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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2645

  • 15e dimanche après la Pentecôte

    L'Ecriture ne nous parle que de trois morts ressuscités par le Christ. Il est sûr que le Sauveur a ressuscité beaucoup d'autres morts, mais ce n'est pas sans motif qu'il n'est fait mention que de trois.

    Il a ressuscité d'abord la fille du prince de la synagogue qui le priait de venir la délivrer de sa maladie. Il ressuscita aussi ce jeune homme, fils de veuve, qui nous a donné occasion de faire à votre charité ces réflexions, que le Sauveur même daigne nous inspirer. On vient de vous rappeler comment eut lieu cette résurrection. Il ressuscita enfin Lazare, dans lé tombeau même.

    Ces trois morts désignent trois espèces de pécheurs, ressuscités par le Christ, maintenant encore. La fille du chef de synagogue était restée dans la maison de son père, elle n'en avait pas encore été emportée publiquement. C'est dans l'intérieur de la demeure qu'elle fut ressuscitée et rendue vivante à ses parents. Quant au jeune homme, il n'était plus dans sa maison, et pourtant il n'était pas encore dans le tombeau; il avait quitté le foyer, mais il n'était pas encore déposé dans la terre; et la même puissance qui avait ressuscité la jeune fille encore sur son lit, ressuscita ce jeune homme qu'on avait sorti du sien, sans l'avoir encore Inhumé. Une troisième chose restait à faire, c'était de ressusciter un mort dans le tombeau : Jésus fit ce miracle sur Lazare.

    Venons à l'application. Il y a des hommes qui ont le péché dans le cœur, quoiqu'il ne paraisse pas encore dans leur conduite. Ainsi quelqu'un ressent un mouvement de convoitise; et comme le Seigneur dit lui-même : « Quiconque aura regardé une femme pour la convoiter, a déjà commis l'adultère dans son cœur » ; quoique le corps ne l'ait pas approchée, dès que le cœur consent au crime, il est mort ; mais ce mort reste encore dans sa demeure, et on ne l'a point emporté. Or, il arrive quelquefois, nous le savons et plusieurs l'expérimentent chaque jour, que ce mort soit frappé en entendant la parole dé Dieu, comme si le Seigneur lui disait en personne Lève-toi. Il condamne alors le consentement qu'il a donné au mal, et ne respire plus que salut et justice. C'est le mort qui ressuscite dans sa demeure, c'est un cœur qui recouvre la vie dans le sanctuaire de sa conscience, et cette résurrection de l'âme qui s'opère en secret, se produit en quelque sorte au foyer domestique.

    Il en est d'autres qui après avoir consenti au mal l'accomplissent. Ne dirait-on pas qu'ils emportent un mort, et qu'ils montrent en public ce qui était dans le secret? Faut-il, toutefois, désespérer d'eux? Mais ce jeune homme n'a-t-il pas aussi entendu cette parole: « Lève-toi, je te le commande? » N'a-t-il pas, lui aussi, été rendu à sa mère ? C'est ainsi que même après avoir commis le crime, on ressuscite à la voix du Christ, on revient à la vie, lorsqu'on se laisse toucher et ébranler par la parole de vérité. On a pu faire un pas de plus vers l'abîme, mais on ne saurait périr éternellement.

    Il en est enfin qui en faisant le mal s'enchaînent dans des habitudes perverses; ces habitudes ne leur laissent déjà plus voir la malice de leurs actes; ils justifient le mal qu'ils font, et s'irritent quand on les reprend. Ceux qui sont ainsi accablés sous le poids de la coutume, sont déjà comme inhumés; il y a plus, mes frères, on peut même dire d'eux, comme de Lazare, que déjà ils sentent mauvais. La pierre qui pèse sur le sépulcre est comme la tyrannie de l'habitude qui pèse sur l'âme, sans lui permettre, ni de se relever, ni de respirer. Après avoir consenti au mal, on le commet; puis le péché devient habitude; on est alors comme dans un état désespéré, on est un mort de quatre jours, sentant déjà mauvais. C'est alors que vient le Seigneur. Tout lui est facile, mais il veut te faire sentir combien pour toi la résurrection est difficile. Il frémit en lui-même, il montre combien il faut de cris et de reproches pour ébranler une habitude invétérée. A sa voix, néanmoins, se rompent les chaînes de la tyrannie, les puissances de l'enfer tremblent, Lazare revient à la vie. Le Seigneur, en effet, délivre de l'habitude perverse les morts même de quatre jours.

    Saint Augustin, 44e sermon sur les paroles du Seigneur ou 98e sermon détaché sur l'Ecriture.

  • On en est là…

    Lu dans Le Figaro de ce jour, à propos d’un match de rugby :

    « Il faut maintenant prier pour que les Français se remettent de cette abominable défaite. »

  • La guéguerre du DAL

    Dans la nuit de vendredi à samedi, les forces de l’ordre ont tenté de déplacer les matelas et bâches sur lesquels étaient installés les squatteurs d’Aubervilliers, pour la plupart des femmes (bien sûr), avec des enfants (bien sûr), mais ils ont refusé de se lever. Alors les policiers sont repartis, une nouvelle fois. Cet après-midi, la centaine de squatteurs était toujours sur place, a indiqué le Dal, précisant que le préfet, était « passé ce matin » et avait autorisé l'utilisation de matelas et de couvertures »…

    Quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue pour "rébellion, outrages et jets de projectiles". Une femme gardien de la paix a été mordue à la main par un squatteur.

  • Revoilà Ben Laden

    Une nouvelle vidéo de Ben Laden, d’une trentaine de minutes, a été diffusée, et authentifiée par les experts. C’est la première depuis trois ans que Ben Laden s’exprime en personne. Le message est sans surprise. On constate surtout qu’il est effectivement récent, puisque il évoque l’élection de Sarkozy et d’autres événements de la récente actualité internationale.

    Ce qui frappe est que Ben Laden a la barbe noire alors qu’auparavant elle était grisonnante. Selon Azzam Tamimi, le président de l'Institut de la pensée politique islamique, basé à Londres, « la barbe au henné noir est un signe de guerre, l'école salafiste, à laquelle appartient Ben Laden, n'autorise cette teinte qu'en cas de mobilisation pour la guerre »…

  • Autodissolution du Parlement polonais

    Les députés polonais ont voté hier soir, comme prévu, la dissolution du Parlement, afin de provoquer les élections législatives anticipées que voulaient tant le parti au pouvoir (PiS) que les libéraux (et la gauche, qui a néanmoins voté contre). Une curieuse particularité du système polonais est que le vote de la Diète dissout également le Sénat sans que celui-ci soit consulté.

    Le président de la République Lech Kaczynski a fixé la date des élections au 21 octobre.

    Il y a quelques mois, les libéraux étaient très loin en tête dans les sondages. Mais le parti des frères Kaczynski a mené une vigoureuse campagne, apparemment payante, puisque les derniers sondages donnent les deux partis au coude à coude.
    Selon ces mêmes sondages l’alliance de gauche est toujours au plus bas, autour de 10%.

    Autodéfense et le parti paysan PSL sont autour de 5%, et la Ligue des familles polonaises n’est qu’à 3% d'intentions de votes.

  • Maroc : les islamistes n’ont pas gagné

    Les élections législatives au Maroc ont surtout été marquées par une abstention record de près de 60%.

    Le parti islamiste qui espérait devenir la première formation avec 70 à 80 députés n’en aura qu’une cinquantaine au maximum, comme le vieux mouvement Istiqlal selon les estimations. Le parti berbériste rural du Mouvement Populaire (MP) en obtiendrait une quarantaine. Les socialistes perdent 15 sièges et n’en conserveront que 35.

    Quatre ministres ont été battus.

    Précisions. Istiqlal (Indépendance) a obtenu 52 sièges, le PJD (islamistes) 47 (cinq de plus que dans l'ancien parlement), le MP 43, le RNI (libéral) 38, les socialistes de l'USFP 35, le PPS 17. Le secrétaire général d'Istiqlal a déclaré que son parti comptait respecter les engagements du "bloc démocratique", alliance d'Istiqlal, du PPS et de l'UFSP.

  • Nativité de la Sainte Vierge

    Nativitas tua Dei genitrix virgo, gaudium annuntiavit universo mundo. Ex te enim ortus est sol justitiae, Christus Deus noster, qui solvens maledictionem, dedit benedictionem ; et confundens mortem, donavit nobis vitam sempiternam. Benedicta tu in mulieribus, et benedictus fructus ventris tui. Ex te enim ortus est sol justitiae, Christus Deus noster, qui solvens maledictionem, dedit benedictionem ; et confundens mortem, donavit nobis vitam sempiternam

    Ta naissance, ô Vierge, Mère de Dieu, a annoncé la joie à tout l'univers ; car c’est de toi que s'est levé le Soleil de justice, le Christ notre Dieu, qui, nous libérant de la malédiction, nous a donné la bénédiction, et confondant la mort, nous a donné la vie éternelle. Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton ventre est béni. Car c’est de toi que s'est levé le Soleil de justice, le Christ notre Dieu, qui, nous libérant de la malédiction, nous a donné la bénédiction, et confondant la mort, nous a donné la vie éternelle.

    (Répons des matines)

  • Totalitarisme

    Le président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, René van der Linden, juge « inacceptable » que la Pologne s’oppose à une journée européenne contre la peine de mort.

    Ainsi il y aurait des décisions que les Etats membres seraient obligés de ratifier...

    Voilà comment le Conseil de l’Europe conçoit l’indépendance des Etats.

    Rappelons que la présidence de l’UE refuse que soit discutée la proposition alternative de la Pologne d’organiser une journée européenne de défense de la vie, englobant l’interdiction de la peine de mort, de l’avortement et de l’euthanasie. C’est ce refus idéologique de toute discussion sur la protection de la vie qui est véritablement inacceptable.

  • L’Irak pas simple

    Le « président irakien » Jalal Talabani a déclaré qu’il ne signerait pas l’ordre d’exécution de Sultan Hashim al-Tai, condamné à mort pour son implication dans les bombardements de villages kurdes à la frontière avec l’Iran, qui ont fait des milliers de morts à la fin de la guerre Iran-Irak.

    « Je connais Sultan Hashim al-Tai, a-t-il déclaré, nous étions en contact sous le régime de Saddam Hussein. Nous l’incitions à l’époque à se révolter contre Saddam. Comment pourrais-je signer aujourd’hui l’ordre d’exécution ? Non, non, non, je ne le peux pas. »

    Sultan Hashim al-Tai est présenté comme l’ancien ministre de la Défense de Saddam Hussein. A l’époque des faits, il était général, et c’est lui qui organisa les bombardements des villages kurdes, opération qui se termina par la prise du QG de Talabani.

    Ensuite, lorsqu’il fut ministre de la Défense , et que Barzani (l’autre chef kurde) avait fait alliance avec Saddam, c’est lui qui fit bombarder les milices de Talabani...

    Pour Talabani, il y aurait donc de quoi le faire condamner mille fois à mort, comme il avait dit à propos de Saddam... avant de refuser également de signer l’ordre d’exécution.

    Mais « nous étions en contact ». Les uns et les autres ont toujours été en « contact », soit pour nouer des alliances contre l’un ou l’autre, soit en se faisant la guerre. Et les victimes civiles n’ont jamais eu plus d’importance pour les uns que pour les autres (Talabani a fait ses études en Chine et en URSS, et lorsqu’il dut s’exiler au Liban et en Syrie, quand Saddam et Barzani avaient conclu un accord sur l’autonomie du Kurdistan, il s’allia avec Georges Habbache du FPLP...) On a même vu, d’un côté Barzani s’allier avec les Turcs contre le PKK, de l’autre côté Talabani s’allier avec les Iraniens contre les séparatistes kurdes d’Iran en échange de bombes pour faire la guerre à Barzani...

    Aujourd’hui Talabani est président d’Irak, Barzani est président du gouvernement autonome du Kurdistan, et tout va bien de ce côté-là, tant qu’il y a les Américains...

    On sera peut-être surpris aussi, qu’après la chute de Saddam Hussein, non seulement Sultan Hashim al-Tai, qui s’était rendu de lui-même, fut libéré, mais que l’administrateur US Paul Bremer proposa de le nommer président de l’Irak en raison de son grand prestige dans l’armée (il avait été un héros de la guerre Iran-Irak et c’est lui qui avait négocié le cessez-le-feu avec les Américains à la fin de la première guerre du Golfe)...

  • Deobandi

    Selon un rapport de police que cite le Times, plus de 600 des 1.350 mosquées britanniques, et 17 des 26 « séminaires » islamiques sont gérés par le mouvement Deobandi. Selon le Times, le chef de ce mouvement en Grande-Bretagne, Riyadh ul-Haq, a exhorté les musulmans britanniques à ne pas tomber sous « l’influence diabolique » des non-musulmans, à ne pas nouer d’amitié avec eux car cela « tourne en dérision la religion d’Allah », et à « verser le sang » au nom d’Allah.

    On signalera que Deobandi (du nom de la ville indienne de Deoband) est l’un des deux grands courants sunnites nés en Inde au milieu du XIXe siècle. Il a été à l’origine des talibans d’Afghanistan. Il est en pleine expansion : les effectifs de ses madrassas au Pakistan ont doublé cette année. Un de ses hauts-lieux est la sinistrement célèbre Mosquée Rouge d’Islamabad.

    (Contrairement à ce que dit le Times, il ne s’agit pas d’une « secte », au sens où nous entendons ce mot, qui laisse entendre qu’il s’agirait d’un groupe déviant de l’orthodoxie sunnite. Deobandi se réclame de l’école hanafite, qui est l’une des quatre grandes écoles du droit musulman. Comme le dit si bien le Premier ministre turc, « il n’y a pas d’islam modéré ou immodéré (qui serait celui de “sectes“), l’islam est l’islam, c’est tout. » Et ce que dit Riyadh ul-Haq est conforme au Coran...)