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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2085

  • Samedi Saint

    Un grand silence règne aujourd'hui sur la terre, un grand silence et une grande solitude. Un grand silence parce que le Roi dort. La terre a tremblé et s'est calmée parce que Dieu s'est endormi dans la chair et qu'il est allé réveiller ceux qui dormaient depuis des siècles. Dieu est mort dans la chair et les enfers ont tressailli. Dieu s'est endormi pour un peu de temps et il a réveillé du sommeil ceux qui séjournaient dans les enfers...

    Il va chercher Adam, notre premier Père, la brebis perdue. Il veut aller visiter tous ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort. Il va, pour délivrer de leurs douleurs Adam dans ses liens et Eve, captive avec lui, lui qui est en même temps leur Dieu et leur Fils. Descendons donc avec lui pour voir l'Alliance entre Dieu et les hommes...

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  • Vendredi Saint

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    (Bernardo Daddi, première moitié du XIVe siècle)

  • Le Triduum, par Benoît XVI

    Catéchèse d'hier, traduction Zenit.

    Nous vivons les jours saints qui nous invitent à méditer les événements centraux de notre Rédemption, le noyau essentiel de notre foi. Demain commence le Triduum pascal, coeur de toute l'année liturgique, dans lequel nous sommes appelés au silence et à la prière pour contempler le mystère de la Passion, de la Mort et de la Résurrection du Seigneur.

    Dans les homélies, les Pères font souvent référence à ces jours qui, comme l'observe saint Athanase dans l'une de ses Lettres pascales, nous introduisent « dans ce temps qui nous fait connaître un nouveau début, le jour de la sainte Pâque, dans lequel le Seigneur s'est immolé » (Lettr. 5, 1-2: PG 26, 1379).

    Je vous invite donc à vivre intensément ces jours afin qu'ils guident de façon décisive la vie de chacun dans l'adhésion généreuse et convaincue au Christ, mort et ressuscité pour nous.

    La Messe chrismale, prélude matinal du Jeudi Saint, réunira demain matin les prêtres avec leur évêque. Au cours d'une célébration eucharistique significative, qui a lieu d'ordinaire dans les cathédrales diocésaines, seront bénis l'huile des malades, des catéchumènes et le Chrême. En outre, l'évêque et les prêtres renouvelleront leurs promesses sacerdotales prononcées le jour de l'ordination. Ce geste revêt cette année une importance très particulière, car il se situe dans le cadre de l'Année sacerdotale, que j'ai proclamée pour commémorer le 150e anniversaire de la mort du saint curé d'Ars. A tous les prêtres, je voudrais répéter le vœu que je formulais en conclusion de la Lettre de proclamation : « A l'exemple du saint curé d'Ars, laissez-vous conquérir par le Christ et vous serez vous aussi, dans le monde d'aujourd'hui, des messagers d'espérance, de réconciliation et de paix ! ».

    Demain après-midi, nous célébrerons le moment de l'institution de l'Eucharistie. En écrivant aux Corinthiens, l'apôtre Paul confirmait les premiers chrétiens dans la vérité du mystère eucharistique, en leur communiquant ce qu'il avait lui-même appris : « Le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, pris du pain et après avoir rendu grâce, le rompit et dit : 'Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi'. De même, après le repas, il prit la coupe, en disant : 'Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi' » (1 Co 11, 23-25). Ces paroles expriment clairement l'intention du Christ : sous les espèces du pain et du vin, Il se rend présent de façon réelle à travers son corps donné et son sang versé comme sacrifice de la Nouvelle Alliance. En même temps, Il constitue les Apôtres et leurs successeurs comme ministres de ce sacrement, qu'il confie à son Eglise comme preuve suprême de son amour.

    A travers un rite suggestif, nous rappellerons, en outre, le geste de Jésus qui lave les pieds des Apôtres (cf. Jn 13, 1-25). Cet acte devient pour l'évangéliste la représentation de toute la vie de Jésus et révèle son amour jusqu'à la fin, un amour infini, capable de conduire l'homme à la communion avec Dieu et de le rendre libre. Au terme de la liturgie du Jeudi Saint, l'Eglise replace le Très Saint Sacrement dans un lieu préparé à cet effet, qui représente la solitude de Gethsémani et l'angoisse mortelle de Jésus. Devant l'Eucharistie, les fidèles contemplent Jésus à l'heure de sa solitude et prient afin que cessent toutes les solitudes du monde. Ce chemin liturgique est également une invitation à rechercher la rencontre intime avec le Seigneur dans la prière, à reconnaître Jésus parmi ceux qui sont seuls, à veiller avec lui et à savoir le proclamer lumière de notre vie.

    Le Vendredi Saint, nous ferons mémoire de la passion et de la mort du Seigneur. Jésus a voulu offrir sa vie en sacrifice pour la rémission des péchés de l'humanité, en choisissant à cette fin la mort la plus cruelle et humiliante : la crucifixion. Il existe un lien indissoluble entre la Dernière Cène et la mort de Jésus. Dans la première, Jésus donne son Corps et son Sang, c'est-à-dire son existence terrestre, lui-même, anticipant ainsi sa mort et la transformant en un acte d'amour. Ainsi, la mort qui, de par sa nature, est la fin, la destruction de toute relation, est transformée par lui en acte de communication de soi, en instrument de salut et en proclamation de la victoire de l'amour. De cette façon, Jésus devient la clé pour comprendre la Dernière Cène qui est une anticipation de la transformation de la mort violente en sacrifice volontaire, en acte d'amour qui rachète et sauve le monde.

    Le Samedi Saint est caractérisé par un grand silence. Les Eglises sont dépouillées et aucune liturgie particulière n'est prévue. Au cours de ce temps d'attente et d'espérance, les croyants sont invités à la prière, à la réflexion, à la conversion, également à travers le sacrement de la réconciliation, pour pouvoir participer, intimement renouvelés, à la célébration de Pâques.

    Dans la nuit du Samedi Saint, au cours de la Veillée pascale solennelle, « mère de toutes les veillées », ce silence sera interrompu par le chant de l'Alléluia, qui annonce la résurrection du Christ et proclame la victoire de la lumière sur les ténèbres, de la vie sur la mort. L'Eglise se réjouira dans la rencontre avec son Seigneur, en entrant dans le jour de la Pâque que le Seigneur inaugure en ressuscitant d'entre les morts.

    Chers frères et sœurs, préparons-nous à vivre intensément ce Saint Triduum désormais imminent, pour être toujours plus profondément insérés dans le Mystère du Christ, mort et ressuscité pour nous. Que nous accompagne sur cet itinéraire spirituel la Très Sainte Vierge. Qu'Elle nous introduise dans le mystère pascal, Elle qui suivit Jésus dans sa passion et fut présente sous la Croix, afin que nous puissions faire l'expérience de la joie et de la paix du Ressuscité.

  • Daoudal Hebdo N° 75

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    Dans ce numéro

    Page 2
    Le bon programme

    Page 3
    Une initiative contre le financement public de l'avortement

    Pages 4 & 5
    Le petit jeu électoral explosif des Américains en Irak

    Page 5
    « Les martyrs sont innombrables »

    Page 6
    La résolution islamique rituelle du Conseil des droits de l'homme
    Le Pakistan !

    Page 7
    L'immonde campagne du New York Times contre le pape

    Page 8
    Le jardin
    Dimanche prochain...
  • Jeudi Saint

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    (Agnolo Gaddi, vers 1395)

  • L’autre phrase du jour

    Thierry Mariani, interrogé par l'AFP sur ses attentes par rapport à la rencontre, ce mercredi à l'Elysée, des élus UMP avec Nicolas Sarkozy :

    "Je n'irai pas, tout comme je n'irai pas au dîner jeudi soir à l'Elysée avec l'ensemble des têtes de liste UMP des régionales. Quand on est pris pour un con, il faut savoir, à un moment, terminer les choses !"

    Alors qu'on lui demandait si cela voulait dire qu'il rompait avec Nicolas Sarkozy, dont il a longtemps été l'un des plus proches, le député du Vaucluse a répondu : "Vous avez ma déclaration officielle."

  • La phrase du jour

    Brice Hortefeux :

    "Le seul dénominateur commun de la majorité est clairement Nicolas Sarkozy."

    Si Sarkozy disparaît, il n'y a plus d'UMP ? Ben alors...

  • Un évêque auxiliaire pour Jérusalem

    Le pape Benoît XVI a nommé un évêque auxiliaire du Patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, afin de le seconder dans sa tâche pastorale, a-t-on appris mercredi auprès du Patriarcat latin à Jérusalem.

    Mgr William Shomali, 60 ans, sera chargé d'assister Mgr Twal dans un diocèse qui couvre trois pays (Israël, Jordanie et Chypre) ainsi que les territoires palestiniens, et veille sur quelque 70.000 catholiques romains.

    L'évêque auxiliaire s'occupera notamment de la Ville sainte et des territoires occupés.

    "Je promets (...) de renforcer le dialogue oecuménique et inter-religieux et travailler à la paix et à la réconciliation en cette Terre Sainte déchirée par un conflit multiséculaire", a assuré le nouvel évêque palestinien, selon un communiqué du Patriarcat.

    Mgr Shomali est né en 1950 dans la ville de Beit Sahour, un fief chrétien tout près de Bethléem, en Cisjordanie.

    Ordonné prêtre en 1972, il a servi en Jordanie puis comme professeur au séminaire de Beit Jala (Cisjordanie) avant d'étudier la liturgie à l'Université pontificale Saint-Anselme de Rome.

    Il avait été nommé recteur du séminaire de Beit Jala en 2005.

    Licencié de littérature anglaise et francophone, Mgr Shomali était chancelier du Patriarcat depuis septembre dernier.

    (AFP)

  • « Islamophobie » : innocentés mais ruinés

    Un couple d'hôteliers de Liverpool avait été accusé par une cliente musulmane de l'avoir insultée au cours d'une discussion sur la religion. Ils auraient dit que Mahomet était un chef de guerre et que la tenue musulmane traditionnelle des femmes était une forme d'asservissement...

    Ben et Sharon Vogelenzang furent arrêtés et accusés, dans le cadre des lois sur l'ordre public, d'avoir utilisé « des termes menaçants, injurieux ou insultants » constituant des circonstances « religieuses aggravantes ». Après l'audience de fixation du procès, ils ont été libérés sous caution à la condition de n'approcher aucun des témoins.

    Le procès a eu lieu en décembre dernier. Ben et Sharon Vogelenzang ont été acquittés.

    Mais ils ont été ruinés par la procédure, et aujourd'hui leur hôtel est en faillite. Car à la suite de l'accusation, l'hôpital voisin a cessé de le recommander, alors qu'il était le premier sur la liste, ce qui a fait chuter le chiffre d'affaires de 80%.

    Ils envisagent une action en justice contre la police qui a mené la poursuite.

    L'hôtel sera vendu aux enchères en mai.

    (Bivouac-ID)

  • La guerre contre le pape

    Le New York Times continue, jour après jour... Il se répète et se contredit.

    Et une « nouvelle » affaire américaine est relayée par l'AFP :

    « Un homme qui affirme avoir été victime de violences sexuelles par un prêtre catholique pédophile, a accusé mardi le Vatican et le pape Benoît XVI d'avoir protégé ce prêtre en le maintenant à son poste, selon son avocat. »

    Il faut mettre « nouvelle » entre guillemets parce que, comme tant d'autres, il s'agit d'une reprise... Cette affaire avait fait les choux gras de la presse de Miami en 1988, puis avait été expliquée dans tous ses détails en 2004...

    On remarquera là encore que la justice civile avait mené une enquête, en 1990, et avait classé l'affaire. Tandis que l'archevêque de l'époque avait traité le problème. Ce qui n'avait pas empêché deux procès pour « négligence », qui coûtèrent 75.000 dollars chacun à l'archevêché.

    Le prêtre en question était alors au Honduras. Puis il s'est marié au Venezuela, et a été réduit à l'état laïc en 1999.

    La « nouveauté » est l'implication du pape, via le nonce apostolique... alors que ça n'a aucun rapport, comme le souligne l'archidiocèse de Miami. Le prêtre avait été expulsé de l'Eglise de Cuba pour homosexualité. Et l'archidiocèse de Miami devait passer par le nonce apostolique pour avoir des contacts avec l'Eglise de Cuba. Rien à voir avec le pape.

    Il s'agit en fait d'une affaire de gros sous, montée par le cabinet d'avocats Mermelstein et Horowitz, spécialisé dans les abus sexuels sur mineurs (une affaire très prospère). En l'occurrence, leur client réclame 20 millions de dollars de dommages et intérêts...