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Le blog d'Yves Daoudal - Page 4

  • LGBT Macronien

    Marik Fetouh va rejoindre l’équipe d’Emmanuel Macron.

    Marik Fetouh s’est fait connaître lorsqu’il a fondé le centre LGBT de Bordeaux. Puis il est devenu adjoint au maire (Alain Juppé), « chargé de l’égalité et de la citoyenneté », pouvant ainsi utiliser les moyens de la municipalité pour la propagande LGBT (et le « vivre ensemble » en général, notamment avec l’islam).

    Comme Macron, il affirme qu’il n’y a pas de culture française.

  • Sainte Scholastique

    Scholastique.jpg

    Céramique de sœur Mercédès, de l’abbaye Sainte-Scholastique de Dourgne. Disponible en carte postale parmi plusieurs autres sur la vie de saint Benoît.

    Saint Grégoire le Grand, Dialogues, 33-34 :

    Grégoire : Qui donc, Pierre, sera plus sublime en cette vie que Paul, lequel, par trois fois, pourtant, a prié le Seigneur pour être délivré de l'aiguillon dans sa chair, et cependant il ne put obtenir ce qu'il voulait ? A ce propos, il faut que je te raconte ce qui est arrivé au vénérable Père Benoît, car il y a une chose qu'il voulut faire mais qu'il ne put accomplir.

    En effet sa sœur, qui s'appelait Scholastique, consacrée au Dieu tout-puissant depuis sa plus tendre enfance, avait pris l'habitude de venir vers lui une fois par an et l'homme de Dieu descendait vers elle, au-delà de la porte, mais pas loin, dans la propriété du monastère. Or, un certain jour, elle vint comme à l'accoutumée et son vénérable frère, accompagné de ses disciples, vint vers elle. Ils passèrent tout le jour dans les louanges de Dieu et dans de saints entretiens et, tandis que les ténèbres de la nuit commençaient à s'étendre sur la terre, ils prirent ensemble leur nourriture. Comme ils étaient encore à table et que leurs saints entretiens se prolongeaient, l'heure se faisant plus tardive, la sainte moniale, sa sœur, lui fit cette demande : "Je t'en prie, ne me laisse pas cette nuit, mais reste jusqu'au matin pour que nous puissions parler encore des délices de la vie céleste. Il lui répondit : "Que dis-tu là, ma sœur ? Passer la nuit hors de la cellule ! Je ne le puis nullement."

    Or la sérénité du ciel était telle qu'aucun nuage n'apparaissait dans les airs, mais la sainte femme de moniale, après avoir entendu les paroles négatives de son frère, joignit ses doigts, posa les mains sur la table et elle s'inclina, la tête dans les mains, pour prier le Seigneur Tout-puissant. Comme elle relevait la tête de dessus la table, éclairs et tonnerre éclatèrent avec une telle force et l'inondation fut telle que ni le vénérable Benoît, ni les frères qui l'accompagnaient ne purent mettre le pied dehors et franchir le seuil du lieu où ils siégeaient. C'est que voilà ! La sainte moniale, en inclinant la tête dans ses mains, avait répandu sur la table des fleuves de larmes qui, dans un ciel serein, avaient attiré la pluie. Et ce n'est pas un peu plus tard, après la prière, que l'inondation s'ensuivit mais il y eut une telle concomitance entre prière et inondation qu'elle leva la tête de la table alors que le tonnerre éclatait déjà, à tel point que lever la tête et faire tomber la pluie, cela se produisit en un seul moment.

    Alors, au milieu des éclairs, du tonnerre et de cette formidable inondation de pluie, voyant qu'il ne pouvait retourner au monastère, contrarié, il commença à se plaindre en disant : "Que le Dieu Tout-puissant te pardonne, ma sœur, qu'as-tu fait là ?" Elle lui répondit : " Eh bien, voilà ! Je t'ai prié et tu n'as pas voulu m'écouter. J'ai prié mon Seigneur et lui m'a entendu. Maintenant, si tu le peux, sors donc, abandonne-moi et retourne à ton monastère." ... Mais ne pouvant quitter l'abri du toit, lui qui n'avait pas voulu rester spontanément, demeura sur place malgré lui et ainsi se fit-il qu'il passèrent toute la nuit à veiller et que dans un échange mutuel, ils se rassasièrent de saints entretiens sur la vie spirituelle.

    Je t'avais bien dit qu'il avait voulu une chose mais n'avait pu l'accomplir, car si nous considérons l'état d'esprit de cet homme vénérable, il est hors de doute qu'il aurait désiré ce temps serein qu'il avait eu pour descendre, mais à l'encontre de ce qu'il voulait, il se trouva confronté à un miracle sorti d'un cœur de femme avec la force du Dieu tout-puissant. Pas étonnant qu'en cette circonstance, une femme qui désirait voir longuement son frère ait prévalu sur lui. En effet, selon la parole de saint Jean : "Dieu est amour", c'est par un juste jugement que celle-là fut plus puissante qui aima davantage.

    Pierre : Je l'avoue, ce que tu dis là me plaît beaucoup.

    *

    Or, comme le lendemain, la vénérable femme retournait à sa propre cellule, l'homme de Dieu revint au monastère. Et voici que, trois jours après, étant en cellule, levant les yeux au ciel, il vit l'âme de sa sœur, sortie de son corps, pénétrer sous la forme d'une colombe dans les secrets du ciel. Et lui, se réjouissant pour elle d'une si grande gloire, rendit grâces au Dieu Tout-puissant avec hymnes et louanges et il fit part de sa mort aux frères.

    Puis il les dépêcha pour faire venir son corps au monastère et le placer dans la sépulture qu'il s'était préparée pour lui-même. De la sorte, il arriva que ceux dont l'esprit avait toujours été uni en Dieu sur la terre, ne furent pas séparés corporellement même dans la tombe.

  • Tistou transgenre

    Les 3, 5 et 10 mars, l’Opéra de Rouen propose Tistou les pouces verts, un « conte lyrique » en un acte d’Henri Sauguet, sur un livret de Jean-Luc Tardieu d’après le livre de Maurice Druon.

    Comme il est d’usage depuis hélas fort longtemps maintenant, le conte est détourné, et on le « relit » à la lumière des idéologies, à savoir le marxisme-léninisme, qui n’a jamais quitté la scène, et maintenant l’idéologie du genre. Donc, forcément, le petit garçon Tistou est une fille déguisée en garçon par ses parents qui sont d’horribles bourgeois « rigides » et Tistou ne réussit pas à l’école « parce que cette dernière n’est qu’un instrument de propagande servant à formater les esprits et à perpétuer l’ordre établi et ses iniquités ». Puis Tistou « découvre les inégalités, les mécanismes d’oppression, les injustices de cet ordre social en apparence parfait, cautionné et entretenu par la classe dirigeante »… « Cette prise de conscience est cruciale dans la formation de Tistou car elle ouvre la voie au questionnement de l’ordre établi et à une volonté d’émancipation par rapport au système totalitaire qui régit les rapports sociaux. Le message humaniste, écologiste et pacifiste que porte Tistou ne cesse d’être actuel. »

    Cette relecture grotesque est ignoble en ce sens qu’elle porte atteinte à la mémoire de Maurice Druon, et du cher Henri Sauguet qui fut longtemps président, et président actif, d’Una Voce.

    En dehors de cela, ce ne serait que d’une affligeante banalité… s’il ne s’agissait pas d’un opéra pour enfants. Et que les écoles, y compris catholiques, vont y envoyer les enfants. Pour un bourrage de crâne des pires idéologies. « Dès 6 ans »… 

    On remarquera aussi qu’il faut lire la notice du metteur en scène pour découvrir la perversité du spectacle. Dans le programme de la saison, Tistou est présenté normalement :

    Teinté d’humour et de poésie, cet opéra d’Henri Sauguet raconte les aventures d’un petit garçon qui pose un regard neuf sur la vie. Parce qu’il s’endort à l’école, Tistou suit les leçons de Monsieur Moustache, le jardinier de ses parents, et découvre qu’il a un don, celui de faire pousser des fleurs. Une aventure à vivre en famille !

    Le double langage est patent. C’est celui du père du mensonge.

  • La science au service de la propagande

    A moins d’être un spécialiste des arcanes de l’UE, vous ne connaissez certainement pas le « Mécanisme de Conseil Scientifique ».

    C’est un groupe de scientifiques établi en 2015 par la Commission européenne pour donner des avis. Vous ne le connaissez pas, parce que depuis sa création le « Mécanisme » s’est essentiellement occupé « d’expliquer aux fonctionnaires de la Commission comment obtenir une contribution du mécanisme dans leurs propositions pour de nouvelles politiques ». Sic. Le propos est de Carlos Moedas, le commissaire européen à la Recherche, à l’Innovation et la Science. C’est ainsi qu’en plus d’un an d’existence le « Mécanisme » n’a publié qu’un seul avis, passé inaperçu (et seulement en anglais, évidemment) : « Closing the gap between light-duty vehicle real-world CO2 emissions and laboratory testing ». Ce qui doit vouloir dire à peu près : en finir avec le fossé entre les émissions de CO2 des véhicules légers dans le monde réel et les tests de laboratoire.

    Mais désormais le « Mécanisme », qui semble avoir réussi au bout de 15 mois à expliquer aux fonctionnaires comment ils peuvent utiliser ses services, va passer à la vitesse supérieure, promet Carlos Moedas.

    Pour quoi faire ? Ben tiens : « pour contrer le populisme et les fausses informations ». En plaçant la « preuve scientifique au cœur de l’élaboration des politiques de la Commission européenne ».

    En bref, il faut mettre la science au service de la propagande, afin de pouvoir montrer aux citoyens que ce que l’on impose est « scientifique ». Où sont-ils allés chercher cela ? Oh… pas bien loin. Cela avait été institutionnalisé en Union soviétique… L’UE continue, laborieusement, d’imiter la défunte URSS…

    Le long article d’Euractiv se termine de façon caricaturale. Car pour montrer à quel point l’expertise scientifique est nécessaire pour expliquer les bonnes décisions, il souligne un acquis récent de la science : au temps d’Ebola, du changement climatique, et d’internet, « la souveraineté ne veut plus rien dire », « la notion même de souveraineté nationale est renversée ». Et toc. Ça c’est de la science en action, comme aurait dit ce cher Lyssenko.

  • Sans appel

    Après le décret Trump interdisant temporairement l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays musulmans, et la condamnation vive et unanime de ce décret par les dirigeants et l’intelligentsia de l’UE et des pays européens dominants, Chatham House, qui est « l’Institut royal des affaires internationales », a voulu savoir ce qu’en pensaient les citoyens européens :

    « Nous appuyant sur un nouveau sondage, et unique, de Chatham House auprès de plus de 10.000 personnes de 10 Etats européens, nous pouvons donner un éclairage nouveau sur ce que les gens pensent des migrations en provenance de pays musulmans. Nos résultats sont frappants et donnent à réfléchir. Ils indiquent que l'opposition à toute migration supplémentaire en provenance des Etats majoritairement musulmans n'est en aucun cas limitée à l'électorat de Trump aux États-Unis, mais est assez répandue. »

    C’est le moins qu’on puisse dire :

    Chatham.jpg

    Etes-vous d’accord avec cette affirmation : « Toute nouvelle immigration de pays majoritairement musulmans doit être stoppée » ?

    En bleu : oui. En vert : sans opinion. En rouge : non.

    Un bel exemple du fossé, du gouffre, entre gouvernants et gouvernés…

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  • Saint Cyrille d’Alexandrie

    Père théophore, te voyant vainqueur des passions funestes et dominant les raisonnements de la chair, le Christ, Cyrille, te donna de présider l'Eglise de Dieu.

    Ayant hérité comme enfant bien-aimé la vertu paternelle de Marc, tu en devins le successeur sur son trône, suivant pas à pas l'Evangéliste divin.

    Comme brebis tu fus mené par le Christ et comme pasteur tu menas ton troupeau, le nourrissant de tes paroles en abondance, cet aliment spirituel, comme sur le pré fleuri de la grâce.

    De toutes tes forces tu as renversé, Cyrille, tout le savoir orgueilleux élevé contre le Christ et sa divine Mère, cette impiété de Nestorius distinguant le fils de la Vierge du Fils de Dieu, et la confusion des natures que les Acéphales proposaient.

    Sous la lumière de la grâce et par la force de l'esprit, bienheureux Père, ayant confessé la Trinité comme consubstantielle et le Fils comme Dieu incarné, toi le défenseur de la Mère de Dieu, tu es glorifié maintenant dans les cieux.

    Père digne de nos chants, abaisse ton regard bienveillant sur tes chantres, accorde la victoire à ceux qui sont marqués du signe de la Croix; relève par tes prières le front des croyants, éclaire ceux qui magnifient ton souvenir.

    Liturgie byzantine, matines, odes 4 et 9.

  • Contre “Jésus le Messie”

    Il a fallu attendre la dixième réunion du Forum Jésus le Messie (calqué sur l’arabe Iassou al-Massih : Jésus-Christ) pour que l’artillerie islamo-dhimmie se réveille et dénonce une immonde entreprise de conversion des musulmans par des chrétiens dont plusieurs – horreur – sont des musulmans convertis - à commencer par l’homme qui est à l’origine du Forum, notre ami Mohammed-Christophe Bilek (fondateur également de Notre Dame de Kabylie, et chroniqueur à Reconquête).

    Mais ce n’est pas un hasard si c’est la réunion de Lyon qui déclenché le tir de barrage islamo-chrétien : c’est la ville de Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée, sorte de pape de l’islam dit « modéré », grand ami et compagnon de prière du cardinal Barbarin ; et c’est la ville de Christian Delorme, pape du dialogue islamo-chrétien et du vivre ensemble en dhimmitude.

    Ainsi le « Père » Christian Delorme a-t-il osé déclarer :

    Ce Forum instrumentalise des convertis pour mener une irresponsable campagne de dénigrement de l'islam.

    Et le très doux et très modéré Kamel Kabtane :

    On a l’impression de revenir au temps des croisades.

    Car ces braves gens-là voudraient tout simplement interdire aux musulmans d’entendre parler du Christ et de se convertir (comme dans les pays musulmans) et de se former pour annoncer la Bonne Nouvelle à leurs anciens coreligionnaires…

  • Contre “Jésus le Messie”

    Il a fallu attendre la dixième réunion du Forum Jésus le Messie (calqué sur l’arabe Iassou al-Massih : Jésus-Christ) pour que l’artillerie islamo-dhimmie se réveille et dénonce une immonde entreprise de conversion des musulmans par des chrétiens dont plusieurs – horreur – sont des musulmans convertis - à commencer par l’homme qui est à l’origine du Forum, notre ami Mohammed-Christophe Bilek (fondateur également de Notre Dame de Kabylie, et chroniqueur à Reconquête).

    Mais ce n’est pas un hasard si c’est la réunion de Lyon qui déclenché le tir de barrage islamo-chrétien : c’est la ville de Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée, sorte de pape de l’islam dit « modéré », grand ami et compagnon de prière du cardinal Barbarin ; et c’est la ville de Christian Delorme, pape du dialogue islamo-chrétien et du vivre ensemble en dhimmitude.

    Ainsi le « Père » Christian Delorme a-t-il osé déclarer :

    Ce Forum instrumentalise des convertis pour mener une irresponsable campagne de dénigrement de l'islam.

    Et le très doux et très modéré Kamel Kabtane :

    On a l’impression de revenir au temps des croisades.

    Car ces braves gens-là voudraient tout simplement interdire aux musulmans d’entendre parler du Christ et de se convertir (comme dans les pays musulmans) et de se former pour annoncer la Bonne Nouvelle à leurs anciens coreligionnaires…

  • Au Pakistan

    L’Assemblée nationale du Pakistan a adopté lundi une série d’amendements à sa législation pénale. Dans laquelle on trouve quelques petites choses en faveur des minorités, donc des chrétiens.

    Mentionnant explicitement les les minorités, la sanction pour celui qui « emploie délibérément des mots qui heurtent les sentiments religieux » est portée à trois ans de prison (contre un actuellement) et une amende de 500.000 roupies (elle n’était pas précisée jusqu’ici).

    Le mariage avec une fille qui n’a pas l’âge de se marier est puni d’une peine de prison qui ne peut être inférieure à cinq ans et une amende pouvant aller jusqu’à de un million de roupies. Ceci concerne d’abord les enlèvements de jeunes filles chrétiennes (ou hindoues) par des musulmans riches et influents bénis par les imams (puisque la jeune fille se « convertit » avant de se « marier »).

    Il est spécifié (c’est une première) que le lynchage par un groupe organisé ou une foule qui se fait justice elle-même est illégal. (Les victimes sont toujours des chrétiens, en général pour une rumeur de « blasphème ».)

    La sanction à l'encontre de quiconque donne de fausses informations à la police est portée de six mois maximum à sept ans au cas où l'infraction sur laquelle des renseignements ont été donnés est passible de la peine de mort et cinq ans si elle est punie d'emprisonnement à perpétuité. Ceci fait à l’évidence allusion aux accusations de blasphème portées contre les chrétiens (passibles de la peine de mort s’il s’agit de Mahomet ou de la perpétuité s’il s’agit du Coran). Ce serait donc une façon d’amender un peu les lois sur le blasphème sans le dire.

    Mais la loi doit encore être signée par le président…

  • Démasqué !

    digos_lbs.jpg

    La police italienne antiterroriste, au terme d’une enquête éclair et grâce à des images de vidéosurveillance, a identifié le coupable de l’horrible délit d’opinion.

  • Le lycée Averroès

    Le tribunal correctionnel de Nanterre a relaxé Soufiane Zitouni, poursuivi pour diffamation par le lycée musulman Averroès pour une chronique publiée dans Libération où il accusait le lycée de double-jeu : faisant semblant d’un côté d’être pleinement intégré dans la République mais distillant en même temps l’idéologie salafiste.

    Le tribunal estime que « le double langage et la confusion entre religieux et éducation, dénoncés par Soufiane Zitouni, sont constitués », dit l’avocat.

    Ben oui… c’est même constitutif de l’islam…

    Voir ce que je disais de l’affaire à l’époque.

  • Betsy DeVos

    Pour la première fois dans l’histoire des Etats-Unis d’Amérique, le vice-président a dû voter pour qu’un ministre soit confirmé par le Sénat.

    Il s’agissait hier de confirmer la nomination par Donald Trump de Betsy DeVos comme ministre de l’Education. Un choix audacieux, car Betsy DeVos est connue comme une militante de la liberté scolaire absolue : elle veut établir le chèque éducation permettant le libre choix de l’école, y compris l’école à la maison.

    Naturellement, l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), lobby laïciste de la culture de mort présenté chez nous comme « la plus grande association de défense des droits civiques aux Etats-Unis » a fait campagne contre la nomination de Mme DeVos dont le travail dans le Michigan a porté sur un « soutien accru aux écoles privées sans prendre en compte les dommages causés sur les écoles publiques »… Sic.

    Jusque dans les rangs républicains (on est pour les libertés mais faut pas exagérer) Betsy DeVos était contestée. Finalement, le Sénat s’est prononcé par 50 voix pour et 50 voix contre (deux sénateurs républicains ayant donc voté contre). En cas d’égalité c’est le vice-président des Etats-Unis qui fait la différence. Mike Pence a donc voté pour Betsy DeVos.

  • Le plus bref bréviaire

    Le site New Liturgical Movement fait part d’une amusante découverte. Il s’agit d’un texte publié dans The Monthly Magazine, publié à Londres, vol. XI, premier semestre 1801, qui est une méchante blague anticatholique :

    abridgment.jpg

    Abrégé du bréviaire par les jésuites

    Il est bien connu que l’église Papiste enjoint à ses prêtres de réciter quotidiennement le bréviaire, qui consiste en une longue collection de prières et de psaumes, et légendes, etc., etc., appelés matines, laudes, vêpres, etc. Mais pour les soulager de ce fardeau, on a découvert qu’on pouvait lui substituer ce qui suit, qui fait honneur au génie de son inventeur. C’est copié d’une feuille imprimée trouvée dans un vieux bréviaire qui avait appartenu aux jésuites.

    Comme je crains que nombre de mes lecteurs connaissent moins le latin que les protestants de 1801, je traduis aussi le texte du « bréviaire jésuite » :

    Rite très bref de récitation du bréviaire.

    D’abord on dit le Pater et l’Ave, puis : a.b.c.d.e.f.g.h.i.k.l.m.n.o.p.q.r.s.t.u.w.x.y.z.

    ℣. Avec tout cet alphabet – alléluia
    ℟. est composé tout le bréviaire – alléluia.

    Prions. Ô Dieu, qui as voulu qu’avec vingt-quatre lettres soient composés toute la Sainte Ecriture et ce bréviaire, joins, disjoins, fais, dispose, reçois de ces vingt-quatre lettres matines avec les laudes, prime, sexte, none, les vêpres et les complies. Par le Christ notre Seigneur.

  • Mystérieux

    Le pape a « accepté la démission » de Mgr Maroun Lahham de son poste de vicaire patriarcal du patriarcat latin de Jérusalem pour la Jordanie.

    Cela a été annoncé par le Vatican, et aussitôt après par le patriarcat, sans le moindre commentaire.

    Mgr Maroun Lahham a 68 ans. Il avait été nommé évêque de Tunis par Benoît XVI, qui avait érigé peu après le siège de Tunis au rang d’archevêché. Puis Mgr Lahham avait été rappelé en Jordanie (son pays natal) pour devenir vicaire patriarcal. Il était clair alors qu’il allait prendre la succession du patriarche Fouad Twal. Mais, lors de la démission de Mgr Twal pour limite d’âge, François a nommé… un administrateur apostolique chargé de préparer l’élection d’un nouveau patriarche. Lequel est un prêtre italien, Pierbattista Pizzaballa, qu’on s’est empressé de faire évêque. Ce qui a provoqué les réactions de ceux qui s’étaient habitués à ce que Rome nomme des prêtres autochtones à la tête du patriarcat.

    Fallait-il se débarrasser de Mgr Lahham pour faire « élire » le candidat de François (à savoir Pizza-ballot) ?

  • Ordination de femmes

    Il est très dommage qu’aucun texte de Sandro Magister ne soit désormais traduit en français. Hier, il attirait l’attention sur un article de la Civilta Cattolica, revue dirigée par Antonio Spadaro, grand ami du pape, et dont tous les articles sont validés par le Saint-Siège avant publication.

    Or la Civilta Cattolica vient de publier un texte, signé Giancarlo Pani (un jésuite, forcément), qui explique que le développement de la place des femmes dans la société rend incompréhensibles les raisons qui justifiaient leur « exclusion » du sacerdoce. Et ce jésuite de reprendre le grand refrain de François sur l’Esprit qui guide l’Eglise et suggère de nouvelles perspectives…

  • Prions pour les musulmans (pas pour les chrétiens)

    A la fin de son audience ce metin, le pape a dit :

    « Et en parlant des migrants chassés, exploités, je voudrais prier avec vous, aujourd’hui, particulièrement pour nos frères et sœurs Rohingya qui sont chassés de Birmanie et qui fuient d’un lieu à un autre parce que personne ne veut d’eux. Ce sont de bonnes personnes, des gens pacifiques. Ils ne sont pas chrétiens, ils sont bons, ils sont nos frères et nos sœurs ! Et cela fait des années qu’ils souffrent. Ils sont torturés, tués, seulement parce qu’ils maintiennent leurs traditions, leur foi musulmane. Prions pour eux. je vous invite à prier pour eux notre Père qui est au Ciel, tous ensemble, pour nos frères et sœurs Rohingya : Notre Père… »

    Il l’avait déjà fait en 2015.

    Il n’a jamais parlé des chrétiens persécutés en Birmanie. Il n’a jamais évoqué les massacres de Karen ni la guerre menée actuellement par l’armée birmane contre les Kachin. Il n’a pas parlé de la destruction d’une église catholique en décembre dernier, ni de l’arrestation de chrétiens qui ont simplement osé protester.

  • Saint Jean de Matha

    Matha.jpg

    Signum Ordinis Sanctae Trinitatis et Captivorum.

    Vision de saint Jean de Matha : le Christ et deux captifs. Mosaïque de l’ancien hôpital trinitaire Saint Thoma à Formis de Rome, vers 1210.

    Texte du P. Loïc, o.ss.t, de la « Maisonnée de Saint-Cyr »:

    L’ordre de la Très Sainte Trinité pour la Rédemption des captifs a été fondé par Saint Jean de Matha en 1198. Né en Provence, maître en théologie à Paris et proche de l’Abbaye de Saint Victor, il cherchait intensément la volonté du Seigneur. Celui-ci lui apparut au cours de l’Eucharistie, occupé à libérer deux captifs. Une mosaïque représente la scène, réalisée à Rome du vivant de notre saint. Jean de Matha se retira alors avec d’autres ermites à Cerfroid, non loin de Meaux. La petite communauté se mit de tout cœur à suivre le Seigneur, dans la pauvreté, l’humilité, la prière, le partage.

    On élabora une règle de vie. Les frères en maisonnée devaient réserver le tiers de leurs ressources au rachat des captifs, et partager le reste avec les pauvres. Le pape Innocent III approuva la règle.

    Les frères partirent en Afrique du Nord et ramenèrent de nombreux esclaves. Ils portaient une croix rouge et bleue, aperçue lors de l’apparition. Du vivant de Saint Jean de Matha, jusqu’en 1213, une vingtaine de « maison de la Trinité et des captifs » furent ouvertes.

    L’ordre se répandit dans toute l’Europe. Des confréries de laïcs se constituèrent pour préparer par la prière, la pénitence et la charité des voyages de rédemption. Tous les deux ou trois ans, quelques frères qualifiés étaient envoyés en ambassade dans les lieux de bagnes.

    A travers les difficultés qu’on imagine, ils ramenaient leurs frères en liberté, rachetés par Celui qui dit : « Je ne vous appelle plus serviteurs, je vous appelle mes amis car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître. » (Jn,15,15) Ils retrouvaient leur vie de fils de Dieu, souvent pris en charge dans les Hôtel-Dieu  trinitaires, autour desquels se constituèrent parfois des congrégations féminines, comme à Meaux.

    Au XVIe et XVIIe siècles, Saint Simon de Rojas et Saint Jean-Baptiste de la Conception redonnèrent à l’ordre son élan primitif.

    Malheureusement, bien que l’un des captifs de la vision, libéré par le Christ, ait été africain, les Trinitaires n’œuvrèrent pas contre la traite africaine. Les à-coups politiques les affaiblirent. La disparition de leur apostolat traditionnel en méditerranée les amenèrent à se tourner vers les missions : au XIXe siècle, c’était un apostolat de la marge, comme celui du XIIe. Il s’agissait  d’apporter le Christ  et sa libération à ceux qui n’étaient pas en mesure de le recevoir.

    Aujourd’hui encore, les deux esclaves arrachés des fers, dans la vision de Saint Jean de Matha, représentent les hommes de partout, plongés sans espérance de salut dans de grandes souffrances, atteints dans les profondeurs de leur humanité, mutilés dans leur vocation de fils au point d’en oublier le Père. Les trinitaires, pendant huit cents ans, ont été envoyés au devant d’hommes captifs de situations déshumanisantes. Ils rejoignirent ce que voulait Saint Jean de Matha : faire rencontrer Dieu dans les réalités de mort, qu’il s’agissait de rejoindre pour y lutter d’espérance, comme un pauvre.

    On connait Saint Jean de Matha par les données historiques : le contexte religieux et social de son époque (qui est celle aussi de Saint Dominique et de Saint François) ; sa règle primitive, élaborée et soumise au pape Innocent III ; les bulles faisant état de ses fondations sur le pourtour méditerranéen, au contact du monde musulman ; la mosaïque représentant son expérience mystique primitive ; deux récits des premières générations trinitaires relatant  son cheminement spirituel et la fondation de l’ordre. Mais, surtout,  son charisme est vivant : don de Dieu, il habite et anime les religieux de chaque époque. C’est lui qui fait connaître et comprendre de l’intérieur le prêtre et le religieux que fut Saint Jean de Matha. Bien connu à travers les nombreux voyages de rédemption opérés par ses frères jusqu’à la fin du XVIIIe siècle (en 1785, encore…), c’est dans la vie des saints de son ordre, religieux, religieuses et laïcs, qu’il nous parle aussi. Au début du 19e siècle, par exemple, la Bienheureuse Anne-Marie Taïgi, à Rome, mère de famille et mystique, a ramené à la foi et à l’amour son mari et ses enfants. Elle illustre par sa vie la transposition, aux défis du moment, de la communion à la Sainte Trinité, source de rédemption des captifs. A travers la famille spirituelle de Saint Jean de Matha, on perçoit et reçoit aujourd’hui la grâce  de la charité rédemptrice trinitaire qu’il reçut en propre.

    Le 31 juillet 1665, le cardinal vicaire de Rome rend un décret constatant le culte accordé de temps  immémorial à Jean de Matha et à Félix de Valois, sentence confirmée par la Sacrée Congrégation des rites le 14 aout 1666 et par le pape Alexandre VII le 21 octobre. La fête du fondateur de l’Ordre de la Très Sainte Trinité est le 17 décembre, anniversaire de sa mort, à Rome, en 1213. Ses reliques sont vénérées au couvent trinitaire de Salamanque, en Espagne, pays de la réforme de l’ordre, au XVIIe Siècle, par Saint Jean-Baptiste de la Conception.

    Fr. Loic, o.ss.t.

    Sur la résurrection de l’ordre en France, voir ici, et leur site.

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  • Polonophobes

    Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne, continue le combat contre la Pologne. Il a répété hier que l’UE pourrait suspendre le droit de vote de la Pologne si elle ne veut pas respecter l’état de droit. Et il espère que Angela Merkel, qui est ce mardi à Varsovie, va convaincre les dirigeants polonais d’« adhérer aux valeurs fondamentales sur laquelle repose l’ensemble de l’UE et de l’Europe ». Sic.

    Qu’y a-t-il donc de nouveau pour que la Commission européenne s’énerve ? Rien.

    Et puisque la Hongrie n’a pas changé d’avis non plus, il est toujours impossible qu’il y ait un nécessaire vote à l’unanimité pour retirer ignominieusement son droit de vote à la Pologne.

    Euractiv, qui rapporte la sortie de Jyrki Katainen, souligne que Jaroslaw Kaczynski dans une interview « salue chez Donald Trump sa volonté de ne pas se mêler des affaires des autres pays ». Ah oui, ça c’est grave…

  • L’Egypte change

    La Cour constitutionnelle égyptienne a déclaré inconstitutionnel un article de la loi sur l’Administration qui affirme que les salariés musulmans ont le droit de prendre un mois de congés payés pour effectuer le pèlerinage à La Mecque. Cet article, dit la Cour, est contraire à l’égalité des droits et des devoirs de tous les citoyens affirmée par la Constitution. La déclaration d’inconstitutionnalité fait explicitement référence à l’inégalité que la loi introduit entre les citoyens musulmans et les chrétiens, auxquels devrait être garantie une possibilité de congés payés analogue pour se rendre en pèlerinage à Jérusalem…

  • L’islam et la famille

    En janvier dernier, le président al-Sissi avait annoncé un projet de loi permettant de limiter la pratique du divorce verbal, qui permet au musulman de répudier sa femme verbalement et sans témoin (ou, de plus en plus, par SMS…). Le président s’alarme en effet du nombre des divorces en Egypte : aujourd’hui 40% des mariages sont rompus dans les cinq ans. Il a demandé le 24 janvier au grand imam d’al-Azhar ce qu’il en pensait, et celui-ci s’est dit d’accord pour qu’une loi rende le divorce légal seulement s’il est fait en présence d’un maazoun, imam spécialisé dans les mariages et les divorces. Ce qui est précisément l’objet du projet de loi. Mais le « conseil des anciens » d’al-Azhar, le 5 février, a rejeté ce projet et confirmé la validité du divorce verbal, pratique qui remplit les conditions posées par la loi islamique et introduite dès l’époque du prophète Mahomet… Le conseil des anciens appelle toutefois les hommes qui répudient leur épouse par le biais d’une simple déclaration orale à communiquer le divorce en question aux autorités compétentes, afin, dit-il, que soient protégés les droits de la femme et des enfants prévus par la loi islamique…