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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2497

  • Liberté d’expression

    Un blogueur militant PS de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), Yves Poey (Flamberge), a été condamné pour diffamation envers Yves Jégo, alors député-maire de la localité et aujourd’hui sous-ministre à l’Outremer. Ce procès est inquiétant pour l’avenir des blogs politiques, car il montre que toute critique polémique, faite dans le feu d’une campagne électorale, peut être condamnée comme « diffamation », lorsqu’elle émane d’un simple blogueur (on remarque par exemple que le site de Marianne, qui reprenait les propos d’Yves Poey et en remettait une lourde couche, n’a pas été poursuivi ; ou que les « apparatchiks» du PS qui « grenouillaient depuis des lustres», enfin élus aux dernières élections, n'ont pas porté plante contre le Nouvel Observateur qui employait les mêmes mots).

    D’autre part ce procès montre quel genre de curieux démocrate est Yves Jégo, dont on rappellera que pendant la campagne présidentielle il était le conseiller de Nicolas Sarkozy sur les dossiers liés à internet...

    Le député-maire, secrétaire national de l’UMP et président de l'Epareca (Établissement public national d'aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux), avait en effet poursuivi le blogueur en diffamation pour l’avoir traité d’ « apparatchik » qui a « grenouillé » dans les « distributeurs d’emplois publics réservés ». Et il le poursuivait pour injure pour avoir laissé entendre qu’il ne connaissait pas « le tissu social et économique local ». Il demandait qu’Yves Poey soit condamné à 1 euro symbolique, aux dépens, et à « 3.000 euros de frais non répétibles » (autrement dit pour payer ses avocats...).

    Le tribunal n’a pas retenu l’« injure », tout de même, mais il a retenu la « diffamation » pour les mots « apparatchik » et « grenouillé ». Et il a "seulement" condamné le blogueur à 200 euros d’amende. (Yves Jégo en est donc pour ses frais...)

    Comme le remarque un lecteur de Flamberge, 200 euros, ça fait 100 euros le mot. Mais peut-être un des deux coûtait-il plus cher que l’autre. Il va falloir dresser le catalogue des mots, avec leur prix, pour savoir quels mots ne sont pas dans nos moyens...

    Petite note sur le mot apparatchik. Chacun sait qu’il est utilisé couramment dans la polémique politique pour désigner un adversaire membre important d’un appareil politique. Si Yves Jégo y voit de la diffamation, c’est qu’il veut prendre ce mot dans son sens strict de membre de l’appareil soviétique (et il y a des juges pour le suivre...). Mais c’est le même Yves Jégo qui avait réagi à l’appel « Pour une vigilance républicaine » en disant que c’était « exactement la méthode des procès staliniens ». Si l’on suit son raisonnement, il aurait dû être condamné en diffamation, car cette petite pique anti-Sarko signée par des gaullistes, des UDF, des socialistes, etc., n’avait évidemment rien à voir avec les procès staliniens, ni vaguement, ni surtout « exactement ».

    Dans son blog, Yves Jégo se félicite bien entendu du « verdict » (il est titulaire d’une maîtrise de droit mais ne sait pas que le mot verdict est réservé aux jugements des cours d’assise).  Et il souligne qu’un autre militant PS, soutien d’un candidat qui se présentait contre lui en Seine-et-Marne, « vient d'être mis en examen et renvoyé en correctionnel (sic) sur les mêmes motifs ». On ne dira pas qu’il s’agit de procès staliniens, puisqu’il se réserve l’expression. On dira seulement que faire taire ses opposants à coup de procès, c’est politiquement pitoyable.

  • Jubilate (suite et fin)

    Introibo in domum tuam in holocaustis ; reddam tibi vota mea, quæ distinxerunt labia mea :

    et locutum est os meum in tribulatione mea.

    Holocausta medullata offeram tibi, cum incenso arietum ; offeram tibi boves cum hircis.

    Venite, audite, et narrabo, omnes qui timetis Deum, quanta fecit animæ meæ.

    Ad ipsum ore meo clamavi, et exaltavi sub lingua mea.

    Iniquitatem si aspexi in corde meo, non exaudiet Dominus.

    Propterea exaudivit Deus, et attendit voci deprecationis meæ.

    Benedictus Deus, qui non amovit orationem meam, et misericordiam suam a me.

    J'entrerai dans Votre maison avec des holocaustes; je m'acquitterai envers Vous de mes vœux que mes lèvres ont proférés,
    et que ma bouche a prononcés pendant ma tribulation.
    Je Vous offrirai de gras holocaustes, avec la fumée des béliers; je Vous offrirai des bœufs avec des boucs.
    Venez, entendez, vous tous qui craignez Dieu, et je vous raconterai tout ce qu'Il a fait à mon âme.
    Ma bouche a crié vers Lui, et ma langue L'a exalté.
    Si j'avais vu l'iniquité dans mon cœur, le Seigneur ne m'aurait pas exaucé.
    C'est pourquoi Dieu m'a exaucé, et a été attentif à la voix de ma supplication.
    Béni soit Dieu, qui n'a pas rejeté ma prière, ni éloigné de moi Sa miséricorde.

    (Psaume 65, deuxième partie) 

  • Mgr Dagens à l’Académie française

    Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême, a été élu à l’Académie française.

    Ah bon.

    Il est vrai que Jean-Loup Dabadie, stakhanoviste de paroles de chanson au kilomètre, l’a été l’autre jour.

    Alors pourquoi pas l’évêque d’Angoulême, bien qu’il ne soit connu que par trois rapports de l’épiscopat...

    Et aussi pour avoir manifesté publiquement son aigreur et sa détestation des traditionalistes après la publication du motu proprio sur la messe.

  • Pauvre Martinon

    David Martinon, tombé en disgrâce et éjecté de l’Elysée, espérait devenir consul général de France à New York. Ce fut une levée de boucliers dans le petit monde diplomatique : trop jeune, pas d’expérience, etc.

    Il est nommé consul à Los Angeles.

    Il y a pire comme punition.

  • Vieilles ficelles

    Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso est en Irlande, pour une mission de propagande en faveur du traité de Lisbonne.

    Dans une interview à l’Irish Times, il met en garde les Irlandais contre un non au référendum, car ce serait « désastreux », et ajoute-t-il, « il n’y a pas de plan B ».

    On connaît la chanson par cœur. Les Irlandais vont l’apprendre à leur tour.

    Mais Barroso devrait être plus circonspect. Le résultat de cette même propagande n’a pas été vraiment probant en France...

  • Bonne nouvelle polonaise

    Le pape a nommé Mgr Leszk Glodz archevêque de Gdansk.

    Mgr Glodz, qui a le grade de général dans l’armée polonaise dont il a longtemps été l’aumônier, était le responsable des médias au sein du conseil permanent de l’épiscopat, où il a toujours défendu Radio Maryja.

  • Aimé Césaire

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Jean-Marie Le Pen salue la  mémoire d’Aimé Césaire, homme politique et grand poète français.

    On peut être en désaccord avec les idées politiques défendues par Aimé Césaire, ou du moins certaines d’entre elles, et admirer l’écrivain et le poète, figure emblématique d’un homme de la plus grande France au service de sa cité pendant plus d’un demi-siècle.

    Il est curieux de voir l’empressement que manifestent certains, de tout côté, à vouloir le panthéoniser.

    Il ne nous souvient pas d’avoir entendu ceux-là qui parlent haut, maintenant qu’il est mort, réclamer qu’il fût membre de l’Académie française, alors que telle aurait dû être la reconnaissance qu’il méritait de son vivant.

    Et il ne ce serait pas seulement agi de l’honorer : l’Académie française aurait pu profiter de sa science inventive de notre langue, consubstantielle à son chant vigoureux de négritude revendiquée.

    Il est regrettable et dommageable d’avoir laissé passer cette opportunité, alors que la langue française se défait dans le magma mondialiste.

     

    Communiqué d'Huguette Fatna

    Notre illustre poète nous a quittés.

    Aimé Césaire, grand homme politique Martiniquais, s’en est allé. C’est grâce à ce grand compatriote Français que notre île qui était territoire d’Outre-Mer, est devenue Département en 1945, contribuant ainsi à son développement et à la faire mieux connaître en France métropolitaine.

    C’était aussi le créateur de la négritude qui aurait dû être celle de son ami Senghor, puisque sa terre natale, la Martinique, est un peuple de métissage.

    Huguette Fatna, Secrétaire nationale aux Dom-Tom, très touchée par la disparition de ce grand homme qu'était Aimé Césaire, tient à lui rendre hommage, au-delà des divergences politiques.

    Elle adresse à tous ses enfants, à sa famille, ainsi qu’à ses compatriotes Martiniquais ses très sincères condoléances.

  • Affaire Debaine : le procureur fait appel

    Le procureur général de Versailles a fait appel de l’acquittement de Lydie Debaine, qui avait tué sa fille handicapée.

    Le procureur, Jean-Amédée Lathoud, explique :

    « Sans méconnaître la situation dramatique de Mme Debaine, son profond désarroi et sa grande souffrance, il m’est apparu que le ministère public avait le devoir, dans le souci de l’intérêt général, de requérir l’application de la loi et la condamnation de l’accusée. Ce verdict d’acquittement pourrait en effet être compris comme un encouragement à l’atteinte volontaire à la vie des handicapés, qui méritent notre protection et notre soutien. »

    Il y a donc encore des magistrats en Fance.

  • La Chine des JO

    Hu Jia, condamné le 3 avril à trois ans et demi de prison pour « tentative de subversion du pouvoir de l’Etat », n’a pas pu faire appel. Il avait dix jours pour le faire, mais ses avocats ont été empêchés de lui rendre visite.

    Le « crime » (sic) de Hu Jia est d’avoir écrit notamment à l’intention des Occidentaux qui se rendraient aux Jeux Olympiques : « Vous ne savez peut-être pas que cet enthousiasme, ces sourires, cette harmonie et cette prospérité sont fondés sur l’injustice, les larmes, l’emprisonnement, la torture et le sang. »
  • La religion n’est pas seulement une affaire privée

    En attendant la publication du texte de l’allocution de Benoît XVI aux évêques américains, on pourra se reporter à e-deo qui en donne des extraits. Le pape a ensuite répondu à trois questions. Voici un extrait d’une des réponses, en rapport direct avec le passage de son allocution contre la tendance à « traiter la religion comme une affaire privée », car « c’est seulement lorsque la foi imprègne chaque aspect de leur vie que les chrétiens deviennent vraiment ouverts à la puissance transformante de l’Evangile » :

    « Nous devons reconnaître avec inquiétude l’éclipse presque totale de sens eschatologique dans beaucoup de nos sociétés traditionnellement chrétiennes. Comme vous le savez, j’ai attiré l’attention sur ce problème dans l’encyclique Spe Salvi. Il suffit de dire que la foi et l’espérance ne se limitent pas à ce monde : comme vertus théologales, elles nous unissent au Seigneur et nous attirent vers l’accomplissement, non seulement de notre destinée personnelle, mais aussi de toute la Création. La foi et l’espérance son l’inspiration et la base de nos efforts pour nous préparer à la venue du Royaume de Dieu. Dans le christianisme, il ne peut pas y avoir de place pour une religion purement privée : le Christ est le Sauveur du monde, et, en tant que membres de son Corps, partageant ses munera prophétique, sacerdotal et royal, nous ne pouvons pas séparer notre amour pour lui de notre obligation à bâtir son Eglise et étendre son Royaume. Dans la mesure où la religion devient une affaire purement privée, elle perd véritablement son âme. »