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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2495

  • Des homosexuels troublés...

    Quand des homosexuels militants doivent reconnaître, à mi-mot ou ouvertement, que ce que dit le blog e-deo sur l’homosexualité (à savoir la doctrine de l’Eglise) est vrai. C’est fort intéressant.

  • Quatre islamophiles

    Reprenant, en préparant mon prochain éditorial de National Hebdo, ma note sur la résolution de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe appelant à promouvoir l’islam en Europe, je m’aperçois que je n’ai donné aucun détail sur le vote.

    Cette résolution (qui n'a donné lieu à aucun communiqué, contrairement à l'habitude...) a été adoptée « à l’unanimité » des 83 parlementaires présents. Ils n’étaient que 83, sur 636 membres. Mais ce qui reste est l’unanimité. Il n’y a même pas eu une abstention.

    Il y avait quatre parlementaires français en séance. Qui ont donc voté en faveur de cette résolution. En faveur du droit au vote aux immigrés, en faveur de la construction de mosquées, en faveur de la promotion de l’islam à l’école, etc., en compagnie notamment des 9 parlementaires turcs présents.

    Tous quatre sont des parlementaires de « droite ». Trois d’entre eux font partie du groupe PPE/DC, à savoir parti populaire européen – démocratie chrétienne (sic). En France ils sont UMP. Il s’agit des députés Alain Cousin et Jean-Claude Mignon, et du sénateur Laurent Béteille. Le quatrième, du groupe ADLE (libéraux), est Denis Badré, sénateur MoDem-UDF, un des principaux lieutenants de François Bayrou.

    (En ce qui concerne la résolution sur l’avortement, le lendemain, ont voté pour : le sénateur UMP Jean-Guy Branger, le sénateur PS Michel Dreyfus-Schmidt, le député PCF Jean-Paul Lecoq, le député PS René Rouquet. Ont voté contre : les sénateurs UMP Laurent Béteille et Jacques Legendre, le député UMP Claude Greff, le député NC Françoise Rochebloine. S’est abstenu le député UMP Jean-Claude Mignon.)

  • Le Paraguay à gauche

    Fernando Lugo, candidat de la coalition de gauche, a été élu président du Paraguay, mettant fin à la domination du parti Colorado au pouvoir depuis 1947.

    Avant d’être homme politique « progressiste » (c’est l’étiquette qu’il de donne), Fernando Lugo était... évêque. Un des évêques de la « théologie de la libération ». Il a « renoncé à son sacerdoce » (mais on est prêtre pour l’éternité) en 2006 pour prendre la tête de la coalition de gauche.

    Il était « l’évêque des pauvres », ou « l’évêque rouge », selon le point de vue. Ses pairs l’ont comparé à « un poignard planté dans le corps de l’Eglise ».

    Tous les pays du Mercosur, le marché commun d’Amérique latine, ont désormais des gouvernements de gauche, dont plusieurs tendant à l’extrême gauche.

    Précision. Mgr Lugo a été suspendu a divinis par Rome en février 2007, lorsqu'il a annoncé qu'il serait candidat à la présidentielle. En janvier 2005 il avait présenté sa démission de l'évêché de San Pedro. Elle avait été acceptée par Rome, mais sa demande de réduction à l'état laïc avait été refusée.

  • Une immense débâcle

    De 2001 à 2004, Joseph Collins était adjoint au ministre de la Défense des Etats-Unis Donald Rumsfeld. Dans une étude publiée par l’Institut de la Défense nationale, il reproche à son ancien patron d’avoir opté pour une force d’intervention trop faible (?) en Irak, et il reproche à Paul Bremer, chef de l’autorité provisoire à Bagdad, d’avoir formalisé l’occupation au risque d’aliéner les sunnites, et ce, sans consulter Washington (???).

    Quoi qu’il en soit de cette analyse, on retiendra les conclusions : « Si on mesure la guerre en Irak en sang et en argent dépensé, elle est devenue une guerre majeure et une immense débâcle. » Les Etats-Unis payent aujourd’hui le prix des erreurs commises : moins de respect dans le monde, une armée trop sollicitée, et un impact négatif sur la guerre contre le terrorisme, « qui doit maintenant laisser la priorité à l’Irak, en termes de moyens humains, de matériels et de l’attention des responsables », alors qu’il n’y avait pas de terrorisme irakien.

    « Nos efforts là-bas devaient améliorer la sécurité des Etats-Unis, mais ils ont, du moins temporairement, créé une pouponnière à terroristes et ont donné l’audace nécessaire à l’Iran pour étendre son influence » dans la région.

  • Christophe Girard et la Chine

    Christophe Girard, militant homosexuel et adjoint du maire de Paris à la Culture , ex-Vert, était devenu PS en 2005, en précisant : « Mon parti, c’est Delanoë ». Toutefois, il n’est pas d’accord avec le maire de Paris qui veut faire du dalaï-lama citoyen d’honneur de la capitale. Il déclare dans une interview au Journal du Dimanche :

    « Le dalaï-lama est à mes yeux, comme Benoît XVI, particulièrement réactionnaire. Ce sont des hommes avec des règles et des principes, des dogmes, voire des doctrines. D'où leur rigidité envers des sujets tels que la contraception et l'homoparentalité. »

    Christophe Girard a quant à lui une idéologie, ce qui est en effet différent. Et une idéologie particulièrement inquiétante. Il explique en effet ainsi pourquoi il est contre le boycott des Jeux Olympiques :

    « Il serait inefficace et humiliant pour tout un peuple en marche. La Chine s'est éveillée et elle ne manquera pas de nous émerveiller. C'est un pays qui est en train d'inventer sa propre démocratie dans un contexte culturel que parfois les Occidentaux ne connaissent pas ou ne comprennent pas. »

    La démocratie chinoise, c’est l’implacable dictature du parti communiste, qui empêche évidemment toute expression démocratique, et interdit toute liberté d’expression. Toute critique du régime est punie de prison, par des procès rapides (comme Ségolène Royal s’en félicitait) où les droits de la défense n’existent pas.

    La démocratie chinoise, c’est le laogai : les camps de concentration et de « rééducation » (on dit aujourd’hui « éducation patriotique »).

    La démocratie chinoise, c’est aussi, sur le plan social, l’esclavage de millions d’ouvriers qui n’ont aucun droit syndical et de revendication, puisque ce sont eux qui sont au pouvoir, comme l’assure la Constitution  : « La République populaire de Chine est un État socialiste de dictature démocratique populaire, dirigé par la classe ouvrière ». Ces ouvriers, qui construisent les mégalopoles, n’ont même pas les droits élémentaires de tout citoyen, ils sont des étrangers dans leur propre pays : on les fait venir de la campagne, et ils n’ont pas le droit d’avoir le passeport qui leur permettrait de circuler dans la ville près de laquelle ils travaillent et sont logés comme des bêtes.

    Voilà ce qui émerveille Christophe Girard, qui est aussi, sans nul doute, émerveillé par l’interdiction d’avoir plus d’un enfant par famille et l’obligation de la contraception (ou de l’avortement).

    La « démocratie » que la Chine « invente », c’est l’alliance de la dictature communiste absolue, du libéralisme capitaliste sans frein, et d’un malthusianisme démographique dictatorial.

    Mais c’est le dalaï-lama et Benoît XVI qui sont les méchants...

  • L’église et l’Eglise

    Extraits de l'homélie de Benoît XVI à la cathédrale Saint-Patrick de New York

    Je voudrais attirer votre attention sur quelques aspects de cette très belle structure qui peut servir il me semble, de point de départ pour une réflexion sur nos vocations particulières dans l'unité du Corps mystique.

    Le premier aspect concerne les vitraux qui inondent l'intérieur d'une lumière mystique. Vues de l'extérieur, ces fenêtres semblent sombres, lourdes et même lugubres. Mais quand on entre dans l'église, elles prennent soudain vie ; elles reflètent la lumière qui les traversent en révélant toute leur splendeur. De nombreux écrivains - ici en Amérique nous pouvons penser à Nathaniel Hawthorne - ont utilisé l'image des vitraux pour illustrer le mystère de l'Eglise elle-même. Ce n'est que de l'intérieur, à partir de l'expérience de la foi et de la vie ecclésiale, que nous voyons l'Eglise telle qu'elle est vraiment : inondée de grâc! e, resplendissante de beauté, décorée des multiples dons de l'Esprit. Ceci veut dire que nous qui vivons la vie de la grâce dans la communion de l'Eglise sommes appelés à attirer toutes les personnes à l'intérieur de ce mystère de lumière.

    Comme toutes les cathédrales gothiques, elle a une structure très complexe, dont les proportions précises et harmonieuses symbolisent l'unité de la création de Dieu. Les artistes du moyen âge représentaient souvent le Christ, la Parole créatrice de Dieu, comme un « géomètre » céleste, le compas en main, qui ordonne le cosmos avec une infinie sagesse et détermination. Une telle image ne nous fait-elle pas penser à notre besoin de voir toute chose avec les yeux de la foi, afin de pouvoir ainsi les comprendre dans leur perspective la plus vraie, da! ns l'unité du plan éternel de Dieu ? Ceci exige, nous le savons, une conversion continuelle et l'engagement à « nous renouveler par une transformation spirituelle de notre jugement » (cf. Ep 4, 23).

    L'unité d'une cathédrale gothique, nous le savons, n'est pas l'unité statique d'un temple classique, mais une unité née de la tension dynamique de forces diverses qui poussent l'architecture vers le haut, l'orientant vers le ciel. Ici aussi nous pouvons voir un symbole de l'unité de l'Eglise qui est l'unité - comme nous l'a dit saint Paul - d'un corps vivant composé de plusieurs membres divers, chacun avec son rôle et son but. Nous voyons ici également la nécessité de reconnaître et respecter les dons de chaque membre du corps comme « des manifestations de l'Esprit en vue du bien commun » (1 Co 12, 7). Dans la structure de l'Eglise voulue par Dieu il faut ce! rtes distinguer les dons hiérarchiques des dons charismatiques (cf. Lumen gentium, 4). Mais la variété même et la richesse des grâces accordées par l'Esprit nous invitent constamment à discerner comment insérer ces dons de façon juste dans le service de la mission de l'Eglise.

    Tournons donc notre regard vers le haut ! Et avec une grande humilité et confiance demandons à l'Esprit de nous donner chaque jour les moyens de grandir dans la sainteté qui fera de nous des pierres vivantes dans le temple qu'Il est précisément en train d'élever maintenant au coeur du monde. Si nous devons être de véritables forces d'unité, soyons les premiers à chercher une réconciliation intérieure à travers la pénitence ! Pardonnons les offenses subies et réprimons tout sentiment de colère et de dispute ! Soyons les premiers à faire preuve de l'humilité et de la pureté de cœur nécessaires pour s'approcher de la splendeur de la vérité de Dieu ! Dans la fidélité au dépôt de la foi confié aux apôtres (cf. 1 Tm 6, 20), soyons de joyeux témoins de la force transformatrice de l'Evangile !

    (trad. Zenit)

  • Benoît XVI, la liberté et la vérité (suite)

    Dans l’homélie du pape, hier, au Yankee Stadium de New York

    L'unité de l'Eglise n'a pas d'autre base que le Verbe de Dieu, fait chair en Jésus Christ notre Seigneur. Tous les signes extérieurs d'identité, toutes les structures, les associations et les programmes, aussi valables et même essentiels soient-ils, n'existent, en définitive, que pour soutenir et favoriser l'unité profonde qui, dans le Christ, est le don indéfectible de Dieu à son Eglise.

    L'unité de l'Eglise est aussi « apostolique ». C'est une unité visible, fondée sur les Apôtres que le Christ a choisis pour être les témoins de sa résurrection, et elle est née de ce que les Ecritures appellent « l'obéissance de la foi » (Rm 1, 5; cf. Ac 6,7).

    « Autorité »... « obéissance ». Pour être franc, ces paroles ne sont pas faciles à prononcer aujourd'hui. De tels mots représentent une « pierre d'achoppement » pour beaucoup de contemporains, spécialement dans une société qui donne à juste titre une valeur élevée à la liberté personnelle. Cependant, dans la nuit de notre foi, en Jésus Christ, - « le chemin, la vérité et la vie » - nous voyons peu à peu la signification, la valeur, et bien sûr la beauté plénière de ces paroles. L'Evangile nous enseigne que la vraie liberté, la liberté des enfants de Dieu, ne se trouve que dans l'abandon de soi qui appartient au mystère de l'amour. Ce n'est qu'en se perdant soi-même, nous dit le Seigneur, que nous nous trouvons vraiment nous-mêmes (cf. Lc 17, 33).  La liberté véritable fleurit lorsque nous nous détournons du fardeau du péché qui embue nos perceptions et affaiblit nos résolutions, pour trouver la source de notre bonheur ultime en celui qui est l'amour infini, la liberté infinie, la vie infinie. « Dans sa volonté nous trouvons la paix ».

    La liberté réelle est alors le don gracieux de Dieu, le fruit de la conversion à sa vérité, la vérité qui nous rend libre (cf. Jn 8, 32). Et cette liberté dans la vérité apporte dans son sillage une façon nouvelle et libératrice de chercher la réalité. Lorsque nous revêtons « l'esprit du Christ » (cf. Ph 2, 5), de nouveaux horizons s'ouvrent à nous ! A la lumière de la foi, dans la communion de l'Eglise, nous trouvons aussi l'inspiration et la force de devenir dans le monde un levain de l'Evangile. Nous devenons la lumière du monde, le sel de la terre (cf. Mt 5, 13-14), auquel est confié « l'apostolat » de rendre nos vies et le monde où nous vivons, toujours plus conformes au dessein de salut de Dieu.

    (trad. Zenit)

    A la cathédrale Saint-Patrick de New York

    Faisant preuve d'une grande profondeur, saint Irénée a compris que l'exhortation de Moïse au peuple d'Israël : « Choisi la vie ! » (Dt 30, 19) était la raison la plus profonde de notre obéissance à tous les commandements de Dieu (cf. Adv. Haer. IV, 16, 2-5). Peut-être avons-nous perdu de vue le fait que dans une société dans laquelle l'Eglise semble pour beaucoup juridique et « institutionnelle », notre défi le plus urgent est de transmettre la joie qui naît de la foi et l'expérience de l'amour de Dieu.

    (trad. Zenit)

    Dans son discours aux jeunes, au séminaire Saint-Joseph de New York

    Après avoir souligné que les jeunes américains étaient éduqués "au sens de la générosité, du service et de la droiture", le Saint-Père a signalé que ses propres années de jeunesse "ont été détruites par un funeste régime qui pensait avoir toutes les réponses et dont l'influence a grandi, s'infiltrant dans les écoles et les organismes civils, ainsi que dans la politique et même dans la religion, avant que l'on puisse s'apercevoir clairement qu'il était monstrueux. Dieu y avait été proscrit". Il a invité les jeunes à rendre grâce à Dieu parce que malgré tout, "aujourd'hui une grande partie de leur génération peut jouir des libertés qui ont surgies grâce à l'expansion de la démocratie et du respect des droits de l'homme. Cependant -a-t-il poursuivi- , le pouvoir destructif demeure. Dire le contraire serait se mentir à soi- même. Mais celui-ci ne triomphera jamais; il a été battu". Dans la liturgie de la Vigile pascale, "nous appelons Dieu pour le monde. Il dissipe les ténèbres du cœur. Il dissipe les ténèbres de l'esprit. Que peuvent-être ces ténèbres ? Que se passe-t-il quand les personnes, surtout les plus vulnérables, trouvent le poing fermé de la répression ou de la manipulation au lieu de la main tendue de l'espérance?". Benoît XVI a ensuite mentionné "les personnes touchées par l'abus de drogue et de stupéfiants, faute de toit ou en raison de la pauvreté, celles touchées par le racisme, la violence ou l'humiliation, en particulier les jeunes filles et les femmes".

    Le Saint-Père a ensuite dit qu'un "deuxième type de ténèbres, celles qui touchent à l'esprit, n'est pas souvent perçu, et est donc particulièrement nocif. La manipulation de la vérité dénature notre perception de la réalité et trouble notre imagination et nos aspirations". Pour cela, "il faut sauvegarder à tout prix l'importance fondamentale de la liberté" qui "peut être mal comprise et mal employée, de sorte qu'elle ne conduit pas au bonheur que nous espérons tous, mais à un obscur scénario de manipulation, dans lequel la compréhension que nous avons de nous-mêmes et du monde devient confuse ou dénaturée par ceux qui cachent leurs intentions. Souvent, -a encore observé le Saint-Père - la liberté est revendiquée sans qu'il ne soit jamais fait référence à la vérité de la personne humaine" et "au lieu de la vérité, ou mieux de son absence, l'idée selon laquelle en donnant une valeur indistincte à tout, on assure la liberté et la libération de la conscience, s'est répandue. Cela s'appelle le relativisme".

    "La vérité ne s'impose pas. Elle n'est pas non plus un simple ensemble de règles. Elle est la découverte de Quelqu'un qui ne nous trahit jamais, de Quelqu'un en qui nous pouvons toujours avoir confiance. En fait, la vérité est une personne: Jésus-Christ. C'est la raison pour laquelle la vraie liberté n'est pas de choisir "de se désintéresser de". Elle est de décider "de se compromettre avec". Benoît XVI a donc invité les jeunes à se demander comment aider les autres "à marcher sur le chemin de la liberté qui amène à la pleine satisfaction et au bonheur durable. La lumière du Christ vous invite à être des étoiles-guides pour les autres, en marchant sur le chemin du Christ, qui est le chemin du pardon, de la réconciliation, de l'humilité, de la joie et de la paix".

    (synthèse d’ Eucharistie miséricordieuse)

  • Saint Anselme

    Hic est Anselmus, Doctor praeclarus, sub diciplina Lanfranci institutus : qui cum esset monachorum pater amabilis, ad pontificales infulas vocatus est. Et pro libertate sanctae Ecclesiae strenue decertavit, alleluia. Non ancillam, sed liberam esse Christi sponsam, invicta voce asserebat. Et pro libertate sanctae Ecclesiae strenue decertavit, alleluia.

    Celui-ci est Anselme, illustre Docteur que Lanfranc a élevé; c'est lui qui, étant pour les moines un père plein de tendresse, a été appelé à la mitre des pontifes. Et il a combattu vaillamment pour la liberté de la sainte Eglise, alléluia. Il disait de sa voix indomptée que l'Epouse du Christ était libre, et non de condition servile. Et il a combattu vaillamment pour la liberté de la sainte Eglise, alléluia.

    (trad. Dom Guéranger)

  • 4e dimanche après Pâques

    Ce dimanche est celui de l’annonce de la Pentecôte : « Quand il viendra, lui, l’Esprit de Vérité… » Dans la liturgie byzantine aussi, c’est l’annonce de la Pentecôte, mais par l’évangile de la Samaritaine, et cette annonce a déjà été faite mercredi, le jour de la « mi-Pentecôte ».

    Ce dimanche est aussi (par l’office des matines) celui de la patience. Par le début de l’épître de saint Jacques, et par un extrait du livre de saint Cyprien sur ce sujet. Il s’agit certes d’attendre avec patience la venue du Saint-Esprit, mais surtout de considérer dès à présent que la patience, qui « nous est commune avec Dieu », est un fruit primordial du Saint-Esprit, qui doit être cultivé toute notre vie, dans l’optique particulièrement du martyre : la couleur de la Pentecôte est rouge comme le sang des martyrs.

  • Encore un mur

    L'armée américaine a commencé la construction d'un mur dans le bastion chiite de Sadr City à Bagdad, où de nouveaux accrochages avec des miliciens ont fait au moins 15 morts aujourd’hui.

    Le commandement américain assure que cet ouvrage de béton de plusieurs mètres de haut doit prévenir les tirs de roquettes vers la Zone verte, enclave fortifiée qui abrite le « gouvernement irakien » et l'ambassade des Etats-Unis.
    En milieu de journée, des fusillades pouvaient être entendues dans le secteur où les travaux de construction du mur ont été entrepris. Mais les photographes et les journalistes qui ont essayé de s'approcher ont dû faire demi-tour. Des soldats américains ont notamment ordonné à un correspondant de l'AFP de rebrousser chemin, en le mettant en joue.

    Des centaines de murs de béton ont été érigés à Bagdad depuis l'invasion américaine en mars 2003. Ces constructions ont souvent provoqué la colère des habitants qui y voient une volonté de morceler la capitale irakienne, pour la diviser en secteurs homogènes et mieux la contrôler.