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Le blog d'Yves Daoudal - Page 4

  • Le nouveau vicaire épiscopal de Coire

    L’évêque de Coire, Mgr Vitus Huonder, a désigné mardi un vicaire épiscopal pour les catholiques célébrant dans la forme extraordinaire du rite romain.

    Il s’agit de l’abbé Martin Ramm, de la Fraternité Saint-Pierre, qui est le curé de la paroisse personnelle Saint Maximilien Kolbe pour les fidèles du rite tridentin, l’une des deux paroisses personnelles créées en 2012 par Mgr Huonder dans son diocèse pour la forme extraordinaire.

    Intéressant commentaire de “Presbu” sur le Forum catholique :

    L'immense diocèse de Coire (des Grisons au Lac de Constance) est affligé pour le canton de Zurich d'un Conseil Synodal (plus crypto-calviniste que catholique) qui seul gère les finances et réclame la scission du diocèse pour se débarrasser du courageux Mgr Vitus HUONDER: celui-ci a dû chasser de sa paroisse un curé qui venait de "marier" deux lesbiennes!
    ___ À l'autre bout de la Suisse, l'évêque du non moins étendu diocèse de Fribourg (+ Neuchâtel, Vaud et Genève) Mgr Morerod, assez romain d'esprit, mais "helvétiquement" prudent, voudrait bien qu'un diocèse de plein droit soit recréé pour Genève (126.000 catholiques pour 39.000 'réformés'), pas seulement un secteur pour son évêque auxiliaire. L'opposition ne viendrait pas des pasteurs du cru, mais de la seule aristocratie bourgeoise, fière d'avoir chassé son évêque dès 1533 avec la domination savoyarde.
    ___ Pour ne pas toucher à Mgr Huonder, Rome remet à plus tard Genève.

    Eh bien gardons Mgr Huonder. Genève peut attendre…

  • Mgr Cupich et “l’égalité des droits”

    Le nouvel archevêque de Chicago, Mgr Blase Cupich (dont on sait qu’il a été nommé directement par François sans consultation des évêques américains ni de la congrégation romaine pour les évêques), n’a rien à redire à la décision de la Cour suprême imposant le soi-disant mariage homosexuel sur tout le territoire des Etats-Unis. Parce qu’il « respecte les exigences politiques d’égalité ».

    Excellent commentaire de Rorate Caeli, traduit par Benoît et moi.

  • La Visitation

    Cette fête est le fruit du développement de la piété occidentale. En effet, alors qu’il existe d’anciennes icônes de la Visitation, il n’y a jamais eu de fête liturgique de la Visitation dans le calendrier byzantin.

    C’est précisément aux franciscains que l’on doit cette fête, instituée par leur chapitre général, présidé par saint Bonaventure, en 1263. En même temps que les fêtes de l’Immaculée Conception, de sainte Anne et de sainte Marthe.

    La fête se répand donc dans tous les couvents franciscains.

    En 1386, l’évêque de Prague Jean Jenstein l’institue dans son diocèse, compose un office, et demande au pape de l’étendre à toute l’Eglise. Ce que fait Urbain VI trois ans plus tard (ou plutôt son successeur Boniface IX car il meurt juste avant d’avoir promulgué la bulle). Sans fixer de formules liturgiques. Et ce n’est que pour la portion de l’Eglise qui lui est fidèle, en ce temps de grand schisme. Il est remarquable qu’après le rétablissement de l’unité, le concile de Bâle, illégitime, va instituer lui aussi, dans sa 43e session, la fête de la Visitation afin qu’elle soit vraiment célébrée partout…

    Saint Pie V balaya toutes les messes et tous les offices qui avaient été composés pour cette fête, y compris les textes de Sixte IV (1475), et lui assigna le formulaire de la Nativité de la Sainte Vierge, autrement dit le commun des fêtes de la Sainte Vierge. Avec deux exceptions : les lectures de la messe et de l’office (l’évangile de la Visitation, évidemment, et le texte du Cantique des cantiques montrant le bien-aimé qui bondit sur les collines). On remerciera Clément VIII (le pape de la Vulgate) d'avoir ajouté des antiennes propres pour les heures du jour, et des répons pour les matines. Dont celui-ci qui tisse admirablement le Cantique et l'Evangile:

    . Surge, própera, amíca mea, formósa mea, et veni : iam enim hiems tránsiit, imber ábiit et recéssit : * Vox túrturis audíta est in terra nostra.
    . Intrávit María in domum Zacharíæ et salutávit Elísabeth.
    .  Vox túrturis audíta est in terra nostra.

    Lève-toi, hâte-toi, mon amie, ma toute belle, et viens ; car déjà l’hiver est passé, la pluie est partie, elle s’est retirée : la voix de la tourterelle a été entendue dans notre terre. Marie entra dans la maison de Zacharie, et elle salua Élisabeth : la voix de la tourterelle a été entendue dans notre terre.

    On notera que si saint Bonaventure avait fixé la fête au 2 juillet, elle fut ensuite célébrée à des dates très diverses au fur et à mesure de son extension, jusqu’à ce que Urbain VI (puis le concile de Bâle) officialisent pour toute l’Eglise le 2 juillet. A savoir le lendemain de l’octave de la fête de saint Jean Baptiste, quand Marie, qui est depuis trois mois chez sa cousine pour l’assister dans sa grossesse, et y a passé les huit premiers jours après la naissance du Précurseur, s’en retourne chez elle. Ainsi se conclut vraiment, par le Magnificat, la fête qui a commencé par le Benedictus.

    Parmi les représentations picturales de la Visitation, il y en a un certain nombre qui représentent les fœtus de Jésus et de Jean dans le ventre de leurs mères. Il y en a eu aussi qui montraient les deux enfants déjà nés, et ayant quelques années, et s’embrassant comme leurs mères. Je trouve cela plus touchant (même si les autres sont aujourd’hui très en situation pour la défense de l’embryon). Malheureusement le concile de Trente les a interdites…

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    Rodolphe d’Ems, 1400-1410

  • La connerie américaine

    Depuis l’attaque de l’église de Charleston par un jeune détraqué qui y a tué 9 noirs, la chasse aux drapeaux sudistes a été lancée aux Etats-Unis. Sous la direction du président en personne, Barack Obama, qui a appelé les Américains à en finir avec « les symboles de l'oppression et du racisme »…

    La chaîne Walmart a aussitôt décidé qu’on ne trouverait plus de drapeaux confédérés dans ses magasins. Elle a ainsi refusé de confectionner un gâteau avec un drapeau sudiste sur lequel était inscrit : « C’est notre héritage, pas de la haine ».

    Mais la même chaîne a confectionné, sans le moindre problème, un gâteau avec le drapeau jihadiste qui est celui d’al-Qaïda et de l’Etat islamique.

    La preuve en vidéo chez Fdesouche.

  • Les avocats pakistanais

    Le chrétien Humayun Faisal, handicapé mental accusé de blasphème à Lahore, restera en prison, parce que ses nouveaux avocats ont retiré la demande de liberté sous caution déposée le 27 juin par ses précédents avocats.

    Selon l’ONG LEAD, il existe des avocats qui « interviennent dans des cas où les chrétiens sont accusés de blasphème ou d’autres crimes et, au lieu d’obtenir justice, n’œuvrent pas dans l’intérêt des inculpés, leurs clients, mais pour d’autres buts, faisant de facto obstacle à la justice ».

    Humayun Faisal avait fait l’objet d’une plainte le 24 mai dernier et, suite à l’accusation, une foule de musulmans, à l’instigation d’un imam, avait tenté de prendre d’assaut le quartier de Sanda, à Lahore, un faubourg entièrement chrétien. Un massacre avait été évité seulement grâce à une intervention rapide de la police.

  • Pakistan : religieuses non gratae

    Trois religieuses missionnaires philippines de la Congrégation des Religieuses de la Vierge Marie vont devoir quitter le Pakistan. La Haute Cour d’Islamabad a en effet confirmé la décision du ministère de l’Intérieur refusant aux religieuses la prorogation de leur visa de séjour dans le pays.

    En juin dernier, le ministère de l’Intérieur avait rejeté leur demande de prorogation de visa. Au motif qu’elles auraient « changé de travail ». Alors qu’elles étaient toujours enseignantes dans le même établissement scolaire d’Islamabad, fondé par leur congrégation.

    L’évêque avait fait appel. Mais la Haute Cour a confirmé le rejet. Au motif, cette fois, qu’il y aurait eu des plaintes de parents d’élèves…

    Cela dit l’établissement (3.300 élèves) continuera de fonctionner, car son corps enseignant est désormais presque entièrement pakistanais.

  • Le tract de Jérusalem

    Pour la deuxième fois en une semaine, un tract signé « Emirat de Jérusalem » a été distribué dans la Ville Sainte. Il réitère les menaces d’expulsion de tous les chrétiens de Jérusalem d’ici la fin du ramadan.

    Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a souligné que les tracts ont été trouvés « dans des zones contrôlées par Israël ». Et il a évoqué l’étrange affaire des jihadistes d’al-Nosra blessés en Syrie et soignés dans des structures sanitaires israéliennes : « Lorsque nous savons que des membres de ce groupe sont soignés en Israël, comment cette situation doit-elle être interprétée ? »

    Le gouvernement palestinien, dans une déclaration officielle, a qualifié de « douteux » le contenu de ce tract « qui tente d’endommager l’unité du peuple et de fomenter le conflit dans la Ville Sainte ».

  • Un nouveau commissaire

    Suite à la mort du P. Fidenzio Volpi, le pape a nommé un nouveau commissaire apostolique pour s’occuper des Franciscains de l’Immaculée : le P. Sabino Ardito, salésien, flanqué de deux coadjuteurs, un jésuite et un capucin.

    Au cas où il y aurait encore quelque chose à détruire.

  • La Vierge de Civitavecchia et le synode

    Il y a 20 ans, une statuette de la Sainte Vierge pleurait des larmes de sang à Civitavecchia. C’était le prélude à des apparitions de Marie dont la caractéristique est qu’il s’agissait d’apparitions familiales, pour la famille.

    Le dernier numéro de la revue diocésaine dédiée à la « Petite Madonne de Civitavecchia » publie une longue interview du père de famille, Fabio Gregori, qui raconte en détail l’histoire de la statuette qui pleurait du sang et sa réplique qui suintait de l’huile parfumée, et sur les apparitions. Il évoque aussi le message central de ces apparitions : la défense de la famille.

    Extraits :

    La Sainte Vierge s'est adressée d'ici à toute l'humanité, à l'Église et à cette portion de l'Église qu'est la famille, situant son intervention dans le sillage du message de Fatima. Elle nous a mis en garde que Satan est puissant et veut déchaîner la haine, et donc la guerre pour détruire l'humanité. Pour atteindre cet objectif il veut abattre l'Église de Dieu, en commençant par la petite Église domestique qu'est la famille, qui est le berceau de la société, et dans le sillage de la Famille de Nazareth, d'autant plus de la communauté chrétienne.

    La Vierge a dit que le démon ferait tout pour saper l'unité de la famille chrétienne fondée sur le mariage et que, sans une nouvelle conversion, de nombreux pasteurs trahiraient leur propre vocation, même avec grave scandale, et que l'Église connaîtrait une nouvelle grande apostasie, c'est à dire le reniement des vérités chrétiennes fondamentales réaffirmées pendant les siècles dans la tradition et dans la doctrine.

    Jésus s'est incarné dans une famille, Dieu a choisi ce lieu, cette forme de vie commune pour venir à nous. Ainsi a-t-il été établi, car comme l'expliquait saint Jean-Paul II, le nous humain constitué d'un homme et d'une femme ouverts à la vie dans la procréation rappelle le Nous divin de la Trinité. Le mariage sacramentel est indissoluble et sacré, car il reproduit la communion trinitaire et le même pacte de fidélité indissoluble que Dieu a établi avec les hommes. C'est pourquoi le divorce d'un mariage valide contracté en toute conscience est un sacrilège.

    A Civitavecchia, se manifestant non pas à une personne, mais à un mari, à une femme avec des enfants, le Ciel a voulu réaffirmer que la famille est le cœur de la société humaine et de l'Église. Par ce signe il demande à toutes les familles l'effort de suivre l'exemple de la Famille de Jésus.

    Satan, en haine du Créateur, vise à frapper l'homme, car il est fait à l'image de Dieu, et la famille, qui reproduit humainement au plus haut degré la relation d'amour entre le Père céleste et sa créature. Cela signifie que l'amour qui s'alimente et se dilate dans une famille reproduit au plus haut degré l'amour et la fidélité de Dieu qui sont pour toujours

    La preuve en est que l'homme, doué par Dieu de liberté, intelligence et de capacité d'amour, devient fécond et est appelé, au sein de la famille, à coopérer à la création, engendrant et servant la vie.

    Satan sait bien que la capacité d'aimer, de reconnaître le regard bon de Dieu naissent dans la famille: pour cette raison c'est justement là qu'il frappe. Les ténèbres qui enveloppent aujourd'hui la conception de l'homme visent à obscurcir la dignité de la personne, et donc la famille, où l'individu se forme et prend conscience de lui.

    C'est pourquoi la communion conjugale n'est pas reconnue ni respectée en ses élément d'égalité de la dignité des époux et de nécessaire diversité et complémentarité sexuelle.

    La fidélité conjugale elle-même et le respect pour la vie en toutes les phases de l'existence sont renversés par une culture qui n'admet pas la transcendance. Comme l'a remarqué Jean-Paul II "lorsque les forces désagrégatrices du mal parviennent à séparer le mariage de sa mission à l'égard de la vie humaine, ils attentent à l'humanité, la privant d'une des garanties essentielles de son avenir".

  • Prières pour l'abbé Denis Coiffet

    Communiqué de la Maison générale de la Fraternité Saint-Pierre :

    « Les médecins viennent de nous informer que, malheureusement, après des mois de lutte contre l’infection, l’abbé Denis Coiffet a contracté une septicémie et que l'infection dans ses poumons est désormais incurable. Il vit donc maintenant ses dernières heures ou jours. L’abbé Le Roux a pu lui rendre visite aujourd'hui et, en dépit de son état grave, l’abbé Coiffet était assez lucide : il a été en mesure de se confesser et de recevoir les derniers sacrements. Il a dit qu'il comprenait son état et était en paix.

    « Vos prières ferventes sont demandées pour l’un de nos fondateurs dans ses dernières heures. »

    Une veillée de prière se tiendra à Versailles, à la chapelle de l'Immaculée Conception (8 bis rue Mgr Gibier) ce soir de 20h30 à 22h.

    La si longue agonie de l’abbé Coiffet est un terrible crève-cœur pour tous ceux qui ont connu ce prêtre débordant de vie, si dynamique, si entraînant, si convivial, au sourire si contagieux, et si simplement et si pleinement catholique… Mon Dieu…

  • Le Précieux Sang

    Cette fête, qui ne s’imposait pas, puisqu’elle fait doublon avec l’office de la Passion, a été instituée par Pie IX en 1849, pour remercier le Ciel d’avoir retrouvé ses Etats pontificaux. Je ne vois toujours pas le rapport. Pie IX l’avait fixée au premier dimanche de juillet, et juillet est devenu « le mois du Précieux Sang ». Ce qui semble-t-il fut très populaire mais ne dura guère. Saint Pie X, qui avait décidé de rendre au dimanche sa liturgie dominicale, fixa la fête au 1er juillet. Et Pie XI en releva la solennité, à l’occasion du jubilé du 19e centenaire de la Rédemption.

    L’office de cette fête (et la messe dans une moindre mesure) est typique des productions liturgiques modernes : on accumule les citations de l’Ecriture où il y a le mot « sang », plus ou moins lié au Christ, et l'on choisit de même les psaumes, en négligeant la structure traditionnelle du deuxième nocturne des matines.

    Le début de l’office ne manque pas d’allure, avec les antiennes des vêpres qui sont tirées des trois premiers versets du chapitre 63 d’Isaïe, demandant qui est celui-là qui est si beau et dont les vêtements sont teints de rouge comme un qui a foulé le pressoir, associées à ce verset de l’Apocalypse qui donne la réponse : « Il est vêtu d’une veste aspergée de sang, et son nom est le Verbe de Dieu. » Psalmodie suivie du capitule extrait de l’épître aux Hébreux, qui est l’épître de la messe : le Christ grand prêtre qui est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire avec son propre sang.

    Mais ensuite on multiplie les antiennes, et pour les matines on a fabriqué des répons très inégaux. Le premier est presque insensé, indigne de la liturgie romaine, mélangeant deux versets de l’épître aux Hébreux qui n’ont pas d’autre rapport que de contenir le mot « sang ». Les autres sont composés d’extraits d’épîtres qui n’ont pas la qualité poétique nécessaire pour devenir des chants.

    Les antiennes des laudes sont judicieusement tirées de l’Apocalypse.

    Et l’on notera l’antienne de Benedictus, qui donne l’essentiel d’Exode 12, 13 — c’était déjà l’antienne de Benedictus de l’office de la fête du Précieux Sang qui était autrefois célébrée ici et là le 4e vendredi de carême :

    Erit sanguis Agni vobis in signum, dicit Dóminus ; et vidébo sánguinem, et transíbo vos nec erit in vobis plaga dispérdens.

    Le sang de l’Agneau sera pour vous un signe, dit le Seigneur, car je verrai le sang, et je passerai au delà de vous ; et la plaie de destruction ne nous atteindra pas.

  • La Cour suprême de la culture de mort

    La Cour suprême des Etats-Unis, par cinq voix contre quatre, a « suspendu » hier la loi du Texas qui restreint fortement les avortements.

    Cette loi avait été évidemment contestée en justice, au cours d’un long périple qui était allé… jusqu’à la Cour suprême. En novembre 2013, le juge Antonin Scalia de la Cour suprême avait rejeté la demande de surseoir à l’application de la loi, suite à l’arrêt de la cour d’appel qui annulait le jugement invalidant une bonne partie de la loi…

    La loi était revenue devant une cour d’appel, qui avait décidé que si l’objectif réel de la loi n’était pas en effet la « sécurité », mais de rendre plus difficile l’accès à l’avortement, cela n’était pas anticonstitutionnel.

    Mais ce n’était pas fini. Les avortoirs du Texas ont à leur tour saisi la Cour suprême, et celle-ci vient donc de décider de suspendre la loi, permettant ainsi aux avortoirs qui ne respectent pas la loi de continuer à tuer… jusqu’à ce qu’elle prenne la fameuse décision qu’elle doit prendre sur l’avortement en 2016, et qui n’ira certainement pas dans le bon sens…

  • La « sortie de la zone euro » ?

    Tout le monde, y compris les gens de la Banque centrale européenne, évoquent désormais une sortie de la Grèce de la zone euro.

    C’est le grand sujet de conversation du moment, sur la scène européenne.

    Mais je n’ai vu encore personne, y compris à la BCE, qui m’explique comment un Etat peut sortir de la zone euro — vu que c’est exclu par le traité européen.

    En bref, j’aimerais qu’on m’explique comment on envisage de violer le traité européen.

    Mais bien sûr personne ne l’explique, parce qu’on envisage en fait, comme on l’a déjà fait, de s’asseoir sur le traité qui n’est qu’un chiffon de papier. Ni vu ni connu.

    Ni vu ni connu ? Pas sûr. Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a oublié d’être idiot. Ou ignare :

    Nous prenons conseil et examinerons certainement l'éventualité d'une injonction devant la Cour de justice de l'Union européenne. Les traités européens ne prévoient pas de sortie de l'euro et nous ne l'acceptons pas. Notre appartenance n'est pas négociable.

  • La pourriture doit aller de l’avant

    Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, participant à un gala LGBT, a déclaré que tous les Etats membres de l’UE devraient légaliser le soi-disant mariage homosexuel. Et il ne l’a pas dit en son nom propre, mais au nom de la Commission :

    « La Commission doit aller de l’avant et faire en sorte que tous les Etats membre de l’UE acceptent sans réserve le mariage entre personnes du même sexe comme les autres mariages. »

    Il n’y a semble-t-il eu personne pour lui faire remarquer que ce n’est pas de la compétence de la Commission européenne.

  • La situation à Hassaké

    Témoignage à l’agence Fides de Mgr Jacques Behnan Hindo, archevêque syro-catholique d’Hassaké-Nisibi, qui a fui la ville avec ses fidèles et se trouve lui aussi réfugié à Qamishli :

    L’armée gouvernementale regagne momentanément du terrain, avec beaucoup de difficultés, vu que l’on combat en milieu urbain. D’autre part, les milices kurdes présentes sur zone n’ont répondu aux incursions du prétendu Etat islamique que lorsque les jihadistes ont tenté d’attaquer les quartiers kurdes, concentrés dans la partie est de la ville. Jusqu’à ce moment-là, elles n’avaient pas fourni de soutien à l’armée. Il faut également ajouter qu’une partie de la population locale s’est rangée aux côtés des miliciens du prétendu Etat islamique lorsque ceux-ci sont arrivés dans le quartier sud-est d’al-Nachwa. De là, ils ont fait sortir les femmes et les enfants mais les jeunes gens et les adultes sont restés et ont pris fait et cause pour le prétendu Etat islamique. Et maintenant, ce grand quartier est au centre des affrontements les plus violents entre les forces gouvernementales et celles du prétendu Etat islamique.

  • Tristes guignols

    Les six responsables de la « Conférence des responsables de culte en France » observeront un jeûne demain mercredi, jour où ils remettront à François Hollande (en présence du grand prophète Nicolas Hulot – préfacier du pape qui « sacralise l’enjeu écologique » - et des ministres Ségolène Royal et Bernard Cazeneuve) une « déclaration commune sur la crise climatique ».

    Les six responsables sont l’archevêque catholique Georges Pontier, le musulman Anouar Kbibech (qui sera alors le tout nouveau président du CFCM), le protestantFrançois Clavairoly, le grand rabbin de France Haïm Korsia, le métropolite orthodoxe Emmanuel Adamakis, et le bouddhiste Olivier (sic) Wang-Genh.

    Et ils jeûneront en communion avec tous ceux qui jeûnent le premier jour de chaque mois pour la planète. J’apprends à cette occasion qu’il y a des « paroisse vertes », où l’on jeûne ce premier jour du mois (comme autrefois on allait à la messe le premier vendredi du mois…) – même quand ça tombe un dimanche…

    On se demandait quel était ce « culte » unique de la « Conférence des responsables de culte en France », dont sont « responsables » des gens aux religions aussi diverses. On a aujourd’hui la réponse : c’est le culte de Gaïa.

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  • Kasper toujours là

    Contrairement à ce que tentent de faire croire de bonnes âmes (?), l’Instrumentum laboris du prochain synode n’a pas du tout supprimé les hérétiques divagations kasperiennes.

    Plus précisément, l’essentiel demeure. Ce pour quoi, justement, le pape avait programmé les deux synodes : arriver à inventer une pastorale qui permette la communion des couples adultères soi-disant « divorcés remariés ».

    C’est dans le deuxième paragraphe du n° 123 :

    Selon d’autres intervenants, la voie pénitentielle consiste en un processus de clarification et de nouvelle orientation après l’échec qui a été vécu, processus accompagné par un prêtre à qui il est confié. Ce processus devrait conduire l’intéressé à porter un jugement honnête concernant sa situation, dans lequel le prêtre délégué pourrait lui aussi former une appréciation personnelle afin de pouvoir faire usage, d’une manière adaptée à la situation, de son pouvoir de lier et de délier.

    On essaie de voiler la chose, mais la dernière expression ôte toute ambiguïté : l’évêque donne au prêtre le pouvoir de donner le sacrement de pénitence, donc l’eucharistie, aux « divorcés remariés » au terme d’une fuligineuse « voie pénitentielle ». Il n’est même pas précisé, comme les kaspériens le faisaient jusqu’ici, qu’il s’agit bien sûr de « cas exceptionnels », selon l’habituelle hypocrisie qui consiste à parler de cas exceptionnels avec l’objectif de les généraliser dès que la réforme est engagée.

    La seule réserve qui demeure est : « selon d’autres intervenants ». Car les rédacteurs de l’Instrumentum laboris savent très bien qu’ils sont ultra-minoritaires.

    Reste que ce n°123, qui détruit le fondement du mariage, existe noir sur blanc. Et que, de ce point de vue, tout le reste apparaît comme un enrobage globalement catholique pour tenter de faire passer la pilule kaspéro-bergoglienne.

  • Commémoraison de saint Paul

     

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    Aujourd’hui nous nous rendons en esprit dans l’église où se trouve le tombeau du grand Apôtre des Gentils, à « Saint-Paul hors les murs ». Cette église magnifique nous réunit souvent au cours de l’année pour un office de station. Plusieurs générations de chrétiens ont reçu près de ce tombeau grâce et force. — Comme toujours, nous comprendrons mieux la messe si nous nous représentons saint Paul présent devant nous et offrant avec nous le Saint-Sacrifice. En même temps nous entrons dans une union mystique avec lui. Sa parole devient notre parole. Déjà dans l’Introït c’est lui qui parle et chacun de nous avec lui. « J’ai confiance en celui qui garde mon dépôt pour ce jour-là ». Le psaume 138 me donne la joyeuse espérance que j’ai été choisi de toute éternité avec saint Paul. Dans l’Épître, Paul raconte lui-même sa vocation à l’apostolat. Après avoir été un persécuteur des chrétiens, il fut choisi pour être un disciple et le docteur des nations. Dans l’Évangile, le Seigneur prédit aux disciples les persécutions, les flagellations, la trahison de la part de leurs concitoyens, et le martyre. Et cela se réalisa dans la vie de Paul (nous nous trouvons auprès de son tombeau). A l’Offertoire, nous allons, sous la conduite de saint Paul, offrir à l’autel le sacrifice de notre vie ; et nous recevons avec lui une partie de la récompense au centuple dans la communion. Il nous est donc permis, à la messe, près du tombeau de l’Apôtre, de participer à ses souffrances et à sa glorification. Tel est, croyons-nous, le sens le plus profond d’une fête, de martyr et, en général, d’une fête de saint : nous participons aux mérites et à la récompense du martyr ou du saint.

    Dom Pius Parsch

  • Au Danemark

    Alors que son parti libéral n’a obtenu que 19,5% des voix (34 sièges sur 179) et a été battu à droite par le parti du peuple danois, le nouveau Premier ministre Lars Lokke Rasmussen a constitué un gouvernement composé exclusivement de membres de son parti…

    Son programme de gouvernement comprend un référendum avant la fin de l’année sur la suppression de l’exemption des politiques européennes en matière de collaboration judiciaire (l’une des quatre exemptions danoises qui font que le Danemark n’est membre de l’UE que de façon théorique).

    Une sorte de bras d’honneur au parti du peuple danois. Jusqu’à ce que le peuple danois fasse un bras d’honneur à ce gouvernement ultra-minoritaire en votant non à son référendum…

  • Le salafiste n’est pas un musulman aberrant

    L’Observatoire de l’islamisation publie deux pages du livre La deuxième Fâtiha. L'islam et la pensée des droits de l'homme, éd. Presses universitaires de France, Paris, 2011, de Yadh Ben Achour, ancien doyen de la faculté des sciences juridiques de Tunis. Petits extraits :

    L'erreur serait de supposer que ce salafiste est un pauvre égaré dans l'histoire de l'islam. Cessons de croire à la théorie de l'aberration qui veut que le salafiste ne représente pas l'islam ou que c'est l'enfant maudit de la famille.

    La version intégriste représente une interprétation possible du texte fondateur lui-même ainsi que de son expression dans l'histoire. Ce point de vue serait même le plus proche de la vérité du texte. Mais le plus important est de garder à l'esprit que les différences entre les salafistes et les autres sont plus apparentes que réelles. C'est précisément de là que provient le malentendu le plus grave.

    La violence est un concept théologique et politique central.

  • Seifeddine, jeune Tunisien normal

    Le tueur, l’unique tueur de Sousse, était un jeune homme normal, d’une famille musulmane normale. Il n’avait jamais enfreint les lois, il aimait la  « breakdance » et il était étudiant à l’Institut supérieur des études technologiques de Kairouan.

    Son prénom est également un prénom musulman normal : Seifeddine, c’est-à-dire « sabre de la religion ». Le sabre qui figure sur le drapeau de l’Arabie saoudite. Celui avec lequel on décapite les mécréants. Mais pour être plus efficace on peut remplacer le sabre de l’islam (autre prénom normal : Seif-al-Islam, celui du fils de Kadhafi et celui du fils de Franck Ribéry…) par son équivalent moderne : la kalachnikov. Une kalachnikov normale, évidemment.

  • En voilà un qu’on ne regrettera pas

    Certes, c’est ce que l’on se dit presque à chaque fois qu’un évêque français prend sa retraite. Mais cette fois on le pense encore plus fort.

    Il s’agit de Mgr Gilbert Louis, évêque de Châlons-en-Champagne (où il y avait 125 prêtres quand il est arrivé, il y en a 53 aujourd’hui).

    Mgr Gilbert Louis a été longtemps président de l’association « Arts, Cultures, Foi », organisme de la conférence épiscopale. A ce titre il avait signé la préface de l’ignoble livre blasphématoire de Mgr Rouet et Gilbert Brownstone L’Eglise et l’art d’avant-garde.

    A l’origine de ce livre il y avait eu « La chair et Dieu dans la création contemporaine », galerie d’œuvres de 12 (sic) artistes sélectionnés par « Arts, Cultures, Foi », dont Andres Serrano (l'auteur de Piss Christ).

    Mgr Gilbert Louis se dit lui-même « artiste », il dessine et il peint, sans avoir jamais appris le dessin ni la peinture. Et à vrai dire ses gribouillis ne sont pas pires que ceux des artistes qui ont appris...

  • Saints Pierre et Paul

    Dum duceretur Petrus Apostolus ad crucem, repletus gaudio magno, dixit : Non sum dignus ita esse in cruce, sicut Dominus meus, qui de Spiritu Sancto conceptus est, me autem de limo terræ ipse formavit : nam crux mea caput meum in terra debet ostendere. At illi verterunt crucem, et pedes ejus sursum confixerunt, manus vero deorsum. Dum esset Petrus in cruce, venit turba multa maledicens Cæsarem, et fecerunt planctum magnum ante crucem. Petrus exhortabatur eos de cruce, dicens : Nolite flere, sed gaudete mecum, quia ego hodie vado vobis parare locum. Et cum hoc dixisset, ait : Gratias tibi ago, Pastor bone quia oves quas tradidisti mihi, compatiuntur mecum : peto namque, ut participentur mecum de gratia tua in sempiternum.

    Comme l’on conduisait Pierre l’Apôtre à la croix, rempli d’une grande joie, il dit : Je ne suis pas digne d’être sur la croix comme mon Seigneur, qui lui fut conçu du Saint-Esprit, tandis que moi j’ai été formé par lui du limon de la terre ; ainsi ma croix à moi doit montrer ma tête en la terre. On tourna donc la croix ; on cloua ses pieds en haut et ses mains en bas. Pendant que Pierre était en croix, vint une grande multitude maudissant César, et ce fut une grande lamentation devant la croix. Pierre, de la croix, exhortait tout ce peuple, et il disait : Ne pleurez pas, mais réjouissez-vous avec moi, parce que je m’en vais aujourd’hui vous préparer une place. Et ayant dit cela, il ajouta : Bon Pasteur, je vous rends grâces de ce que les brebis que vous m’avez confiées s’unissent de cœur à mes souffrances ; faites donc, je vous en prie, qu’elles participent comme moi à votre grâce dans l’éternité.

    Ancienne antienne de Magnificat, sur le texte des Acta Petri, ci-dessous dans le Graduel de Saint-Vaast d’Arras, XIe siècle. Elle existait également (avec une autre mélodie) dans le rite ambrosien, et ailleurs en Italie, comme antienne de procession du dimanche dans l’octave

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  • 5e dimanche après la Pentecôte

    Souviens-toi que tu ne peux être le juge de personne. Car avant de juger un criminel, le juge doit savoir qu’il est lui-même aussi criminel que l’accusé, et peut-être plus que tous coupable de son crime. Quand il l’aura compris, il peut être juge. Si absurde que cela semble, c’est la vérité. Car si j’étais moi-même un juste, peut-être n’y aurait-il pas de criminel devant moi. Si tu peux te charger du crime de l’accusé que tu juges dans ton cœur, fais-le immédiatement et souffre à sa place ; quant à lui, laisse-le aller sans reproche. Et même si la loi t’a institué son juge, autant qu’il est possible, rends la justice aussi dans cet esprit, car une fois parti il se condamnera encore plus sévèrement que ton tribunal. S’il s’en va insensible à tes bons traitements et en se moquant de toi, n’en sois pas impressionné ; c’est que son heure n’est pas encore venue, mais elle viendra, et dans le cas contraire, un autre à sa place comprendra, souffrira, se condamnera, s’accusera lui-même, et la vérité sera accomplie. Crois fermement à cela, c’est là-dessus que reposent l’espérance et la foi des saints. Ne te lasse pas d’agir. Si tu te souviens la nuit, avant de t’endormir, que tu n’as pas accompli ce qu’il fallait, lève-toi aussitôt pour l’accomplir. Si ton entourage, par malice et indifférence, refuse de t’écouter, mets-toi à genoux et demande-lui pardon, car en vérité, c’est ta faute s’il ne veut pas t’écouter. Si tu ne peux parler à ceux qui sont aigris, sers-les en silence et dans l’humilité, sans jamais désespérer. Si tous te quittent et qu’on te chasse avec violence, demeuré seul, prosterne-toi, baise la terre, arrose-la de tes larmes, et ces larmes porteront des fruits, quand bien même personne ne te verrait, ne t’entendrait dans ta solitude. Crois jusqu’au bout, même si tous les hommes s’étaient fourvoyés et que tu fusses seul demeuré fidèle ; apporte alors ton offrande et loue Dieu, ayant seul gardé la foi. Et si deux hommes tels que toi s’assemblent, alors voilà la plénitude de l’amour vivant, embrassez-vous avec effusion et louez le Seigneur ; car sa vérité s’est accomplie, ne fût-ce qu’en vous deux.

    Si tu as péché toi-même et que tu en sois mortellement affligé, réjouis-toi pour un autre, pour un juste, réjouis-toi de ce que lui, en revanche, est juste et n’a pas péché.

    Si tu es indigné et navré de la scélératesse des hommes, jusqu’à vouloir en tirer vengeance, redoute par-dessus tout ce sentiment ; impose-toi la même peine que si tu étais toi-même coupable de leur crime. Accepte cette peine et endure-la, ton cœur s’apaisera, tu comprendras que toi aussi, tu es coupable, car tu aurais pu éclairer les scélérats même en qualité de seul juste, et tu ne l’as pas fait. En les éclairant, tu leur aurais montré une autre voie, et l’auteur du crime ne l’eût peut-être pas commis, grâce à la lumière. Si même les hommes restent insensibles à cette lumière malgré tes efforts, et qu’ils négligent leur salut, demeure ferme et ne doute pas de la puissance de la lumière céleste ; sois persuadé que s’ils n’ont pas été sauvés maintenant, ils le seront plus tard. Sinon, leurs fils seront sauvés à leur place, car ta lumière ne périra pas, même si tu étais mort. Le juste disparaît, mais sa lumière reste. C’est après la mort du sauveur que l’on se sauve. Le genre humain repousse ses prophètes, il les massacre, mais les hommes aiment leurs martyrs et vénèrent ceux qu’ils ont fait périr. C’est pour la collectivité que tu travailles, pour l’avenir que tu agis. Ne cherche jamais de récompense, car tu en as déjà une grande sur cette terre : ta joie spirituelle, que seul le juste a en partage. Ne crains ni les grands ni les puissants, mais sois sage et toujours digne. Observe la mesure, connais les termes, instruis-toi à ce sujet. Retiré dans la solitude, prie. Prosterne-toi avec amour et baise la terre. Aime inlassablement, insatiablement, tous et tout, recherche cette extase et cette exaltation. Arrose la terre de larmes d’allégresse, aime ces larmes. Ne rougis pas de cette extase, chéris-la, car c’est un grand don de Dieu, accordé seulement aux élus.

    Dostoïevski, Les frères Karamazov, Extrait des entretiens et de la doctrine du starets Zosime, Peut-on être le juge de ses semblables ? De la foi jusqu’au bout.

  • Reconquête N° 319

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    Reconquête

  • Hassaké

    La ville de Hassaké a été bombardée dans la nuit du 24 au 25 juin par l’Etat islamique. Des centaines de familles ont fui. « Seulement parmi les fidèles chaldéens, au moins 60 familles se sont déplacées à Qamishli avec leur Curé, le Père Nidal, alors que 10 autres familles ont rejoint la Paroisse d’al-Malikiyah et tous attendent maintenant de comprendre comment évolueront les choses sur le terrain », déclare à Fides Mgr Antoine Audo, évêque d’Alep des Chaldéens et président de Caritas Syrie.

    Hassaké avait déjà fait l’objet d’attaques des jihadistes au cours de ces dernières semaines, attaques qui avaient été repoussées par l’armée syrienne et les miliciens kurdes. Maintenant, Mgr Audo lui-même voit dans la dernière offensive une tentative de mettre la pression sur les milices kurdes qui, ces derniers jours, semblaient gagner du terrain dans la province de Raqqa, la place forte de l’Etat islamique en Syrie.

    Si nous avions encore un peu d’honneur, l’armée française serait à Hassaké, une ville qui a été construite… par l’armée française, du temps, pas si lointain, où la France, et même la République française, défendait encore les chrétiens d’Orient.

  • Notre Dame du Perpétuel Secours

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    Cette fête n’est pas inscrite au calendrier romain. Elle est célébrée en l’église Saint Alphonse de Ligori à Rome, et partout où opèrent des rédemptoristes (voir par exemple ici au Brésil). (La messe figure dans le missel de 1962 "pro aliquibus locis" et peut donc être célébrée par tout prêtre qui le souhaite.)

    Cette année elle est revêtue d’un lustre particulier chez les rédemptoristes, parce que ce 27 juin marque le début de l’année jubilaire marquant le 150e anniversaire de la restauration de l’icône. Et en outre ça tombe un samedi, jour de la Sainte Vierge.

    Le 11 décembre 1865, Pie IX confiait cette icône – quelque peu oubliée - au supérieur général des rédemptoristes de l’époque, le Père Nicholas Mauron, l’exhortant à « la faire connaître dans le monde entier ». Depuis le 26 avril 1866, après restauration, elle est exposée au culte des fidèles en l’église Saint Alphonse de Rome. Grâce à l’action des missionnaires, cette dévotion s’est répandue dans le monde entier. Même paraît-il dans les Eglises orientales y compris orthodoxes.

  • La clause de conscience en danger

    Le « Comité des droits sociaux européens » a rendu son avis le 18 juin à propos de la réclamation de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe, qui se plaignait, en compagnie des organisations suédoises Provita et KLM (association des médecins et étudiants en médecine chrétiens), du fait qu’en Suède « le personnel médical ne bénéficie pas du droit à l’objection de conscience lors de situations critiques du point de vue de l’éthique telles qu’elles apparaissent notamment en début et en fin de vie ».

    Le Comité… « ne souhaite pas prendre position ».

    Il considère que le nombre d’avortements en Suède n’est pas si élevé qu’on puisse s’inquiéter de l’absence ou non d’un droit à l’objection de conscience (alors que la Suède a l’un des taux d’avortement les plus élevés).

    Le Comité a en fait suivi l’avis du gouvernement suédois, selon lequel la question est théorique car il n’y a aucun cas « où la liberté de conscience ait pu poser problème ». Ce qui est notoirement faux. Mais il ne faut pas contrarier les médecins suédois qui ont déclaré : « Les clauses de conscience sont une menace pour la liberté d’avorter. »

    D’autre part, concernant les avortements sélectifs selon le sexe et le sort des enfants nés à la suite d’avortements tardifs, le . Sur ce point le Comité déclare que « les Etats signataires disposent d’une grande marge d’appréciation pour dire quand commence une vie humaine, et que c’est dès lors à chaque Etat de déterminer, dans cette marge d’appréciation, les conditions dans lesquels le fœtus a droit à la santé... »

    Comme le fait remarquer le vice-président de KLM, « il est très surprenant que le Comité annonce que chaque Etat peut décider quand commence une vie »…

  • Vincent Lambert

    Les avocats des parents de Vincent Lambert ont saisi le 24 juin 2015 la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) d’une demande en révision de l’arrêt du 5 juin.

    1- Il y a dans cet arrêt une grosse erreur de droit.

    2 – Le gouvernement français vient de se contredire par la bouche de Marisol Touraine sur les « volontés » de Vincent Lambert.

    3 – Vincent Lambert déglutit et peut être nourri par la bouche : une preuve vidéo est jointe à la demande de révision.

    A lire sur Gènéthique.