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Le blog d'Yves Daoudal - Page 4

  • Le saint Nom de Jésus

    Jesu, dulcis memória,
    Dans vera cordis gáudia :
    Sed super mel, et ómnia,
    Ejus dulcis præséntia.

    Jésus ! Nom de douce souvenance, qui donne au cœur les joies véritables ; mais plus suave que le miel et toutes les douceurs, est la présence de Celui qui le porte.

    Nil cánitur suávius,
    Nil audítur jucúndius,
    Nil cogitátur dúlcius,
    Quam Jesus Dei Fílius.

    Nul chant plus mélodieux, nulle parole plus agréable, nulle pensée plus douce, que Jésus, le Fils de Dieu.

    Jesu, spes pœniténtibus,
    Quam pius es peténtibus !
    Quam bonus te quæréntibus !
    Sed quid inveniéntibus ?

    Jésus ! espoir des pénitents, que vous êtes bon pour ceux qui vous implorent ! bon pour ceux qui vous cherchent ! Mais que n’êtes-vous pas pour ceux qui vous ont trouvé !

    Nec lingua valet dícere,
    Nec líttera exprímere :
    Expértus potest crédere,
    Quid sit Jesum dilígere.

    Ni la langue ne saurait dire, ni l’écriture ne saurait exprimer ce que c’est qu’aimer Jésus ; celui qui l’éprouve peut seul le croire.

    Sis, Jesu, nostrum gáudium,
    Qui es futúrus præmium :
    Sit nostra in te glória,
    Per cuncta semper sǽcula. Amen.

    Soyez notre joie, ô Jésus, vous qui serez notre récompense : que notre gloire soit en vous, durant tous les siècles, à jamais. Amen.

  • Sinistres guignols

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    L’absence de vaccin aussi, comme le montre l’Afrique du Sud :

    « Selon nos experts, Omicron a atteint son pic sans se traduire par un changement significatif ou alarmant concernant le nombre d’hospitalisations. »

    Et même: « Bien que le variant Omicron soit hautement transmissible, les taux d’hospitalisation ont été plus faibles que lors des vagues précédentes » dans huit régions sur neuf.

  • ✝︎ Mgr Luigi Negri ✝︎

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    Ancien évêque de Saint-Marin puis archevêque de Ferrare, Mgr Luigi Negri est mort hier, à l’âge de 80 ans.

    Comme le dit l’abbé Barthe sur le Forum catholique, il était un « vaillant défenseur de la vie et protecteur de la tradition liturgique ». Il était également très lucide sur les questions d’immigration et d’islam. Et il défendait toutes ses positions avec un grand courage et une grande détermination.

    En 2017 il disait ceci à propos de la renonciation de Benoît XVI :

    « Ce fut un geste sans précédent. Dans les dernières rencontres, je l'ai vu physiquement fragilisé, mais extrêmement lucide dans sa pensée. J'ai peu de connaissances - heureusement - des faits de la Curie romaine, mais je suis certain qu'un jour émergeront de lourdes responsabilités à l'intérieur et à l'extérieur du Vatican. Benoît XVI a subi des pressions énormes. Ce n'est pas un hasard si en Amérique, également sur la base de ce qui a été publié par Wikileaks, certains groupes catholiques ont demandé au président Trump d'ouvrir une commission d'enquête afin de déterminer si l'administration de Barack Obama a fait pression sur Benoît. Cela reste pour l'instant un mystère très grave, mais je suis sûr que les responsabilités sortiront. Je m'approche de ma propre "fin du monde" et la première question que j'adresserai à saint Pierre sera justement sur cette histoire. »

    Le site Benoît et moi a souvent fait écho aux prises de position de Mgr Negri. Il y a un an il envoyait une lettre poignante à Benoit XVI.

  • Octave de la Nativité

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    Fresque de Zahari Zograf (1850) au monastère de la Transfiguration en Bulgarie.

    A partir du VIe siècle on a commencé à commémorer en Occident, le 1er janvier, la Circoncision du Seigneur, fête finalement inscrite dans le calendrier romain au XIe siècle. L’intitulé devint : « Circoncision du Seigneur et octave de la Nativité ». En 1960 la mention de la Circoncision fut supprimée. Ce qui est très curieux, en ce temps d’œcuménisme tous azimuts et de dialogue judéo-chrétien : la fête de la Circoncision venait d’Orient et est toujours célébrée en Orient le 1er janvier (« La circoncision selon la chair de notre Seigneur et Dieu et Sauveur Jésus-Christ »), et Luther l’avait conservée. Vis-à-vis des juifs elle montrait que les chrétiens soulignent que le Christ s’était soumis à la Loi. (Et sur le plan catholique elle soulignait que le Christ vrai Dieu est vrai homme, et qu’il a commencé à répandre le sang de la rédemption dès le huitième jour de son existence terrestre - ce huitième jour annonçant déjà le salut éternel).

    Voici les tropaires de la Circoncision chantés l’an dernier en l’église de Mezzojuso, en Sicile. Le deuxième célèbre la mémoire de « notre saint père Basile le Grand » parce que le 1er janvier est le jour de sa mort (comme l’indique aussi le martyrologe romain).

    Isodikon

    Σοφία. Ὀρθοί.
    Δεῦτε προσκυνήσωμεν καὶ προσπέσωμεν Χριστῷ.
    Σῶσον ἡμᾶς Υἱὲ Θεοῦ, ὁ σαρκὶ περιτμηθείς, ψάλλοντάς σοι· Ἀλληλούϊα.

    Sagesse ! Debout !
    Allons adorer et nous prosterner devant le Christ.
    Sauve-nous, Fils de Dieu, qui fus circoncis dans la chair. Nous te chantons : Alléluia.

    00:39
    Tropaire de la Circoncision

    Μορφὴν ἀναλλοιώτως ἀνθρωπίνην προσέλαβες, Θεὸς ὢν κατ᾽ οὐσίαν, πολυεύσπλαγχνε Κύριε· καὶ Νόμον ἐκπληρῶν, περιτομήν, θελήσει καταδέχῃ σαρκικήν, ὅπως παύσῃς τὰ σκιώδη, καὶ περιέλῃς τὸ κάλυμμα τῶν παθῶν ἡμῶν. Δόξα τῇ ἀγαθότητι τῇ σῇ, δόξα τῇ εὐσπλαγχνίᾳ σου, δόξα τῇ ἀνεκφράστῳ Λόγε συγκαταβάσει σου.

    Sans changement tu assumas l’humaine condition, étant Dieu par nature, Seigneur compatissant ; pour accomplir le précepte de la Loi, tu as voulu subir la circoncision de la chair afin de dissiper les ténèbres et d’arracher le voile où s’enveloppent nos passions. Gloire à ton immense bonté, gloire à ta miséricorde, ô Verbe de Dieu, gloire à l’ineffable tendresse qui t’a fait descendre jusqu’à nous.

    01:48
    Tropaire de saint Basile

    Εἰς πᾶσαν τὴν γῆν ἐξῆλθεν ὁ φθόγγος σου, ὡς δεξαμένην τὸν λόγον σου, δι' οὗ θεοπρεπῶς ἐδογμάτισας, τὴν φύσιν τῶν ὄντων ἐτράνωσας, τὰ τῶν ἀνθρώπων ἤθη κατεκόσμησας, Βασίλειον Ἱεράτευμα, Πάτερ Ὅσιε, Χριστὸν τὸν Θεὸν ἱκέτευε, δωρήσασθαι ἡμῖν τὸ μέγα ἔλεος.

    Par toute la terre ton message s’est répandu et ta parole fut reçue dans tout l’univers ; par elle tu as enseigné les divines vérités, expliqué la nature des êtres et redressé la conduite des humains ; Père saint, Pontife au nom royal, prie le Christ notre Dieu de nous accorder sa grande miséricorde.

    Δόξα Πατρὶ καὶ Υἱῷ καὶ Ἁγίῳ Πνεύματι, καὶ νῦν καὶ ἀεὶ καὶ εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων. Ἀμήν.
    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

    03:01
    Kondakion de la Circoncision

    Ὁ τῶν ὅλων Κύριος, περιτομὴν ὑπομένει, καὶ βροτῶν τὰ πταίσματα, ὡς ἀγαθὸς περιτέμνει· δίδωσι τὴν σωτηρίαν σήμερον κόσμῳ· χαίρει δὲ, ἐν τοῖς ὑψίστοις καὶ ὁ τοῦ Κτίστου, Ἱεράρχης καὶ φωσφόρος, ὁ θεῖος μύστης Χριστοῦ Βασίλειος.

    Le Seigneur de l’univers subit la circoncision et retranche dans sa bonté les fautes qui couvraient l’humanité ; en ce jour il donne au monde le salut. Au plus haut des cieux se réjouit aussi le pontife du Créateur, Basile, l’illuminateur et l’initié aux divins mystères du Christ.

    *

    270520083_5415506088465599_3132193470160190862_n.jpgA Mezzojuso comme dans les autres paroisses grecques-catholiques de Sicile le prêtre bénit et partage, le 1er janvier, le « gâteau de saint Basile », selon une tradition héritée de Grèce où le gâteau s’appelle Vasilopita (Βασιλόπιτα). Une pièce de monnaie est cachée dans la pâte, comme la fève dans notre galette de l’Epiphanie.

    Il y a plusieurs versions de l’origine de cette tradition. L’une dit que saint Basile voulant aider les pauvres faisait faire un gâteau dans lequel il cachait des pièces, et faisait distribuer les morceaux aux plus démunis. Une autre dit que l’empereur ayant exigé une nouvelle taxe, les habitants de Césarée s’étaient exécutés, mais quand saint Basile eut fait annuler cet impôt, on ne savait plus qui avait donné quoi, alors il fit cacher l’argent dans des gâteaux et les partagea. Une variante parle d’une rançon exigée par des ennemis qui assiégeaient la ville. Dans les deux cas chaque contributeur trouva dans son morceau de gâteau ce qu’il avait donné.

  • L’Inde à la dérive hindoue

    Le 25 décembre, jour de Noël, le gouvernement fédéral indien a rejeté la demande de renouvellement d’autorisation d’organisation caritative reconnue à la congrégation des Missionnaires de la charité de Mère Teresa.

    Cela veut dire qu’à partir de demain les religieuses ne pourront plus recevoir aucun financement de l’étranger et ne pourront plus rien faire en tant qu'institut.

    Le père Dominic Gomes, vicaire général de l'archidiocèse de Calcutta, a déclaré à Fides : « En ne renouvelant pas la licence des Missionnaires de la Charité, les agences gouvernementales ont offert un cruel cadeau de Noël aux plus pauvres des pauvres. Les sœurs et frères missionnaires de la Charité sont souvent les seuls amis des lépreux et des marginaux, que personne n'approche. Ce dernier affront à la communauté chrétienne et à son engagement social est, plus encore, une attaque lâche contre les plus pauvres des pauvres en Inde. »

    Les Missionnaires de la Charité comptent environ 5.200 religieuses en Inde qui gèrent 277 hospices, cantines communautaires, écoles, léproseries et foyers pour enfants abandonnés.

  • Mesquinissime Cupich

    Le bergogliossime cardinal Cupich, archevêque de Chicago, a publié le 27 décembre un texte d’application de Traditionis custodes dans son diocèse, intégrant les mesures vexatoires supplémentaires des soi-disant réponses aux dubia.

    Du moins si l’on en croit Vatican News, puisque sur le site de l’archidiocèse il n’y a toujours rien. Le webmestre doit être à la neige…

    Cupich s’est manifestement demandé comment il pourrait être encore plus méchamment mesquin que son chef. Et il a trouvé. Non seulement tout prêtre qui ose vouloir dire la messe traditionnelle doit lui en demander la permission par écrit, non seulement la célébration de la liturgie traditionnelle est interdite pendant le triduum pascal (comme à Rome), mais elle est aussi interdite à Noël, à la Pentecôte, et… chaque premier dimanche du mois.

    Et, petite touche supplémentaire de l’artiste : ces messes-là devront être dites face au peuple… Je crois bien que c’est la première fois qu’est édictée une obligation de dire la messe face au peuple.

  • 31 décembre

    Dom Guéranger fait remarquer que la liturgie mozarabe est la seule qui ait une prière spéciale pour le passage d’une année civile à l’autre. Je constate à cette occasion que le très remarquable site La Ermita où l’on trouvait toute la liturgie hispano-mozarabe (selon son appellation officielle) n’existe plus, et c’est vraiment dommage, car il semble qu’il n’y en ait pas d’autre.

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  • La Roumanie aussi…

    Bienvenue à la Roumanie, dans le club encore très fermé de ceux qui osent s’opposer à la dictature de la Cour de Justice de l’UE. La Cour constitutionnelle roumaine a en effet estimé vendredi dernier qu’un arrêt de la CJUE ne pouvait pas être appliqué sans une modification de la Constitution roumaine.

    Mardi (21 décembre), la CJUE avait jugé que les tribunaux de Roumanie devaient, dans certaines situations, ignorer les décisions de la Cour constitutionnelle du pays, si ces dernières mènent à une impunité systémique dans des dossiers de corruption ou autres délits pouvant porter atteinte aux intérêts financiers de l’Union européenne...

  • Les martyrs birmans de Noël

    Les funérailles de 35 catholiques tués par l’armée birmane le 24 décembre ont été célébrées hier sans prêtre parce que l’armée a interdit au curé d’atteindre le village. Dans un premier temps l’armée interdisait même aux villageois de prendre les corps de leurs proches tués et carbonisés. Parmi les victimes, qui fuyaient une attaque de l’armée, un petit garçon de trois ans et une petite fille de deux ans. Ainsi que deux membres de l’association Save the Children…

    Le Cardinal Charles Maung Bo, archevêque de Rangoun, a déclaré : « Le fait que les corps des personnes tuées, brûlées et mutilées, aient été retrouvés le jour de Noël, rend cette épouvantable tragédie encore plus poignante et écœurante. Tandis que la majeure partie du monde célébrait la naissance de notre Seigneur Jésus-Christ, les habitants du village de Mo So ont subi le terrible choc et la douleur d'un acte d'inhumanité scandaleux. »

    Une femme du village a dit à l’agence Fides : « Nous avons tout perdu : nos maisons, nos moyens de subsistance, nos terres, mais nous n'abandonnerons pas. Nous sommes encore en vie et nous offrons nos vies pour la liberté et la dignité de tous, pour l'avenir de nos jeunes. Dans cette immense douleur, nous ne perdons pas espoir, il y a toujours de l'espoir car nous croyons en Dieu, la source de notre espoir. »

  • 6e jour dans l’octave de la Nativité

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    Vous voyez les bergers se hâter. C’est toujours avec ardeur qu’il faut chercher le Christ. Vous voyez que les pasteurs ont cru au témoignage d’un Ange, et vous ne voudriez pas croire ce que vous disent le Père, et le Fils, et le Saint-Esprit, les Anges, les Prophètes et les Apôtres ? Considérez avec quel soin l’Écriture choisit et pèse tous les mots : « Ils se hâtèrent, dit-elle, d’aller voir le Verbe. » Et en effet, lorsqu’on voit la chair du Seigneur, on voit le Verbe, c’est-à-dire le Fils.

    Que la basse condition des pasteurs ne vous fasse pas dédaigner le grand exemple de foi qu’ils vous donnent. Certes, plus leur histoire paraît méprisable à la sagesse humaine, plus elle est précieuse aux yeux de la foi. Le Seigneur n’a pas appelé d’abord des écoles de philosophie, pleines de sages, mais un peuple simple, qui ne sût ni déguiser son enseignement, ni le charger de vains ornements. La simplicité, voilà ce qu’il demande ; il ne cherche point le faste et l’éclat.

    Ne pensez pas non plus qu’on doive mépriser et regarder comme viles les paroles des pasteurs. Les pasteurs, Marie recueille leurs paroles et en nourrit sa foi. Les pasteurs, ce sont eux qui rassemblent le peuple pour glorifier Dieu. « Tous ceux qui entendirent ces bergers admirèrent ce qu’ils disaient, et Marie conservait en elle-même toutes ces choses et les repassait dans son cœur. » Apprenons de là quelle a été, en tout, la chasteté de la sainte Vierge ; non moins réservée dans ses paroles que modeste en son extérieur, elle amassait et gardait dans son cœur les preuves de la foi.

    Saint Ambroise, lecture des matines avant 1960 (Commentaire de l’évangile selon saint Luc, 2).

    Le texte latin :

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