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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2084

  • Un « débat » sur l’avortement

    Le site internet RTL de Belgique organise aujourd'hui, entre 12h55 à 13h10, un débat sur les 20 ans de la légalisation de l'avortement dans ce pays.

    Avec deux invités :

    - la psychologue Michèle Keyaert, qui exerce au centre de planning familial de l'Université libre de Bruxelles ;

    - Jean-Jacques Amy, professeur de gynécologie et d'obstétrique et co-président de la Fédération laïque des centres de planning familial...

    (Novopress)

  • La raison des attaques contre Benoît XVI

    Dans une interview accordée à l'Osservatore Romano, le journal du Vatican, le doyen du Sacré collège, le cardinal Angelo Sodano explique que Benoît XVI est la cible d'attaques injustes parce qu'il incarne des vérités morales qui ne sont plus acceptées. Selon lui, cette campagne a pour origine des conceptions de la famille et de la vie contraires à l'Évangile. Elle s'inscrit donc dans un combat culturel. Comme cela avait été le cas lors des batailles du modernisme contre Pie X, puis l'offensive contre Pie XII pour son attitude pendant la seconde guerre mondiale, et enfin contre Paul VI pour Humanae vitae. Aujourd'hui, les manquements et les erreurs des prêtres sont utilisés comme des armes contre l'Église. On nous dit que notre communication n'est pas bonne, que nous devrions réagir différemment - affirme le cardinal Sodano - mais l'Église a son style, elle ne peut pas adopter les méthodes utilisées actuellement contre le Pape. Les catholiques se sentent blessés quand on tente de les impliquer en bloc dans des actions aussi graves. On transforme les fautes individuelles en responsabilités collectives.

    Ces jours derniers, des graffitis anticatholiques sont apparus sur les murs d'une église en Italie. Ailleurs en Europe, des célébrations ont été perturbées, des membres du clergé insultés. Un professeur d'éthique sociale a estimé sur notre antenne que la campagne médiatique de haine anticatholique risque de dégénérer. Selon lui, les accusations irresponsables lancées par certains médias relèvent d'une idéologie.

    Tous les médias, cependant, ne sont pas concernés par cette campagne. Ainsi le Wall Street Journal prend la défense du cardinal Ratzinger en rappelant qu'il a agi plus que quiconque pour obliger les prêtres coupables d'abus sexuels sur des mineurs à répondre de leurs crimes.

    (Radio Vatican)

    "Le pape défend la vie et la famille, basée sur le mariage entre un homme et une femme, dans un monde dans lequel des lobbies puissants voudraient imposer (un ordre) totalement différent", a estimé le cardinal espagnol Julian Herranz, directeur de la commission de discipline du Saint-Siège, cité par Radio Vatican.

    (AP)

  • Les 153 poissons

    Quel nombre établir qui représente la loi ? Aucun, si ce n'est le nombre dix; car, nous le savons à n'en pas douter, Dieu d'abord a écrit, de son propre doigt, sur deux tables de pierre, le Décalogue de la loi, c'est-à-dire les dix commandements bien connus qui la composent. Mais, quand la loi n'est pas aidée de la grâce, elle fait des prévaricateurs et n'existe qu'à l'état de lettre : voilà surtout pourquoi l'Apôtre a dit : « La lettre tue, mais l'esprit vivifie ». Il faut donc que l'esprit vienne s'adjoindre à la lettre, pour que la lettre ne tue pas celui que ne vivifie point l'esprit et, aussi, afin que nous accomplissions les préceptes de la loi, non avec nos seules forces, mais avec la grâce du Sauveur. Quand la grâce vient en aide à la loi, c'est-à-dire, quand l'esprit s'unit à la lettre, le nombre sept s'ajoute, en une certaine façon, au nombre dix ; car ce nombre sept est l'emblème de l'Esprit Saint , les lettres sacrées en fournissent de remarquables preuves. La sainteté ou l'action de sanctifier appartient en propre au Saint-Esprit; quoique le Père soit esprit et le Fils également, par la raison que Dieu est esprit ; quoique le Père soit saint, et le Fils aussi, néanmoins, l'Esprit de l'un et de l'autre s'appelle proprement le Saint-Esprit. Sous l'empire de la loi, quel temps fut le premier sanctifié, sinon le septième jour? (...) C'est donc à juste titre que le nombre sept représente le Saint-Esprit. Le prophète Isaïe s'exprime dans le même sens : « L'Esprit de Dieu », dit-il, « se reposera sur lui », et il compte jusqu'à sept le nombre de ses opérations ou de ses dons : « Esprit de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de science et de piété; et l'esprit de la crainte du Seigneur le remplira ». Que lisons-nous dans l'Apocalypse? N'y est-il point parlé des sept Esprits de Dieu ? Et, pourtant, il n'y a qu'un seul et même Esprit qui partage ses dons aux uns et aux autres selon son bon plaisir. Le Saint-Esprit, qui a inspiré l'écrivain sacré, a lui-même désigné, sous le nom de sept Esprits, les sept manières dont opère le même Esprit. Le Saint-Esprit s'adjoignant à la loi, et ajoutant ainsi le nombre sept au nombre dix, il en résulte le nombre dix-sept. Si tu comptes tous les nombres depuis un jusqu'à dix-sept, et les additionnes ensemble, tu arriveras au chiffre total de cent cinquante trois. [1 + 2 = 3. + 3 = 6. + 4 = 10. + 5 = 15. Etc.] (...) Ce nombre ne représente pas uniquement les élus qui ressusciteront pour la vie éternelle, et ne veut pas dire qu'ils seront seulement cent cinquante-trois : il représente aussi les milliers de saints qui vivent sous l'empire de la grâce de l'Esprit (...). Tous ceux qui se trouvent soumis à l'influence de cette grâce, ce nombre les figure donc, c'est-à-dire qu'il les représente figurativement il est composé de trois fois cinquante, plus trois, qui représente le mystère de la Trinité : le nombre cinquante est formé par le résultat de sept multiplié par sept, auquel on ajoute un; car sept fois sept font quarante-neuf. On y ajoute un, pour signifier que celui qui est symbolisé par sept à cause de ces sept opérations, est un : nous le savons, le Saint-Esprit a été envoyé le cinquantième jour après la résurrection du Sauveur, il avait été promis aux disciples, et ils avaient reçu l'ordre de l'attendre.

    Saint Augustin

  • L’Arc Manche fait des étincelles

    L'eurorégion Arc Manche fait des étincelles en Grande-Bretagne. Elle regroupe le sud de l'Angleterre et le nord de la France (de Nantes à Lille...). En fait l'Assemblée des régions de l'Arc Manche existe depuis 2005. Mais une carte de la nouvelle eurorégion montre la Manche comme « une petite mer intérieure, l'Etang franco-anglais » (« the anglo-french Pond », voire « Le Pond » -sic).

    « Voici que l'argent des contribuables britanniques est utilisé pour effacer notre nation de la carte, supprimer mille ans d'histoire et rabaisser l'English Channel au rang insultant d'étang, a réagi Caroline Spelman, secrétaire aux communautés dans le Shadow Cabinet conservateur. Un gouvernement conservateur mettra au rancart ces plans européens et sauvera l'English Channel. »

    (De même, l'ouest de l'Angleterre fait partie de l'Arc atlantique, avec la façade atlantique française et espagnole, et le Portugal ; l'est de l'Angleterre, avec la Suède, le Danemark, une partie de l'Allemagne, les Pays-Bas et une partie de la Norvège forment la région de la Mer du Nord ; l'Ecosse, avec une partie de la Norvège, le Groenland, l'Islande et la Finlande, fait partie de la Périphérie nordique. Dans le cadre de la construction du super-Etat européen, les cartes gomment les frontières d'Etats au profit des frontières entre les eurorégions.)

    (1, 2, 3)

  • Les élections en Grande-Bretagne

    Les élections générales en Grande-Bretagne sont convoquées pour le 6 mai, a annoncé le Premier ministre Gordon Brown.

    Les travaillistes affronteront les conservateurs de David Cameron, donnés gagnants par les sondages, et qui sont plus que jamais eurosceptiques, quand ce n'est pas europhobes.

    D'où l'intérêt tout particulier de ces élections.

  • Jacasseries

    On aurait pu croire que l'article du New York Times, le 25 mars, était le point culminant de l'offensive contre Benoît XVI. Mais la semaine sainte a été pire encore. Et ça continue. Je ferai le point dans le prochain numéro de Daoudal Hebdo.

    D'une certaine façon, il est providentiel que l'énorme injustice qui frappe le pape se soit particulièrement déchaînée pendant la semaine sainte. Le disciple n'est pas plus grand que le maître. Le pape apparaît clairement comme le « doux Christ de la terre ».

    Le jour des Rameaux, Benoît XVI avait parlé de « jacasseries », dans un propos qui pouvait être interprété comme une allusion à cette campagne. Avant la messe de Pâques, le cardinal Angelo Sodano, doyen du Sacré Collège, s'adressant au pape de façon impromptue pour l'assurer du soutien de toute l'Eglise, a utilisé le même mot, « chiacchiericcio », pour qualifier l'agitation médiatique.

    Autrement dit, les chiens aboient, et les loups mordent à pleines dents, mais la caravane passe.

  • « Etonnés de joie »

    L'évangile de ce jour est celui où saint Luc raconte à sa manière l'apparition de Jésus ressuscité aux apôtres. Le récit est très vivant et fait entrer dans la psychologie agitée des apôtres. Jésus leur dit : La paix soit avec vous, n'ayez pas peur. Et l'évangéliste ajoute immédiatement : ils sont remplis de stupeur et... terrifiés. Alors Jésus leur montre ses mains et ses pieds, qui sont des pieds et des mains de chair, et non d'un fantôme. Les apôtres sont « incrédules et étonnés de joie ». Extraordinaire combat intérieur de deux et même trois sentiments contradictoires. Mais voici qu'est apparue la joie (que certaines traductions omettent, hélas). Pour achever de les convaincre, Jésus mange devant eux, et aussitôt il dit : « Telles sont les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous, qu'il était nécessaire que soit accompli tout ce qui est écrit dans la loi de Moïse et les prophètes et les psaumes à mon sujet. »

    Quand j'étais encore avec vous. Donc il n'est plus avec eux. Et pourtant il est là. Il n'est plus avec eux, depuis la Résurrection, car il est dans le Royaume. Et pourtant il est présent, d'une présence très réelle, palpable. Sa présence eucharistique. Ce récit suit immédiatement celui des pèlerins d'Emmaüs, qui l'ont reconnu à la fraction du pain.

  • Lundi de Pâques

    Art de la transposition et des gradations chez Luc: au temps de la vie terrestre, quelque part vers le nord du pays, en un lieu intentionnellement non précisé, une multiplication des pains, signe de puissance et de miséricorde, et en même temps annonce, prophétie d'une réalité à venir. A la fin de la vie terrestre de Jésus, à Jérusalem, la Cène, où déjà il effectue son sacrifice, en donnant à son peuple le moyen d'y participer.

    Une fois le Christ remonté auprès du Père, c'est le temps de l'Eglise, que nous décrivent les Actes des Apôtres. Ils sont ponctués de ces «partages du pain» (Ac 2, 42, 46 ; 20, 7. 11) qui rythment l'existence même de la communauté des fidèles. Et tout au long des siècles, la vie de l'Eglise continuera à être centrée sur l'eucharistie, mémorial de la Cène, sacrement où les chrétiens sont nourris à la vie même du Christ ressuscité.

    Entre les deux, à cette déchirure du temps, entre la vie terrestre de Jésus de Nazareth et le temps de l'Eglise, c'est, en ce jour de Pâques unique, le partage du pain d'Emmaüs, comme une multiplication des pains qui participe à la nouveauté absolue de ce jour: elle inaugure les Actes des Apôtres et toute l'étape sacramentelle du peuple de Dieu. Une reprise allusive du miracle de jadis, pour expliciter son sens définitif à l'intention des lecteurs qui maintenant connaissent la Cène. Et le récit s'achève sur cet extraordinaire imparfait que nous comprenons enfin: il ouvre le texte sur toute la durée de l'Eglise et le prolonge jusqu'à la fin des temps: il le leur donnait... Le Christ continue à nourrir son peuple à la fraction du pain.

    Sœur Jeanne d'Arc, Les pèlerins d'Emmaüs, pp. 89-90. Un livre exceptionnel, que les éditions du Cerf devraient absolument rééditer.

  • Pâques

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