuis longtemps en raison de ses vomissements, elle obtint de son confesseur de voir et adorer la sainte hostie. Laquelle disparut des mains du prêtre. Et quand on prépara le corps de Julienne pour les funérailles, on découvrit sur sa peau comme une hostie gravée avec un crucifix.

    Ses derniers mots furent : « Dulcis mi Jesu ».

    Et sa prière préférée était :

    « Nemo tollat a corde meo amorem meum crucifixum » : que personne n’enlève de mon cœur mon amour crucifié. (On peut voir qu'il y a une faute sur la médaille...)

  • 2e dimanche après la Pentecôte

    Factus est Dóminus protéctor meus, et edúxit me in latitúdinem : salvum me fecit, quóniam vóluit me.
    Díligam te. Dómine, virtus mea : Dóminus firmaméntum meum et refúgium meum et liberátor meus.

    Le Seigneur s’est fait mon protecteur et il m’a conduit au large : il m’a sauvé, parce qu’il m’aime.
    Je vous aimerai, Seigneur, ma force : Le Seigneur est mon ferme appui, et mon refuge et mon libérateur.

    Le Seigneur m'a conduit au large, il m'a sauvé parce qu'il m'a voulu. Ce superbe verset du psaume 17 est l'introït de ce dimanche, qu'on n'entend guère dans les paroisses ou quasi-paroisses tradi parce que l'on y célèbre la solennité transférée de la Fête Dieu.

    Voici cet introït, magnifiquement chanté... par je ne sais pas qui...

    • Sur l'évangile de ce dimanche, voir ma note de 2014.

  • La Bible exclue du site du Vatican

    Je ne sais pas depuis combien de temps ça dure, mais je le découvre aujourd’hui. Voulant voir quelque chose sur la soi-disant « néo-Vulgate », je vais comme je l’avais déjà fait plusieurs fois sur le site du Vatican, je clique sur « Textes fondamentaux », puis sur « La Sainte Bible », et là j’apprends… qu’il n’y a plus de Sainte Bible. Est-ce que ce n’est plus un « texte fondamental » ? On nous dit seulement :

    La Bible est disponible en presque toutes les langues du monde : les Conférences épiscopales s'occupent de l'amélioration continue des traductions. Pour accéder à la version mise au jour, veuillez consulter le site web de votre Conférence épiscopale.

    Il n'est donc plus question d’avoir la Bible en latin sur les sites de l'Eglise catholique. Parce qu'on ne doit trouver que des "traductions", et des traductions ouvertement évolutives, et parce que le site internet du Vatican, que l'on consulte du monde entier, a abandonné le texte latin de la Bible. On ne s’en plaindra pas, dans la mesure où la « néo-Vulgate » est une horreur, mais quand même : il n’y a plus de texte de référence de la Sainte Ecriture. Elle est déjà « décentralisée », selon le grand projet de François…

  • Honteux : un Premier ministre pense à protéger ses citoyens !

    La Croix a titré : « A Auschwitz, l’exécutif polonais fait de l’histoire un instrument politique » (on notera le subtil jeu de mots sur exécuter à Auschwitz…). Et Euractiv : « Szydlo poursuit sa rhétorique anti-migrants jusqu’à Auschwitz » (message subliminal : elle poursuit les juifs jusqu’aux chambres à gaz). Voici le texte que m’envoie notre ami Bertrand.

    Mercredi dernier,  la Pologne  a vécu sa "Journée Nationale de la Mémoire des Victimes des Camps de Concentration et des Camps d'exterminations de l'Allemagne Nazie". La date correspond à l'arrivée  du premier contingent massif de prisonniers à Auschwitz le 14 juin 1940. A cette occasion, le premier ministre de  la République de Pologne Mme Szydlo a fait un discours au camp d'extermination d'Auschwitz, dans lequel elle a rappelé le drame terrible que fut l'industrie des camps de la mort de l'Allemagne Nazie pendant la seconde guerre mondiale et l'importance de conserver la mémoire des victimes  et de continuer sans relâche à affirmer avec force la vérité sur cette tragédie. Au coursde son allocution pleine d'émotion et de solennité (mais un peu convenue car il est difficile de dire de nouvelles choses 77 ans après), Mme Szydlo a prononcé la phrase suivante : « En cette époque troublée, Auschwitz est la grande leçon qu'il faut tout entreprendre afin d'assurer la sécurité et la vie de ses citoyens. »

    Le quotidien de gauche "Gazeta Wyborcza" a titré "Etrange déclaration de Szydlo à propos d'Auschwitz : il faut tout faire pour protéger la vie de ses citoyens". Tous les médias d'opposition se sont déchaînés contre ces propos du Premier ministre. Donald Tusk, ancien Premier ministre polonais et actuel président du Conseil européen, déclare sur son compte Twitter privé que : "De telles paroles, dans un tel endroit, ne devraient  pas sortir de la bouche d'un Premier ministre polonais". La tempête médiatique et politique n'a fait que redoubler d'ardeur. On ne parle plus que de cette phrase. Le Washington Post a publié un article de Vanessa Gera dans la journée. Des médias allemands reprennent l'information en critiquant le gouvernement polonais.

    Toutes ces voix critiques et scandalisées accusent le Premier ministre d'avoir eu à l'esprit... les réfugiés syriens que la Pologne refuse de "relocaliser" (selon l'expression en vigueur à Bruxelles).

    Le site "Forum des juifs Polonais" a publié un communiqué titré "Réaction au discours de Szydlo, ou comment l'aveuglement par la haine prive les gens de leur dignité". Le journaliste Pawel Jedrzejewski poursuit: « Les déclarations de Mme Szydlo aujourd'hui à Auschwitz sont sans équivoque : si un Etat démocratique ne protège pas ses citoyens, viendra alors un autre état totalitaire doté d'une idéologie meurtrière (voire même une idéologie seule) qui les assassinera. Ces paroles ont du sens particulièrement à Auschwitz : la Pologne de l'entre deux guerres n'a pas été en mesure de protéger ses citoyens (avant tout les Juifs) et le IIIe Reich en a exterminé des millions. Cela ne peut plus se reproduire ! » « La campagne menée contre Szydlo, basée sur une déformation consciente du sens de ses paroles, montre de façon exemplaire comme l'aveuglement par la haine (pour des raisons politiques) prive les gens de leur dignité. »

  • Trump

    Trump-annule-l-accord-avec-Cuba-et-denonce-le-caractere-brutal-du-regime-Castro.jpg

    Quelques propos, rapidement traduits, de Donald Trump, hier à Miami, à la « Petite Havane », devant une foule d’exilés cubains qui l’applaudissaient à tout rompre.

    « Avec effet immédiat, j'annule l'accord totalement inéquitable signé avec Cuba par le dernier gouvernement. »

    « Maintenant que je suis votre président, je vais exposer au grand jour les crimes du régime de Castro et je vais être avec le peuple cubain dans son combat. Nous savons ce qui se passe et nous nous souvenons de ce qui s’est passé. »

    « Nous allons faire respecter l’interdiction du tourisme. Nous allons faire respecter l’embargo. Maintenant nous avons les cartes en main. L’assouplissement, par le précédent gouvernement, des restrictions aux déplacements et au commerce, ne profite pas au peuple cubain. Cela enrichit seulement le régime cubain. Nous ne voulons pas que les dollars américains soutiennent un monopole militaire qui exploite et maltraite les citoyens de Cuba. Je dis au régime de Castro : le temps de l’abri des criminels est révolu. Vous n’avez pas le choix. »

    « Beaucoup d’entre vous ont été témoins de crimes commis au service d’une idéologie perverse. Vous avez vu les rêves de générations tenues captives, et vous voyez littéralement ce qui s’est passé et ce que le communisme a fait. Vous connaissiez des visages qui ont disparu, des innocents enfermés dans des prisons, et des croyant persécutés pour avoir prêché la parole de Dieu. Vous avez vu des femmes au vêtement blanc taché de sang, blessées et enlevées alors qu’elles revenaient de la messe. Vous avez entendu les cris glaçants de vos proches, ou les crépitements des escadrons qui tiraient, perçant à travers la brise de l’océan. Ce n’était pas une belle musique. »

    « Nous ne lèverons pas les sanctions contre le régime cubain avant que tous les prisonniers politiques soient remis en liberté. »

  • Saint Grégoire Barbarigo

    Fête ajoutée au missel et au bréviaire lors de la réforme de 1960 (par volonté personnelle de Mgr Roncalli devenu Jean XXIII - mais est-ce bien raisonnable d'imposer sa dévotion privée au calendrier universel ?), avec cette oraison propre :

    Deus, qui beátum Gregórium Confessórem tuum atque Pontifícem pastorali sollicitudine, et páuperum miseratióne claréscere voluisti : concéde propítius ; ut, cujus mérita celebrámus, caritátis imitémur exémpla. Per Dóminum...

    Dieu, qui avez voulu que le bienheureux Grégoire, votre évêque et confesseur, soit un modèle rayonnant de zèle pastoral et de compassion envers les pauvres, faites, dans votre bonté, qu'en célébrant ses mérites, nous imitions aussi ses exemples de charité.

    Gregorio-Barbarigo.jpg

    Peinture vénitienne du milieu du XVIIIe siècle, dans la bibliothèque du séminaire de Padoue. Sur saint Grégoire Barbarigo, voir ma note de l’an dernier.

    Enregistrer

  • Au Cameroun

    Le 2 juin dernier, on retrouvait le corps de Mgr Jean Marie Benoît Bala, évêque de Bafia au Cameroun, disparu le 30 mai, dans les eaux du fleuve Sanaga. On retrouvait sa voiture 17 km en amont, avec ses documents personnels et un mot : « Je suis dans l’eau », destiné à laisser penser à, un suicide. Mais il s’avère que l’évêque a été assassiné après avoir été torturé.

    « S.Exc. Mgr Jean Marie Benoît Bala ne s’est pas suicidé mais a été brutalement assassiné », affirme la Conférence épiscopale du Cameroun dans un communiqué.

    Ils rappellent les assassinats de « Mgr Yves Plumey, Archevêque émérite de Garoua – assassiné à Ngaoundéré en 1991 – du Père Joseph Mbassi – tué à Yaoundé en 1988 – du Père Antony Fontegh – mort à Kumbo en 1990 – des Sœurs de Djoum – assassinées en 1992 – et du Père Engelbert Mveng – tué à Yaoundé en 1995 – pour n’en citer que quelques-uns. Nous avons l’impression que le clergé du Cameroun est particulièrement persécuté par des forces obscures et diaboliques ».

    Et les évêques, après avoir demandé que la lumière soit faite et que l’Etat protège la vie humaine, adressent un message aux meurtriers de Mgr Bala « afin qu’ils entreprennent un parcours de conversion urgente et radicale ».