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Le blog d'Yves Daoudal - Page 4

  • CQFD

    Au cas où certains ne comprendraient toujours pas ce que la gauche appelle « laïcité », le maire de Lyon (flamboyante pastèque) met les choses au point : mardi, il a refusé de participer à la cérémonie traditionnelle du « Vœu des échevins » à la basilique de Fourvière ; le lendemain il a posé la première pierre d’une nouvelle mosquée et a publié la photo sur son compte Twitter.

  • Saint Nicolas de Tolentino

    Admis dans la famille religieuse des Ermites de Saint-Augustin au moment où elle se groupait et se constituait sous la direction du Vicaire du Christ, Nicolas mérita d'en être le thaumaturge. Quand il mourut, en 1305, l'exil d'Avignon commençait pour les Pontifes romains ; sa canonisation, retardée près d'un siècle et demi par les troubles de ces temps, marqua la fin des lamentables dissensions qui suivirent l'exil.

    La paix perdue depuis tant d'années, la paix dont désespéraient les plus sages : c'était l'ardente prière, la solennelle adjuration d'Eugène IV, lorsque, au soir d'un laborieux pontificat, il confiait la cause de l'Eglise à l'humble serviteur de Dieu placé par lui sur les autels. Ce fut, au témoignage de Sixte Quint, le plus grand des miracles de saint Nicolas ; miracle qui porta ce dernier Pontife à ordonner la célébration de sa fête sous le rit double, en un temps où pareil honneur était rare.

    L’Année liturgique

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    Retable du double couronnement de saint Nicolas de Tolentino, de Vincenzo Civerchio, 1495 (Brescia), avec saint Sébastien et saint Roch.

  • Fin des Oscars

    Je ne suis pas certain que les Oscars du cinéma aient toujours été une référence, mais en tout cas c’est terminé. Car désormais, pour obtenir l’Oscar du meilleur film, il faudra, non pas être le meilleur film, mais répondre d’abord à deux des quatre critères d’« inclusion » (donc en fait aux quatre, comme les producteurs l’exigeront forcément pour être certains d’avoir une chance) :

    1. Le film doit avoir comme acteur principal ou principal secondaire une personne issue d’une minorité ethnique sous-représentée, ou un casting composé à 30% de personnes issues de groupes sous-représentés : femmes (sic), minorités ethniques, « LGBTQ+ », handicapés, ou avoir au centre de son histoire une personne issue de groupes sous-représentés.
    2. L’équipe de réalisation doit être composée en partie de personnes issues de groupes sous-représentés.
    3. Des personnes issues de groupes sous-représentés doivent avoir accès à des stages rémunérés à toutes les étapes de création du film (préparation, tournage, post-production). Stages dont sont donc exclus les hommes blancs non invertis.
    4. Le distributeur du film doit avoir des équipes dont les responsables sont issus de groupes sous-représentés. (Responsabilités dont sont donc exclus les hommes blancs non invertis.)

    Là aussi, c’est Ubu roi. Ces contraintes aberrantes aboutissent au fait par exemple qu’un film se passant dans un couvent de femmes peut concourir aux Oscars, mais pas un film sur une prison d’hommes blancs, même issu d’un chef-d’œuvre comme Souvenirs de la maison des morts de Dostoïevski…

  • Au Pakistan

    Le chrétien Asif Pervaiz, 37 ans, père de quatre enfants, a été condamé hier à la peine capitale pour « blasphème ».

    Il est en prison depuis le 10 octobre… 2013. Une semaine avant, son patron, Saeed Ahmed Khokhar, l’avait accusé de blasphème par SMS. Il s’agissait en fait de réponses d’Asif Pervaiz à son patron qui voulait absolument le convertir à l’islam. Face à ce harcèlement, le chrétien avait décidé de quitter l’entreprise. Le patron s’est donc vengé en portant plainte pour blasphème. (La vengeance est l’un des grands mobiles, l’autre étant la convoitise du bien immobilier du chrétien.)

    Le tribunal de Lahore, près de sept ans après les « faits », a décidé que Asif n’apportait pas de preuves de son innocence, et qu’il était donc coupable. Il est vrai que son avocat est le calamiteux Saif-ul-Malook, très défavorablement connu dans l’affaire Asia Bibi…

    Asif Pervaiz va faire appel. Et après quelques années de prison de plus, il sera sans doute acquitté. Il lui faudra alors s’exiler s’il veut survivre…

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    Asif Pervaiz et son calamiteux avocat, lequel tient affectueusement le gardien de prison par l'épaule...

  • Les immondes

    Médiapart a décidé de faire un article sur SOS Chrétiens d’Orient. Evidemment un article à charge. Pour dénoncer cette organisation islamophobe qui aide les chrétiens, ces collabos d’Assad qui fraient avec la dictature pour travailler en Syrie, ces jeunes cathos trop cathos pour être honnêtes. Médiapart a donc envoyé à SOS Chrétiens d’Orient un questionnaire, les sommant de répondre coupable à 24 chefs d’inculpation.

    C’est tellement inique, tellement caricatural, que SOS Chrétiens d’Orient a décidé de publier le questionnaire, avec ses réponses. Vraiment, ça vaut le détour.

    Et, en dehors des réponses aux calomnies de Médiapart, s’exprime le courage réel de SOS Chrétiens d’Orient, comme ici :

    5. Les deux chefs de milices Nabel al Abdullah et Simon al-Wakil, que vous présentez comme des "résistants", sont accusés de crime de guerre par des ong de défense des droits de l’homme (plusieurs massacres dans la région de Hama). Dans leurs camps d'entraînement militaire, ils forment également des enfants de moins de 18 ans. Lorsque vous organisez des actions caritatives avec eux et les faites apparaitre dans vos vidéos de communication, êtes-vous au courant de leurs agissements ?

    Notre réponse : Qui accuse de crimes de guerre ceux qui ont pris les armes pour se défendre contre les djihadistes ? Les habitants de Mhardeh et Squelbyieh n’ont pas choisi de prendre les armes, ils y ont été contraints par Al Qaïda. Dans ce contexte, nous avons décidé d’aider la population du village en danger en lui apportant du matériel de soins, de l’alimentation et de quoi subvenir à leur survie. Quant au sujet de la formation des enfants, nous n’avons pas connaissance de ces informations. Les seules photographies portées à notre connaissance concernent des activités de scoutisme. Dans l’hypothèse où cela serait vrai, nous vous rappelons l’héroïsme des enfants adolescents engagés dans la résistance contre le nazisme, les Cristeros et les petits paysans vendéens.

  • Saint Gorgon

    Le martyrologe de ce jour commence par mentionner saint Dorothée et saint Gorgon, qui étaient de hauts personnages de la maison de Dioclétien, et convertirent tous les employés de l’empereur. Ils furent donc atrocement torturés et tués. Curieusement, Dorothée a disparu de cette commémoration, mais il est vrai qu’il avait disparu avant même la fin de la notice du martyrologe, qui n’évoque que les reliques de saint Gorgon, transférées de la voie Latine à Saint-Pierre de Rome. (Il y a un autre saint Dorothée, mais sans rapport avec celui-ci et postérieur : saint Dorothée de Gaza, père du désert.)

    Le culte de saint Gorgon est attesté depuis 336, soit une trentaine d’années après sa mort.

    Les oraisons de la messe sont des oraisons propres, et la postcommunion est particulièrement remarquable : le sacrement eucharistique y est appelé « suavité éternelle ».

    Sanctus tuus, Dómine, Gorgónius sua nos intercessióne lætíficet : et pia fáciat sollemnitáte gaudére.

    Seigneur, faites que votre saint Gorgon nous réjouisse par son intercession, et nous fasse goûter la joie de cette pieuse solennité.

    Grata tibi sit, Dómine, nostræ servitútis oblátio : pro qua sanctus Gorgónius Martyr intervéntor exsístat.

    Que vous soit agréable l’offrande de vos serviteurs, et que le saint Martyr Gorgon se montre notre intercesseur

    Famíliam tuam, Deus, suávitas ætérna contíngat et végetet : quæ in Mártyre tuo Gorgónio Christi, Fílii tui, bono júgiter odóre pascátur

    Que la suavité éternelle touche et nourrisse votre famille, ô Dieu, et que celle-ci soit embaumée de la bonne odeur du Christ, votre Fils, en la fête de votre martyr Gorgon.

     

  • Nativité de la Sainte Vierge

    Le mégalinaire (hymne après l’épiclèse) de la divine liturgie du 8 septembre, par Georges Siaperoupoulos, protopsalte de l’église Saint-Nicolas de Thermi (Thessalonique). (On entend d’abord le prêtre : « En l’honneur de la toute sainte immaculée bénie par-dessus tout glorieuse Mère de Dieu et toujours vierge Marie » :)

    Ἀλλότριον τῶν μητέρων ἡ παρθενία, καὶ ξένον ταῖς παρθένοις ἡ παιδοποιΐα· ἐπὶ σοὶ Θεοτόκε ἀμφότερα ᾠκονομήθη. Διὸ σε πᾶσαι αἱ φυλαὶ τῆς γῆς, ἀπαύστως μακαρίζομεν.

    Étrangères aux mères, la virginité, étranger aux vierges, l'enfantement ; mais en toi, Mère de Dieu, les deux sont unies. C’est pourquoi nous, toutes les nations de la terre, sans cesse nous te magnifions.

  • Nunc, Sancte, nobis, Spiritus

    L’hymne de tierce, à l’abbaye d’En-Calcat le 15 août 1962.


    podcast

    Nunc, Sancte, nobis, Spíritus,
    Unum Patri cum Fílio,
    Dignáre promptus íngeri
    Nostro refúsus péctori.

    Esprit Saint, Substance unique avec le Père et le Fils, daignez, à cette heure, descendre en nous et Vous répandre dans nos cœurs.

    Os, lingua, mens, sensus, vigor
    Confessiónem pérsonent.
    Flamméscat igne cáritas,
    Accéndat ardor próximos.

    Que notre bouche, notre langue, notre esprit, nos sens, nos forces publient Vos louanges ; que le feu de la charité s’allume ; que son ardeur embrase tous nos frères.

    Præsta, Pater piíssime,
    Patríque compar Únice,
    Cum Spíritu Paráclito
    Regnans per omne sǽculum. Amen.

    Exaucez-nous, Père très Miséricordieux, Fils unique égal au Père, et Vous, Esprit consolateur, qui régnez dans tous les siècles. Amen.

  • 14e dimanche après la Pentecôte

    Protéctor noster, áspice, Deus, et réspice in fáciem Christi tui : quia mélior est dies una in átriis tuis super mília.
    Quam dilécta tabernácula tua, Dómine virtútum ! concupíscit, et déficit ánima mea in átria Dómini.

    Dieu, notre protecteur, jetez les yeux sur nous, et regardez la face de votre Christ ; car un jour passé dans vos parvis vaut mieux que mille autres.
    Que vos tabernacles sont aimés, ô Dieu des vertus ! mon âme est consumée d’un ardent désir et défaille en pensant aux parvis du Seigneur.

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    L’introït de ce dimanche demande instamment à Dieu de nous regarder (enlevez vos masques) : aspice, avec le saut sol-do pour attirer l'attention du Seigneur, respice, avec l’insistance sur la note sol, de nous voir dans le Christ, parce que un seul jour dans la demeure divine est meilleur que mille jours ailleurs. La première phrase culmine logiquement sur Christi, qui est le sommet de la mélodie. La deuxième phrase sur una et millia, les deux mots antinomiques, et l’on remarque que le mélisme sur millia est le plus long et qu’il exprime une parfaite plénitude, alors qu’il s’agit de ces mille jours terrestres qu’on méprise pour préférer le seul jour divin. Cela paraît annoncer le procédé baroque qu’on voit par exemple dans les cantates de Bach, où le mot Freude (joie) est systématiquement l’objet d’une allègre vocalise même si le texte dit : « Je n’ai plus aucune joie ».

  • Saint Laurent Justinien

    Fin du chapitre 6 du "Traité de la spirituelle et chaste Alliance du Verbe avec l'Ame", traduction de l’abbé Templier, 1858.

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