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Famille

  • Communion…

    On a déjà vu à plusieurs reprises que Amoris laetitia permet aux évêques de dire tout et le contraire de tout sur la « famille », à savoir les familles, divorcées, recomposées, de même sexe, etc.

    Surtout le contraire de la doctrine catholique, conformément à ce que veut François.

    Ces jours-ci on a une illustration saisissante de la contradiction interne qu’inflige François à l’Eglise, avec d’un côté un document des évêques d’Irlande, de l’autre côté un document des évêques de Pologne. Les deux pays qui étaient considérés naguère comme les deux pays les plus catholiques d’Europe. L’un ne l’est plus, l’autre l’est toujours.

    Les évêques d’Irlande font ouvertement la promotion de l’union homosexuelle, affirment que l’amour de Dieu entoure toutes les unions, et ne prononcent jamais le mot « péché ».

    Côté polonais, il suffira de citer cette phrase à propos des divorcés « remariés » :

    « Demeurer dans le péché d’adultère les empêche de recevoir l’absolution et de recevoir la Sainte Communion. »

    Deux petites remarques :

    — Malgré ses deux synodes, François n’avait pas réussi à imposer la reconnaissance des unions homosexuelles. Mais qu’importe. On fait comme si. Les évêques d’Irlande soulignent qu’il y a eu un référendum et que beaucoup de monde a voté, donc le « mariage de même sexe » est un acquis démocratique dont l’Eglise doit tenir compte ; et aux Etats-Unis il y a ouvertement des messes LGBT avec assentiment explicite de l’évêque.

    — C’est sur une question où l’accès à la communion eucharistique est en cause que François casse la communion dans l’Eglise. Et la cassure est chaque jour plus évidente. Le mot grec est schisme.

  • Amoris Laetitia vue par un psychiatre

    Voici une traduction des principaux passages d’un article de Rick Fitzgibbons, psychiatre, directeur de l’Institut de thérapie conjugale de Philadelphie, sur le problème crucial que pose Amoris Laetitia et le fait que ce texte devienne la charte du nouvel Institut pontifical.

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  • Toujours plus loin

    Les cliniques du service public de santé en Grande-Bretagne permettent aux adolescents qui veulent « changer de genre » de congeler leurs spermatozoïdes afin de procréer quand ils seront « devenus des femmes ».

    De même, les cliniques prélèvent et conservent les ovocytes des filles qui vont « devenir des hommes ».

    Il y a déjà plusieurs dizaines de cas. Certains garçons n’ont que douze ans (sic), et on congèle les ovocytes des filles « à partir de 16 ans ».

    Les traitements de fertilité des adolescents « transgenres », financés par le NHS, pourraient coûter des centaines de milliers de livres, alors que nombre d’opérations nécessaires sont reportées par manque de fonds…

    A quoi les médecins qui pratiquent ces aberrations répondent que ces adolescents ont « le droit de fonder une famille »…

  • Propos de l’aide-fossoyeur

    Propos de l’immonde Mgr Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie et grand chancelier du désormais « Institut pontifical théologique Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille » :

    Rappelez-vous que l'institut créé par Jean-Paul II est né d'un synode [sur la famille] et d'une exhortation apostolique post-synodale, Familiaris Consortio. Maintenant, il y a eu deux autres synodes et une autre exhortation apostolique, Amoris Laetitia. En ce sens, la direction que prendra le nouvel institut est strictement liée à Amoris, qui devient sa “Magna Carta”.

    (…)

    Ce que je pense, c'est que le pape François a interprété, plus profondément que d'autres, la signification de Familiaris Consortio. Je suis plus que convaincu de cela. Je vais vous dire pourquoi : le pape François a fait avancer, a soulevé, certaines intuitions présentes dans Familiaris Consortio qui n'avaient pas vraiment été explicitées de manière très visible.

    Je peux vous donner un exemple clair, qui est le divorcé et remarié. La vraie révolution s'est produite sous Jean-Paul II, pas sous François, et elle n'a pas encore été réellement comprise. Il faut se rappeler qu'avant [Familiaris Consortio], ce n'était pas seulement que les divorcés et remariés ne pouvaient pas simplement recevoir la communion, c’est qu'ils étaient pratiquement excommuniés et expulsés. Ils étaient à l’extérieur. Après Jean-Paul, tout le monde était à l'intérieur de la maison ... Je ne peux pas simplement les envoyer sur la terrasse !

    En ce sens, je veux insister sur le fait que le meilleur interprète de Jean-Paul II est le pape François.

    Ces gens-là n’assument même pas leurs turpitudes. Il faut qu’ils salissent les autres. Il faut que l’immonde homosexualiste Paglia salisse Jean-Paul II qu’il est censé honorer. C’est évidemment un mensonge que Jean-Paul II ait changé quoi que ce soit à la doctrine ou à la pastorale des « divorcés remariés ». Bien au contraire il l’a fermement réaffirmée. Et c’est un ignoble mensonge de prétendre qu’avant Jean-Paul II les « divorcés remariés » étaient pratiquement excommuniés. Ce n’est évidemment pas vrai. Mais l’immonde Paglia ne peut pas s’empêcher de cracher sur l’Eglise.

    Et c’est une immonde imposture de faire de François le meilleur interprète de Jean-Paul II.

    De cet affreux entretien on retiendra deux choses :

    - Oui, les adultères permanents peuvent désormais communier. (Mais on le savait déjà.)

    - Le nouvel Institut se fonde uniquement sur Amoris laetitia, et le nom de Jean-Paul II qu’il continue de porter est donc une fausse étiquette, une arnaque.

  • Evêques…

    En Australie, l’évêque de Maitland-Newcastle, Mgr Bill Wright, dans un article que publie la livraison de septembre du magazine diocésain, demande à ses ouailles de se prononcer en faveur du « mariage » entre personnes de même sexe, lors de la consultation qui a commencé le 12 septembre et se terminera le 7 novembre. Non seulement le propos est violemment hétérodoxe, mais il montre que cet évêque ne sait même pas ce qu’est le « bien commun » (il est vrai que François vient encore de dire que la « miséricorde » vient avant la doctrine…) :

    « Ce qui est en jeu en ce qui concerne la loi proposée n’est pas de savoir si elle concorde avec l’enseignement de l’Eglise ou un idéal moral, mais s’il s’agit d’une bonne disposition pratique pour les personnes qui vivent dans cette société à cette époque. C’est un argument de “bien commun” qui peut être avancé, que dans notre société pluraliste il est préférable pour la paix et l’harmonie de la communauté que les couples homosexuels aient une place dans les structures reconnues plutôt qu’ils en soient exclus. »

    Le même évêque avait écrit en 2015 que la redéfinition du mariage « ne serait pas la fin du monde ». Il ajoutait qu’il « serait préférable de sauvegarder le mot mariage parce qu’il définit depuis longtemps le projet de vie partagé d’un homme et d’une femme qui s’engagent dans un partenariat de longue durée (sic), avec l’intention d’avoir des enfants ensemble et de créer un foyer et une famille, mais le temps en est probablement passé. »

    Un autre évêque australien, Mgr Vincent Long Van Nguyen de Parramata, a laissé entendre que les catholiques devaient se prononcer en faveur de cette loi :

    « La consultation par voie postale n’est pas simplement une question de dire oui ou non. » Elle « doit aussi être une opportunité d’écouter ce que l’Esprit dit à travers les signes des temps.

    Magnifique comme du François…

  • La dernière barrière

    Le cardinal Carlo Caffarra avait écrit une préface pour le livre de Gabriel Kuby La révolution sexuelle globale : la destruction de la liberté au nom de la liberté, paru en 2015. Mais son texte était arrivé trop tard. LifeSite l’a publié hier, la veille de la parution du motu proprio de François détruisant l’Institut Jean-Paul II sur la famille, dont le premier président était le cardinal Caffarra, principal auteur des dubia, mort deux jours avant la signature du motu proprio. Comme le dit un auteur de LifeSite, on peut se demander si la destruction de l’Institut n’est pas la réponse de François aux dubia…

    Voici une traduction rapide de ce texte.

    L’étude que fait Gabriel Kuby du paysage culturel est une sonnerie de clairon pour nous réveiller du sommeil de la raison qui conduit à la perte de la liberté et donc de nous-mêmes. Et Jésus nous a prévenus que cela, la perte de nous-mêmes, serait la perte la plus tragique de toutes, même si nous devions gagner le monde entier.

    A chaque page que je lisais j’ai entendu en moi les paroles du Trompeur du monde entier : « Vous serez comme Dieu, sachant le bien et le mal ».

    La personne humaine s’est élevée elle-même à une position d’autorité morale souveraine dans laquelle « moi » seul détermine ce qui est bon et ce qui est mauvais. C’est une liberté qui est littéralement folle : c’est une liberté sans logos (c’est-à-dire sans raison ou principe d’ordre).

    Mais si tel est le contexte théorique (si je peux le dire ainsi) de tout le livre, l’étude examine spécifiquement la destruction de la dernière réalité qui lui barre le chemin. Comme je l'expliquerai, le livre montre aussi que la liberté qui s'est révoltée génère progressivement les tyrannies les plus dévastatrices.

    David Hume a écrit que les faits sont têtus: ils défient obstinément toute idéologie. L'auteur soutient, je pense à juste titre, que la dernière barrière que cette folle liberté doit mettre à bas est la nature sexuelle de la personne humaine dans sa dualité d'homme et de femme et dans son institution rationnelle établie par le mariage monogame et la famille. Eh bien aujourd'hui cette raison insensée est en train de détruire la sexualité humaine naturelle, donc aussi le mariage et la famille. Ces pages, dédiées à l'examen de cette destruction, sont d’une rare profondeur de vision.

    Mais il y a un autre thème qui traverse les pages de ce livre : l’œuvre de cette liberté insensée a une stratégie précise, car elle est dirigée, guidée et gouvernée à l'échelle mondiale. Quelle est sa stratégie ? Celle du Grand Inquisiteur de Dostoïevski, qui dit au Christ : « Tu leur donnes la liberté ; je leur donne du pain. Ils vont me suivre. » La stratégie est claire : dominer l'homme en formant une alliance avec l'un de ses bas instincts. Le nouveau Grand Inquisiteur n'a pas changé de stratégie. Il dit au Christ: « Vous promettez la joie dans l'exercice sage, juste et chaste de la sexualité ; je promets le plaisir sans aucune règle. Vous verrez qu'ils me suivront. » Le nouvel inquisiteur asservit par le mirage d'un plaisir sexuel complètement privé de toute règle.

    Si, ainsi que je le crois, l'analyse de Gabriel Kuby est de celles que l’on partage, il n'y a qu'une seule conclusion. Ce que Platon prévoyait va arriver : la liberté extrême conduira à la plus grave et plus féroce tyrannie. Ce n'est pas un hasard si l'auteur a mis cette réflexion de Platon en exergue du premier chapitre : une sorte de clé pour interpréter l'ensemble du livre.

    Et les clercs ? Il n'est pas rare qu'ils semblent être les facilitateurs de cette euthanasie de la liberté. Et pourtant, comme Paul nous l’a enseigné, le Christ est mort pour nous rendre vraiment libres.

    J'espère que ce grand livre sera lu surtout par ceux qui ont des responsabilités publiques ; par ceux qui ont des responsabilités éducatives ; et par les jeunes, les premières victimes du nouveau Grand Inquisiteur.

    Carlo card. Caffarra

    Archevêque émérite de Bologne

  • Démolition

    François a supprimé hier l’Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille, dont le premier président avait été le cardinal Caffara, et l’a remplacé par un « Institut théologique Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille ».

    Le motu proprio qui l’annonce est daté du 8 septembre, deux jours après la mort du cardinal Caffara. La page est donc tournée. Exit l’enseignement de Jean-Paul II, le nouvel institut s’inscrira explicitement dans la foulée d’Amoris laetitia, dans un sens sociologique, écologique, etc. D’où la mention des « sciences » profanes, primordiales pour la nouvelle « pastorale » qui s’adresse à « toutes les familles sans distinction » qui sont tout simplement « la famille ».

    Voir l’article de Jeanne Smits.

  • Genre princesse

    Une mère britannique s’est indignée que Disneyland Paris ait refusé à son fils de 3 ans l’accès à l’activité « princesse d’un jour » (déguisement et maquillage). « Il porte sa robe chérie d’Elsa ["La Reine des neiges"] toute la journée, tous les jours… Il refuse même de l’enlever lorsqu’il doit aller se coucher », dit-elle…

    Disneyland Paris a présenté ses excuses à la mère pour avoir fourni « une information erronée », et un porte-parole a souligné à ITV que c’était un « incident isolé qui ne reflète pas la politique ou les opinions de Disneyland Paris», qui est attaché à la « diversité »…

  • Ménage à un

    Selon l’étude publiée hier par l’INSEE, en 2013 il y avait 28,5 millions de ménages en France, soit 4,2 millions de plus qu’en 1999. Mais ils étaient composés en moyenne de 2,2 personnes, contre 2,4 en 1999.

    Désormais ce sont les ménages d’une personne (sic) qui sont les plus nombreux : 35%. Suivis des ménages de deux personnes (33%) et des ménages de trois personnes ou plus (32%). Les ménages d’au moins cinq personnes étaient 1 sur 16 en 2013, contre 1 sur 5 en 1999 comme les « ménages d’une personne ».

    Les familles monoparentales représentaient en 2013 une famille avec enfant(s) sur cinq, contre une sur dix en 1999.

    C’est une illustration parmi d’autres du suicide français. Et l’on constate aussi que pour donner une image de ce qui se passe on est conduit à torturer la langue française. Un ménage, c’est un couple et ses enfants. Mais cela ne désigne donc plus désormais que 32% de ce que les statistiques appellent « ménages ». Et en 1970 (déjà !) on a inventé la définition du « ménage d’une personne » : « Célibataire, veuf ou veuve occupant à eux seuls un logement ».

    D’autre part, il n’existe pas de « familles monoparentales ». Car aucune femme ne peut faire un enfant toute seule. A plus forte raison aucun homme. Le « monoparent » est une construction idéologique. Comme le ménage à un.

  • Ils n’arrêtent jamais

    La Commission européenne a envoyé une lettre au gouvernement polonais pour exprimer son inquiétude concernant des dispositions concernant l’âge de la retraite, qui doivent entrer en vigueur en octobre.

    Le gouvernement tient ainsi une de ses promesses : revenir sur la législation qui établissait progressivement l’âge de la retraite pour tout le monde à 67 ans, en rétablissant la législation précédente qui établissait l’âge de la retraite à 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes.

    Or pour la Commission il y a là une intolérable discrimination, car l’égalité absolue entre les hommes et les femmes est un des piliers sur lesquels est fondée l’Union européenne…

    Le vice-Premier ministre Mateusz Morawiecki a répondu que les femmes doivent avoir le droit de partir à la retraite plus tôt parce qu’elles ont eu davantage d’obligations, notamment en élevant des enfants. Il a déclaré à la télévision catholique Trwam : « Le rôle particulier des femmes doit être reconnu, et, par conséquent, le législateur a prévu la possibilité d’une retraite anticipée. Ce que nous proposons reflète non seulement une attente sociale, mais aussi que les femmes et les hommes ont des rôles différents. » Voilà qui va arranger les choses…