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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2405

  • Saint Lin et sainte Thècle… en France ?

    Ce jour est célébrée la fête de saint Lin, premier successeur de saint Pierre à Rome, et commémorée sainte Thècle, grande disciple de saint Paul, que les orientaux appellent la protomartyre.

    Ces deux saints sont aujourd’hui plutôt méconnus, et il faut bien dire qu’on ne sait rien de très précis sur eux. Au moyen âge, leur proximité avec les apôtres fit qu’on se les annexait (ceux-là et les autres) pour rehausser l’antiquité de l’Eglise locale.

    Ainsi Besançon, qui est incontestablement l’une des plus antiques Eglises de France, après Lyon et Vienne, fit de saint Lin son premier évêque, et la légende raconte comment saint Lin, qui y avait été envoyé par saint Pierre, fut très mal accueilli par les païens et se résolut à retourner à Rome. En réalité, il y eut bien un saint Lin évêque de Besançon, mais il s’agissait du successeur de saint Ferréol, premier évêque de la ville au début du IIe siècle. (Du reste, la fête de saint Lin de Besançon a lieu le 26 novembre.)

    Quant à sainte Thècle, une légende raconte que, fuyant les persécutions en Asie mineure, elle se réfugia en Gaule, et serait morte dans le Gévaudan. De fait le culte de sainte Thècle est resté vivant en Lozère (elle est la sainte patronne de Rocles) et en Auvergne, à Chamalières : parce que cette ville possède une relique de la sainte. De même, saint Thècle est la sainte patronne de Tarragone, en Espagne, non pas parce que son tombeau s’y trouverait, comme on l’a dit, mais parce que la cathédrale possède un de ses bras. Son tombeau est à Séleucie d’Isaurie, aujourd’hui Selefkeh en Turquie.

    Il est remarquable de constater que la présence d’une relique finissait par être interprétée comme la présence du saint lui-même. Ce qui est parfaitement légitime sur le plan spirituel, si ce ne l’est pas du point de vue historique.

  • Un faux débat sur l’Afghanistan

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    En l’absence de toute véritable opposition, c’est un faux débat qui a été organisé à l’Assemblée nationale sur la présence française en Afghanistan.

    Le Premier ministre en a profité pour annoncer l’envoi de moyens supplémentaires : des hélicoptères, des drones, des mortiers, « avec les effectifs correspondants, soit une centaine d'hommes ».

    C’est proprement dérisoire. Si l’on veut vraiment tenter de vaincre les talibans, il faut engager des forces considérables. Mais la France, qui de toute façon n’a pas à se substituer aux Etats-Unis d’Amérique, n’en a pas les moyens.

    François Fillon en tire lui-même les conséquences : ce choix n'ira pas « sans probables pertes ».
    Des jeunes Français trouveront encore la mort dans ce pays, sans avoir rendu aucun service à la France.

    On note aussi que le Premier ministre n’a pas évoqué l’actuelle extension du conflit au Pakistan, ni l’éventualité d’une participation des soldats français dans cette escalade.

    N’en déplaise à François Fillon, il ne peut pas y avoir de « consensus national » sur cette mauvaise politique qui n’est pas nationale.

  • Sénatoriales

    Lors du renouvellement d’un tiers du Sénat, hier, la gauche a gagné plus de plus de vingt sièges alors que le PS en espérait une dizaine. On note l’élection de Jean-Pierre Chevènement, contre le candidat PS.

    Cela ne change rien pour le Sénat, où l’on attend maintenant l’élection du président, avec Gérard Larcher qui cherche à prendre la place que convoite Jean-Pierre Raffarin. « La "fraternelle du Sénat" – la franc-maçonnerie – pèse en sa faveur. Mais, au côté de Jean-Pierre Raffarin, un influent haut fonctionnaire fait également jouer ses amitiés maçonniques », écrit Le Monde.

    Une primaire aura lieu mercredi pour départager les trois candidats UMP (car il y a aussi l’outsider Philippe Marini), c’est-à-dire pour choisir celui qui représentera le mieux la franc-maçonnerie.

    La conséquence notable de ce scrutin d’hier est que Sarkozy aura désormais beaucoup plus de mal à réunir une majorité des trois cinquièmes au Congrès pour une réforme constitutionnelle. Avec le Sénat actuel, la dernière réforme, obtenue à une voix de majorité, ne serait sans doute pas passée.

  • Saint Michel et saint Denis…

    Lu sur le bulletin "info famille" du collège Saint-Michel de Saint-Denis de la Réunion : « Les certificats de viande halal sont affichés à l'entrée du self. Cela concerne le poulet, le boeuf ainsi que les viandes transformées (merguez, saucisse de poulet, escalopes panées). »

    (Merci à E.T.)

  • Saint Thomas de Villeneuve

    Fils de meuniers castillans, on l’envoya étudier à l’université d’Alcala, où il fut nommé professeur dès qu’il eut terminé ses études. Puis il devient professeur à l’université de Salamanque. Mais bientôt il se fit ermite de saint Augustin, et il devint provincial de l’ordre. Charles Quint, qui lui avait donné le titre de chapelain royal, voulut le faire archevêque de Grenade, mais il refusa. Il fut ensuite contraint d’accepter l’archevêché de Valence. Surnommé “l’aumônier” en raison de ses œuvres de charité (et béatifié par Paul V sous le nom de “bienheureux Thomas l’Aumônier”), il dépensait tous ses revenus pour les pauvres, au point qu’il mourut sur un lit que lui prêta celui à qui il l’avait donné. Convoqué au Concile de Trente, il ne put s’y rendre à cause de sa santé ; mais il invita les évêques de sa province à se réunir auprès de lui et leur remit ses travaux après en avoir discuté avec eux. Il eut ainsi sur le concile une grand influence. Par ses écrits ascétiques et mystiques, il est l’un des grands représentants de l’Ecole spirituelle espagnole du XVIe siècle.

    Il a été canonisé par le pape Alexandre VII, le 1er novembre 1658. À cette occasion l’église paroissiale de Castel Gandolfo a été restaurée et lui a été dédiée.

  • 19e dimanche après la Pentecôte

    Saint Grégoire le Grand commente ainsi l’évangile :

    « Dieu le Père fit des noces pour Dieu son Fils lorsqu’il lui unit la nature humaine dans le sein de la Vierge, et quand il voulut que celui qui était Dieu avant les siècles devînt homme à la fin des siècles. Mais ce n’est pas parce que l’union conjugale se fait normalement à partir de deux personnes, que nous pouvons admettre l’idée que la personne de Jésus-Christ, notre Rédempteur, Dieu et homme, résulte de l’union de deux personnes. (…)

    « Le Père fit des noces pour le roi son Fils en lui associant la sainte Eglise par le mystère de l’Incarnation. Le sein de la Vierge Mère fut le lit nuptial de cet Epoux. Aussi le psalmiste dit-il : « Il a dressé sa tente dans le soleil ; et lui-même est comme l’époux qui sort de la chambre nuptiale.» Le Dieu incarné est en effet sorti comme un époux de la chambre nuptiale, en quittant le sein non altéré de la Vierge pour s’unir à l’Eglise. »

  • Routine francilienne

    Un stagiaire du centre défense deuxième chance (CD2C) de Montlhéry a été placé en garde à vue pour avoir frappé d'un coup de couteau, jeudi, l'un de ses camarades. (Les centres Défense deuxième chance ont vocation à remettre sur le chemin de l'emploi des jeunes de 18 à 21 ans à la dérive, en leur offrant un cadre strict et une formation.)

    Le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné vendredi un Tunisien de 60 ans et son fils de 35 ans, patrons de plusieurs boulangeries en Seine-Saint-Denis, à un an de prison avec sursis et 15.000 euros chacun pour avoir employé huit clandestins et n’avoir pas déclaré à l’Urssaf tous leurs employés. La défense du fils : ils avaient dû embaucher ces clandestins en catastrophe parce que son père et lui étaient mobilisés par l'organisation d'un mariage en Tunisie…

    Plusieurs mineurs soupçonnés d'avoir violé deux jeunes filles âgées de 17 et 16 ans à Dammarie-lès-Lys ont été mis en examen et trois d'entre eux écroués cette semaine, a-t-on appris vendredi. La première victime a été violée "à plusieurs reprises par celui qui se présentait comme son copain" avant de la proposer à ses acolytes. La seconde victime aurait été violée dans l'enceinte même du collège où ces jeunes sont scolarisés.

    Un homme de 30 ans a été placé en garde à vue, soupçonné d'avoir poignardé lors d'une bagarre le client d'un bar de Meulan. Jeudi soir, un homme âgé de 32 ans avait été hospitalisé à Meulan avec un couteau enfoncé dans le crâne. Lorsque le blessé, conduit par sa sœur, s'est présenté à l'hôpital de Meulan, la lame était enfoncée de 5 à 6 cm dans son crâne.

    Le cadavre d'un homme qui pourrait être âgé d'une quarantaine d'années a été découvert jeudi soir par un joggeur en forêt de Saint-Germain-en-Laye.

    Six policiers ont été blessés et trois jeunes âgés de 19 et 20 ans interpellés jeudi soir, lors d'un contrôle de police à Asnières-sur-Seine. Lors d'une patrouille, des policiers ont aperçu, près de la station de métro Gabriel-Péri, un homme qui circulait sur un scooter démuni de clé de contact. Alors que les policiers tentaient de le contrôler, "plusieurs individus se sont approchés", a déclaré une source policière, ajoutant qu'ils étaient "très violents". Rejoints par la Bac (Brigade Anti-Criminalité), "les policiers ont été obligés de faire usage du Taser pour neutraliser l'un d'entre eux". Parmi les six policiers blessés, une femme a été transportée à l'hôpital Beaujon pour traumatisme crânien.

    Des échauffourées ont opposé dans la nuit de vendredi à samedi aux Mureaux des policiers à une vingtaine de jeunes. Répondant vers 22h, vendredi, à l'appel téléphonique d'un riverain, une patrouille de police s'est rendue dans le quartier des Musiciens. Elle a alors été confrontée à un attroupement d'une vingtaine de jeunes lui ont lancé des pierres, brisant une vitre de leur véhicule sans faire de blessés. Les forces de l'ordre ont réussi à disperser les jeunes en effectuant plusieurs tirs de gaz lacrymogène et de flash-ball. Le calme est revenu ensuite dans le quartier sécurisé par des CRS.

    Une marche silencieuse a eu lieu ce matin à Montry en hommage à un jeune homme de 17 ans tué à coups de couteau le week-end dernier. Le cortège s'est rendu jusqu'au lieu où a été découvert le corps de la victime. Ses amis ont alors déployé une banderole où l'on pouvait lire "Nicolas repose en paix, on pense à toi, on t'aime", et déposé des roses blanches. L'autopsie du corps de la victime a révélé la présence de 88 coups de couteau. Les deux agresseurs, interpellés peu après les faits, ont été mis en examen pour meurtre et écroués.

  • Pas de reportage sur les musulmans…

    Après les attentats de Londres, des journalistes de la BBc ont commencé à effectuer une enquête approfondie pour comprendre les tenants et aboutissants socio-religieux du terrorisme sur leur sol. Ils se sont rendus dans des quartiers musulmans de Londres, dans lesquels avaient grandi les terroristes impliqués dans les attentats meurtriers.

    Le résultat de cette enquête devait aboutir à la réalisation d’un documentaire qui serait diffusé sur le petit écran. Les journalistes voulaient expliquer “comment des musulmans de citoyenneté britannique, ayant grandi à Londres, avaient pu devenir des terroristes et provoquer la mort de plusieurs dizaines de personnes.” Pour cela, ils avaient obtenu l’accord des familles des terroristes pour venir enquêter et filmer chez elles.

    Mais l’élément religieux étant prédominant dans cette investigation, les dirigeants de la chaîne ont soudainement décidé de stopper l’enquête, car « ce documentaire a des relents d’islamophobie et risquerait d’offenser la population musulmane en Grande-Bretagne et dans le monde ».

    (extraits d'un article de Bivouac-id)

  • C’est au Bénin…

    images-1.jpegLu sur le blog de l'abbé Bernard Pellabeuf :

    Mgr Pascal N’koué, l’évêque de Natitingou, est très engagé pour la promotion de la liturgie en latin. Il a par exemple eu l’occasion de célébrer la messe selon le missel tridentin à Rome, lors de l’un des derniers congrès du Centre International d’Etudes Liturgiques. Il a fait venir des religieuses bénédictines de l’abbaye de Joucques (diocèse d’Aix en Provence), qui ont leur liturgie en latin [selon l’ancien missel], pour faire une fondation dans son diocèse. Et il tient tout particulièrement à ce que les séminaristes apprennent le latin, conformément au droit canon.

    Il a créé une paroisse personnelle pour les fidèles qui souhaitent avoir la messe dans le missel antérieur au concile. Le curé de cette paroisse, l’abbé Denis Le Pivain, qui a fait construire l’Eglise Saint Jean-Baptiste, a consulté Monseigneur N’Koué pour l’orientation de l’autel, qu’il voulait disposer de façon qu’on puisse y dire la messe d’un côté ou de l’autre. Monseigneur a voulu que l’autel soit tout contre le mur.

    [Il y avait 78 élèves au petit séminaire de Natitingou l’an dernier. Il va y en avoir 95 à la rentrée d’octobre, selon ce qu’a communiqué l’abbé Pellabeuf au Forum catholique.]

  • Le BNP a le vent en poupe

    Lee Hancock, candidat du British National Party (BNP), a obtenu, jeudi dernier, 18,5 % des voix dans une élection partielle dans une zone rurale. Ce résultat, qui vient d’ajouter à d’autres du même genre, prouve l’enracinement du parti de Nick Griffin dans le paysage britannique.

    On rappellera que lors des dernières élections communales, en mai dernier, le BNP avait franchi la barre des 5% dans le Grand Londres, décrochant ainsi un siège de conseiller. Ce que Bruno Gollnisch avait salué, y voyant l’augure que le BNP aurait des députés européens lors des prochaines élections. Le résultat de Lee Hancock paraît le confirmer.

    (via NPI)