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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2636

  • Les députés votent pour le protocole anti-français

    Les députés ont voté hier à une très large majorité la ratification du protocole de Londres. C’est une nouvelle atteinte à la langue française et à la francophonie.

    Ce protocole prévoit que les brevets soient déposés dans l’une des trois langues officielles de l’Office européen des brevets (OEB) : anglais, français et allemand, et supprime l’obligation de les traduire dans chacune des langues des 32 pays membres.

    Les partisans du protocole insistent naturellement sur les « coûts » de traduction qui seront ainsi réduits ou supprimés, et n’hésitent pas à prétendre que c’est une avancée de la francophonie, puisque le français devient une des trois langues officielles de l’OEB.

    En réalité, le protocole consacrera la suprématie de l’anglais au point d’en faire un quasi monopole. Le Comité contre le protocole de Londres, présidé par Claude Hagège, a expliqué que la ratification « reviendrait à admettre, en réalité, l'usage de l'anglais en droit français et serait très dangereuse pour la pérennité de la langue française comme langue scientifique, technique et commerciale ». Si actuellement 100% des brevets sont traduits en français, « la part de la francophonie passerait à 7% ». Car à l'heure actuelle 70% des brevets sont déposés en anglais, 23% en allemand et 7% en français.

    Cela dans un premier temps, car la logique de la non-traduction est naturellement que tous les auteurs de brevets seront conduits à les déposer en anglais.

    L’UMP et le PS ayant décidé de voter en faveur de la ratification du protocole (approuvé par le gouvernement le 24 août dernier), l’issue du vote ne faisait aucun doute. Il est étrange, dès lors, que pas moins de trois membres du gouvernement soient venus à l’Assemblée nationale défendre le texte. C’était sans doute histoire de souligner que le gouvernement tient énormément à accomplir ce forfait contre la langue française. Il y avait là Hervé Novelli, Jean-Pierre Jouyet, et Valérie Pécresse, celle-ci n’hésitant pas à en appeler à « l’esprit des Lumières », qui « doit être rallumé », ce qui ne manque pas de sel quand on se souvient qu’à l’époque des Lumières toute l’Europe intellectuelle s’exprimait en français...

    Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen souligne que ce protocole « qui conduira à ce que la quasi-totalité des brevets européens soient rédigés exclusivement en anglais, et à ce que ces brevets non traduits soient officiellement opposables en justice (ce qui fait de l’anglais une langue du droit français) ». « Comment cette Assemblée peut-elle encore se dire nationale ? » s’exclame-t-il, avant de demander : « A quand l’abrogation de la loi Toubon ? Puisqu’on prépare une réforme constitutionnelle, va-t-on ajouter à l’article 2 de la Constitution que si la langue de la République est le français, la langue des affaires, sur le territoire français, est l’anglais ? »

  • National Hebdo N° 1210

    « Turquie : les mensonges de Sarkozy ». Dans mon éditorial, je fais écho à la campagne du Front national, lancée par Marine Le Pen, sur le reniement de Sarkozy concernant la Turquie.

    Jean Roberto raconte l’agression dont a été victime Marine Le Pen à Hénin-Beaumont.

    Dans sa semaine, Topoline explique en quoi « tous ces polichinelles » du gouvernement lui font honte.

    Michel Limier s’intéresse à Claude Guéant, « l’ombre de son maître », aujourd’hui exposé dans les médias.

    Alexandre Martin raconte la panique à la Northern Rock, banque anglaise touchée de plein fouet par l’affaire des subprimes.

    Béatrice Pereire nous parle de ces personnages qui étaient gauchistes et sont devenus néo-conservateurs : en France ils s’appellent Kouchner, Glucksman, BHL… « Une vie entière consacrée à la détestation de soi et à la haine des autres ».

    Dans ses Réminiscences à bâtons rompus, Jean Bourdier évoque Pierre Nord, qu’il appelait « le Colonel », car ce maître du roman d’espionnage était le colonel André Brouillard, commandeur de la Légion d’honneur.

    Hervé Pennven a vu une première à l’Opéra Bastille : la salle unanime pour huer la mise en scène d’Ariane et Barbe Bleue. Enfin, le public ose dire qu’il en a marre de ces mises en scène qui défigurent les chefs-d’œuvre.

  • Saints Côme et Damien

    Côme et Damien étaient frères. Arabes d'origine, et de noble extraction, ils naquirent dans la ville d'Eges. Médecins de profession, ils guérissaient les maladies même incurables, autant par la puissance de Jésus-Christ que grâce à leur science. Or, sous les empereurs Dioclétien et Maximien, le préfet Lysias ayant eu connaissance de leur religion, se les fit amener pour les interroger sur leur foi et leur genre de vie. Comme ils s'avouaient hautement chrétiens et proclamaient que la foi chrétienne était nécessaire au salut, Lysias leur ordonne d'adorer les dieux ; sinon des supplices et une mort cruelle les attendent. Mais, comprenant bientôt l'inutilité de ses menaces : Pieds et poings liés, s'écrie-t-il, qu'on les torture par les plus raffinés tourments. L'ordre s'exécute, et Côme et Damien cependant restent fermes. Toujours enchaînés, on les précipite au fond de la mer ; ils en sortent sains et saufs et déliés. Ce qu'attribuant à la magie, le préfet ordonne de les conduire en prison, d'où, tirés le lendemain, il les fait jeter sur un bûcher en feu ; mais la flamme s'écarte des Saints. Après donc divers autres essais cruels, il commande qu'on les frappe de la hache. Ainsi leur fut acquise, dans la confession de Jésus-Christ, la palme du martyre.

    (Bréviaire)

  • Du nouveau en Slovaquie

    Jeanne Smits rapporte que le ministère slovaque de la Santé vient d’abroger la loi qui contraignait tous les hôpitaux du pays à pratiquer des avortements. Cette décision fait suite à une vigoureuse campagne de l’association slovaque Droit à la Vie, et constitue donc une victoire des militants de la vie.

    Mais elle doit aussi être mise en perspective avec le discours de Benoît XVI au nouvel ambassadeur slovaque, le 13 septembre dernier. Tout le discours faisait référence à l’accord signé en 2000 entre la République slovaque et le Saint Siège. Le pape rappelait que sur les quatre points de cet accord, deux ont été ratifiés par Bratislava, mais deux autres ne l’ont pas encore été, dont celui du droit à l’objection de conscience. Or le pape se disait reconnaissant envers l’ambassadeur d’avoir donné à nouveau son assurance que la République de Slovaquie était attachée à l’accomplissement de ces deux points, et il réaffirmait de son côté que le Saint-Siège était prêt à fournir son assistance, de toutes les façons possibles, pour que cela aboutisse.

    Il s’agit là d’un élément nouveau. En effet, l’article sur le droit à l’objection de conscience était en panne depuis février 2006, quand le Premier ministre fit savoir que le gouvernement slovaque ne ratifierait pas ce point. Cela provoqua une grave crise politique, car tous les ministres démocrates chrétiens démissionnèrent. Depuis lors, le nouveau gouvernement social-démocrate avait en quelque sorte gelé la question, en laissant entendre qu’il ne chercherait pas à imposer de nouvelles législations contraires à la doctrine de l’Eglise (par exemple pour les homosexuels), si on lui fichait la paix avec l’objection de conscience.

    D’où l’importance du discours du pape, suivi de l’abrogation de la loi sur l’obligation de l’avortement dans les hôpitaux, qui est explicitement une reconnaissance de l’objection de conscience.

    Il faut aussi rappeler pourquoi le gouvernement slovaque avait ajourné sine die la ratification de l’article sur l’objection de conscience. C’était sur pression de la Commission européenne. Celle-ci, alertée par les lobbies de la culture de mort, avait demandé un rapport sur la question à son très officiel « Réseau d’experts ». Lequel avait remis, le 14 décembre 2005, un avis qui condamnait l’accord sur l’objection de conscience. Les experts concluaient que le projet viole les engagements internationaux de la Slovaquie, notamment au regard de la Convention européenne des droits de l'homme ; qu'il porte atteinte aux droits des femmes à accéder aux services médicaux qui procèdent légalement à des avortements et comporte donc à leur égard une discrimination ainsi qu'une menace de "traitement inhumain et dégradant" ; qu'il porte également atteinte à la liberté de conscience et à l'égalité de traitement des personnes qui ne sont pas catholiques et qu'il crée symétriquement une discrimination en faveur de l'Église catholique ; qu'il viole par conséquent le principe de non-discrimination figurant tant dans les traités que dans la législation communautaire relative à l'accès au service de santé. (Je reprends ici les conclusions selon les termes de l’excellente analyse qu’avait faite François de Lacoste Lareymondie dans Liberté politique.)

    Ainsi, c’est pour éviter une inéluctable condamnation de l’Union européenne que le gouvernement slovaque avait reculé.

    Nul doute que la décision concernant les hôpitaux va relancer la question, comme on peut déjà le constater par un article vengeur de Rue89 intitulé : La Slovaquie cheval de Troie du Vatican ?

    Car il ne s’agit pas seulement de l’avortement, et il ne s’agit pas seulement de la Slovaquie, comme le montrait fort bien, dès février 2006, François de Lacoste Lareymondie.

  • Budget 2008 : où est la « rupture » ?

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Le premier budget de l’ère Sarkozy est un budget de routine, fondé comme d’habitude sur des hypothèses « optimistes », sans pour autant que soit prévue une réduction visible de la dette et des déficits.

    C’est l’immobilisme qui prime, et l’on ne relève aucune prise de conscience que la France est « en situation de faillite », selon l’expression du Premier ministre.

    Bref, ici comme ailleurs, on cherche en vain la « rupture ».

  • Belgique

    « C’est vrai que dans l’opinion publique francophone, en Wallonie, on sent bien que le fait que les Flamands veulent scinder le pays induit une sorte de tristesse indicible parce que nous aimons notre pays. Mais nous devons faire preuve de lucidité : il arrivera un moment, même si on ne le souhaite pas, où la Flandre voudra voler de ses propres ailes. Et ce ne sera pas, alors, la peine de dire : ah le bel avion, j’aurais bien voulu être dedans. Ce sera trop tard. Quand l’avion s’en va, il s’en va. »

    Ces propos sont d’Elio Di Rupo, président du parti socialiste francophone belge.

    D’autre part, le ministre-président de la Communauté française de Belgique, Marie Arena, a proposé la mise en place d’une commission « Wallonie-Bruxelles 2009 » pour réfléchir à l’avenir des Belges francophones face à la « radicalisation » en Flandre...

    Le processus politique est bloqué en Belgique depuis les élections du 10 juin.

  • Homosexuels : les épiscopaliens font marche arrière

    Les évêques de l’Eglise épiscopalienne (branche américaine de l’Eglise anglicane) ont décidé à l’unanimité de ne plus consacrer d’évêque « dont la manière de vivre présenterait un défi à l’ensemble de l’Eglise et conduirait à davantage de tension dans la communauté », en clair des homosexuels, et à ne plus bénir d’unions homosexuelles « jusqu’à ce qu’un consensus plus large soit trouvé au sein de la communauté ou jusqu’à ce qu’une convention générale décide de futures actions ».

    A la fin de la semaine dernière, le chef de l’Eglise anglicane, Rowan Williams, avait tenu une réunion de crise à la Nouvelle-Orléans afin d’éviter un schisme sur cette question.

    Lors d’un synode général, en février, les primats de l’Eglise anglicane avaient sommé les évêques épiscopaliens de clarifier leur position avant le 30 septembre.

    La crise est profonde dans l’Eglise épiscopalienne, qui perdrait 700 fidèles chaque semaine. On apprend que Jeffrey Steenson, évêque de Rio Grande, va rejoindre l’Eglise catholique. C’est le troisième évêque épiscopalien à rejoindre l’Eglise catholique cette année.

  • Délire islamophile

    La boulangerie industrielle Gregg’s a installé, dans sa nouvelle usine de Glasgow, des toilettes réservées aux musulmans. Les employés, qui n’en reviennent pas, font remarquer qu’il n’y a pas un seul salarié musulman dans les locaux. La firme répond qu’une demande de toilettes réservées aux musulmans a été formulée dans d’autres implantations de Gregg’s, et donc qu’elle en installera partout.

    L’Ecosse est en pointe dans le délire islamophile. En août dernier, les institutions hospitalières avaient interdit aux employés des hôpitaux de manger dans les locaux, et demandé que soient enlevés les distributeurs de nourriture et de boisson, pendant la durée du ramadan.

  • UMP

    Comme prévu, Patrick Devedjian a été « élu » hier officiellement secrétaire général de l’UMP par le bureau politique du parti. Dominique Paillé et Philippe Cochet sont secrétaires généraux adjoints.

    Les trois « vice-présidents du conseil national » (Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie) seront « élus » le 6 octobre.

    Il y a donc trois vice-présidents, mais pas de président. Ce qui souligne que le président occulte (mais effectif) est Nicolas Sarkozy.

  • Kouchner au CFR

    Bernard Kouchner était invité hier à parler devant le Council of foreing relations, que l’AFP qualifie d’institut de recherche américain. En fait le CFR, et en l’occurrence il est bon de le rappeler, est à la fois l’un des principaux lobbies du mondialisme et l’inspirateur de la politique étrangère des Etats-Unis. La description, tout en retenue, qu’en fait Wikipedia, suffit : « Etant donné son influence, son opacité et sa discrétion dans les médias, certains voient en lui le véritable organe décisionnel de la politique étrangère des Etats-Unis, et de fait, au vu de la puissance américaine dans le monde, l'un des plus importants lobbies au monde. À noter que bon nombre de membres du CFR sont également des Bilderbergers, tandis que d'autres sont membres de la Commission Trilatérale , autant de groupes régissant l'économie et la géopolitique mondiales. »

    Et devant le CFR, Bernard Kouchner a parlé de la... Turquie. Il a révélé, au CFR, donc, et non pas aux Français, que Nicolas Sarkozy et lui-même venaient de se réunir avec le Premier ministre turc Erdogan et son ministre des Affaires étrangères Babacan, et qu’il avait été décidé que les ministres français et turc des Affaires étrangères allaient « être chargés de la mise en place d’une sorte de groupe de travail afin d’envisager toutes les possibilités » dans le rapprochement de la Turquie et de l’Union européenne.

    Bernard Kouchner a affirmé d’emblée qu’il n’était pas d’accord avec Nicolas Sarkozy et qu’il fallait accepter la Turquie dans l’Union européenne. Il a également révélé qu’il est à l’origine du revirement de Sarkozy sur la question : « Nous l’avons convaincu de ne pas casser l’ensemble du processus » de négociations. Il serait intéressant de savoir qui sont les autres personnes qui se cachent sous le « nous ». Parlait-il de ses amis du CFR ?

    Ainsi donc a été fabriquée la nouvelle position de Sarkozy, destinée à poursuivre les négociations d’adhésion tout en faisant semblant de continuer de dire que la Turquie n’a pas sa place en Europe. C’est la fameuse doctrine exposée devant la conférence des ambassadeurs, selon laquelle on peut continuer les négociations à condition que tout nouveau chapitre soit « compatible avec les deux visions possibles : soit l’adhésion, soit une association aussi étroite que possible », et à condition que soit mis en place un « comité des sages » qui serait chargé de réfléchir à l’avenir de l’Union européenne.

    Devant le CFR, Bernard Kouchner a répété le nouveau dogme sarkozyen (inspiré par les mystérieux « nous ») que seuls 5 chapitres supposent une intégration au sein de l’UE, et que 30 autres peuvent donc être négociés. Cela « prendra des années et des années », et « entre-temps nous aurons de bonnes relations avec la Turquie  ».

    Et ces relations seront d’autant meilleures qu’elles seront entretenues par le groupe de travail piloté par Kouchner et Babacan, censé envisager toutes les possibilités. Or les Turcs, comme la Commission européenne, ont toujours dit et répété que la seule possibilité est l’adhésion.

    En bref, dit Kouchner, « la position de la France est claire : nous avons le temps ». Le temps de passer en douceur de la position première de Sarkozy de refus absolu de l’adhésion, à l’acceptation de l’adhésion au bout du processus. Et pour être certain que cela se fera, on va supprimer dans la Constitution l’article qui impose un référendum pour tout nouvel élargissement. Là encore, alors que Sarkozy reste pour l’instant muet sur la question, lui qui avait chaleureusement félicité Jacques Chirac pour avoir ajouté cet article, c’est Bernard Kouchner qui a révélé que le président était favorable à sa suppression. « Nous l’en avons convaincu », pourrait-il sans doute dire également à ce sujet.

    En fait, Bernard Kouchner a rendu compte devant le CFR du bon travail qu’il a accompli auprès de Nicolas Sarkozy, afin que la Turquie , conformément aux visées américaines inspirées par le CFR, intègre l’Union européenne. Ce qui, il faut bien le dire, est dans la logique de l’atlantisme de Sarkozy, et de sa volonté, exprimée également à New York, de voir la France revenir aux structures militaires intégrées de l’OTAN.