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Le blog d'Yves Daoudal - Page 4

  • L’AfD en pointe

    Evénement en Allemagne : pour la première fois, le parti « populiste » AfD arrive devant la CDU. Sur le plan arithmétique, c’est presque négligeable : il s’agit du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, petit Land de l’est coincé entre la Baltique et la frontière polonaise, dont les électeurs représentent 2% des citoyens allemands. Mais politiquement c’est un séisme. Car c’est le Land natal d’Angela Merkel, et elle y était allée faire campagne personnellement. Et c’est un terrible coin dans le bipartisme allemand que vient d’enfoncer l’AfD, parti créé il y a seulement trois ans, au départ seulement anti-euro, aujourd’hui anti-immigration et anti-islam.

    L’AfD a donc récolté près de 21% des voix, derrière le SPD (30%), tandis que la CDU n’en obtient que 19%.

    Ce qui inquiète encore davantage en Allemagne est que l’AfD, qu’on aimerait qualifier d’extrême droite, prend des voix partout (le SPD a perdu 5 points).

    Prochaine étape : Berlin, le 18 septembre. Il serait curieux que l’AfD puisse faire un score particulièrement important dans la grande ville cosmopolite et décadente. Certains l’annoncent pourtant déjà.

    En un an, sur le plan national, l'AfD est passé de 4 à 14% des intentions de vote. Et dans un an ce sont les législatives fédérales…

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    Les deux principaux dirigeants de l’AfD, Alexander Gauland and Beatrix von Storch (à gauche), avec la tête de liste AfD de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Leif-Erik Holm.

  • Lutte contre l’obésité

    Le surpoids et l’obésité sont en hausse constante. Le gouvernement a décidé d’agir. Que va-t-il faire ? Créer une nouvelle taxe

    Contre l’obésité, un impôt nouveau… Car l’impôt guérit tout et résout tous les problèmes.

    Donc le ministère de l’Économie et des Finances envisage d’imposer une taxe supplémentaire pour tous les produits au-dessus d’un certain contenu calorique.

    Problème : cela touchera en premier lieu les ménages les plus pauvres, dont le budget alimentation représente une part plus élevée, et qui consomment justement davantage de ces produits. « Rien n’empêcherait d’adjoindre à cette taxation une mesure de redistribution (éventuellement une prestation attribuée sous condition de ressources) visant à restaurer le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes », prévoit Bercy.

    Autrement dit on va redonner à ceux qui se goinfrent de produits provoquant l’obésité l’argent qu’on leur a pris pour qu’ils se goinfrent moins. On gardera seulement l’argent de plus riches, qui auront les moyens de continuer à consommer ces produits…

    Donc il ne s’agit pas de lutter contre l’obésité, mais de racler quelques sous supplémentaires…

    Pourquoi ? Parce que les deux taxes qui ont été récemment créées dans le même but (ponctionner de l’argent en faisant croire qu’on s’occupe de la santé) ont un rendement très insatisfaisant : la taxe sur les boissons sucrées et édulcorées a rapporté un peu moins de 400 millions d’euros en 2014, la taxe sur les boissons énergisantes type RedBull, n’a rapporté que 3 millions, alors qu’on en attendait 65 ! Et cela parce que le fabricant a réduit le taux de caféine pour échapper à la taxe. Mauvais joueur…

  • Persécution

    Lu sur le Salon Beige :

    « Le tribunal correctionnel de Carpentras, présidé par M. Selaries, a pris acte, hier, de la constitution de partie civile de l'association Mousse, à l'encontre de Mme Marie-Claude Bompard, pour avoir refusé le 23 août 2013 de procéder au mariage d'un couple en raison de son orientation sexuelle. Une première plainte avait été classée sans suite par le parquet. Hier, le tribunal a fixé à 4000€ le montant de la consignation à verser par l'association dans un délai de 45 jours. La date de jugement a été fixée au 5 janvier prochain. »

    Rappel de l'affaire ici. A noter que Marie-Claude Bompard n'a toujours reçu aucun soutien de la Manif pour Tous sur ce sujet...

  • Diplômes de taqiya

    Certaines universités françaises, depuis l’an dernier, délivrent aux musulmans qui veulent être officiellement imams ou aumôniers dans les hôpitaux et les prisons, un « diplôme universitaire » qui garantit que son possesseur est un musulman républicain pur porc. Enfin, purement... laïque. Et, contrairement à d’autres DU, ceux-là sont subventionnés par l’Etat.

    Naturellement, l’intitulé du diplôme en question, qui est clairement un diplôme de « non-radicalisation », ne fait aucune référence à l’islam. Ainsi à Rennes il s’appelle « Religion, droit et vie sociale ». Bien entendu il est ouvert à tous, mais seuls des musulmans suivent les cours, puisqu’il s’agit d’obtenir un diplôme certifiant que l’on n’est pas radicalisé… A Toulouse il s’appelle « Droit et religions »…

    On apprend qu’en janvier prochain l’Université Paris II-Assas va ouvrir à… Melun, avec le soutien du ministère de l'Intérieur, une classe pour une trentaine d’« étudiants » voulant acquérir un tel diplôme, dont on ne connaît pas encore le nom. Je trouve quant à moi que « diplôme universitaire de taqyia » conviendrait bien.

    « Ces cours devront être un espace de dialogue. Il ne faut surtout pas stigmatiser cette religion (…) Je vais choisir des enseignants représentant différents courants», dit Frédéric Debove, le directeur de l’institut de droit et d’économie de Melun…

  • Saint Laurent Justinien

    Venez, ô vous qui cherchez la paix, qui aimez le bien immuable, qui avez jusqu'ici travaillé en vain, qui êtes accablés sous l'amour de ce monde périssable. Venez, dis-je, et je vous raconterai gratuitement combien de choses Dieu a faites à mon âme. Je vous communiquerai, pour la gloire de Dieu et votre avancement, ce que j'ai perçu secrètement dans le plus intime de mon cœur. J'étais à une époque semblable à vous, cherchant avec un désir inquiet et bouillant la paix dans les choses extérieures, sans la trouver. Enfin, prévenu par la grâce divine, pendant que je travaillais ainsi, une personne très belle, plus resplendissante que le soleil, plus odoriférante que le baume, daigna m'apparaître; j'ignorais absolument son nom. Elle s'approcha, d'un visage gracieux, et d'une voix douce me dit : « O jeune homme, qui devez être aimé en moi, pourquoi répandez-vous votre cœur, et, poursuivant la paix, vous dispersez-vous dans une multitude de choses ? Ce que vous cherchez est en moi; ce que vous désirez, je vous le promets et vous le garantis, si cependant vous voulez m'avoir pour épouse. » A la parole de cette personne, je le confesse, mon, cœur défaillit, et je fus transpercé du trait de son amour. Une certaine joie inaccoutumée remplit mon âme, et tout ce qui est au dedans de moi fut inondé d'une spirituelle allégresse. Dans cet état, comme je souhaitais beaucoup savoir son nom, sa dignité, sa naissance, elle ajouta qu'elle s'appelait et qu'elle était la Sagesse de Dieu, qui, dans la plénitude des temps, pour la réconciliation des hommes, a pris la forme humaine, et, invisible auparavant avec le Père, a pris de sa mère la nature visible, afin d'être plus facile à aimer. Lorsque j'y eus consenti avec une joie immense, elle me donna le baiser de paix et s'en alla. Et alors et depuis, la flamme de son amour s'est accrue, le souvenir en est resté vivant, l'abondance de sa douceur persévère. C'est donc elle que j'aime comme mon épouse, c'est elle que j'embrasse comme mes délices, c'est par elle que j'ai goûté, de quelque façon, le bien de la paix, que je cherchais auparavant. C'est pourquoi je vous exhorte tous avec confiance de courir à elle, sachant qu'elle reçoit avec beaucoup de joie tous ceux qui s'en approchent, qu'elle les enivre du breuvage de la paix, si bien qu'ils ne peuvent plus avoir soif.

    Fasciculus amoris, c. 16

    Cité par Rohrbacher, Histoire universelle de l’Eglise catholique, t.9.

    On trouve sur Google Books son Traité de la spirituelle et chaste alliance du Verbe avec l'âme, dont j’avais cité l’an dernier les magnifiques dernières pages.

  • Une première

    Une première aux Etats-Unis: un candidat à la présidentielle faisant un clip de campagne sur une canonisation.

  • 16e dimanche après la Pentecôte

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    podcast

    (Concert des maîtres de chœur, direction dom Le Feuvre, Fontevraud, juillet 1991)

    Allelúia,Allelúia. Cantáte Dómino cánticum novum : quia mirabília fecit Dóminus. Allelúia

    LE TEXTE
    Chantez au Seigneur un cantique nouveau, Car des merveilles il a faites le Seigneur.
    Ps. XCVII. 1.

    Invitation à louer le Seigneur en action de grâces des merveilles qu’il a faites. Ces merveilles ne sont pas précisées, mais on pense naturellement à celles qui ont été évoquées à l’Epître et que le Graduel vient de chanter : la gloire que le Seigneur dans sa miséricorde fait sortir pour nous de nos tribulation, et sa propre gloire, déjà éclatante pour qui sait la voir, et qui brillera d’un éclat éblouissant, dans la Jérusalem céleste, aux yeux qui auront reçu la puissance de la contempler.

    LA MÉLODIE
    Une invitation à chanter, et qui chante déjà. Quelle admirable vocalise que ce cantate plein de joie, d’entrain, d’élan qui balance ses neumes si souples entre les notes longues. Le mouvement mène tout vers Dóminus qui reçoit une belle nuance de vénération ; mais, juste en passant, car la thésis continue sur cánticum novum de plus en plus paisible.
    Il reprend sur quia au début de la deuxième phrase. Doucement d’abord ; il y a comme un recueillement de l’âme sur ces merveilles qu’elle découvre, d’abord en elle, et tout autour d’elle, jusqu’en l’insondable éternité. A mesure qu’elles sont évoquées, la mélodie s’exalte sur mirabília mais sans retrouver le brillant éclat de cantate ; quelque chose du recueillement demeure jusqu’à la fin, où il est d’ailleurs tout à fait à sa place sur le nom divin.

    Dom Ludovic Baron

    *

    Sur l’évangile de ce dimanche, voir ici.

    Sur les cantates de Bach illustrant l’évangile de ce dimanche, voir ici.

    Sur l’offertoire de ce dimanche, voir ici.

  • Sainte Mère Teresa

    Demain sera canonisée Mère Teresa. C'est l'occasion de relire son message à la conférence internationale de l’ONU sur les femmes qui s’était tenue à Pékin en 1995. Cette conférence avait donné la première définition idéologique subversive du genre, qui allait se répandre dans le monde entier. On sait comment saint Jean-Paul II avait envoyé une personne de confiance donner à Pékin l'avis clair et net de l'Eglise catholique sur la question. De son côté, Mère Teresa avait envoyé un message. Qui disait tout, et qui est plus que jamais d'actualité. Le voici.

    Je prie Dieu qu'il fasse descendre sa bénédiction sur tous ceux et celles qui prennent part à la IVe Conférence mondiale sur la Femme, qui se tient à Pékin à l'heure actuelle. J'espère que cette conférence aidera tous et chacun à comprendre la place très spéciale que la Femme occupe dans le plan de Dieu, et nous amènera à adhérer pleinement à ce plan et à le mettre en œuvre.

    Je dois dire que je n'arrive pas à comprendre pourquoi certains affirment que l'homme et la femme sont exactement les mêmes et qu'ils en viennent même à nier la beauté des différences qui existent entre l'homme et la femme. Les dons de Dieu sont tous également bons mais ils ne sont pas nécessairement les mêmes. Je réponds souvent à ceux qui me disent qu'ils aimeraient pouvoir servir les pauvres comme je le fais : « Ce que je fais, vous n'êtes pas en position de le faire. Ce que vous faites, je ne suis pas en position de le faire. Mais vous et moi ensemble, nous pouvons faire quelque chose de beau pour Dieu. »

    Il en va ainsi des différences entre l'homme et la femme.

    Dieu a créé chacun de nous, chaque être humain, en vue d'une plus grande chose : aimer et être aimé. Pourquoi Dieu nous a-t-il créés, les uns hommes, les autres femmes ? Parce que l'amour d'une femme est l'un des visages de l'amour de Dieu. L'amour d'un homme est un autre visage de ce même amour. L'homme et la femme sont tous les deux créés pour aimer, mais chacun d'une manière différente ; l'homme et la femme se complètent l'un l'autre, et tous les deux ensemble manifestent l'amour de Dieu beaucoup mieux qu'ils ne le pourraient chacun séparément.

    Cette puissance spéciale d'amour qu'ont les femmes n'est jamais plus apparente que lorsqu'elles deviennent mères. La maternité est le don de Dieu fait aux femmes. Comme nous devons être reconnaissants à Dieu pour ce don qui apporte une si grande joie au monde entier, aux hommes comme aux femmes. Et pourtant ce don de la maternité, nous pouvons le détruire, et d'une façon toute spéciale par le mal de l'avortement, mais aussi par celui qui consiste à penser qu'il y a d'autres choses plus importantes que celle d'aimer, que celle de se donner au service des autres : la carrière, par exemple, le travail à l'extérieur du foyer. Aucun travail, aucun plan de carrière, aucune possession matérielle, aucune vision de "liberté" peut remplacer l'amour. De sorte que tout ce qui détruit le don de la maternité, qui est un don de Dieu, détruit le plus précieux des dons faits par Dieu aux femmes, celui d'aimer en tant que femme.

    Dieu nous a dit : « Aimez votre prochain comme vous-mêmes. » De sorte que je dois d'abord m'aimer moi-même, comme il se doit, et ensuite aimer mon prochain de la même manière. Mais comment puis-je m'aimer moi-même si je ne m'accepte pas telle que Dieu m'a faite ? Ceux qui nient la beauté des différences entre l'homme et la femme ne s'acceptent pas tels que Dieu les a faits, et ne peuvent donc pas aimer leur prochain. Ils ne peuvent apporter avec eux que division et malheur et détruire la paix du monde. Par exemple, comme je l'ai souvent affirmé, l'avortement est ce qui détruit le plus la paix du monde aujourd'hui. Et ceux qui veulent absolument que la femme et l'homme soient la même chose sont tous en faveur de l'avortement.

    Au lieu de la souffrance et de la mort, apportons la paix et la joie au monde. À cette fin, nous devons demander à Dieu le don de la paix et apprendre à nous aimer et à nous accepter comme frères et soeurs, enfants de Dieu. Nous savons que l'endroit où l'enfant peut le mieux apprendre à aimer et à prier est la famille, en étant témoin de l'amour et de la prière de son père et de sa mère. Lorsqu'il y a rupture ou désunion dans la famille, les enfants, en grand nombre, grandissent sans savoir ce que c'est que d'aimer et de prier. Un pays où nombreuses sont les familles détruites de cette façon ne peut qu'être exposé à de nombreux problèmes. J'ai souvent été témoin, surtout dans les pays riches, du fait que les enfants cherchent refuge dans la drogue ou autres choses lorsqu'ils en sont réduits à faire face à l'indifférence ou au rejet de leur famille.

    D'autre part, lorsque les familles sont fortes et unies, les enfants sont en mesure de voir dans l'amour de leur père et mère l'amour très spécial que Dieu a pour eux et peuvent ainsi arriver à faire de leur pays un endroit où l'on aime et où l'on prie. L'enfant est le plus beau don que Dieu puisse faire à la famille : il a besoin de son père aussi bien que de sa mère parce que l'un et l'autre manifestent l'amour de Dieu d'une façon spéciale. Une famille qui prie ensemble reste ensemble, et s'ils restent ensemble, ils s'aimeront les uns les autres comme Dieu les a aimés, tous et chacun d'entre eux. Et les œuvres de l'amour sont toujours des œuvres de paix.

    Aussi, gardons tous en nos cœurs la joie d'aimer et partageons cette joie avec tous ceux qui se trouvent sur notre chemin. La prière que j'adresse à Dieu est que tous les délégués, et que toutes les femmes que la Conférence de Pékin cherche à aider, que toutes et chacune d'entre elles, dis-je, en arrivent à faire leur l'humilité et la pureté de Marie afin de pouvoir vivre en paix et en amour les uns avec les autres, faisant ainsi de nos familles et de notre monde un lieu de beauté pour Dieu. Ce qu'il faut, c'est la prière.

    Tout pour la gloire de Dieu et le bien des âmes. Que Dieu vous bénisse tous !

  • Double gag climatique

    Juste avant le sommet du G20 à Hangzhou, l’Assemblée nationale populaire de Chine a « voté », ce matin, la ratification du texte de la COP21. La Chine communiste, plus grand pollueur de la planète, s’engage… à rien, évidemment, à moins de croire que la signature d’un gouvernement fondé sur le mensonge soit fiable…

    Autre gag, Barack Obama, arrivant au sommet, a, comme son homologue chinois, donné à Ban Ki-moon un document de ratification de l'accord. Sauf que cette "ratification" par le seul président est nulle et non avenue en l'absence d'un vote du Congrès.

    « La ratification de la Chine et des Etats-Unis est une formidable nouvelle », réagit Ségolène Royal, qui préside la COP jusqu’au prochain sommet, en novembre...

  • Mohammed anglais

    Si l’on additionne Muhammad, Mohammed, Mohammad et Muhammed, le nom du Prophète a été le premier prénom donné en Angleterre et au Pays de Galles en 2015.

    On peut se demander si c’est bien la peine de sortir de l’UE pour tomber dans l’Oumma…

  • Au Mali…

    L’armée française est-elle toujours au Mali ? En tout cas elle n’y pas éradiqué les jihadistes, qui ont pris, hier, la ville de Boni, en plein centre du pays.

  • Aux Philippines

    Un attentat à la bombe a fait 14 morts et une soixantaine de blessés hier sur un marché de Davao, la plus grande ville (1,5 million d’habitants) – essentiellement catholique - de l’île de Mindanao. L’attentat est certainement l’œuvre des jihadistes d’Abou Sayyaf. Il a été perpétré tout près du lieu où revient chaque semaine le nouveau président des Philippines, Rodrigo Duterte, qui est né à Davao et en a été le maire pendant 20 ans (c’est sa fille qui est maire aujourd’hui).

  • Italo-albanais

    Merci à New Liturgical Movement d’attirer notre attention sur cette vidéo qui relate l’intégralité de la messe de consécration épiscopale de Mgr Giorgio Demetrio Gallaro, le 28 juin dernier à Piana degli Albanese, en Sicile. C’est d’une ampleur d’autant plus impressionnante qu’il s’agit d’une des plus petites Eglises catholiques : l’Eglise grecque-catholique italo-albanaise, qui compte quelque… 60.000 baptisés. Elle a deux éparchies, celle de Piana degli Albanese (ville de 6.000 habitants) en Sicile, l’autre étant Lungro degli Italo-Albanese en Calabre (à quoi s’ajoute le monastère basilien de Grottaferrata près de Rome).

    Il y en a qui savent garder leurs traditions, en plénitude, à travers les vicissitudes de l’histoire…

  • Saint Pie X

    Qui pourrait, en effet, Vénérables Frères, ne pas sentir son âme saisie de crainte et de tristesse à voir la plupart des hommes, tandis qu'on exalte par ailleurs et à juste titre les progrès de la civilisation, se déchaîner avec un tel acharnement les uns contre les autres, qu'on dirait un combat de tous contre tous ? Sans doute, le désir de la paix est dans tous les cœurs, et il n'est personne qui ne l'appelle de tous ses vœux. Mais cette paix, insensé qui la cherche en dehors de Dieu ; car, chasser Dieu, c'est bannir la justice; et, la justice écartée, toute espérance de paix devient une chimère. "La paix est l'œuvre de la justice". Il en est, et en grand nombre, Nous ne l'ignorons pas, qui, poussés par l'amour de la paix, c'est-à-dire de la tranquillité de l'ordre, s'associent et se groupent pour former ce qu'ils appellent le parti de l'ordre. Hélas ! vaines espérances, peines perdues ! De partis d'ordre capables de rétablir la tranquillité au milieu de la perturbation des choses, il n'y en a qu'un: le parti de Dieu. C'est donc celui-là qu'il nous faut promouvoir; c'est à lui qu'il nous faut amener le plus d'adhérents possible, pour peu que nous ayons à cœur la sécurité publique.

    Toutefois, Vénérables Frères, ce retour des nations au respect de la majesté et de la souveraineté divine, quelques efforts que nous fassions d'ailleurs pour le réaliser, n'adviendra que par Jésus-Christ. L'Apôtre, en effet, nous avertit que "personne ne peut poser d'autre fondement que celui qui a été posé et qui est le Christ Jésus". C'est lui seul "que le Père a sanctifié et envoyé dans ce monde", "splendeur du Père et figure de sa substance", vrai Dieu et vrai homme, sans lequel nul ne peut connaître Dieu comme il faut, car "personne n'a connu le Père si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils aura voulu le révéler".

    D'où il suit que tout restaurer dans le Christ et ramener les hommes à l'obéissance divine sont une seule et même chose. Et c'est pourquoi le but vers lequel doivent converger tous nos efforts, c'est de ramener le genre humain à l'empire du Christ. Cela fait, l'homme se trouvera, par là même, ramené à Dieu. Non pas, voulons-Nous dire, un Dieu inerte et insoucieux des choses humaines, comme les matérialistes l'ont forgé dans leurs folles rêveries, mais un Dieu vivant et vrai, en trois personnes dans l'unité de nature, auteur du monde, étendant à toute chose son infinie providence, enfin législateur très juste qui punit les coupables et assure aux vertus leur récompense.

    Or, où est la voie qui nous donne accès auprès de Jésus-Christ ? Elle est sous nos yeux : c'est l'Eglise. Saint Jean Chrysostome nous le dit avec raison : "L'Eglise est ton espérance, l'Eglise est ton salut, l'Eglise est ton refuge".

    C'est pour cela que le Christ l'a établie, après l'avoir acquise au prix de son sang, pour cela qu'il lui a confié sa doctrine et les préceptes de sa loi, lui prodiguant en même temps les trésors de la grâce divine pour la sanctification et le salut des hommes.

    Vous voyez donc, Vénérables Frères, quelle œuvre nous est confiée à Nous et à vous. Il s'agit de ramener les sociétés humaines, égarées loin de la sagesse du Christ, à l'obéissance de l'Eglise; l'Eglise, à son tour, les soumettra au Christ, et le Christ à Dieu. Que s'il Nous est donné, par la grâce divine, d'accomplir cette œuvre, Nous aurons la joie de voir l'iniquité faire place à la justice, et Nous serons heureux d'entendre "une grande voix disant du haut des cieux: Maintenant c'est le salut, et la vertu, et le royaume de notre Dieu et la puissance de son Christ".

    Saint Pie X, encyclique E supremi, 4 octobre 1903

  • Adam et la TOB

    Voilà bien longtemps que je n’ai pas évoqué la TOB (« traduction œcuménique de la Bible) que je lis cette année. C’est qu’il n’y a pas grand chose à en dire, de plus ou de moins que ce que j’ai dit de la Bible Osty ou de la Bible de Jérusalem, puisque ce sont les mêmes principes matérialistes et les mêmes tics de l’esprit moderne qui sont à l’œuvre. Un atout incontestable de la TOB est qu’elle nous épargne les « Yahvé ». Et il lui arrive d’être moins pire que les autres. Il y a même de bonnes surprises. Car les traductions ne sont pas harmonisées. Ainsi le traducteur des livres des Chroniques tranche sur ses confrères, quand à plusieurs reprises il ose affirmer que le texte massorétique n’est pas bon et que ce sont les versions qui sont certainement les plus proches du texte originel…

    Mais ce matin, terminant la lecture de l’Ecclésiastique, selon les indications du bréviaire (la semaine prochaine c’est Job), je suis tombé sur un exemple particulièrement représentatif des conséquences de l’aveuglement volontaire de ces « spécialistes » qui traduisent la Bible en lui refusant absolument tout sens spirituel.

    C’est la fin du chapitre 49 :

    Sem et Seth furent glorieux parmi les hommes, mais au-dessus de tout être vivant dans la création est Adam.

    Et il y a cette note :

    « On ne voit pas bien sur quoi se fonde pour Ben Sira la gloire suprême d’Adam, peut-être sur le fait que, créé le premier, il est exclusivement l’œuvre de Dieu. En tout cas, c’est comme ancêtre d’Israël qu’il figure ici. »

    En fait, quand on ne comprend pas, mieux vaut ne rien dire…

    Le mot grec traduit par “création” est κτίσις. Ce mot veut dire initialement « fondation », donc création, donc créature (son sens le plus fréquent dans la Bible), et aussi, finalement, institutions politiques (dans la première épître de saint Pierre). Il n’est pas faux de le traduire par “création”, mais il a manifestement ici son sens originel : il renvoie à l’acte créateur de Dieu, à la fondation du ciel et de la terre et de ce qui y habite. Ce que la Vulgate a fort bien interprété en traduisant par « in origine ». Dans l’origine. Ce qui coupe court à toute ambiguïté. Et souligne en quoi Adam est au-dessus de toute créature, ce qui est évident pour tout chrétien et pour quiconque lit la Bible sans œillères antireligieuses : il s’agit d’Adam in origine, Adam l’homme parfait, à la parfaite image et ressemblance de Dieu. Adam avant la chute, dont la gloire est infiniment au-dessus de celle de quelque vivant que ce soit. C’est cela, tout simplement, que veut dire, et que dit, l’Ecclésiastique. Mais si l’on ne croit plus au péché originel, on ne comprend même plus cela que derrière un confus et obscur "peut-être"...

  • Dérive

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    Le quotidien turc Aksam (“le Soir”) a accusé le 31 août, en une, le patriarcat œcuménique de Constantinople d’avoir fait partie d’une alliance avec la CIA et Fethullah Gülen pour monter le coup d’Etat manqué contre Erdogan le 15 juillet dernier.

    L’accusation est énorme et montre un nouvelle étape dans la dérive du Sultan.

    Car il ne fait aucun doute que la prétendue « information », authentique attaque antichrétienne, vient du sommet de l’Etat, ou a été publiée en pleine connaissance de la présidence. En effet Aksam est un journal indéfectiblement pro-gouvernemental et son propriétaire est un proche d’Erdogan.

    On rappellera que Aksam a été condamné en avril de cette année pour avoir inventé un complot contre la fille d’Erdogan.

  • Au Pakistan

    Des islamistes ont attaqué très tôt ce matin un ghetto chrétien au nord de Peshawar, dans l’Etat appelé aujourd’hui Khyber-Pakhtunkhwa, naguère « Province de la Frontière-du-Nord-Ouest », territoire pachtoune le long de la frontière afghane. Ils ont été arrêtés par les gardiens, dont un a été tué. L’armée est intervenue immédiatement et au cours d’une fusillade a tué les quatre terroristes qui portaient des gilets explosifs.

    Dans la matinée, deux islamistes se sont fait sauter devant le palais de justice de Mardan, dans le même Etat, faisant au moins 12 morts et 50 blessés.

    Les deux attaques ont été revendiquées par le même groupe taliban qui avait perpétré le massacre du jour de Pâques à Lahore. Il affirme avoir tué « de nombreux infidèles » et ajoute qu'il continuera jusqu'à ce que soit instauré un véritable régime islamique dans le pays.

  • Ovni liturgique

    « Le Pape François a présidé les Vêpres pour la création dans la Basilique Saint-Pierre ce jeudi 1er septembre. »

  • C’est fait

    François a « accepté la démission » de Mgr Mario Oliveri du diocèse d’Albenga-Imperia.

    La plupart des journaux italiens ne sont pas dupes et titrent que l’évêque a été démis par le pape.

    François était tellement pressé de ne plus voir cet évêque trop traditionnel qu’il n’a même pas pu attendre qu’il ait 75 ans : dans trois ans.

    Mais ainsi tout le monde peut voir quelle est la mesquine méchanceté de ce pape.

    Les photos suivantes sont celles de confirmations conférées par Mgr Oliveri le 21 août dernier. (Trouvées sur le Forum catholique, merci à CM de la Rocca.)

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  • Saint Etienne roi de Hongrie

    Extrait de la lettre apostolique adressée par Jean-Paul II au peuple catholique de Hongrie au terme du “Millénaire hongrois”, le 25 juillet 2001.

    Pour l'immense bénéfice du peuple hongrois, la Providence divine a fait que, il y a mille ans, un homme d'une extraordinaire prudence, doté d'un génie extraordinaire et d'une profonde sagesse, reçut du Pape Sylvestre la couronne dont il fut coiffé en la solennité de Noël de l'an mille. En peu de temps, l'Etat hongrois devint indépendant et s'ajouta au nombre des Royaumes d'Europe.

    Etienne accepta la couronne, non pas comme un honneur, mais comme un service : c'est pourquoi, dans toutes les circonstances, il rechercha toujours le bien de la communauté qui lui avait été confiée, que ce soit en organisant et en défendant le Royaume, en promulguant de nouveaux décrets ou en assurant le développement des deux cultures, humaine et divine.

    Le roi Etienne, peu touché par l'attrait des avantages et des succès personnels, après avoir surmonté les fausses promesses de son temps, trouva une source vivante, à laquelle il puisa, fortifiant ainsi son âme pour guider son peuple à travers un service fidèle. Cette source spirituelle est résumée ainsi par un écrivain, avec une concision appropriée : « Se présentant toujours comme s'il se trouvait devant le tribunal du Christ, dont il contemplait la présence avec les yeux intérieurs et un visage tel qu'il inspirait le respect, il démontra qu'il avait le Christ sur les lèvres, le portait dans son cœur et dans toutes ses actions. »

    Au cours de ces mille ans, le roi Etienne est toujours apparu comme un exemple lumineux de vie familiale. Un seul de ses fils, Emeric, arriva à l'adolescence; saint Etienne soigna de façon particulière son instruction et veilla à ce qu'il fût enrichi par la science, alors nécessaire. Avec sollicitude, il se préoccupa de sa formation, pour laquelle il le confia à d'illustres maîtres - parmi lesquels saint Gérard, futur évêque de Szeged-Csanad -, et voulut que soit préparé à son usage un livret qui rapportât ses réflexions et ses règles de vie. Grâce à celles-ci, il prépara son fils de façon à le rendre digne de gouverner le Royaume, tant en vertu de la science que de sa conduite de vie. Mais il mourut jeune et ne put succéder à son père.

    La famille du roi Etienne s'imposa véritablement par sa sainteté. Honorée par sa bienheureuse épouse Gisèle et par son saint fils Emeric, elle put diffuser cette vertu tout au long des générations, au point de faire penser à juste titre que la maison des Arpadiens a donné à l'Eglise d'innombrables saints et bienheureux. Ces splendides lumières du christianisme nous poussent encore afin que, sur un droit chemin, nous suivions les traces du Christ. Dix siècles plus tard, elles représentent encore un avertissement à notre génération, afin que les vertus de la vie familiale soient profondément estimées et que ne soit pas négligée la mission d'éduquer les enfants. C'est pourquoi je répète à juste titre ce que j'ai dit aux hommes de culture et de science à l'occasion de ma visite pastorale en Hongrie : « L'éducation constitue l'un des facteurs les plus importants de la culture humaine. Par ailleurs, l'éducation ne consiste pas seulement dans la transmission aux nouvelles générations d'un résumé concis des conquêtes scientifiques et techniques acquises [...] Mais on doit fournir un effort aussi grand et même plus grand dans le domaine de l'éducation proprement dite [...] Une conception réductrice de l'homme affecte inévitablement l'action éducative. »

    De cet homme, qui gouverna de façon merveilleuse l'Etat, nous rappelons la nature particulière, qui le poussa à affronter avec succès les lourds engagements  liés  à  l'organisation  du Royaume. Les historiens de sa vie rapportent qu'Etienne eut une âme toujours consacrée à la prière et qu'il trouva toujours le temps de prier, bien qu'il fût toujours accablé par les nombreuses affaires du royaume. Cet esprit apparaît dans le Petit Livre sur la formation des coutumes, écrit pour son fils Emeric:  "L'observance de la prière est la plus grande conquête  de  la  santé royale... La prière constante est la purification et la rémission des péchés. Et toi, mon fils, chaque fois que tu te rends au temple de Dieu, fais en sorte d'adorer Dieu avec Salomon, fils du roi, et toi-même, en tant que roi, dis toujours : « Envoie, ô Seigneur, la sagesse du haut de ta grandeur, afin qu'elle soit toujours avec moi et qu'elle œuvre avec moi, afin que je sache ce qui te plaît, en tout temps. »

    • Dans un certain nombre de diocèses français on célèbre aujourd'hui les Martyrs de septembre.

  • Saint Gilles

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    arton841-1f17f.jpgLes reliques de saint Gilles sont revenues dans l’abbatiale qui porte son nom dans la ville du même nom, dans le Gard, le 3 avril dernier, à la faveur du 9e centenaire de l’abbatiale. Celle-ci avait été dévastée par les protestants en 1562, et les reliques de saint Gilles avaient été mises à l’abri à Saint-Sernin de Toulouse.

    Diverses manifestations célébrant cet anniversaire ont eu lieu ou auront lieu. Notamment trois expositions : sur Saint Gilles et la papauté (un pape est même né à Saint-Gilles : Clément IV), sur la réhabilitation du site abbatial, sur le chemin de Saint-Jacques, Saint-Gilles étant une étape de la Via Tolosane.

  • L’assassin du P. Santoro est libre

    Oguzhan Akdin, condamné en 2006 en Turquie à 18 ans et 10 mois de réclusion pour l’assassinat du Père Andrea Santoro, a été libéré.

    Il fait partie des milliers de prisonniers libérés pour laisser la place aux complices du coup d’Etat raté du 15 juillet.

    Il avait tiré deux coups de feu sur le prêtre, à Trabzon, en hurlant le fameux cri des déséquilibrés : « Allahou Akbar ».

    Après tout, ça ne fait qu’un déséquilibré de plus, quoique solitaire, dans la nature.

  • Egypte : la loi sur les églises

    Le Parlement égyptien a approuvé hier, par « plus des deux tiers » des députés, « au bout de quatre heures de débats houleux » selon al-Ahram, la nouvelle loi sur la construction d’églises dans le pays.

    La nouvelle loi est un compromis finalement accepté par l’Eglise copte ainsi que par l’Eglise catholique et les anglicans, au terme d’une négociation serrée, in fine, avec le gouvernement, pour retirer ou atténuer des amendements antichrétiens qui avaient été ajoutés au texte initial.

    La loi stipule dans son article 5 que les gouverneurs des provinces ont l’obligation de répondre dans les quatre mois aux demandes de construction de nouvelles églises, et qu’en cas de rejet ils devront motiver leur décision, et les chrétiens pourront faire appel devant les tribunaux administratifs. (Le texte initial disait seulement que les gouverneurs doivent répondre. Un amendement de la commission des lois a changé le verbe pour souligner que c’est une obligation.)

    L’article 2 continue de soulever des critiques. Il stipule que « la superficie de l’église doit être adaptée au nombre des citoyens appartenant à la communauté chrétienne et prendre en considération la croissance de la population », ce qui est vu comme une restriction. Ce à quoi le ministre des relations avec le Parlement a répondu que c’est simplement pour éviter qu’on veuille « construire une cathédrale dans un petit village ». Mais, justement, cela empêche de construire un grand sanctuaire dans un lieu de pèlerinage, par exemple.

    Cet article dit aussi que la construction des nouvelles églises est autorisée par les gouverneurs « avec la coordination des autorités intéressées ». Cette expression vague pourrait permettre aux forces de sécurité locales de bloquer la construction en invoquant des raisons de sécurité. Le Patriarcat copte orthodoxe a reçu des assurances… verbales qu’une telle disposition ne sera pas appliquée de manière rigide.

    Le parti an-Nour, seul parti salafiste présent au Parlement, a tenté de faire valoir que cette loi était contraire à la Constitution, qui stipule que l’islam est la religion de l’Egypte et que les principes de la charia sont la source principale de la législation. Le ministre a répondu que l’article 235 de la Constitution (révisée) stipule qu’une nouvelle loi sur la construction des églises devra être votée par le Parlement et que cette loi devra garantir aux chrétiens le droit d’exercer librement leurs devoirs religieux…

    En dehors de quelques coptes qui crient à la « farce » et contestent une loi « imposée par le gouvernement », la plupart des chrétiens voient bien que si elle n’est pas parfaite (et comment le serait-elle dans un pays musulman), cette loi est un important pas en avant, qu’ils doivent au président-maréchal Sissi qui a sauvé l’Egypte de la mainmise des Frères musulmans suite au « printemps arabe »…

  • Private joke

    Rappel :

    « Au 31 du moi Daou », comme dit la chanson, c’est aujourd’hui.

    Je lève mon verre de vin breton (l’excellent gros-plant de Christian et Pascale Luneau – publicité gratuite pour ce couple qui fait aussi l’un des deux ou trois meilleurs muscadets) à la santé de tous ceux qui m’avaient appelé ainsi au temps de Présent – particulièrement à ceux qui en ont le plus besoin et qui se reconnaîtront.

  • Saint Raymond Nonnat

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    Saint Raymond Nonnat par Antonio del Castillo, musée Goya de Saragosse. Voici la notice qui l’accompagne, sur le site – en français - du musée :

    Antonio del Castillo, peintre cordouan du premier baroque naturaliste, est l’auteur du tableau de Saint Raymond Nonnat, saint mercédaire du XIIIsiècle qui s’est dédié à la rédemption de saints chrétiens aux mains des musulmans au centre de l’Afrique (1). L’iconographie répond parfaitement à l’esprit de la Contre-Réforme catholique, qui continue dans le baroque, et promeut la dévotion aux saints en tant que médiateurs devant Dieu pour le salut des fidèles. Le tableau, provenant sans aucun doute d’un couvent mercédaire, puis de l’église paroissiale de La Rambla (Cordoue), fut peint par Castillo durant les années 1640, avant la canonisation du saint en 1657. Le naturalisme et les persistances ténébristes sont présents dans cette peinture de saint Raymond, qui porte l’habit avec un scapulaire de l’ordre de la Merced, et avec la doublure ou le revers de l’habit rouge, pour indiquer qu’il avait été nommé cardinal. Sur la tête, il porte la couronne d’épines qu’il reçut du Christ, et sa bouche est fermée par un cadenas que lui posèrent les musulmans dans sa prison d’Algérie, pour qu’il arrête ses prédications. De la main gauche, il tient la palme du martyr, avec les trois couronnes de chasteté, d’éloquence et de martyr. De la main droite, il tient un petit ostensoir, qui fait référence à l’Eucharistie que lui porta un ange avant sa mort.

    (1) C’est-à-dire au rachat des chrétiens captifs des musulmans, non pas au centre de l’Afrique mais sur la côte algérienne. Rachat auquel se consacraient les « mercédaires », à savoir l’ordre de Notre Dame de la « Merced », mal traduit en français par « merci » : il s’agit proprement de la rançon.

    Voir aussi : saint Raymond Nonnat a deux choses à nous dire.

  • Au service de l’islam

    Les socialistes se bousculent pour faire la promotion de l’islam, et j’avoue que je suis toujours étonné de voir des athées vanter une idéologie religieuse totalitaire. Il est vrai que, dans les trois mots que je viens d’écrire, si on enlève celui du milieu, il reste les deux qui caractérisent le socialisme.

    Un bel exemple, parmi tant d’autres, nous est donné par Elsa Di Méo, secrétaire nationale du PS et figure de la politique à Fréjus (où elle est « combattante », selon son compte Twitter). Elle a publié une lettre ouverte à Sarkozy, Juppé et Fillion, qu’elle ne craint pas de présenter comme son « J’accuse », mais oui.

    Il s’agit essentiellement de défendre les musulmans, dont les trois personnalités, accusées de « racisme », ont fait des « boucs émissaires ». Ces « j’accuse » culminent sans doute dans celui-ci :

    Je vous accuse de mener dans la presse et l'opinion publique une campagne abominable contre les musulmans de France pour égarer l'opinion et couvrir vos fautes.

    Diable… Je n’avais pas remarqué. Faut-il avoir une singulière passion pour les musulmans pour voir un Sarkozy, un Fillon, et plus encore un Juppé !, mener contre eux une « campagne abominable »…

    Peut-être aura-t-on un début d’explication si l’on sait que le mari d’Elsa Di Méo est Tarik Belkhodja, qui « a grandi à Alger jusqu’au début de la guerre civile (1992) », et qui est aujourd’hui aussi l’une des personnalités socialistes de Fréjus et du Var, et grand défenseur de la mosquée de Fréjus et des musulmans.

    Sur son compte Twitter, Tarik Belkhodja a répercuté par exemple ceci :

    Il y a autre chose à relever dans la lettre ouverte d’Elsa Di Méo :

    Je vous accuse de mettre à mal les racines historiques de la France : le pacte et les valeurs républicaines.

    Ainsi donc se perpétue ce négationnisme républicain : la France n’existe que depuis la Révolution. Et ici on peaufine le négationnisme : les « racines historiques » de la France sont le « pacte républicain » et les « valeurs républicaines » (en bon français on doit répéter l’épithète, à cause du genre, madame…). Mais une question me taraude, à laquelle personne ne répond : avant la République, avant que la France ait ses racines historiques, il y avait quoi ? La préhistoire ? Le big-bang ?

  • Islam laïque…

    Bernard Cazeneuve a annoncé officiellement hier la création de la Fondation de l’islam de France. Une fondation d’utilité publique, donc laïque, qui sera présidée par le grand dhimmi Jean-Pierre Chevènement, comme il l’avait annoncé lui-même.

    Comme cette fondation ne pourra lever de fonds que pour des réalisations « laïques » (culturelles, socio-éducatives), on lui « adossera » une association cultuelle. Ni l’une ni l’autre ne pourra recevoir de fonds étrangers hors UE. (Que le Qatar et l’Arabie saoudite ne s’inquiètent pas : ils pourront toujours financer l’islamisation, via les innombrables associations cultuelles non sponsorisée par l’Etat.)

    Cette initiative est doublement mauvaise :

    1 – Elle fait croire, une fois de plus, et le ministre insiste lourdement, qu’il peut y avoir un « islam de France » pleinement en phase avec les « valeurs de la République ». Ce qui est un mensonge, et un mensonge qui profite à l’islamisation.

    2 – La séparation entre une fondation et une association cultuelle est inévitable en raison de la loi de 1905, mais c’est aussi un élément majeur de ce mensonge sur la possibilité d’un « islam républicain ». Cette séparation est celle qui permet depuis des années le financement municipal des mosquées : la loi de 1905 interdit de financer la construction des mosquées, mais elle permet toutes les subventions aux associations culturelles. Lesquelles financent les mosquées (où elles sont installées), puisqu’en islam il n’y a aucune distinction entre le cultuel et le culturel.

  • Sainte Rose de Lima

    L'amour divin croissait de jour en jour dans le cœur de Rose, et il plut au Seigneur de rendre visible en diverses circonstances le feu qui la consumait. Une personne qui, par extraordinaire, passa une fois la nuit dans la chambre où couchait la servante de Dieu, vit des rayons lumineux se projeter au milieu des ténèbres. Très étonnée de ce phénomène, elle voulut en connaître la cause. Rose s'était levée sans bruit pour faire oraison, et les rayons aperçus par sa compagne partaient de son visage.

    Combien de fois encore le prêtre qui lui donnait la communion aperçut sa tête entourée d'une auréole brillante ! Le P. Louis de Bilbao attesta qu'en lui présentant la sainte hostie, il avait peine à soutenir l'éclat de son visage qui paraissait en feu.

    Juan de Lorenzana remarqua également qu'un changement merveilleux s'opérait sur ses traits quand elle s'approchait de la sainte Table : « On eût dit, affirmait-il, la tête radieuse d'un corps déjà glorifié. »

    Tout cela se passait avant la communion. Qu'était-ce quand la pieuse vierge possédait dans son cœur Celui qui est venu apporter le feu sur la terre? Aucune expression ne saurait rendre ces choses ineffables. « Quand je communie, dit-elle à un de ses confesseurs, il me semble qu'un soleil descend dans ma poitrine. Voyez ici-bas : le soleil ranime tout par sa chaleur et sa lumière ; il colore les fleurs et fait mûrir les fruits ; ses rayons pénètrent dans les eaux de la mer, ils font miroiter les pierres précieuses sur les montagnes, il réjouit les petits oiseaux, éclaire et t vivifie l'univers. Eh bien ! voilà ce que fait dans mon âme la chair de Jésus-Christ. Elle relève tout ce qui était languissant; sa présence réchauffe, éclaire, illumine. »

    Le pain eucharistique la fortifiait à tel point qu'elle ne prenait généralement aucune autre nourriture de toute la journée. En vain la pressait-on de rompre son jeûne : « La table du Seigneur m'a si bien nourrie, répondait-elle, que je ne puis rien manger. » L'expérience le prouva, une seule bouchée de pain ou quelques gouttes d'eau lui causaient alors d'affreux étouffements. Voilà pourquoi, quand elle communiait chaque jour, pendant l'octave de certaines fêtes, il lui arrivait parfois de passer la semaine entière sans prendre aucun aliment.

    Extrait biographique, par Sœur Marie Ancilla o.p.

  • En Indonésie

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    Un jeune homme de 18 ans a voulu se faire exploser dans l’église Saint-Joseph de Medan, Sumatra, Indonésie, hier pendant la messe. Mais son dispositif n’a pas fonctionné, la mini-explosion de son sac à dos ne provoquant qu’un peu de fumée. Il s’est alors rué sur le prêtre avec un couteau, mais il a été maîtrisé par les fidèles. Le prêtre n’est que légèrement blessé à une main. Dans la poche du jeune homme on a trouvé un dessin du drapeau de l’Etat islamique et la mention « J’aime al-Bagdadi ».

  • Simple

    Aux Pays-Bas, le Parti de la liberté (PVV), c’est-à-dire Geert Wilders (puisqu’il est toujours, semble-t-il, l’unique membre de son parti désormais en tête des sondages…) a publié jeudi dernier son « Projet – Programme électoral PVV 2017-2021 ». Concernant l’islam (texte intégral) :

    « Toutes les mosquées et écoles musulmanes fermées, interdiction du Coran. »