Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 8

  • "Blasphème" évité

    Un enfant chrétien appelé Izhan et sa mère, Shakeela Kauser, infirmière à l’hôpital de Quetta, capitale du Baloutchistan, au Pakistan, ont été arrêtés le 20 octobre sous l’accusation de blasphème : on les a vus brûler des pages du Coran.

    Dès le lendemain les accusations ont été annulées, grâce, nous dit-on, à l’implication conjointe des responsables chrétiens et musulmans. Ce sont deux membres du Jamiat Ulema-e-Islam qui ont permis d’arrêter l’affaire. Ce qui peut surprendre, car le Jamiat Ulema-e-Islam est un parti islamiste pur et dur ouvertement lié aux talibans.

    Mais si l’on va y voir de plus près, on constate que ces deux personnes sont Asiya Nasir, député de Quetta au Parlement fédéral, et William John Barkat, membre de l’assemblée provinciale. Tous deux sont certes élus sur les listes de l’« Assemblée du clergé islamique », mais ils sont… chrétiens.

    Reste qu’en effet les dirigeants du parti n’ont pas désavoué cette action.

    Il est vrai aussi que c’était la première fois qu’éclatait une accusation de blasphème au Baloutchistan (alors que c’est hélas habituel au Pendjab voisin.

  • Saints Simon et Jude

    Le bréviaire romain est aussi laconique sur la vie de ces deux apôtres que certaines traditions sont loquaces (voir la Légende dorée) :

    Simon le Chananéen, qui fut nommé aussi le Zélé et Thaddée, appelé encore dans l’Évangile Jude, frère de Jacques, auteur d’une des Épîtres catholiques, ont parcouru, l’un l’Egypte et l’autre la Mésopotamie, en prêchant l’Évangile. Ils se réunirent ensuite en Perse, où ils engendrèrent à Jésus-Christ d’innombrables enfants. Ayant répandu la semence de la foi dans ces vastes régions et parmi des peuples barbares, ils firent resplendir ensemble d’un vif éclat le très saint nom de Jésus-Christ par leur doctrine et leurs miracles, et finalement par un glorieux martyre.

    Ces deux apôtres sont depuis toujours honorés ensemble en Occident. Ce qui a conduit à évoquer leur périple commun. Mais dans la liturgie byzantine saint Simon est fêté le 10 mai, et saint Jude le 19 juin, sans qu’il soit fait mention de la moindre action commune. Les deux offices ne contiennent d’autre part – et c’est notable dans cette liturgie si prolixe - aucune indication historique (sauf bien sûr pour souligner que saint Jude était « frère du Seigneur » - ce qui n'est pourtant pas sûr non plus - et qu’il a écrit une épître).

  • Euthanasie

    Au Canada, la Commission sur les « soins de fin de vie » (sic) publie un rapport qui montre l’accélération du nombre de demandes d’euthanasie au Québec : 262 Québécois ont reçu l'« aide médicale à mourir » au 1er septembre dernier.

    Le nombre de Québécois qui auront reçu l'aide médicale à mourir pourrait dépasser les 300 pour la première année d'entrée en vigueur de la loi le 10 décembre 2015.

    C’est six fois plus que ce que prévoyaient les spécialistes.

    Et l’on note une accélération ces derniers mois, conformément à ce qui se voit ailleurs, comme le souligne Brian Mishara, directeur du Centre de recherche et d'intervention sur le suicide et l'euthanasie (CRISE) à l'UQAM : « Ailleurs dans le monde, chaque fois qu'un pays légalise l'aide médicale à mourir, ça augmente continuellement chaque mois et chaque année », comme aux Pays-Bas où on est passé de 1.600 à 6.000 en dix ans.

  • Première à Toronto

    Dimanche 30 octobre sera célébrée une grand messe du Christ Roi à la cathédrale Saint-Michel de Toronto, pour le dixième anniversaire du Chœur grégorien Saint-Patrick.

    Ce sera la première messe de saint Pie V célébrée dans cette cathédrale depuis la « réforme » liturgique. L’homélie sera donnée par l’archevêque, le cardinal Thomas Collins.

  • (Vigile de saint Simon et saint Jude)

    En 1955 la plupart des vigiles ont été supprimées, ce qui a eu pour effet notamment de supprimer du calendrier officiel la messe et l’office de la vigile des apôtres Simon et Jude.

    Or cette vigile avait une messe propre, formée de divers éléments que l’on peut retrouver dans quelques autres messes, mais avec une antienne de communion qui n’appartenait qu’à elle :

    Posuérunt mortália servórum tuórum, Dómine, escas volatílibus cæli, carnes sanctórum tuórum béstiis terræ : secúndum magnitúdinem bráchii tui pósside fílios morte punitórum.

    Ils ont fait des restes mortels de tes serviteurs des nourritures pour les volatiles du ciel, des chairs de tes saints pour les bêtes de la terre : selon la grandeur de ton bras, prends en ta possession les fils de ceux qu’on a châtiés.

    Cette antienne est formée du verset 2 et du verset 11b du psaume 78, dans la version du psautier dit romain, antérieur à celui de la Vulgate. Il y a deux mots qui sont différents : « mortalia » au lieu de « morticina » et « punitorum » au lieu de « mortificatorum ».

    La première différence est sans importance. La seconde montre que saint Jérôme a corrigé le psautier romain pour qu’il soit plus conforme au grec : « ceux qu’on a châtiés, qu’on a punis », indiquait que si les juifs ont été massacrés par des païens c’est pour les punir de leurs péchés. Mais le texte grec ne le dit pas. Il parle de « ceux qui ont été tués ». Toutefois saint Jérôme a gardé une allusion à l'ancienne traduction, en choisissant « mortificatorum » (plutôt que par exemple « interfectorum »), puisque ce mot veut dire aussi « mortifiés ». Lorsque saint Jérôme a retraduit de l’hébreu il a gardé tel quel l’hébraïsme qu’on voit aussi dans le texte massorétique : « filios interitus », « les fils de la mort », pour dire « ceux qui sont voués à être tués ».

  • Margrethe et les migrants

    Margrethe II est reine du Danemark depuis… 1972. Elle n’intervient pas dans les débats politiques, car ce n’est pas son rôle. Néanmoins elle a déjà montré qu’elle n’avait pas sa langue dans sa poche, et elle récidive, dans un livre rédigé avec le journaliste danois Thomas Larsen. Pour parler de l’immigration. Et pour en parler de façon responsable, en harmonie avec son peuple.

    Le gouvernement est exclusivement composé de membres du parti libéral du Premier ministre Rasmussen (34 sièges au Parlement), mais il doit s’appuyer notamment sur le parti du peuple danois (37 sièges) – le parti dit populiste qui a véritablement renversé la domination sociale-démocrate, pour avoir une majorité. C’est pourquoi les contrôles aux frontières ont été rétablis, une loi permet aux autorités de saisir les actifs des migrants pour payer leur séjour, et le pays n’a accueilli que moins de 15.000 « réfugiés ».

    « Ce n’est pas une loi de la nature que l’on devienne danois en vivant au Danemark, dit la reine. Cela n’arrive pas nécessairement. Nous pensions que ces choses-là se faisaient d’elles-mêmes. Que si vous marchez dans les rues, de Copenhague et buvez l’eau municipale et prenez le bus municipal, vous devenez vite un Danois. C’était tellement évident pour nous que nous pensions que c’était évident aussi pour ceux qui s’installent pour vivre ici. Ce ne l’était pas. »

    Il n’y a pas eu de problème avec les migrants d’Asie du Sud-Est, mais ceux qui viennent du Proche Orient « mettent longtemps à trouver leurs marques ».

    Elle admet que l’ampleur des nouvelles arrivées à travers l’Europe ces 18 derniers mots ont changé son opinion sur l’immigration qu’elle trouvait « géniale », comme tous les Danois, dans les années 60 quand elle était jeune.

    A propos des « valeurs culturelles » qu’apportent les nouveaux migrants elle dit : « Nous ne pouvons pas prétendre qu’elles vont s’estomper d’elles-mêmes. Elles ne le feront pas. Beaucoup d’entre nous pensaient que les gens qui viennent dans un lieu étranger sont une sorte de papier buvard qui absorbe tout ce qui est nouveau pour eux. Et la tâche devient plus difficile quand arrivent en même temps tant de gens avec des coutumes diverses et une religion particulière… »

    Et elle accuse les personnalités politiques de trahir les valeurs européennes au nom du politiquement correct :

    « Si vous ne pouvez pas formuler ce pour quoi vous vous battez, il est difficile de l’expliquer aux autres. Vous devez être convaincants et, chaque fois que c’est nécessaire, taper du poing sur la table et dire : “Hé, ça ne va pas !”. »

    Le ministre de la Culture, Bertel Haarder, a déclaré que la reine exprimait les préoccupations de nombreux Danois. Il a ajouté : « La reine a décrit précisément le cheminement par lequel sont passés beaucoup d’entre nous. Je me rappelle que je disais, au début de mon mandat comme ministre de l’Intégration, que le nombre de migrants et de réfugiés n’avait pas d’importance tant qu’ils trouvaient du travail. Cela sonnait bien, mais malheureusement ce n’est pas vrai. C’est le nombre le problème. »

  • Saint Evariste

    Evariste1.jpg

    Lire la suite

  • Au Pérou

    Pedro Pablo Kuczynski, dit « PPK », est président du Pérou depuis le 28 juillet dernier. Le 21 octobre, il a consacré son pays au Sacré-Cœur.

    Voici la vidéo de l’ACI Prensa, l'agence de presse catholique hispanophone basée au Pérou.

    Et la vidéo de la télévision.

     

    Et la traduction du texte trouvée sur le Forum catholique :

    Moi, Pedro Pablo Kuczynski, Président de la République du Pérou, avec l'autorité qui m'est conférée, je fais un acte de consécration de moi-même, ma famille, ici présente et de ma femme, et la République du Pérou à l'amour et à la protection de Dieu Tout-Puissant, par l'intercession du Sacré-cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

    Je mets dans vos mains aimantes mon gouvernement avec tous les travailleurs et les citoyens qui sont sous ma responsabilité. Dieu Tout-Puissant, je vous offre mes pensées et mes décisions en tant que président afin de les utiliser pour le bien de notre pays et de toujours être conscient des Dix Commandements pour gouverner. Je demande à Dieu, par l'intercession du Sacré-Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, d'écouter et d'accepter mon acte de consécration et de couvrir notre pays d' une protection spéciale.

    En faisant cette prière, je demande le pardon de Dieu pour tous les péchés qu'on a commis dans le passé, tous ce qui a été fait dans le passé de la République et toutes les décisions qui ont été prises contre ses commandements et je demander son aide pour changer tout ce qui nous sépare de lui. Moi, Pedro Pablo Kuczynski, en tant que Président de la République du Pérou, je fais ce serment solennel devant Dieu et devant les citoyens de notre pays aujourd'hui 21 Octobre 2016.

    Il est assez remarquable que Pedro Pablo Kuczynski n’est pas le descendant d’une vieille famille catholique polonaise, comme son nom pourrait le laisser penser. Son père était un médecin juif allemand qui s’était installé au Pérou pour fuir le nazisme, avec sa femme, une française, Madeleine Godard, descendante d’une famille protestante dont est également issu Jean-Luc Godard, cousin germain du président péruvien…

    Cette consécration fait penser à celle de l’Equateur par son très catholique président Gabriel Garcia Moreno. C’était en 1873. Il fut assassiné deux ans plus tard, sans doute par la franc-maçonnerie qu’il avait interdite. Ce n’est pas ce qu’on souhaite à PPK…

  • Saints Chrysanthe et Darie

    De la connaissance de Dieu ayant reçu la clarté illuminant le regard de ton cœur, sagement tu délaissas les ténèbres de l'erreur et confessas le Christ, Seigneur de l'univers qui s'est incarné; ensuite, illustre Chrysanthe, fortifié par la puissance de l'Esprit, tu t'es montré supérieur aux tourments.

    Les séductions de l'Ennemi et les ardeurs du plaisir furent pour toi comme toile d'araignée; supportant la ténébreuse prison, tu fus illuminé par l'éclat divin; au milieu du bourbier, tu fus comblé de spirituelle bonne odeur; et celle qui s'efforça de te corrompre, tu la menas vers le Christ, en excellent nymphagogue, comme une épouse immaculée.

    L'amour du Créateur te perça de ses douces flèches, alors, tu délaissas complètement les fausses vénérations des païens et rejoignis dans sa demeure l'Epoux divin, le Christ, auquel tu fus unie par les nombreux tourments de ton corps, Darie au grand renom, divin temple de l'Esprit, splendeur des Vierges et parure des Martyrs.

    Liturgie byzantine, lucernaire (au 19 mars)

  • Fuyons… en Hongrie

    Les Allemands sont de plus en plus nombreux à s’installer en Hongrie : un pays moins cher et... sans migrants.

    « Tous me parlent de leur crainte d’être envahis par les étrangers, c’est la raison principale de leur déménagement », dit le patron de la première agence immobilière hongroise.

  • Viktor Orban

    tn960c720.jpg

    La Hongrie célébrait hier le soixantième anniversaire du soulèvement antisoviétique de 1956. « Les peuples qui aiment leur liberté doivent sauver Bruxelles de la soviétisation, de ces gens qui veulent nous expliquer comment nous devons vivre dans nos propres pays », a notamment déclaré Viktor Orban. Mais cette phrase qui circule partout ne doit pas masquer le reste de son discours. Voici une traduction du compte rendu officiel de ce discours sur le site du gouvernement hongrois.

    Dans son discours, le Premier ministre a dit que « c’est une vérité millénaire » qu’il doit y avoir « l’unité dans les choses importantes, la liberté dans les autres, et l’amour en toute chose ».

    M. Orban a appelé le 23 octobre un « jour de fierté ». « Le lumineux souvenir d’octobre 1956 nous appartient à tous ; c’est un patrimoine commun qui élève et purifie, même après 60 ans. » « Nous avons à remercier les héros de 1956 pour nous avoir donné quelque chose dont nous pouvions être fiers – même pendant les heures les plus sombres de l’histoire hongroise. »

    Dans son discours, le Premier ministre a souhaité une particulière bienvenue à l’invité d’honneur de la cérémonie, le président polonais Andrzej Duda, et a décrit l’amitié entre les peuples hongrois et polonais comme une « très ancienne amitié entre deux nations courageuses éprises de liberté ». En reconnaissance de ce fait, il a déclaré : « Dieu sauve la Pologne ! »

    « Les Hongrois n’ont jamais renoncé à la liberté », a-t-il dit, soulignant que à Budapest en octobre 1956 « le cours de l’histoire a été inversé » et que, « au lieu de la révolution communiste mondiale qui était prophétisée, une révolution contre le monde communiste a éclaté ». Il a ajouté que « nous avons envoyé un message à l’Occident » : que l’Union soviétique était vulnérable, et que dans ce monde les seules étoiles permanentes sont celles du sommet des clochers.

    Les Hongrois, a-t-il continué, ont survécu à l’occupation communiste et soviétique, et ils peuvent aujourd’hui se tenir « la tête haute, comme les fils et les filles, sûrs d’eux-mêmes, d’une Hongrie forte », ajoutant qu’ils ont renversé l’Etat du parti communiste, renvoyé les Russes chez eux, et débarrassé leur pays des « conséquences résiduelles de la dictature ».

    Lire la suite

  • Au Pakistan

    On sait que les accusations de blasphème contre Mahomet ou contre le Coran portées contre des chrétiens au Pakistan ont souvent comme motif la volonté de musulmans de mettre la main sur la maison ou le terrain du voisin chrétien.

    Mais voici qu’on passe à un nouveau stade, semble-t-il : pour récupérer un bien on menace carrément de porter une accusation de blasphème ouvertement sans fondement.

    C’est ce qui arrive à un pasteur protestant de Farooqabad, dans le nord du Pendjab.

    Le soir du 19 octobre, une cinquantaine de musulmans ont attaqué le pasteur et sa famille. Tout le monde a été roué de coups, la maison dévastée. Les assaillants ont prévenu qu’ils formuleraient une fausse accusation de blasphème si le pasteur et sa famille n’abandonnaient pas immédiatement la maison.

    Il s’agit d’un litige immobilier. L’ancien propriétaire musulman a vendu la maison à un musulman alors que le pasteur a les papiers prouvant qu’il en est le légitime propriétaire…

  • A Moscou

    Un millier de personne ont manifesté hier contre l’avortement à Moscou. Une si faible affluence dans la capitale russe montre de façon terrible à quel point l’avortement fait toujours partie de la vie « normale » en Russie.

    Mais la manifestation était organisée pour récolter des signatures pour la pétition en cours, pétition qui a été signée par le patriarche Cyrille, ce qui est un point très important.

  • Bartella, Irak

    Dès mardi dernier certains annonçaient la libération de Qaraqosh, mais il semble qu’elle soit toujours en cours. En attendant, la libération de Bartella (à 20 km de Mossoul) a bien eu lieu, comme le prouve la vidéo ci-dessous. Au passage on appréciera la délicatesse (qui n’est pourtant pas le lot commun de la région…) de l’armée irakienne et des milices kurdes, car ce ne sont évidemment pas les quelques miliciens chrétiens de la vidéo qui ont libéré la ville.

    Bartella, nous dit Wikipedia de façon laconique, c’est une ville de « 0 » habitants en 2016. 30.000 en 2014 (mais 10.000 selon un site assyrien…). Ville entièrement assyrienne, un tiers de syriaques catholiques, deux tiers de syriaques orthodoxes.

    La vidéo nous montre l’église Saint-Georges, qui est l’église catholique.

    Addendum 27 octobre

    Le patriarche chaldéen S.B. Louis Raphaël I Sako a visité cinq villes et villages de la plaine de Ninive qui viennent d'être libérés. Dont Bartella, et Qaraqosh.

    Enregistrer

  • Saint Raphaël

    800px-Cordoba_view_from_Puente_romano.jpg

    SAN_RAFAEL_TRIUMPH_01.jpg

    Il y a à Cordoue au moins neuf « triomphes de saint Raphaël », dont ces deux-ci : le plus modeste, sur le pont romain, et le plus haut et le plus décoré, près de la cathédrale, sans compter les statues à l’intérieur des églises. Car saint Raphaël est le « gardien de Cordoue ».

    Il y a deux traditions qui se superposent. Selon la première, lors d’une terrible épidémie de peste, en 1278, le prieur du couvent de Notre Dame de la Merci, Simon de Sousa, priant instamment pour une intervention céleste, l’archange Raphaël lui apparut. Il lui dit d’aller voir l’évêque, Pascal, pour lui dire que s’il promettait d’installer une image de l’archange sur la tour de la cathédrale (qui était encore la mosquée une quarantaine d’années plus tôt) et d’instituer une fête annuelle en son honneur la peste se terminerait. Ce qui se produisit.

    Il n’y a aucun document historique à l’appui de cette tradition, car la notice que l’on a sur Simon de Sousa ne mentionne ni la peste ni cet évêque.

    Mais en 1578, exactement trois siècles plus tard, il y eut une autre peste à Cordoue. Saint Raphaël apparut à un prêtre, le père Roelas, à quatre reprises. Le théologien qu’il consulta lui dit que si l’apparition venait une cinquième fois, c’est qu’il s’agirait bien de saint Raphaël. Or l’archange apparut une cinquième fois, le 7 mai, et lui dit : « Je te jure, par Jésus-Christ crucifié, que je suis Raphaël, l’ange que Dieu a institué gardien de cette ville. » (C’est pourquoi l’église dédiée à saint Raphaël s’appelle « basilica del Juramento de San Rafael ».) Alors l’épidémie se termina. Et le 7 mai devint le jour de la fête de saint Raphaël, l’une des plus importantes fêtes de l’année, tant civile que religieuse.

    La dictature de Paul VI a supprimé la fête du 7 mai.

    Mais la dictature étant (déjà) miséricordieuse, elle a concédé qu’il y ait exceptionnellement à Cordoue une fête de saint Raphaël le 24 octobre, jour de sa fête dans le calendrier romain... que l'on supprimait en même temps pour tous les autres (on appréciera la cohérence). Les festivités cordouanes ont donc été transférées à ce jour. Et en 2007 Benoît XVI a permis à tout le monde de célébrer saint Raphaël.

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

  • 23e dimanche après la Pentecôte

    Notre transfiguration corporelle dans l’au-delà doit être précédée de notre transfiguration spirituelle sur terre. Dès cette terre nous devons être spiritualisés ; à cette condition seulement, nous serons aptes à être transfigurés corps et âme. La messe d’aujourd’hui nous trace le chemin :

    a) L’Épître dit : Quittez l’homme de chair ; saint Paul gémit en pleurant de ce que beaucoup de chrétiens se comportent en ennemis de la croix ; leur fin est la corruption, leur Dieu est leur ventre.

    b) L’oraison demande que nous soyons délivrés des chaînes de nos péchés, dans lesquelles nous sommes retenus à cause de notre fragilité.

    c) C’est pourquoi l’Église nous fait pousser deux fois [alléluia et offertoire] un cri d’appel : « Du fond de l’abîme je crie vers toi, Seigneur. » C’est le cri implorant le détachement des choses de la terre.

    d) Aux attributs du corps glorifié doivent correspondre dès maintenant des vertus semblables : Puisque nous devons être là-haut soustraits à la souffrance, il nous faut ici-bas nous libérer des satisfactions sensibles et surmonter toutes les souffrances et peines de la vie. Puisque là-haut nous devons être spiritualisés, il nous faut ici-bas renoncer à toutes les attaches de la sensualité, aux plaisirs des yeux et de la chair. Puisque là-haut nous devons être délivrés de tous les liens de la matière, il nous faut ici-bas avoir du zèle pour le bien. Enfin, puisque là-haut notre corps doit briller d’une beauté étincelante et d’une jeunesse nouvelle, il nous faut ici-bas travailler à la beauté de notre âme.

    Nous avons un moyen de préparer la résurrection de la chair et la glorification du corps. Ce moyen, c’est la Sainte Eucharistie ; elle est le sacrement de la glorification par lequel nous « deviendrons participants de la divinité ». Le contact avec le corps très saint du Christ nous rendra semblables à son corps glorieux. De même que, dans l’Évangile d’aujourd’hui, la femme malade fut guérie par l’attouchement des vêtements du Christ, de même, par le contact avec le corps du Christ dans l’Eucharistie, notre âme sera guérie, et nous serons ainsi préparés à la glorification corporelle et spirituelle.

    Dom Pius Parsch

  • Fantasme européiste

    Fantasme.jpg

    « En Pologne, les femmes font vaciller les piliers du pouvoir »

    « Les Polonaises manifestent de nouveau ce dimanche et ce lundi. Elles pourraient réussir, là où l’opposition, la Commission européenne et autres contestations ont échoué, à redessiner la carte politique polonaise. »

    Sic.

  • Forcing de mort

    Jeudi, au Parlement de l’Etat d’Australie méridionale (Adélaïde), a été présentée une… 15e proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie.

    Ce texte a été introduit juste après que le débat sur la 14e proposition de loi, en discussion depuis février, a été reporté au 1er décembre. Ce jour étant le dernier de la session parlementaire, le texte sera ipso facto euthanasié. D’où le dépôt immédiat d’une nouvelle proposition de loi. Le texte a été envoyé en commission et devrait être débattu le mois prochain.

    La 14e avait été présentée par un député travailliste. La 15e, intitulée « Choix et dignité en fin de vie », est présentée par un député libéral, Duncan McFetridge, vétérinaire de son état.

    Le principal opposant a été également un député libéral, Stephan Knoll. Il a déclaré qu’il ne voterait jamais un texte permettant l’euthanasie, parce qu’il aime la vie et qu’il en remercie Dieu tous les jours, et que la vie est trop courte et qu’il faut tout faire pour l’allonger…

    Un autre député libéral a jugé que cette législation était une « pente glissante » car les conditions édictées (malade en phase terminale dont les douleurs sont intolérables) seraient ensuite forcément élargies.

  • De la Sainte Vierge le samedi

    Amplectamur Mariæ vestigia, fratres mei, et devotissima supplicatione beatis illius pedibus provolvamur. Teneamus eam, nec dimittamus, donec benedixerit nobis: potens est enim. Nempe vellus est medium inter rorem et aream: mulier inter solem et lunam: Maria inter Christum et Ecclesiam constituta. Sed forte miraris, non tam vellus opertum rore, quam amictam sole mulierem. Magna siquidem familiaritas, sed mira omnino vicinitas solis, et mulieris. Quomodo enim in tam vehementi fervore tam fragilis natura subsistit? Merito quidem admiraris Moses sancte, et curiosius desideras intueri. Verumtamen solve calceamenta de pedibus tuis, et involucra pone carnalium cogitationum, si accedere concupiscis.

    Embrassons les pas de Marie, mes frères, et, dans la plus dévote des supplications, roulons-nous à ses pieds bénis. Tenons-les bien et ne la laissons point partir qu'elle ne nous ait bénis (1), car elle est puissante. Assurément elle est la toison placée entre la rosée et l’aire (2), la femme entre le soleil et la lune (3) : Marie a été établie entre Jésus-Christ et son Église. Mais peut-être vous étonnerez-vous moins de voir une toison humide de rosée qu'une femme vêtue du soleil ? Car si ces mots nous sont familiers, leur rapprochement est pourtant étonnant. En effet, comment une nature si fragile peut-elle subsister dans une si grande chaleur ? Tu as raison de t'en étonner, saint Moïse, et de vouloir voir cette merveille de plus près, mais il faut auparavant que tu ôtes les chaussures de tes pieds, et que tu laisses là toutes les enveloppes des pensées charnelles, si tu désires y accéder (4).

    1. Genèse 32, 26.
      2. Juges 6, 36-40.
      3. Apocalypse 12, 1.
      4. Exode 3, 2-5.

    (Lecture des matines pour les samedis d’octobre : extrait du sermon de saint Bernard pour le dimanche dans l'octave de l'Assomption.)

  • L'armée turque ouvertement complice de l'EI

    L’armée turque a publié hier un communiqué faisant savoir qu’elle a tué entre 160 et 200 miliciens kurdes en Syrie.

    Elle précise que les raids aériens ont visé des positions kurdes dans un secteur que les Kurdes avaient repris récemment à l’Etat islamique…

  • Tuer le jumeau

    Le ministère norvégien de la « Santé » a décidé que dorénavant les hôpitaux ne sont plus tenus de demander une adresse de domicile fixe aux femmes qui viennent pour un avortement.

    Cette décision vise essentiellement à permettre aux femmes de pays où l’avortement sélectif est interdit, notamment aux Suédoises et aux Danoises, de venir en Norvège pour faire tuer l’un des deux bébés si elles portent des jumeaux.

    Elles doivent savoir toutefois que si le libre assassinat du jumeau est gratuit pour les Norvégiennes, il sera payant pour les étrangères…

  • Dictature

    Jean-Frédéric Poisson a jusqu’au 25 octobre pour s’excuser. S’il ne le fait pas, la commission d’organisation de la primaire engagera une procédure d’exclusion à son encontre. (La commission sera composée de son président, de la « présidente de la Haute autorité pour la primaire de la droite », et des représentants des sept candidats…)

    Jean-Frédéric Poisson est donc sommé de s’excuser d’avoir utilisé l’expression « lobbies sionistes », en parlant de la campagne d’Hillary Clinton.

    Tout le monde sait qu’il y a des lobbies sionistes aux Etats-Unis, que tout le monde appelle ainsi. Mais il est interdit de le dire en France.

    Le CRIF est donc monté au créneau, réclamant « une condamnation ferme des propos » de Jean-Frédéric Poisson, assimilé pour l’occasion à... Dieudonné.

    Jean-Frédéric Poisson s’est dit « désolé » que ses propos aient provoqué l’émotion du CRIF et que ce n’était pas son intention, et il a tenu à « redire toute l'amitié » qu’il a « pour l'État d'Israël et pour le peuple juif dans son ensemble ».

    Mais puisqu’il continue de prétendre que, s’il ne faut pas dire « lobby », « il existe bien des groupes de pression sionistes qui agissent aux Etats-Unis », il reste sous le coup de l’accusation infâme d’antisémitisme sournois…

    C’est le dernier épisode en date de l’histoire du lobby qui n’existe pas, mais qui se manifeste quand même quand il faut abattre quelqu’un qui ose prononcer son nom.

  • Minable

    CEF.jpg

    Alors que les publications vraiment catholiques soulignent l’importance du livre du cardinal Sarah sur le silence, et que le cardinal sera notamment à Versailles dans quelques jours pour le signer, le site de la conférence des évêques de France, qui n’en souffle pas un mot, affiche à la une un… autre livre sur le silence, d’un certain Alain Corbin, paru le… 30 mars.

    Et c’est bien sûr un évêque qui fait l’article…

  • Congregatae

    ℟. Congregatae sunt Gentes in multitudine, ut dimicent contra nos, et ignoramus quid agere debeamus:
    * Domine Deus, ad te sunt oculi nostri, ne pereamus.
    ℣. Tu scis quae cogitant in nos: quomodo poterimus subsistere ante faciem illorum, nisi tu adiuves nos?
    ℟. Domine Deus, ad te sunt oculi nostri, ne pereamus.

    Les nations se sont rassemblées en grand nombre pour nous attaquer, et nous ne savons pas ce que nous devons faire. Seigneur Dieu, nous tournons les yeux vers toi, afin que nous ne périssions pas. Tu sais ce qu’ils cogitent contre nous : comment pourrions-nous tenir devant eux, si tu ne nous aides pas ? Seigneur Dieu, nous tournons les yeux vers toi, afin que nous ne périssions pas.

    Répons des matines, formé d’après une ancienne version latine des Macchabées, I, 3, 52-53.

  • Saint Jean de Kenty

    800px-Kraków_Kościół_Świętej_Anny_011.jpg

    Le tombeau de saint Jean de Kenty, dans l’église Sainte-Anne de Cracovie. Il est porté par deux personnages qui personnifient la philosophie et le droit. Ils sont de Baldassarre Fontana, qui réalisa toutes les décorations de cette église baroque, ancienne chapelle de l’université jagellonne.

  • Mossoul

    Des habitants de Mossoul, manifestant leur désir de libération de la ville, ont tracé des « M » sur les murs, première lettre de Muqawamah : résistance. La police de l’Etat islamique en a pris 11 sur le fait, et les a exécutés sans même les faire passer devant le tribunal de la charia. On leur a barbouillé le front en noir pour indiquer qu’ils étaient passés aux « puissances des ténèbres » et ils ont été abattus.

    *

    Des miliciens de l’Etat islamique quittent Mossoul pour rejoindre les bases en Syrie. Pour ce faire, ils doivent passer à travers les lignes de l’armée turque qui a pris position au nord de Mossoul, et qui les laisse passer, montrant ainsi sa complicité.

    *

    irak-siniri-ve-musul-sorunu.jpg

    Erdogan a répété que les troupes turques ne quitteraient pas l’Irak tant que le sort de Mossoul ne serait pas défini. Pour les Turcs, Mossoul est le berceau des Turkmènes, et Erdogan affirme que la ville doit être peuplée uniquement d’Arabes sunnites, de Kurdes et de Turkmènes (à l’exclusion des chrétiens et autres minorités, notamment chiites et yazidis). En Turquie ont réapparu des cartes montrant que le pays s’étend jusqu’à Mossoul (et englobe toute l’Arménie). Ces cartes sont la revendication de la Turquie lors des négociations du traité de Lausanne (1923). Mais les Anglais tenaient à Mossoul… Ces cartes étaient réapparues dans un CD « pédagogique » distribué dans les écoles d’Istanbul en 2009… et promptement retiré en raison du scandale.

    *

    L’Arabie saoudite et le Qatar ont lancé le hashtag « Mossoul est anéantie », montrant ainsi, s’il en était besoin, leurs liens avec l’Etat islamique. L’Irak a répliqué avec le hashtag « Mossoul est libérée ».

    Hélas, tout montre que la libération de Mossoul ne sera qu’une étape dans une guerre tous azimuts…

    (Asianews)

  • Saint Sépulcre

    Une importante délégation des administrateurs du Saint Sépulcre, dont le Custode de Terre Sainte, le patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem et le patriarche arménien de Jérusalem, a été reçue lundi au siège de la Présidence palestinienne par Mahmoud Abbas, qui a déclaré : « La Basilique du Saint Sépulcre est un symbole national et religieux pour le peuple palestinien. Nous avons le devoir d’en prendre soin, de le protéger et de contribuer à sa restauration. Ainsi, nous avons décidé d’offrir une contribution personnelle à la restauration en cours de la Tombe du Christ. »

    Les travaux de restauration ont commencé en mai dernier. Le coût total est estimé à 3,3 millions de dollars. Dès avant le début des travaux le roi de Jordanie avait annoncé une substantielle contribution personnelle, qu’il envoyait au patriarcat grec-orthoxe, lequel avait remercié en soulignant que le roi honorait ainsi sa fonction de gardien des lieux saints de Jérusalem, tant chrétiens que musulmans. (En fait, le traité de paix entre la Jordanie et Israël, ou accords de Wadi Araba, reconnaît seulement le droit souverain du roi de Jordanie sur les lieux saints musulmans de Jérusalem. Mais les patriarches des diverses Eglises sont confirmés par décret royal jordanien.)

  • La « droite » en action

    Valérie Pécresse, devenue présidente du conseil régional d’Ile-de-France, avait supprimé le « Pass contraception », destiné à permettre aux jeunes de copuler sans crainte et de se prémunir gratuitement contre les effets indésirables. La raison avancée était que moins de 0,1% des jeunes y avaient eu recours. Bien sûr la gauche avait hurlé, mais la Pécresse avait assuré qu’elle remplacerait le machin défectueux de la gauche par quelque chose de plus efficace.

    Voici donc l’ipasscontraception. Wouahou. Un site internet qu’il est beau et qu’il dit tout sur la façon de copuler sans crainte et de se prémunir gratuitement contre les effets indésirables.

    Un site où il n’est donc évidemment pas question d’amour ou d’enfant, ou de vie d’un quelconque fœtus. Il consiste essentiellement en une carte d’Ile-de-France qui permet de trouver en un clic ce dont on a besoin en matière de contraception, de « contraception d’urgence », et bien sûr d’avortement. Et pour en savoir plus sur l’avortement, on vous renvoie au site du gouvernement. Mais déjà, quand vous cliquez sur le logo « grossesse », vous avez les coordonnées du… planning familial le plus proche.

    Le plus fort – c’est ça la droite : la culture de mort plus l’hypocrisie – est que la Pécresse avait organisé une table ronde avec des responsables d’associations pour réfléchir aux alternatives à « l'information tout contraceptif » afin d’aboutir à une information équilibrée, et pas seulement de mécanique contraceptive, des jeunes. Mais il n’en est strictement rien resté…

    Officiellement, on vous explique que cette propagande sur la contraception vise à diminuer le nombre d’avortements des jeunes, qui est particulièrement énorme en Ile-de-France. Mais Farida Adlani, vice-présidente du conseil régional, déclare qu’il reste à accomplir un « gros travail, difficile », parce que « tous les médecins ne veulent pas faire des IVG »… Quel atroce aveu du but réel de l’opération…

  • Le raciste de la Place Vendôme

    Tout le monde sait – à force de martèlement, ça finit par entrer dans le crâne des plus obtus – que « les races n’existent pas ». Aussi est-ce avec effarement que je voyais hier soir défiler sur France 3, en permanence, à jet continu, l’« alerte enlèvement » indiquant qu’un enfant avait été « enlevé » par… son père, de… « race noire ». (Euh, j’insiste monsieur le policier de la pensée, c’est pas moi, c’est le ministère de la Justice, à la télé.)

    Naturellement, Pavlov a réagi. Et le ministère a modifié (deux fois) son texte (une première fois l’homme était de « peau noire » - sic, puis il est devenu « de couleur noire ») avant de s’excuser…

    On espère seulement que le raciste du ministère, qui avait bien caché son jeu sous Taubira, et qui a ignoblement profité de la détresse d’une mère pour lancer son venin, sera rapidement démasqué et passé par les armes.