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Le blog d'Yves Daoudal - Page 8

  • Chronique des cinglés

    A Omaha, Nebraska, une femme de 61 ans a mis au monde sa petite fille, fabriquée (dans une clinique méthodiste…) par le sperme de son fils et l’ovule de la sœur de son « gendre ».

    Matthew Eledge et Elliot Dougherty, qui sont « mariés », voulaient un enfant. La sœur d’Elliot voulait bien donner un ovule, et la mère de Matthew voulait bien faire la mère porteuse.

    L’opération a coûté 40.000 $. Mais on a économisé le prix de la mère porteuse : entre 25.000 et 35.000 $.

    La mère grand-mère est devenue une militante de la lutte contre la « discrimination » dont sont victimes les hommes qui veulent un enfant avec un autre homme. En effet ils sont obligés d’avoir recours à une mère porteuse, ce qui est considéré comme un « don d’utérus » et cela n’est couvert par aucune assurance. Tout doit être payé plein pot et s’il y a des problèmes nécessitant une hospitalisation les « parents » peuvent se retrouver sur la paille. C’est trop injuste. Tout le monde doit avoir le droit de se fabriquer un enfant gratuitement…

  • Mardi de la quatrième semaine de carême

    Troisième oraison des matines du bréviaire mozarabe en ce jour :

    Usquequo, Domine, exaltabitur inimicus animae nostrae, qui nos quotidiana vitiorum abrodit rubigine? Respice jam, et exaudi nos: ac nequando inimicus noster adversum nos praevaluisse se jactet; victoria crucis tuae semper ad superna nos erige: et eum qui nos conatur rapere, sub nostris pedibus conterendum immerge. ℟. Amen.

    Jusques à quand, Seigneur, s’exaltera l’ennemi de notre âme, qui nous ronge chaque jour de la rouille de nos vices ? Tourne tes regards vers nous et exauce-nous ; et de peur que notre ennemi se vante d’avoir prévalu contre nous, redresse-nous toujours vers le ciel par la victoire de ta croix, et celui-là qui essaie de nous emporter, immerge-le sous nos pieds en le réduisant à néant.

  • 5 millions de dollars pour la vie

    Le gouvernement américain avait annoncé que les fonds du « Titre X », destiné à la planification familiale, ne devait plus financer l’avortement. Jeudi, il a annoncé que le groupe Obria allait recevoir 1,7 million de dollars par an pendant trois ans pour étendre ses services dans quatre comtés de Californie au profit des plus modestes. (Et le Planning familial a fait savoir que quatre de ses filiales ne reçoivent plus d’argent public.)

    Obria est un réseau de cliniques pro-vie (actuellement 8 filiales exploitant 21 cliniques dans six Etats, plus 11 cliniques mobiles) dont l’objectif avoué et affirmé est de supplanter à terme le Planning familial. Il a été fondé par Kathleen Eaton Bravo, militante pro-vie, lauréate du prix cardinal John O’Connor en 2012.

    Les services d’Obria incluent le conseil et les tests de grossesse, les échographies et soins prénataux, l'éducation à la prévention des risques sexuels et à la santé, des références pour l’adoption, le soutien post-avortement, le dépistage du sida et du cancer. Les cliniques délivrent également la pilule qui bloque l’effet de la pilule abortive. Les deux cliniques du groupe qui délivrent des contraceptifs ne recevront pas de subventions.

  • La Sénégalaise

    Le porte-parole du gouvernement français est désormais, par la grâce de Macron, une Sénégalaise.

    Sibeth Ndiaye (qui faisait partie de l’équipe de campagne de Strauss-Kahn en 2006 avec… Benjamin Griveaux, Ismaël Emelien, Stanislas Guérini… et Cédric O nommé lui aussi hier secrétaire d’Etat) est la conseillère en communication de Macron qui avait répondu « Yes, la meuf est dead » à un journaliste qui lui demandait si c’était vrai que Simone Veil était morte.

    C’est elle aussi qui a dit qu’elle « assume pleinement de mentir » quand il s’agit de « protéger le président ». Au moins c’est clair.

    Mais ce qui est curieux est de nommer comme premier contact avec les journalistes une personne qui est très mal vue des journalistes par sa brutalité et ses pressions. Même Le Monde dénonçait après le dernier Salon de l’Agriculture sa manière de communiquer « sur un mode fait d’injonctions et de menaces »…

  • En Inde

    PICT0434.JPGUne foule de plus de 200 extrémistes hindous a attaqué et dévasté le collège catholique de la « Petite fleur » (sainte Thérèse de Lisieux) le 26 mars à Chinnasalem (Tamil Nadu), non sans molester et insulter les religieuses, franciscaines du Cœur Immaculé de Marie. Quatre d’entre elles ont dû être hospitalisées.

    Parce qu’une collégienne hindoue s’est suicidée chez elle, par peur des réactions de ses parents devant ses mauvaises notes…

    Les parents faisaient partie de la horde du Rashtriya Swayamsevak Sangh qui s’est ruée sur l’établissement. Il semble qu’ils avaient d’abord demandé de l’argent au collège en dédommagement, puis s’étaient adressés au RSS.

    Le collège se trouve à côté d’un commissariat. Qui n’est pas intervenu…

  • En Slovaquie

    La nouvelle présidente de Slovaquie, Zuzana Caputova, est non seulement eurobéate mais favorable à l’avortement, au « mariage » des personnes de même sexe, etc.

    Cela dit son principal concurrent était un… commissaire européen, du parti social-démocrate au pouvoir.

    Et le président slovaque n’a guère de pouvoir. Et la participation a été spécialement faible : 41,8%, du jamais vu pour un second tour de présidentielle. Et elle a surtout été élue comme candidate anti-corruption.

    Mais quand même…

  • Au Québec

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    Alors que le nouveau Premier ministre François Legault avait affirmé qu’il n’était pas question d’enlever le crucifix de l’Assemblée nationale, son gouvernement a fait adopter la motion, jeudi dernier, « que l’Assemblée nationale mandate le Bureau de l’Assemblée nationale, suivant l’adoption du projet de loi no 21 “Loi sur la laïcité de l’État”, afin que ce dernier déplace le crucifix du Salon bleu pour le mettre en valeur dans l’enceinte du Parlement ».

    On remarque la même hypocrisie que pour le retrait du crucifix du conseil municipal de Montréal : la « mise en valeur » dans un endroit où on ne le verra plus. Et aussi que c’est en application d’une loi… qui n’est pas encore votée.

    La motion a été adopté à l’unanimité des députés présents. 21 députés étaient absents.

    Un sondage commandé par le parti au pouvoir fait apparaître que 63% des citoyens sont favorables au maintien du crucifix.

  • Lundi de la quatrième semaine de carême

    Nous avons vu déjà, au Mardi de la première semaine, le Seigneur chasser les vendeurs du Temple ; il accomplit en effet deux fois cet acte de justice et de religion. Le récit que nous lisons aujourd’hui se rapporte à la première expulsion de ces profanes du lieu saint. L’Église insiste sur ce fait dans le Carême, parce qu’il nous présente la sévérité avec laquelle Jésus-Christ agira contre l’âme qui se sera laissé envahir par les passions terrestres. Que sont, en effet, nos âmes, sinon le temple de Dieu ? de Dieu qui les a créées et sanctifiées pour y habiter ? Mais il veut que tout y soit digne de cette sublime destination. En ces jours où nous scrutons nos âmes, combien de profanes vendeurs ne trouvons-nous pas établis dans la demeure du Seigneur ? Hâtons-nous de les expulser ; prions même le Seigneur de les chasser lui-même avec le fouet de sa justice, dans la crainte qu’il ne nous arrive de trop ménager ces hôtes dangereux. Le jour où le pardon descendra sur nous est proche ; veillons à être dignes de le recevoir. Avons-nous remarqué dans notre Évangile ce qui est dit de ces Juifs qui, plus sincères que les autres, se mirent à croire en lui, à cause des miracles qu’ils lui voyaient faire ? Jésus cependant ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous. Il y a donc des hommes qui arrivent à croire, à reconnaître Jésus-Christ, sans que pour cela leur cœur soit changé ! O dureté du cœur de l’homme ! ô anxiété cruelle pour la conscience des ministres du salut ! Des pécheurs, des mondains assiègent, en ces jours, les tribunaux de la réconciliation ; ils croient, ils confessent leurs péchés : et l’Église n’ose se fier à leur repentir. Elle sait d’avance que, bien peu de temps après le festin pascal, ils seront redevenus ce qu’ils étaient le jour où elle leur imposa les cendres de la pénitence ; elle tremble en songeant au danger que ces âmes, partagées entre Dieu et le monde, encourent en recevant sans préparation, sans conversion véritable, le Saint des Saints ; d’un autre côté, elle se souvient qu’il est écrit de ne pas éteindre la mèche qui fume encore, de ne pas achever de rompre le roseau déjà éclaté. Prions pour ces âmes dont le sort est si inquiétant, et demandons pour les pasteurs de l’Église quelques rayons de cette lumière par laquelle Jésus connaissait tout ce qu’il y avait dans l’homme.

    Dom Guéranger

  • Quatrième dimanche de carême

    L’offertoire de la messe de ce jour est le seul chant propre qui n’évoque pas Jérusalem. C’est du moins ce qu’on voit dans les livres depuis saint Pie V. En réalité, cet offertoire – comme tant d’autres - a été amputé de ses versets. Dans les livres du moyen âge il a trois versets, et le dernier se termine sur Jerusalem (comme le psaume 134 d’où tout le texte est repris).

    D’autre part, la somptueuse mise en scène de « Laudate » laisse prévoir des mélismes développés, or la suite est très sobre et s’inscrit dans un faible ambitus. Au début de la troisième phrase, « Omnia » paraît vouloir commencer un développement plus brillant, et on se retrouve dans la même configuration que précédemment. « C’est un chant calme, dit dom Johner, une prière joyeuse d’action de grâce pour la bonté de Dieu qui s’est manifestée dans le miracle de la multiplication des pains (évangile) et le miracle de l’eucharistie qui s’accomplit continuellement. »

    Mais les amorces de vocalises annoncent en fait la vocalise finale, sur… Jerusalem, qui est très développée comme on peut le voir sur ce graduel de Saint-Gall, ou celui de Porrentruy (au-dessus du trait rouge), et dans la transcription d’Anton Stingl :

    Screenshot_2019-03-30 e-codices – Bibliothèque virtuelle des manuscrits en Suisse.pngScreenshot_2019-03-30 e-codices – Virtual Manuscript Library of Switzerland.png

    Sans titre.jpg

    Par les moines d’En-Calcat, en 1956 (sans les versets, hélas) :


    podcast

     Screenshot_2019-03-30 LU562.png

    Laudate Dominum quia benignus est :
    psallite nomini eius, quoniam suavis est :
    omnia quaecumque voluit, fecit in caelo et in terra.

    Louez le Seigneur, car il est bienveillant :
    psalmodiez pour son nom, car il est doux :
    tout ce qu’il a voulu, il l’a fait, au ciel et sur la terre.

    Vers.  1

    Qui statis in domo Domini,
    in atriis domus Dei nostri:
    quia ego cognovi, quod magnus est Dominus
    et Deus noster prae omnibus diis.

    Vous qui vous tenez dans la maison du Seigneur,
    dans les parvis de la maison de notre Dieu :
    car moi, j’ai reconnu que le Seigneur est grand,
    et que notre Dieu est au-dessus de tous les dieux.

    Vers.  2

    Domine, nomen tuum in aeternum
    et memoriale tuum in saecula saeculorum:
    judicabit Dominus populum suum
    et in servis suis consolabitur.

    Seigneur, votre nom subsiste éternellement :
    Seigneur, votre souvenir s’étend pour les siècles des siècles :
    le Seigneur jugera son peuple,
    et en ses serviteurs, il sera consolé.

    Vers.  3

    Qui timetis Dominum benedicite eum:
    benedictus Dominus ex Sion,
    qui habitat in Jerusalem.

    Vous qui craignez le Seigneur, bénissez-le :
    béni soit le Seigneur depuis Sion,
    lui qui habite dans Jérusalem.

    La liturgie de ce dimanche.

    L'introït.

    Le trait.

    L'évangile.

    Le dimanche de la rose.

  • Chronique des cinglés

    Des militants « antispécistes » (ils pensent qu’ils ne sont pas plus intelligents que des limandes, et c’est peut-être vrai) ont manifesté à Strasbourg (et paraît-il ailleurs) dans le cadre de la « journée mondiale pour la fin de la pêche. Mise en scène soi-disant choc, avec du faux sang partout autour (les hémorragies de la limande, c’est terrible), et les quatre plus fanatiques s’étaient troué la joue avec un hameçon…

    Screenshot_2019-03-30 A Strasbourg, une mise en scène choc de militants antispécistes contre la pêche et l’exploitation des[...].jpg

    Screenshot_2019-03-30 A Strasbourg, une mise en scène choc de militants antispécistes contre la pêche et l’exploitation des[...].png

    Screenshot_2019-03-30 Strasbourg des militants se font hameçonner la joue pour réclamer la fin de la pêche.png

    (J'en profite pour signaler que la barbue, en tout cas en Bretagne, c'est meilleur que le turbot.)