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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2494

  • La France relaye la désinformation chinoise

    Le torrent d’« informations » sur les manifestations chinoises anti-françaises est véritablement extravagant. A lire les dépêches et les articles, on croirait que la Chine tout entière se soulève contre les méchants Français qui en veulent aux Jeux Olympiques, donc aux Chinois.

    Comme si les Chinois avaient la liberté de penser quoi que ce soit à ce sujet, et de... manifester !

    Quand on voit les images, on découvre que quelques dizaines d’« étudiants », encadrés par des escadrons de policiers, manifestent devant l’entrée des supermarchés Carrefour.

    Nicolas Sarkozy s’est fendu d’une lettre de soutien à la sportive handicapée qui avait « protégé la flamme » à Paris, devenue en Chine, nous dit-on, le symbole des méfaits anti-olympiques et anti-chinois.

    La lettre, apportée en mains propres par le président du Sénat Christian Poncelet à la sportive, « a été appréciée par le peuple chinois », a fait savoir un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

    Et l’on nous dit donc que la lettre de Sarkozy a été appréciée par le peuple chinois.

    On se fout du monde.

  • Le socialisme communautaire

    Le président bolivien Evo Morales a proposé hier à la tribune de l’ONU une dizaine de « mesures pour sauver la planète, l’humanité et la vie ».

    « Si nous voulons vraiment sauver la planète, il faut en finir avec le système capitaliste », a-t-il déclaré d’emblée à l’ouverture de la session du Forum sur les questions autochtones.

    Parmi les autres mesures, la suppression de la guerre, du colonialisme, l’accès à l’eau garanti pour tous...

    Mais la principale est la suppression du capitalisme, qu’il faut remplacer par un « socialisme communautaire qui soit en harmonie avec notre terre nourricière ».

    C’était exactement le programme du président Julius Nyerere, qui en l’appliquant a fait de la Tanzanie le pays le plus pauvre d’Afrique (ce n’est pas peu dire) dans les années 70 et 80. Sous le régime de socialisme communautaire, la terre n’était plus nourricière...

  • Zimbabwe : un cri d’alarme

    « Nous avertissons le monde que si rien n’est fait pour aider le peuple du Zimbabwe dans la situation difficile dans laquelle il se trouve, nous serons bientôt les témoins d’un génocide similaire à ceux qui ont eu lieu au Kenya, au Rwanda, au Burundi et dans d’autres lieux d’Afrique et du monde. »

    Cet avertissement est un communiqué commun des chefs religieux des diverses confessions présentes dans le pays, qui appellent la SADC (communauté de développement d’Afrique australe), l’Union africaine et les Nations Unies à tout mettre en œuvre « pour mettre fin à la détérioration de la situation politique et sécuritaire au Zimbabwe ».

    Les élections ont eu lieu il y a trois semaines et le dictateur Mugabe refuse de reconnaître sa défaite.

    Les violences s’installent.

    Un navire chinois est en route pour le Zimbabwe. Il doit livrer à Mugabe trois millions de cartouches de kalachnikov, 1.500 lance-roquettes et plus de 1.300 mortiers...

  • Liban : rien de nouveau

    La 18e séance d’élection du président de la République libanaise prévue aujourd’hui a été reportée.

    Le président du Parlement Nabih Berri a sommé la majorité d’ « accepter le dialogue dans un court délai avant de fixer une nouvelle date ».

    « C’est une mascarade. Ce n’est pas une invitation au dialogue, c’est une mise sous condition de la présidentielle », a réagi Marwan Hamadé, député de la majorité, qui demande l’élection immédiate de Michel Sleimane.

    Un député du Hezbollah a rappelé que son mouvement liait l’élection à un « paquet » de demandes...

  • Une mission (il y avait longtemps)

    Cela faisait tout de même un certain nombre de jours qu’il n’y avait pas eu de nouvelle « mission » ou « commission ». Eh bien il ne faut pas croire que la saison des missions soit terminée. Nicolas Sarkozy vient de confier à Christiane Taubira une mission pour réfléchir aux moyens de faire des accords de partenariats économiques (APE) « un atout de partenariat » entre l’Union européenne et les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique).

    Faire en sorte que des accords de partenariat soit des atouts de partenariat, il fallait y penser...

  • L’ignoble feuilleton

    L’exposition où Aliza Shvarts est censée présenter son « œuvre » s’est ouverte ce matin à Yale, sans cette « œuvre », les responsables de l’université ayant sommé l’étudiante de dire qu’elle n’avait pas utilisé du sang provenant de ses avortements, et celle-ci étant restée muette.

    Rappelons que l’étudiante avait annoncé qu’elle s’était fait inséminer puis avorté plusieurs fois afin d’obtenir la matière permettant de réaliser son « installation ».

    Face au scandale, les responsables de l’université ont d’abord fait savoir qu’en réalité il n’y avait eu ni insémination ni avortement, et que c’était l’histoire que racontait Aliza Shvarts qui constituait son « œuvre ».

    Mais Aliza Shvarts a démenti qu’il en soit ainsi, et a réitéré qu’elle avait bien fait ce qu’elle avait dit, et elle a montré à des journalistes la vidéo de ce qu’elle présente comme ses avortements, vidéo qui doit défiler sur les faces du cube qu’elle a conçu.

    Alors, les responsables de l’université ont changé de registre. Vendredi, le doyen de l’université, Peter Salovey, s’est dit « consterné » et a déclaré que ce que l’on présentait comme une œuvre d’art n’avait aucun rapport avec ce qu’il considère comme « approprié pour un étudiant ». Le doyen de la faculté des arts, Robert Storr, a publié un communiqué pour dire que s’il avait été au courant, il n’aurait jamais permis cela. Non sans ajouter qu’il est pour la liberté d’expression et pour le droit à l’avortement, mais que Yale « n’encourage pas et n’excuse pas des projets qui impliqueraient des risques pour la santé des étudiants ». Sic.

    Dimanche, ces deux responsables ont annoncé qu’ils avaient mené une enquête et que de « sérieuses erreurs de jugement » avaient été commises par deux personnes non nommées mais qui ont été immédiatement identifiées (un professeur et un directeur d’études). Et Peter Salovey a demandé à Aliza Shvarts de produire un texte écrit dans lequel elle affirmerait que son projet n’inclut pas ce qu’elle avait dit. Il ajoutait qu’il ne permettrait pas à l’étudiante d’exposer son œuvre tant qu’elle ne dirait pas ouvertement qu’elle ne s’est pas fait inséminer et avorter pour la fabriquer.

    Aliza Shvarts est restée muette et n’a répondu à aucun appel téléphonique depuis lors.

    Il a donc été décidé que l’exposition ouvrirait ce matin sans le cube d’Aliza Shvarts. Quant à savoir s’il sera exposé ensuite, « cela n’a pas été décidé », a dit la porte-parole de l’université. La même porte-parole qui avait affirmé qu’il n’y avait pas de cube...

  • Louis Chagnon obtient enfin justice

    En 2004, Louis Chagnon était la cible d’une campagne menée par le MRAP. C’était un professeur « raciste » qui avait osé dire du mal de Mahomet dans un cours d’histoire. Il était accusé d’avoir dicté à ses élèves : « Mahomet va se transformer en voleur et en assassin (...) il va imposer sa religion par la terreur (...) il fait exécuter 600 à 900 juifs par jour ». Le texte avait été tronqué et falsifié (« par jour » avait été ajouté sur le cahier avec une autre encre...). En réalité il avait dit : « 600 à 900 juifs en une journée », comme cela a été établi, et il avait justifié son propos par le pillage des caravanes de La Mecque, ce qui avait disparu...

    Louis Chagnon avait écopé d’un blâme de l’Education nationale. Le MRAP avait alors abandonné son action, tandis que la Ligue des droits de l’homme, qui s’était également mise dans la partie, avait vu sa plainte rejetée par le parquet.

    Près de quatre ans plus tard, le tribunal administratif de Paris a annulé le blâme et condamné l’Etat à verser à Louis Chagnon 1.000 euros, ce qui est dérisoire quand on se souvient comment il fut traîné dans la boue par les médias du politiquement correct.

    Le tribunal souligne que dans l’arrêté infligeant un blâme à Louis Chagnon « la vérité historique des propos relatés n’est pas contestée », et il ajoute qu’en ce qui concerne la « provocation » celle-ci n’est pas établie.

    Mais cette vérité historique des propos relatés est soigneusement omise dans les fiches pédagogiques données aux professeurs... L’intérêt de l’affaire Chagnon est qu’elle a contribué à faire connaître cette vérité soigneusement occultée.

    Rappelons que Louis Chagnon est aujourd’hui un des principaux collaborateurs de Reconquête, où il tient notamment la « Chronique de la dhimmitude ».

  • Le scandale de la sous-production laitière

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Le prix du lait et des produits laitiers va continuer à grimper, nous annonce-t-on, parce que la demande mondiale continue de progresser, et que la France a encore perdu 50.000 producteurs ces dix dernières années.

    En raison de la suppression par Bruxelles de tous ces éleveurs, la France ne peut même plus atteindre les quotas qui lui ont été concédés.

    Voilà où conduisent les menées criminelles des eurotechnocrates et la veulerie non moins criminelle des gouvernants qui disent amen à tous leurs diktats.

    Face à la forte hausse de la demande dans les pays émergents, la France pourrait et devrait être en pointe dans la production laitière mondiale.

    Il faut en finir avec le malthusianisme européiste mortifère qui continue de faire planer le spectre de la surproduction alors que la sous-production devient dramatique.

    C’est la nation tout entière qui en pâtit, et le monde qui attend de la France qu’elle remplisse sa mission nourricière.

  • Cum venerit Paraclitus

    Cum venerit Paraclitus, Spiritus veritatis, ille arguet mundum de peccato, et de justitia, et de judicio, alleluia.

    Lorsque sera venu le Paraclet, l’Esprit de Vérité, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement, alléluia.

    (Antienne du Magnificat, d’après Jean 16, 8. Arguere, comme le mot correspondant en grec, veut dire convaincre d’erreur, dévoiler pour accuser, faire la démonstration d’une culpabilité… Le Paraclet, c’est-à-dire notre avocat, est aussi le feu qui nous révèle à nous-mêmes et nous convainc de mensonge.)

  • « Les Parisiens sous l’occupation »

    Nouvelle pomme de discorde entre le garde rouge (ex-Vert) Christophe Girard et son grand ami Bertrand Delanoë. L’adjoint à la révolution culturelle, au nom  du droit de censure que ses fonctions comportent par nature, voulait le retrait de l’exposition  « Les Parisiens sous l’occupation », constituée de photographies d’André Zucca, qui travaillait pour le journal nazi Signal. On y voit des Parisiens vivant normalement...

    Mais Delanoë, s’il a fait cesser la campagne d’affichage sur les panneaux de la ville, refuse de supprimer l’exposition elle-même. « Cette affaire é été très mal engagée, dit-il. Il y aurait pu y avoir une vertu pédagogique à montrer que pendant cette période noire, avec la déportation des juifs, la souffrance du peuple de Paris, il y en avait aussi qui vivaient pas trop mal. L’absence de précaution a pu faire naître des malentendus. Quand j’en ai eu connaissance, j’ai demandé à Jean-Pierre Azéma, historien incontesté et incontestable, d’ajouter les avertissements nécessaires. »

    Et Delanoë de souligner perfidement : « Aucun de mes adjoints [suivez mon regard] ne m’a fait de suggestion ».

    Ainsi préfère-t-il maintenir l’exposition, car « des historiens et des associatifs me conseillent de na pas ajouter une faute à des erreurs ».

    Ainsi donc même Delanoë peut faire preuve de bon sens...

    Non seulement la vie continuait sous l’occupation, mais  il est également difficile d’oublier, n’en déplaise à Christophe Girard, que nombre d’intellectuels de gauche vivaient fort bien à Paris, et en bons termes avec l’occupant... Le summum étant atteint par Jean-Paul Sartre, qui n’hésita pas à écrire, en 1944 : « Jamais nous n’avons été plus libres que sous l’occupation allemande » (dans La république du silence).

    C’est peut-être ce genre de « mémoire » qu’il ne faut pas remuer...