02 juillet 2014

Mouton noir

Le Parlement européen a élu hier ses 14 vice-présidents. Il y avait 15 candidats. Tous les candidats ont donc été élus sauf un. Le « cordon sanitaire » a fonctionné : tous les groupes ont au moins un vice-président (le PPE en a 6 !) sauf le groupe ELDD (Europe de la liberté et de la démocratie directe) de Farage et Grillo…

15:29 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

Ils sont 12.000 dans la cathédrale…

« Nous accueillons actuellement au moins 12.000 personnes dans la cathédrale Saint-Joseph ; elles sont totalement privées d’assistance », déclare à l’Agence Fides Mgr Eduard Mathos, évêque de Bambari, en République Centrafricaine, où les violences des miliciens de la Seleka ont contraint une grande partie des habitants à s’enfuir. « Plusieurs ONG sont venues constater la situation, mais jusqu’à présent aucune aide humanitaire n’est arrivée. Il manque de tout, non seulement de la nourriture, mais aussi des grandes toiles pour permettre aux gens de s’allonger. Seule la Croix-Rouge nous apporte de l’eau, alors que nous creusons des latrines dans la cour », poursuit l’évêque. « Je lance un appel pour que l’on intervienne tout de suite pour empêcher un désastre humanitaire », conclut, suppliant, Mgr Mathos.

(L'agence Fides ne fait aucune allusion à l'armée française...)

Ça s’arrange à Qaraqosh

La plupart de ses 50.000 habitants de Qaraqosh, à 90% syro-catholiques, s’étaient réfugiés à Erbil, sous la protection des troupes kurdes. Samedi dernier, grâce aux Peshmergas qui ont repoussé les jihadistes, ils ont pu rentrer chez eux.

(Radio Vatican)

D’une persécution l’autre…

La phase diocésaine du procès en béatification de Settima et Licia Manelli a été clôturée le 27 juin au palais du Latran, en présence de nombreux membres de la famille, et de la famille spirituelle du père Stefano, l’un des fils des époux Manelli, fondateur des Franciscains de l’Immaculée.

Settima et Licia Manelli ont eu pendant 40 ans comme père spirituel le saint Padre Pio. Le vicaire judiciaire a rappelé que la famille Manelli jouit d’une protection particulière de saint Pio de Pietrelcina qui disait d’eux : «C’est ma famille. Je me fais un devoir de la protéger et de la défendre.»

Tel père, tels fils. Il n’est donc pas étonnant que les Franciscains de l’Immaculée soient persécutés par Rome, comme l’avait été Padre Pio.

Le père Stefano Manelli, assigné à résidence, a eu le droit, tout de même, d’assister à la clôture du procès diocésain en béatification de ses parents. Il avait pu également se rendre le 24 juin à l’université pontificale de la Sainte-Croix (Opus Dei) pour la soutenance de thèse d’une Franciscaine de l’Immaculée. À cette occasion, le corps enseignant de l’université a tenu à saluer l’excellence de la formation reçue par la candidate et féliciter et remercier publiquement le P. Manelli pour son œuvre…

15:11 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (1)

Non, le pape ne fait pas ce qu’il veut

Sandro Magister constate que dans sa dernière interview, François tient des propos qui pourraient tomber sous le coup des condamnations de saint Pie X et de saint Jean-Paul II, qui ne font d’ailleurs que souligner ce dont tout fidèle catholique a forcément l’intuition : les cardinaux n’ont pas le droit de passer entre eux des accords sur ce que devra faire l’un d’eux s’il est élu pape.

François déclare qu’en ce qui concerne son programme de gouvernement, il se « conforme » à ce que les cardinaux « ont demandé au cours des congrégations générales qui ont précédé le conclave ». Il prend soin de préciser que c’est avant le conclave, mais sur le fond ça ne change rien.

Quoi qu’il en soit, Sandro Magister rappelle deux textes magistériels, de deux saints papes, dont le second canonisé par François lui-même, qui soulignent que le pape n’a pas le droit de réaliser une promesse qu’il aurait faite à des cardinaux qui l’auraient élu pour cela.

C’est une preuve, s’il en fallait, que le pape n’est ni un tyran ni un anarchiste : il ne fait pas ce qu’il veut sous prétexte qu’il est pape.

Visitation

Quand Elisabeth salua sa jeune parente qui arrivait de Nazareth, Marie lui répondit par le Magnificat. En saluant Marie, Elisabeth avait commencé par l'appeler «bénie», à cause du «fruit de son sein», puis «bienheureuse» en raison de sa foi (cf. Lc 1, 42. 45). Ces deux bénédictions se référaient directement au moment de l'Annonciation. Or, à la Visitation, lorsque la salutation d'Elisabeth rend témoignage à ce moment primordial, la foi de Marie devient encore plus consciente et trouve une nouvelle expression. Ce qui, lors de l'Annonciation, restait caché dans les profondeurs de l'«obéissance de la foi», se libère maintenant, dirait-on, comme une flamme claire, vivifiante, de l'esprit. Les expressions utilisées par Marie au seuil de la maison d'Elisabeth constituent une profession de foi inspirée, dans laquelle la réponse à la parole de la Révélation s'exprime par l'élévation spirituelle et poétique de tout son être vers Dieu. Dans ces expressions sublimes, qui sont à la fois très simples et pleinement inspirées par les textes sacrés du peuple d'Israël, transparaît l'expérience personnelle de Marie, l'extase de son cœur. En elles resplendit un rayon du mystère de Dieu, la gloire de sa sainteté ineffable, l'éternel amour qui, comme un don irrévocable, entre dans l'histoire de l'homme.

Marie est la première à participer à cette nouvelle révélation de Dieu et, en elle, à ce nouveau don que Dieu fait de lui-même. C'est pourquoi elle proclame: «Il a fait pour moi des merveilles; Saint est son nom». Ses paroles reflètent la joie de l'esprit, difficile à exprimer: «Exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur». Car «la profonde vérité ... sur Dieu et sur le salut de l'homme resplendit pour nous dans le Christ, qui est à la fois le médiateur et la plénitude de toute la Révélation». Dans l'exultation de son cœur, Marie proclame qu'elle s'est trouvée au centre même de cette plénitude du Christ. En elle s'est accomplie, elle en a bien conscience, la promesse faite à nos pères, et avant tout «en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais»; et donc vers elle, comme Mère du Christ, s'oriente toute l'économie du salut, dans laquelle, «d'âge en âge», se manifeste le Dieu de l'Alliance, celui qui «se souvient de son amour».

Saint Jean-Paul II, Redemptoris Mater

06:11 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (2)

01 juillet 2014

L’eutrapélie comme marqueur

Voici les vacances, et donc voici l’inévitable théologien qui nous entretient de la vertu d’eutrapélie. Cette fois, c’est le cher abbé Christian Gouyaud qui s’y colle, dans La Nef.

L’eutrapélie, c’est la « vertu du jeu », dit-il, citant saint Thomas d’Aquin (qui a trouvé le mot et la chose dans Aristote), avant de résumer les trois articles de la Somme théologique qui traitent de la question.

Bref, l’eutrapélie c’est la détente, la récréation, la plaisanterie de bon aloi, les vacances dans la bonne humeur… Et c’est une vertu parce que cette détente est nécessaire pour l’équilibre de l’homme, et même pour l’efficacité de son travail.

Mais il y a un problème. L’eutrapélie, on la trouve une fois, une seule fois, dans la Sainte Ecriture : c’est dans l’épître de saint Paul aux Ephésiens. Or il ne s’agit pas du tout d’une vertu. Il s’agit d’un vice. L’eutrapélie est associée à des mots qui veulent dire « grossièreté » ou « ignominie », « insanités ». Cela « ne convient pas », dit saint Paul, « mais plutôt l’action de grâce ». Et cela vient juste après un autre triple énoncé de vices : fornication, impureté, cupidité.

Le mot grec a été traduit en latin par scurrilitas : bouffonnerie. Et il s’agit d’une bouffonnerie qui tire sur la méchanceté, la raillerie. Le « bon mot » blessant.

Il est particulièrement incongru que saint Thomas d’Aquin fasse (massivement) appel à Cicéron pour expliquer ce qu’est (ou n’est pas) selon lui (c’est-à-dire selon Aristote), l’eutrapélie. En effet, il s’appuie sur un texte du De officiis de Cicéron titré… De scurrilitate et facetia, où le « jeu » aimable censé évoquer l’eutrapélie est opposé à la bouffonnerie, à la scurrilitas, le mot même que les Bibles latines utilisent pour traduire le grec « eutrapelia ». D’autre part, Plutarque parle de l’eutrapélie de Cicéron, qu’il jumelle avec… « sarcasme », pour dire que si cela faisait l’agrément de ses plaidoyers, « il en usait à satiété, blessant ainsi beaucoup de gens et s’attirant une réputation de méchanceté ».

Ainsi donc saint Thomas d’Aquin évoque longuement l’eutrapélie selon Aristote, en citant largement Cicéron, sans dire un mot de l’eutrapélie selon saint Paul. Or si le philosophe païen a raison, la Sainte Ecriture a tort.

C’est ainsi que l’eutrapélie est un marqueur : elle marque le moment où la théologie scolastique s’écarte de la Parole de Dieu pour se mettre à la remorque de paroles humaines.

17:09 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (16)

Toujours Schulz

Comme prévu, le Parlement européen a « réélu » Martin Schulz comme président.

Président socialiste « réélu » par la droite et la gauche pour deux ans et demi, selon la très particulière conception qu’on se fait de la démocratie au Parlement européen.

On remarque toutefois que le PPE, le groupe socialiste et les libéraux comptent 479 députés, et que Schulz n’a obtenu que 409 voix. Parmi les manquants il y a manifestement un certain nombre de députés CDU/CSU qui n’étaient pas d’accord avec cet arrangement selon lequel on fait rempiler le socialiste Schulz parce qu’on a mis le PPE Junker à la présidence de la Commission…

C’est en effet la première fois que l’alternance des deux ans et demi au perchoir n’est pas respectée…

15:34 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

La Cour suprême donne tort à Obama

La Cour suprême des Etats-Unis a donné raison à deux chefs d’entreprise qui refusaient d’appliquer la disposition de l’ObamaCare obligeant les entreprises à prendre en charge une assurance santé couvrant les dépenses de contraception y compris abortive.

Par cinq voix contre quatre, la Cour suprême a décidé que c’était contraire à la liberté de religion garantie par le Premier Amendement, et par conséquent que « l'obligation faite aux plaignants de prendre en charge l'assurance santé de la contraception est illégal ».

Les plaignants étaient le propriétaire d’une chaîne de magasins employant plus de 13.000 salariés, et un fabricant de placards. Ils refusaient de payer pour quatre des vingt méthodes de contraception remboursées selon l’Obamacare, à savoir deux pilules du lendemain et deux stérilets.

Hélas ce ne sont pas des catholiques, mais des protestants, qui font ainsi un peu reculer la culture de mort.

On notera que Le Monde ose titrer : « La liberté religieuse contre les droits des femmes américaines ». Parce que c’est désormais un droit des femmes de se faire rembourser par le patron ses stérilets et ses pilules abortives…

L’Irak et l’Occident

Propos très lucide, hélas, de S.B. Louis Raphael Ier Sako, patriarche de Babylone des chaldéens :

« Notre destin obligé semble être la division. Ils préparent la guerre, comme cela ils pourront dire ensuite qu’il n’y avait pas d’alternative à se séparer. Après le colonialisme, nos pays ont été dessinés sans aucun projet décent de citoyenneté et ils ont toujours dus chercher des méthodes coercitives pour répondre aux élans sectaires. Et les puissances occidentales ont toujours eu pour seul critère de leurs politiques au Moyen-Orient la défense de leurs propres intérêts économiques et la sauvegarde de la sécurité de l’Etat d’Israël. »

Le diocèse de Madison s’oppose frontalement au laxisme papal

Le diocèse de Madison, dont l’évêque est Mgr Robert Morlino (qualifié de « très conservateur »), est sous le feu des médias de la pensée unique et des lobbies, depuis que le vicaire général, Mgr James Bartylla, a envoyé une note aux curés pour leur demander de ne pas baptiser automatiquement les enfants dont les « parents » sont homosexuels. Il y a, écrit-il, une « pléthore de difficultés, de défis, et d’éléments à considérer en lien avec ces unions contre-nature (y compris le scandale), quand il s’agit du baptême d’un enfant, et ces considérations concernent la théologie, le droit canonique, l’approche pastorale, l’adaptation liturgique, et l’enregistrement du sacrement ». En conséquence, chaque prêtre confronté à cette question doit consulter le vicaire général, car « chaque cas doit être évalué individuellement ».

Un porte-parole du diocèse a ensuite précisé que cela n’affectait pas le fait que l’Eglise soit ouverte à baptiser un enfant dont un parent ou un tuteur « est sincère dans la démarche de présenter un enfant au baptême » et manifeste « vraiment l’intention d’élever l’enfant dans la foi tout ce que cela signifie » : « Nous voulons que chacun reçoive ce très important sacrement, et nous traitons avec prudence de ce sujet sensible, pour le bien de l’enfant et l’intégrité de ce sacrement très saint. »

Ce discours (pleinement conforme au droit canonique) est en opposition frontale avec les propos de François. Il va être intéressant de voir la suite.

Mgr Morlino célébrant la messe de saint Pie V dimanche 29 juin:

 

Morlino.jpg

 

Le Précieux Sang

Lettre de SS Pie XII au RP Kramer, supérieur général des Missionnaires du Précieux Sang, 10 mai 1949

Il y aura bientôt un siècle que Notre Prédécesseur d'immortelle mémoire, Pie IX, a institué dans l'Eglise universelle la fête du Précieux Sang de Jésus-Christ, par un Décret de la S. Congrégation des Rites [10 août 1849]. Il est dès lors normal que votre Compagnie, auquel ce culte tient particulièrement à cœur, désire commémorer dignement cet événement, comme Nous l'avons appris par vos lettres.

Nous louons fortement votre projet, et Nous avons confiance que la célébration de ce centenaire vise spécialement à rappeler aux hommes, souvent oublieux des bienfaits dont Notre Sauveur nous a gratifiés en versant son sang, qu'ils doivent méditer cet amour infini d'une âme attentive et s'efforcent à l'appliquer à eux-mêmes. Que tous se souviennent que le prix divin de notre rédemption fut offert au Père éternel afin de nous délivrer de la captivité du démon et de nous restituer dans l'adoption des fils de Dieu, c'est pourquoi que chacun ayant détesté ses péchés, s'efforce de réparer pour sa part les injures faites à Notre Rédempteur et L'entoure d'un amour sans bornes, prouvé par les témoignages d'une vie menée à nouveau suivant les mœurs chrétiennes.

Puisque le Christ a sanctifié la douleur humaine en versant son sang, que tous apprennent donc à supporter d'un esprit apaisé et tourné vers le ciel, leurs épreuves et leurs misères se rappelant cette parole divine : « Celui qui ne prend pas sa croix pour me suivre n'est pas digne de moi » (Matth. X, 38). Et, de même que notre Sauveur a voulu adoucir nos peines au milieu de ses supplices les plus affreux, apprenons donc à son exemple, à soulager les souffrances et les douleurs des autres en leur fournissant des remèdes et des consolations dans toute la mesure possible.

Voilà ce qu'enseigne le Sang très précieux de Jésus-Christ qu'il ne versa pas seulement autrefois par ses blessures mais qu'il offre encore aujourd'hui pour nous tous dans le sacrifice Eucharistique en hostie propitiatoire.

Méditez ces vérités d'une âme attentive, vous surtout dont l'Institut a pris le nom de ce culte, proposez-le en méditation à tous les autres chaque fois que l'occasion vous en est donnée, alors il est certain que la prochaine célébration du centenaire aura les fruits les plus salutaires.

Qu'elle en soit l'auspice ainsi que le témoignage de Notre bienveillance, cette Bénédiction apostolique que Nous vous accordons volontiers, cher fils, ainsi qu'à tous les membres de votre famille religieuse.

06:42 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

30 juin 2014

Delevoye n’avait pas le droit

Le tribunal administratif de Paris déclare que la pétition citoyenne sur le projet de loi Taubira était recevable. Le Conseil économique et social (CESE) a donc eu tort de la déclarer irrecevable. Il n’y avait d’ailleurs pas besoin d’être juriste pour constater que la décision de Jean-Paul Delevoye était arbitraire, ou plutôt qu’elle était le résultat d’un ordre du gouvernement faisant fi des règles légales.

Et alors ? Et alors rien, semble-t-il : le tribunal n’a pas retenu la demande d’enjoindre au CESE d’émettre un avis…

Encore eux…

match.jpgFranchement, je n’imaginais pas qu’il y ait tant d’Allemands en France pour chercher la bagarre avec nos braves Algériens.

Il y a eu 14-18 puis 39-45, alors, maintenant, les Boches, ça suffit, non ?

Dans la presse européenne…

Le rédacteur en chef économique du Frankfurter Allgemeine Sonntagzeitung, Lisa Nienhaus, écrit que Cameron « a fait exactement ce qu’il fallait faire. Il n’a pas seulement gagné le cœur des Britanniques, mais aussi des citoyens de nombreux autres pays qui s’inquiètent de ce qui va finalement rester de l’Union européenne : une entité bureaucratique qui offre une thérapie occupationnelle et des opportunités de discours d’adieux pour des politiciens vétérans. En ce sens, Cameron est le plus grand pro-européen de tous les chefs d’Etat et de gouvernement. (…) Ceux qui en Allemagne partagent ce point de vue – et ils sont nombreux – doivent soutenir le Royaume-Uni pour qu’il joue un plus grand rôle dans l’UE. Nous avons besoin de plus de Cameron, pas de moins. »

Le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel écrit quant à lui dans La Repubblica : « Si nous ne parvenons pas, dans les prochaines années, à moderniser l’Europe, à la rendre moins bureaucratique, à respecter les responsabilités nationales, régionales et municipales, une grande majorité de bourgeois britanniques, poussés par l’Ukip, voteront contre l’Europe. (…) La sortie du Royaume-Uni de l’UE serait le signal du début de la fin du projet européen. »

Dans le Sunday Times, l’éditorialiste Dominic Lawson considère que « si l’économie britannique continue de croître de façon constante et que la zone euro montre des signes de fragmentation nécessitant une intervention chirurgicale, alors Cameron aura besoin de davantage qu’un succès de négociations cosmétiques comme argument pour la poursuite d’une adhésion à un club dont les cotisations semblent plus onéreuses chaque année qui passe. »

(Via Open Europe)

18:12 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2)

Les Femen enfin expulsées

Le tribunal d’instance d’Asnières a prononcé l’expulsion sans délai des Femen, qui occupent illégalement des locaux dont elles ont fait leur QG à Clichy-la-Garenne. Et elles sont condamnées à payer 7.398,94 € pour l’utilisation de l’électricité.

Réaction d’ Inna Shevchenko :

« C’est un traitement spécial réservé aux Femen… Si on veut se débarrasser de nous aussi vite, c’est que nous faisons quelque chose de bien. Nous n’allons pas résister à l’expulsion, et nous irons ailleurs. Nous occuperons une église de Paris, ou l’Hôtel de Ville de Paris. »

Mais avant d’occuper l’Hôtel de Ville, elle en appelle à Anne Hidalgo qui leur a déjà « démontré son soutien »…

Un prêtre qui attire les gens, franchement, ça craint…

Le Père Zanotti-Sorkine avait annoncé qu’il quittait la paroisse des Réformés de Marseille pour la chapelle de la rue du Bac à Paris.

Mais voilà. Le chapelain de la rue du Bac n’en veut pas. Par crainte « d'une trop grande piété et affluence des fidèles ». Sic. Quand un prêtre développe la piété et fait venir des fidèles, ça ne va pas du tout. Faut dire qu'en plus il est en soutane. C’est en pleine contradiction avec la pastorale actuelle. Comme le dit le pape tous les jours, la piété c’est être refermé sur soi-même, c’est pélagien, et on ne fait pas entrer les gens dans les églises puisqu’il faut en sortir pour aller aux périphéries. Et c’est sûr que la rue du Bac, c’est pas le périphérique…

Le Père Zanotti-Sorkine présente donc ses excuses au chapelain, pour avoir menacé de faire venir du monde à la chapelle des apparitions à sainte Catherine Labouré…

17:24 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (6)

Le nouveau pape est merveilleux

« Le nouveau pape est merveilleux. Je suis tellement enthousiasmé par son humanité, par sa façon de se concentrer sur une foi faite d’humilité. Il ramène les choses à l’essentiel, en disant que tout est simplement une question d’amour, de rassembler les gens, sans exception. »

Elton John, hier à Sky News

800.jpg

Une grande mosquée turque à Quimper

L’association culturelle turque de Quimper a déposé un permis de construire pour une grande mosquée sur le site d’une ancienne biscuiterie qui lui appartient déjà.

Ella aura une coupole principale et cinq petites coupoles, et un minaret de 12 mètres (selon Ouest France, de 14 mètres selon le Télégramme), couronné par un Coran ouvert…

« Ce n’est pas un projet turc, mais quimpérois », dit sans rire le président de l’association, Mehmet Yilmaz, qui est intarissable sur l’ouverture aux autres bla-bla-bla mais omet de rappeler que les imams des mosquées turques sont forcément des fonctionnaires de l’Etat turc, qui généralement apprécient le fameux poème qui dit : « Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées sont nos casernes et les croyants nos soldats. »

Le nouveau maire UMP de Quimper est d’accord : « Le projet respecte toutes les règles d'urbanisme. C'est une belle construction. Je n'ai alors aucune raison de m'y opposer et il n'y a aucun traitement particulier. »

La seule chose qui nous console un peu est que cette mosquée, loin d’être une « belle construction », est aussi moche que les églises modernes…

le-projet-comprend-un-minaret-de-14-metres-de-haut-un-dome_1958006_660x372.jpg

17:04 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (2)

Le premier jour du ramadan au Nigeria, en Indonésie et dans "l'Etat islamique"

Nigeria - Des hommes armés et en uniformes, sans aucun doute de Boko Haram, ont attaqué hier pendant la messe les églises de quatre villages de l’Etat de Borno, autour de Chibok (où avaient été enlevées les 200 lycéennes en avril). Des dizaines de fidèles, peut-être plus d’une centaine, ont été tués. Au moins trois de ces églises ont été incendiées, et des maisons également.

Indonésie – Des islamistes vêtus de noir, visages masqués, criant Allahou Akbar, ont attaqué hier l’église du Sacré-Cœur à Pugeran, dans le sud de Yogyakarta en Indonésie, pendant la première messe. Ils ont abîmé dives objets et des affiches, mais il n’y a pas eu de victimes.

Syrie-Irak – L’Etat islamique en Irak et au Levant a changé de nom, pour devenir simplement « l’Etat islamique », et a proclamé le califat, le calife étant son chef Abou Bakr al Baghdadi, que son porte-parole a présenté comme « imam et calife de tous les musulmans partout dans le monde ». Des jihadistes brandissant le drapeau noir ont défilé en voitures dans la province de Rakka (Syrie) pour célébrer le retour du califat.

16:50 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0)

Ramadan

Entendu hier sur BFMTV, au cours d’un reportage dans une « pâtisserie orientale » : « En ces jours de jeûne du ramadan, la production augmente de 60%. »

16:35 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (2)

Commémoraison de saint Paul

Cette fête est le dédoublement de celle d’hier. Autrefois, à Rome, les deux fêtes avaient lieu le 29 juin, avec une messe à Saint-Pierre et une messe à Saint-Paul. Y fait écho Prudence, dans le poème du Peristephanon consacré à cette fête, où l’on trouve, unique fois dans la littérature latine, le mot « bifestus », dans le dernier vers : « diem bifestum » : le « jour de bifête ».

On trouvera l’intégralité de ce texte, et sa traduction, sur l’inépuisable site Introibo. En voici le début et la fin :

Plus solito coeunt ad gaudia ; dic, amice, quid sit ?
Romam per omnem cursitant ovantque.

Il se fait un concours inusité à quelque fête. Dis-moi, ami, que se passe-t-il ? Rome entière est en mouvement et en joie.

Festus apostolici nobis redit hic dies triumfi,
Pauli atque Petri nobilis cruore.
Unus utrumque dies, pleno tamen innovatus anno,
vidit superba morte laureatum.

C’est le jour où nous célébrons le triomphe des Apôtres, jour ennobli par le sang de Pierre et de Paul. Le même jour, à la distance d’une année, les a vus couronnés par une glorieuse mort.

(…)

Ecce duas fidei summo patre conferente dotes,
urbi colendas quas dedit togatae.
Aspice, per bifidas plebs Romula funditur plateas,
lux in duobus fervet una festis.
Nos ad utrumque tamen gressu properemus incitato,
et his et illis perfruamur hymnis.

Tels sont les deux trésors que notre foi doit au Père souverain et qu’il donne à fêter à la Ville des toges. Voyez le peuple romain se répandre en deux courants : un même jour est animé par deux fêtes. Hâtons-nous de nous rendre à toutes deux, pour entendre les chants ici et là.

Ibimus ulterius, qua fert via pontis Hadriani,
laevam deinde fluminis petemus.
Transtiberina prius solvit sacra pervigil sacerdos,
mox huc recurrit duplicatque vota.

Nous irons au delà du pont d’Hadrien, puis nous gagnerons la rive gauche. De même le Pontife commence par célébrer après la vigile au delà du Tibre, puis se rend là-bas et renouvelle son offrande.

Haec didicisse sat est Romae tibi : tu domum reversus
diem bifestum sic colas memento.

Qu’il te suffise d’avoir appris ceci à Rome : de retour chez toi, n’oublie pas de célébrer ce jour de double fête.

06:22 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (3)

29 juin 2014

Saint Pierre et saint Paul

En union avec nos frères syriaques particulièrement éprouvés ces temps-ci, cette hymne de leur office de nuit de cette fête, traduite et publiée dans L’Année liturgique :

Le Christ a péché Simon le pêcheur ; depuis lors, en guise de poissons, Simon pêche les hommes, les amenant à la vie. Il a jeté son filet sur Rome même, et l’a retiré plein ; il a lié la lionne ainsi qu’une brebis, l’amenant à l’Église ; et elle aussitôt, prenant les idoles en horreur, tourna le dos à ces ouvrages de main d’homme et adora la croix du Sauveur. Béni, ô vous qui fîtes choix des Apôtres et glorifiez leur nom !

Combien douce fut la parole de Jésus à Simon fait prince de ses frères, lorsqu’il lui disait, le créant Pontife : « Je t’établis sur ma maison et te confie mon trésor céleste ; en tes mains sont les clefs du ciel et de l’abîme. Si tu lies, je lierai moi aussi ; quand tu délieras, je le ferai avec toi ; prie pour les pécheurs, tu seras exaucé !

« Si tu m’aimes, Simon fils de Jean, pais mes brebis ; restaure par la foi ceux qu’a brisés l’erreur, guéris les malades par la vertu du remède des cieux, avec la croix chasse les loups et rassemble les agneaux au bercail de la vie. Alors les célestes phalanges crieront dans les hauteurs : Béni soit celui qui a magnifié son Église ! »

Devant celui qui vous a choisis présentez-vous, ô Apôtres : suppliez-le que schismes et querelles cessent enfin dans l’Église et parmi des frères ; car les sophistes, hélas ! nous assiègent, obscurcissant la foi de leurs arguties. Seigneur, l’Église dans laquelle votre parole a été annoncée, qu’elle soit le creuset éprouvant tout discours comme la fournaise éprouve l’or ; et que vos prêtres chantent ici-bas, dans la pureté de la foi : Béni soit celui qui a magnifié son Église !

06:54 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (2)

28 juin 2014

La Bosnie n’est pas près d’être un pays…

Les Serbes de Bosnie ont très officiellement inauguré hier dans la partie serbe de Sarajevo une statue de Gavrilo Princip, l'étudiant qui a assassiné le 28 juin 1914 l'archiduc François-Ferdinand d’Autriche, l’attentat qui devait déclencher la Première Guerre mondiale.

Pour les Serbes de Bosnie, Gavrilo Princip est un héros nationaliste. Pour les Croates et les Musulmans, c’est un terroriste.

Ce soir aura lieu dans la partie musulmane (aujourd’hui on dit bosniaque), c’est-à-dire dans le centre, un concert de l’orchestre philharmonique de Vienne, dont l’invité d’honneur est le président autrichien.

Concert boycotté par les Serbes, qui organisent des festivités à Visegrad.

Propos de Nebojsa Radmanovic, représentant serbe au sein de la présidence collégiale de Bosnie, au moment de dévoiler la statue de Gavrilo Princip : « Ces combattants de la liberté, il y a cent ans, nous montrent la direction à suivre pour les 100 prochaines années. » Sic.

Un acteur a mimé l'attentat pendant la cérémonie:

2014-06-27T123245Z-326928785-GM1EA6R1KH301-RTRMADP-3-WWI-ANNIVERSARY-BOSNIA.jpg

Via le Forum catholique: dans la “Revue internationale des sociétés secrètes”, numéro 9, 15 septembre 1912, sous la signature de P. Esma (“Chronique autrichienne”) :

archiduc.jpg

Une première aujourd’hui à Chartres

Pour la première fois sont ordonnés prêtres aujourd’hui dans une cathédrale française, et l’une des plus prestigieuses, celle de Chartres, trois diacres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre. Par Mgr Aillet, évêque de Bayonne, Oloron et Lescar.

L’abbé John Berg, supérieur général de la FSSP, salue un « geste fort » de l’évêque de Chartres, Mgr Pansard : « En nous ouvrant sa cathédrale, il montre que nous avons toute notre place dans l’Église. »

Un « congrès antiochien »

Le patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche a organisé un « congrès antiochien » à Balamand, au Liban (il s’est ouvert jeudi, il se termine aujourd’hui), sur le thème : « l'unité antiochienne : portées et exigences ». Pour l’occasion le patriarche Jean X avait invité les quatre autres patriarches (dont trois catholiques) qui portent le titre d’Antioche (ainsi que le patriarche arménien catholique). Ce qui est une première historique.

Dans leurs discours inauguraux, les patriarches ont voulu manifester une volonté d’unité et de solidarité des chrétiens antiochiens entre eux, venant de leur source ecclésiale commune. Le patriarche grec-catholique Grégoire III a rappelé comment le patriarcat d’Antioche s’était « singularisé en sauvegardant l’unité chrétienne refusant de déchirer la tunique du Christ, la robe sans couture, en ne prenant pas partie quand Rome et Constantinople se sont déchirées » (il a fallu attendre le XVIIIe siècle pour qu’il y ait un schisme). Et il a souhaité que « ce premier congrès antiochien orthodoxe se transforme dans les années à venir en un congrès antiochien auquel prendront part les membres et le clergé des cinq Eglises relevant du siège d’Antioche, réalisant ainsi les paroles de Notre Seigneur Jésus-Christ : qu’ils soient un afin que le monde croie ! ».

Si tant est qu’il reste encore des chrétiens relevant du siège d’Antioche dans les années à venir (du moins sur les territoires relevant de ce siège).

12:55 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (4)

Qaraqosh vidée de sa population (catholique)

Texte intégral d’une dépêche Fides (corrigée) :

Qaraqosh est pratiquement une ville fantôme. Plus de 90% des plus de 40.000 habitants, presque tous chrétiens appartenant à l’Eglise catholique syriaque, ont fui au cours des deux derniers jours face à l’offensive des insurgés sunnites des jihadistes de l’Etat islamique d’Irak et du Levant (ISIL), qui font pleuvoir sur toute la zone urbaine des missiles et des grenades. Mgr Yohanna Petros Moshe, archevêque de Mossoul des Syriens, plusieurs prêtres et plusieurs jeunes de cette Eglise ont décidé de ne pas fuir et figurent parmi les rares personnes demeurées sur place. Ces deux derniers jours, de nouvelles armes et de nouveaux contingents sont arrivés dans la ville pour renforcer les milices kurdes des Peshmerga qui opposent une résistance à l’avancée des insurgés sunnites. L'impression est que l’on est en train de préparer le terrain pour un combat frontal.

Hier [jeudi], Mgr Moshe a tenté une médiation entre les forces opposées, dans l’intention de préserver la ville de Qaraqosh de la destruction. Pour le moment, cette tentative est restée sans succès. Les insurgés sunnites demandent aux milices kurdes de se retirer. Les Peshmerga kurdes n’ont aucune intention de permettre aux insurgés de s’approcher des frontières du Kurdistan irakien.

Dans cette situation dramatique, de Qaraqosh, l’Archevêque, à travers l’Agence Fides, veut lancer un appel humanitaire pressant à toute la communauté internationale : « Face au drame que vit notre peuple – dit l’Archevêque à Fides – je m’adresse aux consciences des responsables politiques du monde entier, aux organismes internationaux et à tous les hommes de bonne volonté : il faut intervenir tout de suite pour empêcher la situation de se précipiter, en œuvrant non seulement sur le plan des secours humanitaires, mais aussi aux niveaux politique et diplomatique. Chaque heure, chaque jour perdu, risque de rendre tout irrécupérable. On ne peut pas laisser passer des jours et des semaines dans la passivité. L’immobilisme devient complicité avec le crime et l’invasion. Le monde ne peut pas fermer les yeux devant le drame d’un peuple entier qui a fui de ses maisons en quelques heures, n’emportant avec soi que les vêtements qu’il avait sur lui. »

L’Archevêque syro-catholique de Mossoul peint en quelques paroles vibrantes la condition particulière vécue par les chrétiens avec cette nouvelle explosion des conflits sectaires qui mettent en danger la survie même de l’Irak : « Qaraqosh et les autres villes de la Plaine de Ninive ont été longtemps des lieux de paix et de coexistence pacifique. Nous, les chrétiens, nous sommes désarmés et, comme chrétiens, nous n’avons alimenté aucun conflit et aucun problème avec les sunnites, les chiites, les kurdes, ni avec les autres réalités qui forment la nation irakienne. Nous voulons seulement vivre en paix, en collaborant avec tous et en respectant tout le monde ».

Le prêtre syro-catholique Nizar Semaan, collaborateur de Mgr Moshe, explique à Fides que cet appel « s’adresse aussi aux Gouvernements occidentaux et européens qui parlent souvent des droits de l’homme de manière intermittente et intéressée, pour finir terrés dans un mutisme de commodité quand leurs opérations et leurs analyses des problèmes du Proche Orient se révèlent myopes et sans succès. Pour être clair, l’Archevêque ne demande pas de résoudre la situation en envoyant d’autres armes au Proche Orient. Car ce sont aussi les interventions armées occidentales qui ont déchaîné le chaos plein de sang et de violence qui fait souffrir nos peuples exsangues ». (GV) (Agence Fides 27/6/2014).

Vigile des saints Pierre et Paul

Cette messe semble plus ancienne que celle de la fête. Le thème principal est la prédiction du Seigneur annonçant à Pierre qu’il mourrait sur la croix. Ce thème retentit déjà dans l’Introït. Le psaume directeur est le psaume 18 qui, depuis l’antiquité, est appelé « Apóstolus », et fait allusion à la prédication apostolique.

La leçon nous raconte la guérison du paralytique par saint Pierre (c’est la leçon du premier nocturne de la fête). L’Apôtre est le chef de l’Église, et l’Église nous dit aujourd’hui et chaque jour : « Au nom de Jésus-Christ, lève-toi et marche ».

L’Évangile nous transporte sur les bords du lac de Génésareth. Là, le Seigneur ressuscité et glorifié prend avec ses disciples un mystérieux repas ; il fait de Pierre le pasteur de son Église et il lui annonce en même temps son martyre : « Par ces paroles, il indiquait par quelle mort il glorifierait Dieu ». Nous aussi nous devons être aujourd’hui Pierre.

A la Communion, le Seigneur demande à chacun de nous : « M’aimes-tu plus que ceux-ci ? » Répondons : « Tu sais tout, tu sais aussi que je t’aime ».

Dom Pius Parsch

06:50 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

27 juin 2014

Reconquête N° 309

Rec.jpg

Rec som.jpg

Me Jérôme Triomphe fait condamner l’Etat

Pour poursuites abusives, dans le procès d'un militant de La Manif Pour Tous venu narguer Christiane Taubira près d'un pénitencier à Condé-sur-Sarthe.