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Le blog d'Yves Daoudal - Page 4

  • Un vrai scandale au Vatican

    Dimanche dernier 8 mars, on célébrait aussi au Vatican la Journée internationale des femmes. Laquelle est toujours subversive, dans la ligne de son origine soviétique, et comme on a pu le constater notamment à Rome.

    Ce fut une réunion de cinq heures dans les locaux de l’Académie pontificale des Sciences. Organisée par « Voices of faith » (Voix de la foi) créé pour l’occasion par Chantal Götz, de la fondation suisse Fidel Götz, pour qui c’est déjà « de facto un think thank » pour François, comme elle l’a dit au New York Times, qualifiant le meeting au Vatican de « victoire acquise de haute lutte », et précisant : « C’est d’autant plus symbolique que c’est à l’intérieur du Vatican. C’est un pas en avant. »

    On lit sur son site : « Voices of faith procure un endroit au cœur du Vatican où les femmes peuvent partager leur histoire pour renforcer la mission de l’Eglise. Dans l’esprit de François, le but est d’accompagner les pauvres, de soulager la souffrance humaine, de faire avancer la paix et d’étendre la miséricorde. »

    Il s’agit en fait d’une offensive du féminisme radical dans l’Eglise (pour l’avortement, le « mariage » homosexuel, le sacerdoce des femmes…).

    La réunion était ouverte par Lesley-Ann Knight, ancienne secrétaire générale de Caritas, qui avait été virée par Benoît XVI en raison de ses dérives. Elle était en trois parties. La première évoquait les questions de santé, d’éducation, d’esclavage, et la persécution de chrétiens. La troisième évoquait le combat contre la faim, et se terminait par la remise des premiers « prix des femmes semeuses de développement ».

    La deuxième partie quant à elle était une table ronde, intitulée « Nous avons un rêve », introduite et dirigée par Deborah Rose-Milavec, qui est à la tête du groupe américain « FutureChurch » militant pour la prêtrise des femmes.

    Il y avait notamment le Dr Astrid Lobo Gajiwala, biologiste indienne, consultante de l’épiscopat de l’Inde, auteur du projet de la conférence épiscopale sur « la politique de genre de l’Eglise catholique en Inde ». Elle « rêve d’une Eglise où il n’importe pas que vous soyez homme ou femme », « où Dieu est libéré des constructions masculines », où le langage est inclusif, et « où les femmes peuvent donner l’homélie ».

    Il y avait aussi et surtout Tina Beattie, professeur de « catholic studies » à l’université de Roehampton (Londres), qui milite pour le droit à l’avortement, considère que le « mariage » homosexuel est meilleur que le mariage parce qu’il ne peut pas impliquer de subordination de la femme (sic), et n’hésite pas à tomber dans le blasphème le plus obscène en affirmant que la messe est devenue « un acte de relation (homo)sexuelle ». Explication : « Le don kénotique du Christ est devenu implicitement associé à l’orgasme masculin… Le phallocentrisme de la théologie néo-orthodoxe risque de réduire la messe à une célébration orgasmique d’amour homosexuel d’où le corps féminin est exclu. » Sic.

    Il serait trop long de relever les absurdités qui parsèment les comptes rendus, mais on notera qu’un rêve de la consultante des évêques indiens a été illico réalisé : il y eut une messe concélébrée par l’archevêque de Dehli Mgr Anil Couto et le secrétaire du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, Mgr Brian Farrell. Et il y eut deux homélies, une de Mgr Couto, et une de Kerry Robinson, de FutureChurch, laquelle évidemment se vante d’être la première femme à avoir donné une homélie à l’intérieur des murs du Vatican (car l’homélie fait partie de la messe et ne peut pas être donnée par un laïc, comme le stipule le droit canonique). Et bien entendu Deborah Rose-Milavec s’est empressée de faire savoir sur Twitter que Mme Robinson avait donné « une merveilleuse homélie au Vatican »

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  • Saint Grégoire le Grand

    Les rubriques de 1960 ont relégué la fête de saint Grégoire le Grand au rang de simple mémoire. Mais, chez les bénédictins, la fête du grand pape bénédictin prime toujours la férie de carême.

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    Cette fête, également célébrée par les Grecs, se trouve déjà dans le Sacramentaire grégorien du temps d’Hadrien Ier, et c’est une des rares qui aient pénétré dès l’antiquité dans le Calendrier romain durant la période quadragésimale. Nous savons même qu’à Rome, au IXe siècle, eius anniversaria solemnitas, cunctis... pernoctantibus,... celebratur. In qua pallium eius, et phylacteria, sed et balteus eius consuetudinaliter osculantur [La solennité de son anniversaire est célébrée par tous… toute la nuit. En laquelle on baise son pallium, ses phylactères, mais aussi sa ceinture.]. La célébrité de saint Grégoire (+ 604) et surtout le sens symbolique assumé par sa personnalité historique, alors que, au moyen âge, il incarna l’idéal de la papauté romaine dans la plus sublime expression de sa primauté sur toute l’Église, justifiaient cette exception. On peut dire en effet que le moyen âge tout entier vécut de l’esprit de saint Grégoire ; la liturgie romaine, le chant sacré, le droit canonique, l’ascèse monacale, l’apostolat chez les infidèles, la vie pastorale, en un mot toute l’activité ecclésiastique dérivait du saint Docteur, dont les écrits semblaient être devenus comme le code universel du catholicisme. Le très grand nombre d’anciennes églises dédiées à Rome au saint Pontife atteste la popularité de son culte, lequel, outre son antique monastère de Saint-André au Clivus Scauri, avait pour centre sa tombe vénérable dans la basilique vaticane.

    Bienheureux cardinal Schuster

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    Les modes puissants et mesurés, saints et sanctifiants, du choral liturgique de l’Église romaine, portent encore aujourd’hui son nom et le porteront pour tous les temps. Il a, aussi, puissamment contribué à la constitution du latin d’Église par son style naturel, plein d’onction et de sentiment. Ses quarante sermons sur des péricopes liturgiques de l’Évangile sont presque tous devenus des leçons du bréviaire. Aucun prêtre ne peut célébrer la sainte messe sans rencontrer à tout moment la trace de saint Grégoire. C’est lui qui a introduit, dans la seconde oraison avant la Consécration (Hanc igitur), ces trois prières si riches de sens : « et dispose nos jours dans la paix et ordonne que nous soyons arrachés à l’éternelle damnation et que nous soyons comptés dans le troupeau de tes élus ». Son missel est devenu, à peu de choses près, le missel de tout l’Occident et il l’est resté. Pour ce qui est du culte divin, Grégoire mérite aussi d’être appelé le Grand.

    Karl Bihlmeyer (cité par dom Pius Parsch)

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    On lira ci-après l’essentiel de ce que dom Guéranger dit de saint Grégoire le Grand dans ses Institutions liturgiques. Pour les autres aspects de la vie et de l’œuvre de ce pape véritablement exceptionnel, on lira les deux catéchèses de Benoît XVI.

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  • L’antiracisme officiel de plus en plus cinglé

    « Je veux dire, et nous l'avons partagée en Conseil des ministres, une nouvelle fois notre indignation, notre colère face aux propos racistes, antisémites, homophobes, sexistes qu'on voit se répandre avec une très grande facilité; notre indignation et notre colère à l'égard des propos vis-à-vis de Christiane Taubira », a déclaré Manuel Valls.

    Et « le président de la République a souligné que les attaques qui étaient portées vis-à-vis de la garde des Sceaux étaient inqualifiables », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

    D’un racisme inqualifiable. Car dans la liste de Valls, à moins de supposer qu’il qualifie Christiane Taubira de juive et de lesbienne, c’est le premier mot qui est en situation. Comme le soulignent à l’envi les médias de la pensée unique.

    Du reste, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, demande des « sanctions » contre « cette adjointe au maire de Juvisy qui agresse une nouvelle fois » Christiane Taubira « parce qu’elle est noire ».

    Parce qu’elle est noire ?

    Voici le propos incriminé :

    « C’est pitoyable d’avoir une telle ministre. Elle vient de Cayenne, là où il y avait le bagne, qu’elle reparte là-bas vu qu’elle a toujours détesté la France. »

    Où est le racisme ?

    Si je dis qu’un élu de Montauban ferait mieux de repartir en Guyenne, est-ce que c’est raciste ?

    Etant entendu qu’on ne devrait jamais quitter Montauban, et que bien d’autres répliques des Tontons flingueurs s’appliqueraient aux flingués qui nous gouvernent.

  • Une affaire qui marche

    L’association suisse Exit d’aide au suicide annonce avec satisfaction qu’elle a tué 20% de plus de personnes au cours de l’année écoulée en Suisse alémanique et italienne. Les chiffres de la Suisse romande (c’est une association distincte : Exit-ADMD) seront communiqués le mois prochain mais sont également en hausse. La publication anticipée paraît bien commandée par le souci de participer au débat parlementaire français…

    L’association avait à la fin de l'année dernière 81.015 adhérents, contre 67.602 en 2013.

    Il existe trois autres associations d’aide au suicide en Suisse, dont la plus importante est Dignitas, qui à la différence d’Exit tue aussi les étrangers : au prix fort.

  • L’idéologie du Parlement européen

    Le « rapport Tarabella » a été voté hier par 441 député européens contre 225 et 52 abstentions et est donc devenu une « résolution » du Parlement européen.

    Son titre : « Progrès accomplis en matière d’égalité entre les femmes et les hommes dans l’Union en 2013 » (sic).

    Rédigée par des idéologues fanatiques de la culture de mort, cette résolution sur l’égalité entre les sexes entendait venger l’affront fait au rapport Estrela en décembre dernier, et a donc un paragraphe sur le droit à l’avortement. C’est le 47e point (qui était le 45e dans le projet de rapport) :

    (Le Parlement européen) « insiste sur le fait que les femmes doivent avoir le contrôle de leur santé et de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l'avortement; soutient par conséquent les mesures et actions visant à améliorer l'accès des femmes aux services de santé sexuelle et reproductive et à mieux les informer de leurs droits et des services disponibles; invite les États membres et la Commission à mettre en œuvre des mesures et des actions pour sensibiliser les hommes quant à leurs responsabilités sur les questions sexuelles et reproductives ».

    Cela dit, le Parlement européen peut insister autant qu’il voudra, il demeure que ces questions ne relèvent pas de l’Union européenne, et que s’il y avait un organisme de contrôle des textes ce paragraphe serait retoqué. On peut remarquer aussi que les idéologues sont tellement aveuglés qu’ils ne se rendent pas compte que la dernière phrase peut être utilisée contre l’avortement…

    Ce qui me frappe surtout dans cette résolution c’est le martèlement de l’idéologie qui nie toute différence entre les sexes.

    L’homme et la femme sont interchangeables. En dehors du fait que seule la femme peut avorter ou mettre au monde des enfants, il n’y a aucune spécificité de l’un ou de l’autre, sauf que les femmes continuent d’être discriminées et qu’il est impératif d’aboutir très vite à la parité dans tous les domaines. Et à ce que 75% des femmes aient un emploi. Dans ce très long pensum, il n’est pas question une seconde du choix que pourrait faire une femme d’être mère au foyer. Cela n’existe pas. Le seul choix de femme qu’elle ait est d’avorter ou d’accoucher. Mais après l’accouchement elle redevient un être humain indifférencié comme les autres. Après l’accouchement (et le congé parental, mais ce n’est plus un congé de maternité, il est destiné tout autant, voire davantage, aux pères), l’enfant est destiné à aller à la crèche.

    (Le texte de la résolution ne fait pas encore l’objet d’une publication à part. On le trouve dans le PDF qui donne tous les textes votés hier, vers la fin, comme l’indique le sommaire qui dit « page 220 » mais il n’y a pas de numérotation… En revanche la version word est numérotée, mais c’est page 221.)

  • Mercredi de la troisième semaine de carême

    La messe d’aujourd’hui forme un tout unique et est entièrement consacrée au thème des catéchumènes. Dans l’Église ancienne, c’était aujourd’hui un jour important. On soumettait les catéchumènes au premier scrutin, leurs noms étaient inscrits dans le livre baptismal, « dans le livre de vie » ; aujourd’hui aussi, on leur remettait les dix commandements de Dieu (c’est pourquoi dans, la leçon et l’Évangile, il est question des commandements). Nous, les fidèles, vivons en esprit avec les catéchumènes. L’Église nous propose de nouveau les commandements de Dieu ; nous les recevons même des mains du Christ.

    La leçon nous enseigne le grand respect que nous devons avoir pour les commandements de Dieu ; ils sont, en effet, la volonté expressément déclarée de la divine majesté. Le respect est le pivot du monde, dit Shakespeare ; le respect de Dieu est la base de toute morale. C’est la grande faiblesse de notre temps de ne plus avoir ce profond respect de la majesté divine et, par suite, de ne plus prendre les commandements autant au sérieux. L’histoire du salut nous montre pourtant quelle importance Dieu attribue à l’observation des commandements. Nous le voyons au paradis terrestre, après la transgression du premier commandement ; la malédiction de l’humanité, l’océan de misères qui découla du péché originel nous l’attestent ; ce qui nous le montre encore plus, c’est la mort du Christ sur la Croix, car cette mort est, en somme, le jugement et le châtiment du péché.

    L’Évangile nous fait entrer dans un autre ordre de pensées : nous chrétiens, nous devons accomplir les commandements en esprit et de tout cœur. Pour nous, ce ne sont pas, à proprement parler, des commandements ; pour nous, la volonté de Dieu est une joie : nous sommes comme de bons enfants qui accomplissent avec joie la volonté de leurs parents et qui, au lieu d’y voir un joug pénible, font de leur obéissance une preuve et une expression de leur amour. C’est pourquoi nous ne devons pas seulement accomplir la lettre de la loi, mais encore en comprendre et en observer l’esprit. L’esprit de la loi est l’amour, l’amour de Dieu et du prochain.

    Encore une considération : Aujourd’hui a lieu le premier scrutin. Les fidèles se rassemblent pour porter un jugement sur les catéchumènes, pour décider s’ils sont dignes d’être admis dans leurs rangs. Nous nous trouvons dans un cas tout à fait semblable. Nous sommes les catéchumènes du ciel. Ce que les « illuminés » étaient pour l’Église, nous le sommes pour le ciel. La mort est, pour nous, le baptême qui nous fait entrer dans le véritable royaume du ciel. Et les saints, les citoyens du ciel, tiennent, pour ainsi dire, conseil pour décider si nous sommes déjà assez mûrs pour entrer dans le sanctuaire éternel. Quand nous récitons aujourd’hui le Confiteor, nous pouvons nous représenter, d’une manière vivante, ce scrutin du ciel. Sur le trône est assis l’Évêque éternel, les saints sont rangés autour de lui : Marie, Michel, les Apôtres et tous les saints ; tous doivent m’accuser à cause de ma transgression des commandements — je me fais tout petit ; mea culpa, mea maxima culpa. Cependant, la cour céleste ne me condamne pas, mais prie pour moi. — Considérons le Carême comme un temps de catéchuménat pour le ciel. Pâques et le temps pascal sont l’avant-goût de la vie du ciel. A Pâques, nous devons être mûrs pour entrer dans la communauté des citoyens du ciel.

    Dom Pius Parsch

  • Berk

    Je découvre sur le Salon Beige l’affiche du pèlerinage de Pentecôte 2015. Elle est d’une insupportable laideur. Comme il est loin, si loin, le temps où le pèlerinage était organisé par le Centre Charlier…

  • Dropped…

    Bon, je sais bien qu’il ne faut pas en rire, mais quand même… Le jeu s’appelle « Dropped », ce qui se dit de ce qu’on a fait ou laissé tomber accidentellement… Et consiste à lâcher des sportifs sans rien au milieu de nulle part pour voir comment ils vont s’en sortir…

    Il est écrit : tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu…

  • Ce sera la Corée du Nord…

    Il n’y a pas que chez nous que les politiciens délirent quand ils défendent la construction européenne contre les méchants europhobes. En Angleterre aussi, la propagande frise la psychiatrie, et l’ancien Premier ministre Gordon Brown a sans doute battu un record. En effet, dans une tribune du Guardian, publiée la veille d’un dernier débat sur l’UE au Parlement avant les élections législatives, il n’hésite pas à écrire – à écrire, pas à lancer dans un meeting après un déjeuner trop arrosé – que si la Grande-Bretagne sort de l’UE elle deviendra comme la Corée du Nord. « Réellement » comme la Corée du Nord :

    « L’option Hong-Kong – “quitter l’Europe pour rejoindre le monde” - est réellement l’option nord-coréenne, dehors dans le froid avec peu d’amis, pas d’influence, peu de nouveau commerce et même moins d’investissements. »

    (J’avoue que je ne vois pas ce que Hong Kong vient faire là-dedans, les manifestants de Hong Kong réclamant la démocratie et non la séparation d’avec la Chine.)

    La photo ci-dessous est celle qui illustre l’article de Gordon Brown. Ce n’est pas une blague.

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  • La friteuse islamophobe (de Noël)

    Le jour de Noël dernier, et les jours suivants, l’Europe entière, et même le monde, était traversé d’un mouvement d’indignation contre l’affreux attentat islamophobe qui avait frappé la Suède : un individu avait lancé un engin incendiaire dans la mosquée d’Eskilstuna, alors que 70 musulmans y étaient rassemblés. Il y avait eu cinq blessés.

    Mais la police n’a jamais retrouvé la personne qui, selon des anonymes, avait affirmé avoir vu quelqu’un lancer un engin incendiaire, ni quelque trace de l’engin.

    Il se confirme qu’il s’agissait d’un accident : l’incendie avait sans doute eu comme origine un feu de friteuse…

  • En Pologne

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    Le Centre de pastorale familiale de la Conférence des évêques de Pologne organise une campagne contre le concubinage à coup d’affiches géantes à travers le pays.

    Les affiches représentent deux mains liées par un serpent, et le message dit : « Le concubinage est un péché », « Ne commets pas l’adultère ! »

    (Via Le Salon Beige)

  • En Syrie

    Hier, le nonce apostolique à Damas annonçait que « les 52 familles » assyriennes enlevées par l’Etat islamique dans les villages de la vallée du Khabour avaient été libérées le 5 et le 6 mars, sans rançon, sauf 16 personnes, 8 chrétiens et 8 Kurdes.

    Plus tard dans la journée, le nonce faisait état de nouvelles informations selon lesquelles toutes les familles n’avaient pas été libérées, l’opération ayant été interrompue à cause d’une attaque, sans doute kurde, contre les jihadistes. « L’Etat islamique détient toujours de nombreuses familles, et en fait ils en ont pris encore d’autres dans trois villages. »

    La situation est confuse, et l’agence AINA fait état de combats importants dans le nord de la vallée du Khabour (impliquant toutes les parties, y compris l’aviation syrienne), qui pourraient être le prélude d’une offensive majeure de l’Etat islamique sur toute la région.

    Le nonce dit que les jihadistes se servent des chrétiens comme boucliers humains pour protéger leur retraite quand ils sont attaqués, mais que leur situation n’est pas comparable à celle des coptes en Libye, parce que les jihadistes, du moins les Syriens, les respectent, en raison de l’engagement des Eglises pour les pauvres et les jeunes. Mais ce n’est pas vrai des jihadistes tchétchènes, saoudiens ou qataris.

  • En Egypte

    Vers 3 heures du matin, hier, des hommes à bord d’une jeep ont attaqué l’église copte catholique Notre-Dame de Kafr el-Dawar, lançant un engin explosif et blessant par balles les deux policiers en faction.

    Kafr el-Dawar est une ville de plus de 250.000 habitants près d’Alexandrie. L’église est celle des franciscains, vraisemblablement celle des photos ci-dessous, contiguë à une grande école franciscaine. L’attentat vise donc aussi à terroriser les parents d’élèves.

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  • Mardi de la troisième semaine de carême

    Le bienheureux cardinal Schuster tire admirablement, en quelques mots, la leçon de l’évangile de ce jour :

    La lecture évangélique (Matth., XVIII, 15-22) établit trois liens puissants qui conservent à l’Église son unité mystique dans l’amour de Dieu et dans la charité du prochain. Ce sont : le sacrement de Pénitence, pour la rémission des péchés ; le pardon fraternel des offenses réciproques que nous pouvons nous faire les uns aux autres ; la solidarité de tous les membres du corps mystique de Jésus dans un unique esprit. Le chrétien n’agit jamais solitairement. En vertu de la communion des Saints, il vit, souffre, prie et agit dans l’Église et avec l’Église, ce qui revient à dire : avec Jésus.

    La fin de l’évangile est le célèbre dialogue entre Pierre et Jésus :

    - Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il aura péché contre mot ? Sera-ce jusqu’à sept fois ?

    - Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

    Ces nombres renvoient à un passage de la Genèse, aux tout débuts de l’humanité, quand Lamech, le septième après Adam, chante dans son chant aussi mystérieux que sauvage : « On vengera sept fois la mort de Caïn, et celle de Lamech soixante-dix fois sept fois. »

    Jésus renverse la malédiction pour en faire une bénédiction. La vengeance qui en sept générations était passée de 7 fois à 70 fois 7 fois se transforme en pardon, non pas 7 fois selon la générosité de Pierre qui outrepassait déjà largement celle des scribes, mais 70 fois 7 fois : le cycle de la semaine multiplié par lui-même et multiplié par 10 : indéfiniment. Jésus a rompu le cycle de la vengeance : le Fils de l’Homme est, dans la généalogie de saint Luc, la 70e génération depuis Lamech, la 77e depuis Adam…

  • « L’interdit de tuer doit être préservé »

    Le Monde publie une tribune, dont le titre renvoie au Décalogue, signée par cinq responsables religieux, un catholique, un protestant, un orthodoxe, un juif et un musulman, contre le projet de loi sur la « fin de vie ».

    Je ne sais pas qui a écrit ce texte, mais ce n’est héla pas un catholique, car tout ce que j’ai lu venant des évêques sur cette question était loin d’avoir la fermeté de ce qui est dit ici contre la « sédation » qui ne sert plus à soulager le patient mais à provoquer sa mort. Ce qui est « un acte d’euthanasie ».

    C’est clair et ferme. Et les signataires insistent :

    « Au nom de quoi envisagerait-on de légaliser un geste de mort ? Parce que la personne concernée aurait, dit-on, perdu sa dignité humaine ? Parce qu’elle aurait fait son temps ? On lui laisserait entendre qu’elle est devenue inutile, indésirable, coûteuse… L’homme se croit-il en mesure de décerner – pour lui-même ou pour autrui – des brevets d’humanité ? »

    Je me demande qui a réussi à imposer un tel texte. Car ce n’est sûrement pas non plus le protestant, ni sans doute le musulman. Et je doute que le métropolite orthodoxe ait cette autorité. Peut-être le grand rabbin Korsia ?

    Quoi qu’il en soit, la bonne nouvelle est que désormais « l’Eglise qui est en France » est impliquée et ne peut plus retourner en arrière.

  • La décadence du Sinn Fein

    Lors de son congrès annuel qui vient de se tenir à Derry, le Sinn Fein a adopté une motion visant à légaliser l’avortement « dans certains cas » : si le fœtus est atteint d’une maladie, déformation ou handicap qui permette au corps médical de douter de ses chances de survie.

    Il a également voté en faveur de l’annulation du 8e amendement de la Constitution irlandaise qui donne pleins droits constitutionnels à l’embryon humain dès la conception.

  • A Tobrouk…

    Le « Parlement libyen » reconnu par la communauté internationale, qui siège à Tobrouk, dans l’extrême est du pays, et qui ne peut légiférer que pour Tobrouk (et encore), avait nommé, la semaine dernière, le général Khalifa Belgacem Haftar commandant général de l'« armée libyenne ». Le général a « prêté serment » ce matin devant le « Parlement ».

    En fait, le général Haftar était déjà à la tête d’une milice nommée « Armée nationale libyenne », laquelle contrôle Tobrouk…

    Si la situation n’était pas si dramatique, on pourrait croire à une opérette.

    Pendant ce temps-là, le directeur exécutif de Frontex, Fabrice Leggeri, avertit qu’entre 500.000 et un million de migrants sont prêts à quitter les côtes libyennes pour l’Europe. « En 2015 nous devons nous préparer à faire face à une situation beaucoup plus difficile qu’en 2014 », dit-il.

    Kadhafi avait prévenu…

  • Le cardinal Burke crée la « Sainte Ligue »

    Samedi, le cardinal Raymond Burke a créé, au sanctuaire Notre-Dame de Guadalupe de son premier évêché La Crosse (Wisconsin), la « Sainte Ligue ».

    Voici une traduction du texte de présentation, qui n’est encore qu’en anglais :

    Le Pape saint Pie V forma la Sainte Ligue originelle en réponse à la situation désastreuse dans laquelle se trouvait l'Europe chrétienne en 1571. Des petits groupes d'hommes catholiques et des morceaux d’armées de différents pays se réunirent sous la direction spirituelle du saint pape et la direction militaire de Don Juan d'Autriche. Par la prière et le jeûne, ils implorèrent l'aide de la grâce de Dieu, par l'intercession de la Mère de Dieu, et, par la grâce de Dieu Tout-Puissant, le 7 Octobre, 1571, à la bataille de Lépante, la flotte chrétienne remporta une victoire écrasante sur les Turcs ottomans, sauvant la chrétienté et de la civilisation occidentale. En ce moment particulier de notre temps, l'Église se trouve dans une situation similaire à celle de l'Église à la fin du XVIe siècle. Cependant, au lieu d'un ennemi physique à l'horizon, l'Église et la famille (l'Église domestique) sont menacées quotidiennement par le relativisme, la laïcité, l'impureté, et la confusion au sujet de l’enseignement de l'Église. 

    La bataille aujourd'hui « n'est pas contre les forces humaines, mais contre les principautés et les puissances, les princes de ce monde de ténèbres, les mauvais esprits dans les cieux » (Ephésiens 6: 10-12). En réponse, des fidèles catholiques ont le désir de s’unir pour combattre ces forces surnaturelles du mal. Ces hommes ont besoin de quelque chose qui va les réunir afin qu'ils puissent tous travailler vers un but commun. L'objectif est d'être en état de grâce, et c’est pourquoi une nouvelle Sainte Ligue est formée.

    La vision de la Sainte Ligue est de développer un réseau de paroisses basé sur des Heures Saintes mensuelles régulières avec confession et fraternité pour hommes.

    La Sainte Ligue, dans un esprit de chevalerie mariale, sous le patronage de Notre-Dame de Guadalupe et de saint Joseph, vise à offrir la possibilité pour les fidèles de s'unir dans la prière, en particulier par des Heures Saintes eucharistiques mensuelles, pour la purification du péché et de la prédisposition à la grâce surnaturelle pour un exercice plus complet du triple office de Prêtre, Prophète et Roi reçu au Baptême. La prière particulière de la Sainte Ligue est l’Heure Sainte eucharistique mensuelle.

  • Al-Mourabitoun

    L’attentat de Bamako a été revendiqué par le groupe Al-Mourabitoun de Mokhtar Belmokhtar.

    Le chef est bien connu, son groupe l’est moins. Il s’agit en fait de la fusion en 2013 de l’organisation de Belmokhtar « les signataires par le sang » et du « Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest » (Mujao), qui venaient de monter des opérations communes, dont l’attaque du complexe gazier d'In Amenas en Algérie.

    Al-Mourabitoune, mot arabe qui désigne les troupes stationnées, en garnison (sens assez proche de al-Qaida), est le nom d’un mouvement créé au XIe siècle par des tribus berbères islamistes en Mauritanie, qui se rendit maître du Maroc, de l’ouest de l’Algérie et d’une partie de l’Espagne et du Portugal, empire dont l’apogée fut entre le milieu du XIe et le milieu du XIIe siècle : al-mourabitoun, c’est « Almoravides ».

    Or l’annonce de la constitution de al-Mourabitoun, comme la revendication de l’attentat, ont été faites via une agence mauritanienne. Ce n’est évidemment pas un hasard.

    Et le nom de al-Mourabitoun suffit à dire quelles sont les ambitions de Belmokhtar.

    Mais tout le monde met la tête dans le sable plutôt que de voir ce qui se passe.

    L’empire des Almoravides (al-mourabitoun) au XIIe siècle :

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  • Toujours en avant…

    Propos de François après la messe commémorative du cinquantenaire de la soi-disant « première messe en vernaculaire » célébrée par Paul VI (en réalité le canon avait été en latin) :

    « On ne peut revenir en arrière, nous devons toujours aller de l’avant, toujours en avant, et celui qui revient en arrière se trompe. »

    Comme disait l’autre, nous étions au bord du gouffre et nous avons fait un grand pas en avant…

    Il a dit encore :

    « Ce fut vraiment un geste courageux de l’Eglise de se rapprocher du peuple de Dieu pour qu’il puisse bien comprendre ce qu’elle fait. »

    C’est sûr, avant, les fidèles ne comprenaient rien…

    N.B. – La messe célébrée par Paul VI le 7 mars 1965, celle qui était « obligatoire » à partir de ce jour selon l’instruction Inter oecumenici (dite « messe de 1965 ») n’était pas la première célébration de la « messe de Paul VI » mais, comme l’a dit Klaus Gamber, la dernière forme du rite romain traditionnel réformée selon les dispositions du concile Vatican II. La « messe de Paul VI », la vraie « nouvelle messe », arrivera cinq ans plus tard.

  • Lundi de la troisième semaine de carême

    Jésus déclare que la grâce va être transférée du peuple élu aux païens. Il le fait plusieurs fois au cours de sa prédication, de différentes façons, mais celle-ci est particulièrement originale puisqu’il le fait en rappelant des épisodes du passé : Elie et la veuve de Sarepta de Sidon, Elisée et Naaman le Syrien.

    Deux faits anciens qui annoncent l’avenir et qui sont en même temps des prophéties christiques très claires : le premier est une annonce de l’eucharistie, le second une annonce du baptême.

    On remarque que Jésus parle d’une famine de « trois ans et six mois ». C’est aussi ce que dira saint Jacques à la fin de son épître. Pourtant le livre des Rois dit que c’est pendant la troisième année de sécheresse que Elie y mit fin. Ces « trois ans et six mois », qu’on retrouve dans l’Apocalypse pour évoquer une persécution (détaillés en 42 mois puis en 1260 jours) viennent du livre de Daniel qui indique ainsi le temps qui reste avant la fin du temps : la durée de la vie de l’Eglise militante, qui peut affronter la famine comme la veuve de Sarepta parce qu’elle a un pain qui ne s’épuise jamais : le pain eucharistique, jusqu’à ce qu’Il vienne.

  • Troisième dimanche de carême

    Depuis la promulgation de l’Évangile, le pouvoir de Satan sur les corps s’est trouvé restreint par la vertu de la Croix, dans les pays chrétiens ; mais il reprend une nouvelle extension, si la foi et les œuvres de la piété chrétienne diminuent. De là toutes ces horreurs diaboliques qui, sous divers noms plus ou moins scientifiques, se commettent d’abord dans l’ombre, sont ensuite acceptées dans une certaine mesure par les gens honnêtes, et pousseraient au renversement de la société, si Dieu et son Église n’y mettaient enfin une digue. Chrétiens de nos jours, souvenez-vous que vous avez renoncé à Satan, et prenez garde qu’une ignorance coupable ne vous entraîne dans l’apostasie. Ce n’est pas à un être de raison que vous avez renoncé sur les fonts baptismaux : c’est à un être réel, formidable, et dont Jésus-Christ nous dit qu’il a été homicide dès le commencement.

    Mais si nous devons redouter l’affreux pouvoir qu’il peut exercer sur les corps, et éviter tout contact avec lui dans les pratiques auxquelles il préside, et qui sont le culte auquel il aspire, nous devons aussi craindre son influence sur nos âmes. Voyez quelle lutte la grâce divine a dû engager pour l’arracher de votre âme. En ces jours, l’Église nous offre tous ses moyens pour triompher de lui : le jeûne uni à la prière et à l’aumône. Vous arriverez à la paix ; et votre cœur, vos sens purifiés, redeviendront le temple de Dieu. Mais n’allez pas croire que vous ayez anéanti votre ennemi. Il est irrité ; la pénitence l’a expulsé honteusement de son domaine, et il a juré de tout tenter pour y rentrer. Craignez donc la rechute dans le péché mortel ; et pour fortifier en vous cette crainte salutaire, méditez la suite des paroles de notre Évangile.

    Le Sauveur nous y apprend que cet esprit immonde, chassé d’une âme, s’en va errant dans les lieux arides et déserts. C’est là qu’il dévore son humiliation, et qu’il sent davantage les tortures de cet enfer qu’il porte partout avec lui, et dont il voudrait se distraire, s’il le pouvait, par le meurtre des âmes que Jésus-Christ a rachetées. L’Ancien Testament nous montre déjà les démons vaincus, réduits à fuir dans des solitudes éloignées : c’est ainsi que le saint Archange Raphaël relégua dans les déserts de l’Égypte supérieure l’esprit infernal qui avait fait périr les sept maris de Sara. Mais l’ennemi de l’homme ne se résigne pas à rester ainsi toujours éloigné de la proie qu’il convoite. La haine le pousse, comme au commencement du monde, et il se dit : « Il faut que je retourne à ma maison d’où je suis sorti ». Mais il ne viendra pas seul ; il veut triompher, et pour cela il amènera, s’il le faut, avec lui sept autres démons plus pervers encore. Quel choc se prépare pour la pauvre âme, si elle n’est pas vigilante, fortifiée ; si la paix que Dieu lui a rendue n’a pas été une paix armée ! L’ennemi sonde les abords de la place ; dans sa perspicacité, il examine les changements qui se sont opérés pendant son absence. Qu’aperçoit-il dans cette âme où il avait naguère ses habitudes et son séjour ? Notre Seigneur nous le dit : le démon la trouve sans défense, toute disposée à le recevoir encore ; point d’armes dirigées contre lui. Il semble que l’âme attendait cette nouvelle visite. C’est alors que, pour être plus sûr de sa conquête, l’ennemi va chercher ses renforts. L’assaut est donné ; rien ne résiste ; et bientôt, au lieu d’un hôte infernal, la pauvre âme en recèle une troupe ; « et, ajoute le Sauveur, le dernier état de cet homme devient pire que le premier ».

    Comprenons l’avertissement que nous donne la sainte Église, en nous faisant lire aujourd’hui ce terrible passage de l’Évangile. De toutes parts, des retours à Dieu se ménagent ; la réconciliation va s’opérer dans des millions de consciences ; le Seigneur va pardonner sans mesure ; mais tous persévéreront-ils ? Lorsque le Carême reviendra dans un an convoquer les chrétiens à la pénitence, tous ceux qui, dans ces jours, vont se sentir arrachés à la puissance de Satan, auront-ils maintenu leurs âmes franches et libres de son joug ? Une triste expérience ne permet pas à l’Église de l’espérer. Beaucoup retomberont, et peu de temps après leur délivrance, dans les liens du péché. Oh ! S’ils étaient saisis par la justice de Dieu en cet état ! Cependant, tel sera le sort de plusieurs, d’un grand nombre peut-être. Craignons donc la rechute ; et pour assurer notre persévérance, sans laquelle il nous eût peu servi de rentrer pour quelques jours seulement dans la grâce de Dieu, veillons désormais, prions, défendons les abords de notre âme, résignons-nous au combat ; et l’ennemi, déconcerté de notre contenance, ira porter ailleurs sa honte et ses fureurs.

    Dom Guéranger

  • La dictature hindouiste en marche

    Le parti hindouiste du président Narendra Modi poursuit sa transformation du pays en « Terre hindoue ». Le Maharashtra, l’un des plus importants Etats de l’Inde, ayant pour capitale Bombay, vient de faire interdire la viande bovine sur son territoire, une grande première dans le pays.

    Désormais, toute personne « trouvée en possession de viande de boeuf ou essayant de la vendre » encourt une peine de cinq ans de prison ainsi qu’une amende de 10.000 roupies (environ 145 euros).

    La mesure a été qualifiée de « rêve devenu réalité » par le ministre-président du Maharashtra, membre du BJP, Devendra Fadnavis.

    Un rêve qui va être un cauchemar pour de très nombreux habitants de l’Etat, non seulement dans la filière de la boucherie (l’Inde est le premier exportateur de viande de bœuf au monde), mais aussi pour les pauvres, car la viande de bœuf en Inde est trois fois moins chère que le mouton.

    Voir l’article d’Eglises d’Asie.

  • Iakounine, Reuters et les homos

    La Fondation Saint-André de Vladimir Iakounine, ou plus précisément la Dotation pour la Fondation Saint-André, créée à Genève en 2013, organisait au Club suisse de la Presse, hier 6 mars à Genève, une table ronde intitulée « Le choix européen : mondialisation ou re-souverainisation ».

    Alors qu’une conférence de presse était également au programme, une seule agence de presse a daigné évoquer cette journée : Reuters.

    Mais pas pour nous faire part, malheureusement, de ce qui s’est dit à propos de la mondialisation et du retour à la souveraineté. Reuters nous en parle seulement parce que Vladimir Iakounine, « proche de Vladimir Poutine » et président des chemins de fer russes, a parlé de l’homosexualité…

    Il a dit : « Nous ne devons pas violer la nature pour des raisons de préférences idéologiques, politiques ou individuelles. »

    Terrifiant, non ?

    Et comme le journaliste de Reuters lui demandait « s'il craignait les homosexuels et le débat sur le mariage entre personnes de même sexe, Vladimir Iakounine a été chaudement applaudi par l'assistance lorsqu'il a répondu: "Dans la pratique, si Reuters, ou bien vous, me montrez un homme qui a donné naissance à un enfant, alors cette question n'aura plus lieu d'être." »

    En outre, « une brochure distribuée lors de cette conférence salue "le caractère sacré de la maternité" et appelle "les médias socialement responsables" à résister aux tentatives de redéfinir le rôle et l'importance de la famille et à "l'irresponsable manipulation de ce qu'il y a de plus profond dans la nature humaine". »

    [Vladmir Iakounine avait organisé en septembre dernier un Forum international sur “la famille nombreuse et l’avenir de l’humanité”, qui avait été un grand événement à Moscou. La Fondation Saint-André a un programme « Sainteté de la maternité ».]

  • Samedi de la deuxième semaine de carême

    Aux matines du jeudi après les Cendres, il y avait un répons composé sur des paroles de l’évangile de la messe du jour. Ce qui n’arrive que trois fois au cours du carême, souligne dom Pius Parsch. Or voici une des deux autres fois. Avec la parabole de l’enfant prodigue, qui est « la parabole du carême », selon le même moine liturgiste. De fait il y a non seulement le répons des matines, mais, en outre, l’antienne de communion de la messe est également tirée de l’évangile.

    .  Pater, peccávi in cælum, et coram te : jam non sum dignus vocári fílius tuus : * Fac me sicut unum ex mercenáriis tuis.
    . Quanti mercenárii in domo patris mei abúndant pánibus, ego autem hic fame péreo ! Surgam, et ibo ad patrem meum, et dicam ei.
    .  Fac me sicut unum ex mercenáriis tuis.

    Mon Père, j’ai péché contre le ciel et à tes yeux ; je ne suis pas digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes mercenaires. Combien de mercenaires, dans la maison de mon père, ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, et j’irai vers mon père, et je lui dirai : Traite-moi comme l’un de tes mercenaires.

    On remarque que le répons reprend, logiquement en ce temps liturgique, ce qui dans la parabole exprime spécifiquement la pénitence, le repentir : la metanoia. Et il insiste, davantage que l’évangile, car le propos qui, par l’inversion des versets, est présenté comme celui de l’enfant prodigue face à son père (du pénitent face à Dieu) est en réalité celui que, dans l’évangile, il se tient à lui-même. Dans la parabole, il ne peut en dire que le début, car son père s’est précipité sur lui pour l’embrasser et il ne peut pas continuer. (Il y a là un enseignement pour les confesseurs.)

    C’est pourquoi, sur le plan musical, le répons est seulement une longue plainte. La plainte du pécheur qui se rend compte, pendant le carême, combien il s’est éloigné de Dieu. Le répons est du septième mode, donc de sol, avec teneur en ré, à la quinte, et souvent une forte présence du do. Le si est généralement inexistant, car il paraît dissonant et est attiré par le do ou descend sur le la. Or ici on voit la forte présence du si, plaintif, sur « non sum dignus », en finale de « filius tuus » puis sur « mercenariis ». Puis vient le verset, qui s’établit d’abord au demi-ton supérieur, au do, pour affirmer, avec un accent presque de rage, que les mercenaires de son père ont tout ce dont ils ont besoin, puis il monte, enfin, à ce qui est théoriquement la teneur du mode, au ré : « j’irai chez mon père ».

    Dans le manuscrit ci-dessous, qui est l’antiphonaire de Saint-Lambrecht en Autriche, datant de l’an 1400, on voit que la plainte, qui monte, amère, plusieurs fois sur le demi-ton mi-fa, crie même sur le sol de l’octave sur le mot « pereo » : ici je meurs de faim. Il semble que ce soit une faute, puisque c’est le seul manuscrit visible sur internet qui donne cette version, et que les éditions modernes ne l’ont pas non plus. Mais sur le plan expressif c’est remarquable. Trop, peut-être, pour du plain chant ?

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  • Les entreprises de Sodome et Gomorrhe

    Pas moins de 379 grosses entreprises américaines ont soumis un mémoire (« brief ») très officiel à la Cour suprême des Etats-Unis, que celle-ci a dûment enregistré, afin de faire pression pour qu’elle impose le soi-disant « mariage homosexuel » aux Etats qui ont l’outrecuidance de préciser que le mariage est le mariage, à savoir l’union d’un homme et d’une femme. (La décision devrait être prise fin juin.)

    Cela montre l’incroyable puissance du lobby LGBT aux Etats-Unis. Je pensais que les grandes entreprises n’avaient comme objectif que le profit. On voit qu’elles ont aussi des valeurs… Celles de la subversion morale et sociale.

    Parmi elles il y a… Walt Disney…

    Le mémoire fait pas moins de 30 pages (sans compter la liste des signataires). Voici le sommaire :

    A - Nos entreprises profitent de la diversité et de l’inclusion.

    B - Pour récolter les fruits de la diversité, les employeurs doivent être en mesure de recruter et de garder les meilleurs, en partie grâce à des avantages sociaux équitables et compétitifs.

    1 – Les employés qui ont des relations de même sexe ont accès, le cas échéant, aux divers droits, avantages et privilèges dont bénéficient les couples de sexes différents.

    2 – La discrimination dans le mariage conduit des individus talentueux hors des juridictions dans lesquelles nous faisons de affaires.

    C – La discrimination dans le mariage fait du tort à nos entreprises.

    1 – L’interdiction des Etats font peser des contraintes significatives sur nos employés et nos entrerprises.

    2 – L’interdiction des Etats sape la culture de nos entreprises.

    Il fallait en effet finir par la culture… pour qu’on entende bien le ricanement du prince de ce monde.

  • Vendredi de la deuxième semaine de carême

    Hæc in nobis sacrifícia, Deus, et actióne permáneant, et operatióne firméntur. Per Dóminum…

    La collecte sur les oblations est concise, et, traduite, perd beaucoup de sa valeur. On y demande deux choses : que le divin Sacrifice actione permaneat et operatione firmetur ; c’est-à-dire que l’efficacité et le contenu mystique du Sacrement aient leur pleine et stable réalisation dans l’âme des communiants ; et que, même, la correspondance assidue des fidèles à ces grâces eucharistiques en intensifie l’effet. Ceci n’est qu’une paraphrase qui ne vaut pas la beauté sculpturale de l’original latin.

    *

    Fac nos, quǽsumus, Dómine : accépto pígnore salútis ætérnæ, sic téndere congruénter ; ut ad eam perveníre póssimus. Per Dóminum…

    La collecte [après la communion] a une saveur exquise d’antiquité classique : « Ayant reçu dans nos cœurs le gage du salut éternel, faites, Seigneur, que nous y aspirions avec tant d’insistance que nous l’obtenions heureusement. » Mais, répétons-le, la traduction gâte l’original si concis et si élégant.

    Bienheureux cardinal Schuster

  • Jeudi de la deuxième semaine de carême

    L’évangile est la parabole « du mauvais riche et du pauvre Lazare ».

    Ce mauvais riche peut conduire à de mauvaises interprétations moralisantes. Car rien ne dit que ce riche ait acquis ses richesses de façon malhonnête. Rien ne dit non plus qu’il soit méchant.

    De même, rien ne dit que le pauvre Lazare soit vertueux, et qu’il ne soit pas responsable de sa misère.

    Pourtant leur sort éternel est bien celui d’un riche méchant et d’un pauvre vertueux.

    L’explication est que le riche ne peut même pas être méchant avec Lazare, parce que tout simplement il ne le voit pas. Il vit tellement dans ses richesses qu’il est enfermé en lui-même, coupé des autres, coupé de Dieu.

    L’épître l’illustre : « Maudit soit l'homme qui se confie en l'homme, qui met sa force en la chair, et dont le cœur s'éloigne du Seigneur. » Le sort de cet homme est celui du riche de la parabole : « Il habite les lieux brûlés du désert, une terre salée, solitaire. »

    En revanche, « heureux est l'homme qui se confie dans le Seigneur, et dont le Seigneur est l'espoir. Il est comme un arbre planté au bord des eaux. »

    Cette parabole est la seule qui présente un personnage qui ait un nom : Lazare.

    Or le nom de Lazare veut dire : Dieu aide, Dieu a secouru, Dieu est mon secours. Le pauvre Lazare est un vrai pauvre selon les béatitudes, qui met son espérance dans le seul secours de Dieu.

    La parabole se termine par cette réponse d'Abraham au riche : « S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, même si quelqu'un ressuscite des morts, ils ne croiront pas. »

    Or, à Béthanie, « maison du pauvre », quelqu'un est ressuscité des morts : Lazare...

    Et ils n'ont pas cru.

  • Petit mensonge

    Un petit mensonge, mais qui n’est pas sans portée, et qui est révélateur de la passion partisane du site EUobserver, censé informer de façon factuelle sur l’actualité de l’Union européenne, mais qui est de plus en plus agressivement européiste et anti-russe.

    EUobserver (dont les articles sont payants depuis peu) fait savoir aujourd’hui (12h28) que « Des allégations de ventes d’armes à la Russie sont accueillies par le silence à Prague » : le journal polonais Rzeczpospolita affirme que deux fabricants tchèques ont exporté des armes en Russie tout au long de l’année dernière malgré l’embargo européen mis en place le 1er août, et ces allégations sont accueillies « par un étrange silence à Prague ».

    Or c’est faux.

    Le ministre tchèque des Affaires étrangères a aussitôt réagi à l’article, lundi 3 mars, par l’intermédiaire d’un porte-parole qui a publié un ferme démenti, amplement répercuté par la presse tchèque : en résumé, la République tchèque n’a délivré aucune licence d’exportation d’armes depuis l’embargo, qu’elle respecte.

    Ce n’est pas tout.

    Car de quelles armes parle-t-on ?

    De fusils de chasse.

    Mais, dit, le journal polonais, rien ne prouve que ces fusils de chasse ne puissent pas être livrés aux Ukrainiens pro-russes et servir contre l'armée ukrainienne…

    Pierre-Arnaud Lotton, le président du groupe du Conseil de l’UE pour les exportations d’armes conventionnelles, dit quant à lui – et le journal polonais a l’honnêteté de le citer – que ces fusils de chasse, si armes il y a, ont pu tout bonnement être commandés avant l’entrée en vigueur de l’embargo.

    EUobserver devrait écouter davantage ses maîtres bruxellois…

  • Provocation ?

    Voilà deux ou trois jours qu’on nous bassine avec le « meilleur apprenti de France » qui est un clandestin, ira ou n’ira pas au Sénat recevoir sa médaille… Finalement il ira, parce que Gérard Larcher considère que sa réussite « mérite d’être saluée ».

    Il s’agit évidemment d’une opération de propagande immigrationniste, dans laquelle Gérard Larcher lui-même joue un rôle d’idiot utile.

    Apparemment, il ne se rappelle pas qu’en 2011 il avait accueilli au Sénat une jeune Rom clandestine, « meilleure apprentie de France », sans que ça fasse la une des médias.

    Mais cette foi il fallait que ça fasse la une des médias… car on ne sait pas assez que les clandestins sont des gens brillants, et qu’il faut donc les régulariser, et qu’il faut de plus en plus d’immigrés.

    En 2012 et en 2013 aussi, il y avait eu un clandestin « meilleur apprenti de France ». (Mais pas en 2014, curieusement.)

    Bref, ou bien les jeunes clandestins sont vraiment extraordinaires, ou bien il y a vraiment énormément de clandestins, ou bien on se fout vraiment de nous.