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Famille

  • Un scandale parmi les scandales

    Alors qu’a éclaté le scandale du rapport de la justice de Pennsylvanie sur quelque 300 prêtres prédateurs sexuels (et tout ce qu’on peut imaginer autour, comme des prêtres élaborant des images pédopornographiques avec des images pieuses), ce qui implique de nombreux évêques – le cardinal Wuerl serait cité 200 fois dans le rapport, après le scandale McCarrick (le cardinal qui se faisait appeler “Tonton Ted” par ses amants et ses victimes) qui n’a certainement pas fini de faire des vagues en raison des nécessaires complicités au niveau épiscopal, on découvre que lors de la Rencontre mondiale des familles va se produire devant le pape et 75.000 fidèles un chanteur vedette irlandais qui s’était prononcé ouvertement pour le oui au « mariage » entre personnes de même sexe lors du référendum. Ce chanteur (de mélasse), Daniel O’Donnell, est réputé avoir vendu plus de 10 millions de disques. Il est évident que sa prise de position publique, répercutée par tous les médias, avait eu une influence sur les citoyens. Et il va se faire applaudir par le pape…

    Mais on sait aussi que l’invité vedette de la Rencontre est James Martin, un prêtre jésuite dont la principale occupation est de promouvoir les droits LGBT dans l’Eglise (et François l’a fait consultant au service communication du Saint-Siège).

    Tandis que nulle part dans les si nombreuses réunions de cette Rencontre des familles il n’est question de l’avortement…

    Mais qui suis-je pour juger ?

  • Salvini et la famille

    Interrogé par La Bussola Quotidiana sur la défense de la famille naturelle, Matteo Salvini, chef de La Ligue, vice-Premier ministre du gouvernement italien et ministre de l’Intérieur, répond:

    Nous y travaillons. J’ai demandé un avis au procureur général, et j’ai donné des instructions aux préfets. (…) La semaine dernière, on m’a dit que sur le site du ministère de l'Intérieur, sur le formulaire de demande d’une carte d’identité électronique, il y avait « parent 1 » et « parent 2 ». J’ai fait modifier le site immédiatement, pour restaurer les mentions « père » et « mère ». C’est une petite chose, un petit signe. Mais ce qui est certain est je ferai tout ce qui me sera possible en tant que ministre de l’Intérieur. (...) Si défendre le concept qu'un enfant doit avoir un papa et une maman signifie être un troglodyte, alors je suis fier d'être un troglodyte.

    (Toutefois, selon le quotidien, on voit désormais sur le site simplement « parents ».)

    Et il dit un non catégorique « aux mères porteuses et aux horreurs de ce genre ».

    Il dit aussi que le nouveau ministère de la Famille doit avoir les ressources nécessaires pour faire ce qui a été promis. Il ajoute :

    Le but que je me suis fixé d’ici la fin du mandat est d’introduire le concept de quotient familial afin de récompenser les naissances et le pari sur l’avenir. En attendant, le premier objectif est de soutenir le secteur productif à travers un abaissement des taxes. Si nous sommes déjà en mesure d’aider, par la TVA, les producteurs, les commerçants, les artisans, les petits entrepreneures, c’est un premier pas. Ils sont aussi pères et mères, un euro d’impôt en moins c’est un euro de plus pour les enfants. Certes, ça ne résout pas tout. Le but est de faire du noyau familial un sujet fiscalement reconnu. Mais déjà en 2018 l’objectif est de réduire les impôts pour beaucoup de gens, et cela sera tenu.

  • La dictature des invertis

    Le 9 janvier dernier, la Cour interaméricaine des droits de l'Homme avait exhorté les Etats de la région à modifier leur législation afin de reconnaître le mariage entre personnes du même sexe.

    En conséquence de quoi, la Cour suprême du Costa Rica a déclaré inconstitutionnelle, mercredi soir, l'interdiction du mariage entre partenaires de même sexe, et demande au Parlement de modifier la loi d'ici 18 mois.

    Le président du Costa-Rica se félicite de cette décision.

    Le lobby LGBT râle, parce que c’est « une aberration juridique » de reconnaître que l’interdiction est anticonstitutionnelle et de permettre qu’elle puisse se poursuivre pendant 18 mois…

  • Décadence

    La France détient le record d’Europe des naissances hors mariage : 59,7%, soit 8 points de plus qu’il y a dix ans.

    La deuxième place est détenue à égalité par la Bulgarie et la Slovénie (58,6%). Suivent la Norvège et l’Estonie avec 56%.

    La Grèce est de très loin le pays où il y a le moins de naissances hors mariage : 9,4%.

    On verra la carte sur BFM.

    Bientôt il n’y aura plus que les invertis à… fabriquer des enfants dans le mariage.

  • Un ministre de la Famille

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    Dès sa nomination, le nouveau ministre italien de la Famille, Lorenzo Fontana, avait parlé clair pour la… famille. La vraie.

    J’apprends par Rorate Cæli que Lorenzo Fontana, qui est membre de La Ligue depuis 18 ans, est un catholique pratiquant qui assiste à la messe traditionnelle, et s’est marié avec la messe traditionnelle. En 2007 il était conseiller municipal de Vérone et il avait dit à propos du motu proprio Summorum Pontificum : « C'est un événement d'importance historique, qui marque un retour à la tradition. »

    Lorenzo Fontana est connu pour sa participation à la Fête pour la Vie à Vérone et à la Marche pour la Vie à Rome.

    Au début de cette année il a publié un livre co-écrit avec l'ancien président de la Banque du Vatican, Ettore Gotti Tedeschi, préfacé par… Matteo Salvini (le chef de La Ligue, aujourd’hui vice-Premier ministre) : Le berceau vide de la civilisation – Les origines de la crise.

    Dans ce livre, Lorenzo Fontana explique que les Italiens sont en danger d'extinction à la suite de la décision de combler le fossé démographique par un flux continu d'immigrants : « D'une part [nous avons] l'affaiblissement de la famille et le combat pour les unions homosexuelles, la théorie du genre dans les écoles ; d'autre part, l'immigration massive que nous vivons et l'émigration de nos jeunes à l'étranger. Ces problèmes sont tous liés et interdépendants, car ces facteurs signifient l'élimination de notre communauté et de nos traditions. Le danger est l'élimination de notre peuple. »

    Rorate Cæli publie une vidéo d’une brève allocution de Lorenzo Fontana lors du congrès de la Ligue, à Parme, en mai 2017. Voici la traduction de son propos (traduction française du texte anglais traduit de l’italien… mais le sens ne fait aucun doute) :

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  • Bien dit

    Si les évêques ivoiriens ont déjà vigoureusement levé la voix pour dire non au projet de loi sur la “santé sexuelle et reproductive”, qui a pour but fondamental la dépénalisation de l’avortement et la procréation médicalement assistée, que le gouvernement ivoirien veut faire adopter, il convient de souligner combien de fois il est malheureux de voir nos chefs d’Etats africain, au nom d’une certaine mondialisation, s’ériger de plus en plus en véritables protagonistes de la culture de mort que veulent nous imposer obligatoirement les multinationales et les lobbies.

    C’est vraiment triste pour l’Afrique. Nos famines, nos sécheresses, nos épidémies (Ebola, cholera), nos rebellions, nos guerres fratricides, nos terroristes, n’ont-ils pas assez endeuillé notre continent pour que nos dirigeants politiques qui devraient travailler au bien-être de tous amplifient cette culture de mort par l’adoption de lois favorisant l’un des crimes les plus horribles de l’histoire humaine, que je nomme ici, l’avortement ? Il faut le dire avec force, l’avortement est un crime. Légaliser l’avortement, c’est légaliser un crime.

    Pour la Côte-d’Ivoire, ce projet de loi est une véritable régression morale et juridique. De manière morale, tout enfant dans l’espace culturel africain est un don précieux de Dieu. Il est porteur d’une espérance forte en des lendemains meilleurs. C’est pourquoi malgré la pauvreté des familles on ne refuse jamais d’accueillir un enfant même s’il en est le quinzième ou le vingtième.

    Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines, à l’agence Fides.

  • En marge

    L’Institut irlandais Lumen Fidei organise une « Conférence des Familles catholiques » les 22 et 23 août prochains à Dublin, pendant la « Rencontre mondiale des familles » à laquelle participera le pape.

    Cette conférence a pour but de « promouvoir l’enseignement constant de l’Eglise catholique sur le mariage et la vie de la famille », à partir de l’encyclique Casti connubii de Pie XI, « qui avait été publiée après l’attaque de la Conférence de Lambeth [la « communion anglicane »] contre le mariage en 1930 », lorsqu’elle avait été la première confession chrétienne à permettre la contraception.

    Sont annoncés à cette conférence Mgr Athanasius Schneider, le cardinal Raymond Burke, le P. Thomas Weinandy (membre de la Commission théologique internationale), Robert Royal (président fondateur de l’Institut Foi et Raison), le Dr Gerard van den Aardweg (psychologue et psychanalyste, expert dans les questions d’homosexualité, de pédophilie, et des gays dans le clergé catholique), Stéphane Mercier (viré de l’université catholique de Louvain pour avoir questionné le droit à l’avortement et l’idéologie du genre), John Smeaton (directeur de l’Association britannique pour la protection de l’enfant à naître), John-Henry Westen (rédacteur en chef de LifeSiteNews).

    Austen Ivereigh, hagiographe de François, fait très opportunément remarquer sur Twitter :

    Il fut un temps où les marginaux, lors des grands événements catholiques, étaient les groupes LGBT, les partisans de l’ordination des femmes et de “l’Eglise des pauvres”, avec les évêques qui leur étaient acquis. Aujourd’hui, les marginaux sont les traditionalistes (dont des évêques) mettant en avant une encyclique de 1930 comme un chemin pour sortir de la “confusion”.

    Voilà où nous en sommes, en effet. Etant entendu qu’en l’occurrence Benoît XVI et Jean-Paul II sont en compagnie de Pie XI parmi les marginaux de l’Eglise.

  • En Hongrie

    Lors d’une réunion organisée le 21 mai dernier à Rome par l’Académie Jean-Paul II pour la vie humaine et la famille (que préside Josef Seifert) , Katalin Novàk, secrétaire d’Etat à la Famille dans le gouvernement hongrois, a détaillé les mesures prises par le gouvernement Orban. Et elle a donné les chiffres des premiers résultats :

    Le nombre des mariages est passé de 35.520 en 2010 à 50.600 en 2017.

    Le nombre de divorces a baissé, de 23.873 en 2010, à 18.600 en 2017.

    Le soutien de l’Etat aux familles a fait baisser le nombre d’avortements de plus d’un tiers : de 40.449 en 2010 à 28.500 en 2017

    On peut lire le texte intégral en anglais de son discours sur Life Site.

  • Sans langue de bois

    Lorenzo Fontana, le nouveau ministre italien de la Famille, à peine nommé, a dit clairement ce qu’il pensait de… la famille.

    « Les familles arc-en-ciel n'existent pas dans la loi italienne », a-t-il dit au Corriere della Sera.

    La veille, il avait déjà dit que « les familles sont celles qui sont naturelles, où un enfant doit avoir un père et une mère », et que « la famille naturelle est attaquée » par les militants LGBT qui « veulent nous dominer et effacer notre peuple ».

    Et il a souligné aussi qu’en tant que catholique il donnerait des moyens à tous les organismes qui « tentent de dissuader les femmes d’avorter », car « l’avortement est la première cause de féminicide au monde ».

    Bien entendu, tous les tenants de la culture de mort sont furieux. Mais on n’a pas apprécié non plus du côté du M5S, où l’on rappelle sèchement que la question des unions entre personnes de même sexe ne figure pas dans le programme de gouvernement élaboré avec la Ligue.

    Matteo Salvini a habilement donné raison à tout le monde :

    « En tant que père, je suis soucieux qu'un enfant grandisse entre un père et une mère, mais la question n'est pas au programme du gouvernement. »

    En tout cas les pro-vie savent qu’ils ont un allié, et qui ne se cache pas.

  • Viktor Orbán

    Viktor Orbán est revenu aujourd’hui, dans son interview hebdomadaire à Radio Kossuth, sur sa critique de la « démocratie libérale », qui est en faillite et ne protège plus les peuples, et sa volonté de promouvoir une nouvelle « démocratie chrétienne ».

    « La démocratie chrétienne nous protège de l'immigration, défend nos frontières, soutient le modèle de la famille traditionnelle avec un homme et une femme, considère la protection de notre culture chrétienne comme quelque chose de naturel. »

    La démocratie libérale entraîne la dénatalité : « Il y a beaucoup de types de famille, beaucoup de manières de vivre sa vie et elle impose que nous ne les différenciions pas. C'est une des raisons qui expliquent le déclin démographique que nous vivons actuellement », notamment en Hongrie où la population est passée récemment en dessous des 10 millions. Mais Orbán annonce qu’il va mettre en place un « sérieux plan d’action de politique familiale » pour redresser la situation d’ici 2030.

    D’autre part, il a déclaré que, dans le cadre de la lutte contre l'immigration clandestine, il prévoit des amendements constitutionnels et juridiques afin de « contrer les attaques venant de l'UE », notamment l’ajout d’un article à la Constitution « pour empêcher la relocalisation forcée dans le pays ». « Pour être clair, Bruxelles ne peut pas retirer à la Hongrie son droit de souveraineté sur son territoire », seuls les Hongrois ont le droit de décider qui peut habiter dans leur pays.