17 septembre 2014

L’Eglise a toujours…

Le cardinal Raymundo Damasceno Assis, archevêque d’Aparecida, actuel président de la conférence des évêques du Brésil, est l’un des trois présidents délégués du synode sur la famille. Il déclare au plus grand quotidien brésilien, Folha de São Paulo, à propos de la légalisation des unions homosexuelles :

« C’est une décision de la Cour suprême. Bien sûr, pour l’Eglise cela ne peut pas être assimilé au mariage. Mais, en ce qui concerne le respect pour l’union stable entre ces gens-là, il ne fait aucun doute que l’Eglise a toujours essayé de se comporter de cette façon. »

L’Eglise a toujours essayé de respecter l’union stable entre deux personnes de même sexe… Le cardinal Raymundo Damasceno Assis a donc changé le catéchisme (et censuré la Sainte Ecriture au passage).

François se débarrasse pour de bon du cardinal Burke

« La “révolution” du pape François en ce qui concerne le gouvernement ecclésiastique ne perd pas l’élan qui la fait avancer. Et dès lors, comme cela se produit lors de toute révolution qui se respecte, les têtes d’ecclésiastiques considérés comme méritant métaphoriquement la guillotine continuent à tomber. »

Ainsi commence un article de Sandro Magister, que je n’avais encore jamais vu aussi violent contre François.

En cause, le limogeage du cardinal Burke, après quelques autres. Mais la différence est que le cardinal Burke est un personnage de premier plan, emblématiquement ratzingérien, et qu’on ne l’envoie pas dans un diocèse plus ou moins prestigieux, mais qu’on lui donne un simple titre honorifique. C’est du moins ce que croit savoir Sandro Magister. Et il est possible que la goutte d’eau qui ait fait déborder le vase est que le cardinal Burke, en tant que préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, a (logiquement et très légitimement) donné raison à une plainte des Franciscaines de l’Immaculée contre leurs persécuteurs vaticanesques.

Si effectivement le cardinal Burke, 66 ans, se retrouve avec le simple titre honorifique de cardinal patron de l’Ordre de Malte, cela ne va certes pas passer inaperçu, et sera un signe très fort.

Cela dit, ce limogeage permettra au cardinal Burke de se consacrer à plein temps à la défense de la doctrine catholique, et à l’accompagnement des communautés Ecclesia Dei…

Sainte Hildegarde

Ce ne fut pas à Adam enfant, mais à Adam homme parfait, qu'une femme parfaite fut donnée ; car, lorsque l'homme ayant atteint l'âge de son complet développement, peut engendrer, il faut l'unir à une femme ; de même, lorsque l'arbre commence à donner des fleurs, il faut le cultiver avec plus de soins. Car Eve fut formée d'une côte d'Adam et de sa chair, vivifiée de son sang ; et c'est pourquoi maintenant, la femme, après avoir reçu la semence provenant de la force et de l'ardeur virile, est destinée à multiplier la race dans le monde (…).

Mais que la première femme ait été formée de l'homme, cela indique l'union matrimoniale de l'homme avec la femme. Et il faut le comprendre ainsi : cette union ne doit pas être contractée à la légère et dans l'oubli de Dieu, parce que Celui qui forma la femme d'une côte de l'homme, institua cette union pour le bien et pour l'honneur, en formant la chair de la femme de la chair de l'homme. C'est pourquoi, de même qu'Adam et Eve ne firent qu'une seule et même chair, ainsi maintenant l'homme et la femme ne forment qu'une chair, dans l'union de charité, pour multiplier le genre humain.

Par conséquent, la parfaite charité doit exister dans ces derniers, comme elle exista dans les premiers. Adam, en effet, pouvait incriminer son épouse, de ce que, par son conseil, elle lui avait apporté la mort ; mais il ne la quitta pas, tant qu'elle vécut dans ce siècle, parce qu'il connut qu'elle lui avait été donnée par Dieu. Aussi, en vertu de la charité parfaite, que l'homme n'abandonne pas sa femme (…). Et que nulle division ne s'accomplisse, si ce n'est lorsque les deux conjoints, dans un même esprit, veulent regarder vers mon Fils, et se dire, dans l'ardeur de leur amour pour lui : Nous voulons quitter le monde, et suivre celui qui a souffert pour nous. Que si les deux ne sont pas d'accord, sur le même vœu de quitter le monde, alors qu'ils ne se séparent nullement l'un de l'autre ; parce que, de même que le sang ne peut être séparé de la chair, tant que la vie réside en elle ; ainsi, le mari et l'épouse ne se séparent pas l'un de l'autre, mais ils vont ensemble, n'ayant qu'une même volonté. (…)

Et ils ne se déchireront pas par des morsures de vipère, mais ils s'aimeront d'une affection pure, parce qu'il ne peut y avoir mari et femme, s'ils ne sont unis par ce lien ; comme mon ami Paul en rend témoignage lorsqu'il dit : Comme la femme est sortie de l'homme, ainsi l'homme (naît) par la femme, mais toutes choses viennent de Dieu. Ce qui veut dire : La femme a été créée pour l'homme, et l'homme a été fait pour la femme ; parce que ce que celle-ci est, touchant le mari, le mari doit l'être, touchant la femme ; de peur que l'un ne se sépare de l'autre, dans l'unité de leur progéniture, car ils accomplissent ensemble la même œuvre, comme l'air et le vent mêlent leurs efforts dans un but commun. Comment ? L'air est agité par le vent, et le vent tourbillonne dans l'air, de telle sorte que dans leur évolution toutes les plantes verdoyantes leur sont soumises. Que signifie cela ? La femme coopère avec le mari à la procréation des enfants, d'où résultent de grands crimes, quand la fornication, aux jours de la procréation des enfants, engendre la division ; parce que l'homme et la femme retranchent leur propre sang du lieu où il a pris sa source, pour le rejeter dans un autre.  Il leur reste les fraudes de Satan et la colère de Dieu, parce qu'ils ont rompu le pacte établi par Dieu. C'est pourquoi, malheur à eux, quand leurs péchés ne leur sont pas remis ! Mais bien que l'homme et la femme coopèrent, comme il a été dit, s'il s'agit de leur progéniture ; cependant toutes choses, l'homme, la femme et les autres créatures dépendent de la disposition et de l'ordre divin ; parce que Dieu les fait selon sa volonté.

Mais avant l'incarnation de mon Fils, quelques-uns, dans le peuple ancien, avaient, selon sa volonté, plusieurs épouses ; parce qu'ils n'avaient pas encore entendu la prohibition facile à démontrer, que mon Fils venant en ce monde, donna pour la juste réglementation de cette union entre le mari et l'épouse, union qui doit ressembler pendant toute leur vie, à celle d'Adam et d'Eve ; parce que ce lien doit être contracté, non selon la volonté de l'homme, mais selon la crainte de Dieu.

Scivias, I, vision 2

(Ce sont des propos qui préfigurent La théologie du corps de saint Jean-Paul II, qui ne cite pourtant pas sainte Hildegarde.)

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16 septembre 2014

Reconquête N° 310

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Reconquête, revue du Centre Charlier et de Chrétienté Solidarité, 70 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris. Abonnement : 50 €.

Pierre-André Taguieff prix Lyssenko 2014

Le prix Lyssenko 2014 du Club de l’Horloge sera remis à Pierre-André Taguieff, « pour son analyse approfondie du racisme sous toutes ses formes », samedi 20 septembre, 15 h, dans les salles de l’USIC, 18 rue de Varenne, Paris 7e.

(Le prix Lyssenko, créé par le Club de l'Horloge en 1990, est attribué chaque année à un auteur ou une personnalité qui a, par ses écrits ou par ses actes, apporté une contribution exemplaire à la désinformation en matière scientifique ou historique, avec des méthodes et arguments idéologiques.)

Et de trois…

Un tribunal égyptien a condamné hier le guide suprême des Frères musulmans Mohammed Badie et 14 autres personnes à la prison à perpétuité.

Mohammed Badie a déjà été condamné deux fois à la prison à perpétuité.

Et aussi une fois à la peine de mort.

On ne sait toujours pas laquelle il devra purger d’abord.

Rappelons que le crime des Frères musulmans est d’avoir montré de façon spectaculaire que, dans un pays musulman, des élections libres et démocratiques aboutissent forcément à mettre les islamistes au pouvoir. C’est ce qui est arrivé aussi dans les autres pays du printemps arabe, mais les autres ont finalement préféré faire profil bas pour ne pas tout perdre (la Libye étant un trou noir à part). Le premier pays à avoir fait cette démonstration avait été l’Algérie, en 1990, puisque ce furent les premières élections où un parti islamiste avait pu se présenter. On se souvient comment tous les démocrates, déjà, avaient applaudi à l’interruption des élections et à l’arrestation de tous les militants connus du FIS…

15:54 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0)

Disparition de la gaieté

Je n’ai jamais employé le mot « gay » pour parler des adeptes de la sodomie, d’autant que je ne vois pas en quoi ce serait gai, certaines de leurs modalités de rencontre étant même particulièrement sinistres.

Mais je me suis rendu compte en même temps que je ne pouvais plus employer l’adjectif « gai », sans que le mot soit immédiatement pollué par un détournement sémantique irrépressible.

Je trouve sur le blog de Jeanne Smits une illustration de ce constat. J’aimerais la trouver amusante mais je n’y arrive pas. Car c’est la confirmation que le mot « gai » ne peut désormais qu’être rayé du dictionnaire.

Il s’agit d’un exercice de CM1.

Dans le texte suivant, mettre les mots soulignés au féminin :

Nous mourions d’envie de voir notre nouveau maître. Notre instituteur était gai et gentil.

Et cela donne :

Nous mourions d’envie de voir notre nouvelle maitrésse. Notre institutriste était lesbiene et gentille.

Les enfants sont de plus en plus nuls en orthographe, mais ils ont assimilé que « gai » veut dire « homosexuel » et rien d’autre. Ils ne savent rien, mais ils savent quand même que l’homosexuel féminin est une lesbienne (à coup sûr c’est un grand progrès de la civilisation, car je ne le savais pas au CM1, ni très longtemps après.)

On remarquera toutefois cette chose extraordinaire que l’enfant, inconsciemment, écrit que la maîtresse lesbienne est une institu-triste

Car ce n’est vraiment pas gai.

Saint Corneille, pape, et saint Cyprien, évêque

Dieu parle à Pierre: Je te dis que tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église et les puissances des enfers n’en triompheront jamais. Je te donnerai les clefs du royaume du Ciel, et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le Ciel et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le Ciel (Matt. XVI). Après sa résurrection, il dit au même apôtre : Pais mes brebis. Sur lui seul il bâtit son Église, à lui seul il confie la conduite de ses brebis. Quoique, après sa résurrection, il donne à tous ses apôtres un pouvoir égal, en leur disant : Comme mon Père m’a envoyé, je vous envoie; recevez le Saint-Esprit les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Joan. XX), cependant, afin de rendre l’unité évidente, il a établi une seule chaire et, de sa propre autorité, il a placé dans un seul homme le principe de cette même unité. Sans doute les autres apôtres étaient ce que fut Pierre; ils partageaient le même honneur, la même puissance, mais tout se réduit à l’unité. La primauté est donnée à Pierre, afin qu’il n’y ait qu’une seule Église du Christ et une seule chaire. Tous sont pasteurs; mais on ne voit qu’un troupeau dirigé par les apôtres avec un accord unanime.

L’Esprit Saint avait en vue cette Eglise une, quand il disait dans le Cantique des cantiques: Elle est une ma colombe, elle est parfaite, elle est unique pour sa mère; elle est l’objet de toutes ses complaisances (Cant., VI). Et celui qui ne tient pas à l’unité de l’Église croit avoir la foi! Et celui qui résiste à l’Église, qui déserte la chaire de Pierre sur laquelle l’Église repose, se flatte d’être dans l’Église! écoutez l’apôtre saint Paul; il expose lui aussi le dogme de l’unité : Un seul corps, un seul esprit, une seule espérance de votre vocation, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu (Ephés. IV).

Nous devons tenir fortement à cette unité, nous devons la défendre, nous surtout évêques, qui occupons la première place dans l’Église, afin que le corps épiscopal soit un et indivisible. Que personne n’altère, par le mensonge, la fraternité qui nous unit; que personne, par des enseignements perfides, ne nuise à la sincérité de notre foi. L’épiscopat est un, chacun de nous possède cette dignité solidairement avec ses frères. L’Église aussi est une, quoique, par l’effet de sa fécondité, elle s’étende sur une immense superficie. Ainsi les rayons innombrables du soleil ne font qu’une seule lumière; l’arbre a des rameaux nombreux, mais un tronc unique solidement attaché au sol ; plusieurs ruisseaux coulent de la source et portent au loin leurs eaux abondantes, mais la source est unique. Cherchez à enlever au soleil un de ses rayons, l’unité de la lumière ne souffrira pas cette division; séparez un rameau de l’arbre, il se flétrira; écartez un ruisseau de la fontaine, il se desséchera. Il en est de même de l’Église de Dieu : répandue partout, elle éclaire l’univers de ses rayons; mais il n’y a qu’une seule lumière inséparable du corps qui la produit; arbre gigantesque, elle étend partout ses rameaux chargés de fruits; fontaine intarissable, elle porte au loin ses eaux abondantes et fécondes; mais il n’y a qu’un principe, un tronc, une source, une mère dont la fécondité remplit l’univers. Le sein de cette mère nous donne la naissance, son lait nous nourrit, son souffle nous anime. L’épouse du Christ ne peut souffrir l’adultère ; elle est incorruptible; elle ne connaît qu’une seule maison, qu’un seul lit conjugal. C’est elle qui nous conserve pour Dieu, et qui, après nous avoir engendrés, nous conduit au royaume céleste. Quiconque se sépare de l’Église véritable, pour se joindre à. une secte adultère, renonce aux promesses de l’Église. Les promesses du Christ ne sont pas pour celui qui abandonne son Église. Cet homme est un étranger, un profane, un ennemi. Non, on ne peut avoir Dieu pour père si on n’a pas l’Église pour mère. Au temps du déluge, pouvait-on se sauver hors de l’arche de Noé? De même aujourd’hui, hors de l’Église, le naufrage est certain. C’est l’enseignement de Jésus-Christ : Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne recueille pas avec moi dissipe (Matt., XII). Celui qui rompt les liens de la paix et de la concorde établis par le Christ agit contre le Christ; celui qui recueille hors de l’Église dissipe l’Église du Christ. Le Seigneur a dit encore : Moi et mon Père ne sommes qu’un (Joan., X); et Jean, en parlant du Père et du Fils et du Saint-Esprit, ajoute, et ces trois ne sont qu’un. Qui donc pourrait croire que cette unité, née de l’unité divine, cimentée par les sacrements célestes, peut être scindée selon le caprice des volontés rivales? Perdre cette unité, c’est perdre la loi divine, la foi dans le Père et le Fils, la vie, le salut.

Saint Cyprien, De l’unité de l’Eglise, 3-4

- Le martyre de saint Cyprien

- L’amitié entre Corneille et Cyprien

06:17 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

15 septembre 2014

Allemagne : le parti anti-euro s’installe

L’AfD (Alternative pour l’Allemagne) qui n’a été créé que l’an dernier, confirme, élection après élection, son implantation. Il vient d’obtenir 10,2% en Thuringe et 11,9% dans le Brandebourg. Ce sont deux surprises. Et deux mauvaises surprises pour la « grande coalition » droite-gauche de Berlin, surtout pour la CDU.

La percée des Démocrates suédois

Les législatives en Suède ont été remportées par les sociaux démocrates, mais avec 31,2% des voix ils n’ont en réalité qu’un demi-point de plus qu’en 2002, quand ils avaient qualifié leur score de « désastre »…

Les Modérés au pouvoir ont dégringolé de 30,1 à 23,2%.

Les Démocrates suédois, qualifiés d’extrême droite alors qu’ils sont seulement patriotes (au Parlement européen ils sont avec l’Ukip) créent la surprise en passant de 5,7 à 12,9% des voix, ce qui leur donne 48 sièges de députés. Ce qui surtout empêche toute majorité, puisque naturellement personne ne veut parler avec eux…

18:42 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

Deux titres

Liberation.fr :

Deux mineurs mis en examen après l'agression de deux jeunes Maghrébins

20minutes.fr :

Deux jeunes Juifs mis en examen pour avoir agressé des Maghrébins

Les massacres de Boko Haram

Selon Mgr Oliver Dashe Doeme, évêque de Maiduguri dans l’Etat de Borno au Nigeria, 2.500 fidèles de son diocèse ont été tués dans le cadre des violences perpétrées par Boko Haram. L’évêque a dû se réfugier dans l’Etat d’Adamawa, avec des milliers de fidèles qui ont échappé de justesse à la milice.

18:19 Publié dans Eglise, Islam | Lien permanent | Commentaires (1)

Construire une mosquée selon le maire de Beauvais

La première pierre de la grande mosquée de Beauvais a été posée hier comme prévu.

Elle a été posée par… le maire, le sénateur-maire UMP, Caroline Cayeux, qui a déclaré :

« C’est un jour heureux. Un jour d’émotion. Cette mosquée est très attendue par les membres de la communauté musulmane, qui s’est mobilisée pour créer une belle synergie autour de cet ambitieux projet. Construire une mosquée, c’est un geste profondément républicain. Un geste moderne. »

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A ce niveau-là d’ignorance forcée et d’aveuglement criminel, on ne sait plus quoi répondre. Tiens, juste comme ça, je viens de voir que dans le recueil de hadiths de Boukhari, qui est considéré comme le plus fiable par tous les « savants de l’islam », le chapitre 56 est consacré au jihad. Il commence par les hadiths sur « la supériorité du jihad » par rapport à toute autre activité, et il y a ainsi 308 hadiths du Prophète vantant le jihad. Etant entendu qu’il y a dans le recueil bien d’autres propos du Prophète sur le jihad, à commencer par les 524 hadiths sur les expéditions de Mahomet.

Addendum

Important commentaire de "VD": A coté de Caroline Cayeux se tient Olivier Dassault, député UMP de Beauvais Nord et propriétaire de Valeurs Actuelles... et membre aussi de la GLNF.

L’Eglise de Sodome et Gomorrhe (et de la dhimmitude)

En Argentine, conformément à ce qui avait été annoncé, a été célébré, vendredi dernier, le baptême du « premier enfant conçu naturellement par un couple transsexuel » : son père est sa mère et sa mère est son père. « Nous sommes fiers d’ouvrir un chemin grâce auquel l’Eglise écrira un nouveau chapitre en baptisant la première fille de deux parents transsexuels », avaient dit les parents à la presse.

*

Samedi, toujours en Argentine, un militant transsexuel, « Luisa Lucia Paz », et son « mari » ont reçu une bénédiction dans l’église du Saint-Esprit de Santiago del Estero. La paroisse avait annoncé un mariage, mais l’évêque a refusé. Alors le curé a fait une bénédiction… qui ressemblait à s’y méprendre à un mariage.

*

En Irlande, l’évêque de Galway, Mgr Martin Drennan, a appris que la Société de saint Vincent de Paul avait donné 45.000 € au lobby LGBT local. Il a fait part de son mécontentement, rappelant que la pratique homosexuelle est moralement mauvaise, et qu’il y avait un problème de jugement moral de la part de la Société de saint Vincent de Paul. Et d’ajouter que ce don blessait les pauvres de Galway, d’autant que les donateurs demandent à l’évêché s’ils doivent continuer de donner de l’argent s’il doit être ainsi dépensé.

Un conseiller municipal de Galway a appelé l’évêque à démissionner et à présenter ses excuses à la communauté homosexuelle.

Un habitant de la ville a envoyé un courriel à l’évêque, lui disant que ses propos étaient « profondément offensants, pas charitables et pas chrétiens », et rappelant bien sûr le propos de François sur le sujet. Il a reçu en retour un message disant : « Mes humbles excuses pour le tort causé. Je me suis gravement trompé. »

*

On rappellera que le cardinal Dolan, archevêque de New York, invité d’honneur du prochain défilé de la Saint-Patrick, a jugé « sage » la décision de ne plus interdire les lobbies LGBT.

*

Pendant que des évêques sont à plat ventre devant le lobby LGBT, d’autres (ou les mêmes) font leurs courbettes devant l’islam. Un cap a été franchi avec le cardinal McCarrick, ancien évêque de Washington, qui a commencé un discours devant des musulmans en disant : « Au nom de Dieu le très clément, le miséricordieux », puis a assimilé « l’enseignement social catholique fondé sur la personne humaine » et celui de l’islam : « quand vous étudiez le saint Coran, quand vous étudiez l’islam, fondamentalement, c’est ce que Mahomet le prophète - la paix soit sur lui – enseignait ». Puis il a débité le baratin convenu sur le fait que nous étions tous contre la violence, contre la guerre, et bla-bla-bla, non sans oser souligner que « la vérité de l’affaire est que dans ces terribles massacres de l’Etat islamique, la plupart des victimes sont des musulmans, la plupart d’entre elles ne sont pas des chrétiens ». Et d’ajouter : « « Beaucoup de chrétiens, à l’évidence, ont souffert, donc je suis ici pour dire que nous sommes avec nos frères et sœurs de la communauté musulmane. » Sic.

« L'énigme des deux papes »

 

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Sandro Magister revient sur cette nouveauté du « pape émérite » vivant au Vatican, en habit de pape, avec le titre et son nom et ses armoiries de pape, côte à côte avec le pape régulièrement élu et régnant. La chose a déjà fait couler beaucoup d’encre. Sandro Magister rappelle l’état de la question, et ajoute un nouvel élément de réflexion : un texte de Roberto De Mattei, titré : « Il y a un pape et un seul ».

D’abord on peut se demander si Roberto De Mattei est devenu aveugle, ou si vraiment il nie l’évidence. Car l’évidence, visible, est qu’il y a deux papes, qui ont été élus papes tous les deux, qui se disent papes tous les deux, qui portent tous les deux l’habit de pape, qui ont tous deux un nom de pape. Un pape qui a la charge du gouvernement de l’Eglise, et un pape, un  grand théologien, qui s’est donné à lui-même le titre de « pape émérite » et un ministère de prière.

En fait, Roberto De Mattei fait partie de ces catholiques qui n’ont jamais accepté le concile Vatican II, et il trouve ici l’occasion de taper une fois de plus sur ceux qui auraient changé l’ecclésiologie qu’il croit traditionnelle, nommément « Congar, Ratzinger, de Lubac, Balthasar, Rahner, Schillebeeckx… ». Sic. De Mattei ose mettre dans le même sac l’un des plus grands théologiens de notre époque – Ratzinger - et l’un des idéologues les plus hétérodoxes – Schillebeeckx.

De Mattei n’a jamais accepté la première phrase de Lumen gentium. Resté bloqué dans l’impasse d’une ecclésiologie post-thomiste bétonnée et post-tridentine racornie qui voit l’Eglise comme une société gouvernée par un conseil d’administration de cardinaux qui se choisissent un PDG qui devient alors de droit divin, il lui refuse toute réalité sacramentelle en tant qu’Eglise, il ose dire que ces théologiens « ont voulu réduire la mission de l’Église à une fonction sacramentelle », comme si la fonction sacramentelle, qui est agir divin, pouvait être une « réduction ».

Dès lors, le pape ayant une fonction juridiquement définie, et seulement cette fonction-là, s’il renonce à sa charge il n’est plus pape. Donc Ratzinger, une fois encore, a tort, et l’ironie de l’histoire est que c’est le pape qui nous bassinait avec son « herméneutique de la réforme dans la continuité » qui a opéré une « coupure révolutionnaire » en continuant à se dire « pape »…

Il ne vient pas une seconde à l’esprit de Roberto De Mattei que le mot même de « pape » n’est en rien juridique. Le pape, c’est « Papa », c’est un terme d’affection, et bien sûr il ne se trouve pas dans le Code de droit canonique. Le mot de « pape » ne renvoie pas à des textes juridiques mais à la famille, la famille des enfants de Dieu réunis dans une communion eucharistique, dans l’amour qui nous est donné par le Saint-Esprit. Le père de famille qui se retire dans un monastère après avoir élevé ses enfants reste leur papa. Alors, on dira qu’on n’a pas deux papas. Eh bien François a parlé de Benoît XVI comme du grand-père. Ce qui va très bien à tout le monde, car il est permis d’avoir plus de tendresse pour son grand-père que pour son père…

Une perle de la Bible de Jérusalem

Le dernier verset du discours d’Eliphaz au chapitre 22 de Job, selon la Bible de Jérusalem :

« Il délivre même celui qui n’est pas innocent : il sera délivré par la pureté de tes mains. »

Il y a une note :

« On suit le TM [texte massorétique] en comprenant ‘î comme une négation (non attestée en hébreu biblique) ou en supposant que le n final serait tombé par haplographie devant naqî. Les versions ont lu ‘îsh et interprété : “il délivre l’homme innocent… par la pureté de ses mains”, ce qui semble mieux en accord avec la pensée traditionnelle, exprimée par Eliphaz. »

Donc, les traducteurs de la Septante et saint Jérôme pour la Vulgate latine avaient un texte hébreu que l’on comprenait sans problème et qui était la conclusion logique du discours d’Eliphaz. Mais nous avons décidé de suivre, coûte que coûte, le texte massorétique des rabbins des IX-Xe siècles. Lequel est incompréhensible. Eh bien il suffit de demander aux rabbins : ils expliquent qu’en fait ‘î est une négation, même si on ne voit ça nulle part ailleurs, ou bien qu’il y a une lettre qui a disparu, et donc on donne comme traduction, la bouche en cœur, un texte qui contredit tout ce qu’on vient de lire, et qui est en outre choquant pour tout chrétien (et pour tout croyant en général), puisqu’il prétend que Dieu sauvera (il s’agit bien de salut, y compris dans le « TM », même si la Bible de Jérusalem tente, en outre, d’affaiblir le sens des mots) « celui qui n’est pas innocent », c’est-à-dire le pécheur non repenti.

La Septante dit :

ῥύσεται ἀθῷον, καὶ διασώθητι ἐν καθαραῖς χερσίν σου.

Il délivrera l’innocent, oui, qu’il soit sauvé par ses mains pures.

Et la Vulgate :

Salvabitur innocens : salvabitur autem in munditia manuum suarum.

L’innocent sera sauvé : oui, il le sauvera par la pureté de ses mains.

On signalera enfin que « Il délivre même celui qui n’est pas innocent » est censé traduire trois mots hébreux (dont le mystérieux ‘î qui voudrait donc dire : « même celui qui n’est pas »…)

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Notre Dame des douleurs

Les répons des matines se contentent de reprendre de façon primaire les passages des évangiles qui évoquent les « sept » douleurs – comme si on pouvait mettre sur le même plan la crucifixion et le recouvrement au temple… qui est un mystère joyeux du Rosaire.

Les antiennes des laudes et des heures sont en revanche bien venues :

Quo abiit dilectus tuus, o pulcherrima mulierum ? quo declinavit dilectus tuus, et quæremus eum tecum ? (Cantique des cantiques, 5, 17)
Où est allé ton bien-aimé, ô la plus belle des femmes ? de quel côté s’est dirigé ton bien-aimé, que nous le cherchions avec toi ?

Recedite a me, amare flebo, nolite incumbere, ut consolemini me. (Isaïe 22, 4)
Eloignez-vous de moi, je  pleurerai amèrement, n’insistez pas pour me consoler.

Non est ei species, neque decor, et vidimus eum, et non erat aspectus. ( Isaïe 53 2)
Il n’avait ni forme ni beauté, et nous l’avons vu, et il n’avait pas d’apparence.

A planta pedis usque ad verticem capitis, non est in eo sanitas. (Isaïe 1, 6)
De la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, il n’y a en lui rien de sain.

Fulcite me floribus, stipate me malis, quia amore langueo. (Cantique des cantiques 2, 5)
Soutenez-moi avec des fleurs, fortifiez-moi avec des pommes, car je languis d’amour.

Antienne du Benedictus :

Venite, ascendamus ad montem Domini, et videte si est dolor, sicut dolor meus. (Michée 4, 2 puis Lamentations de Jérémie 1, 12)
Venez, montons à la montagne du Seigneur, et voyez s’il existe une douleur comme ma douleur.

Et aux vêpres, l’antienne du Magnificat :

Oppressit me dolor et facies mea intumuit a fletu, et palpebrae meae caligaverunt. (Job 16, 8 et 17)
La douleur m’accable, et mon visage est gonflé a force de pleurer, et mes paupières se sont obscurcies.

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14 septembre 2014

Exaltation de la Sainte Croix

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Christum Regem pro nobis in Cruce exaltatum, Venite adoremus.

Le Christ Roi élevé pour nous sur la Croix, venez, adorons-le.

Cet « invitatoire », l’antienne qui rythme le psaume 94, le psaume solennel d’ouverture des matines, fait référence à l’évangile, lorsque Jésus dit : « Et ego si exaltatum fuero a terra, omnia traham ad meipsum » : « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai tout à moi », et que l’évangéliste commente : « Il disait cela pour marquer de quelle mort il devait mourir. »

Le mot latin, pour « élevé », est « exaltatum ». A priori, le verbe latin veut seulement dire « élever ». Mais l’élévation du Fils de l’homme est une exaltation (qui sera explicitée par l’Ascension), à laquelle participeront tous les sauvés. Et comme la Croix est l’instrument du salut, elle est elle-même « exaltée » dans la liturgie, d’où la fête de l’exaltation de la Sainte Croix.

La lecture du troisième nocturne des matines est un passage d’un sermon de saint Léon le Grand expliquant la phrase de Jésus. Et ce passage commence opportunément par le mot du jour :

« Exaltato, dilectissimi, per Crucem Christo… » : le Christ étant élevé par la Croix, mes très chers…

Et le dernier répons des matines souligne ce qui sera la fin de l’évangile :

Sicut Moyses exaltavit serpentem in deserto, ita exaltari oportet Filium hominis, ut omnis qui credit in ipsum, non pereat, sed habeat vitam aeternam.

De même que Moïse a élevé le serpent dans le désert, de même il faut que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle (Jean 3, 14-15).

Le Christ est élevé sur la Croix comme le serpent qui avait été cloué sur le bois guérissait ceux qui regardaient vers lui, il est exalté dans le triomphe de la Résurrection par la Croix qui est l’instrument de ce triomphe, la croix d’infamie devenue la croix glorieuse.

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13 septembre 2014

Syrie: reprise de Halfaya

L'armée syrienne a annoncé hier la prise de Halfaya, ville située au nord-ouest de Hama où le Front al-Nosra (al-Qaïda) avait déployé d'importants effectifs. Les forces gouvernementales ont en outre sécurisé plusieurs localités majoritairement chrétiennes et alaouites menacées par les djihadistes dans le secteur de l'aéroport de Hama, précise l'état-major. Et cela permet à l’armée de conserver un corridor entre Damas la zone côtière où se trouve l'essentiel de la communauté alaouite.

Ce qu’on ne nous rappelle pas est que les rebelles avaient pris Halfaya dès décembre 2012, et que la ville avait déjà été reprise par l’armée en mai 2013, puis réinvestie par les rebelles en août dernier.

L'armée syrienne dit s'être emparée de Halfaya et de ses environs après avoir « éliminé un grand nombre de terroristes, étrangers pour la plupart, et détruit beaucoup de leurs véhicules et de leurs armes ».

La prise de Halfaya est surtout importante dans la mesure où la ville était la base d’où opérait al-Nosra pour assiéger la ville chrétienne de Mhardeh, qui est le chef lieu de disctrict.

Curieux report de l’accord UE-Ukraine

Côté face, l’UE a mis en œuvre, hier, une nouvelle série de sanctions horrifiques contre la Russie (qui ne resteront pas sans réponse).

Côté pile, le même jour, à l’issue d’une réunion UE-Ukraine-Russie, l’UE a décidé de reporter à la fin 2015 le fameux et « historique » accord d’association qui devait s’appliquer au 1er novembre prochain… et qui sera quand même signé mardi, pour ne pas désespérer la place Maïdan. (C’est le rejet de cet accord par Ianoukovitch qui avait miraculeusement déclenché les manifestations, et c’est le volet « politique », symbolique, de cet accord, qui avait été signé dès le 21 mars.)

Le matin même, le président ukrainien Porochenko, flanqué de Barroso, rappelait que l’accord serait appliqué à partir du 1er novembre…

Le commissaire européen au Commerce Karel de Gucht, qui présidait la réunion tripartite au nom de l’UE, n’a pas donné le vrai motif de ce report inopiné et impromptu. Il a seulement bredouillé qu’il fallait répondre à certaines préoccupations russes, et l’on a cru comprendre aussi que l’état de l’économie ukrainienne est tellement désastreux que ce n’est pas vraiment le moment…

Mais on notera l’argument, le seul argument, surréaliste, exprimé publiquement par Karel de Gucht : ce report permettra à l’Ukraine d’éviter des sanctions russes (à savoir des hausses – parfaitement légitimes - de droits de douane) pendant 15 mois…

Il est bien évident qu’on nous cache quelque chose d’important. Qui a été mis dans la balance par les Russes.

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Caïn n’a pas pleuré ?

François a célébré une messe ce matin au cimetière militaire de Redipuglia. Dans un nouveau réquisitoire contre la guerre, contre toute guerre, il s’en est pris à ceux qui sont comme Caïn, qui disent « que m’importe ?  Suis-je le gardien de mon frère ? ». Il a ajouté :

« Avec ce Que m’importe?, qu’ont dans le cœur les affairistes de la guerre, peut être gagnent-ils beaucoup, mais leur cœur corrompu a perdu la capacité de pleurer. Caïn n’a pas pleuré, il n'a pu le faire. Et l’ombre de Caïn plane aujourd’hui sur ces cimetières. »

Caïn n’a pas pleuré ? Eh bien ce n’est pas vrai. Et c’est même un passage très émouvant de la Genèse, si proche de l’Evangile, où l’on voit justement Caïn pleurer son péché et Dieu le lui pardonner :

« Et Caïn dit au Seigneur : Mon iniquité est trop grande pour que j'en obtienne le pardon. Voici que tu me chasses aujourd'hui de la face de la terre, et de ta face je me cacherai. Je serai fugitif et vagabond sur la terre [gémissant et tremblant, dit le grec]. Quiconque donc me trouvera, me tuera. Et le Seigneur lui dit: Non, cela ne sera pas ; mais quiconque tuera Caïn en sera puni sept fois. Et le Seigneur mit un signe sur Caïn, afin que ne le tue pas quiconque le trouverait. »

(NB. Le petit malin qui fera remarquer que personne ne peut rencontrer Caïn dans son errance parce qu’il n’y a personne d’autre sur terre que ses parents passe par la case prison et perd son tour…)

Samedi après la Nativité de la Sainte Vierge

Dans mon bréviaire de 1955, la liturgie de ce samedi est un vestige de l’ancienne octave de la fête de la Nativité de la Sainte Vierge. Avec aux matines la lecture de cet extrait du sermon de saint Bernard pour le dimanche dans l’octave de l’Assomption :

Quid ergo sidereum micat in generatione Mariæ ? Plane quod ex regibus orta, quod ex semine Abrahæ, quod generosa ex stirpe David. Si id parum videtur, adde quod generationi illi ob singulare privilegium sanctitatis divinitus noscitur esse concessa ; quod longe ante eisdem patribus cælitus repromissa; quod mysticis praefigurata miraculis; quod oraculis praenuntiata propheticis. Hanc enim sacerdotalis virga, dum sine radice floruit ; hanc Gedeonis vellus, dum in medio siccæ areæ maduit ; hanc in Ezechielis visione orientalis porta, quæ nulli unquam patuit, præsignabat. Hanc denique præ cæteris Isaias nunc virgam de radice Jesse orituram promittebat ; nunc evidentius virginem parituram. Merito signum hoc magnum in cælo apparuisse scribitur, quod tanto ante de cælo noscitur fuisse promissum.

Pourquoi la naissance de Marie brille-t-elle comme un astre ? C’est assurément parce qu’elle est issue des rois, de la race d’Abraham, de la noble famille de David. Si cela paraît peu, ajoutez-y que cette naissance, à cause de son singulier privilège de sainteté, est reconnue don de Dieu, qu’elle était promise depuis longtemps par le ciel à ces mêmes patriarches, qu’elle était figurée par des prodiges mystiques et annoncée par des oracles prophétiques. C’était elle, en effet, que symbolisait le bâton du grand prêtre, fleurissant sans racines ; elle que désignait la toison de Gédéon, humide sur un sol desséché ; elle que préfigurait, dans la vision d’Ezéchiel, la porte orientale ne s’ouvrant à personne. C’était elle, enfin, qu’avant toute autre, Isaïe promettait, tantôt par la tige qui sortirait de la racine de Jessé, tantôt plus clairement, par la vierge qui enfanterait. C’est donc avec raison qu’il est écrit que ce grand prodige est apparu dans le ciel puisque nous savons qu’il a été longtemps d’avance promis du ciel.

(Traduction du bréviaire Labergerie)

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12 septembre 2014

La mort d’un étonnant personnage

Le révérend Ian Paisley est mort, à l’âge de 88 ans.

C’était un incroyable personnage, et il restera dans l’histoire.

Toute sa vie fut fondée sur la haine virulente des catholiques et de l’Eglise. En 1951 il fonde sa propre congrégation, l’« Eglise presbytérienne libre », calviniste fondamentaliste, violemment anticatholique et anti-irlando-catholique, et donne au chef, c’est-à-dire à lui-même, sans rire, le titre de « modérateur » (il le sera jusqu’en 2008). Puis il fonde son quotidien, le Protestant Telegraph, puis son parti politique, le Parti unioniste démocrate qui deviendra le premier parti nord-irlandais, et le plus extrémiste, avec son groupe paramilitaire Ulster Resistance.

Il a été député européen sans discontinuer de 1979 à 2004, et une grande gueule du Parlement européen… et souvent dans le bon sens, dans la mesure où il était un pourfendeur de toutes les décadences morales (comme toujours sans nuance : en 1977, contre la dépénalisation de l'homosexualité, il avait lancé une campagne : « Sauvons l’Ulster de la sodomie »). Lors de la visite de Jean-Paul II, en 1988, il interrompt le pape en brandissant un papier où le pape est qualifié d’antichrist. On verra Bernard Antony se jeter sur lui pour lui arracher le papier. Il s’ensuit une bousculade, et Ian Paisley se fait sortir de l’hémicycle. En 2005 il est élu député au Parlement britannique.

Son intransigeance « unioniste » était telle qu’il fut le seul chef de parti à rejeter l’accord dit du vendredi saint (1998) signé par le Premier ministre britannique, le Premier ministre irlandais, le chef du Sinn Fein (c’est-à-dire de l’IRA) Gerry Adams et les autres partis catholiques, les chefs des partis unionistes sauf donc le sien, le Parti unioniste démocrate.

Et pourtant… En 2006 il accepte de rencontrer Gerry Adams, l’année suivante il négocie la formation d’un gouvernement d’union, et il devient Premier ministre d’Irlande du Nord, avec  comme vice-Premier ministre Martin McGuiness, l’ancien chef d’état major de l’IRA, négociateur du Sinn Fein pour l’accord du vendredi saint…

C’est son chant du cygne. Malade, il démissionne au bout d’un an. Et ce tribun extrémiste anti-catholique anti-irlandais restera dans l’histoire comme le premier dirigeant d’un gouvernement d’Irlande du Nord faisant l’union de toutes les parties…

Un mensonge par omission

Titres :

Le Crif dénonce des actes antisémites en forte hausse en 2014

Le Crif alerte sur la forte hausse des actes antisémites depuis le début de l'année

Les actes antisémites ont presque doublé en sept mois, selon le Crif

Le CRIF, et les médias qui le relaient, oublient juste un mot : « musulmans ». Ce sont les actes antisémites musulmans - ou arabo-musulmans si l’on veut - qui sont en hausse. Comme l'immigration.

Ces titres sont une insulte aux Français de souche (et quelques autres).

La première église dédiée à saint Jean Paul II

C’est dans le sud de Taiwan, chez les aborigènes Paiwan. A Laiyi, dans le diocèse de Kaohsiung.

L’archevêque de Kaohsiung, Mgr Peter Chen-Chung Liu, a présidé la Messe solennelle de consécration de la nouvelle église, concélébrée par une vingtaine de prêtres, en présence de plus de 1.200 fidèles. Quatre baptêmes ont été célébrés, dont ceux de deux Jean-Paul.

Le curé, le Père Calogero Orifiamma, est un missionnaire italien ; il a eu la vocation en voyant Jean-Paul II aux JMJ de Paris en 1997, et il est entré au séminaire de Kaohsiung, où il a été ordonné prêtre en 2007. Diplômé en architecture, il a dessiné le projet de l’église, s’inspirant de l’architecture locale indigène, dit-il (bof…). Il est allé spécialement à Rome chercher la relique majeure de l’église : une goutte de sang de saint Jean-Paul II.

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16:59 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (2)

Le très saint Nom de Marie

Aujourd’hui, frères bien-aimés, vous avez entendu un Ange traiter avec une femme de la réhabilitation de l’homme. Vous avez entendu qu’il s’agissait de ramener l’homme à la vie, par le même chemin qui l’avait conduit à la mort. C’est un Ange qui traite avec Marie du salut du genre humain, parce qu’un ange avait traité de sa perte avec Eve. Vous avez entendu cet Ange révéler le moyen ineffable de construire, du limon de notre chair, un temple à la divine Majesté. Vous avez entendu comment un mystère incompréhensible place Dieu sur la terre et l’homme dans le ciel. Vous avez entendu par quelle combinaison merveilleuse Dieu s’unit à l’homme dans un seul corps. Vous avez entendu comment la frêle nature de notre corps est affermie par l’exhortation d’un Ange, l’animant à porter toute la gloire de la divinité.

Enfin, de peur qu’en Marie le limon friable de notre corps ne s’affaissât sous le poids énorme du céleste édifice ; de peur que cette branche délicate qui devait porter le fruit de tout le genre humain ne se rompit, l’Ange a bientôt pris les devants et dit à la Vierge : « Ne craignez pas, Marie. » Avant d’énoncer le motif de sa mission, il lui fait entendre par ce nom, quelle est sa dignité. Car le mot hébreu de Marie, en latin Domina, signifie souveraine. L’Ange l’appelle souveraine, pour lui ôter la crainte qui appartient à la servitude, destinée qu’elle est à devenir la Mère du Dominateur, celui qu’elle doit enfanter ayant obtenu, par son autorité même, qu’elle naquît et fût appelée souveraine.

« Ne craignez pas, Marie, car vous avez trouvé grâce. » C’est vrai : celui qui a trouvé grâce ne saurait craindre. Or, vous avez trouvé grâce. Bienheureuse celle qui, seule parmi les êtres humains et de préférence à tous, mérita d’entendre ces paroles : « Vous avez trouvé grâce. » Quel degré de grâce ? Une grâce aussi entière que le donne à entendre ce terme employé auparavant par l’Ange : « pleine. » Et vraiment elle était en sa plénitude, la grâce dont les flots abondants s’étaient versés sur cette créature, l’avaient pénétrée et remplie. « Vous avez trouvé grâce devant Dieu. »

Disant ces choses, l’Ange lui-même s’étonne, ou de ce qu’une femme l’ait méritée seule, ou de ce que tous les hommes aient mérité la vie par une femme ; oui, l’Ange est comme frappé de stupeur, en voyant venir se renfermer tout entier dans les étroites bornes d’un sein virginal, le Dieu pour qui toutes les choses créées réunies ne sont que petitesse. C’est pourquoi l’Ange tarde à préciser le but de sa mission ; de là vient qu’il nomme la Vierge par ce qui exprime son mérite, et la salue en mentionnant la grâce. A celle qui l’écoute, il ne livre que peu à peu son message, sans doute afin d’en faire ressortir la signification ; c’est aussi peu à peu qu’il achève de calmer sa crainte prolongée.

Saint Pierre Chrysologue (sermon aux matines)

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11 septembre 2014

La honte du PPE

Le chanteur travesti et blasphémateur « Conchita Wurst » se produira sur l’esplanade du Parlement européen le 8 octobre, à l’invitation de cinq eurodéputés, dont la vice-présidente verte Ulrike Lunacek, qui est co-présidente de l’intergroupe LGBT du Parlement (lequel est, rappelons-le, le plus important intergroupe). Parmi les autres invitants, trois sont vice-présidents de l’intergroupe LGBT : Sirpa Pietikäinen, Sophie in’t Veld, Dennis de Jong, le cinquième étant le militant homosexuel Daniele Viotti (qui curieusement paraît ne pas faire partie de l’intergroupe – mais peut-être que le site n’est pas à jour, ou peut-être parce qu’il ne veut pas se retrouver avec des gouines, comme mes voisines de naguère qui se proclamaient telles et n’allaient pas à la gay pride parce que c’est « un truc de pédés »…).

Bref, sans surprise, Thomas Neuwirth, dit Conchita Wurst, vient chanter pour le très influent lobby LGBT du Parlement européen.

L’affaire est bien entendu soutenue par les groupes dont sont issus les invitants, et qui ont leur logo sur l’affiche, à savoir tous les groupes de gauche ainsi que les libéraux, et aussi, donc, le PPE, le groupe qu’on dit « démocrate chrétien », qui est celui de Sirpa Pietikäinen.

Si vous voulez vraiment savoir à quoi ressemble l’égérie LGBT du PPE, voilà :

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(Pour qu’il n’y ait pas de méprise : la honte du PPE, ce n’est pas Sirpa Pietikäinen, c’est que des dizaines et des dizaines de députés qui se disent chrétiens avalisent cela.)

La sinistre farce d’Obama

Dans le cadre de la lutte contre l’Etat islamique, Obama a annoncé que les Etats-Unis allaient intensifier leur aide aux rebelles syriens. Sic. Et l’élément clé de la coalition internationale contre l’Etat islamique sera l’Arabie saoudite. Laquelle Arabie saoudite va accueillir des camps d’entraînement de jihadistes syriens « modérés » censés se battre contre Assad et contre l’Etat islamique en même temps…

Mais s’il y a un Etat islamique, c’est d’abord l’Arabie saoudite. Où aucune forme de culte non musulman n’est autorisée, où l’on décapite les opposants, où règne la charia la plus extrémiste. Ce n’est pas un hasard si l’Arabie saoudite a largement financé ce qui est devenu l’Etat islamique. Du temps où les jihadistes voulaient renverser Assad. Alors le grand mufti d’Arabie trouvait ces gens-là très bien. Maintenant qu’ils sont en Irak, la famille Saoud a la trouille, car l’Etat islamique a juré de renverser ce clan corrompu qui prétend garder les lieux saints de l’islam… Et l’Arabie saoudite a massé ses troupes à la frontière et a érigé des centaines de kilomètres de barrières… Et le grand mufti condamne ces assassins… Et les gogos d’Occidentaux disent : vous voyez, même le grand mufti d’Arabie saoudite condamne l’Etat islamique…

Obama vient donc au secours de la famille Saoud. Tout en continuant à vouloir se débarrasser d’Assad. Et il n’y a plus que lui sur terre à ignorer que les factions syriennes sont à géométrie variable, que l’on passe d’une milice à l’autre, qu’il n’y a aucune différence de doctrine entre le « Front islamique » regroupant les diverses forces qui vont bénéficier de l’aide supplémentaire américaine et al-Nosra ou l’Etat islamique. Et que, les jours où ils ne se combattent pas, ils se revendent les armes qu’on leur donne…

Syrie : Mhardeh en péril

Pendant que l’attention se porte sur l’Etat islamique, le Front al-Nosra continue son jihad, qui est le jihad officiel d’al-Qaïda, en Syrie. Les forces d’al-Nosra (où il y a au moins une centaine de « Français ») font ces jours-ci le siège de Mhardeh, une ville essentiellement grecque-orthodoxe de la province de Hama qui avait toujours été un refuge sûr pour les chrétiens. La ville est entièrement encerclée, et bombardée jour et nuit.

Il semble que al-Nosra ne veuille pas prendre la ville parce qu’elle est chrétienne, mais parce que s’y trouve une importante base militaire encore aux mains du régime syrien.

Images de Mhardeh (ou Muhradah, en arabe محردة), trouvées ici :

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Adieu l’Œuvre d’Orient

L’Œuvre d’Orient était une organisation respectable qui aidait de façon remarquable les chrétientés persécutées par l’islam. Sans doute continuera-t-elle à le faire, mais elle vient de se disqualifier, en signant un communiqué commun avec le SRI, le Service des relations avec l’islam de l’épiscopat français, qui est un organisme de pure désinformation sur l’islam et de préparation intensive à la dhimmitude.

En signant avec le curé de la dhimmitude volontaire le P. Roucou un texte abject dans lequel ce qui importe est uniquement la poursuite du « dialogue islamo-chrétien », et en publiant ce texte abject sur le site de l’Œuvre d’Orient, Mgr Pascal Gollnisch se déconsidère et déconsidère l’organisation qu’il dirige.

Pour aider les chrétiens d’Orient, on s’adressera ailleurs. Par exemple à Chrétienté Solidarité Persécutions, qui œuvre en ce moment à Erbil, où étaient allé parader nos prélats, et qui ne prélève pas un seul centime sur les dons pour « frais de fonctionnement ».