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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2644

  • Saint Prote et saint Hyacinthe

    Deux frères que la mort pour le Christ éleva sous Valérien de la condition servile aux premiers rangs de la noblesse des cieux. Du cimetière de Saint-Hermès où ils furent déposés sous des tissus d'or, Protus était depuis plus de mille ans rentré triomphalement dans les murs de la Ville éternelle, lorsque, en l'année 1845, la découverte des ossements calcinés d'Hyacinthe en sa tombe primitive vint faire époque dans l'histoire des cimetières souterrains et de l'archéologie chrétienne.

    (Année liturgique)

    Explication :

    Aux huitième et neuvième siècles, les Papes retirèrent des cimetières souterrains les reliques honorées d’un culte public. Aussi les fouilles modernes, qui ont fait découvrir tant de sanctuaires historiques et d’inscriptions dédiées à des martyrs célèbres, n’ont-elles plus retrouvé ceux-ci dans leurs tombes primitives. Une exception doit être citée : le corps de saint Hyacinthe, martyrisé avec saint Protus sous Valérien, reposait encore au cimetière de Saint-Hermès, sur l’ancienne voie Salaria.
    Au quatrième siècle, le cubiculum des saints Protus et Hyacinthe était devenu inaccessible. Saint Damase la dégagea, fit creuser plusieurs autres chambres à l’entour, éclaira par un luminaire la crypte ainsi agrandie, et construisit un escalier afin de donner accès aux pèlerins.
    Par une singulière fortune, l’une des sépultures qu’il avait fallu découvrir et déterrer dès cette époque échappa aux recherches quand les Papes, quatre ou cinq siècles plus tard, se livrèrent dans les catacombes dévastées au sauvetage des corps saints. Les reliques de saint Protus furent alors transportées dans Rome : comme le souvenir des deux martyrs était inséparable, on s’accoutuma à croire que l’église ou les églises qui possédaient les reliques de l’un possédaient aussi celles de l’autre. En réalité, saint Hyacinthe reposa jusqu’au milieu du XIXe siècle dans sa tombe inviolée. Le récit de la découverte de cette tombe expliquera une exception aussi singulière.
    En 1845, le P. Marchi dirigeait des fouilles dans la catacombe de Saint-Hermès. Le soir du vendredi saint, 21 mars, un des terrassiers vint le trouver, tenant à la main un papier sur lequel se lisaient ces mots : DP. III. IDVS SEPTEBR. YACINTHVS MARTYR, copiés d’après une pierre fermant un tombeau. Le savant jésuite, qui croyait avec tout le monde que les corps des deux martyrs avaient été transportés dans Rome, par conséquent que le tombeau d’Hyacinthe avait été ouvert, demeura fort surpris. Cependant il se rendit, deux jours après, dans le cubiculum où la découverte avait eu lieu, constata que le marbre était bien en place, que les mots copiés s’y lisaient, et que le sépulcre était clos. De plus, il ramassa parmi les décombres un fragment de dalle de marbre, portant cette épitaphe en caractères damasiens : SEPVLCRVM PROTI M(artyris).
    Le doute n’était plus possible : la chambre, comme l’indiquaient, du reste, les deux escaliers qui y menaient, le vaste luminaire qui l’éclairait, avait contenu les sépultures des célèbres martyrs : l’un d’eux y dormait encore.
    Une question restait à résoudre : pourquoi, en retirant de la catacombe le corps de saint Protus, y laissa-t-on celui de saint Hyacinthe? La réponse devint facile quand, le 19 avril, le P. Marchi fut venu ouvrir le tombeau, accompagné du sacristain du Pape, de plusieurs dignitaires ecclésiastiques, et de quelques terrassiers. Une des restaurations faites dans la chapelle, soit au quatrième siècle, par le pape Damase, soit à la fin du cinquième, par le pape Symmaque, avait été un pavage entièrement nouveau, construit en tuf et en ciment : dans ce lieu humide, exposé par un luminaire à toute l’action des éléments, ce sol artificiel ne tarda pas à prendre la dureté de la pierre. Le tombeau de saint Hyacinthe avait été creusé dans la muraille, au niveau de la plus basse rangée des loculi. A l’origine, il était au-dessus du sol ; quand le nouveau pavage eut été superposé à l’ancien, le tombeau se trouva comme prisonnier, le niveau du sol arrivant maintenant au milieu de son ouverture, et le fermant à moitié. Pour enlever la plaque de marbre qui closait la bouche du loculus, il eût fallu briser une partie de ce pavage devenu si dur : or, comme le tuf dans lequel cette chapelle est creusée n’a aucune consistance, il était évident qu’une fois ce soutien enlevé et le tombeau ouvert, tout un côté de la muraille devait s’écrouler. Cela arriva, en effet, quand le P. Marchi eut fait l’ouverture : au bout de quelques jours l’éboulement eut lieu : la chambre n’est plus aujourd’hui qu’un amas de ruines. Évidemment, la crainte d’un tel désastre avait empêché d’ouvrir le tombeau de saint Hyacinthe en même temps que celui de saint Protus, qui occupait probablement une place plus favorable.
    Le tombeau nouvellement découvert était une toute petite niche, qui ne correspondait pas aux dimensions de la pierre de forme oblongue, semblable à celle des loculi ordinaires, par laquelle il était fermé. Un corps entier n’eût pu y être inhumé. A première vue, cette cavité parut ne contenir que de la boue. Les assistants purent craindre que tant de surprise et d’espérances n’aboutissent à une déception. Le P. Marchi les rassura : il expliqua que, toutes les fois que l’eau de pluie pénétrait par un luminaire, elle entraînait des parties considérables du sol extérieur : une boue liquide finissait ainsi par s’insinuer dans les tombes ouvertes au niveau du pavé : mais, si elle dissolvait les ossements mous et encore peu formés des enfants, elle était sans action sur ceux d’un homme fait, comme saint Hyacinthe. En effet, l’explorateur, dégageant avec un roseau la couche de boue qui remplissait la niche, découvrit bientôt quelques cendres, mêlées d’ossements qui tous paraissaient avoir subi l’action du feu. Un subtil parfum d’essence de roses s’en exhalait encore après tant de siècles.
    Quand ces reliques eurent été transportées dans le palais du Pape et examinées en pleine lumière, le P. Marchi remarqua, mêlés à la terre et aux ossements, quelques fils d’or entrelacés. Il les recueillit, et les soumit à l’examen d’un professeur de sciences naturelles, qui déclara que le corps avait été enveloppé dans une étoffe précieuse, soit drap d’or, soit toile ou soie brodée d’or, il ne pouvait décider lequel, le tissu ayant péri et quelques fils d’or seuls ayant été conservés. Dans beaucoup de tombes des cimetières souterrains ont été ainsi trouvés de fragments d’étoffe d’or, soit le vêtement du mort, soit le linceul où il avait été enseveli.
    Une autre circonstance de la sépulture de saint Hyacinthe reste à expliquer. Le tombeau du martyr est un simple trou, creusé presque au niveau du sol, dans la chambre funéraire. Comment les premiers fossores ne songèrent-ils pas à lui donner des dimensions plus convenables et une place plus digne? L’explication de cette apparente négligence est dans la date même du martyre. Valérien est le premier persécuteur qui ait interdit aux chrétiens l’entrée des cimetières sous peine de mort. On comprend que des fidèles, s’introduisant en secret dans une catacombe, porteurs de quelques ossements et de quelques cendres ramassés dans le bûcher, aient enfoui à la hâte, dans une cavité rapidement creusée, ce précieux dépôt. Cependant une seconde question se pose. Comment, après la persécution, et particulièrement a l’époque où le sol de la crypte fut exhaussé au point de recouvrir presque entièrement le tombeau d’Hyacinthe, ne songea-t-on point à transférer les reliques de ce saint dans un lieu plus convenable? Il est évident, répond M. de Rossi, que même dans des circonstances si exceptionnelles on n’osa pas changer le lieu de la sépulture. Cet exemple montre mieux que tout autre quel fut le scrupule des premiers fidèles, qui craignaient de troubler de quelque manière le repos des saints, cineres sanctos vexare piorum. Et quand, plus tard, ce scrupule ayant cessé, on transporta des tombes primitives jusque dans Rome les corps des martyrs, ce qui restait de celui d’Hyacinthe demeura oublié, le tombeau restant presque entièrement caché par l’exhaussement du sol de la crypte.
    (Paul Allard, les dernières persécutions du troisième siècle)

  • Les chrétiens en Erythrée

    Selon La Voix des martyrs, l’organisation qui fut créée par le pasteur Wurmbrand, une femme érythréenne de 33 ans, Migsti Haile, a été torturée à mort pour avoir refusé de renier sa foi chrétienne, après avoir passé 18 mois en prison. Elle est la quatrième personne tuée pour sa foi cette année en Erythrée.

    En mai 2002, le gouvernement communiste a interdit toute manifestation publique aux églises évangéliques. Seules les « religions historiques » sont autorisées à avoir un culte public : l’Eglise orthodoxe d’Erythrée, l’Eglise catholique, l’Eglise évangélique luthérienne d’Erythrée, et l’islam.

    Plus de 2.000 chrétiens seraient emprisonnés, sans inculpation ni procès.

    Les protestants évangéliques sont souvent mis hors la loi (le cas du Laos a été récemment évoqué) non pas parce qu’ils sont chrétiens mais parce qu’ils se livrent à un prosélytisme agressif (éventuellement mâtiné de propagande américaine...) et à des manifestations intempestives. Cela dit, lorsqu’ils sont persécutés, les autres chrétiens ne sont pas non plus en paix. Les Eglises « approuvées » sont étroitement surveillées et soumises aux pressions des autorités, qui décident du nombre de prêtres autorisés à exercer le ministère. Depuis décembre dernier, les dîmes des fidèles doivent être versées sur un compte gouvernemental. En janvier 2006, le gouvernement a destitué le patriarche orthodoxe et en a imposé un autre à sa solde...

    L’Erythrée est gouvernée par le Front populaire pour la démocratie et la justice (sic), parti unique marxiste-léniniste issu du Front populaire de libération de l’Erythrée, qui a obtenu l’indépendance en 1993.

  • Le procès d’Herrlisheim : entre Outreau et Carpentras

    Communiqué du Front national

    Il y a deux ans, le cimetière juif d’Herrlisheim (Bas-Rhin) était profané, et des dizaines de tombes souillées d’inscriptions, de croix gammées, etc.

    Une enquête surréaliste, exclusivement orientée vers les milieux dits « d’extrême-droite » a conduit à l’arrestation très largement médiatisée d’un homme parfaitement innocent, M. Lionel Lezeau, sur la foi d’indices dérisoires, en l’occurrence une prétendue « analyse graphologique » faite par un ancien gendarme, graphologue amateur, analyse totalement inopérante dans le cas d’inscriptions grossièrement tracées à la bombe à peinture.

    Au mépris le plus absolu de la présomption d’innocence, M. Lezeau a été arraché à sa famille, à son métier de forestier, jeté en prison et livré en pâture à l’opinion, notamment par le Procureur M. Schulz dans une conférence de presse où était mentionnée son appartenance au Front National.

    M. Lezeau est resté quatre mois en prison sans être jugé, ce qui était le maximum légal en l’espèce. Six mois plus tard on découvrait fortuitement les trois coupables présumés, sans aucun rapport ni avec Lezeau ni avec la droite nationale, bien au contraire !

    Leur procès s’ouvre aujourd’hui.

    M. Lezeau a bénéficié, il y a seulement quelques semaines, d’un non-lieu, sans qu’aucun magistrat ne fournisse ni explications ni excuses, privées ou publiques.

    Le Front National demande :

    - Au Garde des Sceaux, de faire diligenter une enquête sur le processus ayant abouti à cette injustice.

    - Au Parquet de Colmar, des excuses publiques.

    - A la presse écrite, de rétablir M. Lezeau dans son innocence enfin reconnue, dans une forme équivalant à celle de son injuste mise en cause, ainsi que l’a fait FR3 Alsace.

    - A la juridiction nationale d’indemnisation, de compenser s’il est possible le considérable préjudice matériel et moral subi par M. Lezeau.

  • « Canaille prétentieuse » : 38 euros

    Catherine Dolto avait traité Daniela Lumbroso de « canaille prétentieuse », dans un courriel. C’était à propos du livre écrit par celle-ci sur la célèbre mère de celle-là.

    Daniela Lumbroso avait porté plainte pour injure.

    Le ministère public n’avait requis aucune peine, estimant que Catherine Dolto devait bénéficier de « l’excuse de provocation ». (Dans l’ancien code pénal, c’était une circonstance atténuante : on doit être condamné moins sévèrement quand on répond à une provocation. L’excuse de provocation a disparu du code pénal, mais peut toujours être invoquée.)

    Le tribunal de police ne l’a pas suivi, et a condamné Catherine Dolto à une... amende de première classe, à savoir 38 euros, ainsi qu’à 1 euro de dommages et intérêts, et à rembourser les frais de justice de la plaignante : 1.500 euros.

    Morale de l’histoire : faites attention à ce que vous écrivez dans vos courriels... et sur les blogs.

  • Manif le 22 septembre contre le traité européen

    Communiqué du Collectif France Indépendante

    NON AU TRAITÉ SIMPLIFIÉ EUROPÉEN : RESPECT DE LA VOLONTÉ POPULAIRE

    Le nouveau traité « simplifié » élaboré dans le secret d’un « sommet européen » n’est qu’une « Constitution européenne » bis (ou maquillée) dont seuls des symboles les plus voyants ont disparu.

    Les dispositions les plus nocives pour la souveraineté nationale et populaire sont maintenues.

    La ratification par la voie parlementaire choisie par le président de la République vise à annihiler la volonté du peuple français qui a dit NON par référendum le 29 mai 2005 à toute Constitution européenne.

    Afin de nous opposer à ce processus anti-démocratique, nous appelons à une manifestation à Paris le 22 septembre 2007 à l’occasion de laquelle nous dirons avec force et détermination notre refus de ce traité « simplifié » européen.

    Le rassemblement aura lieu à 15 heures, place d’Estienne d’Orves, Paris 9ème, Métro Trinité (ligne 12).

    Le 29 mai 2005 le peuple a démocratiquement dit NON.

    Le vote du citoyen français doit être respecté, il en va de la vie même de notre démocratie.

    C’est en cela que nous disons : NON c’est NON !

    CFI - Collectif France Indépendante www.FranceIndependante.sup.fr

     

    [Jean-Marie Le Pen y participera et appelle tous les patriotes à y participer.]

  • Rama Yade, François Fillon et Christine Boutin

    Selon François Fillon, Rama Yade a « fait une gaffe qui est liée à son inexpérience ». Sa visite aux squatteurs d’Aubervilliers « pouvait donner le sentiment » qu’il y avait « une hésitation du gouvernement par rapport à la mise en œuvre d’une décision de justice ». « L’incident est clos : Rama Yade sait très bien qu’elle n’aurait pas dû s’y rendre, en tout cas pas dans ces conditions là. »

    Rappelons que Rama Yade, après sa convocation à Matignon, s’est vantée d’avoir apporté « un enseignement utile, une clarification nécessaire », en allant soutenir les squatteurs d’Aubervilliers.

    Il est vrai que Fillon a ajouté : « On ne peut jamais reprocher à une jeune femme d’avoir de la générosité et de réagir à ses émotions. »

    De ce fait on attend la prochaine « gaffe », pour laquelle Rama Yade est à l’avance absoute.

    On remarquera que Christine Boutin a réagi différemment. Sans doute n’a-t-elle pas apprécié le propos de Rama Yade soulignant auprès des squatteurs qu’elle n’était pas ministre du Logement, sous-entendu : c’est Mme Boutin qui devrait s’occuper de vous, mais comme elle ne le fait pas je suis bien obligée de venir...

    « Je ne pense pas que ce soit une action qu’il ait été bon de porter parce que cela ne pouvait qu’exacerber les tensions », a déclaré Christine Boutin. « J’ai eu l’occasion de m’en expliquer avec elle. Elle est jeune et je comprends très bien qu’elle ait été sensibilisée à cela, mais je n’ai pas de leçon de sensibilité à prendre. » Et quand on lui a demandé si selon elle la police devait revenir pour expulser les squatteurs, elle a répondu : « Une décision de justice doit être appliquée, sinon nous ne sommes plus dans un état de droit. »

    Cela dit, les squatteurs sont toujours sur place...

  • Porte-parole de voyous

    Déclaration de Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, dans Le Progrès : « Ce que j’aime dans le rugby, c’est que deux joueurs peuvent se foutre l’un sur l’autre à un moment de tension du match, mais une fois qu’ils se sont castagnés, ça ne pose de problème à personne et ensuite ils iront ensemble faire la troisième mi-temps. Ce qu’on appelle un sport de voyous pratiqué par des gentlemen. La politique, c’est un sport de voyous pratiqué par des voyous. »

    Que voilà une haute conception de la politique et de la démocratie. Si c’est ce que l’on répand dans l’opinion, on ne peut pas s’étonner du niveau de l’abstention : les citoyens laissent les voyous entre eux.

  • Démocratie en ruine

    Deux cantonales partielles ont eu lieu hier, dans la région d’Arras. Dans l’une, le candidat socialiste a frôlé les 50%. Avec 1.810 voix. Sur 13.383 inscrits. Soit moins de 14% des suffrages des inscrits. Dans l’autre, la configuration est similaire, avec un score moins « élevé » pour la candidate socialiste. Dans la première, l’abstention a été de 72,78%. Dans la seconde, l’abstention a été de 72,31%.

    Le score du FN n’est pas négligeable : 8,21 et 10,59. Mais dans ce contexte de désaffection, cela ne fait pas non plus beaucoup de voix.

  • Saint Nicolas de Tolentino

    Marie enfant sourit au lis dont fait hommage à son berceau le représentant d'un grand Ordre. Admis dans la famille religieuse des Ermites de Saint-Augustin au moment où elle se groupait et se constituait sous la direction du Vicaire du Christ, Nicolas mérita d'en être le thaumaturge. Quand il mourut, en 1305, l'exil d'Avignon commençait pour les Pontifes romains; sa canonisation, retardée près d'un siècle et demi par les troubles de ces temps, marqua la fin des lamentables dissensions qui suivirent l'exil.

    La paix perdue depuis tant d'années, la paix dont désespéraient les plus sages: c'était l'ardente prière, la solennelle adjuration d'Eugène IV, lorsque, au soir d'un laborieux pontificat, il confiait la cause de l'Eglise à l'humble serviteur de Dieu placé par lui sur les autels. Ce fut, au témoignage de Sixte Quint, le plus grand des miracles de saint Nicolas; miracle qui porta ce dernier Pontife à ordonner la célébration de sa fête sous le rit double, en un temps où pareil honneur était rare.

    (Année liturgique)

  • Une censure épiscopale du Christ

    Comme chacun sait la traduction française de la Bible utilisée dans la « forme ordinaire » de la liturgie latine est sous copyright. C’est comme si saint Matthieu ou saint Luc avaient fait le tour des premières communautés chrétiennes pour leur faire payer des droits chaque fois que leur évangile était recopié. On ne m’a pas encore expliqué en quoi ce n’est pas de la simonie.

    Non seulement l’épiscopat français a mis la parole de Dieu sous copyright, mais il a falsifié la parole de Dieu qu’il vend comme « liturgique ».

    Ainsi, ce dimanche, dans l’évangile sous copyright de la « forme ordinaire », on fait dire à Jésus « sans me préférer », quand il a dit « et ne hait pas ». Tous les textes et toutes leurs traductions avaient toujours respecté, jusqu’ici, la parole du Seigneur. Il n’y a aucune ambiguïté sur le mot, et il n’y a qu’une traduction possible.

    Mais nos prudes évêques étaient effrayés d’avoir à dire « si quelqu’un vient à moi et ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses fils… »

    Et au lieu d’expliquer ce que cela veut dire, ils censurent la parole de Dieu, ils censurent le Verbe. Et ils en sont tellement fiers qu’ils protègent leur forfait par un copyright.