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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2741

  • Le juge et le Coran

    Un juge allemand a refusé le divorce immédiat à une femme d’origine marocaine battue par son mari, au motif que le Coran ne condamne pas ce genre de pratique.

    Cela suscite un véhément concert de protestations en Allemagne, toutes tendances confondues.

    Mais personne ne remarque qu’il s’agit là d’un indice (comme nous commençons aussi à en avoir en France) de l’influence croissante de la charia jusque dans les tribunaux laïques, ce qui est un signe terrifiant de l’islamisation sous couvert de multiculturalisme.

  • Les rollers du cinquantenaire...

    Bertrand Delanoë donnera dimanche, place de l’Hôtel de Ville à Paris, le coup d’envoi d’une « balade en rollers » censée célébrer le 50e anniversaire du traité de Rome. Sic.

    Ce « tour d’Europe à Paris » passera par la place d’Italie, le jardin du Luxembourg, les bureaux du Parlement européen et de la Commission européenne, l’ambassade d’Allemagne, les places Jean Monnet et Konrad Adenauer, et la place de l’Europe, et se terminera... place de la Bourse. Sic. Ils ont bonne mine, les contempteurs de l’Europe des marchands...

    On constate que le parcours oublie l’un des signataires du traité : la Belgique. On se perd en conjectures sur cette curieuse exclusion. Sans doute a-t-on oublié que Bruxelles est aussi la capitale d’un Etat...

    A dire vrai, la municipalité parisienne cherche chaque dimanche à provoquer au moins un embouteillage à Paris. C’est le véritable motif de cette ridicule balade.

  • L’imposture Bayrou (14)

    Lors de son meeting hier au Zénith de Paris, François Bayrou a déclaré qu’il voulait être « le président du peuple ». Il a dit aussi qu’« entre celui qui voudrait que la France soit l’Amérique et celle qui voudrait que la France soit la Scandinavie  », il ambitionne de « montrer que la France veut être la France ». Et il a conclu par : « Vive la France, vive la vie ».

    On voit que François Bayrou tente de chasser sur les terres de Le Pen, de façon caricaturale. Et en mentant éhontément : la France qu’il propose est une province de l’Union européenne ayant nettement moins de prérogatives et d’autonomie qu’un Etat des Etats-Unis d’Amérique. Ce n’est certainement pas cela, la France qui veut être la France.

  • Le Pen à la CGPME

    Jean-Marie Le Pen a été reçu hier par la CGPME , qui invite tous les candidats à la présidentielle. Il a rappelé ses principales positions économiques et sociales, vantant le capitalisme familial, rappelant le temps où l’ascension sociale se faisait par capillarité, quand les ouvriers devenaient patrons par leur travail, soulignant que l’apprentissage et la formation professionnelle peuvent créer des élites aussi bonnes que celles formées par l’université, dénonçant les billevesées de l’Education nationale, avertissant que si l’on se laisse aller à la facilité de l’immigration on va vers des déconvenues terrifiantes...

    « Jean-Marie Le Pen n’a pas de mal à trouver les mots qu’il faut » pour parler aux petits patrons, note curieusement l’AFP, qui cite toutefois une divergence de fond, sur l’Europe, avec le président de la CGPME. « Je ne partage pas votre confiance en l’Europe, lui répond Le Pen. Je dois être le dernier parlementaire vivant à avoir voté contre le traité de Rome en 1957. Parce qu’il était clair dans l’esprit de ses promoteurs il devait conduire aux Etats-Unis d’Europe. J’étais convaincu que cela ne marcherait pas. Et cela n’a pas marché. »

    A la suite de cet entretien, l’AFP a questionné les patrons. « L’assistance est prudente dans ses commentaires, mais pas hostile », remarque l’agence. Traduisons : l’assistance n’est pas hostile, mais reste prudente devant les micros de l’AFP. Un merveilleux exemple : « Il ose dire ce que les autres candidats ne disent pas, sur l’éducation, les impôts, l’immigration... même si je ne partage pas ses opinions... »

  • National Hebdo N°1183

    « Non, les sondages ne sont pas fiables. » Ce titre renvoie à un article de Topoline, qui dans un pleine page analyse l’émission d’Yves Calvi, diffusée le 5 mars dernier, où les sondeurs expliquaient ouvertement la manipulation des sondages en faveur de Bayrou et leur « éthique » vis-à-vis du Front national...

    En texte et en images, d’une part la visite de Jean-Marie Le Pen sur ses terres du Morbihan, et celle, plus exotique, de Jany Le Pen au Cameroun.

    Alexandre Martin fait le point sur la très longue instruction judiciaire concernant la caisse d’activités sociales d’EDF, sans doute la plus riche du monde puisque bénéficiant d’un prélèvement de 1 % de toutes les factures, et qui fut longtemps une formidable pompe à finances de la CGT et du PC. Jusqu’ici, l’information judiciaire ne visait que « X ». Mais une mise en examen vient d’être ordonnée : celle de l’ancien président de la caisse, Jean Lavielle.

    Michel Limier brosse le portrait de Claude Allègre, qui flingue allègrement son ancien ministre délégué, une certaine Ségolène Royal.

    Dans la page de la vie du Front, Serge Omara revient sur la double interdiction d’antenne d’Alain Soral sur France 5, la première fois par la rédaction de la chaîne qui l’avait pourtant invité, la deuxième fois par Olivier Besancenot qui manifestement « avait la trouille »...

    On trouvera aussi le commentaire d’Alain Gallais, secrétaire départemental du FN 92, sur la subite volonté de la municipalité de Clichy de limiter les commerces ethniques, aujourd’hui qu’ils ont envahi la ville au point qu’on n’y trouve plus une seule charcuterie...

    Jean Roberto évoque le nouveau livre au vitriol de Jean-François Probst sur Chirac, mon ami de trente ans.

    Béatrice Pereire entame des Carnets de campagne, et dans cette première livraison il est question des âneries de Sarkozy, de l’extrême gauche aux six candidats, et de l’affaire Battisti.

  • Philosophie, religion et vérité

    Lors de son audience d’hier, le pape Benoît XVI, évoquant saint Justin, a traité de façon brève mais profonde des rapports entre philosophie, religion et vérité, dans la ligne de son discours de Ratisbonne (et de quelques autres). Cela mérite d’être lu et médité. En voici la fin.

    « La religion païenne ne parcourait pas les voies du Logos mais s'obstinait sur celles du mythe, même si celui-ci était reconnu par la philosophie grecque comme privé de consistance dans la vérité. C'est pourquoi le crépuscule de la religion païenne était inéluctable : il découlait comme une conséquence logique du détachement de la religion – réduite à un ensemble artificiel de cérémonies, de conventions et de coutumes – de la vérité de l'être. Justin, et avec lui les autres apologistes, marquèrent la prise de position nette de la foi chrétienne pour le Dieu des philosophes contre les faux dieux de la religion païenne. C'était le choix pour la vérité de l'être, contre le mythe de la coutume. Quelques décennies après Justin, Tertullien définit le même choix des chrétiens avec la sentence lapidaire et toujours valable : « Dominus noster Christus veritatem se, non consuetudinem, cognominavit — le Christ a affirmé être la vérité, non la coutume ». On notera à ce propos que le terme consuetudo, ici employé par Tertullien en référence à la religion païenne, peut être traduit dans les langues modernes par les expressions « habitude culturelle », « mode du temps ». A une époque comme la nôtre, marquée par le relativisme dans le débat sur les valeurs et sur la religion – tout comme dans le dialogue interreligieux –, il s'agit là d'une leçon à ne pas oublier. Dans ce but, je vous propose à nouveau – et je conclus ainsi – les dernières paroles du mystérieux vieillard rencontré par le philosophe Justin au bord de la mer : Prie avant tout pour que les portes de la lumière te soient ouvertes, parce que personne ne peut voir et comprendre, si Dieu et son Christ ne lui concèdent pas de comprendre. »

    A noter tout particulièrement aussi ce propos sur une citation de saint Justin : « Etant donné que le christianisme est la manifestation historique et personnelle du Logos dans sa totalité, il en découle que « tout ce qui a été exprimé de beau par quiconque, nous appartient à nous chrétiens ». »

  • La résurrection du fils de la veuve de Naïm

    Bien que les derniers symptômes de la mort aient fait disparaître tout espoir de vie et que les corps des trépassés gisent auprès du tombeau, pourtant, à la parole de Dieu, les cadavres se relèvent, la voix revient, le fils est rendu à sa mère, rappelé du tombeau, arraché au sépulcre. Quel est ce tombeau, le tien, sinon les mauvaises mœurs ? Ta tombe est le manque de foi ; ton sépulcre ouvert est cette gorge — car « leur gorge est un sépulcre béant » (Ps. 5, 11) — qui profère des paroles de mort. C'est le sépulcre dont le Christ te délivre ; de ce tombeau tu ressusciteras si tu écoute la parole de Dieu. Même s'il y a péché grave, que tu ne puisses laver toi-même par les larmes de la pénitence, que pour toi pleure cette mère, l'Eglise, qui intervient pour chacun de ses fils comme une mère veuve pour des fils uniques ; car elle compatit, par une douleur spirituelle qui lui est naturelle, lorsqu'elle voit ses enfants poussés vers la mort par des vices mortifères. Nous sommes les entrailles de ses entrailles, parce que nous sommes membres de son corps, faits de sa chair et de ses os. Qu'elle pleure donc, la tendre mère, et que la foule l'assiste ; que non seulement une foule, mais une foule nombreuse compatisse avec cette bonne mère. Alors tu te relèveras de la mort, alors tu seras délivré du sépulcre ; les ministres de ta mort s'arrêteront, tu te mettras à dire des paroles de vie ; tous craindront, car par l'exemple d'un seul beaucoup seront redressés ; et, de plus, ils loueront Dieu de nous avoir accordé de tels remèdes pour éviter la mort.

    (Saint Ambroise, commentaire sur saint Luc) 

  • La dernière trouvaille de Marie-Ségolène

    Dimanche, elle avait lancé l'idée d'une « Assemblée constituante » pour fonder sa VIe République, mais deux jours après elle avait abandonné ce projet : on lui avait fait comprendre que c’était du délire. Aujourd’hui elle parle d’un « comité constituant ». C’est nouveau, ça vient de sortir. Dans ce comité, « il y aura bien évidemment des parlementaires, je pense qu'il y aura des responsables des exécutifs régionaux ou locaux, parce qu'il y a une nouvelle étape de régionalisation, et je souhaite mettre dans ce comité constituant des citoyens qui seront tirés au sort sur les listes électorales ». Ce sera donc un peu parlementaire, un peu régional, et un peu participatif, forcément. Un super comité Théodule, genre ovni politique… Pas sûr que ça amuse les éléphants… Et l’on imagine déjà le brave Glandu tiré au sort et qui devra discuter de réforme institutionnelle avec des députés et des présidents de conseils régionaux…

  • Dupont-Aignan : attendons

    La nouvelle a vite fait le tour des internautes, puis des rédactions : Nicolas Dupont-Aignan se rallie à François Bayrou. Si c'était vrai, ce serait en effet spectaculaire: le souverainiste du gaullisme appelant à voter pour le plus européiste des candidats...

    « Nicolas Dupont-Aignan va très probablement appeler à voter dès le premier tour en faveur de François Bayrou », aurait dit dimanche Christian Després, délégué du mouvement de Dupont-Aignan pour la Champagne-Ardenne, à Michel Tanner, qui ajoutait : « Des contacts auraient d'ailleurs été déjà pris avec l'UDF et, en cas de victoire de François Bayrou, Nicolas Dupont-Aignan pourrait être ministrable. A l'aménagement du territoire et au développement durable, par exemple ».

    Dans Le Monde, on avance même que ce ralliement est officiel.

    Mais ce n’est pas ce que dit le principal intéressé dans son blog :

    « Je ne suis en aucun cas dans une logique de ralliement et je refuse cette idée selon laquelle, dès l’impossibilité d’être présent au 1er tour, je devrais m’aligner automatiquement et de manière individuelle derrière un candidat. Quant à mon positionnement personnel par rapport au 1er tour, je ne prendrai pas de décision avant le 31 mars, date à laquelle j’entendrai les militants de Debout la République. »

  • Le recteur Morvan limogé

    Le recteur de l’académie de Lyon Alain Morvan a été limogé, manifestement en raison de son opposition à l’ouverture du lycée musulman. Auparavant, il s’était illustré dans la persécution de Bruno Gollnisch, qui a publié ce communiqué :

    J’apprends avec satisfaction que le recteur Morvan a enfin été limogé après avoir sévi depuis 2002 au rectorat de Lyon.

    L’ex-recteur, proche de Chirac, de ses méthodes et de ses obsessions, s’était fait le complice de certaines associations communautaristes ou extrémistes telles qu’Hippocampe ou le CRIF, ses seuls soutiens, mais qui ne représentent qu’une infime minorité de la communauté dont ils prétendent défendre la mémoire.

    Déjà sur la sellette depuis 2004 en raison de son autoritarisme et de ses prises de positions, l’ex-recteur Morvan a cru pouvoir sauver son poste en se comportant à mon égard comme le pire des procureurs, ce qui a d’ailleurs conduit le Conseil d’Etat à le condamner en mars 2005.

    Son limogeage est légitime. Le seul scandale de cette affaire est son caractère tardif, car dans beaucoup de domaines, les dégâts sont irréparables.