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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2646

  • La rentrée de Jean-Marie Le Pen

    Jean-Marie Le Pen a tenu ce matin sa conférence de presse de rentrée, tout en remarquant qu’on pouvait se demander si cette expression avait encore un sens dans la mesure où Nicolas Sarkozy a tenu les premières pages des journaux tout au long de l’été, et poursuit en permanence une agitation médiatique tous azimuts. Laquelle a « pour but d’endormir l’opinion ». Il le fait, souligne Jean-Marie Le Pen, « en utilisant une technique très élaborée, basée sur la sémiologie, destinée à déclencher des réflexes pavloviens dans l’opinion ».

    Dans nombre de domaines, « il se tourne dans la bonne direction, fait une déclaration tonitruante d’intention, fait un pas en avant... » On croit qu’il prend son élan, mais il fait semblant. Tout est dans l’apparence : c’est toujours l’illusionniste qui est à l’œuvre.

    De ce fait, il n’y a « aucune rupture, aucune vraie réforme ». On constate que le souci de Nicolas Sarkozy est d’éviter le conflit. Mais on ne peut pas toujours éviter les conflits lorsqu’on fait de la politique.

    Il y a un seul domaine « où il avance sabre au clair » et opère un vrai changement... dans la mauvaise direction : la politique étrangère. Il fait subir à la politique étrangère de la France un tournant atlantique, se rapproche des Etats-Unis, attaque l’Iran et la Russie , rompt ainsi avec la ligne traditionnelle de la France au risque de « provoquer des inimitiés inutiles », notamment avec la Russie dont nous sommes solidaires dans l’arc boréal, et change l’image de la France dans le monde arabe, ce qui peut être dangereux.

    Il a une « ligne un peu idéologique, un peu aventuriste », qui tranche avec celle de Jacques Chirac, dont Jean-Marie Le Pen rappelle qu’il était l’ennemi, mais on doit reconnaître qu’au moins il avait su conserver l’indépendance de la politique étrangère de la France.

    En outre, Nicolas Sarkozy veut faire passer la Constitution européenne, sous la forme du « mini-traité », et poursuivre les négociations avec la Turquie , contre l’avis des Français.

    Au vu de la dernière cote de popularité de Sarkozy, en baisse, Jean-Marie Le Pen pense que les Français commencent à comprendre. D’autant que tous les indicateurs économiques sont au rouge vif. « Ceux qui ont prétendu éradiquer le FN vont en être pour leurs frais. » Car il va y avoir « un retour de balancier », et le programme du FN « n’a pas pris une ride ».

    Interrogé sur sa participation à un colloque du mouvement Egalité et Réconciliation d’Alain Soral, Jean-Marie Le Pen a déclaré qu’il répondait aux invitations qui lui sont faites s’il juge utile d’y répondre, et qu’il ne va pas seulement à ce colloque (il doit aussi aller au congrès du parti populiste, notamment, et il a indiqué qu’il serait présent à la manifestation organisée le 22 septembre par le collectif France indépendante contre le « mini-traité »). Car il ne veut rien négliger qui puisse « redonner vigueur à l’opposition nationale », dont le Front national est la première formation.

  • George Bush dans le texte

    George Bush est en Australie, au sommet de l’Apec (forum de l’Asie-Pacifique).

    Dans son discours, il a remercié le Premier ministre australien John Howard d’être « un hôte exquis du sommet de l’OPEP » (avant de se reprendre), puis, en évoquant la visite à Bagdad de John Howard, il a remercié les « troupes autrichiennes »...

  • Missions, commissions, comités...

    Le comité de réflexion sur les institutions va entamer à partir du 11 septembre la « deuxième phase de ses travaux », avec l’audition des principaux responsables politiques, administratifs et judicaires du pays, a indiqué son président Edouard Balladur lors d’une conférence de presse.

    Jusqu’au 26 septembre, les 13 membres recevront notamment Patrick Devedjian, François Hollande, François Bayrou, Jean-Marie Le Pen, Marie-George Buffet.

    Au moins ce comité a un intérêt : celui de montrer que Jean-Marie Le Pen est une personnalité que l’on doit entendre...

  • Du nouveau sur le site du FN

    Une nouvelle rubrique est désormais en ligne sur www.frontnational.com :

    « Près de chez vous ».

    Pour ses premiers numéros, Marie-Thérèse Fesenbeck, secrétaire départementale des Pyrénées Orientales, et Bruno Bilde, conseiller régional de Lorraine, parlent de leur actualité locale.

    A noter d'autre part une interview téléphonique de Bruno Gollnisch, qui parle de sa santé et des municipales. Il n'est pas inutile de l'entendre, afin de constater que la lourde opération qu'il a subie n'a entammé en rien son dynamisme, comme j'avais eu l'occasion de m'en rendre compte moi-même quelques jours avant.

  • Rama Yade se fait tancer... et continue

    Rama Yade a été discrètement convoquée par François Fillon, suite à son ahurissante visite de soutien aux squatteurs d’Aubervilliers. Selon « l’entourage » du Premier ministre cité par l’AFP, Fillon voulait « comprendre les raisons » de ce déplacement, et il a fait savoir à la secrétaire d’Etat « qu’à l’avenir ce type de démarche devrait faire l’objet d’une concertation avec ses collègues du gouvernement ».

    Ce matin, Rama Yade était sur Europe 1. Elle a expliqué qu’elle « voulait absolument faire passer ce message qui était qu’en matière de logement l’extrême de gauche n’a pas de leçon à nous donner »... « Ce qui s’est passé à Aubervilliers montre que ce camp supposé du bien n’a vraiment aucune leçon à nous donner. Et pour l’avenir c’est un enseignement utile, une clarification nécessaire. Demain, ils ne pourront pas défiler dans les squats en expliquant que nous on est méchant et que eux sont gentils puisqu’ils font la même chose. » (En clair : la municipalité communiste d’Aubervilliers devra se taire parce qu’elle fait la même chose que les municipalités de droite. Autrement dit tout le monde est méchant...)

    Et d’ajouter : « François Fillon a tout à fait compris le fond de ma pensée. Il a surtout expliqué qu’en matière de cohérence gouvernementale il faut en parler entre nous avant. » Sic. Le Premier ministre a donc compris qu’elle avait fait « une clarification nécessaire ». Si les mots ont un sens, cela veut dire que Fillon a jugé que la visite de soutien de Rama Yade aux squatteurs était nécessaire et clarifiait le débat, mais qu’elle aurait dû le prévenir.

     Si François Fillon veut garder le semblant d’autorité qu’il vient de montrer, il lui reste à démentir cette interprétation évidemment mensongère. Ou à nous expliquer comment le Premier ministre considère comme une « clarification nécessaire » le fait pour un ministre de contester une décision de justice et de soutenir des personnes dont le comportement est doublement illégal.

    Quant à ces nouveaux protégés de Rama Yade, ils avaient commencé à reconstituer leur campement dès le départ de la police. Dans la soirée, les policiers sont venus, sous les huées des militants du DAL,  enlever la bâche qui avait été installée, puis ont quitté le quartier. Les squatteurs sont restés.

  • Laetatus sum

    Je me suis réjoui de ce qui m'a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur.

    Nos pieds se sont arrêtés sur tes parvis, ô Jérusalem.

    Jérusalem, qui est bâtie comme une ville, dont toutes les parties se tiennent ensemble.

    C'est là que montaient les tribus, les tribus du Seigneur, témoignage d’Israël, pour célébrer le Nom du Seigneur.

    Là ont été établis les trônes de la justice, les trônes de la maison de David.

    Demandez ce qui donnera la paix à Jérusalem, et l'abondance pour que ceux qui t'aiment.

    Que la paix soit dans tes forteresses, et l'abondance dans tes tours.

    A cause de mes frères et de mes proches, j'ai demandé pour toi la paix.

    A cause de la maison du Seigneur notre Dieu, j'ai cherché pour toi le bonheur.

    (Psaume 121, à Tierce, troisième cantique des montées)

  • Squatters d’Aubervilliers : et voilà Rama Yade

    La police a « évacué » ce matin le campement des squatteurs d’Aubervilliers, installés dans 80 tentes devant une école. La justice avait ordonné l’évacuation. En réalité, la police a embarqué les tentes et tout ce qui s’y trouvait, mais a laissé les squatteurs sur place. Et l’opération a été faite à l’heure de la rentrée des classes...

    La police est partie sous les huées à 9h55. A dix heures, une première tente était déjà remontée. Le « porte-parole » du DAL, Jean-Baptiste Eyraut, s’activait pour que le mouvement continue.

    A 11h est arrivée Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme. Elle s’est dit « choquée » par ce qu’elle voyait (à savoir l’exécution d’une décision de justice de la République dont elle est ministre), et a pris les numéros de téléphone de plusieurs squatteurs en disant qu’elle allait les aider. Puis elle a expliqué qu’elle avait été sollicitée à de nombreuses reprises par une « association » sur le cas de plusieurs familles mal logées à Aubervilliers et Asnières, et qu’elle avait voulu venir voir. « Ce n’est pas bien que des enfants assistent à des scènes pareilles », a-t-elle dit, « on ne peut pas laisser comme ça devant une école des familles en situation difficile ». « Je ne suis pas en charge du logement, mais je ne pouvais rester sourde à ces sollicitations répétées. »

    Rappelons que les familles ivoiriennes qui campent à Aubervilliers, instrumentalisées par le DAL, étaient logées dans des immeubles du parc social de la municipalité, en attente d’être rénovés, qu’elles squattaient impunément. Leur action dans la rue vise à forcer la main aux pouvoirs publics pour obtenir un logement légal. La municipalité refuse, en arguant des listes d’attente.

    On n’ose croire que Rama Yade, qui dit « chez nous » en parlant de l’Afrique, veuille faire passer les Ivoiriens avant les Français...

    Quoi qu’il en soit, elle n’hésite pas à mettre de l’huile politique sur le feu, en faisant mine de s’étonner qu’une « municipalité communiste » ait pris l’initiative de l’évacuation du campement, tandis que sa visite suscitait naturellement le courroux de la dite municipalité.

  • Le dictionnaire anti-flic

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    C’est un triste témoignage de la décadence culturelle qu’un dictionnaire de la langue française puisse donner comme exemple une phrase comme celle-ci : « T’es un pauvre petit rebeu qu’un connard de flic fait chier. C’est ça ! »

    Et il est insupportable que la définition d’un mot (qui n’est pas français) soit l’occasion d’insulter la police. Le Petit Robert prétend qu’elle illustre l’usage péjoratif de « rebeu ». Mais chacun voit que c’est la police qui est vilipendée, de façon ordurière, comme dans la brochure du syndicat de la magistrature qui montrait en couverture un policier à tête de porc.

    Les syndicats des gardiens de la paix ont raison de protester, et l’on prend acte que Mme Alliot-Marie partage leur désapprobation.

    Mais ce n’est pas suffisant. Un simple citoyen qui utilise ce langage est poursuivi pour outrage. Il n’y a pas de raison que les auteurs d’un dictionnaire puissent s’abriter derrière une citation (fût-elle d’un policier de gauche dans un roman du même métal) pour se livrer à une attaque infâme des forces de l’ordre.

    Nous irons désormais chercher les définitions des mots dans d’autres dictionnaires que le Petit Robert.

  • L’UE dit non à une journée de défense de la vie

    La Pologne a bloqué aujourd’hui le projet d’une journée européenne contre la peine de mort, proposition de la Commission européenne déjà votée par le Parlement européen. Il faut l’accord unanime des 27 pour la mettre en œuvre. Les représentants polonais ont fait valoir que cette journée était sans intérêt puisque tous les pays de l’Union ont aboli la peine de mort, et ont proposé d’instituer à la place une « journée de défense de la vie », qui condamnerait à la fois la peine de mort, l’avortement et l’euthanasie.

    La présidence portugaise a estimé que tout débat sur cette proposition était « inutile », car il n’y a pas de politique européenne sur l’euthanasie et l’avortement, alors qu’il y en a une pour l’abolition de la peine de mort. Sic.

    On sait que les frères Kaczynski regrettent l’abolition de la peine de mort. Ils ont même tenté, en août 2006, de modifier la Convention européenne des droits de l’homme. Mais en mettant ensemble peine de mort, avortement et euthanasie, et en sachant quelle sera la réponse, ils soulignent que l’idéologie européenne rejette la condamnation à mort de ceux qui sont jugés assassins par le code pénal mais admet qu’on tue les enfants à naître, les vieillards et les malades.

    La déclaration commune de l’UE et du Conseil de l’Europe instituant la journée européenne contre la peine de mort doit être signée le 9 octobre à Lisbonne. Souhaitons que les Polonais tiennent bon.

  • Allemusulmans

    Selon l’Institut central des archives de l’islam en Allemagne, au moins 4.000 Allemands se sont convertis à l’islam en 2006, contre un millier en 2005. Jusqu’en 2001, ils étaient 250 à 300 chaque année. Il y a désormais au moins 18.000 Allemands de souche convertis à l’islam, selon le directeur de l’institut, Salim Abdullah. Mais une experte en matière d’extrémisme, Claudia Dantschke, citée par Die Welt, souligne que le chiffre est très difficile à évaluer, et pourrait s’élever à 100.000.

    Selon Salim Abdullah, ces « conversions » (qui sont dans 80% des cas des apostasies de personnes qui se disaient chrétiennes jusque-là) résultent parfois de la défiance même vis-à-vis de l’islam d’une partie de l’opinion publique. « Beaucoup de ceux qui réfléchissaient à se convertir ont franchi le pas par solidarité », notamment après les attentats du 11 septembre 2001, affirme-t-il...

    Deux des trois terroristes islamistes présumés arrêtés mardi en Allemagne sont des Allemands de souche.