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Le blog d'Yves Daoudal - Page 4

  • Les pourris parlent aux pourris

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    Le cardinal Andrés Rodriguez Maradiaga, grand ami du pape et chef du C9, à propos de l’affaire McCarrick :

    Il ne me semble pas correct de transformer quelque chose qui est d’ordre privé en gros titres explosant dans le monde entier et dont les éclats heurtent la foi de beaucoup. Je pense que ce cas de nature administrative aurait dû être rendu public conformément à des critères plus sereins et objectifs, et non avec une charge négative d’expressions profondément amères.

  • Le Français s’appelle Ahmed, forcément

    Voici comment on apprend l’anglais en quatrième classe de primaire en Espagne.

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    (via Fdesouche)

  • Symbole

    Les gazettes, recopiant sans doute l’AFP comme d’habitude, certifient que le chanteur Rachid Taha, qui vient de mourir, « a été le symbole de la France Black-Blanc-Beur ».

    Un symbole en effet. Né en Algérie, il a été enterré en Algérie, son cercueil recouvert d’un drapeau algérien. Il n’a jamais été français, même de papier. La France est seulement ce qui lui a permis d’être riche.

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  • Notre Dame des 7 douleurs

    Matko najświętsza, très joliment harmonisé par Henryk Mikołaj Górecki, Cantiques marials op. 54 (1985), par le chœur de la collégiale universitaire Sainte-Anne de Cracovie. Cette interprétation est bien meilleure que celle du CD du chœur de Los Angeles (Decca). Dommage qu’il manque la première note…

    (Les deux derniers vers de chaque strophe sont bissés.)

    Matko najświętsza, do serca Twego,
    Mieczem boleści wskroś przeszytego,
    Wołamy wszyscy z jękiem, ze łzami :
    Ucieczko grzesznych, módl się za nami !

    Mère très sainte, à ton cœur transpercé d’un glaive de douleur nous en appelons tous avec gémissement, avec larmes : refuge des pécheurs, prie pour nous !

    Gdzie my o Matko, ach gdzie pójdziemy,
    I gdzie ratunku szukać będziemy ?
    Twojego ludu nie gardź prośbami :
    Ucieczko grzesznych, módl się za nami !

    Où, ô Mère, où irons-nous, et où chercherons-nous de l’aide ? Ne dédaigne pas les suppliques de ton peuple : refuge des pécheurs, prie pour nous !

    Imię Twe Marjo, litością spłynie,
    Tyś nam pociechą w każdej godzinie.
    Gdyśmy ściśnieni bólu cierniami :
    Ucieczko grzesznych, módl się za nami !

    Ton nom, Marie, est célèbre pour sa miséricorde, tu es notre consolation en tout temps ; lorsque les épines de douleur nous enserrent, refuge des pécheurs, prie pour nous !

    A gdy ostatnia łza z oka płynie,
    O Matko święta w onej godzinie
    Zamknij nam oczy Twymi rękami :
    Ucieczko grzesznych, módl się za nami !

    Quand la dernière larme coulera de nos yeux, ô sainte mère, en cette heure, ferme nos yeux de tes mains : refuge des pécheurs, prie pour nous !

    I kiedy ziemskie życie uleci,
    Proś, niech nam Jezus w niebie zaświeci,
    Byśmy Hosanna tam z Aniołami,
    Śpiewali wiecznie: módl się za nami !

    Et quand la vie terrestre s’enfuira, demande que Jésus nous donne la lumière dans le ciel et que nous chantions éternellement Hosanna avec les anges : prie pour nous !

  • Sainte-Sophie

    La basilique Sainte-Sophie va rester un « musée ». Pour le moment. Malgré les pressions constantes et de plus en plus insistantes, notamment les grands rassemblements islamistes de « prière » devant l’église chaque 31 mai.

    La Cour suprême de Turquie a en effet rejeté, hier, la requête de l’Union turque des monuments historiques de faire (de nouveau) de la basilique une mosquée.

    Mais la Cour suprême n’a motivé sa décision que par des erreurs de forme…

  • Pitoyable

    L’audition par le Sénat de Brett Kavanaugh, le candidat de Donald Trump à la Cour suprême, a été épique, émaillée de divers incidents et de manifestations de militants de la culture de mort devant et jusque dans les couloirs de l’institution.

    Mais l’homme ne s’est pas laissé déstabiliser, et les démocrates n’ont pas pu le mettre en défaut.

    La seule stratégie qui leur restait était de retarder au maximum le vote du Sénat, après avoir tenté en vain de reporter l’audition. Si possible jusqu’après les élections de mi-mandat, en espérant que ces élections renverseront la majorité. Mais la commission judiciaire a décidé hier qu’elle voterait dès le 20 septembre.

    Alors le pire sénateur des Etats-Unis, Dianne Feinstein, 85 ans, furie de la culture de mort, militante de l’avortement par démembrement jusqu’à la naissance, anti-catholique acharnée, a sorti l’arme fatale. Qui va faire pschitt… Mais en attendant elle fait du bruit, parce que Mme Feinstein est célèbre et, selon les gazettes françaises, « respectée » (sic). Elle a déclaré qu’elle avait reçu des informations très compromettantes concernant Brett Kavanaugh, de la part de quelqu’un… qui veut rester anonyme… et elle ne peut pas en dire plus… mais elle a transmis l’information au FBI…

    L’affaire est évidemment très médiatisée, mais elle n’inquiète personne dans les rangs républicains et à la Maison Blanche, parce qu’on sait parfaitement que le FBI a minutieusement enquêté sur Brett Kavanaugh tout au long de sa carrière de magistrat.

    Le New York Times croit savoir qu’il pourrait s’agir d’un « comportement sexuel inapproprié » de Brett Kavanaugh quand il était… lycéen…

  • Martyrs…

    « Mgr Pierre Claverie et ses 18 compagnons » seront béatifiés le 8 décembre. Ce sont nous dit-on des « martyrs d’Algérie ». Parmi eux les moines de Tibhirine.

    A propos de ces derniers on lit sur le site du Vatican, je dis bien sur le site du Vatican : « aujourd’hui la cause de la mort des frères est encore floue ».

    Donc on ne sait toujours pas pourquoi ils sont morts, mais on les béatifie comme si on le savait.

    Il en est de même de Mgr Claverie, qu’on appelait « l'évêque des musulmans ». On suppose que l’attentat avait un rapport avec les moines de Tibhirine, qu’il fallait supprimer celui qui en savait trop. Mais donc on ne sait pas du tout s’il a été tué en haine de la foi (musulmane ?) ou pour une raison politique.

    Il est vrai qu’on a déjà béatifié comme martyr de la foi Mgr Romero, qui a été assassiné par des catholiques pour des raisons clairement et uniquement politiques, et qu’on va béatifier l'évêque argentin Angelelli qui a été tué pour les mêmes raisons, sauf que là on n'est même pas sûr que l’accident de voiture dont il fut victime ait été un attentat…

  • Le mépris

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    Le service de communication du Saint-Siège (dont François a fait un « dicastère ») a publié hier quatre photos de la réunion de crise sur les scandales sexuels avec des représentants des évêques américains.

    Celle-ci est la première qui ait été diffusée, immédiatement, par « Zenit English ». Qu’est-ce qu’on se marre…

    « Zenit Français » a eu a pudeur de pas diffuser cette image qui montre tout le mépris des puissants envers les gueux de l’Eglise.

    (Je ne conteste pas qu’à un moment ou à un autre quelqu’un ait fait une plaisanterie. Mais ce n’est pas une image qu’on publie, quand on cite en même temps le cardinal Di Nardo : « Nous avons partagé avec le pape François à propos de notre situation aux États-Unis – comment le Corps du Christ est déchiré par le mal des abus sexuels »…

  • Exaltation de la Sainte Croix

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    Homélie du P. Nicolas Egender, prieur du monastère de l'Exaltation de la Sainte Croix (Chevetogne), puis abbé du monastère de la Dormition de Jérusalem de 1979 à 1995, à Chevetogne le 14 septembre 2010.

    La longue vigile, hier soir, de notre fête patronale, l’Exaltation universelle de la précieuse et vivifiante Croix, s’est ouverte par le chant suivant:

    “La Croix exaltée invite l’entière création à chanter la Passion immaculée de celui qui y fut élevé; en elle en effet fut mis à mort, celui qui nous a tué. Il ressuscita les morts et leur rendit la première beauté pour en faire les citoyens de la céleste patrie, dans sa miséricorde et sa surabondance de bonté. Aussi dans l’allégresse exaltons le Nom du Seigneur et magnifions son extrême condescendance.”

    La Croix exaltée de celui qui y fut exalté, nous en exaltons le Nom. Trois fois le mot: exalté, élevé. Il résume en lui toute notre foi. La Croix en est le symbole. Elle en exprime le paradoxe: La Parole de la Croix est une folie pour ceux qui périssent: pour nous qui sommes sauvés, elle est force de Dieu… Nous, nous prêchons un Christ crucifié, pour les Juifs un scandale, pour les Grecs une folie, mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, le Christ est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes (I Cor 1, 18-20).

    Paroles puissantes de S. Paul qui départagent l’humanité. Pour les uns la Croix fait peur, au point que, de plus en plus, on la fait disparaître. Elle fait peur, car elle est le symbole de l’effroyable injustice et souffrance humaines. Pour le croyant à l’écoute des Saintes Écritures, la Croix est  l’arbre de vie qui révèle la puissance et la sagesse de Dieu, Croix qui, en-haut perce les cieux et ouvre le paradis et, dans les profondeurs des Enfers, broie le cœur de Satan. Aussi c’est une regard d’intense espérance que nous portons aujourd’hui sur la Croix, symbole du salut universel.

    Mais nous n’en cachons pas sa face effroyable. Le Christ l’a vécue en priant, en criant le psaume 21: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? Il a prié tout le psaume jusqu’à la fin, “cri qui devient louange” (A. Wénin) qui culmine dans l’accomplissement final: Tout est achevé! Telle est son œuvre! L’exaltation du Christ jaillit de son abaissement. N’est-il pas venu sur terre pour chercher et sauver Adam, humanité perdue, égarée, et ne l’y trouvant pas, il est allé le chercher là, où il se trouvait, dans le royaume de la mort. C’est cela que nous dit la Croix aujourd’hui: mystère de l’Incarnation et mystère de la Rédemption, Noël et Pâques ensemble.

    Notre chant initial souligne que “sur la Croix le Christ a tué celui qui nous a tués; il ressuscita les morts et leur rendit leur première beauté pour en faire les citoyens de la céleste patrie”. Descente de Dieu qui s’est vidé de lui-même, devenant semblable aux hommes, qui s’est abaissé, obéissant jusqu’à la mort, la mort sur une Croix (Phil 2, 6-11). Descente au plus profond et remontée jusqu’au faîte des cieux: trajectoire fulgurante. Dieu l’a souverainement élevé, l’a sur-exalté jusqu’au trône de Dieu, entraînant dans son sillage tout le genre humain et toute la création.

    Nous trouvons dans ce chant que nous méditons un mot-clé fréquent dans l’Écriture qui veut dire “ému jusqu’aux entrailles”, à côté de surabondance, démesure de bonté et extrême condescendance. Ces expressions caractérisent si bien la vraie image de notre Dieu: un Dieu de miséricorde, ami des hommes.

    Ce Dieu, notre Dieu, nous le confessons chaque fois que nous faisons le signe de Croix, et combien n’en faisons-nous pas dans cette église et dans l’église latine avec l’eau bénite qui nous met en présence de notre baptême. Mais aujourd’hui, plus que les autres jours, comme le vendredi-saint: “Nous vénérons ta Croix, Seigneur, et nous glorifions ta sainte Résurrection !”.  Amen.

    Magnifie, ô mon âme, la très précieuse Croix, la précieuse et vivifiante Croix du Seigneur.
    «Vierge sainte et Mère de Dieu, * tu es l'image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, * fut plantée sur la terre; * et en ce jour de son exaltation, * nous prosternant devant le Christ, nous te magnifions. »

  • Essaie encore…

    Dans son grandiloquent « discours sur l’état de l’Union » (européenne), hier, Jean-Claude Juncker (qui se prend toujours pour le président des Etats-Unis sans avoir la moindre conscience du grotesque de la chose) a réitéré avec force sa proposition de l’an dernier de « passer au vote à la majorité qualifiée dans certains domaines de nos relations extérieures ». (« Pas dans tous les domaines, mais dans des domaines précis: droits de l'homme, missions civiles et autres. » Sic.)

    Il a précisé que le traité européen le permet, grâce à la clause passerelle, « qui est la beauté oubliée du traité ».

    Effectivement la clause passerelle est celle qui permet au Conseil européen de passer de l’unanimité à la majorité dans tel ou tel domaine, donc de supprimer les souverainetés nationales (s’exprimant par le veto) et de faire de l’UE une fédération, ce qui est toujours l’objectif des eurocrates.

    La bonne nouvelle est que, de fait, cette clause passerelle n’a toujours pas été mise en œuvre, pour quoi que ce soit. Parce qu’il faut l’unanimité pour la mettre en œuvre. Et qu’on n’est certainement pas près de trouver une telle unanimité pour la politique étrangère.

    Le premier pays à avoir dit non à Juncker est, cette fois, la Slovaquie.

    Décidément, les pays du Groupe de Visegrád ne faiblissent pas…