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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2648

  • Un certain Razzye Hammadi

    Razzye Hammadi va-t-il être envoyé au casse-pipe par le PS à Hénin-Beaumont contre Steeve Briois et Marine Le Pen ? La Voix du Nord le juge probable. Selon Steeve Briois, c’est une certitude. Selon des « sources proches de la direction du PS » interrogées par l’AFP, « des responsables locaux socialistes ont proposé à Razzye Hammadi de prendre la tête de liste à Hénin-Beaumont, mais rien n’est tranché ». Et le principal intéressé répond : « Les premiers informés seront les habitants d’Hénin-Beaumont. »

    Qui est Razzye Hammadi ? C’est le président du MJS (mouvement des jeunes socialistes). Il est inconnu, mais le PS envisagerait précisément de le faire connaître en le parachutant à Hénin-Beaumont contre Marine Le Pen. Selon un curieux sondage paru au mois d’août, il aurait déjà une notoriété (où cela ? au MJS ?) bien supérieure à celle des autres membres de la « jeune garde », tels Benoît Hamon ou Manuel Valls. Razzye Hammadi était passé à Hénin-Beaumont pendant la campagne des législatives. Il est l’homme qui combat le Front national en disant notamment : « Ils veulent tuer tous les juifs et tous les noirs », ce qui suffit à montrer le niveau politique du personnage. (La preuve est ici, et quand son interlocuteur lui fait remarquer que « c’est dommage de caricaturer », il répond : « Mais c’est la vérité ! »)

    Dans un communiqué, Steeve Briois « se félicite du parachutage d’un troisième couteau du PS pour les prochaines municipales d’Hénin-Beaumont ». Il souligne que Razzye Hammadi est totalement inconnu de la très grande majorité des habitants alors que l’élection est une « relation de confiance entre un homme et une ville », et constate que « c’est désormais une habitude des partis politiques d’envoyer un candidat issu de l’immigration dans des endroits perdus d’avance ». L’UMP avait envoyé Nesredine Ramdani pour les législatives. « Nul doute que les électeurs d’Hénin-Beaumont renvoient monsieur Hammadi de notre cité comme ils l’ont fait avec le candidat UMP Nesredine Ramdani. »

    Steeve Briois tient donc à « féliciter le PS pour ses idées lumineuses et pour la division qu’engendre une troisième liste estampillée proche du PS ».

    Le paysage socialiste est en effet pour le moins chaotique à Hénin-Beaumont. Le maire actuel Gérard Dalongeville compte se représenter. C’est sa liste dissidente qui a été élue aux dernières municipales, contre la liste officielle du PS menée par l’ancien maire Pierre Darchicourt. Le poulain de ce dernier, Daniel Duquenne, est censé conduire la liste PS officielle. S’il est évincé au profit de Razzye Hammadi, il pourrait à son tour conduire une liste dissidente...

    Voilà pourquoi, de quelque côté qu’on l’observe, la candidature de Razzye Hammadi est une bonne nouvelle pour le Front national.

  • Mal élevé

    Jean Sarkozy, un des fils de Nicolas, est cité à comparaître le 11 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris pour délit de fuite, défaut de maîtrise de son véhicule, non-respect des distances de sécurité et dégradation légère d’automobile.

    En octobre 2005, place de la Concorde à Paris, il aurait heurté avec son scooter l'arrière d'une voiture. Il ne se serait pas arrêté, et aurait eu « un geste offensant » à l'intention du conducteur, M'hamed Bellouti. Celui-ci avait transmis le numéro d'immatriculation du scooter à sa compagnie d'assurances, qui aurait relancé à trois reprises Jean Sarkozy, sans obtenir de réponse de sa part. M. Bellouti a donc chargé ses avocats de faire citer à comparaître M. Sarkozy. Il réclame 260,13 euros pour des frais de réparation, ainsi que 4.000 euros à titre de dommages et intérêts.

  • Ad Dominum cum tribularer clamavi

    Dans ma tribulation j'ai crié vers le Seigneur, et il m'a exaucé.

    Seigneur, délivre mon âme des lèvres injustes et de la langue trompeuse.

    Que te sera-t-il donné, et que te sera-t-il servi, pour ta langue trompeuse ?

    Les flèches aiguës du puissant, avec des charbons dévorants.

    Pauvre de moi ! mon exil s'est prolongé. J'ai demeuré avec les habitants de Cédar ; mon âme a été longtemps exilée.

    Avec ceux qui haïssaient la paix, j'étais pacifique ; quand je leur parlais, ils m'attaquaient sans motif.

    Psaume 119, à Tierce. Premier des cantiques des montées (à Jérusalem) ou des degrés (des marches menant au Temple)

  • L’Eglise au Laos et au Cambodge

    Le pape Benoît XVI a reçu hier les évêques du Laos et du Cambodge, en visite ad limina. A cette occasion, on peut remarquer... qu’il n’y a pas d’évêques dans ces pays, pas d’évêques titulaires d’un diocèse : du Laos, le pape a reçu un administrateur apostolique et trois vicaires apostoliques, et du Cambodge, un vicaire apostolique et deux préfets apostoliques. Ces pays sont donc toujours considérés comme des pays où l’Eglise est en voie de se constituer, alors qu’elle y est depuis très longtemps.

    La raison, c’est qu’il s’agit de pays où le régime politique empêche l’Eglise de vivre normalement.

    Le Laos est toujours communiste. Le christianisme y est aujourd’hui théoriquement légal (depuis la Constitution de 1991), mais il est en réalité toujours considéré comme religion étrangère ennemie du Laos ; les catholiques doivent se faire enregistrer et toute activité est soumise à permission. Au vicariat apostolique de Luang Prabang, ville inscrite au patrimoine mondial par l’UNESCO, la croix est interdite. Le préfet apostolique, Mgr Tito Banchong, ne peut avoir de maison sur place : il s'y rend deux ou trois fois par mois pour dire la messe dans des maisons privées. Les fidèles rassemblés sont toujours prêts à fuir si la police vient.  Une permission du gouvernement est nécessaire chaque fois qu'il souhaite se déplacer dans l'une ou l'autre des six provinces de son territoire pastoral.

    Au Cambodge, l’Eglise catholique a été martyrisée durant le régime des Khmers rouges qui procéda à la suppression systématique de toute forme de religion. Après le bouddhisme et l’islam, le christianisme a été reconnu en 1990. Mais l’Eglise ne bénéficie pas de la liberté que lui reconnaît théoriquement la Constitution. Au moment même où les évêques sont en visite ad limina, on apprend que le gouvernement a pris des mesures pour interdire « toutes les activités de prosélytisme chrétien ». La même directive, qui réaffirme des dispositions déjà édictées en 1999 et 2003, souligne que les enseignants et les responsables religieux sont autorisés à prêcher uniquement dans leurs lieux de prières ou d’exercice de leurs fonctions, et que tout projet de construction d’un édifice religieux devra être soumis à l’approbation des autorités compétentes. Elle interdit le porte à porte et les aides financières ou en nature versées pour inciter à la conversion.

    Comme on peut le subodorer par ces dernières interdictions, ce sont les missionnaires protestants anglo-saxons qui sont visés au premier chef, dont les pratiques agressives de conversion (ils font des dons en argent ou en riz pour faire attirer des fidèles) sont très mal ressenties par les bouddhistes. Au point qu’il y a eu des émeutes anti-protestantes. En novembre 2004, le télévangéliste Mac Evans avait été obligé de quitter précipitamment la capitale cambodgienne, menacé par une foule de manifestants qui lui reprochait ses accusations agressives contre le bouddhisme et surtout l’échec des guérisons qu’il avait promises.

    Le problème est que les bouddhistes ne font pas de différence entre les protestants et les catholiques. Et le gouvernement non plus. Et c’est l’Eglise qui en pâtit.

    (informations de l’agence Zenit)

  • Le premier président...

    Déclaration de Nicolas Sarkozy à Blois : « Je suis le premier président de la République qui reconnaît le problème du pouvoir d’achat. Je ne me cache pas, moi, il y a un problème de pouvoir d’achat, c’est clair. »

    On se demande jusqu’où il va aller dans les déclarations absurdes.

    Sans remonter à Mitterrand ou à Giscard, voici une citation de Jacques Chirac dont certains se souviennent certainement, et que Sarkozy n’a certainement pas pu oublier : c’était lors de ses derniers vœux présidentiels, le 31 décembre 2006 :

    « D'ici aux élections, j'aurai une double exigence : que le Gouvernement soit au travail, à votre service, pour la sécurité, pour l'emploi, pour le pouvoir d'achat (...). Je voudrais vous dire ce soir quels en sont, à mes yeux, les enjeux majeurs. (...) Le deuxième enjeu, c'est évidemment le progrès économique et social. Je sais les souffrances et les difficultés auxquelles certains d'entre vous sont confrontés. Je connais vos attentes pour ce qui concerne les salaires et le pouvoir d'achat, c'est-à-dire la juste récompense de votre travail. »

    En voici une autre, histoire de montrer que non seulement Sarkozy n’est pas le premier, mais que c’est un leitmotiv :

     « Là encore, je le répète, je ne suis pas en train de polémiquer avec quiconque. Je dis simplement que nous sommes dans une période de forte croissance où chacun sait que les recettes rentrent à flot dans les caisses de l'État, et que - je ne connais pas de précédent - malgré cela, le pouvoir d'achat du salaire mensuel n'augmente pas. Il reste stable. Ce qui, d'une certaine façon, est inacceptable pour des hommes, des femmes, des travailleurs qui, pendant plusieurs années, ont dû faire des sacrifices importants à cause de la faible croissance que nous avions, à cause des efforts que nous avons dû accepter pour rentrer dans l'Europe et dans l'euro. Par conséquent, aujourd'hui, ils ne comprennent pas pourquoi ils ne reçoivent pas leur juste part de cette croissance. » (21 septembre 2000, sur France 3)

  • La dérive du Petit Robert

    Le syndicat Alliance dénonce la définition du mot « rebeu » dans l’édition 2008 du Petit Robert, considérant, à très juste titre, qu’il s’agit d’un outrage à la police, et saisit le ministère de l’Intérieur.

    En effet, pour illustrer la définition, est donnée une citation de l’auteur de romans policiers Jean-Claude Izzo : « T’es un pauvre petit rebeu qu’un connard de flic fait chier, c’est ça ! »

    C’est aussi un outrage à la langue française. Et une honte pour les dictionnaires Robert, jusqu’ici plutôt honorablement connus.

    (Jean-Claude Izzo était un auteur gauchard, communiste dans les années 70, fanatiquement anti-FN. Il était devenu célèbre par sa trilogie dont le héros était le policier Fabio Montale. Ses admirateurs avaient monté une cabale contre l’interprétation télévisée de Fabio Montale par Alain Delon, pour l’unique raison que Delon a des idées opposées à celles du héros...)

  • Chez Dati, ça continue

    Selon le site internet du Point, deux autres conseillers du ministère de la Justice sont partis : Jacques Carrière, conseiller technique pour l’organisation judiciaire et la magistrature, a donné sa démission, et Valérie Bonnard, conseillère technique pour le dialogue social et les affaires budgétaires et administratives, a été « congédiée dans des conditions particulièrement houleuses ».

    Interrogé par l’AFP, le porte-parole du ministère « rappelle » que le nouveau directeur de cabinet a annoncé dès sa nomination (en juillet) « qu’il opérerait très naturellement une réorganisation, pour la rentrée de septembre, du cabinet, dont la nouvelle composition sera annoncée dans les 48 heures ». Et pour 48 heures ?

  • La rentrée scolaire, c’est Sarkozy, aussi

    Pendant que François Fillon parlait discrètement de la rénovation de l’enseignement professionnel dans un lycée de la banlieue parisienne, Nicolas Sarkozy, à Blois, faisait la lecture solennelle de sa lettre aux enseignants, par laquelle, en super-Jules Ferry, il expose ses idées pour la « refondation » de l’école (un baratin destiné à faire plaisir au Français moyen). Quant au ministre de l’Education, Xavier Darcos, il n’était nulle part.

    Rectificatif. Vu à la télé: Darcos suivait Sarkozy comme un petit chien muet. 

  • Les squatters d’Aubervilliers ont fait la rentrée

    Dans l’affaire des squatters ivoiriens d’Aubervilliers, qui campent devant une école, le tribunal avait décidé de rendre son jugement le 3 septembre. La veille de la rentrée scolaire...

    Le tribunal a jugé que ce campement provoquait un « trouble manifestement illicite » du fait de sa situation aux abords d’une école, avec le « risque de perturber la circulation des élèves et des parents », à quoi s’ajoute un risque sanitaire et de nuisances sonores.

    On reste confondu devant une telle perspicacité. Mais l’on se demande si le tribunal n’aurait pas pu tirer ces conclusions un peu plus tôt.

    Car, comme cela était inéluctable en raison de la date du jugement, la rentrée s’est donc faite ce matin au milieu du campement.

    Et maintenant ? Eh bien le jugement devra être notifié à chacun des squatters avant qu’il puisse être fait appel à la force publique. Eventuellement.

  • Un cadeau tunisien venu d’Ethiopie

    Ayoub Sfaxi, 24 ans, a été arrêté par l’armée éthiopienne au début de l’année alors qu’il fuyait le bombardement d’un camp d’entraînement islamiste à la frontière somalienne. Ayoub Sfaxi est tunisien. Mais comme on a trouvé sur lui un titre de séjour français, il a été envoyé en France. Il est arrivé hier à Roissy, a été aussitôt mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », et placé en détention provisoire.

    En 2004 il était en France. Et cette année-là il avait été jugé par défaut, à Tunis, à 26 ans de prison, pour appartenance, en 2001-2002, en Tunisie, à la « Brigade du prophète » spécialisée dans la préparation d’attentats à l’explosif.

    Ayoub Sfaxi n’était pas recherché en France. Alors, pourquoi on le garde ? La Tunisie n’en veut pas ?