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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2406

  • Nous allons en faire baver à l'Europe...

    Ceci est le spot vidéo officiel du gouvernement tchèque à destination de l'opinion publique tchèque, pour présenter la présidence tchèque de l'Union européenne, le prochain semestre (version avec inscrustations en anglais permettant de comprendre qui fait quoi). Le slogan qui apparaît à la fin veut dire littéralement "Nous allons adoucir l'Europe avec du sucre". Mais dans le langage populaire cela veut dire: "Nous allons en faire baver à l'Europe". Et le Premier ministre n'a pas craint d'affirmer que l'ambiguïté était voulue... Cela mérite une page entière d'explications dans le prochain numéro de Daoudal Hebdo.

  • Saint Eustache

    Eustache s'appelait d'abord Placide. C'était le commandant des soldats de l’empereur Trajan. Bien qu’adonné au culte des idoles, il pratiquait avec grande assiduité les œuvres de miséricorde. Il avait une épouse idolâtre et miséricordieuse comme lui; il en eut deux fils qu'il éleva selon son rang, avec une magnificence extraordinaire. Comme il se faisait un devoir de s'adonner aux œuvres de miséricorde, il mérita d'être dirigé dans la voie de la vérité. Un jour en effet qu'il se livrait à la chasse, il rencontra un troupeau de cerfs, au milieu desquels il en remarqua un plus beau et plus grand que lés autres, qui se détacha pour gagner une forêt plus vaste. Tandis que les autres militaires courent après les cerfs, Placide poursuit celui-ci de tous ses efforts et s'attache à le prendre. Comme il le suivait avec acharnement, le cerf parvient enfin à gravir la cime d'un rocher; Placide s'approche et songe aux moyens de ne pas le manquer; or, pendant qu'il considère, le cerf avec attention, il voit au milieu de ses bois la figure de la Sainte Croix plus resplendissante que les rayons du soleil, et l’image de Jésus-Christ, qui lui adresse ces paroles parla bouche du cerf, comme autrefois parla l’ânesse de Balaam : « Placide, pourquoi me persécutes-tu? C'est par bonté pour toi que je t'apparais sur cet animal. Je suis le Christ que tu honores sans le savoir : tes aumônes ont monté devant moi, et voilà pourquoi je suis venu; c'est pour te chasser moi-même par le moyen de ce cerf que tu courais. » En entendant cela, Placide, grandement saisi, tomba de son cheval; revenu à lui après une heure, il se releva et dit : « Faites-moi comprendre ce que vous me dites et alors je croirai en vous. » Jésus-Christ lui dit : « Placide, je suis le Christ qui ai créé le ciel et la terre, qui ai fait jaillir, la lumière et l’ai séparée des ténèbres; j'ai réglé le temps, les jours et les années; j'ai formé l’homme du limon de la terre; pour sauver le genre humain, je suis apparu ici-bas avec un corps, et après avoir été crucifié et enseveli, je suis ressuscité le troisième jour. » A ces mots, Placide tomba de nouveau sur terre et dit : « Je crois, Seigneur, que c'est vous qui avez tout fait, et que vous ramenez ceux qui s'égarent. » Alors le Seigneur lui dit : « Si tu crois, va, trouver l’évêque de la ville, et fais-toi baptiser. » (…) Quand il fut rentré à sa maison et qu'il eut rapporté ces merveilles à son épouse, au lit, celle-ci s'écria en disant : « Mon Seigneur, et moi aussi, la nuit passée, je l’ai vu et il m’a dit : « Demain ton mari, tes fils et toi, vous viendrez à moi : Je reconnais maintenant que c'est Jésus-Christ. » Ils allèrent donc, au milieu de la nuit, trouver l’évêque de Rome qui les baptisa en grande joie, et qui donna à Placide le nom d'Eustache, à sa femme celui de Théospita et à ses fils ceux d'Agapet et de Théospite. (…)

    Or, l’empereur voyant qu'Eustache ne voulait pas sacrifier (…), l’exhortait cependant à le faire. Mais Eustache lui dit: « Le Dieu que j'adore, c'est Jésus-Christ, et je n'offre de sacrifices qu'à lui seul. » Alors l’empereur, en colère, ordonna de les exposer dans le cirque avec sa femme et ses enfants, et fit lâcher contre eux un lion féroce. Le lion accourut, et baissant la tête comme s'il eût adoré ces saints personnages il s'éloigna d'eux humblement. L'empereur ordonna aussitôt de faire rougir au feu un taureau d'airain, et commanda de les y jeter tout vifs. Les saints se mirent donc en prières et se recommandant à Dieu, ils entrèrent dans le taureau où ils rendirent leur âme au Seigneur. Trois jours après, on les en tira en présence de l’empereur; et on les retrouva intacts au point que pas même leurs cheveux, ni aucune partie de leurs membres n'avait été atteinte par l’action du feu. Les chrétiens prirent leurs corps et les ensevelirent en un endroit fort célèbre où ils construisirent un oratoire. Ils pâtirent sous Adrien qui commença à régner vers l’an du Seigneur 120, aux calendes de novembre, ou, d'après quelques auteurs, le douze des calendes d'octobre (20 septembre).

    (Début et fin de l’histoire de saint Eustache dans la Légende dorée)

  • Lettre ouverte à Mgr Di Falco sur le Front national

    Lettre ouverte d’Alexandre Simonnot, conseiller municipal FN de Taverny, membre du comité central du Front national, à Monseigneur Jean-Michel Di Falco, évêque de Gap.

    (Certains accents de ce texte, inutilement polémiques, voire injustes, sont à mettre sur le compte de la colère. Mais il y a là un certain nombre de vérités qu'il est bon de rappeler à temps et à contretemps.)

    Monseigneur,

    Jeune français, catholique et élu du Front National, je tiens à vous exprimer ma profonde indignation suite aux propos scandaleux que vous avez tenus Dimanche dernier sur France Infos, à l’occasion de la visite en France de Benoît XVI.
    En effet, alors que vous étiez interrogé sur la « libéralisation » de l’ancien rite de la Messe, ce qui n’a strictement rien à voir avec la politique française, vous en avez profité pour injurier, une fois de plus, les millions d’électeurs du Front National et de son Président Jean-Marie LE PEN. Ainsi, vous vous êtes déclaré « inquiet » de la libéralisation, par Benoît XVI, de la Messe selon le rite dit « de Saint Pie V » sous prétexte que cette dernière était célébrée dans des meetings de « partis d’extrême-droite », où étaient ensuite prononcés « des discours racistes, antisémites et xénophobes ! »

    Je ne sais pas si vous réalisez l’énormité de tels propos qui ne sont que mensonges, insultes et donc scandales.

    Tout d’abord, je me permets de vous rappeler, Monseigneur, que Benoît XVI n’a pas « autorisé » ou « libéralisé » la Messe selon le rite de Saint Pie V. Il n’a fait que confirmer une permission, vieille de plus de quatre-cents ans ! De plus, cette permission était immuable puisque le Pape Saint Pie V avait promu son Missel et sa Messe « ad perpetuam ». Je vous invite à vérifier cela en relisant la Bulle « Quo primum tempore » de Saint Pie V datée du 14 Juillet 1570.

    Mais j’imagine que la Doctrine Catholique, l’Histoire de l’Eglise ou la Liturgie Romaine ne sont pas votre tasse de thé. Vous semblez préférer la politique française… Mais avant d’en faire, vous feriez bien de vérifier ce que vous racontez, de qui vous parlez et à qui vous vous adressez. Je ne suis pas un partisan inconditionnel de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, en revanche, je pense qu’il est urgent de vous séparer de la politique, car dès que vous vous exprimez à ce sujet, vous dîtes n’importe quoi. C’est votre côté show-business ça ! Vous ne pouvez pas vous passer des médias, et dès que vous rencontrez une caméra ou un micro, c’est plus fort que vous, vous vous lâchez !...

    Ensuite, vous parlez de partis « d’extrême droite » sans avoir le courage, de peur de vous retrouver en correctionnelle, de citer le Front National. Tout le monde l’aura reconnu puisque c’est précisément le seul parti politique qui fait célébrer une Messe lors de son annuelle fête des « Bleu-Blanc-Rouge ». Mais, vous vous êtes trompé une fois de plus, et vous avez menti. Le Front National n’est pas un parti « d’extrême-droite » et il a toujours refusé cette étiquette qu’on lui impose. Le Front National est le parti de la vraie Droite, nationale, populaire et sociale. Vous le savez très bien et vous faites exprès de le qualifier d’extrémiste en utilisant une dialectique marxiste hélas célèbre : « Mentez ! Mentez ! Il en restera toujours quelque chose… »

    Enfin, et c’est tout de même le plus grave, vous prétendez que ces messes seraient suivies de « discours racistes, antisémites et xénophobes ! » Ca y est ! Vous avez bien appris et récité votre leçon politiquement correcte. Les mots que vous deviez dire sont là, vous êtes content et fier de vous ! Le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie : la sainte trinité des insulteurs professionnels, la devise accusatoire de l’anti-France, toujours la même… lassante, nulle et non avenue.

    Vous qui prétendez tout savoir sans jamais avoir mis les pieds dans une réunion du Front National, je vous mets au défi de me citer, dans plus de cinquante années de discours de Jean-Marie LE PEN, un seul propos raciste, antisémite ou xénophobe. Je suis catholique Monseigneur, et si le Front National était ce que vous en dîtes, je l’aurais quitté depuis longtemps car le racisme et la haine sont incompatibles avec la Charité chrétienne que je professe.

    Non Monseigneur, le Front National et Jean-Marie LE PEN ne sont pas racistes. Ils l’ont mille et maintes fois répété. Ils défendent simplement la France et les Français d’abord. Ils ne sont pas contre les immigrés mais contre la politique d’immigration suicidaire pratiquée depuis plus de 30 ans par nos dirigeants et qui fait progressivement perdre à la France son identité, sa liberté et sa souveraineté. Ce n’est pas Jean-Marie LE PEN mais Jacques CHIRAC qui a parlé, il y a quelques années, « du bruit et des odeurs » des immigrés ! Voila des propos que vous pourrez qualifier de « racistes ».

    Je vous rappelle que lorsqu’il a été élu Député pour la première fois en 1956, Jean-Marie LE PEN avait comme 2ème de liste un noir antillais, Roger SAUVAGE, héros de l’escadrille « Normandie-Niemen ». Je vous rappelle qu’en 1957, alors qu’il présentait et défendait un arabe, Ahmed DJEBOUR, candidat à la députation, Jean-Marie LE PEN a perdu un œil et qu’il est depuis ce temps infirme à vie ! Je vous rappelle que Jean-Marie LE PEN a été le premier à faire élire, en 1986, une musulmane comme conseillère régionale d’Ile-de-France. Je vous rappelle que Jean-Marie LE PEN est l’un des rares hommes politiques à avoir quitté ses pantoufles de Député pour aller risquer sa vie en tentant de sauver l’Algérie Française. Jean-Marie LE PEN est le seul à avoir défendu les Harkis pendant que le gouvernement gaulliste livrait ces derniers aux tortures les plus innommables des bouchers fellouzes du FLN!

    Non Monseigneur, le Front National et Jean-Marie LE PEN ne sont pas antisémites. Simplement, nous considérons les juifs comme des citoyens à part entière et non au-dessus des autres. Ce n’est pas Jean-Marie LE PEN mais un humoriste de gauche, Coluche, qui déclarait, il y a déjà 20 ans : « Regardez, il y a 1 milliard de chinois, on n’en parle jamais. Il y a 6 millions de juifs, on en parle tout le temps !» Ne trouvez-vous pas en effet incroyable que l’on ne parle, dans toute l’histoire de l’humanité, que de la persécution des juifs, alors que des milliers d’autres peuples, à travers les âges et à travers l’histoire, ont eux aussi été persécutés, assassinés, torturés et exterminés ? J’ai parlé des Harkis mais comment ne pas évoquer les centaines de millions de morts du communisme et dont on ne parle non-plus jamais. Les juifs n’ont pas le monopole de la persécution ! Comme l’a souvent dit Jean-Marie LE PEN : « Je respecte les morts quels qu’ils soient… je respecte moins ceux qui s’en servent ! » Les juifs sont des français comme les autres, c’est tout. Et cela ne nous oblige pas, sous peine de pêché mortel, à devoir admirer la peinture de Chagall, approuver la politique de Mendès France ou accepter la Loi Veil.

    A ce propos, je trouve assez paradoxal qu’un évêque catholique comme vous se permette de critiquer le Front National, alors qu’il est précisément le seul parti à défendre la vie humaine de la conception jusqu’à la mort naturelle. Que ne devriez-vous pas dire des autres formations politiques qui ont toutes plus ou moins encouragé l’avortement, la destruction de la Famille, la pornographie, la déliquescence des mœurs, le PACS, j’en passe et des meilleurs. Je viens moi-même d’être condamné à 10 000 Euros d’amende parce que j’avais osé commettre un sacrilège en déchirant, tenez-vous bien, un préservatif géant de 11m de hauteur que le maire de ma commune avait jugé décoratif d’installer à l’entrée de la ville! Je serais très curieux de savoir ce que vous en pensez Monseigneur... Pendant ce temps-là, il y a d’autres maires qui marient les hommes entre eux … Comprenne qui pourra ! De plus, le discours de Jean-Marie LE PEN est très proche de celui de l’Eglise, puisqu’il défend la morale naturelle, s’oppose au mariage homosexuel, protège l’enfant à naître, combat le communisme, dénonce l’islamisation de la France et attaque régulièrement la franc-maçonnerie…

    Non, Monseigneur, Jean-Marie LE PEN et le Front National ne sont pas « xénophobes » ! Ils sont francophiles ! Ainsi, nous préférons les Français aux étrangers, la France à l’Europe, et l’Europe au reste du monde. C’est ce qui s’appelle la préférence nationale et européenne.

    Vous voyez, Monseigneur, vos arguments fondent comme neige au soleil, et ce n’est pas à un prélat qu’il revient d’insulter son prochain alors qu’il est censé prêcher l’amour de celui-ci comme de soi-même. Vous feriez mieux de remplir vos églises plutôt que de vouloir vider nos meetings ! C’est justement avec ce genre de discours, et les pitreries liturgiques qui l’accompagnent, que vous avez fait fuir vos fidèles hors les murs !

    Pourquoi vous prêtez-vous donc à ce jeu grossier et mensonger ? Vous-même qui avez été victime des pires rumeurs et accusations de pédophilie, vous devriez savoir mieux que quiconque combien le mensonge, la calomnie et l’injure sont dévastateurs. Ce que vous n’avez pas apprécié subir, pourquoi le faites-vous subir aux autres ? Oui, Monseigneur, en insultant le parti que je représente, vous m’avez profondément blessé, injurié et scandalisé.

    Je m’excuse pour ma part de ne vous avoir appelé que « Monseigneur » et non « Votre Excellence Révérendissime », comme le veut l’usage. Mais je préfère réserver ce titre aux vrais évêques catholiques et non à ceux qui profitent des médias pour insulter et diffamer des millions de Français.

    Avec mes très sincères regrets et l’assurance de mes fidèles prières pour votre conversion, je vous prie de croire, Monseigneur, en ma profonde dévotion envers Celui qui est la Voie, la Vérité et la Vie,

    Alexandre SIMONNOT
    asimonnot@dm-contact.com

  • Après l’Orissa, le Karnataka

    Plus d'une dizaine d'églises catholiques ou protestantes ont été endommagées ou mises à sac depuis le week-end dernier et plusieurs personnes ont été blessées dans l’Etat indien du Karnataka, où les chrétiens représentent moins de 2% de la population.

    Le gouvernement fédéral de l’Inde exige aujourd’hui des autorités nationalistes hindoues de l’Etat qu'elles mettent fin aux attaques et qu'elles "reprennent le contrôle de la situation".

  • L’islam réel

    Une peine de six mois de prison avec sursis a été requise par le parquet de Mulhouse contre une Algérienne qui avait brûlé la main de sa fille avec un couteau chauffé à blanc pour l'empêcher de se marier avec un Français chrétien.

    "Ma mère a rencontré les parents de mon ami et je pensais que tout allait s'arranger, mais finalement, elle a estimé que même s'il se convertissait, il aurait toujours du sang chrétien dans les veines", a déclaré la jeune fille en affirmant qu'elle était "embarrassée" par cette affaire, car elle aimait sa mère.

    Le parquet a requis six mois avec sursis, une mise à l'épreuve de trois ans et une obligation de soin contre la prévenue. L'affaire a été renvoyée au 24 octobre après son expertise psychiatrique…

  • Critiquer Kamel Kabtane

    La Cour européenne des droits de l'homme a condamné jeudi la France pour violation de la liberté de la presse d'un journaliste poursuivi pour diffamation après un article, en 2001, sur le directeur de la Grande Mosquée de Lyon.

    "Avec lui, il n'y a pas de vague, la religion il s'en fout. D'ailleurs il n'y connaît rien. En revanche, la mosquée est calme. Et dans le contexte actuel, ça rassure tout le monde", avait écrit le journaliste à propos de Kamel Kabtane. La cour d'appel l'avait condamné à payer des dommages et intérêts.

    Dans son arrêt, la CEDH observe qu'en tant que directeur de la Grande Mosquée de Lyon, M. Kabtane s'expose à des critiques relatives à l'exercice de ses fonctions. Elle estime que les nombreux documents produits "témoignent que les propos litigieux n'étaient pas dépourvus de toute base factuelle". Et elle ne voit pas de termes "manifestement outrageants" pouvant justifier une restriction à la liberté d'expression de leur auteur "dont le langage ne saurait être tenu pour excessif".

    Elle a alloué au journaliste, Nadji Chalabi, 1.500 euros pour préjudice moral.

  • La vie des groupuscules

    Jean-François Touzé était “secrétaire général” de la “Nouvelle Droite Populaire”. Le 13 septembre, il a été “mis en minorité” sur ses “positions libérales et atlantistes contraires aux convictions de la très grande majorité des adhérents et des responsables du mouvement”. Et il n’a pas changé de “comportement”. “Le Bureau statutaire de la NDP a donc décidé, en vertu de l'article 8 des statuts, de procéder à l'exclusion de Jean-François Touzé du mouvement pour faute grave.” Cette mesure a pris effet “le 17 septembre 2008 à 14 h”.

    Jean-François Touzé a annoncé aussitôt la création d'un nouveau parti...

  • Anathèmes laïques

    Version 100% laïcarde de l’arroseur arrosé. “Riposte laïque” avait lancé une pétition de soutien à Fanny Truchelut. Des militants et sympathisants du FN (notamment via NPI) avaient signé cette pétition ès qualités. Leur nom a été promptement effacé.

    L’avant-veille de l’arrivée du pape, l’UFAL a lancé une pétition intitulée "La laïcité ne doit pas plier devant Benoît XVI". Des militants de Riposte laïque ont signé cette pétition ès qualités. Leur nom a été promptement effacé.

    Naturellement, Riposte laïque, pour qui il était naturel, au nom de la tolérance et de la démocratie, de virer les signataires FN, se plaint amèrement de voir que ses militants sont virés de la pétition de l’UFAL…

    En fait, il s’agit d’un nouvel épisode de la guerre que se livrent les groupuscules laïcards Respublica (dont le chef est le chef de l’UFAL) et sa scission Riposte laïque.

    Mais ce que l’on remarquera surtout est cette phrase de la réaction de Riposte laïque : « Rien ne justifie les anathèmes, et encore moins les excommunications : cela est indigne de nos traditions et de notre culture. »

    On ne sait pas de quelles traditions il s’agit, mais ce langage n’est pas vraiment laïque…

  • Google cède devant un groupe pro-vie

     

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    Le groupe britannique pro-vie The Christian Institute poursuivait Google pour discrimination, en raison de son refus de mettre un lien vers un site anti-avortement avec le mot "avortement" comme mot-clé déclenchant la publicité, alors que Google accepte par ailleurs de promouvoir des sites pro-avortement. Google a accepté un accord à l'amiable devant une cour de justice anglaise, acceptant les publicités des groupes religieux anti-avortement.

    Google a fait savoir via son porte-parole que le débat sur l'avortement était sensible et que Google ne prenait pas parti, confirmant que la société acceptait désormais ces publicités quand elles sont présentées "de façon factuelle".

  • Saint Janvier

    Cependant, dès que la nuit fut venue, le mendiant s’en alla au forum de Vulcano pour recueillir les restes sacrés du saint évêque. La lune, qui venait de se lever, répandit sa lumière argentée sur la plaine jaunâtre de la Solfatare, de telle sorte qu’on pouvait distinguer le moindre objet dans tous ses détails.

    Comme le vieillard marchait lentement et regardait autour de lui pour voir s’il n’était pas suivi par quelque espion, il aperçut à l’autre bout du forum une vieille femme à peu près de son âge qui s’avançait avec les mêmes précautions.

    — Bonjour, mon frère, dit la femme.

    — Bonjour, ma sœur, répondit le vieillard.

    — Qui êtes-vous, mon frère ?

    — Je suis un ami de saint Janvier. Et vous ma sœur ?

    — Moi, je suis sa parente.

    — De quel pays êtes-vous ?

    — De Naples. Et vous ?

    — De Pouzzoles.

    — Puis-je savoir quel motif vous amène ici à cette heure ?

    — Je vous le dirai quand vous m’aurez expliqué le but de votre voyage nocturne.

    — Je viens pour recueillir le sang de saint Janvier.

    — Et moi je viens pour enterrer son corps.

    — Et qui vous a chargé de remplir ce devoir, qui n’appartient d’ordinaire qu’aux parents du défunt ?

    — C’est saint Janvier lui-même, qui m’est apparu peu d’instants après sa mort.

    — Quelle heure pouvait-il être lorsque le saint vous est apparu ?

    — À peu près la troisième heure du jour.

    — Cela m’étonne, mon frère, car à la même heure il est venu me voir, et m’a ordonné de me rendre ici à la nuit tombante.

    — Il y a miracle, ma sœur, il y a miracle. Écoutez-moi, et je vous raconterai ce que le saint a fait en ma faveur.

    — Je vous écoute, puis je vous raconterai à mon tour ce qu’il a fait en la mienne ; car, ainsi que vous le dites, il y a miracle, mon frère, il y a miracle.

    — Sachez d’abord que j’étais aveugle.

    — Et moi percluse.

    — Il a commencé par me rendre la vue.

    — Il m’a rendu l’usage des jambes.

    — J’étais mendiant.

    — J’étais mendiante.

    — Il m’a assuré que je ne manquerai de rien jusqu’à la fin de mes jours.

    — Il m’a promis que je ne souffrirai plus ici bas.

    — J’ai osé lui demander un souvenir de son affection.

    — Je l’ai prié de me donner un gage de son amitié.

    — Voici le même linge qui a servi à bander ses yeux au moment de sa mort.

    — Voici les deux fioles qui ont servi à célébrer sa dernière messe.

    — Soyez bénie, ma sœur, car je vois bien maintenant que vous êtes sa parente.

    — Soyez béni, mon frère, car je ne doute plus que vous étiez son ami.

    — À propos, j’oubliais une chose.

    — Laquelle, mon frère ?

    — Il m’a recommandé de chercher un doigt qui a dû lui être coupé en même temps que sa tête et de le réunir à ses saintes reliques.

    — Il m’a bien dit de même que je trouverai dans son sang un petit fétu de paille, et m’a ordonné de le garder avec soin dans la plus petite des deux fioles.

    — Cherchons.

    — Cela ne doit pas être bien loin.

    — Heureusement la lune nous éclaire.

    — C’est encore un bienfait du saint, car depuis un mois le ciel était couvert de nuages.

    — Voici le doigt que je cherchais.

    — Voici le fétu dont il m’a parlé.

    Et tandis que le vieillard de Pouzzoles plaçait dans un coffre le corps et la tête du martyr, la vieille femme napolitaine, agenouillée pieusement, recueillait avec une éponge jusqu’à la dernière goutte de son sang précieux, et en remplissait les deux fioles que le saint lui avaient données lui-même à cet effet.

    C’est ce même sang qui, depuis quinze siècles, se met en ébullition toutes les fois qu’on le rapproche de la tête du saint, et c’est dans cette ébullition prodigieuse et inexplicable que consiste le miracle de saint Janvier.

    (Ceci est la fin de la légende de saint Janvier telle que la raconte Alexandre Dumas. On trouvera le texte intégral ici.)