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Le blog d'Yves Daoudal - Page 8

  • Une honte de plus

    Jean Zay au Panthéon.

    Je ne suis pas un dévot du drapeau, et moins encore du drapeau de la République laïque, mais quand on me dit que la patrie devrait être reconnaissante à celui qui parlait, dans un « poème » (sic) du drapeau français comme « cette saloperie-là », « cette saloperie tricolore », « cette loque », « cette immonde petite guenille », l’« ignoble symbole » « de la race vile des torche-culs », il y a quand même un problème, non.

    Jean Zay, franc-maçon de la loge Etienne Dolet du Grand Orient ; ministre de la déséducation nationale du Front populaire… Le Panthéon ne s’arrange pas.

  • A Birmingham

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    Ceci est une classe d’une école primaire de Birmingham, en Angleterre, avec l'indication de la langue maternelle de chaque élève. Aucun d'entre eux n’a l’anglais comme langue maternelle. Et tous (sans doute) sont musulmans.

    En ce qui concerne l’ensemble de l’école, elle a 859 élèves, dont 94,3% ne parlent pas anglais chez eux.

    (Fdesouche)

  • Les écoles chrétiennes manifestent… en Israël

    Les écoles chrétiennes d’Israël ont organisé une manifestation sans précédent ce matin à Jérusalem, devant le ministère de l’Education, pour protester contre les politiques discriminatoires dont elles sont victimes. Il y avait près de 700 personnes, dont les deux vicaires patriarcaux pour Israël du patriarcat latin de Jérusalem NN.SS. William Shomali et Giacinto Boulos Marcuzzo. « Il s’agit d’une manifestation pacifique et respectueuse, pour dire que nous voulons être traités comme les autres, tant du point de vue économique que de celui de la liberté d’éducation » indique à l’Agence Fides le Père Abdel Masih Fahim, directeur du Bureau des écoles chrétiennes.

    Les écoles chrétiennes en Israël sont fréquentées par 30.000 élèves dont une moitié de chrétiens. La majeure partie d’entre elles existaient avant la constitution de l’Etat d’Israël, et elles obtiennent d’excellents résultats. Mais elles ne sont pas juives…

    Elles appartiennent à la catégorie des écoles « reconnues mais non publiques » et reçoivent un financement partiel de l’Etat. Or, depuis des années, ce financement se réduit : il a été amputé de 45% au cours de ces dix dernières années, ce qui contraint à augmenter la part des familles, qui sont des familles arabes aux revenus souvent inférieurs à ceux des familles juives.

    Un comité nommé du Bureau des écoles chrétiennes a conduit des négociations pendant huit mois avec le ministère et ce dernier a proposé que les écoles chrétiennes deviennent… des écoles publiques. Les écoles chrétiennes ont donc interrompu les négociations.

    En outre, explique le P. Fahim : « On tente d’imposer également dans les écoles primaires chrétiennes un système d’enseignement standard déjà adopté dans les écoles hébraïques et dans les écoles arabes gouvernementales, système qui annihilerait la spécificité de leur approche éducative. Les enseignants eux aussi se trouvent pénalisés par rapport à leurs collègues des autres écoles, en ce qui concerne leurs droits de travailleurs. »

  • Au Pakistan

    Le gouvernement pakistanais va présenter au Parlement un projet de loi destiné à combattre les abus de l’utilisation de la loi anti-blasphème.

    Le projet de loi, préparé par le ministère de l’Intérieur et approuvé par le ministère de la Justice, vise à décourager l’instrumentalisation de la loi, en introduisant des peines sévères pour ceux qui formulent de fausses accusations de blasphème. Le projet de loi viendrait corriger les lacunes procédurales, en introduisant de nouvelles clauses à l’intérieur du protocole à suivre dans les cas de blasphème présumé, dans le but de garantir que personne « ne se fasse justice par lui-même » mais que ce soit les institutions de l’Etat – police et magistrature – qui punissent les coupables. La nouvelle procédure rendrait nécessaire de démontrer la « mens rea » - intention criminelle – se trouvant derrière un acte blasphématoire, condition qui est absente aujourd’hui.

    Le Père Saleh Diego, président de la Commission Justice et Paix et Chancelier de l’Archidiocèse de Karachi, commente pour l’agence Fides :

    « Il s’agit d’un important pas en avant. Nous espérons et suivrons le débat au Parlement. Nous savons que différents partis sont favorables à bloquer les usages abusifs de la loi. Mais les partis extrémistes sont encore très forts. En tant qu’Eglise et en tant que communauté chrétienne au Pakistan, nous demandons depuis des années de mettre en place des mécanismes afin de mettre fin aux abus. Nous avons vu et affronté des cas graves dans le cadre desquels la loi a été manipulée. Il s’agit d’une question de justice, attendu que de nombreux innocents se trouvent en prison. »

    Actuellement, 14 citoyens pakistanais (dont Asia Bibi) se trouvent dans le couloir de la mort et 19 autres purgent des peines de réclusion à perpétuité pour « blasphème ». Il n’y a encore eu aucune exécution, mais 52 personnes accusées de blasphème ont été assassinées.

  • Mercredi des quatre temps de Pentecôte

    Jésus dit dans l’évangile :

    Personne ne peut venir à moi si mon Père ne le tire.

    Saint Augustin commente (il s’agit en fait d’extraits du commentaire, qui deviennent une synthèse, habilement faite par dom Pius Parsch) :

    Ne va pas croire que tu es « tiré » contre ta volonté libre. Le cœur, en effet, peut aussi être tiré par l’amour... Si le poète (Virgile) a pu dire : chacun est tiré par son plaisir, il s’agit non de la nécessité, mais du plaisir, non de la contrainte, mais de la joie. Avec combien plus de force devons-nous dire : l’homme est tiré vers le Christ quand il se plaît à la vérité, quand il se plaît à la béatitude, quand il se plaît à la justice, quand il se plaît à la vie éternelle, car c’est là tout le Christ ! Car si le corps a ses plaisirs, l’âme n’a-t-elle pas les siens ? Qu’on me donne quelqu’un qui aime, et il comprendra ce que je dis. Qu’on me donne quelqu’un qui désire, qu’on me donne quelqu’un qui a faim, qu’on me donne un voyageur altéré dans ce désert et qui soupire vers la source de l’éternelle patrie, qu’on me donne un tel homme et il comprendra ce que je veux dire. Montre à la brebis une branche verte et tu la tires. Montre à un enfant des noix et tu le tires. S’il court, c’est qu’il est tiré ; il est tiré par l’amour, il est tiré sans contrainte corporelle ; c’est par les liens du cœur qu’il est tiré. Si donc des choses terrestres, qui paraissent à ceux qui les aiment des délices et des voluptés nous tirent en vertu du principe : Chacun est tiré par son plaisir, comment le Christ, qui a été révélé par le Père, ne nous tirerait-il pas ? »

  • Fin de la mosquée de Venise

    La ville de Venise a fait fermer (le 22 mai) le pavillon islandais de la Biennale d’art contemporain : le pavillon islandais était l’église (désaffectée) Sainte Marie de la Miséricorde, que le soi-disant artiste islando-suisse Christian Büchel avait transformée en mosquée. Et bien entendu au fil des jours c’est devenu une vraie mosquée. Ce qui était bien l’intention puisque le titre de « l’installation » était : THE MOSQUE, The First Mosque in the Historic City of Venice.

    La police a fait valoir que l’interdiction de « l’utilisation, pendant les heures d’ouverture au public, de l’espace intérieur de l’ancienne église à des fins autres que celles d’une exposition » et « l’interdiction de l’utilisation du pavillon comme un lieu de culte » n’ont pas été respectées.

    Le président de la Vénétie, Luca Zaia, a résumé cela par une formule aussi décisive que compréhensible par les « artistes » contemporains : « Les installations ne doivent pas se transformer en réalité. »

  • Les trois points des évêques

    La très discrète réunion à Rome de 50 évêques et théologiens triés sur le volet, à l’invitation des présidents des conférences épiscopales de France, Allemagne et Suisse ayant été ébruitée (par Le Figaro), on en a ici et là quelques sibyllins comptes rendus. La conférence des évêques de France demeure muette. Mais la conférence des évêques allemands, qui évidemment mène la danse, a publié un communiqué.

    On y apprend d’abord que parmi les invités il y avait des journalistes. Tiens donc. Qui ça ? Et qu’est-ce que c’est, une réunion à huis clos où il y a des journalistes ?

    Peu importe. Les évêques allemands nous disent qu’il y a eu trois « séquences de travail » :

    - sur l’interprétation des paroles de Jésus sur le divorce. En clair : comment lui faire dire le contraire de ce qu’il a dit sans que ce soit trop voyant ;

    - sur les données d’une théologie de l’amour (humain) ;

    - « une troisième séquence de travail était dans une perspective de théologie narrative, éclairant les conditions de la biographie des individus comme histoire de grâce ». Sic.

    En ce qui concerne le deuxième point, les évêques allemands écrivent exactement :

    Un second temps a pris en compte les données d’une théologie de l’amour, réfléchissant notamment à la sexualité comme langage de l’amour et don précieux de Dieu. Cette théologie est en attente de propositions nouvelles, qui noue un dialogue intense entre la théologie morale traditionnelle et les meilleurs apports de l’anthropologie contemporaine et des sciences humaines.

    Voilà donc des évêques qui font comme si Jean-Paul II n’avait jamais existé. Comme s’il avait élaboré pour rien sa théologie du corps, qui est une théologie de l’amour conjugal, et qui est sans doute la plus importante et novatrice étude théologique du XXe siècle en continuité avec la tradition. Ce n’est pas à leur honneur. On comprend bien qu’ils ne veulent pas des lumières apportées par Jean-Paul II, mais d’une « théologie » faussée par une « anthropologie contemporaine et des sciences humaines » faisant fi de la loi naturelle et du dogme catholique. Mais ils ont déjà perdu. Ils vont voir (par une contre-attaque conjointe venue de Pologne et d’Afrique) qu’on ne se débarrasse pas comme ça de Jean-Paul II…

  • Venez tous !

    L’Italie est aux petits soins pour tous les « migrants » qui débarquent. Toutes les communes doivent désormais accueillir des « réfugiés » : : un « réfugié » entre 300 et 1000 habitants ; deux « réfugiés » à partir de 1000 habitants ; six « réfugiés » à partir de quatre mille habitants, et ainsi de suite. L’Etat donne à la commune 35 euros par jour et par « réfugié », à charge pour elle de lui trouver un logement, de lui fournir vêtements, blanchisserie et autres services, et de lui fournir trois repas par jour.

    Un maire explique ses problèmes :

    « Dans la circulaire, par exemple, il est dit que, au petit-déjeuner, nous devons servir du café au lait ou du thé, avec des biscuits ou des biscottes et de la confiture. Mais est-ce que nous devons l’apporter à l’immigré à domicile ? Et qui est-ce qui le lui porte ? »

    Et, bien entendu, la circulaire précise que la commune doit lui servir des repas adaptés à sa religion…

    Comment accélérer l’invasion ? L’Italie a trouvé un bon moyen.

    Mais, au fait, est-ce si différent chez nous ?

  • L’européisme en action

    Le Monde a « dévoilé » hier un document franco-allemand où les deux gouvernements proposent à la Commission européenne de passer à la vitesse supérieure en matière d’intégration économique de la zone euro.

    Cette présentation est fallacieuse. Il s’agit simplement d’une réponse franco-allemande à la demande de la Commission, en février dernier, d’aller de l’avant en matière d’intégration de la zone euro.

    Les propositions qui sont faites se situent dans le cadre du traité actuel, mais n’écartent pas des « étapes supplémentaires » qui nécessiteront une modification du traité.

    Une modification dans le sens exactement inverse que ceux que demande David Cameron, lequel commence précisément son travail d’approche ces jours-ci.

    Or selon la France il est exclu de modifier le traité pour aller dans le sens que veulent les Anglais.

    Les propositions franco-allemandes s’inscrivent dans le processus permanent de grignotage des souverainetés nationales pour aller vers un Etat européen. Lequel sera l’Etat dont la monnaie est l’euro. Il y a peu, Libération publiait une grande interview de Sylvie Goulard, déclarant que « la zone euro doit évoluer vers un Etat de droit ». Le grand public ignore toujours qui est Sylvie Goulard. Elle est depuis très longtemps la cheville ouvrière du Mouvement européen, dont la fondation fut financée par la CIA pour détruire les souverainetés des nations européennes.

    Le Royaume-Uni (et il y a aussi la Suède, le Danemark, la Pologne, la République tchèque…) acceptera-t-elle de se voir marginaliser par rapport à la zone euro sans rien obtenir en contrepartie ? C’est peu probable.

    Rappelons tout de même que le Royaume-Uni, sans l’euro, n’a plus de chômage et a eu l’an dernier la plus forte croissance du G7.

  • Le Khabour libéré

    Il a fallu des semaines, en fait presque trois mois, de combats acharnés des Kurdes, appuyés par les milices chrétiennes, et surtout par d’incessantes frappes aériennes américaines, pour que l’Etat islamique abandonne la vallée du Khabour.

    Tous les villages assyriens ont été libérés. Comme on pouvait s’y attendre, toutes les églises ont été dévastées ou détruites, les croix cassées, les maisons ont été saccagées quand elles n’ont pas été démolies, et des slogans antichrétiens ont été peints sur les murs.

    Une partie des habitants de Tel Tamar est revenue dans son village, et la cloche de l’église a été remise en place, sonnant pour annoncer la première messe célébrée depuis l’exil forcé. Mais tous ne peuvent pas encore retrouver leurs maisons (et leurs cultures également dévastées). D’autant qu’une partie d’entre eux s’est réfugiée en Irak ou au Liban. Et l’on est toujours sans nouvelles des 230 assyriens qui avaient été enlevés par l’Etat islamique.

  • Enseignement pontifical

    « Ça me manque d’aller dans une pizzeria et de manger une bonne pizza. »

    C’est un propos de François. Qu’on a déjà entendu. Mais qu’on retrouve dans une longue interview du pape, publiée par un journal argentin. C’est ce que le rédacteur en chef a trouvé de plus intéressant dans les propos rapportés de Rome par l’« envoyé spécial » Juan Berretta : il en a fait le titre !

    De fait il n’y a rien d’intéressant dans cette interview, ce qui est une bonne nouvelle.

    Il y a toutefois la fin, qui est spécialement lamentable :

    — Comment aimeriez-vous qu’on se souvienne de vous ?

    — Comme un bon gars. Qu’on dise : « C’était un bon gars qui a essayé de faire le bien. Je n’ai pas d’autre prétention. »

    Como un buen tipo. Que digan: “Este era un buen tipo que trató de hacer el bien”. No tengo otra pretensión.

    Radio Vatican n’a pas osé donner la vraie traduction. On n’arrive pas à admettre que le successeur de saint Pierre, le vicaire de Jésus-Christ, le doux Christ sur la terre, l’homme qui a le pouvoir des clefs, puisse avoir pour ambition qu’on se souvienne de lui comme d’un brave type. Alors on a maquillé le texte :

    A la question « comment aimeriez-vous que l'on se souvienne de vous ? », le Saint-Père répond simplement: « Comme une personne qui s’est engagée à faire le bien, je n’ai pas d’autres prétentions ».

    Mais on ne s’est jamais souvenu d’un pape comme de quelqu’un qui s’est engagé à faire le bien. Pas plus qu’on ne se souvient d’un pape qui était un brave type. De fait, celui-là, il faudra l’oublier très vite.

  • Mardi de la Pentecôte

    L’évangile de ce jour est celui du bon pasteur. Comme au deuxième dimanche après Pâques. Mais il s’agit des versets qui précèdent. Quand Jésus dit qu’il est le bon Pasteur, mais aussi qu’il est la porte des brebis. Il faut passer par lui pour trouver les pâturages, pour être sauvé. Ceux qui se font passer pour des pasteurs mais ne passent pas par la porte sont des voleurs. « Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient plus abondamment. » Comme après Pâques, la parabole du bon pasteur est destinée aux nouveaux baptisés. Ici, plus précisément, pour les avertir qu’il y a de faux pasteurs qui tenteront de les entraîner dans le schisme et l’hérésie. Le bienheureux cardinal Schuster commente :

    Il nous donne les marques qui distinguent sa religion, qui est la seule vraie, toutes les fausses sectes. En premier lieu, les propagandistes de celles-ci sont des voleurs qui, sans aucun titre, se sont frauduleusement introduits dans le troupeau d’un autre et ont ravagé les brebis. Ils ne sont pas passés par la porte, mais ils se sont glissés à l’intérieur par d’autres ouvertures, c’est-à-dire grâce à des moyens illicites, fraude et hypocrisie. Entre eux et les brebis, il n’y a pas eu de véritable entente ni correspondance d’affection ; ils se sont simplement imposés par abus de pouvoir, ils n’ont pas converti les cœurs. La conduite de semblables réformateurs a été scandaleuse. Ils ont bien fait marcher le troupeau, mais ne l’ont pas précédé par l’exemple d’une vie vertueuse. Quant à la fin de semblables entreprises de réforme, c’a été un immense désastre et une hécatombe d’âmes. Dans cette description faite par le saint Évangile, ne pouvons-nous pas discerner la genèse, les caractères et l’histoire de toutes les hérésies, depuis l’ancienne Gnose jusqu’au récent modernisme ? Seul Jésus est le bon Pasteur qui établit entre son cœur et le nôtre de solides courants de sainte dilection. Il nous précède par son exemple et guide nos âmes dans les pâturages fertiles de la divine grâce et des ineffables sacrements.

  • La Griffe

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    Cliquer pour agrandir

    AGRIF, 70 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris

    Site internet

  • Double langage

    Contrairement à ce que je pensais, la Commission européenne n’a pas mis à la poubelle son projet de quotas de répartition des « demandeurs d’asile ». Au contraire, elle est bien décidée à l’imposer.

    Pour cela elle a besoin de la France. Car si les opposants sont nombreux : Royaume-Uni, Danemark, Espagne, Pologne, Hongrie, République tchèque, ils ne peuvent pas constituer une minorité de blocage, car le Royaume-Uni et le Danemark, ainsi que l’Irlande, se sont exemptés de ces politiques et n’ont ni droit de vote…ni quotas. Avec la France il y avait une minorité de blocage. Or, coup sur coup, Bernard Cazeneuve, Manuel Valls, et François Hollande, ont déclaré qu’il n’était pas question d’accepter un système de quotas.

    Mais voici qu’une porte-parole de la Commission européenne affirme : « La France soutient notre proposition…Nous avons parlé avec le gouvernement français mardi, après les déclarations de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve, et il nous a répété qu’il était d’accord avec notre mécanisme contraignant de relocalisation des demandeurs d’asile afin de répartir l’effort entre les 28 États membres… C’est manifestement le mot “quota” qui pose problème alors même qu’il ne figure pas dans nos propositions. »

    Bref, pour ne pas contrarier la toute-puissante Commission, et pour ne pas avoir l’air de mettre un frein à l’invasion, le gouvernement français retourne sa veste, et l’on nous expliquera que le projet retenu, finalement (grâce à la France, sans aucun doute), ne parle pas de quotas. Mais de répartition contraignante…

  • National

    Le bureau de David Cameron fait savoir que les listes électorales pour le référendum concernant l’UE seront basées sur celles des législatives qui viennent de se tenir. Ce qui signifie que les citoyens d'autres pays de l'UE résidant en territoire britannique ne pourront pas voter. A l’exception, comme d’habitude, des Irlandais, et des citoyens du Commonwealth, dont les Maltais et les Chypriotes.

    Se prononcer sur la question de l'appartenance à l'UE « est une grande décision pour notre pays, une décision qui engage l'avenir du Royaume-Uni, c'est pourquoi nous pensons qu'il est important que ce soient les citoyens britanniques, irlandais et du Commonwealth qui aient le droit de décider" », a déclaré un membre du bureau.

    Cela paraît aller de soi. Mais manifestement cela n’allait pas de soi, dans une Union européenne qui efface les nationalités.

    Addendum 26 mai

    Commentaire de EUobserver ce matin: "La plupart des 1,5 million de citoyens de l'UE vivant au Royaume-Uni seront exclus du vote." Exclus... L'article cite essentiellement le ministre écossais des Affaires européennes: "Exclure les citoyens européens, dont beaucoup vivent ici depuis nombre d'années, payent leurs impôts, dont les enfants fréquentent les écoles locales, les priver de leur droit de vote sur leur propre avenir est illogique, tout à fait pervers et crée un déficit démocratique." Ce ministre, du soi-disant parti national écossais, s'appelle Humza Yousaf...

  • Comme sous Staline…

    Robert Chardon, le maire UMP de Venelles, est introuvable depuis qu’il a été « hospitalisé » juste après avoir demandé l’interdiction du culte musulman en France.

    Ses comptes Facebook et Twitter ont été fermés, il est injoignable à son domicile et à sa mairie, et il ne se trouve dans aucun hôpital de la région.

    Le journaliste Francis Gruzelle, de Riposte laïque, a déposé un avis de signalement à disparition de personne auprès du procureur de la République d’Aix-en-Provence.

  • La Pologne à droite

    Lorsque Andrzej Duda avait commencé sa campagne, comme candidat à la présidentielle désigné par le PiS, il était à 20% dans les sondages, contre 60% au président sortant le libéral Bronislaw Komorowski. L’écart s’était nettement resserré, mais à la veille du premier tour on se demandait encore si Komorowski l’emporterait dès le premier tour ou s’il devrait attendre le second. Or c’est Andrzej Duda qui est arrivé en tête. On a dit alors que le second tour serait serré car la majorité des votants qui s’étaient prononcés pour le rocker anti-système arrivé en troisième position se reporteraient sur le candidat le moins à droite, donc Komorowski. Et cela ne s’est pas produit. L’inconnu Andrzej Duda, qui avait toujours été dans l’ombre des frères Kaczynski, a remporté la présidentielle. On n’a pas encore les chiffres, mais il l’a remportée de façon assez nette pour que dès hier soir Komorowski reconnaisse sa défaite.

    Duda, nous dit le site européiste UEobserver, a gagné sa majorité dans la partie orientale du pays, « qui est traditionnellement plus catholique, nationaliste et eurosceptique ».

    Et l’institut Ipsos, selon un schéma qui a déjà beaucoup servi, précise que Duda était le plus populaire chez les gens sans diplômes, les paysans et les retraités. Mais aussi… chez les jeunes.

    Le pauvre Adam Michnik s’est donné le ridicule de déclarer : « La victoire de Duda est le digne d’un changement dramatique sur la scène politique polonaise. La Pologne s’élance sur la voie de velours de la dictature. »

    Il n’a manifestement pas digéré que la candidate de toute la gauche culmine à 2,4%...

  • Des bases du jihad en RDC

    Les évêques de la province ecclésiastique de Bukavu (est de la République démocratique du Congo, à la frontière du Rwanda) se sont réunis du 16 au 23 mai. Ils se sont fait l’écho de la « profonde détresse des populations meurtries par les violences qui sévissent en territoire de Béni depuis bientôt deux ans et qui vont s’intensifiant ». Dans l’indifférence générale. Or, ici comme ailleurs, il s’agit aussi, ou d’abord, du jihad :

    « Du côté des bourreaux, nous observons la mise en place d’une terreur d’épuration systématique des personnes, d’une stratégie de déplacement forcé des populations en vue d’occuper progressivement leurs terres et de l’installation des foyers d’intégrisme religieux et des bases d’entraînement terroriste. »

    « Dans ce contexte, les jeunes désœuvrés sans avenir deviennent la proie facile pour le recrutement des groupes armés y compris ceux gagnés au fondamentalisme religieux. En effet, dans le massif du Ruwenzori des groupuscules inoculent l’esprit djihadiste à leurs recrues qu’ils entraînent ensuite au terrorisme international. Leur base est constituée de ressortissants de toute sorte de nationalité qui s’établissent dans des campsd’entraînement appelés Médina, Canada et Parking Kaza Roho. Des jeunes congolais y sont fraîchement associés, trompés par des recruteurs sans scrupules qui leur promettent des bourses d’études pour le Moyen Orient, l’Europe ou le Canada. Pendant ce temps, la Communauté internationale observe avec ses drones! Faudra-t-il attendre que cet esprit se généralise pour que demain cette même Communauté Internationale fasse pleuvoir un déluge de feu sur la région sous prétexte de combattre le djihadisme? »

  • Au Pakistan

    Dans l’après-midi d’hier, jour de la Pentecôte, une horde de musulmans a attaqué le ghetto chrétien Dhup Sarri de Lahore et a vandalisé l’église catholique, brûlant les livres. Des chrétiens ont fui, les autres se sont barricadés chez eux. La police est intervenue, mais sans pouvoir arrêter la horde. L’inspecteur général adjoint de la police a même été blessé.

    A l’origine de l’émeute, l’accusation selon laquelle un chrétien, Humayun Masih, a été vu brûlant des papiers dont certains portaient des versets du Coran. Il s’agit d’un jeune mentalement instable et drogué. Les musulmans l’ont emmené au poste de police, pendant que d’autres bloquaient la rue et réclamaient que le chrétien soit brûlé vif. Mais la police n’a pas pris la plainte au sérieux…

  • Ce qu’il dit et ce qu’il ne dit pas

    Hier, après le Regina Caeli, François a évoqué :

    1 – Les « réfugiés du Golfe du Bengale et de la mer d’Andaman », pour encourager l’assistance humanitaire de la communauté internationale à « ces personnes qui affrontent de grandes souffrances et de grands dangers ». En oubliant de signaler que ce sont des musulmans qui ne sont chassés par personne mais fuient la pauvreté au Bangladesh.

    2 – Le centième anniversaire de l’entrée en guerre de l’Italie dans la Grande Guerre.

    3 – La béatification de Mgr Romero et de Sœur Irène Stefani. Mgr Romero a été « tué en haine de la foi », a dit François. De quelle foi, on ne sait pas. Mais on sait que ses assassins étaient catholiques. Mgr Romero n’est un martyr de la foi que dans la nouvelle définition du martyre inventée par la soi-disant théologie de la libération, comme l’a souligné Gustavo Guttierez en personne.

    François a omis de parler du prêtre syro-catholique Jacques Mourad, enlevé en Syrie.

    François a omis de parler du naufrage de l’Irlande anciennement catholique.

    Les musulmans qui se mettent en danger pour quitter leur pays comptent infiniment plus qu’un prêtre catholique aux mains de musulmans et qu’un pays catholique en perdition.

    NB. Pour l’heure, les propos du pape, sur le site du Vatican, ne sont qu’en italien et en… arabe. Ah, à l’instant, en croate.

  • Lundi de la Pentecôte

    Tous les jours de cette semaine de la Pentecôte, l’Eglise chante à la messe, entre le deuxième alléluia et la séquence (c'est le "verset" de l'alléluia) :

    Veni, Sancte Spíritus, reple tuórum corda fidélium, et tui amóris in eis ignem accénde.

    Commentaire de dom Pius Parsch :

    D’ordinaire, l’Église se sert des paroles de la Sainte Écriture. On dirait qu’elle redoute de s’adresser à Dieu avec ses propres paroles. Quand elle le fait cependant, elle emploie les termes les plus riches de sens. De même que le cristal de roche acquiert, par le travail séculaire de la nature, du brillant et du poli, de même ces textes de l’Église où elle a déposé ce qu’il y a de plus fervent dans son amour, ses désirs, sa prière et sa foi, ont été élaborés au cours des siècles. C’est le cas pour cette prière si simple et si profonde : « Viens, Saint-Esprit, remplis les cœurs de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour ! » Toutes les fois que cette prière est chantée ou récitée, l’Église nous ordonne de nous agenouiller.

    a) Veni, viens. Ce mot a une histoire. Avant la naissance du Christ, il était dans la bouche du peuple juif. Le Rédempteur s’appelait : « Celui qui doit venir ». C’est pourquoi le Baptiste demande : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Les chrétiens adoptèrent ce petit mot et en firent l’expression de leur désir de la parousie. Les anges avaient déjà dit du Seigneur monté aux cieux : « Il viendra de nouveau... » Dans la primitive Église, on terminait chaque prière par ce vœu ardent : « Maranatha », c’est-à-dire, viens, Seigneur. Il n’est pas étonnant que l’Église ait introduit ce mot dans sa liturgie. Rappelons-nous les grandes antiennes O de l’Avent. Nous comprenons que l’Église se serve du même mot pour implorer la descente du Saint-Esprit. — Ici, se pose une question : Le Saint-Esprit n’est-il donc pas parmi nous ? A quoi bon, dès lors, implorer sa venue ? Oui, il est parmi nous et, pourtant, il faut qu’il vienne à nous. Autrefois, le Baptiste pouvait dire aux sanhédrites : « Il y a au milieu de vous quelqu’un que vous ne connaissez pas ». On peut en dire autant du Saint-Esprit. Il demeure dans l’Église, dans l’âme, et, pourtant, nous ne le connaissons pas : nous empêchons son action. La force est là, mais elle est liée, elle dort. Le petit mot « Veni » veut donc dire : Déploie ta puissance, brise les entraves que la volonté humaine met à ton action.

    b) Saint-Esprit. Examinons le nom du Saint-Esprit. Le Christ l’appelle volontiers Paraclet. Ce mot se traduit de deux façons : avocat ou consolateur. Cependant, le Seigneur l’appelle deux fois Saint-Esprit. La Séquence donne une série de surnoms : père des pauvres, distributeur des dons, lumière des cœurs. On le nomme aussi, volontiers, le doigt de la main droite de Dieu. Mais son nom ministériel est : Saint-Esprit. Ce nom est pour nous une exhortation à être saints et spirituels. Nous ne pouvons porter le Saint-Esprit en nous que si nous tendons à la sainteté, que si nous sommes des hommes spirituels, et non des hommes charnels.

    c) Remplis les cœurs de tes fidèles. Nous trouvons déjà ce mot : remplir, dans le récit de la fête : « ils furent tous remplis de l’Esprit-Saint ». Nos cœurs et nos âmes doivent être comme des coupes dans lesquelles le Saint-Esprit verse le vin précieux de ses dons et qu’il remplit jusqu’au bord. Ne soyons pas des, coupes vides. Si nos cœurs sont remplis d’amour-propre, de présomption, d’égoïsme, le Saint-Esprit ne pourra verser son vin précieux.

    d) Quel est ce vin précieux ? La dernière phrase nous le dira : « Allume en eux le feu de ton amour ». C’est donc l’amour qui est le don du Saint-Esprit : le saint amour de Dieu et du prochain. Le Christ dit du Saint-Esprit : « Il prendra du mien ». La charité est le précepte du Christ ; maintenant, c’est celui du Saint-Esprit : de ton amour. Cet amour est un feu, c’est pourquoi le Saint-Esprit est apparu dans le feu ; nous serons baptisés dans l’Esprit-Saint et dans le feu ». Le feu brille, chauffe, brûle et purifie. Que le Saint-Esprit daigne aujourd’hui être ce feu, qu’il chasse les ténèbres de nos cœurs, qu’il en réchauffe la froideur, qu’il brûle tout ce qui est vain et coupable, qu’il purifie notre âme, afin qu’elle soit de l’or pur pour la couronne du Christ !

  • Pentecôte

    La Pentecôte fait partie du Temps Pascal, elle en est comme le couronnement. Le Christ ressuscité remonté à son Père envoie son Esprit pour former, avec l’humanité collective des prédestinés, son corps mystique, l’Eglise, qui va continuer sur terre l’œuvre qu’il n’a fait qu’ébaucher et qui s’achèvera par la résurrection de tous ses membres.

    Mais, tout en étant englobé dans le cycle de Pâques, le temps de la Pentecôte a son atmosphère propre.

    Au matin du cinquantième jour après la Résurrection, au moment où, sous le souffle violent qui emplissait le Cénacle, les disciples prenaient conscience de l’esprit qui venait en eux, ce n’est pas du triomphe de Pâques ou de la glorieuse Ascension qu’ils étaient occupés, mais d’une ardeur impétueuse qui, comme une force vitale s’emparait d’eux, et les poussait à la louange et à l’apostolat. Un souffle venait de Dieu sur eux, un souffle de vie, le même qui fut insufflé sur la face du premier homme ; il les animait et, mêlé à leur propre souffle, remontait vers Dieu avec toute l’activité de leur être.

    C’est cette atmosphère de vie ardente qui fut celle de l’Eglise naissante qui caractérise le temps de la Pentecôte.

    Aussi bien, le mystère continue. La vie nouvelle que l’Esprit Saint infusait à l’Eglise, en la personne des disciples et des trois mille baptisés, pénètre toujours les âmes et les anime d’une flamme de jeunesse durant cette courte période. Primitivement, le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie étaient conférés aux catéchumènes la nuit du samedi et, toute la semaine comme pendant la semaine de Pâques, l’Eglise entourait de sa sollicitude maternelle les nouveaux chrétiens. Il en va autrement aujourd'hui, mais les rites de cette semaine baptismale demeurent et, par eux, les grâces du Baptême, de l‘Eucharistie, de la Confirmation sont à nouveau prodiguées à ceux qui sont disposés à les recevoir, de sorte qu’à travers le jeu liturgique, le souffle même de la Pentecôte nous atteint et, de nous, remonte à Dieu.

    C’est dans cet esprit de vie communiquée, aspirée, et expirée, dans cette atmosphère d’enthousiasme ardent, que nous devons vivre et chanter la Pentecôte.

    Dom Ludovic Baron

  • Feu l’Irlande catholique

    On n’a pas encore les résultats, mais il est acquis que le oui est très largement majoritaire, dans le référendum sur le soi-disant « mariage » homosexuel en Irlande

    Dans un pays où la grande majorité des habitants se dit catholique et où 92% des écoles primaires dépendent de l’Eglise catholique…

    Cela montre bien l’incurie du clergé irlandais, puisque ces catholiques ne connaissent pas le catéchisme et n’ont même plus aucun réflexe de la loi naturelle.

    Il faut dire aussi que rares ont été les vrais opposants, par peur d’être traités d’homophobes par la dictature de l’idéologie dominante qui est la pensée unique dans les médias.

    Il est ainsi ahurissant de voir que la première personne à déclarer : « C'est une claire victoire pour le camp du oui », a été le fondateur et directeur de l’Institut Iona, considéré comme catholique conservateur, qui avait fait campagne pour le non et qui adresse ses « félicitations » aux vainqueurs. Comme s’il s’agissait d’un scrutin pour départager deux positions aussi respectables l’une que l’autre…

    Les grands responsables sont évidemment les évêques, et le clergé en général. Des prêtres, évidemment médiatisés, ont ouvertement pris position pour le oui, de nombreux évêques se sont tus, et si le primat d’Irlande, Mgr Eamon Martin, archevêque d’Armagh, a dit avec assurance et précision ce qu’il fallait dire, ce que dit l’Eglise véritable, sur le mariage et la famille, d’autres ont carrément refusé de prendre position. Ainsi l’archevêque de Dublin en personne, Mgr Diarmuid Martin, qui a dit à plusieurs reprises qu’à titre personnel il voterait non, mais que sa politique « n’était pas de dire aux autres comment voter ». Dans l’Irish Times, il a écrit qu’il avait sa propre opinion mais, ajoutait-il littéralement : « Je n’ai pas envie de bourrer mes opinions religieuses dans la gorge des autres ». Sic. Et il soulignait n’avoir aucun rapport avec quelque organisation que ce soit faisant campagne pour le non…

    L’évêque de Derry, participant à un débat alors qu’il n’est pas évêque en Rpublique d’Irlande, soulignait que les gens étaient libres de voter comme ils le veulent, l’important étant de se faire une opinion mûrement réfléchie sur la question, car la décision ne « devait pas être prise à la légère ». Ajoutant qu’il ne fallait surtout pas voter non pour de « mauvaises raisons »…

    Et bien entendu l’archevêque de Dublin se référait au pape : « Ma position est celle du pape François, qui, dans les débats autour du mariage homosexuel en Argentine, a dit qu’il était contre la légalisation du mariage des personnes de même sexe, mais qu’il était cohérent aussi de dire aux gens de ne juger personne. » [Le seul acte du cardinal Bergoglio avait été d'écrire une lettre aux... monastères - sic - de son diocèse.]

    De même, l’ancienne présidente Mary McAleese, qui se pose en catholique pratiquante, avait-elle appelé à voter oui en montrant en exemple de nombreux évêques irlandais qui ont fait preuve « d’ouverture vis à vis des homosexuels »… « Je sens la même ouverture chez le pape François. »

    Y aura-t-il un évêque, ou une quelconque personnalité catholique, pour réclamer désormais, et en urgence, la suppression du préambule de la Constitution ? Car, avec le « mariage » homosexuel dans cette Constitution, son préambule devient quasiment blasphématoire : « Au nom de la Très Sainte Trinité, de laquelle découle toute autorité et à laquelle toutes les actions des hommes et des États doivent se conformer, comme notre but suprême, Nous, peuple de l'Irlande, Reconnaissant humblement toutes nos obligations envers notre seigneur, Jésus Christ… »

    Y a-t-il eu au moins, pendant la campagne (que je n’ai pas suivie) quelqu’un pour souligner la très grave contradiction entre le préambule et l’amendement soumis au vote ? On peut en douter fortement. C’est là qu’on voit à quel point un peuple anciennement catholique a pu être anesthésié, chloroformé, abruti.

    Et il reste que c’est une grande honte pour l’Eglise que ce soit un pays nominalement catholique qui soit le premier au monde à instituer le soi-disant mariage homosexuel par référendum.

    Addendum

    Le oui a gagné avec 62,07% des voix, avec une participation de 60,5%.

    Une seule circonscription (rurale, bien sûr), celle qui regroupe le comté de Roscommon et le sud du comté de Leitrim (Carrick on Shannon), a voté non, à 51,4%.

    Je crois qu’une des raisons de la décadence, de l’apostasie, irlandaise, est le désastre liturgique que j’ai observé depuis longtemps dans ce pays. A comparer avec l’état de la Pologne, qui est bien meilleur malgré tout, et où la liturgie est restée très digne.

    La circonscription qui sauve l’honneur :

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  • Pakistan : 106 inculpations pour le meurtre de deux chrétiens

    Un tribunal antiterroriste a inculpé 106 personnes de l’atroce assassinat d’un couple chrétien, Shahzad et Shama Masih, lynché et brûlé vif après avoir été accusés de blasphème en novembre dernier dans la ville de Kot Radha Kishan, au Pendjab. Il y aurait encore 32 autres suspects en liberté.

    Selon la reconstruction basée sur des témoignages acquis par le tribunal, trois chefs religieux des mosquées locales, et le patron de la briqueterie, sont accusés d’avoir incité une foule d’environ 400 musulmans à lyncher les deux conjoints, après avoir retrouvé des pages du Coran brûlées dans les environs de leur habitation. La foule aurait demandé à Masih et à son épouse de se convertir à l’islam ou d’affronter les conséquences d’une action de blasphème. Les deux jeunes ont refusé et ont été enfermés et séquestrés pendant une nuit avant d’être traînés nus sur une route nouvellement empierrée, et jetés au feu.

    Quel que soit le résultat de ce procès, qui est une première au Pakistan, ce sont donc de vrais martyrs.

  • Quand les évêques se prennent pour des francs-maçons…

    Selon Jean-Marie Guénois, du Figaro, aura lieu lundi à Rome, à l’université Grégorienne, une réunion quasi secrète organisée par les conférences épiscopales de France, d’Allemagne et de Suisse, qui ne figure sur aucun agenda, et dont la majorité des évêques n'est pas au courant, alors que les invitations, extrêmement sélectives (limitées à 50 personnes) portent le logo des trois conférences épiscopales. C’est une journée d’études… sur l’accueil des divorcés remariés et des personnes homosexuelles dans l’Église, avec trois théologiens hétérodoxes. Introduite par Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, conclue par le cardinal Reinhard Marx.

  • Vigile de la Pentecôte

    Præsta, quǽsumus, omnípotens Deus : ut claritatis tuæ super nos splendor effúlgeat ; et lux tuæ lucis corda eórum, qui per grátiam tuam renáti sunt, Sancti Spíritus illustratióne confírmet. Per Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitate ejusdem Spiritus Sancti Deus, per omnia sæcula sæculorum. R. Amen.

    Faites, nous vous en supplions, Dieu tout-puissant : que la splendeur de votre gloire brille sur nous ; et que la lumière de votre lumière confirme, par l’illumination de l’Esprit Saint, les cœurs de ceux que votre grâce a fait renaître. Par Notre Seigneur votre Fils Jésus-Christ, qui vit et règne avec vous dans l’unité du même Saint-Esprit, pour les siècles des siècles, amen.

  • Reconquête N° 318

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  • Cameron engage le combat

    En arrivant au sommet européen de Riga, David Cameron a déclaré aux journalistes à propos de la négociation qu’il veut engager sur une réforme de l’UE avant le référendum qu’il organisera dans son pays : « Il y aura des hauts et des bas. Vous entendrez un jour que telle chose est possible, et le lendemain que c’est impossible. Mais à travers tout cela, ce qui sera constant, ce sera ma détermination pour arriver à proposer au peuple britannique une réforme de l’UE qui lui permette un choix convenable pour le référendum que nous tiendrons avant la fin de 2017 ».

    A l’issue du sommet, François Hollande a déclaré qu’il n’y avait eu « aucune discussion » sur ce sujet, car « ce n’était pas le lieu et pas le moment ».

    De fait, le sujet était le « partenariat oriental ». Il n’empêche que d’autres dirigeants se sont exprimés sur ce que le président français voudrait garder tabou. Le Premier ministre finlandais par intérim, Alexander Stubb, a déclaré : « Il ne sert à rien de mettre des barrières à ce stade, et nous sommes tout ouïe… Je suis sûr que nous allons trouver une sorte de compromis qui sera bon pour la Grande-Bretagne et bon pour l’Europe. »

    Et le ministre irlandais pour les Affaires européennes Dara Murphy : « Une grande partie de ce qui a été suggéré et proposé à ce jour par David Cameron serait à l’avantage de tous les peuples de l’Union européenne, en particulier en matière de réglementation. »

    Et à la télévision britannique, l’ancien commissaire européen Günter Verheugen est allé jusqu’à affirmer : « Le Royaume-Uni est essentiel non seulement pour l’avenir économique de l’Europe mais particulièrement pour l’avenir politique de l’Europe. En substance, ce que dit Cameron, c’est ce que ressent une grande majorité des Européens… »

    Selon le Times, outre ce que l’on sait déjà, David Cameron a l’intention de demander que les autres Etats membres reconnaissent que l’euro n’est pas la monnaie unique de l’UE, que « l’UE est une union multi-devises », et que cela (le contraire donc de ce que stipule le traité) soit inscrit dans le traité.

    Il va être intéressant, et sans doute amusant, de voir jusqu’où les dirigeants les plus européistes sont prêts à aller pour éviter de voir le Royaume-Uni sortir de l’UE…

  • Une preuve, s’il en fallait

    Un Marocain soupçonné d’avoir participé à l’attentat du musée Bardo en Tunisie, qui a fait 22 morts le 18 mars, a été arrêté mardi soir dans la région de Milan.

    Il était l’un des 642 « migrants » secourus par la marine militaire italienne le 17 février et débarqués à Porto Empedocle. On avait pris sa photo et ses empreintes digitales et on lui avait donné bien entendu une injonction à quitter le territoire.

    Lundi, la veille de l’arrestation de ce Marocain, le président du groupe socialiste, l’Italien Gianni Pittella, avait balayé d’un revers de main l’avertissement que venait d’adresser le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg sur le risque de voir des terroristes se mêler aux migrants, en affirmant : « Après avoir parlé avec le directeur de Frontex, il est nécessaire de souligner qu’il n’y a pas et qu’il n’y a pas eu jusqu’ici de preuve de la présence de terroristes parmi les migrants. »

    Quant au ministre italien de l’Intérieur, il assume « le risque ». Ou plus exactement il fait assumer le risque par le peuple italien, au nom de la démocratie :

    « Il ne serait pas raisonnable, compte tenu des dimensions et des modalités du phénomène migratoire, de penser que notre pays n’est pas exposé à ce risque. Nous sommes une grande démocratie, et une grande démocratie est exposée à des risques. Le gouvernement a le sérieux et la sérénité de les affronter au mieux. »

    Il sera peut-être bon de ne pas oublier ces propos… Ou de lui demander d’ores et déjà jusqu’à combien de morts une démocratie assume le risque.

  • La mosquée préfectorale

    Conformément à ce que le préfet lui avait demandé, la communauté d’agglomération de Mantes-en-Yvelines (Camy) a autorisé la vente de l’ancienne trésorerie de Mantes-la-Ville à une association musulmane, en passant par dessus l’autorité du maire FN.

    Le maire, Cyril Nauth, souligne que « c'est inacceptable », et envisage d’user de son droit de préemption, ou d’attaquer le permis de construire : il y aura des problèmes de circulation et de stationnement, sans parler d'éventuels « troubles à l'ordre public ».