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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2740

  • Profanations en Bretagne : une victoire de l’AGRIF

    Communiqué de Bernard Antony président de l’AGRIF

    L’Agrif prend acte avec satisfaction de la décision de la chambre de la cour d’appel de Rennes en date du 15 mars 2007 infirmant les incroyables ordonnances rendues le 22 mars 2206 par le juge d’instruction du tribunal de grande instance de Lorient déclarant irrecevables les constitutions de partie civile de l’Agrif et du Mrap dans les très graves affaires d’actes de racisme anti-chrétien perpétrés en Bretagne.

    Rappelons brièvement qu’il s’agissait :

    - de l’incendie de la très vénérable chapelle de Saint Tugdual,

    - de la violation et profanation de soixante-huit tombes et profanation de sépultures à Mellac, Saint Thurien et Vertou,

    - de la dégradation du calvaire de Kernevel,

    - de vols et dégradations dans six autres lieux de Nantes à Concarneau.

    Les auteurs de ces actes criminels, Amandine Tatin et Ronan Cariou, revendiquant leur anti-catholicisme avaient reconnu avoir agi en « haine envers cette religion ». Ils avaient d’ailleurs indiqué que leurs tags dessinant une croix renversée, « signe anti-chrétien », signifiait leur adhésion à l’antéchrist.

    Sous le prétexte qu’ils avaient aussi mis en avant leur volonté de « dérision » mais aussi une « logique d’absurde », le juge d’instruction n’avait pas hésité à conclure que le racisme anti-chrétien n’étant pas le seul motif, il n’y avait pas lieu de poursuivre sous ce prétexte !

    Ceci, à n’en pas douter, restera dans les annales judiciaires.

    L’Agrif, qui constate au fil des années une inquiétante montée des pratiques satanistes et des actes atroces qu’elles engendrent, attend maintenant que la justice soit rendue.

  • Le Pen et « le traité de Rome »

    Jean-Marie Le Pen a tenu une conférence de presse sur l’Europe, ce matin, à l’occasion du 50e anniversaire du traité de Rome. Dans une allocution préliminaire, d’une longueur inhabituelle, il a dressé le bilan de ces cinquante ans, puisque les thuriféraires de l’Union européenne ne le font pas, et la liste des méfaits et des dégâts causés par « ce rouleau compresseur uniformisateur, égalitariste et liberticide qui est à l’opposé du génie de l’Europe et de ses peuples à la fois si différents et si semblables ».

    Passant en revue les propositions de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou, il a stigmatisé le discours contradictoire du premier, qui prétend vouloir être « le président d’une France qui ne transige jamais sur son indépendance ni sur ses valeurs », alors qu’il veut faire ratifier en catimini une Constitution clairement supranationale, et il a constaté que les deux autres n’avaient même pas lu le texte de la défunte Constitution, puisque Ségolène Royal veut y ajouter un protocole social qui s’y trouve déjà, et que Bayrou veut une Union européenne à deux cercles, qui y occupe carrément un chapitre sous le nom de coopérations renforcées.

    Quoi qu’il en soit ce sont trois candidats européistes, candidats non pas à la présidence de la République mais à un poste de gouverneur d’une province, et Jean-Marie Le Pen est le seul qui soit « capable d’incarner cette force de résistance nationale » qui s’est exprimée lors du référendum, et dont le combat politique témoigne depuis 50 ans : il est le dernier parlementaire en activité à avoir voté contre le traité de Rome.

    S’il est élu, Jean-Marie Le Pen s’engage à renégocier les traités européens. Il montre que c’est possible, et il souligne que d’autres personnalités politiques de premier plan, y compris des dirigeants, dans plusieurs pays, sont sur la même longueur d’ondes. Sans parler des peuples auxquels on n’a demandé l’avis que dans quatre pays, dont deux ont dit non. Alors, « pourquoi ne pas envisager un nouveau traité de Rome en 2007 avec Le Pen à l’Elysée, un traité respectueux des souverainetés nationales qui redonnerait, aux peuples et aux nations d’Europe, le pouvoir confisqué par les oligarchies européistes ».

    Un journaliste a remarqué que la renégociation des traités dont parle Jean-Marie Le Pen aboutirait d’une certaine façon à en revenir au traité de Rome, et il lui a demandé pourquoi, dans ces conditions, il avait voté contre ce traité.

    Pour une fois c’était une question intelligente (même si elle se voulait embarrassante), qui a permis à Jean-Marie Le Pen, non seulement de préciser sa position, mais de rappeler ce qu’est fondamentalement la construction européenne telle qu’elle a été conçue depuis un demi-siècle.

    Les premiers traités, a-t-il expliqué, à savoir le traité sur le charbon et l’acier, et les deux traités de Rome (signés le même jour) sur la Communauté européenne et l’Euratom (on constate ici à quel point Jean-Marie Le Pen est précis), étaient en eux-mêmes des traités de coopération, entre six Etats, instituant en gros une Europe franco-allemande. Mais il est allé voir ce que disaient les inspirateurs de ces traités, comme Richard Coudenhove-Kalergi et Jean Monnet. Alors il a vu alors que le « traité de Rome » était conçu comme la première étape d’un projet de constitution à terme des Etats-Unis d’Europe, impliquant à terme la disparition de la nation française. C’est pourquoi il a voté non. Et l’histoire lui a donné raison : les idéologues européistes n’ont pas cessé de faire avancer la construction européenne vers la constitution d’un super-Etat européen, la deuxième grande étape ayant été le traité de Maastricht qui a transformé la Communauté économique européenne en Union européenne à vocation politique, la troisième étape, pour l’instant ratée, étant la Constitution européenne.

    C’est précisément cette inspiration qu’il faut remettre en cause, afin de construire, par un nouveau traité de Rome, une véritable Europe de la coopération entre les Etats et entre les peuples. L’Europe, précise Le Pen, de Brest à Vladivostok.

  • Le clown Nekkaz

    Rachid Nekkaz est ce curieux personnage qui se disait candidat à la présidence de la République. Il avait fait parler de lui en disant qu’il mettait son appartement aux enchères pour financer sa campagne, et son dernier numéro médiatique fut l’achat d’un parrainage aux enchères (c’est une manie), parrainage qu’il déchira devant les caméras de LCI.

    Rachid Nekkaz prétendait, dès le 15 novembre, avoir réuni « 504 parrainages de maires signés et tamponnés ». Ce qui était absurde puisque les formulaires n’existaient pas encore. Il ne pouvait s’agir que de promesses. En décembre, il annonça avoir recueilli 521 signatures. Puis, au moment du dépôt, il fit savoir qu’il ne pouvait pas se présenter, car il n’avait recueilli que 467 parrainages effectifs.

     Mais il n’en est pas resté là. Il a adressé un recours au Conseil constitutionnel, évoquant des « pressions » exercées sur les maires pour qu’ils ne concrétisent pas leur parrainage. Le Conseil constitutionnel a rejeté le recours, au motif que son rôle porte seulement sur le nombre et la validité des parrainages.

    Et l’on apprend alors que Rachid Nekkaz avait... 13 parrainages.

  • Ségolène et la Marseillaise

    Le 18 mars, ce fut une grande première dans l’histoire des meetings socialistes : à la fin du discours de Ségolène Royal, celui-là où elle parlait de la « république nouvelle » qu’elle allait inaugurer, sa « VIe République », la Marseillaise retentit.

    Chacun des trois candidats actuellement en tête dans les sondages se pique ainsi d’exalter une identité nationale qu’il met à sa sauce, et de piquer les mots, les slogans et les thèmes de Jean-Marie Le Pen parce qu’ils sont porteurs.

    Hier, Ségolène Royal est allée encore plus loin. Elle a fait une très lyrique apologie de la Marseillaise  : «  La Marseillaise , c’est le chant de la lutte contre toutes les forces de la tyrannie, c’est le chant du peuple qui s’est levé contre toutes les forces de l’Ancien Régime, c’est la chant qui a été repris dans tous les pays où il a fallu secouer le joug de l’oppression, c’est le chant que Louise Michel faisait chanter à ses élèves », etc., etc.

    Le couplet est opportun, car, pour le coup, il ne s’agit pas de la Marseillaise de Jean-Marie Le Pen, Il ne s’agit pas de l’hymne national, mais du chant révolutionnaire. Du chant de guerre civile. Non pas du chant qui rassemble les Français, mais du chant de la subversion, jusqu’à l’anarchie, avec l’évocation de Louise Michel.

    Voilà qui donne le sens précis des « jurys citoyens », que dans ce même discours Ségolène Royal a dit vouloir instaurer « à tous les échelons de responsabilité ». Sa VIe République est une république de soviets.

    Un jour Ségolène est blairiste, un jour elle est une pasionaria anarcho-trotskiste. Mais jamais elle n’est candidate de la France française.

    « C’est le chant que je vous propose de chanter tous ensemble », a-t-elle lancé. Mais si la salle l’a chanté, elle n’a pas desserré les lèvres. Elle est restée immobile, solennelle, muette, comme dans une cérémonie présidée par le chef de l’Etat. Ou comme si cette Marseillaise chantée par la salle était un hommage qu’on lui rendait, à elle.

    Il y en a que la politique rend fous.

  • La résurrection de Lazare

    Or, Jésus entendant cela, leur dit : « Cette maladie ne va point à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié. » Cette glorification du Fils ne l’a pas grandi, c’est à nous qu’elle a profité. Il dit donc : « Cette maladie ne va pas à la mort », parce que la mort même de Lazare n’allait point à la mort, mais bien plutôt au miracle qu’il devait faire pour amener les hommes à croire au Christ, et à éviter la vraie mort. Remarquez comme le Seigneur affirme indirectement qu’il est Dieu, à cause de quelques-uns qui disent que le Fils n’est pas Dieu. Il y a, en effet, des hérétiques qui nient que le Fils de Dieu soit Dieu. Qu’ils écoutent donc : « Cette maladie », dit Jésus, « ne va point à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu ». Pour quelle gloire ? pour la gloire de quel Dieu ? Ecoute ce qui suit : « Afin que soit glorifié le Fils de Dieu ».

    (saint Augustin, commentaire sur saint Jean)

    Il y a quelque chose de curieux à propos de cet évangile. Saint Jean est le seul à raconter la résurrection de Lazare. Il est étrange que les autres évangélistes aient omis de raconter un fait aussi spectaculaire, qui a forcément marqué saint Pierre (inspirateur de l’évangile de saint Marc) et saint Matthieu. C’est d’autant plus étrange que dans l’évangile de saint Jean, ce miracle éclatant explique l’épisode qui suit, à savoir l’enthousiasme populaire des Rameaux. Tandis que dans les autres évangiles, ce subit enthousiasme n’a aucune cause déterminée.

    Si un charitable et érudit lecteur de ce blog pouvait éclairer ma lanterne, j’en serais très heureux, car il y a longtemps que je me pose ces questions et que je ne leur trouve pas de réponse.

  • Une magistrate politique

    On apprend que Josiane Bigot, conseillère à la Cour d’appel de Colmar, préside le comité de soutien à la Ségolène Royal dans le département du Haut-Rhin, et qu’elle a pris la parole lors d’une réunion publique. Or les magistrats sont tenus à une évidente obligation de réserve.

    « Le scandale est grand, et l’opprobre s’étend malheureusement à toute la magistrature », écrit Wallerand de Saint Just dans un communiqué, au nom du Comité d’action présidentiel Le Pen Sécurité Justice qu’il préside. Surtout lorsque l’on constate que le garde des Sceaux dément formellement « avoir entamé une procédure pré-disciplinaire ou disciplinaire » contre cette personne, indiquant que, seules, des « explications » lui sont demandées….

    Le Syndicat de la Magistrature auquel appartient bien entendu Josiane Bigot écrit ceci : « un magistrat a le droit d’exprimer une opinion politique en dehors de sa sphère professionnelle. ». Ce qui est un mensonge éhonté, souligne Wallerand de Saint Just, qui ajoute : « On en a plus qu’assez de cette politisation. Elle est d’autant plus insupportable que ces mêmes magistrats appliquent, dans leurs décisions, leurs opinions sectaires. Le programme présidentiel de Jean Marie Le Pen entend lutter contre toute politisation de la magistrature. »

  • Irak : ça va mieux. Et boum !

    Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a rendu une « visite surprise » à Bagdad. Mais ce n’était manifestement pas une surprise pour tout le monde.

    Cet après-midi il tenait une conférence de presse, dans la « zone verte » ultra-protégée qui abrite l’ambassade américaine et les « institutions irakiennes ». Il disait : « Je suis confiant, nous allons voir prochainement un avenir meilleur, plus sûr, plus prospère et plus démocratique. Nous assistons à une amélioration de la situation, et je songe à accroître la présence des Nations Unies en Irak. » A cet instant précis, une forte explosion a retenti. Ban Ki-moon tremblait de tous ses membres. C’est un obus de mortier qui est tombé dans le jardin, ont dit les services de sécurité. De l’extérieur, on voyait une colonne de fumée monter de la zone verte...

  • Israel Singer « se servait dans la caisse »

    Le secrétaire général du Congrès juif mondial, Israel Singer, rabbin et richissime avocat, a été démis des ses fonctions le 14 mars, par le président du CJM, Edgar Bronfman, sans explications.

    Mais en février, les juifs suisses, qui n’ont jamais digéré les virulentes attaques de Singer contre la Suisse et son racket de 25 milliard de dollars sur les banques suisses pour classer le dossier des « fonds juifs en déshérence », avaient tapé du poing sur la table, sommant le président du CJM de mettre de l’ordre dans les comptes, et révélant que 5 millions de dollars (une paille...) avaient disparu des comptes du Congrès juif mondial en Suisse avant que l’organisation ferme son bureau de Genève, brusquement, il y a trois ans.

    Aujourd’hui a été divulgué le contenu d’une lettre d’Edgar Bronfman à Pierre Besnaiou, président du Congrès juif européen, dans laquelle il explique qu’il a renvoyé Israel Singer parce que celui-ci « se servait dans la caisse depuis longtemps ». C’est ce qu’on avait cru comprendre...

    Rappelons que Nicolas Sarkozy avait décoré Israel Singer de la Légion d’honneur en mai 2004, quelques jours avant son voyage aux Etats-Unis à l’invitation des organisations juives d’outre-Atlantique. Et que le même Sarkozy a été reçu par le même Israel Singer à New York lors de son dernier voyage aux Etats-Unis.
  • Dupont-Aignan et Bayrou

    Nicolas Dupont-Aignan est plus disert vis-à-vis de l’AFP que sur son blog. Il n’exclut pas en effet de voter pour François Bayrou. Il rappelle que la question sera tranchée le 31 mars lors de l’assemblée générale de son groupuscule, mais il précise : « La question posée est de savoir si nous, les gaullistes, nous devons choisir au premier tour entre un libéral (Sarkozy), un centriste (Bayrou), la droite extrême (Villiers), ou ne pas choisir. »

    Or François Bayrou a « l’avantage énorme » de proposer un référendum sur le prochain traité constitutionnel. « C’est un élément clef » à considérer, souligne-t-il. Tandis que Sarkozy veut le faire voter par le Parlement, ce qui est « une perspective rédhibitoire ». Et qu’il serait peu intéressant de soutenir Philippe de Villiers, qui « n’est pas en état de l’emporter, et qui en plus dérive vers la droite extrême » (sic).

    De fait, le choix « des gaullistes » souverainistes est donc entre le plus européiste des candidats et rien. C’est surréaliste.

    On constate que pour Nicolas Dupont-Aignan Jean-Marie Le Pen n’existe même pas. C’est pourtant, qu’il le veuille ou non, le candidat qui est le plus proche de ce qu’il pense. Mais peu importe. Les quelques électeurs potentiels de Dupont-Aignan, s’ils sont cohérents (eux) voteront Le Pen, et Dupont-Aignan retournera chez Sarkozy, après avoir rêvé en vain d’être ministre de Bayrou...

  • La Pologne sous un feu roulant

    La Pologne fait plus que jamais figure de mouton noir de l’Europe, depuis que le pays est gouverné par deux frères qui ne partagent ni les dogmes européistes ni ceux de la culture de mort, et ont pour alliés des personnalités qui les partagent encore moins.

    La Cour européenne des droits de l’homme vient de condamner la Pologne pour ne pas avoir accédé à une demande d’avortement. La plaignante a obtenu 25.000 euros au titre du « dommage moral ».

    Alicia Tysiac, enceinte de son troisième enfant et atteinte d’une forte myopie, avait consulté trois ophtalmologistes, qui avaient conclu que sa grossesse entraînait des risques pour sa vue, mais pas au point de la faire entrer dans les cas d’avortement que la loi autorise. Elle a ensuite consulté un généraliste qui lui a délivré un certificat indiquant qu’elle encourait un risque de rupture de l’utérus consécutif à ses deux précédentes césariennes. Mais le chef de service de la clinique où elle s’est rendue a jugé que les arguments des médecins n’étaient pas suffisants, et a refusé l’avortement. Alicia Tysiac a accouché, puis elle a porté plainte contre le médecin, soulignant qu’elle avait presque complètement perdu la vue. Une expertise a été ordonnée, qui a conclu que la grossesse et l’accouchement n’ont eu aucun effet sur la détérioration de sa vue. L’affaire a été classée sans suite. Alicia Tysiac a fait appel, et le jugement en appel a été identique. Alors elle s’est tournée vers la Cour européenne des droits de l’homme.

    Au cours du procès, les organisations entendues (le Comité des droits de l’homme de l’ONU et deux lobbies européens) ont été unanimes pour dénoncer la loi polonaise sur l’avortement qui porte atteinte aux droits des femmes etc.

    Mais le « droit à l’avortement » n’est pas (encore) inscrit dans la Convention européenne des droits de l’homme. Alicia Tysiac, manifestement bien conseillée par les lobbies de la culture de mort qui ont voulu faire de cette affaire un ballon d’essai, ou plutôt un précédent, a fait valoir qu’elle avait été victime d’une violation de l’article 8 de la Convention, sur le droit au respect de la vie privée.

    Et la Cour a en effet conclu qu’il y avait eu violation de l’article 8, car la loi sur l’avortement touche au domaine de la vie privée, et l’Etat polonais n’a pas satisfait à son obligation d’assurer à la requérante le respect effectif de sa vie privée...

    Ce qui ouvre une porte à la contestation radicale de la loi polonaise sur l’avortement, puisque tout refus d’avortement peut être ainsi considéré comme une atteinte à la vie privée.

    La Pologne s’attire d’autre part une nouvelle fois les foudres des lobbies homosexuels, et par eux des lobbies des droits de l’homme, depuis que le vice-ministre de l’Education a annoncé la préparation d’une loi qui permettra de limoger les enseignants qui feront la promotion des attitudes homosexuelles, et qui interdira aux organisations homosexuelles d’enseigner dans les écoles les méthodes de protection contre les maladies transmissibles. L’organisation américaine Human Rights Watch a écrit au Premier ministre polonais pour dénoncer une loi qui « bloquera la liberté d’expression et d’accès à l’information » dans les écoles et « créera un climat d’intolérance et de menace contre les droits civils et politiques des enseignants polonais, des homosexuels, des bisexuels et des transsexuels », et « privera les élèves d’informations pouvant sauver la vie »...

    Une autre loi fait des vagues chez les défenseurs des droits de l’homme, celle qui étend la loi de décommunisation de 1997. Celle-ci obligeait les députés, ministres, hauts fonctionnaires et magistrats à remplir une déclaration sur leur passé durant la dictature communiste, indiquant s’ils ont collaboré ou non avec la police politique. La nouvelle loi étend cette disposition notamment aux journalistes, universitaires, avocats, directeurs d’école, soit en tout à 700.000 Polonais, dont les déclarations seront vérifiées par l’Institut de la mémoire nationale.

    Bien entendu cette loi a été dénoncée à Bruxelles. « On regrette très fort qu’il y ait cette loi », a déclaré une porte-parole de la Commission européenne, tout en avouant qu’il n’y avait hélas aucun moyen de la remettre en cause.... Car s’il y a une directive contre la discrimination sur la base de l’âge, du sexe, du handicap ou des convictions religieuses, elle ne couvre pas les convictions politiques... On regrette donc à Bruxelles que la conviction politique qui consiste à être le corbeau d’une dictature communiste ne puisse être une garantie de l’emploi.

    Mais il va y avoir là de quoi occuper la Cour européenne des droits de l’homme : l’article 14 de la Convention stipule l’interdiction de toute discrimination selon « les opinions politiques ou toutes autres opinions »...