Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 9

  • Retour sur le mépris

    J’ai évoqué hier l’inauguration de la plus grande mosquée de France dans la capitale des sacres de nos rois par le successeur de saint Remi, et la réaction méprisante de ce dernier envers ceux qui osent contester ce geste de capitulation et de dhimmitude.

    Je crois qu’il faut prendre la mesure de ce mépris de la part d’un archevêque de l’Eglise catholique envers les fidèles.

    Voici le propos exact, qui est la conclusion de son sinistre couplet :

    J’aimerais que les hommes catholiques inquiets de la présence de l’islam dans notre pays soient aussi assidus à la messe ou à l’adoration eucharistique que les hommes que j’ai vus à la mosquée un jeudi soir à l’heure de la prière.

    L’archevêque accuse les catholiques de ne pas être assez pratiquants, et, en parallèle, il loue les musulmans pour leur pratique assidue.

    Il crache sur ses ouailles et il félicite les ennemis de la foi. Lesquels ne sont pas seulement adeptes d’une religion incompatible avec le christianisme, mais d’une idéologie totalitaire qui englobe tous les aspects de la vie sociale, impliquant la lutte à mort (le jihad, d’une façon ou d’une autre) contre tout ce qui s’oppose à l’extension de l’islam.

    Que l’archevêque de Reims se pâme devant cela, tout en accablant de son mépris les catholiques qui ne vont pas assez à la messe, cela montre à quel degré d’avilissement est tombé le clergé.

    Un évêque est censé être un pasteur qui va chercher ses brebis. Lui, il fait l’éloge des loups et il chasse ses brebis. Parce que, évidemment, ce n’est pas avec de tels propos répulsifs qu’il va faire venir des gens dans ses églises.

    En outre, il oublie que la désaffection des catholiques est due en partie à la « pastorale » post-conciliaire. Il va de soi que s’il n’y a plus de dogmes, plus de perspective spirituelle ni d’ascèse, et si la liturgie n’est plus qu’une niaiserie de vivre ensemble, cela n’incite pas les catholiques à aller dans les églises. (En revanche certains sont devenus jihadistes, ou sont entrés dans des sectes où il y a encore des exigences).

    Sans oublier que l'élite du clergé se félicitait il n'y a pas si longtemps de la chute de la pratique, car on était enfin débarrassé des catholiques sociologiques, et qu'on pouvait mettre en œuvre une pastorale de l'enfouissement, la seule qui vaille, ayant tourné le dos au triomphalisme d'antan. (Mais le triomphalisme islamique à Reims, c'est bien.)

    On ne monte pas au cocotier quand on a le cul breneux.

  • Jeudi de la troisième semaine de carême

    Le graduel de la messe de ce jour figure pour ce jour dans cinq des six plus anciens manuscrits réunis dans l’Antiphonale sextuplex. Dans trois d’entre eux il est assigné aussi au 20e dimanche après la Pentecôte (où il se trouve toujours également). Dans les premiers antiphonaires notés (Einsiedeln, Saint-Gall…) il figure aux deux dates. Depuis lors, saint Thomas d’Aquin en a fait aussi le graduel de la Fête Dieu (qui n’est pas toujours chanté en paroisse parce qu’il est suivi non seulement de l’alléluia mais de la –trop- longue séquence Lauda Sion).

    Le voici par les moines de Solesmes, dans la superbe version de 1953, sous la direction de dom Gajard qui écrivait :

    D’une ligne générale très enveloppée et opulente, le graduel Oculi mei se recommande spécialement par la grande montée expressive du début, qui, couvrant toute l’octave et suivie du tu das très affirmé, traduit admirablement l’ardeur du désir et la certitude ; après quoi, sauf quelques retours à l’aigu, il évolue ordinairement en larges broderies autour de la dominante [ré] et dans la quinte modale [sol-ré], d’où lui vient son caractère en partie méditatif.


    podcast

    Oculi ómnium in te sperant, Dómine : et tu das illis escam in témpore opportúno. ℣. Aperis tu manum tuam : et imples omne ánimal benedictióne.

    Les yeux de tous, Seigneur, espèrent en vous, et vous leur donnez la nourriture au temps opportun. Vous ouvrez votre main et vous comblez de bénédiction tous les vivants.

  • Une claque à Macron

    Le Conseil d'Etat a annulé le décret d'août 2018 par lequel la nomination des diplomates ne relève plus du Quai d'Orsay mais du gouvernement. Il s’agissait pour Macron et sa Brigitte de nommer leur pote écrivain Philippe Besson consul général à Los Angeles. Sympa, la Californie, non, aux frais du contribuable…

    La CFDT a saisi le Conseil d’Etat. Lequel vient donc de rejeter le fait du prince.

    Philippe Besson avait dit qu’il attendrait la décision du Conseil d’Etat avant de prendre ses fonctions. Eh bien il ne les prendra pas.

  • Ça remue beaucoup

    à cet âge-là.

    (A voir en coupant le son, stupide.)

  • L’insulte à Reims

    Il me semblait que les évêques s’abstenaient désormais de parader aux inaugurations de mosquées, et du coup je ne suivais plus cela de près. Je découvre par Riposte catholique et par un article de Jeanne Smits dans LifeSiteNews que Mgr de Moulins-Beaufort a inauguré la grande mosquée de Reims le 14 mars dernier.

    En plein carême, l’archevêque de Reims fait la fête avec les islamistes.

    Pour l’inauguration de la plus grande mosquée de France. Ce qui est clairement une provocation. La plus grande mosquée de France dans la ville du baptême de Clovis, du sacre des rois de France.

    Aucune allusion à cela dans le discours de l’archevêque, qu’on peine à reconnaître comme le successeur de saint Remi.

    « Avec moi, les catholiques de Reims se réjouissent », dit-il. Le déluge de réactions hostiles sur sa page Facebook semble montrer qu’ils ne se réjouissent pas tous. Monseigneur Dhimmi-d’honneur a balayé ces réactions par un texte plein de mépris pour les catholiques qui ne croient pas encore en la bonté et la beauté de l’islam.

  • "La plus large diffusion"

    Rome demande que soit donnée la plus large diffusion à l’hérésie selon laquelle « le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains ». Hérésie professée par François dans le « Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune » signé le 4 février dernier à Abou Dhabi.

    Il s’agit d’une lettre du Conseil pontifical pour le dialogue entre les religions, signée par son secrétaire Mgr Miguel Ayuso Guixot, adressée aux universités catholiques. Elle souligne que « le Saint-Père a demandé à ce Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux de contribuer à la diffusion la plus large possible de ce document ». Mgr Guixot demande aux professeurs, aux prêtres et aux religieuses des universités de « faciliter la distribution, l'étude et la réception » du document, ajoutant que le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux les remercie d’avance « pour toute initiative, dans le cadre de cette institution, qui visera à la diffusion de ce document ».

  • Mercredi de la troisième semaine de carême

    « Preces » de l’heure de tierce ce jour dans le bréviaire mozarabe.

    Poenitentiam agimus pro malis nostris.
    P. Tu Christe, miserere: peccavimus.

    V/. Patris dextera, virtus, sapientia, placatus da veniam.
    P. Tu Christe, miserere.

    V/. Gemitus omnium attende, Domine: quae petimus tribue.
    P. Tu Christe, miserere.

    V/. Nos peccavimus, nos inique egimus, nos impie gessimus.
    P. Tu Christe, miserere.

    V/. Vitam et veniam dona propitius: et parce poenitentibus.
    P. Tu Christe, miserere.

    Faisons pénitence pour les maux que nous avons commis.
    Toi, ô Christ, aie pitié : nous avons péché.

    Droite, force, sagesse du Père, accorde, bienveillant (apaisé), ton pardon.

    Sois attentif aux gémissements de tous, Seigneur, accorde-nous ce que nous demandons.

    Nous avons péché, nous avons agi de façon inique, nous nous sommes conduits de façon impie.

    Accorde dans ta bienveillance la vie et le pardon, et épargne ceux qui font pénitence.

  • Le jour baisse

    9782213705217-001-T.jpegC’est réconfortant. Très réconfortant. De lire un livre signé par un cardinal, préfet en titre d’une congrégation, avec lequel on partage presque tout.

    Sur la foi, le dogme, la tradition, le catéchisme, l’essence de la liturgie… Sur la corruption des clercs, la décadence de l’Eglise, la perte de la foi, les hérésies qui prospèrent…

    Mais aussi sur l’immigration, sur l’islam, sur le suicide de l’Occident, sur la colonisation, sur le néo-colonialisme, sur l’Union européenne qui détruit les nations, sur l’Irak, la Libye, la Syrie, la Russie…

    Il y a de nombreuses et longues magnifiques citations de Jean-Paul II et de Benoît XVI (et de Soljenitsyne, Péguy, Bernanos...), il y a des formules qui claquent, des réflexions qui sont celles d’un homme de prière et de contemplation (même sur les sujets d’actualité).

    (Bon, il y aussi des citations de François et de Paul VI, mais nettement moins nombreuses, et on comprend le souci du cardinal, et cela ne l’empêche pas de contredire l’un et l’autre – le premier sur l’immigration, la complaisance LGBT, les "divorcés remariés", le second sur la messe – sans le dire…)

    Bref on lit le dernier livre de la trilogie du cardinal Sarah comme on a lu les deux premiers, avec la même avidité et la même admiration, - la même émotion aussi - et l’on souhaite surtout qu’il soit lu, qu’il soit diffusé comme l’ont été les deux premiers. Certaines personnes de bonne foi et de bonne volonté pourraient être convaincues, tant le cardinal Sarah sait être convainquant, avec chaleur, avec passion, avec amour.

  • Renforcement de la "politique de Mexico"

    Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a annoncé aujourd’hui un renforcement de la « politique de Mexico ».

    En 2017, Donald Trump avait rétabli la « politique de Mexico » (décidée par Reagan lors d’une conférence internationale à Mexico), interdisant de donner des fonds fédéraux américains aux ONG étrangères qui pratiquent l’avortement ou font de la propagande pour l’avortement.

    Mike Pompeo annonce que désormais il n’y aura plus non plus de fonds alloués aux organisations qui ne s’occupent pas d’avortement mais financent des organisations qui elles en pratiquent : « Les dollars des contribuables américains ne seront pas utilisés pour assurer l’avortement. »

    Naturellement, la culture de mort hurle de nouveau en accusant le gouvernement Trump de faire reculer la lutte contre les maladies et de laisser mourir les femmes à cause d’avortements non pris en charge. Pompeo a immédiatement répondu que « c’est simplement faux ».

    Mais CNN cite le directeur d’un centre médical de Nairobi, qui se plaint que la décision américaine « affecte les autres maladies contagieuses comme la tuberculose, la malaria, le sida : on ne peut pas séparer certaines de ces maladies des soins de santé reproductive ».

    De la façon dont l’article de CNN est rédigé, on doit comprendre que la grossesse est une maladie contagieuse, qu’on peut guérir grâce aux soins de santé reproductive (tant il est vrai que cette expression poudre aux yeux désigne l’avortement).

    Mais ce n’est pas vrai qu’on ne puisse pas séparer les activités. Il est évidemment très facile de séparer les « soins de santé reproductive » (dits aussi de « Planning familial ») des « autres » maladies. Et d’ailleurs c’est déjà ce qui s’est produit en nombre de pays (dont le Kenya) depuis le rétablissement de la « politique de Mexico ».

    Ce qui est tout de même ahurissant c’est de voir des médecins qui se désolent de ne plus pouvoir tuer des bébés…

  • En Italie

    D2gGoRSWoAE9qsv.jpg

    Screenshot_2019-03-26 Basilicate - Recherche Google.pngLa coalition de la Ligue de Matteo Salvini et de Forza Italia de Berlusconi a remporté les élections régionales en Basilicate, fief du centre gauche, avec 42,2% des voix (19,5 pour la Ligue, 9,15 pour Forza Italia).

    C’est la 7e victoire électorale consécutive de la coalition.

    Réaction de Matteo Salvini :

    Merci ! La Ligue en un an a triplé ses voix, victoire aussi en Basilicate ! 7 à 0, salut à la gauche, et maintenant on change l’Europe !