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Famille

  • Bon sens

    Le gouvernement italien a rétabli les termes de père et mère sur les formulaires de demande de carte d'identité.

    « On retrouve un peu de bon sens », a déclaré Matteo Salvini, qui dénonçait inlassablement cette initiative antifamiliale du gouvernement précédent.

    Naturellement le lobby contrarié crie très fort et annonce des recours devant les tribunaux administratifs.

  • Offensive allemande

    Le cardinal Reinhard Marx a tenu une conférence de presse hier à l’issue de l’assemblée de printemps de la Conférence des évêques d’Allemagne. Il a déclaré que les évêques avaient traité des problèmes « systémiques » liés à la crise des abus sexuels, ce qui « n’a pas été discuté à Rome » lors du récent sommet sur la question. « Nous sommes la seule Eglise locale à affronter cette question maintenant », a-t-il dit.

    Il a été décidé de lancer un « processus synodal » avec trois forums de discussion : un sur le célibat sacerdotal, un sur la morale sexuelle, un sur les questions de pouvoir et de participation. Ce processus sera entrepris avec le Comité central des « catholiques » allemands. Les premiers résultats seront présentés en septembre.

    Ces résultats sont d’ores et déjà connus, bien sûr. Le cardinal Marx a indiqué que la majorité des évêques pensent qu’un « changement est nécessaire » en ce qui concerne la morale sexuelle de l’Eglise. Au terme du processus une lettre sera envoyée à Rome afin d’introduire ces thèmes dans l’Eglise universelle. Il a rappelé que les évêques allemands avaient déjà pris une telle initiative en 1970, mais qu’ils n’avaient reçu aucune réponse : à l’époque, certaines choses ne pouvaient même pas être discutées ouvertement, « parce qu’on pouvait avoir des problèmes avec Rome, mais ce temps est maintenant révolu ».

    Le cardinal Marx s’est particulièrement félicité de l’intervention devant les évêques du professeur Eberhard Schockenhoff et en a conclu qu’il « est nécessaire de discuter du Catéchisme ».

    Selon Eberhard Schockenhoff, professeur de théologie de Fribourg :

    — La sexualité et la luxure doivent être considérées dans leurs caractéristiques positives comme aidant les gens à « assumer leur identité », et donc considérées comme une « fin en soi », sans référence à la procréation, car « la sexualité détermine toute l'existence de l'homme ».

    — Tout en affirmant « la fin sociale de la sexualité et son importance pour la préservation de la société humaine par la procréation », il convient néanmoins d'accepter la contraception artificielle : « la planification familiale, même à l'aide de moyens de contraception artificiels, ne constitue pas un acte contre la vie (selon ce qu’insinuent des condamnations magistérielles), mais est plutôt au service de la vie. »

    — La masturbation « peut signifier une gestion responsable de sa sexualité propre ».

    — « Les actes homosexuels réalisent des valeurs positives significatives, dans la mesure où ils peuvent être une expression d'amitié, de loyauté, de fidélité et d'assistance dans la vie."

    — Alors que le mariage monogame est « le meilleur cadre biographique et institutionnel» en matière de sexualité humaine, si une relation de couple non marié est orientée vers la durée et l'exclusivité on peut considérer la vie sexuelle de tels couples « de manière positive », tant qu'ils « ne nuisent à personne ».

    — Les relations homosexuelles doivent être « acceptées sans condition » et ces activités sexuelles ne doivent pas être « moralement exclues ».

    — L'Église doit « accepter avec un langage approbateur qu'il existe des personnes qui ne peuvent pas s'identifier entièrement comme appartenant au sexe masculin ou féminin ».

    Si l’Eglise doit « conserver la conception du mariage comme un partenariat de vie affectif et intégral entre un homme et une femme », elle doit s'assurer que « les personnes homosexuelles et intersexuelles ainsi que les personnes transgenres ne soient pas injustement discriminées » (l‘injuste discrimination commençant par un langage non approbateur...).

  • En Corée du Sud

    Pour lutter contre la dénatalité, des municipalités rurales de Corée du Sud donnent jusqu’à 10 millions de won (8.000 euros) aux célibataires qui veulent trouver – acheter – une femme à l’étranger. Des sites internet proposent ainsi des femmes sur catalogue et s’occupent de tout (y compris les « frais de courtage », sic). La durée moyenne de la transaction est de 3,9 jours entre la première rencontre et le mariage.

    73% des femmes sont des Vietnamiennes ; elles coûtent 14,2 millions de won. La Chinoise est moins chère : 10,7 millions (avec la subvention municipale elle est presque gratuite). La plus chère est l’Ouzbèke : 18,3 millions pièce…

    L’âge moyen de l’homme est de 43,6 ans, celui de la femme 25,2.

    Une étude réalisée sur 920 femmes (qui ne parlent pas un mot de coréen quand elles arrivent) indique que 42% d’entre elles ont subi des violences domestiques, et 68% un harcèlement sexuel.

    Et cela est très officiellement supervisé par le ministère de la Famille et de l’Egalité de genre…

  • Un rappel

    Le 29 janvier dernier, Xavier Breton, député LR de l’Ain, a défendu un amendement au projet de loi sur « l’école de la confiance », visant à exclure « l’éducation affective et sexuelle » de l’enseignement moral et civique :

    Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Ce principe figure dans tous les textes de droits nationaux ou internationaux. Réaffirmer ce principe suppose que l’école n’empiète pas sur le droit des parents. En matière d’éducation affective et sexuelle, qui touche aux convictions les plus intimes, l’intervention de l’État n’est pas légitime. (…) Il s’agit dans cet amendement de tirer toutes les conséquences de ce principe et d’exclure l’éducation affective et sexuelle de l’enseignement moral et civique.

    A l’objection de la nécessaire action contre les abus sexuels, il a répondu :

    À cet argument, je pourrais répondre que quand il n’y avait pas d’éducation affective et sexuelle à l’école, il y avait beaucoup moins d’atteintes sexuelles. Moi je m’interrogerais sur la recrudescence. Ce n’est pas en s’emparant des questions affectives et sexuelles uniquement sous l’angle de la technique et sous une vision sombre des relations entre les hommes et les femmes qu’on va donner un sens du respect réciproque.

    Certes Xavier Breton ne fait que rappeler des évidences, et on le connaît déjà pour sa défense de la famille. Il n’empêche que ce genre de propos est devenu tellement rare chez les élus qu’il vaut la peine d’être rapporté.

  • En Autriche

    Le sénat a validé le 8 novembre la loi la loi votée par les députés autrichiens le 24 octobre, qui dispose qu’à partir du 1er janvier prochain les allocations familiales des salariés étrangers dont les enfants sont restés dans leur pays seront calculées en fonction du niveau de vie dans ce pays. Ce qui est logique. Mais c’est une première. Et surtout c’est contraire au droit de l’Union européenne…

  • En Hongrie

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    Katalin Novák, secrétaire d’Etat à la Famille au sein du vaste « ministère des capacités humaines », a dévoilé lundi le nouveau questionnaire de Consultation Nationale qui va être envoyé aux foyers hongrois. Le titre : « Défense de la famille ».

    Chaque question est précédée d’un bref argumentaire donnant la position du gouvernement.

    La première des dix questions a immédiatement suscité la colère de Bruxelles :

    « Etes-vous d’accord qu’on ne doit pas remédier au déclin de la population par l’immigration, mais par un soutien accru aux familles ? »

    Car l’argumentaire souligne que « les bureaucrates de Bruxelles » veulent résoudre le problème du déclin démographique par l’immigration, un « mécanisme permanent d’installation » et une « Agence européenne d’immigration ».

    Parmi les autres questions : la maternité doit-elle être reconnue comme un emploi à plein temps pour les femmes élevant au moins quatre enfants, le droit de l’enfant à un père et à une mère doit-il être inscrit dans la Constitution, les jeunes qui fondent une famille, et les membres de la famille qui s’occupent de leur enfant malade, doivent-ils être davantage soutenus, la protection du développement intellectuel et physique des enfants est-elle une valeur que l’État doit défendre.

    L’argumentaire de la dixième question dénonce les coupes du soutien aux familles par la coalition socialiste-libérale de 2002 et la question demande s’il faut garantir une « protection des deux tiers », à savoir inscrire dans la Constitution le soutien aux familles.

  • Chronique des cinglé·e·s

    Au Royaume-Uni, un soi-disant homme transgenre (c’est-à-dire une femme déguisée en homme), a accouché d’un enfant, mais refuse d’être mentionné sur l’acte de naissance comme étant sa mère. Depuis qu’« il » est devenu « homme », y compris légalement, « il » ne peut pas supporter d’être désigné par un terme « intrinsèquement féminin ».

    Bien sûr au Royaume-Uni les « couples de même sexe » peuvent se définir comme « parent 1 » et « parent 2 » à l’état-civil. Mais cela n’existe pas pour le parent isolé qui est forcément le père ou la mère. Il-elle demande donc qu’on puisse se définir comme « parent », ni père ni mère…

  • Logique

    La Cour européenne des droits de l'Homme a jugé irrecevable la requête introduite en 2015 par 146 maires et adjoints qui dénonçaient l'atteinte à leur "liberté de conscience" que constituait l'obligation de "marier" des invertis.

    Ils invoquaient l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'Homme qui proclame le "droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion".

    La CEDH n’a délégué qu’un seul juge pour répondre aux 146 maires que leur recours était irrecevable puisqu’ils exercent leurs fonctions au nom de l'Etat français et n'agissent donc pas en tant que particuliers.

    La CEDH juge selon les lois existantes : en tant que représentant de l’Etat, vous n’avez pas d’autre droit que d’appliquer la loi.

    C’est d’ailleurs ce que font ces maires après leur « baroud d’honneur ».

  • Macron le Stérile

    Un propos d’Emmanuel Macron en marge de l’Assemblée générale à l’ONU n’est pas passé inaperçu aux Etats-Unis. Il avait déclaré :

    Present me the woman who decided, being perfectly educated, to have seven, eight or nine children.

    Il mettait au défi de lui présenter une femme instruite qui ait décidé d’avoir de nombreux enfants.

    On sait qu’avec notre président, comme avec notre pape (et les lapins), l’insulte vole bas. Mais le propos a conduit à la création d’un hashtag « postcards for Macron » : des cartes postales pour Macron, où des mères de famille nombreuse, diplômées, publient des photos de leur progéniture. C’est assez émouvant, encore plus quand des internautes en profitent pour dire merci à leur grand-mère. Et l’on mesure toute l’ignominie macronienne quand quelqu’un publie la photo de la belle Amy Coney Barret, professeur de droit, qui fait partie de la sélection de Donald Trump pour la Cour suprême.

    Il est intéressant de constater que Amy Coney Barret et son mari ont cinq enfants dont ils sont les parents biologiques, et deux enfants adoptés. Ce qui est une réponse cinglante à Macron (et au pape), car on découvre grâce au fil de Twitter que ce n’est pas un cas isolé : des femmes diplômées adoptent des enfants en plus de ceux qu’elles ont déjà.

  • En Roumanie

    Comme je le subodorais, le référendum roumain pour inscrire dans la Constitution que le mariage est entre un homme et une femme a échoué, à cause de l’abstention. Car les opposants à tout référendum de ce genre savent désormais que pour le faire échouer il faut le boycotter au lieu d’aller voter non, puisqu’il faut un certain pourcentage de participation et que ce genre de consultation est encore moins couru que les élections européennes, ce qui n’est pas peu dire.

    On remarquera que pour le référendum macédonien, où le oui était celui de l’européisme, les gazettes soulignaient à l’envi que le oui avait obtenu plus de 90% et que c’était donc un grand succès.

    En Roumanie, le oui a également obtenu plus de 90% des voix. Mais là toutes les gazettes soulignent que c’est un échec…

    La palme de la désinformation revient sans doute à Ouest France (ancien journal catholique), qui titre :

    En Roumanie, l’abstention fait échouer un référendum contre le mariage gay

    Or il ne s’agissait pas du « mariage gay », dont personne en Roumanie ne demande la légalisation… et surtout pas par référendum…

    Le texte commence ainsi :

    Les Roumains ont fait échouer le référendum organisé par le gouvernement de gauche sur l'inscription dans la Constitution du pays de l’interdiction du mariage gay.

    Une fois encore, il ne s’agissait pas d’inscrire dans la Constitution « l’interdiction du mariage gay », mais de constater que le mariage unit un homme et une femme. Le référendum était sans doute matériellement organisé par le gouvernement, mais ce n’est pas lui qui en a eu l’initiative. Il était tout simplement obligé de l’organiser, suite à l’initiative populaire qui avait réuni 3 millions de signatures. Ce que l’on apprend toutefois dans le cours de l’article, alors que La Croix (qui recopie seulement l’AFP) n’en dit pas un mot…