Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 2080

  • Deuxième dimanche après Pâques

    Il est appelé dimanche du Bon Pasteur, à cause de l'évangile. L'an dernier, je soulignais qu'en se présentant comme le bon berger, Jésus proclamait sa divinité, puisqu'il renvoyait à des textes de l'Ancien Testament qui donnaient ce titre à Dieu.
    Autrefois, on appliquait spécifiquement cet évangile au pape, parce que ce jour-là se réunissait le synode de Rome, sous la conduite de son Pasteur.

    Et l'on pensera tout particulièrement à Benoît XVI, qui y avait fait allusion au cours de l'homélie de la messe inaugurale de son pontificat : « Priez pour moi, afin que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups. » Le mercenaire s'enfuit et laisse les loups déchirer le troupeau. Le bon pasteur fait face, défend ses brebis et donne sa vie pour elles.

    Les loups sont déchaînés. Nous prions pour le pape. Mais en sachant qu'il est le bon pasteur, et que les loups ne le feront pas fléchir.

  • Saint Anicet

    Vers 154, saint Polycarpe rendit visite au pape saint Anicet. Ils discutèrent de la date de la célébration de Pâques. Mais le pape ne put persuader Polycarpe d'adopter l'usage romain, car le disciple de saint Jean faisait valoir l'origine apostolique de l'usage oriental...

    "Le bienheureux Polycarpe ayant fait un séjour à Rome sous Anicet, ils eurent l'un avec l'autre d'autres divergences sans importance, mais ils firent aussitôt la paix, et sur ce chapitre ils ne se disputèrent pas entre eux. En effet, Anicet ne pouvait persuader Polycarpe de ne pas observer ce que, avec Jean, le disciple de Notre Seigneur, et les autres apôtres avec qui il avait vécu, il avait toujours observé ; et Polycarpe de son côté ne persuada pas Anicet de garder l'observance ; car il disait qu'il fallait retenir la coutume des presbytres antérieurs à lui. Et les autres choses étant ainsi, ils communièrent l'un avec l'autre, et à l'église, Anicet céda l'Eucharistie à Polycarpe, évidemment par déférence ; ils se séparèrent l'un de l'autre dans la paix ; et dans toute l'Église on avait la paix, qu'on observât ou non le quatorzième jour."

    (Saint Irénée, Lettre au pape Victor, citée par Eusèbe).

  • Par la Croix

    Par les chants les plus beaux, célébrons avec transport

    La nouvelle victoire que le grand Roi a remportée sur la croix.

    C'est sur ce bois qu'il a triomphé de l'empire de la mort ;

    Qu'il a anéanti l'antique cédule de nos péchés ;

    Que l'Agneau pascal a été immolé comme une victime pour le troupeau ;

    Qu'il a foulé le pressoir, celui qui est venu d'Edom et de Bosra,

    Apportant avec lui le remède qui devait guérir la blessure faite par le serpent.

    Par la croix le monde est réconcilié avec Dieu ; par le bois l'homme fut vendu dans Adam, et par le bois il est racheté maintenant.

    Par la croix, la créature dernière est associée aux Astres du matin ; c'est elle qui remplira les vides du ciel.

    O croix, arbre de vie, qui portes Celui qui est la vie et la rançon du monde, tu es l'échalas auquel est suspendue la grappe transplantée des vignes d'Engaddi.

    Le Christ, notre paix, a détruit l'inimitié ; il a donné la paix à ceux qui étaient près, et à ceux qui étaient loin.

    O croix puissante, tu as attiré le monde entier, en l'enserrant tout entier dans tes deux bras.

    O croix, tu t'élèves dans les airs, mais tu plonges aussi jusqu'aux abîmes, et les captifs que tu viens délivrer, tu les élèves jusqu'au ciel.

    Le Christ a offert en victime sur ton bois le temple de sa chair, ce temple qui fut créé dans le nombre de jours figuré par les quatre lettres grecques du nom d'Adam ; mais c'est afin de réédifier après trois jours le monde, dont les quatre points du ciel mesurent l'étendue.

    Agneau du Père souverain, toi qui par la croix ôtes les péchés du monde, donne-nous l'accroissement de la foi, de l'espérance et de la charité, afin que nous puissions comprendre avec tous les Saints, les dimensions mystérieuses de cette croix sacrée.

    Rends-nous pleins de compassion pour le prochain ; encourage-nous à mortifier la chair, et laisse-nous marcher sur tes traces, chargés aussi nous-mêmes du poids de notre croix.

    Ainsi protégés et garantis ici-bas, nous attendrons de paraître devant ton tribunal, ô Juge, mettant notre confiance dans le sceau imprimé sur nous de ta sainte croix,

    Et proclamant devant toutes les nations que Dieu a vaincu, et qu'il règne par le bois. Amen.

    (Séquence des missels de Saint-Gall, dans l'Année liturgique de Dom Guéranger)

  • Ces intégristes qui mettent le Christ au centre de la messe…

    Le Pape, ce matin, à un groupe d'évêques brésiliens en visite Ad Limina :

    « Vous comprendrez la préoccupation du Successeur de Pierre face à tout ce qui peut offusquer le sommet de la foi catholique, le fait que le Christ vive réellement et continuellement dans l'hostie et dans le vin consacrés... Sous-estimer le culte du Saint Sacrement est signe et cause de l'affaiblissement du sens du mystère, tout comme lorsque Jésus n'est pas au centre de la messe, lorsque la communauté s'occupe de beaucoup de choses au lieu d'être tournée vers le seul Seigneur. »

    « Derrière bien des prétextes, il y a une mentalité incapable d'accepter la réalité d'une intervention divine en ce monde en aide à l'homme... Croire en l'action rédemptrice de Dieu pour anéantir l'aliénation du péché est considéré par certains comme une vision déiste et intégriste, accusation qu'ils appliquent aussi au signe sacramental du sacrifice eucharistique. Ils estiment plus acceptable la célébration d'un signe exprimant un vague sentiment communautaire... Or, le culte divin ne peut naître de l'imagination personnelle, comme un cri dans le noir ou une banale auto-affirmation... La vérité liturgique suppose que Dieu nous réponde et nous montre comment l'adorer... L'Eglise vit de cette présence et sa raison d'être est d'en diffuser la présence dans le monde. »

    (VIS)

  • A Miami, une réponse à l’islam

    Le SIOA (Stop Islamisation of America) répond aux campagnes de propagande de l'islam sur les bus par une campagne, débutée à Miami, qui reprend le même thème : « Vous avez des questions ? Obtenez des réponses. » Mais ce n'est pas pour ceux que l'on incite à rejoindre l'islam, c'est pour aider ceux qui veulent quitter l'islam.

    ionk20.jpg


    Une fatwa contre vous ?
    Votre famille ou communauté vous menace ?
    VOUS QUITTEZ L'ISLAM ?
    Vous avez des questions ? Obtenez des réponses !
    Refugefromislam.com

    (Bivouac-ID)

  • Une entorse à la non-discrimination

    La Cour européenne de Justice, qui avait été saisie par la Cour constitutionnelle belge, a décrété que les Etats membres de l'UE peuvent imposer des quotas d'étudiants étrangers dans leurs universités, bien que cela soit contraire aux principes de non-discrimination.

    "Une inégalité de traitement fondée indirectement sur la nationalité peut être justifiée par l'objectif visant à maintenir un service médical de qualité, équilibré et accessible à tous dans la mesure où il contribue à la réalisation d'un niveau élevé de protection de la santé publique", dit la Cour.

    Il s'agit du quota de 30% d'étrangers instaurés dans les facultés médicales de Wallonie, qui sont submergées de demandes d'étudiants... français. Avant la mise en place du quota en 2006, 75 % des étudiants en médecine étaient des étrangers, essentiellement des Français.

    Cet arrêt de la CEJ réjouira les Autrichiens, qui ont instauré de tels quotas parce que 75% de leurs étudiants en médecine venaient d'Allemagne.

    En fait la CEJ renvoie la Cour constitutionnelle belge à ses responsabilités, lui disant que c'est à elle de déterminer les risques pour la santé sur la base d'une "analyse objective, circonstanciée et chiffrée". Mais elle admet bel et bien qu'on puisse « discriminer » selon la nationalité. Ce qui est une brèche dans le totalitarisme de la non-discrimination.

  • Les pipoles ne sont pas des gens comme nous…

    L'« humoriste » Éric Judor ("Eric et Ramzy") a été interpellé en train d'acheter de la cocaïne, et conduit à la brigade des stupéfiants. Il a été déféré devant le parquet qui a ordonné une « injonction thérapeutique ». Puis il est reparti au volant de sa Porsche garée au 36 quai des Orfèvres (où il est strictement interdit de stationner).

  • Italie : non au « mariage » des paires homosexuelles

    La Cour constitutionnelle italienne a annoncé mercredi avoir rejeté comme "infondés ou inadmissibles" une série de recours demandant la reconnaissance des mariages homosexuels, déposés notamment en vertu du principe d'égalité entre les citoyens.

    Les tribunaux de Venise et de Trente avaient sollicité la Cour constitutionnelle au sujet de trois paires auxquelles des officiers d'état civil avaient refusé le droit de publier les bans. Ils arguaient que la Constitution italienne n'interdit pas formellement le mariage entre personnes de même sexe, et considéraient qu'une série de droits fondamentaux n'étaient pas respectés.

    Au cours d'une audience publique à la Cour constitutionnelle à Rome, le 23 mars, les avocats des paires avaient appelé cette instance à donner "une réponse courageuse" en ouvrant la voie par sa décision aux mariages homosexuels. L'avocat défendant les intérêts de l'Etat, Gabriella Palmieri, avait affirmé que le mariage ne pouvait se baser que sur une différence entre les sexes et avait revendiqué la primauté du Parlement sur les instances judiciaires pour prendre des décisions en la matière.

  • Vers la troisième vague d’attaques contre Benoît XVI

    Selon le site allemand Kreuz.net, « elle concernera les finances du Vatican, car on veut faire jouer à l'Eglise le rôle que l'antisémitisme des medias de naguère avait attribué aux juifs. Il sera donc reproché au Pape et à ses collaborateurs la corruption et les liaisons avec les mafias internationales ».

  • In persona Christi Capitis

    Benoît XVI a commencé hier une série de catéchèses sur les trois charges du prêtre : enseigner, sanctifier et gouverner. Ce qu'il fait « in persona Christi munera ». Et il a d'abord expliqué cette expression :

    Le prêtre représente le Christ. Qu'est-ce que cela veut dire, que signifie « représenter » quelqu'un ? Dans le langage commun, cela veut dire - généralement - recevoir une délégation de la part d'une personne pour être présente à sa place, parler et agir à sa place, car celui qui est représenté est absent de l'action concrète. Nous nous demandons : le prêtre représente-t-il le Seigneur de la même façon ? La réponse est non, car dans l'Eglise, le Christ n'est jamais absent, l'Eglise est son corps vivant et le Chef de l'Eglise c'est lui, présent et œuvrant en elle. Le Christ n'est jamais absent, il est même présent d'une façon totalement libérée des limites de l'espace et du temps, grâce à l'événement de la Résurrection, que nous contemplons de façon spéciale en ce temps de Pâques. C'est pourquoi, le prêtre qui agit in persona Christi Capitis et en représentation du Seigneur, n'agit jamais au nom d'un absent, mais dans la Personne même du Christ ressuscité, qui se rend présent à travers son action réellement concrète.

    Puis il a évoqué la charge d'enseigner :

    Telle est la fonction in persona Christi du prêtre : rendre présente, dans la confusion et la désorientation de notre époque, la lumière de la parole de Dieu, la lumière qui est le Christ lui-même dans notre monde. Le prêtre n'enseigne donc pas ses propres idées, une philosophie qu'il a lui-même inventée, qu'il a trouvée ou qui lui plaît ; le prêtre ne parle pas de lui, il ne parle pas pour lui, pour se créer éventuellement des admirateurs ou son propre parti ; il ne dit pas des choses qui viennent de lui, ses inventions, mais, dans la confusion de toutes les philosophies, le prêtre enseigne au nom du Christ présent, il propose la vérité qui est le Christ lui-même, sa parole, sa façon de vivre et d'aller de l'avant. Pour le prêtre vaut ce que le Christ a dit de lui-même : « Mon enseignement n'est pas le mien » (Jn 7, 16) ; c'est-à-dire que le Christ ne se propose pas lui-même, mais, en tant que Fils, il est la voix, la parole du Père. Le prêtre doit lui aussi toujours parler et agir ainsi : « Ma doctrine n'est pas la mienne, je ne diffuse pas mes idées ou ce qui me plaît, mais je suis la bouche et le cœur du Christ et je rends présente cette doctrine unique et commune, qui a créé l'Eglise universelle et qui crée la vie éternelle ».

    Je ne donne ces extraits que pour inciter à lire l'intégralité de l'enseignement du pape.