Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 2083

  • Glups

    En cherchant un texte de Benoît XVI sur le site du Saint-Siège, je m'aperçois que tout est désormais affiché, non plus en rubriques, ce qui était bien pratique, mais selon le calendrier. Et que ce calendrier commence... le 1er janvier 2010...

    Je suppose que le site est seulement en chantier. Mais pour l'heure, dans cette configuration, les textes de Benoît XVI antérieurs à l'année courante ont purement et simplement disparu... Pour les retrouver, il faut ruser, en passant par le moteur de recherche, ce qui n'est pas vraiment pratique...

  • Reconquête N° 266

    REC 266-couv.jpg

    sans titre.jpg

  • A propos de l’initiative citoyenne contre le travail du dimanche

    Le député européen allemand Martin Kastler (CSU-PPE) a lancé ce qu'il appelle une « initiative citoyenne européenne » contre le travail du dimanche, intitulée « Mum and Dad belong to us on Sunday ! » (Maman et Papa nous appartiennent le dimanche !). Il a créé un site internet où il appelle à signer sa demande.

    Sur la page d'accueil, l'internaute est invité à découvrir la « campagne en ligne pour la première initiative citoyenne européenne ». Martin Kastler explique que « depuis la ratification du traité de Lisbonne, tous les citoyens européens ont reçu un nouvel outil pour prendre part directement au processus de décision européen. (...) Grâce à l'initiative citoyenne européenne, nous pouvons adresser à la Commission européenne des propositions politiques. Saisissons cette chance unique, faisons un pas vers plus de démocratie au-delà de toute politique partisane ».

    Or c'est faux, comme le savent les lecteurs de Daoudal Hebdo. La Commission européenne vient seulement de proposer un document sur les modalités pratiques de l'initiative citoyenne européenne. Elles devront être approuvées par le Parlement et le Conseil (qui en sont théoriquement les auteurs...), ce qui pourrait avoir lieu à la fin de l'année. Bref, il ne pourra pas y avoir d'initiative citoyenne européenne avant l'année prochaine. Martin Kastler le sait bien lui aussi, puisqu'il le reconnaît ensuite. Aussi, ce qu'il demande de signer, ce n'est pas sa (future) initiative citoyenne européenne, mais un texte par lequel on soutient son projet (mais il faut lire attentivement pour le comprendre).

    Ceci est dangereux. Car la plupart des gens qui signent ce document croient participer à « la première initiative citoyenne européenne ». Ce qui veut dire que lorsque Martin Kastler lancera effectivement l'initiative, ces gens-là diront qu'ils ont déjà signé. Et si Martin Kastler envoie ces signatures à la Commission, celle-ci aura beau jeu de les rejeter en disant qu'elles datent d'avant l'existence même de toute initiative citoyenne européenne.

    Ainsi, la façon dont il présente son projet pourrait laisser penser à une manipulation visant à torpiller le combat pour le repos dominical. Ce n'est pas le cas, car Martin Kastler est le député, qui avec quatre collègues a déposé au Parlement européen une déclaration écrite sur la protection du dimanche chômé, l'an dernier. Elle avait été signée par 261 députés. (Il faut la moitié des députés pour qu'une déclaration écrite soit prise en considération.)

    On peut assurément soutenir Martin Kastler, mais à condition de ne pas croire, et de ne pas faire croire, qu'on signe une initiative citoyenne européenne.

  • Daoudal Hebdo N° 76

    76.jpg

     

    Dans ce numéro

    Pages 2 & 3
    Comment fonctionne la « climatologie »

    Pages 4 & 5
    La farce de l'« initiative citoyenne européenne », acte 2

    Page 6
    Les loups se déchaînent
    Il chiacchiericcio

    Page 7
    Face aux jacasseries, la Parole

    Page 8
    Thomas et Marie-Madeleine
    Dimanche prochain...

  • Le jardin

    « Au lieu où il a été crucifié, il y avait un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf » (Jean, 19, 41).

    Et quand le Ressuscité apparaît à Marie-Madeleine, celle-ci croit que c'est le jardinier de ce jardin (Jean, 20, 15).

    Celui qui s'est levé du sépulcre neuf est celui qui fait toutes choses nouvelles (Apocalypse 21, 5). Le jardin de la Résurrection, le jardin du printemps de Pâques où tout refleurit, renvoie au jardin de la première création, le « paradisus voluptatis » (le paradis de délices), que Dieu avait planté « a principio », à l'origine (Genèse, 2, 8), et la Croix est l'arbre de Vie. Le Verbe de Dieu était le jardinier de ce jardin, et c'est bien le Jardinier qu'a vu Marie-Madeleine.

    Il y a un autre jardin, celui de Gethsémani (littéralement : le pressoir à huile...). Le jardin de l'agonie. Le jardin de la souffrance due au péché originel. Le jardin noir, le jardin de la nuit du péché (cf. les images saisissantes du film de Mel Gibson, où l'on voit précisément le Serpent). Cet anti-jardin est aboli par la Résurrection, qui du cœur même du Golgotha rétablit le « paradis » de l'origine, sur le plan infiniment plus élevé du Royaume.

    On remarque que Jésus, pendant toute sa prédication, n'a utilisé qu'une seule fois le mot « paradis ». Il parle toujours du « royaume de Dieu » ou du « royaume des cieux ». Il emploie le mot « paradis » une seule fois : sur la Croix. C'est-à-dire à l'extrême fin de sa prédication terrestre. Ce n'est évidemment pas un hasard. Il renvoie ainsi au tout début du Livre : l'histoire est bouclée. Entre la Genèse et le Christ, personne n'avait parlé du paradis (sinon pour citer la Genèse). Lui, il vient rétablir le paradis, mais ce n'est pas le paradis terrestre, c'est le Royaume. Qui implique de nouveaux cieux et une nouvelle terre, dans la lumière de la vie éternelle qui surgit à Pâques.

    La façon dont saint Jean raconte la rencontre entre Marie-Madeleine et le Ressuscité renvoie d'autre part à un autre jardin, un jardin spirituel et symbolique, celui du Cantique des cantiques. « Où est parti ton bien-aimé, ô la plus belle des femmes ? Où s'est tourné ton bien-aimé, que nous le cherchions avec toi ? - Mon bien-aimé est descendu dans son jardin. » On pourrait citer d'autres exemples, mais celui-ci contient les trois correspondances avec l'Evangile : le bien-aimé dans son jardin, la recherche du bien-aimé, le fait de se tourner. Ici, c'est le bien-aimé qui se tourne. Mais ailleurs, il dit par deux fois « Reviens ! Reviens ! ». Et c'est l'explication de la très curieuse notation de saint Jean qui montre Marie-Madeleine se retourner deux fois. Par cette précision a priori absurde (si Marie-Madeleine se retourne deux fois, la deuxième fois elle ne voit plus le Christ et ne peut pas lui dire « Rabbouni » ni se jeter à ses pieds) saint Jean souligne qu'il renvoie au Cantique des cantiques.

    Saint Grégoire le Grand écrit : « Quand les disciples eux-mêmes quittaient le tombeau du Christ, elle ne le quitta pas : Celui qu'elle n'avait pas trouvé, elle ne renonçait pas à le chercher ; en cherchant, elle pleurait : et le feu de son amour rendait plus vif l'ardent désir du Seigneur disparu. Si elle fut alors seule à le voir, c'est qu'elle avait persévéré à le chercher. (...) D'abord elle chercha et ne trouva pas. Mais elle s'obstina dans sa recherche ; et c'est pourquoi elle trouva : son désir même, à force de grandir, obtint de trouver et de saisir son objet. Pensant au même époux, l'Eglise épouse chante, dans le Cantique des cantiques : "Sur ma couche, durant les nuits, j'ai cherché celui qu'aime mon âme." »

    On voit que dans les premières lignes de ce texte, avant d'évoquer le Cantique, c'est déjà par une paraphrase du Cantique que saint Grégoire évoque Marie-Madeleine. On voit aussi qu'il fait de Marie-Madeleine, via l'épouse du Cantique, une figure de l'Eglise : l'épisode se situe entre le coup de lance qui ouvre la porte des sacrements, et le pouvoir donné aux apôtres de remettre les péchés. Ici, c'est l'Eglise en tant que peuple de Dieu, avec sa hiérarchie. L'Eglise comme Sacrement, c'est le jardin lui-même, que le Jardinier ne cesse de cultiver pour faire éclore les plus belles fleurs de la grâce.

    (Daoudal Hebdo N° 75)

  • L’humour selon les magistrats de la cour d’appel de Paris

    Dépêche AFP

    L'Agrif a été déboutée mercredi par la cour d'appel de Paris des poursuites qu'elle avait engagées contre Charlie Hebdo après la publication de son numéro "Spécial Pape" de septembre 2008.

    L'Alliance générale contre le Racisme et pour le Respect de l'Identité française et chrétienne (Agrif) estimait que l'hebdomadaire satirique avait "incité à la haine" envers les chrétiens, en publiant "deux petits libelles éminemment toxiques".

    Dans le premier, titré "Fondamentaux", on pouvait lire: "Messe en latin, éducation religieuse, moeurs rigoureuses... Benoît XVI est pour un retour aux fondements du catholicisme. Nous aussi: que l'on redonne les chrétiens à bouffer aux lions".

    Le second passage poursuivi était une "devinette": "De quel ouvrage pornographique est tirée cette phrase : +On lui amènera des petits enfants pour qu'il les touche+ ? Réponse : l'évangile selon Saint Marc. Et c'est juste après que ce gros cochon de Jésus-Christ s'exclame: +Laissez venir à moi les petits enfants+".

    Le 2 juin 2009, le tribunal correctionnel de Paris avait débouté l'Agrif, la condamnant même à verser un euro de dommages et intérêts à Charlie Hebdo pour procédure abusive.

    Mercredi, les magistrats de la cour d'appel ont confirmé le débouté. "Ironiquement et volontairement outranciers, inconvenants peut-être, les passages incriminés ne peuvent pas tromper sur le but poursuivi : faire rire le lecteur, lequel ne peut se méprendre sur leur sens et leur portée", ont-ils jugé dans leur arrêt.

    Pour la cour, "il ne saurait être sérieusement soutenu que ces propos délibérément provocants et dans la ligne éditoriale générale de cet hebdomadaire satirique, incitent de quelque façon que ce soit le public à (...) la haine".

    "S'ils peuvent heurter quelques sensibilités, ces passages, imprégnés de l'humour sommaire en vigueur dans les cours de récréation, ne dépassent pas les limites permises de la liberté d'expression", a-t-elle conclu.

    En revanche, elle a infirmé la condamnation de l'Agrif pour procédure abusive, estimant qu'une association ne pouvait être condamnée juste pour "absence du sens de l'humour".

    [L'Agrif se pourvoit en cassation.]

    Rappel : dimanche 11 avril, grande Journée du 25e anniversaire de l'Agrif à Villepreux.

  • Journée historique à Katyn

    Pour le 70e anniversaire du massacre de Katyn, Vladimir Poutine avait invité sur les lieux son homologue polonais Donald Tusk.

    C'est la première fois qu'un dirigeant russe se rend à Katyn, et c'est la première fois qu'un dirigeant polonais s'y rend de façon officielle. Dans la délégation polonaise figuraient aussi Lech Walesa et Andrzej Wajda (dont le film a été diffusé vendredi par la chaîne russe Koultoura).

    "Un crime ne peut être justifié d'aucune manière. Nous sommes tenus de préserver la mémoire du passé. Nous n'avons pas le pouvoir de changer le passé, mais nous pouvons rétablir la vérité et la justice historiques", a déclaré Poutine. "Un mensonge a été entretenu pendant des décennies, mais on ne doit pas faire endosser ce mensonge au peuple russe", a-t-il ajouté, en soulignant "le côté inhumain du totalitarisme", responsable à la fois "d'une mort en martyrs de citoyens soviétiques et d'officiers polonais" (car les milliers de Russes tués à Katyn faisaient aussi partie de l'hommage conjoint).

  • Le traité de Lisbonne va être modifié en catimini

    Le traité de Lisbonne stipule qu'il y a 751 députés européens. Mais il y en a 736. Plusieurs pays ont donc droit à d'autres députés européens. C'est la fameuse affaire des députés fantômes, dont j'ai largement traité à plusieurs reprises dans Daoudal Hebdo. Le seul pays qui voit sa représentation se réduire est l'Allemagne, qui doit avoir trois députés de moins. Mais on considère qu'il ne serait pas correct de renvoyer trois députés en cours de législature. In fine, jusqu'aux prochaines élections européennes, le Parlement européen comptera donc 754 députés, et non 751. Pour que cela soit légal, il faut modifier le traité. Et pour modifier le traité, normalement, il faut réunir une convention, qui propose la modification, laquelle doit ensuite être ratifiée par tous les Etats.

    Bien entendu, les Etats membres ne veulent pas d'une procédure aussi solennelle. Il faut modifier le traité en douce. La convocation d'une convention n'est pas nécessaire, si le Parlement européen est d'accord avec la proposition du Conseil. Les députés de la commission des affaires constitutionnelles se sont réunis hier, et ont donc décidé qu'il n'y avait pas besoin d'une convention. Le texte modifiant le traité sera adopté par le Parlement lors de sa session plénière des 5 et 6 mai. Il sera ensuite ratifié en catimini par les Etats membres.

    Mais on oublie de nous préciser si la modification du traité devra faire l'objet d'un référendum en Irlande. A priori, toute modification du traité européen doit faire l'objet d'un amendement constitutionnel soumis à référendum...


    Addendum. On me signale en commentaire que selon la Cour suprême irlandaise (en fait je l'avais lu au cours de la campagne sur le dernier référendum mais je l'avais oublié), il faut que le changement soit substantiel pour qu'il donne lieu à référendum.

    Addendum 2. EUobserver note que si les conservateurs arrivent au pouvoir au Royaume-Uni, ils pourraient en profiter pour organiser un référendum...

  • Ça c'est vraiment à dégueuler

    vendredi 2 avril 2010

    Communiqué de Mgr Nourrichard, Evêque d'Evreux à propos de Thiberville

    Rome a parlé.

    La Congrégation Romaine a confirmé la décision de Mgr Nourrichard, Evêque d'Evreux.

    L'ancien groupement interparoissial de Thiberville reste donc une communauté locale de la paroisse de Notre Dame de Charentonne, dont le curé est le P. Jean Vivien.

    Il s'agit maintenant pour l'abbé Francis Michel de vivre l'engagement pris le jour de son ordination presbytérale : l'obéissance promise à l'Evêque de son diocèse.

    Mgr Nourrichard rappelle que l'Abbé Michel n'a plus les pouvoirs canoniques pour célébrer les mariages reconnus par l'Eglise.

    En ce jour du Jeudi Saint, fête du Sacerdoce où tous les prêtres renouvellent cet engagement, prions pour que l'abbé Michel retrouve le chemin de la fidélité et de la communion.

    En cette année sacerdotale le témoignage du St Curé d'Ars peut sans doute l'y aider.

    + Mgr Christian Nourrichard
    Evêque d'Evreux

  • La promotion de l’homosexualité au collège

    Enfin une association de pédiatres (américains) énonce clairement pourquoi la promotion de l'homosexualité au collège (désormais obligatoire en France) est criminelle.