Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 8

  • Les Italiens et l’UE

    La Repubblica publie un sondage Demos faisant apparaître que 27,4% des Italiens ont confiance en l’Union européenne. Juste devant les Britanniques : 28%. Ensuite on monte à 40,5% chez les Espagnols, 42,1% chez les Polonais, 43% chez nous, et 53,4% chez les Allemands. (Les autres pays n’ont pas été sondés.)

    Dans son discours programme devant la Chambre, Matteo Renzi avait déclaré : « La tradition européenne et européiste représente la meilleure partie de l'Italie »…

  • A propos de "Timbuktu"

    Même en tenant compte du fait que l’auteur est un vertueux chasseur de dictateurs (un impeccable journaliste de gauche redresseur de torts), il reste que son article sur Abderrahmane Sissako mérite le détour.

    Sans rien y connaître j’avais simplement pensé que les sept Césars récompensaient automatiquement le film « Je suis Charlie » de l’année : un film qui dénonce les méchants jihadistes, mais réalisé bien sûr par un bon musulman.

    Mais Abderrahmane Sissako est d’abord le conseiller culturel du président mauritanien, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, arrivé au pouvoir par un double coup d’Etat en 2008-2009. Et, selon l’auteur de l’article, qui paraît bien renseigné, Sissako, « le BHL des dunes », avait l’intention de réaliser un film sur l’esclavage (qui continue en Mauritanie sur une grande échelle malgré la récente loi), mais le président lui aurait dit en substance : « Nous t'aiderons si tu parles des méchants djihadistes qui inquiètent tant nos amis occidentaux. Mais l'esclavage doit rester tabou. »

  • Socialautistes

    Le député socialiste du Bas-Rhin Philippe Bies, le jour de la profanation du cimetière juif de Sarre-Union, avait osé faire le lien avec le fait que le Front national « fait 45% » en ce lieu.

    On apprit rapidement que le chef des profanateurs était un militant « antifa », donc d’extrême gauche, avide de casser du FN.

    Or, voici que Jean-Christophe Cambadelis, le premier secrétaire du PS, reprend le même délire :

    « Je pense qu'à partir du moment où on a un mouvement d'extrême droite qui fait 45% et qui professe la haine de l'autre, ce n'est pas indifférent à ce qui a dû se passer dans les familles. Il faut bien comprendre qu'à partir du moment où l'on stigmatise tel ou tel dans la vie, dans la société, eh bien, ça se termine comme ça. »

    Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée, y est allé lui aussi de son couplet sur le même registre…

    Ça a un nom, je pense, en psychiatrie, le fait de rester bloqué sur un fantasme et de ne pouvoir en sortir quels que soient les démentis de la réalité.

  • Valls et les paysans

    Assener une contre-vérité avec autorité et conviction permet semble-t-il de la faire passer dans les médias comme une vérité première, du moins quand on s’appelle Manuel Valls :

    « Les agriculteurs savent aussi ce qu'ils doivent aux pouvoirs publics, particulièrement à l'Europe. Voter Front National, c'est détruire ce modèle européen qui a aussi soutenu l'agriculture française », a-t-il déclaré.

    S’il y a encore des paysans en France, ce n’est pas grâce à l’Europe, mais malgré « l’Europe ». Quiconque connaît un peu l’histoire de la construction européenne sait que la politique agricole commune avait pour objectif de supprimer les paysans, puisque les idéologues et technocrates de la construction européenne ne supportaient pas (et ne supportent toujours pas) qu’il y ait des petits paysans, des petits patrons pêcheurs, des petits artisans et commerçants, etc. : on ne peut pas faire de plans européens avec un tel grouillement. L’objectif était de produire davantage et de façon plus « rationnelle ». Comme les Soviétiques. Le plan Mansholt en 1968 vise à la constitution de grandes unités de production spécialisées, dans les régions les plus rentables, et à la suppression de la majorité des travailleurs de la terre. Par exemple tous les porcs, ou du moins la grande majorité, devaient être produits en Belgique. Et aussi en Hollande. Le beurre et le fromage devaient être produits en Hollande (le pays de Mansholt). Une fois la liste terminée, on se rendait compte qu’il ne restait rien pour la Bretagne, ni pour aucune autre région trop éloignée des centres européens…

    Ce fou furieux de Mansholt, devenu président de la Commission européenne, voyant sans doute la démence de ce qu’il faisait, se met alors à dire le contraire, jusqu’à prôner la croissance zéro avec ses nouveaux amis du Club de Rome (ceux qui affirmaient en 1968 que dans 30 ans il n’y aurait plus une goutte de pétrole), puis il disparaît de la circulation au bout de sept mois. Mais l’esprit, si l’on peut dire, du plan Mansholt, a continué à inspirer la PAC. Jusqu’à nos jours.

  • Les Egyptiens quittent la Libye (enfin)

    Plus de 10.000 Egyptiens qui travaillaient en Libye ont franchi le poste frontière de Al-Solloum ces derniers jours. Les corps de six Egyptiens morts dans les explosions de Al-Qubba ont également été rapatriés.

    D’autre part, quelque 200 Egyptiens sont revenus par avion de Tunisie. Tous ont été pris en otages pendant un à trois mois, après que tous leurs biens furent volés, puis ils ont été relâchés dans le désert à 70 km de la frontière tunisienne sans rien. Ceux qui étaient otages d’Aube de la Libye ont un S tamponné dans le cou, en guise de salutation au président Sissi. Et après avoir été battus et humiliés pendant des semaines, ils ont dû signer une déclaration affirmant qu’ils avaient été bien traités…

  • Le père Prem Kumar libéré

    Afghan-Jesuit.jpgLe Père Alexis Prem Kumar, jésuite indien enlevé en Afghanistan il y a huit mois, a été libéré par ses ravisseurs, indique une note envoyée à Fides par le Service des Jésuites pour les réfugiés (JRS) exprimant « une immense gratitude au gouvernement indien » pour le rôle qu’il a joué dans le processus de libération.

    Le JRS est présent en Afghanistan depuis 2005. Au cours des mois difficiles pendant lesquels le Père Alexis Prem Kumar a été tenu en otage, le JRS a continué à mener ses projets éducatifs dans le pays. « Notre rôle en Afghanistan consiste à aider les évacués, en leur offrant une possibilité d’instruction et de formation professionnelle. Nous avons été aux côtés des Afghans bien avant l’enlèvement du Père Alexis Prem Kumar et nous continuerons à les accompagner de toutes les manières possibles » a assuré le Père Stan Fernandes, Directeur régional du JRS pour l’Asie du Sud.

  • Saint Grégoire de Narek

    « A la suite de l'audience accordée au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a confirmé le vote des Membres de la Congrégation relatif à saint Grégoire de Narek. Ce moine et prêtre arménien du Xº siècle (mort vers 1005) recevra prochainement le titre de Père de l'Eglise. » (VIS)

    Evidemment il y a une erreur (il y a de plus en plus d’erreurs dans les communiqués du Vatican) : saint Grégoire de Narek va être officiellement proclamé docteur de l’Eglise (il est déjà appelé « docteur des arméniens » dans le nouveau martyrologe, au 27 février).

    C’est un beau geste de l’Eglise catholique de proclamer docteur le plus grand poète, mystique et théologien (au sens oriental du terme), de tous les Arméniens Grégoire de Narek l’année où les Arméniens commémorent le centenaire du génocide.

    (Il y a une église Saint Grégoire de Narek en France, c'est l'église des arméniens catholiques de Saint-Chamond - et Saint-Etienne, consacrée en 2012.)

  • Lundi de la première semaine de carême

    Un répons des matines, sur l’épître d’hier (parce que les répons de la semaine reprennent ceux du dimanche) :

    ℟. Ecce, nunc tempus acceptábile, ecce, nunc dies salútis : commendémus nosmetípsos in multa patiéntia, in jejúniis multis, * Per arma justítiæ virtútis Dei.
    ℣. In ómnibus exhibeámus nosmetípsos sicut Dei minístros in multa patiéntia, in jejúniis multis.
    ℟. Per arma justítiæ virtútis Dei.

    C’est maintenant le temps vraiment favorable, c’est maintenant le jour du salut. Rendons-nous recommandables par une grande patience, par des jeûnes nombreux, par les armes de la justice de la puissance de Dieu. Montrons-nous en toutes choses comme des ministres de Dieu, dans une grande patience, dans des jeûnes fréquents, par les armes de la justice de la puissance de Dieu.

    Et  ce « Ecce » avait inspiré le moine copiste de Saint-Lambrecht (on peut cliquer sur la photo et l'agrandir) :

    GetFile.jpg

    GetFile-1.jpg

  • Premier dimanche de carême

    Ce dimanche est le premier jour de la liturgie du carême. Car le carême a été prolongé jusqu’au mercredi précédent pour obtenir 40 jours réels de jeûne, mais la liturgie était jusqu’ici celle du temps de la Septuagésime.

    Il n’est peut-être pas sans intérêt de voir quels sont les premiers mots de la liturgie du carême.

    Dans l’office divin, elle commence par les premières vêpres, le samedi soir. Les antiennes et les psaumes sont « du psautier », comme ils le seront jusqu’au mercredi saint. Le premier texte spécifique est le capitule :

    Fratres: Hortamur vos, ne in vacuum gratiam Dei recipiatis. Ait enim: Tempore accepto exaudivi te, et in die salutis adiuvi te.

    « Mes Frères : nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain. Car il dit : "Au temps favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai porté secours." »

    C’est le début de l’épître de la messe. Légèrement modifié ; « hortamur », au lieu de « exhortamur » (le sens est identique), et déjà le texte de saint Paul est modifié dans l’épître car le premier mot, qui est d’ailleurs assez mystérieux, a été supprimé.

    Les premiers mots du carême sont donc cette exhortation de l’Apôtre, à être attentif à la grâce de Dieu qui va venir pendant ce temps de pénitence. Et aussitôt il y a une citation. D’Isaïe. D’un des textes d’Isaïe qui annoncent si précisément le Christ. Deux versets après « Je t’ai fait lumière des peuples – lumen gentium – pour tu sois mon salut jusqu’aux extrémités de la terre » .

    « Au temps favorable »… En grec le kairos. Le moment privilégié. Le moment… de grâce. Saint Paul explicitera : « C’est maintenant le temps favorable, c’est maintenant le jour du salut. »

    Ensuite il y a, pour la première fois, l’hymne des vêpres du carême : Audi benigne Conditor : Ecoute, bienveillant Créateur, les prières que nous répandons avec des larmes, au cours de ce jeûne sacré…

    Puis c’est le Magnificat, avec son antienne qui est également un verset d’Isaïe et qui apporte la réponse que désire le pénitent : Tunc invocabis, et Dominus exaudiet ; clamabis, et dicet: Ecce adsum : « Alors tu l’invoqueras, et le Seigneur exaucera ; tu crieras, et il dira : Me voici. » C’est le dernier verset de la lecture de la messe de vendredi, quand Dieu explique ce qu’est le jeûne qui lui plaît : exercer les œuvres de miséricorde. Si nous mettons ce jeûne en pratique, il viendra.

    Et c’est la collecte (celle de la messe du dimanche) qui rassemble tout cela :

    Deus, qui Ecclesiam tuam annua Quadragesimali observatione purificas: praesta familiae tuae; ut quod a te obtinere abstinendo nititur, hoc bonis operibus exsequatur.

    « O Dieu, qui purifiez chaque année votre Eglise par l’observation du Carême, faites que votre famille poursuive par ses bonnes œuvres le bien qu’elle s’efforce d’obtenir au moyen de l’abstinence. »

    La messe quant à elle commence par un introït qui est la suite logique des éléments des vêpres :

    Invocábit me, et ego exáudiam eum : erípiam eum, et glorificábo eum : longitúdine diérum adimplébo eum.

    « Il m’invoquera et je l’exaucerai ; je le sauverai et je le glorifierai, je le comblerai de jours. »

    Or ce verset qui pourrait bien être lui aussi d’Isaïe est en fait un verset du psaume 90. La première citation de ce psaume, qu’on retrouvera dans tous les chants de la messe, qui sera chanté presque intégralement dans le trait, et que l’on retrouvera à l’office tous les jours du carême. C’est le chant du combattant du carême, celui que Satan croyait pouvoir utiliser pour vaincre Jésus, au centre même de l’évangile de ce jour, mais qui servira à sa défaite.

  • Au Laos

    Les cinq chrétiens qui avaient été accusés de meurtre pour avoir rendu visite à une femme mourante avaient été acquittés il y a six mois, mais n’avaient pas été libérés, car la décision appartenait aux autorités du district.

    Non seulement ils n’ont pas été libérés, mais ils viennent d’être inculpés pour exercice illégal de la médecine.

    Comme on n’a pas pu les condamner pour meurtre, on veut les faire condamner pour « prestations médicales sans diplôme »… parce que la mourante leur avait demandé de venir prier avec elle…

  • Une église catholique à Charm el-Cheikh

    La première pierre de l’église Notre-Dame de la Paix (Sayidat al-Salam)  de Charm el-Cheikh avait été posée en 2005. Son nom avait été choisi par… la femme du président Moubarak, Suzanne, dite Suzie, ce qui permit sa construction, longtemps retardée par les notables locaux. Elle a été entièrement financée par l’Aide à l’Eglise en détresse.

    Enfin terminée, cette première église catholique du Sinaï (depuis les schismes) a été consacrée le 15 février par le patriarche copte catholique Ibrahim I Sidrak, en présence notamment de l’évêque copte catholique d’Ismailia, éparchie à laquelle appartient Charm el-Cheikh pour les catholiques.

    Le curé de Charm el-Cheikh, qui est là depuis 2010 et célébrait la messe sous la tente ou dans des appartements, y célébrera trois messes chaque dimanche : une en italien pour les retraités italiens (sic), une en anglais pour les touristes non italiens et les nombreux employés philippins des hôtels, et il y aura aussi la messe traditionnelle : ben oui, la messe copte.

    1 Consecration_of_Our_Lady_of_Peace.jpgSmall.jpg

    2 eveque copte.jpg

    Allocution de, je suppose, l'évêque copte orthodoxe du Sinaï Sud. Il y a une cathédrale copte orthodoxe à Charm el-Cheikh. Le patriarche copte catholique est celui qui a le bâton.

    3 gouverneur.jpg

    Allocution du gouverneur du Sinaï Sud, Khaled Fouda.

    4 hostieRV3937_Articolo.jpg

    La présentation de l'hostie au patriarche (offertoire). C'est la taille normale de l'hostie dans la Divine Liturgie copte...

    5 curé Bolos Garas.jpg

    Le curé de Charm el-Cheikh, Anba Bolos Garas

  • Samedi après les Cendres

    La grande peine que les disciples avaient à ramer, et le vent qui leur était contraire, nous marquent les travaux et les afflictions de la sainte Eglise, qui parmi les flots que le monde son ennemi soulève contre elle, et les vents furieux qu’excite le souffle des esprits impurs, s’efforce de gagner le port de la céleste patrie, où elle doit trouver un repos tranquille et assuré.

    Ce n’est pas aussi sans raison que l’Evangile dit que la barque était au milieu de la mer, et que Jésus était seul sur la terre : parce que l’Eglise se trouve quelquefois non seulement agitée, mais même si défigurée par les persécutions des gentils qu’il semblerait, si cela était possible, que son Rédempteur l’aurait entièrement abandonnée. C’est ce qui lui fait pousser cette plainte amoureuse, lorsqu’elle se trouve battue des flots et des tempêtes, et qu’elle adresse ses cris en tremblant à celui dont elle demande la protection. C’est, dis-je, ce qui lui fait proférer ces paroles : Pourquoi, Seigneur, vous êtes-vous retiré si loin de moi ? Pourquoi me méprisez-vous dans le besoin et dans l’affliction ? (psaume 9) A quoi elle ajoute les paroles de l’ennemi qui la persécute, lorsqu’elle dit dans les versets suivants : Car il a dit dans son cœur : Dieu a oublié ce qui se passe, il a détourné les yeux afin de ne voir jamais rien.

    Mais Dieu n’oublie point la prière des pauvres, et il ne détourne point sa face de ceux qui espèrent en lui (cf. psaume 21) : au contraire il les aide dans le combat qu’ils ont à soutenir contre leurs ennemis, afin qu’ils remportent la victoire ; et il récompense cette victoire d’une couronne éternelle. Aussi est-il dit ici expressément que le Seigneur vit la peine que ses disciples avaient à ramer. Et il est sur la terre, et il voit la peine que souffrent ceux que la tempête agite sur la mer ; parce qu’en effet, quoiqu’il paraisse différer pour quelque temps le secours nécessaire à ceux qui sont dans l’affliction, il ne laisse pas de les fortifier par un regard secret de sa miséricorde, afin qu’ils ne perdent pas courage dans la tentation ; et quelquefois même il les assiste visiblement, et il les délivre entièrement en faisant cesser leurs peines, comme il délivra les apôtre en marchant sur les eaux, et en calmant les vagues irritées.

    Lecture des matines : saint Bède, commentaire de l’évangile du jour (Marc 6, 47-56). Traduction du Breviarium Benedictinum de 1725. On voit que le dernier paragraphe s’applique bien au carême.

  • Bras de fer

    Dans l’affaire du Mur des cons, Taubira avait évidemment pris parti pour ses amis du Syndicat de la magistrature, et le parquet avait donc requis un non-lieu. Mais le juge d’instruction, Sabine Kheris, a quand même décidé, hier, d’une ordonnance de renvoi en procès pour la présidente du syndicat.

    Le parquet a immédiatement fait appel de cette décision…

  • Le cardinal Sarah

    Famille Chrétienne évoque la parution d’un livre d’entretiens du cardinal Robert Sarah… qui ne va pas arranger la réputation des Africains auprès du cardinal Kasper et de sa clique. Surtout qu'il est préfacé par... Benoît XVI. Extrait :

    « L’idée qui consisterait à placer le Magistère dans un bel écrin en le détachant de la pratique pastorale, qui pourrait évoluer au gré des circonstances, des modes et des passions, est une forme d’hérésie, une dangereuse pathologie schizophrène. J’affirme donc avec solennité que l’Église d’Afrique s’opposera fermement à toute rébellion contre l’enseignement de Jésus et du Magistère. »

    Et Famille chrétienne cite de bien belles formules du cardinal, notamment sur les missionnaires qui ont évangélisé l’Afrique, et sur la prière.

     

    Addendum

    Ce qui était annoncé:

     

    dieu-ou-rien.jpg

    Et ce qui est sorti:

    dieu-ou-rien2.jpg

     

  • Reconquête N° 315

    315.jpg

    315 somm.jpg

  • Gribouille en campagne

    Les Etats-Unis et la Turquie ont signé hier soir un accord conclu deux jours plus tôt visant à former et équiper des rebelles syriens « modérés ».

    Sans rire. Alors que tout le monde sait que les équipements donnés aux gentils « modérés » se retrouvent chez les méchants jihadistes et que de toute façon il n’y a pas de frontières entre eux.

    Or ces rebelles sont censés être formés pour combattre les dits jihadistes…

    Mais si les discussions ont duré des mois, c’est parce que la Turquie tient à ce qu’il soit prévu que ces rebelles « modérés » combattent aussi le régime d’Assad. Et le ministre turc des Affaires étrangères l’a explicitement rappelé…

    L'entraînement pourrait commencer le mois prochain sur une base de Kirsehir, en Turquie. L'Arabie saoudite et le Qatar ont donné leur accord pour fournir également des sites d'entraînement, et des formateurs.

    L'objectif des Etats-Unis et de leurs partenaires est de former plus de 5.000 Syriens la première année…

  • Irlande : le mariage mis aux voix

    Le référendum irlandais sur le soi-disant « mariage » homosexuel aura lieu le 22 mai, a annoncé le gouvernement. Les citoyens devront dire oui ou non à ceci : « Le mariage peut être contracté selon la loi par deux personnes sans distinction de sexe. »

    Le Premier ministre Enda Kenny a déclaré que l’objet de ce référendum est le respect et la sensibilité…

  • Décryptage

    Remarquable décryptage d’une homélie de François, qui peut servir pour toutes les homélies qui lui ressemblent et qui sont les plus nombreuses.

  • François et les tradis

    François a reçu hier le clergé de Rome. Le compte rendu de l’agence Zenit en anglais s’étend longuement sur ce que le pape a dit à propos de la liturgie. Notamment la « forme extraordinaire », et le motu proprio Summorum Pontificum :

    Le Pape François a expliqué que ce geste de son prédécesseur, « un homme de communion », avait l’intention d’offrir « une main courageuse aux lefebvristes et traditionalistes », ainsi qu’à ceux qui voulaient célébrer la messe selon les rites anciens. Ce qu’on appelle Messe tridentine, a dit le pape, est une « forme extraordinaire du rite romain », celui qui a été approuvé à la suite du concile Vatican II. Ainsi elle n’est pas considérée comme un rite distinct, mais comme une « forme différente du même rite ».

    Cependant, le Pape a noté qu’il y a des prêtres et des évêques qui parlent d’une « réforme de la réforme ». Certains d’entre eux sont « saints » et parlent « de bonne foi ». Mais « c’est une erreur », a dit le Pape. Il a ensuite évoqué le cas de certains évêques qui ont accepté des séminaristes traditionalistes qui avaient été chassés d’autres diocèses, sans rechercher des informations sur eux, car « ils présentaient très bien, très pieux ». Ils furent ensuite ordonnés, mais il se révéla plus tard qu’ils avaient « des problèmes psychologiques et moraux ».

    Ce n’est pas habituel, mais ça « arrive souvent » dans ces milieux, a souligné le pape, et ordonner ce type de séminaristes c’est comme placer « une hypothèque sur l’Eglise ». Le problème sous-jacent est que certains évêques sont parfois accablés par « le besoin de nouveaux prêtres pour le diocèse ». Par conséquent, le discernement approprié parmi les candidats n’est pas fait, et parmi eux certains peuvent se cacher des « déséquilibres » qui se manifestent ensuite dans les liturgies. En fait, la Congrégation des évêques, a poursuivi le Pontife, a dû intervenir auprès de trois évêques sur trois de ces cas, bien qu’ils ne soient pas produits en Italie.

    Je préfère ne pas commenter, car je crains que, bien que je ne sois pas séminariste, on me trouve quelque peu déséquilibré… Car ça arrive si souvent dans ces milieux…

    Mais on aura remarqué évidemment la pique contre Benoît XVI, qui est sans doute « saint » et de « bonne foi » mais qui se trompe sur la liturgie… (Parce que François est devenu subito un maître en la matière…)

    L’autre grand sujet abordé dans cette rencontre, si l’on en croit Zenit, c’est la question posée par le Père (?) Giovanni Cereti, qui enseigne dans diverses facultés de théologie, et qui « a reçu une dispense après s’être marié » - dispense du célibat sacerdotal, et de toute activité sacerdotale.

    D’abord Zenit nous précise que le Père (?) Giovanni Cereti est l’auteur d’un livre « dans lequel il établit que pendant le premier millénaire les gens en situation d’adultère étaient réadmis dans la communauté après une période de pénitence et pouvaient recevoir la communion en étant de nouveau mariés ».

    Bien sûr, il fallait qu’il soit là, puisque c’est l’obsession de François. Zenit oublie simplement de rappeler que ce livre, opportunément réédité en 2013, a été publié en 1977, et qu’il fut immédiatement démoli par un spécialiste de la question, le Père jésuite Henri Crouzel (par ailleurs spécialiste d’Origène et d’orientation quelque peu progressiste, mais historien rigoureux).

    Mais le Père (?) Giovanni Cereti a plusieurs cordes à son arc pourri. Sa question, plus tordue encore, était de savoir si à l’avenir les prêtres qui ont obtenu une dispense pourront de nouveau célébrer la messe… En bref, pour avoir des prêtres mariés, il suffirait que les prêtres se marient, demandent une dispense du célibat, et, munis de leur dispense, demandent de célébrer de nouveau la messe et les autres sacrements…

    « C’est un problème qui n’a pas de solution facile », a répondu le pape. Ajoutant bien sûr que cette question lui tient à cœur, à lui et à l'Eglise. (C’est là qu’il y a des jours où je me demande si je fais bien partie de la même Eglise.)

  • Vendredi après les Cendres

    Les dispositions dans lesquelles le jeûne doit être accompli, tel est l’objet de la lecture que nous venons de faire dans le prophète Isaïe. C’est le Seigneur lui-même qui parle, le Seigneur qui lui-même avait prescrit le jeûne à son peuple. Il déclare que le jeûne des aliments matériels n’est rien à ses yeux, si ceux qui s’y livrent n’arrêtent pas enfin le cours de leurs iniquités. Dieu exige le sacrifice du corps ; mais il ne peut l’accepter, si celui de l’âme n’est pas offert en même temps. Le Dieu vivant ne peut consentir à être traité comme les dieux de bois et de pierre qu’adoraient les Gentils. Des hommages purement extérieurs étaient tout ce qu’il leur fallait ; car ces dieux étaient aveugles et insensibles. Que l’hérétique cesse donc de reprocher à l’Église ses pratiques qu’il ose traiter de matérielles ; c’est lui-même qui, en voulant affranchir le corps de tout joug, s’est précipité dans la matière. Les enfants de l’Église jeûnent, parce que les saintes Écritures de l’Ancien et du Nouveau Testament recommandent le jeûne à chaque page, parce que Jésus-Christ lui-même a jeûné quarante jours ; mais ils n’estiment cette pratique qui leur est imposée de si haut, qu’autant qu’elle est relevée et complétée par l’hommage d’un cœur qui a résolu de réformer ses penchants vicieux. Il ne serait pas juste, en effet, que le corps, qui n’est devenu coupable que par la perversité de l’âme, fût dans la souffrance, tandis que celle-ci continuerait le cours de ses mauvaises œuvres. De même aussi, ceux que la faiblesse de leur santé empêche de se soumettre, en ce saint temps, aux satisfactions qui pèsent sur le corps, ne sont point dégagés de l’obligation d’imposer à leur âme ce jeûne spirituel qui consiste dans l’amendement de la vie, dans la fuite de tout ce qui est mal, dans la recherche de toute sorte de bonnes œuvres.

    Dom Guéranger

    Ce commentaire de la lecture d’Isaïe s’applique aussi bien à la collecte de ce jour :

    Inchoáta jejúnia, quǽsumus, Dómine, benígno favore proséquere : ut observántiam, quam corporáliter exhibémus, méntibus etiam sincéris exercére valeámus. Per Dóminum…

    Favorisez dans votre bonté, Seigneur, nous vous en supplions, les jeûnes dont nous avons commencé le cours ; afin qu’accomplissant corporellement cette observance, nous puissions aussi la poursuivre d’un cœur sincère.

  • Giscard : les traités on s’en fout

    Dans une interview aux Echos, Valéry Giscard d’Estaing déclare (c’est dans le titre) : « La Grèce doit sortir de l’euro ». Parce que c’est la seule façon qu’elle s’en sorte. Il ajoute :

    « En quittant l’usage de l’euro, elle ne ferait que rejoindre des pays comme le Royaume-Uni, la Suède, la République tchèque etc. qui ne l’ont pas adopté. Mieux : cette sortie lui permettrait de préparer un éventuel retour, plus tard. Ce processus de sortie ordonnée doit et peut se dérouler de manière non conflictuelle, dans l’intérêt mutuel de chacun. C’est ce que j’appellerais une « friendly exit », une sortie dans un esprit amical. »

    Venant d’un politicien inculte ou d’un journaliste lambda, on passerait outre. Mais il s’agit de Valéry Giscard d’Estaing, partie prenante dans la construction européenne depuis des décennies, l’un des auteurs du traité de Maastricht instituant l’euro, puis architecte du projet de Constitution européenne devenu traité de Lisbonne.

    Lui donc sait de quoi il parle. Et il sait qu’il ment. Ou plutôt il sait qu’il raconte n’importe quoi mais que ça n’a pas d’importance.

    L’innovation du traité de Lisbonne fut l’introduction d’un article permettant à un Etat de sortir de l’UE. Jusque-là c’était impossible. Entrer dans l’UE était irréversible. Mais il n’est rien prévu pour sortir de l’euro, puisque l’UE de Maastricht est précisément fondée sur la monnaie unique. Entrer dans l’UE, c’est entrer dans l’euro (le plus vite possible pour ceux qui ne le pourraient pas tout de suite), et c’est irréversible – comme ne cessent de le dire les eurocrates. L’argument du Royaume Uni et de la Suède (et du Danemark) est hors sujet : ces Etats se sont exemptés de la monnaie unique AVANT de signer le traité, lequel stipule explicitement qu’ils en sont exemptés. Quant à la République tchèque, elle s’est engagée à adopter l’euro par son traité d’adhésion.

    Ce que veut dire Giscard, c’est que les traités, même ceux qu’il a conçus, ne sont que des chiffons de papier. De fait on a bien vu comme le traité de Lisbonne a été allègrement violé dès que la crise monétaire a obligé à prendre des mesures qui étaient explicitement interdites par le traité. Donc pour la Grèce on peut faire de même. Pas de problème. C’est le viol friendly des traités, par lesquels en réalité on ne s’engage à rien, car ce qui compte est la construction d’un Etat européen, par tous les moyens, même légaux.

    Et donc illégaux si c’est friendly. En fait ils ont déjà trouvé le truc. On fait semblant d'utiliser l’article 50, celui qui permet à un Etat de faire sécession. Certes, la Grèce ne voudra pas sortir de l’UE, et surtout on ne veut pas qu’elle en sorte. Mais on négocie un processus par étapes. Et la première étape est l’abandon de l’euro par la Grèce. Etape qui restera la seule…

  • Rectification

    Vu sur le Salon Beige :

    6a00d83451619c69e201b7c7500b57970b-pi.png

    Les cimetières municipaux ne sont pas des cimetières chrétiens. Ce sont des cimetières républicains, comme dit Michèle Delaunay. De ce fait, renverser des croix dans les cimetières, c’est une profanation de la République. Il fallait y penser.

     

    Lire la suite

  • Le lobby aux premières loges

    Sur la photo ci-dessus, prise hier sur la place Saint-Pierre de Rome, on voit Sœur Jeannine Gramick et Francis DeBernardo. Jeannine Gramick fut la cofondatrice du lobby homosexuel « catholique » américain New Ways Ministry, avec le Père Robert Nugent. Francis DeBernardo est l’actuel « directeur exécutif » de New Ways Ministry. Et tous deux ont une bonne raison d’être très contents : ils viennent d’assister, avec des membres de leur groupe, à l’audience du pape, au premier rang, sur les sièges réservés aux hôtes de marque.

    C’est une victoire historique du lobby LGBT. Jamais auparavant de tels personnages n’auraient été invités, non seulement au premier rang, mais même au dernier, et leur demande aurait été immédiatement et fermement rejetée. Francis DeBernardo a d’ailleurs dit à l’Associated Press qu’il avait déjà demandé deux fois des sièges à l’audience papale et que les deux fois la demande avait été rejetée.

    Jeannine Gramick et son compère Robert Nugent (qui était toujours en clergyman et col romain, et qui est mort il y a un an) avaient fondé New Ways Ministry en 1977, dans le diocèse de Washington. Dès 1984, l’archevêque de Washington leur avait demandé, en vain, de revenir à la doctrine catholique, et leur avait interdit toute activité dans son diocèse. Il fut suivi par la Congrégation pour les instituts de vie consacrée qui leur ordonna de cesser toute activité avec New Ways Ministry. Mais ils continuèrent. En 1992 ils publièrent un livre intitulé Qui suis-je pour juger… euh, non, mais c’est pareil : Bâtir des ponts : la réalité gay et lesbienne et l’Eglise catholique. Puis en 1995 Voix d’espérance : un recueil d’écrits catholiques positifs sur les questions gay et lesbiennes. C’est l’année où la Congrégation pour les instituts de vie consacrée transmit le dossier à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Comme tous les efforts réalisés pour les ramener à la raison furent vains, la congrégation publia en 1999 une Notification expliquant le problème et faisant savoir que ces deux personnages étaient interdits de toute œuvre pastorale auprès des homosexuels et inéligibles à tout poste dans leurs instituts respectifs.

    Mais aujourd’hui ils sont reçus à l’audience du pape comme des VIP de la foi catholique…

    On lira ci-après une traduction de la fin de la Notification signée par le cardinal Ratzinger :

    Lire la suite

  • Vous avez dit « dissident » ?

    Excellente réponse de John-Henry Westen, le rédacteur en chef de LifeSite, au cardinal Wuerl qui traite à mots couverts le cardinal Burke de « dissident ».

    C’est le chaudron qui traite la bouilloire de noire, selon la traduction littérale du titre, et qui est plus expressive que son équivalent français officiel « c’est l’hôpital qui se moque de la charité » - expression dont la majorité (la plupart ?) des Français seraient bien incapables de donner la signification littérale. Plus parlante est l’expression des enfants : « c’est çui qui dit qui y est ». Mais, par une curieuse coïncidence, une lectrice de mon blog a mis en commentaire hier une expression qu’elle dit avoir entendu dans sa campagne : « c'est le chaudron qui dit à la poêle qu'elle a le derrière noir ». Cette expression, comme l’anglaise, en dit plus que celle de l’hôpital et de la charité, car c’est celui qui est le plus affecté par le défaut qui reproche ce défaut à celui qui en est moins affecté (le gros chaudron dans la cheminée étant forcément beaucoup plus noir que la petite bouilloire sur le poêle).

    Bref, tout cela pour dire que le texte de LifeSite rappelle des vérités qui sont toujours bonnes à dire sur les donneurs de leçons de l’ère François. (Et qu’on peut le lire sans avoir suivi l’affaire.)

  • Jeudi après les Cendres

    Aux matines il y a un répons dont les paroles sont celles de l’évangile de la messe du jour, et dom Pius Parsch souligne que cela n’arrive que trois fois dans tout le carême.

    Ce répons a en outre comme particularité de n’avoir strictement que les paroles prononcées par le centurion et par Jésus dans les versets 6 à 8, donc seulement le début du dialogue. Ce qui a priori change le sens, d’autant que l’on reprend en refrain : « J’irai et je le guérirai », comme si Jésus y allait effectivement alors qu’on sait qu’il n’ira pas.

    Qu’il n’ira pas parce qu’il a déjà guéri le serviteur à cause de la foi du centurion.

    Or cela se trouve dans la musique.

    Jésus répond au centurion avec les mêmes notes, et l’on remarque forcément la même étonnante formule haut perchée quand le centurion dit « (puer) meus », et quand Jésus répond « veniam ». Mon serviteur qui gît paralysé et qui souffre beaucoup, dit le centurion. Et, avec les mêmes notes, Jésus répond qu’il ira et qu’il le guérira. Il remplace donc, en quelque sorte, les mots du centurion par les siens, sa parole s’applique au serviteur malade, et comme c’est la parole de Dieu le serviteur est déjà guéri. Comme le dit le centurion dans le verset…

    R/. Dómine, puer meus jacet paralyticus in domo, et male torquétur : * Amen dico tibi, ego véniam, et curábo eum.

    V/. Dómine, non sum dignus ut intres sub tectum meum : sed tantum dic verbo, et sanábitur puer meus.

    R/. Amen dico tibi, ego véniam, et curábo eum.

    Seigneur, mon serviteur est couché, paralysé, et souffre beaucoup. En vérité, je te le dis, j’irai et je le guérirai. Seigneur, je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.

    Salzinnes.jpg

  • La rencontre incorrecte

    97f349fef5d1beb9f9f80dc4e2329a98.png

    Vladimir Poutine s’est rendu à Budapest hier et a eu une longue conversation avec Viktor Orban. Une rencontre qui fait grincer des dents dans toute l’Union européenne, ce qui fait sourire ces deux provocateurs… (La photo est celle que Orban a publiée sur sa page Facebook.)

    La rencontre avait pour but de mettre au point le renouvellement du contrat de fourniture de gaz russe à la Hongrie.

    Viktor Orban a déclaré : « Nous aspirons à la coopération et à avoir de bons contacts (avec la Russie). Je suis personnellement certain que la coopération et les bonnes relations servent non seulement les intérêts de la Hongrie, mais de toute l’Europe. » Il a ajouté : « Bloquer la Russie hors de l’Europe n’est pas rationnel… Quiconque croit que l’Europe peut être compétitive, que l’économie européenne peut être compétitive, sans coopération économique avec la Russie, quiconque pense que la sécurité énergétique peut exister en Europe sans l’énergie qui vient de Russie, est un chasseur de fantômes. »

  • Un poids lourd… travailliste à l’Ukip

    Harriet Yeo, qui fut présidente du syndicat des salariés des transports, puis membre du parti travailliste, et présidente du Comité exécutif national du parti en 2012-2013, a décidé de rejoindre l’Ukip, parce qu’elle ne supporte plus les atermoiements des travaillistes sur un futur référendum sur l’UE. « Il est temps de décider si nous devons rester dans l’UE, dit-elle. Le seul parti dont j’ai confiance qu’il offre ce choix est l’Ukip. »

  • Liberté d’expression…

    L5896.jpgOn a le droit de se moquer de tout et de tout le monde, sauf de… Charlie Hebdo.

    L’éditeur des journaux parodiques Le Connard et Le Monte avait l’intention de publier un Charpie Hebdo, et il avait prévenu le distributeur, les MLP. Puis il s’était ravisé et avait reporté le projet. Mais Charlie Hebdo en avait été informé, et leur avocat a enjoint l’éditeur du Connard, par lettre recommandée, de renoncer à cette publication, au motif qu’un Charpie Hebdo, après les événements,  « ne saurait revêtir un quelconque caractère humoristique, dépassant largement “les lois du genre” de l'humour satirique acceptable ».

    Car c’est Charlie Hebdo qui désormais définit l’humour satirique acceptable.

    On aura vraiment tout vu.

  • L’euthanasie en marche

    La proposition de loi d'Alain Claeys et Jean Leonetti « sur la fin de vie » a été adoptée la nuit dernière en commission.

    Un amendement socialiste permet la « sédation profonde et continue » à domicile.

    Un autre amendement socialiste ajoute au texte que le médecin traitant devra informer ses patients de la possibilité et des conditions de rédaction de directives anticipées…

    Le texte sera examiné dans l'hémicycle les 10 et 11 mars : l'affaire sera bouclée en deux jours...

  • Respecter les morts ?

    Les cimetières de Tracy-sur-Mer (Calvados) et de Saint-Béat (Haute-Garonne) ont été vandalisés et profanés. Dans le premier, une dizaine de croix ont été renversées et retournées. A Saint-Béat, des croix ont été cassées, dit le procureur, sans donner le nombre et en affirmant aussitôt qu’on n’est « pas du tout dans le même cas que les événements des derniers jours » : la profanation de tombes chrétiennes n’a rien à voir avec la profanation de tombes juives. Ce n’est pas du tout de même gravité. Puisque les profanations de tombes chrétiennes ne sont pas antisémites. Ni d’ailleurs islamophobes. Et que la Croix du Christ relève de croyances d'un autre temps...

    Il y a eu néanmoins de nombreuses réactions, y compris du président de la République.

    Le Parisien a reproduit les tweets indignés de Nathalie Kosciusko-Morizet, Claude Bartolone et Jean-Paul Huchon.

    « Un acte insupportable et indigne », dit le président de l’Assemblée nationale. « La République ne peut tolérer ces agissements. »

    Certes, la République ne les « tolère » pas: elle y incite, et c’est pourquoi ils se multiplient et vont continuer de se multiplier au rythme de la montée de la barbarie et de la déchristianisation.

    Il est bien évident qu’on ne respecte pas les morts quand on a appris depuis 40 ans à ne pas respecter la vie naissante, et quand on légifère sur la suppression des malades et des vieux.