10 mars 2014

Pourquoi s’arrêter à trois ?

Alors que les discussions vont bon train pour légaliser la fécondation in vitro à trois parents, le Journal of Medical Ethics publie un article expliquant les bienfaits d’une nouvelle méthode appelée « multiplex parenting », permettant de « créer des enfants avec quatre parents génétiques ou plus ».

Et c’est parfaitement « éthique », puisque les expérimentations sur les souris n’ont pas révélé de danger…

La conversion de Steven, du boys band Alliage

Extraits d’un impressionnant témoignage :

Un conseil de ma mère: «Quand tu étais petit, tu avais la foi. Retrouve-la». Certaines vertus sauvent: j'ai obéi. J'ai poussé la porte d'une petite église, à Piccadilly Circus. Juste une croix au mur, le tabernacle, quelques bougies. J'ai senti soudain un immense relâchement de tout mon être, un repos indescriptible. Je n'ai rien vu, rien entendu, mais j'ai su. Qu'il y avait quelque chose, ou plutôt quelqu'un de plus grand, de plus vrai que tout ce en quoi j'avais cru avant. Dieu a refait mon âme, il a rendu toute chose nouvelle, comme dans l'Apocalypse. Je n'avais aucune éducation religieuse, je ne connaissais rien à tout ça, mais j'y suis retourné, plusieurs jours de suite.

L'enfant qui a délaissé ses parents oublie même qu'un jour il a eu des parents. Moi, avec Dieu, c'était pareil. J'avais oublié qu'il m'aimait. Quelques mois plus tard, de retour à Nice, j'atterris à l'église Sainte-Rita, la patronne des causes désespérées. J'ai appris plus tard que, depuis un an, ma mère venait y prier tous les jours pour moi. L'évangile lu à la messe ce jour-là, me touche au cœur: le fils prodigue, qui retourne chez son père après avoir dilapidé l'héritage et que le père accueille les bras ouverts. C'est ce père qui m'a poussé à me réconcilier avec Quentin, avec moi-même et avec mon passé.

Quentin, comme moi, comme les autres, on a été les victimes volontaires d'un système. On a voulu tout ça par orgueil, par naïveté, par manque de sagesse. J'ai fait comme tous les gosses qui s'embarquent sur l'Ile de la tentation… J'aurais envie de donner ce simple conseil: construisez-vous d'abord. Contrairement à ce que j'entends depuis toujours, ce ne sont pas les expériences qui nous construisent. «Goûte, tu verras bien par toi-même…» Goûter à l'héro, à la violence, à la dope, pour voir ce que ça fait?

«Au lieu d'aller dehors, rentre en toi-même: c'est au cœur de l'homme qu'habite la vérité»: c'est du saint Augustin, qui s'était lui aussi pas mal cherché. Trouve-toi d'abord, avant de vouloir exister par le regard des autres, le succès…. Travaille. N'aie pas peur de mettre vingt ans pour apprendre et cultiver ton talent. La vie n'est pas une expérience, c'est un appel. Le mariage n'est pas une expérience, c'est une promesse éternelle. Avoir des enfants, ce n'est pas une expérience, c'est répondre au mystère d'incarnation de la vie, ce pour quoi on est fait. Construis-toi d'abord par ce mystère qui est en toi: la vie, la vraie.

La police de la pensée poursuit le Salon Beige

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Le directeur de la publication du Salon Beige, Guillaume de Thieulloy, a été mis en examen pour un photomontage publié sur le site pour dénoncer les arrestations arbitraires de défenseurs de la famille.

Un miracle orthodoxe

Il y avait des années et des années qu’on parlait d’un concile panorthodoxe, et qu’on ne voyait rien venir. Il semble que Bartholomée Ier, au cours de la « synaxe des primats des Eglises orthodoxes » réunie au Phanar, ait réussi à mettre d’accord les différentes Eglises orthodoxes pour l’organisation d’un concile en 2016. Voici le dernier paragraphe du « Message de la synaxe » :

« La synaxe a donné son accord pour que le travail préparatoire du concile soit intensifié. Une commission inter-orthodoxe commencera son travail dès septembre 2014, lequel durera  jusqu’à la sainte Pâque 2015. Une consultation panorthodoxe préconciliaire s’ensuivra au cours du premier semestre de 2015. Toutes les décisions, tant pendant les travaux du concile que lors des étapes préconciliaires, seront prises à l’unanimité. Le saint et grand concile de l’Église orthodoxe sera convoqué par le patriarche œcuménique à Constantinople en 2016, sauf événement imprévu. Le concile sera présidé par le patriarche œcuménique. Ses frères les primats des autres Églises orthodoxes autocéphales seront assis à sa droite et à sa gauche. »

Les religieuses de Maaloula libérées

Les 13 religieuses orthodoxes de Maaloula (et leurs trois assistants), qui avaient été enlevées le 3 décembre, ont été libérées hier soir par le groupe al-Nosra. En contrepartie, le régime syrien a libéré 153 prisonniers. Elles ont été conduites au Liban, où elles ont été accueillies par diverses personnalités, dont les deux hommes qui ont obtenu l’accord : le chef des services de renseignement du Qatar, Saadé el-Kbayssi (qui l’a négocié à Damas avec le directeur de la Sûreté générale syrienne le général Ali Mamlouk) et le directeur général de la Sûreté générale du Liban, le général Abbas Ibrahim.

Une fois de plus on voit le Qatar au centre de l’affaire syrienne.

De « Qui suis-je pour juger ? » à « Bravo ! »

La célèbre phrase de François ne cesse de se répandre et de faire des petits. La dernière extension en date est celle du cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York.

Il a « félicité », comme dit NBC, le tapeur de ballon Michael Sam pour avoir dévoilé son homosexualité :

« C’est bien pour lui. Je n’ai pas de jugement à son égard. Que Dieu te bénisse. La même Bible qui nous enseigne la vertu de chasteté et la vertu de fidélité et le mariage nous dit aussi de ne pas juger les gens. Donc je dis : bravo ! »

Ainsi devient de plus en plus patente la confusion entre les personnes et les actions. Mais si l’on ne peut plus juger les actions parce qu’elles sont accomplies par des personnes, il faut fermer les tribunaux : qui sont les juges pour juger ?

Peu importe Michael Sam. Qu’il fasse ce qu’il veut en effet, et il n’est certes pas question de le juger au for interne. Mais le devoir de l’archevêque est de rappeler que la Bible condamne les actes homosexuels, de Sodome et Gomorrhe à saint Paul en passant par la loi de Moïse (peine de mort), et il est en tout cas de ne pas dire « bravo ».

Un « bravo » qui devient bien sûr le titre de l’article : « Le cardinal Dolan dit bravo au footballeur homosexuel Michael Sam ».

Un « bravo » qui est un nouveau pas dans la dérive.

Un « bravo » qui est d’abord un nouveau cruel et méchant coup de poignard dans le dos des homosexuels catholiques qui s’efforcent de vivre conformément à la morale naturelle et à la foi catholique, et qui sape le travail d’organisations comme Courage.

(Via Rorate Caeli)

Et bien sûr, le livre de Frigide Barjot, la "fille à pédés", qui sort jeudi, s'intitule...

 

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Il y a des fois où il ne faut pas sortir…

« En 2010, au plus fort de la bataille menée par l’épiscopat pour empêcher la légalisation du mariage entre personnes du même sexe en Argentine, l’idée naît de faire une veillée de prière [devant le parlement]. Esteban Pittaro, de l'Université Australe qui appartient à l'Opus Dei, envoie alors un e-mail à l'archevêché de Buenos Aires, pour l’informer de ce projet. Le lendemain, il constate qu’il a reçu un appel auquel il n’a pas répondu et il se rend compte que le numéro qui a appelé appartient à l’archevêché. Esteban rappelle et c’est Bergoglio en personne qui lui répond. 'Je trouve que c’est très bien que vous priiez. Mais le fait que vous vouliez passer toute la nuit sur la place… il va faire froid, rentrez chez vous, priez à la maison, en famille !", lui dit le cardinal. »

Elisabetta Piqué, "Francesco. Vita e rivoluzione", cité par Sandro Magister.

Lundi de la première semaine de carême

La messe de ce jour est la messe du bon pasteur du début du carême, comme il y a une messe du bon pasteur au début du temps pascal, et deux messes du bon pasteur au début du temps après la Pentecôte.

Dans l’évangile, le Fils de l’homme vient dans sa gloire, et il sépare les brebis d’avec les boucs. Les brebis, ce sont les fidèles qui ont été charitables… avec Jésus, c’est-à-dire avec ses membres souffrants. Car l’Eglise est le corps du Christ. « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » De même dit-il aux « boucs » : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » C’est aussi ce qu’entendra saint Paul : « Je suis Jésus que tu persécutes. » En persécutant les chrétiens, Saul persécutait le Christ en son corps qu’est l’Eglise.

Ainsi la si émouvante lecture d’Ezéchiel est-elle un parallèle de la fin de cet évangile : Jésus dit qu’il ira chercher ses brebis, qu’il les rassemblera, qu’il les fera paître dans de bons pâturages et les fera reposer dans un bon bercail…

Les antiennes du Benedictus et du Magnificat résument tout cela :

Veníte, benedícti Patris mei, percípite regnum, quod vobis parátum est ab orígine mundi.

Venez, les bénis de mon Père, recevez le royaume qui vous a été préparé depuis la création du monde.

Quod uni ex mínimis meis fecístis, mihi fecístis, dicit Dóminus.

Ce que vous avez fait à chacun des plus petits des miens, c’est à moi que vous l’avez fait, dit le Seigneur.

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09 mars 2014

Premier dimanche de carême

Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable. Dans la deuxième tentation, le diable cite le psaume 90 : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; Et ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre. » Quoniam angelis suis mandavit de te, ut custodiant te in omnibus viis tuis. In manibus portabunt te, ne forte offendas ad lapidem pedem tuum. Et une fois le diable vaincu, « des anges vinrent auprès de Jésus, et le servaient ».

Le psaume 90 est la source unique de tous les chants de la messe de ce premier dimanche de carême, et il est même presque entier dans le trait. « Nous le répéterons à l’introït, au graduel, à l’offertoire et à la communion, comme pour faire acte de protestation et de réparation pour la suggestion téméraire. D’autre part, le psaume 90 exprime si bien les sentiments de l’âme qui revient à Dieu par la pénitence et met en lui toute sa confiance, que l’Église en a fait comme le chant quadragésimal par excellence », dit le bienheureux cardinal Schuster. Plusieurs de ses versets rythmeront en effet toutes les heures de l’office du carême.

« C’est notre char de combat pendant tout le temps de Carême, ajoute Pius Parsch. Le psaume décrit le champ de bataille horrible ; des milliers tombent à droite et à gauche (cadent a latere tuo mille, et decem millia a dextris tuis), les flèches sifflent (sagitta volante) ; il faut marcher sur des aspics et des dragons (super aspidem et basiliscum ambulabis). Néanmoins, la troupe des héros ne craint rien : elle est enveloppée des ailes de Dieu (scapulis suis obumbrabit tibi, et sub pennis ejus sperabis) et les anges la gardent sur son chemin (angelis suis mandavit de te, ut custodiant te in omnibus viis tuis). Son épée est la confiance en Dieu (Dicet Domino : Susceptor meus es tu, et refugium meum ; Deus meus, sperabo in eum (…) Quoniam in me speravit, liberabo eum…). »

Pendant le carême, l’Eglise voit en effet les chrétiens comme « une immense armée qui combat jour et nuit contre l’ennemi de Dieu », dit dom Guéranger. « En effet, pour obtenir cette régénération qui nous rendra dignes de retrouver les saintes allégresses de l’Alléluia, il nous faut avoir triomphé de nos trois ennemis : le démon, la chair et le monde. Unis au Rédempteur, qui lutte sur la montagne contre la triple tentation et contre Satan lui-même, il nous faut être armés et veiller sans cesse. Afin de nous soutenir par l’espérance de la victoire et pour animer notre confiance dans le secours divin, l’Église nous propose le Psaume quatre-vingt-dixième (…). Elle veut donc que nous comptions sur la protection que Dieu étend sur nous comme un bouclier (scuto circumdabit te veritas ejus) ; que nous espérions à l’ombre de ses ailes (et sub pennis ejus sperabis), que nous ayons confiance en lui, parce qu’il nous retirera des filets du chasseur infernal (ipse liberavit me de laqueo venantium) qui nous avait ravi la sainte liberté des enfants de Dieu ; que nous soyons assurés du secours des saints Anges, nos frères, auxquels le Seigneur a donné ordre de nous garder dans toutes nos voies (Angelis suis mandavit de te, ut custodiant te in omnibus viis tuis), et qui, témoins respectueux du combat que le Sauveur soutint contre Satan, s’approchèrent de lui, après la victoire, pour le servir et lui rendre leurs hommages. Entrons dans les sentiments que veut nous inspirer la sainte Église, et durant ces jours de combat, recourons souvent à ce beau cantique qu’elle nous signale comme l’expression la plus complète des sentiments dont doivent être animés, dans le cours de cette sainte campagne, les soldats de la milice chrétienne. »

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08 mars 2014

Riyad et les « terroristes » : l’occasion de rappeler que la dictature est une dictature

Dans un même geste spectaculaire, mercredi, lors d’une réunion à Riyad des chefs de la diplomatie du Conseil de coopération du Golfe, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont annoncé qu’ils rappelaient leur ambassadeur au Qatar, ce pays étant sommé d’arrêter son soutien aux Frères musulmans.

(Il est curieux de voir la monarchie wahhabite diaboliser les Frères musulmans et soutenir un régime « mécréant » en Egypte. La raison en est sans doute que l’une et l’autre - le régime qui n'est qu'un faux nez de l'armée - sont des clients des Etats-Unis.)

Hier, l’Arabie saoudite a publié une « première liste » d’organisations désignées comme terroristes. Parmi lesquelles… les Frères musulmans, au même titre que al-Qaida, l'État islamique en Irak et au Levant, le Front Al-Nosra, le Hezbollah et les rebelles chiites du Yémen…

Il est strictement interdit de soutenir ces mouvements de quelque façon que ce soit, ou d'exprimer la moindre sympathie.

Les Saoudiens qui participent « à des combats hors du royaume » ont 15 jours pour rentrer. En clair l’Arabie saoudite veut que ses ressortissants ne participent plus aux combats en Syrie, parce qu’ils sont pris en main par al-Qaida (qui a juré la destruction de la monarchie saoudienne liée aux Américains).

Mais ces gesticulations ont aussi pour but de resserrer la vis. Le ministère de l’Intérieur saoudien en profite en effet pour édicter (ou rappeler) les dispositions interdisant toute activité politique y compris sur internet et tout appel à manifester.

Une révolte intellectuelle facilitée par internet

Intéressante réflexion de Pierre-Henri d'Argenson, spécialiste des questions internationales à Sciences Po, à propos des très nombreux commentaires « pro-Poutine » sur internet dans l’affaire ukrainienne. Extrait :

« Ce qui est frappant dans les réactions à la crise ukrainienne, ce n'est pas tellement le nombre de témoignages «pro-russes», mais plutôt le refus implicite de beaucoup de gens de se plier à l'injonction médiatique désignant la Russie de Poutine comme le camp du Mal. Il s'agit d'une révolte intellectuelle, qui relève d'une lame de fond de rejet de l'ordre idéologique régnant. Internet facilite cette révolte en libérant l'expression, et nous assisterons dans les années qui viennent à un soupçon de plus en plus systématique, par principe, à ce qui sera présenté comme la pensée obligatoire sur tel ou tel sujet. »

15:56 Publié dans médias | Lien permanent | Commentaires (4)

Le T-shirt tendance

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Le « T-shirt emblématique du pape François Qui suis-je pour juger ? » a été lancé en janvier aux Etats-Unis par la marque Archetypes.

C’est un « message universel », souligne le président exécutif de la marque Tom Gallagher, qui va au-delà de la communauté LGBT : « c’est un message global qui s’applique à toute communauté et archétype ».

Sous la fameuse phrase de François on peut lire : « Dites simplement non aux stéréotypes ».

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Depuis le lancement du T-shirt emblématique [en anglais iconic], dit encore Tom Gallagher, de nombreuses personnes partagent leur photo, avec le vêtement qui affiche « cette position sur l’égalité » : « Les cinq simples mots Qui suis-je pour juger ? ont résonné profondément chez des millions de personnes autour du globe, de toute religion, ou sans religion du tout, parce qu’ils reflètent une façon authentique de vivre et de traiter les autres avec respect. »

Bien entendu, le site d’Archetypes donne une place spéciale à un prêtre jésuite qui a publié une publicité pour le T-shirt sur sa page Facebook.

Et parmi les photos « partagées », il y a celle-ci, qui montre des élèves d’une école catholique manifestant contre l’éviction d’un professeur qui s’est « marié » avec un autre homme…

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(Via Rorate Caeli)

L’Eglise des pauvres

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Après la visite ad limina des évêques de Corée, en 2007, Mgr Lazzaro You Heung-sik, évêque de Daejon, avait promis à Benoît XVI de lancer une campagne en faveur des pauvres en Corée et en Mongolie (il y a des liens étroits entre l’Eglise de Corée et la petite Eglise de Mongolie). Les idées de Mgr Lazzaro You Heung-sik pour combattre la pauvreté venaient de sa lecture de l’encyclique Deus caritas est, publiée l’année précédente.

En 2008, il lança ainsi la campagne « 100 wons pour un repas ». Celui qui veut participer s’engage à mettre de côté 100 wons (7 centimes d’euro) après chacun de ses repas. L’argent collecté sert à confectionner des repas pour les plus pauvres. Le diocèse s’est même doté d’un minibus pour aller porter les repas, et l’évêque en personne participe à l’opération qu’il a lancée.

Cet argent sert aussi à donner des bourses à des jeunes défavorisés : 88 enfants en 2010, 217 aujourd’hui.

Et un centre pour indigents a été créé en Mongolie.

(Asianews)

15:49 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (2)

Samedi après les Cendres

La barque de la sainte Église est lancée sur la mer ; la traversée durera quarante jours. Les disciples du Christ rament à l’encontre du vent, et déjà l’inquiétude s’empare d’eux ; ils craignent de ne pas arriver au port. Mais Jésus vient à eux sur les flots ; il monte avec eux dans la barque ; leur navigation sera désormais heureuse. Les anciens interprètes de la Liturgie nous expliquent ainsi l’intention de l’Église dans le choix de ce passage du saint Évangile pour aujourd’hui. Quarante jours de pénitence sont bien peu de chose pour toute une vie qui n’a pas appartenu à Dieu ; mais quarante jours de pénitence pèseraient à notre lâcheté, si le Sauveur lui-même ne venait les passer avec nous. Rassurons-nous : c’est lui-même. Durant cette période salutaire, il prie avec nous, il jeûne avec nous, il exerce avec nous les œuvres de la miséricorde. N’a-t-il pas inauguré lui-même la Quarantaine des expiations ? Considérons-le, et prenons courage. Si nous sentons encore de la faiblesse, approchons de lui, comme ces malades dont il vient de nous être parlé. Le contact de ses vêtements suffisait à rendre la santé à ceux qui l’avaient perdue ; allons à lui dans son Sacrement, et la vie divine dont le germe est déjà en nous se développera de plus en plus, et l’énergie qui commençait à faiblir en nos cœurs se relèvera toujours croissante.

Dom Guéranger

06:58 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

07 mars 2014

Julie Gayet est ignoble

Il faut le voir pour le croire. Il faut vraiment voir cet immonde clip par lequel « Julie Gayet milite contre le mariage forcé ».

Le mariage forcé, c’est le fait de parents « cathos versaillais » qui marient leur fille de 12 ans à un homme âgé…

Ça s’appelle « 14 millions de cris », parce qu’il y a 14 millions de filles mineures mariées de force tous les ans, dit la réalisatrice Lisa Azuelos.

Essentiellement à Auteuil-Neuilly-Passy quand ce n'est pas à Versailles.

Un film bouleversant, un film poignant, dit la presse du politiquement correct. Où l’on sait bien qu’en effet c’est chez les bourgeois catholiques que se situe le problème…

C’est une ignominie qu’on doit trouver très amusante dans les banlieues et leurs mosquées.

Et qui ne peut évidemment avoir strictement aucune influence sur le problème qu'on prétend dénoncer.

Mais de toute façon, on a bien compris que le seul objectif est de s'en prendre, en gros, à la Manif pour tous. Car c'est là le danger...

Addendum 10 février

L'AGRIF porte plainte.

Demain, la journée de la femme

Ou plus exactement la journée marxiste-léniniste de la femme, puisque c’est Lénine qui a décrété en 1921 que le 8 mars serait la journée internationale de la femme.

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« 8 mars, jour de rébellion des travailleuses contre l’esclavage de la cuisine » : une « travailleuse » tend la main à une femme écrasée par les tâches domestiques (et par une icône de la Théotokos) pour la libérer en l’envoyant travailler à la chaîne en usine…

Malgré la propagande communiste et libérale, malgré l’obligation qu’ont beaucoup de femmes d’avoir un travail rétribué pour subvenir aux besoins de la famille, malgré l’idéologie dite « féministe » qui fait partie de l’idéologie officielle, un sondage de 20 minutes montre que la loi naturelle ne se détruit pas si facilement qu’on le croit, et constitue une claque retentissante pour tous les valets du politiquement correct :

82% des femmes jugent plus important d’être mère que d’avoir une carrière professionnelle.

L’effet François

On nous a bassiné avec « l’effet François » : ce pape qui faire revenir les gens en foule dans les églises, et dans les confessionnaux.

Selon un sondage du Pew Research Center, cet effet est strictement nul, voire négatif, en tout cas chez les catholiques américains.

Entre mars 2012 et janvier 2013, il y avait 22% d’Américains qui se disaient catholiques, et parmi ceux-là ils étaient 40% à aller à la messe chaque dimanche, et 42% une fois par mois.

Entre mars 2013 et janvier 2014, les chiffres sont les mêmes :

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Pendant l’année écoulée, 5% des catholiques se sont davantage confessés, et… 22% se sont moins confessés.

13% se sont davantage impliqués dans les activités de la paroisse, et… 23% se sont moins engagés :

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(Via Rorate Caeli, et Culbreath via le Forum Catholique)

Parce que c’est gênant, voire glauque ?

Voici le début de l’article de l’agence Zenit sur le discours de François aux curés du diocèse de Rome, hier :

« Donne-moi la moitié de ta miséricorde » : c’est la prière faite par le père Jorge Mario Bergoglio à un vieux prêtre de Buenos Aires, connu pour son ministère de réconciliation, confesseur recherché, mort à plus de 90 ans.

Depuis, il porte dans une pochette sur son cœur la croix du chapelet de ce saint prêtre et la touche lorsqu’il a spécialement besoin d’aide pour être miséricordieux.

« Quel bien fait un prêtre miséricordieux ! » s’est exclamé le pape qui a évoqué ce vieux prêtre au terme de sa rencontre avec les prêtres et les évêques auxiliaires de son diocèse de Rome, alors que son allocution était finie et que l’on attendait la prière de l’angélus et la bénédiction finale. Le pape a voulu couronner sa rencontre par cette confidence significative.

Confidence significative ? Mais la véritable confidence est bien différente. Sans doute a-t-elle mis mal à l’aise l’équipe de Zenit, qui s’est empressée de la maquiller. Car voici la véritable confidence :

« A Buenos Aires il y avait un confesseur célèbre, il était sacramentain. Presque tout le clergé se confessait à lui. Quand, à l’une de ses visites, Jean-Paul II a demandé un confesseur à la nonciature, c’est à lui qu’il est allé. Il était vieux, très vieux. Il fut nommé provincial de son ordre, le professeur… mais toujours confesseur, toujours. Il y avait toujours la queue, là, dans l’église du Saint-Sacrement. A cette époque j’étais vicaire général et j’habitais à la curie, et chaque matin, de bonne heure, j’allais au télécopieur pour voir s’il y avait quelque chose. Et, le matin de Pâques, j’ai lu un fax du supérieur de la communauté : “Hier, une demi-heure avant la veillée pascale, est décédé le P. Aristi, à 94 – 96 ? – ans. Les funérailles auront lieu tel jour...” Et le matin de Pâques, je devais aller déjeuner avec les prêtres de la maison de retraite – je le faisais d’habitude à Pâques – puis, je me suis dit, après le repas j’irai à l’église. C’était une grande église, très grande, avec une belle crypte. Je suis descendu dans la crypte et là il y avait le cercueil, seulement deux vieilles dames qui priaient, mais aucune fleur. J’ai pensé : mais cet homme, qui a pardonné (1) les péchés de tout le clergé de Buenos Aires – et les miens aussi, mais aucune fleur… Je suis sorti et je suis allé à un fleuriste – car à Buenos Aires, aux carrefours, il y a des marchands de fleurs, dans les rues, aux endroits où il y a des gens, et j’ai acheté des fleurs, des roses… et je suis revenu, et j’ai commencé à bien préparer le cercueil avec les fleurs… Et j’ai regardé le chapelet qu’il avait à la main… Et tout à coup m’est venu à l’esprit – le voleur que nous avons tous en nous, non ? – Et alors, en arrangeant les fleurs, j’ai pris la croix du chapelet, et en forçant un peu [il mime un geste sec] je l’ai détachée. Et à ce moment-là je l’ai regardé et je lui ai dit : « Donne-moi la moitié de ta miséricorde. » J’ai senti une chose forte qui m’a donné le courage de faire cela et de faire cette prière (2). Et puis, cette croix je l’ai mise ici, dans ma poche. Les chemises du pape n’ont pas de poches, mais je porte toujours ici un petit sac de tissu, et depuis ce jour jusqu’à maintenant, cette croix est avec moi. Et quand me vient une mauvaise pensée contre quelqu’un, ma main vient ici, toujours. Et je sens (3) la grâce ! Je sens que ça me fait du bien. »

(1) Non. Si c’est le prêtre qui donne l’absolution, c’est Dieu seul qui peut pardonner les péchés (Marc 2, 7).

(2) Une prière, c’est demander la miséricorde de Dieu. Pas celle d’un homme, aussi saint soit-il. Et quand on se confesse on demande la miséricorde de Dieu, pas celle du confesseur.

(3) La grâce est spirituelle. Elle ne se ressent pas. Cette insistance sur le ressenti est étrange. Tout directeur spirituel digne de ce nom demande de ne jamais faire attention à ce que l’on peut « ressentir ». Ou bien c’est un sous-produit de la grâce dans le psychisme, ce qui est sans intérêt pour la vie spirituelle, ou bien ça vient d’ailleurs, de celui qui ne peut agir que sur le psychisme.

N.B. – François ne nous dit rien de ce qui s’est passé ensuite, quand on s’est aperçu que le crucifix du chapelet avait été volé. L’image de ce corps mis en terre avec un chapelet mutilé (un chapelet sans la croix) a quelque chose de… désagréable, pour le moins…

« Sortir » : une obsession

Dans l’interview qu’il a accordée au Corriere della Sera, François dit ceci à propos de Benoît XVI :

« Il est discret, humble, il ne veut pas déranger. Nous en avons parlé et nous avons décidé ensemble qu'il serait mieux qu'il voit des gens, qu'il sorte et participe à la vie de l'Eglise. »

Le journaliste suisse Giuseppe Rusconi a eu la bonne réaction :

« Alors, cela veut dire que quelqu'un qui se centre sur la prière ne participe pas vraiment à la vie de l'Église ? »

En effet, Benoît XVI a choisi de rester au cœur du Vatican, au cœur de l’Eglise. Il a souligné dans son dernier discours qu’il avait accepté d’être pape « pour toujours ». Il avait précisé : « Je ne porte plus le pouvoir de la charge pour le gouvernement de l’Église, mais dans le service de la prière, je reste, pour ainsi dire, dans l’enceinte de saint Pierre. Saint Benoît, dont je porte le nom comme Pape, me sera d’un grand exemple en cela. »

Cela me fait penser à la définition que François avait donnée des religieux :

« Ce sont des hommes et des femmes qui peuvent réveiller le monde. La vie consacrée est une prophétie. Dieu nous demande de sortir du nid et d'être envoyés sur les frontières du monde, en évitant la tentation de les “domestiquer”. Telle est la façon la plus concrète d'imiter le Seigneur. »

Or parmi les religieux, et même au centre, au cœur de la vie religieuse, il y a les moines, et autres contemplatifs cloîtrés. Mais ils n’existent pas dans le discours de François. De même que la prière de Benoît XVI au cœur du Vatican n’est pas une façon de « participer à la vie de l’Eglise ». Pour participer, il faut absolument « sortir ». Seule compte la « participation active », comme à la nouvelle messe, seul compte l’activisme religieux. Saint Benoît ne compte pas : il ne fait pas partie des « religieux » selon François.

Mais l’Evangile demeure : Marie a choisi la meilleure part.

Le 18 juillet 2010, Benoît XVI commentait cette page de saint Luc :

« Marthe et Marie sont sœurs; elles ont aussi un frère, Lazare, mais qui n'apparaît pas ici. Jésus passe par leur village et le texte dit que Marthe le reçoit (cf. 10, 38). Ce détail fait penser que Marthe est la plus âgée des deux, celle qui gouverne la maison. En effet, une fois que Jésus s'est installé, Marie s'assoit à ses pieds et se met à l'écouter, tandis que Marthe est entièrement prise à s’occuper de tout, certainement en raison de l'Hôte exceptionnel. On a l'impression de voir la scène: une sœur qui s'agite affairée et l'autre comme transportée par la présence du Maître et par ses paroles. Au bout d'un moment, de toute évidence irritée, Marthe ne tient plus et proteste, en se sentant également le droit de critiquer Jésus: «Seigneur, cela ne te fait rien? Ma sœur me laisse seule m’occuper de tout. Dis-lui donc de m'aider». Marthe voudrait même enseigner au Maître! Jésus répond en revanche très calmement: «Marthe, Marthe, — ce nom répété exprime l'affection — tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part: elle ne lui sera pas enlevée» (10, 41-42). La parole du Christ est très claire: il n'y a aucun mépris pour la vie active, et encore moins pour l'hospitalité généreuse; mais il y a un rappel clair du fait que la seule chose vraiment nécessaire est une autre: écouter la Parole du Seigneur; et le Seigneur en ce moment est là, présent dans la Personne de Jésus! Tout le reste passera et nous sera enlevé, mais la Parole de Dieu est éternelle et donne un sens à nos actions quotidiennes. »

Vendredi après les Cendres

Nous nous rendons, aujourd’hui, en pèlerinage dans la basilique de deux saints bienfaiteurs des pauvres, saint Jean et saint Paul. Cette église était précédemment une diaconie (maison des pauvres au sens chrétien). A l’origine, c’était la maison privée des deux saints frères, par conséquent un lieu de miséricorde et de charité. Les deux martyrs sont très honorés à Rome ; le bréviaire les appelle « les hommes de miséricorde, deux oliviers et deux candélabres brillants devant le Seigneur ». Ils partagèrent eux-mêmes leurs biens entre les pauvres, « afin de pouvoir entreprendre plus aisément le voyage de l’éternité. » Il convenait donc que les lectures de la messe traitent de l’aumône. L’aumône, en effet, est un des trois exercices principaux du Carême. Le jeûne et l’aumône se complètent. Faisons donc régulièrement, pendant le Carême, notre offrande de Carême, si petite soit-elle. Mais l’Église, qui entreprend notre renouvellement spirituel, nous explique immédiatement quel doit être « l’esprit de l’aumône ». L’aumône n’est, pour ainsi dire, que le fruit de l’arbre ; l’arbre c’est l’amour du prochain. Nous nous rappelons que, le dimanche de la Quinquagésime, l’Église nous a prêché l’Épître de la charité. Elle voulait nous faire comprendre que le centre vital du travail de Carême c’est la charité, la divine charité qui supporte tout, qui fait abnégation de soi-même et qui ne cessera jamais.

Dom Pius Parsch

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06 mars 2014

Le 10 avril à l'ambassade d'Arabie saoudite

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Puisque c’est de l’art

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Ceci est une œuvre d’art. D’un artiste norvégien, Lars Ramberg. Il considère son œuvre comme "une nouvelle statue de la Liberté".

Ces chiottes publiques repeintes et surmontées des valeurs de la République française sont installées devant le Parlement norvégien, dans le cadre des festivités du bicentenaire de la Constitution norvégienne.

Ainsi, quand c’est de l’art, on peut mettre aux chiottes les valeurs de la République. Et même tirer la chasse, puisque ce sont de vraies sanisettes et qu’elles fonctionnent. A l’intérieur, pendant que vous vous soulagez, vous pouvez entendre De Gaulle, Roosevelt, le roi Haakon VII, et l’hymne national des trois pays… Admirable, non...

L’Ukraine et l’UE

L’Union soviétique européenne et la Russie s’arrachent l’Ukraine. A l’issue du sommet extraordinaire de ce jour à Bruxelles, L’UE annonce qu’elle va signer l’accord d’association avec l’Ukraine, celui qui avait été refusé par le gouvernement ukrainien en novembre. L’UE a miraculeusement trouvé 11 milliards d’euros à déverser dans les poches des mafias ukrainiennes, alors qu’elle n’avait promis la première fois que 610.000 euros…

Le parlement autonome de Crimée a voté à l’unanimité une demande de rattachement du territoire à la Fédération de Russie, et le gouvernement de Crimée a annoncé un référendum pour le 16 mars prochain. L’Union soviétique européenne juge cette décision « illégale ». Sic.

On notera le propos de Laurent Fabius :

«Si vous admettez le principe qu’une région, dans n’importe quel pays, en contradiction avec les règles constitutionnelles de ce pays, peut se rattacher à un autre pays, cela veut dire qu’il n’y a plus de paix internationale ni de frontières assurées.»

Qu’a donc fait le Kosovo ?

Mais il y en a qui ont le droit, et d’autres qui ne l’ont pas. Cherchez pourquoi.

19:30 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (4)

Il fait exprès ?

Le Pr. Israël Nisand est interrogé par le Quotidien du Médecin sur le « paradoxe » français de l’augmentation, du nombre d’avortements en France alors que les Françaises ont à disposition « un grand nombre de techniques de contraception ».

Soulignant que le nombre d’avortements a « nettement » augmenté en 2013, il préconise de concentrer les efforts de sensibilisation sur les adolescentes, « les femmes de demain », et de faciliter l’accès à la contraception.

Comme si les adolescentes d’aujourd’hui ne savaient pas qu’elles ont à leur disposition, gratuitement et en cachette de leurs parents, « un grand nombre de techniques de contraception ».

Il n’a toujours pas compris, le grand professeur Nisand, que plus on « facilite » la contraception (ce qui s’appelait autrefois incitation à la débauche), plus on augmente le vagabondage sexuel, donc les « risques », donc les avortements.

Les orthodoxes se réunissent

Une réunion des patriarches et des archevêques de toutes les Églises orthodoxes s’est ouverte aujourd’hui à Istanbul. Elle a été convoquée par le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée Ier, afin d’accélérer la préparation du concile panorthodoxe et son ouverture possible en 2015. Mais la crise ukrainienne risque de monopoliser l’attention et attiser les difficultés… (« Toutes » les Eglises orthodoxes sont-elles vraiment représentées ? L’Eglise orthodoxe d’Ukraine qui dépend de Moscou, et l’Eglise ukrainienne autocéphale non reconnue par Moscou ?)

Le communiqué de Manuel Valls pour le carême

Il est en ligne sur Le Salon Beige.

C’est « une manière pour la République d’adresser des regards d’affection aux catholiques ».

Jeudi après les Cendres

La liturgie de ce jour est une « galerie de héros », nous dit dom Pius Parsch :

Le premier héros est le chevalier saint Georges, dans l’église duquel a lieu l’office de station. (…) Le texte de la messe s’inspire entièrement de la station. Au point central, se tient le chevalier saint Georges, le vainqueur du dragon. C’est un magnifique symbole du travail du Carême : le Christ s’avance au combat contre les ténèbres, il lui faut combattre le dragon infernal et il doit lui écraser la tête. C’est aussi le devoir du Christ mystique de l’Église. Les catéchumènes, les pénitents, les fidèles doivent combattre le dragon. C’est mon devoir à moi aussi, c’est mon travail de Carême ; je dois conquérir un peu de terre sainte en l’arrachant à la terre ennemie. Puissions-nous nous rappeler souvent que nous sommes les soldats de Dieu. Aujourd’hui, nous combattons sous les drapeaux et sous la conduite du chevalier saint Georges.

Le second héros est le roi Ézéchias, un des meilleurs rois juifs. (…) Nous devons, nous aussi, pleurer sur la santé perdue de notre âme et implorer la guérison. La victoire d’Ézéchias est une victoire de la prière. Il nous indique, comme arme spéciale, la prière. Or, durant le temps de Carême, nous devons faire usage de cette arme avec ardeur et persévérance.

Le troisième héros est le centurion de Capharnaüm. (…) Sa victoire est une victoire de l’humilité. Il a véritablement « rejeté sur le Seigneur le souci » de son serviteur et il a été exaucé. Or que veut nous enseigner la liturgie ? Ce que le centurion a fait pour son serviteur, faisons-le pour notre âme. (…)

Le quatrième héros est le Roi de tous les héros, le Christ. Pendant le Carême, nous nous armons pour prendre part à sa grande victoire pascale ; aussi nous assistons chaque jour au Saint-Sacrifice qui est la représentation de son combat héroïque sur le Golgotha. Sa victoire renferme celle dès trois héros ; bien plus, dans sa victoire, se trouve compris aussi le combat de Carême de toute l’Église et de tous les chrétiens. Unissons-nous à lui et puisons, dans le prix de sa victoire, le courage et la force.

06:21 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

05 mars 2014

Le silence est assourdissant

Je suppose que c’est la stupéfaction qui rend tout le monde aussi curieusement aphone…

Jeanne Smits a été virée de la direction administrative et rédactionnelle de Présent.

Et personne ne dit rien.

Comme il y a une justice immanente, il est clair que Présent ne survivra pas à cette infamie. Celle de trop.

Je suppose qu’on retrouvera très rapidement Jeanne Smits (et Olivier Figueras) sous d’autres titres.

Il y en a qui ne choisissent pas leur carême…

 

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La « justice » française

Le « scandale » Buisson n’est pas dans ce que « révèlent » les enregistrements, contrairement à ce que vont répétant tous ces hypocrites qui jouent les vierges effarouchées. Les propos tenus (dont certains font plaisir à entendre) ne sont que des propos privés comme en tiennent tous les responsables en privé. Il n’est pas sans intérêt de noter que la personnalité la plus en pointe dans la dénonciation de ces enregistrements est Christiane Taubira, qui se dit « atterrée », parle d’« atteinte à la morale publique », de « déloyauté », d’atteinte aux « institutions ».

Mais c’est elle qui est responsable, en tant que ministre de la Justice, de ces atteintes et de cette déloyauté.

Car le scandale n’est pas dans ce qui est dit, le scandale réside dans le fait que ces enregistrements ont été saisis par la justice dans le cadre des perquisitions dans l’affaire des sondages de l’Elysée. C'est du moins ce qu'affirme Henri Guaino, qui est bien placé pour le savoir.

Par conséquent ces « révélations » viennent de l’institution judiciaire.

C’est ce qu’on appelle paraît-il le secret de l’instruction.

En Corée du Nord

Le « missionnaire » australien John Short, qui publie des livres religieux à Hong Kong, et qui avait été arrêté le 18 février à Pyongyang, a été expulsé de Corée du Nord après avoir fait son autocritique, sa « confession libre », où il reconnaît la gravité de son crime envers le peuple nord-coréen dont il a déclenché la juste colère, etc., pour avoir distribué des tracts le jour anniversaire de Kim Jong-il. La confession se termine par cette phrase surréaliste : « Je réalise que les médias des Etats-Unis et des pays occidentaux qui disent que la Corée du Nord est un pays fermé et n’a pas de liberté de religion disent des choses inexactes et fausses. »

Un autre « missionnaire », le baptiste sud-coréen Kim Jung-wook, qui avait disparu à la frontière en octobre dernier, a fait une conférence de presse, le 27 février, pour faire lui aussi son autocritique. Il avait été arrêté en possession de bibles et de vidéos chrétiennes. Il a confessé être « un espion au service de la Corée du Sud » et avoir été « chargé de monter une Eglise souterraine à Dandong, en Chine » pour lui servir de couverture. Il se repent de ses « actes criminels » et souligne « ne pas avoir été maltraité en prison »… Mais pour l’heure il n’a pas été expulsé, malgré la demande du gouvernement de Corée du Sud. En revanche, suite à cette conférence de presse, des dizaines de personnes ont été arrêtées, comme « complices » du baptiste. Vraisemblablement le missionnaire a été contraint de donner les noms des personnes avec qui il a été en contact. Ils seront vraisemblablement fusillés, ou dans le meilleur des cas envoyés dans des camps, commente le directeur de la radio Free North Korea.

(Asianews, Eglises d'Asie)