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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2639

  • 17e dimanche après la Pentecôte

    Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus cite le premier verset du psaume 109 : « Le Seigneur a dit à mon seigneur : siège à ma droite, jusqu’à ce que j’aie fait de tes ennemis un escabeau sous tes pieds. »

    On constate que le texte du psaume selon Jésus est notablement différent de ce que l’on peut lire dans les traductions modernes du psaume 109 (numéroté 110), tant dans les Bibles que dans la néo-liturgie.

    D’où l’inévitable alternative :

    Ou bien Jésus ne connaissait pas bien les psaumes.

    Ou bien ce sont les traductions modernes qui sont fautives.

    A votre avis ?

    La citation que fait Jésus du psaume 109 est mot pour mot ce que l’on peut lire dans la version grecque des Septante, et (donc) aussi dans la Vulgate.

    Autrement dit, Jésus authentifie la liturgie grecque et la liturgie latine traditionnelle.

    Il y a autre chose ici à remarquer. Le premier mot du psaume, en hébreux, est YHWH, le tétragramme sacré, le Nom de Dieu. C’était l’occasion pour Jésus de nous révéler comment on doit le prononcer, ou ce qu’on doit en faire.

    Eh bien il le fait, en donnant la version liturgique du psaume : YHWH se dit Seigneur, Kyrios, Dominus.

    Ce faisant, il condamne ceux qui prétendent, non seulement connaître les psaumes mieux que lui, le Verbe de Dieu, mais prétendent en outre vocaliser le Nom imprononçable (ce qu'évite, tout de même, la néo-liturgie).

  • Petite coupure

    Je serai absent toute cette semaine. Si vous voulez tout savoir, je vais voir mon fils, ma petite-fille, ma mère, ma grand-mère, et mon père spirituel. Tous en Bretagne, évidemment.

    Je signale que cette semaine est celle des quatre temps de septembre (dans la 'forme extraordinaire"...), mais que, vendredi, les quatre temps sont supplantés par la fête de saint Matthieu.

    Samedi, il y a la manifestation parisienne contre le nouveau traité européen, et dimanche la journée de l’Agrif à Villepreux (voir dans la colonne de gauche, rubrique rendez-vous : cliquez pour avoir les renseignements).

    Ceux qui seraient en manque de Daoudal (comme je les plains) pourront se procurer le dernier numéro de Reconquête, où ils trouveront le texte de ma conférence sur « culture de vie, culture de mort », ou plus précisément sur le sens de ces mots. (70 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris, ou à Villepreux dimanche).

    A bientôt si Dieu veut.

  • 16e dimanche après la Pentecôte

    L’année dernière je disais que l’évangile de ce dimanche est en deux parties. En fait la première partie doit elle-même être divisée en deux, car elle comprend deux enseignements distincts : d’une part le miracle de la guérison de l’hydropique, d’autre part la guérison effectuée un jour de sabbat.

    Il y a donc trois pôles dans cette péricope : le miracle, le sabbat, l’humilité.

    Jean-Sébastien Bach a composé trois cantates pour ce dimanche, en 1723, 1724 et 1726. Du moins, c’est ce que nous avons. Pour 1725, grand cru pourtant, il ne nous reste curieusement aucune cantate entre fin août et Noël, hormis celle de la fête de la Réforme, le 31 octobre, comme on peut le constater dans le précieux Guide pratique des cantates de Bach, par Philippe et Gérard Zwang (qui ont établi le classement chronologique des cantates).

    Or il se trouve que chacune de ces cantates fait allusion à l’un des aspects de l’évangile : le sabbat en 1723, l’hydropique en 1724, l’humilité en 1726, à savoir les cantates BWV 148, 114, 47, qui sont dans le catalogue Zwang les ZK 45, 90, 152.

    La dernière est celle qui « commente » le plus l’évangile. « Quiconque s’élève sera abaissé, quiconque s’abaisse sera élevé » : le texte oblige quasiment à la mise en œuvre des procédés baroques, et Bach ne se prive pas de multiplier lignes ascendantes et lignes descendantes, sur fond d’affirmation appuyée (c’est l’enseignement de Dieu).

    D’autre part et surtout, si l’on trouve dans cette cantate comme dans les autres des mots particulièrement illustrés, « mis en scène », par la musique, l’une de ces illustrations, et cela est très rare, est en elle-même un enseignement spirituel.

    C’est dans l’air de soprano : « Demut stammt aus Jesu Reich ». L’humilité vient du royaume de Jésus. Stammt veut dire « est issu de », et quand on parle d’une personne, « descend de ». L’humilité vient du Ciel, donc elle descend, elle aussi. Or, à deux reprises, la soprano chante des vocalises ascendantes sur stammt, ce qui est parfaitement contraire au procédé habituel de Bach, qui illustre les mots non seulement selon leur sens mais aussi sans s’occuper du contexte (ainsi peut-il développer des vocalises joyeuses sur Freude même quand il est dit qu’il n’y a pas de joie.)

    C’est donc doublement contraire, puisque non seulement stammt indique une descente, mais qu’il s’agit de l’humilité, qui donc doit se traduire par une ligne descendante.

    Ces étonnantes vocalises sur stammt montrent que Bach était un véritable homme et de foi et de prière, et qu’il avait compris le sens profond de l’évangile. Car il exprime ainsi cette vérité que l’humilité est la vertu qui permet de s’élever à Dieu, qui permet, nous dit la musique, de nous envoler littéralement vers Dieu, et de nous épanouir en lui. Et l’orgue (ou le violon) volette autour de la voix comme des anges souriants qui accompagnent cette montée.

  • Le double langage d’Hortefeux

    Le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux a déclaré jeudi à Villeurbanne qu'il serait « pleinement le ministre de l'asile » : « La France entend très clairement rester une terre d'asile pour les étrangers persécutés. » « Je souhaite le dire de la manière la plus solennelle et la plus forte: la question de l'asile et celle de l'immigration sont distinctes et doivent le rester. » « Avec 31.000 demandes d'asile examinées, notre pays se place au premier rang de l'ensemble des pays de l'Union européenne. La France soutient sans rougir la comparaison et seuls les Etats-Unis dépassent la France en nombre de demandes traitées. » Et de rappeler qu'entre 1997 et 2004, la France était passée de la 7e à la 1ère place mondiale en matière de demandes d'asile alors que le pays représente « seulement 1% de la population mondiale ». Brice Hortefeux a souligné aussi les résultats « très honorables » s'agissant des demandeurs auxquels est reconnu le statut de réfugiés, avec un nombre qui s'est élevé à 7.500 en 2006 et au cours de la période 2004-2006 à plus de 32.000. « Aujourd'hui, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides évalue à 124.000 le nombre d'étrangers placés sous sa protection, et avec pour une écrasante majorité le statut de réfugié, ce qui signifie une carte de résident de 10 ans et des droits sociaux identiques à ceux des Français. »

    Le ministre de l’Immigration Brice Hortefeux déclare dans Le Figaro Magazine de ce samedi :

    « En 1997, quand Lionel Jospin a décidé de régulariser d’un coup environ 80.000 immigrés en situation irrégulière, le nombre de demandeurs d’asile a été multiplié par quatre et on est passé de 20.000 en 1997 à 82.000 en 2000. C’est la démonstration de l’échec de toute régularisation générale. Malgré les efforts gigantesques effectués pour accueillir dans des conditions décentes les demandeurs d’asile, nous versons 45 millions d’euros chaque année en frais d’hôtel. Cela ne peut pas continuer ! »

    A Villeurbanne, le ministre se félicite d’une situation qu’il dénonce dans Le Figaro Magazine, et il se vante à Villeurbanne d’être pleinement le ministre de l’asile quand dans Le Figaro Magazine il s’exclame que ça ne peut plus durer. En outre, à Villeurbanne il souligne que l’immigration et l’asile sont deux questions distinctes, et dans Le Figaro Magazine il montre comment l’afflux de demandeurs d’asile (dont il se félicite à Villeurbanne) vient d’une politique d’immigration laxiste…

    Brice Hortefeux était le bras droit de Nicolas Sarkozy. Il se montre aujourd’hui le parfait modèle du ministre sarkozyste, avec un langage diamétralement opposé selon qu’il s’adresse à un public immigrationniste ou à un public de droite.

  • Les sept douleurs de la Sainte Vierge Marie

    « Cet enfant est venu, dit le vieillard Syméon en voyant le petit Jésus, comme un signe de contradiction. Et, s'adressant à Marie, il ajouta : Toi-même, un glaive te transpercera l'âme. Et en vérité, Bienheureuse Mère, un glaive a percé ton âme; il n'aurait pu, sinon, sans te percer, atteindre le corps de ton Fils. Lorsque ton Jésus (il est à tous, mais plus spécialement à toi) eut rendu le dernier souffle, la lance, cruelle ouvrit son flanc, sans ménager un corps qui ne pouvait plus souffrir, mais c'est ton âme qu’elle transperça. L'âme de ton Fils déjà n'était plus dans ce corps, mais la tienne ne pouvait s'en arracher, et c'est elle que poignit la douleur. Il faut donc t'appeler plus que martyre, puisque, en toi, la souffrance de compassion l'a emporté si totalement sur la douleur du corps. » (Saint Bernard).

    Si l’on m’avait demandé ce qu’il faudrait modifier dans le calendrier liturgique romain, j’aurais suggéré de supprimer la fête des Sept douleurs de la Sainte Vierge , le 15 septembre. En effet, cela n’a pas de sens de pleurer avec Marie au pied de la Croix au lendemain de la célébration de la gloire de la Croix. Et cela n’a pas de sens non plus que cette fête marque le jour octave de la Nativité de Marie, aurore de la rédemption qui nous a été acquise par la croix glorieuse.

    Il se trouve qu’il existe une autre fête des sept douleurs, au vendredi de la Passion , et que là elle a tout à fait sa place, et mériterait d’être valorisée.

    Or qu’a-t-on fait ? On a supprimé celle de la Passion , et on a gardé celle du 15 septembre...

    Décidément, il n’y a pas moyen d’être d’accord...

    (On peut voir aussi ma note de l’an dernier.)

  • L’obligation de l’alimentation des personnes en état végétatif

    A la suite de l’affaire Terri Schiavo, la Conférence épiscopale américaine avait demandé au Vatican la position officielle de l'Eglise catholique sur l'alimentation des personnes dans un état végétatif permanent. « Peut-on interrompre la nourriture et l'hydratation par voies artificielles à un patient en état végétatif permanent lorsque des médecins compétents jugent avec la certitude morale que le patient ne reprendra jamais conscience ? »

    La réponse de la congrégation pour la doctrine de la foi est « non » : « L'administration de nourriture et d'eau, même par des voies artificielles, est en règle générale un moyen ordinaire et proportionné au maintien de la vie. Elle est donc obligatoire dans la mesure et jusqu'au moment où elle montre qu'elle atteint sa finalité propre, qui consiste à hydrater et nourrir le patient. »

    La Congrégation rappelle que le patient en était végétatif permanent « est une personne avec sa dignité humaine fondamentale, à laquelle on doit donc procurer les soins ordinaires et proportionnés, qui comprennent, en règle générale, l'administration d'eau et de nourriture, même par voies artificielles ». Car  « si on ne leur administre pas artificiellement de nourriture ni des liquides, ils meurent »; or « la cause de leur mort n'est pas une maladie mais uniquement le fait de l'inanition et de la déshydratation ».

    Evoquant les cas exceptionnels où ce n’est pas possible (dans certaines régions isolées et pauvres), elle ajoute que ces cas « n'enlèvent rien au critère général selon lequel l'administration d'eau et de nourriture représente toujours un moyen naturel de conservation de la vie ».

    Soulignons que la loi française sur la fin de vie (loi Leonetti) est contraire à cet enseignement : dans ses motifs, elle assimile hydratation et nourriture non à un soin naturel mais à un « traitement » médical qu’on peut arrêter. C’est en cela qu’elle est, par la bande, une loi d’euthanasie. Nous étions peu nombreux à l’avoir remarqué, et les autorités catholiques étaient restées muettes ; les députés catholiques avaient voté la loi comme un seul homme. Deux ans après, Mgr Vingt-Trois a fini par s’en rendre compte (dans une remarquable déclaration commune avec le grand rabbin de Paris).

  • La dhimmitude en marche

    L’OSCE organise les 9 et 10 octobre à Cordoue (quel beau symbole) une conférence qui se penchera sur « les racines de l’intolérance envers les musulmans, ses conséquences et le rôle des médias ».

    Il serait pourtant plus urgent de se pencher sur les racines de l’intolérance islamique. Car celle-ci est bien réelle et s’exerce en permanence dans de nombreux pays, et même dans certains quartiers de nos villes, alors que « l’intolérance envers les musulmans » s’exprime par la construction subventionnée de mosquées et une bienveillance affichée des médias. Si l’on veut savoir comment les musulmans de France vivent « l’intolérance » au quotidien, on se reportera par exemple à ce texte « Aix douce ville » qui circule sur internet depuis hier (mais il date de 2002).

    En 2006, l’OSCE avait organisé une conférence similaire sur l’antisémitisme et l’intolérance envers les juifs.

    Il y avait été dit, déjà, qu’il était très mal d’identifier le terrorisme « avec une religion, un groupe ethnique et une culture ». Identifier, certes non. Mais si l’on cherche les racines, on les trouve...

    On pourrait se cotiser pour leur payer un Coran et un recueil de hadiths. Mais ils ne les liraient pas.

  • Missions, commissions, comités...

    Voici la mission du jour.

    Le chanteur Gilbert Montagné a été chargé par le gouvernement d’une mission sur l’intégration des personnes aveugles et mal-voyantes, « dont les besoins spécifiques restent en partie mal pris en compte », selon un communiqué du ministère du Travail et de la Solidarité.

  • Polynésie : revoilà Temaru

    Oscar Temaru, chef des indépendantistes, a été élu, comme prévu, président de la Polynésie française. Son ennemi juré Gaston Flosse s’était allié à lui pour renverser le président qu’il avait fait élire, Gaston Gaston Tong Sang...

    Bref, c’est chacun son tour. Et on recommence...

    Cette élection a été rendue possible grâce à la décision in extremis du Conseil d’Etat que le deuxième tour devait se dérouler à la majorité relative et non à la majorité absolue.

    En trois ans, la Polynésie aura connu « 5 présidents et 7 gouvernements », comme titre le quotidien local Les Nouvelles : « un véritable record digne de figurer au Guinness »...

  • Reconquête

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    Le numéro 240 de Reconquête est paru.

    On y trouvera notamment le texte de ma conférence à l’université d’été de Chrétienté-Solidarité, sur « culture de mort, culture de vie », qui est une réflexion sur le sens de ces expressions et de chacun des mots qu’elles contiennent.

    Reconquête, 70 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris. Le numéro 4,50 €. Abonnement un an 45 €.